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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 07:58

 

DROIT DANS LE MUR OU VIRAGE

EN SANTÉ ?

UN PEU DE PHILOSOPHIE POUR PLUS

D’ÉCONOMIE.

 

L’hyperlibéralisme mondialisé, financiarisé, numérisé est la pente « naturelle » de l’échange A-M-A’.

 

Il n’est en capacité ni de régulation, ni de coordination, ni de cohérence, ni de solidarité.

 

La distribution massive de création monétaire, nécessaire, ne contient pas telle qu’elle, à  elle seule, aucun de ces quatre ingrédients nécessaire à la survie du groupe humain.  

 

Le groupe humain n’est plus un certain nombre de clans, dont les relations entre eux et entre la nature, la prédation est autorégulée par les capacités réduites mais  opérationnelles de s’autoreproduire dans un élargissement progressif durable. Toute proposition n’ayant pas assimilé la nouvelle et séculaire réalité n’est qu’une robinsonnade comme dirait Marx. La question de l’énergie (le clan et le feu !) en est une illustration concrète, pratique constituant à elle seule, une question fondamentale de la question globale du développement et de la crise de développement actuelle.

 

L’échange A-M-A’ et le cadre libéral qui « confie » l’organisation du présent et du futur, le développement-complexification de la société humaine au bon vouloir des entités fonctionnant au taux de profit, au critère P/C va dans le mur : c’est l’humanité qui est menacée dans son développement et en danger minimum de perdre une grande partie de son nombre ou sa totalité dans une catastrophe non « naturelle » ni circonstancielle, mais tout simplement économique. Elle s’appelle aujourd’hui la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences sur le cycle de production et de reproduction des biens nécessaires à l‘humanité et donc de l’humanité elle-même.

 

La régulation des clans et la régulation de l’humanité mondialisée n’ont à voir sinon de prendre en compte que l’homme est humain. L'animal pensant homme et son processus de développement, ici et maintenant. C’est-à-dire que la motivation de l’individu au bon « fonctionnement » de la survie collective passe par la satisfaction et la survie individuelle des besoins de l’individu.

 

Pour ce qui est d’une seconde nature qui deviendrait première reposant sur un comportement ayant pour but premier la survie et le développement de tous, c’est dans la construction d’une société communiste, de ses forces productives et de ses mentalités que cela peut reposer. Mais l’individualité et le particulier sont la base de l’espèce humaine et de toute entité formant un ensemble, limité ou universel.

 

Pour construire une telle société il faut commencer par construire un processus dans celle-ci même dans laquelle nous vivons, le libéralisme mondialisé allant vers le mur.

 

La modification-dépassement progressiste et progressive des forces productives dont l’homme est le constructeur-animateur, ses outils, son organisation, ses cultures, ses structures et superstructures en unité d’être et de mouvement, l’organisation de la production et de l’échange, dont-donc celle du travail.

 

C’est ce que pose l’ergologie. Pour cela elle analyse d’une façon  pluridisciplinaire les situations de travail, les conditions dans lesquelles l’homme déploie son activité, peut déployer son activité dans le cadre des entités collectives relativement pertinentes. Double anticipation, dénormalisation-renormalisation, contradiction non antagonistes des activités des forces sociales et de l’individu et contradictions antagoniste à transformer, à dépasser. Les concepts et catégories de l’ergologie demandent une connaissance- reconnaissance non développée ici.

 

Le travail, qui s’est développé chez l’homme depuis le galet aménagé jusqu’à la production des outils de production, l’organisation du travail dans l’organisation générale de la société, est la condition de reproduction de l’humanité. La lutte pour le développement de la sécurité de l’emploi et de la formation dans la société capitaliste est un coin enfoncé dans la contradiction antagonique que contient l’échange A-M-A’. Un autre usage de la création monétaire, par le crédit sélectif, des Fonds démocratiques dans lesquels intervient l'homme producteur, pour l'heure le salarié, une monnaie universelle dont les DTS peuvent être le préliminaire, des droits du travail pour l’autogestion de l’homme producteur dans l’autogestion des entités de production et d’échange et la lutte pour une SEP sont totalement liés, sont un mouvement en unité.

 

Cohérence de l'homme dans l'entité et de l'entité dans l'humanité vont d'un même mouvement.  La contradiction entre la tendance permanente et universelle vers la santé du mouvement et l'aliénation de l'homme par l'aliénation du produit de l'activité et des gestes de l'activité, de la production, est la contradiction du moment ici et maintenant à dépasser.

 

Le socialisme étatiste et dirigiste, qui allait dans le sens de dépasser les contradictions de l’échange A-M-A’ s’est heurté à la non prise en compte des conditions de l’activité humaine. Il n’est pas allé dans le mur par un manque de solidarité et de coordination, mais par une coordination et une solidarité ne tenant pas compte des conditions de déploiement de l’activité humaine : l’homme être d’activité.

 

La négligence des propositions ergologiques est d’un autre ordre que « l’anarchie » mondiale organisée hyperlibérale pour le profit immédiat et non-public, mais aboutit à des dangers comparables.

 

Certes, l’ergologie comporte des balbutiements, des manques et des robinsonnades périphériques, et des aberrations dans sa construction progressiste et progressive. Mais elle pose de façon incontournable ces questions : les ingrédients de compétences, la connaissance des épistémicités dans une recherche savante et populaire, quotidienne et futuriste en unité. Mais aussi elle peut manquer de discernement suffisant particulier dans un schéma juste de Dispositif Dynamique à 3 pôles, dont chacun des pôles ignorerait réciproquement les lois de développement d’un système comportant des contradictions antagoniques et dont les conséquences est la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, qu’il faut dont résoudre.

 

Mais si l’ergologie doit progresser dans le domaine de l’économie que j’appelle marxiste et ses développements dans le mouvement de la société même, elle ne peut être ignorée sans conséquences sur tous les efforts faits dans les luttes politiques et syndicales et les ingrédients économiques de transformation sociale, les réduisant à l’attente et non la résolution d’une cohérence de la personne, de la société et des solutions économiques. Attente sans issue, dangereuse et mortifère parce qu’ignorant un élément des éléments en unité, les conditions de l’activité en santé de la personne,  dans les conditions globales de l’activité de l’humanité. C’est un Processus complexe d’alliance dont il faut comprendre et la saine nécessite et les dangereuses contradictions.

 

Cette attente est celle que nous connaissons actuellement et qui porte le mouvement de la société en régression relative dans sa progression absolue. Cette contradiction est à la fois évidente et constatée "sans solution", alors que la solution réside dans une capacité de gestion, d’autogestion dont le développememnt a été nié dans une action ouvrière axée sur la bataille d’usage de la plus-value, sans tenir compte de la crise systémique ; sans tenir compte que la plus-value absolue, relative et extra ne peut résoudre les défauts de renouvellement du cycle élargi de reproduction de la société sans résoudre la baisse tendancielle du taux de profit qui engendre la suraccumulation-dévalorisation du capital et donc sans résoudre la contradiction antagoniste résidant dans une accumulation du capital constant s’auto-bloquant dans la circulation A-M-A’ et ses parasitismes ; et sans résoudre les condition d’être de l’être d’activité qu’est l’homme.

 

Ecologie, ergologie et économie ont partie liée pour la santé de l’espèce humaine et de ses capacités de développer la conscience de la nature sur elle-même. L’humanité en développant ses connaissances pour développer ses conditions d’activité de survie développe la conscience en développement infini de la nature sur elle-même, y compris sous des formes qui seront une vie au-delà de l’humanité, toujours et évidemment matérielle mais nouvelle, d’un niveau supérieur de développement : c’est l’évolution-développement-complexification de l’univers. Chaque « moment » de notre vie dans chaque « moment » de ce processus universel, chaque saut micro dans ce moment de la continuité  macro humaine et universelle, est notre moment particulier, celui qui forme notre vie et tout l’intérêt -la douleur et le plaisir- qu’il constitue pour chacun de nous.

 

C'est la sortie de l'humanité de sa préhistoire universelle, son entrée dans l'histoire universelle, sa continuation et ses sauts qualitatifs au-delà de sa disparition-transformation.

 

Les contradictions antagoniques de l’activité humaine ici et maintenant et les contradictions antagoniques du mode de production et d’échange ne « sont pas du même ordre », elles sont une même chose, un même mouvement dans le mouvement de la société et de la nature, elles sont l’unité et l’identité de contraires.

 

Les contradictions antagoniques de l’activité humaine ici et maintenant et les contradictions antagoniques du mode de production et d’échange ne « sont pas du même ordre », elles sont une même chose, un même mouvement dans le mouvement de la société et de la nature, elles sont l’unité et l’identité de contraires.

 

La réduction-dépassement de la contradiction antagonique « écart travail prescrit-travail réel » est une transformation qualitative, celle vers la réduction non antagonique de l’écart travail imaginé-travail réel ; travail imaginé, souhaité, répondant à l’évolution qualitative et qualitative des besoins humains, de la personne et de la société humaines. Celle qui posait problème à Lénine et au mouvement révolutionnaire russe dans le mouvement révolutionnaire de l’humanité du début du XXème siècle, la question de l’après prise de pouvoir. Comme la prise de pouvoir dans une transformation qualitative lente d’aujourd’hui (transformation qualitative lente, en fait la plus rapide car elle concentre et confond toutes les transformations possibles du pouvoir, de la gestion et du « marché »), pose la question de ne pas isoler pouvoir (politique), gestion, « marché » et leur transformation dans le nouveau, l’histoire sortant de la préhistoire.

 

La révolution scientifique et technique du XXIème, numérique et automatisation, intelligence artificielle qui n’est pas une intelligence mais un outil pour l’intelligence, pose deux question à résoudre qui n’en font qu’une : la croissance du Capital Constant et la Crise Systémique qu’elle induit ET la croissance quantitative et qualitative des besoins humains. Il s’agit dans deux mouvements dans le mouvement et de deux contradictions en une à résoudre d’un seul mouvement de développement de l’espèce et de sa conscience dans son développement global terrestre et universel.

C'est ce que les économistes  communistes et progressistes non orthodoxes désignent aussi par économie d'économie de capital, que le capital, lui, oppose logiquement et non dialectiquement à son besoin économique d'économie du coût du travail.

 

Pierre Assante. 11/05/2021 07:02:03.

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