Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 08:32

 

Effet Mélenchon ?

La dénonciation de l'etat present a fait son temps.

IL FAUT EN VENIR AUX CAUSES ET AUX SOLUTIONS.

 

Y a-t-il un effet Mélenchon ?

Si l’on observe la composition des défilés du 26 mai, on constate qu’il y a une partie importante du rassemblement qui se fait sous l’égide de ses créations politiques.

On peut constater que le rassemblement des forces politiques, syndicales, associatives, n’est pas négligeable, quoi qu’en dise le pouvoir et ses railleries stupides. Ses railleries  ne peuvent cacher ses échecs sociaux, et ses échecs sociaux sont la conséquence de ses choix politiques et économiques.

En même temps on constate que le rassemblement unit ce qu’il existe de façon évidente d’opposition à des mesure antisociales envahissantes, ce qu’il existe de résistance immédiate à une politique capitaliste ultralibérale immédiatement perçue.

C’est ce qu’il se produit comme phénomène dans les élections, le rassemblement unit ces forces que l’on retrouve dispersées de différentes façons, sous différents leaders dont les influences ont fluctué en fonction de l’actualité immédiate, et dont le voile permanent et les détournements lancés par les médias contrôlés par la finance ne sont pas « innocents » des confusions entretenues.

En fait l’effet Mélenchon, rassemble l’existant, un existant malgré tout minoritaire face au mouvement de transformation de la société par le capital, mais n’élargit pas.

Et puis peut-on résumer l’effet Mélenchon à cela ? Un effet dans lequel il apparait un porteur personnel correspond non à une personne mais en un état de fait général d’une société. Si l’on peut constater l’influence de Mélenchon, c’est qu'il existe historiquement et dans un temps court qui est notre état présent immédiat, des conditions concrètes pour un tel effet et la personne qui l’incarne.

Ces conditions concrètes, c’est une accélération de l’hyper libéralisme dans le capitalisme monopoliste mondialisé et numériquement informationnalisé, ses effets nocifs dans la vie de millions de personnes, et son acceptation active ou passive faute de pouvoir vivre autrement, par des millions d’autres.

Mais c’est aussi un mécontentement profond d’une partie de la société d’une part, et l’absence de solutions dans la conscience de cette partie de la société qui pourrait entrainer l’autre partie de la société dans la protestation et dans une autre  construction sociale correspondant mieux à leurs besoins et aux besoins humains en général.

Parler d’effet Mélenchon est à la fois constater une réalité, mais ignorer les causes de cette réalité.

L’absence de solutions dans les manifestations, les élections, sinon des listes de justes revendication, est la caractéristique de notre moment historique dans le bouleversement scientifique, technique, politique qui à la fois désorganise la société et la réorganise d’une façon très précaire dans un libéralisme incohérent des conditions de travail et de vie, de production des biens nécessaires, incohérent sinon pour les grands groupes financiers mondiaux, plus forts que les Etats qui organisent vers eux un drainage du capital destiné à renflouer la baisse tendancielle et structurelle du taux de profit propre à la crise générale du capitalisme.

Il faut être aveugle, ou refuser de voir la réalité pour ne pas constater dans les écrits et les paroles l’absence de projet alternatif. Il rexiste tout au plus une allusion à un projet, mais aucun projet concret. Le programme de Gotha est encore bien vivant hélas ! Une intervention oratoire prégnante sur les maux de la société et des hommes ne peut remplacer un projet cohérent, l’espoir qu’il peut faire naître et la construction sociale qu’il peut initier.

Un projet unissant et rassemblant progressivement le mouvement populaire est la tâche première d’un parti. La dénonciation a fait son temps. Elle peut plus avoir d’effet que dans un rassemblement relativement limité hérité d’un temps passé, encore vivant mais insuffisant.

L’effet Mélenchon est un effet dénonciation. Il faut passer à un effet projet contenu dans des mesures économique répondant à la transformation effective du monde, remise, rendue au service des besoins humains. Les marges d’action des politiques d’accompagnement sont réduites à néant par la crise. Seul un projet cohérent agissant sur la réalité de notre monde tel qu’il est freinera la régression sociale et ouvrira des perspectives de progrès.

L’action ouvrière et populaire nationale et européenne ne s’est pas encore concentrée sur la BCE, sur des fonds finançant les besoins sociaux, que l’article 123.2 du traité rend possibles dès à présent, sur la sécurité d’emploi et de formation, sur des droits permettant à la personne et au système productif de répondre à ces besoins sociaux.

Pierrot, 27 mai 2018, anniversaire du « bombardement allié » sur Marseille.

_________________________________________________________________________

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

* 31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:26
Donner des moyens financiers c’est donner des moyens matériels indispensables

 

PROTESTATIONS. MANIFESTATIONS.

CONTENU

 TRANSFORMATEUR.

ou

AMBIGUITES POLITIQUES NEFASTES.

 

Il y a déjà quelques décennies, des responsables politiques et-ou syndicaux dont j’étais disaient : « Je ne doute pas de la montée des protestations sous diverses formes, contre les mesures antisociales successives des différents pouvoirs successifs, mais je me pose la question du contenu à donner à ces protestations afin qu’elles débouchent sur des mesures politico-économiques susceptibles de sortir le pays de la crise qui va s’aggravant, de mandatures en mandature ». Et ceci dès 1982-83.

1968 est déjà ce type de protestation et pourtant 1968 est allé loin dans les accords salariaux, par exemple.

Donner des moyens financiers c’est donner des moyens matériels indispensables pour satisfaire les besoins sociaux se manifestant dans les revendications ouvrières et populaires.

C’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE, la loi SEF, les fonds régionaux, nationaux, européens, le crédit, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société, qui est au cœur d’une politique de changement progressiste.

Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

Et il y aura ambiguïté dans le Parti et la préparation du congrès si sa direction n’est pas une direction qui mette en pratique la cohérence entre le rassemblement populaire et des salariés et un tel contenu du rassemblement populaire et des salariés.

« Tout le monde est beau et gentil », ça n’existe pas ; il y a les moyens pour le progrès et le bonheur ou il y a régression, celle que nous vivons aujourd’hui, malgré les décennies de protestations.

Pierrot, Samedi 26 mai 2018

_________________________________________________________________________

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

* 31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 08:01

 

Grande difficulté de la PERSONNE à saisir la globalité dans laquelle elle TRAVAILLE, AGIT, VIT....

 

L’éclatement, la dispersion  des activités, met en grande difficulté la personne à saisir la globalité dans laquelle elle travaille, agit, vit. La production et l’échange capitaliste monopoliste mondialisée, informationnellement numérisés, globalement financiarisé, renforce la division du travail, sociale, technique et de classe, en unité de système. La dichotomie propre à la pensée structuraliste s’empare de toute analyse y compris des travaux savants spécialisés les plus performants, les plus pointus, et y compris de la nôtre de pensée, quotidiennement. La boussole, ne peut être que les conditions de production des biens nécessaires à la vie humaine, en quantité et en qualité nécessaires à la vie humaine, les conditions sociales de cette production sociale. Conditions individuelles et conditions globales ne sont pas séparables, elles sont sociales toutes deux. Le capitalisme a besoin du structuralisme pour détourner la pensée humaine des synthèses nécessaires à la critique marxiste de l'économie politique et des solutions à la crise économique générale du capitalisme et à la crise de croissance de l'humanité. La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital est au centre de cette crise de croissance de l’humanité. Cette crise peut trouver solution dans la Loi Sécurité Emploi Formation, déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la Banque Centrale Européenne et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. qui ont été approuvées, décidées et proposées à toute la société par les Communistes en Congrès. Ces propositions ouvrent une voie en santé vers une nouvelle civilisation de toute l’humanité : un mode de production et d’échange fondé sur  la coopération et le partage, l’abondance et la qualité des produits des forces productives. Les forces productives, c’est à dire les humain.e.s et leurs machines « intelligentes » constituant le prolongement de leur corps. La personne dans ses liens sociaux, c’est  la totalité de la société humaine interdépendante,  interconnectée non mécaniquement mais par l’intermédiaire du corps-soi dans sa totalité, sa complexité, son infinie diversité. Le corps-soi c’est la part de la totalité infinie d’un univers dont les poètes, les musiciens, les peintres etc. en avant et à la suite des scientifiques, dans leur recherches, ont l’intuition des formes et des mouvements. La crise de croissance de l’humanité peut déboucher vers un nouveau développement de l’humanité dans son environnement immédiat comme dans la présence pacifique et coopérative de tout ce qui compose un temps bâtisseur du mouvement de l’univers dans ses contradictions motrices qui sont donc aussi les nôtres.

Pierre Assante, 1er mai 2018

_________________________________________________________________________

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

* 31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

 

Partager cet article
Repost0
23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 18:13
Cliquer sur l'image

 

Une lettre de Nicolas MARCHAND : "dette de la SNCF: l'argent de la BCE pour les services publics..."

 

Bonjour

L'Humanité d'hier a consacré un article à l'évènement important que constitue la pétition intitulée "dette de la SNCF: l'argent de la BCE pour les services publics, pas pour la finance". Lancée lors d'une conférence de presse au CESE, animée notamment par Denis Durand et Laurent Brun, cette pétition rassemble déjà plusieurs milliers de signataires.

Je trouve particulièrement intéressant que soit ainsi en train de se faire la démonstration qu'il est possible de rassembler largement sur des propositions précises, à la fois réalistes et radicales, comme l'utilisation de l'argent de la BCE pour le développement des services publics. Ça participe d'une base de rassemblement plus solide, plus apte à ouvrir la perspective qui manque tant, qu'une conception de l'union limitée à des bases très vagues, seulement protestataires et sans contenu alternatif précis.

Je joins le texte de cet appel, le lien pour le signer, ainsi qu'un tract de soutien à la lutte des cheminots, faisant écho aux propositions de l'appel réalisé par la section du parti de Clichy (92), dont le contenu peut être utile à d'autres camarades.

J'ajoute que la proposition de financement des services publics en Europe par la BCE devrait être un axe fort et original d'une campagne communiste offensive pour les élections européennes.

Fraternellement,

Nicolas Marchand

Le lien pour signer l'appel:
https://www.change.org/p/g%C3%A9rard-darmanin-dette-de-la-sncf-l-argent-de-la-bce-pour-les-services-publics-pas-pour-la-finance

_________________________________________________________________________

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

* 31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 18:17
___________CLIQUER CI-DESSUS___________

 

CE QUE J'AIME. ici 

https://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J_AIME.pdf

Sommaire, Pages

2 Ces poèmes. 3 dehors le vent. 5 tu lis mes poèmes. 6 tu pourras traverser la ville. 7 un petit enfant roux attend le temps qui passe. 8 je tourne je tourne. 9 ma douceur terne au midi. 10 je dis que ces rues ne m’intéressent pas. 11 je vous dis comme je vous vois. 12 cinq soleils de la nuit. 13 ouvrez vos yeux dit le poète. 14 et puis les grèves les élections les manifestations. 15 mon tout petit mon amour. 17 ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris. 18 je ne peux séparer ce qui est devant mes yeux. 19 une grande race sans nom. 20 je suis un révolté je l’écris. 22 J’avais dix ans. 23 pour contempler un vol d’oiseaux.

_________________________________________________________________________

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20304050607080> >>

* 31 articles anciens sélectionnés, en cliquant ici

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 07:47

 

 

Les dernières chroniques économiques

de Pierre IVORRA sur l’Humanité

 

 

Cliquer sur les titres ci-dessous

 

 

 

 

Du droit à la paresse

La chronique économique de Pierre Ivorra.

La menace d’une crise sanitaire?

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Le seul plan B viable

La chronique économique de Pierre Ivorra

La «puissance de feu» de la BCE

La chronique économique de Pierre Ivorra.

La bataille de la maîtrise de l’argent

La chronique économique de Pierre Ivorra

Transports: l’Europe déraille

La chronique économique de Pierre Ivorra

Le CAC 40 dévoré par la finance

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Éloge de la dette publique

La chronique économique de Pierre Ivorra

Les pièges du revenu ou du salaire à vie

La chronique économique de Pierre Ivorra

__________________________________________________________________________

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

_____________________________________________________________

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 17:19
Sur la crise de suraccumulation du capital

LE CONGRES (24, 25 et 26 novembre 2018) du PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

 S’APPROCHE.

- Une réflexion personnelle pour une réponse alternative à la crise de la Société et du Parti,

pour

un  dépassement d’une politique d’accompagnement des luttes et pour leur donner

 une issue transformatrice.

- Et un texte de l'ANR-PCF.

 

Montée des protestations, dérèglement de la société parvenant à une extrémité dangereuse, aboutissement de la longue destruction massive de la cohérence issue des conquêtes de La Libération, perte de cohérence générale au profit des puissances financières à la fois alliées dans la conservation du système du profit, à la fois en guerre et éclatées par rapport aux besoins de cohérence, divorce entre production et besoins de survie et de développement humains…

Le congrès du PCF s’approche. Que fait-il ?

Il accompagne des protestations, les soutient. Il dresse un bilan des besoins, il en fait l’inventaire et souligne des priorités, il procède à des propositions politiques et institutionnelles répondant aux constats, aux bilans, aux priorités.

Est-ce nécessaire ? OUI, indispensable. Est-ce suffisant ? NON.

Pour que le congrès ait un rôle au-delà de l’explosion de protestation sans issu, il doit reprendre cette idée de fond, la crise générale du capitalisme,  pour la mettre en pratique dans les luttes et pour donner aux luttes un contenu de sortie de crise.

Les conditions de la crise se sont accumulées de longue date, ont grandi et se sont accélérées dans les années 1970 et ont pris un caractère explosif depuis une dizaine d’années. Il ne sera ni simple ni certain de trouver un chemin collectif d’action de sortie de crise et de reconstruction.

Ce chemin, qu’il faut chercher d’urgence, est contenu dans une vieille analyse, celle du capital de Marx, d’Engels et leurs successeurs, analyse bien oubliée, même si elle resurgit sous forme de citations ou de commémorations.

La crise générale du capitalisme a des raisons précises et concrètes tenant au mode d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et à la recherche de plus-value comme objectif primant sur les besoins humains,  tendant à la suraccumulation-dévalorisation du capital aujourd’hui systémique et de longue durée, qui contraint se dernier à renflouer sans cesse la baisse tendancielle du taux de profit par une austérité croissante, l’abandon de secteurs de production pourtant indispensables, de services nécessaire à la vie humaine.

Cette vieille idée est bien sûr à considérer sous le jour d’un capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé (CMMNI), algorithmisé, globalement financiarisé, qui est le nôtre, celui qui régit notre vie quotidienne.

Les solutions proposées par les économistes communistes de la commission du PCF partent de l’analyse de ce capitalisme et des remèdes possibles à la crise du capitalisme par sa transformation radicale et progressive, dont une voie à la sortie de la suraccumulation dévalorisation du capital qui est le centre de la crise.

Sans développer rappelons les grandes lignes de ces propositions auxquelles gagner à l’union les luttes des peuples européens, de l’UE, base de construction alternative d’une zone mondiale de coopération mondiale possible dans les échanges humains mondialisés, sans retour en arrière possible sinon dans une régression de fond :

Le pouvoir sur l’argent, le crédit, sur le système financier pour le transformer, sur la création monétaire de la BCE (Banque Centrale Européenne), les Droits de tirage Spéciaux, portefeuilles internationaux de monnaies diverses (DTS) pour se libérer de la domination du dollar, la création de fonds régionaux, nationaux, européens destinés à financer les besoins humains en échappant progressivement à la course au profit, ne sont-elles pas des mesures économiques indispensables pour résoudre la crise de croissance de l'humanité et dépasser en qualité le système capitaliste obsolète qui la produit ?

D’autres forces politiques accompagnent la protestation dressent des bilans, répertorient les priorités, Mais les convergences s’arrêtent là. La question de débattre avec elles sans se soumettre à leurs erreurs, leurs robinsonnades et leurs programmes de Gotha, est au cœur des possibilités de développement de luttes dépassant la protestation et débouchant sur une transformation sociale en santé de l’humanité.

En attendant, préparer le congrès ce n’est pas occuper les communistes dans une fuite en avant sans savoir où ils vont, dans les protestations, c’est remettre à l’ordre du jour l’expérience et la connaissance de la crise générale du capitalisme et les solutions à apporter aux luttes ouvrières et populaires, en commençant dans les entreprises auprès des salariés diversement qualifiés, dans leurs diversités et leur cœur dans la production, de ceux qui produisent et gèrent la production et les services.

Le congrès s’approche et rien ne présume d’un contenu autre qu’accompagnateur des protestations. Dans ce cas, il faudra que des communistes soient déterminés à proposer un contenu transformateur de sortie de crise et de réparation de longue haleine des destructions du capitalisme, de la construction de longue haleine d’une société de développement sur les bases d’une révolution scientifique et technique rendue aux besoins humains, et de partage, en quantité et en qualité, de réduction du temps de travail contraint, et d’efficacité du travail, accompagnant les progrès d’une productivité ré-humanisée.

Dans une réunion l'ANR – PCF, réseau et structure interne du PCF, Action Novation Révolution - lieu de ressource et d'échange pour l'action des militants du PCF et pour le rassemblement transformateur a fait des propositions (1) dans le sens d’un possible texte alternatif d’orientation pour le congrès ouvrant la voie à une construction de l’action dépassant la protestation et les inventaires.

 

Pierre Assante, 18 mai 2018.

 

(1) Un compte rendu de la réunion du réseau PCF-ANR sur ce lien :  https://www.pierreassante.fr/dossier/ANR_PCF_20180505.pdf

 

 

RECUEIL N°3 TROISIEME DE 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/recueil-n-3-mars-avril-2018.materialisme-et-idealisme.html

_____________________________________________________________

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 07:28

 

LE FASCISME C'EST :

 

1) quand la crise de suraccumulation du capital ne trouve plus, comme remède palliatif à la baisse tendancielle du taux de profit, qu'une sortie de ses propres règles historiques, relatives, dans la guerre économique, institutionnelle, diplomatique, militaire. Le capital est ainsi soumis, pour se maintenir, au balancier entre social-démocratie (réformisme) et démocratie chrétienne (centrisme). Et quelquefois soumis au fascisme si sa crise s’approfondit trop et que ni réformisme ni centrisme ne répondent plus sa crise, ce qui est le cas dans une crise systémique accrue par une révolution scientifique et technique.

2) Et qu'elle trouve le personnel politique pour appliquer, imposer au peuple sa course à sa dérégulation.

 

C'est la lutte des classes, la contestation des lois du capital et les solutions à son dépassement, financières, économiques, politiques, qui est la réponse à la sortie de crise et au danger fasciste, et  pas seulement l’indignation, la protestation, le moralisme.

La lutte de classe c’est la réponse pour un usage progressiste de la révolution scientifique et technique, ce que font les cheminots et les autres salariés en lutte, qui peut demander du temps, des reculs et des avancées et l'alliance de toutes les couches sociales victimes de la crise .

Le rassemblement des luttes nationales sur toute l’Europe, pour une autre politique de la BCE et du système financier, en commençant dès à présent et nationalement, par l’usage démocratique de l’article 123.2 du traité européen finançant les besoins sociaux, une sécurité d’emploi et de formation, un usage mondial des DTS pour échapper à la dictature du dollar, une organisation économique du travail développant les droits des salariés, ergologique respectant la personne et son initiative, sont objectivement au cœur du mouvement populaire.

Pierrot, mardi 15 mai 2018

 

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 23:01

à Alain, Cathy, Cissesekou, Nathalie, Régine, etc... (par ordre alpha...)

 

Samedi 5 mai, anniversaire de Karl, nous avons parlé de la bataille à mener mondialement pour les DTS (droits de tirage spéciaux), au niveau du FMI.

Ceci pour échapper à la "puissance de feu" du dollar, à la fois monnaie nationale des USA et monnaie mondiale, sur le monde.

La décision fasciste (1) de Trump de retrait de l'accord sur le "nucléaire iranien" et ses conséquences économiques plus qu'autoritaires sur le monde illustre ce besoin impératif d'un autre ordre mondial et d'une monnaie dont les DTS ouvrent la voie dès aujourd'hui.

Notre parti serait bien venu de faire des DTS, à l'initiative de sa Commission économique, un des thèmes majeurs de sa "communication" (sa propagande !), de son action nationale et internationale, dans ce moment entre autre...

Cela va de pair avec la bataille du rail, des services publics, de l'industrie..., des élections européennes...

Bises à vous.

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/05/crise-mondiale-du-capitalisme-force-et-faiblesse-du-capitalisme-us-developpement-guerre-et-paix.nous-revivons-un-besoin-imminent-d-u

Pierrot, 12 mai 2018(1) Le capital a recours au fascisme lorsque ses propres règles institutionnelles ne suffisent plus à son accumulation. Nous n'en sommes pas là, mais la tentation....QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 22:46
_______________Cliquer sur l'image______________

Publié une première fois le 

26 avril 2018

RECUEIL N°3

Mars-Avril 2018.

MATERIALISME ET IDEALISME.

 

Sur ce lien ici

https://www.pierreassante.fr/dossier/Recueil_N3_2018.pdf

 

SOMMAIRE

Théories conservatrices

et politiques néo-libérales au paroxysme sont liées. Page 3

Sur la critique des théories de Bernard Friot dans la

Lettre du Réseau d’Action Promouvoir Securiser L’Emploi (RAPSE).Page 8

L’expérience et la connaissance de Lénine et des bolcheviques du début du siècle passé

peut-elle nous apporter quelque chose de positif aujourd’hui ?

en France, en Europe et dans le Monde. Page 11

Sur le jeune Marx et le mouvement social actuel, Cheminots, Etudiants, Air France, Emploi industriel, Energie, Formation et Education, services et entretien, etc.etc.etc....Page 15

SALVIEN ET NOUS. Page 17

Macron, la religion et le christianisme. Le capitalisme et la collaboration de classe. Page 18

Il faut savoir cela à chaque moment de sa vie. Page 21

Communistes inconséquents ? Page 23

 

Cliquer sur cette image: 

_______________________________________________________________________

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 19:58
Article publié une première fois le 5.5.18
REFORME FERROVIAIRE : Denis DURAND
"Une dette reprise à des conditions inacceptables".

 

Pour l’économiste communiste Denis Durand, la Banque centrale européenne devrait jouer un rôle crucial dans la question de la reprise de la dette SNCF.

 

(Un appel à signer a été ajouté ce jour après cet article)

 

À la septième phase de leur mouvement de grève, les cheminots entendent bien faire monter la pression sur le gouvernement alors qu’Édouard Philippe doit recevoir les syndicats le 7 mai prochain. Une réunion durant laquelle devrait être largement abordée la question de la dette, qui plombe le système ferroviaire de près de 50 milliards d’euros.

L’exécutif a annoncé une reprise partielle de la dette ferroviaire « à compter de 2020 », conditionnée à des efforts de productivité supplémentaires des cheminots. Cette option vous paraît-elle raisonnable ?

 

Denis Durand : Le gouvernement annonce une reprise de la dette à des conditions tout à fait inacceptables. D’autant que la démonstration a été faite, par le cabinet Degest mais pas seulement, que ce n’est pas en réduisant les effectifs et les salaires des cheminots que la SNCF trouvera l’argent du remboursement de la dette, dans les conditions où elle se présente aujourd’hui. Mais, au fond, il faut arrêter de se culpabiliser avec cette dette. Il faut se préoccuper de savoir comment le service public ferroviaire va pouvoir se développer pour répondre aux besoins des populations et aux impératifs écologiques, entre autres en matière de transports de marchandises à l’heure où toute une partie du fret a été détournée du fer vers la route. Cela demande des investissements. Il va falloir embaucher, former des cheminots et leur fournir les outils de travail dont ils ont besoin. Ce qui veut dire qu’il va falloir emprunter dans les dix ou vingt prochaines années. Pour autant, cela ne signifie pas que la dette actuelle n’est pas un problème, d’autant qu’elle est utilisée aujourd’hui comme obstacle à l’investissement.

Le gouvernement parle de reprise partielle sans augmenter les impôts…

Denis Durand : Si l’on applique ce que préconise le gouvernement, non seulement cela ne réglera pas la question de la dette, mais cela va, comptablement, en transférer la charge soit sur le contribuable, soit sur d’autres dépenses publiques. L’hôpital ? La justice ? L’université ?

Quel serait alors le meilleur scénario ?

Denis Durand : Plutôt que de parler de reprise de la dette par l’État, l’objectif doit être la recherche de sources de financement pour les investissements futurs tout en allégeant le poids de la dette actuelle. Pour ce faire, la seule solution, c’est de changer les conditions dans lesquelles cette dette est aujourd’hui contractée. C’est-à-dire celles qui prévalent sur les marchés financiers. L’idée est que cette dette soit reprise par une institution publique comme la Caisse des dépôts qui prête ensuite l’argent nécessaire à la SNCF et rembourse les créanciers. La Caisse des dépôts peut ensuite se refinancer auprès de la Banque centrale européenne qui, il faut le savoir, prête aujourd’hui aux banques à 0 % d’intérêt. C’est ce que l’on appelle la politique non conventionnelle de la BCE. Mais il y a une volonté libérale de ne pas poser la question de la Banque centrale. Emmanuel Macron adhère à la construction européenne telle qu’elle est et ne veut pas remettre en cause ses bases. Ce que nous voudrions, c’est que s’exerce une pression politique sur la BCE pour que sa politique non conventionnelle, qui bénéficie aux seules banques privées, s’applique aussi aux services publics en général, et ferroviaires en particulier.

 

Denis Durand, économiste, membre de la commission économie du PCF

Entretien réalisé par Marion d’Allard, 3 mai 2018, L’Humanité

 

APPEL

Dette de la SNCF
 et développement des services publics :
l'argent des banques et de la BCE pour les services publics,
pas pour la finance !

 

LIRE L'APPEL et 

 

 

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 06:50

 

EMPIRE.

 

Le retrait des USA de l’accord sur le « nucléaire iranien » après celui sur « le climat » me glace et me laisse sans voix. Sans voix mais sans surprise. Crier dans le silence ?

Je comprends  que la loi de l’argent domine cette planète et que cette loi dispose de la plus puissance armée du monde, déployée dans l’ensemble du monde excepté quelques  isolats plus ou moins grands, plus ou moins puissants, de résistance nationaliste impuissante militairement et idéologiquement à « renverser la vapeur » et  modifier suffisamment le sens dans lequel  va le monde, les rails sur lesquels il continue à rouler vers un précipice . Comment dévier la trajectoire ?

Je comprends qu’aucune armée du monde ne peut résister à cette armée dont le budget est 10 fois supérieur à celui de la France.

Je comprends que prendre le pouvoir sur l’argent est la tâche N° 1 d’un progressiste et d’un pacifiste, d’un humaniste. Que prendre le pouvoir sur l’argent c’est aussi libérer la personne humaine du taylorisme, de la gouvernance autoritaire du travail,  lui permettre les conditions de développement de son activité industrieuse, de toute son activité, du « que, quoi, comment produire » les biens nécessaires à la vie de la société qui passe par elle, la personne humaine.

Je comprends qu’il y a des moyens et des processus possibles pour prendre le pouvoir sur l’argent mais que ces moyens sont  handicapés par une gauche globalement  réformiste, opportuniste ou protestataire sans objectif de processus en santé et impuissante et que cette impuissance est entretenue par l’illusion de compromis de l’agneau avec le loup.

Je comprends que la guerre économique du capital peut mener à chaque instant à la guerre mondiale généralisée.

Je relis les discours de Khrouchtchev, qui n’était pas un saint, ni le régime soviétique non plus,  sur la « coexistence pacifique » et je me dis quelle descente au enfer du rapport de force pour la paix.

Je comprends qu’il ne s’agit pas de se reposer sur des personnalités mais sur des luttes des ceux qui sont au cœur de la production, ouvriers, ingénieurs, cadres de production et de gestion qui vivent la crise de la production dans son sein (son Saint ?), de l’emploi, de l’insécurité de la vie quotidienne, de la vie et du développement humain, celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital et son système d'échange, et qui avec la population qui souffre peuvent dire STOP, on change un système qui ne va plus du tout.

Je regarde cet objet sous mes mains, le computer, notre outil le plus avancé non tout seul, mais dans  le réseau, ses techniques et les hommes qui l’animent, et je me dis que comme tout objet humain, il contient l’histoire d’humanité, sa culture, son savoir-faire issu d’un long processus en danger.

Je me dis qu’il est temps de comprendre que lorsqu’on a besoinS d’eau ce n’est pas le robinet qui la fabrique, mais le plombier qui a fait l’installation, les femmes et les hommes qui ont construit le Canal de Provence et l’entretiennent, la nature qui contient les richesses comme l’eau. Et pareil pour la lumière qui m’éclaire dans cette nuit etc.

Je me dis qu’il est temps de comprendre le film en entier et pas seulement des petits bouts par-ci par-là

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 14:17

Parmi les PROPOSITIONS DE SOLUTIONS A LA CRISE ECONOMIQUE :

un usage progressiste de l’article 123.2 du traité européen. Il faut dépasser la numérisation et l’algorythmisation capitalistes monopolistes mondialisées pour sortir de la maladie sociale actuelle.

Lorsqu’on oppose les problèmes de financement aux revendications ouvrières et populaires, il faut savoir qu’il existe des solutions pour financer en utilisant différemment l’argent, et la création monétaire, le crédit. Un exemple :

L’article 123.1 du traité que les français avaient refusé et fait sortir par la porte du référendum, est revenu par la fenêtre ouverte par Sarkozy et maintenu ouverte par ses successeurs, Macron compris évidemment et plus encore. Cet article ne permet pas  aux Etats européens d’emprunter à leurs banques nationales et à la Banque centrale européenne (BCE). Les Etats ne peuvent emprunter qu’aux banques privées qui elles sont approvisionnées par leurs opérations mais aussi par la BCE et sa création monétaire ex nihilo. Les banques privées usent ensuite des prêts de la BCE sans contrôle  démocratique  qui pourrait orienter les financements dans le sens des besoins des salariés et des populations. Financer les besoins des salariés et des populations ? C’est tout le contraire qui se passe. Les banques financent avant tout …la finance et  favorisent les grands groupes financiers capitaliste mondiaux qui agissent eux-mêmes comme des banques, avec les méthodes et résultats que l’on sait : évasion financière, niches financières, destructions de production, de travail, d’emplois et de filières nécessaires aux humains mais non rentables pour le capital, etc. Cela demande plus de développement, mais revenons-en aux traités européens

 

Les traités européens sont à changer, mais cela demande une construction à long terme de tous les Etats européens et un rassemblement des luttes syndicales et politiques des peuples européens pour y parvenir.

Mais il est une mesure que le peuple français peut imposer rapidement, immédiatement, et qui peut permettre de financer les outils de travail et les droits anciens et nouveaux des salariés menacés dans leur emploi : c’est l’usage de l’article 123.2 du traité européen qui permet de créer des fonds publics gérés démocratiquement par les élus, les syndicats, les usagés, donnant des moyens immédiats, à bas taux de crédits pour l’emploi et les services publics.

Qu’attend le gouvernement et qu’attendent les députés et sénateurs pour voter cette mesure et décider d’un usage de cet article 123.2 pour créer un fonds démocratique et financer les besoins sociaux urgents indispensable à un état de crise que l’austérité et les orientations actuelles de la finance crée, entretient et aggrave chaque jour.

Pour le moment seuls les communistes proposent cet usage de l’article 123.2.

Il est urgent qu’une telle proposition, entre autres, soit présente dans le mouvement de protestations, manifestations, grèves et actions actuelles qui se développent justement, et pour qu'elles grandissent en nombre, en CONTENU  ce qui est le plus difficile, et en unité afin de trouver un débouché politique concret et efficacequi se traduise dans les prochaines élections européennes.

L’idée d’agir sur la banque et la finance grandit, il faut qu’elle se précise et avance dans les luttes ouvrières et populaires. La dette de la SNCF lui coûte 1,7 milliards d’€ d’intérêt chaque année. Comment se fait-il qu’un service public ait à payer un tel intérêt alors que la BCE a produit 4000 milliards d’€ depuis 2008 en rachat d’obligations et autres pour renflouer le capital en crise, crise issue de ses propres contradictions internes de fonctionnement.

Un ensemble de proposition ont été faites par le PCF et La Commission économique du PCF, entre autre une proposition de loi sur une sécurité d’emploi et de formation déposée à l’Assemblée et au Sénat.

L’Europe de l’UE est un grand ensemble de peuples, de cultures, de production et d’échange. Elle peut  et doit constituer un échelon pertinent de développement et de coopération pour le monde, pour la sortie de crise, dans le cadre d’une confédération européenne démocratique des peuples et des nations d'Europe de l'actuelle UE, et des échelons régionaux dans les nations et d’une démocratie citoyenne élargie à la démocratie du travail, de la personne dans le travail et dans l’entité de production, une démocratie du « que, quoi et comment produire » les biens nécessaire à la vie des êtres humains qui dépendent les uns des autres.

Le phénomène en extension exponentielle des GAFAM (Géants mondiaux, financiers, capitalistes, d'échange du Net) montre quelles sont les possibilités de coopération et d’échange dans un monde d’échange et de production numérisé, « algorythmisé ». Mais il montre aussi qu’on ne peut laisser au marché et au capital les mains libres car de par ses lois propres d’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » (A-M-A’), la suraccumulation qu’elles induisent, ils ne peuvent que parvenir au gâchis des forces et ressources humaines, à la guerre économique et in fine militaire.

Il faut user dès à présent des moyens d’orienter la politique vers un processus de transformation du système actuel : l’usage populaire et démocratique de l’article 123.2 pour l’emploi et la vie quotidienne des humains en santé sociale est un début à imposer dès maintenant.

 

Pierre Assante, Lundi 7 mai 2018

 

Boccara, Dimicoli, Durand, Mills,

DOCUMENTS DES JOURNEES ECONOMIE ET POLITIQUE des 19-20-21 janvier 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/documents-des-journees-economie-et-politique-des-19-20-21-janvier-2018.html

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 09:02

Grandir avec lui, en avant de lui.

Et a terme devenir hégémonique.

 

Un des GAFAM (1) utilise 13 milliards de dollars pour l’investissement dans l’intelligence numérique (2). Les Entreprises de taille moyenne (ETI) développent la coopération en se mutualisant partiellement pour cette activité. Les "budgets" des GAFAM dépassent de grands budgets nationaux. La "gratuité" des GAFAM, Google, Facebook... est devenue ce qu’il y a de plus profitable pour le capital. Les données achetées et vendues par l’intermédiaire de la publicité et du "Big Data" en direction des usagers des GAFAM sont devenues « le charbon » de la nouvelle économie. Mais seule une explosion du surproduit grâce à la révolution scientifique et technique a permis que les anciennes marges d’usage du surproduit gonflent par rapport à  l’activité productive de base. Les salariés de l’ubérisation luttent pour la formalisation de leur statut. Les Startups se créent, s’achètent et se vendent et exponentiellement accélèrent l’innovation. La révolution scientifique et technique entre dans des zones inimaginables pour le simple quidam. Toutes les normes antécédentes de la production et de l’échange explosent et le quidam a bien du mal à se situer dans sa recherche des moyens élémentaires de vivre. Une minorité de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens, de gestionnaires assurent la marche avec le capital, en accord ou à leur corps défendant, au milieu d’une population qui se consacre à sa consommation sans se rendre compte qu’en armée de réserve ou en exercice c’est sur elle que repose la production et l’échange, avant qu’elle puisse se livrer à la consommation. Les inégalités explosent au point que les conseils d’administration font gérer leurs « salaires » pléthoriques et revenu actionnarial par des organismes externalisées qui les cachent aux simples salariés. Les grandes fortunes dénoncent les « hauts salaires » des salariés hautement qualifiés pour les opposer aux salariés peu qualifiés et aux chômeurs dans la guerre des pauvres…

 

Ces exemples parmi tant d’autres font la démonstration de la crise de la société humaine, d’une crise de croissance particulièrement dangereuse.

Mais derrière tous ces phénomènes, quelle qu’en soit la façon,

-le capital tire du profit de la force de travail de ceux qui lui vendent.

-L’augmentation du capital constant tend à la baisse du taux de profit

-La suraccumulation du capital l’oblige à la destruction d’une part du capital mort et du produit accumulé.

-Aucune activité humaine de peut se développer sans le renflouement du taux de profit par le drainage du capital, c’est-à-dire du produit de la force de travail et de l’utilisation parasitaire de la masse exponentielle de surproduit que permet la révolution scientifique et technique.

-Aucune activité répondant jusqu’au bout aux besoins humains n’est permise qui pourrait permettre un mouvement de mise en rapport en santé des besoins humains d’échange et de production et de temps de travail contraint.

-Les critères de gestion assurant le taux de plus-value et le taux de profit maximum dominent et s’imposent en fin de compte à toute mesure devant soi-disant améliorer des conditions de travail, d’emploi, de formation, la condition humaine en général.

 

L’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) décrit dans « Le Capital » de Marx arrive à obsolescence. Une chute brutale en vol du système et de son fonctionnement peut subvenir entraînant toutes les populations. Un processus de sortie des contradictions de l’accumulation capitaliste est possible par une réforme radicale et progressive et progressiste du système financier, du crédit, de la création monétaire  et de l’organisation du travail (Loi SEF). Les effets quotidiens de la crise sur les populations peuvent créer une réaction de ces populations vers des luttes sociales initiant un tel processus.

 

Les hommes producteurs, hommes en terme générique d’êtres humains, qualifiés en tête de l’économie numérique (digitale dit-on aussi), ingénieurs, cadres, techniciens, chercheurs de production (ils le sont tous, paradoxalement de par l’orientation du système financiarisé) sont au centre des transformations sociales.

Ces transformations se heurtent aux contradictions du système capitaliste décrit (échange A-M-A’, Suraccumulation-dévalorisation du capital), mais c’est d’eux que dépend un autre usage de la révolution scientifique et technique. Un despotisme qui les dirige peut à tout moment être renversé au fur et à mesure que les fonctions de ce despotisme deviennent inopérantes et que l’écart entre les besoins des humains, de la société et les besoins du capital, se creuse drastiquement. Economie numérique et économie mécanique se fusionnent mondialement. Ouvriers, cadres, techniciens de l’industrie numérique et de l’industrie mécanique voient leurs conditions d’exercice de leurs capacités, leurs conditions de vie quotidienne se rapprocher dans la recherche de survie et de développement. De même de toutes les activités qu’elles soient de production ou de service. Elles tirent leurs moyens financiers, l’attribution de la forme symbolique du produit de la force de travail, l’argent en tant que capital, de la production de la plus-value. La plus-value est tributaire de la vente-achat de la force de travail. Elle est la part du produit non payée au salariat en salaire direct comme en services permettant l’activité salariée dans les conditions culturelles historique, locales et mondiales.

C’est sur cette plus-value et uniquement sur elle, quelle que soit la forme de répartition,  que peuvent s’organiser les activités humaines. C’est en quoi la baisse tendancielle du taux de profit entraîne la grave crise de société, les inégalités croissantes exponentiellement et la baisse tendancielle conjointe de satisfaction des besoins humains en quantité et en qualité.

 

Les partis organisent la coordination de l’activité des classes et couches sociales dans ces classes. Mais ce sont les humains producteurs qui assurent l’activité de survie et de développement de la société humaine et de la personne dans la société humaine. Une organisation de la classe ouvrière en parti au sens large, du salariat dans sa diversité au sens large est donc nécessaire, son développement indispensable. Les partis communistes ne font pas la révolution, ils organisent la coordination des humains producteurs entre eux et entre eux et les populations en général. Avec 2% d’influence électorale (3) un parti ne peut organiser la coordination des forces sociales susceptibles de créer un  processus de sortie de suraccumulation-dévalorisation du capital. Cela n’empêche  qu’il peut contribuer à la croissance de la conscience de la nécessité d’un tel processus, grandir avec lui, en avant de lui, et à terme devenir hégémonique. C’est la complémentarité organique d’un rassemblement et du contenu en santé d’un rassemblement opérationnel et efficace, au contraire d’un rassemblement sans contenu porté par les populismes de droite et « de gauche » et leurs théories. Les réactions des patrons du CAC40 et de ses gestionnaires supérieurs par rapport au grèves ouvrières qualifiées et moins qualifiées, salariés des services, population protestataires en manque,  ensemble, et plus encore par rapports à leurs incertitudes sur le processus du capital, taux de la FED (4), difficultés de financement et de refinancements, etc. (les lire et écouter dans les revues et émissions spécialisées) en dit long sur nos possibilités d’organisation ouvrière qualifiée, moins qualifiée, en alliance avec tous les salariés et la population, et de sortie progressive et progressiste, en santé, du système.

Le progrès des connaissances scientifiques s’oppose à la politique du capital. Ainsi le capital, ses réseaux, tentent, souvent avec succès de détourner ces progrès en y introduisant, en y perfusant les normes antécédentes des connaissances passées dépassées, ce qui handicape le processus de liaison entre conditions de développement de la société et conditions de développement des connaissances et de la conscience humaine sur elle-même et la nature dont elle est une « part intégrée ». Ainsi toute révolution économique, sociale et culturelle passe par une révolution philosophique mettant à jour les avancées « théoriques » avec les avancées « pratiques » qui sont les deux pieds d’un même corps sur le chemin d’une conquête en santé entre l’homme et la nature, réciproquement.

 

Pierre Assante, jeudi 3 mai 2018

 

(1) GAFAM est l'acronyme des géants du WebGoogleAppleFacebookAmazon et Microsoft

Le chiffre de 13 Milliards a été cité dans un débat radiophonique sur BFM Business.

D'autres géants du Web, le BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi),  se sont créés dans le mouvement de développement numérique de la Chine et de son développement tout court.

(2) 1 milliard d'€ prévu par Macron pour la France, quel révolutionnaire ! Et sur quelle base ? Soutien supplémentaire au profit ou développement ?... Si la mesure se veut et se dit pour le second, le premier ne fait pas de doute

(3) Il ne faut pas juxtaposer influence électorale et influence réelle, par exemple l'influence dans les luttes syndicales, populaires, dans le débat économique, politique, social, lequel peut être très différent d'un champ d'activité à l'autre et donc globalement.

(4) Banque centrale des USA.

_______________________________________________________________________

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 08:07

Article publié une première fois le 5 avril 2018

Communistes inconséquents ?

 

Voici plusieurs années que la Loi SEF (1), déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la BCE et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. ont été approuvées et décidées par les Communistes en Congrès.

 

Dans le débat, si on peut appeler débat des interventions successives, de nouveaux choix (possibles ?) de la direction dans l’organisation du congrès sont mis en avant face à (ou contre ?) des orientations entérinées par des congrès précédents, par les communistes et leur parti.

Dans le fleurissement de ces nouveaux thèmes de débat propulsés d’en haut dans les ateliers ou les débats centraux, nous trouvons des mesures financières ne relevant que de la distribution et non de la création de richesses, ou encore le revenu universel coupé de la production, du travail et droits du travail, des cotisations patronales et sociales, ou aussi des nationalisations sans les conditions de leur efficacité, à l’instar des échecs passés sur cette question, entre autres...

 

Si ce n’est pas le cas, qu’on affirme dans le débat ce qu’ont été les choix des communistes des précédents congrès.

Et s’il apparaît à des communistes que les choix doivent être remis en cause, ce qui est, sans contestation,  de l’ordre d’un congrès, qu’on l’énonce et l'annonce clairement dans le débat pour que chacun ait les cartes en mains et non des cartes bisautées.

Abandonner des choix de congrès subrepticement aurait quelque chose d’inconséquent.

 

Nous avons toujours pensé que les luttes ouvrières et populaires ne peuvent aboutir sans un contenu, sinon ce ne sont que des jacqueries, certes respectables et à soutenir, mais sans issues en santé.

L’intervention du monde du travail est au centre de la possibilité d’une issue à la crise économique et de société. Et un Parti communiste qui n’établirait pas un dialogue avec le monde du travail sur les causes de la crise et sur les solutions permettant d’en sortir et de construire une alternative en santé, passe à côté de son existence (2).

Ce n’est pas dans une citation des propositions que réside l’application d’un congrès, mais dans la mise en pratique de ses décisions dans sa communication permanente et les luttes qu’il suscite ou soutient.

 

Les envolées romantiques sur les revendications et la transformation de la société et la sortie du capitalisme, n’ont et n’auront jamais d’effet sur les unes et sur l’autre, sinon de se faire plaisir et de « tout changer pour que rien ne change » pendant que le capital et ses hommes poursuivent les régressions sociales et culturelles nous menant au bord de la falaise.

 

Pierrot, 5 avril 2018

 

(1) Sécurité Emploi Formation.

 

(2) LIRE CETTE INTERVENTION D'YVES DIMICOLI :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/yves-dimicoli-debat-avec-pierre-laurent.html

 

Post Scriptum, 30 avril 2018.

Contribution pour le site de préparation du le 38ème Congrès du PCF, sur la LOI SEF, la  BCE, le TRAVAIL… 

COMMUNISTES INCONSÉQUENTS ? :

Camarades,

Voici plusieurs années que la Loi SEF (1), déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la BCE et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. ont été approuvées et décidées par les Communistes en Congrès.

Dans le débat, si on peut appeler débat des interventions successives, de nouveaux choix (possibles ?) de la direction dans l’organisation du congrès sont mis en avant face à (ou contre ?) des orientations entérinées par des congrès précédents, par les communistes et leur parti.

Dans le fleurissement de ces nouveaux thèmes de débat propulsés d’en haut dans les ateliers ou les débats centraux, nous trouvons des mesures financières ne relevant que de la distribution et non de la création de richesses, ou encore le revenu universel coupé de la production, du travail et droits du travail, des cotisations patronales et sociales, ou aussi des nationalisations sans les conditions de leur efficacité, à l’instar des échecs passés sur cette question, entre autres...

Si ce n’est pas le cas, qu’on affirme dans le débat ce qu’ont été les choix des communistes des précédents congrès.

Et s’il apparaît à des communistes que les choix doivent être remis en cause, ce qui est, sans contestation,  de l’ordre d’un congrès, qu’on l’énonce et l'annonce clairement dans le débat pour que chacun ait les cartes en mains et non des cartes biseautées.

Abandonner des choix de congrès subrepticement aurait quelque chose d’inconséquent.

Nous avons toujours pensé que les luttes ouvrières et populaires ne peuvent aboutir sans un contenu, sinon ce ne sont que des jacqueries, certes respectables et à soutenir, mais sans issues en santé.

L’intervention du monde du travail est au centre de la possibilité d’une issue à la crise économique et de société. Et un Parti communiste qui n’établirait pas un dialogue avec le monde du travail sur les causes de la crise et sur les solutions permettant d’en sortir et de construire une alternative en santé, passe à côté de son existence (2).

Ce n’est pas dans une citation des propositions que réside l’application d’un congrès, mais dans la mise en pratique de ses décisions dans sa communication permanente et les luttes qu’il suscite ou soutient.

Les envolées romantiques sur les revendications et la transformation de la société et la sortie du capitalisme, n’ont et n’auront jamais d’effet sur les unes et sur l’autre, sinon de se faire plaisir et de « tout changer pour que rien ne change » pendant que le capital et ses hommes poursuivent les régressions sociales et culturelles nous menant au bord de la falaise.

L’éclatement, la dispersion  des activités, met en grande difficulté la personne à saisir la globalité dans laquelle elle travaille, agit, vit. La production et l’échange capitaliste monopoliste mondialisée, informationnellement numérisés, globalement financiarisé, renforce la division du travail, sociale, technique et de classe, en unité de système. La dichotomie propre à la pensée structuraliste s’empare de toute analyse y compris des travaux savants spécialisés les plus performants, les plus pointus, et y compris de la nôtre de pensée.

Dans quel atelier la proposer cette contribution, sinon dans les contributions hors atelier, car ils sont si éclatés, dispersés, qu'il n'est pas impossible mais difficile pour tous de s'inscrire dans une réflexion d’ensemble.

Il ne s’agirait pas, dans ce 38ème congrès d’imiter une fois de plus Proudhon qui croyant faire une synthèse, aboutissait à une « erreur composée » comme disait Karl Marx.

Pierre Assante, Section Marseille 8°, 30 avril 2018

 (1) Sécurité Emploi Formation.

 (2) LIRE CETTE INTERVENTION D'YVES DIMICOLI :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/yves-dimicoli-debat-avec-pierre-laurent.html

____________________________________________________________________________

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 07:25

Nous vivons dans un marché en guerre et nous en sommes les pions.

 

Guerre des petits, des moyens et des grands capitaux,

des petites entreprises commerciales, financières et-ou productrices, aux géantes, mondiales, numérisées.

 

Les géantes, mondiales, numérisées dictent la loi et les autres doivent jouer le jeu de dupe sans quoi elles n’existent plus.

 

Et nous sommes des pions dans ce marché.

 

Pourtant, les géantes, mondiales, numérisées sont elles-mêmes soumises à des lois, celles des « rails » du système capitaliste parvenu à l’hyperlibéralisme, la vente-achat de toutes les activités humaines qui passe par une accumulation de capital dans le circuit élargi Argent-Marchandise-Argent’plus, parvenu à un terme de développement maximum d’obsolescence relative, en attendant son écroulement absolu si les êtres humains, salariés qualifiés et super qualifiés de l’industrie mécanisée et-ou numérique en relation mondialisée, en première ligne et en dernière instance, ne sont pas capable d’œuvrer au  dépassement de ce système.

Mais les mouvements actuels montrent qu’ils sont sur une bonne voie, si tant est que le mouvement ne se limite pas à la protestation, mais aussi à la mise en œuvre politique des solutions économiques. Ce qui passe par une transformation révolutionnaire des partis eux-mêmes se réclamant du travail et de la libération progressive du travail contraint dans un usage progressiste de la productivité,  un abaissement du temps de travail, une progression du revenu, ici et dans le monde.

 

Dépasser ce système, ce n’est pas l’exploser en vol, ce qui entraînerait la chute mondiale de la société et des personnes que nous sommes dans la société, c’est entamer un processus économique et les mesures politique y correspondant, de transformation du système, en commençant par le système financier du local au mondial, la création monétaire, le crédit, la sécurité d’emploi et de formation.

 

N’êtes-vous pas intéressées à savoir pourquoi vous êtes des pions dans le marché et comment ne plus être des pions dans le marché ? C’est ça un nouveau 68, au-delà des commémorations sans débouché concret vers le futur humain en santé (1).

 

Pierre Assante, jeudi 26 avril 2018

 

(1) Dans le cas contraire, nous nous trouverions face à un désintérêt croissant des citoyens et des électeurs ouvrant la voie à n’importe quelle minorité organisée, téléguidé, imposant directement le pouvoir des monopoles. 50%+1 de 8% d’électeurs mobilisés dans une élection législative par exemple, comme nous l’avons vu dernièrement suffiraient à imposer ce pouvoir « démocratiquement ».

La solution est donc dans la bataille pour proposer des solutions viables à la crise, économique en dernière instance, même si elles sont minoritaires au départ. Les faire grandir dans la bataille ouvrière et populaire, en réponse à l’aggravation de la crise est indispensable : c’est la tâche principale ici et maintenant.

En outre, le désintérêt provoqué par la politique du pouvoir et des monopoles qu’il représente peut in fine se retourner contre eux-mêmes. Dans quel sens ? Cela dépend d’un rapport de force dont le mouvement des salariés est comptable dès à présent. Vouloir ne suffit pas pour pouvoir, mais vouloir et indispensable pour pouvoir. Le vouloir + les conditions nécessaires, c'est la recette de la poursuite d'un processus social progressiste. Les conditions nécessaires existent aujourd'hui.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 07:45

FRAGILITE.

8% de participation des électeurs…

 

Difficulté ou pas, la jeunesse, en général, dévore la vie à pleine dents, avec insouciance ou détermination et les deux à la fois. Si l’espèce humaine n’avait pas cette qualité, elle aurait disparu.

Avec l’âge et l’expérience, naît la conscience de la fragilité de cette vie. Sa vie propre et la vie de la société. La société humaine est et a toujours été un équilibre-déséquilibre précaire nécessaire à son mouvement, et son processus aléatoire, mais elle est toujours là.

 

Malgré tout le respect dû à tout être humain, il faut prendre conscience que certains jouent avec cet équilibre-déséquilibre et mettent à mal l’existence de l’humanité. Et de plus la mettent à mal à un moment de crise de croissance qui comme toute crise de croissance comporte des risques pour le développement et pour la vie tout court de l’entité en développement.

Quelle que soit l’intelligence, les buts et la qualité de l’activité de ces personnes, il ne peut qu’y avoir inconscience de leur part dans ce jeu. Inconscience, c’est-à-dire conscience malade des mouvements qui la dominent, l’ambition personnelle déconnecté de la réalité entre autre, et tout simplement une vision qui peut être fine mais qui est handicapée par un regard partiel, structuraliste sur le réel, et partial ce qui aggrave ce structuralisme.

 

L’appartenance au mouvement d’une classe dont le moteur est l’échange Argent-Marchandise-A’rgent plus et l’accumulation capitaliste comme moteur de la société est de l’ordre du partial. Ce partial ordinaire à une classe dominante est aujourd’hui télescopé par la crise de croissance de l’humanité. La crise de croissance est intimement liée à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. L’accroissement des déséquilibres paroxysmiques de la société qui en résulte menace de chute la société, d’explosion en vol de la société.

La transposition d’une ambition personnelle à celle d’une classe sociale minoritaire qui gère le sang de la société, celui qui aujourd’hui encore permet les échanges entre les hommes, le capital dans la société capitaliste, est une menace grandissante et angoissante pour tout être conscient, constitué en conscience aspirant à la santé et à la guérison de soi-même et de la société, solidairement, subjectivement et objectivement.

 

Dans la classe dominante il y a celles et ceux qui mesurent les dangers et celles et ceux qui s’aveuglent et s’installent dans un confort ignorant ces menaces. Trump est de ceux-là, Trump qui plus est, est à la tête du plus puissant Etat impérialiste et oriente fortement le processus humain, faisant tout pour qu’il demeure sur des rails qui conduisent à la falaise.

Et il est  ceux qui s’aveuglent dans la croyance que leur classe dans leur lieu d’exercice du pouvoir peut accompagner les dangers sans les attaquer radicalement. Macron est de ceux-là.

 

Et puis il y a les peuples qui subissent et qui se révoltent et dont les révoltes ont besoin de compréhension, d’apprentissage, de diagnostic de la maladie sociale et des remèdes collectifs, communs, subjectifs et objectifs, concrets, à y apporter.

Il faut se méfier des faux médecins. Ils sont plus insidieux et dangereux que le mal car ils l’aggravent en lançant les mouvements populaires dans des voies de garage. La capacité d’usage de la médiatisation  à leur profit par la classe dominante accroît les dangers des sauveurs suprêmes. Les leaders populistes de droite mais surtout de gauche noient les capacités de guérison dans l’incohérence qu’ils instillent au mouvement des peuples. Dans la période qui a suivi son « éclosion » à gauche et son départ du PS et jusqu’à aujourd’hui, Mélenchon est de ceux-là.

 

Les exploités, dont la force de travail physique et mentale produit la plus-value en tant que ressource limitée systémiquement du renouvellement de la société humaine, dans les lieux de production des biens nécessaires à la vie humaine, ont les clefs d’une cohérence répondant à la guérison du déséquilibre mortel (1). Ils appartiennent au cœur de l’industrialisation mécanique et numérique de ces biens. Ils y jouent un rôle essentiel si tant est qu’ils en prennent conscience et développent une démocratie populaire et savante à la fois du quoi, comment produire. Cette démocratie est aussi le remède à une démocratie dite représentative à l’agonie qui vient de voir un représentant du peuple, un député élu avec 8% de participation des électeurs… et par une population qui ne devrait pas être des plus démunies culturellement (5ème circonscription des français à l'étranger). En métropole même des taux avoisinant ou inférieurs à 30% deviennent fréquents.

 

Les acteurs constructifs de santé sociale, les porte-parole des exploités, calmes et déterminés qui sont l'avenir, ne peuvent être médiatiques. Ce qui permettra l’éclosion de leur travail commun et l’éclosion des actions populaires de transformation en santé, c’est la rencontre des analyses économiques, sociales et culturelles, des remèdes proposés, avec l’événement de la maladie, de la crise, aujourd’hui celle de la suraccumulation du capital et ses effets, demandant des transformations systémiques. Nous en avions dit déjà sur celles concernant le système financier du local au mondial, la création monétaire, le crédit, la sécurité d’emploi et de formation.

 

La première guerre mondiale issue de la première plus grande crise décennale de suraccumulation du capital et des affrontements entre monopoles qui en ont découlé, a créé la rencontre des idées de transformation en santé et du mouvement populaire qu’a été la révolution d’Octobre russe. Cette révolution développée dans un monde insuffisamment développé ne permettant qu’une répartition  sociale autoritaire a échoué dans la concurrence avec le capitalisme développé. Idem pour la défaite de 1871 et la Commune de Paris réprimée atrocement par la bourgeoisie montante: 12000 ouvriers et artisans, femmes et hommes fusillés sans jugement.

 

La très grande bourgeoisie est numériquement descendante, les salariés numériquement montants à l'échelle du Monde, de même que l’armée de réserve des sans travail. La révolution scientifique et technique est triomphante mais le système à bout de souffle. Tel est non le paysage, mais la réalité de la société humaine aujourd’hui. A quelle rencontre peut-on s’attendre ou pas ? En tout cas elle ne peut être  spontanée (2).

 

Pierre Assante, Mercredi 25 avril 2018

 

(1) L'alliance ouvrier-paysan a été la base sociale initiant un dépassement systémique du capitalisme aux XIXème et XXème siècles.

Aujourd'hui les cadres sup. de la SNCF interpellent Elisabeth Borne (L'Humanité du 24 avril 2018, page 8). C'est un témoignage de construction d'une alliance nouvelle dans la situation des forces productives du XXIème siècle, sans oublier l'alliance ouvrier-paysan, ici et dans le monde.

 

(2) Extrait d’une intervention d’Yves Dimicoli, 21 mars 2108 :

 

  « …Pierre Laurent affirme : « Notre combat est celui qui permet, en toutes circonstances, au mouvement réel de la société de pousser le plus loin possible ses potentialités transformatrices».

L'énoncé est plutôt vague. Il aurait besoin d'être décliné en propositions de taches pratiques immédiates. Il rappelle en filigrane une phrase de Marx et Engels dans « l'idéologie allemande », citée « ad nauseam » en période de congrès depuis celui de Martigues : « Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit (dépasse) l’état actuel (des choses)».

Ce texte, hors contexte, peut être interprété comme majorant la question du processus au détriment du but-même de dépassement, vu alors seulement comme pur principe pour un horizon si lointain que l'on peut se demander pourquoi "il est à l'ordre du jour". Au contraire, le but de dépassement nécessite de construire des ruptures, dans une transition historique mixte conflictuelle entre le capitalisme moribond et le communisme embryonnaire, ce que les fondateurs du marxisme appelaient, à juste titre, le socialisme.

Pas de processus révolutionnaire sans but, luttes et ruptures révolutionnaires:

Cette question avait été abordée, dans un célèbre conflit au sein du parti social-démocrate allemand (PSD), en 1898, qui opposa Rosa Luxemburg, future cofondatrice du parti communiste d'Allemagne, au « réformiste » Eduard Bernstein, lequel postulait : « Le but quel qu’il soit ne signifie rien pour moi, le mouvement est tout ».

Pierre parle, quant à lui, de "dépassement continu du système  capitaliste" soulignant que « l'idée de processus est (…) essentielle ».

En fait, processus et but, mouvement et visée, sont indissociables et aussi essentiels l'un à l'autre pour entreprendre une œuvre de dépassement du capitalisme. Et celle-ci, au lieu d’une simple continuité, exigera des ruptures qui borneront des étapes nécessaires.

D'ailleurs la citation répétée de « l'idéologie allemande » ne recouvre-t-elle pas inséparablement trois exigences pour les révolutionnaires:

  1. Viser un nouvel état des choses réussissant à abolir, c'est à dire dépassant, l'état des choses actuel ;
  2. Ne pas attendre pour entreprendre le travail de dépassement car il doit, tout de suite, commencer à essayer de construire ce nouvel état des choses ;
  3. Révéler au plus grand nombre la possibilité d'un tel but et d'un tel processus pour y arriver…. »
  4. http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/yves-dimicoli-debat-avec-pierre-laurent.html

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 08:12

 

 

Suite à la soirée  sur "Une envie de lire MARX et ENGELS",

 

Et sur les propositions de la Commission économique du PCF aujourd'hui

Section PCF 13008

 

BIOGRAPHIES MARX ET ENGELS  en bas de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

BIOGRAPHIES MARX ET ENGELS

en bas de page

 

 

 

_____Paul BOCCARA____

 

Quelques dates dans l’œuvre économique de Marx.

Misère de la philosophie (1847), Travail salarié et capital (1849), Introduction générale à la critique de l’économie politique (1857), Critique de l’économie politique (1859), Théories de la plus-value (1862/63, posthume), Le Capital, tome I (1867), Critique du programme de Gotha (1875).

Un ouvrage essentiel d’aujourd’hui sur les " Théories sur les crises de suraccumulation-dévalorisation du capital", 2013-2015, Paul BOCCARA, Editions Delga, 2 volumes.

 

CLIQUER SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

 

Partager cet article
Repost0
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 17:02

 

Ce n’est pas le marxisme qui est

obsolète c’est le mode de production

capitaliste.

 

Ceci est un point de vue.

Ce n’est pas le marxisme qui est obsolète c’est le mode de production capitaliste.

 

Pourquoi ?

 

Le marxisme, dont Marx a été un des initiateurs, est un  mouvement politique, philosophique et humaniste. Il a subi de graves altérations, comme tout mouvement humain dans la pratique, les conditions historiques données, locales, générales, mais il est toujours en vie, et en santé, même quand il ne dit pas son nom ; même s’il subit de graves difficultés dues en dernière instance aux conditions du développement du capitalisme, particulièrement de l’organisation internationale du travail et de l’échange des produits.

 

Marx dans « Le Capital » décrit, à partir des données économiques de l’Angleterre, de son marché interne et international, le mode de production capitaliste en plein épanouissement, et les lois qui s’instaurent dans la mesure de l’échange des marchandises qui s’affirment sans cesse plus fortement au fur à mesure que le mode de production se généralise.

 

En même temps Marx souligne les contradictions qui se développent dans ce mode de production. C’est ce développement de ces contradictions qui rendent ce mode de production obsolète. C'est-à-dire que ce mode de production développe des conditions qui rendent la production et l’échange en contradiction avec les règles « naturelles » qu’il a construites.

 

La base de la production de la plus value, c’est la production de marchandises mises en concurrence sur le marché national puis mondial. L’institution de l’échange c’est celle de la marchandise et la marchandise c’est d’abord l’objet tangible, le produit concret et sa valeur d’usage « matérielle ».

 

Lorsqu’on dit que les services qui se développent à partir du mode de production capitaliste produisent des valeurs « valeurs d’échange marchand comparable à la valeur de l’objet tangible, bus, nourriture, maison, livre etc.), c’est vrai et faux. Faux parce que la base de l’échange marchand c’est le développement de l’objet manufacturé. Faux parce que le développement des services c’est déjà les prémices d’un autre mode de production dans le mode de production capitaliste. Et donc une entrée en contradiction majeure par rapport au mode de production « initial ». La base du mode de production capitaliste, c’est un système marchand dont les techniques vont généraliser l’échange du produit manufacturé et tout ce qui éloigne ce mode production du produit manufacturé l’éloigne de ses bases et font exploser ses contradictions.

 

Ainsi de la mesure de la valeur. Elle reste la base du mode de production, mais en même temps elle est mise en contradiction gigantesque avec ses bases au fur et à mesure qu’il développe des besoins et les productions y correspondant ne correspondant plus avec ses bases d’échange, la mesure de la valeur.

 

C’est en ce sens que j’utilise dans « La Métamorphose du travail » le terme dissolution-rigidification de la mesure de la valeur. Ce qui veut dire que le mode de production garde bien cette mesure de la valeur d’échange, mais qu’elle est de moins en moins fonctionnelle. Le développement du capital financier en est une illustration éclatante. Le capital financier est une réalité dès les premiers pas du capitalisme, mais son développement actuel est la marqué du développement des contradictions d’un système dont la base est la production industrielle de la grande industrie, et l’échange marchand de cette production.

 

En ce sens, si Marx ne définit pas les termes « classe ouvrière », « prolétariat », « salariat » comme le souhaiteraient nombre de ses « exégètes » dont je suis, sa définition de la marchandise, de l’échange, de la plus value semble les définir par contrecoup. C’est bien de la production industrielle que naît la plus value et donc de l’activité de la classe ouvrière au sens strict. Que le développement des services soit nécessaire au développement de l’industrie moderne et de l’industrie informationnalisée-mondialisée ne remet pas en cause ces concepts, mais au contraire souligne la contradiction entre le mode de production capitaliste et son développement et son besoin de dépassement.

 

C’est en ce sens aussi qu’il convient de développer le concepts d’unité du salariat sur la base de son exploitation mais aussi sa diversité et en particulier celle qui dépend directement de la production et celle qui lui est liée par son développement, et de plus les formes particulières du salariat liées à la division du travail, y compris dans cet élément essentiel de la vie qui nous nourrit, l’agriculture que l’on oublie car elle n’est pas au centre de la production industrielle.

 

La baisse tendancielle du taux de profit, contradiction entre besoin d’investissement, en matière d’automatisation-informationnalisation-mondialisation, la suraccumulation du capital et son besoin de dévalorisation-destruction, et le besoin de profit c’est cela la réalité contradictoire du capitalisme.

 

En ce sens « Le Capital » et le mouvement communiste, marxiste, n’est en rien dépassé, car la base de la réalité sociale n’a pas changé, comme le darwinisme, l’évolution des espèces reste une base scientifique  pertinente, même si la génétique a modifié des données importantes, et la réalité économique actuelle demandent à réactualiser, affiner notre approche du capital pour transformer le mode de production et le dépasser.

 

Une chose est cependant certaine. Il ne suffit pas qu’un mode de production devienne obsolète pour qu’il se dépasse par lui-même. Et il n’est pas automatique que l’action humaine pour le dépasser soit efficace et opérationnelle si les conditions de ce dépassement n’existent pas, conditions dans lesquelles la conscience de l’humanité sur elle-même et sur la nature fait partie. L’humain étant un élément des forces productives, et les forces productives « cristallisées » étant un prolongement, une « excroissance » de l’humain qui lui est totalement intérieur.

 

Que cet ensemble de données qui rendent difficile la perception de la réalité quand la réalité se complexifie à ce point, soit la cause d’une grande confusion dans les esprits n’est pas étonnant, et aussi quand les superstructures, non séparées mais intriquées dans tout le social, donc dans les « esprits » oeuvrent à cette confusion.

 

Cette façon de concevoir le marxisme semble relever d’un conservatisme du marxisme d’appareil quelquefois obsolète. Non pas obsolète, mais sur lequel il faut appliquer « la négation de la négation » hegeliano-marxiste.

Ceci est une opinion…

 

Enfin, l’existence millénaire du mode de production marchand, la mesure de la valeur qui s’y est instaurée, puis développée, affirmée et rigidifié avec le capitalisme achevé, ne fait pas peu contre la naissance d’un autre concept de l’échange que cette mesure de la valeur, dont pourtant les prémices d’un dépassement se développe (services, retraite, activités non marchandes de « l’activité libre ». Tâche difficile. C’est pourtant la question qui est posée à la poursuite du processus humain.

 

Pierre Assante, 11 août 2010

 

« La Métamorphose du travail » :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-metamorphose-du-travail-5-50419110.html

____________________________________________________________________________

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 07:29

commission économique

DU mardi  10 avril 2018

 

Le projet de loi PACTE (« Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises ») doit être présenté au Conseil des ministres le 18 avril. Il a été préparé par différents travaux et consultations, comme le rapport présenté par Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard, PDG de Michelin, sur L'entreprise, objet d'intérêt collectif.

 

Il s'agit d'une pièce stratégique du projet d'Emmanuel Macron pour remodeler la société française au service des intérêts du capital et de la finance. Sous couvert de favoriser une "codétermination" sur le modèle allemand et de reconnaître la place des "parties prenantes" de l'entreprise aux côtés des actionnaires, l'objectif est de convertir les salariés, leurs représentants et la société tout entière à une conception de l'entreprise, institution politique, qui identifie mensongèrement l'« intérêt général » à la rentabilité des multinationales et des capitaux financiers.

 

Au moment où, des cheminots aux universités en passant par de nombreuses entreprises privées et de nombreux services publics, un vent de contestation d'une puissance inattendue se lève contre la politique du pouvoir, il nous est possible de mieux faire percevoir l'actualité d'une autre cohérence, reposant sur la conquête révolutionnaire de pouvoirs par les salariés sur l'utilisation de l'argent des entreprises et de l'argent des banques, avec de nouveaux critères de gestion et de financement. Nos initiatives « pour un autre agenda du code du travail » et pour Alstom  ont révélé quel potentiel de rassemblement réside dans cette cohérence.

Le retour d'une présence organisée dans les entreprises, pour en être porteur  dans les luttes sociales et politiques, est un enjeu majeur de la transformation du PCF qui figure à l'ordre du jour de notre prochain congrès.

 

Ces questions ont été à l'ordre du jour de la réunion plénière de la commission économique qui a eu lieu mardi  10 avril à 18 heures au siège du PCF, 2, place du Colonel-Fabien 

Cette réunion a été aussi l'occasion de faire le point sur notre participation au mouvement social en cours et du lancement de la pétition pour un fonds de développement des services publics financé par la BCE.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 07:11

 

SALVIEN ET NOUS.

 

Que ce soit pour l’usage de la terre agricole, ou la lutte contre un obscurantisme armé ou le choix des personnes et des nations de décider de leur sort, il s’agit pour l’Empire de démontrer que toute velléité d’indépendance est vouée à l’échec et qu’il est le seul à pouvoir en déterminer les limites.

 

Salvien de Marseille, dans le cinquième siècle de l’Empire observait les moyens dont disposaient les paysans libres pour réduire les dettes contractées auprès des propriétaires terriens, dettes créées par le poids des prélèvements par l’impôt en nature par ces mêmes propriétaires terriens sur le produit du travail agricole de ces paysans libres.

 

Ces « moyens » étaient :

- Se vendre soi-même ou vendre un enfant en tant qu’esclave au propriétaire terrien pour rembourser.

- Organiser des Bagaudes, révoltes armées rapidement réprimées dont il restait des résidus.

- Aller dans des zones d’occupation Barbares déjà constituées avec famille et outils pour cultiver des terres et la nourrir, terres libres, puisque la propriété n’existait pas chez ces Barbares.

 

Ainsi Salvien disait que les citoyens romains allaient chercher chez les Barbares l’humanité qu’ils ne trouvaient plus chez les romains, dans l’Empire. Il disait aussi que les prélèvements qui entravaient la production des biens agricoles essentiels d'alors, c’est à dire des biens nécessaires à la vie, son entretien et sa reproduction, étaient une menace pour l’existence de l’Empire. Effectivement l’Empire d’Occident s’écroulait 30 ans plus tard.

 

Aujourd’hui, le pouvoir d’une minorité privilégiée sur l’usage du capital mondial qui représente la valeur créée par la force de travail et la conséquence de ce pouvoir sur la vie de l’homme producteur, du salarié et de l’ouvrier de production en premier lieu, est du même ordre. Et il est multiplié exponentiellement par les progrès des forces productives et par les révolutions scientifiques et techniques qui les permettent, confisquées par le pouvoir à partir de sa position de force initiale. Jamais l’Empire n’a possédé des moyens techniques aussi puissants, militaires, idéologiques et institutionnels.

 

L’Empire c’est écroulé au Vème siècle. Qu’il s’écroule aujourd’hui ce n’est pas ce qui angoisse. Ce qui angoisse est qu’il entraîne avec lui la vie humaine dans cet écroulement.

C’est donc du pouvoir sur l’argent qu’il est question aujourd’hui pour permettre à la production de se renouveler et de s’élargir, en quantité et essentiellement en qualité et à la vie humaine de même.

 

C’est de la qualité que découle une quantité viable et vitale. C’est le la condensation dans la transformation que réside une accumulation et une croissance en santé et la possibilité de liberté humaine élargie qui en découle. Pas une liberté abstraire, chosifiée, mais son mouvement et les choix solidaires de la personne dans le mouvement de la société

 

Pierre Assante, Samedi 14 avril 2018

 

« Quand le monde sera/Une étable comblée/Quand les guerres seront finies/Alors buvez mon chant/Comme du thé au lait/Dans des tasses myosotis/Vous affamés d’hier/Ombres maigres et dures/Mon chant est un ruisseau/Mon chante est une mure ».

Viteslav Nezval.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 09:50

 

MACRON LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME,

LE CAPITALISME ET LA COLLABORATION DE CLASSE,

LE CONGRES.

 

Lorsque nous en aurons fini avec la dictature de l’argent (voir les solutions proposées dans la revue « Economie et politique » et sur ce blog), il faudra réinvestir dans des filières nouvelles et dans les anciennes sur de nouvelles bases. Et commencer dès maintenant dans et par les luttes.

 

Vite dit, mais besoin d’être dit.

 

Il y de grands courants philosophiques, religieux, scientifiques, politiques qui naissent à l’occasion de croisements historiques des besoins humains et du processus de satisfaction des besoins humains, de leurs progrès, de leurs régressions, des deux ensemble, la régression contenue dans le progrès et vice versa, ce qui n’empêche pas une possible flèche du processus global vers le progrès.

Mais peut-on-dire qu’un catholique, par exemple = un autre catholique ?

Evidemment non.

Les humains ne sont pas traversés que d’un seul mouvement d’idées, mais de multiples mouvements d’idées et d’intérêts conjoints. Sinon comment expliquer les guerres de religion entre chrétiens ou entre bien d’autres groupes et individus se réclamant d’un idéal et-ou d’une pensée communs.

 

Pour être bref, car il y a dans ce blog ne nombreuses réflexions politiques, économiques et culturelles approchant ces questions, j’insiste aujourd’hui sur la concordance, de la part de Macron, de ses équipes et de la classe des hommes exerçant le pouvoir d’usage monopoliste mondial du capital et de son mouvement, la concordance de :

- La résurgence de la bataille patronale et d’Etat pour la collaboration de classe, c’est-à-dire l’illusion entretenue et renforcée, avec actuellement au cœur le rapport Notat et le PACTE, d’un intérêt commun du travail et du capital, alors que depuis Marx nous savons que le maintien des lois de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) à leur paroxysme final est une menace pour toute la société, son processus social vital

- La concordance de l’offensive inégalée contre les services publics et le droit du travail, le transport ferroviaire entre autres, avec cette offensive pour une collaboration de classe.

- L’éloignement qui en résulte entre la politique, les mesures et « réformes » macroniennes, c’est-à-dire capitalistes, ultralibérales mondiales, d’avec les besoins humains de la personne, du local au mondial.

 

Il est à noter que les possibilités de "réformes" antisociales sont facilitées par les « rails », les filières juteuses pour le capital, de développement de branches et de développement global sur lesquelles le capital a lancé de longue date et lance aujourd'hui, le mouvement de la société. L’exemple de la filière route contre la filière rail, au lieu d’une complémentarité, qui entraîne à user et abuser par force de la filière route avec un plus fort taux de profit pour le capital mais aussi de gaspillage et de pollution. Une pollution particulière n'est d'ailleurs pas séparer des conditions globales de la production capitaliste, sans quoi on tombe dans la division des luttes et l'opposition entre victimes.

Il en est de même de la filière nucléaire pour l’énergie découlant de la filière militaire de la bombe et du plutonium et de sa baisse d’effort de sécurité au profit du profit capitaliste immédiat. Ce qui ne veut pas dire que l’exploitation de l’énergie de l’atome, ce qui compose la nature, libérée du profit, ne soit pas in fine l’avenir le plus sûr et le plus sain du développement humain dont le besoin d’énergie est un besoin « alimentaire de base », surtout s’il veut acquérir une plus grande liberté vis-à-vis des contraintes naturelles qui limitent son développement matériel et moral.

 

Lorsque nous en aurons fini avec la dictature de l’argent (voir les solutions proposées sur ce blog et sur la revue « Economie et politique », il faudra réinvestir dans des filières nouvelles et dans les anciennes sur de nouvelles bases, et commencer dès maintenant dans et par les luttes, correspondantes aux besoins parce que répondant à un production de qualité et de quantité  ouvrant la voie à la libération du travail contraint, c’est-à-dire une baisse exponentielle du temps de travail et une explosion exponentielle des activité libres et choisies de la personne, entre autre celles de la connaissance de l’univers qui est le nôtre et en particulier de cette réalité passionnante de l’univers qu’est notre espèce et la société en mouvement qu’elle a créée, dans sa relation avec le reste de la nature.

 

En attendant j’en appelle au congrès de mon parti pour ne pas oublier ses décisions des derniers congrès susceptibles de donner au rassemblement recherché avec toutes les forces populaire de progrès, un contenu susceptible de sortir de la crise, de dépasser la protestation au profit de la transformation sociale en santé, pour faire vite et résumer : la Loi SEF (Sécurité Emploi Formation), déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la BCE et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. qu’il met (2), au niveau de la direction et de ses initiatives, actuellement, en concurrence au lieu de les promouvoir essentiellement, en avec toutes les rêveries proudhonienne et lassalliennes, des honorables Mélenchon, Friot ou autre protestataire incapable de s’insérer dans un processus construit avec les salariés, leurs syndicats, la population en alliance.

 

La lutte des classes, ce n’est pas la guerre, c’est la fièvre et le remède d’une maladie de la division de la société sur la base d’intérêts matériels et moraux contradictoires, incompatibles, maladie d'une société marchande parvenue à son terme et à la fin de sa poussée progressiste, maladie tout à fait curable et que le mouvement de la classe ouvrière et du salariat (3), avec ses hauts et ses bas, mais sa continuité, rappelle à notre conscience quelquefois défaillante.

 

Pierre Assante, Vendredi 13 avril 2018

 

(1). L’argument « moral et religieux » consistant à prétendre pacifier les relations entre humains alors que la collaboration de classe maintient une division de la société entraînant les plus grandes violences (lire l’athéisme dans le christianisme de Ernst Bloch qui rappelle le rôle du christianisme et de son essor social historique dans les conditions de luttes sociales de l’antiquité puis dans son histoire millénaire dans la société marchande jusqu’à nous)

(2) Apparemment ou sur le fond ? Il faut y répondre absolument sinon le « jeu » est truqué.

(3) Dont le mode actuel de relations sociales qui réside dans la vente-achat de la force de travail est en voie d'obsolescence, et demande à être dépassé non dans un mouvement de déclaration romantique, mais dans un processus concret de transformation en santé.

 

Post Scriptum.

Revenant d'Italie où j’ai lu un grand article de Massimo d’Alema, un des principaux liquidateurs du PCI (Parti Communiste Italien), dans « Il Manifesto » du 10 avril 2018, qui n’est pourtant pas sa tasse de thé (1), je fais une fois de plus cette constatation :

Il  veut  sortir de l’échec du Centre Gauche en évitant des alliances non conformes aux traditions de gauche, ça on comprend, mais aussi par une politique que je qualifierais plus de jugement de valeur sociétal coupé de toute recherche de la réalité du mouvement de la société, du mode de production et d’échange et son état présent réel, réel et pas celui décrit par Renzi ou Macron et leur modernité ringarde de carriérisme et de soumission à un « état éternel » du monde et de ses ressources humaines, limité à l’observation superficielle de ses révolutions techniques .

Si l’on s’en tient aux combinaisons politiques électorales, même dans l’excellente intention d’améliorer la condition humaine, on ne fait qu’accompagner un système qui la met à mal.

Entre possibilisme et indignation, il n’y a pas de place pour une transformation sociale en santé, mais pour cet accompagnement se voulant plus ou moins « humaniste » ou plus ou moins « traitement social » des bouleversements qui n’ont rien de "naturellement" social, mais sont systémiques. Et ça les gauches opportunistes et gauchistes, dans un bel ensemble, ne veulent pas le savoir, ce qu’atteste un comportement à la fois hiérarchique, aveugle ou lyrique vis-à-vis de la classe ouvrière. C’est bien dans « le retour du salariat » et l’alliance entre ses différentes composantes et la population, partant de la main-d’œuvre de l'industrie mécanique et digitale de la production qui est au cœur du processus productif, élément premier initial en rapport dialectique au sein de toutes les autres activités, qu’on ôtera le pouvoir exclusif de l’usage de l’argent, du capital monopoliste mondial, à sa minorité détentrice.

(1) Ni vraiment la mienne, non plus mais pour des raisons bien différentes, malgré le bol d’air qu’il représente relativement au paysage médiatique italien et européen.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 12:27
-----------------------------Cliquer sur l'image---------------------------

Les nations européennes sont en grande crise politique.

 

Et reporter la solution de la crise des nations sur une Europe fédérale comme des discours renziens ou macroniens ou schäubleiens  le sous-entendent, comme l’issue à la crise des nations, ne sera que transférer la crise politique à l’Europe qui la connait déjà. Europe oui, nécessaire dans un monde de zones de coopération mondiale, à condition qu’une volonté de sortie de la guerre économique et militaire que favorise le système, le permette.

Ce n’est pas dans les projets des dirigeants acquis au système, à l’hyperlibéralisme du capitalisme au paroxysme de ses contradictions.

La crise politique et la crise de démocratie est fondamentalement la crise du système. Pour l’Europe comme pour la nation.

Aucune combinaison politique et encore moins électorale, aussi victorieuse soit-elle arithmétiquement ne peut résoudre la crise du système.

Les élections ne sont qu’un élément des problèmes et à condition qu’elles traitent de la crise du système et de ses solutions progressives et radicales.

Quelle est la crise du système ?

Quel est le système ?

Quelles sont les solutions possibles à la crise du système ? Pour quelle politique française et quelle politique européenne ?

 

BCE, financements, droits du travail : ces textes et schémas résument rapidement les questions posées et les réponses possibles. Ils sont une introduction, parmi d’autres, multiples et diverses qui fleurissent à côté et à l'encontre des grands « il faut qu’on » et des petits « y’a qu’à » qui s’imaginent les médecins et les remèdes miracles par leur seule personnalité.

 

Pierrot Assante, lundi 5 mars 2018

vieux militant parmi tant d’autres vieux militants et parmi tous les militants, jeunes et vieux, femmes et hommes qui ont vécu et qui vivent de leur travail

 

RECUEIL N°2-2018 : SUR LES EPAULES DU PROLETARIAT. proposition de formation politique,

sur ce lien ici

http://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N2-2018.pdf

_________________________________________________________

Analyse, document et schémas par Denis DURAND

Sur ce lien ici

http://pierreassante.fr/dossier/DOC1_Crises_et_transformations_du_capitalisme.pdf

_________________________________________________________________________

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 18:08

Denis Durand

CN 30 mars 2018

Intervention dans le débat sur la situation, l'action du parti et le Congrès

 

L’affrontement social en cours, et les premiers signes d’hésitation donnés par Macron, nous donnent de nouvelles responsabilités.

La journée du 22 mars a eu un succès plus fort que prévu. Après les cheminots et les fonctionnaires, des mouvements démarrent dans d’autres branches comme l’énergie, et dans les universités. Le choix de la CGT Cheminots de mener le combat avec une contre-proposition a un écho très nouveau dans le mouvement syndical.

À ce stade, accompagner le mouvement et dénoncer la politique de Macron sur des bases « antilibérales » ne suffit plus. Les salariés et les jeunes mobilisés ne peuvent pas se contenter d'une dénonciation morale de la dette, ni d’arguments préconisant de prendre de l’argent aux riches pour donner aux pauvres sans toucher au pouvoir du capital, qui consiste non pas à décider de la répartition des richesses créées mais de décider de la façon dont ces richesses sont créées à travers le pouvoir de décider de l’utilisation des profits des entreprises, de l’argent créé par les banques et de l’argent public.

Ce qui devient manifeste pour tout le monde, c’est que les enjeux de services publics exigent à poser politiquement les questions de l’utilisation de l’argent, et que ces enjeux sont communs à toute l’Europe. C’est le conseil des gouverneurs de la BCE, à Francfort, qui a décidé, non sans divisions en son sein, de créer 2 500 milliards d’euros pour les injecter sur les marchés financiers, et de réduire à moins de 0 % le taux des 700 milliards prêtés aux banques pour financer les entreprises. Mais l’utilisation de l’argent, c’est dans les entreprises et dans les territoires qu’on peut les contester, jusqu’à en faire une bataille de pouvoir face à ces institutions politiques que sont les banques et la BCE. C’est le sens de la proposition d’un fonds européen de développement des services publics financé par la BCE.

Dans le cas de la SNCF, on ne peut pas se contenter de propositions consistant à reporter la dette de la SNCF sur l’État, c’est-à-dire sur les salariés qui payent la plus grande partie des impôts. Il faut émanciper le service public ferroviaire du coût du capital. Cela veut dire que la BCE devrait acquérir une partie de la dette actuelle de la SNCF pour la transformer en une dette à très long terme et à 0 %, après le transfert de cette dette à une caisse de defeasance, comme le propose la CGT Cheminots.

Plus important encore, l’argent créé par l’Eurosystème devrait servir à financer un fonds de développement du service public des transports ferroviaires dans toute l’Europe, comme nous avons commencé à en porter l’exigence avec les salariés d’Alstom.

J’attire l’attention sur le fait que ces propositions, qui sont celles du PCF et qui ont été exprimées par Pierre Laurent dans sa conférence de presse, sont absentes de l’argumentaire Faisons dérailler Macron qui a été adressé aux fédérations et n’ont été reprise qu’assez partiellement dans le rapport qui vient de nous être présenté.

C’est un manque pour le mouvement social car il est frappant, d’observer par contraste que Mélenchon ou Hamon n’ont rien à dire au mouvement social. Mais quand Philippe Martinez dit que la solution serait que tout le monde ait le statut des cheminots, c’est le chantier de la sécurité d’emploi et de la formation qui est concrètement ouvert, comme il est ouvert par exemple dans la lutte contre les licenciements chez Carrefour, premier employeur privé du pays. Différents signes montrent une volonté nouvelle, de la part des communistes, d’entrer dans la pratique de ce chantier malgré toutes les tentatives de diversions.

On a de multiples témoignages, y compris dans ma propre entreprise, de ce que nous sommes bien accueillis lorsque nous allons à la rencontre des salariés et de la population. Raison de plus pour tout faire, dans ce moment, pour donner à nos idées le rôle qu’elles doivent jouer au service du mouvement social, pour le rassemblement à gauche, et pour redonner au PCF la place qu’il devrait avoir dans la vie politique. C’est aussi de cela qu’il s’agira dans le débat de demain sur les élections européennes.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0
4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 17:53

CN 31 mars 2018

Intervention de Denis DURAND dans le débat sur les élections européennes

 

En 2005, le « non » au traité constitutionnel est resté minoritaire tant que le « non de gauche » n’a été porté que par la petite gauche antilibérale. Il est devenu majoritaire quand la CGT – c’est-à-dire le monde du travail - s’est prononcée pour le non. Le monde du travail, aujourd’hui majoritairement replié sur l’abstention, c’est un terrain sur lequel le Parti communiste peut et doit être particulièrement efficace pour aider à gagner les luttes qui sont en train d’y prendre de la force.

Il est indispensable que dans la campagne des européennes soit présente une liste porteuse du combat pour conquérir, contre les marchés financiers et les politiques nationales (Macron) et européennes (la BCE) à leur service, les moyens financiers d’une Europe au service des êtres humains (sécurisation de l’emploi et de la formation), d’une Europe agissant pour l’égalité femme/hommes, d’une Europe qui aide à répondre au besoin de nouveaux services publics au lieu les étouffer sous l’austérité budgétaire, d’une Europe pour réussir la transition énergétique et écologique, d’une Europe hospitalière envers les migrants,  ouverte aux coopérations avec le reste du monde, agissant pour la paix et pour le codéveloppement.

Il faut une liste qui combatte clairement le projet fédéraliste de Macron. Une liste qui s’attaque au cœur de la construction européenne depuis le traité de Maastricht – la banque centrale prétendue indépendante et en réalité inféodée aux marchés financiers – au lieu de fuir le combat par des discours « attrape-tout » agitant à la fois un « plan B » de sortie de l’euro pour séduire les souverainistes et un « plan A » pour rassurer l’écrasante majorité des Français qui est opposée à cette aventure.

C’est indispensable pour le rassemblement à gauche. Ce rassemblement est refusé par tous nos interlocuteurs aujourd’hui. Croit-on un instant que nous aiderons à sa réalisation si nous nous contentons d’appels à l’unité, sans aller au combat avec nos idées ? Quand le ferons-nous si ce n’est à ces élections, qui sont à la proportionnelle nationale et où les idées seront décisives, d’abord pour combattre l’abstention ?

C’est le sens de la pétition pour prendre le pouvoir sur la création monétaire de la BCE. Pas une décision sans lendemain pour faire plaisir à la commission économique mais un moyen - qu’il faut organiser - de rassembler les communistes dans l’action, au cœur des luttes actuelles pour les services publics et pour l’emploi.

Mais le rapport propose une méthode différente : tout miser sur la recherche d’une plate-forme d’entente avec « toutes les forces opposées à Macron », auquel cas que deviennent nos propositions sur l’argent, sur la BCE ? Elles seraient renvoyées à une « campagne autonome », comme pour l’élection présidentielle de 2017 ? Les communistes ne peuvent pas adhérer à une telle présentation des choses. Pourtant, dans la pratique, c’est cette méthode qui se met en œuvre puisque même la désignation de quatre porte-parole est repoussée au mois de juin, pour le mieux. On a l’impression de revivre le processus qui nous amené à la catastrophe électorale de l’année dernière.

N’allons pas à reculons aux élections européennes. Allons-y pour changer l’Europe, pour une autre mondialisation ! On nous dit qu’il n’y a pas assez d’espace, entre Macron et Mélenchon, pour nous permettre d’obtenir le million de voix qu’il faut pour avoir des élus. Mais le problème qui nous est posé, c’est d’élargir l’espace d’une alternative de classe à l’Europe fédérale et néolibérale que veut Macron, et que nous nous sommes les seuls, pour l’instant, à occuper ! C’est en montrant dès à présent que nous sommes prêts à mener campagne, avec notre liste, sur cette proposition politique, que nous pourrons peut-être faire évoluer la situation à gauche et que nous nous donnerons les moyens de redonner à notre parti la place qu’il devrait avoir dans la vie politique.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche