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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 09:05

 

RÉPONDRE RATIONNELLEMENT À L’URGENCE

Cette crise économico-sanitaire pose la question d’une remise en route des secteurs de la production et des échanges qui ont été ralentis ou stoppés, et de tous, progressivement et radicalement, sur des bases nouvelles.

Le nécessaire déconfinement, précipité, et mal organisé n’aidera en rien à une remise en route qui ne renouvelle pas la crise en l’aggravant encore.

MOINS MAIS MIEUX RESTE A L’ORDRE DU JOUR.

Mais moins ce n’est ni la « décroissance » ni la « démondialisation ». C’est un autre type de croissance et un autre type de mondialisation partant des besoins sociaux et non du taux de profit.

La participation des acteurs de base, et des salariés en particulier, à l'organisation de la production, des échanges et du déconfinement, est une garantie essentielle.

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:38

Chronique de Pierre IVORRA dans

" L' Humanité " de ce mercredi 22 avril :

« …Cet argent, ce ne sont pour partie que des promesses de garantie ou de crédit… »

 

N’en jetez plus ! On nous sort des centaines de milliards d’euros à en veux-tu-en-voilà prétendument pour permettre aux économies de la zone euro et à ses habitants de faire face à la crise sanitaire et économique. Les ministres des Finances de la zone ont décidé de mobiliser jusqu’à 540 milliards d’euros : 240 milliards du Mécanisme européen de stabilité au bénéfice des Etats, le MES est cette institution publique qui en 2013 a servi à étrangler la Grèce lorsqu’elle s’est retrouvée en grande difficulté ; 200 milliards au profit des entreprises. Par ailleurs, la BCE prévoit de créer 3 000 milliards d’euros pour refinancer à -0,75 % les banques pour leurs crédits aux entreprises et aux ménages. S’ajoute à cela une série de dispositions nationales pour un total en France de 100 milliards. Les dirigeants de la zone euro donnent ainsi le sentiment de sortir le grand jeu.
Un examen plus attentif conduit cependant à modérer les enthousiasmes et à mesurer l’ampleur des défis à relever. Cet argent, ce ne sont pour partie que des promesses de garantie en cas de difficulté d’une entreprise, ou des promesses de crédit aux Etats pris à la gorge. Comme le souligne à juste titre Denis Durand dans un article d’Economie et politique, ces 240 milliards d’euros d’avances possibles aux Etats par le MES sont limitées à 2 % du PIB du pays bénéficiaire, soit par exemple 36 milliards d’euros pour l’Italie, c’est-à-dire pas grand-chose compte-tenu de l’importance des dégâts et des besoins. Mais surtout, où les autorités européennes se procurent-elles tout « ce pognon de dingue » ? Pour l’essentiel, auprès des marchés financiers à des taux qui risquent d’augmenter. C’est dire que ces dirigeants ne trouvent rien de mieux pour combattre la crise que de satisfaire la soif de rémunération de ces mêmes marchés, responsables de la crise financière de 2008 et de celle qui a déjà commencé.
Cette nouvelle crise financière n’en est effectivement qu’à ses débuts. Alors que les Etats et surtout les entreprises européennes sont massivement endettées, les faillites, les défauts de paiement, les suppressions d’emploi, qui vont s’accroître et le recul de l’activité lui-même, risquent, sur un fond de folie spéculative qui ne date pas d’aujourd’hui, de provoquer un krach énorme, tout aussi inédit que le covid-19. Comment faire face à toutes ces menaces, sanitaires, économiques, financières, monétaires, sociales, environnementales ? Pour combattre la crise d’un système, celui du capitalisme, il faut progressivement construire une réponse systémique, qui s’attaque au cœur du système, à la finance.

 

VOIR AUSSI : "IL N’Y AURA PAS ..."

RÉVOLUTION ECONOMIQUE ET RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 06:46

BLABLAHELP, BLABLACAR ET L’INSÉCURITE SOCIALE

 

Une vision qui sépare le service immédiat des conditions de production matérielle qui le permet est suicidaire. C’est pourtant cette vision qui domine notre quotidien.

La digitalisation, ou la numérisation, comme vous voulez,  mondiale, permet de rassembler mondialement comme dirait Lapalisse, des actes et efforts humains, de concentrer leur organisation locale au niveau mondial. De plus cette concentration de l'organisation semble laisser place à l’initiative de l’individu, à la liberté de la personne, à la différence de l’organisation du travail contraint face à un « patron ».

Tout cela oublie une chose, c’est la sécurité sociale, au sens premier du terme,  l’organisation matérielle des besoins allant au-delà du secours immédiat de personne à la personne sans réfléchir que ce secours immédiat de personne à personne repose sur d’immenses moyens qui l’assurent et qui sont produits par une organisation complexe et généralisée de la production.

On peut aller sauver quelqu’un à la nage. Bravo ! Mais qui assure le salaire, les conditions de vie, logement, consommation, véhicule, soins et matériels médicaux etc. qu’utilise le pompier sauveteur.

Dans la solidarité informelle prônée par la digitalisation mondiale il y a :

  • L’insécurité générale de l’acteur local du service local. Et, entre parenthèses, ajoutons que  « La Charité » n’est une réponse ni suffisante ni durable aux besoins sociaux.
  • La non-production de tout ce qu’il consomme et de ce qu'ont besoin de consommer tous les usagers de ce service. Dans ce système, La sécurité sociale de l’acteur et de l’usager ne sont pas comprise dans l’organisation et le financement global de l’ensemble de leur vie.

Pour produire une machine à scanner ou un IRM, pour financer une retraite dans la troisième partie de la vie, pour construite un bus, une usine, une maison, une route, une salle de cinéma… il faut une organisation globale de la production, de l’échange et de la consommation.

L’organisation et le financement ne peuvent provenir que le d’usage d’une Valeur Ajoutée que permet la production générale elle-même. Et nous touchons au cœur de la crise que nous connaissons, sanitaire, économique, et déjà énergétique. Le tout enrobé dans la crise philosophique et morale, en interaction dialectique, et qui constitue une crise globale de civilisation. Il n’y aura de sauvetage écologique de la société que si une part nécessaire de la valeur Ajoutée y est consacrée. Et pour que cette part soit suffisante, il faut aussi qu’une part de la valeur ajoutée croisse qualitativement, c’est-à-dire que toute l’économie progresse en "quantité de qualité", ce que la « condensation » des fonctions sociales permet, à l’image de celle du développement du cerveau de l’enfance à la mort de l’individu dans l’espèce et la société.

La Valeur Ajoutée est ce qui permet de réinvestir pour créer et faire croître les moyens de la vie humaine, de sa sécurité, de son développement, de sa complexification « naturelle ». Le développement et la complexification c'est une loi naturelle de l’univers depuis le « bigbang » et cette loi se découvre de même dans l’histoire de l’humanité et de la société.

Mais quel usage de la Valeur Ajoutée, de ce qui est produit « en plus » dans le cycle productif ? C’est là la question où le système dans lequel on vit entre en contradiction. Et la contradiction, voilée dans le passé,  est devenue aujourd’hui explosive, comme chacun peut le constater.

Pour résumer, mais résumer ne suffit pas, il faut aller au-delà dans l’explication, mais pour résumer, le système utilise la Valeur Ajoutée pour une Accumulation du capital dans la guerre qu’il mène entre les capitaux eux-mêmes et contre la vie et l'activité des population et leurs besoins, dont la valeur ajoutée destinée à les satisfaire est soustraite dans des proportions invivable.

Salvien à la fin de l’Empire Romain, dans son "de governatio dei ", notait que la soustraction de produit du travail qui ne permettait pas de renouveler le travail conduisait à la faillite de l’Empire. L'accumulation devient aujourd'hui suraccumulation et dévalorisation du capital. Certes, du temps de Salvien, il n'était pas question de capital. Mais la soustraction des moyens aux besoins de produire pour répondre aux besoins généraux est relativement comparable, 

La digitalisation capitaliste mondialisée est une technique du capital pour tirer des profits sans en rendre la part nécessaire au fonctionnement de la société. Il achète la force de travail sans investir dans la sécurité du travailleur ni au moment même ni dans tout le courant de la vie. Quant à la liberté du travail "libéré" de son patron, elle se heurte rapidement aux besoins de la personne, insatisfaits par ce système. Que ceux qui "profitent"  encore du système y songent...

Le salariat, l’achat-vente de la force de travail a besoin d’une réforme radicale et progressive qui le libéré progressivement, augmentant progressivement le temps dit libre, de libre activité, grâce à l’usage social de la révolution scientifique et technique et la Productivité Croissante qu'elle permet.

C’est cela une mondialisation démocratique, une numérisation saine : c'est, certes, une mise en commun mondialisée des moyens humains pour le progrès et non pour le profit, du local au mondial, du Km. zéro à la coopération mondiale généralisée.

La production monétaire des banques centrales, déchaînée aujourd'hui dans la crise, doit être libérée de la loi du profit, de la financiarisation,  et la production favorisée par une stabilité que permettra une loi de Sécurité d'Emploi et de Formation.

Pierre Assante. 23/04/2020 06:14:28.

 

 IL N’Y AURA PAS ...

RÉVOLUTION ECONOMIQUE

ET

RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 05:25

 

 

LE PRINTEMPS MARSEILLAIS : "CETTE PANDEMIE NOUS POUSSE A REPENSER NOTRE SOCIETE".

Cette pandémie nous pousse à repenser notre société, tous convaincus qu’il y a un avant et un après. Selon nous, la période exige de remettre l’action publique au cœur la vie collective, de la revoir en profondeur et d’en recentrer les priorités.

Cette pandémie nous pousse à repenser notre société, tous convaincus qu’il y a un avant et un après. Selon nous, la période exige de remettre l’action publique au cœur la vie collective, de la revoir en profondeur et d’en recentrer les priorités.

Un fait indéniable marque la crise sanitaire que nous traversons : notre société ne peut se passer de services publics. C’est parce que des transports en commun sont maintenus, parce que les professeurs continuent leur travail, parce que nos déchets sont ramassés que nous pouvons tous être confinés. C’est parce que le personnel de l’hôpital public a su se mobiliser, au-delà du possible, que nos proches sont soignés, souvent sauvés et que le bilan catastrophique n’est pas plus alourdi. C’est enfin parce que nos laboratoires publics de recherche fonctionnent à plein régime que des essais fleurissent dans tout le pays et notamment dans notre ville.
Ces services publics, il leur est souvent reproché de ne pas être rentables, de trop coûter, d’augmenter les impôts, les cotisations des entreprises. Pourtant, plus que jamais nous comprenons qu’une part non marchande de notre économie est indispensable pour faire fonctionner la société.

Les agriculteurs, les caissières, les livreurs, tous les acteurs du privé qui continuent à travailler malgré les risques, nous permettent de faire face à nos besoins élémentaires. Mais eux, comme nous, avons besoin des services publics. Quelle économie, quelle société, peut-on concevoir sans une puissance publique émancipée de la tutelle des marchés financiers, avec des services efficaces qui en dépendent ?.....

....SUITE SUR CE LIEN : ici

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/politique/81754-tribune-le-printemps-marseillais-cette-pandemie-nous-pousse-a-repenser-notre-societe?utm_source=Mouvement+Sans+Pr%C3%A9c%C3%A9dent&utm_campaign=309a998655-EMAIL_CAMPAIGN_2020_04_10_12_53_COPY_03&utm_medium=email&utm_term=0_428ea53fb3-309a998655-186884097

Le lien vers la pétition : https://sauvonslhopitalpublicdemarseille.fr/

"IL N’Y AURA PAS ..."

RÉVOLUTION ECONOMIQUE ET RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:33

 

 USAGE DE SOI PAR L’AUTRE ET ALIÉNATION.

 

Cet article s'inspire librement du concept du Professeur Yves Schwartz, « Usage de soi par soi, usage de soi par d’autres » mais n'engage que moi-même.

 

L’usage de soi par l’autre est la base de l’échange social, de la coopération, de la solidarité entre humains qui permet de produire du commun, d’échanger en commun, de survenir aux besoins matériels et moraux simples et complexes, en processus, de l’individu dans l’espèce, dans la société ; Ceci de l’activité communiste primitive de chasse, de pèche et de cueillette et  jusqu’au circuit, la circulation élargie de la production-échange-consommation dans le capitalisme financiarisé, numérisé, mondialisé.

Entre l’échange du clan et celui de la société marchande à son paroxysme et à son énorme crise de l’échange qu’est celle de la circulation de la vente-achat-vente' de la force de travail à son paroxysme mondialisé et la puissance-impuissance du capital sur cet échange, au paroxysme de l’inégalité aussi, il y a la naissance de l’aliénation des gestes du travail et des produits du travail et son développement-contradictoire.

L’achat de la force de travail, c’est une appropriation basée sur l’aliénation des gestes du travail et des produits du travail au profit d’une partie contre l’autre.

L’aliénation est pourtant commune aux deux parties puisqu’elle réduit les rapports des deux parties et les possibles de développement des deux parties.

Marx, un des premiers soulignait cela dès les manuscrits de 1844, le Manifeste du Parti Communiste de 1848 et le Capital, le livre, notaient la résolution de la contradiction par la disparition de la force aliénante dans la transformation-dépassement-abolition des deux forces.

Il n’y a pas d’échange sans appropriation. Il n’y a pas d’amour sans appropriation ni d’appropriation sans amour.

Et en  même temps, l’usage de l’autre, l’usage de l’un par l’autre, réciproquement trouve son accomplissement dans le dépassement de l’aliénation, de la domination par la division du travail et ce qu’elle entraîne dans tous les moments du processus de régénération, de celle de la spécialisation sexuée jusqu’à celle de la possession du capital, de son usage, de son mouvement qu’on « adapte » à une appropriation aliénante conservatrice de la domination.

L’amour est usage de soi par l’autre capable de dépasser l’aliénation de l’activité, du mouvement-processus de la personne vis-à-vis de l’autre personne.

Cette capacité n’est pas de l’ordre de la personne isolée de la société, mais de la société entière débarrassée de l’aliénation.

Ce qui ne veut pas dire que l’amour soit un mouvement, un processus uniforme pour tous. Au contraire, l’appropriation non aliénante dépend aussi de la volonté de dépasser l’aliénation y compris dans un contexte social global aliénant. Cette expérience contient les prémisses d’une société sans aliénation.

Cependant faire de la désaliénation une question d’ordre purement psychologique serait une aberration totale, aliénante elle-même puisque réduisant les possibilités à néant de libération humaine et de construction d’une civilisation de tous et pour tous.

Une libération humaine dépend en dernière instance des capacités des forces productrices de répondre au développement et à la complexification des besoins humains. Répondre c’est à chaque pas ne pas « décrocher » entre les capacités de production et d’échange et ce développement des besoins et leur complexification.

Ce décrochage, c’est justement le phénomène produit par la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente au système et ses effets sur la satisfaction-insatisfaction de ce développement et de cette complexification.

Nous en revenons donc à l’incontournable alliance de l’économie et de l’ergologie et du dépassement du système économique et social, son organisation du travail et son concept conservateur-aliénant de l’activité  en général.

La double anticipation, l’activité de la personne et de la société « en miroir » est la condition d’un développement de la conscience conjoint au développement des forces productives et des conditions de ce développement assurant le dépassement de l’aliénation.

Une division du travail globale non aliénante est, sera, celle d’une société dont les techniques, les forces productives, hommes, machines, techniques et cultures en osmose, et les mentalités y correspondant, libère de la plus grande partie du travail contraint au profit de l’activité et l’échange divers et multiples, productifs et créatifs, choisis.

Pierre Assante. 21/04/2020 09:09:44.

 

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RÉVOLUTION ECONOMIQUE

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RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 14:51

« LES EXTRÊMES »

 

Les guerres, c’est ainsi,  ont toujours été des accélérateurs des révolutions techniques. Cela ne veut pas dire qu’il y ait besoin d’une guerre pour accélérer les projets sociaux. Cette « guerre » sanitaire va cependant accélérer la révolution numérique et son organisation capitaliste mondialisée. La concentration capitaliste et ses effets vont s'aggraver. À nous de lutter contre son usage mortifère et au contraire de cueillir ces nouveaux moyens pour les mettre au service de tous, d’une nouvelle civilisation pour tous dépassant la révolution bourgeoise épuisée.

« LES EXTRÊMES » : Voilà un mot destiné depuis longtemps à plomber les revendications et protestations populaires justes et  légitimes, en jetant la confusion et un trait d’égalité entre conservateurs, réactionnaires d’une part ET progressistes de l’autre.

Il est utilisé en ces jours de crise économico-sanitaire avec d’autant plus de force par le pouvoir et le « Medef Mondial » des firmes multinationales et des milieux et institutions financières en osmose, que cette crise peut avoir deux issues :

-Une régression en poursuivant sur la lancée du libéralisme économique, l’investissement en fonction du taux de profit et non des besoins sociaux, des personnes et de la société toute entière.

-Une mobilisation populaire, particulièrement des salariés pour Une Transformation Progressiste, un Critère d’Investissement consacrant plus de Valeur Ajoutée à l’investissement productif des biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine, un droit effectif à la Sécurité d’Emploi et de Formation, une Gestion Démocratique Régionale, nationale et européenne et pourquoi pas mondiale des Fonds créés par la BCE et le FMI, et par l’usage les nouvelles richesses créées par l’activité industrieuse et les Services Publics le tout en interaction.

Après les mesures d’urgence qui ont répondu en partie, mais en partie seulement, et pour répondre aux besoins du capital lui-même,  à un moment précis de la crise sanitaire, le Capital, et n’ayons plus peur de ce mot car il est une réalité et ne fait pas partie de la « langue de bois » comme on veut nous le faire croire, le capital, disons-nous voudra restaurer d’une façon globale, sa « profitabilité »,quel qu’en soit le prix pour ceux qui la permettent : les travailleurs, leur force de travail, leur initiative et leur formation, sa valeur marchande qui sera payée au rabais et dont la conséquence sera l’incapacité d’une reprise nécessaire et suffisante pour sortir de l’ornière et se développer de nouveau. C’est bien là le nœud du système : l’achat et la vente de la force de travail, sous toutes ses formes, anciennes et nouvelles qui touchent l’immense majorité des activités humaines.

La vente-achat de la force de travail, quoi de plus naturel me direz-vous, voilà des siècles que cela fonctionne ! Oui, mais ça ne fonctionne plus parce qu’il y a contradiction nouvelle, au-delà et encore de la lutte pour le salaire, il s'agit aujourd'hui d'une crise catastrophique du système : ces siècles ont accumulé du capital, ce capital s’est dévalorisé par suraccumulation, a dû recourir comme palliatif, c’est-à-dire provisoirement, à la financiarisation pour se valoriser. La vente-achat de la force de travail doit être transformée progressivement et radicalement !!!

La masse de capital matériel tant mobilier, fixe, les usines, les installations industrieuses que le capital financier, est telle que le rapport entre  l’investissement et le « rapport capitaliste»  décroît.  C’est la crise de baisse tendancielle du taux de profit que le système crée lui-même. Marx en a fait une hypothèse avancée, au XIXème siècle, les économistes communistes en ont fait la démonstration au XXIème en faisant le bilan à partir des données officielles menées sur l’activité de toutes les entreprises réunies. Il y a suraccumulation non pas parce qu’il se crée trop de richesses mais parce qu’elle n’est pas mise au service des besoins sociaux, à l’équilibre relatif en mouvement et en progression nécessaire à la vie de la société humaine ; dans la gestion rationnelle, sans cesse expérimentée, raisonnée et démocratique et assumée des activités de production des moyens de production et des moyens de consommation régulant épargne nouvelle et consommation nouvelle tout au long du processus productif.  La croissance maladive  exponentielle du capital financier pour tenter de rendre le capital plus productif, au sens du profit, fait partie de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

1965, 1973, 2011, 2017...

C’est donc d’un autre critère dont nous avons besoin, qui ne mette pas la création de richesses au « seul » taux de profit, mais au renouvellement élargi de la société, aux réserves sanitaires par exemple et entre autre, mais aussi à la création énergétique dont la crise menace et à la formation des êtres humains sans laquelle une société ne peut ni produire ni se renouveler, ni sa conscience progresser.

Il y a une multitude d’exemples démontrant la profondeur de la crise, les menaces sur le "maintenant » et "l’après" covid19. Tout changer pour que rien ne change reste la doctrine des dominants très minoritaires qui gèrent le capital. Ce n’est pas nouveau, mais c’est un impératif redoublé pour eux en ces temps de catastrophe.

Changer peut faire peur, si le changement agresse des personnes et la société. Ce sera le cas dans les plans du pouvoir.

Changer peut être un espoir et il dépend d’une gestion nouvelle de la société qui fasse appel à la démocratie, à des conseils locaux et à la population, et à la coordination et la solidarité de ces conseils.

La reconstruction absolument nécessaire n’est pas celle d’une reconstruction d’après destructions de guerre comme en 1945, mais c’est bien d’une nouvelle reconstruction, démocratique, en santé, sur d’autres critères de gestion fondamentalement radicaux, progressif, expérimentés et affirmés dans le mouvement de la vie quotidienne et future.

Cette crise contient une réalité catastrophique

Pourtant la société contient des réserves d’alternative à mettre en œuvre. Dans le moment même.

Pour en revenir aux interactions catastrophiques su système, un exemple du jour :  dans la crise économico-sanitaire, le pétrole tombe à 19 $ le baril le 17.04.2020, à 11,51 $ le 20.04.2020 et les pays producteurs se trouvent en difficulté financière et les populations pour vivre. L’agence Internationale de l’Energie annonce le même jour une chute de 30% de la demande de pétrole mondiale. En même temps, le temps d’application de diminution de production pour relever le prix du baril menace d' une crise de stockage paralysante dans un premier temps. Paradoxe ou effet systémique ? Les interactions sont infinies dans une société. Les "petites" interactions montrent ce que peuvent devenir les grandes, positivement ou négativement. Ce n’est pas un petit problème économique, ce moment ponctuel  de production-approvisionnement pétrolier, mais en même temps une alerte paradoxale minuscule par rapport à une possible crise généralisée de l’énergie  et ses conséquences pires que celle du virus, à n’en pas douter. Car la question de la production suffisante de l'énergie est une question première pour le développement de la société y compris pour répondre à la crise écologique. C'est ça ou une destruction d'un part de l'humanité par pénurie ou par pollution et dérèglement climatique, aux deux extrémités du problème, ou les deux... Nous avons besoin de plus d'énergie et d'une énergie non carbonée.

J’en profite pour appeler au financement d’ITER, entre autre et au respect de son personnel d’exécution, de gestion et de recherche.

En même temps, les besoins actuels de transports ferroviaires de marchandises montrent dans la crise, les capacités de résilience qu’ils contiennent pour la société et la vie humaine.

L’usage du mot "extrême" par la réaction recèle sa volonté de faire perdurer les illusions sur la capacité du capital de poursuivre le développement de la société.

Les guerres, c’est ainsi,  ont toujours été des accélérateurs des révolutions techniques. Cela ne veut pas dire qu’il y ait besoin d’une guerre pour accélérer les projets sociaux. Cette « guerre » sanitaire va cependant accélérer la révolution numérique et son organisation mondialisée. À nous de cueillir ces nouveaux moyens pour les mettre au service de tous, d’une nouvelle civilisation pour tous dépassant la révolution bourgeoise épuisée.

Pierre Assante. 20/04/2020 09:49:38.

 

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RÉVOLUTION ECONOMIQUE

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 09:02

 

Il n’y aura pas

de rÉvolution Économique

sans

rÉvolution philosophique

 

en relations rÉciproques

dialectiques

 

Recueil 21 Mars - 24 Avril 2020

 

sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

___________CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS

 

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Cliquer ci-dessus

Le Recueil "20 thèses" :

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

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LA PENSEE MARX. I. II. III. IV.V.VI. ECRITS 2016-2017.

 OUVRIR

 

ici

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 08:19
VIDEO. Cliquer sur l'image.

 

 

 

Denis Durand réplique à trois idées reçues sur la crise sanitaire et économique.

SUR CE LIEN ou en cliquant sur l'image :

https://www.facebook.com/unpognondedingue/videos/229399944836912/

 

 

 

 

 

 

VOIR AUSSI :

 

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Révolution economique

et

révolution philosophique vont de pair

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:03

 

Un compromis ni historique ni circonstanciel ne peut plus fonctionner.

 

Lorsque la crise systémique est arrivée à ce point, aujourd’hui, de la contradiction Salaires/Plus-Value ET de la contradiction Suraccumulation-Dévalorisation du capital/circulation des valeurs d’usage-Biens sociaux, un compromis ni historique ni circonstanciel ne peut plus fonctionner. Ces deux contradictions  constituent une même contradiction qui est contenue dans la vente-achat par et dans le capital, de la force de travail.

L’erreur de fond, gravissime,  des sociaux-libéraux et des démochrétiens est de penser, en fonction de leur propre place dans la société,  qu’une alliance Capital-Travail organisée par la contrainte de cet achat-vente de la force de travail, puisse  perdurer indéfiniment, dans le temps long. Ce « temps long »,  qu’ils ont considéré comme « la fin de l’histoire » et ont soutenu de leurs vœux et de leurs actes, arrive à son terme. Ça ne passera plus, ça cassera, d’une façon ou d’une autre. De la meilleure façon si les peuples et l'homme-producteur trouvent la voie d’une transformation-dépassement (1) en santé « matérielle et morale » du système et une démocratie du citoyen-producteur du « que, quoi, comment produire » qui vont de pair.

La contradiction secondaire qui impacte aujourd’hui massivement cette contradiction primaire, ce sont les capacités de la révolution scientifique et technique de libérer l’homme, partiellement, mais massivement, du travail contraint, et l’incapacité du capitalisme monopoliste mondialisé, financiarisé, numérisé, d’aller jusqu’au bout, de par ses lois économiques, cette capacité. Et même, au contraire, il réduit cette capacité. Les évènements sanitaires, la crise de l’énergie, les douleurs et les protestations qu'ils contiennent, en sont une manifestation flagrante.

Pierre Assante. 17/04/2020 08:34:05.

(1) Révolution du système financier et loi de sécurité d’emploi et de formation constituent les prémisses possibles de ce dépassement.

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 06:30

Publié une première fois le 15/04/2020 à 08:17

1. LE PASSAGE D’UNE SOCIÉTÉ DE CONTRAINTE À UNE SOCIÉTÉ DE CONVICTION GÉNÉRALISÉE DES CHOIX ET DES DÉCISIONS NE SE FAIT PAS PAR MIRACLE, MAIS PAR UN PROCESSUS.

2. QUAND ON PRÉPARE LE FUTUR.

 

 

1. Le passage d’une société de contrainte à une société de conviction généralisée des choix et des décisions ne se fait pas par miracle, mais par un processus.

Les réussites de la Chine communiste sont remarquables.

Leur rapidité (et peut-être trop rapide dans la mise en œuvre de certaines mesures, mais pas toutes – celle des hôpitaux d’urgence n’était pas trop rapide, au contraire, il me semble) dans l’amélioration des conditions de vie et de développement :

La régulation relative mais réelle dont elle est capable de faire preuve à l’intérieur de la crise économique mondialisée (la crise générale du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé), qui n’annule pas les dangers sociaux généralisés, mais tend à les limiter et à préserver un espace pour en sortir.

Cependant, comme l’a montré l’Union Soviétique, une société nouvelle qui repose sur la contrainte, c’est-à-dire sur une évolution guidée en contraignant et non en convainquant (la loi sans la foi…), n’est pas viable, en particulier lorsque les forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs machines et les cultures qui les accompagnent ou les précèdent, croissent rapidement et exponentiellement et se complexifient.

Qui jette la Chine avec l’eau du bain fait preuve de peu de conscience et de peu de mesure et de « bon sens ». Le passage d’une société de contrainte à une société de conviction généralisée des choix et des décisions ne se fait pas par miracle, mais par un processus mettant en relation dialectique : développement des forces productives « matérielles » et développement de la conscience de l’état présent des choses, des possibilité de développement, de leur expérimentation, de leurs mises en œuvre avec corrections permanentes en fonction de l’observation en miroir et en aller-retour de leurs effets et d’une vision la plus universelle possible de la place de l’homme dans l’univers en tant que conscience de la nature sur elle-même.

Une  société de conviction est une réalité relative. L’expérience humaine d’avant la société marchande en donne des exemples positifs dans le processus  d’humanisation de notre espèce.

Quant à la réalité d’une société de contrainte, est-on sûr que celle de se soumettre à la vente-achat de la force de travail en face d’une puissance plus forte que vous n’est pas une contrainte qui « vaille autant » que celle d’un autoritarisme d’en haut ? Et que cet autoritarisme d’en haut n’existe pas dans une société d’achat-vente de la force de travail ? Et que les effets « cachés » ne soient pas pire dans la vie du monde que les atrocités des pouvoirs autoritaires dits centralisés ? Combien de morts dans les guerres coloniales et néocoloniales de domination impérialiste (n’ayons plus peur de ce mot) ?

Réponse ?

Pierre Assante. 15/04/2020 07:49:33.

2. QUAND ON PRÉPARE LE FUTUR

Quand on prépare le futur, le présent est presque déjà passé.

Bien qu’on en sente concrètement les plaisirs et les douleurs du moment.

Dans quelques mois, un an…, nous ne savons pas, les gens qui éprouveront la politique de fin de pandémie qui nous est préparée, même dans le cas où elle  ne serait pas finie cette pandémie et handicaperait encore un rassemblement populaire : politique du grand patronat, des firmes multinationales, et des gouvernements libéraux, qui resteront libéraux,  sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et de vie rongée par la financiarisation mondialisée de la gestion des sociétés humaines par le critère capitaliste du profit.

Alors les illusions seront finies et le système encore plus en crise.

Alors ce sera le temps de penser et de commencer à proposer largement comment sortir de la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital, qui freine toujours plus la circulation des biens, y compris ceux de la santé, et donc handicape de plus en plus la satisfaction besoins humains, et porte atteinte à la production et à l’usage des « valeurs d’usage » nécessaires aux gens.

Oui, proposer largement comment sortir de la crise systémique car nous serons entendus.

Préparer un contenu « plus haut » des protestations qui éclateront est notre travail d’aujourd’hui.

Ceci n’est pas un roman qui raconte une histoire pour militants, mais une possibilité évidente, pour moi…

Ce n’est pas un roman mais la question du changement au niveau du pays et de l’Europe, de la Commune au Monde.

Un salut fraternel.

Pierre. 14/04/2020 19:58:54.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 20:53

 

Chronique de Pierre Ivorra dans " L'Humanité " de ce mercredi 15 avril 2020 :

Crise sanitaire et crise économique

Un éditorialiste des « Echos » écrivait récemment : « Nous voyons une effroyable crise sanitaire. Nous ne voyons pas la crise économique et sociale qui va lui succéder. Il est temps d’ouvrir les yeux et de préparer la suite. » La suite, on la devine. Cela risque d’être l’appel à l’union sacrée autour des groupes du CAC 40, sous prétexte de venir au secours d’une économie nationale effondrée. Le gouvernement Macron, la droite, à sa façon, vont demander aux Français qui vivent de leur travail de sacrifier sur l’autel de la patrie leurs rémunérations, leurs conditions de travail, leurs droits et libertés, leurs congés payés afin notamment que LVMH, le géant du luxe, permette à Bernard Arnault, son principal actionnaire et le propriétaire des « Echos », de rester la première fortune mondiale, à l’Oréal de préserver les intérêts des héritiers Bettencourt, et à nombre de multinationales tricolores d’assouvir tant bien que mal les appétits de dividendes des fonds spéculatifs internationaux.
En vérité, la route n’est toute tracée pour personne. Certes, le chemin est compliqué pour les forces progressistes : tout porte à croire que la crise économique et sociale n’est que la conséquence de la crise sanitaire. Il s’agit donc pour elles de dissiper les apparences trompeuses, de montrer qu’avant même l’épidémie l’économie s’était grippée et que les marchés financiers commençaient à être pris de vapeurs. La crise sanitaire joue un rôle d’accélérateur brutal d’une crise économique et financière préexistante et l’une et l’autre sont l’expression de la crise de l’ensemble du système capitaliste mondialisé et financiarisé. Cette crise globale concerne et fait vaciller tous les domaines de la vie humaine, depuis le climat dans lequel les hommes vivent jusqu’aux monnaies qu’ils utilisent dans leur commerce quotidien et c’est en cela qu’elle est une crise de civilisation.
Mais attention, la route est toute aussi accidentée pour les hérauts du capital car la crise sanitaire révèle le rôle essentiel des services publics, met à jour les effets désastreux des politiques d’austérité qui accablent les milieux populaires et visent à conforter le capital, accroît la solidarité entre salariés et milieux populaires. Comme un judoka qui utilise les mouvements de l’adversaire, Emmanuel Macron s’efforce de prendre en compte ces évolutions, mais a-t-il les moyens de les dévoyer ? Tout dépend de la capacité de ceux qui cherchent une issue au capitalisme à faire vivre et partager des propositions alternatives pour combattre l’épidémie et une crise de société sans précédent dans l’histoire humaine.

 

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Le Recueil "20 thèses" :

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:25
Contre la suppression de l'échelle mobile. 1984, 1 million à Rome (4).

 

DE L’OBSERVATION À LA CONSTRUCTION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

 

De l’observation du système économique et social dans lequel nous vivons, notre cerveau peut tirer des abstractions, des concepts, des systèmes de concepts, des catégories que l’on peut « rassembler » synthétiquement et qui formeront une représentation dialectique, synchronique et diachronique de ce mouvement. Cette représentation, ce pensé, peut être fixée un instant par la parole, l’écriture. C’est à partir de cette « fixation » que peut se constituer ou pas un dogmatisme si l’observation permanente ne remet pas en question permanente ce qui est durable et ce qui est fugace, et de toute façon en mouvement processuel positif ou négatif par rapport aux besoins de développement en santé, c’est-à-dire en mouvement pérenne.

Il se forme des représentations de ce qui constitue des permanences relatives et des transformations partielles rapides dans ces permanences relatives. Et il y a aussi des synthèses qui croient représenter le mouvement de la réalité et qui font consciemment ou inconsciemment un tri idéologique confortant des besoins et des intérêts partiels -limités dans de temps, en contradiction avec la nécessité du moment de survie et de développement de l’espèce, de l'humanité en tant que constituant de l’univers-, d’un groupe humain et non d’un besoin plus général sur lequel reposerait l’existence humaine.

Car comme tout existant, le mouvement du système économique et social dans lequel nous vivons est un mouvement, un mouvement global constitué d’une multitude de mouvements dont les nôtres, en tant qu’individus, tous les individus de l’espèce humaine, relativement autonomes mais non indépendants du mouvement général.

Des exemples de « catégories » tirées abstraitement de notre observation, c’est le travail, ou la plus-value, ou la monnaie etc…

Elles sont des reflets et mouvements dans le cerveau de réalités dans le mouvement concret de la société.

Une catégorie est constituée d’une synthèse de concepts créés par l’observation d’une part du mouvement général que l’on va rassembler en représentation générale, elle-même en mouvement si l’on poursuit l’observation. L’observation donne une vision empirique qui sera transformée en connaissance scientifique si l’on met en relation l’observation à partir de l’accumulation historique de longue durée des connaissances partielles ou générales.

Lorsqu’un système économique et social et les forces productives (1) qui permettent la production des biens matériels et moraux nécessaire à l’homme et à son développement entrent en contradiction  au point de bloquer de façon menaçante le mouvement de la société, se développent aussi des projets de transformation. Les cerveaux humains élaborent collectivement, en associations constituées ou en relations informelles, des constructions mentales précédant des constructions concrètes possibles, comme le menuisier imagine dans son cerveau les pièces et les agencements et les mouvements du travail qui vont constituer le meuble dont il projette la fabrication.

Ce fut le cas avec « les lumières » du XXVIIIème siècle lorsque le système économique et social de la monarchie absolue issue de la féodalité entrait en contradiction insoluble avec le mouvement de développement de la part de l’humanité que constituait le peuple français d’alors, et ses divisions régionales historiques. Ces Lumières héritaient des avancées de la bourgeoisie et de ses constructions mentales issues de ses constructions sociales concrètes, leurs développements industrieux, scientifiques, philosophiques de la « Renaissance » en Europe des XVème et XVIème siècles.

La pensée Marx de même lorsque les contradictions du système capitaliste et de la révolution bourgeoise entraient rapidement en contradiction sur deux points de la constitution systémique de la production et des institutions de la bourgeoisie :

-La contradiction entre la recherche de plus-value et le capital variable -le salaire et le revenu social du vendeur de sa force de travail (2).

-La contradiction entre l’accumulation du capital dans l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et le besoin de renouvellement de la société, c’est-à-dire la part de restitution suffisante des richesses produites nécessaires à ce renouvellement. Ce que nous exprimerions aujourd’hui par un critère du rapport P/V (Profit/Capital) en contradiction avec un critère du rapport VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et financier). Cette contradiction arrive à maturité, c’est-à-dire en situation de produire ce blocage de l’échange des biens à travers la circulation du capital ; et cette « maturité » coïncide et accompagne la révolution scientifique et technique, numérique, biologique et chimico-physique et ses capacité productives immenses par rapport aux limites du système économique et social obsolète.

Ces deux contradiction, ces deux antagonismes, n’en font qu’une. Elles sont issues toute deux de l’achat de la force de travail, du rapport social inégal que contient l’achat de la force de travail entre le capital qui possède des conditions de production et les besoins sociaux. L’accumulation sur la base de l’échange A-M-A’ et le besoin de renouvellent élargi de la société humaine sont en contradiction antagonique. Elle se concrétise par la suraccumulation-dévalorisation du capital (3) et son incapacité croissante de poursuivre, à travers le mouvement du capital, le mouvement d’échange et donc de production des biens nécessaires à la vie humaine.

Cette contradiction peut-elle être résolue dans la transformation du système économique et social ? Certainement. A deux conditions :

-Que la contradiction devienne telle que le mouvement de la société en soit gravement affecté.

-Que se constitue un mouvement objectif et subjectif de construction, de reconstruction, de « Novum ».

Ces deux conditions en constituent une troisième, un Parti rassemble des forces sociales assez larges numériquement et idéologiquement, initiant puis constituant ce Novum.

Pierre Assante. 16/04/2020 05:43:23.

(1) hommes, techniques, machines, cultures scientifiques, « populaires », philosophiques, savoirs et savoir-faire, esthétique et éthique).

(2) Une transition vers l’abolition de l’achat-vente de la force de travail, c’est la loi SEF (droit à la Sécurité d’emploi et de Formation) des économistes communistes.

(3) Le capital constant accumulé (le travail mort cristallisé et ses capacités productives) et le capital immobilier, mobilier et  financier ne trouvent plus à se valoriser en se réinsérant dans le circuit du mouvement général du capital : la suraccumulation du capital handicape sa valorisation. La contradiction Besoins sociaux/Valorisation du capital, c’est l’excès de capital, concret et abstrait, de représentation des richesses concrètes produites par rapport à la représentation des richesses à reproduire de façon élargie. En fait une révolution qui ne serait pas un bouleversement provisoire, mais une étape dans la construction d’un autre système, en santé, comporte la mise en œuvre re-générationnelle des représentations qui portent et soutiennent les échanges et les conditions en santé de l’échange. Ainsi est faite la société humaine : rien de réalisable sans un mouvement en santé, progressiste, de courte, moyenne et longue durée sans un mouvement des représentations, de la personne et de la société, de soi-même et de l’entité collective, conjointement, en miroir et aller-retour de l’observation consciente de l’activité que constitue la « double anticipation », et en processus.

(4) Les syndicats italiens unis, CGIL en tête et le PCI en force politique ouvrière d'organisation et de soutien, avaient obtenu une échelle mobile des salaires. Le gouvernement "pentapartito"  de Bettino Craxi, socialiste, excluant le PCI, en accord et en accompagnement de la Confindustria, l'a supprimé en 1984....

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 20:37

L'art de LA PEDAGOGIE

c'est celui de répétition.... Il faut du temps, dit-on....

 

La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

Contribution au congrès de Décembre 2008 du Pcf

Pierre Assante

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Le 10 décembre 2008.

http://www.bdr13.pcf.fr/CRISE-DE-LA-PRODUCTION-ET-RIEN-D.html

https://pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_LA_PRODUCTION_TOUT.pdf

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 07:05

 

ANALYSE POUR COMPRENDRE

 

Denis DURAND le 13 avril 2020

Austérité : la BCE aurait l’antidote, les dirigeants européens préfèrent propager le virus de la finance

 

Les ministres des Finances des 27 pays de l’Union européenne sont contents d’eux. Ils ont éclaté en applaudissements à la suite de leur dernière réunion, ce jeudi 10 avril. En vérité, il n’y avait vraiment pas de quoi – du moins si on se place du point de vue des 400 millions d’habitants de l’Unions européenne, et non pas du point de vue du capital. À quoi ont-ils donc abouti ?

Ils ont adopté trois dispositifs et renvoyé l’étude d’un quatrième au Conseil européen qui réunira les chefs d’États et de gouvernements le 23 avril :

  • les États membres consacreront 25 milliards d’euros à garantir des prêts accordés aux entreprises par la Banque européenne d’investissements (une institution financière publique dont le capital est possédé par les États membres de l’UE). La BEI pourra ainsi prêter 200 milliards d’euros… avec de l’argent qu’elle empruntera sur le marché financier ;
  • les États apporteront 25 autres milliards en garanties à la Commission européenne pour qu’elle complète le financement des dispositifs de chômage partiel. Ces garanties aideront la Commission… à emprunter, à cet effet, 100 milliards sur le marché financier ;
  • le Mécanisme européen de stabilité sera autorisé à avancer au total 240 milliards (sur les 410 mis à sa disposition par les États européens), sous la forme de lignes de crédit accordés aux pays qui peineraient à financer les immenses dépenses indispensables pour faire face à l’épidémie et à la mise à l’arrêt de l’économie. Ces avances sont limitées à 2 % du PIB du pays bénéficiaire, soit par exemple 36 milliards pour l’Italie – peanuts ! aux yeux d’un diplomate cité par Le Monde. Le but n’est pas de dépenser réellement cet argent mais… de rassurer les marchés, encore eux, sur la solvabilité de l’Italie, de l’Espagne, de la France.

Toutes ces mesures ont donc un point commun : l’obsession d’inspirer confiance aux « marchés ». Sur ce point, la doctrine des ministres des Finances européens n’a pas changé depuis 2008.

Il faut en particulier souligner que le « Mécanisme européen de stabilité » est tout sauf un instrument de solidarité entre Européens. Il a été constitué en réponse à la « crise grecque » en 2013, sous la condition expresse de n’accorder ses aides que si les pays « bénéficiaires » se lancent dans de lourdes mesures d’« ajustement » macroéconomique, c’est-à-dire d’austérité budgétaire et de restriction des droits des travailleurs : c’est exactement ce qu’il faut éviter aujourd’hui ! Et c’est pourtant ce que la réunion du 10 avril a réaffirmé, malgré les objections des ministres italiens et espagnols…..

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 21:12

Adresse du parti communiste aux salarié·e·s

Le monde du travail est en première ligne pour affronter une crise sanitaire d’une ampleur inédite. Infirmières, éboueurs, caissières, agents de nettoyage, dockers, cheminots, fonctionnaires territoriaux, ouvrier·e·s de l’industrie agro-alimentaire, médecins, livreurs..., salariés du public comme du privé, c’est vous qui maintenez la France debout, c’est vous qui êtes en première ligne face au péril. Hier ignorés, parfois pointés du doigt comme des privilégiés, vous êtes aujourd’hui nos héros ordinaires, célébrés par tous.

Et pourtant, sans attendre, le gouvernement prépare les Français, et particulièrement ceux qui sont au front, à de nouvelles politiques d’austérité. Il prend aussi appui de l’épreuve actuelle pour attaquer encore le droit du travail.

Pour les communistes, tout doit d’abord être fait pour protéger les salariés. Les mettre à l’abri de l’épidémie en cessant les activités non indispensables d’une part, en mettant d’autre part tous les moyens de protection à la disposition de celles et ceux qui doivent continuer à travailler, dans la production et dans les services publics. Mais les protéger également dans leurs droits, contrairement à ce qu’autorisent les ordonnances gouvernementales, en mettant en cause les droits à congés ou en allongeant gravement la durée du travail pour ne citer que ces exemples.

Des années durant, on a désigné votre travail comme un coût qu’il fallait à tout prix réduire pour être « compétitif », pour permettre de satisfaire aux exigences de rentabilité de grands actionnaires jamais repus de dividendes. Des années durant, les gouvernements successifs ont affaibli vos services publics au nom d’objectifs comptables, contraires à l’intérêt général et dégradant sans cesse vos conditions de travail. Jamais ils n’ont écouté les salariés alertant sur les conséquences de leurs décisions.

Le pouvoir actuel porte lui-même de lourdes responsabilités dans la situation dramatique à laquelle est confronté notre pays.

Il a amplifié les politiques d’austérité au nom de la prétendue nécessité de baisser des dépenses publiques, d’affaiblissement des services publics (et particulièrement de l’hôpital public). Il a accompagné et justifié les abandons industriels, de cadeaux à la finance et aux grandes fortunes qui ont lourdement affaibli notre pays au moment où il doit affronter l’épidémie actuelle. Notre pays est devenu incapable de fabriquer les protections indispensables, les traitements et les matériels médicaux. Le gouvernement s’est aussi attaqué à vos droits de salariés, jusqu’à supprimer les CHSCT, décision dont on voit aujourd’hui l’absurdité.

Oui, tous les moyens doivent être mobilisés immédiatement, ceux des plus riches et ceux des multinationales, ceux des banques et des assurances, pour que notre société, une des plus riches du monde, protège ses salariés, du public comme du privé.

Vous pouvez compter sur les communistes, sur leurs élus et leurs militants, partout dans le pays, pour défendre votre santé comme pour défendre vos droits, comme nous l’avons fait pendant le mouvement sur la réforme des retraites ou depuis des années pour défendre le budget de l’hôpital public.

Le capitalisme n’a plus d’avenir. Et vous pouvez compter sur le Parti communiste pour mettre fin aux politiques libérales qui ont tant abîmé nos services publics et notre industrie, abandonné la recherche, privilégié la concurrence européenne, car il est temps de promouvoir un autre modèle économique respectueux de l’être humain et de la nature.

Préparons les jours heureux dans les entreprises et les services publics, exigeons immédiatement :

-La garantie à chacun de 100 % de ses revenus, 100 % de ses congés, RTT ou CET.

-La mobilisation de 10 milliards pour l’hôpital public, pour répondre à l’urgence et commencer la reconstruction de notre système de santé.

-La mobilisation de tout le système bancaire pour défendre le maintien de l’emploi et des salaires, pour la reconquête industrielle, pour le développement de tous les services publics et la transition écologique, et pas, comme après 2008, pour reprendre des activités spéculatives.

-Une nouvelle démocratie dans l’entreprise pour que les salariés pèsent réellement sur les choix de gestion, qui ne peuvent plus être mis entre les mains de ceux qui ne recherchent que la rentabilité financière.

Oui, il n’est pas trop tôt pour combattre efficacement la crise sanitaire et la catastrophe économique et sociale qui vient.

Il n’est pas trop tôt pour inventer et construire tous ensemble une autre logique où l’argent n’est plus une finalité pour quelques nantis mais bien un levier pour l’épanouissement de tous.

Vous pouvez compter sur les communistes pour y travailler avec vous. 

xxx

Signez la pétition nationale qui rencontre un énorme succès : "Des milliards pour l'hôpital, pas pour le capital !" avec plus de 100 000 signataires en 10 jours.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-des-milliards-pour-l-h%C3%B4pital-pas-pour-le-capital-covid-19-france-et-hopitalpascapital

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 07:15

 

CULTURE DE MORT !

 

« Avec l’intention » de, ou « sous prétexte de », prendre un sage recul sur l’événement, la lecture publique sans commentaires de Céline, raciste assassin, par des gens de culture se voulant indépendants du poids d’un présent malade, renaît au milieu de la catastrophe : culture de mort !

Les magnifiques discours sans débouchés concrets qui se tiennent sur l’historique constat des malversations politiques du capital et ses manifestations économiques : culture de mort !

Les sourires entendus sur « ce qu’on savait et qu’on ne disait pas » sur la finance : culture de mort !

Les dénonciations sans solutions concrètes, opérationnelle, de dépassement du blocage économique de la circulation des biens-marchandises-capital : culture de mort !

Les indignations entre soi des « sages » contre les corrompus ou les inconscients : culture de mort !

La « contemplation » sans but et l’élucubration stérile : culture de mort !

*

MAIS,

Mais comprendre et échanger sur ce qui peut dépasser les blocages,

Mais Voir Ce Qui dans les multiples et diverses Activités Humaines freine et empêche leur développement et Comment,

Imaginer et commencer à agir.

Mais Projeter et Expérimenter,

Mais être Bienveillant mais sans Opportunisme,

Résister à ce que l’on croit futile et sans effet sur la Santé Sociale et Personnelle,

Ne pas confondre et chosifier Economie et Vie,

Voir qu’en  dernière instance, l’économie, c’est les Moyens des Activités Humaines, les Idées et des Sentiments, des Sensations Comprises et Cultivées quand elles portent la santé.

*

ET affirmer que la « suraccumulation-dévalorisation du capital » est le Nœud de la Crise, des crises, des Pénuries de toutes sortes aujourd’hui et à venir menaçant notre survie, ce n’est ni rébarbatif ni incompréhensible ni prétentieux ni pédant, ni sans Passion de Vie.

*

Trouver les Remèdes au dépassement de la Loi du taux de profit pour rendre et donner Santé aux activités non lucrative abandonnées sur les rails des voies de garage du capital,

Les Remèdes pour :

La Santé physique et morale,

L’Energie Nourriture de la Vie,

Les Rapports Sains de l’homme à la nature,

Les rapports sains de l’Homme avec Lui-même,

La Conquête de l’Univers comme conquête Amoureuse et Respectueuse entre Deux qui ne font qu’Un.

*

Non l’indépendance mais l’Autonomie Relative, la Solidarité, la Coopération de l’homme avec Lui-même, de la nature avec Elle-même,

La « négation de la négation » des Conflits et non leur Ignorance et leur Négation Mentale Stupide.

Mais La Contemplation pour Agir,

La « Déadhérence Conceptuelle » qui voyage à l’Infini pour pouvoir vivre dans ce Fini Relatif de la vie humaine,

Le souffle de l’Esthétique au service d’une Ethique de Développement et de Conscience.

S’inclure dans un Nous, étant Relativement Autonomes.

C’est cela croyons-nous la culture de vie.

*

Pierre Assante. 13/04/2020 06:45:35.

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 16:14
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s’informer sur Le site de la Revue Economie et Politique : https://www.economie-et-politique.org/

 

Conjoncture :

de chocs en chocs,

tout un système en cause

 

 

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:55
Terre vue au microscope...

 

RAISON-POÉSIE. Le « loin » et le « près »

 

Pour aller plus loin, il faut regarder de plus près. Connaitre le réel dans ses détails, ses structures complexes. Avoir un regard synthétique des multiples et divers mouvements observables.

Pour regarder de plus près il faut s’éloigner physiquement et mentalement du réel, concevoir ce qui n’existe pas encore et qui peut exister, déadhérer du réel, capacité de l’espèce humaine qui est capable de concevoir avant de réaliser.

Le « loin » et le « près », c’est un même mouvement, un même processus du réel, et voir et réaliser c’est une part de ce processus du réel.

Il se peut qu’existe sur terre, un monde humain dont la circulation des biens entre les hommes ne repose plus sur la circulation monétaire, sur la base de la mesure de la valeur abstraite en fonction du temps de travail inclus dans la production des biens.

Il se peut que l’humanité sorte de cette adolescence où l’on ne maîtrise pas bien sa vie parce qu’on ne maîtrise pas encore suffisamment les données de l’adulte en tant qu’espèce, et ses repères relatifs et provisoires de vie. Mais aussi quelle belle et dangereuse expérience que celle de cette humanité adolescente en recherche, instable et en pleine construction-invention de sa stabilité du moment, du temps large des générations successives de cette adolescence.

Il se peut que, triste hypothèse, quelque catastrophe naturelle ou sociale prévisible ou imprévisible détruise la moitié ou plus de l’humanité. Il se peut aussi que l’humanité, avec ses forces restantes, la puissance physique-créatrice des forces productives restantes, et le nouveau développement des forces restante, continue de lancer des fusées et crée d’extraordinaires techniques quotidiennes, conquière l’espace et la connaissance de l’espace et de l’infinitésimal de l’espace et les connaissances synthétiques en croissance exponentielle infinies de soi-même, de la conscience de la nature sur elle-même en processus qu’est une espèce, un être pensant.

Il se peut que nous soyons capables de voir nos actes dans le miroir de notre vie, pas notre petite vie, mais notre vie d’être social, collective et autonome à la fois, sa relativité immense et merveilleuse.

Savoir et poésie sont de la même nature et non mondes séparés.

Il n’y a pas de Raison sans Déadhérence conceptuelle scientifique et esthétique.

L’éthique indispensable à tout processus pensant-physique - pensant-physique sinon non existant -, est constituée de l’unité des mouvements esthétiques et scientifiques et son aboutissement éthique, une éthique en mouvement-construction infinie.

In fine, l’éthique et son mouvement c’est l’essence de l’ensemble des rapports sociaux et celle de l’homme par conséquent, en unité.

Pierre Assante. 12/04/2020 06:31:26.

 

 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 07:17

 

L’urgence de la transformation-reconstruction

 

Tout d’abord, je renvoie à Economie et Politique Janvier-Février 2020, à L’article d’Yves Dimicoli et à celui de Nicolas Marchand (1)

Ensuite, je renvoie aux mesures palliant à la dramatique crise sanitaire, elle-même incluse dans la monstrueuse et catastrophique crise économique que la crise sanitaire voile.

Mesures financières, création monétaire de crise des banques centrales, tout cela est indispensable. Il aurait d’ailleurs fallu que cette création monétaire précède la crise et que l’usage de cette création monétaire aille aux besoins humains, leur développement et leur complexification au lieu d’aller à une accumulation du capital et la guerre économique qu’elle alimente en relation réciproque, accumulation qui a atteint depuis les années 1970 un point de blocage progressif des échanges des biens, du mouvement, du processus en santé du cycle de la production-consommation-production élargi, en quantité-qualité.

Je ne sais si cela est bien clair dans les têtes.

Une chose est peut-être plus simple à comprendre :

Il ne peut pas y avoir un écart grandissant durable trop important entre production de valeur monétaire et production de valeur marchande et d’usage, dans le double aspect des marchandises qui sont à la fois du capital et des biens de consommation nécessaires ou pas à la vie de la personne et de l’humanité.

L’écart entre production monétaire et production de valeur d’usage mesurée en valeur marchande est un moyen de tirer la production-consommation vers le haut, à condition que l’écart ne conduise pas à la rupture, comme un élastique que l’on tend trop et qui craque.

Une des conditions pour que cet écart ne conduise pas à la rupture est le rapport entre la production de richesse et celui de la restitution d’une part des richesses à la production des richesses. Dans notre système cela voudrait dire que la part nécessaire de la Valeur Ajoutée, des richesses supplémentaires produites soit restituée, dans le cycle productif, aux moyens de production. Il s’agit de fait d’une croissance non pas figée, mais relativement équilibrée et dont l’équilibre relatif soit régulé sous peine de se retrouver au point catastrophique où nous sommes parvenus.

Une mesure politique conduisant à une régulation économique progressive pour atteindre cet « équilibre relatif » (2), c’est une proportionnalité relative choisie, dans le cycle de production, entre la Valeur Ajoutée (Nouvelles richesses créées) et le réinvestissement d’une part plus importante de Valeur Ajoutée dans les moyens de production et de consommation (3).

En fonction des résultats envisagés, prescrits,  et des résultats obtenus et du jugement de valeur sur le résultats prescrits et obtenus, il s’agit de trouver les ajustements, les « réglages économiques » permettant la meilleure réponse possible aux besoins humains, et pour parler d’écologie, aux besoins conjoints et réciproques de la vie humaine et de la vie de la planète, et au-delà de la conquête universelle à laquelle aspire le progrès humain, physique et moral, la conscience.

La constitution du système capitaliste, et encore plus dans sa phase mondialisée, numérisée, financiarisée est en totale contradiction avec cet équilibre relatif. Son but économique est l’accumulation qui conduit à la suraccumulation bloquante du cycle de renouvellement, et ce but économique contraint le système à des palliatifs qui ne peuvent avoir d’effets positifs à long terme, ni aujourd’hui à court terme.

Nous ne sortirons, comme le décrit Yves Dimicoli de la crise économico-sanitaire que par le haut : la transformation progressive et rapide du système économique et social actuel.

Dans le système capitaliste de recherche d’accumulation de capital comme but final et permanent, le travail est en crise. Il est en crise parce que le travail lui-même ou plutôt la force de travail est une marchandise. Qui veut vivre doit vendre sa force de travail au propriétaire du capital. Cet achat-vente prend aujourd’hui des formes nouvelles, tout en conservant ses propriétés d’origine. Elle touche les salariés et les non-salariés puisque le capital s’approprie de multiples façons de cette force de travail, y compris dans-et-de la « libre entreprise » petite ou moyenne, entre autre l’auto-entrepreneur et l’ubérisation, c’est-à-dire le travail non contractuel.

Face à la motrice « accumulation » qui anime le capital, une autre motrice doit intervenir : les besoins humains mis à mal par le système. Les besoins humains, réduits, dévoyés, malades de l’argent et la rencontre d’une crise catastrophique d’aujourd’hui, dans leur union négative, peuvent accoucher d’une action transformatrice en santé des hommes et de leur système. Des luttes sociales,  un contenu transformateur et l'apprentissage de la mise en oeuvre de ce contenu, non successifs mais conjoints, c'est la tâche du XXIème siècle des humains, dès à présent.

La maladie du travail est essentielle car c’est la force de  travail qui permet de produire les biens élémentaires et complexes, en unité, nécessaires à la vie humaine. L’achat de la force de travail et les conditions d’exercice de l’activité de la personne sont en opposition dont l’ampleur fait partie de la crise de renouvellement de la société, de la régénération humaine.

L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et les concepts scientifiques et philosophiques à laquelle elle conduit n’est pas un supplément d’âme à la reconstruction sociale élargie. Je me permets souvent de le répéter faute de trouver une correspondance à cette demande.

De grands repères sont à mettre en relation entre des chercheurs qui ont marqué l’économie et l’ergologie et dont la pensée a été alimentée par l’ascèse philosophique et historique : Paul Boccara et Yves Schwartz. Ce n’est pas pour faire du prosélytisme, encore une fois, c’est une question de repères nécessaires.

Pour finir, ce que l'on peut redouter le plus, c'est une crise énergétique car le développement quantitatif et qualitatif de l'énergie est le moyen de donner les moyens de répondre à toutes les autres crises possibles. Evidemment développer l'énergie dépend de l'organisation économique de la société humaine.

Pierre Assante. 11/04/2020 06:40:10.

(1) Liens sur ces documents :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/03/economie-et-politique-mobilisee-face-a-la-crise-sanitaire-et-economique.et-n-786-787.html

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/non-a-la-rethorique-consensuelle-du-jour-d-apres.nicolas-marchand.html

 https://www.economie-et-politique.org/2020/03/31/conjoncture-de-chocs-en-chocs-tout-un-systeme-en-cause

Je renvoie aussi à « Travail et usage de soi », Yves Schwartz :

http://pierre.assante.over-blog.com/2016/12/travail-et-usage-de-soi-yves-schwartz-la-suite-sur-ce-lien-19mb-et-acceder-en-cliquant-ici-ou-sur-le-lien-ci-dessous-a-30-titres-sel

(2)  Un mouvement ne peut être qu’en déséquilibre sinon il n’y a ni mouvement, ni existant. L’équilibre n’est qu’une tendance conduisant à la santé du mouvement, elle-même en mouvement et en déséquilibre. La maladie c’est un déséquilibre trop important qui détruit le mouvement.

(3) En fait, non pas le « communisme » contraint et vulgaire du système soviétique, qui a porté malgré tout des avancées économiques relatives et limitées,  malgré et contre le drame stalinien,  mais une construction communiste de liberté : un rapport « équilibré » dans cycle élargi, entre V.A. (Valeur ajoutée dont revenus du travail) et Capital Matériel et Financier conduisant, avec une croissance des capacités productrices immenses de la mondialisation numérisée, à une libération de ce rapport lui-même au profit d’une administration directe de hommes par eux-mêmes.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 09:44
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...Réfléchir à l’avenir, c’est en quelque sorte, il me semble, réfléchir aux problèmes présents, les causes présentes de notre gestion sociale et les effets sur chacune, chacun de nous.

Les évènements, crise sanitaire et crise économique en tête, nous démontrent que plus une société est complexe, plus l’économie est développée, plus se pose la question de la sécurité sous toutes ses formes, sanitaire, mais pas seulement...

23/03/2020 08:06:20.

 

 

 

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Le Recueil "20 thèses" :

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LA PENSEE MARX. I. II. III. IV.V.VI. ECRITS 2016-2017.

 OUVRIR

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 19:57

 

CONCURENCE LIBRE ET NON FAUSSEE. CRISE SANITAIRE DANS LA CRISE ECONOMIQUE ET DE CIVILISATION.

 

La distorsion entre la loi de la « concurrence libre et non faussée » qui est la clef de voûte de la « constitution européenne » de 2005, ET la pratique d’usage du capital dans la crise du coronavirus, est flagrante. Cette distorsion montre la contradiction, dans un moment d’urgence de besoins de la population ET du capital lui-même, entre la concurrence libre et non faussée et ces besoins.

Européen je suis et européen heureux d’avoir voté NON en 2005 et en 1994 au traité de Maastricht pour les mêmes raisons.

L’Europe est un échelon pertinent de la coopération dans la mise en commun des efforts humains sur l’ensemble de notre petite planète. Là où le bât blesse, c’est que l’E.U. est une construction libérale dont de principe d’investissement des efforts des hommes pour répondre à leurs besoins, investissement en travail mort cristallisé comme en travail vivant, est subordonné au calcul du taux de profit, du rapport P/C (Profit/Capital) au point de sanctionner et neutraliser qui déroge à ce critère.

Les tenants intelligents et capables de la collaboration de classe, c’est-à-dire de la soumission de l’homme, et particulièrement du vendeur de sa force de travail, au capital et sa loi incontournable du plus fort, ont su répondre au moins en partie aux urgences du confinement et du ravitaillement et de la consommation d’urgence aussi. Certes il en allait aussi de leurs intérêts de classe pour que leur système ne s’écroule pas. Mais ils ont été capables de le faire, jusqu’à présent.

La dérogation à la règle de la concurrence libre et non faussée n’est pas, dans la crise sanitaire, une exception. La guerre rude et dure entre les grands groupes financiers et industriels, les firmes multinationales entre elles, et contre-avec les entités industrieuses moyennes et petites connaissent bien d’exceptions à la loi de la concurrence libre et non faussée au profit des concentrations capitalistes les plus puissantes, et au-delà des lois des Etats nationaux. Les firmes multinationales ont une puissance capitaliste supérieure à celle des Etats et ce sont elles qui déterminent la politique des Etats et leurs dirigeants eux-mêmes. Ce en quoi l’on voit à quel point en est réduite la démocratie élective et représentative des Etats.

Cette digression nécessaire faite, il s’agit de rechercher les principes d’une société dont l’organisation économique et les besoins convergeraient. Cette convergence est un mouvement, c’est-à-dire une recherche permanente de convergence dans le mouvement. Et l’on sait la complexité du mouvement de la société qui est constituée du mouvement de la masse des humains qui le constituent, leurs pensées, leurs choix, et non pas des machines sans opinion ni sans jugement de valeur. Rechercher ces principes ce n’est pas une fin en soi. Il faut ensuite une application collective et intelligente de ces principes, du particulier au général, et souvent c’est dans le particulier que les principes échouent. Mais cela n’est pas en opposition avec la nécessaire recherche des principes. Mettons-nous bien en tête le sens de ce mot « Principe » pour comprendre la démarche.

Concurrence libre et non faussée et loi impérative du critère P/C, ne répondent pas aux besoins humains, et pas seulement dans la crise sanitaire. Avant la crise sanitaire, la crise économique était déjà au point d'éclater quelques mois ou semaines après, comme elle a éclaté maintenant, accélérée par la pandémie. La sortie de crise, le capital la voudra sur les principes de la « concurrence libre et non faussé » à sa sauce et le critère P/C. C’est-à-dire que le redémarrage de la totalité des forces productive, machines, techniques, hommes et leurs cultures, savoirs et savoir-faire devront reprendre sur le principe de l’accumulation capitaliste, donc sur l’économie au sens de l’épargne des moyens nécessaires à la vie humaine. C’est le propre d’une phase finale d’un cycle économique,  d’une phase de crise finale d’un cycle économique, l’excès d’épargne financière qui épargne les moyens concrets et sous-consommation par rapport aux capacités des forces productive dans une période historique de développement donnée.

Parmi l’épargne financière et l’ économie capitaliste il y a une épargne de moyens concrets qui réduit un besoin fondamental dans une période de révolution scientifique et technique qui est la nôtre : la recherche fondamentale et appliquée correspondant au niveau atteint par le développement des forces productives, correspondant à cette révolution scientifique et technique, numérique, biologique et des connaissances des particules, des connaissances astronomiques…, et leur mouvement à développer et rassembler, en processus synthétique et complexification permanents.

Cette réduction relative de la recherche impacte l’ensemble des activités et besoins humains. Aussi bien la modernisation des moyens de production que les moyens de consommation et leur équilibre relatif en mouvement dont ils ont besoin dans le processus productif et la réponse aux besoins humains en croissance et complexification, en quantité-qualité, pas en « décroissance » chère à l’air un temps bien orienté sur le maintien des inégalités profitables.

Qu'est-ce que nous proposons ? Et à ce "nous" chacun peut s’inclure, d’où qu’il vienne du point de vie et de vue des jugements de valeurs passées et leur transformations dans le mouvement de la société et des idées qui la meuvent. Nous proposons non pas une étatisation des choix et de leur mise en œuvre, mais un marché régulé par des lois qui garantissent cette régulation. Quelle régulation ? Que la demande ne soit pas dirigée d’en haut, mais par le consommateur, ce qui veut dire que le consommateur, en fonction de ses choix oriente individuellement et collectivement les forces productives dont il est lui-même partie. MAIS AUSSI que la loi garantisse l’investissement humain et matériel d’une orientation en fonction des besoins auquel le critère P/C ne peut répondre. De tels principes pourraient aller, par hypothèse bien réfléchie et expérimentée, vers un développement des moyens humains tels qu’ils permettraient de modifier la vente-achat de la force de travail jusqu’à l'extinction des travaux contraints et le développement général du libre choix des activités répondant aux besoins de l’individu dans ceux de la société.

Une étape dans ce processus serait la prépondérance du rapport VA/CMF (Valeur Ajoutée -la production supplémentaire, la valeur créée supplémentaire- par rapport au Capital matériel et Financier) sur le rapport P/C, c’est-à-dire une législation incitant par l’intérêt même des personnes et du système en transformation, une plus grande part, croissante, de Valeur Ajoutée restituée à la circulation du capital, c’est-à-dire des marchandises et des biens nécessaires à l’être humain.

Ces principes ne sont pas un « mécanisme ». Il dépendent de la volonté des hommes, donc des actions et des luttes qu’il faut mener contre le système actuel et ses défenseurs. Les partisans du libéralisme tenant le discours de « l’après » crise sanitaire nous concoctent un maintien des rescriptions salariales, des revenus populaires directs et indirects à minima pour renflouer le taux de profit dans le « redémarrage » économique et sa poursuivre. Leur ignorance feinte ou réelle -en tout cas concrète par rapport à leurs intérêts propres de capitalistes- de la crise de baisse tendancielle du taux de profit et de suraccumulation-dévalorisation est telle, qu’elle leur cache ce que contient de chute vertigineuse pour toute la société, cette maladie à guérir de la suraccumulation du capital qui ne trouve plus à rentrer dans le circuit de production et d’échange, de par les lois du système, celles de l’échange A-M-A’ parvenue à son paroxysme et son obsolescence.

« L’après crise » sanitaire qui est aussi la poursuite de l’immense crise financière dans la crise générale du capitalisme financiarisé-numérisé-mondialisé sera l’entrée dans des luttes populaires et du salariat en premier lieu pour contester les restrictions relatives ou absolues et pour donner à ces luttes un contenu transformateur de la société, en santé sur tous les plans, écologie comprise.

Pour conclure, oui rechercher et mettre en œuvre des principes nouveaux de développement, mais aussi développer les capacités de mettre en œuvre concrètement ces principes. En cela le pire est le gauchisme qui poursuit un objectif de justice et-ou de raison mais le fait capoter par incapacité de cette mise en œuvre et du processus d’expérimentation et d’aller-retour entre le projet et la pratique pour les rendre opérationnels par rapport au but recherché. En cela je reviens, contre vents et marées à l’ergologie et à l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail : comment imaginer la participation des hommes à la transformation de la société et à leur auto-création sans développer la connaissance intime que leur histoire d’humains a créée par le travail et qui constitue le mouvement, le processus de l’activité de la personne et dans la société, l’être social, le corps-soi qui le constitue. La « double anticipation » est un concept ergologique parmi d’autres que ne peuvent ignorer ceux c’est-à-dire tous les humains, qui ont la prétention de jouer un rôle, dans leur propre destin individuel et collectif.

Pierre Assante. 09/04/2020 06:48:11.

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 19:19
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VIDEO : HOMMAGE MAGNIFIQUE A UNE INFIRMIERE EN EHPAD de Seine-Saint-Denis par MARYAM MADJIDI, écrivaine, PRIX GONCOURT du premier roman 2017.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 10:07

 

IL Y A L'APPARENCE DES CHOSES ET PUIS IL Y A LA REALITE, PLUS COMPLEXE QUE LES APPARENCES.

UNE SOCIETE HUMAINE N'EST PAS UNE MACHINE

 

Nous sommes peut-être au bord de l'invention d'une sociÉtÉ NOUVELLE.

TEXTE COMPLET.

Pierre Assante. 06/04/2020 05:29:22

Une société ne peut vivre sans organisation économique, sans organiser les relations qui lui permettent de produire ce qui lui est nécessaire de consommer pour vivre et se développer, sans organiser les échanges permettant cette consommation.

La consommation humaine c’est un échange d’énergie naturelle et transformée par le travail, de mouvement, et pour une espèce pensante, la pensée est aussi une consommation d’énergie, un mouvement, un échange avec les autres humains, la société, la nature, l’univers, une production-consommation-échange du processus de conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme.

Dans cette crise générale, l’économie est suspendue dans le vide, la société par la même occasion, et l’être social, l’individu, par la même occasion.

Mais l’économie est-elle vraiment suspendue dans le vide ? Il y a un mode de production et d’échange, mondialisé, financiarisé, numérisé. Il poursuit son existence, les règles qu’il a établies dans les relations de production-consommation,  le critère du rapport Profit sur Capital (P/C). En même temps, ces règles qui sont maintenues explosent. C’est en ce sens que j’ai parlé de « capitalisme de guerre » vers une possible démocratie avancée promue par les luttes sociales, ouvrant la voie à un nouveau mode de production et d’échange en santé pour le processus humain.

Une partie de la production économique se poursuit qui permet une alimentation des besoins sociaux. Une autre partie, dans le confinement mais surtout dans l’explosion de la crise économique, vit sur des réserves, réserves physiques, concrètes et réserves des savoirs en partie gelées mais non détruites, et de conscience et réserves d’abstraction et de systèmes de concepts, de catégories mentales en mouvement, d’abstractions en transformations.

La pensée, la conscience, produits du travail de l’origine à aujourd’hui, de la horde au clan, de la nation à la mondialisation, n’est pas une chose figée, elle contient le mouvement, le mouvement humain, social, c’est-à-dire la capacité d’invention, d’imagination d’un non-encore-existant à créer pour survivre, vivre, se développer.

Cette capacité se condense en réserves d’alternative à mettre en œuvre en réponse aux besoins humains, leur développement, leur complexification. Dans la crise économique de suraccumulation-dévalorisation du capital, aggravée par la pandémie et les mesure sanitaires à prendre,  crise économique qui met la circulation du capital, donc des biens qu’il transporte, en grande difficulté, et en difficultés qu’on peut estimer irréversibles dans le système, l’invention d’un autre mode de production et d’échange ne peut naître progressivement ou rapidement, que de la mise en œuvre urgente et résolue, décidée, de cette réserve d’alternative.

On peut penser, que malgré les atteintes que le profit lui a porté, cette réserve d’alternatives s’est développée sous les cendres et est suffisante pour cette naissance. Dire « sous la cendre » est une image intempestive, puisque nous sommes sur des charbons ardents. Les alternatives ne fonctionnent toujours qu’en excès ou n’existent pas. Elles sont en relations multiples et infinies, entre elles dans leur propre infinité, relations qui créent de nouvelles alternatives et de nouvelles relations.

*

Revenant à notre point de départ, nous avons donc une société dont le moteur est le profit, mais qui le met en partie entre parenthèses dans la crise économique et la pandémie,  dans une partie de son activité pour répondre à la pandémie et son lien avec la crise économique, sans en abandonner le principe P/C, ni en abandonner le fait et qui dans ce fait, en partie, par secteurs, mais en osmose entre les multiples et différentes activités productrice et consommatrices, PRODUIT sans profit, dans l’objectif de le réaliser...

Nous sommes peut-Être au bord, malgrÉ les menaces, de l'invention d'une sociÉtÉ NOUVELLE. Les circonstances nous placent "entre deux». C'est lÀ oÙ l'on va voir quelles sont nos rÉserves d'alternative.

Ces réserves d’alternatives se manifesteront dans les luttes répondant aux besoins humains et aux revendications que ces besoins humains suscitent. Et bien sûr, dans les luttes du salariat qui est au cœur des contradictions entre les besoins et les profits capitalistes.

La vente-achat de la force de travail pose à l’invention, à la mise en œuvre des alternatives la double question du concret et de l’abstrait. C’est une évidence pour qui ne sépare pas le corps de la pensée, pour qui reconnaît les propriétés propres de l’espèce humaine, sa capacité de déadhérence conceptuelle. La réduction d’une conception des luttes et de leur organisation faisant abstraction du contenu abstrait de l’acte humain, c’est-à-dire maniant négativement l’abstraction, ne peut que stériliser les luttes qu’il pense promouvoir.

Il n’y a pas de dichotomie, de séparation possible entre travail concret et travail abstrait. Et si le travail se caractérise dans la société capitaliste qui le mesure en temps et en valeur marchande, par une abstraction, une société dépassant cette mesure au profit de valeurs sans dimension permises par un développement numérisé et automatisé de la production quantitative et qualitative, usera aussi d’une abstraction : une abstraction d’un niveau qualitativement supérieur.

*

Pour en revenir À nos moutons, l’entre deux qui consiste à produire toujours selon l’efficacité perdue du rapport P/C et de mettre sous la contrainte  de la crise générale, le capital, et ses entités de produire sans taux de profit immédiat propre grâce à une production monétaire ex nihilo des banques centrales le « renflouant à court terme » ouvre une possibilité de construction nouvelle.

Dans la crise, les concentrations massives du capital et en même temps la diversification-éclatement des entités productrices petites et moyennes absorberont le capital de ces dernières au profit des firmes multinationales. Et en même temps cette concentration tend à un « capital unique » que le capital ne peut réaliser que par sa transformation-disparition. La concentration capitaliste du capital mondialisé-financiarisé, numérisé, c’est la concentration terminale du capital, c’est comme disait Lénine, mais à une échelle globale l’antichambre non du socialisme, mais du communisme, même si le processus, comme tout processus comporte des paliers et des sauts.

En parlant de paliers, la crise générale contient la crise financière et la crise financière une crise boursière, le palier de la crise boursière sera sans doute de courte durée et sans doute l’onde actuelle à deux mois... rend le terme à deux mois, donc peut-être en mai, conjonction économico-sanitaire probable ou pas ? Mais quelles que soit l’hypothèse la question est de s’y préparer.

*

Les mesures économiques prises par le pouvoir de production et d’administration pour résoudre la crise, le sont inconsciemment à partir d’une pratique intuitive. Intuition limitée par la conformation de la pensée au système. Et pourtant il s’agit d’une intuition contradictoire qui contient, un mouvement irréversible et à son corps défendant,  contre sa propre existence de dominant en fin d’existence.

Le mouvement ouvrier, du salariat sera-t-il en mesure de récolter les fruits dans cette dramatique et mortifère bataille de la société contre et pour elle-même ? Il est seulement question d’éviter des dérapages trop dangereux, de penser et d’agir.

L’inquiétude des milieux d’affaire sur les limites de la création monétaire, de sa masse en croissance et de sa perte de contrôle en vue, sont une manifestation de l’inconscient affolé de la classe dominante sur l’impossibilité de sortie de crise sans transformation-dépassement du système.

*

Pierre Assante. 06/04/2020 05:29:22.

 

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