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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 06:58

Le communisme est la forme nécessaire et le principe énergétique du futur prochain, mais le communisme n'est pas en tant que tel le but du développement humain, - la forme de la société humaine.

 

1844A partir de ce titre extrait du texte de Marx on peut imaginer tout le développement de l’œuvre d’Ernst Bloch. Mais il faut se souvenir que Bloch connaissait parfaitement les découvertes de base de Marx en matière de critique de l’économie politique : plus value, baisse tendancielle du taux de profit, mesure quantitative de la valeur (1)….. , et non comme des formules mais comme abstractions tirées de la réalité complexe, infinie et énigmatique des échanges humains et restituées à la pratique opérationnelle d’action de transformation sociale consciente. Voir ci-dessous une demi page en allemand et la traduction en français de la même citation.

 

(1) Lorsqu’une partie des intellectuels et l’intellectuel collectif que constitue l’organisation  politique du salariat, conjointement à l’approfondissement et mise à jour de la science, enseigneront massivement, auront le courage d’enseigner ces données de base sans craindre d’être « ringards », et non leurs seules recherches personnelles, leur discours deviendra compréhensible et nous serons près des solutions politiques auxquelles nous aspirons.

 

Citation du texte allemand et au-dessous en français :

 

« Indem aber für den sozialistischen Menschen die ganze sogenannte Weltgeschichte nichts anders ist als die Erzeugung des Menschen durch die menschliche Arbeit, als das Werden der Natur für den Menschen, so hat er also den anschaulichen, unwiderstehlichen Beweis von seiner Geburt durch sich selbst, von seinem Entstehungsprozeß. Indem die Wesenhaftigkeit des Menschen und der Natur, indem der Mensch für den Menschen als Dasein der Natur und die Natur für den Menschen als Dasein des Menschen praktisch, sinnlich anschaubar geworden ist, ist die Frage nach einem fremden Wesen, nach einem Wesen über der Natur und dem Menschen – eine Frage, welche das Geständnis von der Unwesentlichkeit der Natur und des Menschen einschließt – praktisch unmöglich geworden. Der Atheismus, als Leugnung dieser Unwesentlichkeit, hat keinen Sein mehr, denn der Atheismus ist die Negation des Gottes und setzt durch diese Negation das Dasein des Menschen; aber der Sozialismus als Sozialismus bedarf einer solchen Vermittlung nicht mehr; er beginnt von dem theoretisch und praktisch sinnlichen Bewußtsein des Menschen und der Natur als des Wesens. Er ist positives, nicht mehr durch die Aufhebung der Religion vermitteltes Selbstbewußtsein des Menschen, wie das wirkliche Leben positive, nicht mehr durch die Aufhebung des Privateigentums, den Kommunismus, vermittelte Wirklichkeit des Menschen ist. Der Kommunismus ist die Position als Negation der Negation, darum das wirkliche, für die nächste geschichtliche Entwicklung notwendige Moment der menschlichen Emanzipation und Wiedergewinnung. Der Kommunismus ist die notwendige Gestalt und das energische Prinzip der nächsten Zukunft, aber der Kommunismus ist nicht als solcher das Ziel der menschlichen Entwicklung – die Gestalt der menschlichen Gesellschaft. » Marx, 1844.

 

Bloch.jpg« Mais, pour l'homme socialiste, tout ce qu'on appelle l'histoire universelle n'est rien d'autre que l'engendrement de l'homme par le travail humain, que le devenir de la nature pour l'hom­me ; il a donc la preuve évidente et irréfutable de son engendrement par lui-même, du proces­sus de sa naissance. Si la réalité essentielle de l'homme et de la nature, si l'homme qui est pour l'homme l'existence de la nature et la nature qui est pour l'homme l'existence de l'hom­me sont devenus un fait, quelque chose de concret, d'évident, la question d'un être étranger, d'un être placé au-dessus de la nature et de l'homme est devenue pratiquement impossible - cette question impliquant l'aveu de l'inessentialité de la nature et de l'homme. L'athéisme, dans la mesure où il nie cette chose secondaire, n'a plus de sens, car l'athéisme est une néga­tion de Dieu et par cette négation il pose l'existence de l'homme; mais le socialisme en tant que socialisme n'a plus besoin de ce moyen terme. Il part de la conscience théoriquement et pratiquement sensible de l'homme et de la nature comme de l'essence. Il est la conscience de soi positive de l'homme, qui n'est plus par le moyen terme de l'abolition de la religion, comme la vie réelle est la réalité positive de l'homme qui n'est plus par le moyen terme de l'abolition de la propriété privée, le communisme. Le communisme pose le positif comme néga­tion de la négation, il est donc le moment réel de l'émancipation et de la reprise de soi de l'homme, le moment nécessaire pour le développement à venir de l'histoire. Le communisme est la forme nécessaire et le principe énergétique du futur prochain, mais le communisme n'est pas en tant que tel le but du développement humain, - la forme de la société humaine. » Marx, 1844

 

La question n'est pas tant sur l'athéisme, bien que ça le resitue, mais sur le fait que le communisme et la société communiste n'est qu'un outil nouveau dans l'humanisation de la nature et la naturalisation de l'homme, (l'humanisme, et non cet « humanisme » de classe qui est notre modèle actuel) que l'homme crée et non un but.

 

Commencer par les fins c'est peut-être cela : ne pas prendre l'outil pour le but et ne pas faire de l'outil le but, ce qui éviterait peut-être de se perdre dans l'action destructrice ou au contraire dans l'inaction. Une question de santé collective, en quelque sorte, sans normes rigides opprimantes, ni "sans foi ni loi".

 

Au quotidien, c'est sans doute une question militante, plus instinctive que pensée, pour ce que nous sommes aujourd'hui en tout cas.

  

Pierre Assante, 5 novembre 2009.

http://www.emigrazione-notizie.org/downloads.asp?id=198

 

http://www.emigrazione-notizie.org/public/upload/LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_Pierre_Assante.pdf

 

« ….En résumé : les causes, bien qu’elles ne doivent pas être exagérées en un sens mécaniste, sont, dans les choses, les présupposés d’une réalisation possible qui ne s’accomplit pas sans l’intervention du sujet. C’est ainsi que le capitalisme développe en son sein les conditions d’un passage révolutionnaire au socialisme, mais on n’y trouve certes  pas d’emblée les causes de ce passage. Car les conditions se contentent de créer une atmosphère chargée dans laquelle le facteur subjectif, dont l’activité est ce qui déclenche effectivement le nouveau, doit apporter le soucis impérieux des fins s’il veut rester dans la ligne du travail révolutionnaire et atteindre ainsi un résultat réellement révolutionnaire. Conjointement il est tout aussi impérieux que l’excédent par lequel toute possibilité dépasse le donné, y compris celui du résultat révolutionnaire, ne se voie pas congédié ni même affaibli. Il demeure dans l’histoire humaine comme dans la nature extérieure à l’homme l’océan des possibilités toujours ouvertes puisqu’aussi bien il n’est que le conditionnement partiel de la réalisation, ouvert dans ses tendances et dans sa latence. La force persistante du facteur révolutionnaire subjectif doit donc être instruite et guidée, non seulement par une étude préalable des causes au sein de l’ordre à changer mais plus particulièrement par la recherche de conditions nouvelles préparant la réalisation de l’ordre utopique concret qu’il exige –un être finalement semblable à l’utopie. Au niveau politique –mais pas uniquement à ce niveau- cela signifie une mobilisation croissante des causes existantes et la création de causes nouvelles ; cette création ne se fera toutefois  pas par une révolution politique placée sou le signe du mauvais infini mais par l’effectuation à la fois causale et finale d’un résultat révolutionnaire. La transmission causale et finale ne s’y fige nullement sous l’effet d’une nécessité réifiée, elle reste processuelle et sa seule loi est d’être traversée par la dialectique, sans qu’il soit aucunement question d’arrêt ou de la nécessité inéluctable de lois prétendument éternelles, de lois d’airain auxquelles nous devrions conformer les « cercles » de notre existence….. »

Extrait de « Experimentum mundi (Expérimentation du monde), question, catégories de l’élaboration, praxis », Ernst Bloch, Payot, Traduction de Gérard Raulet.

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:34
Prima parte: Le strategie di contenimento della crisi e l'accordo Pomigliano-Mirafiori
A.D. 2011: per la fine del neoliberismo in Italia e in Europa

di Rodolfo Ricci


Gli ultimi eventi economici e sociali italiani con i deprimenti annessi parapolitici che li accompagnano, consentono di prefigurare alcuni possibili scenari futuri. Sono scenari contraddittori se non opposti e il loro esito, lontano dall’essere predeterminato, è legato essenzialmente, come nella teoria dei giochi, all’abilità e alla volontà dei giocatori.

Berlinguer photoTrattandosi di giocatori sociali, ciò presuppone che l’identità (POLITICA) dei contendenti sia chiara. Al momento questo pare darsi solo su una parte della scacchiera (quella dei poteri dominanti, i quali secondo una secolare e sperimentata abitudine all’ opacità, sanno celarsi sotto diverse forme, di governo e di opposizione), mentre da un’altra parte sta faticosamente incedendo il tentativo di una ricomposizione a tappe forzate del soggetto sociale “lavoro” ormai completamente precarizzato, un processo incentivato dalla crescente miseria indotta dalla crisi.

Questo tentativo non è senza difficoltà, visto che sono molte le figure che ambiscono a rappresentare la miseria attuale e futura, alcune in buona fede - ma con scarsi mezzi a disposizione e ancora dentro una crisi che dura dal crollo del socialismo reale -, altre in mala fede o quantomeno, nel migliore dei casi, incorrendo in una grave incapacità di comprensione della posta in gioco effettiva...

...Suite de l'article : http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=395
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:04

Article publie le 28 fevrier 2008

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5780.html?var_recherche=developpement%20inegal

 

Cet article publié sur le site PCF 13 en février 2008 (lien ci-dessus), a été repris dans "La métamorphose du travail" recueil mis en ligne sur le site de "Travail et Démocratie", le site de " Emigrazione Notizie" et sur ce blog.

 

Il est aussi en page 106 du recueil ci-dessous

 

14mai10 003Le capital ne se valorise que s’il peut jouer sur sa partie variable, c'est-à-dire sur la main d’œuvre, le travail salarié.

Il ne peut donc réaliser l’automatisation poussée d’une production que s’il a d’autre part un appoint et un transfert d’une production faisant appel à de la main d’œuvre. Ainsi le développement inégal lui est indispensable car seul ce développement inégal géographique et social peut maintenir la production à main d’œuvre suffisante à la valorisation.

Les transferts de valeur (marchande), la multiplicité et la variété de ces transferts voilent cette réalité, pourtant évidente pour qui veut s’y pencher.

 

Les « pays émergents » vont, dans les décennies à venir, refuser que les pays « développés » continuent de gérer les bourses des valeurs, les techniques et le monde alors que le capital transfère la production hors des frontières des pays développés, en faisant de ces pays émergents les vrais maîtres du jeu. Ce sera la là meilleure démonstration de la question de la valorisation du capital qui devrait alors avoir recours à une guerre généralisée pour survivre, si on peut appeler survivre l’issue d’une éventuelle guerre. E.Berlinguer pointait cette question dès 1971 (1).

 

L’automatisation généralisée au marché mondial est en contradiction mortelle pour le marché capitaliste car elle met en cause ses lois de développement.

 

Le développement inégal a été DEJA analysé dans « Impérialisme, stade suprême du capitalisme », il y a près d’un siècle. Cette donnée a pris aujourd’hui une dimension généralisée et hypertrophiée et c’est la raison des difficultés et de l’impasse du capitalisme pour entrer dans une nouvelle phase d’adaptation. L’automatisation généralisée est la clef de la libération du travail (2).  

 

L’organisation du travail sur la base d’une automatisation généralisée est la clef de l’humain universel pour qui le temps est dégagé pour une activité libre, un développement de la personne, l’explosion de la créativité et le développement durable. Pourquoi ne pas appeler ça par son nom : le communisme.

Il faut développer les données évoquées ci-dessus,  d’un développement et d’un exposé scientifique qui réclame le passage par « la critique de l’économie politique, le Capital ».

La démocratie du travail par laquelle passe la transformation du « que produire et comment produire » (3), c'est-à-dire l’organisation micro et macro du travail, est donc bien la seule alternative au développement humain, autour de laquelle doivent s’organiser l’ensemble des activités humaines, la sauvegarde de la paix et le respect du prochain basé sur l'égalité sociale. On ne peut considérer l'humanité figée dans une situation immuable, ce qui reviendrait à la condamner à mort.

 

Pierre Assante, le 27 février 2008

 

Notes :

 (1) Le capital agit à la fois dans le cadre des nations mais aussi globalement. Cela transforme de rôle des nations dont le centre n’est plus le marché national mais la position dans et sur le marché mondial. Il n’y a pas affaiblissement des nations et de l’État, mais transformation de leur rôle et adaptation aux transformations du capital. Evidemment, cela suppose une législation conforme à ces transformations du capital. C’est bien la raison des bouleversements politiques de Reagan, Tatcher, Buch, Berlusconi, Sarkosy, et de toute politique libérale. Mais, contradiction : le capital veut et ne veut pas rayer l’histoire parce qu’elle le sert et le dessert en même temps, et cette contradiction n’est pas une autre contradiction que celle de la baisse tendancielle du taux de profit : c’est la même.

 

(2) Libération, pas de la production, libération du travail ! C'est-à-dire qu’on ne supprime pas le travail, on le rend libre, ce qui est différent. La distinction est une distinction de taille qui révèle les contraintes inhérentes aux rapports de classes. Le partage d’un repas par des hommes empreints par la lutte pour la solidarité transformé en hostie par l’institution contient tout ce que la dichotomie esprit/corps est induite par les rapports inégaux, que l’institution des dominants se réclame de la religion ou de la laïcité, dans ce cas la laïcité de classe qui est un retour à la domination religieuse. Il est significatif que la rencontre de la philosophie grecque avancée des commerçants antiques, de la lutte contre l’esclavage et la colonisation avec un mouvement populaire « de base », ait engendré un dieu avec un corps d’homme et les conséquences de ce corps d’homme. Les débats théologiques ont d’ailleurs immédiatement porté sur la constitution matérielle de ce dieu. Le débat a été rapidement tranché par l’institution au détriment du corps, et celui de « supprimer l’esclavage ou le rendre plus doux » par le maintient des dominations de classe, ce qui est la même chose : nier le corps. Il en est de même de la dichotomie « critique de l’économie politique/action politique d’émancipation humaine » et « critique de l’économie politique/rapports homme-femme » ou « critique de l’économie politique/rapports de subalternité décideurs-exécutants ». Trouver gonflant le travail dit théorique est de cet ordre de la dichotomie induite par les lois économiques de développement dans un système d’échange hiérarchisé. Ignorer ces lois, c’est la conséquence de l’imprégnation de cette domination sur l’ensemble de la société. Nier le corps, c’est aussi nier les techniques, évidemment.

 

(3) Cette expression est aussi une expression employée par Enrico Berlinguer. Créer, c’est marcher sur la corde raide. Il fut un temps on appelait ça ne tomber ni dans l’opportuniste de gauche ni dans l’opportunisme de droite. Mais on a vu comment cette formule a été utilisée pour justifier des positions dominantes contre les critiques au sens scientifique du terme (les critiques, pas les manœuvres politiciennes). Créer, c’est une situation de bel inconfort, de fidélité et d’infidélité, d’héritage des autres et de soi-même et de transformation saine de l’héritage. On mesure à quel point trancher dans cet inconfort pour stabiliser une réflexion, une situation, en réduisant les horizons à un horizon limité, est un conformisme mortel en voyant ce que les italiens du « Parti Démocratique » issu du PCI ont fait. Tenir les deux bouts consiste à ne pas opposer « l’horizon lointain » et « l’horizon immédiat », mais les rendre complémentaires en les unissant. Sombrer dans un seul aspect d’une question, d’un acte, ne pas « tenir les deux bouts de l’acte », avec tout ce qu’il y a « entre ces deux bouts » est une habitude humaine que l’on retrouve dans tous les groupes y compris ceux qui se réclament de la transformation sociale, habitude qui induit les querelles stériles, les divisions, les haines internes.

 

Cet article publié sur le site PCF 13 en février 2008, a été repris dans "Métamorphose du travail" recueil mis en ligne sur le site de "Travail et Démocratie" le site de " Emigrazione Notizie" et sur ce blog.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 07:27

Le Département d’Ergologie de l’Université de Provence organise cette année un séminaire public sous forme de trois séances, les Vendredi 11/02, 8/04, 6/05.

travail et ergologie 0001 

Le matin, 9H-12H, questions en débat posées dans le cadre du développement de la démarche ergologique, préparées par le Séminaire Doctoral.

L’après-midi, 14H-17h, conférence d’une personnalité  invitée.

 

Lieu (sauf contre indication) : salle B 134, Centre d’Aix-en-Provence.

 

Vendredi 11 Février :

Copie de P1000280Matin : recensement d’un certain nombre d’interrogations et de questions théoriques, à tester et travailler dans le cadre de la démarche ergologique.  Présentation : Yves Schwartz.

Après-midi : conférence de Pierre Rabardel, professeur émérite Paris VIII. Thème : «  De l’instrument au pouvoir d’agir. Comment se gère ce déplacement ? »

 

Vendredi 8 Avril :

Copie-de-P1000269.JPGMatin : questions autour des Groupes de Rencontres du Travail. Présentation et animation : Louis Durrive. Discutants : animateurs de GRT, passés et actuels ( selon leur disponibilité).

 

Après-midi : conférence de Christine Castejon (Alter ergo, Paris, docteur en Philosophie).Thème à définir.

 

Vendredi  6 Mai :

l'activité en dialogues 0001Matin : Questions et bilan provisoire préparés par le Séminaire Doctoral.

Après-midi : conférencier à définir.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 06:00
vendredi 28 janvier - 18:30
Collectifs entreprise, monde intellectuel monde de la recherche, école :

Réunion de travail

 Y.Schwartàtransformer2"École, enseignement supérieur, recherche, entreprise : la formation au cœur de la contradiction capital-travail"

Avec la participation de Stéphane Bonnery
Membre de l’Exécutif national du PCF
Chargé des questions de l’éducation

Cette réunion de travail est commune aux trois collectifs : " entreprise " ; "monde intellectuel, monde de la recherche", "École"

Elle est ouverte à tous les camarades qui souhaitent y participer ; vous pouvez invitez largement

J’ai fait appel à quelques camarades pour qu’ils écrivent un texte qui interpelle, qui donne des pistes de réflexion...

Je vous invite aussi à lire et faire lire les premiers textes de Pierre Bachman et Jacques Broda, qui ont répondu à ma demande.

Y.Schwartzàtransformer1Vous pouvez, apporter votre contribution au travail en écrivant un texte, même court... une parole qui nourrit (l’ensemble des textes qui me seront envoyés, seront diffusés et mis sur le site).

Contact : Miranda Cirasaro

 

http://www.bdr13.pcf.fr/Reunion-de-travail,12885.html

http://www.bdr13.pcf.fr/Note-de-Pierre-Assante,12995.html

http://www.bdr13.pcf.fr/Refexion-de-Jean-Michel-Borriello.html

A la Maison des communistes
280, rue de Lyon
13015 – Marseille

Vendredi 28 janvier à 18h30

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:30

Mon amie Marie  produit ces chroniques régulières, politiques, humoristiques et pensives...

En voici une des dernières.

 

L'âne, le renard et la confiture.

 

20101019 024C'est l'attitude de nos gouvernants lors de l'épisode exceptionnellement hivernal des dernières fêtes de fin d'année qui m'a mis la puce à l'oreille. J'ai repensé à l'enfant accusé d'avoir mangé la confiture dont le pot était caché en haut de l'armoire et qui se défendait en disant: « c'est pas moi, d'abord j'aime pas la confiture, puis je ne savais pas où elle était cachée, puis le pot était trop haut ». D'abord, il n'y a pas eu de pagaille, puis on a trouvé les responsables de la pagaille, c'est Météo France et les grévistes, la ministre a exigé des explications et maintenant elle organise des tables rondes, sans les représentants des travailleurs, pour comprendre ce qui s'est passé et élaborer des directives pour éviter que cette pagaille qui n'a pas existé ne se reproduise plus! N'en sabi plu que dire!

Commençons par Météo France, ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal. La direction de la météorologie nationale fut créée en 1945. Tiens, comme c'est bizarre. En 1993, sous Balladur, elle devint « sous le nom de Météo France, un établissement public administratif afin de faciliter la commercialisation de l'information météorologique destinée aux particuliers et aux entreprises ». En 2008, sous Fillon, ses personnels se lancent dans un mouvement social fort,contre la suppression de nombreuses structures départementales, et des réductions de postes(tiens, tiens!) et le gouvernement externalise la régie de publicité pour en faire une société de droit privé. Quand il criait haro sur Météo France, Fillon se prenait sans doute pour le renard de la fable, flattant le maitre que chacun sait responsable. La galina que canta es aquela qu'a fach l'uòu!

Aeroports de Paris, fut aussi créé en 1945. C'était alors un établissement public de l'état, mais il devint société anonyme en 2005, sous le gouvernement Raffarin, et c'est le gouvernement Villepin qui lança en 2006, le processus de privatisation. Cette société avait elle trouvé le responsable de la pagaille aéroportuaire qui n'existait pas pour le gouvernement mais que subissaient les passagers: les grévistes de la société qui fournit le glycol nécessaire au dégivrage des avions. Pas de chance, la société répondit vertement que le conflit social n'avait rien à voir et qu''elle n'avait pas à livrer du glycol qui n'avait pas été commandé! Naturellement, les compagnies d'aviation qui ne pouvaient honorer les vols pour lesquels elles avaient vendu les billets n'étaient ni coupables ni responsables. M'sieur, c'est pas moi, c'est l'autre...Le monde de la concurrence libre et non faussée est vraiment impitoyable, mais il donne un spectacle pitoyable, comme une cour de récré livrée à elle même, sans surveillance. Aquela d'eficacitat! Era un cònta de ma tanta la bòrnia di dos uelhs!

Est-il besoin de parler des sociétés d'autoroutes, privées elles aussi? Pas mal, non plus, la défense de la SNCF, et son rapport sur le Strasbourg-Nice. Il n'y a pas de faute humaine, toutes les procédures ont été respectées, mais le train n'aurait pas du partir...Et naturellement, les syndicats qui lancent des préavis de grèves, dans la période des grands départs sont responsables, surtout s'ils revendiquent des créations d'emplois. Regardez la bonne volonté de la direction: elle a imaginé faire appel aux cheminots en congé pour aider les contrôleurs. Elle fait appel aux volontaires: c'est pas du dialogue social, ça? Imaginez le roi du Maroc demandant à notre couple présidentiel s'il ne veut pas faire le ménage dans le palais où il les loge. D'ailleurs, ces méchants syndicalistes, ils ne viennent même plus aux réunions où on leur permet d'écouter l'énoncé des décisions déjà prises: les voilà les responsables des dysfonctionnement de la société, des verrouillages intempestifs de la créativité des entreprises, du chômage, des intempéries, et que sais-je encore... des tics de nicolas le petit ? Zo, bolegam. Viva lo cambiament vertadier.

 

Marie Delenga, chronique du Patriote.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 07:57

Goblot"Les femmes et les hommes qui s’associent pour constituer ensemble le Parti communiste français ont en projet commun de vouloir répondre aux immenses défis de notre époque par l’émancipation de chacun-e, la maîtrise sociale, la mise en commun et le partage des connaissances, des pouvoirs, des richesses.

Elles et ils refusent un monde où les possibilités considérables qui surgissent de l’activité et du génie humain sont dévoyées en pillage des ressources, en concurrence aveugle, en affrontements et en guerres ; une société d’injustices et d’inégalités où les forts écrasent toujours les faibles. Elles et ils considèrent que la toute puissance de l’argent peut être combattue, que le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire.

Leur engagement politique a pour raison d’être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu’à leur dépassement, toutes les formes sociales d’exploitation, de domination et d’aliénation.

Des êtres humains libres, égaux et associés, c’est la conception révolutionnaire qu’elles et ils se donnent d’un communisme libérateur d’humanité."

Extrait : Préambule du texte constituant « Les statuts du Parti communiste français »

 

Tout ce que j’aime. Jean Ferrat.

 

La mer et les oiseaux envolés du sommeil
La pierre du seuil usée par le pas des saisons
Roses d'écume et fruits vermeils
Le vent rêvant sur ma maison
Le feu qui veille
L'or des poissons
Le soleil
Les moissons

Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime au creux des mains

Combats d'hier combats toujours recommencés
Premier cri de la vie graines de l'avenir
Un pas de plus vers la beauté
Rêves réels qui vont fleurir
L'espoir gagné
Savoir s'unir
La bonté
Rebâtir

Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime mène à demain

Le goût de vivre enfin sans mesure sans frontières
Les raisons de l'amour les raisons de la vie
Deux bras comme un grand livre ouvert
Une chanson contre l'oubli
Justes colères
Mystères conquis
La lumière
L'infini

Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime t'appartient

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 19:44

Roqueta.Poemas-de-prosa-jpg

 

Es envirotat de milenaris

E estrenhe lei milenaris

Mai luench que l’orizont

Tau era Max Roqueta. Cresi. 

 

 Pèiron, 8 de Genoier 2011

  

 

Il est environné de millénaires

Et cerne les millénaires

Au-delà de leur horizon

Tel était Max Rouquette, je crois. 

 

 

Pierrot, 8 janvier 2011

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:19

Traduction :

 

Antologia deis escrivans sociaus provençausDans l’encadré il y a VIRUS. C’est un jeu de mot avec le U qui symbolise le journal l’UNITA

 

Titre : Interdit de piétiner les pelouses (et les classes, c’est un jeu de mot sur le double sens du mot « aule » en italien : pelouse et-ou salle de classe)

 

ATA,  ce n’est pas une prise de karaté, oh jeune.

Ni une marque (griffe) de tes pantalons.

C’est moi

Tu vois maintenant (de quoi il s'agit) ? Peut-être tu me vois à la récréation.

Je te regarde de travers si tu sors des toilettes et tu pues la cigarette.

Tu ris

Et tu ne comprends pas.

Moi je t’enseigne ce qu’est la vie.

 

La vie : sonner la cloche tous les jours

porter la circulaire et faire les photocopies

ouvrir et fermer le portail.

et nettoyer les chiottes

de ton autogestion.

 

Merle RenéSans accrocs, sans pierres, et sans flammes, (allusion au manifs étudiantes…)

pendant des années,

et ainsi aussi, perdre le travail

 

Vas dans la rue jouer, petit

maintenant

tu as fini de faire la révolution ?

 

Reviens, va ! Assied-toi

N’écris pas sur le banc et ne fume pas dans les toilettes, qu’après ça pue.

 

Ce petit texte est signé « di lo Scorpione », du « Scorpion »,  ce qui est le pseudonyme du journaliste. Sans doute de sa part ses propres souvenirs d’élève et ses rapports humain avec ce travailleur si visible et si invisible.

 

Petits repères personnels de T.O.S et autres:

 

Pour ma part j’ai été 30 ans TOS en tant qu’agent de labo (« ménage » d’un demi hectare compris et autres « taches ménagères industrielles » de TOS), puis Aide, puis Aide Technique. Auparavant, j’avais eu une petite expérience ouvrière au rythme de SCHWARTZ 198860 h par semaine (10 h par jour, Samedi compris) dans la métallurgie, et une expérience de coursier qui m’avait permis de côtoyer les mœurs et coutumes d’une grande famille marseillaise et ses rapports au profit.

 

Mon enfance c’est celle de la campagne marseillaise (les Accates), de ses travaux des champs et des vignes, dans une famille (mixte : d'immigrations diverses et de de longue tradition marseillaise) pourtant citadine de culture scientifique autodidacte et de culture musicale forte ; et politique aussi. J’y dois ajouter les deux instits, Mme Ramade dans une classe unique de campagne à laquelle est venu s’adjoindre les deux dernières années une personnalité forte aussi, Gabriel Vialle.

 

Résultat scolaires excellents en primaire, médiocre en secondaire et problèmes de santé avec aversion relative du milieu bourgeois lycéen de Thiers, bien qu’y côtoyant des amis avec un esprit fraternel. Arrêt en seconde et travail puis apprentissage au Pontet et reprise du travail.

 

Trente ans à monter des expériences de physiques du programme des lycées et à construire des appareils d’expérimentation, ce n’est pas une expérience scientifique, mais cela ajouté aux observations campagnardes de la vie animale et rurale familiarise avec le comportement de la nature et de l’homme. Plus rapports doublement hérétiques de mon père communiste à l’église et croyant à la cellule, militant CGT.

 

Action Poétique N°23 couv.Mes dix dernières années d’activité salariées, c’était du syndicalisme à plein temps, au hasard de la création de la FSU qui aspirait les bonnes volontés en réserve. Et une expérience où l’on côtoie et les revendications de terrain et les institutions à haut niveau et leurs relations complexes avec la loi et les intérêts de la classe dominante.

 

Cela fait un bilan et une synthèse d’expérience qui permet de rester près, avec « ceux d’en bas » (conditions de vie quotidienne comprises) et d’avoir  une vision plus générale et plus synthétique de la société, de sa réalité et de ses devenirs possibles.

 

Les expériences familiales et conjugales sont traversées par tout ça et traversent tout ça bien sûr, les enfants qui grandissent et les vieux qui se « concentrent » sur les moyens qui vont diminuendo et grandissent en même temps, de même. La femme, l’amour, les enfant, petits enfants et parents nous apprenant des choses extraordinaires.

 

Une petite expérience poétique avec la revue « Action Poétique », 47 ans de PCF à ce jour dont 10 ans de secrétariat de section, le secrétariat du CREO Provence, la commission culturelle du PCF 13, les 2000 signatures de son stand à la Fête de la Marseillaise pour la culture d’Oc à la télé et son succès, la révélatrice fréquentation de l’ergologie, tous les personnages passionnants de tous ces milieux divers…. et j’arrête car on ne peut manif unatos femmesrésumer une vie, et c'est prétentieux, pardonnez-moi… etc.…Copie de 100 1686

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 13:32

20101019-011.jpgLes A.T.A. sont en Italie proches de ce que sont les T.O.S. (Personnels Techniques Ouvriers et de Service) particuliers au milieu scolaire et de l'éducation en France. Les ATA et les TOS de la Fonction Publique d'Etat ou Territoriaux, à la différence des personnels Techniques Ouvriers et de Service que l'on trouve dans le privé et en majorité précaires et sans statuts , conservent encore, même si elles sont gravement menacées,  des fonctions professionnelles formalisées et un certains nombre de droits et de qualifications reconnues qui vont avec cette formalisation (statuts, règlementation des missions...).

J'ai reçu, en hommage personnel à mon ex-profession, cette page de l'UNITA (Ex-journal quotidien italien de l'ex-P.C.I. -prononcer "pitchi"). Cette page, c'est une sorte de poésie, un hommage aux travaux des TOS italiens de l'éduc., leur utilité, et un discours à leur principal usager, l'élève (Voir en bas de cet article).

Dans le cadre d'une société qui surmontera la question de la division du travail actuelle, et donc la question du salariat dans la société de classe, les T.O.S. de la F.P. ne sauraient être un modèle.

Cependant leurs statuts actuels dans les Fonctions Publiques, ont été conquis de haute lutte syndicale par ces personnels et représentent une avancée fondamentale sur laquelle pourraient s'appuyer tous les salariés et les précaires en particulier, surtout vis à vis du précariat qui s'étend.

La plateforme syndicale commune a mis dans ses objectifs de lutte, l'abolition de ce précariat et l'extension du droit du travail. Et souligné la question de la gestion du travail et du recul de ses droits par le moyen de politiques bancaires réactionnaires.

Pierrot, le 7 janvier 2011

A.T.A.

Sur les TOS, voir l'article :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-t-o-s-sur-l-activite-64012172.html

Et le lien avec le N° 86 de Régions Atos :

Régions ATOS 86

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 06:23
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 07:21

 escalier contesse 2juin10 002Expérimentons une autre vision : imagine ! :

  

Si tu es menuisier ou bricoleur, et que tu veuilles fabriquer artisanalement une table, imagine que tu doives découper le bois. Tu vas le scier et le raboter à une certaine forme, une certaine dimension.

Imagine maintenant que le bois est un mouvement, et non cet objet inerte que ta représentation mentale,  l’habitude et l’usage ont formé pour « un temps historique », le tien.

Imagine enfin que ces représentations mentales de la réalité que  l’habitude et l’usage ont formé, sont celles d'une réalité de mouvements divers, ce qui fait la diversité des objets avec lesquels tu rentres en relation directement ou indirectement.

 

Imagine enfin, qu’en pénétrant dans l’infiniment petit de ton plateau de table, son mouvement, comme tous les mouvements, possèdent des pulsions de mouvement, avec des fréquences fixes, et des combinaisons de fréquences issus des diversités des mouvements qui se rencontrent dans le mouvement.

 

Imagine maintenant que ces mouvements multiples, variés qui se rencontrent forment les objets et les évènements de notre vie, de la nature, de la société, de toutes formes prises par le mouvement et les processus qu’ils forment dans un processus général.

 

Copie-de-000_2412.JPGAinsi tu peux imaginer différemment à quoi correspondent dans la réalité les concepts de mesure discrète et de mesure quantique, c'est-à-dire de continuité et de rupture, de quantité et de qualité qu’elles produisent, des contradictions d’un processus, des forces contradictoires qu’il contient leur croissance et leur propre mouvement particulier, des transformations qualitatives issus des accumulations quantitatives, c'est-à-dire des mouvements de croissance (y compris dans la croissance de la conscience collective de l’humanité, l’humanisation de la nature) qui se nourrissent de l’accumulation des mouvements « externes » dans un mouvement « absorbant » à l’image de la vie : le propre de la construction, en santé, en durée cohérente ou non du mouvement.

 

En fait appliquer relativement et d’une façon souple cette vision à tout ce que la recherche scientifique et philosophique nous révélé dans l’histoire humaine à ce jour.

 

Spire quand l evenement...Tu peux aussi appliquer de la même façon cette vision au mouvement de l'échange humain, depuis ses formes primitives jusqu'à sa forme actuelle, la mesure quantitative de la valeur marchande, du temps de travail mesurable, hors "valeurs sans dimensions". Et comprendre les phénomènes "aléatoires" ou volontairement "non contrôlés" par et pour l'intérêt privé, non quantifiables, apparemment cohérents dans cette logique privée limitée et mutilée, et incohérents globalement dans l'échange mondialisé et informationnalisé. Et imaginer et comprendre l'indifférence générale que cette mesure introduit vis à vis des produits particuliers du travail et donc des besoins en santé (en vie sans maladie mortelle généralisée). Et voir la quantité de désirs sans solution qu'elle induit.

 

Et imaginer et mettre en oeuvre des transformations volontaires nouvelles à initier dans l'échange

 

Cette proposition de vision ne se veut pas rigide, elle se veut introduire un autre abord du concept de matière qui confirme la vision matérialiste, le concept de processus, les interactions dialectiques, en synchronie et en diachronie, l’aléatoire et la volonté humaine elle-même élément de l’autocréation de la nature, de l’humanité et l’homme et son travail, son activité qui est part de la nature, dans son unité.

 

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Finalement, cette « autre » vision que je vous "propose" n’est pas si différente de notre vision quotidienne face à la résolution des problèmes quotidiens de notre vie. Elle nous permet cependant, peut-être, de rassembler mieux nos concepts apparemment morcelés et incohérents, à aider aux synthèses tout en s’en méfiant et en restant en éveil sur leur besoin de mobilité.

 

A partir de cette vision de mouvement et non « d’objet » (au sens populaire du mot), il est plus facile, je crois, de rassembler les concepts et les mesures de temps et d’espace, l’existence n’étant que le mouvement, sa continuité et sa pulsion, et l’unité d’objet, d’être du temps-espace.

 

Mes excuses pour cette imagination de scientifique amateur sans démonstrations expérimentales autres que l’usage de la vie quotidienne et militante et des évènements qu'elle rencontre, y compris par notre connaissance collective de l’histoire et des sciences. Ne pas la prendre au sérieux, mais y rêver.

 

Pierre Assante, Jeudi 6 janvier 2011

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 17:41

La somme et le reste, Edité par AjzenbergDans une espèce vivante, l’individu est à la fois en solidarité et en concurrence. La concurrence ne peux pas prendre le pas et s'isoler du "mouvement solidarité" sous peine d'auto-destruction du mouvement, de la vie de l'espèce. C’est un mouvement unique qui comporte une contradiction interne, comme tout mouvement, et sans laquelle il n’y a pas de mouvement. L’approche de l’équilibre-déséquilibre sain (c'est-à-dire avec des maladies curables) est une solidarité victorieuse née d’une synthèse en mouvement dans laquelle s’exerce le processus des forces contraires. Au-delà on peut imaginer (et préparer), en mettant en œuvre nos capacités dialectiques, une autre qualité* du rapport dans l’espèce dans lesquelles ces forces contraires aient une autre qualité*.

 

Dans une espèce pensante, l’humanité, il en est de même, la pensée, le corps-soi jouant un rôle propre à cette espèce.

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909L’humanité c’est aussi son organisation sociale, aujourd’hui mondialisée et informationnalisée. Ainsi, dès après la Libération du nazisme, les conquêtes sociales ont continué à se développer durant des décennies et leurs destructions de même, simultanément. L’unité syndicale de la CGT et la scission de FO sont un élément de cette contradiction, de même que des processus dans les mouvements politiques à l’encontre des partis communistes, et il ne s’agit pas de juger des gentils d’un côté et les méchants de l’autre, mais de considérer le processus de développement humain, dans toutes les activités humaines et leur rapport entre elles et leurs rapports avec la nature dont elles font partie.

 

Si l’on considère le mouvement de l’humanité vers une santé des échanges humain, on peut dire que le mouvement engendré après le nazisme dans le monde (rapport de force de la classe ouvrière dans la démocratie bourgeoise, décolonisation…) constitue en quelque sorte un moment particulier de la civilisation dont les limites sont fixées par la capacités productives du capitalisme et sa contradiction économique première, la suraccumulation du capital Spire quand l evenement...et sa contradiction première générale, la mesure quantitative de la valeur d’échange qui nie sur le fond la nécessite première de l’échange humain libre.

 

Ainsi, si le mouvement sarkoziste (et ses équivalents dans le monde) constitue une attaque contre-révolutionnaire, il est aussi l’achèvement de la destruction d’une civilisation née d’après la guerre contre le nazisme, et le début d’une autre organisation du travail dans laquelle les média continueront à jouer un grand rôle (et de plus en plus grand) en faveur de la propriété privée des moyens de production (et de ses conséquences générales dans le concept d’usage), tant que les effets de cette propriété n’ouvriront pas la voie au travail en cours de transformation progressiste des mouvements non seulement se réclamant, mais représentant et agissant pour le développement communiste : négation du système arrivé à obsolescence, et construction d’un autre mode de production et d’échange (négation de la négation). 

 

Le mouvement révolutionnaire de la bourgeoisie, dans tous les moments difficiles de transformation, a reposé les questions JAURESphilosophiques mettant en avant ses propres besoins (y compris d’alliances), dans le développement humain. Le mouvement ouvrier de même. C’est à notre tour d’y contribuer pour le salariat et sa libération, de la même façon qu’a été conçu par exemple « matérialisme et empiriocriticisme » pour son temps, et pour nous dans la réalité de notre temps, à la fois nouvelle et dans « ses constantes ».

 

Pierre Assante, le 4 janvier 2011

 

*Qualités et défauts (au sens populaire du terme, manière d’être bonne ou mauvaise) n’existent qu’en tant qu’abstractions, elles,  ils, sont des aptitudes et des capacités que l’on met en œuvre ponctuellement, sur le court, moyen ou long terme et qui ont des effets en fonction du contexte du processus, sur la personne et le collectif que l’on touche directement et indirectement.

Aucun acte n’est neutre ni sans effet, et la résultante des effets intervient, s’intrique avec plus ou moins de force dans l’orientation humaine. L’acte, qu’il ait l’effet tangible qu’on attend pour soi-même ou non, ou qu’il soit reconnu ou non par les autres, le second cas étant en général vécu négativement : la solidarité n’est encore que ce qu’elle est et les sentiments qui l’accompagnent de même.

 

Ici, le terme « qualité » dans le sens philosophique concerne la forme et l’essence existante (détermination interne d’une chose) ou nouvelle à un moment de la transformation continue et discontinue (discrète et quantique), découlant de l’accumulation quantitative qui enfante la transformation qualitative de l’objet en question. Ce sens de « qualité » n’est évidemment pas sans rapport avec le sens populaire du terme.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 04:54

 

Missions éducatives

T.O.S. : Déqualification. Jusqu’où irons-nous

 

Région ATOS 86 UneLa " mission éducative ", a été garante des conditions d’exercice du travail et de ses droits pour les personnels TOS des établissements scolaires.

Pendant de nombreuses années, les personnels de maintenance, d’entretien, d’accueil, de restauration, d’assistance scientifique ont eu dans les établissements d’enseignement, des statuts spécifiant leurs missions, une " formalisation " précise de leurs carrières. C’était le résultat de longues luttes syndicales pour la reconnaissance de leur travail et des droits qui en découlaient.

Cette formalisation statutaire permet de ne pas travailler n’importe où, ni n’importe comment. C’est ce que, syndicalement et historiquement, nous avons appelé la " mission éducative " pour les personnels dits " non enseignants "des écoles, des lycées et des Collèges.

L'approche de ce statut dans les Collectivités est bien différent et les remises en cause nombreuses.

Pour le profit, qu’importe que soit entretenu par une personne, indifféremment, un collège, un hôpital, une préfecture, une maison de quartier ? Et que lui importe de donner un statut à ce personnel.

C’est au nom de soi-disant « conditions nouvelles » qu’une " modernisation " a été imposée aux personnels. La nouvelle loi territoriale votée le 16 novembre 2010 ouvre, encore plus les portes, non seulement à un "travailler n’importe où et sur n’importe quelle mission ", mais aussi à travailler avec pertes des garanties qui ont été les nôtres.

Nous ne voulons pas de ce schéma et nous battons pour élargir nos garanties statutaires à l'ensemble des Personnels, y compris de la FPT.

La gestion des établissements scolaires s’apprête à être révolutionnée par la disparition des gestions propres aux départements et aux régions et par l’apparition des super métropoles. Et leurs budgets, comme les budgets des Collectivités, taillés et ligotés, leurs orientations vont dans le sens, à l’instar de la réforme des retraites, de la privatisation et de la suppression de services : pénurie et inégalités.

Que sont les adjoints techniques de la territoriale et de l'Etat ? Ce sont nos mêmes contrats, ce sont bien nos OEA d'antan, nos OP, nos MO, nos PTL, dans l'Education et ailleurs etc...

 

" MODERNISER " VRAIMENT ce serait faire progresser en qualification la masse des dit(e)s "non qualifié(e)s" de base. ( j'ai mis un "e" parce que c'est ça la réalité de nos professions, à majorité féminines, doublement exploitées), qui ont perdu leur appellation au profit d'une appellation qui reflète " l'évolution " vers la polyvalence et la déqualification et la "dé-statut-fication" particulière.

Déqualification générale qui préside entre autre aux statuts de la FPT sans parler de la précarité galopante sous toutes ses formes, majoritaire dans l'emploi global.

LA VRAIE MODERNISATION ce serait un renforcement des ouvriers qualifiés pouvant tirer l'ensemble des personnels vers le haut, c'est un encadrement non "d'élite" mais "technique et ouvrier" proche des personnels afin de coordonner, d'animer le travail en fonction des besoins techniques des services  qui sont la base de nos missions, ce serait des équipes de travail cohérentes et animés dans la concertation.

LA VRAIE MODERNISATION ce serait avoir des ouvriers qualifiés d'intervention rapide dans les Établissements, avoir des personnels d'entretien et de maintenance dont le lien avec l'usager  réponde aux besoins propres du lieu où ils exercent,  tirer vers le haut les qualifications par cette fonction et en même temps les emplois, les conditions de travail et les salaires.

LA VRAIE MODERNISATION ce serait reconnaître aux femmes des droits égaux en qualification et en salaires, et à tous les personnels, que leur rôle est essentiel ! L’histoire des  TOS doit servir d’exemple. N’oublions pas que « TOS »  qualifie les fonctions Techniques Ouvrières et de Service etc… Que serait l’encadrement du travail dans un pays sans l’exécution de ce travail. Il faut en finir avec ces appellations ministérielles de travail " non qualifié ", offensant, démotivant, dévalorisant, et cette division archaïque !

 

L'appellation "adjoints techniques", c'est bien le reflet de notre "évolution à l'envers" vers la polyvalence et la déqualification, le désintérêt du travail.

NON, les spécialités , la formalisation des missions dans des statuts particuliers, l'attachement à un service, un lieu de travail, les rapports humains qu'on y entretient entre salariés et entre salariés et usagers", tout ça n'est pas fini. Notre action ne consiste pas à manœuvrer en recul mais à nous fixer des objectifs de reconquête et de transformation de fond permettant ces reconquêtes. Et là on aborde aussi des questions plus larges de gestion des administrations, de l'État, des entreprises, ET de l'appareil productif soumis à la bourse des "valeurs".

 

Pierrot Assante (Régions ATOS N°86, décembre 2010).

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 04:52

P1010224Au sujet d’une candidature communiste aux présidentielles

 

Echange avec Claude Mazauric et Brigitte Dionnet.

 

 

S’il s’agit de peur, mais je ne crois pas qu’il s’agisse de ça, je dirais que le PCF, mon parti, pourrait être entre 2 peurs : celle de se dissoudre dans le rassemblement et, ou, celle de disparaître par extinction interne, 2 façons de ne plus exister. Dans les deux cas, ce serait une peur de perdre ou les moyens d’agir ou « l’outil » pour agir, nécessaires à résister et à construire.

 

Il y a cependant, quand même, une certaine vision hiérarchique ou élitiste à penser qu’être « pour un rassemblement sans effacement du PCF » (appel que j'ai signé : http://soutien-andre-chassaigne.fr/) signifie ne pas avoir compris ET la nécessité des alliances et du rassemblement, ET le rapport de force électoral ici et maintenant.

 

Nous aurons et serons pour, peut-être, in fine, Jean-Luc Mélenchon comme candidat commun aux présidentielle, ou peut-être une autre candidature non PCF, ou…, mais une candidature communiste, ici et maintenant, c’est affirmer ceci : surmonter la crise de suraccumulation du capital, sans quoi aucune alternative au libéralisme et à sa crise n’est possible (croire le contraire me semble aventureux), demande des mesures, des choix d’entrer dans un processus sain (dont les maladies seraient curables) qui protège le travail, la production et donc les besoins humains, la personne dans un ensemble cohérent,  qui protège de cette suraccumulation inhérente au capital et la crise systémique profonde qu’elle induit.

 

Des processus pour rendre le travail aux travailleurs ont été tenté dans le passé : Programme Commun, Compromis historique (comment et pour quoi produire – démocratie du producteur, transformation du salariat), en France, en Italie, au Chili, euro-communisme….

 

Forces politiques de progrès, syndicalisme, mouvement associatifs ont animé avec les citoyens engagés et actifs ces processus pour l’instant avortés ou en gésine.

 

Dans la situation actuelle du capitalisme, de la production-gestion-échange informationnnalisés mondialisés, de l’explosion de la possibilité de l’abondance et de la qualité de la production libérée de l’entrave du profit, c’est le moins qu’on puisse dire et faire.

 

Si les mesures à prendre demandent des choix nationaux, elles demandent aussi des choix internationaux et européens. L’orientation franco-française conservatrice de Jean-luc Mélenchon qui va jusqu’à la peur mépris des cultures régionales, en les assimilant aux agissements des nationalismes folkloriques régionaux (c’était déjà le cas du temps de son secrétariat à la Formation Professionnelle au Ministère de l’E.N.) est un test des limites à dépasser de cette orientation, quelquefois partagée dans le PCF lui-même. Faisable.

 

Une candidature communiste pose donc et pour le PG et pour tout autre allié la question de la clarté sur les choix et les orientations. Il n’est bien sûr pas question de trouver le clone d’un communiste si nous décidons in fine d’une candidature commune non communiste du Front de Gauche (mais les communistes eux même ne se clonent pas entre eux !), ceci en fonction du développement des luttes qui elles seules et non un homme providentiel (ni Dieu, ni César, ni tribun), peuvent porter l’élévation de la conscience nécessaire à une alternative.

 

JAURESOn trouve souvent dans le PCF et l’Humanité (je les aime !) des analyses excellentes relevant de l’histoire mais qui font l’impasse sur l’économie, la production, l’ergologie, l’anthroponomie , ( allusions vagues,  sans clarté à la « valeur », référence aux « services » sans référence à la production et à son niveau mondial, bien que cela commence à pointer un peu, ouf !), comme si la première question pour faire le pain et se nourrir n’est pas de semer le blé et cultiver la terre. Cette métaphore n’est presque pas une, parce qu’elle pose d’une façon même imagée la question concrète du travail, dans tous ses aspects, l’objet de la production contenant tout de l’accumulation humaine, de son processus, sous tous ses aspects, sa diversité et dans son unité, ses aspirations.

 

Communistes ou non, les humains sont égaux, semblables dans leur diversité et leur diversité d’opinion réclame respect, clarté et non opportunisme et condescendance. Difficile pour tous mais nécessaire à chacun.

 

Pour le moment nous ne connaissons ni le développement du rapport de force, bien qu’un printemps européen, ne soit pas à exclure et soit à espérer et préparer, ni  même, si le rapport de force ne grandit pas en notre faveur, si le second tour verra ou pas un candidat de gauche en lice et sur quelle orientation… L’art de la politique c’est de tenter de prévoir et, ou de "corriger" si besoin est. Dans l’intérêt des peuples évidemment, dont nous sommes, et pas des partis, bien que de leur existences et de leurs orientations dépendent la vie des peuples. Les attaques et les doutes sur la forme-parti ne datent pas d’hier. C’est plutôt de leur qualité qu’il doit être question, je crois pour ma part. En tout cas pour l'instant.

 

Cependant quelque soit la représentation gouvernementale, institutionnelle, un processus constituant ancien ou nouveau, passe dans un premier temps par la rénovation des institutions démocratiques et entre autre leur moralisation, celle des assemblées locales, nationales, européennes élues, par la lutte pour la moralisation des embryons d’Etat mondial que constituent les institutions internationales. Ce qui réclame démocratie et cohérence, et donc l’expression consciente du processus inconscient.

 

Est-ce là être « un pas en avant des masses », tout en se dessinant sur un horizon suffisamment clair ? C’est une question à éclaircir, sans à priori et sans tabou.

 

Dernière remarque. Il est de bon ton de considérer pédants, ridicules, inutiles, et la science et ceux qui s’y réfèrent. Les dominants qui se servent de la science contre les dominés, sont bien aise que les dominés la méprisent et ils font tout pour développer ce mépris de la science et du « compliqué ». Cela va dans le sens des intérêts du capital, de ses possesseurs et de ses gestionnaires, des souffrances, de l’inhumanité qu’ils imposent, des progrès et des satisfactions humains qu’ils empêchent.

 

Pierre Assante, 31 décembre 2010

 

Ajouté le 5 janvier 2011, article de l'Humanité du même jour, Arnaud SPIRE

http://www.pierreassante.fr/dossier/Spire_Huma.pdf

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 18:05

  Région ATOS 86 Une

 

 

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Sommaire et Edito en page 3

  

http://www.pierreassante.fr/dossier/REGIONS_%20ATOS_86.pdf

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 14:43

Rouquette Mesclum 30.12.10

  ROUQUETTEphoto.jpg

 

"La conscience se reflète dans le mot comme le soleil dans une petite goutte d'eau. Le mot est à la conscience ce qu'est un petit monde à un grand, ce qu'est une cellule vivante à l'organisme, un atome au cosmos. C'est un petit monde de conscience. Le mot doué de sens est un microcosme de la conscience humaine".

Lev Vygotski 1933.

 

Cette citation qui est destinée à tous les mots est sans doute si parlante pour la lumière des mots de Max Rouquette 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 08:12

berliguerLe début des années 1970 est marqué

 

Par l’échec de l’impérialisme au Vietnam

 

Sa grande peur

De l’expérience chilienne

De la révolution des œillets au Portugal

De la menace d’entrée des communistes au gouvernement en Italie et en France (compromis historique, Programme commun en cours d’élaboration)

Des progrès, après la décolonisation d’un mouvement tiers mondialiste.

 

On peut ajouter à la liste mais surtout imaginer et essayer de mieux comprendre un mouvement complexe de la société, ses avancées démocratiques au sens large, c'est-à-dire, au-delà d’une démocratie crée par une classe dominante dont des alliances intelligentes de la part du mouvement populaire ont aussi crée des avancées populaires.

 

On peut encore plus imaginer que tout mouvement de la société dans lesquels on peut déceler une révolution technologique naissante dans les moyens de production a besoin de se réorganiser dans tous les domaines, partant du travail jusqu’aux aux institutions en passant par toutes les activités, tout ce qui fait la culture humaine, du geste du travail et du contenu des besoins et des objets produits en découlant qui contiennent , comme une excroissance du corps humain, le passé, le présent et les futurs en construction.

 

BraudelUn état de révolution technologique contient tout un processus dans tous les domaines de la vie. Le mouvement ouvrier organisé de façons plus ou moins avancées dans les Etats nationaux, n’a pas eu les moyens de réorganisation mondiale qui ont été ceux des possesseurs et gestionnaires du capital. La révolution technologique elle-même a donné au capital les personnels et les techniques centralisés pour agir au niveau mondial.

 

Menaces d’avancées démocratiques et révolutions technologiques réclamant des transformations globales ont été au cœur de la naissance d’embryons d’Etat mondial (ONU, FMI, G7,8,20…) du capital dont les bases positives et négatives (rapport de force) avaient été posées après la deuxième guerre mondiale et l’autre menace qu’avaient constitué les Libérations ont déterminé la réorganisation du capital. La trilatérale, le « choc pétrolier » qui n’est qu’une des crises de suraccumulation du capital dans sa crise générale,  et l’élection de Giscard d’Estaing pour la France ont marqué cette reprise en main des événements par le capital. Les difficultés qui s’en sont suivies pour les mouvements ouvriers ne sont donc pas de leur seul fait, y compris l’échec de ce contre-pouvoir commercial, d'échange, et technologique que constituaient « les pays de l’Est ».

 

Il serait donc temps, pour les donneurs de leçon, dont les leçons sont quelquefois salutaires et légitimes, mais souvent prétentieuses et légères, de prendre en patience l’effort, le travail à faire pour apprendre et construire

 

BROCHURE ECO ET PO persoNos événements d'aujourd'hui sont dans ce processus, sa poursuite (et peut-être son stade extrême, mais sur la question de "stade", il faut raisonner à l'échelle humaine, c'est à dire des générations, de la science et de l'organisation) et les possibilités de transformations progressistes qu'il ouvre à condition de les saisir avec intelligence et cohérence globales.

 

Plus que d’un jugement du « bien » et du « mal », il nous faut une vision des processus. L’indignation, ce courant chaud qui traque l’injustice est inséparable du courant froid de l’analyse et de la distance pour « voir de haut », dans le temps espace.

Courant chaud et courant froid, comme toute idée qui est exploitée en s’élargissant, deviennent à la mode. Pour ma part je recommande plutôt l’analyse de Ernst Bloch sur courant chaud et courant froid du marxisme, Chez Bloch on est loin d’une mode, et il vaut toujours mieux éviter de la suivre, et se faire une idée sérieuse par soi-même, et en même temps passionnante d’une question plutôt que de la survoler avec des ouï-dire et des pub.

 

Dans l’idée d’une démocratie avancée, qui était loin d’être imbécile, quoi qu’en disent les donneurs de leçon, même si elle a échoué au moment de ses tentatives, voici un texte de Berlinguer qui est une leçon d’histoire à méditer, à partir de laquelle il y a bien à apprendre d’une façon critique, au sens scientifique, comme toute histoire humaine. Arrêtons de mépriser la science. Le mépris de la science : c’est les dominants qui utilisent la science contre nous, qui nous ont communiqué le mépris de la science…

 

Je rappelle aussi les travaux du CN du PCF sur la culture et les intellectuels de 1980, qui faisait un bon bilan et une bonne prospective des évènements de 1970, dont 1968 avait été une protestation aux prémices de ces transformations marquée d’avancées économiques et sociétales (avec les contradiction internes au processus d’opposition au capitalisme).

 

En cliquant ici ou sur la couverture du livre sur Berlinguer 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Compromis_historique.pdf,

vous trouverez un de ses textes sur le "compromis historique".

En cliquant ici ou sur la couverture de la brochure "petit rappel...", vous ouvrez sa présentation.

 

Pierre Assante, 29 décembre 2010

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 06:49

Sur « L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement"

Sous la direction d’Yves Schwartz et Louis Durrive

avec Nathalie Clar ; Eliza Echternacht ; Stéphanie Mailliot ; Nicole Mencacci ; Muriel Prévot-Carpentier ; Bernadette Venner ; Mariana Verissimo, ainsi que Louis Durrive ; Xavier Roth et Yves Schwartz.

Octarès Editions, 24, rue Nazareth 31000 Toulouse, France Tel : 05 61 25 78 45 –

email : info@octares.com

 

l'activité en dialogues 0001I

Plus qu’un compte rendu, ceci est un commentaire personnel à partir des concepts développés dans cet ouvrage essentiel et attendu. Pour être très bref, je commence par la fin (comme « preuve, démonstration » de la suite) et je « concentre », ce qui risque de rendre cette parole difficile…...

 

Plus la dictature de la mesure de quantité de valeur marchande se rigidifie, et se dissout dans le même temps, envahit toutes les normes, comme un gaz qui se répand avec des effets bien tangibles et bien au-delà du « travail stricto sensu », plus la mesure quantitative des besoins d’échange, de besoin tout court devient fantôme *.

Devient fantôme mais hante bien les consciences, et les corps, le corps-soi, aussi en tant que besoin de transformation sociale, de besoin de vie tout court.

Les valeurs sans mesures, mesurables « dans une autre qualité », sont ainsi la présence de la mesure quantitative des besoins dans la mesure quantitative de la valeur (exemple : tant d’habitation pour tel lieu, tant de nourriture, tant d’heures de formation sur tel champ d’un ensemble, d’une entité dans ses frontières poreuses, tant de temps pour flâner -comme dit W.Benjamin, flâner dans le travail, l’activité, flâner avec « concentration ! »-, tant d’acquis proche et lointain hérité, transformé et développé dans l’activité nouvelle, le tout dans son unité, sans dichotomie esprit-corps, tangible-symbolique).

 

Cette mesure des besoins (allant jusqu’à la distribution directe aux populations, sans monnaie) c’est bien ce qui a marqué et marque tout moment, tous prémisses de transformation progressiste des régimes politiques, sans pour cela reconstituer un quelconque « communisme primitif », mais au contraire en s’appuyant sur le progrès des moyens humains et « matériels » de production.

 

Ainsi le politique le plus réduit soit-il, devient et reste le lieu d’expression des valeurs sans mesure, le servant et le dé-servant en même temps jusqu’à ce que la vie exprime par elle-même, c'est-à-dire aussi par la volonté humaine, et les prémisses d’une société qualitativement nouvelle et sa construction complexe.

Le politique, c'est-à-dire, l’expression consciente d’un processus inconscient, dont l’ergo-engagement est une pointe avancée.

 

La négation A-M-A’ (circulation élargie Argent-Marchandise-Argent’) n’est pas réductible à un retour à l’échange marchand primitif, mais fait appel aux résidus de la cité primitive et de l’artisanat, les développant dans la forme achevée d’un mode de production non marchand (manifeste sur l’ergo engagement), communiste. C’est pourtant ce type de contestation (négation simple de A-M-A’), reflet aller-retour de la production « réelle », qui domine la phase actuelle, et par conséquent aussi dans le débat politique, syndical et même ergologique,  et la « reconstruction de la gauche » passe par la négation de cette négation de même que l’ergo-engagement est lié et dépend à double sens de l’évolution politique dans ses moindres détails.

 

« L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement, d’Yves Schwartz" sont une « plongée » qui me passionne autant pour son utilité que comme un  magnifique voyage où s’avancer lentement et avec prudence pour reconnaître le terrain à chaque pas, et s’enfoncer avec détermination le plus avant possible de ce « retour à la conscience d’acte collectif » qu’ils constituent.

 

 

II

Trois réflexions pour avancer. Et une quatrième en forme de plainte.

Réflexions sur le travail et les recherches ergologiques

 

8juin10 0101 Dissymétrie

 

Depuis l’intuition fulgurante de Pasteur, qui la voit dans son expérimentation sur le vivant et la cristallographie, nous savons que la dissymétrie est le fondement de la vie. Nous pouvons ajouter par extension de la généralisation de généralisation (concept de Vygotski) que la dissymétrie est l’essence du mouvement. Héraclite, Hegel,  Marx, Engels, Gramsci, H.Lefebvre, E.Bloch, W.Benjamin… et tant d’autres dans cette « classification » (etc.) l’ont les uns entre-aperçu, les autres, exposé. Lucien Sève a rapproché cette notion de dissymétrie de la notion de contradiction.

L’on sait depuis, mais c’est un savoir qui reste exposé de façon structuraliste dans la biologie ou la linguistique, que le mouvement qui tend à rapprocher la dissymétrie de la symétrie, c'est-à-dire de l’équilibre, aboutit à des mouvements plus fins, plus « ténus », et en multiple le nombre, renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie. En génétique par exemple, plus les « mélanges ethniques » sont rapides et nombreux, plus la diversité génétique s’accroît, plus l’uniformisation apparente s’accompagne de diversification profonde. Il en est de même pour les langues.

En économie, le dépassement de la  suraccumulation, du mode de production,  entraînerait la diversification et la multiplication du mouvement d’échange-production (voir le schéma du manifeste de 2005 dans « La Somme et le Reste de Janvier 2006 **), et en prémisses commence à le faire dans un accouchement douloureux et dangereux.

 

Copie de 8juin10 0012 Techniques

 

La rapidité des échanges, le renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie est bien sûr indissoluble des techniques qui le rendent possible, en rapport dialectique entre technique et mode de production.

Je n’entre pas dans les détails de ce mouvement, mais par exemple les capacités de transport « matériels » et « virtuels », rapidité et quantité de mouvements,  mis en relation avec le contact et la diversification, sont des plus visibles. Ce savoir intuitif, spéculatif, empirique, demande mesures et appareils de mesure, mais semble pourtant évident.

Cette accélération n’est pas liée qu’aux techniques de « transport », mais à toutes les techniques et à leur synergie entre elle et dans l’espace tripolaire et ses dissymétries.

 

Copie de P10002803 Compétences et ingrédients

 

Les compétences et les ingrédients de compétences, vues non comme un sujet réifié, chosifié, sont des mouvements dans le mouvement, des objets extraits, abstrait d’une réalité de l’activité pour l’observer et la comprendre. Le dissymétrique de l’ingrédient, c’est la contradiction nécessaire au mouvement, son opposition négative qui est le mal dans la religion ou la morale de classe dominante et leur vision chosifiée positive ou négative.

Dans la description actuelle des effets du capitalisme, il y a ces « constatations » qui sont incapable de voir en quoi un ingrédient « négatif » est un ingrédient à dépasser pour construire une nouvelle dissymétrie qui assure la vie humaine par la perpétuation de son mouvement

Une excellente démonstration faite par un théologien du V° siècle, peu avant la chute l’Empire Romain, (Saint) Salvien de Marseille, détaille les ingrédients négatifs de l’activité humaine de son temps qui mettent en contradiction les prélèvements sur le travail et ses conséquences sur le travail, et par lien, sur la société et son blocage (livre V de « De Gubernatione Dei »). Ce fut aussi le travail d’un Bourdieu. Lorsqu’on lit l’exposé de ces contradictions chez Salvien, on ne peut s’empêcher de voir la progression de l’exposé d’Yves Schwartz (« L’activité en Dialogues I et II », « Le paradigme ergologique ») sur les ingrédients et la plongée de plus en plus en profondeur de l’analyse de la réalité que cela entraîne avec une diversification de vue à chaque entrée en profondeur de chaque élément de compétence. Il y a une différence dans l’essence de l’exposé Schwartzien : c’est une vision non seulement pour décrire mais pour transformer, un savoir concret, dissymétrique et contradiction de l’exposé spéculatif « pur ».

 

JAN10 0104 Savoir

 

Savoir est douleur et solitude. Inquiétude pour soi et les autres (concept d’Ernst Bloch « Experimentum mundi », ou d’Henri Lefebvre, « Métaphilosophie »). Souffrance qu’on abandonnerait bien au profit d’un abandon de soi pour les autres. Simone Weil, Walter Benjamin l’on expérimenté pour eux. Tant d’autres aussi moins dramatiquement, heureusement. Le résultat n’est qu’interrogation. Beau résultat quand même pour les autres qui dévoile le futur, resitue les horizons personnels dans un horizon universel, qui affirme l’humanité (aux deux sens du mot) comme conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

La dissymétrie du capitalisme c’est d’une part la mesure quantitative de la valeur d’échange et la mesure quantitative « fantôme » des besoins particulier et globaux (l’un dans l’autre) de l’individu dans l’espèce et la société. Le dépassement, c’est une mesure qualitativement nouvelle des échanges, qui induit une mesure quantitative qualitativement nouvelle, entéléchie sociale en mouvement dont le communisme développé n’est qu’un équilibre-déséquilibre nouveau.

 

Pierre Assante, 01.04.09

 

* L'essai sur "La métamorphose du travail 4" sur un site italien

http://www.emigrazione-notizie.org:80/downloads.asp?id=198

http://www.emigrazione-notizie.org/download.asp?dl=198

** Revue lefebvrienne « La Somme et le Reste ».

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 07:11

Europe--litterature-occitane.jpg La revue EUROPE a publié en 1985 un numéro consacré à la littérature occitane.

 

En voici le premier article qui constitue une sorte d'introduction à partir d'un point de vue d'un des participants.

A relire avec le recul, et à relire la revue (N° 669-670, janvier-février 1985) :

http://www.europe-revue.net/page-catalogue-26-bon-de-commande/catalogue-europe-decembre-2010-corrige.pdf (catalogue)

 

 

Ce texte entier (La langue éparse, J.C. Meffre) : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Europe_litt_occi.pdf

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:00

JAURESJuger les femmes et les hommes, juger les peuples…

 

Juger les femmes et les hommes, juger les peuples, c’est aussi stupide, inutile et encore plus violent que gifler un enfant qui a renversé son lait. C'est ne pas reconnaître ses semblables, ses égaux.

 

Les personnes pas plus que les peuples n’ont choisi de se tromper, d’agir en contradiction avec leurs intérêts au sens large, c'est-à-dire au sens d’une solidarité nécessaire à chacun. Pour utiliser un langage populiste, qui reflète mal une analyse, qui reflète cette absurdité d’un jugement étroit, mais qui est utilisé au quotidien, personne ne choisit « d’être con ou génial », mais on est chacun dans un processus collectif, naturel, qui fait de nous un élément libre mais dépendant tant dans la pensée que dans l’acte global dont la pensée fait partie, dans l’unité de l’acte.

 

Progresser c’est juger les faits, les conditions dans lesquelles ils se sont déroulés, quels processus, quels antécédents les ont favorisés, en quoi ces antécédents les rendaient non « inévitable » mais « fortement déterminés », ou au contraire si ces antécédents laissaient facilement et relativement ouverts d’autres bifurcations évidentes à l’entendement humain ordinaire et collectif. Et dans l’acte global positif ou négatif, quelle est la « part » positive qui peut se développer, et il y a toujours une part saine dans tout ce qui va dans le sens du processus de la vie. La « part » de la mort collective, c’est ce qu’il faut rechercher dans le jugement

 

BraudelCe jugement des faits est lui-même un choix. Il demande effort de connaissance, effort d’imagination, effort de synthèse synchronique et diachronique, effort de réalisation. Les choix des actes à venir dépendent et de l’anankè, la nécessité physique sur laquelle nous n’avons pas de prise à un moment donné, et de ces choix de jugement. Dans ces choix de jugement, il faut distinguer grands et petits évènements dont la rencontre font la résultante du moment, de l’ici et maintenant et ce qu’il ouvre de nouveau.

 

Dans la nécessité du nouveau, un jugement hors de la connaissance du processus est un acte conservateur, que ce jugement se veuille positif, négatif, nuancé, tout ce qu’on veut *. De plus hors connaissance du processus, un jugement ne peut être que défavorable à la solidarité humaine, à la volonté d’humanité de nos actes, à notre besoin d'aimer.

 

Juger les femmes et les hommes, juger les peuples, c’est aussi stupide, inutile et encore plus violent que gifler un enfant qui a renversé son lait, ce qui est pourtant très violent. Malheureusement, stupides de cette façon, nous le sommes souvent, notre organisation minérale, biologique, psychologique et disons le mot, sociale en est là…

 

Une fois que l’on sait tout cela, on a compris et la difficulté humaine du jugement et sa nécessité. Pour le passé et le futur, ce qui détermine le présent, saisissable qu’à posteriori.

 

Joyeux Noël !

 

Pierre Assante, Jeudi 23 décembre 2010

 

* Un fait-exemple de taille : la guerre de 1914-1918, ses causes et ses effets sur la forme qu’a pris l’affrontement de classe mondial.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 11:12

ARMANAC_2011.jpg

Le quotidien "La Marseillaise" publie chaque Jeudi une page en langue d'Oc : "MESCLUM". L'association "Leis Amics de Mesclum" fait paraître un almanach où collaborent de nombreux écrivains, d'ici et d'ailleurs, toujours en langue d'Oc.

 

Vous en voyez ci-contre la couverture et une brève présentation.

 

Par la même occasion voici un article du 23 décembre 2010 dans la page "Mesclum-La Marseillaise" sur l'ouvrage de Magali Bizot Dargens "Questions essencialas e autreis escrichs minusculs"  présenté par Joseta David 

 

  armanac 2011 présentation

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 08:23

14mai10 003La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

merle gentil n'a...Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

l'activité en dialogues 0001Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

http://www.bdr13.pcf.fr/CRISE-DE-LA-PRODUCTION-ET-RIEN-D.html

 

Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation crée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre  commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 07:06

P1000179

 

CORSE :

 

 

L'Humanité

du

20 décembre 2010

 

Cliquer ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Bucchini_Huma_dec.2010.pdf

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 06:51
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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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