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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 07:24

 

ANTICIPER ET DIFFERER

 

Les conflits de recherche médicale qui sont des conflits d’intérêt sur les soins à donner à la pandémie sont dérisoires et m’intéressent relativement peu par rapport à l’urgence de soigner une société malade de l’accumulation de l’argent plutôt que des biens nécessaires à la vie humaine.

Par exemple l’énergie. L’Allemagne en supprimant le nucléaire a doublé sa production de CO2. Dans le même temps cela fait 30 ans que la recherche sur de nouvelles sources d’énergie, par exemple la fusion nucléaire, peine à trouver chaque année 4 sous des Etats du monde entier pour sortir de l’ère du feu de l’homo erectus, qui a quelque dizaines de milliers d’années d’existence, et quelques dizaines d’années de retard, ce qui fait beaucoup dans l’accélération du processus humain, et ne correspond plus en rien à l’expansion qualitative de l’humanité. Il ne s’agit pas ici du bel et charmant feu de cheminée mais de l’énergie industrielle dont l’industrie numérique a autant besoins que l’industrie mécanisée et automatisée.

A commencer et poursuivre ces arguments dans tous les domaines de la vie humaine,  il faudrait une encyclopédie collective infinie. Ce n’est pas possible ici dans une brève.

Si on veut donner les moyens à l’humanité pour soigner ses maux et ses mots et ne pas sombrer, c’est en consacrant une plus grande part des valeurs produites aux besoins sociaux et aux progrès des connaissances nécessaires à résoudre les problèmes de la société et de la personne humaine, chaque fois qu’ils se posent, et à une société vivante, se posent toujours des problèmes.

En économie, sortir de la course à l’argent plutôt que celle à la résolution des besoins sociaux s’exprime par cette formule : passer du critère de gestion P/C au critère VA/CMF (Transformer le critère « Profit sur Capital » vers « Valeur ajoutée sur Capital Matériel et Financier »).

Pour cela il faut des décisions politiques qui n’intéressent pas grand monde pour l’instant.

La croissance des capacités à anticiper et à différer, en même temps, pour accroitre la capacité ultérieure d'intervention, est un indicateur de la croissance en qualité d’une civilisation, d'une entité pensante et agissante, d'un être humain.

Pierre Assante. 13/12/2020 07:04:31.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 08:44

 

Pierre Ivorra : Pas de sécurité de l’emploi sans nouvelles libertés.

Chronique dans le journal "L'Humanité " de ce Mercredi 9 décembre :

 

Il est une dimension du projet de sécurité d’emploi et de formation rarement explorée et qui pourtant souligne toute la portée éthique du projet, sa dimension civilisationnelle.  C’est que sa réalisation induit que les salariés et le peuple travailleur gagnent en libertés, en pouvoir de décision à l’entreprise et dans la cité afin de maîtriser leur propre vie et celle de la nation. Comment faire obstacle à la spéculation des groupes, aux plans de restructuration, comment relocaliser des activités parties à l’étranger sans luttes et sans gain d’un droit à faire prévaloir des alternatives aux gestions patronales et aux politiques libérales ?

On le sait, le rapport du travailleur à son employeur est un rapport d’aliénation : durant un temps défini, il cède à ce dernier l’usage de sa force de travail. « Le rapport officiel entre le capitaliste et le salarié est d’un caractère purement mercantile, écrit Marx dans « Le capital ». Si le premier joue le rôle de maître et le dernier le rôle de serviteur, c’est grâce à un contrat par lequel celui-ci s’est non seulement mis au service, et partant sous la dépendance de celui-là, mais par lequel il a renoncé à tout titre de propriété sur son propre produit. »

Ce rapport de sujétion, le salarié d’un côté, et son employeur, de l’autre, ont chacun à sa manière tout loisir de le mesurer à l’occasion particulièrement des plans de licenciement. Le capitaliste peut dans cette situation apprécier son formidable pouvoir sur l’existence humaine tandis que ses obligés, s’ils ne se rebellent pas et n’arrivent pas à imposer un autre scénario, peuvent évaluer leur situation de dépendance. En outre ces hommes et ces femmes jetés sur le pavé, mis au chômage, qui rejoignent ce que Marx appelle l’armée industrielle de réserve, créée par le mouvement de l’accumulation capitaliste, forcent, par le jeu de la concurrence, les salariés au travail « à subir plus docilement les ordres du capital », écrit encore Marx avec justesse.

On comprend dès lors que l’éradication du chômage, la possibilité pour les travailleurs de l’éviter grâce à la conquête d’un droit à une formation correctement rémunérée en vue d’occuper un autre emploi, bouleverse la relation de l’ensemble des salariés avec le capital. La réalisation d’un tel droit n’est évidemment pas possible sans luttes, l’enjeu est, on le devine, trop important pour les uns et pour les autres puisqu’il s’agit de commencer à dépasser le capitalisme. Elle suppose que les salariés, les populations acquièrent des pouvoirs sur les réseaux de l’argent, sur les institutions, en bas et aussi tout en haut.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 08:03

 

Lettre à des hésitants légitimes

Sur les raisons de la présence dans les présidentielles

 

Bonsoir,

Je me permets cette brève et rapide réflexion :

L'état de la crise du capitalisme, profonde, et accélérée à quelques mois ou ans près par la pandémie (dont l'austérité hospitalière et autres dans les retards pris sur les besoins sociaux, n'est pas sans lien), met le pays et le monde en grand danger, s'il n'y a pas réponse des salariés et des peuples, dans leurs diversités et particularités, en ce qui concerne les remèdes possibles.

Nous avons longtemps parlé, des générations de communistes ont parlé de la crise générale du capitalisme.

Elle est là et elle est mûre ou très proche de l'être à son paroxysme.

Que des militants trouvent un lieu pour exprimer l'urgence de cette réponse et le contenu concret de cette réponse ne peut être que bénéfique.

L’intervention d'économistes communistes de l'école de "l'analyse de la crise de suraccumulation dévalorisation du capital" et ses effets dans une maladie générale de la société, et de « en avant le manifeste » où ils peuvent s’exprimer, constitue une alerte par rapport à cette urgence.

- Elle supplée tant bien que mal à l’affaiblissement idéologique de la société et en elle, plus relativement, des partis communistes, affaiblissement dont la cause première est la désindustrialisation et l’exportation des bases industrielles, alors que l'industrialisation a suscité l'existence de ces partis dans les pays industriellement avancés par le passé.

- Elle supplée à l’affaiblissement de la présence des salariés dans les partis communistes, des "actifs" ouvriers et employés, ce qui va de pair avec l'affaiblissement idéologique, par rapport au passé dans le contexte de l’expansion de la classe ouvrière concentrée dans de grandes unités favorisant les luttes ouvrières en concordance avec l’ensemble des intérêts des populations.

En 1956, de mémoire, les ouvriers représentaient près 60% des effectifs du parti communiste. En 1990 près de 30%. En 2010, ils ne représentaient plus que 8%. La transformation et l’extension du tertiaire et des services  n’en est pas la seule cause. Les TIC qui détiennent de grandes capacités pour une gestion nouvelle,  différente, des entreprises et de la société font partie de la classe ouvrière au sens que le salariat n’est pas uniforme mais divers et se tient toujours au cœur de la production qui permet aux hommes et la société de vivre. Ils sont à gagner politiquement et syndicalement à travers les événements de la crise et des entreprises. Ceci n'est pas une façon de mettre le reste de la population à part, évidemment..., c'est la rapprocher de la question de fond de la production et de l'échange. La massive abstention de la classe ouvrière et des couches les plus défavorisées (seul 1 électeur su 10 du Pcf est issu de ces couches sociales et de la classe ouvrière), laissant la politique du capital « s’occuper » d’eux, faute de trouver un débouché crédible à leur mal être matériel et moral.

Les dernières grandes batailles syndicales et politiques, SNCF, retraite, services publics etc. ont montré pour qui n’est pas aveugle, le rôle d’entrainement des salariés et de la classe ouvrière dans les luttes.

Moi qui connais assez l'Italie, je peux vous dire que ce rôle est perçu par des militants italiens qui n'ont plus le parti qu'ils avaient qui s'est auto-dissous (!), et qui ne réussissent pas à aller dans ce sens autant qu'ils le voudraient, ceci dit sans esprit de suffisance, mais pour mettre en valeur ce que nous souhaiterions tous développer, pour avancer tous ensemble :

POUR Donner un contenu aux luttes qui rejoigne la lutte pour le dépassement de l’exploitation de la force de travail qui a été le thème majeur du Manifeste du parti communiste de 1848 et qui a été le « fer de lance » de l’existence du parti communiste ; et pour reprendre le processus de désaliénation, Il y a la sécurité d’emploi et de formation et de revenu et toutes les mesures de prise de pouvoir sur l’argent, le crédit, les Banques centrales, la production monétaire, les DTS, etc..

Difficile, certes, possible oui, peut-être, à condition de se mettre en mouvement dans ce sens et de créer une convergence des forces de progrès dans ce sens, et pas dans un autre. C’est par l’existence du parti communiste dans le débat politique et l’action politique  et dans le paysage local, national, européen et mondial que pourra se faire un rassemblement, non autour de lui, mais autour de ses propositions, ce qui justifie sa présence dans les présidentielles avec un candidat.

Et d’ici là les évènements peuvent aller très vite et modifier sans cesse le paysage. La capacité de répondre rapidement à ces événements, c’est ce que pose le réseau "En avant le manifeste" dès maintenant, et bien sûr pas lui tout seul, du moins Je crois. Il est un élément important de la réponse

Pierre Assante. 11/12/2020 23:48:47.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 07:53

 

DEBAT : SEF ! S’ATTAQUER AUX CAUSES PROFONDES DE LA CRISE, LE CAPITAL avec DENIS DURAND.

Mercredi 16 Décembre 2020

à 19 H

avec Denis Durand, économiste, membre du conseil national du PCF en visio-conférence : https://bit.ly/33U3yvl

Les communistes appellent à rassembler toutes les forces pour stopper les licenciements, embaucher massivement dans les services publics, mobiliser l’argent des grands groupes et des banques pour préserver l’emploi et l’activité et les salaires dans les PME, organiser tout de suite la formation aux nouveaux métiers qu’exigera la transformation productive et écologique de notre société.

Commencer aujourd’hui à construire un système de sécurisation de l’emploi et la formation (SEF), c’est le fil conducteur pour en finir avec le chômage de masse et la précarité, pour dépasser le marché du travail.

C’est un projet de société qui donne de l’espoir, qui donne sens aux luttes et aux différentes revendications pour combattre l’ultralibéralisme, la domination du capital, en conjuguant bataille pour l’emploi, pouvoirs démocratiques nouveaux et bataille politique électorale, pour une nouvelle civilisation !

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 22:19

 

LE CHAUD ET LE FROID.

Le rassemblement et son contenu.

Présidentielles.

 

La parcellisation du travail dans l’entité de production et d’échange et dans le monde, en corrélation avec la numérisation, la digitalisation, la numérisation informationnelle mondialisée, ce que d’aucuns ont baptisée tout à fait à tort « la dématérialisation » du travail, de l’activité humaine, fait éclater la notion de propriété de l’outil de travail.

Cette réalité et le sentiment qui va avec, de la propriété privée de l’outil de travail, a porté, à partir de la vente de sa force de travail de l’ouvrier, du salarié, la croissance du mouvement communiste. L’extinction relative du sentiment de la propriété privée des moyens de production dont l’ouvrier industriel ou agricole, le salarié en général dépend pour assurer ses subsistances immédiates ou différées est une des causes de l’affaissement du mouvement communiste.

Pourtant cette tendance intérieure à la conscience humaine n’est pas morte et elle sommeille, vit dans ses angoisses du quotidien et du devenir, dans ses questions existentielles sur la condition humaine et sa place dans l’univers.

La conscience est la partie émergée de l’iceberg de l’accumulation sociale de la connaissance et de son usage dans la vie de l’individu dans la vie de la société. L’inconscient est la partie émergée de cet iceberg. Mais le tout vit et agit sur nos choix, nos comportements, notre façon de régir et réagir, y compris, et en unité sur l’aliénation des produits et des gestes du travail sous la contrainte de la vente de la personne de sa force de travail et des conditions monarchiques de cette vente.

Certes, les « conquis sociaux » du salariat ont modifié en partie les conditions de la vente de la force de travail, en particulier la réduction du temps alloué à cette vente de la force de travail, bien que le temps non vendu directement soit  aussi vendu et donc acheté dans les condition de vente-achat de la force de travail par le capital à travers toutes les activités allouées au temps dit libre.

Ce qui ne contredit pas les avancées civilisationnelles de ces conquis pas plus que les insuffisances de transformation de la société qui laissent intactes et la propriété privée des moyens de production et d’échange et la dictature de l’achat de la force de travail dont dépend le salarié.

Le salariat s’est répandu massivement, mondialement par rapport à l’origine du mouvement ouvrier du XIXème siècle. Dans le même temps la dictature de la propriété des outils de production et de l’achat de la force de travail s’est renforcée au point de devenir insupportable , invivable et de constater la fuite de plus en plus massive des populations, dans la faible mesure du possible, hors de la vente du temps de travail et dans la protection des revenus sociaux conquis par les luttes ouvrière, revenus cependant bien inférieurs aux besoins de développement de la personne et de la société. Le "revenu universel" est une illustration de cette fuite sans fin, sans but, sans issue en santé.

La guerre des paysans du XVIème siècle en Allemagne, illustrant le conflit entre l’Empire et la Papauté dans le contexte d’une aggravation du poids de la propriété féodale sur la subsistance des paysans et des prémisses de la classe ouvrière dans les mines etc… montrent le débat de la société marchande millénaire entre « millénarisme » et « les muses », l’attente du sauveur et la consolation de l’art laquelle rejoint la consolation religieuse contestée mais non dépassée dans une libération concrète, réelle.

L’attente du sauveur n’a pas disparu, mais la consolation religieuse a fait place à l’idéologie dominante de la bourgeoisie métamorphosée en détentrice des capitaux privés mondialisés, c’est-à-dire à l’espoir de tirer parti de l’échange A-M-A’ à son paroxysme et à son échec dans la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et son blocage progressif de l’expansion des échanges humains, « matériels et moraux ». L’abstention massive des « couches populaires » et de la classe ouvrière des pays originellement avancés dans l’industrialisation n’est pas seulement un renoncement au sauve, mais sans abandon à la croyance du sauveur, et une déception démocratique, mais surtout une immaturation des savoirs sur les conditions économiques de la servitude ou de la désaliénation. Chez le émergeants, c’est relativement différents et particulièrement différent dans la décolonisation des « émergeants » et la transformation du rapport de force économique de « zone mondiale de développement », ce qu’illustre la Chine.

Il y a dont quelque chose de profondément et fondamentalement changé entre cette Renaissance et la nôtre. Car nous sommes bien en état de nouvelle renaissance que contient la nouvelle révolution scientifique et technique, la numérisation, la mondialisation en voie d’achèvement empêché, ses conflits et crimes, ses découvertes et inventions géniales dont le peuple est privé dans sa plus grande partie, c’est-à-dire le contenu et le contenant de ces avancées humaines à la fois populaires et élitistes.

Mais il y a aussi quelque chose de commun entre ces deux renaissances caractérisées par ce qui vient d’être développé ci-dessus.

La grande aspiration à contester la propriété des moyens de production contraignant à la vente de la force de travail et à l’aliénation de la production et la consommation des subsistances, qui ont induit des choix et actes humains qui ont permis la naissance du mouvement communiste moderne (car le communisme ne date pas de l’industrialisation, il s’est exprimé tout au long de la société marchande millénaire, et dans le christianisme originel entre autre), dans des conditions nouvelles d’expansion, a perdu en partie sa force dans la dissolution de la conscience de la vente de la force de travail. Il faut en revenir au début de l’article sur la dispersion-parcellisation-mondialisation capitaliste de la production et du travail et de conscience du travail et de son besoin pour produire ce que la société et dans la société la personne ont besoin pour survivre, vivre, se développer, en soi et pour soi, dans son appropriation en santé de l’univers.

Le passage de 59% en 1956 à 8% en 2010 des ouvriers dans le PCF est indicatif de la transformation de la société nationale dans le marché international, numériquement, digitalement industrialisé, et l’aggravation de la taylorisation du travail du travail « manuel » vers dans le travail dit « dématérialisé » de l’industrie numérisée ; et évidemment dans ce passage dans l’industrie numérisée et le transfert d’activité vers les zones à bas coût de salaire va de pair.

Si les solutions économiques préconisées par les économistes communistes sont essentielles (SEF, création monétaire au service de la production, fonds et crédits démocratisés, droits des salariés et producteurs rejoignant les droits de l’homme (ou le contraire en rapports dialectiques), la prise de conscience des transformations sociales nécessaires tiennent dans cet iceberg de l’inconscient et du conscient unis, dans les rapports sociaux qui conditionnent historiquement et non éternellement les conditions de vie. C’est là où l’on distingue les courants chauds du marxisme et les courants froids du marxisme qui ne réussissent pas à s’unir, sciences et sentiments marqués tous deux de l’aliénation et des difficultés à l’élever au-dessus de l’emprise de l’aliénation vers la conscience de la libération de la personne, du producteur.

C’est dans cette dichotomie que tient le conflit entre rassemblement et contenu de rassemblement. Dans la période actuelle le rassemblement tient majoritairement plus de l’incantation que du contenu et le contenu ne réussit pas à pénétrer majoritairement l’iceberg de l’inconscient-conscience.

Pour revenir à « la guerre des paysans », l’on voit bien comment les deux, rassemblement et contenu, le chaud et le froid, l'inconscient et le conscient s’unissaient, au niveau évidemment de l’époque dans le religieux et sa contestation, malgré l’absence de conditions pour aboutir à un dépassement de la propriété féodale sur et vers la propriété collective du moyen de

production premier pour une économie agricole, la terre. Et pour tous, ouvriers, paysans, bourgeois, toujours : La Terre.

Et contre les dominations comme contre l'exploitation, réunies dans l'aliénation.

Courant chaud et froid ne s’uniront pas automatiquement. Il en ira de la volonté de les unir, donc de la conscience et du parti de les unir, du passage dans la partie émergée de l’accumulation et de la marche des systèmes de concepts en mouvement. Mais aussi et conjointement et en dernière instance de l’état final historique du mode de production et d’échange et des effets de cet état sur les hommes, leurs possibilités élémentaires et complexes, en unité, de survie et de développement.

Encore faut-il dis-je, prendre conscience de ce chaud et de ce froid, de la nécessité de les unir, et c’est bien de débat aujourd’hui entre refondateurs marxistes et économistes marxistes, débat qui traverse aussi bien les uns que les autres.

Tout cela demande long débat, longues réflexions et longues études scientifiques. Et longues luttes pour les revendications immédiates fédérant la revendication globale, les forces sociales la construisant, c’est-à-dire les hommes et leurs situations contradictoires dans le mouvement d’évolution, de transformation ou de mort si les contradictions du mouvement global dans leurs tendances mortelles ne sont pas dépassées.

Le choix d’aller vers une candidature PCF aux élections présidentielles de 2022 fait partie de l’effort d’unir rassemblement et contenu de rassemblement. C’est une tâche « simple » immédiate et concrète à saisir et à ne pas perdre. La situation actuelle va évoluer rapidement sous l’effet de la crise du système de production et d’échange. Les conditions de rassemblement et l’union du rassemblement et de son contenu aussi, dépassant le seul sujet des élections présidentielles.

Pierre Assante. 10/12/2020 09:33:57.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 13:08
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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 09:13

 

LE VIRUS ET L'ANGOISSE

et L’ECHANGE A-M-A’

INVERSION :

Ce n’est pas l’angoisse qui crée le virus mais le virus qui crée l’angoisse.

L'inversion des causes et des effets

 

Certes, les effets agissent sur les causes, en relations dialectiques.

Il y a pourtant des effets et des causes et notre siècle, comme les siècles de société marchande et religieuse ont inversé cause et effets.

La production permet la consommation, mais dans le cycle productif long, millénaire, dans son déroulement depuis que l’humain s’est mis à produire les biens nécessaires à sa vie, et non seulement consommer ce que la nature lui offre à l’état original, la production est consommatrice et la consommation productrice.

C’est pourtant, dans la société productrice, la production qui est à l’origine de la consommation, et dans chaque point historique et du temps bref et long.

Depuis notre enfance jusqu’à notre mort, nous sommes formés à l’inversion des causes et effet ; Et cet effet d’inversion a pour cause la consommation liée au besoin dont l’évidence extérieure est plus importante parce que plus apparence, que celle de la production. Ceci d’autant plus qu’à la différence de la société agricole, l’acte productif industriel et dans l’acte industriel l’acte digital, sa dispersion dans une foule d’actes isolés, la totalité et la cohérence de la production est de moins en moins apparente pour le producteur comme pour le consommateur, le producteur-consommateur que nous sommes tous à la fois.

Et cette inversion est parvenue à un paroxysme mettant en danger la logique même de la production-consommation (et distribution), et par conséquent, la satisfaction des besoins et la cohérence besoin-désirs-satisfaction.

Ce paroxysme tient à l’inversion, dans le cycle élargi de la circulation du capital sur laquelle repose nos échanges, l’acquisition des biens pour vivre, entre Marchandises qui constituent les valeurs d’usage pour vivre et l’argent qui est le vecteur d’échange ; des biens qui parviennent sur notre table, qui nous permettent de nous vêtir, de nous loger, de nous déplacer, de nous former, de nous maintenir en relation entre les uns et les autres, et de nous distraire dans l’unité ce ces besoins, la production dite matérielle, stricto sensu en étant la base.

La grande nouveauté des derniers siècles, dans les modes de production et d’échange est le passage de l’échange « Argent-Marchandise-Argent’ plus » à « Marchandise-Argent-Marchandise-Argent’ plus ». C’est l’extrémité du système d’accumulation sociale dans le cadre de l’accumulation privée.

Marx remet sur pied la dialectique d'Hegel, belle et grande mais qui marche sur la tête.

Ce n’est pas l’angoisse qui crée le virus mais le virus qui crée l’angoisse.

Pierre Assante. 08/12/2020 09:00:30.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 03:50

 

ADDITIFS

 

ADDITIF1 : REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET « TEMPS LIBRE ».

Il en est de cette réduction et de son usage c’est qu’il en est de tout objet social. Soit il est maitrisé, en quantité et en qualité par la société et l’individu dans la société, soit il échappe à ses usagers, est récupéré dans la masse des marchandises comme nouvelle redistribution du profit des acheteurs de la force de travail vivante et morte, cristallisée, entre eux, les plus puissants détenteurs de capital étant les décideurs globaux. Ce en quoi selon l’usage de la réduction du temps de travail, elle est porteuse de libération ou d’aggravation de l’aliénation, et en unité un frein aux transformations nécessaires de la société, au dépassement de la contradiction entre forces productives, les hommes, leurs outils, leurs cultures, et le mode de production et d’échange.

 

ADDITIF2 : « DANS LE CAS OU LA CONSCIENCE NE PREND PAS ».

Il faut préparer le futur c’est-à-dire les conditions de prise de conscience possible.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 08:41

 

3. MATIERE LUMIERE VITESSE EXISTENCE CONSCIENCE POÉSIE. ROTATION.

   

MATIERE

 « …L’énergie noire, autre composante de l’Univers sombre n’est pas en reste. En 1998, une découverte fortuite chamboule la cosmologie. Deux équipes, l’une menée par Adam Riess, l’autre par Saul Perlmutter découvrent simultanément que les explosions stellaires (ou supernovæ) distantes étaient plus faibles que ce que le modèle cosmologique prédisait. Cela ne pouvait s’interpréter que par une accélération  de l’expansion de l’univers. Or, cette accélération  n’était absolument pas prévue. En relativité générale, toute forme d’énergie gravite, autrement dit réagit à l’action attractive de la gravité, et ne peut en effet que ralentir l’expansion de l’univers. Seul un fluide de pression négative, que l’on nomme généralement « énergie noire », peut s’opposer à cette tendance et conduire au contraire à l’accélération observée. Ce fluide pourrait s’apparenter à une énergie du vide dont la densité serait inchangée au cours de l’histoire de l’univers… ».  

Citation d’un article de Nathalie Palanque-Delabrouille, membre de l’Académie des Sciences, Directrice de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA). Dans l’Humanité Dimanche du 3 au 9 Décembre 2020.

 

MATIERE LUMIERE VITESSE EXISTENCE CONSCIENCE POÉSIE. ROTATIONS.

Sujet poétique de science-fiction :

Se pourrait-il qu’au-delà de la vitesse de la lumière il y ait une autre forme de matière, d’un autre type, d’une autre forme, de lois physiques différentes, faisant partie de la matière-temps en unité ?

Et que les formes de l’univers connu, issues du bigbang, soient limitées dans l’espace par cette vitesse (d’une façon énigmatique pour notre conscience, de par l’état historique de notre conscience en développement-complexification, mais tout autant matérielle) ?

Et que l’Existence d’autres formes de matière, celle observée depuis l'antiquité et réexaminée par la théorie de la relativité généralisée  et la physique quantique, et celle de l’énergie noire dans l’univers sombre, et toute forme, bien matérielle, trouvent une unité de l’ondulatoire, du corpusculaire, du quantique et du continu, dans ce rapport à la limite et au dépassement de la vitesse de la lumière ? Le tout dans les mouvements de rotation.

Combattre les interprétations de l’idéalisme niant la matière et lui supposant religieusement un esprit immatériel, passe-il par des fictions, comme les erreurs naïves et la poésie de Lucrèce ?

Plutôt tout simplement par la recherche scientifique et l’observation qui nous diront sans doute toujours, à travers « les âges », et l’infinie évolution-complexification de la nature et de sa conscience matérielle dont nous constituons, humain, une partie indissoluble de l’univers, que la matière, le réel  existe indépendamment de cette conscience humaine et de toute conscience de la nature sur elle-même dont elle fait partie, nait, se développe et meurt dans d’autres formes d’existence matérielles causales, aléatoires et progressives.

Avec des écarts et des rapprochements de santé, infinis, en spirale. Rotations élargies, en développement-complexification dans la spirale globale illimitée, infinie…

Sujet poétique de science-fiction ?

En tout cas plaisir de déadhérer…. Conceptuellement un temps d'essai volontaire "plus poussé" sans oublier l’anankè en mouvement des subsistances dans le mouvement de la conscience et des structures biologiques, mentales, sociales, mouvement des subsistances dans le mouvement de la conscience et des structures biologiques, mentales, sociales.

Pierre Assante. 04/12/2020 17:15:37.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

ET

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 14:40

 

 

La rupture avec l’Union européenne est-elle un préalable nécessaire à la rupture avec le capitalisme ?

Analyse du débat et réponses critiques.

 

 

Evelyne TERNANT. 6 décembre 2020 :

 

C’était exactement le sujet du débat interne PCF en visioconférence organisé le samedi 28 novembre sous le titre «La rupture avec l’Union européenne est-elle un préalable nécessaire à la rupture avec le capitalisme». Le titre utilise le terme «rupture» et non de «sortie», ce qui n’est pas équivalent, car on peut imaginer qu’une «rupture» se traduise par une confrontation politique sans emprunter le chemin de la sortie, mais l’objet du débat a bel et bien été celui d’une «sortie» de l’UE «comme préalable nécessaire à la rupture avec le capitalisme».

L’argumentaire sur la «nécessaire sortie» repose au fond sur trois propositions : ......

 

......  SUITE SUR CE LIEN : https://enavantlemanifeste.fr/2020/12/06/sortir-de-lunion-europeenne/

*********

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 17:54

Pierre Ivorra. Le virus de l’austérité

L’humanité. 2 décembre 2020.

 

Le virus de l’austérité est probablement encore plus dangereux que celui de la covid-19. Depuis des dizaines d’années il affaiblit, ronge même notre système de santé. On le tait à l’opinion, mais dans notre pays, pourtant l’un des plus développés au monde, la crise sanitaire qui sévit durement et dont l’épidémie actuelle n’est qu’un des épisodes, risque de déboucher sur des blocages et même de nouveaux drames en série. En effet, pour prévenir et soigner, il faut des soignants, or nous manquons cruellement de médecins généralistes. Entre 2010 et 2020, leur nombre est passé de 94 261 à 85 754, diminuant de 8 505 praticiens et de 9 %. La situation est cependant encore plus grave qu’il n’y paraît. En effet, s’ajoute à cela une population médicale âgée, les médecins de plus de 60 ans représentent en effet 45.1% de l’ensemble des inscrits à l’ordre des médecins et ceux de moins de 40 ans 17.6%. Sans le maintien en exercice de généralistes retraités où en serions-nous et où allons-nous, sachant que ces hommes et ces femmes ne sont pas éternels ?

Le gouvernement actuel a annoncé avec éclat la fin du dispositif visant à limiter le nombre d’étudiants en médecine, le numerus clausus. La mesure, positive en apparence, est cependant totalement insuffisante dès lors que les moyens ne sont pas donnés aux facultés de médecine d’accueillir davantage d’étudiants. Seules 9 300 places sont offertes en 2021 alors que le nombre de médecins qui cesseront leur activité cette année-là sera supérieur à 10 000 et que les besoins sont estimés à environ 12 000 par an en raison de l’augmentation et du vieillissement de la population. La politique de fermeture des lits risque ainsi d’être justifiée par la persistance d’un manque de médecins dans les hôpitaux. Les déserts médicaux dans les territoires isolés, qui s’étendent y compris au sein des grandes agglomérations, vont se multiplier. La pénurie est toute aussi importante chez les infirmiers et les aides-soignants.

Depuis longtemps, les majorités qui se sont succédé ont augmenté les dépenses annuelles de santé, l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) de 2 à 2,5 % en moyenne alors que leur hausse réelle est au-dessus de 4 %. Comme quoi, il ne suffit pas d’appliquer des gestes barrières, de porter un masque, de trouver un vaccin contre la covid-19, il faut aussi trouver des soignants. Un grand plan de recrutement et de formation doit être lancé dans l’urgence. Cela suppose de réformer l’ONDAM, de mettre les dépenses de santé à la hauteur des besoins, particulièrement de ceux en personnels des différentes catégories.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 08:39

 

PRESIDENTIELLES.

Pour un candidat du PCF exprimant les causes de la crise et les solutions pour en sortir, la dépasser.

 

Ce qu’il faut prendre en compte, je crois, et de façon essentielle, dans ce que disent et analysent Yves Dimicoli, comme d’autres économistes et responsables politiques communistes de la Commission Economique et du CN, Denis Durand, Frédéric Boccara, Evelyne Ternant etc… c’est que nous nous nous trouvons dans et non devant une crise systémique qui menace la survie de notre espèce sur cette terre. Elle peut être voilée par le Covid19, mais fait son terrible chemin, pas seulement mais essentiellement dans l’économie réelle, au sens strict, ici et maintenant, mais aussi dans les têtes, depuis 2008, et de plus en plus, ce qui va de pair.

Se rallier à une "social-démocratie de gauche", quelles que soient ses "capacités électorales", et on a vu à plusieurs reprises ici et dans le monde qu’elles ne sont du tout efficaces, ni sur le plan électoral, ni sur le plan politique, ni sur le plan économique, c’est la garantie de l’échec et des déceptions démobilisatrices de la volonté de progrès.

Le « centrisme » de VGE, de sa trilatérale, de Biden aujourd’hui, nous montrent que le capital s’apprête à poursuivre sa domination sur tous les marchés, du travail, de la consommation, de la production, et international, avec les choix dont nous subissons les dégâts dans la vie quotidienne, dans l’absence de préparation du futur, dans l’affaissement général de civilisation, alors que les capacités des forces productives, nous tous humains, les salariés producteurs, nos techniques, nos savoirs, nos cultures pourraient ouvrir la voie à une nouvelle étape de l’humanité ; alors que tous les dangers nous menacent dans la poursuite du critère du choix du rapport PROFIT/CAPITAL dans la gestion de l’entreprise, des nations, de l’Europe , du monde.

Reconstruire  « la conscience du processus inconscient » que constitue un parti de transformation sociale s’appuyant sur une connaissance du mode de production et d’échange en mouvement de transformation ultra rapide MAIS en faillite, travail abandonné politiquement depuis des décennies (malgré une récente et insuffisante reprise), abandon dont on voit le résultat auquel elle nous a menés, entre autre avec le macronisme ici, c’est la tâche urgente par laquelle commencer pour constituer une rassemblement avec d’autres forces et conquérir un pouvoir dans les entités humaines du local au mondial allant dans le sens du progrès. C’est cette exigence qui constitue la nécessité d’un candidat du PCF aux présidentielles, à condition, bien sûr qu’il exprime collectivement une vue exacte de la crise et les solutions possibles à son issue vers un autre type de développement en santé sociale; et non pas seulement un nécessaire catalogue revendicatif.

En ces jours de commémoration d’un ancien président, rappelons-nous historiquement du tournant des années 1970, des avancées du mouvement ouvrier et populaire qui les a précédées ici, en Europe et dans le monde, et la reprise en main du capital par et dans la transformation des moyens de production, les nouvelles techniques de la révolution scientifique et technique, et l’outil constitué par la TRILATERALE et sa suite, dont justement, pour l’Europe, VGE a constitué une des trois composantes avec les chefs d’Etat du Japon et évidemment des USA en perte de vitesse, qui ont trouvé là une relance et une poursuite hégémonique.

Tous les éléments du rapport de force actuelS en ce début de XXIème siècle nous crient la nécessité de la reconstruction de partis communistes, base d’une alliance non autour d’eux, mais autour de solutions qu'ils promeuvent répondant à la crise, solutions promues par les luttes s’emparant des masses et des forces politiques, syndicales et citoyennes susceptibles de constituer une majorité d’opinion, de transformation progressiste. La bataille pour la sécurité d’emploi et de formation ...et de revenu contre la dictature de la vente de la force de travail, contient, dans le tsunami de la crise de l’emploi galopante en cours, un des éléments de ce rassemblement sur la base de la production et de la consommation des richesses nécessaires à la vie humaine.

Certes de nombreux événements peuvent se dérouler d’ici ces présidentielles et les rendre elles-mêmes fort différentes du scénario prévu par le capital et ses pouvoirs. Mais pour le moment nous en sommes là et c’est de là, de la réalité du moment, qu’il nous faut partir. Rappelons-nous aussi des mois de récentes luttes SNCF, services publics, et industrielles, et contre la « retraite à points », soutenues par l’opinion publique, et celles pour les libertés….etc.

Pierre Assante. Vendredi 4 décembre 2020.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:55

 

Je ne corrige pas ce qui peut être daté dans ce texte

 

Provoquer une catharsis par un éclair rapide et puissant sur la

crise systémique du capitalisme

 

Tout d’abord donner une vision des stades de développement du capital.

Dans leur réalité et non dans l’hypothèse toute faite de leur devenir.

Pour agir sur leur devenir.

 

Envisageons de schématiser à partir d’un choix volontaire de réalités de son développement

 

1 Le stade de la mécanisation.

2 Le stade de l’automation

3 Le stade de l’informationnalisation mondialisée

 

Chaque stade a démultiplié les capacités de la force de travail, les capacités productives, les capacités de surtravail, de plus value, les capacités d’accumulation et de suraccumulation du capital, de contradiction entre développement technique et culturel et profit capitaliste.

 

Chacun a démultiplié l’acquis « scientifique, technique, culturel » particulier et global du processus humain dans sa diversité et son unité.

 

Ce n’est pas parce que l’activité humaine, parmi laquelle « les services », dans sa totalité devient subsumée par le capital que la production du capital ne s’effectue pas dans la production dite matérielle.

 

C’est la première caractéristique de la crise actuelle contenue dans l’opposition contradictoire entre subsomption par le capital de toutes les activités d’une part, et renforcement du rôle propre de la production matérielle et de la classe ouvrière dans le salariat d’autre part.

 

C’est parce que la masse du profit augmente démesurément que la baisse tendancielle du profit s’accentue et entre en crise irréversible.

 

C’est  parce que croît démesurément, et c’est une loi tendance « congénitale » du capital,  la part du capital accumulé non  réinvestie dans la production  mais dans la spéculation, que la part du surproduit, la part de la plus value qui croît de même entre dans une contradiction explosive.

 

Tous ces phénomènes peuvent se résumer par l’illustration et la réalité suivante :

Alors que dans la deuxième phase de développement du capital, la plus value relative prenait le pas sur la plus value absolue, conséquemment au  fait de l’automatisation qui a induit ce que Paul Boccara nomme le Capitalisme monopoliste d’Etat Social, que,

1 dans la contradiction, dans l'unité des contraires, à l’opposé de la masse du capital spéculatif,

2 a tendance à croître  de nouveau la plus value absolue

3 et que cette fois ce n’est pas un phénomène seulement conjoncturel local, mais une tendance globale dont la création des dettes souveraines payées par le travail, par la plus value absolue est une des manifestations.

 

Cette opposition de la plus value relative et de la plus value absolue constitue l’élément révélateur de la crise systémique entrée dans sa phase mondialement informationnalisée, nouvelle.

 

Cette opposition se manifestée aussi dans la crise de la démocratie bourgeoise tiraillée entre deux conditions du profit et par conséquent deux méthodes de gestion de la société, dans laquelle le marché se trouve doublement en contradiction.

 

La résolution économique est dans la résolution de l’organisation du travail, et vice versa, la résolution de la libération de l’activité humaine, comme l’envisage sans doute un travail de recherche tel que celui d’Yves Schwartz. Les deux libérations en une, de l’activité et de l’économie et ses solutions spécifiques « en dernière instance », c’est le développement par l’acte volontaire de l’humanité, dans la lutte des classes, de tendre, à un rythme plus ou moins rapide en fonction du développement et de la crise et de ses contenus transformateurs, c’est le développement donc de la recherche de la cohérence de l’activité de la personne, de l’être social, dans la cohérence de l’activité globale de la société dans elle-même et dans la nature.

 

L’humanité c’est la conscience de la nature sur elle-même, comme le disait Marx, les deux en une et en processus, en  développement. La "démocratie du producteur", du "que et comment produire", question que (re)-posait Enrico Berlinguer dès 1971 dans l'Italie en crise, et question centrale posée par le marxisme dès son origine, répondant à la question centrale posée par la réalité du capitalisme, est la clef de voute de toute les réponses à la crise. C'est en  agissant par tous les moyens économiques, médiatiques, militaires, institutionnels, contre l'organisation de cette démocratie du producteur, que le capital maintient sa domination et oriente la société vers son auto destruction. Il fut un temps où l'on entendit "plutôt Hitler que le Front Populaire". Il s'agit de la même tactique suicidaire sous une autre forme.

 

La multiplication (et le fractionnement à l'infini) de toutes les "logiques d'école", des "logiques faussement collectives", considérée par certains théoriciens de l'économie et par certains philosophes comme un mal nécessaire correspondant à la reconnaissance de l'individu, n'est que le reflet d'une incohérence voulue par le capital; c'est le négatif de la liberté de pensée et d'agir, de la démocratie généralisée à celle du producteur, c'est la caricature du pluralisme démocratique; c'est l'incohérence au service des dominations; c'est la transformation de la pensée unique en pensée dissoute. C'est le négatif du rassemblement de la personne humaine et de sa libération, de son affirmation dans une cohérence maintenant en santé et son processus propre et le processus de l'humanité.

 

L'initiative, la créativité, la liberté de la personne humaine ne peuvent être libérées que dans le développement de l'être social. Leur complexification, leur transformation qualitative à des "niveaux supérieurs" sans cesse en mouvement ont besoin de leur racine sociale comme de leur racine biologique.

 

Ainsi économie et ergologie sont associées objectivement et doivent l’être aussi subjectivement, à cette transformation, et toutes deux relèvent et de la volonté humaine et donc du développement de la conscience des conditions « matérielles et morales » de cette transformation. Conscience et non téléologie, conscience c'est-à-dire actes bifurcateurs, expérimentations, avancées et « retours » et non marche forcée à partir de modèles théoriques intangibles.

 

Pierre Assante, 2 octobre 2011

 

P.S. Echanger dans un débat sur ces questions nous serait, il me semble, utile.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 07:29

 

 

Lettre de loin, Lénine,

7 mars 1917.

 

La première révolution engendrée par la guerre impérialiste mondiale a éclaté. Cette première révolution ne sera certainement pas la dernière.

La première étape de cette première révolution, plus précisément la révolution russe du I° mars 1917, est terminée, à en juger par les maigres informations dont on dispose en Suisse. Cette première étape ne sera certainement pas la dernière de notre révolution.

Comment a pu se produire ce « miracle », qu’en 8 jours seulement -laps de temps indiqué par M.Milioukov dans le télégramme fanfaron qu’il a adressé à tous les représentants de la Russie à l’étranger-  se soit effondré une monarchie qui durait depuis des siècles et s’était maintenue contre vents et marées pendant les trois années de grandes batailles de classe livrées par l’ensemble du peuple entre 1905 et 1907 ?

Ni la nature ni l’histoire ne connaissent de miracles ; mais chaque tournant brusque de l’histoire, et notamment chaque révolution, offre une telle richesse de contenu, met en jeu des COMBINAISONS SI INATTTENDUES et si originales de formes de lutte et de rapports entre les forces en présence que, pour un esprit vulgaire, bien des choses doivent paraître miraculeuses.

Il a fallu, pour que la monarchie tsariste pût s’effondrer en quelques jours, le concours de tout un ensemble de conditions d’une portée historique mondiale. Indiquons les principales.

Si le prolétariat russe n’avait pas pendant trois ans, de 1905 à 1907, livré de grandes batailles de classe et déployé son énergie révolutionnaire, la deuxième évolution n’aurait pu être aussi rapide, en ce sens que son étape initiale n’eût pas été achevée en quelques jours. La première révolution (1905) a profondément ameubli le terrain, déraciné des préjugés séculaires, éveillé à la vie politique des millions d’ouvriers et des dizaines de millions de paysans, révélé les unes aux autres et au monde entier toutes les classes (et les principaux partis) de la société russe quand à leur nature réelle, quand au rapport réel de leurs intérêts, de leurs forces, de leurs moyens d’action, de leurs buts immédiats et lointains……

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 06:15

 

René MERLE : « La communion des saints », nouvelle.

 

Heureusement, ce n’était pas du mousseux, comme Bénédicte l’avait craint, quand la mamie avait sorti la bouteille. Vraiment du brut. Elle l’aurait préféré en apéritif, comme il se doit. Mais elle avait levé sa flûte avec d’autant plus de soulagement que cela signait la fin du repas. Un repas sympathique certes, où chacun des trois avait mis du sien, mais où elle s’était toujours sentie en représentation : la nouvelle compagne de Mathieu, le petit-fils prodigue. Avec un peu de chance, s’ils échappaient au tour promis du jardin, ils pourraient filer vite fait, en prétextant les bouchons de la rentrée sur Paris. Après tout, ils avaient fait leur BA.
Consciencieusement. Ils s’étaient levés tôt pour un dimanche…….

……..SUITE SUR CE LIEN :   https://renemerle.com/spip.php?article1977

***********

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:23

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte,

je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

 

Apparence et déterminisme.

 

 

La nouvelle accumulation, depuis Marx, des connaissances scientifiques, détermine ce que peut être une nouvelle vision marxiste.

Commençons par la conclusion, il sera plus facile ainsi de suivre les méandres d’une logique, car la dialectique matérialiste, même si elle s’en méfie, n’échappe pas dans un monde marchand à la logique, qui comme dit Marx est l’argent de l’esprit :

Il n’y a pas de dépassement d’un moment historique d’un concept déterministe sans aller-retour permanant entre la vision de l’œil, du microscope et du télescope, c'est-à-dire entre une vision micro, macro et « généralisée » tant dans le  temps que dans l’espace ; appelons ça une « vision espace temps avec effet zoom (V.E.T.A.E.Z.) », pour le plaisir comme pour la précision.

Notre vision est toujours déterministe. Elle prend en compte les possibilités de déroulement du temps en fonction de ce que l’on a accumulé de sa vision à un moment de l’histoire humaine.

Ce déterminisme est inséparable d’une vision structuraliste. Il n’est pas possible d’approfondir une vision sans s’en rapprocher et en s’en rapprochant l’on fait un mouvement qui éloigne de la vision large.

Le morcellement des tâches, résultante à la fois de la recherche du développement de la productivité et de la domination du capital sur ce développement dans le processus ARGENT-PRODUCTION-ARGENT place la pensée humaine dans une situation d’éloignement d’une vision large. Ainsi, la recherche elle-même, y compris la recherche philosophique ne peut échapper à cette parcellisation et à une conception structuraliste ; ni la recherche, ni les chercheurs ; à moins d’imaginer un chercheur hors du temps et de la société, ce que se croient certains qui pensent être les auteurs uniques de leurs pensées, pour paraphraser Rimbaud. Qu’il soit bien clair que je ne mets pas en cause les avancées magnifiques des connaissances, y compris sous l’effet du « structuralo-déterminisme (S-T) », puisque je reconnais que l’on ne peut y échapper. Par contre l’on peut y échapper relativement en dépassant un moment historique du S-T.

Lorsque Marx écrit ses « manuscrits de 1844 », il aboutit à un mûrissement, une ouverture nouvelle de son jeune esprit en dépassant une vision générale de son moment historique. Lorsqu’il écrit « Le Capital », cette vision nouvelle est en filigranes dans son approche macroscopique, puisque il étudie une période historique limitée de l’histoire humaine, le passage au machinisme et à la grande industrie. Ses retours sur une vision de l’ensemble de l’histoire humaine sont de brèves considération reliée à sa conception d’ensemble qui n’est pas développée pour le lecteur inattentif à chaque fois.

Mais Marx lui-même, ne peut échapper aux limites sociales de son temps, pas plus lui que personne. Sa géniale vision des quatre émancipations du travail par la grande industrie et ses conséquences sur la vie des ouvriers élargit et réduit pourtant inévitablement le champ de vision, dévoile l’essence derrière l’apparence et  réduit cette essence à un moment partiel de l’activité humaine, à ses limites historiques, ce dont il est parfaitement conscient, je crois.

J’en viens à un exemple sur la division du travail. Division sociale et division technique. Lorsque l’on considère de processus de la division du travail par le capitalisme, l’on ne peut ignorer l’histoire de la division du travail sur l’ensemble l’histoire humaine si ce n’est au prix d’imaginer la naissance d’un bébé sans imaginer sa gestation et tout ce qu’elle comporte d’accumulation humaine. C’est ce que font les Althussériens, fort critiqués négativement aujourd’hui, adulés précédemment, mais surtout dont la pensée reste déterminante dans ce que l’on considère comme la pensée scientifique, au-delà du « champ marxien ». S-T et Althussérisme sont les deux faces contradictoires de la même réalité de pensée restreinte.

Il y a un processus de division du travail. Mais il y a division sociale dans la division technique et division technique dans la division sociale. La division est indissolublement technique et sociale sauf admettre qu’elle n’est pas la résultante d’un processus ce qui conduit inévitablement à un concept déterministe primaire qui pèsera sur les choix et les bifurcation du processus et de tous les processus historiques (notons le pléonasme « historique, humain ». La bifurcation « stalinienne » en est une illustration éclatante ; sans doute les rendez-vous manqués de 1968, 1973 en France et dans le monde, de même.

En reliant les deux concepts dans deux tiroirs séparés dans notre tête, l’on peut débloquer la crise du marxisme. La question de la violence dans l’histoire apparaît alors au premier plan. Et le cheminement de « l’argent de l’esprit » vers une vision plus générale de l’histoire humaine éclaire de tout autre façon le phénomène des guerre et celles que nous vivons dans la période actuelle.

La division technique du travail est une division violente parce que l’accumulation d’un « capital agricole, marchand etc.. », s’est réalisée auparavant et confère une puissance à ses détenteurs. Cette réalité en elle-même ne dépeint pas toutes les bifurcations possibles de l’histoire humaine qui ont été éliminées par l’histoire. Lorsqu’une espèce vivante se trouve en conflit avec une « condition agressive intérieure et-ou extérieure », soit elle « réagit génétiquement et-ou génériquement», soit elle est éliminée. J’ai conscience que cette réduction par brièveté de cette évocation réduit et menace cette évocation elle-même. Pourtant il faut en passer par là. Deux éléments de connaissance modifient la commensurabilité entre l’évolution des espèces en général et celle de l’espèce humaine en particulier :

-les découvertes de la thermodynamique qui donnent un sens au temps et qui semble déterminer les bifurcation par des multitudes de micro-mutations.

-les micro-mutations qui peuvent déterminer les bifurcations de l’histoire, déterminent justement des bifurcations de l’histoire et non des mutations de l’histoire. Cela veut dire que si l’humain est matériel, et qu’il est soumis à des micro-mutations aléatoires de la matière intérieure et extérieure à lui-même, la bifurcation, elle, n’est pas aléatoire. Ou du moins l’aléa est le produit d’un choix et non un phénomène mécanique. Cela aboutit à une vision tout à fait traditionnelle qui suppose et affirme le libre choix chez l’humain, dans les limites imposées par les rapports avec la nature, donc aussi avec lui-même.

Ainsi il y aurait eu et aurait encore des bifurcations possibles où le choix humain interviendrait dans tous les domaines. Cela veut dire que la riposte à la menace par l’agressivité maximum, c'est-à-dire l’élimination pourrait relever du choix. Par conséquent, le double déterminisme « développement de la productivité et organisation capitaliste du travail (et au-delà, de toute activité humaine) » pourrait être révisé par les choix humains. Mais justement ce double déterminisme qui a voulu justement dépeindre l’essence d’un processus historique n’a-t-il pas marqué une diffusion généralisée d’une vision déterministe de l’histoire qui a été au cœur de l’échec du communisme et e l’humain?

Le mouvement non-violent repose la question d’un autre développement humain : celui que développe Marx dans ses manuscrits de 1844. Il suppose un degré d’autonomie des idées (Lucien Sève) bien plus grand que celui que les humains ont imaginé jusqu’à ce jour ; ou plutôt que ce que les humains dominants ont imaginé jusqu’à ce jour. Car c’est bien de cette loi de la sélection naturelle transposée à l’humain qu’est issue la violence des groupes humain et la genèse des dominations historiques.

Ce degré d’autonomie des idées par rapport aux conditions matérielles qui les ont fait naître est un débat fondamental, qui a été grandement pris en compte dans la recherche ergonomique (Yves Schwartz) et métaphilosophique (Henri Lefebvre…et Marx) en remettant en cause l’idée d’un travail « purement abstrait », en approfondissant le processus du travail qui est toujours le fait d’une activité propre à chaque individu, complexe et énigmatique. Dans le même temps la torsion de la déformation déterministe par l’étude approfondie du travail comporte aussi une déformation structuraliste si elle n’envisage pas le travail propre de l’individu comme celle d’un auteur commun, dernière chose qui en quelque sorte que peut qu’aboutir à une vision communiste.

Ainsi non-violence (Gandhi), communisme, anti-déterminisme (Prigogine), mis au positif comme Marx met au positif (négation de la négation) la question de l’athéisme relèveraient d’une même vision d’une possible continuation de l’espèce humaine qui comme tout sujet-objet n’existe que par le mouvement, et par son mouvement propre dans le mouvement général.

La question de la construction de la vie commune (Isabelle Garo) est bien une question centrale qui indique que cette vie commune est celle de l’individu et du groupe, du choix individualisé.

Un marxiste étudiant le développement fulgurant de la démocratie athénienne notera le rapport de force entre les classes sociales (aristocratie rurale, agriculteurs libres, artisans et démos, marchands) et l’équilibre précaire qui s’établit pour leur survie mutuelle et qui permet cette démocratie restreinte, localisée mais incroyablement structurée. Il aura raison jusqu’au point où il lui manquera quand même l’ensemble du processus de mûrissement, bien plus ancien que le temps de cette démocratie, processus à la fois énigmatique et repérable partiellement en fonction de la portée du moment de l’accumulation « culturelle ». La violence est dépassée partiellement et de façon précaire, mais elle n’est pas dépassée seulement par cette situation du moment, ce rapport de force « instantané ». Le processus précédent a mûri ces conditions et ce mûrissement que d’aucuns vont qualifier de vision « idéaliste », « spiritualiste » n’est autre qu’un processus de dénormalisation-renormalisation permanente d’une pensée qui permet une visée pacifiste, même d’une façon précaire. Contradictoirement à la pensée matérialiste traditionnelle, on peut imaginer une pensée matérialiste qui fait précéder la pensée aux conditions matérielles, une anticipation de ces conditions. Sans cette anticipation, finalement, ne revenons-nous pas à une vision déterministe qui prétend tout expliquer, c'est-à-dire permettre au savoir de rattraper la réalité. Si le savoir rattrapait la réalité, ils seraient l’un et l’autre finis. Ils s’identifieraient l’un à l’autre. L’anticipation du savoir sur la réalité peut être un savoir considéré comme abstrait parce que spéculatif. Il est vrai que la pensée spéculative savante s’est si bien prévalue d’un savoir absolu qu’elle rejoignait la prétention absurde de s’identifier à la réalité. Cet arbre a caché la forêt de l’aptitude humaine à anticiper, à influer sur les possibles, à influer sur les choix de bifurcation. Il est compréhensible qu’un savoir s’appuyant sur la domination, sur la violence et l’élimination des bifurcations non-violentes par la violence sous toutes ses formes ne pouvait avoir que ce caractère absurde ; même si le fruit contenait aussi des éléments de progrès humain. Mais ces éléments se développent dans le même temps comme dans tout corps : mort et vie s’y combattent ; Mais il y a des morts prématurées comme des naissances stériles. L’étude de ce qui précède le mûrissement prend une place première à l’étape actuelle de l’humanité.

L’étude de la violence dans la société grecque (par exemple) et dans sa genèse est inséparable de la compréhension de la violence dans le monde moderne. La haine de la vie peint l’homme en noir. L’amour de la vie ne refuse pas de voir ce noir.

Quand l’idée que la bifurcation domination-productivité reste l’empreinte première du développement humain, la pulsion de mort s’empare de tout le corps. C’est pourquoi mon choix est : « la vie est contradictoire et belle ».

Les quatre éléments qui dans la grande industrie ont fait exploser la productivité sont l’affranchissement de la dextérité, l’affranchissement de la force humaine, la recomposition des opérations (recherche-ingéniérie/exécution), la fabrication des machines par les machines (Marx). Il faut y ajouter maintenant (mais ça fait partie de l’automatisation pressentie par Marx), la fabrication de la pensée par les machines (Henri Lefebvre). Lefebvre décrit magnifiquement, dès 1964 les trois aspects de l’humain : quotidien, mimétique et poétique. Il analyse l’irruption des « machines à penser » dans le processus mimésis-praxis. Il pose comme question première de l’humanité le décloisonnement (il dit la dé-séparation) des trois « volets » de l’activité humaine qui est une et que la société marchande, et le capitalisme dans sa phase d’automatisation accomplie a poussé à l’extrême.

Il n’y a pas de géopolitique absolue qui ne soit déterministe et structuraliste. Il y a par contre des commensurabilités possible dans l’espace-temps. Les choses de la nature ressemblent toutes au processus naissance, développement, maturation, pourrissement, mort. Il y a cette ressemblance pour une idée, une pensée, une civilisation, une espèce,  un groupement stellaire….). L’analogie au corps humain me plait beaucoup, mais il faut ne pas « mécaniser » les comparaisons, bien sûr, ce qui n’est pas toujours facile. Une maladie du corps qui est déterminée par le fonctionnement d’un organe entraîne un disfonctionnement de tout le corps.  Peut-être soigner l’origine, l’organe à l’origine de la maladie ou du moins connaître l’origine du disfonctionnement devrait aider au traitement. La production est née dans le croissant fertile. Il y a là sans doute à travailler sur le passage du matriarcat au patriarcat. Une choses me frappe aussi, c’est la permanence de l’état de crise dans cette région de passage intensif des grandes migrations humaines ajoutée ou concordée à ce lieu de naissance de la production.La question est d’en retrouver les traces. Et il y a à y retrouver les origines de la violence organisée, son développement pour en comprendre les possibles bifurcations qui n’entraînent pas la mort du corps avec celle de la violence organisée.

Pierre Assante. Dimanche 7 novembre 2004

Additif du Lundi 15 novembre 2004 :

Huma d'aujourd'hui : est-ce que nous avons tué nos cousins de l'île de Flores, comme Caïn, Abel ? Ca serait bien possible ! Voilà peut-être un exemple de développement pacifique, moins rapide, mais différent. Rien ne dit qu'au bout d'une telle évolution non interrompue, comme ce fut apparemment le cas, il n'existe pas des solutions savantes d'auto protection non violente ? Souhait impossible ? Il y a tant de possibilité d'évolution dans l'univers, pourquoi pas celle-là ? Devons-nous nous imaginer seulement ce qui a été jusqu'à présent l'itinéraire humain ? Ne serait-ce pas de l'humano-centrisme ?

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 06:36

 

REVENU UNIVERSEL : VOIE DE GARAGE DU DEVELOPPEMENT

 

Seul le travail produit de la valeur, valeur marchande et valeur d’usage dans notre système et valeur d’usage tout court dans un système libéré de l’exploitation de la force de travail, de l’aliénation du produit et des gestes de production du travailleur.

Un revenu universel court-circuite la production et l’emploi, réduit les capacités productives pouvant réduire pour tous le temps de travail et les conditions de l’activité libre de la personne.

Mais surtout, dans la période de crise du capital, de suraccumulation-dévalorisation et d’austérité qui en découle pour renflouer son taux de profit, le revenu universel permettrait seulement, et pour un temps, aux "bénéficiaires", de survivre à « petit prix », à petits moyens et à petit développement général qui ne peut que déchaîner la crise et l’abaissement des conditions de vie pour tous, si ce n’est provisoirement pour une "élite" qui ne pourra subsister elle non plus SANS une société en  bonne santé.

 

Que ce soit dans le système capitaliste ou dans un autre système, l’usage de la force de travail crée les biens et les richesses nécessaires à la vie humaine, de la personne et de la société en rapports réciproques, dialectique.

L’évolution, le développement des moyens de production, des techniques, des recherches et leurs applications aux moyens de production, peuvent permettre une productivité réduisant le temps d’usage de la force de travail, pour produire directement des biens en qualité et en quantité nécessaires à la vie de la personne et de la société.

C’est à dire que le développement de la productivité permet de réduire le temps de travail au profit d’un temps non contraint, choisi, pour des activités non liées directement à la production stricto sensu.

 

Certes, un revenu universel peut être  extrait  de la masse de production grâce à l’augmentation de la productivité déjà atteinte. Mais cela veut dire que la société et par contrecoup, la personne, se prive de l’effort possible de toute la société dont dépend aussi la productivité et les progrès de réduction du temps de travail.

Dans le progrès de la productivité, il y a la qualification du producteur, la formation et la culture au sens large du producteur, la transmission et le développement du savoir, de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée, et du développement général des capacités humaines, l’intelligence et la conscience de ce qu’est la personne, de la société, de l’humanité dans son univers et des moyens qu’elle peut et doit développer pour y survivre en quantité et en qualité.

Le principe d’existence et celui de vie, et de vie consciente, dépend d’un développement-complexification que l’on peut constater dans ce que nous connaissons de cette Terre, de l’univers et de nous-même.

Dans notre société capitaliste seule la force de travail et dans le système, seul l’emploi  crée de la valeur, celle qui circule dans le monde localement et globalement, qui nous permet de produire et d’échanger les marchandises, dont celles qui nous permettent de vivre, et leur valeur d’usage nécessaire à la vie quotidienne et la sécurité du futur de notre vie quotidienne.

Le revenu universel va à l’encontre des besoins de transformation d’un système malade à en mourir, il maintient en l’état les conditions de vente-achat, d’exploitation de la force de travail. Tandis qu’une sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenu pour vivre, peut développer les forces productives, créer les conditions de produire en diminuant le temps de travail et en augmentant le temps de création libre, et à terme, d’abolition du travail contraint.

 

Progression de la productivité et développement des savoirs et des techniques est la condition de sortie de la dépendance de la personne, du salarié, de la vente de sa force de travail.

À terme, une société libérée de l’aliénation, de la vente de la force de travail est une société où tous les individus pourront participer librement aux progrès des savoirs et des plaisirs qui en découlent, pour eux-mêmes et pour toutes la société humaine, ce qui constituerait une nouvelle civilisation de progrès de l’humanité dans son milieu, la Terre et dans l’Univers dont elle fait partie.

Pierre Assante. 02/12/2020 06:12:19.

Voir aussi : http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 12:00

 

Travailler à s’opposer  aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. 

Construire une alternative l’est moins.

 

Homini-

sation

et

Huma-

nisation

 

Juin 2006

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte,

je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de  communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des  sentiers moins fréquentés, se dispersent.

Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant....

 

.....SUITE SUR CE LIEN : 

https://pierreassante.fr/dossier/HOMINISATION_et_HUMANISATION.pdf

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 08:51

 

 

Visites du blog mois de Novembre.

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MODESTE MAIS PERSÉVÉRANT…….

 

 

 

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 19:22

 

Du 5 Décembre 2019 au 29 Novembre 2020.

 

Le 29 novembre 2020 constitue une nouvelle poussée, un nouveau coup de semonce d’une nouvelle ampleur, qui rassemble au-delà des forces qui se sont rassemblées à partir du 5 décembre 2019 (1), et une aggravation de la crise politique induite par une politique du capital et de politiciens de folie qui partagent son idéologie, qui ne répond pas aux besoins sociaux.

 

Le 5 décembre 2019 un coup de semonce ébranle la politique de « La république en Marche » et son monarque-président.

Un mouvement parti de la défense du statut de la SNCF et contre la privatisation du service, puis des autres services publics, santé, enseignement etc. puis pour le maintien du système de retraite par cotisations patronales et salariales basé sur le travail, contre une retraite à points "incompréhensible" parce ne disant pas ses fins d'austérité, s'étend à divers degré à toute la fonction publique puis une partie du privé.

Plusieurs mois de luttes dont le pouvoir espérait venir à bout par le lâchage de l’opinion publique, ce qui ne s’est pas produit, la majorité des citoyens déclarant leur désaccord avec les mesures gouvernementale en l’état.

L’été 2019 une grave crise économique se déclare motivant une alerte à Jackson Hole aux USA de la part des gouverneurs des banques centrales et du FMI. Il devient de plus en plus difficile d’assurer l’avenir du taux de profit des firmes multinationales par un taux bas ou négatif du financement par ces banques, sans relancer l’économie réelle.

La crise pandémique vient accélérer et télescoper cette crise économique et financière et obliger, pour éviter l’effondrement des bases du système politique et financier et économique, de lâcher une part de la création monétaire, du crédit de la production monétaire pour répondre à une part des besoins populaires, sans pourtant changer les critères Profit/Capital, c’est-à-dire sans répondre à ces besoins populaires, aux besoins sociaux sans quoi une société ne peut survivre.

La société capitaliste vit sous une immense perfusion monétaire sans créer les moyens de produire ce dont elle  a et aura besoin.

La réponse sécuritaire de la « loi sécurité » et son article 24 est une réponse des firmes multinationales et du système financier à l’aggravation de la crise, les violences et convulsion qu’elle engendre et le maintien de son "ordre". La solution à la crise réside dans la réponse aux besoins sociaux et aux immenses inégalités du système, réponse à laquelle le système et ses hommes ne peuvent répondre, car cela est en contradiction avec ses lois économique et à la morale découlant de ses lois économiques.

La réponse urgente et immédiate pour donner à la société les moyens de produire en qualité et en quantité en fonction de ces besoins tiennent à l’heure actuelle à deux reformes et une troisième dans la seconde, progressives et radicales :

- une loi de Sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenus dont les producteurs ont besoin pour produire et nous tous pour consommer en qualité-quantité.

- Une réforme du système financier, de la région à la nation à l’Europe et au monde : production monétaire, crédit, Fonds d’usage de l’argent contrôlés démocratiquement par les élus, les salariés, la population (voir la revue "Economie et Politique").

-Droits nouveaux des salariés liés à leurs conditions de travail et de rémunération et à l’orientation, aux choix de production et d’échange. Une démocratie du citoyen étendue à une démocratie du producteur, du "pour qui, que et comment produire" à l’image d’une sécurité sociale  de la santé étendu à la production et au producteur.

Certes cela semble difficile à atteindre mais repousser cet objectif serait comme repousser un acte médical pouvant sauver un malade grave.

Tout rassemblement contournant ces objectifs ne peut être qu’illusion et déception et au bout enfoncement dans la régression de l’humanité et des personnes qui la composent. Il faut le répéter à l’encontre des grands communicateurs d’une gauche "relative", candidats et agitateurs, sans contenu concret de transformation ni de processus concret de transformation à inventer et créer à chaque pas.

Il faut poursuivre cette tâche difficile et c’est dans l’expression des mécontentements et des luttes que réside le chemin pour se rapprocher et atteindre ces objectifs limités certes mais immenses et ouvrant la voie à une autre type de société saine prenant le pouvoir sur l’argent sans rompre le mouvement des échanges humains qui nous permettent de vivre, mais en les modifiant en santé. L’abolition à terme de l’achat de la force de travail ne peut se réaliser que dans un processus en santé ne détruisant pas la production et l’échange. C’est bien dans les trois propositions ci-dessus qu’on peut imaginer et mettre en œuvre les conditions et le processus de ce dépassement.

Les convulsions de l’humanité et de son environnement ne peuvent que s’aggraver sans une nouvelle construction  en santé menée collectivement et démocratiquement par la contribution coopérative et solidaire des individus composant les entités humaines, du local au mondial, dans leurs diversités.

Le 29 novembre 2020 constitue une nouvelle poussée, un nouveau coup de semonce d’une nouvelle ampleur, qui rassemble au-delà des forces qui se sont rassemblées à partir du 5 décembre 2019, et une aggravation de la crise politique induite par une politique du capital et de politiciens de folie qui partagent son idéologie, qui ne répond pas aux besoins sociaux.

Pierre Assante. 30/11/2020 19:21:33.

(1) http://pierre-assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 14:43

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 07:19

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

LE "PROCESSUS DU PERE".

Article du 5 Juin 2006

 

1 Le processus. Il est courant de constater l’étonnement des humains devant la complexité d’un objet, particulièrement d’un objet humain. Certainement cet étonnement est légitime. Cependant il est pondéré si l’on considère chaque geste humain, « physique et pensée », comme la suite d’un processus commencé il y a bien longtemps après d’innombrable générations animales et humaines. Ce n’est pas que chaque fois que nous commettons un geste nous ressortons des ventres de nos mères, croissons et mûrissons. Mais il y a cette naissance, cette croissance et ce mûrissement inscrits dans notre geste nouveau. Mais ce geste nouveau n’est pas pré-déterminé, il est aléatoire et pour cette raison EST  un choix, un choix étant lui-même un geste aléatoire et une bifurcation où intervient une volonté collective et individuelle liés. C’est bien là à la fois l’illustration des concepts de processus et de déterminisme. Depuis des millénaire l’humain se heurte à cette idée de déterminisme, l’accepte et le refuse en même temps en s’apercevant qu’il ne peut échapper à l’anankè et pourtant que ce qu’il décide peut influencer le cours des choses. Voir Prigogine, l’espace temps, sa flèche, et ses bifurcations aléatoires et Arnaud Spire par la même occasion.

2 Le « processus du père ». L’accumulation primitive du village agricole en première instance puis de la cité-état donne la possibilité de concentrer et de spécialiser le travail artisanal au service l’accumulation et de la propriété privées. A travers cette spécialisation qui demande ces moyens, la femme perd l’usage des « techniques de pointes » dans leur quotidienneté, techniques dont sont issues les « concepts de pointe » qui nourrissent en retour les techniques et la production symbolique (double anticipation). Elle les perd aux profit des techniques acquises quotidiennes.On peut penser que les femmes, moins mobiles de par leur fonctions maternelles dans la communauté primitive, maîtrisent plus que les hommes et la conceptualisation des techniques de fabrication des objets et la conceptualisation abstraite qui en découle, et la création et l’usage des techniques. Dans la mesure où les techniques réclament plus de moyens, la concentration de ces moyens par l’accumulation primitive privée va donner un essor à leur complexification et le pouvoir à ceux qui vont la « financer ». La propriété privée va trouver à la fois sa justification, son efficacité et sa domination,  et l’aliénation qui en découle. Particulièrement en ce qui concerne la femme. L’artisanat « de pointe » va se masculiniser. Les oeuvres qui en découlent aussi. Ainsi la production symbolique va devenir un interdit masculin, que la femme brisera quelquefois (on ne peut interdire la conceptualisation à l’humain, le travail des opératrices -et opérateurs- des chaînes taylorisées le prouve), contournera toujours. Elle subira et subit encore cet interdit, malgré sa récente, réelle mais relative indépendance économique difficilement acquise et pas partout dans le monde et dans tous les milieux. Ainsi se construit et se perpétue « le processus du père » qui va se combiner et fusionner avec le pouvoir central qui devient abstrait parce qu’éloigné et intouchable. A tel point que dans la vision féminine elle-même, le modèle de producteur de symbolique reste majoritairement le père. S’ajoute ou s’imbrique à cela le rôle du complexe d’Œdipe. La domination paternelle sociale (et de violence organisée) y trouve un allié psychologique (qui se retourne ensuite aussi contre l’homme mâle), et vient percuter violemment la fusion originale maternelle (et de douceur) et le rôle séparateur global de la société. La division des domaines d’activité atteste la prégnance de cette division en matière de conceptualisation. Il est très intéressant d’observer à quel point l’art culinaire a développé ses propres symbolisations et concepts, les gestes et les résultantes qui y sont attachés, à la fois positivement et négativement.

Pierre Assante. lundi 5 juin 2006.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 06:24

 

René MERLE. "CECI S’APPELLE L’AUTOMNE"

 

Ceci s’appelle l’automne

Ce matin n’en finit pas d’arriver
On le devine
Cependant il va sans dire on se sait vers quelles confluences
La grand cavalerie des rêves s’est arrêtée
Les étoiles ont fermé la porte
Il s’éclaire ici un ciel de craie de craie
Sans s’aventurer les arbres
Regardent
Mais pourquoi de quel usage
Ni plus ni moins exacte que par ailleurs
Et conséquente roule l’orgue du temps
On appelle cela l’automne
Prunelle de bois éteinte
Vieille statue peinte aux couleurs d’antan
Bleu et rouge bleu surtout et rouge
Voilà que des inconnus t’ont relevée des schistes
Non sans un frémissement
Convenables tournent les vols d’oiseaux migrateurs
Que leur importe cette roche humide désormais
Si vient la mer
Ouverte à mille regards indifférents
Bactéricide et longue à refroidir la vieille mer
On appelle cela l’automne
Au quai sont amarrés les espadons
La terre ne se languit plus
La terre travaillée de pensées mal connues
Qui veut savoir se penche au puits par exemple
Là-haut souffle un grand vent machinal
Et les acacias sont déjà nus
Longtemps je suis resté sur cette impression cassée
Des algues n’ont pas manqué de remonter à flot
Et même les papillons de nuit frappeurs de vitres
Voici les temps de l’abondance
Les pas de la nuit remontent au grenier
Quelque chose méticuleuse quelque rancœur tassée
Les vents coulis descendent la colline
Sans même gêner les genévriers tristes
Voici l’heure des toiles cirées luisantes
Les facéties doivent s’oublier
Les mots ne peuvent prendre que le sens dévolu

Suite sur le site de René MERLE : https://renemerle.com/spip.php?article1974

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 07:00

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

DONNER UNE AUTRE DIMENSION AU DEBAT POLITIQUE

 

Article d'Avril 2006

 

Dans tout acte humain, dans le travail comme dans toute activité, l’individu interroge ses propres valeurs. Il y trouve les motivations de ses actions. Mais cette diversité positive se dissout dans la valeur fétiche de l’accumulation privée, laquelle met au second plan la cohérence d’ensemble de la cité. Ignorer cela c’est aussi un effet de cette valeur fétiche.

Aujourd’hui où s’amplifient les révoltes, fièvres d’une maladie à laquelle le corps social réagit, jetons un regard sur nos actes, pour les poursuivre et leur donner d’amples objectifs. Le « retour de nos actes », c’est l’équivalent du « retour » pour le chanteur, qui lui permet, en  s’entendant chanter, de chanter juste, de chanter tout court.

Ce « retour de nos actes », ce regard qui nous permet de les voir de plus loin, de plus haut, collectivement, c’est ce dont nous avons besoin pour nous voir agir en conscience du monde tel qu’il est et tel que nous pourrions le vouloir et le faire.

Le capitalisme se transforme. Un fruit peut devenir pousse de végétal puis arbre. La transformation se fait effectivement à l’intérieur du capitalisme, stade ultime de la société marchande, et en particulier elle se fait dans le marché. Le marché, s'il fonctionne sur la base des dominations établies, il n'en est pas moins un échange, inégal, mais un échange. La bataille pour le pouvoir d'achat, pour l'échange équitable avec le Sud et à l'intérieur du Nord...etc.,  sont des éléments parmi les multiples qui indiquent la maturation du fruit. Mais rien ne dit aussi que le fruit ne pourrira pas, ni que la pousse deviendra un arbre....Un des éléments de la maturation, c'est nous, alors.......

Les débats politiques ont besoin de prendre en compte cette dimension, c'est-à-dire la dimension philosophique, qui ne rendra pas pour cela le débat éthéré, mais le dégagera des opérations politiciennes que nous concocte sans cesse l’élite dominante du capital. La dimension philosophique  du débat  peut être populaire tant est que nous voulions la rendre populaire.

Pierre Assante avril 2006.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 08:11

 

 

ENCORE SUR LE PROGRAMME DE GOTHA.

Capital et Travail

Ecrit le 22 juin 2008

 

Je réponds à des camarades qui me demandent : mais cette conception marxiste que tu développes n'est-elle pas datée ?

 

 

C’est, à mon sens,  une erreur commune de croire que le développement des services, la baisse relative du nombre de salariés occupés directement à la production et l’évolution des moyens de production qu’ils mettent en oeuvre, et enfin, l’augmentation générale du nombre de salariés, modifient l’essence du capitalisme.

L’autre erreur commune est de penser que la financiarisation, la mondialisation, l’informationnalisation  modifient aussi l’essence du capitalisme.

La production de la valeur, au sens capitaliste et de la réalité du capitalisme, société dans laquelle nous vivons, c'est-à-dire la valeur marchande, est soumise aux mêmes règles générales qu’au XIX° siècle.

Les lois du capitalisme ne sont pas des lois « physico-chimiques » mais des lois-tendances sociales. Elle sont issues d’une globalisation des échanges, elle-même conséquence des capacités économiques issues de la manufacture et de la grande industrie, elle-même issue du développement des sciences, de la mécanisation, de l’organisation nouvelle du travail correspondant. Ce ne sont pas des phénomènes séparés mais un processus global auxquels ces phénomènes appartiennent.

Le XIX° siècle est déjà le siècle de la globalisation et Marx l’étudie dans l’Angleterre, son système colonial et toutes les relations mondiales qui s’y rattachent. Les lois de la valeur découlent des conditions matérielles dans lesquelles les échanges marchands se développent. Toutes les lois sur les salaires, prix, profits, taux et baisse tendancielle du taux de profit qui en découlent sont en action aujourd’hui et plus encore qu’autrefois parce que la suraccumulation du capital est encore plus grande. [Parenthèse : Et parce que la suraccumulation entre en contradiction « supplémentaire et première» avec une phase nouvelle qui ouvre la possibilité de centupler les capacités productives (non mises en œuvre) par l’automation généralisée, non de la vie, mais de la grande production. C'est-à-dire de conditions de production dont l’abondance dépend non de son usage privé mais de son usage généralisé à et par tous. A un tel développement économique correspond, dans un même processus la capacité de l’humanité d’être la conscience de la nature sur elle-même et sur ses propres capacités de développement (ou de destruction). De cette contradiction découle aussi l’incapacité de plus en plus grande du capital à s’adapter et des marges de manœuvres revendicatives de plus en plus étroites]

Pour en revenir à l’économie, Marx effleure déjà dans « le capital » la question de la financiarisation. Il l’effleure, mais en dit déjà beaucoup plus que la plupart d’entre nous.

Et c’est en ça que nous devons repenser au programme de Gotha. La plupart de nos interventions sur ce site et ailleurs, posent des questions justes, font des propositions judicieuses, mais tombent dans le même travers : l’expérience partielle des uns et des autres et une absence de synthèse découlant de connaissances partielles, limitées, des lois de notre société. Cela peut faire un bilan sur le parti, sur la société, mais pas un programme de transformation.

Le programme de Gotha est celui de la naissance de la social-démocratie à la fin des années 1800, c'est-à-dire du mouvement ouvrier issu du mouvement marxiste naissant. A cette différence près qu’il n’est pas marxiste. Sont marxistes dans le mouvement ouvrier : des secteurs, des personnes, des moments. Mais jamais, y compris dans les partis communistes, les programmes ne se détachent entièreement des conceptions générales du programme social-démocrate de Gotha.

Les programmes politiques « ouvriers » et « de gauche » ne se sont jamais détachés complètement jusqu’à nos jours des conceptions générales du programme de Gotha parce qu’ils s’en tiennent à une critique superficielle de l’économie politique. Aucun ne réussit ni ne tente vraiment de poursuivre l’effort d’éducation pour l’action sur le capital qu’a été le travail de Marx, Engels, et par la suite d’un certain nombre de groupes et d’individu.

Cette absence ou insuffisance d’éducation conduit chaque salarié à imaginer le travail, son travail à travers une vision partielle de la réalité de la production. En ce sens, le paysan non industriel possède une vision relativement et localement plus globale de son activité, lui qui à la fois produit et consomme une partie de sa production. Quel peut être aujourd’hui la conscience du rapport entre la production et la consommation pour un salarié qui ne perçoit directement autour de lui qu’une fraction réduite, mutilée, de l’activité globale de production. De plus dans un pays développé il percevra majoritairement l’activité salariée comme une activité de service ou de commerce au sens le plus étroit qui soit. Perception accentuée par l’accélération des concentrations comme des délocalisations vers les pays émergents en particulier.

La critique du programme de Gotha par Marx porte sur la conception comptable, réduite, étroitement empirique de la production qu’ont les organisations du mouvement ouvrier à leur origine, puis aussi,  nous pouvons dire avec le recul, des partis communistes et ouvriers qui en sont issus.

Il ne s’agit pas de jeter aux orties le magnifique travail des organisations ouvrières, démocratiques, populaires pendant ces deux siècles. Les immenses affrontements de classe qu’ils ont menés, auxquels ils ont répondu, « chez eux » et dans le monde. Au contraire il s’agit de sortir de leur tare d’origine et de leurs limites actuelles parce que les conditions existent pour aller au-delà des concepts généreux, mais limités par des connaissances et des conditions limitées. Une transformation sociale allant au-delà d’une démocratie bourgeoise en perte de vitesse et en crise profonde ne peut que s’appuyer sur une généralisation de la diffusion et du débat de tous les citoyens sur les concepts de libération du travail et des lois qui en dépendent. Et à partir de là sur une organisation du travail dont la cohérence globale dépend de la cohérence de l’activité de l’individu et vice versa. Bien sûr toute société est traversée par la multitude des diversités humaines. Il s’agit d’une cohérence, pas d’une « mécanisation » de l’individu. C’est d’ailleurs le capitalisme dans sa phase actuelle qui contraint l’individu à un mimétisme généralisé et à une créativité brimée. Ce petit article n’a pas la prétention d’aborder le texte global et l’étude d’ensemble du « capital » de Marx et encore moins des évolutions actuelles du capital. Pour ces dernières je conseille à chacun deux article de l’HUMA : « le numérique, une révolution en marche » du 20 juin 2008 sur ce que deviennent les outils de travail et de la production et les innovations qu’ils appellent en matière transformation sociale ; et « en finir avec les déserts politiques dans l’entreprise » du 13 juin 2008, pour ce que la transformation implique en matière d’organisation politique.

Traiter séparément les institutions ou l’écologie ou le droit du travail ou l’anthropologie consiste à faire une erreur composée et non une synthèse. Marx usait de cette expression au sujet de Proudhon.

Un certain nombre de camarades travaille ces questions. Il ne s’agit pas d’abandonner le quotidien pour la formation, mais de mettre la formation au service du quotidien.

Pour ma part je suis disponible, avec l’accord de la fédération d’apporter ma contribution auprès des cellules et des réseaux à ce débat.

Pierre Assante, le 22 juin 2008

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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