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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 05:38

jaures_couverture.jpgDécret sur les biens ségneuriaux (Jaurès, suite)

(lien en bas de page)

 

"...Chaque grand mouvement populaire de Paris a eu 20101012-021.jpgpour conséquence une libération plus décisive du paysan. Après le 14 juillet, c'est la nuit du 4 août. Après le 10 août, ce sont les décrets du 25; après le 31 mai, ce sont les décrets des 3 juin, 10 juin et 17 juillet. Chaque vibration révolutionnaire de Paris faisait tomber un pan de servitude paysanne. Mais du coup le girondisme, le fédéralisme étaient morts...."

 Ici se rattache l'idée de la nécessité d'une cohérence globale d'un mouvement dans sa diversité 20101012-009.jpggéographique et sociologique. Comparaison qui n'est ni modèle ni sans enseignements.20101012-002.jpg

 

suite, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.pierreassante.fr/dossier/jaures_decret_biens_segneuriaux.pdf

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:21
POLITZERL'humain a besoin d'activité humaine.
Comme pour toute espèce, c'est l'activité propre de l'espèce qui entretient l'espèce
Mais une espèce est en mouvement
Son mouvement a besoin de son acquis qu'elle transforme en créant du nouveau
C'est l'activité qui entretient l'activité.
La mesure de la valeur d'échange bloque l'activité à terme parce qu'elle ne prend pas "en compte" la dimension non mesurable de l'activité, elle stérilise une part de plus en plus grande de l'activité, part nécessaire au renouvellement élargi de l'activité.
Ce n'est pas la croissance qui menace l'activité, c'est le besoin de croissance du capital en capital
Le tremblement sur les retraites reflète cette demande d'activité libre qui entretient l'activité
Ce n'est pas l'imprécision sur la magnitude du tremblement qui pose problème, c'est l'indifférence du capital au tremblement, l'indifférence générale du capital liée au capital lui-même.
Vive de 12 octobre !
Pierrot, 11.10.2010
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:22

  http://www.pierreassante.fr/dossier/Regions_atos_n85_octobre2010page13.pdf 

 

Régions Atos N°85 page 13 octobre 2010

 

 

 

 

 

 à l'ami disparu,

à son souvenir

précieux et tenace : 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:28

l'activité en dialogues 0001Quelques pages de "L'Activité en Dialogues 2", dialogue Berdadette Venner-Yves Schwartz, partie "Invention de la désadhérence, monde des valeurs, société de droit" :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Dialogues2SchwatzVenner.pdf (923KB)

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 22:07
otero.jpgMariana Otero scrute le parcours des salariées d’une entreprise de textile en liquidation qui s’embarquent dans l’aventure coopérative.

Mariana Otero ne cesse d’interroger la société contemporaine. Souvent au travers de ses institutions avec des films comme Non-lieux en 1991, la Loi du collège en 1994 puis Cette télévision est la vôtre en 1997. Quelques années plus tard, elle emprunte les chemins de traverse d’un registre plus intime: c’est en 2003 sa belle Histoire d’un secret. Avec Entre nos mains, elle filme l’émancipation des ouvrières de l’usine Starissima.

 manif unatos femmesComment le projet de ce film est-il né?

Mariana Otero. Je me suis toujours attachée à dresser un «l’état des lieux» de notre société en racontant des histoires. Les coopératives me semblaient offrir la possibilité d’un regard sur des gens qui transforment leur manière de vivre, de penser et de se penser. J’en ai visité beaucoup. Les gens me racontaient....

 

Suite en cliquant sur ce lien : 

http://www.pierreassante.fr/dossier/otero.pdf

 L'HUMANITE, 6 OCTOBRE 2010

 

14mai10 003

 

 

Cliquer sur cette couverture pour ouvrir ce texte

 

La Métamorphose du travail 5

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 20:31
Copie de P1000280vendredi 29 octobre - 18:00
Le travail : Une crise

de sa "reconnaissance"

 Soirée de réflexion avec la participation

d’Yves Schwartz

A La Maison des Communistes des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Vendredi 29 octobre à 18h
 
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 19:26
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 17:50

Jaurès-copie-1On ne peut affronter une période historique nouvelle de lutte sans le savoir que l'humanité a accumulé et qui est à notre disposition par la transmission des traditions de luttes et leur contenu, par conséquent aussi par la description et l'analyse consignées dans le savoir savant, qu'il soit universitaire ou du mouvement social organisé en tant que tel.

 

Vous trouverez dans le lien ci-dessous le dernier et court chapitre de la monumentale "Histoire Socialiste de la Révolution Française" de Jaurès, et les dernières notes établies par Albert Soboul pour cette édition des Editions Sociales.

 

Dans la bataille sur les retraites qui pose des questions de fond sur le type d'organisation sociale et le type de gouvernement qui est le notre actuellement, ce n'est pas perdre de temps que de le prendre pour com-prendre et inventer le nouveau nécessaire.

 

TELECHARGER : http://www.pierreassante.fr/dossier/Jaures_suite1.41MB.pdf

 

En fonction des ses propres "sensibilités", on peut faire des critiques de "droite" ou de "gauche" des conceptions exposées par l'un et par l'autre. On peut cependant mesurer la distance qu'il y a entre la conception du socialisme de Jaurès et celle qui est prônée par les partis se réclamant de la social-démocratie d'aujourd'hui. Distance qui peut évoluer en fonction du mouvement de la société et de la crise qui le suscite.

(Voir aussi les articles précedents de ce blog sur cette histoire).

 

"C'est en pleine lutte que j'ai écrit cette longue histoire de la Révolution jusqu'au 9 thermidor : lutte contre les ennemis du socialisme, de la République et de la démocratie (1); lutte entre les socialistes eux-mêmes sur la meilleure méthode d'action et de combat (2). Et plus j'avançais dans mon travail sous les feux croisés de cette bataille, plus s'animait ma conviction que la démocratie est, pour le prolétariat, une grande conquête.....(Jaurès)

 

l. Lutte contre les nationalistes au temps de l'affaire Dreyfus. –

2. Lutte provoquée par l'entrée de Millerand dans le cabinet Waldeck-Rousseau.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 14:21

Travail....La M.A.R.D.O.C. (1) tomba en panne.

 

La M.A.R.D.O.C.[2] tomba en panne.

Il faut d’abord dire qu’elle fonctionnait sans problèmes depuis plusieurs siècles. Nos A.L.C.[3] en assuraient la cohérence et la cohésion. Quelquefois, elles aboutissaient à des réformes plus importantes du système, mais dans la continuité.

La M.A.R.D.O.C. permettait aux trente sept milliards d’êtres humains[4] de se nourrir, de se reproduire et d’assurer ses plaisirs et ses progrès culturels. Depuis longtemps toutes les matières premières de la grande production[5] provenaient uniquement de l’agriculture, de même que notre nourriture. Plus de mines, plus de transformation purement mécaniques, mais une chimie tirée de la production végétale  avec des rotations agricoles renouvelant le terreau, le support. Ceci nous demandait un équilibre démographique avec des Variations Relativement Contrôlées (V.R.C.).

Rachel et moi nous étions rencontrés au centre d’études préhistoriques, c'est-à-dire de la période allant de l’apparition de la fabrication des galets aménagés à l’œuvre de Marx, en particulier ses manuscrits de l’an 1 500 044. Nous avons aujourd’hui pour principe de démarrer l’an 1 justement à cette période des galets aménagés. Nous n’avions pas jugé opportun de......

 

La nouvelle entière :

http://www.pierreassante.fr/dossier/La_MARDOC_tomba_en_panne.pdf


[1] Micro Auto Régulation Démocratique de l’Organisation Centralisée

[2] Micro Auto Régulation Démocratique de l’Organisation Centralisée

[3] Assemblées Locales Coordonnées

[4] En ce qui concerne les espèces animales, nous avions, autoritairement, organisé leur survie, réglementé leur reproduction et ainsi assuré leur perpétuation aux côtés de l’espèce humaine

[5] A l’exception des matières utilisées pour certaines activités artistiques, mais celles-ci nous occupaient beaucoup

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 06:57

J'ai bien conscience de la confusion qui règne dans ces textes "condensés" de 2003, ou plutôt de la difficulté de déployer ces éléments rassemblés....

Pourtant je crois que l'aspiration qu'ils expriment est à l'ordre du jour dans le mouvement actuel montant : la démocratie partout ! Pas la démocratie formelle et pourrissante mondiale d'aujourd'hui, mais celle qui de l'activité de la personne, celle du travail, à celle du groupe humain, à l'activité générale, crée la cohérence de l'individu et celle de l'humanité. Cohérence dans la diversité créatrice et libre. "Des Conseils partout", c'est ce qui devrait se dire même si l'expérience des conseils a eu une autre "fin" provisoire. Ce qui germait en leurs prémices, comme dans la Commune de Paris de 1871, c'est  sans doute un dépassement des antagonismes du développement humain.

 

Lettres sur

Le Microcentrisme

Suite de « construction du devenir »

 

mencherini.jpgI. MICROCENTRISME

 

Les causes de l’échec des expériences communistes sont diverses.

Les bases matérielles du communisme mondialisées se construisent dans le capitalisme mondialisé.

 

ET

 

Les différentes causes des échecs ont abouti à LA CAUSE de l’échec, lequel est conséquent au niveau social d’organisation des échanges au moment de l’échec :

LA CAUSE est que le communisme ne peut se construire que sur 2 conditions CONTRADICTOIRES.

1 l’abondance des échanges de biens matériels, de biens de services, de biens culturels (de pensée).

2 et la régulation de la distribution et de la consommation de ces biens. LA CAUSE est que cette régulation, imaginée dans les communautés dites utopiques comme dans les communautés dites socialistes dirigées par des communistes, cette régulation a été faite par une forme d’état restreint ou national, mais de toute façon tentaculaire.

ET le communisme ne peut exister que par cette 2° condition : la régulation ne peut être que l’effet d’une autorégulation exercée par l’individu lui-même sur la base de la conscience des besoins universels de la communauté.

Cette AUTO-REGULATION rejoint l’effort social du christianisme original, et confirme la nécessité du dépassement et du christianisme et du marxisme institutionnels, héritage culturel de nos sociétés les plus « avancées ».

Cette autorégulation implique non pas un polycentrisme, mais une fédération mondiale de micro centres. Cela implique la conscience de chaque micro centre à son appartenance à l’ensemble.

7 juin 03

 

II. SOURCE DE LA REFONDATION COMMUNISTE

 

1 opposition :  gestion du système/contestation du système

2 opposition :  contradiction antagonique motrice du système ou antagonisme moteur destructeur du système ?

3 le système marchand est-il le seul à permettre les échanges ? Revenir aux sources :

accumulation, confiscation de l’accumulation par une [(classe + un pouvoir) unifiés], moteur du système d’échange ou du système d’échange marchand ?

4 la  question de l’échange devient donc la question première lorsqu’on pose la question des contradiction du système marchand.

5 la régulation de l’échange induit la question du pouvoir : absence (de pouvoir) impossible = impossibilité du dépassement du système marchand ?

absence (de pouvoir) possible = possibilité du dépassement du système marchand ?

absence de pouvoir, échange non marchand, échange égalitaire = communisme ?

6 absence de pouvoir = [(multi microcentrisme + la conscience d’appartenance à un ensemble multidiversifié) unifié]

7 abandonner l’analyse temporelle partielle découpant la civilisation marchande en tranche = unifier son essence pour en saisir les parts.

8 la succession de protestantismes dans la société marchande

judaïsme originel ? (c’est bien loin !) = protestantisme à la loi marchande patriarcale ou 1ere loi patriarcale ?

christianisme originel = protestantisme à la loi marchande juive

protestantisme = protestantisme à la loi marchande chrétienne institutionnelle (dite occidentale)

communisme = protestantisme à la loi marchande mondialisé (capitaliste)

9 ou (ou bien) communisme = 6

et idem pour les aspirationS de base au dépassement de la société marchande, dans tous les systèmes idéologiques naissant avant leur institutionnalisation (pouvoir)

10 la question seconde, après la question de l’échange est bien celle du pouvoir et de son abolition (6) ?

11 ci-dessus faisons-en les devoirs de vacances des communistes avec les autres ! ! ! !

12 le patriarcat est donc bien la base de l’échange non égalitaire, donc marchand ! il traverse donc toutes les sociétés marchandes et si elles peuvent être dépassées, le dépassement est avant tout celui du patriarcat

4 août 03

 

III. Révolution religieuse.

 

1 La complexité de la société est l’illustration de l’entrée dans l’ère de l’auto-conscience du rapport moi-nous de l’individu, le communisme.

2 Cette complexité ne permet pas de repartir de zéro (Khmers Rouges mais aussi extrême gauche contestataire non constructive, toutes proportions gardées) ni de maintenir l’autodestruction par le pouvoir (gouvernement des Etats Unis etc.…).

3 Toucher à son organisation sans le développement de cette auto-conscience/régulation, c’est l’échec, que ce soit en politique, en économie.

4 La pensée est l’essence de l’homme, l’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux, sujet et objet se confondent. La négation de la négation de la pensée spéculative, c’est l’abstraction mise au service des besoins humains, des besoins de penser entre autre.

5 La révolution politique, économique, sociale c’est la négation de la négation de cette révolution, c’est une révolution de la pensée au service du dépassement de l’économie, du politique, du culturel abstrait (spéculatif sans pratique), de la démocratie en tant que démocratie restreinte.

6 C’est donc une révolution religieuse qui abolit la religion en tant qu’abstraction et la rétablit en tant que pensée concrète.

7 L’illustration de ces possibilités est que malgré l’étouffement de la solidarité ouvrière par sa dispersion en particulier, par le mode d’organisation du travail, les contradictions passent par tous les interstices en particulier par la « révolution des couches moyennes » qui se prolétarisent elles-mêmes. L’alliance est nécessaire et cette révolution est une étape vers la prise en compte, la parole, la pensée des plus défavorisés (ouvriers et population pauvre des pays riches et pauvres) à condition que ceux-ci établissent le « contrat de l’alliance » et non « l’alliance suivisme » qui ressuscite les inégalités combattues. Refuser cette étape au nom des plus défavorisés, c’est vouloir arrêter l’histoire, la « bloquer » dans un certain sens et la faire dériver vers des bifurcations où l’essence humaine s’appauvrit. La classe ouvrière, à travers les évolutions sociales garde son rôle de producteur des biens matériels et témoigne de la nécessité de son abolition, comme la femme témoigne de son aliénation et de son besoin de parole diverse et propre afin que homme et femme soient humains.

8 Le symbole/mythe libérateur d’aujourd’hui c’est bien [la/une] femme(s) et [un/les] homme(s) peu(ven)t bien être [son/leur] apôtre(s) !

9 septembre 2003

 

UN MANIFESTE A LA SUITE DE CES REFLEXIONS "CONDENSEES" BROUILLONNES :

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 13:24

Bernard Thibault : "Le mouvement social est aujourd'hui plus fort que le gouvernement.

Pour la suite, la "démocratie va être essentielle". (L'Humanité du 4 octobre 2010)"

L'Humanité du 4 octobre 2010

  

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, pense que le mouvement social est aujourd’hui plus fort que le gouvernement. Pour la suite, la «démocratie va être essentielle». Après les manifestations 
de samedi, 
la mobilisation 
prend-elle un 
sens nouveau ?

Bernard Thibault. C’est une nouvelle étape : 
la mobilisation s’est installée dans 
le pays. La journée de samedi conforte un mouvement qui dure, rendez-vous après rendez-vous, malgré 
le gouvernement et le président de la République qui ne cessent de répéter qu’ils ne céderont pas sur le recul 
de l’âge de départ à la retraite. Nous avons fait un pari en choisissant une mobilisation un samedi, ce qui n’est pas habituel dans la pratique syndicale en France. De telles mobilisations ne réussissent qu’à des moments exceptionnels. Le succès d’aujourd’hui montre que nous sommes justement dans un mouvement exceptionnel.

 

Parce qu’il y a eu aussi un public nouveau ?

Bernard Thibault. Oui, il y a eu un renouvellement très important du profil des manifestants. Sans doute pour la moitié, nous avons vu manifester ceux qui ne peuvent pas sortir de leur entreprise par peur 
de représailles ou de licenciement, 
des jeunes qui ne sont pas spectateurs, qui deviennent de plus en plus acteurs de la mobilisation. Nous ne sommes pas dans un baroud d’honneur. 
Il y a une véritable détermination 
à ne pas laisser passer ce recul social. 
Ce qui me fait dire que si le gouvernement et le chef de l’État persistent, nous allons vers une crise lourde. Le pouvoir est dans le déni, 
il a choisi une position radicale.

 

Vous avez déclaré vendredi que 
les grèves reconductibles n’étaient pas 
à exclure. Est-ce que ça veut dire que 
la CGT va pousser en ce sens ?

Bernard Thibault. L’intersyndicale 
a souhaité une multiplication 
des initiatives dans les territoires et les entreprises. Nous, nous voulons promouvoir la méthode des assemblées générales, des assemblées de personnel, des consultations dans les entreprises pour poser la question : « Que pouvons-nous faire ensemble ? » Pour réussir la suite, la démocratie va être essentielle. Tout ce qu’on envisage de faire doit contribuer à un élargissement, et en même temps, nous avons un calendrier qui se resserre. Nous savons que, dans certains secteurs, les salariés sont disponibles pour des grèves qui ne se limiteront pas à vingt-quatre heures.

 

Le gouvernement joue le bras de fer. Nicolas Sarkozy lie la réussite de la réforme à l’élection présidentielle de 2012… En quoi cela pèse-t-il sur le mouvement ?

Bernard Thibault. Je pense qu’un gouvernement, quel qu’il soit, qui ignore à ce point un mouvement social, se condamne pour les prochaines échéances électorales. La question désormais est moins « combien cette réforme peut contribuer à la réélection de Nicolas Sarkozy », que « combien cette réforme, s’il la fait adopter malgré 
les protestations, pèsera sur sa défaite et celle de sa majorité ». 70 % de la population est opposée à ce projet, 
sur une question qui structure 
en profondeur leur vie…

 

Cela signifie que vous croyez toujours pouvoir le faire reculer ?

Bernard Thibault. Je crois que dans 
la majorité gouvernementale, 
on prend la mesure de ce qui se passe. On commence à entendre çà et là des petites musiques différentes. Chez les sénateurs, il y a des signes qui montrent les inquiétudes sur les répercussions politiques de la protestation.

 

C’est donc le moment pour les syndicats de tenir bon ?

Bernard Thibault. Le gouvernement 
ne dit plus que la réforme est juste, il ne lui reste plus comme argument qu’elle est incontournable, un mal nécessaire ! La campagne menée par les syndicats, dont l’unité a été un des facteurs de réussite, a renversé totalement la tendance. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes plus forts que le gouvernement. À partir du 12 octobre, le mouvement peut prendre une nouvelle configuration sur la base 
de décisions prises par les salariés, 
avec des formes d’actions multiples.

 

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:58

Défense de la culture occitane, pour quoi :

sujet accessoire ou principe démocratique ?

Diversité biologique et diversité culturelle.

Publié dans La Marseillaise le 12 novembre 2000

 


merle-agonie.jpgBien que  la résolution de nos problèmes soient de plus en plus influencée par des  modes de pensée dialectique, les conflits locaux et planétaires destructeurs de richesses humaines (hommes et culture humaine utiles à tous) persistent et menacent l’existence de l’humanité.

 

Pourtant dans le domaine de la biologie, le besoin d’un équilibre écologique dans un milieu est unanimement reconnu.

 

Mais ce et/et, principe vite affirmé, difficilement contestable en l’état de nos connaissances, recèle, par sa simplification les mêmes dangers racistes ou/et les mêmes dangers de passivité qui ont engendré les horreurs humaines du passé.

 

En effet, dans un milieu donné, les espèces et les individus de chaque espèce ET sont à la fois en conflit ET sont  à la fois en complémentarité.

 

Si vous n’envisagez que le premier élément, vous faites comme Le Pen, vous « mettez les étrangers à la mer ».

 

Si vous n’envisagez que le second élément, vous faites preuve d’humanisme, mais vous ne créez pas les conditions de la complémentarité ou plutôt de l’UNITÉ.

 

La troisième solution, c’est non la tolérance des différences mais la compréhension des différences, leur mise en coopération, sans ignorer leur lutte pour exister, l’évolution dans le temps de leurs rapports et de leur résultante.

 

Voilà une tache bien difficile : savoir que tout objet est en conflit pour son existence, que parmi les objets existant, il y a des être humains, y compris des êtres proches, et malgré cela, ou à cause de cela, rester HUMAIN.

 

Dans les valeurs humaines dites éternelles, mais de toute façon séculaires, il y a le principe d’amour.

 

A la source  de l’amour, il y a le besoin « égoïste » de l’autre. Puis il y a la sublimation de ce besoin : le sentiment qu’a fait naître ce besoin va subsister, vivre autonomement, détaché du besoin qui lui a donné naissance.

 

Mais cette autonomie ne peut se perpétuer indéfiniment sans une nourriture. Le besoin de solidarité humaine est si ancien qu’il a entretenu, en antagonisme aux conflits destructeurs, le sentiment d’amour de l’humanité.

Il me semble que cette vision ne soit pas une vision « idéaliste judéo-chrétienne » mais un vrai raisonnement dialectique.

 

Moi qui AIME la culture occitane, je suis émerveillé (sentiment légitime) par la beauté de la naissance de l’amour courtois dans la poésie troubadouresque.

 

J’AIME aussi beaucoup le dialogue musical de Janacek illustrant des querelles amoureuses.

J’AIME aussi beaucoup la tragique gravité de la sonate duo de Ravel, écrite après la mort de sa mère et de la fin de la 1° guerre mondiale : elle inaugure le chant profond, douloureux et d’un désespoir en attente contenu dans l’œuvre de Chostakovitch et qui étreint magistralement la réalité de ce siècle.

 

Savoir-faire, savoirs universitaires ou autodidactes, savoirs populaires hérités et transformés d’une génération à l’autre, exercice de ces savoirs : la définition de chacun de la culture peut représenter une de ces choses, toutes ces choses, d'autres choses  encore.

 

Clairement, que l’on ait une vision restrictive ou large de la culture, selon les individus, selon les groupes, les ensembles, les sous-ensembles, les intersections d’individus ou de groupes, nul ne peut ignorer la nécessité absolue de la  DIVERSITE CULTURELLE.

 

AU VIOLON CITOYEN !Nul ne peut ignorer non plus le rôle d’une ou de langues véhiculaires dans le développement des échanges, qu’ils soient économiques, culturels, politiques, techniques, scientifiques…..

Le développement des échanges peut aussi concourir aux lutes populaires sans lesquelles toutes les avancées dans les autres domaines risquent de ne pas aboutir à un progrès social.

 

La question est aussi d’affranchir les échanges des bases inégalitaires, dominatrices du système marchand.

 

Cela suppose non seulement une ou des langues véhiculaires mais aussi, outre la quantité des échanges, leur qualité.

 

Le débat sur l’enseignement des langues illustre bien combien nous sommes plus clairvoyants sur les choses qui nous touchent « de plus loin ».

Comment ne pas reconnaître le besoin de diversité linguistique lorsque nous paraît évidente la nécessité de diversité biologique ?

 

ET JE N’EN VIENS  ENCORE NI A LA LANGUE DOMINANTE NI A L’ESPECE DOMINANTE, l’histoire nous ayant démontré qu’il n’est pas possible pour l’humanité de dépasser tous les obstacles à son développement en même temps.


 

Pierre Assante septembre 2000

Publié dans le journal La Marseillaise.

 

Depuis 2000 on compte aujourd’hui 5000 langues dans le monde.

25 disparaissent chaque année.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 15:46

 

Je reviens sur ces écrits pour y repenser et procéder à un examen de ma propre évolution dans l'évolution générale du débat.....

Je pense que cet article n'est pas (totalement?) contradictoire d'une vision planétaire du mouvement ouvrier qui est la mienne aujourd'hui, dans les conditions de développement insuffisant des forces productives d'alors dans leur globalité planétaire, elles aussi, et les mentalités y correspondant.

 « La spinta è esaurita »  

 

Berlinguer-photo.jpgJ’écrivais ceci en mai 2004 :

« Imaginez une multitude de champs qui se coupent, s’entrecroisent, se superposent presque, multiplient les pôles de contact. Tout cela au point qu’il ne soit pas possible de distinguer « avec l’œil » ni triangle, ni pôle, alors qu’ils sont en multitude.

Cet ensemble de champs va constituer un « champ général ».

….Dans le judéo-christianisme il y a l’intuition de ces contradictions. Le réseau humain, « saint esprit », la pensée collective déchaîne d’abord l’échange marchand et aboutit à l’apocalypse. Dans le système marchand antique, le réseau n’est pas en abondance « au niveau de la planète » comme il se construit aujourd’hui ».

Je vous le transmets tel quel en y ajoutant ceci :

Enrico Berlinguer disait au début des années 1970, « la spinta è esaurita ». Il parlait de la poussée (la spinta) donnée par la révolution Russe d’octobre au mouvement populaire et révolutionnaire « la poussée a perdu sa force, s’est éteinte, épuisée ».

Il faudrait ajouter que la révolution d’octobre se situait, en particulier pour la Russie dans la poussée de la révolution bourgeoise, industrielle, et qu’elle en est une manifestation hybride, révolution bourgeoise menée par un parti communiste qui va reconstituer une élite dominante, surprenante imitation de la bourgeoisie. Il faut y noter aussi le rôle d’une intelligentsia particulièrement créative, dont Lénine est au centre, pour des raisons historique, évidemment.

« la poussée de la révolution d’octobre a perdu sa force, s’est éteinte », c’est une phrase que nous aurions du entendre en son temps et qui avait, dans les années 70 la même importance en politique que le « epur’ si muove » de Galilée en science. Nous ne l’avons entendue (et encore !) que lorsque l’organisation du mouvement populaire a été très affaiblie, et en Italie elle-même, puisque elle a abouti, paradoxalement et dramatiquement à la dissolution du P.C.I.

« La spinta è esaurita », c’est la réalité, non seulement de la révolution d’octobre, mais surtout de « la spinta » de la révolution bourgeoise au niveau planétaire. Au sujet des « champs » que je décris dans le texte ci-dessous, le champ des institutions de la « république » montre à quel point celles-ci créent une coupure  entre les champs d’activité, particulièrement le pôle C (voir schéma). Les institutions gèlent les échanges nécessaires à la créativité elle-même nécessaire au développement humain. Créer les lois, lois non d’institution mais avant tout de conviction nécessaire aux rapports humains dans la phase de dépassement du capitalisme est absolument indispensable. La mise en contact et en mouvement des réseaux et « du réseau général » est vitale :

 

Suite de l'article : http://www.pierreassante.fr/dossier/la_spinta.pdf

 

Et

 

Le dernier meeting de Berlinguer à Padoue, avant sa mort  :

 http://www.youtube.com/watch?v=6udt2ZZinGI

 

Je relis en détail "Les Intellectuels, la Culture et la Révolution, Conseil National du P.C.F., 9 et 10 février 1980".

Je suis frappé des nombreuses interventions qui détaillaient comment le pouvoir giscardien, dans le cadre de la trilatérale, organisait la contre offensive contre les progrès du communisme. Le lire et le savoir en ce temps-là est une chose, en constater la réalisation dans les trente dernières années en est une autre. Y revenir ne peut être que d'une aide considérable pour organiser la notre de contre offensive dans le cadre évident de la crise actuelle du capital.

L'intervention de Compeyron :

http://www.pierreassante.fr/dossier/C.N._fevrier_1980_Compeyron_527KB.pdf

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:09

LA REVUE DU PROJET  (cliquer sur ce titre)

 

BROCHURE ECO ET PO persoJe pense que tout un chacun peut s'intéresser au travail que les communistes du PCF effectuent, aux côtés de bien d'autres acteurs syndicaux, politiques, associatifs, dans leur effort de construire un projet face à la crise de la société, face à la crise du capital ici et maintenant.

 

Voici deux pages d'une revue qui est un de leurs nouveaux instruments de travail dans cette période.

 

Les communistes ont joué un rôle indiscutable dans la construction du programme du Conseil National de la Résistance.

Et leurs ministres ont été de ceux qui à La Libération ont oeuvré à la construction des organismes démocratiques et par l'action populaire pour la santé et la vie des salariés et de la population (sécu), le travail (statut des fonctionnaires par exemple), l'agriculture (office de blés...) etc...

 

Une nouvelle génération de militants se lève pour reprendre ce flambeau, et la crise, ses effets "matériels et moraux" et les enseignements que la population en tire, est le ferment de cette nouvelle génération.

 

CLIQUER SUR LE LIEN CI-DESSOUS POUR OUVRIR CES PAGES :

http://www.pierreassante.fr/dossier/La_Revue%20_du_projet_revue_du_PCF.pdf

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 08:02

weil.jpgPlutôt que de dire "je ne partage pas la foi de Simone Weil", je préfère dire "je ne partage pas sa représentation divine de la nature".

Son effort pour penser la réalité, y compris cette réalité qu'est la pensée, je le trouve magnifique.

Il la conduit cependant à la mort par le refus de l'accepter, cette réalité, jusqu'au bout, c'est à dire dans son atrocité, ce qui n'est pas un "exemple" mais une grandeur humaine à respecter, à méditer pour ne pas accepter l'inacceptable.

Et surtout pour procéder en santé l'aventure humaine dans la nature. C'est aussi dans cet effort que l'on discerne les possibiltés des alliances humaines pour penser et pratiquer la lutte de classe, "celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas (Aragon)"

 

Une citation sur la barbarie en lien : http://www.pierreassante.fr/dossier/WEIL_BARBARIE.pdf

 

et une autre citation : "Pour éviter l'effet de répulsion, il faut prévoir l'épuisement des weil2.jpgmobiles; il faut de période en période donner l'autorité de l'expression officielle à des mobiles nouveaux pour les mêmes actions, mobiles répondant à ce qui aura pu germer spontanément au secret des coeurs......Le mécanisme en question consiste en ceci, qu'une action, après avoir été menée avec effort pour des motifs extérieurs à elle-même, devient par elle même objet d'attachement. Il en résulte du bien ou du mal selon que l'action est par elle même bonne ou mauvaise....Si l'on tue des soldats allemands pour servir la france et qu'au bout d'un certain temps assassiner les êtres humains devienne un goût, il est clair que c'est un mal....Si l'on aide les ouvriers qui fuient l'envoi en allemagne pour servir la france, et qu'au bout d'un certain temps le secours aux malheureux devienne un goût, il est clair que c'est un bien.....Tous les cas ne sont pas aussi clairs, mais ils peuvent être
examinés de cette manière...La foi est plus réaliste que la politique réaliste. Qui n'en a pas la certitude n'a pas la foi...Mais pourquoi la
politique, qui décide du destin des peuples et a pour objet la justice, exigerait-elle une attention moindre que l'art et la science, qui ont pour
objet le beau et le vrai...L'inspiration est une tension des facultés de l'âme qui rend possible le degré d'attention indispensable à la composition
sur plans multiples...Celui qui n'est pas capable d'une telle attention en recevra un jour la capacité, s'il s'obstine avec humilité, persévérance et
patience, et s'il est poussé par un désir inaltérable et violent.

Simone Weil, "L'enracinement".

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 15:43

Stalinisme et luttes d’aujourd’hui

 

vovelle3.jpgOui, il est important que l’on sache, et en particulier la jeunesse :

 

  1 Ce qu’a été le stalinisme, et à quel point il a détourné le mouvement ouvrier de ses fins, et partant de là, de ses actes. A condition que la conclusion de cet « enseignement » ne se conclue pas par « le gentil capitalisme », « le gentil colonialisme »,  « le méchant assassinat des généraux polonais » et « le gentil bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki (120 000 morts et la suite par décision d’un président démocratiquement élu) » (la liste est et sera longue des atrocités « mutuelles »)…. etc.

Exemple d’une dictature différente : le Comité de Salut Public de 1793. Bien que chargé d’expédier les affaires d’une situation d’urgence de vie ou de mort (guerre aux frontières, subsistances, résistances aristocratiques et surtout besoins d’une modification vitale des rapports de production) de la lutte pour l’abolition de la royauté et de ses privilèges, il se soumettait et se considérait comme soumis à la Convention élue. La belle preuve est la résignation de Robespierre ou de Saint-Just à ne plus faire appel le 9 Thermidor à une population qui pouvait encore intervenir en leur faveur à laquelle s'ajoutait sans doute le sentiment d'échec dû à des conditions non atteintes. Mais comment comparer des situations si différentes ? La dictature de 1793 c’est celle d’une bourgeoisie alliée au peuple parce qu’elle a besoin de s’allier à lui pour battre la monarchie. Ainsi elle fait pour un temps de ses aspirations, les aspirations générales de l’humanité, qu’elle abandonnera sitôt sa victoire acquise.

Il y aurait grande innocence et peu d’intelligence à penser qu’une Russie démocratique pouvait spontanément émerger de la Russie Tsariste dans ses conditions de développement d’alors, et rien ne disait que dans la construction de nouvelles forces productives, les conditions d’un socialisme non stalinien (c’est un paradoxe de langage) ne pouvaient pas naître. L’alternative restait donc entre poursuivre la guerre impérialiste et ses conséquences, se soumettre au capital dont cette guerre et ses conséquences était une illustration, alors que dans le même temps entraient en conjonction en Russie les volontés d’indépendance des nationalités de l’empire russe, la revendication de la paix contre la guerre de 1914, la montée de bourgeoisies nationales et d’un bonapartisme émergent, la concentration ouvrière dans d’immenses ensembles industriels, la revendication paysanne, la domination du capital étranger….Excusez moi du peu !

Il y aurait grande innocence et peu d’intelligence à penser d’autre part que le massacre actuel des formes de la démocratie bourgeoise ne tiennent pas à de nouvelles conditions de développement du capital et des forces productives (voir « La métamorphose du travail 5 » et « l’indifférence »).

 

  C.C.1980.jpg2 Que le stalinisme est aussi la conséquence d’une lutte de classe titanesque dans laquelle le mouvement ouvrier a été pris au piège d’une organisation militaire et ultra centralisée nécessaire à ce moment là en Russie (Lénine s’est exprimé sur la russification excessive du mouvement ouvrier) qui s’est transformée en dictature personnelle. Il est simple de dire aujourd’hui ce qu’il aurait fallu faire. Des millions de militants n’ont eu comme choix que ce culte de la personnalité et les répressions qui l’accompagnaient ou la collaboration de classe jusqu’au fascisme. Le nazisme n’est pas un accident du fascisme., il a joué un rôle particulier dans la répression du mouvement ouvrier que ne pouvait jouer le fascisme italien, dans les deux cas pour des raisons historiques donc aussi  économiques. Il n’y a pas lieu de scinder la politique du capital, elle est UNE dans sa diversité, même lorsqu’elle influence négativement le mouvement ouvrier.

 

3 S’il est important de connaître ce qu’a été le stalinisme, je ne crois pas vraiment que ce soit le danger actuel (voir l'article "l'anthroponomie" )que nous courrons. Je ne vais pas développer ce que j’ai déjà développé en détail : le danger d’aujourd’hui c’est cette forme de fascisme « doux » qui consiste à soumettre « pieds, poings et cerveaux liés » à une organisation internationale du travail qui fait de sa division (du travail) toujours plus marquée, toujours plus cloisonnée et parcellisée, la condition incontournable de survie, de résolution des besoins de chaque individu sous une forme d’aliénation profonde et acceptée, et une personne éclatée correspondant à cette organisation du travail, des besoins, des désirs. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que les couches moyennes des salariés des pays développés (1 milliard sur 6,7 milliards d’humains ?), soient incapables pour l'instant de se délier intelligemment, sainement, de l’anti-communisme, et à la classe ouvrière de ces pays de ne pas se replier sur une idée d’un marché-nation dans lequel elle a conquis les avancées sociales qu’on lui arrache.

 

4 Il y a une montée du mécontentement mondial qui tend à une jonction positive internationale tout en affirmant les diversités historiques des populations et en les affirmant.

La montée de la réflexion économique reflète cette montée en puissance du mouvement populaire mondial. Ce n’est pas par un opportunisme sur les arguments, les analyses, et les actions, que nous aiderons ce mouvement à se développer, pas plus qu’en nous repliant « entre nous » sur les « bonnes analyses » et les « bonnes actions ».

 

vovelle2.jpg5 Il est difficile de donner ce type d’argument sans sembler justifier ou pire soutenir des périodes historiques dramatiques. J’espère que ces réflexions ne suscitent pas, à mon corps défendant ce type de réaction, mais plutôt participe à l’approfondissement des critiques que nous adressons à l’histoire pour nous affranchir de nos erreurs, sans nous faire cependant l’illusion que la clairvoyance ne dépend que de notre volonté.

 

6 Tous les indicateurs, courbes et statistiques  de suraccumulation du capital, onde lentes et rapides, superposition et résonance de ces courbes, tendent à nous prévenir d’une explosion des contradictions de notre mode de production dans les très proches années. Plus que d’une condamnation des crimes qui ne sont plus d’actualité parce que plus dans les conditions de leur existence, nous avons besoin des leçons d’histoire, d’économie, d’anthropologie qu’ils nous ont paradoxalement données et qu’ils nous donnent encore, à condition de ne pas les isoler…de leurs conditions ou plutôt de ce que, dans la nécessité et l'aléatoire qui nous sont perceptibles, nous pouvons saisir aujourd’hui de ces conditions…

Et espérer de notre action plus que de notre indifférence, laquelle est celle (et reflet) du mode de production pour lequel ce qu'il produit importe peu pourvu que le profit privé croisse.

 

Pierre Assante, 1er octobre 2010

 

Sur le stalinisme et ses retombées sur les militants d'ici : René Merle, "la Communion des Saints"

http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=125&var_recherche=la+communion+des+saints

Deux réflexions de Simone Weil,

1 Sur la barbarie :

http://www.pierreassante.fr/dossier/WEIL_BARBARIE.pdf

ET

2 Citation de Simone Weil : "Pour éviter l'effet de répulsion, il faut prévoir l'épuisement des mobiles; il faut de période en période donner l'autorité de l'expression officielle à des mobiles nouveaux pour les mêmes actions, mobiles répondant à ce qui aura pu germer spontanément au secret des coeurs......Le mécanisme en question consiste en ceci, qu'une action, après avoir été menée avec effort pour des motifs extérieurs à elle-même, devient par elle même objet d'attachement. Il en résulte du bien ou du mal selon que l'action est par elle même bonne ou mauvaise....Si l'on tue des soldats allemands pour servir la france et qu'au bout d'un certain temps assassiner les êtres humains devienne un goût, il est clair que c'est un mal....Si l'on aide les ouvriers qui fuient l'envoi en allemagne pour servir la france, et qu'au bout d'un certain temps le secours aux malheureux devienne un goût, il est clair que c'est un bien.....Tous les cas ne sont pas aussi clairs, mais ils peuvent être
examinés de cette manière...La foi est plus réaliste que la politique réaliste. Qui n'en a pas la certitude n'a pas la foi...Mais pourquoi la
politique, qui décide du destin des peuples et a pour objet la justice, exigerait-elle une attention moindre que l'art et la science, qui ont pour
objet le beau et le vrai...L'inspiration est une tension des facultés de l'âme qui rend possible le degré d'attention indispensable à la composition
sur plans multiples...Celui qui n'est pas capable d'une telle attention en recevra un jour la capacité, s'il s'obstine avec humilité, persévérance et
patience, et s'il est poussé par un désir inaltérable et violent.

Simone Weil, "L'enracinement".

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 07:04

Régions ATOS N°85 (2.14MB)

 

Le journal des Agents

Techniques Ouvriers et de Service des différents statuts de l'Educ.

de L'UNATOS-FSU

(cliquer sur le lien ci-dessous pour l'ouvrir)

http://www.pierreassante.fr/dossier/ATOS_85.pdf

 

Copie de 23juin10 035

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 07:10

JAURESJaurès a écrit une monumentale histoire socialiste de la révolution française.

Il apporte dans cet extrait, comme dans toute son oeuvre ( lien ci-joint ici 982 KB) un jugement de valeur et sur l’évènement historique et sur la personne, qui élève et universalise et en même temps relativise la vision du jugement de valeur.

Nous en avons bien besoin en ce moment où le processus de la société marchande nous isole, nous parsème, nous désolidarise, et pas au profit d’une plus grande liberté, d’une plus grande prise en compte de la personne humaine, mais au contraire au détriment de son épanouissement et de son intelligence du « général ».

Je poursuis ainsi dans ce blog les citations des « grands » auteurs pour souligner quelques aspects qui me semblent essentiels à notre « culture générale », de la même façon que je prends chez mes amis les informations et les sentiments qui font du quotidien la richesse de toute la vie. P.A., 29 septembre 2010

http://www.pierreassante.fr/dossier/Jaures_histoire_socialiste_revolution.pdf

(Editions Sociales, 1972)

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 09:33
SCHWARTZ 1988Stage national thématique : "Travail, une revalorisation indispensable" en collaboration avec l'Espaces Marx 16/10/10
Samedi 16 octobre, 2 place du Colonel Fabien 75019 Paris

Le travail,  une revalorisation indispensable

Journée d’étude co-organisée par le secteur formation du PCF et
Espaces-Marx

Inscrivez vous sur le formulaire en ligne

 

9h00-10h30 La place occupée par le travail dans la vie
Pourquoi les Français sont-ils les plus nombreux parmi  les européens
à penser que le travail occupe une place très importante dans leur vie
(70 %)? quelles sont leurs attentes à son égard ? et pourquoi sont-ils
presque aussi nombreux à souhaiter que le travail prenne moins de
place ?
travail et ergologie 0001Dominique Meda, philosophe, directrice de recherche au C.E.E
 
 
11h00-12h30 De l’usine du 19ème siècle au site de production d’une
multinationale

L’impact de la mondialisation (précarisation, tertiarisation et
féminisation des emplois), de la financiarisation de l’économie, et de
la révolution informationnelle (part croissante des activités de
recherche et  d’innovation mais aussi de management des ressources
humaines et de contrôle des objectifs), sur les collectifs de travail
et sur la prise de conscience du travail salarié en tant que rapport
social.
Jean François Bolzinger, ingénieur, secrétaire général de l’UGICT-CGT
 
 
14h00-15h30  La crise du travail
Ce qui a changé au cours des 30 dernières années avec la prépondérance
des activités de service et qui autorise à parler de Crise du travail.
Comment l’activité concrète du travail donne lieu à un conflit
permanent entre des  normes qui engagent des valeurs ; conflit qui
fragilise des salariés qui ont perdu les repères et les droits
14mai10 003collectifs qui les protégeaient.
Yves Schwartz, ergologue, professeur à l’université de Provence
 
 
16h00-17h30 Les nouvelles méthodes de management
Les nouvelles méthodes de management,  en visant à la fois le
développement personnel de chaque individu et l'adaptation de leurs
comportements, cherchent à mobiliser les salariés pour la réalisation
des objectifs fixés par l'entreprise, tout en éludant la question du
pouvoir, la relation de subordination attachée au statut de salarié
Valérie Brunel, psychosociologue, intervenante en organisation
 
18h00-19h30 Travailler c’est contribuer à faire exister une société
Et si l’intolérance des salariés du privé aux « privilèges » des
salariés de la fonction publique correspondait surtout à la
provocation insupportable que représente, pour eux , cette
aristocratie morale, orientée vers la satisfaction des besoins de la
société toute entière et non vers le seul profit de leur entreprise et
pour qui le travail a donc un sens.
Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRS
 
LA METAMORPHOSE DU TRAVAIL 5   Pierre Assante :
http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-metamorphose-du-travail-5-50419110.html
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 14:24

 BOCCARA La crise systémique actuelle

  

PAUL BOCCARA, Diaporama (1 à 2 Mn pour l'ouvrir):

http://www.pierreassante.fr/dossier/Boccara_noname_1.29MBpdf

 

Et :

 

LA CRISE SYSTEMIQUE ACTUELLE :

Une crise de civilisation. Ses perspectives et des propositions radicales.

   Audition auprès du Conseil Economique et Social

            Depuis trois ans, les médias mais aussi les spécialistes parlent de « la crise » de l’économie à l’échelle mondiale.

 La thèse que je veux présenter est qu’avec cette crise au plan économique, mais aussi au- delà de l’économie, il s’agit, d’une part, d’une crise systémique véritablement radicale et, d’autre part, qu’y interfèrent tous les plans de la vie en société. C’est une véritable crise de civilisation, la civilisation occidentale désormais mondialisée.

C’est à ce sujet que je vais présenter une problématique et des hypothèses de travail.

Il s’agit 1°) d’éléments sur la nature de la crise systémique, 2°) d’hypothèses sur son tournant récent ainsi que sur ses perspectives et enfin 3°) des axes de propositions.

Cela renvoie aux trois parties de l’exposé:

I. La crise de civilisation et les révolutions des opérations techniques et sociales

II. Défis de la crise de la civilisation occidentale mondialisée. Hypothèses sur son tournant récent et ses perspectives.

III. Des propositions pour maîtriser et commencer à dépasser les marchés et les délégations représentatives........

 

 

 

..........Suite de ce texte, cliquer sur le lien ci-dessous

  

PAUL BOCCARA, La crise systémique actuelle (fichier léger) :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Paul_Boccara_Anthroponomie_version_courte.pdf

 

La couverture du livre est une illustration et non le contenu de ces fichiers

 

Et :

 

Un texte de 1980, qui avance bon nombre d'idées et met en garde sur les difficultés avec une grande lucidité :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Boccara_Conseil_National_du_PCF_Fevrier_1980.pdf

 

eco et poCi-contre, UNE du dernier N° d'Economie et Politique 

 

Diaporama en PPT

http://www.pierreassante.fr/dossier/PPT_PB_CES.ppt#256,1,Diapositive 1

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 08:38

MARCHER

  

Marcher au hasard. Copie-de-23juin10-035.jpg

Marcher avec des points de repère.

 

Le premier est signe de liberté.

Le second de but.

 

Il faut donc allier cette liberté à ce but.

D’autant que le but n’est qu’un possible présumé. Mais quel beau possible !

  

Et que ce possible se trouve parsemé d’une multitude de bifurcations imprévues qui font sortir des sentiers pour fouler l’inconnu.

 

20100916 010Un peu d’inconnu dans le sentier.

Un peu de sentier dans l’inconnu.

 

Que de l’inconnu, évanoui le but.

Pas de hasard, finie est la liberté.

 

Puis une route commune.

manif-unatos-femmes-.JPGDes culs de sac, des lointains horizons, des brouillards, mais aussi des convictions.

 

Des soleils et des arcs en ciel.

 

Des clairières. Des prisons. Des océans.

Et aussi chemins et des tables servies.

  

Pensée. Humanisation de la nature.

Tracer l’inconnu dans la pensée commune comme une pensée.

 

Pierrot, 26 septembre 2010 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 14:58
Berlinguer-couverture.jpgL'intelligence, la com-préhension,  demande comparaisons.
 
Par exemple, ce qui c'est passé en France et en Italie, à l'époque des Partis Communistes d'après la Libération ou aujourd'hui après l'auto-dissolution du PCI (Parti Communiste Italien) et l'affaiblissement du PCF, puis le regain d'intérêt actuel pour les idées et l'action communistes à la lumière de la crise : démocraties avancées, services publics, rapport avec les forces d'opposition non au système mais au pouvoir du moment, et avec les partis bourgeois en général, transformations radicales....etc....
 
PCI, 1985, Ce texte n'est pas un manifeste, encore moins un modèle, mais écrit après la mort de Berlinguer, il donne quelques repères comparatifs pour cette période en Italie (1985), intéressants pour la réflexion d'aujourd'hui.
 
Écrit en italien pour ceux qui le lisent :
 
 
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 07:20

Emily-Dickinson.jpg

 

Renunciation ― is a piercing Virtue ―

 

The letting go

A Presence ― for an Expectation ―

Not now

The putting out of Eyes ―

Just Sunrise

Lest Day ―

Day’s Great Progenitor ―

Outvie

Renunciation ― is the Choosing

Againt itself

Itself to justify

Unto itself ―

When larger function ―

Make that appear

Smaller ― that Covered Vision ― Here ―

 

*

 

Who Giants know, with lesser Men

 

Are incomplete, and shy

For Greatness, that is ill at ease

In minor Company ―

 

A Smaller, could not be perturbed ―

The Summer Gnat displays

Unconscious that his single Fleet

Do not comprise the skies ―

 

Lo Renonçament ― es Vertut ponhènta

 

Es laissar

Una Presència ― pèr una Esperança

Mai tard ―

Se crebar leis Ueilhs

Tre l’Auba ―

Per Paura que lo Jorn ―

Vengue mai grand

Que lo Jorn dau Congreatoràs

Lo Renonçament ― es Choisir

Contra se ―

Per se justificar

Davant se ―

Quora una fonccion mai larga ―

Farà aparèisser ―

Pichonet ― Lo Vejaire Velat ― qu’es Nòstre ―

 

*

 

Quau conèis lei Gigants, ambe seis inferiors

 

Se sente crèntos, e pas acabat ―

Estent que la Grandesa, es pas a son aise

Dins mens auta Societat ―

 

Un mai Pichon, sariá pas trebolat ―

Lo Mosquilhon fa lo bèu ―

Inconscient que sa Flòta d’un solet batèu

A pas lo Cèu dedins ―

 

*

 

The Heart has narrow Banks

 

It measures like the Sea

In mighty ― unremitting Bass

And Blue monotony

 

Till Hurricane bisect

And as itself discerns

It’s insufficient Area

The Heart convulsive learns

 

That Calm is but a Wall

Of Unattempted Gauze

An instant’s Push demolishes

A Questioning ― dissolves

 

*

 

The Mind lives on the Heart

Like any Parasite

If that is full of Meat

The Mind is fat

 

But if the Heart omit ―

Emaciate the Wit

The Aliment of it

So absolute

 

*

 

Lo Còr a de Ribas estrechas

 

E li prend lei mesuras coma la Mar

D’una Grandassa ― Rumor sensa fin

E Monotonìa Blava

 

Mai la Freboniá lo trenca

Alors vesènt

Que li manca la Susfàcia necite

Lo Còr convulsiu aprene

 

Apren que lo Calme es un Bari defensiu

de Tule inviolat

Qu’una quichada subita aroina

Qu’un moment questionaire ― delega

 

*

 

Dau Còr l’Eime se nutrisse

Coma tot Parasite ―

Se lo Còr es ric

L’Eime crèise ―

 

Mai se lo Còr falhisse

L’Eime se descarna ―

Emai se lo Manjat

es absolut



Emily Dickinson

 

(Poèmes, traduction de Pierre Assante, publiés dans l'Almanach des Amis de Mesclum-La Marseillaise)





"J'ai toujours déjà su qu'un cordonnier bohémien

 s'approchait davantage du sens de la vie

qu'un penseur néo-allemand"

Karl Kraus

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 20:53

Rêvons !.......

 

Rêvons !........

Dans le rêve éveillé se dessinent des repères.

Pour peu que les sciences les plus avancées hantent ce sommeil.

 

 

aragon-les-poetes.jpgLa pensée est une propriété de la nature, la conscience de la nature sur elle-même.

 

Conscience dont les limites sont celles des observations, en quantité, en qualité, que peut faire une parcelle collective de nature.

 

Nous avons la démonstration permanente, par notre propre activité au sein de l’humanité, de cette propriété. Mais nous n’avons aucune preuve tangible des possibilités d’élargissement de cette conscience au-delà des limites étroites fixées par nos conditions de survie, et de reproduction générale.

 

Cependant la part du processus passé dont notre conscience prend connaissance par l’ensemble des sciences en mettant en commun leurs champs, nous fait entrevoir une poursuite du processus de conscientisation qui à la fois développe et l’uniformisation et la diversification compacte.

 

Cette diversification compacte pourrait être une unification. Il est difficile, partant des expériences humaines au quotidien, d’imaginer une telle unification qui en fait serait, paradoxalement ET un élargissement ET une concentration universelle ou cosmique, selon le degré d’unification. Peut-être que dans le progrès des sciences, l’interdépendance des champs est l’outil de cette concentration, et que l’éloignement toujours plus grand rapproche tous les points de l’étendue et de la diversité cosmique.

 

Y aurait-il un « modèle » mathématique tendant à refléter ce mouvement ?

Y aurait-il là unification du concept et de la réalité d’énergie, des forces, des mouvements ?

La crise sociale dans sa difficulté à se centrer sur son unité, celle de la crise de la mesure quantitative de la valeur d’échange reflèterait-elle cette difficulté ou ce lent procès d’unification ?

 

Ce qui devrait être plus facile à imaginer, c’est la personne dans l’espèce humaine, dans la continuité, au-delà de l’instinct de conservation de l’individu, non pour le nier car sans cet instinct, aucune espèce n’existerait dans la qualité de ce moment du processus biologique.

 

Un dépassement c’est la cohabitation du sentiment de précarité de la personne et de la durée de l’espèce et dans cette durée, le processus de conscientisation de l’espèce, la naturalisation de l’homme, l’humanisation de la nature et cette concentration cosmique de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Pour imaginer la chose, cette concentration amenant à l'unité de la conscience serait-il un "big bang" de la conscience de la nature sur elle-même ? Imagination libre de religiosité.

 

Pierre Assante, 22 septembre 2010

….

Tout se perd et rien ne vous touche

Ni mes paroles ni mes mains

Et vous passez votre chemin

Sans savoir que ce que dit ma bouche

 

Votre enfer est pourtant le mien

Nous vivons sous le même règne

Et lorsque vous saignez je saigne

Et je meurs dans vos mêmes liens

 

Quelle heure est-il quel temps fait-il

J'aurais tant aimé cependant

Gagner pour vous pour moi perdant

Avoir été peut-être utile

 

C'est un rêve modeste et fou

Il aurait mieux valu le taire

Vous me mettrez avec en terre

Comme une étoile au fond d'un trou

 

Aragon, « Les Poètes »

 

Texte entier :

http://www.frmusique.ru/texts/f/ferrat_jean/jentendsjentends.htm

 

Si nous ne militons pas, toi, moi, nous, pour l’abolition des classes sociales, cela veut dire que nous considérons comme naturelles les inégalités de classe.

Cette acceptation peut, dans certaines circonstances, amener jusqu’à cette extrémité de l’inhumanité, toute forme ancienne ou nouvelle de fascisme (cliquer). P.A.

Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 07:09
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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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