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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 07:49

 

Sur le jeune Marx

et le mouvement social actuel.

 

 

Sur le jeune MARX et le MOUVEMENT SOCIAL ACTUEL, Cheminots, Etudiants, Air France, Emploi industriel, Energie, Formation et Education, services et entretien etc.etc.etc....

 

Je pense que le lien puissant entre la démarche intellectuelle de Marx et d'Engels et le quotidien de la classe ouvrière font qu'il n'y a pas dichotomie entre l'œuvre théorique et l’existence concrète de la classe ouvrière, mais osmose, aujourd’hui encore. Une osmose non mécanique et surtout pas calque cérébral, mais réponse concrète à une situation concrète. Cette osmose date des premiers rapports avec les milieux populaires, le travail initial sur le vol de bois et la défense des paysans pauvres par exemple en témoignant, rapport qui va s'étendre et s'axer sur la classe ouvrière au fur et à mesure des découvertes des lois du capital et de leur relation avec la vie quotidienne de l'homme producteur vendeur de sa force de travail. On a tendance à mesurer la force de la classe ouvrière en fonction de son affaiblissement relatif en France et en Europe, et avec celui du mouvement ouvrier concomitant. Mais la classe ouvrière s’est multipliée dans le monde et qualifiée, la main d’œuvre classique et la main d’œuvre digitale conjointe en développement d’une industrie mécanisée s’automatisant et se numérisant. Le dépassement de la mesure marchande du temps de travail et la libération progressive du travail contraint nous arrivera par la mondialisation ouvrière et non par la mondialisation capitaliste. La modernité de Macron est une vieillerie par rapport aux possibilités réelles du développement humain. L’humain d’abord n’est pas d’abord d’ordre moral, mais d’abord d’ordre physique, quoiqu’en pensent certains de mes camarades « réformateurs ».  

L’invasion de l’idéologie libérale nous cache la réalité concrète de la lutte de classe et son contenu intérieur attaché au salarié. Il n’a pas été transformé en consommateur pur loin de là, et cela ressort lorsqu’on veut que le cheminot soit transféré au privé et perde son statut et son métier au profit de la polyvalence et de la précarité (1). Les cheminots comme tous les vendeurs de la force de travail, c’est en quoi la lutte de classe étonne les exploiteurs et les exploités à chaque renaissance d’un mouvement social dur où la classe ouvrière fournit le plus de force concrète -à laquelle s’appuie le reste de la population en lutte- la classe ouvrière des raffineries,  des transports, de la production où la peur de la perte de l’emploi plie sous la conviction que la lutte contre le profit et la concurrence du marché capitaliste est bien moins menaçante que les convulsions sociales de la course au taux de plus-value.

Cela est bien intégré dans l’inconscient et le conscient du salarié et explosera en même temps qu’exploseront les limites du système. Les 0,0000001 % des lecteurs Russes de la population totale paysanne,  ouvrière et citadine de « Matérialisme et empiriocriticisme » ou de « l’Impérialisme stade suprême du capitalisme » (2) sont devenu physiquement majoritaire dans le retour des soldats du front de 1917, la guerre de 1914 étant le fruit pourri des contradictions du capital, de la guerre du marché répondant à la baisse tendancielle du taux de profit décrite par Marx et Engels. Cette connaissance, aussi limitée soit-elle, a été le moteur décisionnel des orientations et des stratégies de la lutte ouvrière. Ce qui ne veut pas dire qu’une crise systémique et le réveil des peuples passe obligatoirement par la guerre. La lutte pour la paix c’est aussi la lutte de classe.

Après, certes dans toute bataille il y a les protagonistes et on ne connait pas à l’avance le vainqueur d’une bataille. Mais si c’est l’acheteur de la force de travail, tous les protagonistes y perdront et leur qualité vie aussi, pour le moins.

Je ne crois pas ma façon de penser soit un effet de mon dogmatisme. S’il y a dogmatisme, ce n’est pas, je crois, dans l’exposé, mais dans les limites des moyens d’expression, en volume et en qualité.

Pierre Assante, 3 avril 2018

(1) Cette nuit, dans un replay de BFM business Radio, j'écoutais le patron de Thello, qui, aux côtés d'autres patrons de l'ouverture à la concurrence, vise entre autre, d'après ce qui se disait dans l'émission, la "prise" de la ligne ferroviaire Paris Bordeaux entre autres. C'est bien du transfert des personnels, de sa déqualification, et la suppression d'une partie des "30% de ligne qui sont utilisée par 2% des voyageur" qu'il s'agit et non du développement du ferroviaire que le capital a réduit à son état de crise et qui pourtant est le mode le plus efficace économiquement, écologiquement, socialement, à condition de lui donner les moyens. Ce qui n'empêche pas la complémentarité des autres moyens de transport non en fonction du taux de profit mais des besoins des voyageurs et de la société. Ce patron-là nous fait presque rire en mettant en avant des wagons de confort avec douche, des équipements de luxe : on voudrait bien en être là, mais quand on pense à l'état de besoins élémentaires de ce transport pour le grand public ...! S'il a pu s'emparer de la ligne de Marseille Milan, c'est par carence de l'Etat au service du profit maximum.

(2) Ou aujourd’hui la lecture en France ou en Chine de «Théories sur les crises » de Paul Boccara, bien plus lus relativement que les textes marxistes des XIXème et début du XXème siècle, dans et par rapport à  la population mondiale et surtout plus profondément et dont l’influence indirecte est notable dans la réflexion des cadres encore attachés au système mais en souffrant consciemment dans leur vécu immédiat, et dont la crise d’efficacité n’est pas la moindre souffrance.

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 20:58

Denis DURAND, document résumé condensé et approfondi sur la crise systémique et les transformations du capitalisme :

à l'occasion de la session d’économie politique marxiste approfondie

20 janvier 2018. Crise systémique et transformations du capitalisme

Ce  Document est remis en ligne à la suite de la session de formation d'économie politique du 24 mars 2018 

de la section du 13008°et à la demande de participants:

Sur ce lien ici

http://pierreassante.fr/dossier/DOC1_Crises_et_transformations_du_capitalisme.pdf

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 08:19

 

SUR LA CRITIQUE des théories de Bernard FRIOT dans la LETTRE du Réseau d’Action Promouvoir Securiser L’Emploi (RAPSE).

Lien sur la lettre en note en bas du texte

 

Lorsqu’on constate que l’état social d’un pays, d’une communauté humaine en général ne reconnait pas les composantes d’une population et que par contre elle sur-reconnait une ou des composantes d’une population

1) Dans leur rôle social

2) Dans les revenus nécessaires correspondant à leur rôle social,

Il y a signe de grand déséquilibre qui menace le bon fonctionnement de la communauté humaine et donc la vie de tous ses membres. C’est le départ des propositions de Bernard Friot il me semble.

Le mouvement de la société, comme tout mouvement est fait de déséquilibres quelquefois trop forts et de tendance au rééquilibrage permanent quand il est en bonne santé, s’il tend à la meilleure santé permanente, ce qui n’est pas le cas dans la crise de la société humaine mondiale aujourd’hui.

 

Mais cette reconnaissance ne peut partir d’un montage moral, d’une appréciation empirique d’une situation de justice à construire et de besoins humains à satisfaire. C’est ce concept empirique d’une situation de justice sociale à construire qui a marqué les limites de la révolution française et la limite de Robespierre et des Jacobins.

Et il ne pouvait en être autrement à partir du moment où la construction d’une nouveau mode de production et d’échange était pris en main par une seule classe dont l’existence repose sur l’accumulation du capital et non les besoins humains in fine. Et c’était aussi les limites de l’état des forces productives et des superstructures juridiques, idéologiques, culturelles, y correspondant, avec des marges diverses à l’intérieur de ce mouvement

 

La base de la société est ses capacités à produire les biens nécessaires à sa vie. La base c’est la production et la production dans les conditions historiques du moment, et leur mouvement.

Il n’y a pas de transformation révolutionnaire qui ne parte du réel à transformer.

Une construction juridico-morale aussi idéale soit-elle qui ne parte pas de la réalité, de la production réelle telle qu’elle existe pour la transformer, détourne les forces sociales de transformation de la possibilité de transformation et de l’action transformatrice révolutionnaire.

C’est ce que l’on peut reprocher à Friot, quelles que soient son idéal idéel et ses bonnes intentions pratiques.

 

Après, y a-t-il ceux qui ont raison et ceux qui ont tort ? Non, il y a ceux qui imaginent, construisent à partir d’une utopie opérationnelle et ceux qui imaginent et dé-construisent à partir d’une utopie qui dé-adhère de la réalité, ce que fait toute pensée créatrice, mais sont incapable  d’une ré-adhérence opérationnelle avec cette réalité du moment à transformer.

 

Dé-adhérer à la réalité du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisé,  pour la transformer en santé ne peut ne pas mettre au centre de sa formation et de son action transformatrice la transformation du système et de ses institutions et qui orientent le mouvement de ce capital, qui organise le travail local et mondial en fonction de l’accumulation du capital et de son taux de profit, et qui nie ainsi la reconnaissance morale et du revenu de ceux qui produisent les biens nécessaires à la vie humaine.

Il y a chez Friot un non aboutissement de sa volonté de reconnaissance par ignorance des « mécanismes » du capitalisme et de son développement moderne ; une méconnaissance relative de la réalité économique qui induit une méconnaissance des transformations à y apporter, et du processus de transformation progressif mais radical à entamer puis à poursuivre pour lui rendre santé et rendre santé à la société et la personne dans la société. Cela ne veut pas dire qu’il soit ignorant de tout, mais qu’il n’a pas de culture marxiste économique propre à parvenir jusqu’à ce point. C’est ce que j’affirme ayant lu des livres de Bernard, et ayant écouté une de ses conférences, et des conférences de ses amis, intéressantes d’ailleurs. C’est finalement assez banal, courant, dans une société d’idéologie dominante du capital monopoliste mondial. Il est difficile de s’en préserver et cela demande de remettre en cause sans cesse la réflexion et l’action pour la réorienter en santé.

 

Du vol de bois à la découverte des phénomènes de suraccumulation du capital, Marx part des conditions possibles de reproduction de la vie humaine, de la vie sociale, de l’être social complexe que nous sommes et donc des individus qui composent la société. Et c’est la production, les conditions de production, de son organisation sociale, qui est au centre de son analyse et de ses propositions, ce que nous continuons à faire dans la commission économique du PCF dans les conditions du mouvement actuel de la production lié au mouvement actuel de la société, du local et du particulier au global, dans sa diversité et sa complexité.

Démontrer que la politique de Macron ne répond pas aux transformation du monde, des techniques de production, des cultures et des droits du travail, mais répond à la crise du capital par un abaissement des conditions de vie du travailleur et de la population, n’est pas une mince affaire. Friot ne nous y aide pas. Expliquer les mécanismes de la production de plus-value dans notre monde de société et un mode de production de main d’œuvre et de numérisation et automatisation combiné, dominé par le capital et son accumulation dévalorisation, ça oui, sa aide.

Il y a chez Bernard Friot et certes chez chacun de nous un fond de romantisme révolutionnaire hérité de la révolution français et de son contenu de classe de l’époque qui formait son idéal, et ses limites d’émancipation générales.

Il faut sans cesse à l’ingénieur revenir à  la science pour construire un pont, parce qu’il y à la fois l’usage auquel doit servir ce pont particulier et les conditions scientifiques de sa réalisation. Pour une société c’est pareil, et l’envie de pont n’est pas la moindre des conditions pour le réaliser…

 

Des revenus ne partant pas des conditions actuelles de création des richesses pour les transformer, de la création de la production de la masse de la plus-value pour l’utiliser autrement et orienter les progrès de la productivité vers les besoins humains, et donc d’une transformation de la plus-value en surproduit d’usage en santé, c’est laisser la production de la plus-value en l’état, c’est donner au capital et les destructions qu’il entraîne le moyen de s’adapter à la révolution numérique au détriment de la vie des travailleurs et des populations. La proposition telle quelle de toutes les formes de revenu universel est déconnectée des capacités productives et donc des capacités de répondre aux besoins de la personne et de l’humanité. C’est aussi laisser libre court à la politique hyperlibérale de Macron et lui donner les moyens de s’opposer à la mobilisation des salariés contre la destruction des services publics et contre la régression de leurs conditions de travail et de vie. C'est aussi un frein, pour le moins, à une qualité nécessaire de la production correspondant aux besoins humains.

 

Bonne fin de fêtes de Pâques !

Pierre Assante, Lundi 2 avril 2018

 

Note :  http://pierreassante.fr/dossier/lettre_rapse_N_148-1.pdf

 

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 19:42

compte rendu de Pierre IVORRA sur la présentation de son livre

"DANS LES COULISSES DU CAC 40"

 

Une trentaine de personnes présentes ce jour au débat autour de mon livre sur le CAC 40 à la médiathèque d'Hyères. Un tiers de camarades du PCF dans la salle, deux tiers d'hommes et de femmes de divers horizons de gauche, pour l'essentiel des inconnus pour moi.  Mon ami Pierre Assante est même venu de Marseille pour apporter sa pierre à l'édifice. Aucun des participants n'était là par hasard et le débat l'a illustré.

Après une présentation de l'ouvrage à partir d'un Powerpoint, la discussion est partie. Pouvoirs et privilèges de l'oligarchie: j'ai ainsi eu l'occasion de lire ce passage du chapitre 5 de l'ouvrage qui commence par le récit d'un procès inventé de Bernard Arnault, patron du groupe du luxe LVMH, qui devant un juge de comédie répond des privilèges que son statut de PDG d'un groupe du CAC 40 lui accorde :

- M. Bernard Arnault, PDG et principal actionnaire du géant mondial du luxe, du parfum, des fringues, et même du diamant, Louis-Vuitton-Moët-Hennessy (LVMH), jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité ? Quel est le montant de la rémunération que vous a versé en 2016 le groupe LVMH sur ses résultats de 2015 ?

- M. le président, je vais essayer de la dire la vérité, mais c’est parfois compliqué, même moi je n’arrive pas toujours à m’y retrouver. Ca tombe de tous les côtés. Je suis tout de même la première fortune française. Ce qui est certain, c’est qu’en 2016, pour mon activité en 2015, j’ai touché de LVMH plus d’un million d’euros de rémunération fixe brute annuelle.

-  Plus de 80 000 euros par mois.

  -  Oui, à peu près, monsieur le président. S’ajoute à cela 2,2 millions de rémunération variable brute et 6 millions d’euros d’actions de performance gratuites.

- C’est un drôle de variable votre variable, cela fait 7 ans qu’il ne varie pas. Même quand les résultats de LVMH ne sont pas autant au rendez-vous il reste fixé à 2,2 millions d’euros. Quant à  vos 6 millions d’euros d’actions de performance, le double de 2015, on peut dire que les conditions à remplir pour être jugé performant ne sont pas très performantes.

- Les actionnaires ont approuvé, monsieur le président.

 -  Certes M. Arnault. Avez-vous d’autres rémunérations du groupe ?

 - Oui, une misère en plus, quelques milliers d’euros d’avantages en nature pour ma voiture de fonction et le chauffeur qui la conduit.

-        Cela fait un total de 15,6 millions d’euros par an tout de même, M. Arnault. 1,3 million d’euros par mois, 43 325 euros par jour. A vous tout seul, vous gagnez 38 smic mensuels par 24 heures, une bagatelle ! Vous êtes l’un des cracks du CAC, monsieur Arnault, l’un des mieux payés de l’indice.

 -   Oui, mais faut-il en faire tout un cake ? Si j’en crois une étude réalisée par un cabinet spécialisé que j’ai lue dans un magazine (1), cette année 2016, je suis à peu près à égalité avec M. Carlos Ghosn, le PDG de Renault qui aligne 1,52 million de billets de 10 €, plus de 15 millions d’euros ! Lui, il palpe des deux côtés : côté français avec Renault et côté japonais, avec Nissan, le constructeur nippon associé au français. Et puis, vous savez, il faut savoir fouiller dans les coins, lire entre les lignes. Il y a ce qui saute aux yeux et l’argent plus discret. Je ne veux pas dénoncer mes petits camarades, mais …

 - Parlez sans crainte, M. Arnault.

 - Vous savez, monsieur le président, il faut tout prendre en compte : les indemnités de départ, celles pour la retraite ou celles en cas de décès pour les ayants droit. Encore une fois, monsieur le président, je ne veux pas moucharder mais par exemple deux dirigeants du Crédit Agricole se font payer le loyer de leur appartement. C’est tout de même un peu raide ! Et ce n’est pas une HLM !

 - Oui, mais ce ne sont pas les mieux payés des CACacteurs.

 - Vous ne l’aviez peut être pas remarqué, mais dans le même registre il y a quelque 3 ou 4 ans, Lars Olofsson alors PDG de Carrefour, percevait une indemnité de logement de 100 000 euros par an. C’est du logement « social » à 8 300 euros par mois.

-  Vous ne l’avez pourtant pas dénoncé alors que vous siégiez au Conseil d’administration de Carrefour dont vous êtes devenu le principal actionnaire. Vous touchez d’ailleurs à ce titre un peu plus de 37 000 euros de jetons de présence. De fait, c’est vous qui contrôlez le groupe Carrefour de concert avec le fonds d’investissement américain Colony Capital, par le biais de deux de vos sociétés installées à Luxembourg, Cervinia Europe et Bunt. Elles sont domiciliées Avenue Marie-Thérèse, dans la capitale du Grand duché. Ce doit être encore une adresse de complaisance, une boite aux lettres, c’est une spécialité luxembourgeoise, et plus particulièrement des cabinets d’avocats installés dans cette avenue. Je sais, j’y suis allé.

-  Holala ! Vous êtes bien renseigné, monsieur le président. Sachez pourtant que chez Carrefour l’actionnariat vient encore de changer, j’ai été doublé par les gens des Galeries Lafayette, ils ont maintenant 11,51 % du capital.

-  C’est toujours vous qui tenez le manche en 2016 grâce au pacte d’actionnaire conclu avec Colony Capital.

-  Pour revenir à notre sujet de discussion, monsieur le Président, je vais vous en raconter une bien bonne. Le pompon c’est tout de même chez Accor, le groupe du CAC 40 qui contrôle les hôtels Ibis et Novotel. En 2014, l’entreprise a contracté une assurance privée au profit de son PDG, Sébastien Bazin, qui lui assurera sur une période de 24 mois une indemnité en cas de chômage qui pourra s’élever jusqu’à 380 400 euros par an. C’est sûr, il n’aura pas besoin lui d’aller pointer à Pôle emploi, et en plus il aura droit à une indemnité de départ de 4,8 millions d’euros !

-  Mais tout cela, monsieur Arnault, c’est de l’assistance. 

 

Ces privilèges c'est tout autre chose que le statut des cheminots ! Cela d'autant que la propriété du capital des groupes du CAC 40 donne à cette oligarchie un pouvoir exhorbitant sur la vie des populations en France et pour partie en Europe et dans le monde.

Puis la discussion a porté sur les marchés financiers : en quoi consistent-ils, quelle est leur différence avec le crédit bancaire, quel rôle celui-ci peut-il jouer afin d'inciter les directions d'entreprise à développer les richesses utiles, l'emploi, la recherche, la protection des hommes et de l'environnement plutôt que la rentabilité financière des capitaux.

De là nous sommes passés à la nécessité de maîtriser l'argent afin d'assurer une sécurité d'emploi et de formation aux salariés, sans passer par la case chômage. Peut être aurait-il fallu pousser le bouchon plus loin et réfléchir aux possibilités qu'offrirait aux peuples une Banque centrale européenne animée par un autre cours, d'autres critères d'attribution des ressources monétaires qu'elle crée afin qu'elle contribue au développement des services publics en Europe et, au-delà, des richesses utiles, de l'emploi, de la recherche, de la lutte contre le réchauffement climatique.

Puis est venue la question de l'appropriation publique d'un certain nombre de grands groupes et de banques et de la nécessaire transformation de leurs critères de gestion sous l'impulsion de nouveaux pouvoirs obtenus par les salariés.

Voila donc un résumé succint et certainement très incomplet d'une matinée animée.

Bonne journée à tous.

Pierre IVORRA, Hyères, Samedi 31 mars 2018

(1) 17e rapport du cabinet Proxinvest sur « La rémunération des dirigeants des sociétés du SBF 120 ». Le SBF 120 est un indice de la place de Paris composé des titres du CAC 40 et de ceux des 80 sociétés du premier et du second marché ayant les capitalisations boursières les plus importantes et les plus liquides, c’est-à-dire dont un grand nombre de titres sont sur le marché et peuvent être de ce fait achetés et vendus.

 

LA PRESENTATION DU LIVRE :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/03/pierre-ivorra.le-samedi-31-mars-a-10-heures-a-la-mediatheque-d-hyeres-presente-son-livre.html

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 16:03
_________CLIQUER SUR CETTE IMAGE_______

LA LETTRE DU RAPSE N° 148 AVEC SON SOMMAIRE

1) Salaire à vie : chausses-trappes, conservatisme et illusions
2) Sécurité Emploi Formation au service des luttes
3) Effarant : citations de B. Friot
4) Florilège : extraits de H. Sterdyniak, J. Gadrey, P. Khalfa, JM. Harribey, B. Borrits, A. Bihr, M. Husson, économistes attérés et S. Chicotte inspecteur du travail.
Vous en souhaitant bonne lecture
Cordialement
Gisèle Cailloux

LIRE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/lettre_rapse_N_148-1.pdf

Rappelons que la SEF (Proposition de loi pour la Sécurité d'Emploi et de Formation) a fait l’objet d'Assises Nationales en février 2007 (et d'un N° spécial d’Économie et Politique), qu’elle a été intégrée par le PCF dans son projet depuis par tous ses congrès, notamment les 36e et 37e et actée par le dépôt d'une proposition de loi en janvier 2017 déposée par le député communiste André Chassaigne, et le groupe qu'il préside, soutenu par une conférence de presse présidée par Pierre Laurent secrétaire national du PCF.

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 08:33
___PREFACE : CLIQUER SUR L'IMAGE__

Glaudi BARSOTTI. Tèxtes occitans de la  

COMUNA DE MARSELHA

Glaudi BARSOTTI a recherché, réuni, analysé l'intervention écrite en langue d'OC de Marseille, alors parlée majoritairement, les textes dont les Communes de Marseille de 1871 ont fait l'objet. Il n'y avait pas de magnétophone, et nombre de textes se sont sans doute perdus, le "patois" n'étant pas une préoccupation essentielle des historiens d'alors. Mais ces traces écrites ont perduré et permis le travail de Glaudi. Une particularité de la Commune de Marseille est l'alliance révolutionnaire entre une part de la petite bourgeoisie Radicale illuminée et les membres de l'Internationale Ouvrière créée par Marx et le mouvement issu de l'industrialisation et le l'exploitation de la force de travail humaine, la vente-achat de cette force à celui qui possède du capital pour l'accumuler, cause des crises cycliques et aujourd'hui de la crise systémique.

De ce magnifique travail est sorti un ouvrage bilingue. Il s'agit ici de la préface en français.

Cette coédition de "Leis amics de Mesclum", FeM, IEO13,L'atinoir, se trouve en librairie au prix de 15€ . Contact sur le site : www.latinoir.fr

Une présentation sera faite en présence de l'auteur le 7 avril 2018 à 18 heures à Marseille,  à la Bodega dau French, 40 rue Sainte.

Se retrobarem a Marselha a la Bodega dau French, 40 carriera Santa a Marselha per la presentacion dau libre en preséncia de l'autor.

LIRE LA PREFACE EN FRANCAIS sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/BARSOTTI_COMUNA_DE_MARSELHA.pdf

Extrait en français du 4ème de couverture

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 22:39

Publié une première fois le 22/02/2018

 

LE MOUVEMENT DE LA SOCIETE, LE GAUCHISME, LA CRISE, SES SOLUTIONS.

 

Le « monde » dans son ensemble, l’humanité a pris une direction, va dans le sens massivement de l’accumulation du capital. C’est un mouvement apparemment irrésistible. Mais est-il vraiment irrésistible ?

 

La recherche du profit, dans la guerre économique et aussi militaire que livrent des intérêts capitalistes-impérialistes contre les peuples et se livrent entre eux,  en instrumentalisant les peuples pour ce faire, c’est en fin de compte l’accumulation du capital, sa suraccumulation, sa dévalorisation et sa revalorisation par la destruction d’une partie du capital.

 

La destruction d’une partie du capital, par le capital lui-même, pour se revaloriser, c’est la destruction de la valeur d’usage créée par l’exploitation de la force de travail, par les salariés, ouvriers, cadres, techniciens, chercheurs, par toute l’activité humaine accumulée.

C’est la destruction de l’emploi  commun et sain nécessaire de cette accumulation d’activité.

C’est une part grandissante de cette accumulation d’activité qui est confisquée au développement de l’activité humaine, aux femmes, aux hommes, aux jeunes et aux vieux, à l’humanité.

 

Le gauchisme politique, écologique, humaniste etc. n’est ni sainement politique, ni écologique ni humaniste. Le gauchisme consiste à revendiquer la destruction d’un état existant malsain et inhumain de l’humanité sans créer les conditions de son remplacement en santé, dans un processus de transformation en santé.

 

Faire de la politique en santé, faire de l’écologie en santé c’est créer les conditions d’une transformation radicale et progressive de l’existant et non le détruire car ce serait détruire la société humaine. Car ce concept de destruction c’est surtout permettre pour l’instant que se poursuive la maladie sociale et ses douleurs, que ceux qui dominent s’emparent des mouvements de protestations pour tout changer dans la forme pour que rien ne change sur le fond de la réalité des besoins humains.

 

Transformer l’existant c’est partir de la réalité de l’existant (1).

Partir de la réalité de l’existant, c’est partir de l’accumulation-dévalorisation du capital, c’est détourner une partie de la circulation et de l’accumulation du capital vers les besoins sociaux, les besoins des êtres humains, de la personne dans la société tout entière. Et partir des réalités c’est dans le cadre des résistances contre les réformes actuelles du travail qui privent de plus en plus les salariés et leur familles de moyens d’existence et de développement, faire avancer la proposition de loi de sécurité d’emploi et-ou de formation.

C’est se donner les moyens de financer les activités humaines et en premier lieu la production des biens nécessaires à cette vie, en intervenant sur le système financier, bancaire local et central, le crédit, sur la production monétaire pour son usage en santé répondant aux besoins humains, ce qui passe par des pôles de crédits financiers sous le contrôle politique de la population et de ses organisations démocratiques. C'est développer des droits nouveaux progressistes des salariés dans les entreprises et dans les institutions qui organisent la production  et les échanges, dans l’Etat, les Etats, dans l’organisation humaine mondiale.

 

Le « monde » va massivement dans cette direction du profit et de l’accumulation du capital parce qu’ « on » ne lui permet pas d’autres choix.  S’il veut un revenu, un salaire, une habitation, acheter des vêtements, de l'éducation, du temps,  acheter des loisirs, il doit passer, sous quelque forme que ce soit par la vente de sa force de travail à celui qui la lui achète, sous quelque forme que ce soit, le détenteur de capital.

Et un revenu passe inévitablement, sinon c’est de la charité dans la pénurie, par les forces qui créent les richesses, celles de la nature et dont nous devons nous servir en santé et celles que crée la force de travail en transformant la nature en biens. Le revenu ne peut qu’être lié au travail et le travail à son organisation et à sa démocratisation et son allégement par l’usage de la révolution scientifique et technique mise au service de la personne humaine, et faisant place au fur et à mesure de l’élévation de la productivité, à l’activité libre

 

Les détenteurs de capital et en premier lieu les groupes financiers et économiques capitalistes géants, plus puissants que les Etats, fixent, de par leur poids sur l’ensemble de la société, les règles du jeu qui  lui permettent légalement ou pas de tirer profit des activités humaines, de toutes les activités humaines.

 

Le comble c’est que le capital s’appuie sur ses propres échecs et les conséquences de ses échecs sur les populations pour « faire la démonstration » qu’il faut réformer et encore réformer et toujours réformer dans le sens du libéralisme, de la privatisation de toutes les activités. 

 

Le libéralisme c’est la liberté du plus fort économiquement dans le capitalisme et c’est la dictature de l’impérialisme le plus puissant sur le monde. Le libéralisme c’est la philosophie du capital mise en pratique.

 

Le communisme c’est la mise en commun en santé des efforts humains et des ressources de la nature. La saine critique du communisme grossier c'est celle qui correspond aux périodes de balbutiements du mouvement ouvrier puis d’une mise en pratique erronée correspondant à un niveau matériel et de conscience insuffisant et aux obstacles immenses mis contre lui militairement et idéologiquement par le capital avec ses moyens techniques et humains les plus développés.

 

Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé et Financiarisé est d’une puissance terrifiante pour qui en prend conscience,  mais il est en crise immense et de fond. Ce n’est pas la peur qu’il doit nous inspirer, c’est le savoir nécessaire à le combattre et à l’abattre dans la construction du neuf et du sain. La construction est dans la transformation et non dans la destruction. L’histoire millénaire nous l’apprend. Les niveaux supérieurs d’organisation sociale ont transformé l’existant et ne sont pas « partis de zéro », mais de l’état existant des forces productives nécessaires à produire les biens sans lesquels les humains ou meurent ou régressent. Le détruire ? ce n’est pas en abattant toute la société que nous retrouverons un renouveau de civilisation, c’est en sachant sur quels leviers agir pour le transformer dans un dépassement ouvrant sur un nouveau système de production et d’échanges correspondant aux besoins de développement humain, capable de répondre concrètement au développement matériel et moral, en unité, de ces besoins humains.

 

Gauchisme et régressions vont de pair. Les avancées ouvrières de la Libération du nazisme ont montré comment on peut construire et progresser socialement et individuellement. L’attaque contre ces avancées et l’insuffisance de projets progressistes postérieurs ont conforté le capital. Le "tout ou rien", comme l’accompagnement des mesures gouvernementales réactionnaires, sont deux existences en une de l’opportunisme paralysant. Opportunismes de gauche et de droite ne sont pas « les mamelles du progrès » mais de la traite de la force de travail par une minorité, une minorité puissante de notre division. Un rassemblement de progrès ne peut exister que dans et par un contenu de progrès, ses buts et ses moyens, qui vont de pair.

 

Lutter sur une pointe avancée du mouvement et de l'organisation sociale, contribue aussi, et au premier titre, à lutter contre les horreurs du monde, toutes les horreurs du monde, auprès de ceux qui en sont touchés directement, immédiatement. C'est vivre, vivre fortement, c'est empêcher d'être privé de vie par les "1%".

 

Pierre Assante, jeudi 22 février 2018

 

(1) L'EXISTANT. Document-schémas de "formation militante" sur l'état du monde capitaliste et le déroulement d'un processus social : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/un-doc.formation-liant-capital-et-processus-social.html

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 07:37

Article déjà publié sur ce blog en décembre 2016

Cet Extrait de "TRAVAIL ET PHILOSOPHIE, Convocations mutuelles" OCTARES, 1992, Yves SCHWARTZ, fait partie du chapitre "TRAVAIL ET USAGE DE SOI".

Ce texte a été aussi publié dans "JE, SUR L'INDIVIDUALITE", 1987, Editions Sociales.

 

Le Professeur Yves Schwartz, auteur de nombreux ouvrages, dont vous trouverez des présentations et d'autres extrait sur ce blog, est le fondateur des concepts ergologiques, et du département d'ergologie de l'Université de Provence.

 

Un extrait de "Travail et usage de soi" :

« ….Le travail est-il y un lieu adéquat pour aborder le problème de la subjectivité ? L'affirmer pourrait passer quelque temps encore pour un paradoxe. Bien des stéréotypes ou idées encore reçues semblent en effet contredire ce projet : les activités industrieuses se seraient-elles pas par excellence le lieu du mécanique et du répétitif ? L’indifférenciation des êtres n’y est-elle pas postulée de la sérialisation des choses ou de la codification de la procédure ? Parce que l'humanité n’a guère encore connu de travail social que contraint, longtemps on a déduit implicitement que ce dernier était opérateur d’abêtissement, d’asservissement et de dépersonnalisation. Face au travail-marchandise de la formation sociale capitaliste, comme seul contrepoint à l’équivalent général, on a tout juste reconnu des « savoir-faire », moins individualisés d’ailleurs que collectivement incorporés à travers des traditions plutôt interprétées comme des activités routinières, empreintes de passéisme… »

LA SUITE SUR CE LIEN (19MB) :

https://allsh.univ-amu.fr/sites/allsh.univ-amu.fr/files/005-travail_soi-screen.pdf

*****

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 10:25

De l’argent pour investir dans le service public

Sous prétexte qu’un endettement de 50 milliards interdirait toute perspective de développement du service public ferroviaire, une « règle d’or » impose depuis 2014 une limite aux investissements susceptibles d’être financés par SNCF Réseau (… sauf pour le très contestable CDG Express !). Pourtant, l’état dégradé des infrastructures, l’arrivée de nouvelles technologies économes en énergie pour lutter contre le réchauffement climatique, le besoin de cohérence entre les systèmes de transports à l’échelle de l’Europe, le besoin de consolider le statut des cheminots et de l’étendre à l’ensemble des salariés des transports, les perspectives de développement de l’emploi et de la création de richesses dans toutes les activités liées au transport ferroviaire, tout cela nécessiterait au contraire un vaste plan d’investissement dans le développement du service public des transports.

La question vitale n’est donc pas de se demander dans quelle poche on pourrait puiser de quoi rémunérer les compagnies d’assurances, les fonds de placement et les multinationales qui détiennent actuellement les titres de

dette émis par la SNCF. Elle est de savoir comment on peut libérer l’économie de ce coût du capital (chaque année, les transports ferroviaires rapportent 2,7 milliards aux banques et aux compagnies d’assurances, près du tiers de ce qui revient aux hommes et aux femmes qui assurent ce service public (1) !) pour rendre à l’entreprise publique les moyens de réaliser les investissements indispensables.

Lorsque ces investissements seront réalisés, non seulement ils répondront à des besoins sociaux et écologiques majeurs mais ils permettront la création de valeur ajoutée, de revenus et de recettes supplémentaires pour la SNCF et pour les finances publiques. Mais en attendant, il faut de l’argent tout de suite pour les réaliser !

Continuer de recourir aux marchés financiers assoiffés de rentabilité tout en injectant de l’argent public à tour de bras dans des « partenariats public-privé », c’est continuer de soumettre le service public des transports ferroviaires aux aléas de la mondialisation financière, c’est totalement irresponsable.

Une autre solution est possible : la BCE et les 19 banques centrales nationales qui, avec elle, forment l’Eurosystème, ont créé depuis trois ans 2 500 milliards d’euros qu’elles ont injectés sur les marchés financiers. Elles accroissent cette somme de 30 milliards par mois, un milliard par jour ! En pure perte : l’argent reste dans les circuits financiers et ne sert qu’à faire monter les cours des titres spéculatifs, préparant un prochain krach pire

que celui de 2007-2008.

Agents et usagers du service public ferroviaire, salariés des industries qui contribuent à la construction des infrastructures, des matériels et des systèmes de gestion du trafic, salariés des banques qui devraient les financer, habitants des territoires où ces industries sont implantées, citoyens européens au nom de qui cet argent est aujourd’hui dilapidé, tous nous avons le droit d’exiger qu’il soit utilisé autrement. Le contre-projet présenté par la fédération CGT des Cheminots donne une base extrêmement crédible à cette exigence.

La BCE – elle en a les moyens – pourrait acquérir une partie de la dette actuelle de la SNCF pour la transformer en une dette à très long terme et à 0 %, après le transfert de cette dette à une caisse de defeasance, comme le propose la CGT Cheminots.

Plus important encore, l’argent créé par l’Eurosystème devrait servir à financer un fonds de développement du service public des transports ferroviaires dans toute l’Europe. Porteur de projets d’investissements démocratiquement élaborés dans chaque pays et soutenus par des mobilisations citoyennes, il aurait le statut d’établissement de crédit qui lui permettrait, au titre de l’article 123, paragraphe 2, du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, d’obtenir les fonds nécessaires auprès de la BCE pour accorder des crédits à taux très avantageux (aujourd’hui, le taux des prêts de la BCE aux banques est normalement de 0 % et peut descendre jusqu’à -0,4 %). Une partie de l’argent créé par l’Eurosystème y suffirait. Une autre partie pourrait servir, de la même façon, à répondre aux besoins de développement de l’hôpital et des systèmes de santé, des universités et de la formation professionnelle, et de tous ces services publics que la dictature des marchés financiers est en train d’étouffer dans toute l’Europe (2).

Ce fonds européen agirait de concert avec un pôle financier public et avec la

Banque européenne d’investissement pour inciter les banques à financer les investissements et les coopérations entre firmes industrielles productrices d’équipements ferroviaires comme Alstom, Siemens, CAF et Bombardier, au lieu du bradage d’Alstom à Siemens aujourd’hui orchestré par le gouvernement pour le plus grand bénéfice des actionnaires de ces groupes. Une nouvelle sélectivité de la politique monétaire contribuerait à ce que ces nouveaux crédits soient accordés à des taux très bas, voire négatifs.

Il est possible d’agir tout de suite : qu’attendons-nous pour lancer une pétition citoyenne exigeant que le gouvernement français prenne l’initiative de proposer la création d’un fonds pour le développement des services publics en Europe, financé par la création monétaire de la BCE ?

Ce serait une première bataille pour s’attaquer au cœur de la construction européenne actuelle et pour créer les conditions politiques d’un tout autre cadre de coopération entre peuples et États librement associés sur l’ensemble du continent.

Denis Durand, l'Humanité, 26 mars 2018

(1) Commissariat générale au Développement durable, 54ème rapport de la Commission des comptes des transports de la nation, juillet 2017.

(2)Cette proposition est présentée en détail dans la note de la Fondation Gabriel-Péri, Financer l’expansion des services publics en Europe. Mobiliser la création monétaire de la BCE dans un Fonds de développement économique, social et environnemental européen, mars 2017.

 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 08:06

L’expérience et la connaissance de Lénine et des bolcheviques

du debut du siecle passÉ

peut-elle nous apporter quelque chose DE POSITIF aujourd’hui ?

en France, en europe et dans le monde.

 

L’expérience de Lénine et des bolcheviques (1) peut-elle nous apporter quelque chose dans notre réflexion sur l’action de transformation en santé de la société capitaliste mondialisée et numérisée et financiarisée du XXIème siècle, ses transformations à vitesse exponentielle ?

Oui, certainement, et positivement malgré ses ombres portées par le développement du stalinisme, car à distance, nous nous retrouvons encore devant une société d’échange A-M-A’, la suraccumulation-dévalorisation du capital et revalorisation par gel ou destruction, et sa crise de blocage social, l’obligation du capital d’en sortir par des régressions sociale à l’intérieur de son développement.

 

Je ne reviens pas sur ces régressions décrites dans d’autres articles.

Ni sur les propositions des économistes communistes développées de même.

 

Certes, la question du Parti unique dans la construction d’une société nouvelle est dépassée. De même la métaphore d'avant garde "militaire". Nous ne nous trouvons pas dans le schéma de la Russie Tsariste. Quoiqu'il ne faille pas ignorer naïvement la réalité de volonté de renaissance fasciste de la part d'une partie de la réaction patronale et politique locale et mondiale.

Par contre le rôle de l’analyse par les communistes de la crise, de ses causes, de ses remèdes possibles, ici et maintenant est toujours et d'autant plus nécessaires. Et il faut admettre, sans l'ombre d'un doute, face à la réalité politique et sociale, que le besoin social d’une analyse des communistes pour l’action de transformation en santé, de minoritaire,  doive devenir partagé majoritairement par les non communistes, dans la recherche commune de solutions pour sortir l’humanité et la personne de la crise. Ce besoin reste de grande actualité. Les communistes ne transformeront pas la société tout seuls...! Mais leur apport et celui de l'économie marxiste dans les grandes transformations sociales progressistes est une réalité.

 

Autre chose de changé : la possibilité que les détenteurs actuel du pouvoir sur l’usage du capital local et mondial, sang et circulation de l’échange des biens nécessaires à la vie dans la société et le système capitaliste à dépasser, ne puissent pas utiliser la force jusqu’au bout d’une répression, du fait de l’extension du salariat dans le monde et des conditions de marché pour le capital et les hommes et la société conjointement, que cette extension induit. Et que par conséquent le problème de la démocratie et d’une démocratie alliant celle du citoyen à celle du producteur, du « Que, quoi, comment et pour qui produire », devienne l’outil majeur de la transformation économique, de la réponse au besoin de développement et de toutes les activités humaines. Ainsi la guerre civile qu’une part du capital est prête à utiliser pour survivre n’est pas du même ordre qu’il y a un siècle. Le Front populaire et les conquêtes de la Libération, dans le contexte de l’URSS et du « socialisme réel » qui n’est plus aujourd’hui, d’objectifs limités aussi bien sûr, ont montré en France ce qui pourrait ce produire en Europe et dans le Monde en plus avancé, c’est-à-dire en sortie de crise au paroxysme de suraccumulation-dévalorisation du capital et du système actuel en crise mortifère par la même occasion.

 

Ci-dessous, un extrait de l’intervention de Lénine au XIème congrès du PC(b)R, en très mauvaise santé, car affaibli, blessé par un attentat, et un long moment d’absence, mais toujours en grande possession de capacités intellectuelles, nous donne l’idée des besoins d’apprendre explicitement désigné.

La Russie et son Ex-Empire viennent de sortir de la guerre civile et de l’intervention étrangère soutenant "les Blancs" et leurs exactions, guerre civile qui l’a poussée à un communisme de guerre, à une répartition élémentaire de la production en particulier pour alimenter l’armée rouge dans cette guerre civile.

Cette sortie du communisme de guerre, « la pause » et la voie vers la NEP pour un développement pacifique et prolétarien est ouverte. Mais les obstacles vont bien au-delà d’une culture de Parti d’opposition, de Parti de sortie de la guerre impérialiste et de distribution de la terre qui ont mobilisé le soutien des ouvriers et des paysans. Il s’agit de gérer la société avec les ouvriers et les paysans de ce moment-là, de la développer en santé. Evidemment si cela peut aider à la réflexion d’aujourd’hui, c’est sur les difficultés humaines à surmonter mais aussi dans une comparaison relative entre le capitalisme monopoliste de fin XIXème et celui du début XXIème, fort différents mais capitalisme pourtant rencontrant les mêmes contradictions, mais développées massivement et globalement et sur la nécessite absolue d’APPRENDRE (2). Ouvriers et paysans Russes et de l’Empire russe d’hier c’est aujourd’hui les ouvriers, ingénieurs techniciens, chercheurs etc. mondialement prolétarisés et très qualifiés dans la production et l’échange industrialo-numérisés et non numérisés en interaction, malgré les inégalités de qualification, et toutes les activités en santé de la population qui est appelée dans son travail et dans sa vie quotidienne à mettre en œuvre les leviers d’un pouvoir sur l’argent. Pouvoir sur l’argent pour le mettre au service des besoins humains, de l’échange échappant progressivement à la mesure du temps de travail contraint par une croissance quantitative et QUALITATIVE par développement-condensation qualitatif de la production nécessaire à la vie, sa santé, sa qualité. Si l’usage de la révolution technique par le capital lui permet de réduire la main-d’œuvre "traditionnelle" au profit d’une super qualification, d’une masse de sans emploi, et d’une division du travail exponentielle, la recherche de plus-value, outil et but, reste au cœur du système et le frein et le blocage au développement qualitatif de la société humaine :

 

« ….C'est que dans la masse populaire, nous sommes comme une goutte d'eau dans l'océan et nous ne pouvons exercer le pouvoir qu'à la condition d'exprimer exactement ce dont le peuple a conscience. Sinon, le Parti communiste ne conduira pas le prolétariat, celui-ci n'entraînera pas derrière lui les masses, et toute la machine se disloquera. Aujourd'hui, pour le peuple, pour toutes les masses laborieuses, l'essentiel est uniquement de parer en fait à la misère atroce et à la famine, et de montrer qu'il y a réellement cette amélioration dont le paysan a besoin et qui lui est coutumière. Le paysan connaît le marché et connaît le commerce. Nous n'avons pu établir la répartition communiste directe, faute d'un nombre suffisant de fabriques et de machines. Dès lors, nous devons ravitailler le pays par le commerce, mais pas le ravitailler moins bien que le faisait le capitaliste, sinon le peuple ne supportera pas une telle gestion. Tout le nœud de la situation est là. Et s'il ne se passe rien d'inattendu, cela doit devenir le nœud de tout notre travail pour 1922, à trois conditions.

Premièrement, à la condition qu'il n'y ait pas d'intervention armée. Nous faisons tout pour l'éviter par notre diplomatie ; néanmoins, elle est possible chaque jour. Nous devons réellement nous tenir sur le qui-vive, et consentir, pour l'Armée Rouge, de durs sacrifices, bien entendu, en en fixant rigoureusement les proportions. Nous avons en face de nous le monde bourgeois tout entier qui ne cherche que le moyen de nous étrangler. Nos mencheviks et socialistes-révolutionnaires ne sont que des agents de cette bourgeoisie, pas autre chose. Telle est leur position politique.

La deuxième condition est que la crise financière ne soit pas trop forte. Cette crise approche. Vous en entendrez parler quand on vous exposera la politique financière. Si elle est trop aiguë et dure, il nous faudra de nouveau réorganiser beaucoup de choses et concentrer toutes nos forces sur un point. Si elle n'est pas trop dure elle peut même nous être utile : elle passera au crible les communistes dans les trusts d'Etat de tout genre. Seulement il ne faudra pas oublier de le faire. La crise financière aère administrations et entreprises ; les mauvaises sautent les premières. Seulement il ne faudra pas oublier qu'on ne doit pas tout mettre sur le dos des spécialistes, sous prétexte que les communistes responsables sont excellents, qu'ils ont lutté sur les fronts et ont toujours bien travaillé. Ainsi donc, si la crise financière n'est pas sévère à l'excès, on pourra en tirer profit et épurer autrement que ne le font la Commission centrale de Contrôle ou la Commission centrale de vérification, passer au crible comme il se doit tous les communistes responsables dans les services économiques.

Et la troisième condition est de ne pas commettre, entre-temps, de fautes politiques. Il est évident que si nous faisons des fautes politiques, toute l'édification économique sera compromise ; alors il faudra engager la discussion en vue de corriger et d'orienter. Mais en l'absence de semblables et tristes erreurs, le nœud, pour l'avenir immédiat, ne sera pas dans les décrets, ni dans la politique au sens étroit de ce terme, ni dans les administrations et leur organisation - on s'en occupera, pour autant que cela est nécessaire, dans les milieux communistes responsables et les administrations soviétiques - mais le nœud de tout le travail sera dans le choix des hommes et le contrôle de l'exécution. Si sous ce rapport nous apprenons à faire les choses pratiquement, si nous nous rendons pratiquement utiles, nous surmonterons cette fois encore toutes les difficultés.…..

…….Notons, d'autre part, qu'il est nécessaire d'élargir et de développer l'autonomie et l'activité des conseils économiques régionaux. Maintenant, la division de la Russie en régions a été faite sur une base scientifique, en tenant compte des conditions économiques et climatiques, des conditions de vie, d'approvisionnement en combustible, de l'industrie locale, etc. En se fondant sur cette division on a institué des conseils économiques de district et de région. Sans doute y aura-t-il des amendements pour telles ou telles questions de détail, mais il faut rehausser l'autorité de ces conseils économiques.…..

……..Il faut se rendre compte, et ne pas craindre de le reconnaître, que dans 99 cas sur 100, les communistes responsables ne sont pas employés selon leurs capacités ; ils ne savent pas s'acquitter de leur tâche ; ce qu'ils doivent faire, maintenant, c'est apprendre. Si on le reconnaît, et du moment que nous en avons la possibilité (à en juger d'après l'ensemble de la situation internationale, nous aurons assez de temps pour achever notre apprentissage), il faut le faire à tout prix…. »

 

Marx a commencé son action politique par l'action de défense des paysans pauvres qui volaient le bois pour se chauffer. Il l'a poursuivie par l'analyse des lois du capital, leurs conséquences sur la vie quotidienne et les moyens de les dépasser. 

Vol de bois et procès contre les pauvres sont du même ordre qu'aujourd'hui les difficultés de payer un loyer, de se loger et de se nourrir en aliments de qualité, de trouver un revenu et un travail stable pour vivre, de se transporter, d'étudier, de vivre une vie libre et heureuse.

Et de vivre en paix, car les guerres locales et leurs souffrances qui répondent aux besoins par le capital d'extension du marché et de réhaussement d'une plus-value en baisse tendancielle, sont en passe d'envahir le Monde.

L'humanité est en train d'acquérir d'immense moyens techniques pour agir sur elle même. Il faut qu'ils soient mis au service de son développement en santé, en dépassant un usage actuel d'exploitation de l'homme par lui-même et d'exploitation de la nature par l'homme sans règulation préservant son renouvellement et son développement terrestre et universel, nature dont nous faisons partie.

 

Pierre Assante, Lundi 26 mars 2018

 

(1) Bolcheviques : expressions désignant à l’origine les majoritaires dans le Parti Social-Démocrate Ouvrier révolutionnaire de Russie.  

 

(2) REPONSE à C. SUR LA FORMATION, L’ETUDE DU CAPITALISME MONDIALISE, NUMERISE, FINANCIARISE, LA CRISE DE SURACCUMULATION-DEVALORISATION ET SES REMEDES POSSIBLES.

Oui trouver d'autres dates, mais aussi mettre à l'ordre du jour de toutes les réunions ce type de réflexion et leur mise à jour en fonction des événements et des actions à mener, en liaison. Les choses vont s'accélérer et le besoin d'y répondre aussi pour que les actions aient un débouché concret, des objectifs efficaces sur la crise. Moi je peux apporter mais ça doit être l'affaire de tous les camarades et aussi des non communistes qui ont les mêmes problèmes à se poser. Nous avons à améliorer notre communication mais surtout le contenu transformateur de notre communication.

Bises Pierrot, 25 mars 2018

 

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 08:44

 

Yves  DIMICOLI :

DÉBAT AVEC Pierre LAURENT

 

EXTRAIT :

 

"...Comment arriver à démontrer notre utilité comme parti révolutionnaire si nous nous contentons de commenter l’actualité politique, de proclamer de vagues et de vaines intentions protestataires, sans jamais chercher à rassembler sur des propositions concrètes pour ouvrir un débouché pratique aux luttes, celles-ci permettant en retour d’ enrichir ou de corriger ? Y-a-t-il besoin d’un parti se prétendant communiste mais dépourvu d’idées développées sur la façon de commencer à faire accoucher la société de tout le besoin et la possibilité de nouveauté dont elle ne cesse de grossir ? Et à l’aune de quoi cette évaluation peut-elle être faite si ce n’est, précisément, celle de l’efficacité transformatrice rassembleuse de ce que ce parti propose face aux réformes imposées au Français.

 

La force actuelle de Macron vient du vide sidéral d’idées vraiment alternatives dont font preuve les premiers dirigeants de toutes les formations de gauche. Mais elle tient aussi au fait qu’il se présente avec des projets précis de réformes touchant en même temps aux quatre marchés du capitalisme (travail, produits et services, monnaie, européen et mondial) pour le rendre plus attractif en France, en prétendant qu’on ne peut pas faire autrement pour en finir avec la crise...et pour cause !..."

 

Yves  DIMICOLI. Fédération de Paris. Section du 9°. 21/03/2018

 

SUITE du texte complet SUR CE LIEN :

https://www.pierreassante.fr/dossier/Yves_Dimicoli_Debat_avec_Pierre_Laurent.pdf

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 04:40

INTRODUCTION

À

L’ÉCONOMIE POLITIQUE.

 

Pour la rencontre

du 24 mars 2018

Section du 8°

 

1) Le point N° 1 et le but de notre rencontre aujourd’hui est la Critique de l’économie politique, l’analyse de la crise de société qu’elle révèle, les solutions possibles à cette crise qu’elle permet.

La critique de l’économie politique bourgeoise n’est pas le fin mot à tout. Mais elle révèle les contradictions d’un système économique dans lequel nous vivons, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé.

En quoi consiste cette appellation ? Nous le verrons.

 

2) Cette critique est à lier avec les autres critiques :

-Celle de l’organisation tayloriste du travail. Cette critique dont l’ergonomie progressiste italienne a donné l’impulsion, et naissance à l’ergologie, l’analyse des situations du travail afin de créer les conditions d’une cohérence et d’une reconnaissance de la personne (travail et pensée) dans son entité de travail, l’entité de travail micro et macro, du local au mondial. Les travaux d'Yves Schwartz en sont au cœur et sont déterminantes dans les choix politiques.

-Celle de l’exploitation sans régulation vitale de la nature, critique qui a donné l’écologie progressiste liée à celle de l’exploitation de l’homme par l’homme.

-Celle des conceptions idéalistes non scientifiques de la nature, de l’homme et du cosmos (la physique, la cosmologie etc. et les outils mathématiques, recherches et applications), critique qui a donné les connaissances modernes et leur puissante et rapide évolution, malgré l’aspect structuraliste de cette évolution, isolant relativement les champs de recherche les uns des autres.

-Celle de la biologie, de la psychologie, de la neurologie etc. qui, au-delà de leur usage spécifique en santé et en savoir, critique qui a donné la sociologie moderne et à cette sociologie moderne, l’ouverture vers la gestion de la cité, la politique.

-Celle de la politique, et de sa crise monumentale et catastrophique d’aujourd’hui au point de désintérêt de plus en plus croissant des populations à la participation citoyenne, y compris dans les pays qui ont inventé la démocratie bourgeoise.

Mais ce n’est pas dans la corruption de la politique que réside le désintérêt, mais c’est dans les échecs politiques, que réside la corruption et le désintérêt. Désintérêt d’ailleurs relatif car même très minoritaire monte la conscience que le système capitaliste est à dépasser (pourquoi le mot dépasser ?) et que des solutions existent pour le dépasser dans un processus radical et progressif, partant de l’existant.

 

3) En cela, la boucle est bouclée, nous en revenons à la critique de l’économie politique et à l’économie marxiste. Karl Marx et Friedrich Engels ont fait la démonstration des limites du capitalisme. L’exploitation du travail salarié, la recherche du profit capitaliste est en contradiction avec le développement humain. Il le freine et même entraîne des régressions au stade vers lequel il se dirige, c’est-à-dire une suraccumulation dévalorisation systémique et catastrophique du capital que les lois de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A') induisent in fine.

Le système n’est pas réformable. Et il peut être dépassé dans un processus de luttes ouvrières et populaires alliant savoir du processus social et pression forte et déterminée transformatrice et démocratique sur la société et son processus, rejetant toute collaboration de classe que l’idéalisme prône, mais partant de la réalité telle qu’elle est pour la transformer en santé.

 

4) Les analyses des crises du capitalisme depuis son existence, révèlent  ses diverses périodes d’adaptation issues de ces crises, l’impérialisme généralisé et la guerre impérialiste, le capitalisme monopoliste rayant la « libre concurrence », le capitalisme monopoliste d’Etat, Le CME social issu de la crise et des luttes de La Libération, le capitalisme monopoliste mondialisé et son rejet de la coopération mondiale dans la contradiction du profit capitaliste et la mainmise d’une infime fraction de la population sur les mouvements et sur le pouvoir discriminatoire et mortifères des capitaux, ce qui va de pair.

Karl Marx a démonté le « mécanisme » des contradictions de base du capital. Il n’a pu aller jusqu’à la situation actuelle, bien qu’il en ait prévu bien des aspects. Les communistes économistes du PCF ont pu poursuivre cette analyse. Les travaux de Paul Boccara et son engagement dans le parti et les luttes sociales en sont au cœur. Les keynésiens de progrès tendent à se rapprocher de ces analyses et à coopérer dans les luttes comme les économistes atterrés par exemple. Mais les Eglises elles-mêmes sont touchées par ce mouvement d’idée et les croyants sont appelés à rejeter une collaboration de classe qui habite les syndicats et partis réformistes, et qui plus est, est le cœur idéologique et pratique des droites et de leurs extrêmes fascisantes.

Paul Boccara introduit ensuite et développe dans l'anthroponomie le lien que Marx fait déjà entre le mouvement dit "sociétal", la démographie ou la parentalité par exemple et le mouvement du capital et les solutions aux contradictions capitalistes stricto sensu.

 

5) Nous sommes à l’orée possible de luttes politiques et syndicales pouvant remettre en question le système. « Pouvant » ne veut pas dire que cette possibilité sera réalisée automatiquement. Nous en sommes comptables.

De nombreuses théories sur la société et la révolution fleurissent. C’est un signe de la crise et de son aggravation exponentielle. Certaines se cantonnent à la dénonciation. D’autres recherchent des solutions. Peu en arrivent à la synthèse opérationnelle contenue dans la critique marxiste de l’économie politique. La plupart sont habitées par un opportunisme de gauche qui nie l’existant et donc refuse d’en partir et l’opportunisme de droite niant le contenu de classe de la crise et croient à des adaptations limitées possibles.

Nous même sommes comptables aussi d’une dogmatisation de nos connaissance dans un passé récent, ici et ailleurs.

Si nous pensions tous que des réformes ne dépassant pas les contradictions du capitalisme étaient possibles, nous n’aurions pas des partis sociaux-démocrates et des partis communistes, nous n’aurions qu’un parti démocratique à l’italienne alliant démocratie chrétienne et social-démocratie. Mais cette alliance est productrice d’échecs. Si réforme il peut y avoir, ce n’est que dans le sens du processus de socialisation partant de la mise en commun du travail humain et de ses fruits, de son organisation et du développement de la personne et de son autonomie dans cette organisation, de la sécurité de santé, de travail de formation et d’emploi qui est indissoluble de la libre activité humaine. Les réformes de La Libération étaient de celles-là, elles demandent à être poursuivie et approfondies et radicalisées dans le cadre de la radicalisation actuelle du capitalisme, antichambre d’une possible société nouvelle bâtie sur la coopération et le partage

 

6) Nous avons dit que l’ordre du jour de cette rencontre est la critique de l’économie politique bourgeoise. Il faut donc commencer par un petit exposé de la marchandise, de la plus-value, du profit, de la suraccumulation-dévalorisation du capital  pour conclure par la proposition de loi SEF et de révolution du système financier, bancaire et du crédit avec l’organisation politique y correspondant. Exposé que vous avez entre les mains à expliciter.

 

Pierre Assante, Mardi 20 mars 2018

 

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 18:08

Le CAC 40 bouffé par la finance

L’évolution et les résultats 2017 du CAC 40, témoignent de la financiarisation des grands groupes capitalistes à base française. On le sait, l’an dernier, avec 91,93 milliards d’euros, ces mastodontes de l’économie ont affiché des bénéfices record, les plus élevés depuis la grande crise financière de 2018, des résultats qui approchent même le pic historique de 2017. Leur rentabilité monte en flèche, avec un bénéfice total en hausse de 21,3 %, qui augmente ainsi trois fois plus vite qu’un chiffre d’affaires qui progresse de 6,2 % sur 2016. Cela profite-t-il à l’emploi en France ? Un recensement minutieux groupe par groupe serait nécessaire pour s’en faire une idée exacte. On peut remarquer cependant que, selon l’Insee, les groupes de 5 000 salariés et plus ont supprimé 59 800 emplois entre 2009 et 2015 dans l’Hexagone.

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que s’ils rapportent plus aux investisseurs, ces derniers le leur rendent bien. Et c’est là un deuxième trait de la financiarisation du CAC 40. Selon une étude publiée par les services d’Euronext, la société qui gère plusieurs des plus importantes bourses européennes, fin 2016, les fonds d’investissement, ces sociétés de placement internationales, essentiellement motivées par la rentabilité et la sécurité de leurs placements, possédaient 350 milliards d’euros investis dans le CAC 40 au travers de 15 000 fonds, soit 25,9 % de l’actionnariat du CAC 40, contre 208 milliards d’euros et 21,9 % de cet actionnariat en 2012. Les deux fonds qui pèsent le plus lourd dans cette mêlée sont américains. Il s’agit d’abord de BlackRock, le plus important gestionnaire d’actifs au monde avec plus de 6 000 milliards de dollars fin 2017, qui recueille notamment les avoirs de retraités américains. Il est présent chez Axa, Michelin, Air Liquide, Valéo, Schneider, Pernod-Ricard, …. Le second est le fond Vanguard, qui lui gère plus de 4 000 milliards de dollars. Ces deux sociétés détiennent respectivement 2,3 et 2 % des actions des groupes du CAC 40 contre 1,5 et 1 % fin 2012. Viennent ensuite comme principaux investisseurs du CAC, les familles et les fondateurs des entreprises, tels que les Arnault, Bettencourt et autres Bolloré. Ils détiennent 10 % de l’actionnariat de l’indice, soit 135 milliards d’euros, contre 9,2 % fin 2012. La famille Arnault dispose du plus gros patrimoine.

Dans ce recensement, ceux qui apparaissent comme des miséreux, ce sont les actionnaires salariés. Ils détiennent 3,3 % des actions du CAC 40 fin 2016 contre 3,5 % fin 2012. Et en plus ils n’ont aucun pouvoir sur les choix de gestion de leur groupe !

Pierre Ivorra. 21 mars 2018. L’Humanité.

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 07:59

 

IL FAUT SAVOIR CELA A CHAQUE MOMENT DE SA VIE.

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Pour que tu aies pu aller voir ce film qui t’a tant plu ou passer un moment devant une émission de télé, ou faire du ski, ou voir ce tableau de la Renaissance au musée, ou écouter Zaz, ou voir le médecin et envoyer les enfants à l’école….il a fallu que des paysans et des ouvriers, produisant plus de produits de base de la vie quotidienne qu’il n’en ont besoin pour leur propre consommation, se consacrent à cette production [des produits de base de la vie quotidienne], ce qui a pu libérer d’autres hommes pour d’autres activités.

Et le peintre et le cinéaste, et le mathématicien de l’antiquité à aujourd’hui, ont pu faire leur « travail » parce que des paysans et des ouvriers, produisant plus de produits de base de la vie quotidienne qu’ils n’en ont besoin pour leur propre consommation, se consacrent à cette production [des produits de base de la vie quotidienne].

Et en retour, le paysan, l’ouvrier ont pu produire de plus en plus de produits de base de la vie quotidienne qu’il n’en ont besoin pour leur propre consommation, libérant de plus en plus et sans cesse d’autres hommes et eux-mêmes pour d’autres activités, grâce au travail conjoint de recherche, de production de produit de base de la vie quotidienne, et de développement des techniques, des savoirs et de la conscience, le tout produit par l’ensemble des activités humaines en interaction solidaire..

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Il faut savoir ça à chaque moment de sa vie si l’on ne veut pas déraper dans les "robinsonnades", l’élitisme, et pire encore dans le fascisme dont la base est l’idée de supériorité d’hommes sur d’autres et le traitement inégalitaire qui s’en suit.

S’en prémunir, c’est donner à chacun, dans toute la société, le plus possible, une conscience générale de l’état du développement de la société et une participation la plus large à l’ensemble des activités humaines, dans leurs diversités.

La reconnaissance de la mère, son rôle historique, biologique et social, et au-delà le rôle maternel-paternel de toute la société sur elle-même et sur la personne humaine, la fusion-séparation-transmission-coopération-solidarité entre les individus dans la société, c’est ce qui peut nous prémunir du fascisme économique et idéologique, sous toutes ses formes, « douces » comme radicales, toutes dépersonnalisantes et mortifères.

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Une fois compris cela, nous serons capables de construire des institutions locales et mondiales démocratiques de contrôle et de transformation des déplacements des capitaux pour en faire des outils d’échange et de production et non de profits spéculatifs.

Et nous serons capables de faire un usage autre du numérique et de la mondialisation que les transformations du capitalisme ont produit, mais qu’il ne peut plus assurer sainement dans le travail, la production et l’échange et la vie quotidienne.

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Toute revalorisation du capital et nouvelle accumulation qui est la condition d’existence du capitalisme, repose en dernière instance sur la production des biens matériels de base de la vie humaine et la main-d’œuvre indispensable qualifiée et "non qualifiée", et sur la division élitiste du travail. Il s’en suit une maladie sociale de la sur-accumulation du capital et de dévalorisation du capital qu’il tente de renflouer en drainant le profit sur toutes les activités de la société en les appauvrissant quantitativement et qualitativement.

Ainsi, tant par l'évolution de la composition organique du capital, que par l’organisation et la composition du travail qui s’en suit, et qui vont de pair, il ne peut porter la révolution technique jusqu’au bout, ni les conditions d’un travail libéré de contraintes naturelles et sociales obsolètes le rendant inefficace et inhumain.

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Pierre Assante, 28 mars 2016

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 17:39
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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:32

 

Le samedi 31 mars à 10 heures, la Médiathèque d'Hyères invite Pierre IVORRA à présenter son livre sur le CAC 40 dans la salle de conférence. Il  vous accueillera avec plaisir autour d'un café et de viennoiseries.

Pierre Ivorra "Dans les coulisses du CAC 40" • Prix : 15 €

4° de couverture :

Ils sont 40 comme les voleurs d’Ali-Baba, mais qui sont-ils ? Quel Sésame faudrait-il formuler pour pénétrer certains de leurs mystères, découvrir les fortunes amassées, les richesses détournées, les privilèges cachés, les droits et pouvoirs confiscatoires accaparés ? Ce livre a l’ambition d’entraîner le lecteur dans un voyage initiatique, documenté mais aussi pédagogique, souvent humoristique. Il l’invite à le suivre dans certaines des coulisses des 40 plus grands groupes de notre économie, celles que l’auteur a pu personnellement parcourir au cours de sa carrière, celles de BNP Paribas, Bolloré, Orange, L’Oréal, Saint-Gobain, Peugeot, Renault, LVMH…, de sociétés qui résonnent dans notre quotidien et contribuent à faire la France actuelle. Ce sont là des corridors de l’ombre découverts à l’occasion de rencontres, d’entretiens parfois avec leurs dirigeants, avec certains de leurs actionnaires, de leurs administrateurs ou de leurs présidents, d’enquêtes aussi, d’analyses des déclarations, des documents publiés ou, mieux, des décisions prises par les uns et les autres, impactant la vie d’un pays, de continents même et de leurs populations. À l’occasion de ses activités de journaliste ou d’expert auprès des comités d’entreprise et de groupe, l’auteur a ainsi eu l’opportunité d’apprécier la gestion de ces entreprises. De découvrir leurs pratiques. Bolloré, Arnault, Bettencourt, Minc, Peugeot, BNP Paribas, Vinci… côté cour et côté jardin

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 15:02

 

Les deux numéros spéciaux qu'Économie et politique consacre au souvenir et à l'œuvre de Paul Boccara sont parus.

 
Le numéro 760-761 (novembre-décembre 2017), est consacré à l'homme, au militant révolutionnaire, inséparablement économiste et militant politique.
 
Le numéro 762-763 (janvier-février 2018), revient sur l'œuvre de Paul Boccara, le théoricien, avec la publication d'une sélection de textes.
 
L'ensemble de ces deux numéros est en vente au prix exceptionnel de 15 euros.

L'œuvre sera également évoquée au colloque Marx 1818-2018 (http://www.gabrielperi.fr/marx-1818-2018.html) organisé par :
La Pensée et le Groupe d'étude du matérialisme rationnel (GEMR), sous l'égide de la Fondation Gabriel Péri, avec une intervention de Catherine Mills sur Paul Boccara et la mise en mouvement du Capital.
Vendredi 16 mars à 14 heures
Espace Niemeyer, 6 avenue Mathurin Moreau
75019 - Paris
 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 06:25

 

Les conditions d’une transformation sociale en santé.

Comprendre la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital

 

Pour transformer le monde en santé, il s’agit de connaitre les processus micro qui l’habitent dans le processus global qu’il constitue, repérer les maladies possibles, celles en cours, celles à venir, les fragilités favorisant ces maladies, faire de la prévention.

Changer la société en santé est le but affiché du mouvement ouvrier, terme restant encore le plus précis pour désigner le salariat progressiste, son cœur et ses périphéries.

On peut constater la faible, très faible connaissance des transformations du monde, du processus actuel de l’existant. Comment imaginer qu’une intervention sur un monde existant dans la méconnaissance de ce monde existant puisse être efficace ?

 

Certes les connaissances partielles, de secteurs partiels progressent, mais une vision du processus global est quasi nulle si ce n’est auprès d’une faible partie de la population confrontée à l’organisation de cette transformation, ses effets, ses faiblesses, ses contradictions, ses dangers.

Le rôle du big-data, l'exploitation des données et de l'activité humaine dans le réseau informatique mondial, de l’usage des algorithmes, l’opposition entre le travail normé et contractualisé et le travail dispersé numérisé et précaire, lesquels contiennent tous deux la révolutions scientifique et technique, les besoins de rassemblement en unités d’activité et de production, tout ce processus échappe globalement à la conscience de la société humaine sur elle-même.

 

Mais si une part des organisateurs non possesseurs de capital, les salariés des grands groupes financiers, chargée de cette organisation est relativement consciente du processus global, elle est totalement inconsciente des lois globales du capital dans lesquelles elle agit.

Que ce soit dans l’industrie mécanisée comme dans l’industrie numérisée et leur interpénétration, et l’organisation de l’échange, de la consommation, la course à la plus-value détermine les grands choix des grands groupes financiers et des collectifs de recherche et de production pour lesquels sont payés ces organisateurs salariés et non-salariés.

La marchandise, sa production et son échange, la marchandise qui est l’objet de notre activité quotidienne et de notre consommation quotidienne, est l’outil de l’échange des biens nécessaire à la vie humaine en tant que valeurs d’usage laquelle se perd dans sa valeur marchande.

La marchandise est tellement présente dans notre vie que nous en oublions ce qu’elle est non en tant que valeur d’usage mais en tant que valeur marchande. Le « Combien ça coûte » et le « combien ça vaut » sont totalement superposés. Valeur et coût sont confondus. « Nous n’avons pas les mêmes valeurs » est le thème majeur des pubs qui ainsi noie la valeur d’usage et la valeur morale dans la valeur marchande. La Valeur dans le monde, la terminologie et la réalité du capitalisme est la valeur marchande dont Marx a décrit la mesure en temps de travail moyen socialement nécessaire à la fabrication d'un produit, son "dérivé" dans le prix, et que les économistes marxistes analysent dans les conditions du marché et ses rapports de force locaux et mondiaux d'aujourd'hui, ses contradictions anciennes et nouvelles. En particulier la marchandise Force de Travail, sa Valeur et son renouvellement.

 

Le capital, depuis la parution des livres sur le capital de Marx et Engels, puis Lénine, Gramsci, Boccara et d’autres a passé son temps de lutte idéologique, et si besoin policière et militaire à noyer la réalité de la recherche à tout prix de la plus-value, d’un remède à la baisse tendancielle de la plus-value par un renforcement de l’exploitation, des lois de l’échange capitaliste, sous un déluge de mensonges voilant et travestissant la réalité. Si Marx a été récemment et finalement reconnu en tant que philosophe dans l’enseignement, son travail sur le capitalisme et encore plus celui de ses successeurs sur le monde capitaliste actuel est totalement sous ostracisme ou déformé. Il progresse pourtant, de nouveau, petit à petit, sous l’effet de l’aggravation de la crise, des chercheurs militants « d’en haut et d’en bas » qui l’expliquent et des partis et personnes qui les relaient.

La loi de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) a pour conséquence des crises de suraccumulation de capital, de dévalorisation du capital, de revalorisation du capital en détruisant une partie de capital, c’est-à-dire une partie des fruits de l’exploitation de la force de travail, de la production des richesses accumulées.

La crise que connait l’humanité, l’Europe, la France, et chacun de nous en tant que personne dans la société est traversée par cette crise de suraccumulation de capitaux. Et chaque fois que cette crise s’est manifestée à travers l’histoire moderne de l’humanité, que ce soit dans les dernières guerres, dans le colonialisme, dans l’exploitation quotidienne de la force de travail des salariés, le capital a surmonté ces crises par des régressions et freins au développement de la société et à son propre développement.

Nous sommes aujourd’hui dans une phase de développement par la mise en réseau mondiale des activités humaine et une phase de crise systémique longue et durable parce que ce développement est en contradiction avec la crise de suraccumulation de capital.

 

Pour qui veut agir en tant que rassemblement humain pour une transformation du monde en santé, la connaissance des transformations scientifiques et techniques du monde et des lois du capital dans lesquelles ces transformations s’effectuent en osmose est nécessaire.

Est nécessaire pour tout un chacun et à plus forte raison pour les responsables des groupements politiques humains sensés agir pour une transformation de la société en santé.

Le macronisme est un mouvement politique et un parti qui met les transformations scientifiques et techniques au service de la recherche de la plus-value, du capital, et ce faisant met les salariés et toute la population à ce service. Sa prétendue action pour un monde moderne, connaissant les transformations, c’est cela. Et les parties ou personnes s’alliant à sa démarche c’est cela.

Et c’est contre cela qu’un parti de transformation en santé retrouvera le chemin d’une politique pour le peuple. Et sa raison d’être : mettre au service des besoins humains les transformations scientifiques et technique du monde plutôt qu’elles ne l’engloutissent par un usage malsain, celui du capital. Si le dépassement du capitalisme n’est pas le seul problème suffisant à résoudre, là est le problème nécessaire majeur.

 

Certes les résistances aux transformations du monde par le capital contribuent à rendre ces transformations à la santé du monde. Mais cela ne suffit : agir pour orienter ces transformations en santé, par des choix sur les forces de production, d’échange, de consommation, est indispensable. C’est la tâche d’un parti révolutionnaire d’aujourd’hui.

La production comporte la production des moyens de production et des moyens de consommation, la fabrication des machines de production qui produisent les machines de consommation.

La régulation pour un monde en santé doit agir sur le marché du travail, le marché financier, le marché de la consommation, le marché mondial.

C’est de la base, des salariés, de la population consciente des enjeux de la crise de croissance de l’humanité à travers sa croissance capitaliste et non pas sa croissance tout court, que repartira une transformation en santé.

Pour cela Nous devons étudier et comprendre ce qu’est la marchandise, ce qu’est l’échange A-M-A’, ce qu’est l’accumulation capitaliste, ce qu’est le mouvement de la composition du capital, capital constant, capital variable, ce qu’est la suraccumulation-dévalorisation-revalorisation du capital, ce qu’est le rapport dialectique entre sous-consommation et sur-consommation, sous-investissement et sur investissement et leur régulation possible.

 

Cette nuit j’entendais sur BFM Business radio un responsable majeur de Total expliquer que 30.000 personnes parmi l'ensemble des salariés de son groupe sont mises au travail pour assurer le lien de l’entreprise multinationale fournisseuse d’énergie avec  le big-data et ses techniques pour la développer. Ce développement est le l’ordre d’une féodalité moderne et non d’une coopération humaine de développement de humanité tout entière et de la personne dans l’humanité. Mais en même temps ce développement féodal moderne contient des possibles d’usages en santé du développement tout court.

Sur la "régulation" des recherches et des initiatives de groupe créatif de développement de ces 30.000 salariés dans le monde, le même responsable fixait comme limites : le business. Nous nous dirons, la plus-value et la recherche du profit maximum autonome de la résolution des besoins humains, du développement de l’humanité.

 

Entre autre la question de l’énergie est un problème majeur. Le capital qui fonce tête baissée dans la recherche de la plus-value par une croissance de la production capitaliste est incapable de mettre en concordance production capitaliste et consommation d’énergie de la production capitaliste. La crise climatique, menace imminente pour l’humanité humaine ne peut trouver solution dans la voiture électrique sans les solutions à la production d’électricité correspondante. La voiture et aussi les transports collectifs… Exemple entre tant d’autres.

L’humanité est en train d’inventer à pas de géant, relativement à son état d’espèce pensante car sociale et dans ses limites historiques ici et maintenant et en dépassement terrestre. Mais il faut qu’elle soit apte à user de ses inventions en santé, en dépassant la guerre du profit et de l’accumulation capitaliste et le blocage social que l’accumulation capitaliste induit.

 

Alors, quelles sont les lois du capitalisme ? On y va, on apprend…. ???...!!!!...

 

Pierre Assante, Mercredi 14 mars 2018

 

 

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 12:53

SEANCE DU 24 MARS 2018. Présentation-introduction. Proposition.

 

Pour commencer, nous nous limiterons provisoirement aux notions de marchandise, de plus-value et d’accumulation du capital qui sont nécessaire à la compréhension de la suite, ce que nous allons faire aujourd’hui. Entre autre avec les documents fournis. Bien sûr le débat n’est pas limité à cette proposition.

 

Le capitalisme, de ses prémisses à son développement contient des forces contradictoires agissant en unité.

Ces contradictions ont entraîné des crises cycliques de courte durée et longue durée. Ces forces contradictoires habitent les actes humains, divisent inévitablement la société en classes et traversent chaque individu dans la société.

C’est en quoi la lutte idéologique est inséparable de la lutte politique et économique. Il ne peut y avoir de dépassement des contradictions du capitalisme, il ne peut y avoir de construction d’une société nouvelle assurant mieux le développement de tous dans le développement de l’humanité, sans la connaissance des lois économiques qui habitent et meuvent la société capitaliste, sans un projet de transformation modifiant et dépassant ces lois, sans un regroupement politique des forces humaines se réclamant de cette transformation et agissant pour cette transformation en partant du réel, de l’existant.

 

Notre séance du 24 mars n’a pas la prétention d’inventer entre nous la société nouvelle, mais de connaitre celle-ci, ici et maintenant, ses lois économiques, comment à partir de l’existant  il est possible de créer le nouveau, sortir de la crise économique pour donner aux activités humaines les moyens matériels et moraux de se développer en santé.

 

1) Il s’agit de rappeler :

-Les lois de la marchandise qui régit l’échange entre les personnes humaines dans notre société décrites par Marx dans « Le Capital », en allemand « Das Kapital ». Marx a certes été un philosophe mais le plus gros et le plus tardif de son œuvre est économique, découlant de ses conceptions philosophiques à l’analyse de la société humaine. « L’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux et la philosophie ne doit pas se limiter à comprendre le monde, mais a aussi pour tâche de le changer »

-Les « mécanismes » de l’exploitation capitaliste, de l’achat-vente de la force de travail sous toutes ses forces ancienne et nouvelles contenues dans cet achat-vente, l’extraction de la plus-value, la course au profit et la guerre du profit.

-Les lois de l’accumulation du capital, qui découlent de l’échange capitaliste, c’est-à-dire de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus’, A-M-A’

-Des lois de la suraccumulation qui en découlent, puis de la dévalorisation par destruction d’une part du potentiel de développement (Livre troisième de « Le Capital », de Marx et aussi d’Engels).

 

Il s’agit de clarifier et de distinguer les notions comptables des notions économiques, il s’agit de faire la critique de l’économie politique bourgeoise dans sa description erronée du capitalisme

 

2) Il s’agit enfin de distinguer les différentes « étapes » de développement de la crise du capitalisme qu’on caractérise par les configurations :

-Capitalisme monopoliste (Thèses de Lénine) arrivé à maturité au début du XXème siècle et sa crise entrainant la première guerre mondiale, après une grave crise économique débutée au XIXème siècle.

-Après une nouvelle grave crise aboutissant à la guerre de 1939 et ses conséquences positives et négatives, Le capitalisme monopoliste d’Etat social, le CME, succède aux conquêtes de la Libération à travers une

-Nouvelle crise de suraccumulation-dévalorisation du capital que le mouvement de 1968 va révéler à la guerre de 39,  dont l’instauration se recoupe avec l’arrivée du gaullisme puis son éviction par les forces directes des monopoles convergentes paradoxalement avec les luttes ouvrière et populaire. Dans toute crise les forces contradictoire s’affrontent et les formes de remplacement de l’existant qui en découlent et dépendent du rapport de force à l’intérieur de ces transformations.

-Le capitalisme monopoliste d’Etat social (Thèses de Paul Boccara et de la ComEco), social car il contient des avancées économiques et sociales de la libération  en nouvelle crise de suraccumulation-dévalorisation du capital …

- Qui va trouver une nouvelle issue provisoire à travers la mondialisation, la numérisation, la révolution scientifique et technique mise à son service (idem)…

- Il s’agit donc aujourd’hui de donner un réponse à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et sa crise systémique paroxysmique et catastrophique par hypothèse, et par des solutions dépassant l’analyse unilatérale de cette crise, par une analyse dialectique de cette crise, de la sous consommation comme du sous-investissement, des différentes périodes internes d’une crise, du rapport dialectique entre la production des moyens de consommation et la production des moyens de consommation, des 4 marchés : marche du travail, de la consommation, financier, et mondial. Il s’agit aussi de la connaissance de transformations anthroponomiques pour agir en santé sur la globalité de la crise, micro et macro en unité.

 

A chaque fois, l’issue de la crise consiste pour le capital à surmonter un temps la baisse tendancielle du taux de profit, donc de rétablir un taux de plus-value, de renforcer l’exploitation capitaliste relativement aux capacités historiques de la production et de la productivité.

Il s’agit enfin de distinguer, dans ces différentes périodes de l’histoire économique et de la lutte des classes, le rôle du PCF, ses succès, ses insuffisances correspondant aux difficultés historiques de ces moments et aux retards d’analyses et d’actions en résultant.

 

3) Des moments caractéristiques du mouvement de la société, du capital et des forces contradictoires, les forces humaines en lutte, parmi de nombreux autres :

-La Grande Guerre, la Révolution d’Octobre  et la création du PCF

-La crise de 1929 et le Front Populaire

-La montée du nazisme, la guerre de 1939, l’extension du socialisme, le développement économique et social de 1945-1960.

-Le pouvoir personnel de De Gaulle, le CME, le mouvement de libération nationale, et en vrac, le Chili, le Portugal, le Vietnam, le Programme commun, le compromis historique, l’Eurocommunisme, entre autres et aussi bien sûr Les mouvements de 1968 révélation du début d’une nouvelle grande crise.

-Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, les Gafam, l'usager marchand les algorithmes, etc., réponse à une crise structurelle de longue durée de la suraccumulation-dévalorisation du capital à son paroxysme.

- La future réponse de classe à la crise : régression ou transformation radicale et dépassement par la révolution du système financier, du crédit, des banques, de la BCE, du FMI, de la production monétaire, des droits du travail en santé, la loi SEF, et d’une organisation ergologique du travail (Thèses d’Yves Schwartz, ces thèses demandent une étude, comme celles sur l’économie), c’est-à-dire en connaissance des conditions cohérentes en santé de l’activité de la personne dans l’entité de travail locale et globale.

 

Evidemment tout cela ne peut être que survolé (mauvaise méthode) en si peu de temps, donc demande une réflexion permanente pour l’action. ET, Si la notion marxienne de forces productives est indispensable à la connaissance de la société, puisque faisant référence à la production des biens nécessaires à la vie humaine, elle est indissoluble de l’ensemble des activités humaines, politiques, économiques, culturelles.

 

Le rôle des ouvriers, ingénieurs, techniciens, chercheurs, formateurs et "transmetteurs"…, travailleurs très qualifiés du XXIème siècle, classe productive vendeuse de sa force de travail et « couches subalternes » alliées au sens de Gramsci, classe ouvrière créatrice de plus-value, et leur mouvement, leurs alliances et leur organisation politique, ce rôle est en train de redevenir, si tant est qu’il ne l’ait plus été, ce que je ne crois pas, ce qui est impossible, et que certains ont cru dépassé, au cœur du mouvement de la société, en santé. Cette sorte d'énumération insuffisamment précise demande analyses scientifiques, économiques et sociologiques : ce n'est qu'évocation indispensable à préciser dans l'étude du mouvement de la société et de la diversité du salariat et de ses alliés objectifs et subjectifs, en unité.

 

Pierrot, Lundi 12 mars 2018

 

 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:50
Voici le rapport introductif, consacré aux questions fiscales européennes dans la perspective des élections au Parlement européen de 2019, que Jean-Marc Durand a présenté à la réunion de la commission économique du PCF, mardi dernier 6 mars 2018.
Le collectif d'animation de la commission économique.
 

Intro : Débat élections européennes  et fiscalité en Europe. 

 

En ces temps où à nouveau on a tendance à prendre les loups pour des chiens, traiter de l'enjeu politique autour de la question européenne comme de la fiscalité au plan européen implique de ne pas se méprendre tant sur les objectifs que l'on se fixe que sur les moyens pour les atteindre. Ainsi comme disait un certain il ne s'agit pas de sauter sur sa chaise en répétant Europe, Europe, Europe pour que celle-ci soit aussitôt parée de toutes les vertus ou affublée de tous les maux. 
 
Ce qui va retenir tout particulièrement notre attention dans cette introduction, s’inscrit dans une double perspective. Celle de la prochaine échéance électorale des élections européennes, en 2019 et celle de la préparation de notre congrès puisque l’Europe est un des 5 chantiers qui sont mis en débat dans la phase préparatoire de notre congrès de novembre.  
 
Traiter des élections européennes, c’est-à-dire de notre positionnement global par rapport à cette échéance implique deux choses. 
 
D’une part dresser un bilan de nos choix électoraux précédents, notamment de l’épisode 2017. De l’autre préciser le contexte, les enjeux et les objectifs politiques que nous nous fixons. 
 
Mais comment ne pas examiner deux jours après le scrutin en Italie, ce qui se passe en Europe, la situation qui en découle et ses causes? 
 
Cette analyse sera faite à grands traits, l’objectif étant de souligner les principales caractéristiques de la période. 
 
Après le Brexit, après l’installation de plusieurs ministres d’extrême droite en Hongrie, après la montée des forces de droite extrême en Allemagne, après les élections italiennes qui viennent de mettre en tête une alliance droite et extrême droite et en première place des partis, le parti 5 étoiles (M5S), parti anti-système, qui avec 32% des voix confirme sa montée en puissance, il est peu dire que ça va mal en Europe et que l’Europe va mal...............

 

...SUITE SUR CE LIEN :

 http://pierreassante.fr/dossier/Europe2.pdf

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 07:55

 

« NOUS VIVONS LE TEMPS DES REVOLUTION »

 

Pour LA cohérence d’un développement, en santé.

Moins mais mieux.

 

Depuis un certain temps on sait que le renouvellement technologique est devenu plus rapide que le renouvellement générationnel, ce qui pose un problème de formation continue mais aussi de formation initiale.

 

On sait aussi aujourd’hui que la digitalisation de l’industrie, de la production et de l’échange pose le problème de ce que les capitalistes appellent la B2B, c’est-à-dire une mutualisation de certains investissements, de la R&D recherche et développement au-delà de la seule digitalisation.

 

L’exemple de la concurrence entre soins  hospitaliers et  soins publics entraînant à la mutualisation et mise en liaison  de plus en plus poussée de leurs activités, malgré 2 types de gestions, et tendent pour tous les deux à rechercher ensemble un remède propre et limité à leur activité, de la baisse tendancielle du taux de profit. Mais limiter cette recherche à un secteur d’activité n’est pas suffisant, ni dans la forme, ni dans le fond, c’est-à-dire les choix de société.

L’exemple des activités de santé est d’autant plus probant qu’elles sont soumises à une des plus grandes avancées de la Libération du nazisme, dans la mise en commun des risques et la mise en commun des efforts, la Sécurité Sociale actuelle mise à mal.

Item, comme dirait Rabelais, des transports publics et privés, de la SNCF etc.

La mise en commun des risques et des efforts tient aujourd’hui à la sécurisation de l’emploi et-ou de la formation, et les mesures du financement non capitalistique des activités humaines par des réformes radicales, progressives et globales, révolutionnaires, du crédit, du système bancaire et financier, de la création monétaire, des droits du travail, du local au mondial, permettant cettesécurisation de l’emploi et-ou de la formation.

 

Les tentatives de solutions à la crise de l'énergie sont d'autres exemples, habités d'opportunisme et de gauchisme, des limites du capital à répondre aux besoins de développement quantitatif et qualitatif de l'humanité, d'y répondre par une croissance-condensation du type du développement cérébral biologique et culturel de l'enfant, ou de la concentration-miniaturisation de l'informatique en matière scientifico-technique, "condensation" reprenant une expression de Marx sur la transformation qualitative-sociale permanente.

 

La crise globale de société n’est pas traitée par le capital globalement mais en fonction des intérêts "féodaux" des groupes capitalistes grands, moyens et petits, les grands prenant sans cesse le dessus sur les petits dans cette course de domination-élimination, les marginalisent mais ne les éliminent pas car les grands ont besoin des petits pour leur propre activité et leur propre création de plus-value. La concentration capitaliste renouvelle sans cesse les échelles de production.

 

Le mécontentement des grandes féodalités financières qui semble être issu d’oppositions à des choix gouvernementaux sont de fait issu de la cause des choix gouvernementaux, c’est-à-dire l’insuffisance à leurs yeux des mesures de restauration du taux de profit. Le mécontentement c’est aussi une résistance par le haut des privilégiés du système.

 

La résistance par le bas, étouffée par le pouvoir institutionnelle et le pouvoir économique en dernière instance, connait des hauts et des bas, mais peut très bien se revigorer sous la rapidité des mesures gouvernementale sensées les prendre de vitesse.

 

C’est alors que contradictoirement la résistance "du haut et du bas", dont les intérêts fondamentaux sont opposés, peuvent de fait remettre en cause objectivement et subjectivement l’organisation politique existante, qui n’est pas si évolutive qu’elle le dit et veut le faire croire.

 

C’est dans la montée des oppositions, leurs manifestations diverses, dans les gestions économiques et sociales, dans la rue, dans les institutions, que réside les possibilités de choix de transformation en santé, de révolution progressiste et non régressive.

 

C’est là que se pose, pour « le bas », la question de l’intellectuel collectif en tant que Parti d’analyse, de décision et d’action.

 

Le capital réclame subjectivement et quelquefois objectivement des poses, et quelquefois des accélérations, et les deux ensemble. De fait il manifeste ainsi ses contradictions, et entre autre celle qui découle de sa contradiction fondamentale, celles des profits avec/contre le développement humain, lequel, dans la révolution scientifique et technique du XXIème siècle, cette nouvelle Renaissance comparable en plus grand à celle du XVIème siècle, demande du « moins mais mieux » : un rythme permettant l’organisation cohérente des activités de production et d’échange dans les conditions nouvelles, ce que la course au profit, à la guerre de concurrence, à l’accumulation-dévalorisation-revalorisation du capital par sa destruction partielle, ne permet plus.

 

Le PCF, un peu avant la fin du siècle dernier, dans la période annonçant les bouleversements actuels, avait pris, plus empiriquement que scientifiquement le mot d’ordre « Nous vivons le temps des révolutions ». Il ne croyait pas si bien dire, et il semble, globalement ne pas trop y croire encore. Mais cela ne veut pas dire qu’in fine, il ne soit pas capable de conduire une révolution interne pour une révolution sociale globale. Globale non dans une uniformisation de la vie et des activités, mais dans la cohérence d’un développement en santé.

 

Pierre Assante, dimanche 4 mars 2018

 

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 10:02

La solution politique réside dans la capacité « du bas » à orienter la solution des contradictions économiques et de l'antagonisme de classe.

Le CMMNIgF. Le mode de production asiatique etc.

 Les rapports sociaux sont à comprendre dans toutes leurs diversités.

Antagonisme créateur d’un besoin de changement de la société,

 mais dans des modes totalement opposés.

On part de l’existant aujourd’hui, on explique le processus passé qui a conduit à cet existant, et on imagine une poursuite en santé du processus, on l’expérimente, on le corrige et on avance.

 

Nous sommes bien dans le règne du  CMMNIgF, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé et de sa classe dominante détentrice du pouvoir sur les mouvements du capital, sa crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Paul Boccara a caractérisé l’opportunisme de gauche et de droite, le gauchisme et la social-démocratie tournée au social-libéralisme puis au libéralisme tout court, par abandon du  « créneau » du social.

Cet  opportunisme de gauche et de droite s’exprime en économie par des théories unilatérale des crises de suraccumulation-dévalorisation du capital, leur incapacité d’aller jusqu’au bout du phénomène de revalorisation du taux de profit par la destruction de capital et des remèdes à cette suraccumulation-dévalorisation du capital ouvrant la voie possible à un type nouveau de mode de production et d’échange échappant à cette contradiction .

Aucune théorie non orthodoxe ne propose de mettre en pratique l’exercice d’un mouvement de reproduction économique donnant les moyens  nécessaires aux activité humaines en permettant le progrès quantitatif et qualitatif de la production des moyens de consommation, des moyens de productions, dans un rapport dialectique sain, viable, entre investissement non capitalistique, production des biens, et consommation, usage en santé de la première richesse pour l’homme, la nature et lui-même dont il fait partie. Aucune théorie sinon la critique marxiste de l’économie politique ayant intégré les transformations du monde, la réalité du CMMNIgF.

Le capital n’est pas « méchant ». Il est un mode de production et d’échange basé sur l’échange Argent-marchandise-Argent plus (A-M-A'), l’accumulation du capital, et sa crise de suraccumulation in fine globale et systémique.

Mais le capital a développé les forces productives et les moyens dont les humains disposent pour vivre, même s’il contient une grave  forme parasite de développement.

Le gauchisme dénonce ces formes parasites mais ne conçoit pas le processus, dans ses multiples possibilités, pour dépasser la forme parasitaire de ce développement, processus dont l’idéal de libération de la puissance de l’argent est l’élément premier et original, du christianisme original, par exemple, à aujourd’hui  dans les propositions humanistes alternatives détachées du contexte global de la réalité.

 

On part de l’existant aujourd’hui, on explique le processus passé qui a conduit à cet existant, et on imagine une poursuite en santé du processus, on l’expérimente, on le corrige et on avance.

Une question est cependant à l’ordre du jour, à mon avis, qui ne contredit pas l’analyse du CMMNIgF mais la conforte et la complète : à l’intérieur de cette forme dominante d’organisation de la société, existent les résidus actifs de formes passées et des formes passées dans un nouveau type de formation. Par exemple la forme de mode de production asiatique où, pour schématiser, c’est un « groupe uniforme constitué » qui exploite un autre groupe, en Asie antique et ailleurs, une administration qui exploite la force de travail paysanne agissant collectivement et non dans une propriété terrienne individuelle. Il y a bien d’autres exemples micros et macros dont le développement peut subsister dans la société d’aujourd’hui.

Ce type de formation, sous une forme nouvelle  existe par exemple dans la colonisation séculaire et moderne d’un groupe humain par un autre groupe humain où existe aussi des inégalités et des contradictions particulières à l’intérieur de l’antagonisme de classe global.

En 1974, le Centre d’Etude et de Recherches Marxistes (CERM), hélas disparu, éditait un ouvrage de recherche collectif intitulé « sur le ʺ mode de production asiatiqueʺ » dont voici la présentation.

« …Dans un passage célèbre de sa préface à la contribution à la critique de l’économie politique, Marx écrivait : « A grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois peuvent être qualifiés d’époques progressives de la formation sociale économique ».

En 1962, le CERM, en même temps que d’autres groupes de chercheurs (notamment des pays socialistes), rouvrait le dossier de cette notion contestée.

La succession historique qui a, en Europe occidentale, abouti à la naissance du capitalisme et qui a de ce point de vue, valeur typique est-elle pour autant obligatoire et universelle ?

Quelle signification donnait Marx au « mode de production asiatique » ?

Faut-il aujourd’hui réhabiliter cette notion, et a-t-elle valeur scientifique ?

Le présent recueil n’a pas la prétention d’apporter à ces questions des réponses définitives. Réunissant les principales études publiées dans le cadre du CERM (notamment par la Revue La Pensée), il permet à des opinions diverses de s’exprimer. Il fournit un dossier que complète utilement le choix de textes préparé par le CERM et publié par ailleurs par les Editions Sociales. Il donne une vue d’ensemble du problème et des débats auxquels il a donné lieu. »

 

Le CMMNIgF est une suite du processus passé humain. Les "rails" dans lesquels notre vie est placée par ce type d’organisation sociale demandent à être contestés et dépassés.

Mais il n’y a pas que les rails de l’organisation obsolète de la société, de la production, de ses institutions. Les rails institutionnels d’un mouvement de contestations et de dépassement existent aussi, relativement, parce que toute activité de la société est baignée par l’organisation et le mouvement de cette société, par l’existant, ce qui devrait être considéré comme une lapalissade.

 

Cet effort du CERM, et bien d’autres, n’ont pas été poursuivis au profit des rails d’un succès réel du mouvement communiste et salarié, mais à ne surtout pas momifier.

Les luttes d’aujourd’hui contre la politique du macronisme et son libéralisme échevelé de l’adaptation du capitalisme à sa crise, ont besoin de poursuivre les études du réel et des solutions aux maladies de ce corps réel qu’est la société humaine, et pas seulement de poursuivre sur des rails figés.

Il s’agit de changer dans la forme et le fond et non pas tout changer l’apparence pour que rien ne change dans le mode obsolète mais non dépassé de production et d’échange. S’il existe dans un mode obsolète mais non dépassé de production et d’échange les éléments de son dépassement, ils ne se développent pas tout seuls. C’est l’action et la conscience humaine des besoins de dépassement qui permettent ou pas le dépassement.

Les rapports sociaux sont à comprendre dans toutes leurs diversités et le mouvement féministe, même relativement ancien,  n’est qu’un début de cette recherche.

Et il s’agit de comprendre la diversité des rapports sociaux dans la globalité dominante de rapports sociaux, celle du capitalisme du XXIème siècle en train de chercher une issue à sa propre crise et dont l’étau des contradictions l’enferme par le haut et par le bas. Par et dans la classe dominante et par et dans la classe vendeuse de sa force de travail et leurs contradictions, leur antagonisme créateur d’un besoin de changement de la société, mais dans des modes totalement opposés. Unité des forces contraditoires !

La solution politique réside dans la capacité du bas à orienter la solution des contradictions économiques, l’économie « garde-manger du cuisinier peuple » et de l’antagonisme de classe. Sans quoi, ce ne peut être qu’une régression dans une période historique de délai inconnu, de forme catastrophique pour la condition humaine, que poursuivrait le processus humain.

 

Il va être relativement "amusant" d'observer les mouvements de ce "haut" contestant l'existant, converger non sur le fond, mais sur la forme, le mode de production. Contestation que "le bas" doit être apte à mettre dans sa boite à outil du développement du mouvement social et d'une issue en santé à ce développement. L'histoire a montré souvent les mouvements opposés constituant finalement un mouvement en santé, au corps défendant de la classe dominante. Les révolutions bourgeoises en fournissent l'illustration.

 

Pierre Assante, 3 mars 2018

 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 12:54

 

Un nouveau manifeste ?

 

"...Un nouveau manifeste... ?" demande mon amie X. ? au sujet d'un article récent (1).

 

"...Celui de 1848 d’Engels et de Marx, et Le Spectre du Communisme qui hante l’Europe »,  est-il dépassé ?..." Ajoute-t-elle.

 

Certes non. Mais pourquoi ne pas profiter des connaissances acquises dans tous les domaines des sciences et ce qu’elles apportent à la réflexion, à la philosophie, à la conscience sur l’intervention de l’homme dans son processus social ?

 

Depuis et après Le Manifeste du Parti Communiste de 1848, Marx avec la contribution propre d'Engels après la mort de Marx pour les livres 2 et 3, ont écrit ensuite Le Capital, Vladimir Ilich Oulianov a écrit sur le développement inégal, l’impérialisme et les monopoles, la NEP, Gramsci a écrit ses Cahiers de Prison, l’intellectuel collectif, les concepts d’idéologie et d’hégémonie, Ernst Bloch a écrit Experimentum Mundi et le Principe Espérance, Vygotski a écrit Pensée et Langage, Henri Lefebvre a écrit Métaphilosophie, Walter Benjamin a écrit sur L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction, Yves Schwartz a écrit Expérience et Connaissance du travail, Paul Boccara a écrit Les théories sur les Crises de Suraccumulation-Dévalorisation du Capital, les conceptions unilatérales et les conceptions dialectiques de ces crises.....

 

Et tant de travaux « grands et petits », tant de savoirs et de savoir-faire, et tant réflexions militantes écrites ou orales, sous-tendant l’acte quotidien humain continu ici et maintenant, et son devenir, et ses sauts de qualité.

 

Alors oui, nous sommes tous des manifestes vivants que nous devons échanger et changer en actes transformateurs de notre vie, en santé.

 

Pierrot, 28 février 2018

 

(1) Il s'agit de cet article :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/une-classe-est-nee-en-meme-temps-que-l-industrie-la-classe-ouvriere-le-salariat-le-proletariat.html

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 18:53

CE QUE SERAIT UN MODESTE RESUME DU MANIFESTE COMMUNISTE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

 

Une classe EST NEE en même temps que l’industrie : la classe ouvrière, le salariat, le prolétariat....

....

Ce schéma reste-t-il valable ? C’est toujours l’exploitation de la force travail qui permet au capital moderne de s’accumuler. Et c’est toujours les mêmes contradictions qui limitent le processus de développement humain. Les limites de développement humain vont de pair avec les limites de développement du capital dans le système capitaliste.

 

L’intelligence artificielle, la numérisation, l’automatisation numérique de la production et de l’échange ne changent rien à l’affaire tant que le processus de développement est basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste qu’elle induit, quelle que soit la forme de la production.

La forme de la production change, mais pas le mode basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste....

 

Industrie et plus-value du XIXème au XXIème siècle.... ?.....

 

....SUITE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/INDUSTRIE_ET_PLUS_VALUE_du_XIX_au_XXI_siecle.pdf

 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 07:34

Publié une première fois le 24 février 2018

 

Plus les besoins de transformation du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositionS ECONOMIQUES des communistes seront audibles, comprises et mises en œuvre.

Mettre à l’ordre du jour le dépassement du pouvoir des 1%.

 

 

La crise de société capitaliste mondialisée pose  le besoin de "sortir des rails" du libéralisme et de l'austérité, de transformer le mode de production et d’échange, et  créer les moyens nécessaires aux activités humaines, leur reproduction et leur développement.

Pour cela il s’agit d’intervenir en dernière instance sur les conditions économiques de reproduction de la société, la reproduction élargie des biens nécessaire à la vie humaine.

 

Transformer l’existant c’est partir de la réalité de l’existant.

Partir de la réalité de l’existant, c’est partir de l’accumulation-dévalorisation du capital, c’est détourner une partie de la circulation et de l’accumulation du capital vers les besoins sociaux, les besoins des êtres humains, de la personne dans la société tout entière. Et partir des réalités c’est dans le cadre des résistances contre les réformes actuelles du travail qui privent de plus en plus les salariés et leur familles de moyens d’existence et de développement, faire avancer la proposition de loi de sécurité d’emploi et-ou de formation.

C’est se donner les moyens de financer les activités humaines et en premier lieu la production des biens nécessaires à cette vie, en intervenant sur le système financier, bancaire local et central, le crédit, sur la production monétaire pour son usage en santé répondant aux besoins humains, ce qui passe par des pôles de crédits financiers sous le contrôle politique de la population et de ses organisations démocratiques. C'est développer des droits nouveaux progressistes des salariés dans les entreprises et dans les institutions qui organisent la production  et les échanges, dans l’Etat, les Etats, dans l’organisation humaine mondiale.

 

La société humaine du XXI° siècle, la nôtre,  est celle du celle du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé (CMMNIgF). Il réunit au paroxysme les contradictions du système capitalisme : 1) révolution scientifique et technique dépassant la mécanisation pour entrer dans l’automatisation de la production des biens et l’automatisation des moyens qui permettent la production des biens.  2) masse de la production, surproduit global permettant de dégager des moyens bien au-delà des besoins immédiats de moyens de survie de l’individu dans l’espèce et de l’espèce humaine et ouvre largement les choix d’usage de ce surproduit et de l’activité libre. 3) Inégalités monstrueuse de la répartition de ce surproduit. 4) Crise systémique de suraccumulation-dévalorisation de capitaux (1) au paroxysme détruisant une partie de l’accumulation de la production passée sur laquelle l’humanité pourrait se hisser à un niveau plus élevé, quantitatif et qualitatif sain de son processus de développement.

 

Le  Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé recouvre toute les formes de production et d’échange passées dont il ne laisse que des résidus historiques résistants et présents dans la réalité nouvelle (2), en particulier un résidu encore massif de la production de main d’œuvre de masse sur l’exploitation de laquelle le CMMNIgF tire la plus- value du financement de sa modernisation.

Sa modernisation crée à la fois l’explosion des capacités productives, leur dégradation qualitative par rapport aux possibilités réelles, donc la dégradation de la satisfaction des besoins humains et de leur développement, le raidissement-dissolution des lois de l’échange capitaliste Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’).

 

L’alternative du XXIème siècle, pour ceux qui y vivent, est de construire radicalement et progressivement un mode nouveau d’échange et de production échappant à l’accumulation privée de l’accumulation des biens et de leur valeur en capital, les rendre dans leur totalité à l’usage social. Qu’on appelle ça le commun, le communisme…il s’agit de sortir des rails du système actuel qui constitue notre moyen de subsistance, notre mode de vie quotidienne, un horizon apparemment indépassable.

 

C’est la réalité qui pousse la réalité. L’humanité agit pour des transformations radicales quand la réalité démontre qu’elle doit être transformée radicalement. Les débuts de la crise dont la réalité fait l’actualité commence à faire cette démonstration de la nécessité d’une transformation radicale. Les communistes, et les économistes communistes ne cessent de proposer des mesures concrètes de transformation des conditions d’échange et de production.

 

 Plus les besoins de transformations du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositions économiques des communistes seront audibles, comprises et mises en œuvre.

Les ouvriers, cadres, ingénieurs, chercheurs qui sont au cœur de la production de biens nécessaires à la vie humaine seront au cœur de l’action populaire unie pour cette transformation, pour une lutte des classe mettant à l’ordre du jour le dépassement du pouvoir des 1%.

 

Lutter sur une pointe avancée du mouvement et de l'organisation sociale, contribue aussi, et au premier titre, à lutter contre les horreurs du monde, toutes les horreurs du monde, auprès de ceux qui en sont touchés directement, immédiatement. C'est vivre, vivre fortement, c'est empêcher d'être privé de vie par les "1%".

 

Pierre Assante, samedi 24 février 2018

 

(1)  Voir schéma des lois de l’accumulation capitaliste sur l’article sur la formation dans ce blog.

http://pierreassante.fr/dossier/4_REALITES_DE_BASE_DE_L_ECONOMIE_CAPITALISTE.pdf

 

(2) Le passé ne disparaît pas, il vit dans le présent et présent et passé contiennent les conditions, la causalité, l'infinité des possibles du devenir.

 

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