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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 16:40

 

Pierre Ivorra. « Europe : problème ou solution ? »

 

La Banque centrale européenne peut aider le continent à faire face à la menace d’un krach, mais elle doit pour cela changer sa politique de prêts.

Francfort (Allemagne), le 3 février. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d’une conférence de presse, après la première réunion de politique monétaire de la nouvelle année. imago/abacapress.com

Francfort (Allemagne), le 3 février. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d’une conférence de presse, après la première réunion de politique monétaire de la nouvelle année. imago/abacapress.com

On oublie trop souvent que le principal facteur de déclenchement des krachs financiers n’est autre que la propension des États-Unis à faire la loi en matière économique, financière et monétaire au niveau mondial. L’Union européenne, telle qu’elle a été bâtie, nous protège-t-elle d’une telle influence, est-elle une passoire ou un bouclier ?

Bouclier, on peut en douter. Les relais de transmission des krachs sont multiples et sont surtout sensibles aux rapports de forces et aux liens entre les zones, l’américaine, l’européenne et l’asiatique. Il faut se souvenir que le krach immobilier puis bancaire aux États-Unis en 2008 s’est répercuté en Europe au travers notamment des groupes et organismes bancaires et financiers installés outre-Atlantique. Des rapports de forces et des liens de chacun de nos pays européens avec l’Oncle Sam qui sont de fait très liés à leurs choix stratégiques, plus exactement à ceux de leurs grands groupes capitalistes soutenus par les politiques publiques.

permettre aux entreprises de bénéficier d’un accès privilégié aux prêts de la BCE

Il ne faut cependant pas négliger le rôle des politiques monétaires mises en œuvre : la variation des cours entre le dollar et l’euro joue un rôle très important dans la transmission des chocs. Ainsi la décision de la banque centrale des États-Unis d’augmenter ses taux d’intérêt peut avoir un effet de contagion sur la Banque centrale européenne (BCE) et favoriser des effondrements des Bourses des deux côtés de l’Atlantique, les investisseurs se précipitant sur les nouvelles obligations, plus rémunératrices, et délaissant les anciennes, dont la valeur d’échange peut ainsi s’affaisser du jour au lendemain.

Pourrait-il en être autrement ? Pour faire face à la crise du capitalisme mondialisé et à ses effets sur son continent, la Banque centrale européenne, comme l’a fait la Fed aux États-Unis, a déversé des milliers de milliards d’euros dans le système bancaire européen qui, à son tour, a prêté à tire-larigot, sans condition et à des taux souvent négatifs, aux grandes entreprises. Les politiques d’austérité au sein des pays et des groupes se poursuivant, cet argent a servi surtout à réaliser des opérations financières – rachats de concurrents, spéculation en Bourse et sur les monnaies –, plutôt qu’à la croissance, à l’emploi, aux services publics, aux salaires.

Cette possibilité qu’a la BCE de créer de l’argent pourrait être utilisée autrement et être utile à toute l’Europe. La manière la plus directe d’y parvenir, c’est sans aucun doute de permettre aux entreprises installées en Europe de bénéficier d’un accès privilégié aux prêts de la BCE dès lors qu’elles envisagent de développer l’activité, l’emploi et les salaires. C’est dire que la construction européenne peut être un bouclier permettant de faire face à des chocs financiers et monétaires si elle modifie radicalement sa politique d’intervention, en étant généreuse avec les États et groupes adoptant ces principes et en infligeant des taux d’intérêt plus élevés à ceux qui laissent filer ou participent à la spéculation.

L’humanité. Jeudi 24 Février 2022

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 17:50

 

 

 

4 RECUEILS + 1, 2019-2022

avec leurs liens respectifs en bas de page :

 

 

 

1) ANS 2034.

2) MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE.

3) L'HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

4) LE DESIR C'EST L'APPETIT DE L'ESPRIT.

ET

5) UN NOUVEAU : LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE. 

 

 

1) LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÉRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020 

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

 

2) MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE.

 Journal politique, poétique et philosophique 20 Mai 2021 – 28 Décembre 2021

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022

129 pages. 515.164 caractères :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

 

3) "AN 2034"

 OU 

Nous n’avons pour soi que la force des autres

Et L’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre

118 pages. Recueil. 350.000 caractères

Recueil d'articles de l'année 2019 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

 

4) L’HUMANITÉ ENTRE

 DANS SON ADOLESCENCE

100 Articles choisis de 2019

555.673 caractères. 151 pages.

L'économie et L'ergologie :

http://pierre-assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

5) LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

 

 

 

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 10:04

 

JO BIDEN, l’homme que nous aimons le plus.

PETITE VARIATION SUR UN THÈME D'ACTUALITÉ

 

Le vieil homme a bien du mal.

Il est sous la pression de son prédécesseur et de son « idéal » : rendre la grandeur à l’Amérique et à nous-mêmes.

 

Tâche difficile. La capital est entré dans une crise généralisée de suraccumulation-dévalorisation disent certains. Cela veut dire qu’il ne réussit plus à s’investir globalement aux taux nécessaires à la production dans la concurrence internationale. Que nous ne réussissons plus à ….

Et que l’affaiblissement de notre puissance économique entraine l’affaiblissement de notre puissance militaire. Nôtre, enfin celle de Jo, et un peu la nôtre, oui… Surtout quand et si nous sommes loin de lui…

 

Certes nos grands groupes mondiaux industriels et financiers dans leur unité organique de fonctionnement, même si ça n’empêche par la guerre entre nous, réussissent à renflouer leur taux de profit en ponctionnant celui du monde entier. Mais il s’ensuit un affaiblissement et un appauvrissement relatif mais réel de ce monde entier.

 

Alors comment s’enrichir dans un monde qui s’appauvrit ?

 

Il faut contrôler le marché, s’emparer de tout ce qui résiste bien ou mal, dans les nations, les Etats et Zones de développement mondiales. Il faut montrer qu’on est là ; qu’on peut contre-résister et poursuivre ce qui a fait cette grandeur dont l’establishment est le témoin vivant, son luxe, sa culture qui a dominé le monde.

 

Qui a dominé le monde mais qui aujourd’hui se rétrécit, se fige et se pourrit. Aïe !

 

Ce pourrissement gagne, gagne ! S’étend ! Mêmes nos intellectuels organiques le disent…

 

Oui, cet homme nous l’aimons le plus. Il se peut que nous le trahissions un peu de temps en temps, mais il faut bien ! Nous avons quand même nos propres affaires nous-même. Quelquefois, nous craignons de nous tirer une balle dans le pied, pas sur le moment mais à terme, avec des décisions politiques de sanctions dans le monde. Sanctions politiques, sanctions économiques, sanctions culturelles qui affaiblissent le monde ; et que devient notre force dans un monde affaibli d’où nous tirons nos profits ? Nous inspirons, mettons la main à la pâte, mais il ne faut pas être plus Bideniste que Biden : s’il faut retirer la main, il faut retirer la main !

 

Mais comment faire ? Il faut bien vivre…

 

Salvien de Marseille en 439, dans son livre 5  « De gubernatione dei » mettait en garde les possédants et hommes de bien (de biens au sens propres) d'alors : « si vous tirez des produits du travail (de la force de travail humaine disent toujours certains), plus qu’il ne faut pour qu’il ne puisse plus se reproduire, ce sera la fin de l’Empire ». L’empire Romain d’Occident s’est effondré en 470…

 

Nous aimons plus que tout Jo Biden, notre suzerain. Nous le suivons presque aveuglément, tous unis derrière lui. Oui, presque. Mais comment résoudre nos problèmes ?

 

En plus si nos salariés, nos sociétés inventent des merveilles, de  quoi dominer le monde et l’univers, MAIS ces inventions menacent aussi nos revenus et nos institutions : elles peuvent être employées pour un progrès qui réduirait nos profits. Réduire le coût du capital c’est frapper à la caisse ! La nôtre !

 

Et puis l’Empire, pas le nôtre, l’autre, l’ancien, s’est réorganisé dans une société nouvelle. Mais il a fallu des siècles. Le nôtre c’est celui des forces productives du XXIème siècle, mondialisées, numérisées, automatisées, et ça, ça coûte cher, bien plus cher que des esclaves et de la terre. Et puis c’est rapide, croissant, d’une croissance qui nous est propre et que nous ne pouvons changer. D’aucuns veulent aussi une croissance, mais pas comme la nôtre, d’une autre qualité, plus grande mais en « moins de  volume », comme celle du cerveau qui grandit mais dont le contenu se condense par sauts de réorganisation et de qualité. Une vraie croissance, quoi ! Celle de l'humanité et de ses forces productives en quantité et en qualité, de pair avec celle de la conscience sociale : une croissance-évolution-complexification-développement "matériel et moral"; une santé du développement... Quels fous ! Pas possible ! 

 

Et puis, il y a une crise morale : les salariés, à la différence des petits paysans libres du V° siècle, même s’ils sont obligés, ne voudraient plus se vendre, ce qui en plus n’empêche pas ni les bagaudes nouvelles, ni leur fuite où ça ne nous rapporte plus pour nous, même si la fuite nous arrange aussi contre les luttes de classe quand elles nous menacent. Nous pensions l’avoir gagnée, la lutte de classe, mais nous nous interrogeons. Oui nous nous interrogeons !

 

Nous nous interrogeons par rapport à ceux qui posent le problème de la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

 

Mais enfin, on ne peut pas faire ça ? Comment faire ça ?

 

Bon, nous continuerons d’aimer le plus Jo. Mais jusqu’à quand et jusqu’où nous mènera-t-il, JO BIDEN, l’homme que nous AIMIONS le plus ?

 

Entretien réalisé par Pierrot. 23/02/2022 09:17:46.

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 04:32

 

Pour plus d’informations, 3 liens :

 

Site de « Fabien ROUSSEL » : 

https://www.fabienroussel2022.fr/

Site d’ « Economie &Politique » : 

https://www.economie-et-politique.org/

Site d’ « En Avant le manifeste » : 

https://enavantlemanifeste.fr/

 

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et éventuellement, si ça vous dit, 

 

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22 février 2022 2 22 /02 /février /2022 16:59

DÉMOCRATIE LIBÉRALE

 

Les tenants de l’Union Européenne (U.E.) telle qu’elle existe aujourd’hui la définissent comme une « démocratie libérale ».

Le traité de Lisbonne qui a remplacé le traité constitutionnel refusé par referendum en 2005 acte cette réalité. Le trait caractéristique de cette démocratie libérale étant ce qu’il appelle « la concurrence libre et non faussée » et ce qu’elle entraine : refus d’une démocratie du "que, quoi et comment PRODUIRE"  au profit du profit maximum immédiat pour les firmes multinationales et financières.

La démocratie libérale est de fait un déni de démocratie et un deni de liberté.

La démocratie libérale est en faillite : il s’agit de savoir quelle alternative existe capable de relever le défi à la suite de cette faillite.

La faillite de la démocratie libérale tient à la contradiction antagonique que contient la réalité de la démocratie libérale contenue dans les mots « démocratie » et « libérale ». Il y a incompatibilité entre démocratie et libéralisme à terme. La faillite du libéralisme est celle de la démocratie.

La campagne du candidat communiste Fabien Roussel contient les prémices d’une alternative à cette faillite : la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

A la démocratie libérale doit succéder une démocratie à la fois du citoyen et de l’homme producteur qui sont les mêmes dans l’immense majorité de la population car production et gestion du système productif produisant les biens nécessaires à notre vie sont inséparables.

Car il n’y a pas de gestion de la production et des échanges sans une production. Et c’est bien cela le nœud de la crise de la démocratie libérale et de la crise de la planète : la suraccumulation du capital entraine la faillite du cycle « production-échange » en passant par la distribution. Pas de distribution sans production.

Nous avons vu dans la crise sanitaire le rôle essentiel qu’a tenue la production monétaire européenne dans le maintien d’une partie des activités et des revenus populaires. Mais nous avons vu aussi  à quel point les firmes multinationales et financières en commun ont pu détourner la plus grande partie de cette manne.

Ce n’est pas l’U.E. en elle-même qui est en cause, mais sa politique libérale, celle du capital qui draine vers lui les ressources qui manquent ensuite aux besoins sociaux.

Le travail et la production est au cœur du Programme de Fabien Roussel, et c’est bien le seul programme à s’y référer et à proposer des solutions et actions conjointes concrètes. Les attaques contre ce programme ne manquent pas et ne manqueront pas et à travers elles celle contre notre candidat.

La question est de ne pas perdre la boussole de ces solutions qui contiennent une alternative possible à la faillite du système et la faillite générale, économique, politique, de notre civilisation, toute notre civilisation dans sa multiple diversité.

La démocratie libérale est en faillite, économique, politique et sans doute militaire.

Pierre Assante. 22/02/2022 06:56:11.

 

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21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 06:22

CADEAU OU MARCHANDISE ?

 

Cadeau ou marchandise ? La vie humaine peut devenir un immense et unique cadeau collectif et réciproque alors qu’elle est devenue aujourd’hui une immense et unique marchandise objet de guerre de partage : c’est pourtant l’antichambre possible de l’une à l’autre.

Pierre Assante. 21/02/2022 07:26:59.

 

UN LIEN :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-c

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:11

DOULEUR ET DEVELOPPEMENT VITAL.

Pour transformer le monde en santé il faut comprendre son état présent.

Son état présent :

  1. son type de développement, la maladie du type de développement basé sur le cycla A-M-A’ et ses contradictions antagaoniques, quel autre type de développement, et quel processus de l’un à l’autre partant des prémices présents du développement possible à venir. C’est une exigence d’autant plus grande que le monde, l’humanité, est arrivé à un point de grand développement, que son type de développement est malade et que la convergence de ces deux éléments comporte une menace inouïe dans et sur son processus vital ?
  2. Quel type de croissance sachant que le type de croissance du mode de développement antécédent n’est pas durable, mais qu’un autre type de développement peut répondre à un autre type de croissance durable ?
  3. Quelle nouvelle régulation ou quelle régulation (il n'y a pas de vie sans régulation) tout court sans laquelle la dénormalisation-renormalisation en santé dans sa continuité et ses sauts de qualité, le continu et les quanta d’espace-temps-développement-complexification, ne peut avoir lieu en santé ?
  4. Quel type d’appropriation de la nature, de « conquête de l’univers » nécessaire, viable et vitale dépendant des conditions précédentes, énoncées ci-dessus ?

Vouloir communiquer ce qu’on  a compris sur l’état du monde et les solutions possibles à sa maladie, est une volonté forte qui se heurte souvent au refus d’entendre et aux conditions de l’écoute. Il ne suffit pas de comprendre, relativement ou absolument, il faut aussi communiquer la compréhension, puisque aucune maladie du monde ne peut être guérie sans une participation du monde, commençant par une diffusion faible qui s’accroit et explose positivement dans la rencontre des idées et des évènements probants.

Ne pas réussir à communiquer, dans un moment de phase particulier à définir, c’est une douleur mentale.

Cette douleur mentale est tout à fait physique. Le cerveau a mal, concrètement. La paralyse entre le besoin d’acte et le cerveau, la contrainte de ne pouvoir est une douleur au sens premier : le cerveau a mal !

Il peut s’enliser ou surmonter la douleur dans une adéquation entre lui et la réalité de l’impuissance du moment, l’impuissance de son actualité, dans l’attente de l’explosion cathartique commune.

S’il trouve à s’exercer circonstanciellement il peut attendre, apprendre patience, sinon il peut exploser, négativement.

De fait, il se passe dans un cerveau ce qui se passe dans la réalité extérieure, réalité intérieure et extérieure vivant en unité comme vit en unité dans le passé acquis, le présent et le devenir,  l’accumulation génétique et épigénétique, dans la phylogénèse et l’ontogenèse en unité, de la personne dans l’espèce humaine, dans l’humanité et son lien organique avec l’univers : le développement-complexification-évolution de l’univers.

20/02/2022 07:26:51.

 

Cet article est extrait de l'essai :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:10

REPRISE DU 16/09/2020  DE MISE AU POINT ESSENTIELLE SUR LE CONCEPT DE CROISSANCE.

MISE AU POINT SUR MOINS MAIS MIEUX. Reprise d’un article du 16.9.2020.

 

Ce moins mais mieux, je l’ai pris chez Lénine, quand, pour faire simple, il s’agit de passer de la Révolution à la Gestion.

Dans « Moins mais Mieux » il ne s’agit pas de décroissance, mais d’un autre type de croissance que celle à laquelle conduit l’accumulation du Capital.

Il ne s’agit pas dans cette mise au point de reprendre les articles de ce blog sur la question.

Je reviens seulement sur un paradigme du « moins mais mieux » à partir de métaphores mais aussi de ce que la métaphore ne contient pas du « Tout » et du « différent » de l’objet dont il est question, mais d’une part diffuse et complexe réelle contenue dans la comparaison.

  1. D’abord la croissance de l’informatique qui contient la condensation du volume et l’expansion de la puissance, de l’effet.
  2. Ensuite la concentration-condensation des éléments dans la construction des systèmes de concepts en mouvement-évolution-complexification par et dans le développement du cerveau, de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à la maturation adulte, de l’adulte à la disparition par la mort et la transmission du vivant pendant le vivant et après le vivant qui poursuit la croissance humaine par cette transmission.
  3. La génétique et l’épigénétique et l’accumulation dans l’évolution peut faire partie du paradigme.

Voilà. Je ne sais pas si c’est clair, mais je crois que c’est précis, peut-être trop pour ne pas éviter une simplification par l’image et une dogmatisation par la formule.

La croissance de l’Humanité c’est celle de la conscience de Nature sur elle-même, de l’appropriation en santé de l’Univers par cette conscience. La conscience est bien matérielle, c’est un mouvement de la nature, bien qu’en termes philosophiques il ne faille pas confondre et séparer à la fois physique et idéel.

La confusion-séparation  entre physique et idéel conduit à l’idéalisme, c’est à dire à l’illusion handicapante pour l’homme que la pensée transforme à elle seule la matière sans la médiation de la matière.

En ce sens il n’y a pas confusion lorsqu’on affirme que la pensée est matérielle (1), comme tout existant et est constituée du mouvement de la matière et intervient sur le mouvement de la matière en agissant sur la société en unité, sur les effets du travail humain.

C’est pas simple à dire compte tenu du vocabulaire hérité de la philosophie idéaliste, encore dominante, bien que la philosophie stricto sensu, en soi, ne soit plus une préoccupation ni savante ni populaire, mais existant sous forme diffuse dans la pensée et évoluant en fonction de l’évolution des forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs machines, et le mouvement de leurs cultures concomitant, avec les développements inégaux de ses multiples composants

Pierre Assante. 16/09/2020 22:44:24.

(1) ce que dit pourtant « Matérialisme et empiriocriticisme » par soucis sans doute  de complication inutile à la compréhension.

 

Cet article est extrait de l'essai :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 07:51

ENSEIGNER OU CONVAINCRE

 

Convaincre c’est vaincre son semblable, certes vaincre avec lui mais vaincre quand même.

Enseigner c’est partager. C’est l’échange socratique à double sens, bien que dans le socratisme originel, il y ait volonté de convaincre contradictoire avec l’affirmation de son principe.

La conviction l’emporte sur la science. Elle la nie. L’enseignement partage la science et la science n’est pas une victoire sur ses semblables ou son semblable, mais sur la nature à laquelle on arrache un savoir qui satisfait directement ou indirectement un besoin humain, le développement-évolution-complexification de cette « part de la nature » dont avec nos semblables, nous sommes, en unité organique et en différence-autonomie-dépendance. La science est le règne non de la conviction sur l'autre mais de l'auto-conviction socratique à double sens.

Les textes dits sacrés des « grandes religions » et de toute religion ne sont pas des textes d’enseignement mais des textes de conviction.

Ils naissent de la fin d’une "préhistoire", qui n'en est pas une (1), du développement des forces productives et de la production agricole et de son surproduit d'échange, des cités et des pouvoirs centraux qui s’y  développent. Ils naissent de la naissance des sociétés marchandes et de classe et des dominations de classe dont la monarchie, l’éloignement entre le peuple et le pouvoir crée l’abstraction abstraite du pouvoir royal, du pouvoir du pharaon, du grand prêtre…. Et du despotisme qui doit à la fois avoir une capacité de gestion de l’ensemble social qui le « justifie », mais qui exerce cette gestion au détriment de la participation de tous, dans l’aliénation des pensées et des gestes de l’autre.

La science aussi peut etre instrumentalisée. L’instrumentalisation c’est une usurpation des pouvoirs individuels ou collectifs en unité au profit d’un groupe social dominant. La science instrumentalisée est la négation de la science, une idéologisation de la science. S’affranchir des religions c’est aussi pouvoir lire les « textes sacrés » comme on lit l’Iliade et l’Odyssée en tant que création artistique passée dont le contenu de classe est dépassé et les violences de classe, la guerre et la violence contre l’échange, dépassées de même.

Mais ce n’est pas encore le cas. S’il y a quelque chose à vaincre, c’est la violence contre l’échange qui détruit les produit matériels et moraux issus d’un l'usage malade de la force de travail humaine. Ce qui veut dire aussi qu’il ne peut y avoir que violence contre la violence, une violence qui la réduise et la prévienne : cela s’appelle un rapport de force.

Enseigner ce qu’est un rapport de force, c’est user de la science contre la violence. C’est permettre à la nature de s’exprimer en se détruisant le moins possible, en passant vers la transformation qualitative en usant le plus possible d’énergie pour en empêcher, contradictoirement, le gaspillage.

 

Pierre Assante. 19/02/2022 07:12:22.

 

(1) L’entrée dans l’histoire est celle de la conscience humaine de son propre processus. Conscience relative et en processus qualitativement nouveau et « globalement synthétique ». Donc du dépassement de la contradiction créative et contradictoire individu de l’espèce humaine-espèce humaine. Du dépassement mais non de l’abolition par la violence et la contrainte. Celle de l'auto-conviction. L’entrée dans l’histoire c’est la démocratie de l’homme producteur qui dépasse la contradiction production de l’individu-production de la société. Du dépassement mais non de l’abolition par la violence et la contrainte. Il s’agit d’une transformation qualitative du rapport de force en rapport de coopération brechtien du « Cercle de craie caucasien » non encore atteint. D’une contradiction non antagonique nait une nouvelle contradiction d’un « niveau supérieur »  de développement. D’une contradiction antagonique nait un novum ou les deux forces sont abolies et donnent naissance à une force totalement nouvelle issue de leur abolition. Ce résumé caricatural de l'antagonisme et du non-antagonisme a quelque chose de vrai au sens qu’il tente de définir l’évolution parallèle de deux forces contradictoires parallèles ou de leur abolition dans une nouvelle force. Le rapport entre capital et travail est une contradiction antagonique dans laquelle se développent paradoxalement des forces contradictoires non antagoniques « parallèles ».

 

Cet article est extrait de l'essai :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 20:44

Les manuscrits de 1844, l'économie politique, la conscience, la transformation du mode de production.

 

Dans les manuscrits de 1844, Marx développe ce qu'est le mouvement particulier de la nature que constitue la conscience humaine.

Bien que n’en étant qu’au début de son analyse du mouvement du capital, son développement de l’expérience et de la connaissance  de la conscience constitue une avancée majeure par elle-même, sans laquelle il n’aurait pu développer par la suite son analyse du mouvement du capital.

Ce n’est pas perdre son temps dans une étude marginale que de traiter de ce sujet dont il me semble évident que son absence dans le mouvement social n’est pas sans conséquences majeures.

Certes, la question est difficile et c’est le mouvement de la société qui trouvera par lui-même intérêt à cette connaissance.

Pierre Assante. 14/02/2022 09:35:29

 

EXTRAITS du 3ème manuscrit :

.......

 

Les manuscrits :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1844/00/km18440000/index.htm

 

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Du blogueur :

 

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020 :

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138 pages. 115 articles. 550.000 caractères

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 10:09

 

K. Marx MANUSCRITS de 1844 et Y. Schwartz TRAVAIL ERGOLOGIE ET POLITIQUE 2021.

 

Les Manuscrits de 1844 de Marx marquent le dépassement de la philosophie bourgeoise, de la philosophie de la société marchande et de classe, à plus forte raison celle du CMMnIgF (Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé).

Sur le plan de la critique de l’économie politique, il en est à ses débuts. Mais comme dit dans des articles précédents, la dialectique de « Das Kapital » est celle de la philosophie des manuscrits de 1844 et la mise en pratique des thèses sur Feuerbach, en particulier la 11ème : non seulement comprendre le monde, mais aussi le transformer.

Si les Concepts ergologique schartzien issus de l’APST (Analyse pluridisciplinaire des situation de travail) ne poursuivent pas directement l’approfondissement des lois du capital, ni de l’œuvre économique de Marx, comme le fait de façon critique l'école de P. Boccara, ils n’en apportent pas moins dans leur domaine des éléments essentiels de leur approfondissement en alliant analyse du travail et de l’activité humaine à celle de la critique de l’économie politique, inséparables d’un approfondissement de l’analyse du mouvement de la société, objectif et subjectif dans son unité.

En ce sens on peut dire qu’ils poursuivent et approfondissent les Manuscrits de 1844 en les reliant à l’activité humaine concrète et à la connaissance de ce qu’est la conscience humaine collective et individuelle dans leur rapport dialectique, réciproque.

On peut aussi dire que expérience et connaissance de la conscience humaine, son processus non linéaire mais causal et aléatoire, est inséparable de l’expérience et de la connaissance du processus humain général et du mode de production et d’échange, non linéaire mais causal et aléatoire.

Au cœur des deux champs de recherche il y a l’aliénation et l’action, et l’acte de libération de l’activité humaine en réponse aux besoins sociaux-individuels en unité, sans médiation artificielle-domination, de contrainte physique et mentale en unité.

La libération de l’aliénation c’est celle du psychisme aliéné, de ses capacités d’une désadhérence-adhérence conceptuelle-mentale en santé liée aux besoins humains et de leur évolution-complexification dans l’évolution-complexification de la production-distribution-consommation, mouvement d’appropriation en santé par l’homme producteur de l’univers proche, la terre, et plus lointain, en unité, global, universel.

Certes l’APST est une création, un travail et une invention pratique collective. C’est aussi un mouvement de pensée, liée à mon sens au marxisme et son mouvement-évolution non-dogmatique et qui le poursuit dans un champ propre indissoluble du « champ général » et du « chant général » humain.

Dans « Travail, Ergologie et Politique », Yves Schwartz, 2021, l’auteur, revenant sur ses travaux et ses concepts-système de concept en mouvement, dans un « Pour un monde commun à construire » insiste sur la confusion (que pour ma part je pourrais qualifier de dogmatique, d’usage grossier de la dialectique  -et c'est semble-il son point de vue aussi ?), qui consiste à mettre sur un même plan contradiction antagonique et contradiction non-antagonique et leur rapport réciproque dans le temps. Ceci en relation avec les processus économiques (Pages 236-238), et la double contradiction qui s’en suit à traiter en théorie; et en pratique pour que la théorie ne pousse pas à la dichotomie économie/conditions concrètes de l’activité !

Autant la vision unilatérale de l’économiste est mutilée en séparant économie et conditions de l’activité, alors même qu’il aborde son champ propre en dépassant l’analyse unilatérale de la crise, soit sous-investissement et sur-épargne soit le contraire, car les deux phénomènes "fonctionnent" de façon organise en unité dans le déroulement de la crise, autant, pour moi, poser le DD3P sans poser la loi de suraccumulation-dévalorisation du capital c’est marcher non pas sur un pied comme moi, mais sur la tête, ce qui reste encore notre quotidien ; et sans poser un processus de propositions et d’action pour une bifurcation causale et aléatoire parmi l’infinité des bifurcations, des conditions d’un processus économique en santé et des conditions de l’activité en santé et en unité, dont l’usage de la production monétaire des banques centrales ; dont nous avons

vu l’importance dans la crise sanitaire, même si il y a beaucoup à dire de l’usage récent par rapport à la question de l’accumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences dans la vie humane quotidienne et à venir (1).

J’insiste toujours, et c’est sans doute pénible pour les autres, sur le rapport entre rapports sociaux, des plus intimes aux plus généralement économiques, sur le mode de production et les processus pour le transformer. Et sur les lois du capital. Un GRT qui les ignore, ignore les conditions de son efficacité dans le travail des hommes-individus, et des ECRP.

L’embranchement de l'évolution économique qu'est le capitalisme porte à la nécessite d'un nouvel embranchement dans lequel les contradictions du capitalisme trouvent remède-dépassement à l'instar de tout embranchement qui nous ont conduit jusqu'ici à note survie-développement : la double anticipation créatrice du mouvement humain, de sa non répétition et de son invention permanente se heurte à l'aliénation croissante des produits et geste du travail. Le poids de l'argent-capital ne dépend pas seulement d'un choix ou d'un contre choix moral mais en première instance de l'installation de fonctions et de systèmes de fonction aliénants (2).

Dans la revue TAF, n° 4, (« Travail au Futur ») Yves Schwartz développe que DDTP  (Dispositif Dynamique à 3 Pôles) et GRT (Groupe de rencontre du travail) n’ont pas seuls, la vertu miraculeuse de transformer un MdP (Mode de Production) fondé sur A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent’), voir à ce sujet sa théorie des trois lieux (3) TAF N°4 Pages 106-107, où doit se jouer simultanément la bataille pour un autre mode d’organisation humain. 

 

Pierre Assante. 18/02/2022 09:40:52.  

 

(1) Dans « Travail, ergologie et politique », Yves Schwartz  analyse plus finement dans la postface « Pour un monde commun à construire », la question des contradictions antagoniques et des contradictions non-antagoniques et des curseurs nécessaires pour que la tâche du moment ne se transforme pas en désorganisation du déjà désorganisé dans et par la crise systémique. Ce qui ne remet pas en cause la réalité de plus-value et de suraccumulation-dévalorisation du capital dont je parle ici.

(2) Selon les économistes communistes : la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

(3) Il y a là un long développement du professeur Yves Schwartz : il s'agit des lieux de 1) " La batailles épistémologique, les savoirs, université...",  2) « où l'activité humaine s'exerce pour produire des biens et des richesses...", 3) des "circuits de l'argent, la mondialisation des gouvernances économique, la circulation des flux financiers, les oligarchies financières, les rapports de force dans le commerce mondial...".

Mes excuses, ce « résumé » est très schématique de ma part, il faut se reporter au texte complet.

 

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 03:55

VALEUR SANS DIMENSION

 

La productivité doit développer les valeurs sans dimension.

C’est-à-dire des valeurs libérées de la mesure du temps de travail, mesure propre au capital dans son cycle A-M-A’ conduisant sa crise de suraccumulation-dévalorisation, et qui réduit le processus d’humanisation à son plus petit commun dénominateur, c’est-à-dire au néant.

 

Dans les systèmes passés, une minorité a joui d’une activité détachée de la valeur marchande et développant les valeurs sans dimension. Le résultat en est connu dans le développement de la culture pour elle-même et du savoir pour lui-même et leur usage pratique de développement de l’humanisation dans et par son développememnt industrieux, depuis la préhistoire jusqu’à une société marchande finale remettant en cause cette humanisation.

 

La culture pour elle-même et le savoir pour lui-même, cela est fini dans le règne du capital. Crise systémique et crise de civilisations sont bel et bien liées. Dans et par la négation des valeurs sans dimension.

 

Le capital procède par lui-même à sa propre négation et à la négation des valeurs sans dimension. La négation de la négation, c’est à dire la positivation et le dépassement passe par un lien organique entre productivité et valeur sans dimensions. Il ne s’agit pas là d’un paradoxe mais de la résolution d’une contradiction entre deux forces antagonistes qui portent portant ensemble un processus de progrès ou de destruction, selon comment les êtres humains orientent le rapport entre productivité et valeur sans dimension, donc leurs rapports entre eux-mêmes.

 

Productivité et valeurs sans dimension contiennent leur propre dépassement : l’activité libre, le développement-complexification en santé de l’appropriation progressive et infinie de la pensée sur l’univers ; pour notre espèce et pour tout processus infini, continuité et quanta matériels de la pensée : conscience de la nature sur elle-même.

 

Dans les luttes sociales de toutes sortes s’insinuent par petites doses inaperçues, ce processus d’unification-dépassement du conflit productivité-valeur sans dimension. Le faire grandir est possible, malgré les apparences de l’utilité immédiate des décisions et comportements.

 

La valeur sans dimension achevée c’est la productivité positivée.

 

Pierre Assante. 17/02/2022 03:44:35.

 

 

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 20:38

 

Alternatives. Epistémicités. Conscience.

 

Dans les manuscrits de 1844, Marx développe ce qu'est le mouvement particulier de la nature que constitue la conscience humaine.

Bien que n’en étant qu’au début de son analyse du mouvement du capital, son développement de l’expérience et de la connaissance  de la conscience constitue une avancée majeure par elle-même, sans laquelle il n’aurait pu développer par la suite son analyse du mouvement du capital.

Ce n’est pas perdre son temps dans une étude marginale que de traiter de ce sujet dont il me semble évident que son absence dans le mouvement social n’est pas sans conséquences majeures.

Certes, la question est difficile et c’est le mouvement de la société qui trouvera par lui-même intérêt à cette connaissance.

Il naît actuellement une multitude d’essais d’alternatives qui naissent des réserves l’alternative sous de multiples formes, de façon causales et aléatoires. Comme les miens entre autres !

Il m’en arrive de toutes parts par des amis, la presse, les syndicats, les partis, par les réseaux etc…

Mais en général elles ne rejoignent qu’en partie, il me semble, l’état réel du monde et en ce sens ne réussissent pas à constituer une alternative globale en santé. Elles ne constituent pas une résultante en santé, en processus de santé de l’infinie diversité des activités humaines.

Question qui rejoint la question des épistémicités -dont je partage l’analyse schartzienne- développées dans  « Agir humain et production de connaissances », Yves Schwartz et Renato di Ruzza, 2021, où à mon avis, la visée économique de Renato di Ruzza (dont le travail précieux a été d'une grande utilité dans le département d’Ergologie) constitue une de ces tentatives d’alternative mais que je ne partage pas avec et dans  l’analyse keynésienne. Ceci dit pour ne pas cacher mes réserves sur la visée de Renato di Ruzza, réserves en marge et non au centre de ma critique générale sur l’expression des alternatives, dont celles que je propose, à tort ou à raison, en ergologie et en économie.

Essais d’alternatives et rapports d’épistémicité (1) vont de pair. Comment l’expliquer simplement, d’une façon « populaire et militante », sans caricature ?

J’essaye entre autre avec la jeunesse qui se précipite actuellement, comme tout le monde, sur tout ce qui passe : signe du besoin de sortie de crise et de crise globale.

Pierre Assante. 14/02/2022 20:12:56.

(1) Sur les épistémicité, un tableau est inclus dans l’essai « 2 questions pour procéder » Pierre Assante, publié sur le blog en 2013. http://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

 

 

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 04:10

 

Publié une première fois le 01/09/2020

ECRITS

Nov. 2019-Août 2020

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 07:25

Pour rassembler les protestations, en finir avec les robinsonnades, construire ensemble

 

Une chose c’est protester autre chose c’est gouverner. Pas par un gouvernement autoritaire et personnel, mais par une organisation rationnelle et créatrice d’un pouvoir du peuple.

 

Quelques réflexions pour illustrer, parmi la multitude des questions auxquelles le peuple peut s’attaquer :

 

Le Km zéro peut rapprocher producteur et consommateur qui sont le même, dans leurs intérêts communs matériels et moraux. Mais l’usage des produits que nous utilisons et consommons montre aussi que de nombreux produits ne peuvent découler que d’une coopération mondiale. Si l’on passe en revue les produits que nous consommons, la chose est évidente.

 

Les produits que nous consommons dans tous les domaines, y compris la santé par exemple, du médicament à l’IRM en passant  par l’organisation de l’hôpital ou de la médecine de ville, correspondent-ils à la meilleure organisation humaine de la santé ?  Bien sûr que non. Il s’agit de mettre en œuvre une révolution des techniques, des objectifs et des moyens, et de l'organisation humaine de la santé par elle-même, avec des moyens centralisés, des moyens décentralisés et l’autonomie-autogestion du travailleur de la santé dans l’organisation rationnelle de la santé.

 

Lorsqu’il a fallu réorganiser brutalement les hôpitaux dans l’assaut de la pandémie, tous les personnels ont fait preuve de cette capacité d’autonomie personnelle-autogestion dans l’organisation générale d’un hôpital, et à l’encontre des méthodes autoritaires qu’ils subissent.

 

La vaccination, par exemple est-elle le remède à tout pour combattre une épidémie ou une malade tout court. Bien sûr que non. L’autogestion dans l’organisation rationnelle créatrice inventive et globale touche aussi à un  développement de nouvelles conceptions de la médecine et de la santé.

Mais la vaccination du COVID 19, utilisée comme moyens global a-t-elle sauvé des vies et fait avancer la science médicale ? Oui.

Et si l’on est contre les mesures autoritaires des états d’urgences dans une situation qui n’en demande pas, devons-nous être pour la suppression des pass obligatoire ? Oui. Et on y arrivera !

 

On pourrait aller à l’infini dans des exemples dans tous les domaines de l’activité humaine. En soulignant toutefois l’urgence de la question de l’énergie et de la question climatique qui sont liées, et l’urgence d’en finir avec les "robinsonnades énergétiques" et avec toutes les robinsonnades, qui n’aident en rien à la solution, mais au contraire divisent les protestations et les efforts de construction d’un monde nouveau en santé physique et morale.

 

La question d’un pouvoir du peuple se heurte à la confiscation du pouvoir sur l’argent par ce qui reste une classe dominante, plus que jamais, dont les moyens d’accumulation des moyens est la concentration capitaliste mondiale dans les firmes multinationales et les banques et institutions financières.

 

Pour cela afin de ne pas répéter encore, je renvoie à la revue « Economie et Politique » (1) et aux économistes communistes.

Et à l’ergologie progressiste et les concepts ergologiques et leur système de concepts en évolution qui ne trouvera à s’appliquer concrètement que dans une révolution globale de la production et de l’échange à partir des besoins humains en évolution-complexification et non dans l’accumulation A-M-A’ et la suraccumulation-dévalorisation du capital au cœur de la crise systémique dont la tendance est au blocage du  mouvement de la société humaine.

 

Aujourd’hui, ce n’est pas de la question d’une révolution d’Octobre  dont il est question ! La question de la transformation et de l’usage des produits et de leur production, et la question du pouvoir vont de pair, doivent avancer ensemble, en unité, dans une transformation progressive, continue et en sauts progressifs de qualité. C’est l’histoire-métaphore de l’eau qui devient vapeur soit en bouillant brutalement soit en s’évaporant rapidement mais sans bouillir. Il en va de la vie de l’humanité : elle doit sortir de son adolescence et rejoindre un âge adulte : la conscience de son état sur elle-même. Jeune mais adulte pour avoir de l’audace et des repères nécessaire à un mouvement dans la plus grande sécurité possible. Sagesse et audace mêlées.

 

Pierre Assante. 15/02/2022 06:55:41.

 

(1) https://www.economie-et-politique.org/

 

 

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 08:13
N° 169 : Cliquer ci-dessus

 

 

 

 

 

Lettre du RAPSE N° 169

du 13 février 2022

sur les programmes actuels et leur comparaison.   

 

CLIQUER SUR CE LIEN OU  SUR L'IMAGE CI-CONTRE :

https://www.economie-et-politique.org/2022/02/13/la-lettre-du-rapse-n-168-2/

 

 

HISTOIRE : sur les programmes des partis ouvriers, Voir article précédent sur la critique du "PROGRAMME DE GOTHA"

 

 

 

 

 

 

 

 

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

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14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 08:13
Un débat des années 1960.....

 

 

Gloses marginales au programme du Parti Ouvrier allemand. Karl Marx. 1875.

 

Un programme a été rédigé et adopté lors de l'unification des partis ouvriers, alors sociaux-démocrates, allemands, en 1875, à Gotha. Karl Marx a adressé à plusieurs des responsables et amis de ces partis une critique du programme, publié plusieurs années après.

Le débat d'alors n'a pas perdu de son actualité. (voir lettre du RAPSE N° 169 du 13 février 2022 sur les programmes actuels et leur comparaison) 

 

EXTRAIT DU PROGRAMME DE GOTHA :

 

……PREMIÈRE PARTIE DU PARAGRAPHE : «Le travail est la source de toute richesse et de toute culture. »

 

"Réponse" de Marx :

 

 « …Le travail n'est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d'usage (qui sont bien, tout de même, la richesse réelle !) que le travail, qui n'est lui-même que l'expression d'une force naturelle, la force de travail de l'homme. Cette phrase rebattue se trouve dans tous les abécédaires, et elle n'est vraie qu'à condition de sous-entendre que le travail est antérieur, avec tous les objets et procédés qui l'accompagnent. Mais un programme socialiste ne saurait permettre à cette phraséologie bourgeoise de passer sous silence les conditions qui, seules, peuvent lui donner un sens. Et ce n'est qu'autant que l'homme, dès l'abord, agit en propriétaire à l'égard de la nature, cette source première de tous les moyens et matériaux de travail, ce n'est que s'il la traite comme un objet lui appartenant que son travail devient la source des valeurs d'usage, partant de la richesse. Les bourgeois ont d'excellentes raisons pour attribuer au travail cette surnaturelle puissance de création : car, du fait que le travail est dans la dépendance de la nature, il s'ensuit que l'homme qui ne possède rien d'autre que sa force de travail sera forcément, en tout état de société et de civilisation, l'esclave d'autres hommes qui se seront érigés en détenteurs des conditions objectives du travail. Il ne peut travailler, et vivre par conséquent, qu'avec la permission de ces derniers... »

Mais laissons la proposition telle qu'elle est, ou plutôt telle qu'elle boite. Quelle conclusion en devrait-on attendre ? Evidemment celle-ci :

 « Puisque le travail est la source de toute richesse, nul dans la société ne peut s'approprier des richesses qui ne soient un produit du travail. Si donc quelqu'un ne travaille pas lui-même, il vit du travail d'autrui et, même sa culture, il la tire du travail d'autrui. »

Au lieu de cela, à la première proposition, on en ajoute une seconde par le moyen du mot-cheville : « et comme » pour tirer de la seconde, et non de l'autre, la conséquence finale… »…….

 

Le document  complet et lettres d'accompagnement :

 

Avant-propos de F. Engels

Lettre d'accompagnement à W. Bracke

Gloses marginales au programme du Parti Ouvrier allemand
I° partie
II° partie
III° partie
IV° partie


Documents relatifs au programme de Gotha

Les programmes de la social-démocratie allemande

 

Extrait de la correspondance de K. Marx

 

Lettre à L. Kugelmann

23 fev. 1865

 

Extrait de la correspondance de F. Engels

 

Lettre à A. Bebel

18 mars 1875

Lettre à W. Bracke

11 octobre 1875

Lettre à A. Bebel

12 octobre 1875

Lettre à K. Kautsky

7 janvier 1891

Lettre à K. Kautsky

15 janvier 1891

Lettre à K. Kautsky

5 février 1891

Lettre à K. Kautsky

11 février 1891

Lettre à F.-A. Sorge

11 février 1891

Lettre à K. Kautsky

23 février 1891

Lettre à F.-A. Sorge

4 mars 1891

Lettre à A. Bebel (extraits)

1° mai 1891

 

Le débat d'alors n'a pas perdu de son actualité. (voir lettre du RAPSE sur les programme actuels et leur comparaison :

https://www.economie-et-politique.org/2022/02/13/la-lettre-du-rapse-n-168-2/

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 07:14

 

Introducution au recueil

"2034"

 publiée une première fois le 02/09/2020 15:05:22.

 

 

"2034".

 

Développement Economique

et

développement Anthroponomique

 

 

...Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie....

 

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mise en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale  sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes ancienne comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux  nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle ( CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

Pierre Assante. 02/09/2020 15:05:22.

 

Voir :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 09:01

DU 38ème CONGRÈS DU PCF À LA CAMPAGNE DES JOURS HEUREUX.

 

Face à une droite dite républicaine déboussolée, dépassée par les transformations du monde, et face à sa variante ultra réactionnaire tournée vers un passé imaginé et figé et sur un modèle de reformes fascisantes, le Président Emmanuel Macron semble pointer les problèmes urgents qui apparaissent nécessaires à résoudre, dans l’intérêt de la population et au-delà, de la survie de société qui semble bien menacée.

En fait il est un fondé de pouvoir dans notre pays et aujourd’hui en Europe, des firmes multinationales et des milieux financiers mondiaux et leur suzerain, le capital à base américaine, le capital des USA.

 

De fait, oui, sa politique a une logique : elle veut, face aux multiples crises de la société humaine et à la crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital, allier les intérêts de cette population et l’intérêt du profit de ces grandes firmes ; ce qui est parfaitement incompatible. La politique ultralibérale est donc une logique dans un  système de logique obsolète, à dépasser, dans une logique limitée qui est celle de la non-contradiction, de l’ignorance d’une analyse dialectique recherchant une synthèse de la situation réelle du monde et les solutions qui découleraient de cette synthèse.

 

Le capital voit par le petit bout de la lorgnette, et cette méthode qui lui cache l’ensemble de la vue du paysage réel, répond à sa philosophie : le profit immédiat maximum d’abord dans la lutte de concurrence économique et militaire internationale et bien sûr dans le cycle de l’argent et des marchandises qui constitue le renouvellement de la vie humaine, cycle en voie de ralentissement dramatique et  d’explosion systémique finale.

 

La politique de Macron, de ses équipes dirigeantes, centralisées et autoritaires, fait mine de rechercher  des solutions apparemment correspondant aux besoins de la population et des plus pauvres.

Voici un exemple parmi tant d’autres, touchant à la question de l'énergie, question vitale pour nôtre vie quotidienne et nôtre futur :

L’énergie est trop chère pour nos porte-monnaie. Alors on demande à EDF de financer des baisses de prix en diminuant de 7 milliards sa marge d’investissement au moment où on lui demande aussi de faire des efforts sur la sécurité et sur un plan de développement du nucléaire de transition certes dangereux comme l’est la vie, mais moins que la crise climatique, et certes nécessaire. Mais le plan Macron ne prend pas en compte l’ensemble des donnée pour le développer, entre autre l’emploi, la formation et la recherche.

Dans un même temps, Total qui poursuit le développement de l’énergie carbonée réalise 15 MM de profits, s’apprête à en distribuer une bonne partie aux actionnaires et à distribuer une charité au consommateur populaire au lieu de contribuer aux dépenses de l’état par une juste fiscalité. De plus cette charité est détournée par les grandes surfaces des firmes multinationales qui se pressent de récupérer des parts de bénéfices en attirant vers ses pompes le client au détriment de l’ensemble des commerces non monopolistes. Et le comble du comble, après avoir vendu le secteur de production des turbines de centrales électriques on les fait racheter par EDF (c’est le même macron qui fait les 2 opérations contradictoires), comme on lui fait racheter au privé, plus cher que vendus,  les KW qui manquent.

Le tout couronné par la menace de Jo Biden  de nous couper le gaz Russe pour régler la question Ukrainienne dont on rejette un accord possible acté à Minsk il y a plusieurs années, accord dont l’Europe et les USA étaient partie prenante et qui n’ont jamais été respectés. Ces accords tentaient de régler les intérêts des populations russophones qui souhaitaient ne pas se séparer de la Russie, par rapport aux rapports historiques, économiques et culturels.

 

Le capital fait toujours d’une pierre deux coups, chacun destiné conjointement au drainage du capital vers lui-même au détriment des activités de survie élémentaire de la société. Cette politique renchérit sans cesse le coût du capital dans la production des biens. Il se plaint du coût du travail alors que le coût du travail est la clef de la production, de la consommation, et du développement qualitatif de la société humaine et de son devenir.

Et ainsi dans tous les domaines, y compris ceux de la santé, de l’énergie et du développement industriel sans lesquels la production des richesses nécessaires à la consommation populaire et au développement ne peuvent être produites. Lapalissade et pourtant vérité souvent oubliée.

 

On voit ainsi qu’entre le salariat qui est au centre de la production des biens nécessaires à l’humanité, et le capital qui récupère les profits au détriment des besoins sociaux, il y a incompatibilité.

 

Pour sortir de la crise, et aller de l’avant vers une transformation sociale de progrès, comme le préconise le programme du candidat communiste Fabien Roussel, Il s’agit, dans la production et l’échange,  de baisser le coût du capital, ce qui implique une politique de l’emploi, de la formation, des salaires et des pensions ; des salaires et des pensions, les uns nécessaires à la production et à la consommation, et les pensions pour une consommation en rapport réciproque avec la production et le tout dans le rôle social des êtres humains, leur renouvellement générationnel et leur dignité de personne humaine ; la dignité n’est pas un supplément d’âme : elle fait partie des conditions nécessaires au mouvement de la société, au processus infini d’humanisation vers son appropriation infinie de l’univers et des rapports « matériels et moraux », conscients et inconscients, entre l’univers et l’homme qui en fait moi-même partie. Un "Parti de progrès", un "Parti du travail", les forces sociales avancées de progrès constituent un mouvement avancé de conscience du processus inconscient général de l’humanité sur elle-même, la société et la nature.

 

La bataille du candidat communiste et de son programme est le résultat d’un grand débat qui a précédé le dernier congrès et s’est conclu dans le congrès et par une lutte pour des solutions politiques, économiques sur des bases scientifiques et non des impressions et des improvisations. Bataille se poursuit dans la campagne et dans l’approfondissement du programme, dans l’échange fructueux avec les salariés, la classe ouvrière et toute la population. Il nous faut insister sur l’importance qu’à revêtu ce débat de congrès  pour aujourd’hui et pour demain.

 

On ne peut avancer sans jeter un regard sur le chemin accompli, sans l’apprécier pour ses avancées et pour celles à réaliser aujourd’hui et demain. Le pouvoir populaire sur l’argent pour réaliser un nouveau progrès de la société humaine, ce pouvoir reste un objectif incontournable. Il passe par des mesures que nous n’avons pas su ni pas pu mettre en œuvre dans les années 1981-83, Mitterrand et le PS, en accord avec les forces de droite et le patronat monopoliste, les ayant refusées : le critère de gestion VA/CMF, la SEF, les Fonds et crédits démocratiquement gérés, les DTS comme monnaie mondiale, la Production monétaire nationale et aujourd’hui européenne au service de l’appareil productif et des besoins sociaux, les droits du salariat permettant cette gestion nouvelle, gestion révolutionnaire nécessaire à accomplir.

 

La vente-achat de notre force de travail, la confiscation du produit et des gestes physiques et mentaux en unité de notre travail est une aliénation. Nous devons aller vers son abolition générationnelle, avec un processus nécessaire à engager pour y parvenir. Les propositions des économistes communistes vont dans ce sens.

 

 

La cause de l’état dégradé de notre société tient à son système économique et social obsolète et au paroxysme et en particulier aux dernières décennies de cette politique : les contradictions arrivent à leur terme. Le pouvoir et ses puissants et exigeants  mandants cherchent remède à la crise de baisse tendancielle du taux de profit dans le remède-cause qui la crée.

 

A cette crise s’ajoute en fonctions organiques communes, celle du travail, celle du refus d’un dépassement d’un « management » taylorien et de fait « monarchique ». L’économie progressiste ne fera pas l’économie de l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et des concepts sur les conditions d’exercice de l’activité humaine qui en découlent.

 

Pierre Assante.11/02/2022 07:55:50.  

 

 ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 18:57

 

 

DE NOUVEAU ECONOMIE ET ERGOLOGIE.

 

Page 243 de « Travail, ergologie et politique », postface « « pour un monde commun à construire », Yves Schwartz, La dispute, 2021 :

 « …Ce communisme du XXIème siècle, celui avec lequel commencerait la véritable histoire humaine, dit Sève, ʺ ne peut être que la grande association de libres individualités-personnelles et collectives-prenant ensemble la main sur leur histoire en changeant la nature de ce qui y fera dateʺ. Propos extrêmement stimulants. Mais malgré leurs invocations  récurrentes, peu détaillées, des bases existant dans ce vieux monde pour initier l’entrée dans l’histoire, nous restons perplexes, dubitatifs sur les transitions, et sur le contenu de l’histoire d’après… ».

 Il est nécessaire de lire la suite de cette postface pour situer la critique lumineuse formulée par Yves Schwartz dans cette question et comprendre son lien avec une analyse d’ensemble de l’activité humaine.

À ce passage de l’ouvrage d’ Yves Schwartz est ajoutée la référence de cette citation, demandant excuse du fait qu'elle me concerne de façon élogieuse mais qui développe une interrogation particulière :  Lucien Sève, « Penser avec Marx aujourd’hui », tome IV, I, page 642 de « Le communisme, La dispute, Paris.2019 » et la note 54 : « Cette même exigence du présent de construire désormais l’histoire de l’humanité, sa préhistoire étant comme au bout du rouleau, est également un axe militant du blog de Pierre Assante, blog éblouissant de culture et de suggestions intellectuelles (1). Celui du 5 décembre 2019 parlait de « l’adolescence de l’humanité ».

Certes les 2 extraits ci-dessus ne sont qu’une partie de l’exposé et du développement d'Yves Schwartz soulignant des interrogations fondamentales. Une ébauche de réponse je crois, sans doute commune il me semble : je lie pour ma part l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail qui ont permis le développement des concepts ergologiques, des concepts schwartziens, aux conditions micros et macro de l’activité de production par la personne et l’entité d’exercice de la personne dans le mouvement du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé. Pour que l'humanité sorte de sa préhistoire, il faut des conditions matérielles à créer, comme des conditions matérielles ont prévalu dans les créations passées. Des causalités et de l'aléatoire qui ont prévalu au capitalisme dans le développement de l'humanité. l'embranchement de l'évolution économique qu'est le capitalisme porte à la nécessite d'un nouvel embranchement dans lequel les contradiction du capitalisme trouvent remède-dépassement à l'instar de tout embranchement qui nous ont conduit jusqu'ici à note survie-développement : la double anticipation créatrice du mouvement humain, de sa non répétition et de son invention permanente se heurte à l'aliénation croissante des produits et geste du travail. Le poids de l'argent-capital ne dépend pas seulement d'un choix ou d'un contre choix moral mais en première instance de l'installation de fonctions et de systèmes de fonction aliénants.

J’ai tenté de résumer le rapport entre économie marxiste et ergologie progressiste dans un article de l’Humanité, « Moins mais mieux, brève introduction à l’ergologie » : : https://www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115.

Et j’ai tenté de lier les deux champs dans mon activité militante, quotidienne et générale, et de formation en développant l’analyse de la crise systémique du capitalisme, la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital ; ses conséquences dans le cycle court et long de reproduction de l’humanité et d’évolution-développement-complexification de la production-besoin, rapport réciproque entre production et besoins et l’unité de leur mouvement.

Unité ne veut pas dire homogénéité, mais au contraire inégalité de développement et mouvement conjoint des inégalités de développement en cycle-spirale de "rattrapage-croisement-éloignement" dans le développement global.

Je ne dissocie pas 1) la SEF (sécurité d’emploi et de formation), des droits nouveaux du travail la permettant et permettant l’autonomie de l’homme producteur dans son rapport global avec la production des biens, des idées et de l’organisation du travail et de la société ; 2) ni la transformation révolutionnaire des moyens d’échange, en particulier et en processus initial , celle de la production monétaire symbolique de la valeur de production et des prix en découlant non mécaniquement, et des organismes de gestion financière et finalement de la politique et des mesures politiques incontournablement associées.

Et c’est en cela que je réclame non de l’ergologie dont c’est aussi le savoir associé, mais des ergologues et des économistes : il n’y a pas de production sans des conditions conjointes d’exercice de la production et de toutes les activités humaines qui y sont liées ; car elles y sont toutes liées, non mécaniquement mais causalement, évidemment  …. : contradiction de l’unité du continu et du discret, de la totalité et du quantum et du mouvement-existence qu’ils constituent; développement-évolution-complexification suivent un processus aléatoire et causal qui le rendent énigmatique pour nous dans les avancées réelles, concrètes et opérationnelles de connaissances scientifiques et symboliques de la réalité en fonction de nos besoins individuels et collectifs en processus.

Ignorer ou sous-estimer la crise systémique de suraccumulation du capital est un handicap pour l’ergologue. Ignorer ou sous-estimer l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail est un handicap pour l’économiste. Il y a deux champs de réflexion et d’action autonomes qui ont tout intérêt à se rencontrer. Le contact à leurs frontières est une condition de l’activité de transformation qualitative du développement humain mis à mal dans les limites de développement d’un système parvenu à son extrémité de ses possibles, à son obsolescence.

Quels sont ces concepts ergologiques ? Énumérons-en quelques-uns, laissant au lecteur le choix de les connaître dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche. Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-normalisation, re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politeïa, du marché à dépasser. Usage de soi par soi et usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon… etc…

Ces concepts et les concepts de l’économie marxiste moderne dont Paul Boccara a établi les bases de leur développement ont une frontière de contact commune incontournable pour comprendre le monde, le nôtre ici et maintenant et son développement et le changer, au sens qu’en donne la 11éme thèse sur Feuerbach de Marx.

 

Ceci dit pour développer la question et l’interrogation initiale posée par Yves Schwartz dans son dernier ouvrage, lumineux, sur les conditions d’activité dans le monde d’aujourd’hui et son mouvement. En attendant un prochain ouvrage en prévision ; que nous attendons avec impatience.

Liant pour ma part tout cela à la bataille des présidentielles : LA CANDIDATURE COMMUNISTE DE Fabien Roussel, son programme, son contenu en évolution-développement, et les luttes populaires et du salariat en réponse aux difficultés croissantes de vivre dans un monde ou se développent de nouvelles et immenses possibilités de progrès, la révolution scientifique et technique l’ouvrant à condition de dépasser le critère économique P/C des entreprises, des ECRP, de la société humaine toute entière.

 

Il n’y a pas de philosophie du devenir et de philosophie d'une désadhérence conceptuelle adhérente à la réalité, sans relation de la pensée avec le corps, le besoin, la société et leurs transformations-développements-complexification conjoints.

Les interrogations de la littérature et des arts ici et maintenant contiennent cette hésitation entre divagation nécessaire à la réflexion et prise en compte scientifique des besoins. Pour les dominants, répondre à une compréhension rationnelle et dialectique des besoins vitaux individuels et collectifs liés, est un scandale et une aberration par rapport à leurs besoins et aux besoins du développement du capital dont ils ignorent les limites indépassables dans le système actuel.

Cette critique n’est pas une critique des personnes, mais du système.

Une des barrières à franchir : la lutte salaires/plus-value n’est pas suffisante. Seule, elle conduit à une social-démocratie devenue libéral-démocratie au paroxysme ouvrant la voie à une société autoritaire se rapprochant de ce qu’à été le fascisme, au niveau mondial, global. Dans la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences, il n’y a pas de politique en santé sociale possible. C’est bien la tâche de notre siècle, immédiate et urgente de rompre avec les lois économiques et sociales qui font perdurer le processus de suraccumulation-dévalorisation du capital jusqu’à un effondrement possible de la société humaine.

 

Pierre Assante. 06/02/2022 11:08:28.

 

(1) Mes excuses pour le peu de modestie de ma part dans la citation de cette citation…

 

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

 https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 18:53

 

PLUS-VALUE : RÉPONSE à ....., 

 

Merci beaucoup pour votre message.

Pardonnez-moi, je vous répondrai plus tard plus longuement car aujourd'hui je ne peux pas, il y a une réunion importante à laquelle je dois participer.

La plus-value existe toujours malgré l'automatisation de la production. Oui, les machines ne produisent pas de plus-value par elle-même. C'est bien le travail intégré dans la transformation des produits par l'usage de la force de travail qui ajoute de la valeur marchande au produit initial, à différencier d'avec la valeur symbolique mentale, morale, esthétique et éthique, qui sont pourtant en relation réciproque avec la valeur marchande.

En outre dans la mondialisation, il faut considérer que si la plus-value est produite dans une entité locale de production, elle doit être considérée dans un plan plus vaste, global, de sa production : dans la production de moyens de consommation et la production de moyens de production et dans l'imbrication mondialisée du capital mondial et la domination des firmes multinationales. Les dominations monopolistes mondiales rendent difficile une vision locale de mesure de la plus-value. Une telle mesure est possible mais ne donne pas une vision globale de la plus-value.

Il y a aujourd'hui, dans la crise de production mondiale une tendance de retour de la prépondérance de la plus-value absolue et de la plus-value extra par rapport à la plus-value relative qui était le phénomène économique majeur du développement de l'après-guerre jusqu'aux années 1960.

Il y avait des conditions historiques à cette situation économique. Mais la question actuelle est la question de la baisse tendancielle du taux de profit en rapport avec la révolution scientifique et technique et l’investissement de la « modernisation » et de la numérisation de l’appareil productif. Cette question s’est aggravée dans les années 1970 et est arrivée à une situation explosive des forces productives : crise économique générale et crise de civilisation conjointe. Et croissance des guerres et des conflits accrus pour la conquête des marchés dans cette crise. La crise des années 2008 avec les subprimes est un moment de cette aggravation. Régulièrement il y a une « poussée fièvre » dans la maladie de l’économie. La pandémie qui cache la question économique a aggravé la question économique.

Car en plus de la question de la plus-value dont le syndicalisme et le mouvement ouvrier et salarié en général a fait  le centre de ses luttes, il y a le phénomène économique de la baisse tendancielle du taux de profit. Cette baisse tendancielle due à la croissance du capital constant dans le capital total (Capital constant + capital variable + plus-value) réduit non la masse de profit, mais le taux de profit et conduit à une suraccumulation-dévalorisation du capital qui ne trouve plus à s'investir à des taux suffisants dans sa guerre de concurrence locale et mondiale, micro et macro, ce qui le pousse à drainer du capital et du profit dans l'ensemble des activités humaines et à leur détriment. Et l’ergologie est concernée dans le rapport de la personne avec l’activité de production, ce qui impacte toutes les activités humaines.

Cette suraccumulation-dévalorisation du capital est le fond de la crise mondiale et l'action du salariat ne peut plus porter que sur la seule question de la plus-value.

Encore merci pour ce contact.

Evidemment ce dont je vous parle prête à discussion. Il s'agit d'un point de vue, qui n'est cependant pas que personnel.

A bientôt.

Amicalement

Pierre Assante.06/02/22 09:03

P.S. Après lecture de ce petit texte, Yves Dimicoli propose de rajouter :

D'accord avec toi. Je me serais seulement permis d'ajouter que la plus-value c'est la valeur ajoutée produite (produit - consommations intermédiaires) dont serait retirée la masse des salaires versés. Une seconde remarque que tu connais: la révolution scientifique et technique c'est la révolution technologique qui a accompagné l'émergence et le développement du capitalisme; Moi je parle de nouvelle révolution technologique, la révolution informationnelle confrontant l'humanité à l'impératif d'un dépassement du capitalisme avec un bouleversement de tous les usages, représentations et institutions. 08/02/2022 05 :36.

 

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

 https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

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9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 06:36

 

LA COOPERATION OU LA MORT !

 

Sous l’effet du handicap que fait peser l’argent (L’argent devenu capital et son système évidemment), la société s’effondre, l’ensemble de ses activités multiples et infinies (au deux sens du mot) de survie et de développement  entrent en crise de production, d’incohérence des relations réciproques  leur permettant jusqu’alors d’exister. Contre la coopération, la guerre économique et possiblement militaire s'intensifie. Le processus humain est en danger.

Au niveau européen, comme au niveau mondial, des nations comme des super-zones mondiales de développement, la coopération la plus intense et la plus étroite est nécessaire pour répondre à une cohérence de la production, une cohérence en fonction des besoins vitaux de l’humanité dans leur développement-transformation-complexification.

Cette cohérence passe, paradoxalement par l’affirmation des entités constituées. C’est d’une UE confédérale et non fédérale dont nous avons besoin et de sa coopération avec l’ensemble des autres grandes zones mondiales de développement.  Cette Europe confédérale a besoin, paradoxalement, du renforcement des entités qui la constituent et non d’un souverainisme incompatible avec les coopérations.

 

Le « roussellement », la bataille collective, immédiate et urgente, ici et maintenant, contre l’argent-accumulation de capital privé dans cycle malade Argent-Marchandise-Argent'plus, c’est  la priorité aux besoins sociaux, humains, dans l’usage des moyens d’échange et de production.

09/02/2022 05:50:45.

 

 Texte extrait de ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

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8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 17:32

Article sur En Avant Le Manifeste

DOCUMENT : Intervention d’Evelyne Ternant au Conseil National du PCF du 5 février -Marseille

 

A la veille de notre premier grand meeting, ce qui domine dans l'état d'esprit des

communistes aujourd'hui, c'est la confiance: confiance dans le bien fondé de notre choix qui nous a mis à distance du phénomène de décomposition avancée à gauche, confiance parce que quel que soit le résultat électoral final, il y a déjà un acquit, c'est le retour du parti dans le paysage politique, confiance parce que notre campagne décolle à tous points de vue : percée médiatique de Fabien, pente ascendante des sondages et la mise en mouvement des militants, l'envie de s'approprier le projet et d'aller à la rencontre des électeurs.

Fabien fait désormais partie des candidats qui comptent, y compris dans le milieu médiatico-politique, ce qui est vraiment remarquable. Il s'agit maintenant d'ancrer et de consolider cette incursion avec quelques propositions qui fassent mouche, car l'image très positive du candidat communiste, qui fait la différence, et porte au plus près les aspirations du monde du travail, ne suffira pas: il y a des exigences pour passer de la sympathie au vote que nous ne devons pas sous-estimer, en particulier des exigences de faisabilité, de crédibilité de notre projet. Or, elle repose sur le fait que nous ne raisonnons pas à structures constantes, où il suffirait de vider certaines poches pour en remplir d'autres. Le financement de notre projet n'est possible que sous condition d'un développement sans précédent de l'emploi et la formation, incarné dans le projet de la SEF, lequel ne peut se réaliser hors de conquêtes de pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens, pour leur conférer la maîtrise de l'argent et changer les logiques de décision sur: que produire, pour qui, pourquoi, comment et où ? L'enjeu de transformation est à la fois la clé de notre campagne et sa difficulté.

Nous devons renforcer notre intervention sur la question internationale, même si elle n'intéresse guère les médias; d'abord parce que les tensions sont préoccupantes, ensuite parce- que dans l'affaiblissement de l'espérance révolutionnaire, il y a la perception, réaliste, que le capitalisme financier mondialisé a réussi à poser des verrous en Europe et dans le monde qui entravent le changement. D'où l'importance de tracer les pistes pour se dégager des contraintes, et là encore, gagner en crédibilité et faire monter la volonté transformatrice de notre peuple.

Ne craignons pas de mettre en cause l'impérialisme américain et de réhabiliter le terme dans notre langage. Réservons le terme d'impérialisme aux USA, et non à la Russie qui, à supposer qu'elle en ait des velléités, ce qui n'a rien d'évident sur l'Ukraine, n'en a de toutes façons pas les moyens. Pour être porté aujourd'hui par un personnage moins extravagant que Trump, l'impérialisme américain n'en n'est pas moins aussi offensif. La guerre économique sans merci avec la Chine, le dopage des budgets du Pentagone, le retrait non concerté d'Afghanistan, la mise en place d'une alliance militaire dans le Pacifique dans le dos de la France, et le dossier ukrainien en sont des preuves évidentes.

Le suivisme atlantiste des gouvernements européens sur l'Ukraine est une impasse dangereuse pour la sécurité collective européenne, qui ne peut être assurée sans l'inclusion de la Russie, et a fortiori contre la Russie. Or c'est la voie de l'exclusion de la Russie qu'a choisi Biden, parce qu'elle renforce l'hégémonie américaine en Europe.

Notre projet réaffirme notre volonté de sortir de l'Otan et d’œuvrer à sa dissolution, puisque sa raison d'être était l'existence du pacte de Varsovie, qui n'est plus. La crise ukrainienne est l'occasion de réaffirmer cette orientation géostratégique majeure, car l'Otan n'est pas une alliance militaire défensive mais offensive. La neutralisation de l'Ukraine et de la Géorgie vis à vis de l'Otan est une demande légitime de la Russie, faite en son temps par Gorbatchev, promise et jamais respectée par les Occidentaux. Les accords de Minsk de 2014, menés par l'Allemagne et la France, n'ont pas été respectés par le gouvernement ukrainien, et la Russie a compris que les Européens, compte tenu des divergences internes, de l'arrimage atlantiste de certains pays de l'Est, sont dans l'incapacité d'une action efficace; elle négocie désormais avec le maître américain plutôt qu'avec ses vassaux européens. La démarche de Macron est bien tardive, sent la rodomontade électorale, si elle ne dit rien de clair sur la nécessité de stopper les coopérations croissantes de l'Ukraine avec l'Otan, ni sur l'alliance Turquie/Ukraine qui va jusqu'à la livraison de drones de la première à la seconde.

Macron porte la vision d'une Europe avec une défense intégrée et une structure politique fédéraliste visant à réduire encore les marges de manœuvre de notre pays et accentuer la tutelle du capital international sur nos choix. C'est à l'opposé de notre conception de l'UE en tant qu’association des peuples et nations libres et souverains.

Combattre l’hégémonie américaine, c'est aussi transformer profondément les institutions internationales, faire reculer le rôle du dollar comme monnaie mondiale, promouvoir d'autres relations avec les pays émergents.

Nous n’emboîtons le pas ni à l'européisme béat et fédéraliste qui, hors Mélenchon, est la posture dominante à gauche, ni à celui des souverainismes nationalistes : nous portons la visée d'un nouvel ordre mondial coopératif qu'il est important de mettre aujourd'hui sur le devant de la scène.

SUITE : https://enavantlemanifeste.fr/2022/02/08/intervention-develyne-ternant-au-cn-du-5-fevrier-marseille/

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

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5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 07:23
à mon père Aimé. 5 mai 1909 - 29 janvier 2000

 

 

 

 

 

 

ÉCRITS

 

MAI 2021-FEVRIER 2022

129 pages. 515.164 caractères.

 

LE LIEN :

 

https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

 

 

SOMMAIRE pages 126-127

ET REMERCIEMENTS EN FIN DE RECUEIL

 

 

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4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 09:34
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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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