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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 08:00

 

Denis DURAND : Des avances de la BCE pour développer les services publics et sécuriser l’emploi et la formation

Tribune publiée dans L’Humanité dimanche du 16 janvier 2021.

 

Face à la crise, il faut embaucher d’urgence dans les hôpitaux et dans tous les services publics, tout en pesant sur les gestions d’entreprises pour sécuriser l’emploi et la formation face au tsunami des plans sociaux. C’est le seul moyen, à la fois de relancer l’économie et de la rendre plus efficace Au total, il faudrait environ 100 milliards de dépenses publiques supplémentaires en 2021 (voir Frédéric Boccara : « Financer l’action d’urgence contre la crise. Les propositions du PCF », Économie et politique, mai-juin 2020). Dans les prochaines années, cela permettra de créer bien plus de richesses ; mais en attendant, ces richesses n’existent pas. Pire, la chute de l’activité économique va réduire de plusieurs dizaines de milliards les rentrées d’impôts et de cotisations sociales.
Au total, comment trouver l’argent qu’il faut dépenser d’urgence pour combattre la crise ? Augmenter les impôts ? Rétablir l’ISF ne rapporterait guère plus de 3 milliards. Même en confisquant tous les profits du CAC40 (80 milliards en 2019, beaucoup moins en 2020 du fait de la récession), on serait encore loin du compte.
Annuler la dette passée ? Très bien, mais cela ne rapporterait pas d’argent nouveau pour financer les dépenses d’aujourd’hui et de demain.
Continuer d’aller chercher l’argent sur le marché financier ? On sait ce que cela implique : mise sous tutelle des politiques publiques, chantage permanent à l’austérité budgétaire et à la dévitalisation des services publics.
Et pourtant, de l’argent, il y en a. Les banques centrales de la zone euro ont déversé 2 000 milliards depuis mars 2020 sur les banques et sur les marchés financiers. Cette manne gonfle la spéculation financière et prépare un krach pire que celui de 2008.
Ce scandale doit cesser. L’argent de nos banques centrales doit servir à financer des projets de développement des services publics démocratiquement élaborés, décidés, réalisés et contrôlés dans chaque pays de l’Union européenne. Ce serait l’objet d’un fonds européen de développement économique, social et écologique. Sans attendre sa constitution, la BCE et la Banque de France pourraient avancer à la Caisse des Dépôts les fonds nécessaires au développement des services publics contre la crise en France, sans exiger d’intérêts, voire sans exiger le remboursement intégral de ces avances.
Loin de faire de la dette un fardeau pour les peuples, la création monétaire des banques centrales deviendrait alors le moyen d’un essor sans précédent de l’emploi, de la formation et donc de la création de richesses dans toute la zone euro.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:01

 

REMARQUE 2 : la trace mentale ou la métagénétique.

 

« Il faut chercher ce qu’il y a de juste dans ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord », disions-nous.

Suffit-il d’atteindre un point crucial du processus par un moyen ou par un autre pour que le processus puisse se poursuivre ? En d’autres termes, quel que soit l’échafaudage conscient et inconscient pour atteindre un point crucial,  le processus est-il sauvé ? Dans le « quel que soit », évidemment cela suppose la multiplicité des échafaudages, dans ce qu’ils ont de particulier et de commun, de socialement individuel.

L’échafaudage et le passé et la trace qu’il en reste après la dissolution-destruction de l’échafaudage par le temps, de l’accumulation construite sur laquelle on est parvenu au point et on poursuit le chemin commun-social, ne disparait pas purement et simplement. Il reste une trace.

La trace est contenue dans les gènes et les « épigènes » qui pour l’homme ne peuvent être que sociaux. Si la conscience n’est pas l’essence de l’homme et l’essence de l'homme est la totalité des rapports sociaux à partir des besoins corporels et sociaux en unité, c’est parce que ces rapports ont pour support la matière telle quelle est organisée et se meut chez l’homme : son corps et la société qui le contient, historiquement tel quel et telle quelle, son mouvement, sa complexification-développement.

Aucun échafaudage ne disparaît, et sa trace poursuit son action dans le présent et dans la construction du futur. C’est ce qui « détermine » l’infini des possibilités et l’aléatoire des processus particuliers et global.

Ainsi, ne croyez pas que la façon dont vous parvenez à un point commun soit indifférente : elle pèse sur le présent et le futur, doit être sans cesse examinée, remise en questions, c’est la condition de la poursuite du processus.

Ni la justesse ou l’erreur relatives d’une analyse, d’un choix, d’une décision ne sont indifférentes. Elles ont besoin sans cesse d’un aller-retour entre le moment d’un acte et la trace plus ou moins résiliente, plus ou moins forte, "plus ou moins présente",  mais toujours présente. C’est cela la métagénétique qui n’a rien d’irréel ni de mystique, mais qui est une propriété de la matière pensante, consciente comme de la matière tout court. C’est dans « le temps qui reste au processus social-individuel » pour mourir et reconstruire sur les strates accumulées que résident les solutions possible du drame humain.

Il y a là matière à une infinité de pensée et d’écriture ici « résumée », qui comme tout résumé condense, à l’instar de la progression de la formation des systèmes de concepts dans notre cerveau et sa relation avec l’humanité entière et la nature entière à travers les rapports sociaux et l’accumulation individuelle-collective qu’ils induisent et permettent.

Notre vocabulaire est bien impotent pour exprimer cela et le mouvement de développement-complexification de l’humanisation y trouvera progressivement et radicalement remède, à l’infini, et dans des formes et modes de communication inimaginable pour le temps présent.

Il y a dans la nutrition-fusion « maternelle » et la séparation sociale « paternelle » une infinité de signaux et de repères de la construction mentale et de son évolution sociale. Les errements sociétaux en particulier en matière de communication, et les avancées de conscience de notre adolescence politique ne sont pas un « supplément » dans l’analyse et la compréhension particulière et globale, mais sont au cœur d’une approche dialectique matérialiste dont il est question dans plusieurs articles.

Il y a bien une dialectique, logique dépassée de l’évidence superficielle ignorant le mouvement et le devenir, en ce qui concerne un mode de construction et d’usage des concepts et des catégories. Mais il y a aussi bel et bien, et cela va ensemble, une dialectique de la nature au sens où ce que nous avons abstrait de son mouvement est bien une réalité des propriétés de la nature observée, à la fois relative et absolue au sens ou l’accumulation-complexification conserve un passé de la réalité matérielle (tautologie) que nous ne pouvons abolir et dont les traces habitent profondément, indissolublement nos êtres, les êtres, l’existant. Observation de l’état présent, négation mentale de l’état présent, négation de la négation mentale de l’état présent sont la condition humaine du dépassement humain social, naturel concret, théorique et pratique de l’état Présent; et l’unité des forces contradictoires dans laquelle meurt l’ancien et peut mûrir le nouveau est une propriété de la nature, vaguement mais justement imaginée dans et par notre pensée, et bien réelle et bien plus complexe que cette imagination ; complexité dont nous faisons sans cesse connaissance dans notre poursuite des subsistances et la complexification de cette poursuite : c’est dans la poursuite des subsistances que réside la constitution d’une forme avancée de la nature : la conscience de la nature sur elle-même. Nous en connaissons relativement une forme, la nôtre. Mais il en existe décidément des multitudes d’autres et une globalité historique au niveau de l’univers, sans doute.

Pierre Assante. 15/01/2021 06:53:07.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:00

 

REMARQUES 1

 

Il faut chercher qu’il y a de juste dans ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord.

Ce n’est pas de l’éclectisme.

 

Les couches moyennes hautes s’inventent un cache sexe, vert par exemple, pour promouvoir la possibilité d’achat par eux-mêmes de ce que les autres ne peuvent acquérir. C’est cela l’alliance des couches moyennes avec le capital, à la différence de ce qui le subissent sans plus.

Certes il s’agit là d’une tendance et non d’une appartenance de chaque représentant d’un milieu social vaguement caractérisé, et arbitrairement nommé pour le représenter caricaturalement, mais existant réellement hors caricature. On peut cependant déceler dans les cache-sexe idéologiques des avancées civilisationnelles en gésine.

 

Le livre Cédric Durand, "Techno-féodalisme", qui n’est en rien un cache sexe mais une analyse critique de l’état présent, apporte une vision intéressante du capitalisme moderne numérisé. Il en reste malgré tout beaucoup à une apparence et une réalité juste mais relativement superficielle, ce qui ne l’empêche pas d’être créatif et découvreur. Ce qui est à saluer.

Le texte de Marx de 1857 sur l’unité des mouvements de la production dans le mode de production capitaliste est pour moi le point de départ à la fois philosophique et économique qui permettrait d’aller au-delà de cet intéressant ouvrage. La brève critique qui en a été faire par Frédéric Boccara lors de la dernière réunion par internet me paraît tout à fait juste, en tout cas elle me convient, à l’instant présent.

 

Pierre Assante.14/01/2021 09:50:44.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 07:21

 

RESERVES OU FLUX TENDU

 

L’augmentation relative du salaire direct à l’intérieur de l’austérité salariale capitaliste au détriment du salaire indirect fait partie d’une politique de flux tendu répondant au profit immédiat et maximum.

C’est le cas aussi de la fermeture des lits d’hôpitaux qui font partie du salaire indirect, pour réduire le coût salarial global et augmenter le taux de profit.

Dès les débuts du libéralisme, il a institué cette « économie de restriction » des réserves de biens matériels et moraux, physiques et scientifiques qui ont régressé, relativement au développement général, bien sûr. L’Abbé napolitain Galiani le signale déjà sous l’ancien régime de monarchie absolue et de croissance de la bourgeoisie et de son pouvoir, à l’intérieur du régime qu’elle va abattre. La libéralisation du commerce du blé, la réduction des réserves, l’augmentation du prix de la denrée, la famine qui s’en suit, bien que libéral, sont son sujet.

Le flux tendu s’oppose aux réserves matérielles et morales de la société, à la réduction de l’énergie potentielle dont elle a besoin et de l’énergie au sens strict dont la fermeture des centrales nucléaires, sans créer autrement la croissance nécessaire d’énergie, menace de crise de ressources l’humanité. Remède pire que le mal, en particulier face au réchauffement climatique et ses conséquences, mais pas seulement.

La capacité d’augmenter le salaire indirect pour le transformer à terme en ressource principale commune créée par une révolution de forces productives basée sur la science et la conscience et leur transmission dans le circuit de reproduction sociale et générationnelle, c’est le communisme plus la résolution scientifique et technique numérisée, mondialisée mise au service des biens sociaux.

Dans « communisme PLUS la révolution scientifique et technique numérisée, mondialisée mise au service des biens sociaux », il y a répétition et tautologie, les deux allant de pair et étant la même chose constituée de mouvement particuliers.

L’existence d’un objet, qu’il soit minéral, minéral et vivant, minéral vivant pensant et social, suppose une croissance de l’énergie potentielle, sans laquelle il va vers extinction de son mouvement, ce qui se produit in fine bien sûr, mais prématurément pour nous qui possédons la capacité de choix et de décision et de transmission dans la transformation universelle au-delà de notre existence, en tant qu’humanité et non en tant qu’entité isolée mythique.

La crise sanitaire et les mesures d’isolement qu’elle a induites, avec plus ou moins de réalisme social, et l’isolement dans la cybernétique au détriment des rapports humains directs pourrait nous laisser croire en une société composée d’éléments indépendants, alors que nous sommes autonomes certes mais dépendants les uns des autres, d’individu à individu et d’individu à société. Autre tautologie.

De la sécurité d’emploi et de formation au dépassement de l’achat de la force de travail dans une société de haute scientificité et de haute productivité mises au service du commun, il y a la création de réverses et dans cette création de réserves, le passage par la croissance du salaire indirect, des services publics en particulier : l’énergie potentielle « matérielle et morale », « physique et culturelle », « scientifique et philosophique » nécessaires.

Pierre Assante. 14/01/2021 06:49:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 08:10

 

LE TEMPS QUI RESTE

 

Le temps très bref que les scientifiques ont employé pour produire un vaccin covid19 montre les progrès effectués en matière scientifique et les immenses possibilités nouvelles ouvertes à l’humanité.

Certes, il faut encore dans la mise en pratique des vaccins obtenus, voir ce qu’ils peuvent apporter à la crise sanitaire et à la crise sociale et économique dans laquelle se meut la crise sanitaire : les capacités curatives de ces vaccins, durables ou pas, nous indiqueront les progrès nouveaux à accomplir en la matière.

A cette rapidité de recherche s’oppose la capacité de mise en œuvre : elle est victime de la maladie qui menace l’humanité dans tous les domaines, la course au profit des multinationales mettant au second plan l’organisation sociale et républicaine capable de cette mise en pratique.

Il est  irrépressiblement désolant de voir que le profit laisse de côté les citoyens en les laissant seuls avec eux-mêmes, en prônant le chacun pour soi et Dieu pour tous. Les plus vulnérables et les plus âgés, et tous les autres, en particulier les plus démunis, sont laissés en face d’un ordinateur (Oh ! le beau progrès abandonné à l’impuissance social-libérale-autoritaire) alors qu’ils en sont les moins bons utilisateurs parce que leur utilisation est la moins sociale imaginable… ! Tu t’en sors, tant mieux, tu t’en sors pas , tant pis !

Où est une organisation citoyenne mettant dans les villes, les départements, les régions, en place : l’information, l’organisation d’une vaccination massive, calme et ordonnée.

Il faudra encore des luttes pour obtenir cette organisation, luttes qui se heurteront encore et toujours à la privatisation des moyens humains dans le libéralisme mondial et sa gouvernance non par les Etats et la démocratie citoyenne, mais par les firmes multinationale$, leur usage du capital étroitement personnel et anachroniquement féodal dans un temps où le monde devrait être scientifiquement solidaire et solidairement scientifique.

« Panem et circenses », le pain et les jeux de l’Empire Romain restent la philosophie des dominants (quoique le pain ?...), du capital qui est certes un fonctionnement autonome du système d’échange isolé de l’analyse et de la manifestation des besoins sociaux, mais est aussi celle des humains tous ensemble et parmi eux de ceux qui gèrent ce type d’administration sociale égoïste et inefficace.

L’humanité est bien dans une  adolescence qui commence à essayer de se comprendre mais ne possède pas encore les moyens de son autonomie.

On peut se demander si cet adolescente ne va pas périr en chemin, comme bien d’adolescents et aussi d’enfants avant les progrès de la médecine et la Sécurité Sociale d’Ambroise Croizat, des Résistants et des Communistes ; ou se suicider sans comprendre les raisons de ce « choix » qui n’en est pas un mais une conséquence d’une maladie sociale autant que personnelle : une accumulation capitaliste au paroxysme, incontrôlée et incontrôlable par un système dont c’est le but final.

Le but final, sain, celui qui commande de rompre progressivement et radicalement avec le libéralisme pour entrer dans une mondialisation de mise en commun des efforts humains, il nous reste peu de temps pour l’atteindre ou mourir. La crise écologique et la crise du travail producteur des biens, que l’ergologie instruit et rappelle désespérément, témoigne de ce temps court dans le temps long.

Il faut apprendre, apprendre, vite et bien afin d’user sainement de ce temps qui reste.

« Faire » et « discours sur le faire » doivent se rejoindre. Au cœur de cette rencontre hypothétique, il y a le travail, la sécurité d’emploi et de formation à atteindre, l’usage sain de la création monétaire représentant la valeur produite et à produire, vers une désaliénation de l’activité humaine : la libération de l’achat de la force de travail par un usage sain de la productivité et des capacitéS humaines qui permettent cette productivité, productivité qu'il ne faut pas assimiler à l’usage qu’en fait le capital et qui porte à extrémité les incapacités de notre époque.

Pierre Assante.  13/01/2021 07:40:48.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 15:36

 

DIALECTIQUE

 

La dialectique matérialiste est sans doute le mode de lecture de l’existant, du réel, le plus avancée, historiquement.

Elle est, entre autre, l’héritière de la lutte de la bourgeoisie révolutionnaire contre les dominations qu’elle subissait, avant qu’elle ne devienne elle-même dominante.

La dialectique matérialiste, si elle a contribué à de grandes avancées de la conscience humaine dans la lecture du réel et dans la réponse à la complexification-développement des modes de subsistance, elle n’a jamais été dominante.

Elle a été certes une lecture avancée du réel, mais est retombée rapidement dans le dogme général imbibant une pensée humaine millénaire et a été imposée, volontairement et involontairement comme dogme, jusqu’à être rejetée massivement, sans pourtant disparaître sur le fond du mouvement des consciences collective et individuelle, dans leurs multiples et diverses formes d’existence, populaires et savantes en interaction.

La dialectique n’est pas une science. En tant que lecture elle a besoin d’une écriture, de hiéroglyphes, d’un alphabet qui évolue, se transforme au gré de la progression structuraliste des observations savantes et populaires et de leur difficulté de synthétisation.

La « Dia-Mat » ne peut être que dogmatique dans une société qui l’est.

Elle peut aussi évoluer par des incursions hors du dogmatisme ambiant au fur et à mesure que se transforment les moyens de production (1), l’état des forces productives, et se développe un mouvement de dépassement d’un mode de production aliénant la force de travail et éparpillant et cloisonnant les activités humaines.

La dialectique n’est pas une science. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail non plus.

Dialectique et APST ne sont pas des sciences et ne se recoupent pas. Elles ne sont ni un champ ni une discipline scientifiques ; et ont chacune une existence particulière.

L’APST n’est pas une « sous-branche » de la dialectique mais elle en use comme en use la philosophie.

Du syncrétisme à la synthèse il y a un cheminement qui dépend des conditions historiques et du mouvement d’évolution-développement-complexification global de la société et de la nature, et des mouvements micros et macro qu’il contient, à l’infini.

Les « structures dissipatives » de Prigogine et sa « flèche du temps » ne contredisent en rien, au contraire, cette complexification et l’entropie n’évolue pas dans le sens contraire au mouvement de développement-complexification, ce qu’une thermodynamique limitée aux apparences pourrait faire penser. Cette tendance philosophique d’un mouvement vers l’entropie en tant qu’équilibre va de pair avec la philosophie éléate et aristotélicienne qui s’accommodait avec une Terre centre (2) de l’univers et promouvait une conception de l’homme fait à l’image de dieu, finis l’un et l’autre dans une société immobile. Comment pouvait-elle alors imaginer le mouvement ? Seules les limites historiques d’une espèce vivante et pensante peut expliquer cette aberration qui confond l’énigmatique et le mystère. La bataille de la « philo du devenir » est encore et toujours en cours (3).

Le mouvement de connaissance de la matière progresse dans la double propriété de progression de l’analogique et du discret. C’est une notion difficile à saisir, elle demande à intégrer mentalement une unité qui semble incompatible dans la réalité. J’ai entendu récemment, dans le débat sur la révolution numérique l’affirmation (si j’ai bien saisi) que l’histoire est analogique et le mouvement de la matière est discret. Cette dichotomie me semble une erreur composée de notre temps de nouvelle révolution scientifique et technique. Le mouvement de la matière dont l’histoire fait partie, est à la fois analogique et discret ; continu et discret !

De même le progrès  d’appropriation de la « matière matérielle » et de la « matière tangible » (3). Cette différenciation est une aberration mais commode pour s’opposer à l’idée dominante d’une matière immatérielle. Elle ne traduite pas  l'être de la nature, mais la division idéologique de la représentation de la matière et de la réponse sociale à cette division.

Pierre Assante. 11/01/2021 10:29:34.

 (1) En particulier la numérisation et l’automation, si elles ne se développement pas en déficit trop important d’une forte orientation humaniste.

En ce sens humanisme marxiste et action de transformation des forces productives et du mode de production vont de pair. La distribution étant dans l’échange, l’échange dans la production et la recherche-développement dans le processus de distribution-échange-production, la production intervenant en dernière instance, donc en instance première originelle déterminante.

(2) « Eppur si muove ! »

(3) J’ai fait part, à Lucien Sève, il y a de nombreuses années, d’une remarque sur les conséquences d’un vocabulaire scindant la matière entre matériel et immatériel à propos de la pensée. Il y a eu déjà au XIXème siècle, débat sur la pensée et sa constitution matérielle dans l’ouvrage d’un ouvrier philosophe matérialiste et militant que j'essaie de poursuivre : J. Dietzgen.

(4) L’assassinat de Politzer par les nazis, s’il ne contient pas toute l’histoire de la Résistance « physique et mentale » au capital, représente et EST l’effort des forces contraires qui s’affrontent sur le terrain  de la conscience nécessaire à une transformation en santé du mode de production pour la poursuite du développement-complexification de l’espèce humaine dans son appropriation saine (viable) de l’univers.

Il faut mettre en évidence les conquêtes en matière d’analyse scientifique du capitalisme, de sa constitution moderne, de sa crise de suraccumulation-dévalorisation et son issue dans une société communiste à travers un autre usage et d’autres institutions de la monnaie et de son usage, des droits nouveaux de l’homme producteur, et de la transition vers le dépassement de l’achat de la force de travail dans un processus de sécurité d’emploi et de formation nécessaire à la production des biens « matériel et moraux » assurant la vie humaine et son développement-complexification.

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 15:25

L’HUMA du 11 jaNvier 2021. DEBAT :

Plan de relance : que doit-on faire des milliards de la « dette Covid » ?

 

L’intervention de FRÉDÉRIC BOCCARA, Économiste, dirigeant national du PCF, membre du Cese

VERSION LONGUE 

 

Avec la crise siamoise, sanitaire et économique, les dettes publiques se sont envolées. En France, elle atteindrait 120 % du Pib fin 2021, sans compter de possibles nouveaux évènements pesant sur l’activité économique. Le gouvernement considère que 150 milliards d’euros pourraient être isolés comme « dette Covid » à proprement parler.

 

Pourquoi cette dette pose problème

D’une part à cause de son coût pour la rembourser : il peut évincer les dépenses salariales, sociales, de services publics, de transformation écologique et justifier une politique super-austéritaire. Déjà, la dette d’avant Covid pèse 37 milliards d’euros d’intérêts par an, l’équivalent d’un budget de l’enseignement scolaire. D’autre part parce qu’elle a été contractée en gonflant les marchés financiers – la BCE n’utilisant sa création monétaire que pour racheter la dette aux BlackRock, BNP-Paribas et autres – et donc armer encore plus les forces anti-sociales et anti-salariales. Enfin, parce qu’elle n’a pas « préparé l’avenir » : presque rien pour l’hôpital, notamment en embauches et formations, idem pour l’éducation nationale ou la recherche, l’université, aides aux profits et au capital des grands groupes en acceptant leurs licenciements, financement du chômage partiel au lieu de plans de formation, de recherches et d’emploi sécurisé pour de nouvelles production, un appui plus que défaillant à l’artisanat, aux PME, à la culture, à la jeunesse, etc.

Que viser ?

Trois positions économiques occupent le devant de la scène. L’une est qu’il faut d’abord rembourser et se serrer la ceinture pour cela. C’est la position néo-libérale, austéritaire : l’épargne préalable, le capital impose sa loi par-dessus tout. Elle mène dans le mur. Même les néo-libéraux prétendent qu’ils ne la suivront pas. Ils sont pourtant engagés dans ce sens, qu’on mette ou pas la dette dans une structure spécifique.

La position symétrique est qu’il ne faut pas rembourser la dette et l’annuler totalement. S’il faut certaines annulations, sélectives, et surtout une renégociation de la dette passée, une annulation générale de toute la dette ne tient pas la route. Car (1) il faut avant tout de nouvelles dépenses, de nouveaux financements pour embaucher, pour investir efficacement (2) des annulations fragiliseraient les prêteurs que sont les banques, dont beaucoup de françaises, dont il y a besoin qu’elles contribuent à un nouveau type d’expansion (3) dans le rapport des forces mondial avec le capital, l’annonce d’une annulation générale précipiterait une crise majeure que le monde du travail serait le premier à payer, avec des effets en cascade.

La dernière position est qu’il ne faut pas chercher à la rembourser et que c’est la croissance qui va permettre de la rembourser. Cette position de gauche a une part de vérité et une part erronée. La part de vérité est que c’est en effet sur la croissance des richesses produites, donc du revenu global, que la dette sera remboursée. Et plus cette croissance est élevée, moins la dette pèsera. C’est toujours ainsi qu’on a réussi à sortir des grandes crises, par exemple après 1945.

Il faut donc des dépenses préalables, pas une épargne préalable, pour permettre cette croissance. Encore faut-il qu’elle soit véritablement saine.

La part erronée, c’est que (1) cette croissance ne viendra pas de façon automatique, il faut des dépenses préalables (embauches, investissements, formation, etc.) et du revenu (une demande) (2) la croissance dépend du type de dépenses (embauches, salaires, investissements efficaces versus spéculations et délocalisations) (3) cette croissance peut être empoisonnée écologiquement (pollutions, etc.) et néfaste socialement (délocalisations, finance, précarité, bas salaires, etc.). Et donc mener vers d’autres catastrophes. Et d’ailleurs, les politiques keynésiennes ont largement échoué depuis le début des années 1970.

Concrètement, quand l’État verse des milliards à un grand groupe qui, comme Général Electric, démolit l’emploi, délocalise et met en cause la réponse au défi climatique, en fermant progressivement la fabrication de turbines hydroélectriques, l’activité Grid et en démantelant sa filière nucléaire, cela pèse contre la croissance et l’empoisonne. Et cela nous amène vers de nouvelles catastrophes et ne permet pas de rembourser la dette.

L’enjeu est donc le contenu et l’orientation des dépenses publiques et celles des grands groupes. C’est à dire l’intervention populaire politique et consciente, et la mise en place des institutions démocratiques à visée autogestionnaire pour permettre cela. Là encore, l’exemple de l’après-guerre montre qu’il faut des transformations profondes. De portée révolutionnaire.

Il faut considérer une dette comme une avance pour faire face à la crise

Sur le fond il existe deux conceptions d’une dette monétaire : celle qui la considère avant tout comme une avance pour des dépenses, celle qui la considère avant tout comme un devoir moral.

De nos jours, avec la bataille idéologique qui s’est développée, nous sommes pénétrés de la seconde. Pourtant, factuellement, c’est bien la première qui est juste.

Dans la mesure où l’État, pour simplifier, s’est endetté en partie afin d’éviter que les entreprises (surtout !) ou les ménages (moins…) ne s’endettent, certains peuvent considérer que la société a pris en charge cette dette privée potentielle et donc parler d’une « dette privée socialisée ».

Oui pour insister sur les interdépendances monétaires qui se sont renforcées à l’occasion de cette crise, la société, via l’État, prenant encore plus en charge des dépenses d’acteurs économiques privés (entreprises ou ménages), pourquoi pas. Et donc pour mettre des conditions fortes à l’utilisation de cette dette, la « piloter » avec « nos » critères !

On pourrait même ajouter qu’avec la révolution informationnelle, la contribution de toutes et tous au progrès global de société et de civilisation n’est pas seulement une question éthique, mais une véritable question d’efficacité économique. Par exemple qui permet plus la lutte contre l’épidémie entre le chercheur chinois qui séquence le génome du virus et le met à disposition partagée, l’étudiant qui aide des personnes âgées et participe à la non-dissémination du virus, le chercheur de Pfizer ou de Moderna, le chercheur obscur de telle université ou les bénévoles d’internet qui maintiennent Wikipédia et assurent la circulation d’une information scientifique de masse ? C’est un des éléments qui justifie un pas en avant radical et révolutionnaire vers une socialisation nouvelle du revenu et de la formation, dans le sens d’une sécurité d’emploi et de formation.

Mais cela ne doit pas masquer les enjeux de contenu, les questions de « classe » comme on dit (capital versus êtres humains et nature), et les questions de démocratie. N’acceptons pas un chantage super-austéritaire au nom du remboursement de la dette dont nous serions tous, prétendument, solidaires.

Il faut une expansion écologique et sociale en France et coordonnée en Europe. Une expansion par l’écologie et le social, pas par le capital, c’est-à-dire une expansion dont l’emploi, la formation et les services publics sont le moyen dès l’entrée et non une résultante aléatoire finale parmi d’autres.

Cette reflation permettrait de faire fondre la dette et de la rembourser, mêlant croissance du PIB et une certaine inflation. Elle devrait être accompagnée de nouveaux prélèvements publics et sociaux (cotisations sociales), pour une nouvelle fiscalité, refondue tant sur les ménages que sur les entreprises

Pour cela, on mettrait en place, depuis la France, un Fonds d’utilisation de la dette, branché directement sur la création monétaire des banques et de la BCE, en réseau avec d’autres Fonds nationaux européens, géré démocratiquement par les représentants des travailleurs, des associations (écologiques, humanitaires, de jeunesse), des élus. Il fonctionnerait pour une planification démocratique et décentralisée à l’appui de conférences territoriales permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation écologique.

Le lien avec tous les intervenants : 

https://www.humanite.fr/plan-de-relance-que-doit-faire-des-milliards-de-la-dette-covid-698520

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOG :

"L'appel" : remplir le formulaire et valider votre signature

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https://enavantlemanifeste.fr/2021/01/06/appel-presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 06:36

 

AFFICHAGE : créons une sécurité d'emploi et de formation.

 

PCF Bonneuil-sur-Marne

https://www.facebook.com/PartiCommunisteBonneuil

 

"...Nous sommes en mission collage ce soir, pour exiger des moyens pour l'emploi et la formation !

Retrouvez nos propositions pour la Sécurité Emploi-Formation (SEF) dans notre journal mensuel de section, distribué au marché le dimanche et lors de nos activités !..."

 

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 09:17
(1)

 

À L’ATTENTION DE « EN AVANT LE MANIFESTE » POUR L’APPEL à signatures DE PRÉPARATION de la conférence nationale du Pcf d’avril 2021 et du vote de mai, pour une candidature du Pcf aux présidentielles.

 

Ceux qui me connaissent savent que j’écris souvent et longuement. Trop.

Je vais essayer de faire en sorte de dire l’essentiel, comme sait le faite Daniel Besse, mais pas moi (Salut Daniel) concernant l’action et les décisions internes du PCF pour aller vers une candidature issue de ses rangs.

La crise générale du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé est là, mûre et dévastante comme jamais.

Annoncée par Marx, conséquence de la loi de la plus-value dans son Livre 1 et du profit maximum, puis de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital dans son livre 3, et analysée dans sa réalité moderne par Paul Boccara, elle entre dans son paroxysme et ses conséquences sur la vie quotidienne, la régression relative mais qui peut devenir absolue de la satisfaction des besoins sociaux.

Il y a de multiples exemples concrets pour illustrer cela et l’expliquer aux salariés en particulier, victimes essentielles de la casse sociale de l’emploi, revenus, santé, éducation, logement, loisirs...,  puisque au cœur de la production des biens nécessaires à nôtre vie à tous dont ils sont spoliés.

Les marges de manœuvre de la social-démocratie, sous sa forme ancienne comme sous les nouvelles par exemple un capitalisme vert, à partir d’une simple répartition nouvelle des richesses, deviennent impraticables, impossibles, n’existent plus.

Qui dans la situation historique, et dans une élection présidentielle peut expliquer cela comme analyses et déterminations d’objectif dans les luttes sociales,  revendicatives et politiques ? Certes, la prise de conscience doit devenir massive et le rassemblement de même, mais qui peut l’impulser à l’origine, compte tenu du paysage, de la réalité politique actuelle ?

Prendre ses désirs pour des réalités est une tendance ordinaire de la personne humaine. J’en suis souvent moi-même animé.

Mais je me soigne.

La Sécurité d’emploi et de formation, un usage progressiste de la production et de la gestion monétaire, deux batailles conjointes pour libérer progressivement le salariat et la société de l’exploitation de la force de travail, de la contrainte sans limite du capital d’acheter au plus bas prix la force de travail, c’est une bataille ancienne mais qui prend une ampleur proportionnelle dans l’obsolescent du système économique et social actuel à dépasser dans une construction nouvelle non du parti mais de toute la société, même si ça passe par l’action propre du parti en tant qu’interprète conscient d’un processus inconscient, comme l’exprimait Engels.

Que l’affaiblissement du parti ne date pas que de l’absence d’un candidat, c’est évident, mais l’absence d’un candidat concourt à son affaiblissement au même titre que l’abandon d’une analyse qui éclairait la réalité économique et sociale et les solutions pour sortir de la crise.

Les expériences des 30 dernières années qui ont mené à la démobilisation politique du salariat et au désintérêt pour le politique exprimé par l’abstention ne suffisent-ils pas ? Ou allons-nous continuer sur la même lancée ? Certes non. C’est la bataille interne du parti aujourd’hui qui peut ouvrir les perspectives pour l’avenir et le présent, et pour tous.

Il ne s’agit pas d’un ralliement des autres derrière notre panache blanc, mais de mener le travail et les tâches qui sont les nôtres, dans le mouvement de la société vers une transformation sociale de progrès.

Pierre Assante. 29/12/2020 17:26:54.

(1) "Valeurs sans dimension" : concept ergologique défini par le Professeur Yves Schwartz illustré librement dans cette carte par le blogueur.

 

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 07:23

 

CROISSANCE, ENERGIE, PIB et LANGAGE, FECONDITE.

 Reprise d'un article du 10 décembre 2013.

 

Pour reprendre le dernier article, outre une liste de mots touchant à « abstrait » et « concret », voici une autre liste dont il faudra « trier » le sens en économie d’échange de capital et en économie d’échange à partir des besoins « matériels et moraux » du processus humain ; la transformation qualitative du mot, de la parole, à travers la transformation des conditions matérielles de vie, entre autre de : fécond, fertile, stérile, handicapé, mutilé, croissance,  PIB, masse de la valeur ajoutée, valeur, critères d’échanges, gésine, fœtus, prémisses, prémices, productif, investir, énergie, particules, composants, volume, rapports, production, produit…..

Le PIB, en tant que masse de la valeur ajoutée n’est « peut-être pas » un critère pertinent concernant la qualité de la vie humaine. Mais il ne s’agit pas de le remplacer par un critère « psychologisant ».

Tout critère remplaçant une mesure de la valeur marchande par une référence à la décroissance sans préciser en quoi tient cette proposition, est une aide aux politiques d’austérité.

Les politiques d’austérité sont incapables de créer autrement que dans le système économique actuel obsolète. Elles sont égoïstes au sens propre et pas seulement au sens moral, mais ce qui va avec, elles sont dépourvues de l’imagination qui permet la création, la poursuite d’un processus humain « majoritairement » sain. Les articles précédents reviennent abondamment sur la question.

Pour reprendre l’exemple trivial : construire une « machine » qui dispose dans un volume infiniment plus petit une masse infiniment plus grande de composants électronique, (aujourd’hui jusqu’à quelques molécules de germanium, et demain…) est-ce de la croissance ou de la décroissance? De la croissance ! Bien sûr si l’on se place non pas sur la valeur ajoutée produite comme mesure de la satisfaction des besoins, mais sur les besoins en tant que créateurs de « machines » les satisfaisant. Bien sûr ! Mais pourtant dès à présent une croissance d’une autre qualité. L’usage de la main-d’œuvre bon marché dite « non qualifiée » face à une production de haute technologie, leur organisation mondiale, et les contradictions dans la cohérence du développement mondial en est une preuve, une illustration, s’il en faut une, et de la réalité, et des possibilités et de la limite du système d’échange A-M-A’…

MAIS Evidemment, dans le registre du vocabulaire employé concernant la réalité d’aujourd’hui, l’échange A-M-A’, la croissance est bien celle du PIB, de la valeur ajoutée totale d’une aire de production et de vie ; et qui ne peut aujourd’hui que se considérer qu’à un niveau mondial si l’on veut comprendre « l’état actuel des choses » et même si sa mesure dans une aire donnée, la nation ou la région au sens large ou étroit, est un élément d’action sur la réalité locale et globale.

De même que les critères de travail productif et travail improductif qui sont les qualificatifs de réalités nécessaires à l’action de production dans cet échange A-M-A’, et sans lesquels, il n’y a AUJOURD’HUI aucune satisfaction des besoins, biens qu’ils soient aliénés, à travers l’aliénation du producteur de son produit et des gestes de son produit…

La valeur d’usage perce dans la valeur marchande, mais la valeur d’usage ne peut être créée aujourd’hui et mise en échange-consommation sans sa valeur marchande, si ce n’est pour l’usage personnel du producteur.

Ce qui change, se transforme, c’est la masse du PIB en explosion de croissance, dans laquelle peuvent se « glisser », entre autre par la réduction du temps de travail, les services et leur retour sur la travail productif (au sens du capital) de même que les produits « moraux » ( art, esthétique, éthique, )bien que mutilés, aliénés par leur intrication dans le système, et encore plus la spéculation productive tant qu’elle peut tirer la plus value de la production « matérielle ».

Masse du PIB en explosion de croissance, puis en ralentissement (crise jusqu’où ?)

Mais la crise exacerbée de suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle de son taux de profit liées à son succès historique de croissance, et qui se trouve en obsolescence historique, pose une question de fond, celle de l’ENERGIE.

Plus une société s’avance dans une impasse, plus la causalité qui en résulte demande croissance de l’énergie pour modifier les directions, la direction de son processus. Mais comme pour les conditions matérielles dont l’énergie fait partie, et les mots-outils de la conscience de l’état des choses et de leurs conditions de transformation, la question de l’énergie dépend de sa transformation quantitative, sa concentration-simplification.

Concentration-simplification qui peut (encore) se résoudre par l’entrée en profondeur au sein de la structure fine du mouvement de la matière, les particules-moment en tant que quantum.

Le solaire…, et les énergies renouvelables que l’on met en avant aujourd’hui ? Certes, mais à travers de nouvelles avancées, de nouvelles conquêtes de la connaissance dans la « structure fine » de ce mouvement. Connaissance qui ne peut qu’aller de pair avec une vision fine correspondante à celle de la condition humaine, dans leur unité.

La transformation qualitative du processus humain c’est dès aujourd’hui, et elle se poursuivra dans la capacité de distinguer ce qu’il faut favoriser dans le processus pour qu’il soit fécond.

Pierre Assante, 10 décembre 2013

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 07:22

 

 

Les 10 dernières chroniqueS économiqueS de l'HUMANITE de Pierre Ivorra.

 

 

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La catastrophe imminente

Mercredi 6 Janvier 2021

 

Pour tenter de surmonter les crises économique et sanitaire inédites actuelles, les pouvoirs publics et les institutions injectent des sommes considérables dans l’économie.

En France, nous dit-on, les banques ont distribué 130 milliards d’euros de prêts garantis par l’État en 2020 à 630 000 entreprises afin de tenter d’empêcher que nombre d’entre elles ne mettent la clé sous la porte.

Aux États-Unis, la Fed, la banque centrale, a apporté un concours massif au plan de relance de 2 000 milliards de dollars du Congrès. Elle a mobilisé des sommes bien plus importantes que lors de la précédente crise financière mondiale de 2008. Quelle utilisation les grands groupes en ont-ils fait ? Une étude américaine montre que les entreprises suffisamment importantes pour adhérer à l’indice phare de la finance états-unienne, le Standard & Poor’s 500, modifient leur stratégie au profit d’activités financières. Avec cet argent prêté, elles procèdent à davantage de rachats de leurs propres actions, ce qui permet d’augmenter leur cours, et distribuent plus de dividendes. C’est ce qui explique que, pour l’instant, les Bourses mondiales font la fête. Conséquence de cette addiction à la finance, le FMI envisage une croissance poussive durant plusieurs années et l’OCDE annonce que plus de 30 millions d’emplois devraient être détruits en 2020. La Banque de France considère, de son côté, que le niveau élevé de la dette des entreprises et des ménages représente « le risque le plus fort » pour la reprise. Nombre de PME sont menacées de faillite. L’endettement des États grossit considérablement, les rendant encore plus dépendants de la finance. Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA passe de 1,868 million à un peu plus de 2 millions entre décembre 2016 et décembre 2020.

Cet argent distribué pourrait tout au contraire servir à réaugmenter rapidement la valeur ajoutée dégagée par les entreprises, à relancer une croissance différente portée et modelée plus particulièrement par les services publics. Mais pour cela, il faut préserver l’emploi, le sécuriser, augmenter son efficacité et sa capacité à préserver l’environnement en engageant des plans massifs de formation. Il n’est pas sûr que la finance puisse faire la fête très longtemps, elle ne peut pas planer au-dessus d’un champ de ruines, forcément, à un moment, elle risque d’atterrir sans parachute.

Le monde du travail n’a rien à gagner en l’affaire, fou qui applaudit au désastre ! Et pour éviter cet effondrement, il paraît nécessaire d’engager la lutte pour un autre financement, une autre utilisation de l’argent. Sans attendre !

 

Cliquer sur les titres suivants

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La catastrophe imminente

Mercredi 6 Janvier 2021

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Comment lutter contre la pauvreté ?

Mercredi 16 Décembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Pas de sécurité de l’emploi sans nouvelles libertés

Mercredi 9 Décembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Le virus de l’austérité

Mercredi 2 Décembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Changer de civilisation en éradiquant le chômage

Mercredi 25 Novembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Pas de relance sans sécurité de l’emploi

Mercredi 18 Novembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Les millionnaires de la dépendance

Mercredi 4 Novembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La spéculation prend l’eau

Mercredi 28 Octobre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La Fed, la BCE et l’emploi

Mercredi 21 Octobre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Financiarisation : la preuve par Veolia et LVMH

Mercredi 14 Octobre 2020

 

Pierre Ivorra sur face book : https://www.facebook.com/pierre.ivorra.5

 

 

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Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 16:30

 

Journal "La Marseillaise" du 6 Janvier 2021.

 

***************

Voir sur ce blog : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/a-l-attention-de-en-avant-le-manifeste-pour-l-appel-a-signatures-de-preparation-de-la-conference-nationale-du-pcf-d-avril-2021-et-du

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 11:41

 

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https://enavantlemanifeste.fr/2021/01/06/appel-presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste/

 

 

1- Il ne faut plus tarder pour entrer dans la bataille de l’élection présidentielle, après le Conseil national de décembre qui a décidé d’une conférence nationale sur la présidentielle en avril et d’un vote des communistes le 9 mai. Il faut entrer collectivement dans cette bataille politique, avec les idées communistes novatrices, dans une créativité commune, avec la posture communiste de contestation et de construction, de luttes et de conquêtes de pouvoirs, d’avancées réalistes et révolutionnaires.

Il faut y entrer en étant nous-mêmes, avec un.e candidat.e communiste, porteur de ces idées et de cette posture, originales.

Non pas pour une quelconque affirmation identitaire mais à cause de la profondeur de la crise de civilisation qui ébranle le monde, une crise économique, sanitaire, écologique, morale, institutionnelle. Face à cette crise, face aux solutions illusoires, face à l’alliance Etat-capital exacerbée que construit le pouvoir macronien, pour battre la droite et l'extrême-droite, il y a besoin de faire lever une ambition de transformation profonde, une force de résistance et de construction, de portée révolutionnaire, un espoir raisonné.

2- D’ici la conférence nationale d’avril, il y a besoin d’ancrer la nécessité d’une candidature communiste à l’élection présidentielle. Les récentes déclarations de Fabien Roussel, notre secrétaire national, nous y invitent à juste titre.

a- Face à la précarité de masse et aux interrogations immenses sur la perte de sens du travail, voire des activités humaines, il y a besoin de refonder la gauche sur un projet émancipateur et de transformation sociale radicale. Il y a besoin de faire connaître, et progresser dans les luttes et les votes, les propositions constitutives d'un tel projet. En ce sens, nous avançons le projet d’une sécurité d’emploi et de formation pour chacun-e, jumelée avec un nouvel âge des services publicsafin de conjuguer vie émancipatrice sécurisée et construction d'un nouveau mode de production écologique. Il s’agirait de viser l’éradication du chômage, le dépassement du marché du travail, le partage des savoirs et une nouvelle efficacité, pour une société de liberté et de rotation des rôles. Cela répond au mûrissement accéléré des consciences.

Mais des centaines de milliards sont dépensés par les banques centrales pour soutenir les marchés financiers et les profits des grandes multinationales, et le gouvernement maintient à toute force le principe du chômage – partiel pour les uns, total pour les plus précaires — tout en reconnaissant un besoin de « sécurisation »… mais transitoire et a minima, sans rien changer aux principes du système capitaliste.

Affrontons les idées patronales, reprises par la droite et l’extrême-droite, pour baisser le « coût du travail », confier encore plus de pouvoirs au patronat et dénoncer les titulaires des aides sociales comme des profiteurs.

Menons le débat avec la gauche qui concilie, qui ne touche pas à la domination du capital, prétendant adoucir la situation : fatalité du chômage et des licenciements (flexi-sécurité), répartition de la misère et de l’emploi prétendu rare (revenu universel).

Menons le débat avec ceux qui comme JL Mélenchon présentent comme radicale la proposition que l’Etat, décrété « employeur en dernier ressort », embauche les chômeurs, ce qui exonérerait le capital et le grand patronat de leurs responsabilités.

Toutes ces propositions laissent totalement à l’écart la domination du capital sur les entreprises, avec son critère la rentabilité financière. C’est pourtant à elle que s’affrontent les travailleurs des multinationales (General Electric, Bridgestone, Nokia, Renault, Alstom, Air France, Airbus et les autres), ceux des services publics (hôpital, enseignants, chercheurs, territoriaux …), des entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF, ...), celles et ceux de la culture, les artisans, les gilets jaunes, les jeunes appelant à un autre avenir et tant de gens, dont les 110.000 signataires de la pétition « L’argent pour l’hôpital pas pour le capital ».

C’est sur la domination de la rentabilité financière et de ses critères que se sont fracassées les expériences de gauche de 1981 comme celle de 1997-2002, alors qu’il s’agissait d’imposer, par la lutte et par des mesures institutionnelles sur l’utilisation de l’argent, d’autres critères de gestion tout particulièrement dans les entreprises nationalisées. Ces échecs ont nourri le désarroi et ouvert un champ au vote lepéniste. On ne peut faire le silence là-dessus.

Sur ces différents domaines, l’élaboration originale de la pensée communiste, du collectif national que forme le PCF, constituent des alternatives à mettre en débat pour faire grandir les rassemblements. Pendant des années, elles ont été mises de côté pour réaliser des alliances sur un contenu minimal, qui s’est avéré désarmé face aux problèmes. La campagne présidentielle doit être l’occasion de faire fructifier toute la richesse de l'apport intellectuel et militant des communistes.

Discuter, faire discuter de tous ces enjeux, c’est déjà engager la bataille de l’élection présidentielle. Cela concerne aussi les luttes actuelles, et le déploiement de notre campagne pour l’emploi.

b- Il y a besoin de porter le débat, face aux renoncements incessants depuis 1983-84, sur la nécessité de moyens financiers et de pouvoirs démocratiques à l’appui d’objectifs sociaux-écologiques ambitieux qui, sinon, resteront lettre morte. Nous mettons au cœur de nos propositions un nouveau rôle des banques pour une tout autre utilisation du crédit et de la monnaie, avec de nouveaux pouvoirs populaires dessus. Dans ces temps où des milliards sont déversés sur notre économie par la BCE en armant les marchés financiers, plus que par les recettes fiscales des Etats, nous proposons le chemin d’un combat de classe pour que cet argent, bien commun de tous les peuples d’Europe, soit utilisé pour l’emploi, les services publics et le climat, pas pour le capital.

C’est autrement plus ambitieux, et donc réaliste, que les vagues propositions de gauche sur « la finance » qu’il suffirait de taxer, ou pour annuler la dette comme une réponse magique à tous les problèmes posés par la domination du capital.

c- Portons notre conception d’une nouvelle démocratie, en contestant le régime existant et ses évolutions. Portons l’idée de nouvelles institutions avec d’autres relations entre élus et citoyens et à visée autogestionnaire, dont notamment des conférences territoriales (des communes et de leurs communautés aux départements), régionales et nationales pour l’emploi, la formation et la transformation productive : dans ces conférences, les entreprises et les banques auraient à prendre des engagements, dont le suivi serait assuré par les citoyens et les travailleurs, eux-mêmes appuyés par des services publics renouvelés, développés, et par des fonds gérés démocratiquement. Cela ouvrirait un chemin vers de nouveaux pouvoirs ne séparant pas le politique, du social, de l’économique. Il faut en effet relever le défi des réponses réactionnaires et autoritaires, voire dictatoriales, de toutes sortes mais aussi du simplisme d’une 6ème république réduite à une république parlementaire classique, amendée d’un référendum citoyen. Nous avons l’ambition de changer de régime politique, social, économique et même international !

d- Portons l'exigence de nouveaux rapports des humains à tout le système du vivant, à leur niche écologique, la terre. Il s'agit de transformer très profondément nos rapports sociaux et technologiques de production, de distribution, nos modes de consommation, nos institutions et rapports de pouvoir, à l'entreprise en particulier. C'est nécessaire pour lutter contre le réchauffement climatique, le recul de la biodiversité, la désertification des sols, la déforestation, l'expansion urbaine anarchique, etc. Le « capitalisme vert » est un oxymore, une contradiction dans les termes, une illusion dangereuse, car la défense et la promotion de l'écologie exigent de donner la priorité aux capacités et à la créativité humaines. Ils ne peuvent se conjuguer avec une priorité à l’accumulation, les critères de rentabilité, les pouvoirs et la culture du capital. Libérer l'écologie de la logique de profit et de la dictature de l’argent exige une tout autre économie et de tout autres institutions démocratiques. Loin du mirage mortifère de la « décroissance », agissons pour construire un nouveau type de croissance et de développement.

e- Portons l’exigence d’une tout autre mondialisation, pour un monde de paix, de désarmement, de partage, de culture plurielle et commune, de développement des biens qui devraient être communs (emploi, santé, climat, connaissances et résultats des recherches…). Portons-la pour une contribution internationaliste de la France face à la fuite en avant dans l’intégration européenne et dans la folie d’un partage impérialiste du monde sous la coupe du dollar, de l’ordre de Wall Street et de ses supplétifs dont l’Otan. Portons-la, pour une transformation radicale, une refondation de toute cette construction européenne mais aussi des institutions mondiales. Portons-la face à la violence des délocalisations comme face à la montée des nationalismes, des souverainismes. Portons-la face au besoin de réponses communes, de souveraineté populaire, face à des défis qui, comme le climat et les pandémies, ne connaissent pas de frontières. Portons-la en tendant la main à cette recherche de tant de peuples du Sud et des émergents pour de tout autres institutions mondiales, pour une mondialisation gagnant-gagnant face à l’ennemi commun : le grand capital financier. De nombreuses forces politiques et sociales dans le monde y sont disposées, tout particulièrement les communistes de tous les pays.

Faisons vivre notre solidarité avec les peuples qui résistent et luttent. Les marches en avant vers un dépassement du capitalisme pour une civilisation de partage de toute l'humanité et d'émancipation de chacun.e, le communisme, sont en pratique des luttes acharnées. L'ordre existant, en crise profonde, entend rester dominant, tandis que grandit l'appel à des règles, principes, critères d'une civilisation supérieure. C'est la recherche d’une société supérieure mais qui n’est pas encore communiste, dans un long affrontement historique partout dans le monde.

f- Pour une société de l’émancipation de toutes et tous, contre l’enfermement dans un rôle, un genre, une origine supposée, une religion ou une apparence … une société du droit à l’intervention pour toutes et tous. Portons l’idée d’une société qui allie développement de soi, dans sa singularité, et faire société. Une société de liberté et de dignité pour dépasser dans un même mouvement l’exploitation capitaliste et les dominations (patriarcale, raciste, LGBTIphobes, d’âge, ou culturelles), car exploitation et dominations se renforcent l’une, l’autre.

Face aux forces conservatrices qui veulent masquer la lutte des classes et imposer une guerre de civilisations enfermées dans le capitalisme, la candidature PCF portera l’affirmation de notre refus des divisions racistes, de genre ou LGBTIphobes.

3- La campagne va exiger de lier luttes et projet, dans une pédagogie politique de masse. Il ne s’agira pas de seulement renvoyer aux gens ce qu’ils disent. Il y a une demande de sens, de propositions, d’éclaircissements, de décodage, pour entrer en lutte contre ce système : il s’agira aussi bien de porter la colère et la souffrance d’un vécu totalement ignoré par les grands de ce monde, que de désigner les responsabilités et les pouvoirs à exercer sur les entreprises, les banques, la BCE, que d’affronter les séductions de l’autoritarisme, de l’Etat fort libéral-social au service du capital, ou de la désignation de tous les boucs émissaires possibles, ou encore de ferrailler sur les différentes formules de revenu d’existence, sur « territoire zéro chômeurs » et autres propositions qui évitent d’affronter le capital. Le débat de fond va être très aiguisé, il va falloir faire preuve de pédagogie. Le moment politique n’est pas seulement celui d’une nécessaire refondation de la gauche, qui doit se faire sur des bases de transformations radicales, mais aussi d’une société sur le fil du rasoir, d’un bouillonnement de recherches d’idées, qui peuvent aller vers le pire … comme vers le meilleur.

4- Nous ne partons pas d’une page blanche pour énoncer notre projet à l’occasion de la conférence nationale convoquée par le CN du PCF du 12 décembre. Le 38ème congrès a posé les bases de son développement conséquent. Ne laissons pas non plus entendre que notre programme serait quasiment le même que celui de notre ancien allié, Jean-Luc Mélenchon. Quant à sa stratégie d’homme providentiel, elle est bien loin de la nôtre qui repose sur l’intervention consciente des intéressé.e.s, travailleurs.ses, citoyen.nes, c'est-à-dire ce qui pour nous serait une véritable révolution citoyenne. Elle n’a rien construit après son score aux élections présidentielles, largement dû à l'apport des voix communistes. Avançons au contraire l’idée de construire, dès la campagne et pour après, par des comités locaux, un grand mouvement populaire de lutte contre la domination du capital, pour l’emploi et pour l’émancipation de chacun.e.

Jean-Luc Mélenchon, présenté par certains comme un candidat naturel, va se présenter comme plus unitaire que jamais. Il propose d’ores et déjà une sorte de pacte, pour une hypothétique majorité.

Au PS comme chez EELV, on cherche aussi à présenter un candidat comme « naturel », sans débattre profondément de ce qu'il faut pour sortir le pays de la crise, ni faire la critique des expériences passées. Ce que disent ces forces ne répond pas aux défis, car elles cherchent largement à concilier avec les logiques dominantes.

Mais comment penser qu’une majorité solide et efficace puisse se construire sans mener le débat de fond, sans avancer un projet cohérent répondant à la crise avec des éléments précis, répondant à la recherche de solutions et de sens par nos concitoyens ? Cette présidentielle est le moment incontournable des débats de projets face à une crise totalement historique, de la clarification des enjeux pour nos concitoyens afin qu’ils se mobilisent sur des objectifs politiques. Notre peuple doit pouvoir débattre et s’exprimer sur les projets.

C'est l'enjeu du 1er tour. Ne nous laissons pas enfermer dans le piège institutionnel qui étouffe les idées, donc la démocratie, réduisant l'élection présidentielle à son 2ème tour.

Nous avons toujours su avoir une démarche d’union et de rassemblement face aux dangers, en discutant avec toutes et tous. La politique du pire n’est pas dans notre histoire. Le temps des « pactes », que Pierre Laurent veut voir discutés dès la conférence nationale, au risque de court-circuiter tous les enjeux du débat à mener à l’occasion de la présidentielle, viendra surtout après. Et les idées communistes que notre candidat aura portées dans la campagne présidentielle donneront à nos candidats aux élections législatives qui suivront la force, la visibilité et l'espace indispensables.

Dès les élections régionales et départementales se pose, dans toutes les situations, l’enjeu de l’autonomie d’expression et de la lisibilité de l’apport communiste. Celles-ci vont jouer un rôle important pour réussir une candidature communiste à l’élection présidentielle.

5- Pour toutes ces raisons, la conférence nationale d’avril ne doit pas être un moment d’attente, qui repousserait de fait l’entrée en campagne.

Elle doit décider d’une candidature communiste, dont la crise renforce l’exigence comme rarement dans notre histoire et proposer au vote des communistes la décision et le choix d’un.e candidat.e. Pour cela, un appel à candidature, interne au PCF, devra être fait avant, soit au plus tard au CN de janvier prochain. Pour la campagne il faudra une équipe de campagne politique et solide. Il y a besoin que la conférence nationale en pose les bases. Elle doit aussi proposer un texte d’orientation, mettant d’une part en forme un projet en développant les axes avancés au 38è congrès et nos propositions contre la crise adoptées en juin dernier, abordant d’autre part notre démarche pour cette élection dans le moment historique présent. La gauche rappelons-le est actuellement très bas, et les sondages actuels lui donnent un meilleur score avec une diversité de candidats qu’avec un candidat unique.

C’est dire le moment de résistance et de construction dans lequel nous sommes, nécessaire pour pouvoir ouvrir la voie à des jours heureux. Nous appelons les communistes à se saisir de ce débat, à ne pas en être spectateurs. Il y a urgence. Le temps ne sera pas de trop pour installer quelques-unes de nos idées forces dans le paysage politique. La Conférence nationale d’avril 2021 doit permettre de commencer à entrer en campagne sans attendre et franchement.

Les initiateurs.trices : Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Jean Chambon, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Cédric Goulmot, Paul Huttl, Pascal Joly, Anne Lafaurie, Nicolas Marchand, Evelyne Ternant.

Et l'ensemble des 235 premiers.es signataires, par ordre alphabétique 

Premiers signataires :

Florïnda Albéro, Jean-Claude Ancelin, Albert Ancona, Carmelo Augello, Pierre Assante, Sandrine Aubry, Rodolphe Balensi, Paule Ballut, Françoise Baran, Nicolas Barnaud, Corinne Barre, Jean-Pierre Basset, Jacques Bauquier, Lucas Bauve, Sylvie Bayle, Auguste Bechler, Philippe Belmont, Gilbert Bernard, Pierre Bernière, Dominique Besson-Soubou, Jean-Paul Bidault, Claude Billard, Annie Billerey, Sandra Blaise, Jean-Jacques Blanc, Frédéric Boccara, Gilles Bodineau, Alain Bolla, Yahia Bouchouicha, Kamel Bouhaloufa, Pierre Boukhalfa, Claude Bouy, Caroline Brébant, Michel Bulcourt, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Cyril Caremier, Maurice Caron, Stephen Chalk, Mouldi Chaabi, Jean Chambon, Jeannine Chambon, Claude Chapet, Norbert Charpentier, Pierre Chauvin, Laurence Chen, Gérard Chenuet, Bertrand Chevalier, Olivier Christol, Véronique Christol, Hélène Cogez, Josiane Combes, Gaella Corradino, David Courteille, Annie Cyferman, Rose Anne Da Costa , Alain Dallest, Michel Dauba, Pierre Daspre, Viviane Debarge, Janine Decriaud, Annie Delahaye, Alec Desbordes, Yves Dimicoli, Jean-François Dirringer, Yvan Donnat, Patrick Douet, Thierry Doulaud, Louis Dronval, Josiane Dupé, Denis Durand, Jean-Louis Durand, Jean-Marc Durand, Claude Enderlin, Roland Farré, Christian Forgeot, Michèle Foubert, Luc Foulquier, Gérard Fournier, Christelle Franz, René Fredon, Pascal Gabay, Jean-Michel Galano, Benoit Garcia, Frédérique Garcia-Sanchez, Vincent Gautheron, Claudine Gavoille, Dominique Genin, Denis Gerner, Jean-Philippe Gillet, Valérie Goncalves, Cédric Goulmot, William Gout, Pierrette Grange, Michelle Grenier, Roger Grevoul, Patrick Guedon, Jacques Guiard, Yann Guillermoz, Matthieu Guinebert, Annie Guyomarch, Pierre Guyomarch, Stéphanie Gwizdak, Quentin Hafekost, Jean Hager, Alain Henault, Raphaël Hennequin, Christian Herrero, Philippe Himber, Erwan Hingant, Jean-Louis Houles, Véronique Huck, Navid Hussein-Zaïdi, Paul Huttl, Marie-Simone Ivorra, Pierre Ivorra, Pierre Jacquemot, Colette Jan, Pascal Jeanmougin, Brahim Jlalji, Pascal Joly, Sandra Joly, Marc Jouan, Christiane Jouvelot, Michel Katchadourian, Jean-Paul Krief, Eliane Lacombe, Jean Lacombe, Anne Lafaurie, Jean-Claude Lagron, Vanessa Laithier, Bernard Lamirand, Jean-Marc Langlais, René Lapallus, Gabriel Laumosne, Gilles Lazar, Ginette Lecanu, Nadège Lecanu, Valérie Lejeune, Sylviane Lejeune, Jacquy Lelarge, Didier Le Reste, Jacqueline Le Scanff-Pirrotina, Sandrine Macigno, Gisèle Malaval, Bruno Maldonado, Nasser Mansouri Guilani, Claude Marchand, Laurent Marchand, Nicolas Marchand, Jean-Marie Martin, Marie-Claire Mathevet, William Mathevet, Georges Mati, Gérard Mattera, Fred Mellier, Annie Mendez, Serge Millien, Catherine Mills, Gérard Monnier, Nicolas Monsçavoir Louis, Alain Morin, Geneviève Morin, Jean-François Morin, Micheline Moulin, Ghani Niame, Florence Nicolaon, Evelyne Nicole, Monique Nironi, Bruno Odent, Ozer Oztorun, Annette Paléo, Dimitri Paraskévaidis, Aline Parmentier, Nicole Pasquier, François Perez, Gilles Pereyron, Roland Perrier, Franck Périllat-Bottonet, Gilles Piazzoli, Miryam Picard, Michel Pichard, Françoise Pinson, Michel Pirrottina, Christian Poirson, Jean-Jacques Porcheron, Amélie Portaz, Lucile Portaz, Maryse Portaz, Carmen Pouches, Gérard Pouches, Jean-Claude Pradeau, Raphaelle Primet, Cédric Quintin, Yvon Quintin, Catherine Raach, Carmen Rebert, Vincent Réolid, Jean-Pierre Richard, Jocelyne Riou, Erwan Rivoalan, Jacquy Rivoalan, Vincent Rosati, Bernard Roue, Yves Rouveyre, Alain Saint-Patrice, Evelyne Saliba, Roger Saliba, Bruno Sapin, Tibor Sarcey, Daniel Scheh, Claude Schiavi, Guy Schmaus, Michel Sturaro, Jean-François Téaldi, Robert Teisseire, Patricia Téjas, Evelyne Ternant, Murielle Thanneur, Serge Tissot, Franca Tord, Denise Touvron, Thierry Touvron, Jean-Claude Vaslet, Gérard Venel, Christian Vidal, Catherine Vieu-Charrier, Patrice Voir, Véronique Voir, Françoise Vurpillot, Laurent Zagorac, Ludovic Zanolin, Françoise Zinger

 Je signe cet appel !

Après le texte et les signatures, remplir le formulaire et valider votre signature,

 Sur ce lien:

https://enavantlemanifeste.fr/2021/01/06/appel-presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste/

 

*********************

 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 06:35
Une analyse qui est une clef pour sortir de la crise et construire le futur (1)

 

 

 

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(1) Photo : Frédéric Boccara lors d'une formation de critique de l'économie politique orthodoxe et des solutions à apporter vers une sortie de crise et une construction progressive et radicale d'un mode de production et d'échange en santé sociale et culturelle.

 

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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 16:58

 

ÉPOQUE.

XXIème SIÈCLE : 

À LA FOIS

RENAISSANCE ET FIN D’EMPIRE.

FIN D’UN MODE  DE PRODUCTION ET D’ÉCHANGE.

Renaissance et Fin d’Empire en crise

(Complément à l’article sur "Invention, la dérégulation-déstructuration sociale" avec reprises partielles)

 

1. Ce XXIème siècle, le nôtre, est l’époque d’une nouvelle Renaissance. Comme lors de la conquête des Amériques par l’occident chrétien, nouvelle étape de la mondialisation après celle antique, à l’échelle terrestre, ses avancées, ses destructions, ses convulsions. Dès l’expansion préhistorique de l’homme dans le monde, l’histoire de l’humanité est 1) celle de la transformation de la nature par l’outil pour subvenir aux subsistances, 2) d’une naissance- évolution-complexification de la mondialisation 3) et dans la période marchande, de la lutte des classes.

La révolution scientifique et technique, la numérisation permet un bond des forces productives.

Elle les met à un niveau de capacité de libérer l’homme de l’aliénation du travail.

Elle les met aussi au niveau de capacité de destruction de l’humanité par elle-même.

 

2. Ce XXIème siècle est aussi une fin d’Empire. D’un Empire qui comme l’Empire romain d'occident jadis arrive  à obsolescence de son mode de production, l’esclavagiste, et nous l’accumulation capitaliste, base de notre développement en crise de suraccumulation-dévalorisation du capital dans le CMMnIgF : Point extrême du développement de la société marchande née dans le néolithique, la révolution agricole et sa capacité de sur-produit, d’accumulation, de création d’Etats et de lois, de domination de classe.

 

3. Cette double convergence, Renaissance et Fin d’Empire en crise, contraint l’humanité à trouver une nouvelle voie de développement. Celle de la production et de l’échange sans domination, basée sur la participation de tous au développement mondialisé, à la construction de rapports sociaux nouveaux et de relations de gestion du local au mondial. Il s’agit de mettre en concordance mode de production et rapports sociaux nouveaux en santé qui ne triompheront que si bases matérielles de vie et mentalités trouvent des bases concrètes d’existence, au-delà des simples aspirations.

Il s’agit de mettre en cohérence-relative les mouvements dans le nouvel état des forces productives, hommes, techniques, cultures, dans la diversité de leurs activités et des entités en évolution-complexification constituant l’humanité.

Une nouvelle voie ne peut naître que d’un processus de naissance, développement et mort  jusqu’à d’autres étapes mettant l’humanité, qui doit disparaître un jour, légataire de formes sans cesse plus développées de la conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

Développement-complexification de la nature ET développement-complexification de la conscience de la nature sur elle-même (dont nous humains constituons une partie historique ici et maintenant), constituent en unité un mouvement général de développement-complexification (dans lequel agissent des mouvements de  développement-complexification de l’infiniment grand  à l’infiniment petit) ….

 

4. Mais si une vision globale peut aider à construire en santé notre futur d’individu humain dans l’espèce humaine, c’est dans la décision immédiate que se construit le processus inconscient, conscient et aléatoire, possible, à venir.

Aussi difficile que semblent à atteindre ….

1) un processus de sécurité d’emploi et de formation

2) une réforme radicale et progressive du crédit, de la production et l’usage monétaire local et mondial, des fonds gérés par les producteurs-citoyens,

3) des droits nouveaux du travail le permettant, vers une réduction vers l'abolition de la vente de la force de travail et une activité libre en croissance, et une productivité le permettant, …

….Il n’y a, par hypothèse avancée, compte tenu de l’état économique, social et politique constaté,  pas d’autre choix immédiat que cela ou la faillite sociale et humaine tout court.

 

5. La candidature du PCF aux présidentielles, au-delà de tout ce que les évènements peuvent nous réserver d’ordinaire et d’extraordinaire d’ici là, répond à cette bataille et à cette réalité de dérégulation-déstructuration vers la catastrophe sociale, que nous devons combattre.

Il n’y a pas de forces autre que la force communiste qui peut s’incarner dans les communistes de parti ou sans parti ou disséminés dans des organisations qui ne le sont pas, pour entamer cette tâche.

Je dis entamer parce que si cette tache découle de longues luttes antécédentes, nous entrons dans une phase tout à fait nouvelle de l’usure du système et de sa crise.

Pierre Assante.05/01/2021 09:52:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:00

 

DÉRÉGULATION-DESTRUCTURATION SOCIALE

et CANDIDATURE PCF AUX PRÉSIDENTIELLES

 

AFFICHAGE. MARSEILLE 8ème

 

Ce qu’a fait Trump, c’est ce que fait le capital et rien d’autre.

Il l’a fait sans aucune capacité politique adaptée, sans la dimension d’une culture de pouvoir du type de capitalisme d’aujourd’hui. Sa culture « d’entreprise » et celle du capital mondial sont de deux dimensions comparables idéologiquement mais différentes politiquement. Il a été le « précurseur » d’une accélération de la dé-régulation et de la dé-structuration locales et mondiale propre au CMMnIgF (1), au capitalisme-libéralisme mondialisé, numérisé, financiarisé. L’establishment et son « personnel » est prêt à « rectifier tout ça », mais sa culture dominante, celle d’un système à obsolescence, l’aveugle au point de ne pas mesurer ce dans quoi ils s’avancent et qui les menace eux-mêmes en menaçant la société tout entière.

Mais dérégulation et destructuration sociale est bien la doctrine du CMMnIgF pour permettre la gouvernance directe du capital mondialisé, son taux de profit en crise, sa domination économique et politique.

Les commentateurs de ce capitalisme-là vont jusqu’à projeter toutes les catastrophes de cette dérégulation-destructuration et les considèrent comme naturelles, comme s’il allait de soi qu’une telle « évolution », qui est en fait une involution, était inévitable et ses malheurs aussi, alors qu’ils en sont les pilotes et qu’elle correspond à leur choix.

S’il n’est pas certain que cette involution soit combattue avec succès, car pour un succès il faut une bataille, un plan de bataille et une organisation pour la mener,  répondre à la dérégulation-destructuralisation sociale, poursuivre un processus social en santé, en développement de l’être humain, de l’humanisation qui est loin d’avoir atteint un palier suffisant pour perdurer, il n’y a pas d’autre choix que cela ou la faillite sociale et humaine tout court.

Aussi difficile que semblent à atteindre

1) un processus de sécurité d’emploi et de formation

2) une réforme radicale et progressive du crédit, de la production et l’usage monétaire local et mondial, des fonds gérés par les producteurs-citoyens,

3) des droits nouveaux du travail le permettant, vers une réduction vers l'abolition de la vente de la force de travail et une activité libre en croissance, et une productivité le permettant,

n’y a pas d’autre choix que cela ou la faillite sociale et humaine tout court.

La candidature du PCF aux présidentielles, au-delà de tout ce que les évènements peuvent nous réserver d’ordinaire et d’extraordinaire d’ici là, répond à cette bataille et à cette réalité de dérégulation-destructuration vers la catastrophe sociale, que nous devons combattre.

Il n’y a pas de forces autre que la force communiste qui peut s’incarner dans les communistes de parti ou sans parti ou disséminés dans des organisations qui ne le sont pas, pour entamer cette tâche.

Je dis entamer parce que si cette tache découle de longues luttes antécédentes, nous entrons dans une phase tout à fait nouvelle de l’usure du système et de sa crise.

Pierre Assante. 04/01/2021 06:42:50.

(1) Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 11:06

 

INVENTION. TRAVAIL MORT. TRAVAIL VIVANT. POUVOIRS.

DÉVELOPPEMENT-COMPLEXIFICATION-CONDENSATION.

UNIVERSALISATION.

 

Travail concret/Travail abstrait

Outil/Travail

Croissances contradictoires dans le cycle élargi du capital

Sortie progressive du système et construction nouvelle

 

1. Invention technologique (Simondon) :

 

Syncrétisme→  Analyse→ Synthétisme

 

MAIS, ajouter à cette analyse :

Idem pour tout geste humain → homme quotidien, mimétique, poïétique (créateur). (Henri Lefebvre. "Métaphilosophie")

                                                                                                              ↓

En unité, en simultanéité (en aller-retour individuel social interne et externe) micro et macro

 

____________

 

2. Outil. Travail unité outil-travail

                                               ↓

                                               Outil et Travail en relation dialectique avec

                                                                                              ↓

Production consommatrice-Consommation productrice

Cycle A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent’)→ croissance de l'outil, croissance du capital constant,

baisse tendancielle du taux de profit,

Baisse tendancielle du taux de satisfaction des besoins sociaux

Besoins sociaux au sens large, total

 

_____________

 

3. Comment résoudre la contradiction Croissance de l’outil/Baisse tendancielle du taux de satisfaction

                                                                                                                                             des besoins sociaux

Travail concret/Travail abstrait

Opposition TRAVAIL CONCEPTUEL/TRAVAIL « physique »

Résolution : relation universelle du développement e la croissance de l’outil dans la relation outil-travail = résolution de la suraccumulation du travail mort en capital, résolution de la contradiction capital/travail.

 

______________

 

 

4.  un petit  exemple :

L’ongle, partie du corps, protection des doigts, protection des gestes de la main, protection de la relation cerveau-main, protection de la relation univers-cerveau-corps-société humaine dans sa recherche et développement et complexification des subsistances

Besoins sociaux au sens large, total : techniques, cultures, transmission,

production-consommation

______________

 

5. Etude de l’ongle très importante mais syncrétique sans étude synthétique du corps

Idem pour le corps sans la société (1)

Idem pour la société sans la terre et l’univers

 

L’étude de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital sans l’étude de l’espèce humaine dans ses capacités de développement de son activité non seulement économiquement mais en tant que capacité propre d’une espèce en développement et complexification historique, coupe de la vision nécessaire de la relation de l’homme avec l’univers.

La belle et juste controverse Ergologie/Economie des pages 606-621 de « Expérience et connaissance du travail » (Yves Schwartz. 1988) ne peut trouver réponse que par une extension au-delà de la situation historique du CMMnIgF. (Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé)

Et de la situation historique d’un dépassement qui place de développement humain dans une libération de l’aliénation par le capital, dépassement-libération qui multiple les capacités de connaissance fondamentale et leur application dans l’organisation de la société se posant en appropriation en santé de l’univers : inversion-dépassement  de la « priorité » des « subsistances premières » sur les « savoirs » : la contradiction première devient secondaire puisque elle est résolue par la contradiction seconde des savoirs dans l’unité subsistances-savoirs.

Le baisse tendancielle du taux de profit résolue dans le dépassement de la vente-achat de la force de travail et celle de la vente-achat de la force de travail dans la productivité en progression exponentielle mise en santé au service du temps de développement savoirs-conscience, en développement-complexification-concentration-condensation assurant l’autonomie de la personne et la cohérence sociale, le l’ECRP (entité collective relativement pertinente), de l’espèce avec elle-même, avec la nature et avec l’appropriation en santé de l’univers.

 

___________________

 

6. La relation économie-ergologie, la crise de suraccumulation du capital, la crise du taux de satisfaction des besoins sociaux ne peut être appréhendée que dans une vision en altitude du rapport Outil-Travail,  son évolution, sa rapidité exponentielle de transformation nécessaire mais limitée par le système.

Une vision de haut, dans le temps et l’espace nous dévoilent l’unité Outil-Travail (activité en général) qui est tout à fait différente de la dichotomie économie/ergologie, développement des subsistance/développement des capacités individuelles-sociales, prise de pouvoir sur l’argent/conditions de la gestion, action/formation etc….

 

________________

 

7. La relation Outil-Travail « vue de haut » et dans un « temps long » montre QUE la résolution en spirale infinie des contradictions dépend d’une UNIVERSALISATION en progression exponentielle de cette relation, condition de libération de l’aliénation des rapports sociaux qui caractérisent l’essence de l’homme, les rapports sociaux en crise de baisse du taux de satisfaction des besoins sociaux. Une vision étendue du temps et de l’espace de la relation outil-travail unit la compréhension de la croissance et la contradiction capital/travail. L’unité outil-travail c’est l’unité production consommatrice-consommation productrice que décrit Marx dans son introduction de 1859 : production-consommation-distribution-échange (circulation) contre la vision unilatérale de l’économie politique orthodoxe confortant le libéralisme et son « éternité » déclarée aussi unilatéralement.

 

Marx en aucun cas réduit l’analyse du capital et du travail à la plus-value (livre 1 et la baisse tendancielle du taux de profit (livre 3). Dès les manuscrits de 1848, il situe les bases de son analyse dans une somme d’acquis anthropologique et dans cette somme dans l’homme en tant que conscience de la nature sur elle-même. En mouvement bien sûr et en particularité propre dans l’unicité des composants de l’univers et l’unicité de leurs rapports.

 

Aller au-delà, puisque nous en avons une possibilité historique, c’est lier la contradiction du système et les solutions de ces contradictions avec la résolution des contradictions travail concret/Travail abstrait au cours de laquelle l’existence de l’emploi c’est aussi l’existence de la vente de la force de travail par le salarié sous toutes ses formes anciennes ou nouvelles.

 

La Sécurité d’Emploi et de Formation et la prise de pouvoir sur l’agent à  partir de l’analyse de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (Théories sur les crises de suraccumulation et la dévalorisation du capital, Volumes 1 et 2, Paul Boccara) n’est pas une substitution philosophique erronée du concept de travail par celui de l’emploi. C’est au contraire dans la transformation qualitative de l’emploi, l’abolition-transformation de l’emploi par le processus de sécurité d’emploi et de formation, que réside la désaliénation du travail, de l’activité salariale contrainte. Il n’y a aucune opposition théorique à formuler entre la volonté de transformer l’emploi et celle d’abolir la vente-achat de la force de travail. La résolution de la contradiction travail concret/travail abstrait et la « réconciliation » entre économistes et ergologue vont de pair. Il y a travail concret dans le travail abstrait et la représentation-équivalent  monétaire du travail abstrait (plus-value +salaires) voile la réalité de cette unité contradictoire à dépasser dans dépassement du système : encore une fois il y a unit de la production consommatrice et de consommation productrice, dans tous les domaines de l’activité humaine et celle de la construction nécessairement exponentielle pour la survie d’une espèce pensante dans la complexification exponentielle de l’univers. Les régressions n’infirment en rien cette nécessité.

L’analyse sociale est d’autant plus éclairante et résolutive que sont posées sans cesse état présent, négation de l’état présent, négation de la négation-résolution des contradictions de l’état présent, observation de l’unité de forces contradictoires, mouvement des contradictions entre elles, les essentielles et leurs interactions ; la primauté de la matière sur la conscience et le retard de la conscience qui fait partie de la matière, sur l’état présent et ses transformations.

 

La numérisation et l’automation, la réduction du temps de travail contraint et le développement-complexification-condensation du travail de recherche comme outil du développement-complexification-condensation des capacités développement de l’espèce humaine dans l’univers est une issue possible des contradictions systémiques et ergologiques actuelles de l’humanité.

Le rapport Travail mort-Travail vivant et non Travail mort/Travail vivant, c’est le rapport Outil-Travail quel que soit le système économique et social, le mode de production et d’échange. Les particularités de ce rapport sont celles des particularités du mode de production ; avec des particularités plus ou moins saines et progressistes en fonction de la concordance entre développement des forces productives et mode de production et d’échange ou pas. C’est en période de crise d’un mode de production avec le développement des forces productives que travail mort et travail vivant s’opposent irrémédiablement : le besoin de dépassement du mode de production devient incontournable pour guérir la grave maladie sociale induite. Nous en sommes à ce stade d'une façon paroxysmique dans le CMMnIgI.

 

________________

 

8. Mettre en relation l’analyse 

 

Opposition :

Travail concret/Travail abstrait

outil/Travail

Croissance de l’outil/Croissance du capital constant

Croissance du capital constant/ Baisse tendancielle de satisfaction des besoins sociaux

Résolutions :

Baisse tendancielle de satisfaction de besoins sociaux /→/résolution de la crise systémique

Résolution de la crise systémique = →croissance-condensation des capacités de l’espèce

croissance-condensation des capacités de l’espèce→universalisation de l’activité humaine

                       Croissance-Universalisation en relations dialectiques

 

 

Pierre Assante. 02/01/2021 09:32:57.

 

(1)  Concernant la "comparaison-métaphore" entre l'évolution-développement-complexification-condensation de l'organisation de la croissance cérébrale,  de la naissance à la mort, en passant par l'enfance et l'adolescence, ET celle de la société humaine, il me plait de revenir sur les capacités de combinaison-création paroxystique des éléments de la création musicale qui la place au-devant des combinaisons-création de la recherche-développement technique et même artistique, il me semble. Ecouter profondément !

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 23:59
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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 06:57

 

Le processus social de complexification d’un mode d’organisation de la matière.

"Je me répète mais je progresse.

Vous aussi ?"

 

La pensée humaine est le fruit du processus social de complexification d’un mode d’organisation de la matière, la nôtre.

Ce n’est pas la pensée, ce mouvement matériel de complexification d’un mode d’organisation de la matière qui crée la matière, mais la matière qui crée la pensée. D’où la distinction entre « matérialisme » et idéalisme » qui reflètent deux conceptions de la nature, le matérialisme  contredisant l’idéalisme, mais non l’idéal, objectif et subjectif de la participation au mouvement social en santé, le processus de complexification-évolution infinie de l’organisation humaine au-delà de l’existence de l’humanité destinée à disparaître mais non le processus de complexification micro et macro de la nature, de l'univers.

Comme disait Lénine, dans une métaphore simple mais juste, si vous créiez la matière par votre pensée, votre mère pourrait être votre enfant. L’inversion entre enseignant et enseigné qui peut se produire et se produit c’est autre chose que l’inversion de la flèche du temps. D’ailleurs cette « inversion » n’est pas à sens unique.

Mais si l’on s’en tient seulement à ma première phrase, on oublie, dans le mouvement de la matière et dans le mouvement matériel qu’est la pensée humaine, l’interaction entre le mouvement général de la matière et ce mouvement particulier de la matière qu’est la pensée, parmi la multitude des mouvements particuliers de la matière qui constituent son mouvement général.

C’est ce qui fait dire à Marx qu’une idée qui s’empare des masses devient une force matérielle. Il faut convenir que dans cette judicieuse et géniale remarque, l’usage du mot matière peut être perçu comme ambigu alors qu’il ne l’est pas du tout. Notre vocabulaire issu de l’idéalisme est pauvre, simpliste et insuffisant, ce qui le rend trompeur.

La comparaison entre le mouvement ouvrier italien et français m’emmène à peser le rôle de la bourgeoise révolutionnaire (dont les brillantes prémisses avortées du nouveau mode de production, le capitalisme industriel, étaient pourtant apparues en Toscane, avec la révolution scientifique et technique et l'éclosion de la nouvelle esthétique de la Renaissance) et de ses Lumières en France et dans le Monde et celui du processus international qui s’en suivit là où la société « saute »  une étape en s’appuyant sur les avancées accomplies dans un temps et un lieu différent.

En étudiant l’influence de l’Eglise en Italie sur l’organisation syndicale dans les années d’après-guerre jusqu’à aujourd’hui, on peut constater à quel point la « guerre » idéologique entre CGIL et CISL des 30 glorieuses, et leur alliance-opposition comportent de part et d’autre le retard ordinaire de la société avec la pointe avancée de la conscience de la société sur elle-même. De la Rinascita de 1945 à autodissolution du PCI de 1991, croissance relative d'un rapport de force du salariat dans le compromis historique mondial de l'après-guerre sur la base de la plus-value relative dans le progrès de la productivité, et implosion anticipée dans  la mondialisation financiarisé et numérisée et finalement conservation de retard...

Le mythe ridicule de Peppone et de Don Camillo n’est pas né de rien. Et il n’est pas propre à l’Italie.

La saine alliance CISL-CGIL anti-terrorisme elle-même, anti Brigades Rouges, ne peut cacher les liens au moins subjectifs entre catholicisme et gauchisme extrême, et l’influence de l’idéalisme, en moins d’importance et différemment, dans la CGIL elle-même. Et dans le PCI lui-même.

Ceci pose encore et toujours ici et partout la question d’un matérialisme non dogmatique.

Et la question que le « cœur » de réparer ne suffit pas et qu’il faut aussi accepter de ne pas ignorer la mécanique, ceci n’étant qu’une métaphore simplificatrice, la société humaine étant le contraire d’une mécanique qui ne peut avoir de conscience et qui ne peut constituer qu’un prolongement du corps-soi crée par le corps-soi, par l’interaction entre l’individu et l’espèce et son organisation sociale inconsciente et consciente.

« Réparer la machine », ici et maintenant c’est ne pas ignorer volontairement ou pas la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et l’austérité sociale qu'elle produit et enfin entamer l’expérience d’un autre usage de l’organisation de la production, du travail et des outils d’échange, production et usage monétaire. C’est aussi considérer que la Sécurité d'Emploi et de Formation est «  l’étape nécessaire » à l’abolition-dépassement de l’aliénation par la vente de la force de travail.

Se rassembler sans ce souci essentiel c’est courir à l’échec et à la poursuite de la destruction, sociale, économique, écologique.

Et il n’y a pas de réforme radicale et progressive et progressiste de l’économie sans ascèse ergologique, c’est-à-dire la cohérence de l’activité de la personne avec l’activité de l’ECRP ( Entité Collective Relativement Pertinente) et de l’ECRP avec le mouvement global de l’humanité, de la société humaine mondialisé et numérisé, possédant les moyens de libération de la vente de la force de travail par une productivité immense possible mise au service de la réalité du développement humain, de sa pensée.

Un enfant qui use pour la première fois d’un mot, qui fait sa première multiplication, et un adulte qui s’organise dans son travail avec ses semblables ne répètent pas : ils inventent. La recherche et l’invention, si elles contiennent l’invention technique, scientifique, fondamentale et appliquée ne se limitent pas à cette invention technique et scientifique. La formation, c’est l’aide de l’usage de l’accumulation passée des savoirs acquis pour en inventer d’autres dans et par l’activité, son expérience et sa connaissance. L’invention est l’essence de l’existence humaine et de tout acte humain, du plus « élémentaire » au plus « complexe », en unité ; et les rapports sociaux dont on dit à juste titre qu’ils sont l’essence de l’homme contiennent cette réalité et cette nécessité née de l’invention préhistorique de l’outil et de l’interaction entre création de la pensée, complexification de l’interaction entre l’outil et la pensée. C’est toute la question d’un parti de transformation sociale en santé, non dogmatique autant que possible. Il ne s’agit pas d’être imité, il s’agit d’user en commun de l’accumulation sociale permanente des savoirs savants et populaires. Engels répétait : le parti social-démocrate (à l’époque la forme la plus avancée de transformation sociale en création initiale primitive) doit être l’interprète conscient du processus inconscient de la société humaine.

La tâche du présent c’est de transformer les rapports sociaux obsolètes du capital dans un processus conscient et inconscient armant la volonté de vivre.

Je me répète, mais je progresse. Vous aussi ?

Pierre Assante. 29/12/2020 06:25:00.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 10:49

 

« Il faut s’interroger sur le travail syndical

mais on y arrive pas ».

 

« Il faut s’interroger sur le travail syndical mais on y arrive pas » (1). Ce constat, s’il peut être partagé, n’expose en rien les raisons de la chose.

Le syndicalisme s’est forgé sur la défense de besoins « matériels et moraux » immédiats des salariés, des vendeurs de leur force de travail, les organisations politiques ouvrières étant sensées aller au-delà de cet « immédiat » en recherchant et construisant en commun un type de société répondant au-delà de l’immédiat à ces besoins « matériels et moraux ». Il en était question depuis le Manifeste de 1848 !

Depuis des décennies, l’action syndicale ne réussit plus à y répondre. Les augmentations salariales tiennent plus du maintien d’un « équilibre » pour le patronat entre production et consommation. La part de la valeur ajoutée destinées aux revenus du salariat a décru sans cesse. Celle directe versée aux salariés comme celle indirecte fournie aux salariés à travers les services publics. De plus pour permettre la chose, la division  syndicale entretenue par le patronat, le grand patronat international auquel est soumise toute la société, a diffusé un opportunisme aggravant la qualité des rapports entre syndicats et syndiqués ou non syndiqués, et des rapports sociaux en général, soumis à la monarchie de l’entreprise : celle de la vente contrainte de la force de travail par les travailleurs-producteur direct des richesses nécessaires à la vie humaine et des richesses parasitaires mêlées, qui sont une autre forme de l’achat de la force de travail une fois de plus aliénée par récupération patronale indirecte de la part de la plus-value et de la productivité redistribuée.

Chômage (désoccupation dit-on en Italie...), gaspillage quantitatif et qualitatif des ressources humaines, de l'effort commun de l'humanité ne sont pas issus de la domination stricto sensu mais des lois de l'accumulation capitaliste. Le dépassement des dominations passe par les effets d'une coopération et d'une solidarité objectives et subjectives dont les effets peuvent modifier les comportements et les mentalités. "Conditions matérielles de vie et mentalités etc...", je partage cette vision et cette visée.

Dans cet imbroglio des perceptions de la crise de la production, de la consommation et de l’emploi, mettre en opposition travail et emploi est d’une inconséquence crasse. Et faire grève c'est dire : je refuse de continuer à travailler dans ces conditions ! Ne pas oublier ces simples choses !

L’emploi est la forme capitaliste de  de l’organisation de la production, mais cette forme ce n’est pas sur sa fonction productrice qu’il s’agit de la contester et la dépasser, c’est sous sa forme archaïque, celle de la vente-achat de la force de travail.

 « Il faut s’interroger sur le travail syndical mais on y arrive pas ». Si l’on n’inclut pas l’analyse élémentaire des conditions de cet échec, c’est-à-dire la baisse tendancielle du taux de profit, les lois qui la contrecarrent, mais au niveau de cette baisse dans la révolution scientifique et technique numérique, que plus rien ne contrecarre, on pourra se lamenter ad aeternam de cet échec sans que rien ne change en mieux mais que tout se dégrade.

S’Il n’y a pas d’économie en santé sans ergologie de progrès,  il n’y aura pas d’ergologie de progrès sans économie en santé, c'est une tautologie et une lapalissade connue-inconnue. Et c’est un progrès conjoint ici et maintenant et dans le futur qu’une telle interaction qui  peut mener à la poursuite du processus humain en santé, c’est-à-dire des conditions de vie et de travail, en quantité et en qualité échappant progressivement  mais rapidement à la monarchie du « management » lié à la monarchie patronale.

Autogestion de la personne et de l'Entité collective relativement pertinente, l'une avec l'autre et pas l'une sans l'autre, contre taylorisme et libéralisme, l'un dans l'autre.

Le modèle de la monarchie patronale est le modèle infra et supra dont est issue l’accumulation moderne du capital, de sa suraccumulation-dévalorisation qui en découle, de l’austérité qui y est liée et dont nous faisons et ferons de plus en plus le constat et l’effet dévastateur dans la réalité dramatique, dans notre vie quotidienne pendant et après la pandémie, au même titre que la dégradation par le capital et le taux de profit du milieu dans lequel nous vivons, la Terre.

La compréhension d’un projet sur l’organisation du travail et d’un projet sur l’organisation de l’échange, c’est-à-dire du mode de production et d’échange ne peuvent découler que d’une connaissance des lois du système, de son obsolescence et des conditions à créer pour les transformer en santé. De même les savoirs-valeur sont intimement liés aux progrès de l’humanisation ou aux régressions de l’humanisation, c’est à dire aux progrès des volontés de transformation en santé et aux transformations en santé, renormalisations en santé micros et macro constituant des mouvements particuliers dans le mouvement général d’humanisation. Des Groupes de Rencontre du Travail -GRT- ignorants des lois de la circulation et de l'accumulation du capital, leurs conséquences sur le travail et l'activité humaine, de ce qui dans le rapport local et global de production et d'échange est à transformer dès l'état actuel des choses,  vers un autre type de développement, se paralysent eux-mêmes.

La troisième bataille, celle sur les circuits de l’argent, la mondialisation des gouvernances économiques, la circulation des flux financiers, les oligarchies financières, les rapports de force dans le commerce mondial, les batailles juridiques qui y sont liées, n’est pas sans rapport avec le besoin de connaissances des lois du système et de son épuisement, celle de l’usage des fruits du travail, du besoin de réduction continue du temps de vente du travail en lien avec la productivité dont la croissance et la qualité dépendent de la croissance de l’invention humaine : de la quantité et de la qualité de temps attribué à cette invention c’est-à-dire en dernière intense à la recherche fondamentale et appliquée qui dépend elle-même de la qualité de la déadhérence conceptuelle, en rapports dialectiques.

Il n’y a pas de miracle. Toute l’histoire humaine est celle de son dépassement permanent, discret et continu. Celle du syndicalisme de même et l’isoler du contexte historique général, du local au mondial est courir à l’échec. Certes il est plus facile à énoncer cet état de fait qu’à l’améliorer. Pour moi-même que pour tout un chacun. Dans "on n’y arrive pas", le constat peut être momentané, durable ou dépassable. La prise ne compte syndicale de l’ergologie peut et doit passer par une politisation intégrant l’immédiat et la prospective des possibles.

Les batailles politiques actuelles, sclérosées par le système lui-même, ignorent majoritairement la bataille à partir de la connaissance des lois du système lui-même et des solutions possibles de dépassement. Appeler les choses par leur nom, les nommer est nécessairement incontournable au-delà de les effleurer et les suggérer, passages nécessaires mais insuffisants. Poser la question dans la prochaine bataille présidentielle, dont l’imbrication mondiale est évidente,  au-delà de tous les événements la précédant, fait partie de nommer le système, son obsolescence et les solutions à son dépassement, pour agir en santé.

La nécessité d’une Sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenu assurant la continuité et le développement de la production en quantité et en qualité, c’est-à-dire du rôle de l’homme producteur et des conditions de la production pour lui-même et pour tous les autres, s’il on est d’accord, il faut le dire et le promouvoir. L’usage en santé de soi par les autres et de soi par soi est totalement étranger à l’opposition théorique et pratique, dans les conditions du moment,  entre emploi et travail.

Pierre Assante. 27/12/2020 09:56:30.

(1) Voir citation dans : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/taf.travailler-au-futur.extrait.yves-schwartz.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 09:14
Légende de la Fig 4 en bas de page

 

Ergologie (1), anthroponomie (2), économie, travail,

Reprise d'un article du

24 octobre 2014

synthèse des champs d’activité et de recherche

entre eux.

La difficulté de la pluridisciplinarité

 

 

On n’éclaire pas le chemin du processus humain, pour aller de l’avant, comme on veut mais comme on peut.

Les conditions historiques font partie de la nécessité, de l’Anankè, comme les conditions « naturelles », en unité.

Il est clair que la période actuelle pose la question d’une transformation de la qualité de croissance du mode de production et d’échange. Il ne suffit pas de dire la chose mais il faut de la réaliser. Et de la réaliser pas tout seul, comme y tendent sans résultat les hommes dans une situation d’immaturité sociale, mais en agissant collectivement sur notre propre processus en tant qu’être social dans le processus social général, son unité-multiplicité-diversité.

Constater une situation malsaine et la contester, c’est la négation. Réfléchir à des solutions d’une façon rationnelle en tenant compte de l’humain non en tant qu’objet à manipuler, mais en tant que vivant conscient, être social créateur de lui-même, c’est la négation de la négation, la « positivation » de l’acte humain et du processus social.

 Agir sur la société en tant qu’individu, c’est participer à des activités, à des champs d’activités de l’humanité. C’est aussi être en contact avec les autres activités afin de nourrir ses propres champs d’activité, dans leurs nombres et leurs diversités.

 La difficulté de la pluridisciplinarité au sens « savant » comme au sens « populaire » tient aux conditions individuelles et collectives dans laquelle l’individu exerce une activité.

 L’ergologie, si tant est que l’ergologue soit relativement fidèle à son ascèse ne peut vivre que par la pluridisciplinarité.

 Il en est de même pour l’anthroponomie.

 Cette particularité, avancée dans ces deux domaines (anthroponomie et ergologie), champs, par rapport à tous les autres domaines, champs, complexes de travail et de reproduction, ne découle pas d’un hasard, mais d’un besoin lui-même avancé de synthèse.

De nombreux champs de recherche sont relativement plus handicapés par un structuralisme qui les conduit non à la synthèse mais à une erreur composée, même si les résultats obtenus, aujourd’hui immenses spectaculaires prouvent leur opérationnalité.

 La physique, la biologie, mais pas seulement elles,  et leurs résultats technologiques opérationnels reposent sur la synthèse interdisciplinaire et aussi pluridisciplinaire. Mais il n’en est pas de même dans leurs rapports avec une synthèse, une abstraction du et sur le processus social qui pourrait aboutir à une résolution concrète des contradictions sociales, ce en quoi anthroponomie et ergologie, malgré leur jeunesse contiennent des qualités de synthétisation plus avancées, du moins il me semble.

 Il y a différence entre erreur composée, même opérationnelle, et cela existe souvent, et synthèse.

Le syncrétisme en matière de conscience est une avancée qui peut conduire à la synthèse et à la création nouvelle, mais c’est un chemin plein d’embuches et de voies sans issue.

 Le structuralisme reste dominant.

 La critique de l’économie politique, et la négation de la négation de l’économie politique, c'est-à-dire une méta-économie politique lui permettant de résoudre ses contradictions sont au cœur de la recherche des solutions au travail et à la production.

 Pourtant dans ces deux domaines, anthroponomie et ergologie, hormis dans les recherches théoriques et les propositions pratiques les plus avancées, souffrent, de par les « urgences » et la modicité des moyens d’interdisciplinarité et de synthèse, relativement, des mêmes barrières-frontières relatives entre les champs d’activité.

 Au point que se découvre la difficulté de rencontres pluridisciplinaires entre ergologie et anthroponomie et même entre économie et anthroponomie…….

 Je parle de rencontres dépassant le constat et la négation de l’état existant, c'est-à-dire de rencontre permettant négation de la négation, synthèse débouchant non seulement sur la connaissance mais aussi sur la transformation.

Evidemment ces affirmations caricaturales ne veulent pas cacher les immenses avancées pratiques des forces productives dans le monde et les synthèses, les négations de la négation qui les ont permises.

 Simplement le constat des difficultés, des arrêts relatifs, des blocages relatifs ou absolus peut-être en vue rapprochée, reposent la question de quelle qualité le processus peut être « injecté », comment il peut être relancé au-delà de ces blocages, en particulier par l’injection des constats et recherches économiques et sur le travail conjointes.

Reprenant le titre d’un article de Pierre Ivorra, « AGIR contre la domination de la finance exige de la comprendre » (H.D. 24.10.14), que je partage totalement et auquel j’ajoute, sans prétention de donner de leçon, mais de partager un souci : pour comprendre la finance, c’est avec tout le processus social que l’économie doit se confronter, et en particulier l’analyse et l’organisation du travail sans lesquelles il n’y a pas d’économie, de production et de satisfaction des besoins.

Soucis « idéaliste » ne tenant pas compte des conditions historiques, du moment ? Peut-être ou même surement ! Dans le même temps relisant les philosophes tchèques ayant préparé dans leur champ le printemps de Prague, le vrai, pas celui de l’anticommunisme, ou tout simplement pensant aux encyclopédistes avant la révolution bourgeoise de 1789, je ne peux m’empêcher de faire un lien entre l’entrée en profondeur d’un processus social et celle des synthèses et des négations de la négation qui les ont précédés et qui ont baigné consciemment et inconsciemment l’activité pratique révolutionnaire au moment de son « éclatement », en sauts dans la continuité.

 Pierre Assante, 24 octobre 2014

(1) Très résumé : Analyse pluridisciplinaire des situations de travail.

(2) Très résumé : Analyse pluridisciplinaire économique et sociale des transformations anthropologiques.

 Figure  4. Légende :

A1 Contraintes dues au rapport avec la nature.

A2 Contraintes dues aux rapports sociaux.

B1 Echanges égaux.

B2 Echanges inégaux *, « degré d’inégalité ».

* Où le plus fort impose les conditions de l’échange au plus faible, celui qui a le plus de richesses à celui qui en a le moins, celui dont les lois de l’accumulation capitaliste détermine la domination dans les rapports de production.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 20:27

 

La revue TRAVAIL AU FUTUR

N° 4 EST PARUE.

Yves Schwartz y présente dans un entretien « Travail, ergologie et politique » qui doit paraitre aux éditions « LA DISPUTE » début 2021.

 

Cliquer sur SUR LES LIENS

 

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VOIR AUSSI : « DOUBLE ABSTRACTION » et « TEMPS ET TRAVAIL ». Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/double-abstraction-et-temps-et-travail.intervention.13-mai-2014.html

 

 et Tous les articles du blog (3000 publiés, par séries de 25) :

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 12:08

 

« DOUBLE ABSTRACTION » et « TEMPS ET TRAVAIL ». Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie. (Voir repères à la fin).

 

VOIR PAGE 51 du recueil.

 

Cette intervention est disponible en vidéo. Elle est extraite de ce recueil constitué pour le groupe d'étudiantes ayant sollicité ma collaboration, grand honneur pour moi-même. A cette occasion de republication, un petit salut à Akima et à Linda.

 

Le lien sur le recueil :

https://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

Mai 2014. 191.000 caractères.

 

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 11:22
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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 20:18

 

 

JEAN-MARC DURAND. Face aux agitations politiciennes…

IL est temps de renouer avec ce qui est le plus noble de la politique, c’est-à-dire le débat sur les idées et le projet de société ; voilà le but premier du courant révolutionnaire qu’incarne le parti communiste en France.

 

C’est reparti ! L’approche des échéances électorales crée une nouvelle agitation de type frénétique au sein du landerneau politique. C’est surtout très sensible à gauche dans une période où pourtant cette dernière continue à ne pas avoir de véritable repaire identificateur, où persiste, voire s’amplifie, son décalage avec le peuple, notamment avec les aspirations profondes de ce dernier, où les luttes restent sans débouché réel. Mais visiblement, ainsi va le temps politique ! A croire pour parodier un chanteur bien connu, que les élections « rendent fou » ! A croire que les élections, que la tambouille politicienne, – là encore comme le disait un certain homme politique avide des voix communistes -, ce serait cela faire de la politique, que ce serait le nec plus ultra de la politique moderne. Cela fait un certain temps que nous sommes en quelque sorte payés pour savoir que cette recette ne fonctionne pas et surtout que cette réponse n’est pas adaptée à la recherche d’issues nouvelles par nos concitoyens.ennes ! A chaque élections elles et ils ne cessent de nous le répéter depuis plusieurs décennies maintenant.

En effet, cela fait depuis 1984, soit 36 ans, que la gauche est en échec, que le parti communiste est en échec que nous (la gauche comme le Pcf) ne cessons de décrocher dans les sondages comme dans les élections. Et qui a pris ne serait-ce que quelques minutes pour analyser les causes de cette situation ? Il ne suffit pas de dire 1981 c’est les 39 heures, les nationalisations, etc… Il faut surtout comprendre ce qui s’est passé à partir du tournant de la rigueur comme on l’a appelé et donc en analyser les causes profondes. C’est de la compréhension de cet évènement que nous serons en capacité d’apporter les réponses adéquates et de définir les stratégies adaptées. Et sans aucun doute que la réponse qui ressortira sera tout autre que celle du : « il faut le rassemblement des forces de gauche ou il faut se ranger derrière je ne sais quel homme providentiel ». Non pas qu’il s’agisse de nier, de faire disparaître toute idée de rassemblement à gauche mais simplement parce que le rassemblement comme seule réponse ne peut être la solution pour renouer avec le peuple, l’électorat de gauche et surtout reconstruire une vraie politique de gauche. Tout simplement car avec ce type de discours et ce n’est pas le moindre des paradoxes en cette année de centième anniversaire de la naissance du Pcf, cela revient tout bonnement à nier le congrès de Tour et à nous retrouver au beau temps d’un bloc social-démocrate plus occupé par les jeux électoraux (tiens !) que par le sort du peuple lui-même. Plus occupé par les discussions de couloirs, par le lobbying, par le parlementarisme, que par la construction de réponses à la politique capitaliste, c’est-à-dire par la construction de contenus et d’un projet qui visent très clairement et radicalement le dépassement de ce système d’exploitation et de domination qui jette des millions de femmes et d’hommes dans la précarité, divise et oppose les couches populaires entre elles, cela dans l’unique objectif de soutenir la rentabilité du capital. En fait c’est tout simplement tordre le cou au courant et au mouvement révolutionnaires à gauche, c’est tuer le parti communiste dans son originalité révolutionnaire. C’est tuer le parti communiste en tant que parti autonome, porteur d’un projet de transformation profonde de la société et animateur du débat d’idées, de la confrontation sur des enjeux civilisationnels vitaux.

Voilà le véritable fondement des débats qui se nouent à nouveau aujourd’hui au sein des directions du parti communiste, que ce soit au niveau départemental ou national. Il n’est pas anormal en soi que ce type de débat ait lieu. Il peut ressembler à celui qui sévissait avant 1920 mais le plus ennuyeux, le plus pernicieux et qui frise parfois un certain manque d’honnêteté intellectuelle, c’est que chacun.e ne dise pas clairement sa vision des choses, là où elle et il veut en venir. Tous font en effet mine de se réclamer du parti communiste, de son avenir, de son rayonnement alors que finalement, c’est de tout autre chose que d’un parti communiste dont ils se réclament. Là encore, c’est le droit le plus strict de chacun.e mais la bonne tenue du débat gagnerait à ce que les cartes soient clairement sur tables, à ce que des arguments détournés ne soient pas utilisés, à ce que les choses ne soient pas outrageusement personnifiées, participant ainsi à opacifier, à masquer les véritables objectifs poursuivis et plus grave, à dégrader profondément le débat démocratique.

La situation exige du courage politique, de la rigueur dans les propos et les démonstrations et surtout une nouvelle phase de la démocratie et de la pratique démocratique en interne comme vis-à-vis de peuple et de nos partenaires. Face aux dangers qui menacent les peuples, il est temps de renouer avec ce qui est le plus noble de la politique, c’est-à-dire le débat sur les idées et le projet de société ; voilà le but premier du courant révolutionnaire qu’incarne le parti communiste en France. Voilà pourquoi il faut un parti communiste qui existe, bien dans ses baskets, présents dans les batailles électorales, particulièrement à la présidentielle ; n’oublions pas en effet que nous sommes encore en 5ème République. Plus que jamais et surtout à la différence d’il y a cinq ans, il y a un besoin urgent de l’originalité communiste et d’une candidature communiste. Les temps exigent de sortir d’une conception d’un parti communiste force d’appoint ou sorte de mouche du coche dans un ensemble social-démocrate « réunifié ». C’est sur cette base qu’une large confrontation à gauche pourra déboucher sur un véritable processus de dépassement du système capitaliste ramenant confiance et espoir parmi la diversité des couches populaires. Voilà en quoi l’existence d’un parti communiste à part entière constitue la meilleure garantie de l’efficacité de la gauche tout entière. N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous enseigne l’histoire de ces quarante dernières années ? Notre 38ème congrès avait profondément souligné cet enjeu. Aujourd’hui il ne s’agirait pas de faire comme si cela n’avait été qu’une simple réflexion de quelques « intellectuels illuminés » soit-dit en passant, soutenu lors du vote de la base commune par 42% des communistes !

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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