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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 18:17

IDÉE. FORCE MATERIELLE. ÉLECTION.

Ce ne sont pas les élections qui font avancer la force d’idées de transformation, même s’il y a retour, rapport dialectique entre causes et effets, mais ce sont les idées qui font avancer les résultats électoraux et leurs effets.

 

Une idée devient une force puissante quand elle s’empare des masses. Marx disait « Quand les idées s’emparent des masses elles deviennent une force matérielle ». Vu l’avancée du matérialisme, même d’un matérialisme naturaliste (et non d’un matérialisme dialectique) … il n’est plus la peine de préciser « force matérielle ». Quant à devenir une force qualitativement agissante  il faut qu’elle ait assez de puissance pour agir sur l’état présent, pour agir sur les forces installées du présent.

La diffusion des idées, des concepts abstraits (tautologie!), la formation des militants et leur capacité d’explication, d’échange, de communication mutuellement enrichissante entre le militant et le non militant (distinction finalement peu pertinente dans un échange socratique), prime donc sur les élections alors que les échanges hors élection sont quantitativement moins présents dans les medias et même dans les partis, associations, rencontres de toutes sortes, y compris celles des organisation dites de transformation sociale où domine le sociétal sur le social.

En ce sens, ce ne sont pas les élections qui font avancer la force d’idées de transformation, même s’il y a retour, rapport dialectique entre causes et effets, mais ce sont les idées qui font avancer les effets des résultats électoraux dans ce sens. LES ÉLECTIONS NE PEUVENT ÊTRE ENVISAGÉES SÉPAREMMENT DE TOUTES FORME D’ACTION DÉMOCRATIQUE. Le travail est par excellence l’activité centrale de ressource des subsistances sans lesquelles l’unité des activités humaines ne peut exister, c’est à dire s’unifier, dans leur diversité, certes.

Si le capital financiarisé, mondialisé (et le l’hyperlibéralisme, son idéologie de marché capitaliste généralisée, son hyper-présidentialisme, et son chef de clan mondial escorté de ses chefs de clan locaux), réussit son maintien, par-delà sa crise systémique et les reculs relatifs de production, en qualité et en qualité, de formation et de transmission, de culture et de civilisation, c’est qu’il réussit à faire prévaloir physiquement et moralement le consommateur sur le producteur ; péril imminent sur les subsistances !

Il n’y a pas de production sans consommation et vice-versa. Dans son introduction de 1859, Marx parle de production consommatrice et de consommation productrice. Et bien sûr de distribution. Il en distingue à la fois les moments et leur unité.

Il distingue aussi les forces contradictoires ; leur identité et leur unité ; et leur antagonisme dans le mouvement-développement-évolution-complexification du capital, la socialisation continue qu’il induit et l’individualisation de pair dans la parcellisation de l‘acte producteur et de la conscience de l’acte producteur-consommateur.

Rassembler ces parcelles de conscience c’est créer les conditions pour développer une force matérielle agissant pour la transformation du système ancien dépassé et la naissance dans l’ancien d’un nouveau système dont les contradictions ne seront pas antagonique, c’est-à-dire, dont les contradictions et l'action humaine sur ces contradictions, en matière d’économie pourront  transformer qualitativement les rapports sociaux en cycle spirale de systèmes de production pouvant résoudre les contradictions de l’humanité elle-même avec la nature, l’univers. Son appropriation-appréhesion réciproque, infinie.

Certes toute transformation de la nature et toute transformation de la nature par l’homme, à double sens est fait de contradictions-antagoniques-temporellement-dissymétriques et symétriques-non-antagoniques.  Le mouvement d’appropriation en santé de l’univers par l’homme est le processus infini de la matière pensante en rapport avec elle-même et l’univers dont elle fait partie, et que nous commençons à distinguer vaguement comme une conscience de la nature sur elle-même qu’elle est certainement (Manuscrits de 1844).

Prière : ne pas séparer économie, politique et philosophie non spéculative, expérience et connaissance du travail… ! Pierre Assante. 01/07/2021 17:40:33.

………..SUITE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 13:59

Politiques macroéconomiques : une nouvelle donne ?

Controverse

Jézabel Couppey-Soubeyran et Denis Durand

 

Sur ce lien :

http://dev.economie-et-politique.org/2021/06/21/politiques-macroeconomiques-une-nouvelle-donne/

 

 

 

SUPER ! Abonnons-nous à la nouvelle formule d’Economie et Politique ! :

https://dev.economie-et-politique.org/2021/06/25/numero-802-803-mai-juin-2021/

 

 

 

 

 

 

Voir aussi sur ce blog MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 07:01

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 08:59

 

"STALINGRAD : description d'une bataille". Alexander Kluge. 1964

 

Il s'agit là d'une vision personnelle de l'auteur, cependant très documentée. Comme toute œuvre, celle-ci doit être lue avec un esprit critique et une analyse synchronique et diachronique, historique et dialectique pour tout dire, en fonction des moments et des lieux décrits, la bataille de Stalingrad (sa date et son lieu, 1942-43, URSS et un contexte mondial évidemment) et du moment de la rédaction du livre (sa date et son lieu, Allemagne de l’ouest, RFA, 1964), par un élève de Theodor Adorno devenu cinéaste et écrivain (32 ans au moment de cette rédaction, 89 ans aujourd’hui). La bataille de Stalingrad est un évènement majeur du XXème siècle qu’on ne peut passer sous silence (comme c'est le cas aujourd'hui, par rapport à d'autres évènements de la guerre de 1939-1945), qu’il faut lier à l’ensemble des évènements du siècle passé, sinon on ne peut comprendre ce siècle passé et en conséquence le nôtre. Il ne s’agit pas d’un goût de passé, mais de comprendre notre temps à la lumière de l’histoire. Mais la lumière de l’histoire ne suffit pas à elle seule pour éclairer le présent : la pensée a besoin d’une approche pluridisciplinaire savante et populaire, des savoirs et des savoir-faire, et de pratique. Le contraire de l’information médiatique et scolaire qui est celui dans lequel évolue une jeunesse en crise dans une société en crise et une économie en crise, un cycle d’échange et de production Argent-Marchandise-Argent’ en crise.

Ce livre m’a été offert par mon père en 1966.

Sur l’auteur. Ouvrir, faire un clic droit et cliquer sur le choix « Traduire en français » :

https://www.kluge-alexander.de/

Voir aussi :

 

MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 08:44

Le fascisme est une forme d’adaptation palliative du capital dans sa crise

 

Le fascisme est une forme d’adaptation palliative du capital dans sa crise lorsqu‘elle entre dans un paroxysme. Il n’y a de réponse durable et opérationnelle à la montée du fascisme qu’en répondant à cette crise : aux causes de cette crise qui résident dans le capital lui-même, son cycle Argent-Marchandise-Argent’ en difficulté, sa suraccumulation-dévalorisation et les solutions palliatives qu’il adopte et qui aggravent la distance entre les besoins sociaux et leur satisfaction.

S’opposer politiquement à la montée de l’extrême-droite, sa guerre des pauvres entre eux et l’exploitation renforcée des couches moyennes et basses s’appuyant sur cette guerre des pauvres, il faut le faire. Mais ça ne peut être que reculer pour mieux sauter si les solutions économiques qui en dernière instance ouvriraient la porte à une santé nouvelle des activités humaines, ne sont pas prises.

Comme pour la guerre d’Espagne, la non-intervention que constitue laisser la place à la droite, sans assurer un opposition sur laquelle appuyer une politique de changement qualitatif, me semble pire que le mal lui-même. C’est ce qui fut appelé il fut un temps « le pacifisme bêlant », celui de la brebis qui se fait tondre.

Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit de s’entredéchirer mutuellement sur les choix politiques, mais les mettre d’urgence en débat pour les mettre rapidement en pratique, et  se retrouver ensemble dans les tâches immédiates même limitées : il n’y a pas de construction possible du nouveau sans résistance à l’ancien dont fait partie l’extrême droite et le fascisme, sous des airs d’un nouveau qui n’est qu’une apparence et une réalité menaçante pour le processus en santé de l’humanité.

Pierre Assante.26/06/2021 08:30:46.

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 17:22

L'INSTANT ET LA DURÉE : une complexité à saisir sous peine de mort.

L'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir.

 

Une construction n’existe que dans la contradiction de l’instant et de la durée ; de leur unité et leur identité ; une construction aussi minuscule qu’elle soit, qu’elle nous apparaisse. Le point et l’instant, l’espace et le temps infini sont le réel, forment le réel, la matière qui nous constitue, l'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir (1). 

Cette contradiction dialectique de l’instant et de la durée est loin de faire à ce jour le moteur de la construction de notre pensée, de notre construction des concepts, des systèmes de concepts dont nous nous servons pour répondre à nos besoins de subsistance, matérielle et morale en unité puisque tout et tous  sont matériels et constituent un même mouvement, nos besoins en évolution-développement-complexification et leurs rapport-unité avec l’évolution-développement-complexification globale de l’univers, du point infini et de l’espace infini, de l’instant et de la durée.

Comprenne qui pourra, moi le premier.

La primitivité de notre pensée dans le saisissement du réel en tant qu’instant et durée découle de la formation de la « part » de la conscience en gésine de la nature sur elle-même que nous constituons historiquement, dans notre temps et notre espace défini historiquement aujourd’hui. Car il n’est pas certain que cette incapacité de saisir si peu le présent ou plutôt de ne le saisir qu'une fois passé, une fois qu’il a constitué le passé récent et lointain ne soit pas propre à l’état primitif du développement de notre espèce. Le rétrécissement progressif de durée de saisie du présent est sans doute un mouvement de développement d’une espèce constituant progressivement et indéfiniment une conscience de la nature sur elle-même en unité de développement de l’univers.

Ce qui ne veut pas dire que notre constitution présente ne fonctionne pas sur la réalité de l’instant et de la durée, mais que la construction consciente du devenir est pour nous à naitre, en tout cas à se développer d’une façon qualitativement nouvelle, ce qui expliquerait l’état des conflits sociaux qui constituent la préhistoire de l’humanité (2), dont nous ne sommes pas sortis, et dont le communisme est « la fin » :  la capacité de mettre en commun les efforts des hommes dans leur rapport avec l'univers et dans la résolution de leurs subsistance constituant ce futur de l’humanité, comme de toute entité pensante de quelque degré de conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

En ce sens notre histoire, ici et maintenant, est tout à fait possible au sens que, perçue ou pas de façon dialectique ou pas, peut constituer une possibilité de création nouvelle des hommes entre eux et avec l’univers leur permettant une appréhension, une appropriation globale et collective avancée de l’univers dans un processus de l’évolution-développement-complexification  moins précaire, plus en santé, c’est-à-dire plus apte à répondre à un besoin de santé tout au long du mouvement d’appropriation ; et donc de survie à l’infini sous des formes sans cesse renouvelées, dans leur qualité sans cesse nouvelle, dans des contradictions nouvelles sans cesse résolues par le nouveau, en cycle-spirale.

Les formes triviales de bataille pour la survie, les métiers et la production d’aujourd’hui et leur mouvement par exemple, les élections et les organisations des sociétés d’aujourd’hui etc..., n’ignorent pas la nécessité de prendre en compte instant et durée, souffrance et résolution de souffrances en cycle-spirale, mais n’en saisissent relativement que les ombres, la fumée, l’affleurement du corps dans celui de la masse sociale.

Pour moi comme pour tout le monde il est difficile d’exprimer tout cela puisque nous ne le saisissons seulement que comme intuition et que les sciences ne l’abordent que de façon partielle non synthétique, ce qui correspond à notre niveau de développement collectif en tant qu’humanité.

Il ne peut y avoir un vocabulaire d’une forme nouvelle de société dans une forme ancienne de société.

Je suis pourtant persuadé qu’une perception du « présent insaisissable » se fait pourtant de plus en plus fine, de plus en plus précise, de plus en plus opérationnelle dans la résolution de notre évolution-développement-complexification, de nos subsistances, de notre existence.

La vie et la mort de l’individu et des sociétés, des espèces pensantes, dans le processus de conscience de la nature sur elle-même ne « fonctionne » et ne peut fonctionner et être, exister, que dans le rapport de la contradiction instant/durée. La puissance de la crainte de la mort est en contradiction avec l’instinct de conservation : elle place la conservation sur le plan de l’immobilisme et la réduit, en quantité et en qualité.  Elle est la transition entre un état de faible conscience et un état de conscience collective avancée dans la résolution permanente des contradictions, de leur unité et leur identité.

On fera (peut-être) mieux la prochaine fois….

Pierre Assante. 25/06/2021 16:26:55.

(1) Ceci constitue le thème de « Construction du devenir. Epître aux citoyens », Pierre Assante. 2001, essai-ébauche improbable d’une réflexion aboutissant à celle présente.

(2) La contradiction antagonique née de la dissymétrie temporelle des forces contradictoires habitant le rapport antagonique Capital/Travail semble ni plus ni moins celle d’une « dissymétrie accidentelle bien que dépendant d’une volonté et dans le processus » du conflit « "instant/durée" dissociés » dans le critère de gestion antagonique opposant Besoin/Profit ;  et à remettre en concordance et sur ses pieds, dans un nouveau type de mode de production et d’échange : inventer un Novum, passer d’une société de contradiction antagonique à une société  de contradictions résolues par la transformation des deux éléments-forces contradictoires en un nouvel élément, dans ce cas le travail comme activité productive désaliéné. Dans notre société il s’agit de l’abolition commune incontournable du capital et du travail, de l’achat/vente de la force de travail,  achat/vente opposé à l’activité comme coopération-autonomie de subsistance de qualité nouvelle de la personne en tant qu’élément de la diversité mouvante en processus constitutive de la société humaine et de ses entités.

Cette note est à reprendre et à développer : elle concentre trop de concepts réunis, certes liés les uns aux autres à juste titre, mais dont l’expression concentrée à la façon « cubiste » rend la compréhension et la communication sans doute trop difficile parce que pas assez étendue. Certes un lecteur travaillant seul ce concentré peut tenter d’en saisir le sens, et il n’a pas que ça à faire dans sa vie…

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 18:38

Cet article a été publié un première fois le 08/06/2021, 08:50, sans l'illustration présente.

RAPPEL historique : L'Humanité. 10 août 1946. Besoin de la suite aujourd'hui !

 

du « contre le RN »

au pour

le communisme. 

France, Europe, Italie, Monde.

RETRAITES, CHÔMAGE…. De la Démocratie Chrétienne (1) au macronisme et au Bidenisme, de la pandémie à la relance, de la crise systémique à son dépassement dans la sécurité d’emploi et de formation, vers l’abolition progressive de la vente de la force de travail, du « contre le RN » au pour le communisme.

 

Le  Macronisme organique, familial et social, en tant que porte-parole des milieux financiers a porté plus avant au paroxysme le « dégagisme », c’est-à-dire ce qu’il reste des institutions de la démocratie bourgeoise et de sa représentation dans son autodestruction dans la crise systémique et les palliatifs adoptés et en mouvement qui ne peuvent que résoudre partiellement et provisoirement la contradiction du cycle du capital comme moyen de reproduction, de cycle élargi de la société humaine.

Cette dissolution de la démocratie bourgeoise et sa rigidification dans un système autoritaire centralisé, reposant sur une sorte de bonapartisme descendant (à la différence du bonapartiste de la bourgeoisie ascendante) va de pair avec la dissolution des règles du marché capitaliste porté lui  aussi à extrémité dans la mondialisation et la révolution scientifique et technique numérisée, la dissolution des marchés nationaux et la dissolution-rigidification-paralysie des institutions nationales.

Son milieu idéologique d’origine, une démocratie chrétienne de droite, à la fois libérale et critique du conservatisme d’une démocratie chrétienne traditionnelle de marché national, de grandes familles, et porté à cette dissolution qui s’imagine moderne, se « croyant » ( la mot est juste, à double sens) correspondre aux transformation du monde, mais qui n’en a saisi que la superficie, les rapports financiers étroits, même si mondiaux : ignorant du mouvement profond du processus de l’humanité dans cette période historique et de son développement-complexification des besoins humains dans le développement-complexification de l’humanité, de la société humaine élargie à la planète et ses début de conquête de l’univers, scientifique, technique et physique à son état d’embryon.

La relance de la réforme des retraites et du chômage donne le signal des limites des mesures financières destinées à la protection de la main d’œuvre pour protéger le marché et les profits, le critère Profit/Capital.

Mais lorsque le capital sonne aujourd’hui le glas de ces mesures, il nous faut sonner le tocsin de la mobilisation de la classe ouvrière, du salariat et de peuples. Les mesures de Schroeder-Hart de 2000, allemandes (tentantes pour le capital aujourd'hui plus qu'hier dans l'aggravation de la crise systémique et pandémique) qui ont réduit drastiquement les lois et droits sociaux et qui ont couté la non réélection de ce dernier ont été suivies de 5 ans de croissance à 0%. Si Macron-Lemaire comptent relancer l’économie "d’après-Covid" comme cela, ils vont se trouver devant une énorme contradiction antagonique insurmontable : la crise systémique c’est la crise de la suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la croissance du Capital Constant en contradiction avec le taux de profit qui détermine la guerre économique et la guerre militaire conjointe.

La volonté de retour aux critères de Maastricht « pour 2027 » et le plan de réduction des retraites par augmentation de l’âge de départ (2), et celle de réduction des indemnités chômages,  va à l’encontre de la seule issue pour la relance et la production des moyens pour créer les richesses nécessaires au développement (et non la répartition de la pénurie qui ne répond en aucun cas ni aux besoins du marché, ni aux besoins de relance, donc ni au besoin de renflouement du taux de profit). L'issue pour la relance, c'est la création d’emplois et la formation pour leur efficacité sociale, la sécurité de formation et d’emploi et de revenu évidemment : extension de la Sécurité Sociale à la démocratie du "que, quoi et comment produire", démocratie du producteur assurant la production des biens en fonction des besoins humains en qualité nouvelle, vers l'abolition de l'achat-vente de la force de travail, l'autonomie et la cohérence de la personne humaine, de son activité.

Penser qu’un « duel Macron-RN » est destiné à combattre le RN est une illusion de première  qualité. Les mesures antisociales prévues n’excluent pas le recours au RN, au contraire,  comme solution politique pour imposer les « reformes » antisociales en cas de faillite d’un macronisme encore non installé et déjà bien épuisé ; bien que les ressorts qui résident et dans les moyens matériels et dans les moyens idéels en unité ne peuvent être connus que par expérience des résultats concrets : c’est ce que se dire le pouvoir actuel dans sa course au précipice. Et ce que nous pouvons nous dire dans la construction d’un nouveau système économique et social sain répondant aux besoins de développement humain.

Le capital se débat entre toutes ces hypothèses et leur pratique :

-Inflation,

-Hausses d’impôts,

-Reprise de l’emploi des hauts revenus et baisse d’emploi des bas revenus et chômages, qui menacent les moyens humains dont le capital a besoin et qu’il détruit systémiquement, au sens propre de cet adverbe.

-Réserves de l’armée du salariat qui « coûte »,

-61 milliard d’€ d’économie sociale à économiser, selon lui, sur le budget d’ici 2027 pour renflouer le taux de profit,

-Guerre technologique industrielle-financière USA-Chine et comment s’y situer mais en restant dans l’empire US. Perte de coopération si peu qu’elle ait été promue, mais tout autant que l’imbrication économique oblige à une coopération forcée dans les rapports capitalistes eux-mêmes, et destruction des moyens de coopération,

-Marché financier et économie réelle,

-Fumisterie de la taxe du G7 de 15%,

-Les banques centrales « non outillées », c’est à dire pour le capital ne pouvant et ne devant pas dépasser selon lui,  les limites que le capital leur a fixées économiquement politiquement institutionnellement, les taux de renflouement du profit par production monétaire et fluctuation choisie, illustrant ces limites.

-La domination du dollar et l’illusion de l’indépendance.

Mettre tout ça en accord est la quadrature du cercle pour le capital et ses institutions d’Etat et internationales. Il y a prise de conscience de ces impossibilités chez le personnel du capital lui-même, mais évidemment un système ne peut s’auto-dissoudre, il poursuit sur les rails dont il  s’est doté pour survivre, se développer, même lorsqu’il ne peut plus se développer.

Il faut en revenir à la vieille et vivante hypothèse de la classe qui est le fossoyeur du système dont elle souffre et qui par sa libération libère la société entière : celle qui vend sa force de travail pour vivre   et dont la vente est en contradiction antagonique avec la force de travail elle-même. La classe qui vend sa force de travail et tous les intermédiaires soumis à la possession au niveau mondial du capital, de son mouvement et de son usage pour l’accumulation et contre les besoins sociaux.

Pierre Assante. 07/06/2021 11:46:37.

(1) De la Dissolution du PCI à la prise de pouvoir des ex de la DC dans le PD, l’irrésistible ascension de la mondialisation libérale, du capitalisme financiarisé numérisé, faute de résistance, l’Italie est gouvernée aujourd’hui par l’ex-président de la BCE, issu de la banque américaine-mondiale Goldman Sachs, comme tant d’hommes politiques du « monde nouveau », dans une « alliance » allant de l’extrême droite au « Centre gauche » improbable né de la dissolution « recomposition » ultra libérale du PCI et de la DC. L’unité de la gauche des partis communistes et sociaux-démocrates issus du marxisme du XIXème siècle est autre chose qu’une unité néolibérale, de l’ex DC et de l’ex PS devenus « socio-libéraux » et ne correspondant plus ni à la réalité économique ni à la réalité politique. La reconstruction de l’organisation sociale de lutte de classe et pas de collaboration de classe, s’attaquant à la vente de la force de travail, à travers une sécurité d’emploi et de formation et d’une révolution du système financer pour un pouvoir sur l’argent au profit des besoins sociaux, c’est cela l’avenir de l’humanité. Prendre le pouvoir sur l’argent ce n’est pas la guerre civile, mais c’est « un sport de combat » comme dirait Bourdieu qui avait entamé une réflexion et un rapprochement inachevé avec la classe ouvrière et le salariat de 1995.

(2) Par obligation ou par incitation économique, ce qui va de pair, et qui est la seule mesure que le capital juge en ce moment politiquement possible, la retraite à points ayant fait notoirement et publiquement la preuve évidente de fourberie et rendu le capital méfiant par rapport à l’ampleur des luttes suscitées par ces mesures)

MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

 

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 08:22

 

 

TRACT SECURITE EMPLOI FORMATION

Recto-Verso

  Sur ce lien : 

https://pierreassante.fr/dossier/TRACT_SEF.pdf

 

 

 

**********

 

Voir aussi : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/06/resurgence.html

 

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 08:53

RÉSURGENCE

La financiarisation mondialisée, numérisée, ce n’est pas une nouvelle forme du capitalisme, mais une nouvelle forme de la crise généralisée du capital en rapport dialectique, en interaction entre causes et effets. Elle a été développée par la crise congénitale du capital, et est issue de la crise, pour répondre à l’évolution du capital et de sa crise : la croissance du capital constant dans le capital global dans le cycle d’échange Argent-Marchandise-Argent’, la baisse tendancielle du taux de profit qui en découle; et la suraccumulation-dévalorisation du capital qui ne trouve à s’investir au taux « suffisant » pour son renouvèlement élargi. C’est le cas encore dans la « reprise » US relancée par les « mesures Biden », ce qui semble paradoxal mais est simplement le mouvement des contradictions du système, des forces contraires du système dans leur identité, leur unité et leur affrontement ; et qui ouvre la porte à un autre type de développement et de système social pour peu que les forces du travail s’emparent des possibilités de transformation en santé de son processus malade.

Le parti du travail, laminé par le capital, et par son retard historique dans sa propre réponse aux évolutions du capital et du monde, est cependant la dignité et l’honneur de l’humanité. Il est à la fois, dans son état actuel, une survivance, et une résurgence-résurrection trouvant réponse possible dans la crise exponentielle de rentabilité du capital, malgré la masse de production monétaire et de dette qu’il crée pour renflouer le taux de profit ; le tout dominé par le dollar et le capital dominant US et ses capacités de faire payer au monde ses mesures palliatives internes (1). Ceci dans le contexte général de renflouement du capital par les banques centrales à la fois nationales et de zones mondiales de développement ET cependant « périphériques de la FED » (BCE, Banque du Japon…etc.), y compris les banques centrales de pays émergents en particulier de la Chine ; la Chine et sa détention de dette US, dans son avancée économique et sociale de deuxième puissance mondiale (2). Le capital US est comme un bucheron qui intensifie les coupes au milieu d’un reboisement qui devrait permettre une exploitation durable et raisonnée d’une forêt dont dépendrait la vie d’un écosystème pensant. La pensée comme la vie dans son ensemble, son évolution-développement-complexification dépend du contexte général de toutes les activités qui l’ont engendrée et développée. Le travail de reproduction des forces productives « à son centre ». Mais il n’y a pas de centre sinon des instances dont une intervient en dernier et qui permet les autres : l’économie  -et la politique dont dépendent les choix économiques.

Pierre Assante. 20/06/2021 08:15:42.

(1) Ce qui est une forme de guerre généralisée menaçant les relations sociales de production, d’échange et de coopération nécessaires à la vie de l’humanité  dans son état de développement actuel, en particulier en matière d’énergie et de recherche fondamentale et appliquée, en unité de besoin, ET de guerre au sens propre.

(2) Issue il faut le rappeler de ses choix d’utiliser à l’origine l’appétit du capital en matière de taux de profit comme un judoka utilise la force de l’adversaire.

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 08:07

La chronique économique de Pierre Ivorra.

"Ce que révèlent les mouvements de capitaux"

 

Mercredi 16 Juin 2021

Pierre Ivorra

L’examen des mouvements internationaux de capitaux contribue à éclairer les rapports de forces entre les différents capitalismes, à révéler les pratiques de dirigeants politiques et patronaux.

Ainsi, les rois américains d’Internet, les Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft… et aussi des princes de Big Pharma, comme Pfizer, ont obtenu des dirigeants irlandais de pouvoir s’installer dans le pays afin d’y localiser les profits tirés de leurs exportations de biens, de services et de capitaux à bon compte vers le reste de l’Europe tout en bénéficiant d’une taxation au minimum. L’examen des mouvements de capitaux entrés en Irlande en apporte la preuve. La valeur totale des investissements directs (IDE) de non-résidents, autrement dit le stock de capitaux étrangers présents dans le pays, représente en 2020 trois années du PIB. C’est énorme ! En France, pays à l’économie trois fois plus puissante que celle de l’Irlande, le stock d’IDE entrants n’est que de 32 %. La situation du Luxembourg est encore plus caricaturale. Ce pays, qui a tout juste la dimension d’un département français, est une plaque tournante de la spéculation. Il dispose d’un stock d’IDE qui représente plus de huit fois son PIB pour les investissements entrants et douze fois pour les sortants ! Au-delà de ces extrêmes, on peut repérer en Europe des paradis fiscaux qui ne disent pas leur nom. Ainsi, les IDE sortants à la mode belge représentent 114,84 % du PIB du pays et les entrants, 91,7 %. Les Pays-Bas font mieux : les IDE entrants équivalent à 355,57 % de leur PIB et les sortants, à 455,42 %. Mais il est un autre type d’investissements dont on parle peu et qui, souvent, drainent des sommes encore plus importantes, ce sont ceux de portefeuille. Ils consistent à acheter des obligations, des actions et d’autres titres financiers pour gagner encore plus d’argent.

La France, en ce domaine très spéculatif, est aux premiers rangs, les investissements de portefeuille entrants et sortants y sont en moyenne trois à quatre fois supérieurs à ceux constatés pour les investissements directs. En 2020, en pleine crise sanitaire, ces placements ont frisé les sommets. Les achats par des résidents extérieurs de titres français ont atteint un montant record : 152,4 milliards d’euros, soit l’équivalent des trois quarts du budget de l’État.

Ainsi, si l’Irlande tient table d’hôte pour les multinationales made in USA, la France soumet la politique de son État, l’activité de ses services publics et l’autonomie de ses grands groupes à la pression des marchés financiers et particulièrement des investisseurs américains.

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 09:04

 

MISE AU POINT

 

L’humanité (et nous-même par conséquent) est à la fois une petite et immense chose.

Elle est comme disait Marx dans ses manuscrits de 1844 la conscience de la nature sur elle-même. C’est-à-dire que ses capacités de perception et de les traiter lui permettent d’avoir un reflet de l’activité de l’univers et de sa propre activité.

Il ajoute aussi que l’humanité est encore dans sa préhistoire : cette capacité est en développement, et le travail - de l’usage du galet aménagé à la numérisation dite « intelligence artificielle » (qui n’est pas une intelligence mais un outil à utiliser intelligemment) en est le processus. La sortie de la préhistoire c’est l’entrée dans le communisme, c’est-à-dire la mise en commun coordonnée et en cohérence des efforts de tous les hommes, en autonomie des personnes et des entités créées dans leur mouvement d’évolution-développement-complexification.

L’humanité » est dans son adolescence, c’est-à-dire dans un début de construction de maîtrise d’autonomie, d’auto-maitrise,  par rapport à elle-même ; qui la met en danger de par un accès progressif non encore autocontrôlé de cette autonomie. Danger relatif dans un processus non déterminé mais causal et  aléatoire.

Le communisme ce n’est pas l’uniformisation mais la diversification infinie des composants de l’univers dont nous sommes un mouvement dans le mouvement global, en unité.

Notre existence tient à peu et beaucoup de choses. Par exemple, qu’est la stabilité relative du système solaire dont nous nous sommes fait une idée rassurante mais bien ridicule si l’on considère la part de l’univers qu’il représente ? Notre survie ne peut tenir qu'au développement général de l'humanité dans le développement général de l'univers.

Ce n’est pas Camus qui donne la sage solution quasiment individuelle (et son parcours en atteste) au comportement de l’homme et de l’humanité, mais Marx en cherchant le possible du développement de la société humaine et la contradiction entre l’argent devenu capital, au bout du développement millénaire de la société marchande et le processus du développement humain.

Il y a de quoi rire et pleurer dans la condamnation de la Chine et de son développement quand on comprend au niveau mondial ce qu’est la dictature de l’argent ses effets contre l’homme et l’humanité, dictature de l’argent qui domine toutes les sociétés, y compris celles qui tentent de se libérer en agissant pour la transformation du système d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) à la façon des judokas : utiliser l’argent contre d’argent. La menace de mort immédiate de la société humaine est, au-delà de toute autres menaces naturelles, la dictature de l’argent devenu capital et du cycle A-M-A’ indifférent à la priorité des besoins sociaux.

Le critère des entreprises et de la société du CMMnIgF (Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé) c’est le rapport P/C (Profit sur capital). 

Un rapport VA/CMF (Valeur ajoutée sur Capital matériel et financier) serait une transition vers un autre type de développement en adéquation avec les besoins sociaux.

La vision scientifique de la matière est d’une grande importance pour transformer le monde en santé : elle semble un supplément d’âme nous donnant un intérêt intellectuel, une esthétique individuelle de pensée et d’action, mais c’est au contraire essentiel pour développer notre conscience et ce que la conscience permet de réaliser au quotidien et au futur, individuellement et collectivement.

Depuis les grandes découvertes en physique corpusculaire des débuts du XXème, conservatisme scientifique et conservatisme économique et politique VONT DE PAIR,  PLUS QUE JAMAIS ET PLUS QUE DANS LES PIRES MOMENTS DES INQUISITIONS de toutes sortes. Il n’y a pas pas moins de victimes objectives et subjectives bien qu’un bucher soit plus visible que la mise à l’écart objective et subjective, physique et morale, massive, de ceux qui n’ont pas accès à l’action humaine par la discrimination financière, c’est-à-dire la plus grande  masse de l’humanité. Les guerres au sens propre, militaires et économiques, non plus ne sont pas « neutres ». Ce qui ne veut pas dire que les conquêtes démocratiques et les progrès économiques, scientifiques et techniques qui vont de pair, mal maitrisées parce en contradiction antagoniques avec le système d'accumulation capitaliste, sont à passer par pertes et profits (selon la terminologie de l’argent !) : mais elles sont non seulement rognées, mais encore remises en question non par des panzers nazi, mais le dollar, son système financier et sa puissance de coercition contre tout ce qui bouge dans le sens progressiste, matériel et moral, éthique et culturel. L’exemple de la soumission de la Grèce au FMI et à la BCE et à la DC allemande (entre autres), malgré ses succès populaires et électoraux, dans l’Europe ces dernières années, nous a montré à quel point un peuple est soumis au système bancaire, entre autres mais essentiellement, en dernière instance.

La vision bergsonienne et son opposition visible et invisible au progrès scientifique, qu’il tente de « corriger » par ses positions humanistes est éclairante des immobilismes qui menacent le processus humain. Immobilisme consistant à s’opposer de fait à une conception de la constitution à la fois du continue et du discret en unité et identité contradictoire du mouvement de la matière, du mouvement dans « l’espace-temps ». Et l’unité de l’instant et de la durée et du « carpe-diem » (Construction du devenir. Epitre aux citoyens.2001)

Du paradoxe de Zénon, qui « tend » dans la philosophie éléate à nous montrer le temps et l’espace mécaniquement et non-dialectiquement indivisible, au balancier qui arrivé au maximum de sa vitesse de rotation la voit diminuer puis arriver à un « point Zéro » de son mouvement, du temps et de l’espace de son mouvement, « puisqu’il » repart dans le sens contraire, il y a toutes les hypothèses possibles et tout l’effort scientifique de maîtrise progressive de notre univers pour y survivre et s’y développer. Et il y a aussi et surtout la lutte des contraires qu'est le mouvement de l’univers, et Qui traverse tous les mouvements y compris celui de la pensée et de sa résultante planétaire.

La découvertes de ondes gravitationnelles, la multiplicité des transformations corpusculaires observée, les relations biologiques et microbiologiques en observation progressante, dans un monde en crise de suraccumulation-dévalorisation, qui cherche une issue sans avoir encore conscience de l’unité des phénomènes scientifiques et sociaux, marquent le sentiment de flou angoissant et menaçant, du « savoir savant au savoir populaire en unité » qu’ils éprouvent dans leur vie « hic et nunc ».

La philosophie idéaliste du début du XXIème, dominante,  prisonnière d’elle-même dans sa lutte contre la « pensée-Marx », passe son temps à relativiser toute connaissance non pour les faire progresser mais pour les mettre en adéquation avec le système libéral dont vivent et survivent les scientifiques et chercheurs, même à leur corps défendant, jusqu’à l’effet de leur pensée aliénante sur l’expérience quotidienne de toute population lorsqu’elle conforte l’aliénation économique de la force de travail, ses gestes et produits « objectifs et subjectifs » . L’idée que la pensée crée la matière va se nicher jusque dans ce que la science ne peut encore démonter et qui semble nous dire que le réel n’est pas réel, que la vérité est un objectif illusoire, que les perceptions sont plus réelles que la réalité, que la dualité, les pluralités de la matière tiennent à une construction se réduisant à la pensée. Matière dans notre vocabulaire « occidental » vient sans doute de mater, nôtre mère. Cela me plait, qui montre la supériorité des mythes qui construisent la science future sur les superstitions attachées à la maintenance des dominations. Les syncrétismes sont des phases avancées mais de moments dangereux du processus de pensée collective. L’empiriocriticisme des XXème et début du XXIème ne sont pas différents sur le fond : ils correspondent aux idées dominantes économiques, politiques et scientifiques du système économique et politique dominant, l’échange A-M-A’ à son extrémité et paroxysme.

L’univers est matériel et existe indépendamment de notre conscience provisoire et du moment, fugace et elle-même en mouvement dans le mouvement global : la matière a une masse, crée la pensée et non le contraire, même si certes la pensée, mouvement matériel agit sur le mouvement de la matière, en unité dialectique. Pardon pour ce rappel « formulaire » mais nécessaire pour renvoyer à des développements un peu plus subtils… ; à une pensée scientifique en processus dépassant continument et par sauts l’analyse empirique. Pénétrer dans l’univers en dépassant l’observation de sa superficie espaço-temporelle apparente part de l’opposition à une vision créationniste et « éternelle », immobiliste et vitalisme à la Bergson. Pardon de ce « ciblage », il y a certes bien d’autres pensées à contester ! Et il y a dans toute pensée contestée un processus à observer pour s’en instruire.

Et il y a la contradiction entre philosophie éléate et philosophie du devenir. Sortir de la préhistoire c’est aussi sortir de la philosophie éléate. Le marxisme, la pensée Marx, qui n’est pas celle d’un sauveur, mais d’un représentant éminent que ce qu’a produit la révolution industrielle sur la pensée humaine en tant que pointe avancée de la conscience humaine.

L’étude du vivant, et du vivant pensant, l’étude corpusculaire et ondulatoire de la matière, la pénétration continue d’une conception de l’unité du continu et du discret dans le développement-évolution-complexification de l’univers dont nous sommes partie en unité fait d’immense progrès mais a des difficultés à s’unifier. Cette « dispersion », parcellisation des savoirs et de la conscience va de pair avec la parcellisation issue de la division du travail dans la société de classe et sa science structuraliste. Unification de la science et unification sociale dans le communisme sont liées. Même s’il ne s’agit pas d’un paradis, d’une perfection, mais d’un moment dans un processus dont nous ne sommes pas en capacité, ici et maintenant, de percevoir ni le début ni la fin, puisqu’il s’agit d’un processus infini « aux deux bouts »….

Pierre Assante. 11/06/2021 07:11:08.

 

 

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https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 07:44

 "...Paul Boccara et les économistes communistes proposent une série de mesures, mais ils ne sont pas entendus...."

La chronique économique de Pierre Ivorra. S’endetter : la pire ou la meilleure des choses

L’Humanité. Mercredi 9 Juin 2021

 

 

Comment la gauche de transformation peut-elle gérer idéologiquement le problème de l’endettement public du pays ? La question n’est pas technique, elle est politique. L’argent et la manière de l’utiliser, de le gérer, c’est très politique. On a pu en faire la douloureuse expérience au début des années 1980, quand François Mitterrand et la gauche unie ont été portés au pouvoir. En 1982-1983, le contexte international est difficile, la crise mondiale du système capitaliste a déjà lancé son rouleau compresseur. Des ultralibéraux sont au pouvoir aux États-Unis, avec Reagan, et au Royaume-Uni, avec Thatcher. Dès 1979, la France de Giscard, l’Allemagne et une partie de l’Europe, en mettant sur pied le système monétaire européen, ont lancé le processus en vue de la création d’une monnaie unique pour la finance. Rapidement, après l’engagement d’importantes mesures – 39 heures, hausse du Smic et des allocations, création de l’impôt sur les grandes fortunes, cinquième semaine de congés payés, nationalisation de banques et de grands groupes capitalistes… –, la question de leur financement est posée. Où trouver l’argent ? Le problème devient d’autant plus brûlant que ce contexte européen et international se rappelle à notre bon souvenir. Le franc est attaqué et le gouvernement fait le choix de procéder à plusieurs dévaluations. Mais cette politique, si elle aggrave les déficits, si elle augmente l’endettement du pays auprès des marchés financiers, n’entame que faiblement les chiffres du chômage qui restent autour de 2 millions. Finalement, François Mitterrand et les dirigeants socialistes décident d’y renoncer et mettent en œuvre une politique d’austérité.

Les communistes, en désaccord, quittent le gouvernement. Mais, à ce moment-là, ils ne sont pas armés pour proposer des solutions alternatives efficaces. L’idée d’utiliser la politique monétaire, de faire appel à la capacité des banques centrales – la Banque de France à ce moment-là – à créer de la monnaie afin de financer à moindre coût la politique économique et sociale de la gauche, n’est pas encore mûre. Paul Boccara et les économistes communistes proposent une série de mesures, mais ils ne sont pas entendus.

Aujourd’hui encore, ces idées nouvelles sont trop souvent refoulées. Ainsi, l’idée que s’endetter puisse être une excellente chose a du mal à être admise. Pourtant, on ne pourra pas financer une grande politique sociale sans emprunter. Il faut faire plus de dettes, mais autrement, pas auprès des marchés financiers en tout cas, et pour autre chose que pour grossir les profits, avec d’autres critères, pour promouvoir les hommes.

Pierre Ivorra

 

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 00:08

 

Taux minimal d’IS mondial à 15% : une machine de guerre et deux rideaux de fumée

par Jean-Marc DURAND et Frédéric BOCCARA le 9 juin 2021

 

  • 15% et puis basta, ce serait le solde de tout compte et pour le coup le compte n’aura jamais été aussi bon pour les multinationales, le capital et leur avidité de profit ;
  • une pompe à bas taux de fiscalité partout dans le monde ;
  • une base hyper-réduite à partir d’une assiette déjà rabotée de toutes parts par les divers procédés d’évasion et d’optimisation fiscale existants (du carry back au principe du bénéfice mondial consolidé en passant par la fiscalité de groupe, les divers crédits d’impôts…).
  • la taxation des multinationales met en lumière ce grand enjeu de nos sociétés modernes : maîtriser ou, du moins, orienter autrement l’action des multinationales sur nos pays.

Nous ne nous résignons pas à laisser les multinationales quittes de leurs agissements par un impôt qui serait un solde de tous comptes. Outre leur fiscalité est posée la question de leur contribution à l’emploi, à l’écologie, à la santé, aux territoires, aux connaissances et aux biens communs.

1- Un taux à 15% est une machine de guerre contre le social et les services publics

Premier acte : Joe Biden déclare qu’il va fixer un taux minimal d’imposition des bénéfices des multinationales à 25%. Soudain l’UE et les gouvernements européens osent dire « c’est très bien ». Mais en sous-main, le capital s’est activé.
Deuxième acte : Joe Biden fait savoir qu’il défendra un taux minimal à 21%. « Merci patron ! », disent en chœur les Etats européens et la Commission, même si c’est plus bas.
Troisième acte, c’est 15% qui est annoncé !
C’est un taux de dumping fiscal. Il a suffi que le grand capital fronce les sourcils en coulisse pour mettre au pas les États !
Est-ce la fin de la tragédie-farce ? Nous verrons bien.
En tout cas, un taux à 15% serait une machine de guerre contre le social et les services publics.
L’IS est en grand danger.

2- Le taux : un brouillard de fumée pour cacher l’assiette

Centrer le débat sur le taux permet de cacher l’assiette, c’est à dire le bénéfice imposable. C’est en partie un piège. A quoi bon, en effet, appliquer un taux élevé de taxation des profits si une grande partie du bénéfice échappe à l’impôt ? Et du coup il y a un monde entre le taux dit « facial », ce fameux 15%, et la part du bénéfice qui est effectivement imposée, le taux dit « effectif ».
En France, le taux facial de l’IS était de 31% en 2019, mais le taux effectif peut être estimé à 8,6% ! Il rapporte le produit de l’IS à l’excédent brut d’exploitation (EBE) des sociétés . Cet écart, vient de ce que l’assiette « bénéfice imposable » de l’IS est totalement mitée. En outre sa répartition par pays est sujette à caution (1).

Une grande partie du bénéfice échappe à l’impôt principalement pour trois raisons.

  • Chaque pays applique des règles qui exonèrent de grande parties du bénéfice, ou le soumettent à un taux plus faible : par exemple, en France les recettes des brevets sont des profits qui sont taxés à un taux de 10% en 2029, plus faible que les autres profits, ou encore on retire du bénéfice imposable les charges d’intérêts payés par les entreprises aux banques.
  • Les procédés d’optimisation fiscale entre les filiales d’une même multinationale ont pour conséquence de transférer une partie de ce bénéfice dans les pays à faible fiscalité, les fameux paradis fiscaux. Ils procèdent pour cela en faisant payer à une filiale divers droits (redevances, frais de marques, management fees, locations, …) prix de transferts ou charges d’intérêts, fixés de façon plus ou moins conventionnelle qui sont autant de prélèvements intra-groupe sur la valeur ajoutée, et donc sur le bénéfice, de cette filiale au profit de la filiale située dans le paradis fiscal, où vont par exemple être domiciliés les brevets.
  • La fraude fiscale proprement dite.

3- Agir sur les transferts est l’enjeu majeur pour agir sur la fiscalité des multinationales

Il s’agit bien évidemment de fixer de nouvelles règles pour les différents transferts de valeur ajoutée et de bénéfice entre entreprises. C’est l’objet de la grande négociation en cours à l’OCDE, avec le projet BEPS (base erosion and profit shifting). Il faut aussi des règles de répartition mondiale de la VA et des profits, entre pays. Une sorte de clé de répartition.

Mais il faut aussi trois choses :

  • un service public de la fiscalité des entreprises doté de moyens humains et juridiques,
  • des coopérations (européennes et mondiales) entre services publics fiscaux avec des outils spécifiques, impliquant aussi les banques qui voient passer presque tous les flux
  • des droits nouveaux des travailleurs : une possibilité d’intervention et d’alerte des travailleurs des multinationales concernées (en lien avec les populations et les lanceurs d’alerte) sur les pratiques de transferts de valeur par leur multinationale

Dans l’immédiat, un tout autre pouvoir politique pourrait agir à partir de la France, en allant progressivement vers l’application d’une taxation calculée sur la base du bénéfice mondial, sur la base de sa répartition par la masse salariale située en France et la part des ventes finales. Nous voulons entrer dans un compromis de combat pour des progrès sociaux, le plus élevé possible, avec les multinationales situées en France, si elles y développent l’emploi, la valeur ajoutée, les bonnes productions du point de vue écologique.

4- Un second écran de fumée : l’impôt pour solde de tous comptes !

Derrière tout cela, se situe une opération idéologique. La seule chose à imposer aux multinationales, serait de payer leur « juste part de l’impôt ». Mais c’est leur comportement, leur gestion, leur façon d’agir, leurs investissements, leur production, leur relation à l’emploi, qui pose problème et qui doit être l’enjeu de toute la société.
Les mouvements citoyens (écologistes par exemple), les mouvements sociaux mettent précisément en cause les comportements des multinationales en matière d’emploi, d’écologie, de santé, de données, de localisation, de monopoles technologiques.

Pour nous, cette question de la taxation des multinationales doit permettre de mettre en lumière ce très grand enjeu de nos sociétés modernes : comment maîtriser ou, du moins, orienter autrement l’action des multinationales sur nos pays. Nous ne nous résignons pas à laisser les multinationales quittes de leurs agissements, avec le capital qui les pilote, par un impôt qui serait solde de tous comptes.

Il faut bien sûr poser la question de la fiscalité, la répartition de leurs résultats. Mais il faut aussi imposer aux multinationales d’autres types de « résultats », d’autres types de production, une autre contribution à l’emploi, à l’écologie, aux territoires, aux connaissances et aux biens communs.
Pour cela, nous mettons au centre de notre projet de société la conquête de leviers nouveaux d’intervention démocratique pour une autre utilisation de l’argent des entreprises et des banques, avec de nouveaux pouvoirs des salariés et des populations sur les gestions des entreprises. Cette question est devenue d’une actualité brûlante.

(1) On l’a calculé en rapportant le produit de l’IS, tel que donné par la Cour des Comptes dans le suivi de l’exécution du budget 2019 (soit 33,5 milliards d’euros) et l’excédent brut d’exploitation (EBE) des sociétés financières et non financières, donné par l’Insee, pour 2019 (389 milliards = 18 milliards + 371 milliards). C’est une approximation pour de nombreuses raisons, notamment le fait que l’EBE ne comprend pas les plus-values de cessions et diverses recettes exceptionnelles des sociétés. 33,5/389 = 8,6%

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 20:37

MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 07:46

LE TABOU DE L’AUTORITÉ

 

Paul (celui du Nouveau Testament) le disait déjà il y a 2 millénaires : « la loi sans la foi » n’est rien, n’a ni effet concret, ni valeur.

Malheureusement sa foi (Son temps le voulait !) était celle aussi qui se référait au seigneur, le seigneur non seulement symboliquement divin, mais l’homme qu’on divinise et qui a droit d’usage de l’autre par soi à sens unique, ou sens « préférentiel »! L’écriture, les écritures, « les Ecritures », les vocabulaires et les syntaxes qui sont les nôtres, ici et maintenant depuis  des millénaires contiennent ce rapport tabou à l’autorité. Et sa contestation est révolte et soumission en même temps, et non dépassement nécessaire dans la prédominance de la foi en tant que conviction du vivre ensemble, au-delà de la division du travail et des autorités qui vont avec. Masculine et de classe.

Pour com-prendre et dépasser le tabou et l’usage de soi par l’autre « à sens unique » (sens unique qui ne peut être « totalement » à sens unique (mais à sens dominant)), sinon il n’y aurait aucune circulation entre les hommes, et donc pas de société et pas d’hommes, il faut comprendre ce qu’est le Temps. Le temps et l’instant. Qui veut participer à la société sans l’abimer et en la développant  devrait savoir cela, en particulier les hommes d’autorité de transition vers une société sans domination de classe.

Pour cela je vous renvoie au chapitre « Résumé » du tome I de « Le principe espérance » d’Ernst Bloch, et particulièrement la partie de ce chapitre  « Encore une fois l’obscurité de l’instant vécu ».

 

Et accessoirement à « Construction du devenir2 (1), épître aux citoyens, Foi et loi », 2001, de votre serviteur. Je ne connaissais pas encore l’ouvrage de Bloch lorsque j’ai écrit cela. C’était à un an de la disparition de mon père et au début de la nouvelle conservation de ce que j’écris. Le reste ayant auparavant été détruit pendant des décennies, excepté les premiers écrits « d’enfance ». Cet « essai » est loin d’avoir des qualités universitaires et dénote d’une culture parcellaire bien que variée et accumulée dans l’activité de toute une vie.

La science est venue depuis, un peu plus, en travaillant dans ces dernières décennies, dans la vieillesse.

Cette « Construction du devenir (2), épître aux citoyens » témoigne cependant d’une certaine forme de culture non seulement familiale, mais sociale au sens large, ayant habité de larges couches de la population dominée, en voie de disparition dans une autre forme de domination, celle du CMMnIgF *. Ce blog contient des extraits de l’œuvre de Bloch, le philosophe le plus éloigné des questions hiérarchiques, c’est à dire les moins imbibés mentalement (mais non concrètement, car on les subit même à corpos défendant) des rapports de domination.

Tant que l’Empire US dominera, la violence ne diminuera pas. L'Empire US est la continuation-transformation des Empires, c'est à dire de l'Etat de domination issu de la société marchande antique développée jusqu'au CMMnIgF *. Dire cela n’est pas une question de racisme et encore moins de reproduction mentale de comportement hiérarchique et de mépris, dominant notre temps, il ne s’agit pas de juger un peuple, des peuples, des populations, des entités humaines, toutes humaines dans ce qu’est l’homme en tant qu’embryon balbutiant et hésitant de la conscience de la nature sur elle-même, mais un système temporel dont la maladie s’aggrave, et son lieu de formation, ses ramifications, ses influences (et quelle influence !) dans une mondialisation basée sur le cycle A-M-A’ en tant que sang des échanges humains.

La prégnance de la violence et de l’usage de soi par l’autre au sens dominant de l’un sur l’autre indique bien que l’humanité est encore dans une préhistoire et que le communisme c’est « une sortie de préhistoire » possible tant que l’humanité est et sera en vie, sa « phase actuelle » semblant être une « phase d’adolescence » puisque qu’elle en est à tenter une autonomie par rapport à elle-même, et dans un  état de non possession d’une maturité comportant une conscience de la nécessité de développement et de régulation et de prudence mêlée à l’audace dans ce développement.

Ce blog contient une lettre de Lucien Sève commentant  « Construction du devenir (2), épître aux citoyens » que je lui avais adressée il y a 20 ans.

 

Tout être humain mérite respect, quel qu’il soit, la hiérarchie étant un obstacle à un respect universel, le respect étant la forme saine du rapport à l’univers et à toutes ses composantes et entités particulières, que l’homme et l’humanité, entre autres, sont. Le dépassement de la domination, n’est pas une utopie abstraire mais une utopie opérationnelle : il dépend d’un niveau de développement des forces productives le permettant, ce qui n’est pas encore le cas mais dont  l’usage en santé d’un développement exponentiel des capacités de numérisation et d’automation (qui est une forme supérieure d’organisation de la matière à travers l’existence humaine), de transformation de la nature (minérale, vivante et pensante dans leur évolution successive et co-existante dans l’instant et la durée) sans destruction, ouvre la possibilité

Pierre Assante. 09/06/2021 07:02:20.

*CAPITALISME MONOPOLISTE MONDIALISÉ NUMÉRIQUEMENT INFORMATIONNALISÉ GLOBALEMENT FINANCIARISÉ.

(1) La revue "Regards" en a publié des extraits (en ligne sur ce blog et ci-contre) dans son courrier des lecteurs en novembre 2001.

Le texte complet avec quelques additifs :

https://pierreassante.fr/dossier/EPITRE_AUX_CITOYENS_VERSION_AUGMENTEE_2001_2004.pdf

 

MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 08:35

 

CRITIQUES DE LA CRITIQUE CRITIQUE

 

Ce n’est pas l’OST en soi qu’il faut critiquer, en ergologie nous en sommes bien d'accord, c’est une organisation capitaliste libérale du travail qui n’est pas scientifique et ne peut l’être de par ses intérêts immédiats, de classe, opposés aux intérêts et besoins sociaux. La crise du travail c’est la crise de production et la crise de production est la crise du système : le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé. L'ergologie peut être une critique de l'OST capitaliste, et pour une nouvelle organisation scientifique du travail en santé, utile, nécessaire et indispensable; elle l'est.

En l’absence d’une organisation humaine faisant fonction d’interprète conscient du processus inconscient de la société humaine (à l’instar du parti que voulaient construire Marx et Engels), ce qu’essaye de redevenir le PCF mais est encore loin d’être, mais le sera, plus que tout autre parti, la faillite de la société, et celle de Macron ici et maintenant sera le succès d’une extrême droite fascisante; cela s'il n'y a pas la résistance politique stricto sensu nécessaire, extrême droite fascisante laquelle ne règlera en aucun cas la crise systémique et encore moins la construction d’un autre type de société nécessaire de sortie de la suraccumulation-dévalorisation du capital congénitale au développement du capitalisme et de ses limites.

La différence, selon moi,  entre le Professeur Yves Schwartz (initiateur de l'APST et du Département d'Ergologie) et le Professeur Renato Di Ruzza, dont le travail commun est d'un grand intérêt dans LIRE "Agir humain et production de connaissances" 2021, c’est que le premier, il me semble, est un dialecticien de formation et l’autre un logicien de tradition, il me semble aussi, ce qui ne me fait pas partager complètement son approche Keynésienne. Ce n’est pas un jugement moral, mais une "constatation" à la lecture des cheminements et leur aboutissants ergologiques communs empruntant des routes différentes. Cette "constatation" est-elle juste ?.... Je le pense jusqu’à la preuve du contraire. Et c'est aussi une belle coopération pendant des années et encore aujourd'hui, que j'ai pu suivre durant ma fréquentation assidue du département d'ergologie, et dont témoigne cet ouvrage riche de propositions et d'hypothèses.

Les mesure prises dans la pandémie, la création monétaire mise en partie à pallier aux urgences de main d’œuvre et de relèvement du taux de profit et leur maintien impossible dans le système, vont faillir.

Pierre Assante. 01/06/2021 06:01:30.

 

 

VOIR aussi sur ce blog : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 12 articles  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 08:02

 

FRONTIÈRES

L’échange A-M-A’, la guerre économique concurrentielle qu’il entraîne et l’aliénation du travail, de ses gestes et de ses produits qu’il induit, aboutit à une société mondialisé sans régulation : une voiture sans frein allant de plus en plus vite ou l’innovation technologique n’est ni le progrès technologique ni le progrès social, à double sens : une Puissance inintelligente se détruisant elle-même.

 

La déstructuration sociale (1) procède du profit capitaliste. Je ne reviens pas sur les « lois » et « mécanismes » du système largement développé.e.s dans d’autres articles.

Que le profit capitaliste procède de structures mentales humaines acquises ou developpées ne change rien à la primauté du profit capitaliste sur la déstructuration sociale dont la conséquence in fine, à son extrémité, ne peut être que la mort de la société humaine. Il faut donc s’opposer à cette extrémité par une nouvelle organisation économique et sociale révolutionnaire, procédant des révolutions historiques qui ont marqué l’histoire de l’humanité, de la révolution de la société esclavagiste athénienne à celle de la bourgeoisie parisienne, en passant par la Commune de Paris et de la Révolution d'Octobre inachevée et dévoyée et les possibilités nouvelles qu’offre la révolution scientifique et technique, sa productivité, son usage progressiste monétaire possible, institutionnel et ergologique, en sortant du critère P/C.

Il n’y a pas de vie humaine possible sans structuration sociale, son évolution-complexification accompagnant l’évolution-complexification du processus global de l’humanité, dans l’ensemble de ses activités.

La déstructuration macronienne mortelle de l’organisation sociale nationale procède de la déstructuration globale de la société mondiale par le profit capitaliste.

"L’échelon" d’organisation national, s’il n’est pas en adéquation avec le processus de mondialisation de l’humanité, processus naturel d’unification-diversification-complexification de l’espèce portée vers une entité d’appropriation universelle de la nature, ne procède pas en santé dans la mondialisation capitaliste, celle du critère du profit, le critère d’entreprise et politique P/C dans les échanges humains.

L’organisation de cohérence entre les « échelons d’organisation » de l’entité locale de production et l’entité locale d’administration vers les entités régionales, nationales, de zones de développement et d’organisation mondiale suppose une connaissance du présent et une préparation de l’avenir : ces deux conditions de régulation et de développement sont en contradiction antagonique avec le critère P/C dont les exigences sont immédiates ; dont les exigence ne peuvent tenir compte ni du présent ni d’une préparation de l’avenir dans sa quête de domination immédiate et son obligation de guerre concurrentielle.

On ne répare pas un clin d’œil ce qui a été détruit de longue date, destruction accélérée depuis les attaques des décennies passées contre l’organisation sociale issue de la victoire contre le nazisme, avec les accélérations sarkozyennes, hollandiennes et macroniennes.

La structure nationale est certes en contradiction avec le développement mondial de l’humanité. Mais elle ne peut être détruite sans substitution d’une autre organisation tenant compte d’une organisation géographique et économique à la fois décentralisée et cohérente au niveau mondial. Les forces d’extrême droite, souverainistes et fascisantes ont beau jeu face à l’incohérence d’une mondialisation capitaliste (que par ailleurs elles soutiennent de fait) ignorant les besoins sociaux, les besoins humains dans toute leur complexité et évolution. Elles ne peuvent que gagner provisoirement face à cette incohérence. Leur demande de frontières discriminatoires des hommes et de leur développement commun, en contradiction avec un développement des libertés répondant à une humanité nouvelle débarrassée de l’aliénation de la vente de la force de travail, est une entrave mortelle à ce mouvement de libération incontournable au processus vital humain.

Les frontières sont incompatibles avec le développement humain si elles ne sont qu’une limitation au développement d’une coopération et d’une autonomie générale de l’humanité et de l’homme dans l’humanité. Des frontières "en santé" ne peuvent que délimiter un échelon géographique de production et d’échange intégré au développement de l’ensemble humain. Ce n’est donc plus une frontière au sens où nous la comprenons aujourd’hui, mais au contraire une organisation renforcée à la promotion des échanges.

Les frontières nationales dont le dépassement demande une transformation progressive et radicale du système économique et social actuel sont au XXIème siècle ce que les octrois étaient à l’ancien régime féodal puis de monarchie absolue.

Pierre Assante. 05/06/2021 07:32:09.

(1) Déstructuration de l’ensemble des rapports sociaux. Mais on peut citer des pointes avancées de la déstructuration par des « bugs » très visibles de la distribution : défaut de production suffisante de matériels électroniques et d’énergie  impactant la production dans l’automobile, la production des computers etc. par exemple… et d’autre production dépendant de la production électronique et énergétique. Et les bugs  au sens strict des réseaux connectant les activités humaines de toutes sortes. Mais ce n’est qu’une pointe avancée visible. La violence sociale est une autre pointe avancée concrète et angoissante…

L’échange A-M-A’, la guerre économique concurrentielle qu’il entraîne et l’aliénation du travail, de ses gestes et de ses produits qu’il induit, aboutit à une société mondialisé sans régulation : une voiture sans frein allant de plus en plus vite ou l’innovation technologique n’est ni le progrès technologique ni le progrès social, à double sens : une Puissance inintelligente se détruisant elle-même.

 

Sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 18:31

 

UNITÉ DES CHOSES. UNITÉ DE L’EXISTANT.

 

Une façon avancée, dans le processus de la pensée humaine, au-delà de la logique de non-contradiction aristotélicienne, est de raisonner à partir du concept de « rapports » et de « synthèse ».

C’est d’ailleurs une des bases essentielles de pensée-Marx (VIème thèse sur Feuerbach), de l’école marxiste de pensée de sa naissance dans le mouvement social, savant et populaire du XIXème siècle et de son développement jusqu’à aujourd’hui. Mais sans oublier aussi que Marx en vient à l’analyse des rapports et du processus de rapports, car il part d’une pensée dialectique d’unité et d’identité des contraires, des forces contraires qui permettent le mouvement, qui sont l’existant, l’être, de la matière et de la vie dans la matière et de la pensée dans la vie. Remettre la dialectique sur ses pieds, c’est-à-dire faire de la dialectique une activité de penser les systèmes de concepts en processus de la pensée, ne pouvait que passer par une conception matérialiste de la primauté de la matière sur la pensée, de l’existence de la matière, des objets objectifs et subjectifs existant en unité indépendamment de la conscience, et dont la conscience fait partie le temps de son existence.

Il n’y a pas de rapports entre les choses sans unité entre les choses, sans unité des choses, du micro au macro, du particulier à l’universel. Et en économie comme en ergologie de même.

Ce que dit Marx sur l’essence humaine et les rapports sociaux concernant l’unité et l’identité peut être étendu à toute notion et concept et catégorie de « rapports entre les choses » dans l’univers ; à plus forte raison dans l’aide à la compréhension de l’état du monde, de la société humaine et de l’homme et des conditions pour les transformer en santé, c’est-à-dire « pour » inventer sans cesse les conditions de survie et de développement-complexification nécessaire à la survie elle-même, au-delà de la crise de croissance inouïe que nous connaissons et des maladies qu’elle engendre en rapports réciproques : du rapport entre croissance inouïe des sciences et des techniques (numérisation et automatisation) et de leurs possibilités inouïes, et de la croissance inouïe de la contradiction antagonique entre forces productives et mode de production : la demande et le besoin de transformation qualitative du mode de production et d’échange, le besoin de communisme.

31/05/2021 16:23:11.

SUR LE BLOG :

"2034". ESSAI-RECCUEIL.117 pages. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 22:31

 

Intervention de Denis Durand, Conseil National du Pcf du 27 mai 2021.

 

Un trait frappant de la situation est qu’elle comporte à la fois des manifestations de division des communistes – par exemple sur les élections régionales ou la sécurité, on l’a vu dans nos débats d’hier – et des manifestations très puissantes d’unité, comme les 72 % du vote pour la candidature à l’élection présidentielle, qui fait suite lui-même aux 80 % pour notre Manifeste du 38ème congrès.

 

Cette unité n’est pas le réflexe de survie d’un appareil (les stratégies d’appareil, c’est ce que nous avons connu dans certaines régions pour les élections régionales). Cette unité, c’est la conscience aiguë des périls qui menacent notre peuple – périls sanitaire, social, économique, écologique, politique, péril fasciste ! Et la conscience aiguë que face à ces périls notre peuple a un besoin vital de ce qu’apporte de spécifique le Parti communiste.

 

Pour prendre l’aspect économique – qui n’est qu’un aspect mais qui a rapport avec tous les autres – la faiblesse pitoyable de la gauche tient à son attachement à une conception dépassée selon laquelle il y aurait d’un côté la politique – le gouvernement, le parlement, les partis, les élections – et de l’autre l’économie qu’on laisse accumuler le capital selon ses propres lois, ses propres règles. Bien sûr, on pense que la politique a des leviers pour agir sur l’économie : des impôts, des droits de douane, des règlements, des nationalisations, des aides aux entreprises… mais cette façon d’agir de l’extérieur sur l’économie, elle fonctionnait il y a cinquante ans, à l’âge d’or des social-démocraties ! Aujourd’hui, la machine économique est à bout de souffle. Pour parler le jargon des économistes, la productivité globale des facteurs se traîne lamentablement, aux États-Unis et encore plus en Europe. Et en plus, la machine pollue ! Elle consomme des masses de carburant et enfume tout l’environnement. Aujourd’hui, et les citoyens s’en rendent compte, plus ou moins, on n’a plus le choix : il faut ouvrir le capot et mettre les mains dans le cambouis. Par exemple, pas seulement viser le plein-emploi, c’est-à-dire le marché du travail capitaliste avec le moins de chômage possible. Mais viser plus du tout de chômage, donc l’abolition, certes graduelle, du salariat avec la construction d’une sécurité d’emploi et de formation, jusqu’au dépassement du marché du travail. Avec, donc, tout ce que ça comporte de prise de pouvoir sur l’argent, l’argent des entreprises, des banques, et pas seulement l’argent public qui doit être utilisé comme levier sur l’utilisation de l’argent privé. En ce sens, l’emploi à la Banque de France, dont Fabien vient de parler, est un enjeu pour toute la société.

 

Mais pour cela il faut connaitre un peu le fonctionnement de la machine et il faut des outils. Nous communistes, nous marxistes, nous avons des outils. Des outils théoriques – avec le lancement de la nouvelle revue Issues – et des outils pour l’action – c’est par exemple pourquoi nous lançons une nouvelle formule d’Économie&Politique dont le premier numéro parait dans un mois.

 

La bataille présidentielle va être d’une extrême violence. Les coups pleuvent déjà. Il va falloir encaisser, frapper fort, frapper vite mais lorsqu’on frappe à côté, ça se paye cash. Les talents personnels du candidat, qui sont grands, ne suffiront pas. Une bonne com’ non plus.

 

En revanche, dans cette bataille, Fabien Roussel va disposer de deux atouts qu’aucun autre candidat n’aura. Un collectif de 50 000 militants qui, même affaibli comme il l’est aujourd’hui, est sans équivalent dans la vie politique française. Et ce corps d’idées et de propositions qui fonde l’unité de ce corps militant.

 

La réussite de la bataille, son utilité pour la suite, dépend essentiellement de notre capacité à tirer tout le parti possible de ces atouts. S’assurer que l’intelligence collective de notre corps militant ait des porte-parole dans la campagne. Sachons par exemple utiliser le début de notoriété acquise par Frédéric Boccara dans les débats économiques. Tout cela pour être à la hauteur des attentes de radicalité qui s’expriment ans notre société.

 

Pour conclure cet appel très enthousiaste mais aussi, vous l’avez compris, un peu désespéré, la campagne de notre candidat doit être la campagne de tout le Parti, de toutes ses idées dans leur cohérence. C’est ce qui motive la proposition d’organiser, à l’automne, une assemblée des animateurs du Parti, couplée à l’initiative nationale pour l’emploi, pour la sécurité de l’emploi, de la formation et du revenu, annoncée dans le rapport.

 

 

VOIR aussi sur ce blog : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 10 articles  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 10:43

 

 

VOIR aussi sur ce blog : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 10 articles  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 10:18

 

USAGE DE SOI PAR SOI ET PHILOSOPHIE DE LA NON-CONTRADICTION

 

Qui a été initié à la dialectique en conserve quelque chose dans sa forme de pensée toute sa vie.

Qui en est resté à une philosophie populaire et-ou savante de non-contradiction, de logique aristotélicienne de même (1). Bien que rien n’est figé dans un parcours humain, évidemment.

Mais je prétends (trop de prétention ? Pas assez de réserves ?) avec le plus grand respect pour toute forme de pensée humaine, que cette philosophie de la logique de non-contradiction comme base d’observation, de déduction, de synthèse, inclue des  limites (mais les limites et dépassements sont le propre de l’humain) et tend aux conservatismes scientifiques et sociaux. Pardon aux amis partisans conscient ou inconscient de la logique aristotélicienne. Il n’y a rien de rédhibitoire aux relations humaines affectées de cette contradiction, d'opposition de personnes à travers leurs modes de pensée. Aucune relation humaine n’est basée que sur une seule culture et d’ailleurs la double culture n’existe pas, nous sommes tous pluri-multi culturels.

Il peut être cependant étonnant de retrouver les personnes accomplissant des chemins de pensée très différents se retrouver à peu près dans des ascèses proches et mêmes très proches qui leur permettent une communauté pour ne pas dire une communion dans la pratique de leurs diverses activités professionnelles, et hors profession ; dans toutes leurs diverses, multiples et infinies activités. Je l’observe par exemple dans l’ascèse ergologique, dans le rapport du corps avec l’activité : le corps-soi c’est l’activité de la personne dans l’acticité de la société ; et évidemment aussi, l’usage de soi par l’autre en contradiction antagonique de l’usage de soi par soi (2), ce qui « pose problème » à la santé de l’activité.  L’usage de soi par soi est forme supérieure de l’usage de soi, la praxis et la pratique communiste de l’être, de l’existence de soi excluant l’exploitation de l’homme par l’homme, l’achat de la force de travail. L’usage de soi par soi est la condition de la réduction de l’écart entre travail prescrit et travail réel : c’est la réduction de l’écart entre moyens et effet des moyens dans le processus de l’humanité. Cet écart croissant entre travail prescrit et travail réel de notre société hyperlibérale de marchandisation maximum, relativement mais tendant à l’absolu c’est dans la société capitaliste l’écart entre capital investi et capital renouvelé qui, à travers la baisse du taux de profit, la croissance du capital constant, la suraccumulation-dévalorisation du capital, met en lumière le besoin de dépassement des échanges humains basés sur le cycle de reproduction élargie de capital en fin de course ; en besoins de transformation qualitative, le communisme. Pas le communisme grossier des tentatives échouées, mais celui que permettent aujourd’hui les forces productives du XXIème siècle, la numérisation, l'automation, la croissance possible exponentielle de la productivité et de sa qualité, la réduction du temps de travail contraint, acheté, son abolition. Possibles et espoirs fusionnés forment la pulsion de vie sociale.

L’écart croissant entre travail prescrit et travail réel et l’écart croissant entre capital et profit capitaliste, C et C',  c’est la même chose se manifestant dans des mouvements particuliers du mouvement d’ensemble de la société capitaliste. L’unité et l’identité des contraires dans une « fonction » commune du mouvement de la société et de l’homme, son processus.

Pierre Assante. 30/05/2021 09:35:49.

(1) …la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde… Lucien Sève.

(2) Il y a contradiction simple résoluble dans la continuité dans un usage de soi par l’autre qui n’est pas basé sur l’exploitation de l’autre à sens unique (esclavage, servage, salariait et toute forme historique de classe), au profit d’un contre l’autre auquel cas la contradiction est antagonique, ce qui est le cas dans notre société de classe et à son paroxysme dans le CMMnIgF (CMMnIgF : voir articles précédents).

 

VOIR : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 10 articles  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 08:28

La chronique économique de Pierre Ivorra. Le loup-garou de la dette publique.

 

Pierre Ivorra. Mercredi 26 Mai 2021. L’Humanité

La semaine dernière, le quotidien patronal les Échos affichait en une ce titre propre à effrayer le premier petit actionnaire venu : « Dette : un fardeau pour 60 ans ». Il expliquait en sous-titre que : « Plusieurs pays européens, dont la France, mettront plus de soixante ans pour effacer la dette Covid. » Il précisait enfin que l’Espagne en avait pour 89 ans, la France pour 67 ans, l’Italie pour 26 ans et la frugale Allemagne, pour 7 ans seulement 

Le risque de la dette publique est souvent agité sous le nez du bon peuple. Il est comme une sorte de loup-garou que les médias proches du Medef, de la droite et du social-libéralisme agitent pour faire peur. C’est notamment ce qui est fait dans les hôpitaux par les agences régionales de santé et le ministère pour culpabiliser les personnels du service public et tenter ainsi de paralyser leurs actions en faveur de créations d’emplois, de meilleures conditions de travail et de rémunération. Cette campagne a quelque chose d’une « esbroufe » en bande organisée. Et cela pour plusieurs raisons. Aucun État ne se donnera pour objectif d’apurer sa dette, de la ramener à zéro, même pas l’Allemagne ! En second lieu, un gouvernement peut tout à fait rembourser une partie de sa dette en empruntant l’équivalent du capital et des intérêts qu’il doit payer au cours d’une année. Enfin, pour continuer à financer un État endetté, les marchés financiers prennent en compte d’autres facteurs que le taux d’endettement. Ainsi, la dette publique aux États-Unis équivaut à environ 120 % de la richesse nationale annuelle et, pour autant, les fonds d’investissement et de pension continuent à acheter des bons du Trésor ! Il faut dire que si la Maison-Blanche n’arrive plus à financer ses dépenses et à maintenir le dollar à flot, c’est l’ensemble du système financier mondial qui s’écroulera. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit en 2008.

Pour autant, il y a une part de vérité dans ces affirmations patronales, mais elle n’est pas là où on nous le dit. Comme l’a montré la crise de 2008, l’importance des dettes publiques et privées fait courir un risque réel. Moins en raison de leur montant que du fait qu’elles sont contractées auprès de marchés financiers et qu’elles sont insuffisamment utilisées pour redresser la croissance et l’emploi, et servent trop à réaliser des profits faciles en spéculant et en réalisant des opérations financières. Les marchés veulent que leurs placements leur rapportent, aussi, dès qu’ils sentent une menace sur leurs gains, ils prennent les jambes à leur cou. Il vaudrait donc mieux que les États se financent autrement.

 

VOIR : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 10 articles  :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 07:43

 

IL FAUT DES NOUVEAUX POUVOIRS

CONTRE L'ABSOLUTISME DU CAPITAL

 

L'Humanité, 27 mai 2021.

 

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VOIR : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 10 articles  :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 07:01
Cliquer ci-dessus

 

VIDÉO DE LA SESSION FINALE (6°) DU 5° CONGRÈS

de la SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D’ERGOLOGIE.

à PORTO et par internet, du 7 au 17 mai 2021

que nous vous avions annoncé précédemment sur ce blog

 

Vous y trouverez l’intervention « conclusive » d’Yves Schwartz

Bilingue (portugais-brésilien) et français

Cette session dure 2h35

L’intervention d’Yves Schwartz commence à la minute 1h20

 

LA VIDEO SUR CE LIEN :

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Nous vous avons signalé le 6 mai 2021 la parution de "TRAVAIL ERGOLOGIE ET POLITIQUE".

VOIR CETTE PRESENTATION et diverses citations de l'ouvrage sur ce blog.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/extraits-de-ergologie-travail-et-politique.yves-schwartz.2021.html

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/parution-yves-schwartz.travail-ergologie-et-politique.html

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 04:17

ADHÉRENCE CONCEPTUELLE ET DÉSADHERENCE CONCEPTUELLE, UNITÉ CONTRADICTOIRE.

Encore sur l’ouvrage « Travail, ergologie et politique » (voir note 5).

L’unité et l’identité des contraires (en double unité, en unité et identité entre eux et unité et identité physique et mentale) que sont adhérence et désadhérence conceptuelles ?

 

Juste au départ petit rappel du « lit de Platon » : avant de construire le lit, le menuisier imagine sa construction dans son cerveau, les plans et les gestes de la construction (1).

Le concept d’adhérence et de désadhérence conceptuelle a été forgé par Yves Schwartz dans ses recherches sur l’ « Expérience et connaissance du travail », l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et l’ergologie (2).

Cette « construction du lit » suppose aussi une double anticipation, celle qui est déterminée par l’acteur-le menuisier, « à l’avance » et-ou dans les différentes « phases » de la construction (ou par l’ordonnateur du travail, d’un travail prescrit) et celle de l’activité « réelle-concrète » (mes excuses pour l’absence d’un vocabulaire social à créer) qu’il modifie au fur et à mesure du travail, le plan et l’exécution, et aboutit au déroulement du travail réel, créateur de l’œuvre finale (3).

Cette œuvre finale, élément partiel d’un ensemble de production est aujourd’hui parcellisée systémiquement dans la division technique et de classe du travail et la crise systémique.

Dans la société capitaliste avancée, la formation massive des couches moyennes, la parcellisation, l’éparpillement du capital dans la masse des petits propriétaires de capital, PMI, ETM, petits porteurs etc. d’une part, ET la centralisation mondialisée du capital et de la financiarisation d’autre part, cela crée les conditions en voie ou tendant à l’achèvement de l’hyperlibéralisme comme modèle objectif et subjectif, pratique et mental. Ce en quoi le capital trouve issue provisoire, palliative (4), à ses contradictions, les conditions subjectives de la transformation du système étant en décalage, dissymétrie et antagonisme, sur les conditions objectives du besoin de la transformation- dépassement-abolition du système.

Ce en quoi on peut rappeler que mode de production et d’échange et mode de pensée sont liés, avec les inégalités de développement personnel, collectif, temporel et géographique, celles « naturelles » à tout développement social bien sûr et en plus, de classe à abolir .

Travail prescrit et travail réel entrent en conflit, en contradiction antagoniste. A la différence d’un système économique et social qui ne serait pas basé sur l’appropriation privée dans le cycle du capital A-M-A’ où les contradictions pourraient entre résolues dans la simple marche de l’individu et de la personne, ses sauts micros et macros de transformation qualitative.

La transformation qualitative résolvant une contradiction antagonique entre les forces contradictoires qui habitent un mouvement suppose une résistance insoluble d’une force contre l’autre aboutissant à l’élimination des forces contradictoire dans une force nouvelle. La transformation communiste suppose l’élimination du capital et du travail, c’est-à-dire l’abolition de la vente de la force de travail au profit d’un échange (radical et progressif) du travail et de son produit entre les humains et d’une seule classe sociale, sans abolir les différences, les dépendances, les autonomies, mais en les multipliant à l'infini.

Lucien Sève en faisant des exemples pour illustrer les contraires cite « le bas » et « le haut » démontrant l’unité et l’identité des contraires dans un ensemble de « fonction commune », dépassant la logique de non-contradictoire aristotélicienne qui est la nôtre encore aujourd’hui, majoritairement dans l’humanité.

Il n’y a pas d’exemple plus parlant de contraires qu’adhérence conceptuelle et désadhérence conceptuelle non antagoniques  ou antagoniques, car nous les vivons tous les jours dans nos rapports avec nos subsistances et nos rapports avec le Capital, en relation dialectique, en unité de rapport.

Aller de la catégorie philosophique de plus-value vers celle de suraccumulation-dévalorisation du capital (et ses conséquences pratiques dans la crise économique et de société au quotidien et au futur) suppose à la fois de repérer les contraires au sens aristotéliciens (dans ce cas adhérence et désadhérence) et d’analyser l’unité et l’identité de ces contraires. Analyse synthétique rapprochant « les mouvements divers du mouvement « général ». Cette analyse dans l’APST est incontournable pour conceptualiser un dépassement des contradictions du CMMnIgF (Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé) dont il est question dans d’autres articles, et en particulier en assurant l’activité productrice nécessaire par une  sécurité d’emploi et de formation, de nouveaux droits du travail, une démocratie de l’homme producteur, une autre usage de la création monétaire mettant travail et production au service des besoins sociaux : du développement de l’homme, de la société de l’espèce humaine, son humanisation continue au-delà de l’espèce même.

Ce dépassement de l’observation des contraires, des forces contraires mouvant le mouvement de la société, dépassement dans la dialectique de l’unité-identité des contraires c’est ce que fait Yves Schwartz dans ses recherches, particulièrement dans « pour un monde commun à construire », "conclusion" de « Travail, ergologie et politique », 2021 (5) et sans doute dans ses futurs travaux sur « l’usage de soi ».

On pourrait dire que le communisme c’est aussi l’auto-prescription du travail, et la croissance de la productivité et de l’économie relative de moyens que cela représente pour l’usage de soi et des objets et le développement personne-collectif.

Cet article n'engage que son auteur.

Pierre Assante. 25/05/2021 09:36:14.

(1) Qui en est l’ascèse

(2) Le menuisier adhère à la réalité pour construire, désadhère « opérationnellement » et relativement de la réalité extérieure pour se concentrer dans sa réalité intérieure, le système de perceptions et de construction issu de l’accumulation culturelle du menuisier et de toutes ses expériences de vie. Mais comme le faisait remarquer Lucien Sève dans le tome 3 « La philosophie » de son « penser avec Marx », le travail théorique et le travail  pratique ne peuvent être simultanés, il y a le temps de la réflexion et le temps de l’exécution : et pourtant adhérence et désadhérence conceptuelle sont deux fonctions en une et peuvent être considérées comme se mouvoir ensemble, en unité.

Pendant que l’une fonctionne à plein, l’autre n’est pas en réserve mais en support : l’une est le support de l’autre alternativement et sans doute  à la micro seconde ; les sciences neurologiques doivent pouvoir le déterminer…

Les alternances pouvant être plus ou moins longues et certainement très très brèves dans une exécution :  je me demande si à un certain point d’une exécution, observation et plan et prescriptions ayant été décidés, dans leur précision et incertitude mêlées, les contraires fonctionnent évidemment et parfaitement ensemble : les alternances ne sont-elles pas que des prédominances issues d’un choix de moments d’une activité étant un but conscient et dans laquelle l’inconscient « fonctionne » de la même façon, en unité.

(3) Essayer de penser  l’acte simple de saisir un objet, d’en décider et de l’exécuter en contrôlant tout au long de cette brève exécution le mouvement de votre bras et de votre main, et leur relation en aller-retour de correction de la trajectoire et de l’action finale réussie… Imaginer ensuite cette même exécution qui peut être celle d’un animal "non pensant", mais cette fois dans un acte complexe du travail humain : la construction d’un concept et d’un système de concepts, son aller-retour sur la longue durée d’un travail et d’une recherche, ses micros et macros dénormalisations-renormalisations, et celui d’une vie dont la mort arrête le mouvement, mouvement qui peut être repris par transmission sociale. Le concept de travail manuel et de travail intellectuel en prend un coup ! Ce qui ne nie pas la spécificité d’un travail de haut et long niveau d’apprentissage.

(4) Il s’agit d’une tendance, puisque soit la contradiction éclate dans une transformation qualitative, soit le mouvement s’arrête, c’est-à-dire que le corps social meurt. Rappelons-nous que le mouvement de la société, c’est le mouvement des hommes (terme générique de l'espèce humaine), physique, mental, psychologique, culturel, politique et économique en dernière instance, conscient et inconscient (tout ça en vrac, et en unité, mes excuses).

 

(5) Nous vous avons signalé le 6 mai 2021 la parution de cet ouvrage. VOIR CETTE PRESENTATION et diverses citations de l'ouvrage sur ce blog.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/extraits-de-ergologie-travail-et-politique.yves-schwartz.2021.html

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/parution-yves-schwartz.travail-ergologie-et-politique.html

 

Voir aussi MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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