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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 14:09

 

Oui, il faut un candidat communiste à la présidentielle de 2022, pour porter les idées communistes

 

 

et notre conception d’une nouvelle civilisation

 

"Des millions d’emplois sont actuellement menacés…."

par Jean Chambon

Le Manifeste adopté au dernier congrès est clair, plus question de s’effacer, de se fondre ou de diluer les idées communistes en refusant de proposer une candidature communiste lors d’élections et notamment à la présidentielle.

A ce propos Fabien Roussel le secrétaire national du Parti Communiste Français interrogé à Cnews et Europe 1 lors de l’émission Le Grand rendez-vous a notamment déclaré « préjudiciable » l’absence de prétendant lors des dernières courses à l’Elysée.

« L’élection présidentielle est un moment important de débat politique dans notre pays. Ne pas y avoir été présents sur l’ensemble des deux derniers scrutins a été préjudiciable, et ça a manqué. Je pense qu’il faut que nous puissions aussi participer à ce rendez-vous démocratique qui est important pour notre pays », a-t-il précisé.

A mon avis il est encore trop tôt pour se lancer dans cette bataille électorale, mais il est bien que les choses soient claires dès maintenant puisqu’elles sont mises sur la table, et respectueuses des décisions de notre dernier congrès.

Pour l’instant, la priorité des priorités c’est de développer les luttes de résistance face aux attaques multiples du capital, d’y apporter nos idées et nos propositions pour changer les choses et ouvrir la voie à une autre logique de développement faites pour et par les êtres humains.

Il s’agit de créer un mouvement populaire et citoyen large et agissant pour changer les rapports des forces........ 

Des millions d’emplois sont actuellement menacés….

 

Lire la suite

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/lettre-a-tous-mes-amis.html

 

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 07:58

RAPIDITÉ

 

Entre autres nombreuses qualités, Tchouang-tseu avait une grande sûreté de main. Le roi lui demanda de dessiner un crabe. Tchouang-tseu dit qu'il lui fallait un délai de cinq ans, ainsi qu'une villa avec douze serviteurs. Au bout de cinq ans, le dessin n'était pas commencé. "Il me faut cinq autres années", dit Tchouang-tseu. Le roi les lui accorda. Quand s'acheva la dixième année, Tchouang-tseu prit son pinceau et en un instant, d'un seul trait, il dessina un crabe, le crabe le plus parfait qu'on eût jamais vu.

In "Leçons américaines". Italo Calvino. 1985.

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 18:01

A la suite du "thème sur les hérésies".

Mis en ligne le 8 Juin 2020

 

DÉVELOPPEMENT EUROPÉEN !

Mouvement négatif de repli plus ou moins souverainiste et besoin de développement européen sur d’autres bases progressivement et radicalement différentes.

 

Je crois que le mouvement de repli plus ou moins souverainiste, qu’il soit de droite ou de gauche, ne redressera en rien la situation catastrophique de la société française ni des autres.

Je crois que l’Europe a besoin d’un "plan" ou d’un « programme commun de développement industriel et des services publics » intelligent : solidaire et coopératif, dans la diversité des peuples et des cultures, correspondant aux développements multiples et divers des forces productives, hommes, idées, techniques, organisation sociale : progressivement et démocratiquement confédéral (avec=cum-fédéral) et non brutalement, autoritairement, fédéralement ortho-liberal *. (* Voir notes)

J'ai voté NON au traité de Maastricht et au traité constitutionnel, non contre une construction de l'Europe en tant que zone de développement et de coopération mondiale, mais contre son orientation libérale, dont la "concurrence libre et non faussée" est l'expression.

Il s’agit de se développer en santé, c’est-à-dire avec régulation économique, écologique, ergologique *.

Ces trois conditions sont incontournables.

Ces trois conditions sont développées dans ce blog et à partir des hypothèses et propositions dont Paul Boccara et Yves Schwartz ont été à l’initiative non comme tribuns, mais comme « avant-garde » et  animateurs des équipes de recherches économiques et ergologique. L’écologie dépendant des moyens donnés à la production des richesses, leur quantité et leur qualité correspondant à l’ascèse ergologique et économique « en santé », au sens entier du mot. J’y ajoute, à tort ou à raison ma note synthétique philosophique que ces ascèses ne peuvent que contenir pour exister…

* Conditions  nécessaires à l’activité de la personne, à la production, l’échange des biens en santé sociale et individuelles vont de pair avec l’économie et l’ergologie et les conditions de cette santé découlent d’une vision non structuraliste de la nature et de la société, dans leur rapport dialectique.

Quels que soient les progrès faits dans le cadre du structuralisme, une vision pluridisciplinaire et synthétique est incontournable pour répondre au dépassement de la crise de croissance de la société humaine.

On ne peut être marxiste et structuraliste. C’est l’un ou l’autre. On peut être marxiste sans le savoir ou structuraliste sans le savoir, mais on a une conception unitaire ou une conception éclatée. Unitaire ne veut pas dire unique ni dogmatique, mais rassembleuse pour agir dans la diversité des mouvements de la société, qui sont ou interne à soi ou externes à soi, -mais qui ne peuvent être que relativement externes à soi-, et de la nature qui constituent le mouvement général, et la "résultante" générale en mouvement et en complexification continue mais non linéaire et dont l'horizon en marche s'ouvre tout en se renouvelant. Le principe d’autonomie est un principe universel des mouvements de la nature minérale et biologique, comme de la pensée et les trois faisant partie d’un « tout » bien matériel comme disait les atomistes antiques.

Penser que la société peut guérir de sa maladie de croissance actuelle et générale, c’est faire comme les citoyens romains d’Occident du Vème siècle qui croyaient pouvoir réformer de l’intérieur la société esclavagiste sans toucher aux principes dans lesquels ils étaient installés et-ou dont ils souffraient.

Le CMMnIgF* n’est pas plus réformable que la société esclavagiste. Mais le savoir, n’est qu’une idée évidente qui ne remplace pas le mouvement concret de dépassement du système économique et social actuel par l’action humaine et la lutte des contraires, des forces contraires de conservation et de transformation, le capital et le travail.

La société européenne, pour développer un plan de développement commun et de coopération mondiale avec les autres zones de développement a besoin de sécurité d’emploi, de formation et de revenu pour produire ce dont elle a besoin et pour cela elle a besoin d’usage de la création monétaire à partir d’un critère répondant aux besoins sociaux et non plus au taux de profit.

Il s’agit d’une transformation progressive et radicale mais de plus en plus urgente, la vie fait la démonstration de cette urgence.

Produire et échanger à partir d’autre critères, c’est transformer progressivement le critère P/C* au profit graduel d’un critère VA/ CMF*, c’est-à-dire créer les conditions d’une circulation de la valeur restituant de plus en plus de moyens à l’investissement productif, sa quantité et sa qualité conjointes.

Ceci vers une société dont les techniques numériques et d’automatisation, et l'organisation et les choix démocratiques de civilisation où les forces productives soient suffisamment libérées et développées pour permettre une libre activité dans tous les domaines de la vie humaine, des individus humains.

Dixi et salvavi animam meam.

 

Pierre Assante. 08/06/2020 17:04:48.

 

NOTES

*CMMnIgF : Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

*P/C : Profit sur Capital

*VA/ CMF : Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier

* Sur l'ergologie : Conditions  nécessaires à l’activité de la personne, à la production, l’échange des biens en santé sociale et individuelle vont de pair avec l’économie et l’ergologie et les conditions de cette santé découlent d’une vision non structuraliste de la nature et de la société, dans leur rapport dialectique.

* Henri Lefebvre avait bien avancé dans sa critique-critique marxiste du système, plus que bien d'autres, à distance de temps on peut le constater aujourd'hui, mais dans les années 1960, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, sa réalité et sa théorie n'étaient pas parvenues au point actuel... Cependant sa vision sur la numérisation et la mondialisation capitaliste était très anticipatrice.

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 14:15

 

Italo Calvino. « Leçons américaines, aide-mémoire pour le prochain millénaire ». 1985…

 

« … Aujourd’hui, nous sommes exposés à un tel bombardement d’images que nous n’arrivons plus à distinguer l’expérience directe de ce que nous avons vu pendant quelques secondes à la télévision. Sur notre mémoire se déposent, en couches successives, des débris d’images pareils à des dépôts d’ordure, et il est de plus en plus improbable qu’une figure émerge du lot.

Si j’ai inscrit la Visibilité sur la liste des valeurs à préserver, c’est pour mettre en garde contre le danger que nous courons de perdre une faculté humaine fondamentale : la vision nette les yeux fermé, le pouvoir de faire jaillir couleurs et formes d’un alignement de lettres noires sur une page blanche, l’aptitude à penser les images. Je songe à une éventuelle pédagogie de l’imagination : en nous habituant à contrôler notre vision intérieure sans l’étouffer, ni inversement la laisser tomber dans une rêverie confuse et labile elle permettrait aux images de se cristalliser sous une forme bien définie, mémorable, autonome, « icastica »* … »

Italo Calvino. « Leçons américaines, aide-mémoire pour le prochain millénaire ». 1985…

 

Depuis 1985, quelle aggravation de « la maladie », quels remèdes du XXIème siècle à « l’étouffement » ? Quoi dans ce nouveau ancien ?

Il faut sans doute ajouter que les images produites dont parle Calvino ne sont pas n’importe quelles images, mais celles du marché et de ce que le marché « imprime » dans nos mentalités, et du marché aujourd’hui mondialisé, numérisé, financiarisé, dans le même système économique et social qu’en 1985, changé certes, mais pas dans ses fondements : l’échange en capital.

La citation est donc toujours à méditer…

Pierre Assante. 08/06/2020 11:35:22.

Arte di rappresentare gli oggetti reali per mezzo dell'immagine.

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 10:28

 

C’est un mouvement d’ensemble. Éclosion des hérésies mentales et des luttes créatrices de Nouveau. Les écrits, les discours populaires et savants du XIII-XIVèmes résonnent aujourd’hui. Discours sur le discours...

 

Le mouvement de la société, c’est un mouvement d’ensemble.

Mouvement du mode de production, mouvement des forces productives, des mentalités, des institutions, des cultures savantes et populaires liées, des idées des morales et des sentiments, et de leur autonomie par rapport aux conditions qui les ont fait naître. Et les inégalités de développement d’une société à une autre, d’un mouvement interne à une société par rapport à un autre. Et la « résultante globale de l’humanité mondialisée, de son mode de production « majoritaire et massif »*.

Il y a plus ou moins de « concordances » entre des périodes historiques :

Fin ou début « d’Empires », Révolutions scientifiques et techniques : Artisanat développé et commerce athénien, Renaissances du XV°, numérisation et automatisation du XXI°…… Biologie, physique corpusculaire, astronomie, etc.: pas en avant permanents mais non linéaires des premiers atomistes de l’antiquité à aujourd’hui.

Ces concordances donnent à penser les possibles futurs, aléatoires et infinis.

Il y a cependant à mettre en concordance dans cette concordance **, l’expression des femmes et hommes dans les périodes qui semblent « correspondre » à travers les siècles et les millénaires, en particulier dans la société marchande dans sa durée, qui est la nôtre, aujourd’hui  à son paroxysme.

Les écrits, les discours populaires et les discours savants du XIIIème et ce que le peuple semble en avoir « absorbé » et rendu dans le discours « général », partant des conditions de vie du moment, des conditions du travail et de la reproduction sociale du moment, résonnent aujourd’hui.

Le redéploiement des forces productives de l’an mille et leur éclosion du XIVème ont fait fleurir les hérésies mentales et les luttes créatives de nouveau, magnifiques, mais non encore  sorties des normes antécédentes, politiques et économiques.

Les éclosions sont dramatiques et belles, elles contiennent les espoirs des futurs en santé du développement humain dans son rapport d’appropriation intelligente de l’univers qui fait de l’espèce humaine une conscience en processus de la nature sur elle-même. Les XV-XVIèmes seront une floraison de printemps en plein développement, mais aussi d'une puissance nouvelle non régulée et de dominations induites qui pèseront dramatiquement dans le cycle des saisons humaines, et sur la notre, évidemment. Que pourra être "notre renaissance à nous" ?

Il est à noter que la « transition », la négation de l’état  présent, contient d’abord « un discours sur le discours ». Un discours sur le discours c’est dans un premier temps l’illusion de la transformation du réel par le seul discours, par la seule pensée abstraite coupée de l’acte concret. La jonction du subjectif et de l’objectif, le dépassement de la dichotomie Corps/Pensée et ses prémisses sont l’hirondelle annonciatrice du Nouveau, d’une nouvelle qualité dans le processus humain, du développement de tous dans le développement de la société.

Pierre Assante. 07/06/2020 10:07:36

*, le CMMnIgF : Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

** Concordance dans cette concordance : « Critique de la critique critique ! »

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

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6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 18:32

 

l’Apocalypse de Jean ? Comment peut-ON dire …

 

1. Qu’est-ce que l’Apocalypse de Jean ?

Sans doute l’intuition que dès l’an 95 *, les cultures, les institutions, l’idéologie, et le système esclavagiste dont elles découlaient, ne pouvaient être réformés ni radicalement, ni progressivement.

Dans le langage d’aujourd’hui ou plutôt dans le mouvement du  langage d’aujourd’hui, sa part progressiste à mon sens, on pourrait dire que le système économique et social actuel, le CMMnIgF* (voir note), le mode de vie "fin d'Empire" et l’idéologie qu’il induit, tiennent si fortement en prison « les corps et les esprits » qu’on ne peut pas le réformer. Et que seule une apocalypse, un écroulement du monde ancien peut précéder le monde nouveau.

En même temps, Jean et sa symbolique  ne nient pas ce qui existe dans le monde ancien pour que naisse le monde nouveau. Toujours dans un certain langage on dirait que ce qui existe dans le monde ancien de normes antécédentes dont vont être issues les normes nouvelles et qui va créer les normes nouvelles, pour lui c’est le Christ. Mais ce Christ peut être un symbole mental d’un acteur collectif objectivement et subjectivement opérationnel. A l'image du "Prince" de Machiavel repris par Gramsci pour "l'intellectuel collectif".

Nous vivons de même dans les normes d’un Empire, celui du capitalisme et de son « extrémité », le CMMnIgF* (voir note). Nos révoltes ressemblent aux siennes et sont certes douloureuses mais belles, grandes et bonnes, non pour leurs douleurs mais pour leurs espoirs. Voir des policiers USA un genou en terre, non comme soumission mais comme solidarité, et la jeunesse  noire et blanche mélangées  se retrouver, quelle chose magnifique !

2. Comment Des Camarades peuvent-ils dire : "La santé n'est pas une marchandise, la santé est un bien public.". Vos va dieu e vos va repeti… leur dis-je moi, comme disait mon papa.

Mais ça fait des années que ça dure. Pour le travail, pour la santé, pour la formation etc…

Tout ça c’est des marchandises, mais ça ne devrait plus l’être, ça oui.

Bon je ne tomberai pas dans l’unilatéralisme structuraliste d’Althusser, par exemple sur l’école et ce qu’il appelle les Appareils Idéologiques d’Etat (AIE). L’école publique, par exemple, depuis sa création, a bien ce double caractère, possède en elle cette contradiction, ces forces contraires qui se combattent dans le mouvement de son existence et de l’existence de la société qui est la nôtre. Pour l'école, à la fois transmission et oppression. De ce double mouvement peut naître le progrès et c'est ce qui se produit d'une façon générationnelle non linéaire. Et le mouvement doit développer une force d’existence, celle qui permet à la formation de répondre aux besoins humains de formation. Si c'est la force contraire qui domine puis gagne, c’est l’école qui est malade ou, sans remède,  qui meurt. Non, n'en déplaise à des grands amis intellectuels, le progrès n'est pas une illusion, mais il n'est ni linéaire ni spontané. C'est une complexification du mouvement de la société de très longue durée pour, à l'échelle de temps d'un individu de l'espèce humaine.

Certes, la santé est à la fois une marchandise et un bien public. Selon le rapport de force, y compris dans le capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, la santé peut perdre une "partie" de son caractère de marchandise. Cotisation patronales et cotisations salariés sont là pour ça. Eléments de socialisme dans le capitalisme dit-on. Peut-être mieux : en "partie" dans le tout  plutôt qu’élément ????

Cette inversion qui fait dire à mes camarades « la santé n’est pas une marchandise », c’est bien l’inversion globale de la pensée majoritaire, de la pensée dominante sur la vie de la personne dans le système. Le jour où cette inversion commencera à perdre du poids dans nos têtes c’est que le dépassement-abolition du système basé sur l’achat de la force de travail et l’accumulation du capital sera possible, et l’action opérationnelle au point pour cela.

3. Finalement, l’Apocalypse, Révélation catastrophique est une révélation optimiste qui finit bien. Jean ne va pas chercher la catastrophe, il la constate et lui veut un parcours terrifiant salvateur. Terrifiant mais pas pour lui.

Evidemment, comme tout mythe et toute traduction symbolique du réel, prendre l’Apocalypse pour argent comptant serait prendre l’Iliade et l’odyssée pour l’histoire réelle, rationnelle, du monde Mycénien, par exemple. Cependant, un mythe contient plus de réalité décrite qu’une représentation totalement fausse de la réalité, fausse pour raison d’intérêt de classe et ou de d’idéologie de classe ce qui va ensemble.  D’ailleurs les interprétations de l’Apocalypse par les classes dominantes successives, en opposition avec les révoltes millénaristes populaires des paysans ou des ouvriers, des pauvres et des sans grade sont encore en cours dans le XXIème siècle de la numérisation dans son usage par le capital.

Le "Thomas Münzer" comme "L'athéisme dans le christianisme" d'Ernst Bloch fait le lien entre ces visions et les mouvements de société.

Pierrot. 03/06/2020 19:11:33.

* L'Empire Romain d'Occident s'effondre en 476.

* CMMnIgF* : Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

 

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LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 18:31

 

Nous voulons une nouvelle civilisation

Extrait du livre

"Les retraites : un bras de fer avec le capital" 

aux éditions Delga

 

Nous voulons une nouvelle civilisation, dépassant le capitalisme et le libéralisme globalisés. Une civilisation où la retraite est un nouveau moment positif dans la vie – alors qu’à l’opposé l’âge de départ effectif se rapproche dangereusement de l’espérance de vie en bonne santé. Mais aussi une société où les retraités sont un apport à la société, au développement des activités, où ils y jouent un rôle moteur. Et, comme on l’a vu, l’avidité démultipliée du capital suraccumulé conjuguée à la crise d’efficacité et aux défis sociétaux comme démographiques rend de moins en moins possible la conciliation entre exigences du capital et exigences d’émancipation. D’où la crise mondiale des réformismes sociale-démocrate comme celle du néo-libéralisme globalisé. Cela nous appelle fondamentalement à sortir des conservatismes en ayant l’audace d’une réforme ambitieuse et de progrès social.

Nécessité contradictoire d’union, de débat et de cohérence dans les propositions.

Un front d’action des forces populaires et progressistes est en construction pour faire gagner une alternative progressiste. Il faut pousser les convergences pour une réforme, tout en menant le débat, en dialoguant. Car il faut qu’elle soit cohérente et au niveau des défis actuels.
Nous avons ainsi lancé très tôt, avant même l’appel des forces de gauche, un Appel avec des axes de propositions alternatives pour faire gagner cette grande bataille nationale pour nos retraites, signé par des personnalités syndicales, associatives et intellectuelles diverses et importantes. Il a aussi été signé par un certain nombre de responsables politiques, dont nous-mêmes, dans l’exigence d’une nouvelle relation entre ces forces et les partis politiques, cherchant à tourner la page du cloisonnement exagéré qui a marqué les suites de 1995, mais sans retomber dans certaines errances du passé. Nous avons la faiblesse de penser que, en complément du poids considérable de la mobilisation populaire, cet Appel a contribué à commencer à faire bouger les lignes à gauche, au moins en principe et dans certains actes d’opposition.
Rappelons que l’Appel met en son cœur la question du financement, avec deux axes majeurs : une cotisation nouvelle sur les revenus financiers ; la modulation du taux de cotisation comme levier sur la politique d’emploi et de salaires des entreprises, tout en affirmant le besoin d’en finir avec les exonérations. Il relie cet ensemble à trois autres axes : les services publics du 3e et du 4e âge, ou de l’emploi (y compris de nouveaux dispositifs de sécurisation) ; la démocratie du système de retraites ; l’unification du système vers le haut…

…SUITE SUR CE LIEN : https://enavantlemanifeste.fr/2020/06/05/necessite-contradictoire-dunion-de-debat-et-de-coherence/

LE LIVRE. Lien : « Les retraites : un bras de fer avec le capital »

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 18:49

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 01/06/2020 à 22:20

 

BESOIN RELATIF

ET

BESOIN ABSOLU

 

DE CONSCIENCE.

 

 

 

Cet article est un brouillon de réflexion, et demande à être repris, remanié.

Son thème central est celui-ci : Le fait que nous n’ayons pas besoin de comprendre le processus social d’ensemble dans lequel nous vivons pour procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus,  fixe les limites de ce processus.

 

1) Le fait que nous n’ayons pas besoin de comprendre le processus social d’ensemble dans lequel nous vivons pour procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus,  fixe les limites de ce processus.

Limites concernant la compréhension de l’ensemble d’un processus, de la naissance, il y a quelques 2 millions d’années, « date » de la création de l’outil et du travail,  à la mort de la société humaine, en passant diachroniquement par l’artisanat et l’agriculture, l’industrie mécanisée, et aujourd’hui l’industrie numérisée en voie d’automatisation généralisée, si rien ne la détruit ou si elle ne s’autodétruit pas :  processus diachronique de passage d’un mode de production à un autre résolvant les besoins humains dans leur processus de complexification qualitative et quantitative ET du processus synchronique dans le processus diachronique, ici et maintenant (1).

De cette ignorance relative mais réelle du processus global (2), découle notre vision majoritairement structuraliste des éléments dont nous usons pour procéder à ces gestes quotidiens.

2) Evidemment lorsqu’on parle de procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus, il ne s’agit pas de gestes indéterminés, mais de gestes déterminés causalement par l’état du moment du processus, et pour nous du capitalisme monopoliste mondialisé, numérisé, financiarisé.

Les objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne ont une valeur d’usage mais nous nous les procurons par de l’argent. Ils ont une valeur marchande, une valeur d’échange marchande. La quantité d’argent nécessaire à cet échange, celle d’une part de la valeur marchande de la force de travail échangée contre la marchandise, détermine mentalement la valeur morale que nous accordons à l’objet de l’échange. Quelle que soient nos « valeurs morales » héritées, transformées, nous sommes soumis à l’importance que nous accordons à la valeur d’échange, et quelle que soient nos capacité de solidarité sociale, elle domine.

3) Et le processus d’échange de la production est devenu mondial, les activités d’échange et de production entrecroisées et interactives mondialement. Le processus est à la fois mouvant, divers, et les interactions mouvantes, diverses mais indestructible si ce n’est pas leur destruction globale, c’est-à-dire la nôtre, sinon par un retour à un niveau des forces productives et de la productivité locale et globale non pas passées, ça ce n’est pas possible, mais quantitativement et qualitativement en régression, c’est à dire aussi destructif. Une autre organisation de la mondialisation est évidemment possible et dépend d’un autre mode de production et d’échange. (3)

4) Notre activité cérébrale existe dans l’univers. Dans la part de l’univers qui constitue ici et maintenant notre société humaine terrestre. Que cette activité ait lieu dans les conditions de contact avec l’ensemble de la société et celle de la société avec l’univers, cette interaction ne peut échapper aux limites de la compréhension du processus général naturel et du processus social dans lequel nous vivons, formant un tout.

Lorsque l’activité cérébrale s’arrête, le rapport avec ce tout n’existe que par les traces, la trace totale qu’elle a laissée sur ce tout. L’entité physique qui constitue la personne humaine s’évanouit, disparaît, seule l’activité globale de la société demeure. Transmission et régénération sont vitales.

Du type de rapport social dépend le niveau de conscience du processus global. Et du niveau de conscience du processus global dépend la poursuite globale du processus social. Ce «mouvement du tout » est un processus global.

5) Revenant au fait que nous n’ayons pas besoin de comprendre le processus social dans lequel nous vivons pour procéder aux gestes quotidiens nécessaires à notre vie dans ce processus, pose la question de pouvoir modifier le processus quand celui-ci atteint des limites en matière de développement social, c’est-à-dire en matière de survie de la société et de la personne dans  la société.

Dans la société marchande issue des différentes « étapes » des développements précédents, la conscience globale et relative du processus est nécessaire pour passer à une étape nouvelle de développement, devient nécessaire et pas seulement la conscience des gestes quotidiens assurant la survie quotidienne des étapes passées de développements.

Certes, comme dans tous les moments de développement du processus global, mouvement de la société et conscience constituant le « tout » ne font pas de bonds instantanés, le mouvement procède par un processus radical et progressif, et cette radicalité et cette progressivité ne peuvent aboutir sans que le processus réponde aux conditions nouvelles découlant des conditions antécédentes, Lapalisse aurait parlé de même. Sauf que le développement d’une société mondialisée, numérisé, et un échange basé sur la seule mesure de la valeur marchande sont en contradiction antagonique.

6) Soit le processus s’oriente vers un autre type d’échange basé sur les besoins humains, les besoins sociaux, soit elle subit mortellement ses propres contradictions.

Le mouvement du monde du travail commence à saisir cette contradiction dans l’incohérence des entités de production et d’échange, celle de l’instabilité des conditions de travail et de l’instabilité des conditions de survie de la personne qui induit une instabilité générale du développement social.  Instabilité générale du développement social, car ce n'est pas d’immobilité dont il est question, mais de cohérence du mouvement, du processus, et de la cohérence entre la visée sociale et les décisions sociales déterminant le mouvement. Il faut rapporter la complexification de la construction sociale à cet extraordinaire chose qu'est le langage, ces sons qui représentent des objets, leur mouvement, construction de la communication et des échanges sociaux complexes. C'est une construction dans la construction du tout social, la construction de la pensée la précédant pas à pas, et pensée et langage s'élaborant en rapports dialectiques par l'activité, la création de nouveaux objet par l'homme dans la nature. Et la création résultant du besoin alimentaire puis "des besoins simples et complexes" prenant le pas sur les besoins.

7) Partant de ce besoin relatif et absolu de conscience, comment peut se former la conscience nécessaire à un moment du développement du processus social ? Quel niveau et quel contenu d’une conscience répondant, à la fois et à un tout, au niveau de développement technique du capitalisme monopoliste mondialisé, numérisé, financiarisé : c'est à dire capable de répondre à son propre processus, c’est-à-dire à son abolition-dépassement, et la construction d’un nouveau système social en santé, c’est-à-dire un système social d’appropriation du développement terrestre, l’homme compris évidemment, à l’univers, coopérative et non destructrice de l’homme et de son milieu.

Une conscience « plus globale » est une conscience abolissant-dépassant le structuralisme.

Pierre Assante. 01/06/2020 15:33:26.

(1) « Les superstructures : idéologies et institutions. Les structures : rapports de société (structurés-structurants), rapports de production, division sociale du travail. Base : techniques de production, division technique du travail, organisation du travail ». Page 177. « La forme générale de la valeur montre par sa structure qu’elle est l’expression sociale du monde des marchandises ». Page 173. « Ayant une réalité matérielle, les marchandises ont quelque chose de commun avec l’écriture. Les rapports sociaux devenant obscurs, parce qu'ils sont contractés aveuglément à travers l’illusoire transparence lumineuse des choses et de la forme prise par les choses, chaque produit du travail devient un hiéroglyphe » Page 178. Le terme hiéroglyphe est repris de Marx. « Toutefois, dernière remarque, mais non la moins importante, toutes les sociétés actuelles tiennent compte, en le sachant ou sans le savoir,  du schéma structurel laissé par Marx dans son testament  théorique » Page 188.

Henri Lefebvre, « l’idéologie structuraliste », Points. 1975.

(2) Les grands mouvements de pensée philosophiques et religieux ont approché la démarche. Leur démarche récupérée par la domination de classe a subi des avancées-reculs et surtout s'est  heurtée à ses propres limites. Le mouvement de pensée « marxien » et « marxiste » a tenté, à travers un dépassement des dogmes, ceux aussi qu'elle a  reconstitués elle-même, de sortir de l’auto-centrage de la personne humaine dichotomisée du mouvement global social.

(3) Ceci sera l’objet d’une autre réflexion, à moins que quelqu’une, quelqu'un, quelques-unes-uns veuillent la poursuivre dans le cadre de ce blog, comme elle se poursuit dans la myriade des diverses activités humaines convergentes, concordantes.

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/lettre-a-tous-mes-amis.html

 

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 09:25

 

Combien d’argent public contre la crise… et pour quoi faire ?

par Alain Paker le 29 mai 2020

 

…Alors même que les chiffres quotidiens diffusés par Santé Publique France semblent marquer une (trompeuse?) diminution des effets de la pandémie dans notre pays, il semble bien venu de procéder à une forme d’inventaire des mesures prises, non pas pour combattre la maladie (nous en avons beaucoup parlé) mais plutôt celles destinées à « accompagner «  le confinement.

Dans le cadre de la loi de finances rectificative du 23 mars 2020 a engagé de nouvelles dépenses, et indiqué de nouveaux engagements de l’Etat.

Au chapitre des dépenses nouvelles, 10 816 millions d’euros, à peine compensés par 598 millions d’annulations.

Ces ouvertures nettes (plus de dix milliards d’euros tout de même) comportaient un ensemble de 5,5 Mds d’euros au titre de la prise en charge du chômage partiel et 750 millions d’aides aux entreprises (notamment les PME et TPE).

Sur le dispositif de prise en charge du chômage partiel, on notera ce que disait le document de présentation du projet de loi (je cite et souligne les points clé)

5,5 Md€ en AE et CP en titre 6 sont prévus afin de couvrir la dépense de l’Etat au titre du financement de ce  dispositif exceptionnel d’activité partielle. Ce montant correspond à une estimation du volume d’heures indemnisées à hauteur de 15% des heures travaillées pour une durée de deux mois. La prise en charge de l’Etat s’élève aux deux tiers du coût total de l’activité partielle, l’Unédic prenant en charge un tiers de celui-ci selon des modalités déterminées par convention. Ceci correspond à une prise en charge moyenne de 13,9€ par heure chômée, dont 9,3€ pris en charge par l’Etat et 4,6€ par l’Unédic… (fin de citation)

 

On aura noté que le plafonnement de l’aide, à hauteur de 4,5 SMIC, intégrait, sans le dire, les effets du « télétravail » susceptible d’être proposé en alternative au chômage partiel aux salariés, et singulièrement aux cadres…

Le reste de l’action publique, soulignons le, était constitué par les reports d’impôts et de cotisations sociales découlant du sérieux ralentissement de l’activité économique induit parle confinement (notamment la TVA frappée de plein fouet par la chute de la consommation populaire et, singulièrement, la baisse des consommations énergétiques).

Le projet de loi intégrait également des pertes.

On aura noté la forte réduction du produit attendu de l’impôt sur les sociétés (plus de 3 Mds d’euros), nettement supérieure aux 45 millions de pertes attendues pour l’impôt sur le revenu.

Car, dans ce collectif, aucune mesure n’est venue interrompre le prélèvement à la source…

Notons aussi l’annulation d’un apport de 2 milliards d’euros destiné à l’amortissement de la dette publique, qui aurait finalement été consacré à assurer l’équipement des personnels soignants en matériels de protection contre la pandémie…..

SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2020/05/29/combien-dargent-public-contre-la-crise-et-pour-qui/

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 08:04
Cliquer ci-dessus

LETTRE A TOUS MES AMIS

 

Pierre Assante. 19 Mai - 1er Juin 2020.

 

I. PRÉFÈRES-TU ?

II. Structuralisme, vous avez dit structuralisme ?

III. L’humanitÉ est entrÉe dans une Étape de mondialisation intégrÉe.

IV. La "guerre de tous contre tous" de Hobbes (XVIIème siècle), le "darwinisme social" (XIXème siècle), le structuralisme (XXème siècle) et la vente de la force de travail (le salariat) dans le capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé.

V. CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D’AUTRE. 12 décembre 2008.

VI. ENCORE SUR L’ADOLESCENCE DE L’HUMANITÉ ET SA DANGEREUSE CRISE DE CROISSANCE IMMAÎTRISÉE.

VII. au collectif pcf 13008.

VIII. BESOIN RELATIF ET BESOIN ABSOLU DE CONSCIENCE.

 

De nombreux appels intellectuels ou généraux naissent des dénonciations de l'état présent, appels dont les mesures concrètes, si elles n'en sont pas absentes, montrent combien elles sont insuffisantes et tranchent avec la réalité de ce que pose le monde du travail. Le monde du travail dans ses actions est en avance, bien en avance sur ces appels, montrant que l’idéologie dominante est encore très forte dans « le monde de la réflexion ». Ceci dit ne l’est pas de façon pessimiste, mais pour souligner le chemin accompli et le chemin à accomplir.......

 

...SUITE SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/LETTRE_A_TOUS_MES_AMIS.pdf

_____________________________

 

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 07:55

Mercredi, 3 Juin, 2020. L’Humanité.

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE Pierre IVORRA

L’ARGENT DE LA RELANCE EN EUROPE

 

La construction européenne tangue et bouge. L’initiative franco-allemande en faveur du lancement d’un emprunt communautaire de 500 milliards d’euros afin de relancer les économies des pays européens en est l’un des signes manifestes.

Jusqu’à présent, l’Allemagne refusait de s’engager dans cette voie. La proposition a été reprise et élargie par la Commission de Bruxelles, qui envisage de porter l’enveloppe à 750 milliards d’euros. Sur ce total, 500 milliards seraient redistribués sous forme de subventions qui ne seraient pas remboursées et le reste en prêts aux États membres. Cette manne viendrait s’ajouter aux 500 milliards déjà décidés précédemment au sein de la zone euro et constitués notamment de capacités de prêt. Le paiement des intérêts commencerait dès 2021, tandis que le remboursement des sommes empruntées n’interviendrait qu’à partir de 2028 et s’achèverait en 2058. L’ensemble de ces ressources serait financé par de nouvelles taxes. Bousculée par la crise mondiale du système capitaliste, la construction européenne est remodelée au burin par ses dirigeants, qui tentent dans la tourmente de préserver les intérêts de leurs multinationales face à l’autoritarisme trumpien et à la montée en puissance de la Chine. Pour autant, un cap est conservé. L’ensemble des aides est toujours conditionné à « un engagement clair par les États membres d’appliquer des politiques économiques saines et un programme de réformes ambitieux ». Tout est dit. Ce que l’on donnera aux pays, on essaiera de le reprendre à leur peuple par le biais de mesures telles que le recul de l’âge de la retraite, l’augmentation du temps de travail, la précarisation des statuts, la privatisation des services publics… On appliquerait ainsi à l’ensemble de l’Europe un traitement de cheval, à l’image de celui qui a été administré à la Grèce. L’ensemble de ces dispositions fait débat au sein de l’Union, certains dirigeants étant opposés à un tel engagement financier fédéraliste des institutions européennes.

Gardons-nous cependant de croire que la nocivité du projet viendrait seulement du dispositif austéritaire qui l’accompagne. À vrai dire, celui-ci est un impératif dès lors que l’argent que l’on entend prêter est lui-même emprunté sur les marchés financiers. Ceux-ci n’ont bourse déliée qu’à condition que leur argent puisse leur rapporter en amont et en aval. Il y a pourtant une véritable alternative à cela.

On peut utiliser la puissance de feu de la Banque centrale européenne (BCE) pour effacer des dettes et financer quasiment gratuitement cette relance écologique et sociale dont l’Europe a besoin.

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 06:44

L'HUMANITE. Mercredi, 27 Mai, 2020

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE PIERRE IVORRA. LE VIRUS DU FRIC

 

"Se protéger tous c'est se protéger soi-même"

 

Dans le film Cogan : Killing Them Softly, dans lequel il joue le rôle d’un tueur, Brad Pitt prononce cette phrase terrible en toute fin : « L’Amérique, c’est pas un pays, c’est un business ! »

On pourrait le croire en découvrant les propos du Britannique Paul Hudson, le directeur de Sanofi monde. Il déclare que si son laboratoire trouvait un vaccin contre le Covid-19, « les États-Unis obtiendront le vaccin en premier, car ils ont investi pour essayer de protéger leur population ». Autrement dit : priorité à ceux qui ont mis le plus d’argent sur la table. Les Européens devront faire la queue, quant aux Africains, ils devront attendre le prochain siècle ! Aux États-Unis encore, l’annonce par le laboratoire du Massachusetts Moderna de résultats positifs lors de ses essais cliniques d’un vaccin contre le Covid-19 a fait bondir le cours de ses actions à Wall Street de 30 % et porté sa valeur boursière à 30 milliardsde dollars.

La Bourse américaine a progressé de 3 % et le CAC 40 de plus de 5 %. Les perspectives de pouvoir faire plus de fric en ces temps difficiles pour l’humanité galvanisent le monde de l’argent, qui, hélas, ne se réduit pas au seul pays de l’Oncle Sam, le groupe Sanofi étant français pour l’essentiel, la famille Bettencourt, notamment, contrôlant près de 10 % de son capital. Dans la quête d’un vaccin contre le virus, chacun essaie de damer le pion aux concurrents, chacun tente de décrocher la timbale dorée. Mais cette affaire, en son fond, ne pose-t-elle pas la question de la gestion des biens communs à l’échelle de la planète tels le climat, l’eau, la santé, l’énergie, la connaissance… ?

Qui peut aujourd’hui prétendre être définitivement à l’abri d’un virus apparu à l’autre bout de la terre ? C’est ainsi que dans les années 2010 on a craint que le virus Ebola apparu en Afrique ne gagne l’Europe et il est vrai que le reste du monde n’est guère assuré d’être préservé tant qu’un virus à forte capacité de transmission à l’homme sévit en un seul point du globe.

On touche là aux limites de la marchandisation : si le critère pour obtenir les moyens de lutter contre une maladie, un risque infectieux est celui de l’argent, l’humanité se condamne elle-même car les virus se moquent des frontières et des cours de Bourse.

Aussi, plutôt que de chercher à accaparer les découvertes, plutôt que de prétendre faire du « business » avec, il faut les partager. Y compris avec les pays qui n’ont pas les moyens de financer les recherches. Se protéger tous, c’est se protéger soi-même ! L’humanité a tout à gagner à commencer à se débarrasser des rapports marchands.

 

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 09:11

 

ENCORE SUR L’ADOLESCENCE DE L’HUMANITÉ ET SA DANGEREUSE CRISE DE CROISSANCE IMMAÎTRISÉE

 

Dans la fin du film de Visconti, le Prince Salina, « le Guépard », s’enfonce dans la nuit avec son monde achevé. Dans le roman, il meurt dans les affres de la maladie de vieillesse de son corps. Dans les deux cas il s’agit d’un monde fini. Le travail est achevé et il n’a pas de suite dans la classe mourante.

Mais pour un vieillard, disparaître en se disant « mon travail n’est pas fini », quel bonheur ! Cela veut dire qu’il a travaillé et qu’il passe le relai de la vie.

Lorsqu’on se fait mal on crie « aïe ! ». Mais le cri ne supprime pas la douleur et encore moins les causes de la douleur. Il la signale à notre attention pour que nous y remédiions si possible.

La douleur de notre humanité dans notre moment historique qui n’est pas né d'hier et dont nous ne pourrons évaluer la durée que lorsqu’il sera dépassé, c’est une douleur de l’adolescence : la croissance n’est pas achevée et surtout la maturité pas atteinte. Son mouvement, celui de la production de sa vie, de ses subsistances en croissance et complexification est encore trop dans le flou : pas assez de repères pour répondre en santé, et pourtant prémisses de l’indépendance dans la dépendance à une nécessité et un rapport réciproque social, dont l’horizon mouvant ouvre sans cesse de nouveaux possibles.

La société humaine s’est confiée au marché qui l’a absorbée, et qui contradictoirement en croissant ouvre la voie de la maturité de l’humanité. De la maturité et non de la fin, car la maturité consiste en croissance relativement régulée. Oh pas régulée parfaitement, la régulation parfaite c’est la mort. La digitalisation, l’automatisation croissantes de la production et de la gestion permettent la régulation à un niveau mondial nécessaire, donne des outils de régulation. Mais dans son adolescence, l’humanité n’est pas sortie de l’anarchie du marché, sa subsistance est enserrée entre les lois du marché, celui du travail, celui de la production, celui de la consommation, comme le marché mondial. Ainsi la régulation par l’usage en conscience de la numérisation et l’automation ne peut être atteinte. Critères de production dans l’accumulation capitaliste et critères des besoins sont en contradictions et plus elle se développe, plus croît cette humanité en adolescence, plus la contradiction devient mortelle.

La contradiction est matérielle, l’univers est matériel, mais il ne s’agit pas que du tangible, il s’agit aussi, en même temps et dans un mouvement unique formé de multiples mouvements et de multiples moments du mouvement : il s’agit aussi du mental, de l’énigmatique, des limites humaines malgré leur progression, des hiéroglyphes que constituent les marchandises tant que le lien entre l’échange et la détermination de la valeur de l’échange n’apparaît pas clairement. Et elle ne peut apparaître clairement que dans le dépassement du marché et du travail salarié, dépassement se mouvant dans un processus inconscient qui prend peu à peu conscience jusqu’à aboutir. Aboutir certes dans de nouvelles contradictions, mais résoudre une douleur, c’est-à-dire une cause historique de santé en difficulté.

Le progrès de cette conscience c’est un processus de sortie de l’idéologie structuraliste. Par exemple : dans la crise économique et sanitaire actuelle, chaque aspect de la crise est traité séparément. Les soins proposés sont une addition de mesures et non un soin général traitant la maladie dans son ensemble.

Les économistes communistes proposent des mesures cohérentes d’ensemble à expérimenter. Plus, ils sont de par leur participation à la pointe avancée de la conscience de l’humanité sur elle-même, qui est « la pensée marxienne » dans son mouvement conjoint au mouvement de la société. Quand on parle de communisme, la chose ne se limite pas à un parti, et si c’est le cas c’est totalement inefficace et inopérationnel.

Le structuralisme, comme le capitaliste dont il est l’idéologie et la pratique, ont porté des développements de l’humanité dans leurs processus conjoints. Et en même temps ils les limitent comme ils limitent le processus scientifique, tout en le développant relativement. Un ouvrage qui comme tout travail prend des rides au bout de 60 ans, composé de texte des années 1960, mais encore fondamental, reste à compléter à la lumière de l’état présent de la société. Il s’agit de « L'idéologie structuraliste » d’Henri Lefebvre, 1975.

Quant à l’ergologie, son ascèse est le fondement d’un dépassement des normes antécédentes en reconnaissant la « double anticipation », l’acte en miroir dans son développement, nécessaire à la création de l’homme par lui-même et de la société par elle-même, que le système aliène.

Pierre Assante. 30/05/2020 08:32:06.

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 18:23

Informations au collectif Pcf 13008 et aux amis de la ComEco.

 

Une réunion de la commission économique du Parti communiste français s’est tenue le Mercredi 27 mai 2020

 

La réunion de la commission économique du Parti communiste français qui s’est tenue mercredi a été non seulement très intéressante, mais importante du point de vue des propositions au Parti afin qu’elles puissent devenir celle du parti et de toute la population.

Le sujet principal partant du chômage, des restructurations des entreprises qui l’aggravent grandement, le tout guidé comme dit le ministre Lemaire sans vergogne, sur le choix de la rentabilité.

L’intervention fortement appréciée de Frédéric Boccara sera écrite et diffusée par la commission. Le contenu des propositions fera l’objet de communications dans le CN et le CEN.

Les propositions.

A partir de la bataille  contre le chômage, et les attaques sur le monde du travail sous prétexte de la relance certes nécessaire,

-Relancer d’une façon forte une campagne du Parti sur le coût du capital.

-Lancer la constitution de comités régionaux, et locaux économiques, sociaux, environnementaux.

-Lier dans cette bataille toutes les propositions déjà développées par la commission et actées par les congrès et qui ne peuvent "fonctionner" les unes sans les autres :

. Sécurité emploi formation revenus,

.Fond financiers, gérés démocratiquement, réformes radicales bancaire et financière.

.Création monétaire de la BCE et contrôle et décisions sur son usage du local jusqu’à l’Europe en passant par le national, les comités locaux rassemblant tous les acteurs syndicaux et politiques, les travailleurs et la population, pouvant devenir la base de développement des luttes des salariés répondant en particulier aux licenciements et aux fermetures, mais développant aussi en santé toute l’activité. C’est une sorte de relance de comités locaux d’une sorte de « conseil de la résistance », d’un niveau supérieur, puisqu'il s’agit d’agir radicalement et progressivement sur le système économique et social en crise et dépassé par rapport au mouvement et aux besoins de la société actuelle, pour le transformer.

Pour que les propositions soient efficaces il faut qu’elles soient reliées entre elles, il ne s’agit pas de traiter séparément chaque remède. Par exemple, un comité local se proposant d’agir sur un, des secteurs d’activité pour le relancer, le maintenir, le développer ne peut pas être efficace s’il ne lie pas la participation de tous les intéressés, le financement nécessaire à la relance et au développement.

La sécurité d’emploi, de formations, de revenu est un projet indispensable et outil dès à présent à la fois de défense contre le chômage mais de création de conditions de développement. Elle met en cohérence et en harmonie production des biens nécessaires à notre vie en quantité et qualité, travail de la personne dans l’entité de production et d’échange locale et globale.

La formation est un enjeu fondamental du maintien de l’emploi et d’une activité répondant aux besoins  anciens et nouveaux. Une entreprise, une branche qui a besoin de se développer autrement ne met pas les salariés au chômage, les forme à une nouvelle activité sans perdre le revenu du salarié et en le développant. Il n’est pas question d’un enrégimentement des citoyens, mais de droits nouveaux du travail pour qui en a besoin et le demande.

Ceci n’est pas un compte rendu, mais un résumé personnel. Il ne peut résumer 3 heures de réunion intense. Des camarades des transports, train, aéronautique, de l’enseignement etc. sont intervenus de façon très documentée et très concrète.

Yves Dimicoli a fait une intervention magistrale sur le lien entre les différentes mesures et le besoins qu’elles deviennent un support politique fondamental du parti.

Denis Durand, dont les propositions et son rôle dans la revue « économique et politique » sont connus a assuré la tenue de cette réunion, en « attendant » ses prochaines contributions. Des jeunes montant dans le parti et l’action et la réflexion sur les besoins économiques du pays, des travailleurs, des jeunes travailleurs ici et dans le monde qui sont profondément intègres, ont participé à la réunion.

Yves Dimicoli a aussi fortement insisté, avec une conviction communicative sur le fait que cette intégration des activités et des efforts humains dans le monde, demande à l’action et l’analyse de ne pas rester confinées au national, mais au contraire répondre à la dépendance à l’Europe (UE) et au monde. Ce que j’ai apprécié énormément pour ma part. Il s’agit de passer de la guerre économique mondialisée à la coopération des grandes zones de développement, dont l'Europe, mutuellement bénéfique.

Nous pourrions faire une réunion de section tél. ou pas en juin sur cette question malgré les élections, et surtout lancer tout ça en septembre car le développement de la crise de l'emploi et de la crise dans tous les domaines demandera des réponses concrètes et pas seulement la protestation contre la dégradation politique et sociale, sinon nous apparaitrons impuissants comme les autres ou nous passerons inaperçus.

Cette présentation présente sans doute des omissions et des erreurs, mais les exposées à venir des camarades de la ComEco les rectifieront avantageusement. J’ai fait ce texte de mémoire…

Pierre Assante. 29/05/2020 07:53:43.

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 10:46

Aujourd'hui 27 mai 2020.

 

Aujourd'hui 27 mai 2020.

27 mai 1943 : j’étais dans le ventre de ma mère et se réunissait le CNR. Petit moment et Grand Moment... Ma vie future, et celle de tant de citoyens, en a profité, physiquement et moralement.

Les conditions du compromis historique positif correspondant à un rapport de force « du moment » au sens large, compromis historique constitué par cette création, est une des causes directes et indirectes de la double fonction du 27 mai 1944 : 

 

27 mai 1944 à Marseille : J’étais bébé dans un abri de fortune, dans les bras de ma grand-mère Rosa, née à Soller, Mallorca.

2 tantes et un oncle de mon père, artisans fabricants de pâtes italiennes, sont morts au Bld National sous le bombardement de Marseille à double fonction : vaincre le nazisme et "coloniser" le petit allié un "peu trop contestataire" du système.... Mais aujourd'hui le système est à nouveau en crise et a besoin de transformation radicale. Cela viendra, mais pas tout seul !

 

Amistat. Pierron. 27 mai 2020.

 

___________________________

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 08:56
Cliquer ci-dessus

 

BROCHURE COMPLÉTÉE. « MOINS MAIS MIEUX ». N&B. 2 COLONNES SUR CE LIEN : 

https://pierreassante.fr/dossier/MOINS_MAIS_MIEUX_2_COLONNES_NOIR_ET_BLANC.pdf

 

 

. SUJET TRAITÉ, Page :

. RÉPONDRE RATIONNELLEMENT À L’URGENCE. P2.

. Abjuration de GalilÉe et rÉserve d’altERnatives. P2.

. l’Abjuration de GalilÉe. P3.

. LE DÉficit MATERIEL PEUT-IL INDUIRE UN DEFICIT DES rESERVES D’ALTERNATIVE ? P3.

. AUCUNE ISSUE POSSIBLE DANS LA COLLABORATION DE CLASSE. P5.

. MOUVEMENTS D'IDEES TRANSVERSAUX. P6.

. LES MOUVEMENTS D’IDÉE TRANSVERSAUX ET LE « MOINS MAIS MIEUX ». (SUITE). P6.

. L’HISTOIRE NE REPASSE PAS LES PLATS. AGIR POUR DES TRANSFORMATIONS SALUTAIRES !!! P7.

. Une sociÉtÉ dont la croissance n'a pas ÉtÉ ni régulÉe….. P8.

. l’ÉpigÉnÉtique relation forte de la personne en tant que mouvement autonome. P8.

. TRUMP L’INCENDIAIRE. P9.

.X. 5 mai. P10.

. FORCE ET FAIBLESSE DU CAPITALISME US. ADDITIF du 6.5.20. au texte du 11.5.18. P11.

. 2 « PRINCIPES » PLUS 1. P13.

. LA SURDITE INTELLECTUELLE, LA MALADIE SYSTEMIQUE  ET LEURS CONSEQUENCES. P13.

. 10 MAI 1981. L’OCCASION MANQUEE.ET LA PROCHAINE A REUSSIR. P15.

. NOUVEAU PALEOLITHIQUE. P16.

. FÉTICHES, PENSÉE ET RAPPORTS SOCIAUX. POÉSIE, INVENTION ET SCIENCES. P17.

. Est-ce assez simple comme ça ? (lettre à des amis). P18.

. «l’capitalism’, l’capitalism’ , l’capitalism’… » P.18

 

**********

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Pour la première série, utiliser l'ascenseur. Pour les autres cliquer sur un nombre ci-dessous: 

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 08:28

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 20/05/2020 à 19:35

MESSAGE D'YVES SCHWARTZ, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D’ERGOLOGIE.

 

SIE, MAI 2020 
 
Chers amis de la Société Internationale d’Ergologie,  
 
En cette période de pandémie, par nécessité, notre Société a dû mettre en veilleuse ses activités. Mais elle n’en souhaite pas moins maintenir le lien avec ses adhérents et ses amis, prendre des nouvelles de leur santé, partager les préoccupations qui nous sont communes sur la situation actuelle. Et par rapport aux perspectives d’avenir, comment envisager de moins les subir que de contribuer à les orienter selon des directions qui puissent rendre ce monde vivable et plus juste ?  
 
Les situations sont très diverses selon les pays de nos membres et amis. Confinement ou débuts de déconfinement, gestions de la pandémie variables selon les Etats, fonctionnements des institutions démocratiques parfois fragilisés ou menacés quand la crise est le prétexte à des atteintes à la vie sociale. Nous savons que dans certains pays, ou pour certains groupes sociaux, les fondamentaux de la vie sont menacés. Des tableaux inquiétants nous parviennent, notamment du Brésil, même si aucune nation n’est épargnée des difficultés ou dangers.  
 
La SIE voudrait exprimer ses préoccupations et sa solidarité avec ceux qui aujourd’hui éprouvent ces difficultés et ces dangers. Le Bureau est prêt à recevoir et diffuser tout témoignage sur les expériences vécues de nature à éclairer ses membres, leur permettre de manifester cette solidarité, et leur aide, si nécessaire.  
 
Nombreux sont ceux qui pensent qu’il serait déraisonnable de sortir de cette crise en reprenant au plus vite les mêmes formules pour produire les biens et reproduire la vie sociale, comme « avant ». La SIE n’a pas vocation à dire à chacun ce qu’il faut penser de la situation ni énoncer une politique pour reconstruire un monde commun. Ce n’est ni son registre de donner des conseils en surplomb ni son éthique de parler à la place des autres.  Pour autant, dans de nombreux pays, un regard enrichi largement partagé sur l’agir au travail, notamment de ceux qui jusqu’ici étaient, comme travailleurs, invisibles, ne peut que confirmer notre approche que, comme êtres d’activité, nous sommes tous égaux, tous semblables. Il nous semble qu’il serait important que cet acquis, pour autant et là où il existe, soit renforcé et milite pour une redistribution plus juste des possibilités de jouissance de la vie.  
 
Au-delà, l’appel à faire repartir la production des richesses sociales dans le respect de mesures sanitaires négociées avec les travailleurs - comme demandé dans le précédent texte de la SIE (http://www.ergologia.org/) -, ne peut-être que justifié, pour éviter des drames sociaux et sanitaires aggravés. Mais notre regard sur l’activité humaine nous engage à militer pour qu’il ne s’agisse pas d’un retour au « même », sous la forme d’une croissance à l’aveugle, sous la seule dictature du chiffre. Que l’exemple des travailleurs « de première ligne », de ces « invisibles », nous serve de point d’appui : que l’agir productif soit reconnu comme un lieu permanent de renormalisations, un monde de « savoirs-valeurs » qui ont vocation à être mis en débat dans les entreprises, dans toutes les institutions industrieuses, de telle sorte que les formes organisationnelles de gouvernance, les objectifs de la 
production sociale soient en permanence et dans le respect mutuel requestionnés pour validation ou transformation, et ainsi potentiellement appropriables comme biens communs.  
 
La « croissance » ne peut être le déni ni d’un prendre soin de la planète, ni des énormes inégalités de richesses et de pouvoirs qui fragilisent et menacent cet objectif. Tel nous semble être l’agenda des Tâches du Présent. 
 
En sommeil provisoire peut-être, la Société sait que ses membres et amis ne cessent de continuer à préparer l’avenir. Dès que la situation le permettra, la Société reprendra la préparation de 5 ème Congrès de Porto, là où nous avons dû l’arrêter. De multiples textes ou ouvrages de nos membres et amis sont en préparation ou sous presse, favorisés en un sens par le temps libéré pendant le confinement. Le petit groupe Anim’ergo, créé après les journées parisiennes des 25-27 Octobre derniers prend des dispositions organisationnelles pour renforcer nos liens dans la durée. Et sans doute bien d’autres initiatives, dont, nous sommes sûrs, vous aurez à cœur d’informer la Société.  
 
Au plaisir de se revoir, et le plus tôt sera le mieux,  
 
Le président de la SIE, Yves Schwartz 
 
Rappel : site de la SIE, http://www.ergologia.org/ 

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 08:30

La "guerre de tous contre tous" de Hobbes (XVIIème siècle), le "darwinisme social" (XIXème siècle), le structuralisme (XXème siècle) et la vente de la force de travail (le salariat) dans le capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé.

 

Le XVIIème siècle voit croître au Royaume-Uni la puissance d’une classe en développement, la bourgeoisie. Elle va gérer à son profit la révolution scientifique et technique à l’origine de l’industrialisation, et transforme le pouvoir institutionnel en monarchie constitutionnelle.

Cette classe, plus que montante, puisqu’elle accède au pouvoir et va régner sur le monde possède sa propre philosophie. Et sa propre philosophie est la philosophie dominante aujourd’hui encore. Si le mouvement populaire conteste ses effets, il n’en conteste pas le fondement, lequel repose sur le compromis entre le vendeur de sa force de travail et l’acheteur de la force de travail. Ce compromis, en fonction du rapport de force du moment, du rapport de force historique peut varier grandement. La Libération du Nazisme de 1945 a vu de grandes avancées sociales dans ce compromis, la Sécurité Sociale en étant l’exemple le plus important. Il n’en est pas de même des Comités d’Entreprise, car là était mise en question la gestion de la production et des l’échanges (en rapports réciproques) par conséquent, et le pouvoir du capital privé sur l’entreprise.

« L’inauguration » de la philosophie de la bourgeoisie tient en grande partie dans les thèses de Thomas Hobbes (1588-1679, Angleterre) dont un crédo essentiel se « résume » dans cette formule : Bellum omnium contra omnes, une phrase signifiant en latin « la guerre de tous contre tous », est la description que donne Hobbes à l’existence humaine.

Mais la bourgeoisie va faire mieux ! Et la grande bourgeoisie, celle qui détient de pouvoir sur l’usage mondial du capital : Partant de cette « guerre de tous contre tous », elle va dès la grande découverte de Charles Darwin (salué par Engels et Marx), pointe avancée de la science dans la société bourgeoise, promouvoir une assimilation entre la « sélection naturelle biologique » et la « sélection sociale ». Elle va donner une « légitimité » aux inégalités sociales que l’on retrouve dans la déclaration macronienne de «  ceux qui comptent et ceux qui ne comptent pas », mise à mal dans la crise du covid19 où ceux qui ne comptent pas, en particulier le personnel des hôpitaux, ont vu leur reconnaissance rehaussée, du moins en paroles, et provisoirement hélas, puisque, malgré la poursuite de la crise sanitaire et surtout économique qui en a été les prémisses, le système de domination par la vente-achat de la force de travail, l’accumulation capitaliste et la suraccumulation capitaliste et sa crise de fond ne peut que reprendre de plus belle.

A cela il faut ajouter que la philosophie du tous contre tous ne tiendrait pas sans la philosophie structuraliste. La philosophie structuraliste  fonctionne en osmose, consciemment ou pas de la part de son utilisateur, avec celle du tous contre tous. La tradition humaine, à ce jour consiste à observer les un par un, de la façon le plus approfondie possible, ce qui est excellent. Mais ce qui l’est moins c’est que pour les observer de la façon la plus approfondie possible, il faut l’observer dans le contexte général dans lequel ces objets, les phénomènes naturels ou sociaux existent. Ceci vaut pour les sciences comme pour le fonctionnement quotidien de la société. Observer dans le contexte général cela s’appelle une étude synthétique dans le temps et l’espace, ce qui a donné naissance, après bien d’approches, de l’antiquité à nos jours, au matérialisme philosophique, économique, historique, qui n’est ni une collection de recette, ni un dogme, ni un modèle arrêté de pensée, ni une machine de guerre contre les interrogations existentielles.

A la dichotomie de l’observation, le mouvement ouvrier et le marxisme officiel n’ont échappé. On n’échappe pas à une idéalogie dominante. On la nie, au plus, jusqu’à ce que la vie, par l’expérience des crises vitales, sociales, que les normes antécédentes créent lorsque elles sont dépassées, permettent la « négation de la négation » de l’état présent,  selon des termes de Hegel repris par  Marx en les « remettant sur les pieds », alors qu’ils marchaient concrètement sur la tête : la négation de la négation, c’est-à-dire la transformation-dépassement de l’état présent.

Imaginer dans notre tête ce lien entre exploitation de la force de travail, idéologie de la bourgeoisie, la guerre de tous contre tous de Hobbes et le darwinisme social, cela est absolument nécessaire pour donner au mouvement populaire et des salariés, les moyens de leur lutte économique, sociale et sociétale, unies.

Il ne s’agit pas d’un « supplément d’âme », il s’agit d’un outil mental fondamental. Mais il ne s’acquiert pas sans une accumulation universelle de connaissances et d’expériences. C’est en quoi je plaide sans cesse pour l’ouverture de l’économie à l’ergologie (définition « simplifiée » de l’ergologie : étude des conditions d’activité de la personne dans l’entité de production) et pour l’ouverture de l’ergologie à l’économie. Et le tout à la philosophie savante comme à la philosophie populaire qui fonctionnent pour l’heure en relation de domination, mais ensemble.

Pierre Assante. 26/05/2020 08:13:41.

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 11:16

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D’AUTRE.

2012 01 15 01812 décembre 2008.

Contribution pour congrès PCF de décembre 2008

 

L’apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l’échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l’argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l’inversion des rapports sociaux entraîne l’inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c’est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d’erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l’inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l’USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l’usure. L’usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu’elle est un effet, une conséquence du mouvement. C’est dans le mouvement, son observation, son étude, que l’on peut dominer la question de l’usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu’elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C’est-à-dire que l’humain s’auto-crée et s’auto-transforme.

La crise n’est pas « financière ». C’est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d’usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l’observation. « L’état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s’étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n’est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n’était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n’est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l’inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l’introduction à la critique de l’économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l’état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n’est pas sans danger évidemment, d’autant plus que les moyens d’auto-destruction de l’humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l’organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l’humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d’objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l’accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d’échange est un mouvement. Il est l’existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu’abstraction, une simple vue de l’esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d’inhumain (l’inhumain étant dans l’humain) mais d’indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c’est d’abord résoudre la crise de la production. J’ai tenté d’expliquer, avec et après d’autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l’ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu’en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n’y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l’une de l’autre, sont l’une dans l’autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c’est le rôle de la marchandise en tant qu’objet fabriqué, en tant que valeur d’échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c’est s’allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l’état actuel des choses du système capitaliste. C’est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C’est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l’activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l’activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l’échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l’humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu’est l’humanité.

Les droits de l’homme, ce n’est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l’homme c’est la capacité d’agir librement ensemble, de contribuer librement à l’activité humaine. Avoir ce droit c’est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d’une révolution bourgeoise qui s’est brisé sur la propriété en niant l’usage. L’usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d’autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n’est allée jusqu’à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d’institution. Si le domaine d’activité est privé, aux mains d’intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l’artisanat. L’artisanat est une forme supérieure d’alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n’élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d’une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l’homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu’une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l’activité globale de production, et l’activité globale de production doit passer par une réflexion sur l’artisanat. Il ne s’agit pas de nier l’industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l’homme et la nature, l’artisanat étant un « modèle » instructif.

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

Publiée sur Alternativeforge

Le 12 décembre 2008

à l'occasion de la préparation d'un précédent congrès du PCF

 

_____________________________

 

VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 10:42

 

« … La reine Guenièvre était la plus belle femme qui fut jamais hors Hélène sans pair et la fille du roi Pellès. Elle était grande, droite et bien faite, ni grosse ni maigre, mais entre les deux, et ses seins bien placés, menus, blancs, serres, soulevaient sa robe comme pomelles dures ; la taille étroite, les reins assez larges pour mieux souffrir le jeu du lit, les bras ronds, longs et pleins, les doigts longuets aussi et les mains fines, enfin si avenante de corps et de membres qu’on y trouvait rein à reprendre. Ses cheveux blonds et luisants comme une coupe d’or, étaient un peu crêpelés, ce qui lui allait bien, et ses tresses, grosses à plein poing, lui tombaient jusques aux hanches. Elle avait les yeux verts et brillants comme un faucon des montagnes, les sourcils bruns et déliés, la chair plus blanche que sirène ou fée, plus tendre que fleur de mai, plus fraîche que la neige qui tombe. Son front était aussi lisse que le cristal, ses lèvres vermeilles comme la rose et un peu charnues pour bien baiser, ses dents claires, riantes, faites au compas ; bref, elle avait l’air d’un ange descendu de la nue. Mais autant elle était belle, autant elle était sage, bien parlante, courtoise, débonnaire et vaillante, de manière qu’on ne pouvait la voir sans l’aimer… » 

 

Ce portrait tiré  de «Lancelot du Lac », n’est certes pas celui d’une libération de la personne humaine, mais pas non plus issu du machisme ancien ni moderne, pur. C’est dire que les aspirations humaines ne peuvent être totalement étouffées et qu’elles peuvent naître objectivement et subjectivement dans d’autres conditions, particulières ou générales.

A la différence de la féodalité et de ses "codes moraux" de chevalerie, le capital ne connait qu'une morale, l'argent, comme le soulignait Marx...

 

L’Empire, l’OC, le Celte, le Roman, ….

et la culture À venir.

 

L’Empire romain d’occident s’écroule au Vème siècle,  miné par les contradictions du mode de production esclavagiste. Salvien de Marseille dans le livre V de son « De governatio Dei » en prévoit, quelques décennies avant, les raisons objectives.

« L’invasion des peuples des clans de culture avancée de l’Europe du Nord et leur rencontre avec la romanité, leur absence de propriété de la terre et de droit romain, vont favoriser l’éclosion d’un nouveau mode de production, la féodalité, dont les chefs de clan-chefs de guerre seront les représentants hiérarchiques.

Après une régression des forces productive, puis leur « redémarrage », l’an Mille à mille trois cents voit leur nouvel essor, dont le besoin de sortir des pouvoirs des « chefs de guerre » locaux, pour organiser la production, et l’exploiter pour quelques-uns, va s’exprimer à travers l’administration religieuse qui en profitera aussi. Les hérésies cathares et autres, prémisses des protestantismes bourgeois et populaire mêlés, contre les corruptions, font partie de ce mouvement.

Les chefs de guerre sont mythifiés puis ces mythes christianisés vont suivre le cheminement de toutes dominations et leurs mythologie, de l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, puisque, bien que le mode de production et ses institutions aient bien changes, nous n’en sommes pas encore vraiment sortis. Il y a un fond religieux diffèrent mais commun.

Ce qui est remarquable, pour qui cherche les continuités et les changements, c’est ce qui perdure de Rome, ce qui perdure d’avant Rome de la méditerranée, du christianisme originel, du judaïsme et de l’Islam orientaux, et ce qui naît.

Le sud de la France plus romanisé, mais dont l’occupation barbare est plus légère, crée la première langue vulgaire écrite. Mais tout cela se tient à quelques décennies près. Les troubadours vont exprimer en littérature le nouveau rapport de force entre bourgeoise naissante, féodaux et église qui se tient à la charnière d’une porte clause entre le nouveau et l’ancien. De cet « équilibre » naissent les possibles d’une libération et de prémisses de La Renaissance qui éclora quelques siècle plus trad. Les trobadors vont essaimer dans toute l’Europe et la « défaite du sud » va aider à cet expansion par les fòrabandits vers les diverses cours dont celle d’Angleterre et son Alienor d’aquitaine.

Mais plus extraordinaire encore, les mythes des chefs de guerre, à l’instar des rois mycéniens vont donner naissance aux légendes arthurienne et à la littérature « de Bretagne » fait ressurgir une culture celtes qui avait été écrasée par la conquête des Gaules.

La naissance du « roman », au double sens du mot, même si les œuvres d’origine ont été balayées par la montée de la bourgeoise et son mode de production, le futur nait toujours du passé et le passé en garde toujours la trace.

Certes il s’agit aujourd’hui d’un autre problème culturel, celui de la masse du salariat, de sa qualification et complexification en marche, avec ses avancées te ses reculs, ses essais inachevés dans le « retour de domination des formes ‘intermédiaires’ et ses possibles « explosions », si tant est que puisse naitre de la crise de l’ancien monde et de son mode de production, sa libération productive, matériellement et moralement, objective et subjective.

Pierre Assante. 24/05/2020 17:05:42.

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 07:45

 

 PRÉFÈRES-TU ?

LETTRE À TOUS MES AMIS.

 

Préfères-tu être un travailleur « anywhere » ou « somewhere », salarié ou « uber », manuel-clavier ou manuel-manuel ? Une sécurité d'emploi, de revenu, et de formation, est-elle restrictive ou prodigue des libertés et de la créativité dont ils dépendent réciproquement ?

Cela rejoint le précédent article « structuralisme, vous avez dit structuralisme ? ». De toutes les menaces qui peuvent peser sur l’humanité c’est celles qui peuvent mettre à mal ses capacités à réagir aux menaces : la pensée cet outil premier de l’homme que la création de l’outil matériel élémentaire puis des outils complexes ont développée.

Le développement biologique du cerveau et l’organisation du cerveau par son contact avec la société est un mouvement réciproque et unique. Pour vivre seul dans le désert tu emportes dans ta tête ce que la société t’a appris.

Quelle qualité du contact, quelle qualité du rapport de ton corps avec la société, et du rapport initial parental ? Le type de rapport à la société n’est pas indifférent au développement de la personne et au développement de la société dépendant du rapport à la personne.

1 la vente-achat de la force de travail et la domination de l’acheteur sur le vendeur ne te permet pas de choisir le type de rapport social. C’est un rapport imposé. De l’anywhere au manuel-clavier c’est un choix imposé !

2 la révolution informationnelle diffère de la révolution néolithique. L’organisation politique y correspondant est nécessaire. Ce que précise l’article « Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques ». La révolution néolithique a installé une transformation de la nature par l’homme, l’agriculture, sa sédentarisation relative, radicalement mais progressivement. Ce que précise l’article « Le nouveau paléolithique ». Le néolithique, le vrai lui, celui d'il y a 10.000 ans dont il subsiste d'infimes mais importants restes dans le monde, c’est une mondialisation lente qui permet d’installer progressivement de nouveaux rapports. Même si la société marchande qui en découle pèse sur l’égalité mobilisatrice des rapports. D’ailleurs l’inégalité dans la mondialisation numérique hérite aujourd’hui de cette inégalité et la renforce. La révolution numérique mondialisée est une transformation rapide et violente qui ne laisse pas à l’homme ni le temps d’adaptation ni le tems de régulation : dans le capitalisme monopoliste mondialisé, financiarisé, numérisé, l’organisation descend du sommet et ne part pas de la capacité créatrice de l’individu dans le groupe. Les "constructeurs" de la révolution sont des intellectuels isolés dans leur groupe sans rapports suffisants avec les besoins humains sinon par le marché, c’est-à-dire le choix du taux de profit. Certes l’homme conserve des réserves d’alternative en santé qui peuvent se développer dans le rapport entre « constructeurs isolés » et société. Mais pour l’instant on voit bien au contraire que l’écart se creuse. La « révolte » des banlieues n’est pas une menace d’une partie de la population sur une autre : c’est une fièvre du manque d’adaptation démocratique et créatrice de l’homme au processus inconscient de mondialisation numérisée, privation inhérente au système économique et social actuel qui tombe par obsolescence.

3 Et pourtant une mondialisation numérique échappant à la domination numérique par l’abolition-dépassement de la vente-achat de la force de travail ouvrirait des possibilités de rapport nouveaux de travail, de création sans lesquels les besoins humains vitaux ne peuvent être satisfaits : des possibilités de révolution des rapports sociaux permettant un développement conjoint harmonieux de la personne, de ses capacités et des capacités de l’humanité en découlant.

*

Une vision et une organisation de la société et de la production  et de l’échange, de la production consommatrice et de la consommation productrice basée sur la vente-achat de la force de travail est une impasse mortelle pour l’homme dans les conditions de puissance technologique qui sont les siennes au XXIème siècle. C’est une impasse dont les effets régressif se sont manifestés puissamment dans la crise du covid19 surimposée dans la crise économique de suraccumulation-dévalorisation mondiale du capital et ses effets paralysant d’investissement productif et de la qualité nécessaire de l’investissement productif.

*

Les douleurs de la transformation rapide et ir-régulée, à la différence de la régulation « naturelle » qu’était la régulation du groupe humain dans la révolution néolithique, n’inciteront pas automatiquement à rechercher les causes des douleurs et les remèdes aux douleurs.

La dépendance de la santé de l’humanité  a toujours dépendu de la conscience de l’état de l'humanité et de la personne dans l’humanité. Mais ce XXIème siècle de la numérisation mondialisée et du capitalisme financiarisé voit cette dépendance augmentée considérablement et les dangers de l’inadéquation de la conscience et des besoins de même.

La création monétaire, grande invention découlant du rapport de la loi de la valeur et de sa représentation du produit, en rapport souple et distendu avec la production globale dans l'échange, mais déconnectée des besoins et asservie au taux de profit, c’est bien ce qui commence à devenir évident et qui pourtant ne trouve pas de solution en santé tant que le système ne trouvera pas une transformation qualitative mettant en concordance production et besoins. Pas mécaniquement par décision autoritaire, mais par les relations complexes des cerveaux de tous entre eux, sans les exclusives et ségrégations actuelles.

L’économie politique et l’ergologie ont besoin de marxisme, c’est-à-dire de l’effort de conscience de l’état réel de la société et de ses capacités de transformation en santé. Le marxisme n’est pas une bible ni un dogme, c’est un mouvement de pensée qui propose cet effort, sachant qu’il n’y a aucun effort linéaire, que l’aléatoire est une loi naturelle de l’univers et que tout travail doit être sans cesse remis sur le métier.

Pierre Assante. 24/05/2020 07:16:58.

Note : les passages en bleu contiennent un lien sur les articles cités.

 

_____________________________

 

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 06:17

 

EN AVANT LE MANIFESTE ! « Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour ʺle jour d’aprèsʺ» . Pour une union populaire agissante. Jean-Marc Durand.

 

Éditorial – Pour une union populaire agissante. Jean-Marc Durand

Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour « le jour d’après ». Et ces derniers jours auront été particulièrement prolixes : de « plus jamais ça » en passant par le « conseil national de la nouvelle résistance » jusqu’à une « convention du monde commun » lancée par 150 personnalités de gauche (militants et dirigeants socialistes, écologistes, voire de droite, des économistes, des syndicalistes et quelques dirigeants du parti communiste). À croire que le coronavirus a déclenché une autre forme d’épidémie !

Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour « le jour d’après ». Et ces derniers jours auront été particulièrement prolixes : de « plus jamais ça » en passant par le « conseil national de la nouvelle résistance » jusqu’à une « convention du monde commun » lancée par 150 personnalités de gauche (militants et dirigeants socialistes, écologistes, voire de droite, des économistes, des syndicalistes et quelques dirigeants du parti communiste). À croire que le coronavirus a déclenché une autre forme d’épidémie ! Une sorte de frénésie politique doublée d’une logorrhée qui permet de dire un peu tout, de se référer aux actes les plus héroïques de notre histoire contemporaine y compris en oubliant l’essentiel, par exemple que les morts enregistrés à ce jour, à l’occasion de la crise sanitaire, sont le résultat de l’épidémie et non d’actes de résistance et de combat contre l’ennemi pour la liberté et un monde meilleur.

À cet instant c’est l’appel pour « une convention du monde commun » qui fera l’objet des propos suivants. Il convient en effet de relever que la signature, par des dirigeants communistes, d’un pareil texte et en une telle période, interroge. D’une part les communistes, y compris le Conseil National du Pcf, sont mis devant le fait accompli. De l’autre, il faut bien constater que le soutien au contenu de ce texte pose la question du respect des orientations votées lors de notre 38ème congrès tant en la forme que sur le fond.

En la forme le soutien à ce texte renvoie à toute une démarche avec laquelle notre dernier congrès avait décidé de rompre. Celle qui consistait, pas plus tôt les travaux d’un congrès achevés, à ranger consciencieusement le texte au fond d’un tiroir pour l’oublier définitivement quelques mois plus tard. Et par conséquent celle qui, s’agissant de notre stratégie, particulièrement de la construction du rassemblement, avait décidé d’en finir avec un modèle essentiellement conçu autour d’accords programmatiques de sommets. L’orientation définie consistait à mettre la construction des contenus du projet politique et de l’union des forces politiques dans les mains des citoyens. Il s’agit de faire avancer, au rythme de l’action commune, les solutions politiques et le rassemblement nécessaire des organisations. Cela implique le débat public sur les propositions des uns et des autres, et donc l’autonomie d’expression de chacun.

Par ailleurs ce texte est pernicieux tant il peut distiller de division entre les communistes mais aussi parmi le mouvement populaire naissant. Il est dangereux de profiter du désastre sanitaire et de la colère de la population face à la gestion de la crise par le pouvoir, pour créer des illusions. La chute sera d’autant plus terrible que les vrais problèmes auront été soigneusement contournés, que le peuple aura été minutieusement tenu à l’écart des décisions essentielles concernant le contenu des changements à opérer et les dispositifs pour les porter afin de promouvoir une autre politique en France et Europe.

Et c’est bien précisément en matière de contenus que ce texte pose un véritable problème. Plutôt que d’éclairer le débat, ce texte le brouille. Cela tient au fait qu’il n’y a pas réellement de caractérisation des origines et des causes de la crise en cours. Il se borne à travailler le « jour d’après » comme si une fois le virus terrassé, la crise serait derrière nous et qu’il s’agirait de repartir de plus belle avec quelques corrections à la marge et un ripolinage vert. La crise à laquelle nous avons à faire est une sorte de crise jumelle articulant une crise sanitaire et une crise économique, sociale et financière, d’ailleurs largement entamée avant l’épisode sanitaire, comme en attestent les données de conjoncture mondiale de la fin 2019. Et la pandémie du coronavirus s’est transformée en une crise sanitaire mondiale parce pendant de nombreuses années le système avait choisi de briser les outils de lutte et de résistance aux pandémies par ailleurs prévisibles ; particulièrement l’offre de santé publique mais aussi l’ensemble de garanties et protection sociales dont les services publics et les droits sociaux et collectifs.

Et que propose ce texte en réponse à cette situation ? ……

…….SUITE SUR CE LIEN : https://enavantlemanifeste.fr/2020/05/21/editorial-pour-une-union-populaire-agissante/

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VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 10:05

 

Structuralisme, vous avez dit structuralisme ?

 

 « Résumer » le structuralisme, ce qui est certes lapidaire, c’est le placer l’opposé de la démarche synthétique. Lapidaire mais juste à mon avis. Bien sûr, la démarche synthétique est nulle et non avenue si elle ne repose pas sur l’accumulation d’une masse d’acquisitions intuitives, empiriques et scientifiques.

Les résultats du structuralisme ne sont pas négligeables, et c’est d’ailleurs sur eux que repose notre société ici et maintenant dans tous les domaines théoriques et pratiques, et quotidiens.

C’est bien le problème ! : Un quotidien qui ne recourt pas à la synthèse, à une visée synthétique a peu de chance de préparer un avenir en santé. Il accompagne le présent en crise sans tenter de le dépasser. Qui n’agit pas sur son présent pour prévoir ce que l’avenir peut contenir de problèmes à surmonter se condamne non au hasard, ça nous n’en sommes pas maîtres, mais à le subir tel quel. Accompagner, c’est le contraire de la conscience nécessaire au mouvement en santé de l’humanité.

Accompagner c’est donner à l’état présent le pouvoir, c’est-à-dire s’en tenir à la domination actuelle de l’argent, de l’accumulation capitaliste, et ses conséquences : la crise actuelle, insurmontable sans transformation structurelle, radicale et progressive du système économique et social malade de lui-même.

Mais ce à quoi on pense moins, c’est en quoi la parcellisation du travail pousse au structuralisme, à « mettre de côté » la synthèse indispensable pour la santé de la société et de la personne.

Evidemment, l’organisation du travail mondialisée, numérisée, n’est pas en soi un accompagnement passif du quotidien, mais bien une synthèse faite par les tenants du système, consciemment ou pas, mais bien ancré dans leur « logiciel mental », ET SURTOUT une synthèse limitée, conservatrice et créatrice de blocage du processus social. Le structuralisme fait partie de l’idéologie dominante et maintient la domination et conserve un système en crise et dépassé.

Une des difficultés de sortie de crise (je ne reviens pas ici sur les propositions économiques, voir entre autre la revue marxiste "Economie et Politique" et le site « En avant pour le Manifeste »), c’est bien l’éclatement de la parcellisation mondiale locale et globale du travail que le « télétravail » accentue.

Certes le télétravail pourrait aussi créer les conditions de la synthèse en santé sociale, à condition que celle-ci soit promue au « sommet » de l’organisation du travail et à tous les niveaux d’organisation, de représentation et de l’activité humaine, et des besoins à laquelle elle doit répondre.

Structuralisme et mainmise sur l’achat de la force de travail : une « technique », un mode de pensée et une philosophie au service de l’exploitation.

Dans la civilisation pastorale ou agricole, l’homme producteur possédait, dans les limites du système et des nécessités naturelles,  la totalité du processus technique de production, des semailles aux récoltes. L’homme producteur d’aujourd’hui n’en possède qu’une infime partie, non raccordée dans la conception et le geste de l’individu au « processus global de fabrication » ou de gestion. Et ce n’est pas un petit problème car il est lié au système et nié par le système ; et sa maladie est en rapport réciproque entre l’activité dichotomisée et les lois du capital (critère P/C, comme mode de circulation des biens, Profit sur Capital) qui créent cette dichotomie.

De la période d’avancée du marxisme à son reflux provisoire, c’est dans le structuralisme que sont tombés bon nombre de grands chercheurs de notre temps. Mais le reflux semble ralentir et le rationnel élargi et l’humanisme non réduit à « la charité », revenir. C’est là la leçon que chacun peut tirer le l’état du monde et de sa crise : lorsqu’un un problème se pose, il faut le régler, dans tous ses aspects les plus divers ; philosophique aussi ! La dichotomie de l’activité n’est pas une fatalité, une nécessité ou un résultat « naturel » de la complexification de la production et l’homme producteur peut retrouver en lui-même et dans un nouveau rapport à la société, dans de nouveaux rapports sociaux, une plénitude de son activité et de sa personne.

Pierre Assante. 22/05/2020 09:22:46.

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VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 08:19

 

Chronique de Pierre Ivorra dans " L'Humanité "

du mercredi 20 mai 2020 

Pour relocaliser, baisser le coût du capital

 

Le gouvernement inviterait donc Renault et PSA (Peugeot) à relocaliser une partie de leur production en France. Il faut dire que dans ce domaine, il y a fort à faire. A l’heure des nouvelles technologies, la mondialisation répond certes à un besoin de l’économie moderne. Elle est aussi utilisée pour augmenter les profits, grossir le capital. La fuite industrielle hors de nos frontières est une réalité marquée dans le secteur de l’automobile. Le nombre de véhicules assemblés sur notre sol est passé de 1,31 million à 640 000 pour Renault et de 1,9 million à 830 000 pour PSA. Globalement il a donc été divisé par deux. Et de nouveaux départs de modèles à l’étranger sont prévus cette année. Pourtant, la France représente toujours le premier marché mondial pour ces deux firmes.
Du côté patronal, on nous assure que la relocalisation d’usines de montage n’est envisageable que si de nouveaux allègements de charges sont effectués. La France coûterait trop cher. Non seulement, nos grands patrons ne veulent plus payer d’argent pour contribuer à l’activité de services publics dont ils bénéficient (c’est presque acquis au niveau du Smic), mais ils veulent qu’on leur en donne encore plus. Il faudrait les aider davantage à produire et à vendre.
Une baisse des véritables charges pesant sur l’entreprise est effectivement possible. On peut réduire les prélèvements financiers sur la richesse produite. En 2019, les résultats du groupe Renault ont certes été affectés par une baisse du chiffre d’affaires de 3,3 %, mais la forte baisse du résultat final est essentiellement due aux difficultés de Nissan, le partenaire japonais, et des filiales chinoises. La mondialisation, ça peut coûter cher aussi. En dépit de ces difficultés, les actionnaires du groupe ont été gratifiés de 1,035 milliard d’euros de dividendes, soit autant que les 1,029 milliard de 2018. Chez PSA, c’est la direction qui le reconnaît elle-même dans ses comptes 2019 : son plan stratégique a permis « d’atteindre de nouveaux records de rentabilité ». Effectivement, les dividendes touchés par les actionnaires ont été augmentés de 34,5 % en 2019 par rapport à 2018. A cela, il faudrait ajouter toutes les charges financières qui font les choux gras des banquiers et des marchés financiers, prendre en compte les provisions réalisées.
Si des aides s’avèrent nécessaires à telle ou telle activité économique, elles ne doivent être accordées qu’en échange d’engagements écologiques et sociaux réels et d’une mise à contribution des actionnaires. De plus, pour bien relocaliser, il faut vraiment coopérer en France et à l’étranger.

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VOIR AUSSI :

L’humanitÉ est entrÉe dans une Étape de mondialisation intégrÉe

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 07:33

 

 

 

LETTRE :

 

 

 

RÉunion de la commission Économique du PCF

Mercredi 27 mai de 18 heures à 21 heures.

 

Cher.e. ami.e, cher.e. camarade,

Un tsunami de chômage se prépare. 

Les grands groupes cherchent, dans la crise, à accélérer leurs restructurations et les suppressions d'emplois destinées à restaurer leur rentabilité par la baisse du coût du travail. Des myriades de sous-traitants, des milliers de PME-TPE dans les secteurs touchés par l'effondrement de la demande, sont menacées de disparaître. On n'ose imaginer les proportions que vont atteindre les souffrances sociales et l'appauvrissement de nos économies si rien n'est fait pour rendre possible un rassemblement politique s'attaquant aux causes profondes du désastre : la domination du capital et la logique qu'elle imprime aux gestions d'entreprises comme aux politiques gouvernementales.

C'est donc le moment d'apporter une riposte s'inscrivant, sans attendre, dans notre projet révolutionnaire de sécurisation de l'emploi et de la formation, chemin vers une éradication du chômage, qui constitue l'un des piliers du projet communiste mis en avant par le 38ème congrès du PCF. 

- Quel diagnostic précis de la dégradation du marché du travail et de l'extension de l'insécurité sociale?

- Quelle cohérence politique, associant conquête de pouvoirs et mobilisation des moyens financiers, opposer, depuis les territoires, aux stratégies des groupes dans la mondialisation capitaliste et à leur soutien par les gouvernements ?

- Quelles initiatives politiques immédiates prendre localement, dans les régions et au niveau national, pour contribuer au rassemblement dans les luttes contre les suppressions d'emplois, pour les embauches et la formation à l'hôpital et dans les services publics, pour la sécurisation en urgence des emplois les plus vulnérables à la récession et aux restructurations des groupes ?

Ce sera l'objet de la prochaine réunion de notre commission économique, qui aura lieu par téléconférence

Mercredi 27 mai de 18 heures à 21 heures.

Le rapport introductif sera présenté par Frédéric Boccara.

Bien fraternellement,

Le collectif d'animation de la commission économique.

______________________

 

4 RECUEILS rÉcents du blogueur

SUR LES LUTTES SOCIALES ET LA CRISE ECONOMIQUE ET SANITAIRE.

 

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». Économie et ergologie. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

et :

LE RECUEIL « 20 THÈSES » L’alliance économie-ergologie-écologie et la question vitale de la personne, de l’espèce et de l’humanité. Production et besoins sociaux.

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

et :

LE RECUEIL "Le 5 DÉcembre" sur les grèves en France de 2019-2020.

Le premier article de ce recueil  a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

 

et

LE RECUEIL « IL N’Y AURA PAS » ..... Economie et philosophie. Leur lien fertile.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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