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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 08:04

 

CROISSANCE

 

La croissance de l’enfant à l’adulte en passant par l’adolescence, et la croissance de l’adulte ne sont pas de la même qualité. Il ne s'agit pas de hiérarchie dans la qualité, mais de la qualité propre d'un moment du processus,  d’un processus particulier dans un processus plus vaste. Evidemment quand on parle processus on parle aussi d’espace-temps.

Chez l’adulte il y a un « palier de courbe de croissance » qui monte plus légèrement et qui tend à s’aplatir, sans s’aplatir complètement, vers la mort in fine qui est la vraie décroissance. Cependant dans ce palier, il y a croissance d’une autre qualité et il peut y avoir forte montée dans cette « nouvelle courbe de croissance ».

La croissance c’est la vie, la décroissance c’est la mort, progressive ou brutale

Le nouveau type de croissance chez l’adulte est une réorganisation permanente des capacités acquises dans l’enfance et de nouvelles acquisitions, et sa prise d’autonomie dans l’adolescence, avec tous les dangers accrus de la crise de croissance propre à l’adolescence. C’est ça la nouvelle qualité de la croissance de l’adulte dans la continuité de la croissance et sauts de qualité micro dans le macro, de la réorganisation permanente de la naissance à la mort. Et c’est celle d’une société adulte, niveau supérieur d’organisation collective et niveau supérieur de la personne humaine dans leur mouvement commun d’individu et d’espèce pensants

Certes ce schéma empirique n’est qu’un schéma, mais il a de l’importance pour la compréhension et la recherche qu’il peut développer par la suite, quitte évidemment à le remettre sans cesse en cause, en fonction de la confrontation avec la découverte scientifique de cette réalité.

Comme pour toute entité dans l’univers, la question de la croissance de l’homme et de sa société, sans être la même que celle de l’individu ni d’une croissance « purement » minérale ou biologique non pensante, connait les lois de la dialectique de la nature. D’autant que nous savons bien et nous remémorons qu’homme et société humaine ne sont pas séparables. Autocréation de l’homme et autocréation de la société humaine sont un même mouvement dans le mouvement de la conscience de la nature sur elle-même, de l’univers sur lui-même. II est difficile, avec les outils de notre langage de décrire l’unité et le particulier, l’opposition et l’identité des forces contraires dans les mouvements du mouvement, leur particulier et leur général

Il y a aussi des remontées brutales de la courbe soit dans une révolution individuelle dans la biographie personnelle soit une résolution collective dans une révolution collective de transformation qualitative  sociale.

Les transformations qualitatives sociales découlent d’accumulation sociale de l’infinitésimale à la globale en unité. Globale sociale dans la globale universelle de la nature.

Les révolutions sociales comme les révolutions techniques, et leurs interactivités réciproques simultanées ou décalées temporellement, sont  séparées de temps long et très long à l'échelle humaine. Par exemple la révolution de l’usage du feu pour la nourriture et la poterie paléolithique et celle de la machine à vapeur. Puis l’accélération que démontre l’électricité tirée du charbon à celle du nucléaire et d’un possible ITER  généralisé. Idem pour du clan à la cité, de la cité aux empires, des empires au possible communisme. Idem de la chasse et cueillette à l’agriculture et à l’industrie mondialisée, numérisé. Idem de la révolution de l’organisation de la cité du croissant fertile à celle de la constitution de Solon et celle de 1793.

Ces citations ne sont qu’une continuation du schéma empirique mais en aucun cas une étude scientifique à poursuivre à partir d’une poussée que peut fournir un tel schéma ou pas.

En tout cas aucune société pensante dont fait partie l’humanité dans l’univers, ne peut survivre sans croissance ET régulation issues d’un schéma, d’une invention, d’une pré-construction mentale. C’est bien le drame actuel de l’adolescence de l’humanité en train de se chercher un schéma évolutif et que l’accumulation antécédente, celle du cycle A-M-A’ et son écart croissant et exponentiel entre l’accumulation du capital et celle des besoins de complexification nécessaire et vitale des besoins eux-mêmes, met à mal.

Pour moi, la nouvelle qualité de la croissance c’est le communisme. Evidemment, pas les expériences de communisme grossier et leurs échecs qui ne sont que des essais dramatiques témoignant du besoin de transformation qualitative  à réaliser pour survivre et poursuivre le processus d’humanisation, son besoin de nouvelle qualité dans son accélération.

Pierre Assante. 28/12/2021 07:34:05.

 

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 14:20

 

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SOMMAIRE ET REMERCIEMENTS EN FIN DE RECUEIL

 

"JOURNAL INTIME", politique, poétique et philosophique

reprise d'un recueil précédent avec un autre titre

plus correspondant à la démarche et la situation

Le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_INTIME_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

 

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 12:45

 

LETTRE OUVERTE

DE LA MERE DE JULIAN ASSANGE

AU MONDE

Lettera aperta della madre di Julian AssaNge al mondo

 

MES EXCUSES JE NE L’AI QU’EN ITALIEN.

Traduction FRANCAISE automatique au-dessous

 

Giancarlo Selmi Lnews 24/12/2021

Cinquant’anni fa, quando ho partorito per la prima volta come giovane madre, pensavo che non ci potesse essere dolore più grande, ma l’ho dimenticato presto quando ho tenuto tra le braccia il mio bellissimo bambino. L’ho chiamato Julian. Ora mi rendo conto che mi sbagliavo.

Esiste un dolore più grande. L’incessante dolore di essere la madre di un giornalista pluripremiato che ha avuto il coraggio di pubblicare la verità sui crimini governativi di alto livello e sulla corruzione.

Il dolore di vedere mio figlio, che ha cercato di pubblicare importanti verità, infangato a livello globale.

Il dolore di vedere mio figlio, che ha rischiato la vita per denunciare l’ingiustizia, incastrato e privato del diritto a un giusto processo legale, più e più volte.

Il dolore di vedere un figlio sano deperire lentamente perché gli sono state negate cure mediche e sanitarie adeguate in anni e anni di detenzione.

L’angoscia di vedere mio figlio sottoposto a crudeli torture psicologiche nel tentativo di spezzare il suo immenso spirito.

L’incubo costante che venga estradato negli Stati Uniti, per poi passare il resto dei suoi giorni sepolto vivo in completo isolamento.

La paura costante che la CIA riesca a realizzare i suoi piani per assassinarlo.

L’ondata di tristezza quando ho visto il suo fragile corpo crollare esausto per un mini-ictus nell’ultima udienza a causa dello stress cronico.

Molte persone sono rimaste traumatizzate vedendo una superpotenza vendicativa che usa le sue risorse illimitate per intimorire e distruggere un singolo individuo indifeso.

Desidero ringraziare tutti i cittadini per bene e solidali che protestano a livello globale contro la brutale persecuzione politica subita da Julian.

Per favore, continuate ad alzare la voce con i vostri politici fino a quando sarà l’unica cosa che sentiranno.

La sua vita è nelle vostre mani.

Christine Assange

 

Traduction FRANCAISE automatique

Il y a cinquante ans, lorsque j'ai accouché pour la première fois en tant que jeune mère, je pensais qu'il ne pouvait y avoir de douleur plus grande, mais je l'ai vite oubliée quand j'ai tenu mon beau bébé dans mes bras. Je l'ai appelé Julien. Maintenant, je me rends compte que j'avais tort.

Il y a une plus grande douleur. La douleur sans fin d'être la mère d'un journaliste primé qui a osé publier la vérité sur les crimes et la corruption du gouvernement de haut niveau.

La douleur de voir mon fils, qui a essayé de publier des vérités importantes, s'estompe dans le monde.

La douleur de voir mon fils, qui a risqué sa vie pour dénoncer l'injustice, être encadré et privé du droit à un procès équitable, encore et encore.

La douleur de voir un enfant en bonne santé s'aggraver lentement parce qu'on lui a refusé des soins médicaux et de santé adéquats après des années et des années d'emprisonnement.

L'angoisse de voir mon fils subir de cruelles tortures psychologiques pour tenter de briser son immense esprit.

Le cauchemar constant d'être extradé vers les États-Unis, pour passer le reste de ses jours enterré vivant dans un isolement complet.

La peur constante que la CIA réussisse à mettre à exécution ses plans pour l'assassiner.

La montée de la tristesse quand j'ai vu son corps frêle s'effondrer épuisé d'un mini-AVC lors de la dernière audience en raison d'un stress chronique.

De nombreuses personnes ont été traumatisées en voyant une superpuissance vengeresse utiliser ses ressources illimitées pour intimider et détruire un seul individu sans défense.

Je tiens à remercier tous les citoyens bons et solidaires qui protestent dans le monde entier contre la brutale persécution politique de Julian.

Veuillez continuer à élever la voix auprès de vos politiciens jusqu'à ce que ce soit la seule chose qu'ils entendent.

Sa vie est entre vos mains.

Christine Assange

 

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 09:02
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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 08:29

 

 

Transformation sociale qualitative lente et conscience humaine : l’humanisme en tant que pratique.

 

La conscience humaine ne peut être une production individuelle mais une production sociale dépendant de la production de l’homme par lui-même, de la reproduction de sa vie. La conscience comme un reflet de la personne isolée des forces productives et de leur renouvellement élargi, en spirale (quantité et qualité) n’est pas conscience et tient plus du ressenti de l’animal évolué par rapport à la satisfaction de ses besoins élémentaires que de la conscience. La moindre connaissance de ses actes, de ses besoins, dans la production et l’échanges collectif, oui comme processus vers sa constitution. C’était celle de l’origine de la production -dès le galet aménagé-, forme humaine d’existence dépassant la forme vie animale et allant vers la constitution humaine des processus universels connus et inconnus de complexification de la conscience de la nature sur elle-même. De l’animal évolué à l’homme il y a un processus d’évolution de l’appréhension du réel. Et de l’homme préhistorique que nous sommes encore, à une humanisation accomplie et ses suites dans une autre forme de vie et de société, il y a processus de construction de la conscience de l’humanité sur le monde réel et non le monde mythique qu’il a construit jusqu’à ce jour et que les dominations et la domination de classe déterminent.

 

Nous parlons là d’une révolution philosophique, le matérialiste dialectique dépassant la logique de non contradiction qui imagine les mouvements de la nature et de la société dans un monde bloqué, une réalité naturelle et sociale figée. C’est une philosophie du devenir élargissant la logique de non-contradiction historique millénaire à la dialectique de la nature

 

La transformation lente de l’eau en vapeur par évaporation est une transformation qualitative qui ne requiert pas de l’eau la conscience d’elle-même…

 

La transformation lente du système économique et social capitaliste requiert la conscience humaine, si limitée qu’elle puisse être historiquement, mais tellement plus développée que chez les premiers hommes. Même dans son inversion issue d’une croyance de la pensée créant la matière, d’une domination de l’esprit sur la praxis dont au contraire il est issu. C’est des prémices de conscience.

 

Cette conscience est celle du développement des forces productives que l’homme a créées, jusqu’à celles à ce jour de la mondialisation capitaliste, sa numérisation, et sa voie de garage, la financiarisation palliative à la crise généralisée du taux de profit et de la civilisation, issue de et produisant en rapport réciproques la suraccumulation-dévalorisation du capital.

 

Il est clair que le processus du système capitaliste, l’accumulation du capital dans le circuit A-M-A’ conduit au paroxysme des inégalités de richesse, de développement, et de l’aliénation humaine, de la contradiction de la personne avec elle-même, des entités humaines avec elles-mêmes, de l’humanité avec elle-même.

 

Il est clair aussi que malgré  les tentatives échouées de transformer qualitativement le système économique et social, un travail profond de transformation lente a poursuivi comme souterrain mais en fait très visible et évident.

 

La conscience du phénomène de suraccumulation et son lien avec la crise et ses effets quotidiens et sur le futur n’est pas encore parvenue à une maturité suffisante pour être une conscience et pour achever un processus de transformation qualitative. Les convulsions de transformations révolutionnaires violentes et rapides qui semblent avoir échoué définitivement cachent le processus lent de fond.

 

La masse des révoltes sociétales fait partie de cette transformation qualitative « lente »  habite un processus de transformation sociale, elle, malgré leurs aberrations et leur défaut de lien direct apparent avec cette transformation sociale, qui ne peut apparaitre clairement que dans l’achèvement d’une transformation qualitative.

 

Une transformation qualitative sociale est la négation de la négation d’une période historique de la société réelle, et pas seulement de la représentation conjointe qu’on s’en fait et du processus de cette représentation. C’est un dépassement global –macro- de normes, issu du dépassement d’une infinité de normes micros et d’une accumulation de dépassements.

 

La dépossession du travail d’un homme –l’achat de la force de travail par exemple- constitue le type essentiel d’aliénation humaine dans la période historique de la société marchande et de propriété, millénaire,  et son aboutissement-impasse actuelle, le capitaliste monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé.

 

Mais toute dépossession est aliénation, en opposition avec un échange d’activité libérateur redevenant besoin naturel –après l’intermède de la société de classe et de la dépossession du produit et de l’acte, des actes-gestes de produire de l’homme producteur- dans la production matérielle et morale et son unité.

 

La domination de sexe, dans l’évolution des systèmes productifs c'est les prémices de la domination de classe et l’habite historiquement. Production d’objets et d’art, collective du clan, prémices de l’artisanat de la société marchande et de l’aliénation de l’homme producteur.

 

« …Il est connu que l’idée d’aliénation est une idée centrale de la philosophie de Hegel et qu’elle sous-tend notamment toute la phénoménologie de l’esprit, dont Marx dit lui-même qu’elle est ʺla source véritable et le secretʺ de toute sa pensée. Mais peut-être faut-il en préciser quelques aspects qui marquent mieux la filiation entre la conception de Marx et celle de Hegel et permettent de mieux apprécier l’importance de la révolution philosophique accomplie par Marx…)

Emile Bottigelli. Présentation des manuscrits de 1844. Ed. Sociales 1969.

 

La transformation sociale qualitative lente du système capitaliste est en cours depuis sa naissance. Le processus de création par l’homme des forces productives l’a emmené au seuil de son accomplissement ; qui n’est pas se fondre en Dieu (Siam ambe Diu dit Victor Gélu en imaginant un processus beau mais idéaliste de perfection de « mestre Cassian ») mais un nouveau dépassement de résolution de contradiction des forces contraires, processus (au pluriel) du processus infini d’évolution-transformation-complexification de la nature dont nous sommes. Mais que de difficultés, de douleurs signe du besoin, pour passer ce seuil ! Instinctivement il semble que ce ne sont que des débuts dans l’accélération de « l’évaporation », à la fois proche pour l’humanité et longue pour le processus générationnel humain, dans la souffrance et l’espoir et la joie d’y contribuer aussi.

 

Nous y voilà, peut-être, malgré l’apparence contraire, à portée de main de ce seuil.

 

Cette réflexion réclame une suite liant lois du capital, aliénation et processus économique et politique. Et une retranscription moins grossière.

 

Pierre Assante. 23/12/2021 08:26:46.

 

 

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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 21:21

 

Page LI de la présentation par Emile Bottigelli des manuscrits de 1844 de Karl Marx

Editions Sociales. 1969.

 

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 10:16

 

Le bon médecin, LA PERSONNE EN GENERAL et la « tolérance »

 

Un bon médecin, je crois, ne peut imposer un soin à son patient, pas plus qu’il ne renonce à lui proposer ce qu’il pense, scientifiquement et moralement être bon pour lui, dans son serment de solidarité humaine.

Dans le cas contraire il s’agit ou de tolérance en rapport avec les idées, les opinions, les convictions de son patient mélangée à un refus d’agir en fonction de ses propres convictions de médecin, scientifiquement et moralement de même.

En ce qui concerne les soins moraux, à force de se revendiquer de la tolérance, vertu abstraite figée sans lien avec le mouvement concret qu’est l’acte humain, on abandonne ses propres convictions aux convictions de l’autre dont la santé physique et morale n’est pas plus certaine que la vôtre.

Je ne crois ni en Dieu, ni en la métempsychose, ni en quoi que ce soit de surnaturel.

Je crois aux héritages des proches et de toute la société, qui perdurent dans nos choix quotidiens, permanents et en évolution-complexification, dans notre façon de vivre de même en évolution-complexification, et qui contiennent « une part » de leurs convictions et leur vie et actes passés.

La prière n’est que la forme mystique et mythique de cet appel nécessaire à nos, vos accumulations et expériences dans lesquelles ils sont intervenus et interviennent s’ils sont toujours là ; ou indirectement dans votre action propre que les relations réciproques présentes et passées ont laissées ou laissent dans nos fonctions cérébrales élémentaires et complexes en unité, le corps-soi social et ses trous de normes et de connaissances, épigénétiques, instinctives, mémorielles et cognitives.

Les incertitudes ne peuvent gagner totalement la partie jusqu’à empêcher de vivre et d’agir ou à renoncer à chercher et trouver, autant que possible; individuellement et collectivement.

Je suis favorable à suivre des avancées scientifiques en général et celles de la médecine en particulier, même si elles subissent le handicap de la course au profit. La lutte contre le handicap humain de la course au profit fait partie des soins individuels et généraux de l’humanité.

Je me suis longuement exprimé sur cette question, non seulement moralement mais en ce qui concerne la réponse scientifique à cette question, en particulier en économie.

Quant à l'amour, c'est le besoin qui crée l'amour et non le contraire : besoins et amours qui se nourrissent l'un l'autre en rapports réciproques. Les sentiments font partie de l'humanisation. Ils ont une autonomie relative mais réelle par rapport aux conditions originelles proches ou lointaines de leur naissance. Plus l'humanisation progresse, plus les sentiments joueront un rôle et non de contraire.

Dixi et salvavi animam meam.

Pierre Assante. 20/12/2021 09:45:09.

 

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 23:46

 

IL NE S’AGIT PAS DE SIMPLEMENT NIER L’ANIMALITÉ

 

Il ne s’agit pas de nier l’animalité, mais de la dépasser, de la sublimer dans l’humanisation qui est un processus continu, infini, de l’espèce humaine et tout autre sorte d’espèce inimaginable de conséquence.

L’animalité c’est le corps, et c’est vous, c’est moi, c’est nous. Le corps c’est le désir, le plaisir, la douleur signe de son danger, l’amour signe de son besoin, c’est la pensée et c’est la part de la société humaine dépendante et autonome.

Il s’agit de civiliser les pulsions, le contraire de ce qu’à quoi, en partie contradictoire, aboutit la régression de cette fin de système économique et social, son obsolescence et le besoin d’une qualité nouvelle de l’organisation humaine ; organisation humaine qui dépend des nécessités, dans leur état naturel et historique, du moment présent et à venir, et sur lequel la conscience humaine comme l’instinct humain, en unité, et la capacité d’invention qui en découle, peuvent agir.

 

Pierre Assante. 18/12/2021 23:45:26.

 

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18 décembre 2021 6 18 /12 /décembre /2021 09:08

 

DOMINATION RELATIVE DES PULSIONS en régression ET régression DE L’HOMINISATION. Nos fêtes seront bonnes si…

 

Avec la naissance du travail, le galet aménagé, l’humanisation prend son envol.

Organisation de plus en plus complexe de la société humaine, expression de l’humain sur lui-même avec les arts, les mythes comme réponse à tout ce qu’il tente de comprendre sans en avoir les capacités scientifiques historiques, du moment, dans le processus continu de leur développement-complexification (notion d'horizon).

Les mythes, transformés en religion lorsque naît la domination de classe, le despotisme répondant à la fois à une fonction de gestion de la société et à une domination de l’accumulation privée des richesses et de sa personnalisation dans un pouvoir s’éloignant du clan et de l’homme.

 

Avec le recul des « LUMIÈRES », elles-mêmes étape franchie par la bourgeoise du processus humain, mais limitées par des intérêts de classe,  et le recul des capacités de développement continu des sciences, la religion progresse non comme humanisme, mais contre la science, en particulier la théorie de l’évolution des espèces et le communisme comme forme supérieure d’organisation de la société et le développement des humains dans le développement de la société.

 

Avec la déstructuration de l’organisation sociale par le libéralisme, sa "justification" par les firmes multinationales, la réussite personnelle coupée des conditions sociales générales de développement de l’humain, la production et l’échange soumis aux intérêts privés, les progrès de maîtrise relative des pulsions animales régressent à grand pas. S’en étonner est l’expression du plus haut niveau d’hypocrisie. Cette hypocrisie n’est pas seulement d’ordre moral, mais d’ordre économique, politique et philosophique : il s’agit de cacher ce qui peut apporter un avantage personnel contre les besoins commun, les besoins de tous.

 

Le lien ENTRE le mode d’échange dans le mode de production basé sur l’accumulation capitaliste A-M-A’ (Argent Capital-Argent Marchandise-Argent Capital plus) dont il n’est pas nécessaire ici de rappeler le contenu, ET l’individualisme, est évident pour qui ne veut pas se cacher d’un intérêt immédiat exercé contre tous ; et contre lui-même puisque qu’il empêche un développement dont il profiterait d’une façon progressive et progressiste continue ; avec ses accumulations progressives et progressistes et ses sauts de qualité.

 

Le retour visible, qui crève les yeux, d’une régression dans la domination des pulsions est lié à une régression organisée de l’organisation sociale. Violences irréfléchies et violence de classe organisée se nourrissent l'une l'autre. Mais comme disait Oulianov, concernant l'impérialisme par exemple, parmi les diverses et conjointes dominations :  "On ne peut mettre au même niveau impérialisme dominant et impérialisme dominé"; ce qui ne résout pas évidemment la question de la violence et des pulsions.

 

Un grand capitaliste a déclaré : « La lutte des classe existe et nous l’avons gagné ». Sous cette déclaration se cache : « la religion est en train de vaincre la science ». Oh ! pas la science au service du profit, des productions et des échanges permettant le profit immédiat maximum, mais celle qui met le progrès au service du développement de la personne, de l’humanité.

 

Tout progrès de la religion en général se fait au détriment du savoir. Ce n’est pas un secret que le savoir est considéré par les religions comme un péché. Ce qui n’a pas empêché de grands croyants comme Pasteur d’être de grands scientifiques et de grands humanistes ; ou des croyants et des communistes de se retrouver dans la lutte de libération contre le nazisme. C’est la loi naturelle comme sociale des forces contradictoires qui s’exercent en nous, dans la société comme dans la nature, en unité et en identité.

 

Bis repetita : le XXIème siècle sera dialectique ou ne sera pas.

 

Mais il sera. Une fois passées les convulsions d’une crise du système, la suraccumulation-dévalorisation du capital au cœur des contradictions du développement de la société humaine.

 

Travail, formation, transmission, sont le cœur de l’organisation sociale. La libération relative mais continue des nécessités qui permet à l’humanisation de progresser tient dans la sécurité d’emploi et de formation qui garantit la production des biens vitaux pour l’humanité, dans son évolution-complexification, et le pouvoir sur la représentation monétaire des richesses produites pour permettre leur usage en fonction de l’évolution-complexification des besoins sociaux, eux-mêmes liés au rapport de l’homme avec la nature, première richesse humaine de survie, de vie, et de développement. L’humanité, en tant qu’espèce appréhendant une connaissance continue de la nature ; en tant que conscience en processus continu de la nature sur elle-même (Manuscrits de 1844).

 

 

Il ne s’agit pas de nier l’animalité, mais de la dépasser, de la sublimer dans l’humanisation qui est un processus continu, infini, de l’espèce humaine et tout autre sorte d’espèce inimaginable de conséquence.

L’animalité c’est le corps, et c’est vous, c’est moi, c’est nous. Le corps c’est le désir, le plaisir, la douleur signe de son danger, l’amour signe de son besoin, c’est la pensée et c’est la part de la société humaine dépendante et autonome.

Il s’agit de civiliser les pulsions, le contraire de ce qu’à quoi, en partie contradictoire, aboutit la régression de cette fin de système économique et social, son obsolescence et le besoin d’une qualité nouvelle de l’organisation humaine ; organisation humaine qui dépend des nécessités, dans leur état naturel et historique, du moment présent et à venir, et sur lequel la conscience humaine comme l’instinct humain, en unité, et la capacité d’invention qui en découle, peuvent agir.

 

Nos fêtes seront bonnes si nous intégrons à la fête une conception de progrès et la mise en œuvre de cette conception : « il ne suffit pas de comprendre le monde, il faut le changer ».

 

BONNE FÊTES !

 

Pierre Assante. 18/12/2021 08:51:31

 

 

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 07:55

 

La maladie du cycle de reproduction de la société dans le cycle de reproduction du capital

 

Depuis la sortie du communisme primitif de clan -dont il existe encore des résidus dans le monde du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, dominant-, le cycle de production-consommation-production et de l’échange-distribution forme un cycle d’accumulation élargi.

Le cycle d’accumulation élargie constitue la croissance de l’humanité en tant que corps social global.

La croissance « matérielle et morale » du corps-soi et du corps social est une condition de survie et de développement, à l’instar de toute entité universelle.

Croissance et évolution-développement-transformation- complexification vont de pair.

Dans le capitalisme, et dans son paroxysme mondialisé-financiarisé-numérisé, la nécessite du cycle d’accumulation perdure et il ne peut en être autrement. Ce cycle est la vie de la société elle-même. La maladie de croissance et de civilisation de la société humaine ne tient pas au cycle d’accumulation par lui-même mais aux tares de ce cycle de l’accumulation dans le mode de production capitaliste.

Il est fréquent aujourd’hui d’entendre et de lire des développements savants sur la maladie du cycle d’accumulation par une insuffisance juridique ou pire par une insuffisance morale alors que la maladie du cycle de production-accumulation tient au mode de production et d’échange, le cycle d’accumulation du capital Argent-Marchandise-Argent’ (Capital-Marchandise-Capital plus) et l’incapacité systémique du capital de réintroduire dans le cycle une part de la valeur ajoutée non consommée suffisante pour la reproduction du cycle.

 

La maladie du cycle de reproduction de la société dans le cycle de reproduction du capital c’est l’incapacité systémique du capital de réintroduire dans le cycle une part de la valeur ajoutée non consommée suffisante pour la reproduction du cycle. La baisse tendancielle du taux de profit et son paroxysme dans la révolution scientifique et technique décrite par Marx dans son livre 3 du « le Capital » et développée par Paul Boccara dans « Théories sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital, caractérise  la maladie ; révolution scientifique et technique détournée en partie de ses possibilités de progrès dans le cycle de reproduction sociale, partie suffisante pour handicaper et neutraliser sa fertilité.

 

Le droit naturel dit à tous, y compris aux « suzerains », l’injustice insupportable, de moins en moins supportable de la soumission du vassal au suzerain. Que ce soit l’uberisé, l’autoentrepreneur, le travailleur "libéral", l’artisan et le petit commerçant, de dirigeant de PMI et ETM, tous sont soumis aux lois du cycle de reproduction du capital et à sa maladie impactant l’ensemble des activité humaines et la satisfaction des besoins sociaux dont dépend la vie de l’humanité et une organisation en santé du corps social sans laquelle son fonctionnement et lui-même s’écroule.

 

La loi des firmes multinationales qui s’étend sur le monde et contre laquelle les réformettes du G20, du FMI, et de l’Empire ne peuvent rien, devient la loi du monde, de la personne aux plus vastes entités humaines qui soient.

Construire un nouveau rapport de force mondial capable de résister puis de construire devient une urgence vitale pour la société humaine.

 

La répartition « plus juste «  entre salaire et plus-value » est une illusion dans un monde dominé par un cycle d’accumulation dominé par le cycle d’accumulation du capital, des guerres de concurrence économique et militaire conjointes, et ses tactique de repliement dans la spéculation et de revalorisation du capital sur lui-même, permis par l’hyper croissance de la productivité et la production de capitaux et de la production monétaire mise au service de cette revalorisation.

 

Il ne peut y avoir revalorisation du capital que pour une partie du capital, celle aux mains des firmes multinationales de production, d’échange et de gestion du capital, au détriment du reste du capital - et de la reproduction de la société humaine-, c’est-à-dire de l’équivalent de la production nécessaire aux besoins humains non mise en œuvre.

 

Certes, une révolution consistant en une réforme radicale du cycle d’accumulation pour sa mise au service des besoins sociaux ne peut être qu'une secousse dans les convulsions elles-mêmes de la crise du système et ses conséquences dans toutes les activités humaines. Une telle secousse dans la complexité de notre société mondialisée n’est pas sans risque, mais le risque n’est pas plus grand au contraire que le risque évident que la crise du système démontre dans la pratique quotidienne et les incertitudes flagrantes de notre futur commun.

 

C’est dont à la fois dans d’une transformation qualitative graduelle mais radicale et continue, à l’instar de l’eau qui s’évapore et non qui bout, que réside le sauvetage de l’humanité. La construction d’un nouveau cycle d’accumulation en santé, ce n’est pas un chantier totalement inconnu. Il a été entamé par exemple après la victoire sur le nazisme avec la réduction du cycle du capital grâce à la Sécurité Sociale et les entreprises nationalisées échappant relativement à l’accumulation générale du capital, réduction rapidement freinée puis rétablie par l’extension généralisée dans le monde des politiques hyperlibérales dont la réduction des besoins sociaux, par rapport à leur développement, témoigne.

 

Les propositions des économistes communistes (Voir la revue « Economie et Politique ») contiennent un remède à La Maladie du Cycle de Reproduction de la Société (CRS) dans le cycle de reproduction du capital, l’incapacité systémique du capital de réintroduire dans le cycle une part de la valeur ajoutée non consommée suffisante pour la reproduction du cycle.

Remèdes, entre autres : Critère VA/CMF, SEF, Usage Social de la Production Monétaire -et du Crédit-, locale, nationale, européenne et mondiale (FMI, DTS, etc.), Droits de l’Homme Producteur pour imposer ces choix de société dont dépendent les vies humaines.

 

Pierre Assante. 17/12/2021 07:18:23.

 

 

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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 15:51

 

Élections présidentielle et législatives 2022

Résolution du Conseil national du PCF

11 et 12 décembre 2021

 

La France souffre et espère.

Le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron est terrible pour notre peuple.

 

Pour l’immense majorité, tout augmente sauf les salaires et les pensions ! Et les inégalités se creusent chaque jour

davantage. Trois ans après les gilets jaunes, nous en sommes toujours au même point. La politique du Président de la République alimente la défiance populaire et renforce la crise démocratique. Il est le président des riches et des actionnaires. Son mépris des forces syndicales et associatives, des communes, départements et régions a conduit à de profondes divisions dans le pays.

Un an et demi après l’éclatement de la pandémie, la vaccination massive d’une grande partie de la population masque mal d’immenses inégalités. La réalité, c’est que les difficultés se cumulent pour des millions de Français·e·s non vacciné·e·s car éloigné·e·s des soins. L’hôpital public et nos soignant·e·s, abandonnés par l’exécutif, font toujours face à d’immenses difficultés. Le refus de la levée des brevets menace l’humanité.

Alors, pour nos concitoyen·ne·s, pour le monde du travail et de la création, il y a urgence !

Urgence à être protégé·e·s de la nouvelle vague épidémique, des hausses de prix, du chômage et de la précarité, des conséquences du réchauffement climatique, de l’insécurité, des violences sexuelles, du racisme et de toute discrimination. Urgence à vivre mieux, libres et égaux dans une France qui garantit à chacune et chacun le même droit au bonheur, au respect, à la dignité, au travail, au temps libéré et à la culture. Une France des Jours heureux.

La recomposition générale des forces de droite et d’extrême droite ouvre la porte à la naissance d’un bloc réactionnaire et xénophobe, qui cherche à détruire non seulement l’héritage des luttes du peuple français dans la Résistance et lors de la Libération, mais aussi ce que porte la République en France depuis la Révolution, à savoir l’égalité, l’universalisme et le progrès social.

Le PCF ne se résigne pas à cette réorganisation politique en cours, travaille avec détermination à une riposte à la hauteur des enjeux, qui mette en échec les ambitions de la droite et de l’extrême droite, et porte l’exigence de reconstruire la gauche, dès les élections de 2022. Cela est possible, à condition de rassembler le monde du travail et de la création, la jeunesse du pays, et de mobiliser les abstentionnistes.

Le PCF fait une offre politique à l’ensemble de la gauche, sans exclusive, en proposant une méthode permettant de clarifier les enjeux et de renforcer la gauche dans son ensemble.

Pour l’élection présidentielle, le PCF ne peut pas participer à une primaire à gauche réduite à un concours de personnalités, sans aller au fond des débats politiques nécessaires, car le problème de la gauche n’est pas le casting mais le projet. Pas plus qu’il ne peut accepter une proposition de tête à tête qui n’offre pas de perspective sur la durée pour la gauche et le monde du travail. Il appelle à un débat public à la hauteur des enjeux dans lequel toutes les forces de gauche et écologistes doivent exposer clairement leurs projets pour la France permettant aux électrices et électeurs de faire leur choix au premier tour de l’élection présidentielle.

Pour les élections législatives, à partir du débat présidentiel et des débats initiés dans les circonscriptions, des divergences et des convergences qui se seront exprimées, le PCF appelle à la construction d’un pacte d’engagements communs avec l’ensemble des forces de gauche et écologistes, avec l’ambition de faire élire de nombreuses et nombreux député·e·s de gauche comprenant le plus grand nombre de député·e·s communistes. Ce pacte d’engagements communs inclurait des mesures immédiates, des propositions structurelles, appuyant les luttes, pour constituer une majorité de gauche à l’Assemblée nationale à même de sortir le pays de la crise.

Élection présidentielle : avec Fabien Roussel, pour la France des Jours heureux !

À la veille de l’élection présidentielle et des législatives, la souffrance, la colère et les attentes de changement sont immenses dans notre pays. 

L’alternative ne viendra pas des candidat·e·s de droite et d’extrême droite.

Ils et elles partagent la mise en place d’une austérité renforcée, de la suppression de centaines de milliers d’agents publics au recul de l’âge de départ en retraite. Ils et elles rivalisent d’attaques contre la République et l’État de droit, au point de proposer la suppression du droit du sol. Le négationnisme, le racisme, la xénophobie ont table ouverte dans les médias pour alimenter une surenchère identitaire qui rappelle les heures les plus sombres de l’histoire de France.

Avec la candidature de Fabien Roussel qui a réaffirmé à l’Assemblée nationale que les racistes n’ont rien à faire dans nos urnes, le PCF, comme durant toute son histoire, se place au premier rang de la lutte contre l’extrême droite et ses idées, de la lutte contre tous les intégrismes. Nous appelons nos concitoyen·ne·s à amplifier le soutien à notre proposition de résolution visant

l’inéligibilité des personnes condamnées pour provocation à la haine raciale.

Et nous proposons aux Françaises et aux Français de passer ensemble un pacte pour une France des Jours heureux.

Un pacte pour engager une révolution du travail, donner la priorité aux biens communs, aux services publics, à la jeunesse, construire un nouveau modèle de développement, réindustrialiser le pays et placer chaque usine sous la protection de la République, agir pour le climat en investissant, dans la rénovation du bâti, dans les transports publics, dans la production d’énergie décarbonée, initier la transition féministe, conquérir l’égalité réelle et l’émancipation, garantir l’égalité des territoires.

Un pacte pour prendre le pouvoir sur la finance, maîtriser l’utilisation de l’argent. Un pacte pour transformer l’Europe de fond en comble et redonner à la France une voix forte et indépendante.

Un pacte pour un monde qui s’oppose à la montée des totalitarismes et des nationalismes, pour une politique de paix, de coopération et de progrès social.

C’est le sens de la candidature et du projet présidentiel de Fabien Roussel.

C’est l’originalité de notre candidature à gauche. C’est ainsi que nous voulons changer la donne, faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité.

Une première phase de notre campagne s’achève. 

Elle a permis de faire connaître notre candidat, de tenir de grandes initiatives nationales et des initiatives locales mettant en débat nos premières propositions. Ainsi, nous avons déployé une caravane d’été, organisé six rencontres des jours heureux dont un meeting national à Paris qui a placé le monde du travail et de la création en point central de notre ambition pour la France. Des milliers d’initiatives locales ont été organisées partout en France, en lien avec les luttes sociales, aux pieds des immeubles et à la porte des entreprises, jusqu’aux rassemblements devant les préfectures.

Une seconde phase s’ouvre désormais.

Nous appelons les Français·es à rejoindre les comités des Jours heureux que nous créons partout en France pour enrichir le projet présidentiel que nous proposons et lui donner de la force en le faisant connaître largement. Nous appelons les communistes à amplifier la mobilisation dès début janvier pour permettre d’ouvrir ces comités au plus grand nombre de nos

concitoyen·ne·s et construire avec elles et eux et toutes les forces vives, sociales et citoyennes, une dynamique populaire pour la France des jours heureux avec notre candidat et en initiant la préparation des élections législatives.

Élections législatives : un pacte d’engagement commun pour une nouvelle majorité politique de gauche

Alors que nous avons initié le processus de désignation de nos candidat·e·s, nous engageons dès à présent la campagne législative dans l’ensemble des circonscriptions du pays, à partir du projet présidentiel de Fabien Roussel.

Nous appelons à la construction d’un pacte d’engagements communs avec l’ensemble des

forces de gauche et écologistes pour battre l’extrême droite, les droites, et faire gagner une

nouvelle majorité politique de gauche.

Face aux droites et à l’extrême droite, nous affirmons que la gauche doit s’engager à reprendre le fil des grandes avancées sociales de notre pays, de l’universalisme, et à innover pour répondre aux grands défis du siècle. 

Pour y parvenir, elle doit porter le projet d’une république sociale et démocratique qui sert les

intérêts du monde du travail et des catégories populaires.

Ainsi, pour les communistes, la victoire d’une nouvelle majorité est possible sur la base d’engagements clairs et partagés

Des objectifs ambitieux :

Pour garantir l’emploi, la formation, des salaires permettant de vivre

Pour des services publics et une Sécurité sociale du 21e  Siècle

● Pour un contrat qui respecte les jeunes et engage la nation

● Pour réparer les dégâts sociaux, écologiques et climatiques du capitalisme

● Pour en finir avec la précarité, les violences, la société patriarcale

● Pour riposter au racisme et à la xénophobie, réaliser l’égalité réelle et l’émancipation

Et des moyens pour les atteindre :

● Prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent, combattre le coût du capital

● Bâtir une nouvelle République, rendre au peuple sa pleine souveraineté

● Agir pour transformer l’Europe de fond en comble, redonner à la France une voix forte et

Indépendante

Cette base vise à initier un dialogue ouvert pour un pacte d’engagements communs, nationalement et dans toutes les circonscriptions, avec les forces de gauche, en prise avec les luttes sociales et citoyennes et nourri de l’intervention populaire, des forces syndicales et associatives, pour construire les engagements communs qui deviendront notre boussole commune pour le mandat à venir.

Nous avons déjà rencontré les forces de gauche et écologistes pour discuter notre proposition d’un pacte d’engagements communs.

Toutes ont accepté de maintenir le dialogue dans le cadre d’une démarche respectant les choix des partis politiques nationalement en lien avec la réalité des territoires et les constructions politiques initiées dans les départements. Nous leur proposons désormais d’intensifier le travail à partir de ces premières propositions d’orientation.

En portant cette ambition et quel que soit le résultat de la présidentielle, nous voulons rendre possible l’élection de nombreuses et nombreux député·e·s de gauche comprenant le plus grand nombre de député·e·s communistes.

 

Conseil national du PCF. Paris, le 12 décembre 2021.

 

TOUT LE CONSEIL NATIONAL. Liens, cliquer sur les titres :

 

Rapport de Christian Picquet 

Rapport Pierre Lacaze    

 Résolution adoptée     

Relevé d'interventions

VOTES

 

 

FABIEN ROUSSEL SUR France 2 :

https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/904057903586768

 

 

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 08:17

 

Un objet c’est quoi ?

 

Un objet c’est quoi ?

 

Une part -ou une entité- de l’univers qu’on perçoit et-ou qu’on observe.

Soit on l’observe comme une photo de cette part, soit on l’observe comme mouvement de cette part.

Dans le second cas, le concept d’objet et la réalité d’objet coïncident.

Et c’est la seule façon de donner au mot « objet » la signification la plus opérationnelle, la plus scientifique et la plus raisonnable dans notre action quotidienne de survie de la personne et de l’espèce*.

En ce sens, on peut considérer un mouvement particulier de la pensée comme un objet**, comme cette table, ce pain ou cet ordonnateur qui ne sont pas des objets au sens figés mais des mouvements particuliers ; un objet « isolé » soit par choix de la partie à examiner soit par leur isolement relatif, leur autonomie dans leur dépendance à l’univers, leurs « frontières » relatives et « poreuses » observées d’avec le reste de la nature, entre les objets particuliers entre eux.

D’ailleurs imaginer le mouvement des atomes dans un objet qui semble inanimé ou le mouvement de l’objet dans le mouvement général, par exemple considérer le mouvement de l’objet « inanimé » comme cette table emportée par le mouvement de rotation de la terre etc… aide à dé-réifier, à « rendre la réalité » de l’objet par sa représentation en mouvement dans le mouvement général universel.

Nous n’en sommes qu’au début d’une telle philosophie en opposition avec la philosophie dite idéaliste liée à une vision individuelle de notre propre personne, étant naturellement pour tout un chacun un « centre » par rapport au reste de la nature et de la société dans laquelle on se meut et on survit et on se développe (ou pas), on nait, on vit et on meurt.

Cette vision individuelle d’un centre « séparé » de son contexte d’existence a été renforcée par le mode de production et d’échange basé sur l’accumulation privée dans le circuit A-M-A’ et même auparavant dans tous les échanges marchands de la société marchande dès son origine.

Il est à supposer, que dans le communisme primitif de clan, leurs échanges « internes », leurs prémisses d’échange élargi, la conception figée des objets l’était moins qu’aujourd’hui. Y compris dans les mythes primitifs par rapport aux mythes religieux modernes.

Considérer un mouvement de la pensée comme un objet est on ne peut plus matérialiste. C’est confirmer la réalité des objets indépendamment de la conscience qu’on peut avoir de leur existence pendant la nôtre et durant leur existence indépendamment de la temporalité de notre vie et de la leur, de notre naissance à notre mort, qu’ils existent avant, pendant ou après notre vie. C’est confirmer la réalité de l’évolution-complexification de la nature et la transformation des objets en autres objets dans l’infinité de l’évolution de la nature et de l’évolution de la société pensante, son organisation et ce qu’elle produira comme entité future, y compris en « régressions » ou « progressions » intriquées possibles en d’autres entités encore inimaginables. La brièveté de la société humaine, du galet aménagé d’il y a plus d’un million d’années à la production-échange dans le capitalisme numérisé, financiarisé et mondialisé, par rapport à l’espace-temps universel, ne réduit en rien l’importance pour nous de son existence, ni l’espoir né en nous de sa matérialité ici et maintenant et de ce qu’elle peut engendrer.

Cette vision rompt avec la division mentale aberrante, désadhérente et dichotomisante entre le corps et la pensée, entre les objets  imaginés « inanimés » et les entités vivantes non pensantes et pensantes. La restitution mentale de la réalité de leurs rapports réciproques, dialectiques

Pierre Assante. 14/12/2021 07:33:28.

* Survie = Evolution-transformation-complexification. Accumulations quantitatives et sauts qualitatifs microS et macro.

** La représentation mentale d’un objet n’est pas l’objet en question, mais un autre objet, un autre mouvement de la nature et une autre organisation particulière de la nature. La nature a d’infinis modes d’organisation et son existence ne peut être que matérielle. Pas d’existence sans matière et pas de matière sans existence et sans mouvement de la matière, des entités matérielles, leur mouvement, leurs transformations particulières  dans le mouvement de transformation universel. Le particulier est infini et universel dans l’univers : lapalissade et tautologie…

La vie et la vie pensante sont des formes d’organisation de la matière.

 

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11 décembre 2021 6 11 /12 /décembre /2021 18:57

 

JUSTE UNE REMARQUE SUR ÉCONOMIE POLITIQUE ET DIALECTIQUE MATÉRIALISTE.

 

RésumÉ : pour développer la critique des théories UNILATERALES de la crise de suraccumulation et de la dévalorisation du capital, Paul Boccara a utilisé la méthode dialectique. Ce qui lui a permis d’avoir une vision meilleure des conditions de transformation sociale pouvant assurer la pérennité et le développement du processus d’humanisation de l’espèce humaine et de la conscience en évolution de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

La vision dialectique de la crise de suraccumulation et de la dévalorisation du capital consiste à démontrer que la crise de suraccumulation-dévalorisation contient la sur-épargne et son contraire, la sous-consommation et son contraire et qu’une crise n’est pas à photographier seulement un moment donné et c’est tout, mais à observer dans tout son processus et le mouvement dans le temps long de la relation entre épargne et consommation, sur-épargne et sous-consommation.

Pour utiliser une méthode dialectique, la formation non dogmatique à la dialectique est incontournable. La transformation de la méthode dialectique en collection de formules et dogme figés a constitué un handicap majeur à sa diffusion savante et populaire et aux luttes de progrès.

 

******

Pour ce qui est de la dialectique comme de l’économie, mon journal  internet en traite ensemble ou séparément depuis des années.

Il ne s’agit ici que d’une brève remarque adressée à mes amis économistes, bien plus savants que moi dans leur domaine ; et par la même occasion, à tout un chacun intéressé par la question.

 

Paul Boccara a fait la critique approfondie, développée, sur les théories unilatérales sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital. Cette critique s’ouvre sur l’état économique, politique du monde, la crise de civilisation, et l’action transformatrice concrète de la société, dont in fine sur ses neuf leçons d’anthroponomie systémique.

 

La formulation, la proposition et l’action :

 

pour d’autres critères de gestion économique,

pour une autre organisation, une évolution-complexification du travail et une sécurité d’emploi et de formation successifs et simultanés,

Et

pour une autre organisation, une évolution-complexification progressive et progressiste et démocratique et autogestionnaire de la personne et des entités sociales :

- de la parenté, des transmissions parentales, générationnelle, et sociales en général dans leurs particuliers et leur global en unité,

- des marchés du travail, de la production, des moyens de production, de l’échange et de la consommation, du marché international, leurs « fonctions », leurs particularités et unité

- de l’informationnalisation numérique et son usage,

ET

- pour un autre usage de la création monétaire du local au mondial etc.

 

Font partie des leviers, particuliers et en unité pour sortir de la crise  tout en créant simultanément et les conditions de la transformation et la transformation elle-même.

 

Il ne peut y avoir autogestion de la personne et des entités sociales et du mouvement-processus des systèmes de concepts, en santé, sans une expérience et une connaissance de la personne et des entités. Le processus de connaissance passe par la reconnaissance de l’identité, des aptitudes, des capacités de l’enfant à l’homme, de la naissance à l’enfance à l’adulte en passant par l’adolescence, des normes antécédentes et des normes en création dans le processus d’évolution-transformation-complexification et les conditions savantes, populaires, causales et aléatoires de sa santé ; de la femme et l’homme dans leur unité d’espèce, de la personne, et leur identité et contradiction d’espèce et de personne ; à l’intérieur du corps-soi comme dans les rapports entre les corps ; les corps pensants en rapports dialectiques, réciproques, interactifs, avec la société pensante, la conscience collective formulée dans la transmission interactive sous toutes ses formes anciennes ou nouvelles ; leurs strates temporelles toujours en relation vivante entre elles et non mortes. Le mort saisit le vif, mais cette relation contient régression dans le processus et progression dans le processus contradictoire causal et aléatoire.

 

C’est-à-dire qu’en faisant la critique économique Paul Boccara développe sa propre conception sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital et comme il ne s’agit pas de comprendre le monde humain mais de le transformer en santé, pour qu’il puisse exister, être, sur terre et dans l’univers, de mettre cette propre conception au service de la société.

 

Pour parvenir à une analyse dialectique de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, Paul Boccara use de la méthode dialectique, à la place et contre la méthode aristotélicienne qui est sous diverses formes, la méthode générale de non-contradiction qui imbibe la pensée millénaire de notre société, issue de la société marchande et ses développements jusqu’au capitalisme du XXIème siècle et ses caractéristiques déjà développées ici.

 

A la différence de la logique majoritaire de non contradiction, avec la méthode dialectique Paul Boccara a pu démontrer que la crise de suraccumulation-dévalorisation contient la sur-épargne et son contraire, la sous-consommation et son contraire et qu’une crise n’est pas à photographier seulement un moment donné et c’est tout, mais à observer dans tout son processus et le mouvement dans le temps long de la relation entre épargne et consommation, sur-épargne et sous-consommation. Ce qui le conduit aussi au concept économico-politique et à la catégorie philosophique de crise de longue durée réclamant transformation qualitative du système économique et social et l’analyse et l’action individuelle et collective pour y parvenir.

 

La logique de non contradiction est paralysée par son incapacité de comprendre que des phénomènes contraires se développent simultanément, que des forces contraires s’affrontent dans un même mouvement, et que leurs rapports évoluent. Et que ces rapports, dans lesquels interviennent les hommes, leurs analyses, leurs choix et leur action influent sur le processus ; et que la bataille dans et pour ces choix influent sur la santé du processus. Et que de la santé du mouvement dépend la survie et le développement humain, de l’homme individu et de la société, les entités sociales et l’entité globale, l’humanité ; et que le rapport en santé de l’homme avec la nature, ressource première de richesses pour l’existence humaine, dont la force de travail humaine tire les autres richesses vitales, dépend de la santé du processus humain, en unité, en contradiction  et en identité.

 

Si Paul Boccara fait appel à la dialectique, c’est qu’il a pu se former à la dialectique. Et s’il s’est formé à la dialectique c’est qu’il a fait appel à l’accumulation cognitive de la société et de lui-même dans la société.

La conscience du processus inconscient passe par la formation de toute la société et pour ce qui est des « ingénieurs » de la transformation sociale que chacun peut être en étant ingénieur du « quotidien d’observation d'activités », à la différence des ingénieurs de champs particuliers des sciences ou des activités circonscrites par la spécialisation, qui s’en isoleraient, du quotidien d’observation d'activités .

 

Un parti communiste ne peut ignorer la question de la formation à la dialectique, en tant que part avancée ou qui se veut avancée et nécessairement avancée de la conscience particulière dans la conscience collective du processus inconscient de la société et de la personne dans la société en unité contradictoire et en identité.

 

Voilà ou je voulais en venir : la formation à la dialectique qui mène Paul Boccara, à la suite de Marx à formuler sa vision dialectique de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, comme Yves Schwartz à l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et aux conditions d’existence et de développement de l’activité de la personne dans l’entité sociale, et aux concepts ergologiques qui les expriment, cette formation dialectique ne peut naitre de la science infuse.

 

La conclusion, si conclusion il y a, je laisse à tout un chacun, et à chaque militant progressiste, et aux chercheurs et ingénieurs et personnels et citoyens rêveurs ou pas, tous savants, en faisant partie, de façon organisationnelle ou pas, mais organique ça c’est sûr, les soins de se la faire lui-même, sans surestimer ni sous-estimer les arguments que j’ai pu fournir en ce sens…

 

En parlant de dialectique matérialiste, je m’adresse à tout le monde. On peut être attaché à des formes relativement « spiritualistes » de la pensée, mais être finalement sous l’hégémonie matérialiste du quotidien, et des activités matérielles savantes et populaires et créatives de l’exigence humaine de survie et de développement, de son quotidien et de sa construction du futur.

 

Pierre Assante. 11/12/2021 18:00:15.

 

 

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 07:51

 

Noel 2021.

 

En approchant du grand âge, il est de coutume, de la part du vieillard de dire : « ce monde je ne le comprends plus ».

Pour ma part je dis : « ce monde, je le comprends très bien. Il sombre dans une logique économique, politique, esthétique, éthique, invivable et inviable. Sa morale est celle de l’argent au détriment des besoins communs ».

Ce n’est pas là une réflexion purement morale et encore moins moraliste. Ce monde a des caractéristiques matérielles, un fonctionnement concret qui permettent d’affirmer cela.

 

Résister, ce n’est pas se mettre en dehors du monde, c’est y contribuer, avec sa réalité, ses règles, pour apprendre à les connaitre et à les transformer radicalement afin que sa santé et celle de ses composantes humaines soit assurées. La santé n’est pas un état parfait du mouvement des choses et des êtres, c’est un état où la vie peut se poursuivre et se développer

 

Il y a des périodes pour la société et même pour la personne humaine en tant qu’individu dans la société, où, historiquement un compromis historique donc, peut se contracter. Il y a des périodes historiques où ce n’est plus possible parce que la logique de développement est arrivée au bout de ses possibilités et où une autre logique s’impose ou doit s’imposer.

 

Qui refuse cette réalité le fait par opportunisme avoué ou inavoué de continuer à jouir pour soi de l’état malade des choses ; c’est une façon la plus simple de sombrer malade soi-même, moralement ou physiquement, dans la maladie du monde.

 

La résistance ce n’est pas de renoncer au monde, mais de le transformer. On ne le transforme pas seul, car qu’est le monde ? C’est la somme et la résultante des actes des individus dans leurs diversités, leurs complexités et leur besoin d’orienter, de coordonner ces actes pour répondre à chaque étape de la vie personnelle dans la vie commune.

 

La maladie de l’argent ça se soigne. Pas par l’austérité personnelle ou collective, mais par un usage répondant aux besoins communs, aux besoins sociaux. Si le monde s’effondre, tous les efforts pour se préserver et préserver les siens s’effondrent. Camus, pour donner un exemple, ne l’avait pas compris, malgré 130 ans d’erreurs et de crime de la colonisation. On ne répare pas la violence et la fureur par la violence et la fureur de soi ou des autres. Mais en donnant ce que d’autres ont refusé. Il en a payé les conséquences, malheureusement, malgré ses grandes qualités personnelles. En l’occurrence rien n’a été donné, de part et d’autre. Il n’y a pas eu d’échange. C’est une longue histoire dans la longue histoire.

 

Il faut savoir que dans une production des biens nécessaires à la vie, et dans le cycle de cette production  est produite une valeur ajoutée. C’est de l’usage de cette valeur que dépend la réponse aux besoins sociaux et donc de vie commune et de développement commun et de vie individuelle et de développement individuel. L’usage sain de la valeur ajoutée est possible dans un usage sain de la création monétaire. Une création monétaire dédiée aux besoins sociaux, donc un usage radicalement diffèrent de l’usage actuel.

C’est dans le travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine et dans son rapport avec la nature qui est la première richesse originale, que réside le circuit élargi de reproduction de la société et de la vie humaine. Préserver le développement du travail pour nous ici et maintenant, une sécurité d’emploi, de formation et de revenu, offerte à tous et non imposée, ce qui n’aurait ni sens ni efficacité, est la base initiale d’une vie possible, vivable, viable. La liberté c'est l'autogestion de la personne et des entités sociales dans la société globale.

 

Faire un cadeau, c’est vouloir être aimé, mais surtout répondre à un besoin physique et moral de l’autre, en rapport commun.

 

Pierre Assante. 10/12/2021 07:32:52.

 

 

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 08:12

 

 

DROITS DE L’HOMME

 

 

 

 

Ce ne sont pas les droits de l’homme qui préoccupent le capital dominant, dont le gouvernement des USA est le bras politique, ainsi que ses alliés plus ou moins soumis. Ce qui le préoccupe, c’est la croissance de nouvelles puissances menaçant son hégémonie et aspirant à une autonomie dans le mouvement de production-échange du monde et les possibilités de développement des peuples que ces nouvelles forces constituent.

 

Suivre aveuglément les actes des USA dits de promotion des droits de l’homme, dont on voit, si l'on n’est pas aveugle politiquement, qu’ils sont particulièrement sélectifs, c’est soutenir une domination par l’argent, domination millénaire, étendue sur l’ensemble de la production-échange mondialisée, financiarisée, numérisée, et tout ce sur quoi elle pèse, du salarié au petit et moyen patron, des entités d’activité à l’entité humaine globale, l'humanité.

 

Si problème il y a en Chine, à ne pas sous-estimer, certes, c’est bien les souhaits du capital d’un nouvel Afghanistan sur sa terre qu’il est question de la part des bonnes âmes qui voudraient nous y entrainer sans discernement des réponses à donner.

 

Tenir unis les droits de l’homme et la transformation sociale, celle du dépassement du système et de sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et des politiques austéritaires et  autoritaires qui en découlent, entre autre ici et maintenant, est une tâche difficile. Les moyens de la mener sont faibles face à la puissance du capital. Mais l’action des hommes et leurs choix peut les faire grandir jusqu'à un autre mode de produire et d‘échanger mis au service des besoins sociaux, excluant les détournements du produit du travail des hommes ; et mettant la valeur ajoutée au développement des capacités humaines, des aspirations à la connaissance de la nature sur elle-même que nous constituons; connaissance sur laquelle repose le développement des moyens de subsistances, en quantité et en qualité : l’union (1)  de la quantité et de la qualité dans son mouvement et ses sauts de transformations, son processus d’humanisation continue, sur la terre et l’univers qui nous hébergent.

 

Le développement des entités humaines, locales, régionales (au sens de zone mondiale de développement) est intimement lié au développement mondial dans son ensemble vivant. Affaiblir une composante pour la dominer consiste à mettre en danger le développement et la survie de toutes.

 

La question des droits de l’homme est essentielle dans le développement de l’humanité, sur les plans économiques, politiques et éthiques ; les droits de l’homme en tant qu’animal social pensant; et non individu isolé, sans rapports sociaux, sans rapports dialectiques, en aller-retour entre lui et ses entités multiple et diverses d’activité, l’entité humaine globale et ses rapports avec l’ensemble de la nature.

 

Voilà plusieurs siècles, depuis Hobbes par exemple, et les révolutions anglaises et françaises entre autres, que les détenteurs de la puissance financière veulent nous faire croire que la liberté se limite à ne pas gêner son voisin, alors que c’est travailler avec lui, physiquement, mentalement, moralement. Cet individualisme est mortifère et est un élément majeur pour réduire la lutte des hommes pour plus d’humanité, à tous les sens du mot.

 

Si les luttes, ouvrières et autres ont pu mener la société à dépasser relativement le cadre capitaliste de ces révolutions, dans la sécurité sociale de santé et l'aspiration nouvelle à une sécurité d'emploi, de formation, de moyens de vie, la tâche est à poursuivre et l'ampleur de la crise du système nous en donne l’occasion, à ne pas manquer.

 

Pierre Assante. 08/12/2021 08:27:22.

 

(1) L’union, bien que contradictoire dialectiquement et l’identité féconde des forces qu’elle contient.

 

 

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 15:42

 

DANS LES PRÉSIDENTIELLES ET DANS LES LUTTES SOCIALES, EXPLIQUER SANS EXCLUSIVE NI RETENUE.

 

Je ne pense pas que tenir compte des opinions et des sentiments des populations, des salariés, dans leurs contradictions et leurs diversités soit de l’opportunisme.

L’opportunisme est de renoncer aux objectifs possibles et nécessaires pour dépasser une crise  du système basé sur l’accumulation capitaliste, crise à son paroxysme, prêt à mettre la société à feu et à sang pourvu que les « affaires » continuent.

 

Je crois que "jouer les gagnants" et au  "c’est arrivé" ne peut fonctionner, et encore, que dans le cas où la crise systémique et ses conséquences s’accélèreraient encore plus. Ce qui est possible, nous verrons ce qui est possible dans le processus de la crise et ce qui est aléatoire, aléatoire sur lequel on ne peut prédéterminer chaque décision et chaque possibilité, forme et mode d’action.

 

Le plus efficace, je crois toujours, est appeler à rassembler une résistance au système et ses conséquences. Une résistance capable de donner confiance à une part de la société, celle qui produit et celle qui souffre le plus, part destinée à grandir numériquement et idéologiquement.

 

Ce n’est pas d’un bon discoureur sur la « panne de la machine » (de la société qui n’est pas une machine) qui est l’essentiel, même si ça ne fait pas de mal, mais de montrer en quoi consiste la panne pour la réparer. C’est de faire la démonstration d’être des bons « mécanos » de la société ; et ça certes n’est pas facile.

 

N’est pas facile, mais incontournable pour ne pas renouveler sans cesse des « équipes politiques gouvernementales » de beaux parleurs et de grands destructeurs des équilibres relatifs et en mouvement, en processus, qui permettent à une société de tenir sur ses pieds et d’avancer.

 

En ce sens, il est impossible de faire l’impasse sur les explications « d’en quoi consiste la crise systémiques », la « Baisse tendancielle du taux de profit », « la suraccumulation-dévalorisation du capital », les politiques 1) d’austérité, 2) d’autoritarisme, 3) de financiarisation massive parasitaire, en étant la conséquence et non la cause.

 

Certes il ne s’agit pas de faire des cours de professeurs à des soi-disant élèves "non encore avertis". La population avance à grands pas sur ces questions. Mais la « théorie » n’est comprise que dans sa relation avec la pratique quotidienne des difficultés sociales quotidiennes. Et des menaces que ces difficultés contiennent pour la vie de tous, les plus précaires et les salariés de production en première instance.

 

L’économie intervient elle en dernière instance car c’est lorsque le frigo n’a plus été rempli régulièrement  que le travail du cuisiner, qui allait bien jusque-là, ne peut plus exister. « En despensa liena pronto se prepara la cena ».

 

Et le frigo se remplit par le travail de production, de formation, de transmission, d’échange de toute la société humaine et de son organisation aujourd’hui malade du système.

 

Le capital circule dans la société comme un sang dans le corps et c’est dans cette circulation que s’effectuent les échanges qui permettent la consommation et la production (la production consommatrice et la consommation productrice). Mais cette circulation est malade.

 

La suraccumulation-dévalorisation du capital c’est le frein et l’arrêt de cette circulation.  La suraccumulation-dévalorisation du capital est la crise d’accumulation dans le cycle de production-échange « Argent-marchandise-argent’ plus » qui encore, ici et maintenant, est notre façon de produire les richesses nécessaires à vie humaine et son évolution.

 

La suraccumulation-dévalorisation du capital prend des proportions en croissance exponentielle dans le coût de révolution scientifique et technique. Révolution scientifique et technique nécessaire à la « modernisation », à l’évolution progressiste, évolution au même titre que pour toute entité vivante, à plus forte raison, pensante. Et la suraccumulation-dévalorisation du capital freine et empêche cette  révolution scientifique et technique d’atteindre un but de progrès possible et d’humanisation. Le coût de la révolution scientifique et technique devient insupportable pour le capital lorsque ses lois, dans la guerre économique qui est la sienne, l’empêche de restituer une part suffisante de la valeur ajoutée dans le circuit de production-échange.

 

Il n’est pas la peine de s’étendre sans cesse sur ces explications, ou de façon obsessionnelle, mais il s'agit de ne pas refuser de les donner, ce qui est en général le cas. Il est possible, oui possible, qui l’a essayé a pu le constater, de les donner chaque fois que possible, (c’est une lapalissade !) et à des niveaux d’illustration correspondant à la multitude de situations et d’évènements, à la société et la personne, quand son travail et sa vie sont en difficultés.

 

Pierre Assante. 06/12/2021 14:28:31.

 

 

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"Journal intime"

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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 15:40

Publié une première fois le 01/12/2021, 09:37

 

INQUIETUDE ET PEURS. France, Europe et Monde et la "Grande Peur".

 

INQUIETUDE ET PEURS. France, Europe et Monde et la "Grande Peur".

 

Il n’y a pas de grande transformation sociale devenue incontournable dans l’évolution de l’humanité sans inquiétude. Ni sans peurs.

Il est bien naturel que tout itinéraire comporte des risques et tout risque des peurs.

Mais il y a des risques de progrès et des risques de régression, c’est-à-dire d’arrêt des conditions viables et vitales de poursuite du processus social, du processus de l’homme.

Mais le risque essentiel en cette fin de règne de dictature du capital sur les analyses, les choix, la production et la consommation humaines assurant cette survie et le développement sans lequel il n’y a pas de survie, c’est le pouvoir de l’argent et sa recherche du profit immédiat maximal : il fausse tout ce que l’homme est capable de faire de bon et de meilleur pour lui-même et son rapport incontournable d’avec la nature. La peur sociale s’ajoute à la peur naturelle l’accentue et paralyse relativement ou totalement, la réponse à cette peur.

Cela est valable pour le vaccin, pour les médicaments, pour les produits industriels et leur usage collectif et domestique, le tout inséparable, et pour la production d’énergie, son besoin croissant incontournable, quoiqu’en disent les « décroissants », pour l’ensemble de la production, de l’échange et de la consommation, en cycle spirale de quantité et de qualité unies; c’est dans cette union que réside la santé du développement.

Nous voulons une autre Europe, certes ! Mais qu’aurions nous fait sans la production monétaire de la Banque Centrale Européenne, invention et réalisation humaines, qu’el qu’en soit les défauts d’usage, qui a permis, en sauvant la main d’œuvre dont ne peut se passer le patronat, grand et petit, de sauver l’ensemble des salariés et de la population d’une crise encore plus forte, d’une déferlante économique et sanitaire. Certes, le compromis historique de la Libération ici et dans le monde, dans le fonctionnement du système capitaliste et son évolution reste en faveur du capital et rencontre ses limites : difficulté de vie des hommes et difficultés de vie du système tiennent essentiellement au système lui-même.

Certes, la course au profit des firmes multinationales pour le vaccin et bien d’autres choses, est un exemple ; celui de l’usage de la production monétaire qui n’est pas mise au service rationnel d’un développement de la satisfaction des besoins humains et de leur évolution-transformation-complexification économico-anthroponomique en est un plus général, par sa globalité et son importance ; idem pour le développement ergologique en ce qui concerne l’organisation locale, régionale et mondiale du travail, des entités humaines de productions et d’échanges et de l’homme dans ces entités.

Etre pour l’obligation de vaccination, la contrainte dont on voit les limites sociales, entre autre la contrainte salariale, c’est donner raison à une volonté d’état d’urgence au service d’une réorganisation du monde, mondial, du capital dans sa faim de profit et les conséquences dans la vie des salarié-e-s, des actif-ve-s, de toutes les populations. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’il faille refuser par principe le vaccin, comme d’autres expérimentations apparemment de progrès ; en tout cas inévitables dans la tentative de réponse immédiate nécessaire. CONTRADICTIONS dialectiques ! Ne pas refuser ni le vaccin reconnu, ni les précautions de contact, ce qui n'est pas de la peur panique mais de la prudence, mais refuser un état d'urgence orienté dans le sens d'intérêts qui n'ont rien de l’intérêt commun.

Il faut cependant savoir que se vacciner avec du 3° dose est du même ordre que l’usage capitaliste de la production monétaire : c’est aller dans le sens de besoins aliénés par le profit. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille refuser un usage dont l’activité participe à ce que peut contenir un progrès dans un rapport de force donné, à la fois faible de par les moyens physiques et idéologiques que possède le capital pour imposer ses choix de production, de consommation, de gouvernance ; et fort par la poussée des besoins et des capacités techniques, scientifiques, sociales, de réponse. Se vacciner est donc du même ordre de la nécessité dans les conditions de nécessité historique ; qui ne nous conviennent pas certes. Mais c’est participer à une immunité collective relative qui demande à aller au-delà de ce qui n’est qu’une expérience et une expérimentation dans lesquelles la loi du profit limite les possibilités de développement. C’est accepter les conditions de lutte et non les refuser. Les refuser est du même ordre que refuser de lutter contre le capital en Europe sous prétexte que l’Union Européenne (U.E.) est capitaliste, comme la France d’ailleurs.

Après cette 3° dose, il va falloir renforcer  éminemment le bilan des expériences faites en matière de vaccins, de médicaments, de gestion hospitalière.

Entre autre l’entrée en pandémie a montré l’incroyable capacité d’autogestion des personnels médicaux et tous leurs services, de celui de la propreté à la décision et l’action médicale stricto sensu pour répondre à une situation nouvelle faisant éclater (relativement et provisoirement) les contraintes gouvernementales du système économique dit libéral. Autogestion que le pouvoir s’est empressé de limiter, de détruire pour revenir à ses essentiels, la monétarisation de la santé.

La société humaine a besoin de sécurité sociale dans tous les domaines, comme elle l’a engagé dans la

Sécurité Sociale de santé, les lois Croizat entre autre et leur développement et le frein qu’y met le capital.

Cela veut dire que comme pour la sécurité sociale connue, la sécurité d’emploi, de formation, de revenu, d’invention, de pratique et de développement sains et vitaux passe par des luttes humaines organisées. Et elle demande des mesures et pas seulement un constat de l’échec de notre société : des mesures économiques en particulier, décidant en dernière instance de notre vie et de notre futur, comme la nourriture ménagère demande des provisions dans le frigo, et la production et l’échange qui l’y emmènent… !

Proposer des mesures qui permettent au véhicule d’avancer, au-delà du mécontentement de la panne, c’est ce que font les économistes communistes de la revue marxiste "Economie et politique" en matière de critères de gestion de l’agent, celui des entreprise et celui des banques, du local au mondial. Non pour faire perdurer cette dictature millénaire de l’argent, mais pour créer les conditions de libération des humains et des entités humaines de cette dictature.

Certains ont voulu se libérer ce cette dictature par la contrainte. Ça ne peut marcher qu’un temps. Au-delà d’un niveau élevé de développement, ce n’est plus viable. L’histoire l’a prouvé.

Pour les « initiés » à l’histoire du mouvement ouvrier, ni Plekhanov, ni  Kautsky, ni qui que ce soit qui « attend » le mûrissement des conditions, ne peut arrêter le train de l’histoire en marche. C’est de l’intelligence de la bonne et saine marche dont il s’agit de décider, et non de l’arrêt sur image du mouvement des hommes.

Précédant la Révolution Française, grande « étape » de libération relative, à l’instar de la Révolution athénienne antique, étape de la révolution du travail, alors celui de l’artisan et du commerçant, (aujourd’hui celle du salariat et particulièrement du salariat de production), dans une société qui sentait que ça n’allait plus, et qui se demandait ce qu’il fallait faire et ce qui allait se passer, le pays a connu « la grande peur ». Elle l’a dépassée par une transformation qualitative des moyens de production. Certes cette transformation était loin de répondre à une civilisation de toute l’humanité, mais d’une part avec les compromis limités de progrès possibles.

C’est d’une autre transformation qualitative du mode de production et d'échange qu’il s’agit aujourd’hui.

 

Pierre Assante. 01/12/2021 08:30:08.

 

Cet article fait partie de "Journal intime poétique, politique et philosophique",

Mai 2021-Décembre 2021, 90 pages : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 09:09

 

Lit de Platon, production, PENSÉE et langage : un morceau d’univers est un morceau d’univers !

 

Nous avons souvent cité cet exemple du menuisier antique (1) qui construit mentalement un lit avant de le construire physiquement, dans toutes les étapes de sa construction, l’imagination des pièces, des tâches d’exécution des pièces, du montage et des étapes du montage etc…

Nous avons affirmé que la construction mentale de la construction mentale, par exemple la construction d’une organisation sociale est un processus global de ce processus particulier (2).

 

Dans le processus du travail, des techniques du travail et de l’organisation sociale  complexe du travail, des moyens de production et de construction de la pensée élémentaire, complexe, conceptuelle, catégorielle, la pensée précède le langage, puis le langage en rapport dialectique, en aller-retour développe la pensée.

Chez l’enfant, un mot exprime un désir par exemple et exprime une phrase entière non encore conçue. « Chaise » peut vouloir dire : maman, papa, personne ou groupe x, « je veux m’asseoir sur cette chaise ». Cherchez vous-même l’infinité d’exemples simples du rapport entre un mot appris générationnellement, parentalement et socialement en général et le développement de pensée qu’il contient.

 

Si l’organisation complexe de la pensée, du langage, de la société peut se développer, son invention se développer, c’est que ce développement contient l’existence de l’univers et le développement de l’univers, l’organisation complexe atteinte par l’univers, depuis le « bing bang », pour employer une représentation connue, scientifique certes, en l’état relatif (3) de notre temps, et aussi  à la mode, mais tout simplement le processus connu et inconnu, compréhensible et énigmatique à la fois ; une interaction dialectique globale d’interactions fortes et faibles, unité du global et du particulier.

 

Comme dirait Lapalisse : un morceau d’univers est un morceau d’univers. Ce n’est pas là une vision téléologique ni théologique, ni théocratique (4). C’est une vision qui prend en compte les capacités d’appréhension de la réalité proche et lointaine, immédiate et de longue durée passée et future possible pour permettre à l’homme et l’humanité de vivre dans la nécessité naturelle et sociale et l’évolution-transformation-complexification de cette nécessité au fur et à mesure des possibilités que l’homme déploie dans son univers et l’univers tout court. L’homme et toute entité naturelle pensante, développent une conscience, c’est à dire comme je le dis et le redis (5), une conscience qu’il est de la nature sur elle-même.

 

L’organisation de la langue et l’organisation  de la production et des rapports sociaux de la production dans lesquels existe une production, c’est essentiel de les com-prendre pour les développer. Il est aussi facile de détruire l’organisation du processus des langues, leur rapport qu’elles développent pour la survie des organisations humaine micros et macro, que leur rapport avec la production des biens matériels et moraux de cette survie ; rapports de destruction commune, particulière et globale.

 

Les « humanités » prisonnières d’un mode production et de rapports sociaux despotiques de l’histoire de la société marchande et de classe, de ses prémisses à nos jours, ont fait l’objet plus de destruction ces derniers temps que d’effort de dépassement des contradictions sociales qu'elles contenaient et contiennent. Si la négation n’aboutit pas à un dépassement, c’est de l’effondrement de la société humaine qu’il sera question, au même titre que l’effondrement économique. Culture et production ne "fonctionnent" pas séparément, forment un mouvement global de mouvements, de processus progressifs ou régressifs, « l’immobilisme » n’existant pas  et n’étant qu’une apparence du régressif.

 

Je pose une nouvelle fois la question du vocabulaire philosophique et sa compréhension savante et populaire mêlées : processus de forces productives, processus de la pensée qui en est le reflet, et le dépassement de l’état des forces productives va avec le dépassement du vocabulaire de la non-contradiction aristotélicienne.

La construction d’un vocabulaire dialectique et d’usage des mots acquis et à inventer dans un nouveau sens, dialectique, c’est un mouvement de survie-développement nécessairement incontournable.

 

Le charabia journalistique des médias liés aux intérêts de firmes multinationales (la majorité) et de la financiarisation-parasitarisation de la valeur va de pair avec la marchandisation des tous actes humains et la marchandisation des tous actes humains avec la philosophie libérale, libéral-religieuse à laquelle sont liés les croyants, à leur corps défendant ou pas, indépendamment de leurs aspirations humanistes légitimes, réelles et effectives.

 

Le rapport que j’ai avec mon ordinateur est un rapport social. Par exemple, entre autre le rapport avec le « correcteur » me rappelle sans cesse les interactions naturelles et sociales et mon autonomie-dépendance.

 

Pierre Assante. 03/12/2021 19:30:34.

 

(1) Comme celui d’aujourd’hui, s’il est artisan, car le menuisier l’industriel exécute ce que l’ingénieur à prescrit, même si évidemment un travail prescrit ne peut être effectué par une être humain sans user de ses capacités cognitives.

(2) Qui n’est pas l’œuvre d’un seul menuisier, mais comme l’accumulation gestationnelle et générationnelle des techniques aboutissant à la capacité de construire le lit, une œuvre collective est une accumulation collective de construction de rapports sociaux, de leur " agencement" et de leurs évolutions, accumulation primitive, accumulation complexe, sauts de transformation qualitative, micros et macro, successifs, dans la courte et longue durée.

 (3) Ne voyez là en aucun cas l’affirmation que tout est incompréhensible et que la réalité perçue n’est qu’une perception et non une réalité. Cette pensée de retour est celle de  Berkeley un peu plus sophistiquée, antimatérialiste, qui arrange bien les opposants au mouvement social s’appuyant sur la raison pour lutter et changer le monde concrètement : comprendre le monde pour le transformer, processuellement, en santé du processus dans sa complexification vivable et vitale.

(4) Et encore moins théocratique ceci dit pour les adeptes de l’organisation patronale, monarchique et despotique du travail, de la production, le l’organisation sociale.

(5) Manuscrits de 1844 !

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

 

VOIR AUSSI : EN AVANT LE MANIFESTE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/boccara-cailloux-lafaurie-le-21-novembre-avec-fabien-roussel-et-le-pcf-un-projet-de-societe-au-coeur-de-la-presidentielle.html

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 07:59

 

Pour nous, le spectacle d’abord.

 

Pour eux, l’accumulation du profit d’abord.

Pour nous, le spectacle d’abord : le pain et les jeux.

À quand le travail, les services publics d’abord, d’énergie, de formation, de santé… La recherche scientifique et les arts et la musique et la littérature et le théâtre pour comprendre et pas pour oublier l’état du monde soumis.

Pour comprendre et pour changer, pour

La production des richesses au service de besoins humains et de la survie humaine.

La Sécurité d’emploi et de formation.

L’usage de la Production monétaire gérée démocratiquement.

Des cycles de production-distribution-consommation des richesses mettant prioritairement en usage la valeur ajoutée et non le taux de profit.

La libération générationnelle de l’homme producteur, de l’achat de la force de travail.

Ici en Europe et dans le monde.

Je te salue, Salvien de Marseille !

 

Pierre, tendre de famille, de génération, en souvenir contradictoire de Képhas le roc rigide et peu sensible, Κηφᾶς.

04/12/2021 07:51:25.

 

 

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 18:50
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la tenue dès le 5 janvier du "cercle de lecture" de textes ergologiques.

 

Bonjour à toutes et tous,

Une affiche à été créée pour annoncer et diffuser la tenue dès le 5 janvier du "cercle de lecture" de textes ergologiques (Voir PJ) :

https://pierreassante.fr/dossier/Affiche_cercle_de_lectures_ergologiques_2022.pdf

Sa diffusion massive par toutes les personnes qui souhaitent Vivre et Faire Vivre l’Ergologie en soutenant la lecture en commun de notre patrimoine devrait faire augmenter le nombre de personnes qui participeront à cette première séance.

Toutes les personnes qui veulent se lancer dans cette aventure de « lire ensemble » sont invitées à faire connaitre cette initiative en particulier à des personnes qui ne connaissent pas l’ergologie.

A faire circuler donc sans modération,

Merci de votre coopération qui nous est à tous précieuse pour développer les initiatives ergologiques!

Amicalement

Marcelle Duc

 

Informations complémentaires : https://ergologie.hypotheses.org/904

 

 

*************

 

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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 07:46

 

L’Iliade et l’odyssée et les actes de Paul

 

L’Iliade et l’odyssée nous ont appris pendant des millénaires ce qu’est la guerre de concurrence dans l’accumulation des richesses de la société marchande de moins 5000 ans à aujourd’hui : la mondialisation capitaliste, financiarisée, numérisée ; en possibilité d’automatisation de progrès, de libération des tâches contraintes et de l’activité créatrice libre, coordonnée, coopérative, autogestionnaire, cohérentes entre hommes, entités humaines, humanité.

Les actes de Paul (dit « St Paul », belle Odyssée aussi, pacifique elle) ne se placent plus sur le principe guerrier de guerre de concurrence dans l’accumulation des richesses. C’est sa négation. Mais non point la négation de la négation, non point la résolution des contradictions.

Certes les conditions matérielles de cette résolution n’étaient sans doute pas atteintes. Elles le sont peut-être aujourd’hui.

Mais il n’y a pas contradiction antagonique entre effort de développement d’une mentalité d’activité créatrice libre, coordonnée, coopérative, autogestionnaire, cohérente entre hommes, entités humaines, humanité, et effort de construction « matérielle » au sens strict, physique, des forces productives. Mentalités et forces productives physiques vont d’une même réalité, d’une même recherche et non seulement sont inséparables, mais encore sont un même mouvement ; avec des inégalités de développement des mouvements particuliers dans le mouvement global.

Lorsque les forces déclinent, que la possibilité individuelle divorce de la volonté, que dans le même temps que le corps, la maison, la ville, le monde semblent s’effondrer de concert, l’aspiration à une sécurité sociale pour finir ses jours est immense. De même que le désarroi, même dans la volonté d’agir mise en œuvre dans l’action encore possible.

Vive la jeunesse et ses luttes qui attendent l’activité créatrice libre, coordonnée, coopérative, autogestionnaire, cohérente entre hommes, entités humaines, humanité.

Vive la sécurité sociale pour tous, dans tous les domaines de la vie humaine, le travail en particulier et ce qui le permet pour créer les ressources de développement de la personne dans l’humanité.

L’Odyssée pacifique n’est pas une odyssée de pacifisme bêlant, mais une odyssée de lutte : lire  "L’athéisme dans le christianisme" d’Ernst Bloch.

 

Pierre Assante. 02/12/2021 07:24:51.

 

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29 novembre 2021 1 29 /11 /novembre /2021 16:42

 

Scenario et scenarii à la Zardoz ?

 

Le processus de la nature, de l’homme, de l’humanité n’est pas linéaire ni prédéterminé, mais causal et aléatoire.

Ainsi, se priver de « scenarii », c’est se priver de réflexions à mettre en paradigme ou pas. Imaginer des « scenarii » (ce que fait tout un chacun, à son corps défendant ou pas, en l’avouant ou pas), en fonction des possibilités les plus évidentes (du moins en apparence), n’est pas scientifique mais empirique (mais la science peut confirmer), mais se priver de « scenarii », dis-je, est simplement imprévoyant et imprudent. Le faire est sainement productif à condition de les sortir ou ressortir quand les possibilités hypothétiques ou les hypothèses possibles semblent se rapprocher de la poursuite du réel, de nouveau. Sans scenarii, sans imagination, pas de science ni de résolutions.

C’est une des capacités de Lénine qui a tout à fait bien fait d’expérimenter et de mettre en œuvre tout ce qui semblait possible (pour connaitre et changer un monde qui en avait bien besoin, qui en a encore plus besoin, et dont il avait fait lui-même les frais); semblait possible ou semblait réussir ; quitte à corriger le parcours et même « revenir en arrière », autant que cela soit possible, et ça ne l’est pas, mais pour « repartir » d’une nouvelle hypothèse issue de l’accumulation d’observation du passé proche ou immédiat, récent comme moins récent et même lointain ; passés (au pluriel) mis en relation avec le présent.

Il ne s’agit pas d’expérimenter au détriment des hommes et de l’humanité, mais de répondre à une insatisfaction des besoins vitaux que l’analyse des lois du capital, celle de la plus-value, comme celle de la baisse tendancielle du taux de profit en particulier dans la révolution scientifique et technique semble démontrer raisonnablement et que la vie quotidienne confirme.

Que la modification des forces productives et les capacités de croissance de la productivité et de la production sans la croissance équivalente de l’emploi et de la formation, donc avec beaucoup d’inactifs et régression culturelle du travail et générale, c’est cela le « scénario à la Zardoz ». Certes le bon cinéaste me le pardonne, sa tendance non à l’exposition des mythes mais à un certain mysticisme dans le reste de son œuvre, et un pessimisme et une robinsonnade corrigés in fine dans celle-là peut porter à confusion. Mais, qu’à cela ne tienne, Zardoz m’a plu !

Le scénario de Zardoz, c’est aussi l’accumulation qui se poursuit « chez les barbares », leur révolte et leur révolution, la renaissance d’une civilisation pour tous comme disait notre aimé Paul Boccara.

Zardoz est un essai poétique (la poésie c’est très sérieux !) et fantaisiste, romanesque et merveilleux,  qui ne met pas la science en cause. C’est aussi cette façon poétique, au premier degré, de quoi peut naitre une réflexion dépassant l’empirisme limité et à la Proudhon ou à la Lassalle pour construire l’avenir à partir du présent, de notre présent qui se barbarise d’une part, se civilise d’autre part : barbarie et civilisation mêlées, en rapport réciproques, en forces contradictoires et identiques, en unité des contraires.

A ce sujet, la comparaison métaphorique mais pas inutile de notre temps avec l’effondrement de l’Empire romain d'occident semble se diriger plutôt vers celui du Saint empire romain germanique, la révolution scientifique et technique et la religion en commun, la première encore bien plus puissante, bien plus mondialisée, bien plus libératrice des forces humaines et la seconde de plus en plus résiduelle et de plus en plus contradictoire d’avec la montée des consciences du réel, de l’état du monde, de ses possibles et de ses dangers.

Ce n’est pas inutile pour construire l’avenir à partir du présent. C’est même incontournable. On en revient au « lit de Platon », le lit construit mentalement avant de l’être physiquement par l’artisan athénien, ce lit étant la société, ce qui nous est de plus universellement commun.

Pierre Assante. 29/11/2021 16:14:48.

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 08:06

 

KONZERN ET TRUST. PENSÉE ART ET MEDIA. PRODUCTION ET FINANCIARISATION. « CONCRET FORT » ET « CONCRET FAIBLE ».

 

Konzern et trust. Pensée art et media. « Concret fort » et « concret faible ». Firmes multinationales et FMI. Armée et institution. Marchandise et monnaie…… Nourriture et recette de cuisine…

Il n’y a pas de vocabulaire pour affirmer la matérialité, pour affirmer que l’univers et nous-même dans l’univers, notre pensée comme nos sentiments, sont la matière et son mouvement.

Ce qui empêche d’avoir une vision matérielle des sentiments, par exemple, c’est quand nous  voyons un sentiment comme un objet figé et non comme un processus matériel, un mouvement de notre corps dans son rapport avec le reste de la matière, la société, la nature, l’univers.

 

Dans le caractère fétiche de la marchandise, Marx aborde cette question. Mais il n’a pas le temps de développer dans un long travail d’exposition, comme il le fait pour le capital, le « vrai ». « Le capital », le livre, cependant exprime ce qu’il y a de « symbolique » et ce qu’il y a de « concret » dans le "fonctionnement" du capital et de la société capitaliste. Il le fait sans qu’on s’en rende compte si on ne lit pas dans « Das Kapital » ce que le capital comporte comme « interaction faible » et « interaction forte ». J’emploie ces expressions en « singeant » d’une façon métaphorique mais pas tant métaphorique que ça, les notions de la physique quantique et de la physique relativiste, dans leur unité possible et leur séparation réelle, en attendant leur unité réelle, et conscience individuelle et collective « plus » globale du réel.

 

Ondes gravitationnelles,  champ électromagnétique, coup de marteau, marche à pied, regard, écriture, interactions fortes et interactions faibles, tout cela se mêle avec une grande confusion dans nos perceptions, nos observations, nos choix et nos actions quotidiennes immédiates et de longue durée.

En passant d’un champ à l’autre des sciences ou d’observation « populaire», on passe d’une philosophie de la vie et de la nature à l’autre, mais en fait on a bien du mal à penser « corps-soi » social et individu non « séparé », non indépendant, et à les réunir dans une autonomie et une dépendance, unies et contradictoires et fertiles, donnant naissance et développement

 

Mouvement particulier, mouvement global, leur identité, leur contradiction, leur unité, sont traduits dans notre symbolique, la symbolique idéelle et idéaliste et pensent ainsi leur sens concret à l’envers. Tout marche sur la tête et non sur les pieds. Cause et effets sont inversés. Leur unité démembrée. Le superficiel ressenti domine d’approfondissement mental et son besoin vital.

Comment faire comprendre ce que le symbolique a de matériel ? La monnaie par exemple, équivalent symbolique d’une valeur de biens créés, ne peut exister comme un « esprit immatériel ». Elle existe en tant que mouvement de la matière qu’est le mouvement de la pensée même si au contraire de l’or ou du papier, elle ne peut se toucher dans l’ordinateur ou la machine à calcul.

 

Il y a divinisation du symbolique comme il y a divinisation du pouvoir et de la domination. Domination de classe et domination de sexe relèvent aussi du symbolique comme du "concret" et le symbolique relève des rapports sociaux et de leur représentation mentale idéaliste et idéalisé, dans les forces contraires animant le mouvement du processus social, à double sens. Et en ce sens le symbolique n’est pas neutre, il prend part à la lutte dans un sens ou un autre. Chaque force contient son contraire en unité et en identité. Religion et philosophie s’interpénètrent, s’identifient mentalement en un consensus sur le présent contre une invention de l’avenir. Dans la société capitaliste les antagonismes économiques et les antagonismes symboliques vont d’un même mouvement.

 

Konzern et trust. Pensée art et media. « Concret fort » et « concret faible ». Firmes multinationales et FMI. Armée et institutions. Marchandise et monnaie. Nourriture et recette de cuisine…  Comment rendre cela concret dans « l’esprit » d’un individu humain ? La preuve du pudding c’est qu’on le mange. La preuve des firmes multinationales et du capital, c’est le salaire et les fins de mois et les biens non appropriables, ou la piscine de luxe et le yacht et leur usage ; la marchandise « concrète » valeur d’usage et la marchandise « abstraite » valeur marchande. Le « subjectif » et « l’objectif » et leur unité.

 

L’enflement monumental du capital constant dans le capital total, la révolution scientifique et technique et son coût pour le capital, la baisse tendancielle du taux de profit, ces mouvements comment les décrire et les exprimer concrètement pour qu’ils soient compris comme des forces matérielles. Comment imaginer  qu'un mouvement de la matière que nous sommes puisse créer un autre mouvement de la matière, nouveau,  résolvant la contradiction antagonique à un processus humain viable, contradiction contenue dans la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital ; et comment transformer qualitativement le coût du capital en résolution de l’évolution-transformation-complexification des besoins humains, des besoins sociaux, évolution qui constitue le processus infini d’humanisation sous la forme humaine ici et maintenant et sous toute autre forme de la vie pensante à venir sur cette terre, portion non centrale et diffuse de l’univers ?

 

Lorsqu’on parle d’interaction faible et d’interaction forte, on oublie la puissance des deux et leur unité de fonction et d’existence dans l’univers. Il y a un lien direct entre pensée, représentation et réalité globale dont elles font partie.

 

L’idéalisme philosophique, conservateur et réactionnaire en soi, ce qui n’est pas le cas d’un individu en soi,  consiste, finalement à essayer de comprendre le monde sans le transformer ; le transformer afin que la conscience de la matière sur elle-même que nous constituons poursuive le processus d’évolution-transformation-complexification de l’univers dont nous sommes partie organique.


Une des premières notes dans "le capital" de MARX est celle-ci : « le désir est l'appétit de l'esprit ». cela donne à réfléchir sur le profond progrès de la conscience qu'illustre la vision anthropologique marxienne dans l'étude de l'économie bourgeoise, et l'étude du système économique et social réel qu'est le capitalisme ; ses contradictions et les besoins de dépassement de la crise de croissance de l'humanité dans le capitalisme et son accumulation A-M-A’ ; et les remèdes pour que l’humanité poursuive sa croissance, pour grandir en qualité, ce qui suppose une accumulation quantitative nouvelle.

 

Pierre Assante. 28/11/2021 07:44:31.

 

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