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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 07:50

000 1495

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/NOEL.pdf

 

15 décembre 2012   

 

Noël, face à la violence... :  ici

NOEL2.jpg

 

 

 

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 09:55

BOURDIEU LES REGLES..."Le communisme a échoué". Quel communisme ? Article du 5 octobre 2007. Depuis les choses, sans etre resolues, ont evolue.

 

 Si les communistes ont refusé, particulièrement les 30 dernières années, à voir les transformations du monde, il faut y mettre une nuance : ils ont refusé relativement. Mais les non-communistes n'ont pas fait mieux, même s'ils ont apporté leurs contributions aux réflexions et aux savoirs nouveaux.

 

La question des alliances entre couches sociales exploitées, sa "découverte" par le mouvement anti-capitaliste et altermondialiste est amusante car ce n'est pas une découverte mais une donnée permanente du marxisme. Cela va avec le rôle global du prolétariat, la place du salariat, et à l'autre bout, l'absence de démocratie pour les producteurs, producteurs au sens large de toute production dite "matérielle" et "culturelle". Sans oublier de faire quand même la différence entre ce qui crée la plus value et ce qui ne la crée pas directement, c'est à dire ce qui détermine les profits et "l'échange" inversé A-M-A', le marché capitaliste. Tant mieux si certains redécouvrent le chemin que les marxistes non dogmatiques ont fait, mais il y a encore du chemin à faire !..

 

L'inquiétant, c'est que la "découverte par le PCF" des transformations du monde, dans ces conditions,  peut remettre en cause les découvertes essentielles que contient le CAPITAL de Marx et les travaux qui l'ont poursuivi. Comme si, découvrant de nouvelles connaissances scientifiques, on remettait en cause les bases élémentaires de la science au point de jeter l'enfant avec l'eau sale.

 

Longtemps les communistes ont négligé la question de la subjectivité au profit d'un économisme dogmatique. Aujourd'hui certains semblent se rallier à l'air du temps en faisant comme si la subjectivité ne possédait pas un support "physique", en "oubliant" ce support. La critique de l'économie politique est la base de notre connaissance du réel et des projets de construction d'un devenir.

 

« ….Jamais le moyen ne se rapporte seulement à lui-même, sinon on ne pourrait même pas en parler. Ce vers quoi il est tourné agit avec lui, même si cela se fait ou semble se faire sans intention expresse, ou si l’on ne découvre cette intention que plus tard. Aussi le moyen et la fin sont-ils non seulement  des concepts interdépendants mais la relation qui existe entre eux est à ce point finalisée que le moyen et la médiation se recouvrent largement. Dans d’autres cas, là ou la médiation fait défaut –et notamment la médiation économique au sein de la société- les fins manquent leur destin et demeurent abstraites. Le moulin à bras a engendré la société féodale, la machine à vapeur la société capitaliste : c’est toujours l’état de développement des forces productives qui détermine une société donnée et ses possibilité de transformation révolutionnaire. Que cette médiation vienne à manquer, ou que l’on en tienne pas compte, alors se produit, au lieu d’un bouleversement qui semble après coup avoir été un bond, un simple putsch, un vain et bref embrasement….

….Le putsch anarchiste néglige les buts immédiats, il les survole avec le dilettantisme de l’impatience ; le réformisme, lui, nie et même trahit à force d’être conscient des buts à court terme, ce que ces derniers recèlent de fins lointaines. L’étude théorique de la base doit donc se mettre au service de l’état major de la révolution au lieu de glisser dans l’économisme des buts immédiats. Ce qui veut dire que les horizons et les étincelles de leur pré-apparaître doivent être visibles dans tout but immédiat…..

…..La théorie révolutionnaire ne mérite donc ce titre que lorsqu’elle se consacre à cette médiation des buts immédiats et du but ultime, et son manuel se nomme alors Le Capital – avec tous les horizons de l’humanisation. Le but lointain est ici la construction d’une société sans classe. Son but ultime, transgressant toutes les limites, est cependant le visage dévoilé d’un monde dans lequel le sujet n’est plus aux prises avec un objet qui lui est étranger. ….

……la médiation économique et sociale des tendances agissantes, le mouvement lui-même…..se dirigent vers ce but au prix de bien des détours et de bien des erreurs, mais au bout du compte, ainsi que le montre dans la médiation le bond dialectique, en obéissant à l’invariance d’une orientation….. »

Extrait de « Experimentum mundi (Expérimentation du monde), question, catégories de l’élaboration, praxis », Ernst Bloch, Payot, Traduction de Gérard Raulet.

 

Pierre Assante 5 oct. 07

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 05:44

14mai10 003A l’occasion de congrès, j’avais envoyé à distance de quelques jours ou semaines chacune, et correspondant à des débats et positions exprimées par les uns et les autres, 73 contributions.

Elles ont été publiées dans « AlternativesForge » et le site PCF13

Elles ne sont plus à ce jour, accessibles.

 

Elles tournaient autour de la question du travail, de sa transformation en capital, sa « métamorphose » en capital, sa crise et l’analyse ergologique de l’activité humaine (expérience et connaissance du travail), et la crise globale de production soulignée par la manifestation évidente de la crise financière. Le tout formant une crise de civilisation comparable, mais certainement en plus énorme, à toutes les étapes de transformation de l’humanité, avec ses continuités et ses « sauts ».

 

BROCHURE ECO ET PO perso73 interventions, est-ce maladif ? Oui et non. Considérons qu’il ne s’agit pas là d’un besoin d’exister à tout prix, mais d’une accumulation de convictions en mouvement et que le bout d’une vie de militant, d’enfant, de parent, d’habitant d’un lieu et d’une planète pousse à exprimer, après beaucoup de temps de « timidité », disons le ainsi…

 

J’ai constitué dans un recueil une sélection de ces interventions entre juillet 2008 et juillet 2009.

 

Les « Cassandre » sont millions. Ils se trouvent souvent parmi les militants. Ce n’est ni un choix, ni une fonction ni un but. C’est une parcelle de l’histoire en soi qui vous touche, dans le long terme de l’humanité qui a quand même 1,7 million d’années alors que le capitalisme en couvre quelques centaines et la société marchande et de classe quelques milliers…..

 

Voici ce recueil sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

 

Ainsi qu’une « conclusion" de ces réflexions sous forme de brochure pour l’étude élémentaire de la critique de l’économie politique :

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 05:43

Intervention pour la préparation du congrès du P.C.F. février 2012.

A mon avis, un résumé saisissant des tâches d'aujourd'hui, P.A.

D.DURAND-CONGRES-PCF-02.12.jpg

DURAND Denis

 

Le texte sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/D.DURAND_congres.pdf 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 05:42

http://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J'AIME3.pdf

article déjà publié le 10/10/2012 

      POEMES 1969-copie-1

 

 

 

Cliquer sur l'image du recueil

ci-contre

ou le lien ci-dessus


 

 

 

 

 

Et avec la Cie RASSEGNA ci-dessous

Avec-Rassegna.jpg

 

 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 08:04

MARINE-ROUSSILLON.jpg

 

Front de gauche : bilan et perspective. Table ronde 12.12.12.

Vous trouverez l'intervention de Marine Roussillon, m'ayant particulièrement intéressé, en ouverture de cet article de ce blog. Voir l’ensemble du débat sur "CommunisteS" et site "Congrès", liens en bas de page.

 

Comment renforcer le Front de gauche ? Comment élargir cette dynamique ? Débat entre trois dirigeant-e-s communistes, Marie-Pierre Vieu, Fabien Guillaud-Bataille et Marine Roussillon, membres du Conseil national, sur un des grands enjeux traités dans la base commune (correspondant à la « fenêtre 4  »).

 

Extrait du débat : Intervention de MARINE ROUSSILLON :

 

Les expériences du Front de gauche sont différentes en fonction des territoires, des thématiques… Le bilan de cette stratégie est contrasté. D’un côté, nous sommes apparus comme une force de proposition capable de rassembler. Le PCF en est sorti renforcé, le projet communiste a gagné en audience. Mais, de l’autre, les relations avec nos partenaires sont houleuses. Sur des questions de fond comme de stratégie, nos désaccords nuisent à la clarté de nos positions et à nos résultats électoraux (nombre d’élus).

 

Trois questions essentielles font débat : Quelle est la position du FG par rapport au PS au pouvoir ? Quelle importance faut-il accorder aux élections dans la vie politique ?

 

Quelle est la nature du rassemblement que nous voulons construire ?

 

Sur ces questions, les communistes doivent se prononcer clairement, en direction de nos partenaires et de l’ensemble de la société. Nous ne voulons ni d’une nouvelle organisation politique, ni d’une stratégie du « recours » qui consisterait à attendre les prochaines élections pour rompre avec les politiques libérales. Nous voulons créer les conditions de l’intervention politique du peuple et ainsi imposer tout de suite les mesures qui nous permettront de sortir du capitalisme en crise....

 

...Il ne s’agit pas de faire vivre le Front de gauche pour lui-même, mais de construire un rassemblement utile. Multiplions les fronts de propositions et d’actions aux contours variables : soyons à l’initiative pour rassembler ici pour de nouvelles nationalisations, là pour la démocratisation de l’accès à la culture et à l’éducation, ailleurs pour de nouveaux pouvoirs aux travailleurs… partout avec l’objectif de gagner, maintenant. Saisissons toutes les occasions de

mener la bataille pour donner le pouvoir au peuple.

 

Dans cette stratégie, le PCF doit jouer un rôle moteur. Cela passe par un nouvel élan de notre implantation sur les lieux de travail et par un approfondissement de notre analyse de la crise et des contradictions du capitalisme qu’elle révèle.

 

La « coopérative » proposée par le texte du CN peut être un cadre utile si elle n’est ni l’ébauche d’une nouvelle organisation, ni un appareil opaque destiné à faire de la place à quelques « personnalités », mais un espace de travail qui permettrait à des syndicalistes et à des intellectuels de s’inscrire dans une démarche politique, dont le travail nourrirait l’action politique autonome du PCF et où pourraient apparaître des convergences nouvelles.

 

MARINE ROUSSILLON.

 

Propos recueillis

par Gérard Streiff

http://www.pcf.fr/sites/default/files/500_communiste-2.pdf (4° page)

et

http://congres.pcf.fr/32806

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:30

20101012 021Communiqué du réseau école du PCF.

12 décembre 2012.


Une première version du projet de loi d’orientation pour l’école vient d’être publiée. Le gouvernement y affiche son ambition de « refonder l’école de la République » pour « répondre aux grands défis auxquels [la France] est confrontée ». La réaffirmation du rôle de la maternelle et la volonté de scolariser les moins de 3 ans, une première remise en cause du socle de compétences avec l’intégration de la dimension de culture, la création des écoles supérieures de l’éducation, l’importance accordée à la pédagogie, le recrutement amorcé de professeurs montrent la prise en compte de propositions portées de longue date par les enseignants et les parents d’élèves. On ne peut que s’en réjouir.

Cependant, le projet entretient le flou sur les objectifs assignés à l’école. S’agit-il de créer les conditions de la réussite de tous ou bien de se contenter de réduire les inégalités à la marge ? S’agit-il de poursuivre les politiques libérales qui s’appuient sur l’individualisation et la concurrence pour mettre l’éducation au service de la compétitivité et de la guerre économique, dans la continuité du projet européen « Éducation et formation 2020 » ? ou de construire une école émancipatrice transmettant à tous un haut niveau de culture commune ? Comment mener les politiques sociales ambitieuses incontournables pour la réduction des inégalités sociales et scolaires tout en se soumettant à l’austérité dictée par l’Union Européenne et les marchés financiers ? Il faut faire un choix, et les discussions qui auront lieu avec l’ensemble des acteurs de l’éducation, les citoyens et leurs représentants dans les semaines à venir seront décisives.

Pour être à la hauteur des attentes, le projet ne peut pas s’en tenir à l’objectif de « l’égalité des chances ». L’éducation n’est pas une loterie ! Se résigner à un système qui a ses « gagnants » et ses « perdants » laisserait encore une partie des élèves – les enfants des classes populaires en premier lieu– sur le bord du chemin. Si l’école doit être refondée, c’est pour créer enfin les conditions d’une véritable égalité du droit à l’éducation. Tous les enfants sont capables d’apprendre : l’école peut et doit donc se fixer l’objectif de faire réussir tous les élèves. Le projet de loi est encore loin d’afficher une telle ambition. Il développe une conception de l’élève qui fait reposer les différences sur des dispositions naturelles : on parle d’« aptitudes », de « rythmes d’apprentissages propres à chacun ». Une refondation progressiste de l’école doit rompre avec cette naturalisation des inégalités, affirmer que tous les élèves sont capables d’accéder à un haut niveau de culture et leur en donner les moyens. Prendre ses distances avec le socle commun tel qu’il avait été défini par la loi Fillon est un premier pas. Mais pourquoi alors conserver d’un côté un socle et de l’autre des programmes ? Quels sont ces « apprentissages complémentaires » mentionnés par le projet, et à qui sont-ils destinés ? Il est nécessaire que les discussions des semaines à venir aboutissent à une affirmation claire : l’école, si elle veut être l’école de tous, doit viser les mêmes apprentissages pour tous les enfants.

Il est urgent de s’attaquer aux causes de l’échec scolaire, d’abord en créant les conditions d’une véritable gratuité de l’éducation. Pour lutter contre l’échec scolaire, il faut prendre en compte les obstacles connus qui, dans l’école et hors l’école, empêchent l’appropriation réussie des savoirs. L’inefficacité de l’individualisation des parcours est démontrée : ce n’est pas la solution ! Pour ne pas renoncer à l’égal accès aux savoirs des enfants des classes populaires, c’est bien l’ensemble de l’école qu’il faut refonder sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour acquérir la culture scolaire. 

Donnons de l’ambition à ce projet ! Le PCF appelle tous les citoyens, tous les acteurs de l’éducation à s’atteler à la tâche. Un projet pour l’école, c’est un projet pour la société : c’est l’affaire de tous ! Partout en France, le PCF, avec ses partenaires du Front de Gauche, est à l’initiative d’ateliers législatifs pour que nous construisions ensemble la refondation dont l’école a besoin. Soyons nombreux pour faire entendre nos exigences et rendre incontournable la construction de l’école de l’égalité : une école démocratisée, donnant aux citoyens et aux citoyennes de demain les moyens d’être acteurs de leur travail, de leur vie et de celle de la collectivité.

Adresse du réseau Ecole : reseau.ecole-pcf@orange.fr

   

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 06:47

AUGUSTINLettre à A....,

 

Je viens de lire l’intervention de Bob Ingey sur le vote de la base commune du congrès du PCF de février 2012.

Intéressante. Voici ce qu’elle m’inspire.

 

Bien sûr, la volonté des membres d’une organisation humaine, de ses porte-parole et décideurs au niveau centralisé (quelle que soit la forme de relations entre la « base » et le « sommet », le « centre » et la « périphérie », et qu’on ne me fasse pas rire jaune en feignant d’ignorer ou en niant leurs existences), est déterminante pour l’orientation présente et future de l’organisation en question et des projets de réalisations qu’elle se fixe.

 

Les grecs antiques nous ont montré une ingéniosité remarquable pour contourner les écueils qui menacent en permanence la représentation. Solon, Clisthène, au cœur du mouvement de leur société, ont initié et perfectionné cette représentation, qui bien que mutilée par la société de classe et de patriarcat est arrivé à un degré relatif de perfection. Et relativement  à notre pratique, ces exemples historiques, économiques et culturels (de civilisation), ont montré de façon lumineuse à quel point la comparaison de leur période à la notre, indique la  naissance et le déclin des sociétés de classe.

 

Tout cela pour en venir au fait que la volonté est déterminante mais pas elle seule et que le mouvement de la société peut emporter les humains bien au-delà (ou en deçà) de leur volonté initiale, de même qu’il n’y a pas égalité entre le contenu d’une volonté, ce qu’elle écrit sur la partition à exécuter, et ce que le mouvement crée et ce que sa création induit sur le mouvement.

 

Il en est et en sera ainsi du Front de Gauche, et il n’est en rien critiquable, lorsqu’on est d’accord avec le mouvement de la société qu’il cristallise et symbolise, de se poser les questions nécessaires aux décisions et aux actes tels que nous les souhaitons ; et qu’on se pose aussi la question du rôle que le communisme en tant que parti (et le marxisme de même) y joue, peut continuer à y jouer, dans le mouvement de société, rôle, qui apparemment ne semble pas être remis en cause dans le projet de base commune du Conseil National.

 

Bien sûr un texte reflète l’état commun du moment et ne reflète pas une réalité non encore existante. Et en cela, il contient des « insuffisances » (si l’on peut dire ainsi) qui reflètent elles-mêmes non seulement l’impossibilité d’une vision achevée du futur, mais aussi l’état d’inconscience commun sur la réalité du moment donc sur la réalité du "à peine passé".

 

Mais pour l’essentiel il me paraît ni fermer les différentes hypothèses, ni affaiblir l’hypothèse majoritaire issue entre autre des assemblées nationales des responsables de section, qui se « fixe » ET le rassemblement, non « à partir du », mais « avec une impulsion du » Front de Gauche (ce qu’il peut devenir, c’est la réalisation ou non de ce rassemblement qui le dira) ET le rôle propre du parti dans le débat d’orientation et d’action de masse partant de son expérience communiste (et je dirais marxiste bien que ce ne soit pas inscrit dans les statuts), car il serait bien difficile de séparer communisme et marxisme, même si d’autre mouvements d’idées et d’action ont existé et existent dans la visée d’une société mettant en commun les efforts humains pour produire ses conditions d’existence et de développement , en coopération et non en concurrence, c'est-à-dire sur la base d’un processus de l’égalité des droits de ces conditions d’existence. Egalité des droits qui n’a plus de raison d’être à partir du moment où ce n’est plus le droit qui fixe les besoins, mais que ce sont les besoins eux-mêmes (dans l’humain et ses actes et les possibilités nouvelles qu’il crée) qui déterminent les conditions de leur satisfaction.

 

La société de droit nous la défendons d’autant qu’elle entre dans un processus de satisfaction des besoins « matériels et moraux », mais si nous regardons autour de nous, particulièrement dans l’aggravation de la crise, c’est une société de droits déterminés par la situation individuelle de chacun dans la société marchande, c'est-à-dire qu’elle est une « société de droit » pour qui en a les moyens. De se nourrir, de se vêtir, de se loger, de s’instruire, de rêver, de se mouvoir….

 

Le progrès de la « société de droit » est lié à l’état des forces productives, hommes, techniques, cultures, pensées adhérentes et dé-adhérentes à ces forces productives, créatrices, dé-normalisatrices, re-normalisatrices, en santé relative, ou malades plus ou moins gravement.

 

La continuité comme le saut qualitatif, existent l’une dans l’autre, en rapport dialectique, dans les forces opposées qui permettent le mouvement, en elles-mêmes et entre elles, dans l’équilibre-déséquilibre sain de ce mouvement. La société de droit, marchande et de droit, pour la comprendre et pour que cette compréhension nous permette « d’avancer » en santé, il faut la voir à travers cette conception du mouvement, sans que cette conception détermine mécaniquement notre vision, mais nous aide à la construire, déconstruire et reconstruire dans le mouvement de notre pensée et dans la réalité du mouvement général résultant de l’interaction des mouvements de pensée dans chaque personne humaine et de son support biologique et social, son corps-soi, ses débats de valeur dans le rapport de valeur marchande de la société capitaliste qui est son milieu non « naturel » mais réel, et les mouvements de transformation qualitative qu’il réclame.

 

Il n’est pas obligatoire de peser tout cela au microgramme pour se déterminer par rapport à la base commune du congrès. Ce n’est pas obligatoire, mais ce n’est pas interdit.

 

Il me semble que l’analyse et la critique de l’économie politique (les conclusions en mouvement et les propositions-solutions  que cette analyse permettent pour la résolution de la crise),  les capacités qu’en conserve et développe l’organisation du parti est un exemple parmi d’autres de la nécessité de l’organisation du parti et de ses relations particulières avec la société dans tous les domaines d’activité de la société.

 

La base commune prend cela en compte et beaucoup d’autre choses, même dans le cadre de l’état actuel de conscience que nous voudrions plus avancé, et prenant cela en compte, elle me parait à la fois plus réaliste et plus utopique au sens de l’utopie opérationnelle, que les analyses en part juste mais en même temps décalée dans le passé des textes alternatifs, qui critiquent justement une réalité sans passer à ce que nous appelons « la négation de la négation » c'est-à-dire la résolution de contradictions.

 

L’exemple de la position des textes alternatifs sur l’Europe est significatif. L’Europe est capitaliste oui, mais la nation aussi, alors pourquoi ne lutter que dans le cadre de l’institution de la première, même s’il est vrai que les conquêtes sociales sont plus avancées dans les institutions nationales (Révolutions françaises, mouvement ouvrier national, Front Populaire, Libération, luttes sociales et sociétales) et que les institutions européennes sont en reculs sur elles. Encore que ! Les forces productives révèlent dans leur mouvement en Europe et dans le Monde des forces de progrès que nous ne voyons pas bien car leur évidence est nouvelle et moins apparente. En ce sens la lutte n’est pas à couper en tranche mais doit partir à la conquête de ce qui…n’est pas conquis.

 

Amitié.

 

Pierrot, 8 décembre 2012

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 07:01

escalier contesse 2juin10 002Réponse à L.

 

Les incohérences, les nôtres et celles des autres, c'est "l'odeur du temps"....

 

Nous sommes inclus dans un processus de développement devenu incohérent qu'on ne peut stopper net sous peine que le remède soit pire que le mal (pour la production, l’échange, l’énergie, etc.)

 

Il faut en infléchir la direction, comme celle d'un bateau dont la masse empêche un changement de direction brutal, ce qui demande du temps, si tant est que le délai nécessaire ne soit pas trop court pour éviter une catastrophe.

 

L'incohérence tient à 2 éléments et un troisième qui est leur résultante, résultante qui est l'état de la chose en mouvement, comme dans tout processus, apparemment évident, si on a une petite idée de la dialectique de la nature, des contradictions internes à un processus, de la négation de la négation qui en est leur résolution et permet la continuité du mouvement.

 

Un élément c'est l'échange marchand qui ne peut aboutir qu'à cette incohérence finale et menaçante pour la poursuite du processus humain, l'échange "Argent-Marchandise-Argent plus" et son paroxysme.

 

L'autre c'est le passage en quelques milliers d'années de la gestion du clan restreint où chacun côtoie son proche, son semblable, à la gestion élargie puis du monde où les rapports centralisés nécessaires à la cohérence d'ensemble met hors circuit l'intervention citoyenne tant que l'échange marchand poursuit un type de rapport de gestion individuelle, perversion individuelle du clan, qui en a perdu les propriétés et qui empêche la naissance de propriétés nouvelles nécessaires.

 

Et ce "tant que l'échange" que j'ai placé par commodité d'expression dans l’expression du deuxième élément est le troisième élément, la résultante des 2 éléments précédemment énoncés, de la crise générale du processus humain.

 

Je te renvoie à l'intervention de Denis Durand (et accessoirement à l'ensemble de ce blog et particulièrement à mon essai "La métamorphose du travail"), intervention de Denis qui, je le répète me semble un résumé saisissant des tâches d'aujourd'hui, indispensables à la poursuite du processus humain, et que je crois possible, bien que non assuré "mécaniquement".

 

La conscience et les capacités de recherche et d’action qu’elle permet, reste l'arme première de l'humanité.

 

Pierrot, 11 décembre 2012

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:28

 

Pierre-LAURENT.jpg…..Et je veux le dire clairement : nous savons comment redresser le pays. Notre débat présent le montre. Nous savons. Nous avons les solutions pour libérer les forces du travail, de la recherche et de la création. Nous avons les solutions pour construire un système plus efficace, plus juste, plus écologique, plus harmonieux.

Nous savons. Prenez confiance en vous ! Prenons confiance dans la capacité du peuple français et des peuples européens à résoudre démocratiquement leurs problèmes. Arrêtez de déléguer les savoirs et les pouvoirs à une petite bande de technicien, de financiers, de représentant de la bourgeoisie financière cupide et sans valeurs, les pouvoirs principaux de l’économie, de la banque et de l’entreprise.

Oui nous savons et notre rôle est à présent, en ces temps lourds de difficulté de placer au pouvoir, à la direction des grandes entreprises, des grandes banques, une nouvelle politique.

 A mes amis du Front de gauche, je veux dire qu’il est temps d’engager la bataille pour l’avenir, sur le terrain, partout pour que se lève l’exigence majoritaire du changement.

Nous avons proposé au Front de gauche, nous allons lancer une grande campagne d’action et de rassemblement pour un front anti-austérité et pour une nouvelle politique. Oui, les mois qui viennent devrait être consacrés selon moi, à réunion plusieurs millions de signatures pour construire un rapport de force social et politique nouveau.

En temps de crise, le sursaut doit venir du peuple……

Video et texte du discours :

 http://www.pcf.fr/31853

et texte seul

http://pierreassante.fr/dossier/Industrie_Pierre_Laurent.pdf

*********

et un texte du 10.12.08 

 Une crise de production et rien d'autre :

http://pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_PRODUCTION_Pierre_Assante_10.12.2008.pdf

 

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BROCHURE ECO ET PO persoHUMA-INDUSTRIE.jpg

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 05:15

     RECUEIL DE CITATIONS,

 

Bloch, Benjamin, Lukacs, Lefebvre, Schwartz, Pline, Boccara,

Lucrèce, Garo, Vygotski, Giono, Bouveresse, Bobin,

Jaurès, Weil, Marx, Gelu, Engels, Lampedusa, Oulianov, Certeau, Xin...

 

CAMUSA ignorer le compliment, ou l’hommage, on laisse croire au complimenteur  qu’on le dédaigne alors qu’on ne doute que de soi.

Je suis avare de cette liberté qui disparaît dès que commence l’excès de biens. Le plus grand luxe n’a jamais cessé de coïncider pour moi avec un certain dénuement.

Je n’envie rien, ce qui est mon droit, mais je ne pense pas toujours aux envies des autres et cela m'ôte de l’imagination, c’est à dire de la bonté.

Je veux dire que la pauvreté ne suscite pas  forcément l’envie.

[Cette maladie subie dans ma jeunesse], sans doute ajoutait d’autres entraves à celles qui étaient les miennes, mais elle favorisait finalement cette liberté du cœur, cette légère distance  à l’égard des intérêts humains qui m’a toujours préservé des ressentiments.

Albert Camus (extraits de « l’envers et l’endroit »)

 

et 45 autres citations SUR CE LIEN : ici

http://pierreassante.fr/dossier/CITATIONS_CHOISIES_PAR_PIERROT.pdf

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:37

La somme et le reste, Edité par AjzenbergPetite réflexion de rien du tout en trois points, importante comme tout ce qui est négligé en tant qu’évidence.

 

Reprenant l’idée de mon « manifeste » de décembre 2005 publié par la revue « la somme et le reste » d’Armand Ajzenberg de janvier 2006 : du clan au village Monde, qu’est-ce qui se passe dans la conscience humaine, dans la maison France du village monde, qu’est-ce qui peut s’y passer, quelles décisions, quelles actions.

 

La maison n’a pas rétréci parce que les interactions du village monde se sont resserrées, et la gestion de l’ensemble monde n’est pas plus simple parce qu’il, elle, se sont unifiés.

 

L’unification ce n’est pas l’unité numérique et physique au sens étroit, bien au contraire, c’est la diversification « exponentielle » de la maison, du village, et de ce que contiennent l’une et l’autre.

 

Il n’y a pas à opposer l’action pour la réduction et l’élimination de l’usage du surproduit (surproduit de la production, tautologie nécessaire) par la spéculation, à la nécessité d’une économie, d’une gestion et de la politique (gestion de la cité) qui vont avec. Espace tripolaire décortiqué par l’ergologie, ses animateurs et Yves Schwartz en particulier, dans leur effort d’expérience et de connaissance du travail et de l’action qu’on peut en déduire, dans la continuité de la réalité micro et macro du travail existant. Pôle des gestions, pôle de la politeïa, pôle du marché.

 

Le communisme c’est le mouvement réel de transformation de l’existant. En santé, et ce « en santé » c’est ce qui fait toute la différence (entre capitalisme et communisme, pas celui des tyrannies vulgaires qui en ont été les prémices avortées, relativement, puisque que leurs expériences, sociales en particulier, contribueront à la transformation en santé) avec toute autre transformation réactionnaire, celle qui pousse à la spéculation mondiale par exemple, et ses institutions gestionnaires, politiques, économiques à transformer (Aufhebung) en santé.

 

A la fin d’une vie, il ne faudrait pas savoir devant l’immensité de la tâche, et le temps qui reste au vieillard,  immensité non apparente pour qui se jette dans la vie de la jeunesse sans limite.

 

Un bond en avant est relativement aisé dans la période de centralisation des moyens de l’accumulation primitive. Après commence la relation complexe de la centralisation démocratique et d’un développement du micro-centrisme nécessaire à l’initiative complexe de la transformation rapide permanente. Raisonner mécaniquement selon un modèle agricole millénaire est réactionnaire. Par contre, ce que nous apprend la continuité de ce « modèle », ce n’est pas l’immobilisme, c’est la relation de longue durée avec la nature, donc avec nous-mêmes. Pourtant cette agriculture millénaire a sa part dans la désertification par exemple. Cette contradiction est donc à prendre en compte pour un développement de la continuité de la transformation en santé après la phase d’accumulation primitive.

 

Je crois que le concept d’anthroponomie de Paul Boccara contient une réponse en gésine à cette contradiction et rejoint en cela l’ergologie, comme des parcours parallèles qui s‘effleurent sans se rencontrer encore, celui de l’ergologie, car ces deux parcours n’ont pas encore suffisamment diffusé pour faire « osmose ».

 

En ce sens, le congrès du PCC (dans un contexte où la Chine répond momentanément et en partie à la crise de suraccumulation du capital) ressemble un peu à un Concile de Trente, qui peut déboucher sur autre chose qu’une simple reprise en main de la Réforme, autre chose qu’une révision avortée du dogmatisme religieux.

 

Pierre Assante, 4 décembre 2012

 

Le Manifeste sur ces sites :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/MANIFESTE...pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 05:04

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 05:28

2012 11 23LA PERTE (lettre à mes amis croyants)

 

Les « défenseurs » d’une culture sont bien souvent conservateurs.

Et les « défenseurs » du progrès des fossoyeurs de culture.

Heureusement, il y a la vie de tous, les exigences qui en sortent et qui peuvent corriger tous ces redresseurs de tort.

Ils ne sont donc, ni les uns, ni les autres les défenseurs de la culture ni du progrès.

 

C’est l’histoire d’amour où l’on préfère voir l’enfant mort que de le laisser à l’autre.

Bon n’exagérons pas et rendons à César ce qui est à César :  il y a eu aussi de sacré rouspéteurs qui ont été sacrément efficaces tant dans la question de la culture que du progrès.

 

Celle, celui qui aime donne ce qu’il a à l’autre pour que l’autre s’en serve, donc le transforme, donc……

Mais ça vaut pour l’héritage des biens privés d’une société de classe car la mort individuelle est inéluctable, et tous le savent.

Par contre la propriété collective d’une culture semble immortelle puisque transmissible :

erreur.

 

N’ayez pas peur que d’autres s’approprient votre (vos) culture(s), ne la (les) donnez pas, partagez la (les), sachant que les autres en feront autre chose, et que vous n’avez pas de pouvoir et de droits ni royaux ni divins sur elle(s).

 

Je ne re-développe pas mon analyse en particulier du christianisme que j’ai faite dans l’épître aux citoyens, mais j’insiste sur le rôle fondamental qu’il peut continuer à avoir sur la société à condition qu’il accepte de mourir pour ressusciter sous une forme non religieuse, débarrassé d’une pédagogie qui fait dramatiquement abstraction de ses références temporaire, c’est à dire au patriarcat par exemple ….et sa suite.

Il ne faut pas non plus que la reconnaissance des références patriarcales torde durablement le pendule dans le sens inverse pour ignorer l’essence humaine dans son unité animale et sociale, dans son unité biologique et culturelle.

Je ne donne l’exemple que du patriarcat car il est évident. Il permet à juste titre au féminisme de citer l’oppression de la femme dans les textes de saint Paul, mais d’ignorer la reconnaissance de la femme, dans un contexte pourtant très peu favorable à le faire, dans les mêmes textes.

Mais il y a bien d’autres thèmes que le patriarcat  y compris des thèmes qui n’apparaîtront que lorsque nous serons capables d’unir rationalisme et intuition, ce que seule permettra une société où non seulement les moyens de production mais aussi le mode d’administration permettront à chaque individu de pouvoir avoir un rôle de recherche et de décision. Où chacun pourra avoir le temps et les moyens pour être son propre chercheur dans le cadre d’une recherche collective.

 

Enfin, si nous disions à l’Eglise : ne perds pas ta vie à la gagner, celui que veut gagner sa vie la perd, celui qui……C’est ça le dialogue de fond entre matérialistes et croyants qui peut être utile à la communauté humaine à un moment où le tremblement de terre de la révolution informationnelle laisse à penser que les humains ne vont pas trouver facilement une issue. Les sondages sur les intentions de vote en témoignent. Faire de la pédagogie, simplifier, vulgariser, OUI, mais d’abord quoi enseigner, quoi simplifier, quoi vulgariser. On ne répond à une crise de civilisation que par une refondation de civilisation, ce qui passe par des IDEES.Qu’est-ce que j’aimerai être entendu sur ça, et si je me trompe, qui me le dira si je ne trouve pas à dialoguer.

 

Pierre Assante Marseille, La Madrague 10 févr. 2002

 

 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 05:10

LUCRECE.jpgLES AMES

(Extraits de "De natura Rerum", écrit par Lucrèce, mis en forme finale et publié par Cicéron il y a environ 2070 ans)

 

...Serait-il possible d’imaginer qu’elles auraient pu se lier si étroitement au corps en s’y glissant de l’extérieur ? L’évidence nous enseigne tout le contraire. Car l’âme se même si intimement aux veines, à la chair, aux nerfs, aux os, que les dents elles-mêmes participent à la sensibilité, comme le font bien voir leurs maux, leurs douleurs, au contact de l’eau glacée, à la rencontre d’un gravier égaré dans le pain. Au reste, prises comme elles le sont dans le tissu général du corps, il n’y a pas moyens, semble-t-il, qu’elles échappent intactes et se dégagent sans dommage de tout l’ensemble des nerfs, os et articulations...

 

...Navigation, culture des champs, architecture, lois, armes, routes, vêtements et toutes les autres inventions de ce genre, et celles même qui donnent à la vie du prix et des plaisirs délicats, poèmes, peintures, statues parfaites, tout cela a été le fruit du besoin, de l’effort et de l’expérience ; l’esprit l’a peu à peu enseigné aux hommes dans une mente marche au progrès. C’est ainsi que le temps donne naissance pas à pas aux différentes découvertes qu’ensuite l’industrie humaine porte en pleine lumière...

 

...C’est pourquoi les hommes en proie à ces vaines alarmes voudraient fuir au loin et, pour y échapper, grossissent leurs biens au prix du sang de leurs concitoyens ; ces avides doublent leurs richesses, multiplient les meurtres...

 

Lucrèce, "De Natura Rerum", né en 98, mort en 55 avant notre ère.

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 14:29

AJZENBERG3.jpg

 

AJZENBERG3 0001Cet ouvrage va jusqu'au bout de la vérité. C'est à dire qu'il traque partout dans la société, avec humanité, mais sans concession avec elle ni avec tous les acteurs quels qu’ils soient du drame, ses actes et ses médiatisations d’hier et d’aujourd’hui :  l’abandon à la mort de 76 000 malades mentaux, à travers la recherche approfondies des données historiques, des comportements avérés,  ce qui contient en germe le rapport des forts aux faibles, de la société de classe et de son paroxysme dans le régime de Vichy allié du nazisme.

Ce n’est pas un «détail » et pourtant c’est un moment de l’histoire à côté duquel on ne peut passer sans en prendre la mesure. Ce livre nous le permet.

Pierre Assante, 1er décembre 2012

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 05:05

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IDIR.jpgNordine idir. Le travail gratuit, ça suffit !

par Nordine idir,,

le 21 Novembre, 2012

Il y a 627000 chômeurs de 18 à 25 ans. 30% des jeunes diplômés à bac +4 et plus sont toujours privés d’emploi un an après leur diplôme. L’âge moyen du premier emploi stable et correctement rémunéré qui recule sans cesse. Tant d’étudiants et maintenant des lycéens qui se...

0

Nordine Idir. L’égalité ne se négocie pas!

par Nordine Idir,,

le 20 Novembre, 2012

Mais pourquoi sont-ils si méchants? Après tout, ils ne leur ont rien fait! Qui sont ces «ils»? Qui sont ces «leur»? Les premiers sont les réactionnaires en tout genre, les seconds sont les homosexuels et les étrangers. La droite et l’extrême droite crient au dé...

0

Nordine Idir. Comment peut-on mettre sur le même plan un État colonisateur et un peuple opprimé?

par Nordine Idir,

le 19 Novembre, 2012

« Depuis le début de l’opération militaire israélienne “Pilier de défense” contre la bande de Gaza, 49 Palestiniens ont été tués dont 3 enfants ce matin âgés de 1 à 3 ans. » Voici la dépêche que je découvre ce matin en me levant. Froide et lapidaire, pour un bilan déjà trop lourd. J’ai la rage ...

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 05:00

2012 11 23 040 Réponse sommaire mais utile à la question de la création monétaire,  et de régulation de la masse monétaire en fonction de la masse de production.

 

 

Question de X... :

On procède à une création monétaire, utilisée par exemple dans les services publics ou dans la production stricto sensu. Double avantage, des besoins sont satisfaits et une partie de la maladie économique de suraccumulation du capital qui ne pouvait trouver à s'employer dans la production, résolue, etc...

Mais in fine (pour ainsi dire car après subsistent et se créent d'autres problèmes pour dépasser les marchés), ne faudrait-il pas qu'il y ait tendance à une relative parité entre la masse monétaire circulant et la valeur de la masse de marchandises produites, échangées ?

La marge accrue de création monétaire par rapport à la production, possiblement assurée par l'explosion de la productivité, cette marge suffit-elle pour ajuster sans danger d'incohérence productive et ses conséquences, la circulation monétaire (en quantité et en rapidité) ?

Peut-être est-ce une préoccupation trop anticipée, mais existe-t-il dès à présent des capacités d'anticipation de cette marche au dépassement des marchés par rapport à cette question de la création monétaire ?

 

Réponse de Y... :

Il y a effectivement le risque d'une création monétaire excessive relativement à la  création de richesses réelles ce qui entrainerait une inflation pouvant devenir accélérée.

 Mais si la création monétaire est utilisée pour créer des richesses nouvelles, comme nous le proposons avec la sécurisation de l'emploi et de la formation conditionnant l'émission de nouveaux crédits ou avec le financement monétaire d'un grand essor des services publics (lesquels permettent d'accroitre la demande solvable tout en consolidant l'efficacité de l'offre puisque de meilleurs soins, une éducation et une formation plus performantes, une recherche très développée, des infrastructures de transports publics efficaces, des logements sociaux de qualité sont des facteurs d'accroissement de la productivité globale) alors, l'inflation sera absolument maîtrisable.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 05:24

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 05:00

REGIONS-ATOS-46-AVRIL-2001.jpg 

 

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http://pierreassante.fr/dossier/REGIONS_ATOS_N_42%20_AVRIL%20_2001.pdf

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 05:00

000 1494Le refus du DROIT AU MARIAGE POUR TOUS, POUR TOUTES, une double régression,

pour la femme et pour la société.

 

      Il n’est pas question ici de révolutionner du jour au lendemain la petite propriété individuelle, qui assure la subsistance de tout un chacun (1) dans l’organisation actuelle de la société.

On peut cependant noter pour une transformation lente à entreprendre (2), que les droits humains de se nourrir, de se loger, de s’instruire, d’avoir une activité sociale qui le permette (3), etc., s’ils reposent sur la propriété, nient de fait le droit individuel, personnel et universel d’acquérir les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie (4). Et autrement que par la seule petite propriété, c'est-à-dire aussi par le droit d’usage des biens indispensables à la vie et au développement de chacune et chacun.

 

Ainsi il en va du mariage.

La reconnaissance d’un rite de l’amour n’est pas en cause. Il est nécessaire, et beau, ce qui va de pair, sans jeu de mot, c’est le cas de le dire. Le mariage c’est cela aussi, et en cela le mariage gay est tout autant légitime que le mariage hétérosexuel. Mais pas seulement pour le « rite d’amour ». Cela ne met pas en cause non plus la reproduction de l’espèce, qui dans une démocratie avancée ne peut reposer sur une obligation légale, répressive, de se reproduire, ni génétiquement, ni culturellement.

 

La régression consiste à faire reposer les droits uniquement sur les petites propriétés foncières et autres petites propriétés (5) du couple, et non sur le droit individuel aux moyens de vivre dans toute son amplitude. Ainsi dans la « garantie » de la femme de ces droits, sa dépendance vis-à-vis de l’homme est renforcée, et bien plus que le contraire, compte tenu du poids historique persistant de la domination masculine, du patriarcat, sur la femme et la société, dans un capitalisme (6) qui a généralisé et mondialisé l’échange marchand « argent-marchandise-plus d’argent » avec le poids sur les mentalités que cela induit, y compris dans l’échange entre individus.

 

Faut-il un homme et une femme pour faire un enfant ? Oui, mais ce « mode » de reproduction biologique-générationnelle, génétiquement et culturellement n’est pas en cause. Il y a dans l’insistance à ne considérer que cela, et à vouloir l’imposer, une autre régression qui nie le rôle global de la société et une fois de plus (7), ravale au second plan le rôle maternel et de la société et de la mère et de la femme.

La fusion mère-enfant, son rôle nourricier est indispensable à l’enfant. Mais, cette double régression, nie le rôle nourricier en tant que tel, non attaché à un individu particulier, et par là, contradictoirement nie l’individu particulier et donc la mère et la femme. Et ravale la femme uniquement à son rôle nourricier au lieu de reconnaître un rôle nourricier historiquement dominant et structurant dans le processus humain, ses liens génétiques culturels et affectifs, inséparables pour l’espèce humaine, à la différence de l’animal (8).

 

Pour « faire simple » : La fusion mère-enfant peut tout aussi bien se réaliser entre un bébé et un homme (au sens masculin) qui lui donne son biberon. Dans l’instinct de l’enfant c’est quand même une mère qui le tient dans ses bras. Ce peut être aussi une mère qui joue le rôle séparateur en permettant à l’enfant de s’évader dans le monde, le découvrir et le transformer en s’éloignant du rôle nourricier instinctivement, historiquement maternel. Et limiter ces rôles à une, un individu, c’est non seulement répressif, mais absurde parce qu’impossible, impossible car c’est nier le rôle global de la société.

La réalité et non une vision instrumentalisée de la réalité devrait ouvrir les yeux de chacun dans cette réflexion sur la nécessité d’une évolution du droit en fonction des transformations réelles de la société et des modes de vies qu’il ne s’agit pas de condamner, mais d’examiner « en santé sociale, morale, rationnelle et affective en même temps ». Couple recomposés, familles monoparentales, célibataires…et multitude de modes de vie, d’activités, tout cela doit trouver le droit juridique et moral nécessaire à une vie riche de la personne dans une société riche de biens, de culture, d’affects.

 

L’humain consiste en une permanente dénormalisation-renormalisation dans laquelle entre bien sûr un constant débat de valeurs. Mais qui dans une société dominée par l’échange capitaliste est dominé par la valeur marchande contre la valeur d’usage.

 

Si l’on veut valoriser le rôle maternel, et en même temps la mère, la femme, et le rôle paternel par la même occasion, ce n’est pas en renforçant la domination de l’instinct sur la culture qui permet de dépasser l’inhumanité animale. Il ne s’agit pas non plus de nier le corps, le support biologique de la vie humaine pensante, organisante, de la société et de la conscience en processus de la nature sur elle-même qu’elle constitue. Il s’agit de reconnaître et mettre en œuvre la reconnaissance de l’unité du corps et de sa pensée, et de celle de la société, consciences et inconsciences dans leur UNITE elles aussi.

 

Il s’agit à la fois de reconnaître l’origine de l’amour dans la fonction-fusion maternelle-nourricière non pour y cantonner la femme et ainsi ravaler au bas de l’échelle son rôle social. Il ne s’agit pas non plus de la priver la femme de ce rôle historique dans le processus humain, mais de permettre à tout individu de jouer ce rôle librement, sans pression-répression sociale, sans handicap pour l’ensemble de ses activités sociales et jouissives auxquelles chacun a droit sans restriction et « en santé » (9).

 

Y’en a marre de l’admiration des pères pour leur rôle social contre celle des mères pour leur amour (10). Cette dichotomie de l’affect c’est la négation des deux et le maintien de la division aliénante du travail, familiale et sociale en général, contre le progrès de la qualification « technique et morale » dans son unité et la démocratie qu’elle peut développer.

 

Mariage gay, contradiction ? Oui mais féconde pour la société si on ne limite pas la reproduction biologique et culturelle qui sont UNE à une robinsonnade, ni les droits de vivre à la propriété.

 

Pierre Assante, 24 novembre 2012

 

Notes

1 Jusqu’à présent dans les sociétés capitalistes avancées

2 En matérialisme dialectique, on compare les deux « modes » de transformation qualitative de l’eau, celle de l’évaporation lente de  l’eau et celle qui évapore l’eau en la faisant bouillir

3 Aujourd’hui travail salarié, luttes pour son amélioration, et loisirs, demain, par « glissement transformatif lent et accéléré », travail libre, activité libre et cohérence de la société pour et de l’individu dans la relation entre activité personnelle et (dans) l’activité générale

4 Même si de grands progrès dans les droits individuels sont passés, paradoxalement par la reconnaissance de la famille moderne, de la petite propriété, de la maternité dans le cadre d’un certain « patriarcat moderne », du travail salarié….

5 Et la grande, l’immense, écrasante (au sens propre pour la vie et la société et son processus de vie) propriété privée, bien sûr, de la bourgeoisie mondiale dominante.

6 Issu d’ailleurs, comme toute société marchande, du patriarcat

7 Paradoxalement, compte tenu des déclarations sur la reconnaissance de la mère (et du père) chez les opposants au mariage gay et tenants de la permanence de la conception religieuse de la famille, et de leur prétention à défendre mécaniquement la vie, c'est-à-dire en s’aveuglant sur un biologique éternel contre une culture vivante, créatrice de société et d’humain en mouvement, et en niant ainsi la spiritualité dont ils se réclament.

8 Exception faite des animaux évolués chez lesquels on constate un embryon de lien « culturel »

9 Et en considérant que les maladies sociales passant par l’individu ne se guérissent pas par la répression, mais par l’éducation et qu’il n’est pas question que cette éducation consiste à mettre tout le monde dans un moule. Activité, multiplicité infini, c’est le champ de l’éducation et de la volonté de progresser en savoir-conscience.

10 Celui qu’elles suscitent comme besoin et manque dans la fonction maternelle et dont l’effet de fusion-répulsion se perpétue dans tous les rapports amoureux, tous les rapports envers les vivants et les choses, tout au long de la vie.

       

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:39

aragon les poètesAragon, aujourd'hui - Inauguration - Discours de Pierre Laurent

ici

Cette couverture de livre, c'est celle des "Poètes", que j'ai acheté en 1961, alors que je venais d'être salarié depuis peu.

J'avais 17 ans, coursier d’une entreprise du port, puis ouvrier vers Saint Lazare. Quelle découverte !

Mais aussi quelle difficulté insurmontable pour l'époque, de faire admettre sa "conclusion", "l'épilogue" (1), à mes camarades ouvriers, pourtant merveilleux militants, courageux, dévoués et tout à fait inventifs et créatifs dans leur lutte pour la défense des intérêts des salariés et de la population.

Contradictions !!!

Depuis les choses ont changé : des difficultés supplémentaires, mais aussi de nouvelles espérances basées sur la réalité des nouvelles forces productives, et sur les cultures nouvelles qui leur répondent,  correspondent.

Poésie et réalité des temps !!!

 

Pierre Assante, 25 novembre 2012

 

1 Mis en musique bien des années plus tard par Jean FERRAT

http://13.pcf.fr/31477

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 05:08

 

1968-PCF.jpg68 votre mémoire au pouvoir

Marxistes et communistes dans mai-juin 68, et après...

Paul Boccara. 9 Juin 2008. Journal « L’Humanité ».

 

L'Huma est mon témoin : j'ai fêté le 13 mai 1968 (et la page de l'Humanité du 16 mai 1968 à laquelle j'avais participé) par une interview le 13 mai 2008 sur la crise financière. Nous continuons le combat ! Face aux présentations unilatérales de 68, je me limite ici à quelques éléments, négligés et même censurés aujourd'hui, des interventions des marxistes et communistes du PCF, pendant, avant et après 68.

 

Quelques mots sur « avant »

Sur le plan des idées. Le 15 novembre 1967, à la Mutualité, j'indique le début de la crise du capitalisme monopoliste d'État (CME). Cela vient après la conférence internationale de Choisy-le-Roi de mai 1966 sur la théorie du CME, elle-même après le choc du XXe Congrès et du rapport dit secret de Khrouchtchev. D'où mon retour à Marx lui-même inachevé, à l'opposé du dogme marxiste-léniniste, dans mes articles de 1961 sur le Capital. Cela percute le cœur critique de 68 : contre toutes les autorités, avec la charge anti-étatiste de la théorie du CME et de sa crise, pour l'historicité. Dans l'Humanité du 22 mars 1968, à partir de la crise du CME, je note : « Le cœur de la révolution technique qui commence est l'automation [....]. Il est possible que les hommes soient, progressivement évincés de la partie proprement matérielle de la production (...). En allant de plus en plus vers des activités de type intellectuel. » Mais sur la montée probable de formidables luttes nouvelles, je suis coupé.

Sur le plan social et politique. En juin 1967, création d'un groupe de travail entre le PCF et la FGDS pour des convergences, vers un programme. C'est notre bataille pour l'extension des nationalisations et leur gestion démocratique, l'insistance théorique sur la majorité salariale. Ces questions vont exploser en 68 Et pourtant, dans le numéro spécial mai 68 de l'Huma de 2008, sur « le débat intellectuel », la table ronde, les articles sur huit théoriciens, etc., c'est le silence sur la théorie du capitalisme monopoliste d'État et de sa crise, laquelle a marqué si fort le PCF et son intervention en 68. C'est l'insistance sur Althusser, absent en 68, alors que son « structuralisme » de la « reproduction » s'oppose directement à l'historicité du CME et de sa crise. Il le confirmera en 1978 dans Ce qui ne peut plus durer dans le Parti communiste, où, à propos de la« théorie marxiste » dans le PCF, il ne parle, que de « la théorie » dite du CME, version française (adornée de considérations boccariennes sur la suraccumulation du capital) de la théorie soviétique... fabriquée sur l'ordre de notre direction » (le Monde 27 avril 1978) !

 

Quelques mots sur « pendant »

Université, nationalisations, gestions démocratiques. Le 13 mai, dans la soirée, je fais le tour des amphis de la Sorbonne, avec le même discours, qui commence par « l'université critique », sa gestion démocratique, et se termine par « les nationalisations » et leur gestion démocratique. Dans l'Humanité du 16 mai, dans une page intitulée « Transformer l'université », je déclare : « Ce qui est en cause, c'est le régime... Nous sommes contre l'État bourgeois. Il s'agit pour les étudiants et les enseignants de tenir constamment et de façon créatrice sous leur contrôle tous les aspects de l'université... la participation à la gestion. [Mais] le problème des crédits... lié... à la structure économique et sociale, à la domination des monopoles capitalistes... [pose] le problème de la nationalisation. »

Étudiants, ouvriers, salariés. Dans la même page je dis : « On applaudit à la Sorbonne la jonction entre les luttes ouvrières et les luttes étudiantes.(...) Le refus des étudiants de s'inscrire dans le système est fondamentalement sain. (...) En insistant sur le rôle prépondérant de la classe ouvrière, il ne s'agit pas du tout de contester l'importance de l'initiative des étudiants. (...) La majorité des étudiants (...) sont issus de catégories de salariés, des cadres et des techniciens (...) qui ont une communauté de sort avec les ouvriers, eux aussi dépourvus des moyens de production (...),

futurs salariés ».

Communistes, autres courants révolutionnaires, jeunesse et femmes. Dans le même texte, je déclare : « Tout en allant dans le sens d'une aspiration révolutionnaire profonde généreuse, il faut veiller au risque de voir le mouvement dévier. Quand Cohn-Bendit nous injurie, c'est la récupération par l'idéologie bourgeoise. Céder à l'anticommunisme c'est être "récupéré" par la société bourgeoise. » Cette dernière phrase, depuis « céder », va être inscrite sur bien des murs. Henri Fiszbin, me dira, à son propos, que s'il y avait des droits d'auteur sur les mots d'ordre des murs, je serais millionnaire. Mais dans un débat en direction des chercheurs, nous nous appuyons, pour nous démarquer de l'article de Georges Marchais, seul cité aujourd'hui, sur l'article de Roger Garaudy. À propos des étudiants, il déclarait : « Nous accueillons avec joie cette levée humaine. Il y a convergence des aspirations des étudiants et de la volonté ouvrière. » Nous soutenons la montée difficile des revendications féministes. C'est dans la suite de 68 que j'interviendrai plus tard pour changer les statuts du PCF mettant à côté de l'émancipation, de « l'exploitation », celle des « dominations ».

Salaire, inflation, interventions des travailleurs dans les gestions, gouvernement d'union démocratique. Dans l'Huma du

13 juin 68, après Grenelle et l'augmentation du SMIG, une page sur l'inflation contre la hausse des salaires. J'y précise une politique économique démocratique, les nationalisations, la démocratisation de la gestion pour les interventions des travailleurs. À l'issue du mouvement, c'est la force des exigences du PCF d'un programme commun. Ce sera à la fois la récupération par le social-réformisme, mais aussi le débouché pacifique de la revendication de changer radicalement la société, à l'opposé du terrorisme gauchiste, comme en Italie, utilisé pour discréditer la révolution

 

Quelques mots sur après et demain

Programme commun et interventions des travailleurs dans les gestions. Mitterrand va reprendre le discours anticapitaliste de 68, dans le congrès d'Épinay du PS en 1971, mais pour tourner de gauche le PCF afin de le dominer. D'un côté, c'est, pour citer Hugues Portelli, dans le Socialisme français tel qu'il est de 1980, pour le PS, « la reprise de fait de la théorie du capitalisme monopoliste d'État, de la stratégie d'alliance anti-monopoliste. Cette référence se double, sur le plan culturel, d'une dépendance par rapport à la production "marxiste" du PCF » (ouvrage cité, page 153). Mais d'un autre côté, c'est la déformation « structuraliste » de la théorie du CME, y compris dans le PCF, réduisant les transformations aux structures. En 1977, j'insiste sur les interventions des travailleurs dans les gestions, bien plus importantes que la structure du nombre d'établissements nationalisés, puis élabore de nouveaux critères de gestion à partir de 1978.

Le rapprochement de toutes les catégories de salariés. Cette question est reprise en 1969, par l'opposition entre Marchais, qui insiste essentiellement sur la classe ouvrière, et Garaudy, qui parle d'un bloc historique, sans considérer l'importance de la différenciation dans le rapprochement. Je m'oppose aux deux, comme le secrétaire général du PCF, Waldeck Rochet, qui parle de la lutte sur les deux fronts et dont l'intervention à la conférence fédérale de Paris fin 1969 est censurée sur ce point dans l'Huma. Après que Mai 68 ait mis en avant l'ouverture de l'université à tous les salariés, c'est la loi de 1971 sur la formation continue qui va conduire jusqu'à ma proposition d'une sécurité d'emploi ou de formation, pour commencer à dépasser le salariat.

Anthroponomie et civilisation. L'insistance de 68 sur les dominations non économiques va contribuer à mon travail fondamental sur l'anthroponomie, ou, tout récemment, sur une socialisation révolutionnaire des services publics, jusqu'à des services et biens publics communs de l'humanité.

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:51

Delocalisations_Dalila_Messaoudi.jpgTransferts de production et concurrence internationale : chronologie de 50 ans de délocalisations, Dalila Messaoudi*

La géographie des délocalisations est en perpétuel changement et le paysage industriel en constante recomposition

          
Aujourd’hui, aucun territoire n’est protégé à long terme d’un changement de localisation. L’attractivité d’un territoire évolue sans cesse. L’intérêt de prendre en compte le facteur temps est de mettre en évidence qu’aucune implantation, qu’elle soit nouvelle ou déjà établie, ne peut être considérée comme acquise.

La mise en concurrence des territoires

L’ouverture et la mise en concurrence des territoires ont bouleversé le paysage industriel et économique mondial. La survie économique de nombreuses entreprises s’est faite au prix d’un redéploiement spatial de leurs activités appelé communément « délocalisation ». Ainsi, les délocalisations ont d’abord affecté les métiers où la main-d’œuvre constituait une part importante du coût de revient. Ces activités ont connu des moments très difficiles et ont eu pour conséquences de nombreuses fermetures d’unités de production et la perte de dizaines de milliers d’emplois. En effet, certaines régions ont vu partir vers l’étranger nombre de leurs activités traditionnelles, tandis que d’autres filières sont aujourd’hui en sérieux déclin (textile, habillement, cuir, jouet, électroménager, équipements automobiles par exemple).
Jusqu’aux années 1980, la géographie des coûts a déterminé les premières localisations. Depuis les années 1990, la « géographie des compétences » s’est progressivement imposée comme un facteur de localisation déterminant. Plusieurs pays en voie de développement proposent aujourd’hui des centres technologiques qui offrent un réel savoir-faire, comme l’agglomération de Bangalore en Inde, haut lieu de recherche et de développement technologique. La main-d’œuvre, mais aussi le savoir-faire se transposent dès à présent d’un continent à un autre.
Depuis une vingtaine d’années, une rivalité aiguë s’est donc développée entre les territoires pour attirer les implantations industrielles. La géographie de la production se dessine à l’échelle internationale en fonction de facteurs sur lesquels jouent les entreprises. Les ressources naturelles, la main-d’œuvre, la productivité, l’innovation, l’information, les progrès techniques sont autant de facteurs qui se combinent et témoignent de l’attractivité territoriale. Derrière une recherche constante de rentabilité, de performance et de réduction de coût, les stratégies de localisations remettent en cause le lien qui unissait les entreprises à leur territoire.
Au début des années 1960, l'indispensable adaptation aux contraintes économiques a été, comme on l’a vu, à l'origine d'une première vague de transferts de production. Les entreprises ont alors cherché à réduire leurs coûts de production et notamment leurs charges salariales, tout en profitant de la flexibilité de la main-d’œuvre. Motivés par des faibles coûts de main-d’œuvre, ces déplacements ont porté pour l’essentiel sur des produits de grande consommation (textile, jouets, chaussures par exemple).
À l’échelle mondiale, les « quatre dragons » ont été historiquement les premiers pays d’accueil des délocalisations. Face à la montée des salaires, le Japon et les États-Unis ont délocalisé dans les années 1960 leurs productions en série vers ces pays qui disposaient d’une main-d’œuvre peu onéreuse et abondante (Hongkong, Taiwan, Singapour et Corée du Sud).
Dans les années 1970, les « bébés tigres » se sont insérés dans cette nouvelle organisation productive (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande) et ont ouvert la voie à l’ensemble de l’Asie orientale. C’est par exemple le cas de ST Microelectronics, qui a délocalisé ses usines d'assemblage et de tests à Singapour et en Malaisie dès les années 1960.
Pour les industriels français et comme on peut le voir sur le graphique intitulé « Chronologie de 50 ans de délocalisations », ce sont les pays méditerranéens (le Maroc, la Tunisie et la Turquie plus tardivement) qui ont accueilli les premières activités délocalisées.

 

Les débuts de la modularisation

Les années 1980 sont à l’origine d’une deuxième vague de transferts. La création de grands blocs économiques s’est accompagnée du développement de nouvelles zones d’attraction. Ainsi, l’Europe de l’Est est devenue pour la France et pour l’Europe de l’Ouest une zone privilégiée. Certains pays comme la Bulgarie, la Pologne, la République Tchèque, la Roumanie, la Slovaquie sont devenus des lieux incontournables. L’Asie orientale pour le Japon et l’Amérique centrale pour les États-Unis se sont imposés également comme les lieux d’accueil privilégiés. De son côté, le Mexique a rempli cette fonction pour les activités manufacturières américaines (textile, automobile ou électronique par exemple) (1). Ces opérations se caractérisent par la diversification des produits délocalisables. C’est également les débuts de la modularisation. Chaque processus de fabrication est alors décomposé en autant d’opérations possibles et différentes, chacune pouvant donner lieu à une affectation géographique particulière. Les coûts salariaux ne sont plus les seuls facteurs décisifs. Dorénavant, la proximité, la qualité du travail et la taille des marchés sont privilégiées. Aux secteurs traditionnels du textile, de l’habillement, du cuir, du jouet et de la métallurgie s’ajoutent les délocalisations des équipements électriques, électroniques, mécaniques, l’automobile, la plasturgie, la chimie et les services.
Avec la mise à niveau technologique de certains pays d’accueils et l’apparition des pays émergents, les années 2000 sont à l’origine d’une troisième vague de délocalisations (cf. graphique ci-contre). Le centre de gravité des délocalisations s’est alors déplacé vers l’Est et les pays émergents d’Asie se sont imposés comme des concurrents sérieux, redoutables même, capables de proposer une offre globale et à moindre coût. La Chine est, par exemple, un concurrent féroce pour de nombreuses activités comme celles à fort coefficient de main-d’œuvre (textile, habillement par exemple) mais aussi et de plus en plus, pour des activités plus qualitatives.

(1) Ces usines, appelées maquiladoras  à bas coûts de main-d’œuvre et aux conditions fiscales avantageuses, ont accueilli les entreprises américaines qui importaient la matière première et réexportaient les produits finis aux États-Unis.

*Dalila Messaoudi est docteure en géographie et aménagement, laboratoire Mosaïque, Paris-Ouest Nanterre La Défense

La Revue du projet, n° 21, novembre 2011

http://projet.pcf.fr/31428

Le Schéma : ici

pierreassante.fr/dossier/Delocalisations_Dalila_Messaoudi.pdf

 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:20

DURAND Denis

BANQUE DE FRANCE, portée politique d'un conflit social original : le 21 septembre une grève a mobilisé 80% des agents du réseau et une part significative de leurs collègues des services centraux parisiens. Depuis il ne se passe pas une journée sans initiative, un rassemblement, une motion, un arrêt de travail dans les régions de France...(Extrait de la revue Economie et Politique oct. 2012)

 

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