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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 05:05

 

 

 

ECONOMIE ET POLITIQUE

NUMERO 794-795

VIENT DE PARAITRE


REGIONS : COMBATTRE LE CAPITAL.

Ouvrir les articles : cliquer sur les titres

 

 

 

 

 

éditorial

Le régime Macron, Jean-Marc Durand

Actualités France

Le projet de la loi de financement de la Sécurité socialeEmmanuel Larsonneur et Catherine Mills

Prêts garantis par l’État : vraiment pour les entreprises ?Alain Paker

Et les PME ?Denis Durand

Sobriété énergétique : qui va trinquer ?Alain Tournebise

Europe/Monde

« Euro fort », bon ou mauvais pour les travailleurs ?Nasser Mansouri

Les dossiers d’économie et Politique
Les régions, lieux stratégiques pour bousculer la domination du capital

IntroductionÉvelyne Ternant

Franchir le pas régional vers la Sécurité d’emploi et de formationÉvelyne Ternant

Politique agricole, forestière et maritime : urgence, changer le modèlePhilippe Jumeau

L’apprentissage de la compétence régionale au pilotage par le Medef. Un retour au xixe siècle ?, Hervé Faudot

• Quelle politique régionale pour l’économie sociale et solidaire

Une mission pour les départements et les régions : former à l’économie sociale et solidaireCaroline Besse

Réflexion sur les aides régionales aux entreprisesJacques Bauquier

Comment imposer la démocratie sociale et citoyenne au coeur de nos pratiques politiques en région ?Patricia Tejas

• Les conférences pour l’emploi, la formation et la transformation productive : extraits du rapport de Frédéric Boccara au conseil national du PCF, le 5 septembre 2020

Des innovations institutionnelles contre la logique du capitalÉvelyne Ternant

Les fonds régionaux, locaux et national. Un bras financier des conférences pour l’emploi, la formation et la transformation productive et écologiqueDenis Durand

Emploi, entreprises, luttes

Intervention de la Section de Figeac sur l’aéronautique et Figeac-Aéro, Michel Dauba

Les enjeux de la lutte engagée à JTEKT Irigny (Rhône). Un projet de casse de l’emploi considérable, Jean Chambon

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:57

 

SYSTÈME ET RESPONSABILITÉ

 

Lorsqu’un système économique et social ne répond pas ou ne répond plus aux besoins sociaux et arrive à obsolescence, c’est à dire à l’explosion de ses contradictions entre ses lois propres et les forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs outils et leurs cultures, entre autre pour nous la numérisation mondialisée de la production et de l’échange, entre alors en jeu aussi la question de la responsabilité individuelle dans la responsabilité collective.

Cela va de l’inconscience relative de la réalité de la crise du système, c’est-à-dire la seule vision des effets sans en comprendre les causes, à la conscience à divers degrés dans la chaîne des choix et des décisions impactant la gestion, le marché, la politique, jusqu’au cœur du système, de la chaîne de choix et de décisions, ou réside la responsabilité dans le système.

Dans ce « degré » de responsabilité, il y a les variantes allant de l’irresponsabilité, ce qui n’exclue pas l’engagement social ni la compétence utile dans une part du système, dans la parcellisation des tâches et des décisions, jusqu’à une complicité qui ne se l’avoue pas à elle-même… et en fin de chaîne la responsabilité consciente assumée qui est l’apanage du sommet d’une classe restreinte servie et servant le système.

La révolution consiste à détacher de ce sommet l’ensemble des couches sociales qui finalement sont victimes du système, de ses lois économiques et institutionnelles.

Au cœur des forces sociales aptes à se détacher des lois du système se trouvent ceux qui vendent leur force de travail, à plus ou moins bas prix, sont aliénés de la propriété de leur production et des gestes et pensées de cette production, en unité : aliénés de leur production. C’est sur eux que repose, en dernière instance, comme l’économie intervient dans toute l’activité humaine en dernière instance, la force de transformation, et la conscience naissante puis développée des solutions de transformation vers un Novum en santé, une issue nouvelle du processus humain.

Sans oublier que la vente de la force de travail concerne toutes les formes de production des biens nécessaires aux vies humaines, des plus « simples » et originelles aux plus complexes scientifiquement et pratiquement. L’alliance ouvriers, cadres moyens et supérieurs et chercheurs, y compris dans cette phase historique de nouvelle révolution scientifique et technique, n’est évidemment pas la condition exclusive de rassemblement de progrès de toutes les forces, de toutes les couches sociales, mais en forme, parmi les multiples conditions, la condition première : c’est elle qui détermine les capacités de produire et de gérer en santé ou pas.

Pierre Assante.  17/12/2020 08:18:50.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 22:59

NICOLAS MARCHAND. 15/12/2020

 

PRESIDENTIELLE: LA NECESSITE D’UNE CANDIDATURE COMMUNISTE, RENFORCEE PAR LA NOUVELLE PHASE DE CRISE. PAR NICOLAS MARCHAND.

 

Notre dernier Congrès a tiré des enseignements critiques de la période d'effacement du parti communiste à l'élection présidentielle.

Cela l'a conduit, dans un document adopté à une écrasante majorité, à affirmer qu' « il est essentiel d’être présents avec nos candidat·e·s à toutes les élections » et à décider de « travailler à créer les conditions d'une candidature communiste à l'élection présidentielle de 2022 ». A l'appui de cette décision, le Manifeste argumente : « L’élection présidentielle est un moment structurant de la vie politique. Si elle bride les potentialités du mouvement populaire en les conditionnant à une personnalisation du débat politique, surdétermine l'ensemble des échéances électorales, elle est incontestablement l’occasion pour chaque formation de mettre en débat son projet et ses idées à l'échelle du pays ».

Aujourd'hui, le développement de la crise, posant la question immédiate d'un projet transformateur, renforce cette analyse : il appelle la mise en débat en grand du projet et des idées communistes, et en aucun cas leur effacement.

Cependant, des voix se prononcent en faveur du renouvellement de la stratégie qui a conduit à l'effacement du PCF à deux reprises derrière Jean-Luc Mélenchon.

Les arguments n'ont pas changé. Ils s'appuient sur la perversion antidémocratique du mode d'élection du président de la république, limitant le choix aux 2 candidats arrivés en tête et sur la négation de l'actualité d'un dépassement du capitalisme. Ils s'appuient aussi sur un paysage politique verrouillé depuis 2002 par le haut niveau atteint par l'extrême-droite ; et sur l'affaiblissement du parti. Cela fonde un raisonnement en trois points :

- il faut tout faire pour que « la gauche » soit présente au 2eme tour

- pour cela il faut que la gauche s'unisse sur un candidat, dont il faut admettre qu'il ne peut pas être issu du PCF.

- mais bien sur admet-on, le contenu est décisif; il faut donc s'unir sur « des contenus », qualifiés, d'une façon qui se veut radicale, mais qui reste toujours vague, « antilibéraux », « en rupture avec les politiques libérales », ...

Les arguments ne semblent pas avoir changé. Mais ils se heurtent à l'expérience. A la décision du 38eme Congrès. Et à la nouveauté de la situation, avec la crise.

La plupart des communistes qui ont appuyé les choix en faveur de Jean-Luc Mélenchon l'ont fait avec la conviction que c'était le meilleur choix pour leur parti. En 2012, cela pouvait paraître s'inscrire dans la logique du Front de gauche, même si pour plusieurs au sein de la direction cela s'inscrivait dans une perspective de recomposition, ouverte par Mélenchon lui-même, pour créer une autre formation politique. En 2017, Pierre Laurent et son groupe dirigeant ont choisi de contredire une Conférence Nationale qui avait décidé d'engager un candidat communiste, pour imposer au forceps, et en faisant appel à la peur d'un mauvais résultat, une nouvelle décision de soutien à Mélenchon. Malgré les efforts de nombreux militants, cela a eu de lourdes conséquences.

En 2002 et 2007, les législatives avaient amorti l'effondrement de Robert Hue, puis de Marie-George Buffet à la présidentielle. Après 2012 et 2017, les communistes ont pu mesurer le prix pour leur parti, sa représentation parlementaire et ses idées de l'absence à deux élections présidentielles successives, au bénéfice de l'installation durable dans le paysage politique de Mélenchon et de son parti, avec leurs idées mélant conceptions social-démocrates et populisme.

Que nous ayons ou pas appuyé pour 2012, puis pour 2017 le choix de soutenir Mélenchon, nous sommes maintenant avertis et nous avons toutes les raisons d'être conscients qu'un nouvel effacement serait fatal au seul parti porteur d'un projet communiste dans ce pays.

Et il y a plus : il y a la nouveauté de la situation avec la nouvelle phase de crise actuelle, la crise économique étant exacerbée et doublée de la crise sanitaire. Fabien Roussel a eu raison de le dire, c'est la situation, la crise qui « pousse à ce qu'il y ait un candidat communiste à l'élection présidentielle ... ».

Au Congrès, nous avions anticipé une nouvelle phase de crise, mais ce qui se passe va au delà des prévisions, renforçant l'urgence de réponses radicales et réalistes.

Nous sommes à un moment où la situation, si grave socialement et économiquement, et si dangereuse pour la paix et l'avenir de la planète, exige des réponses inscrites dans une perspective révolutionnaire (révolutionnaire dans le sens de transformation radicale et pacifique) dont, en l'état actuel des choses , seuls les communistes sont en mesure de proposer les bases cohérentes.

Ce défi a une dimension vraiment historique. Cette crise, pour la France, pour l'Europe, comme pour le monde, parce qu'elle est la crise d'un système et d'une civilisation, appelle à sortir du cercle vicieux des réponses libérales comme sociales-démocrates, des promesses jamais tenues parce que devenues impossibles, d'un réformisme d'ajustement du système. La situation exige un renouvellement profond, radical des bases de rassemblement de la gauche. C'est cela l'urgence.

Dans ces conditions, invoquer l'union comme nécessaire en quelque sorte « à tout prix » conduirait à renouveler des moments qui ont contribué à la catastrophe, découragé le « peuple de gauche », les travailleurs, construit l'abstention de masse et la montée de l'extrême-droite.

Il suffit d'examiner les projets et les idées dont sont porteurs les candidats potentiels et leurs formations à gauche. Au mieux on est sur le terrain de réponses sociales-démocrates de gauche. Alors qu'il y a besoin d'un nouveau socle d'idées et de propositions rompant bien sur avec le social-libéralisme, mais aussi dépassant les limites, étatistes notamment, du keynesianisme.

Très significatif est le champ du débat sur l'emploi et le chômage, avec, à l'exception du PCF, l'adhésion à différentes formules d'instauration d'un revenu minimal garanti, salaire à vie, revenu de base ou autre, propositions qui, si elles ont des différences, ont pour point commun d'ignorer la responsabilité fondamentale du capital, des entreprises, dans la pérennité d'un chomage de masse. Est écarté l'objectif du projet communiste de sécurité d'emploi et de formation : une éradication du chômage, cette révolution libératrice pour les travailleurs. Est ignorée la nécessité de disputer le pouvoir au capital, d'une prise de pouvoir démocratique sur l'Etat, les entreprises et les banques, sans laquelle, quel que soit le pouvoir politique, c'est le capital qui continue de faire prédominer ses exigences de rentabilité.

Il ne suffit pas d'affirmer priorité au social et à la planète et de les déclarer inséparables. Des progrès sociaux et écologiques ambitieux et durables, nécessitent, pour être réalisables, des transformations économiques et politiques : des moyens de financement, échappant aux régles des marchés financiers, donc une prise de pouvoir sur les banques pour un tout autre usage de leur crédit (et pas seulement une action fiscale de l'Etat laissant intacte le pouvoir du capital) ; et des pouvoirs démocratiques nouveaux sur les entreprises et leur gestion, condition pour donner réalité à des nationalisations d'un nouveau type.

C'est l'originalité du parti communiste de pouvoir porter cette cohérence au niveau national et avec toute la dimension européenne et mondiale : transformer l'Union européenne, le rôle de sa monnaie et de sa banque, la BCE, agir ainsi pour une autre mondialisation. Notre originalité, c'est de pouvoir formuler des propositions immédiates, radicales et réalistes, dans la perspective de la nécessaire transformation profonde de la société, la libérant de la domination du capital, et de toutes les dominations (= rompant avec et dépassant le capitalisme). Dans la perspective d'un communisme de liberté. Il y a besoin d'exprimer cela dans la campagne présidentielle.Il y a donc besoin d'un candidat communiste.

Il y a besoin, en même temps que d'action, d'un large débat dans la société, dans les entreprises , parmi les salariés, avec les intellectuels, avec les organisations du mouvement social et politiques de gauche, dans lequel il serait possible de faire entendre et progresser des idées nouvelles, transformatrices. Si de telles idées font du chemin, elles pourront devenir les éléments du nouveau socle d'idées d'un projet de gauche à la hauteur des trasnformations nécessaires.

Pour l'instant, ce socle commun n'existe pas. S'engager dans la recherche précipitée d'un compromis, à supposer que cela aboutisse, ne pourrait aller au dela d'un plus petit dénominateur commun, défini au sommet, et reviendrait à ouvrir un nouveau chemin d'illusion, de nouveaux renoncements et de déceptions.

La candidature communiste à l'élection présidentielle permettra de faire entendre, mettre en débat et progresser les bases d'un nouveau rassemblement populaire et à gauche, transformateur.

La tâche est nécessaire, en toute conscience des difficultés à affronter, sauf à se soumettre à un nouvel effacement, à disparaître encore un peu plus, désarmant le mouvement populaire, alors que, quel que soit le candidat élu en 2022, serait ouverte la voie, avec l'aggravation de la crise, et faute d'alternative, vers un terrible chaos.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 19:19

 

INTERVENTION DE DENIS DURAND.

Conseil National du Pcf

12 décembre 2020

 

J’approuve le calendrier proposé (1) et la présentation politique qui en est faite dans le rapport.

Je voudrais attirer l’attention sur un point qui va beaucoup peser dans la préparation de l’élection présidentielle et dans celle du congrès : les élections législatives.

On connaît bien ce qui rend cruciaux, vu la situation actuelle du Parti, les moyens d’action que procure l’existence d’un groupe communiste à l’assemblée, aussi bien au niveau national qu’au niveau d’une fédération, par exemple.

Faut-il en déduire une stratégie dont l’objectif principal viserait à maximiser le nombre d’élus du PCF au moyen d’une alliance de premier tour avec Mélenchon, ou le PS, ou les Verts, avec des contreparties pouvant aller jusqu’à l’effacement à la présidentielle . Il s’agirait, en somme, de mieux réussir en 2022 ce que le soutien à Mélenchon n’avait permis d’obtenir que partiellement en 2017.

Mais 2022 ne sera pas 2017. Qui aurait imaginé, il y a un an, la moitié de la population mondiale confinée. Un appauvrissement général qui précipite toute une jeunesse dans les permanences du Secours Populaire . Et ce n’est que le début : dans trois mois, dans six mois, les plans de suppressions d’emplois des grands groupes vont commencer à produire leurs effets, juste au moment où l’État n’aura plus d’argent pour payer le chômage partiel ou pour protéger les PME contre la faillite.

Il faut remonter en juin 1940 pour trouver le souvenir d’un tel désastre national. Je parle bien de désastre national car la France va être particulièrement atteinte. Et ce sont les héritiers directs et revendiqués de Pétain et de la collaboration qui caracolent en tête des sondages, tandis que les actes de plus en plus liberticides de Macron commencent à produire une vraie crise de régime.

Dans un tel paysage, il est très important de faire élire davantage de députés communistes mais l’objectif principal de notre stratégie électorale ne peut pas se limiter à défendre notre place dans les institutions de la Vème République pourrissante.

Cela donne donc une tout autre signification à l’élection présidentielle. Loin d’être un mauvais moment à passer en attendant les législatives, elle peut être un moment décisif pour proposer à nos concitoyens de transformer la défiance en résistance et le ressentiment en action pour des changements révolutionnaires allant bien au-delà de ce qui a été accompli il y a 75 ans.

C’est possible. La radicalité d’un changement révolutionnaire est dans beaucoup de discours mais aussi dans les têtes. Quand nous menons notre campagne emploi sur le terrain, on sent que nous sommes au cœur des préoccupations des gens quand nous parlons d’éradiquer le chômage. C’est-à-dire une perspective politique révolutionnaire : sécuriser les êtres humains, pour leur permettre de conquérir de nouvelles libertés, dans le travail mais aussi dans la cité avec un essor sans précédent de la démocratie jusque dans l’entreprise, dans les relations entre les genres, les sexes et les générations, dans la vie culturelle et artistique. C‘est-à-dire le projet communiste tel qu’il a été défini au 38ème congrès.

Voilà l’apport dont toute la gauche a besoin pour se reconstruire idéologiquement et politiquement, pour être capable d’entrer en résistance et, entre autres, pour reconstruire des bases solides pour la représentation de toutes ses forces au Parlement.

Voilà, non pas ce que j’attends d’une candidature communiste à l’élection présidentielle, mais voilà la bataille dans laquelle je suis prêt à m’engager à fond avec notre candidat, comme pourraient l’être, j’en suis sûr, les 80 % de communistes qui se sont rassemblés sur les orientations du 38ème congrès, et bien d’autres encore.

(1) l’ensemble des travaux :

https://enavantlemanifeste.fr/2020/12/15/le-conseil-national-du-pcf-du-decembre-2020/

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 09:07

 

Texte reçu d'un ami et écrit par lui-même :

 

Testé ! (Par José)

 

            Hier je suis allé faire un test covid sous le chapiteau* de ma bonne ville, et Jeannie aussi. Simple précaution avant de recevoir les  fifilles puis de leur rendre visite. L'ARS et la municipalité ont organisé un centre de dépistage gratuit et sans ordonnance.  Coucagna ! Naturellement, il y avait du monde, moins que dans une grande surface voisine, certes, mais quand même. Nous faisons donc la queue, Jeannie et moi, respectueux et masqués comme nos voisins, et plus que dans une grande surface. Cela s'éternise quand même… Envie d'aller aux toilettes. Il y a tout ce qu'il faut à proximité. Parfait. Je me presse, afin de perdre le moins de temps possible, et le moins de place dans la file…. Mais au moment final, pas de papier… Aquela de maioun !

             Heureusement, j'ai des mouchoirs à usage unique dans la poche. Je retrouve enfin une place dans la file, bien plus loin, bien sur, bien décidé à me plaindre. Quand mon tour arrive,- tu en veux toi des papiers-, on me donne un formulaire à remplir: nom, prénom, date de naissance et tutti quanti. Et quand je le rends et crois pouvoir enfin poser ma réclamation, je m'entends expliquer que mon adresse internet n'est pas valable. Aqueu de cóu ! Et oui, cette adresse est la même que celle qui a été donnée par mon épouse, passée quelques minutes plus tôt et qui est en train de se faire explorer les narines. Une adresse par personne, on vous dit. Acidènt !

            J'ai beau expliquer que cela fait des années que nous sommes mariés, que nous avions déjà une adresse unique avant, que nous recevons tous nos résultats d'analyses sur cette seule et unique adresse, rien n'y fait. On me propose même, (puisque je suis un vieux, pardon, un senior, je ne peux qu'être incompétent en informatique) de me faire créer une seconde adresse par mes enfants quand je les verrai. En galerà !  Je veux avoir les résultats du test pour qu'ils puissent venir chez moi en toute sécurité, et j’aurais ces resultats quand ils auront créé chez moi ma nouvelle adresse et que je l’aurai transmise au laboratoire! Et ils pourront ouvrir mon compte alors que mon épouse ne le pourrait pas! Bel exemple de respect du secret médical! Toui lu fouòl noun soun à san Pouòn ! 

            Et pourquoi pas les envoyer chez mon médecin traitant dont on m'a demandé le nom sur le formulaire que j'ai du remplir quelques minutes auparavant? Finalement, on m'a proposé de passer les chercher au laboratoire le lendemain, en début d'après-midi. Heureusement qu'on avait longuement expliqué à mon épouse qu'une fois le test fait, il fallait rester chez soi pour éviter tout risque de contamination! Ma, doun sian aqui ? 

Et vers 14h30 aujourd'hui, je suis passé au laboratoire… il est ouvert tous les jours de 7H30 à 14h! On dirait un épisode d’Asterix.Pauvre de iéu! Saint Kafka, priez pour nous: j'ai peur que le nouveau monde ne soit une cauchemardesque métamorphose!En mantu luec, si ve souvent que dòou pu bestia nen fan un president. 

            Je suis sur que Marie Dalenga aurait ajouté que sur le formulaire était indiqué que le prescripteur était l’ARS, donc un organisme que nous finançons, que les tests ont été achetés avec notre argent à des entreprises privées, que ces tests étaient analysés par un laboratoire privé qui ne travaille bien sur pas gratuitement… Un avant gout de ce qui se passera avec les vaccinations ? ** On est bien loin des biens communs.  Zo, bolegam! Viva lo cambiament vertadier !

*Le chapiteau, c’est cette installation provisoire qui dure -comme souvent dans notre societé liberale à la devise bonapartiste “pourvu que ça dure” - qui tient lieu de salle des fêtes, de spectacles, voire de métingues depuis que le projet initié par une équipe à direction communiste a été torpillé puis abandonné .

**pour plus d’infos, voir entre autres, l’HUMANITE du 11,12 &13 décembre 2020.

************

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 22:13

 

Qui sont les gentils et qui sont les méchants ? ou "le cercle de craie causasien" de Brecht.

 

Tant qu’on en sera à savoir qui sont les gentils et qui sont les méchants, nous ne sortirons pas de l’aliénation et de la préhistoire.

La sentimentalité c’est la superstructure de la brutalité.

Certes, il ne s’agit pas de nier les sentiments, leurs valeurs, leurs raisons, leurs fonctions.

Ils traversent l’ « affection » comme la « fusion » comme la « séparation » font partie de l’humain et sont à nous et sont nous. Fusion-séparation-affection sont à la fois chronologiques dans la formation du bébé à l’adulte mais aussi permanentes dans l’action humaine au quotidien et dans son devenir.

Observer comprendre et dépasser l’effet immédiat des sentiments, est ce qu'il y a dans la superstructure QUI constitue une forme supérieure du processus en spirale d’humanisation. C’est un processus social, collectif, d’auto-construction-création de l’homme par lui-même et de la société par elle-même, des origines de l’homo habilis à aujourd’hui et dans son futur possible que le présent contient, dans ses différentes « étapes », et aussi dans celle de la société marchande passée (après le communisme primitif, préhistorique) et présente, aboutissant au capitalisme mondialisé, numérisé financiarisé et l’aliénation de l’activité humaine, du produit et des gestes du travail, aliénation à son paroxysme.

Aliénation devenue invivable au sens « matériel et moral », donc mortelle tout autant que l’exploitation irrégulée de la nature par l’homme, à l’instar de l’exploitation de l’homme par lui-même.

Il en va de l’usage de soi par l’autre comme de l’usage de la nature par l’homme. Il s’agit de l’usage de la nature par la nature et tout usage qui ne tend pas au maintien en santé (qui n’est pas un état d’équilibre mais un état de mouvement) de l’un et de l’autre (homme et nature) est une menace pour le processus d’humanisation infini, au-delà de l’espèce même, telle qu’elle se présente à nous-même aujourd’hui.

Dans le cycle d’accumulation privée A-M-A’ l’usage de soi par l’autre et aliénation sont égales, sont la même chose.

L’usage de soi en santé c’est l’usage de soi par soi où soi et l’autre résolvent la contradiction sans cesse répétée entre l’individu et l’espèce, dans leur survie individuelle et leur survie sociale ; où soi et l’autre usent dans le mouvement micro et macro du principe du cercle de craie caucasien passé de seconde nature à nature première.

Tout recul dans le domaine du dépassement de la sentimentalité et de la brutalité contient un recul dans la satisfaction des besoins et des désirs en santé.

Le bon, la brute et le méchant, c’est du cinéma et du mauvais cinéma et on se le fait tous les jours hélas. Particulièrement dans cette crise générale du capitalisme au paroxysme et les crises particulières conjointes de toutes les activités humaines, y compris sur le plan sanitaire qui ne fonctionne pas seul, mais en cohérence et en incohérence dans le fonctionnement social global. La tendance à la cohérence ou à l'incohérence mais en poursuite du mouvement (car la cohérence absolue c’est l’absence de mouvement, donc une abstraction "irréelle" dans l’abstraction mentale), c’est une régulation relative de  l’incohérence tendancielle, causale et aléatoire.

Le bon, la brute et le méchant, c’est du cinéma et en font partie les chantages aux sentiments, entre personnes, collectifs et d’Etat dont les autres découlent…

Pierre Assante. 15/12/2020 12:52:37.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 09:56

 

Intervention de Frédéric Boccara

au Conseil National du pcf

12 décembre

 

Merci à Marie-Jeanne Gobert pour son rapport. Je voudrais souligner qu’il repose sur un travail considérable de consultation de quasiment toutes les fédérations du parti.

1- Quelques mots sur la situation politique, d’abord. Les mesures prises par le gouvernement Castex pour prétendument « sortir du deuxième confinement » sont scandaleuses et révoltantes. On a parlé à juste titre de la culture, non seulement le gouvernement martyrise ce secteur, mais en plus du coup il laisse les gens en tête à tête avec Netflix et la télé… 

Outre de la culture, il faut insister sur la jeunesse, car le plan du gouvernement frappe fortement la jeunesse, et cherche à l’isoler politiquement du reste de la population. Un effort de division de plus !

Je me félicite de la tonalité du rapport sur le plan Castex. Cela tranche avec la position brouillée adoptée lors de l’installation du second confinement.

Mais il faut dénoncer le changement de régime qu’on cherche à nous imposer, vers un régime plus qu’autoritaire du point de vue politique, dont nos gouvernants ont besoin à toute bonde pour imposer et masquer leurs mesures économiques, leur monopole sur l’utilisation de l’argent, alors que la colère monte, monte. J’ai expliqué ce changement de régime dans une vidéo. On devrait être beaucoup plus incisif là-dessus.

2- Le grand enjeu de la période à venir, c’est de marquer la situation politique par nos propositions radicales et réalistes et notre projet.

Pour répondre à la crise, il s’agit de commencer à dépasser le capitalisme, notre projet en indique des voies. Il est absolument nécessaire de le porter dans le pays face à la crise, répondant au désarroi et à la colère.

C’est pourquoi je suis d’accord avec le principe du calendrier qui est de décider une conférence nationale au plus vite (et on pourra peut-être faire plus tôt) pour entrer sans tarder dans la campagne des présidentielles et en même temps de notre congrès en 2021. Nous avons besoin des deux, un congrès à l’automne (ou en décembre… comme en 1920 !) peut booster notre campagne.

Concernant une candidature communiste, certains ici ont dit « un candidat ok, mais quid du rassemblement ? », d’autres ont dit « pas de candidat communiste à la présidentielle, pour favoriser le rassemblement ».

Mais comme l’a très bien dit Denis Durand, la vraie question c’est d’avoir un débat sur le contenu d’une politique, sur un projet, dans une situation qui ne ressemblera pas du tout à la présidentielle de 2017 !

Pour cela il nous faut un candidat sans tarder et une conférence nationale « grand angle », qui aborde les questions de façon très politique.

3- Car il s’agit d’avancer un contenu à la hauteur des défis sociaux et sociétaux actuelsdes défis de civilisation a-t-il été dit à juste titre.

Nous avons devant nous une bataille en positif et une bagarre en « contre », qui doit désigner un adversaire, le capital.

Nous avons à mener dans du même pas une bataille pour refonder la gauche. Le tournant important est celui de 1982-83, avec les renoncements et le début de la démission face aux marchés financiers, jusqu’à la faillite du gouvernement Hollande.

Il va falloir aider nos concitoyens à y voir plus clair : une gauche qui fait de la taxation des riches l’alpha et l’oméga de la politique, ça ne va pas. Une gauche qui considère le « social » comme un accompagnement pour faire passer le reste, par exemple l’écologie, c’est une gauche qui n’a rien compris aux forces qui empêchent de relever le défi climatique et écologique, qui ne comprend pas au rôle du travail humain, ni des services publics. Une gauche qui ne parle que de la France et n’a pas un projet pour l’Europe et pour le monde, est à côté de la plaque, y compris pour changer les choses en France ! Une gauche qui ne parle que de nationalisations, sans parler de pouvoirs des travailleurs et de critères de gestion opposés à ceux de la rentabilité financière, c’est une gauche qui n’a pas compris les échecs de la gauche plurielle ou de 1981-82. Une gauche qui parle de la finance et de la taxer plutôt que de se saisir des banques pour un tout autre crédit, c’est une gauche qui ne fera qu’écorner cette même finance.

Pour les présidentielles, je vois 5 axes majeurs de notre projet, tels qu’ils ressortent d’ailleurs du texte de notre 38è congrès :

I. Une Sécurité d’emploi et de formation pour une autre relation au travail, et une nouvelle production écologique et sociale, c’est-à-dire comme un projet de société (à la fois économique, social et écologique) avec au cœur cette nouvelle sécurité émancipatrice permettant d’aller vers une libre une rotation des rôles, entre travail et non travail, avec un revenu sécurisé ;

II. Un essor nouveau des services publics profondément rénovés, élargis et refondés ;

III. La démocratie. Permettre l’intervention de toutes et tous, contester les institutions actuelles, en porter d’autres ouvrant de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs non seulement dans le champ politique traditionnel, mais aussi sur l’utilisation de l’argent à tous les niveaux, avec notamment l’idée de Conférence nationale permanente pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique ;

IV.Le monde. Pour une autre mondialisation, de paix, de partage, de culture commune, de développement des biens communs. Cela implique à la fois le niveau mondial, mais aussi des changements profonds au niveau de l’Union européenne.

V. La liberté, la dignité. Pour une société de l’émancipation de toutes et tous contre l’enfermement dans un rôle, un genre, une origine supposée, une religion ou une apparence. Une société qui allie développement de soi, dans sa singularité, et faire société.

4- La campagne va exiger de lier luttes et projet, dans une pédagogie politique de masse.

Il ne s’agira pas de seulement renvoyer aux gens ce qu’ils disent. Il y a une demande de sens, de proposition, d’éclaircissements, de décodage, pour entrer en lutte contre ce système : il s’agira aussi bien de porter la colère et la souffrance d’un vécu totalement ignoré par les grands de ce monde, que de parler des entreprises, des banques, de la BCE (comme nous l’avions imposé à Mélenchon en 2012) ou de ferrailler sur le revenu d’existence.

Le débat de fond va être très aiguisé, il va falloir faire preuve de pédagogie.

Le moment politique n’est pas seulement celui de la refondation de la gauche, mais aussi d’une société sur le fil du rasoir, certains pourraient dire d’un moment « pré-révolutionnaire », en tout cas d’une accélération, d’un bouillonnement de recherches d’idées, qui peuvent aller vers le pire… comme vers le meilleur.

5- Or malgré de réels progrès nous avons tendance à être encore en-deçà.

Nous souffrons d’une grande insuffisance à se saisir des idées novatrices du 38è congrès, base pourtant de notre orientation. Il s’attachait à analyser que le monde les marque par de profondes nouveautés, des véritables révolutions, qui exigent une révolution sociale et politique : un renversement des logiques et une prise de pouvoir politique pour cela. Nous ne sommes plus en 1975, ni même en 1985. Des révolutions informationnelle, écologique, monétaire, démographique, voire anthroponomique sont en cours.

De même, il est difficile de ne pas avoir une impression de grand écart entre affirmations communistes et surplombs incessants des alliances au détriment de l’avancée de contenus, et du nécessaire débat sur les contenus pour les faire avancer.

Est-ce en portant une proposition de loi sur la taxation des GAFA que nous dissiperons cette impression, et ferons avancer les idées ? Cette taxation rapportant 1 milliard porte le projecteur sur la répartition. Ne faut-il pas plutôt injecter dans le débat nos propositions d’institution nouvelle conférant des pouvoirs sur la gestion des entreprises et l’utilisation de leur argent ? ou notre proposition, adoptée en juin, d’un Fonds d’urgence et de sécurisation de 270 milliards d’euros ? Sans parler de dénoncer l’absence de pouvoirs démocratiques et de critères sur les centaines de milliards que la BCE déverse sur notre économie : pour le capital ou pour les travailleurs ? C’est pourtant une question de classe... moderne.

6- Il nous faut donc aller sans tarder dans la campagne politique de l’élection présidentielle, avec une conférence nationale « grand angle ».

Elle devra, à mon sens, traiter décision d’une candidature, projet et propositions, équipe politique de campagne, choix du/de la candidat.e.

Pour le projet et les propositions, nous disposons de deux matériaux principaux : le 38è congrès et notre projet adopté en juin dernier face à la COVID19.

Mais il y aura un énorme travail, je suis prêt à y prendre ma part, sans ménager ma peine, aux côtés d’autres camarades, d’autant plus que l’économie est décisive pour verrouiller – ou déverrouiller ! – les esprits : les banques ne sont-elles pas les nouveaux tanks contre les peuples ? Il y a un travail collectif considérable à effectuer. Nous devons d’ailleurs faire apparaître l’importance que nous donnons au collectif dans la période actuelle.

Pour finir, un mot sur l’idée de « collectifs locaux ». Je suis pour que nous avancions sur des collectifs locaux dans la perspective de créer aux présidentielles et pour la suite un grand mouvement populaire « contre la domination du capital et pour la liberté », avec la question de la sécurité d’emploi, de formation et de revenu en son cœur.

L’élection présidentielle, c’est une bataille de projet, de radicalité, d’apport d’explications et d’une posture.

Nous devons y aller pour marquer la vie politique. C’est très différent des législatives de ce point de vue, où il s’agit de connaître le plus de monde dans une circonscription, d’écouter, d’être en empathie. Mais ne nous y trompons pas : marquer la présidentielle avec nos idées, notre démarche et notre parti conditionnera grandement notre réussite des élections législatives.

Publié dans PCFLe débat sur l'alternative

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:16

 

Christine Castejon : « C’EST UN TRUC QUE J’AI JAMAIS COMPRIS », CECI EST UN INDICE DE L’ACTIVITÉ

Inventer des formes pour penser autrement.

 

En début d’année 2015, était organisé à Lille un colloque intitulé : « L’activité en débat. Dialogues épistémologiques et méthodologiques sur les approches de l’activité ». Christine Castejon a fait ce long article sur cet évènement. (LIEN EN BAS DE PAGE)

Document EXTRAIT de l’article :

L’appel Étonnants Travailleurs –voyage au cœur de l’activité. « Étonnants Travailleurs » propose, de façon originale et conviviale, de mettre en scène le travail, et plus largement l'activité humaine, dans leur complexité. En effet, travailler ce n'est pas seulement appliquer des consignes, des procédures, des théories... pour personne, dans aucun métier, dans aucun domaine. D'abord parce que ces consignes ne peuvent jamais complètement anticiper les situations telles qu'elles vont vraiment se passer pour nous. Mais surtout parce que chaque travailleur, quelle que soit sa tâche, y met son histoire personnelle, son intelligence, son expérience, ses émotions, ses relations aux autres... et parce que chacun est unique. Quand on travaille, en toutes circonstances, on pense, on ressent, on invente, on évalue, on fait des choix, on trouve des solutions pour surmonter les obstacles. « Étonnants Travailleurs » rassemblera des acteurs du travail au sens large : travail industriel, agricole, administratif, artistique, de service de recherche... mais aussi universitaire, bénévole, de recherche d'emploi, de création d'entreprise... et leur donnera l'occasion de venir parler d'un « morceau », d'un moment de leur activité. Venus de tous milieux, porteurs d'expériences différentes, évoquant ce moment de façon drôle ou saisissante, inattendue ou décalée, nous réfléchirons ensemble à construire des passerelles entre ces questions au cœur du travail : le langage, l'activité, la production des savoirs... Nous composerons un récit qui raconte un voyage : celui de ces étonnants travailleurs, un récit qui nous démontre que le travail est, véritablement, une question philosophique !

Ergologia, n° 15, Mai 2016.

 

L’article de Christine CASTEJON complet :

http://www.ergologia.org/uploads/1/1/4/6/11469955/art._4.pdf

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 13:45

 

Nuno casimiro : 

que as festas sejam boas!

"Les fleurs jaillissent des pierres en sueur".

En portugais et en français.

 

 

Hello personas que estimo. Le moment tant attendu de demonstrar que os tengo en mi agenda más personal è arrivato: ecco a few lines to celebrate it. 

En idioma republicano, suivi d'une version en français pour le persone con difficoltà per capire il portoghese. 

E que as festas sejam boas! 

as flores brotam das pedras suadas

Era um tipo pacato que vivia numa casa enorme a interromper a lisura da paisagem. Ocupava-se sozinho do quintal e do gado, reparava muros e chãos. Era um indivíduo metódico, que produzia o que comia e o que bebia.

Nos meses de calor, instalava-se ao serão no alpendre voltado a poente e fazia render o copo de aguardente de ervas maceradas. Na estação do frio repetia gestos idênticos, mas diante da pedra da lareira.

Ocorria-lhe escrever. Passava parte da noite a assentar parágrafos em folhas soltas. Durante dias, às vezes semanas, debulhava as frases que pousava naquelas resmas (nunca usou um caderno, bem ou mal composto). Voltava atrás, rasurava, rescrevia. Às folhas que rechaçava definitivamente reservava o fogo. As outras, definitivas e alinhadas num maço atado com um cordel, enterrava-as no rectângulo de terra para lá do alpendre. Às primeiras horas do dia, pegava no sacho e abria um rasgo no chão com um palmo de fundo, o estritamente necessário para acolher o fardo literário que recobria em seguida com a mesma terra.

Um dia ele desapareceu. O gado que andava à solta foi ratando o que encontrava na propriedade e depois foi-se afastando, à procura do que comer, até esquecer o caminho de volta ao estábulo ou, no caso das galinhas e dos coelhos, acabar digerido por raposas e milhafres.

Mais tarde, o rectângulo para lá do alpendre foi transformado em piscina. Uma escavadora esgaravatou uma caixa do tamanho de um casebre e aí puseram o tanque. A terra remexida tinha ainda algumas fibras dos cordéis que embalavam os manuscritos, mas das folhas, à vista desamparada, já não havia traço.

Mais tarde ainda, muito mais tarde, a piscina deixou de ser usada. Esvaziou-se de água e começou a acumular pó, terrões, um manto fino de matéria, o suficiente para alimentar as ervas rompendo entre as fendas do cimento.

 les fleurs jaillissent des pierres en sueur

 C'était un type tranquille qui vivait dans une immense maison, interrompant la platitude de l’horizon. Il s'occupait tout seul de son potager et de son bétail, réparant ses propres murs et planchers. C'était un individu méthodique, qui produisait ce qu'il mangeait et ce qu'il buvait.

Le soir, il s'asseyait sur le porche orienté à l'ouest et faisait durer le verre d'alcool aux herbes macérées. Pendant la saison froide, il répétait des gestes identiques, mais devant la pierre de la cheminée.

Il lui arrivait d'écrire. Il passait une partie de la nuit à poser des paragraphes sur des feuilles volantes. Pendant des jours, parfois des semaines, il décortiquait les phrases qu'il mettait dans ces rames (il n'a jamais utilisé un carnet, bien ou mal composé). Il y retournait, effaçait, réécrivait. Aux feuilles qu'il rejetait définitivement, il réservait le feu. Les autres, définitives et alignées dans un faisceau lié par une ficelle, il les enfouissait dans le rectangle de terre au-delà du porche. Aux premières heures du matin, il prenait la houe et ouvrait une déchirure dans le sol, une paume de profondeur, juste le strictement nécessaire pour recevoir le fardeau littéraire qu'il recouvrait ensuite de la même terre.

Un jour, le type a disparu. Le bétail en liberté sur la propriété s’est dispersé à la recherche de quoi manger, jusqu'à ce qu'il oublie les étables ou, dans le cas des poulets et des lapins, qu'il devienne repas pour renards et des milans.

Plus tard, le rectangle au-delà du porche a été transformé en piscine. Une tractopelle a creusé une boîte de la taille d'une hutte où poser la vasque. La terre brassée contenait encore quelques fibres provenant des cordes qui emballaient les manuscrits, mais des feuilles il ne restait plus de trace à première vue.

Plus tard, beaucoup plus tard, la piscine n'était plus utilisée, l’eau est devenue verte, puis la piscine s’est vidée de l'eau et a commencé à accumuler de la poussière, des pierres, d’un mince manteau de matière, assez pour nourrir les herbes qui se faisaient un chemin vers le haut, en brisant le ciment.

 

 

Lire aussi ANTICIPER ET DIFFERER :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/anticiper-et-differer-suite.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 07:45

ANTICIPER ET DIFFERER

La croissance des capacités à anticiper et à différer, en même temps, pour accroitre la capacité ultérieure d'intervention, est un indicateur de la croissance d’une civilisation, d'une entité pensante et agissante, d'un être humain. 

Pierre Assante. 12/12/2020 15:05:48.

 

Lire un peu plus :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/anticiper-et-differer-suite.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

 

 

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 07:24

 

ANTICIPER ET DIFFERER

 

Les conflits de recherche médicale qui sont des conflits d’intérêt sur les soins à donner à la pandémie sont dérisoires et m’intéressent relativement peu par rapport à l’urgence de soigner une société malade de l’accumulation de l’argent plutôt que des biens nécessaires à la vie humaine.

Par exemple l’énergie. L’Allemagne en supprimant le nucléaire a doublé sa production de CO2. Dans le même temps cela fait 30 ans que la recherche sur de nouvelles sources d’énergie, par exemple la fusion nucléaire, peine à trouver chaque année 4 sous des Etats du monde entier pour sortir de l’ère du feu de l’homo erectus, qui a quelque dizaines de milliers d’années d’existence, et quelques dizaines d’années de retard, ce qui fait beaucoup dans l’accélération du processus humain, et ne correspond plus en rien à l’expansion qualitative de l’humanité. Il ne s’agit pas ici du bel et charmant feu de cheminée mais de l’énergie industrielle dont l’industrie numérique a autant besoins que l’industrie mécanisée et automatisée.

A commencer et poursuivre ces arguments dans tous les domaines de la vie humaine,  il faudrait une encyclopédie collective infinie. Ce n’est pas possible ici dans une brève.

Si on veut donner les moyens à l’humanité pour soigner ses maux et ses mots et ne pas sombrer, c’est en consacrant une plus grande part des valeurs produites aux besoins sociaux et aux progrès des connaissances nécessaires à résoudre les problèmes de la société et de la personne humaine, chaque fois qu’ils se posent, et à une société vivante, se posent toujours des problèmes.

En économie, sortir de la course à l’argent plutôt que celle à la résolution des besoins sociaux s’exprime par cette formule : passer du critère de gestion P/C au critère VA/CMF (Transformer le critère « Profit sur Capital » vers « Valeur ajoutée sur Capital Matériel et Financier »).

Pour cela il faut des décisions politiques qui n’intéressent pas grand monde pour l’instant.

La croissance des capacités à anticiper et à différer, en même temps, pour accroitre la capacité ultérieure d'intervention, est un indicateur de la croissance en qualité d’une civilisation, d'une entité pensante et agissante, d'un être humain.

Pierre Assante. 13/12/2020 07:04:31.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 08:44

 

Pierre Ivorra : Pas de sécurité de l’emploi sans nouvelles libertés.

Chronique dans le journal "L'Humanité " de ce Mercredi 9 décembre :

 

Il est une dimension du projet de sécurité d’emploi et de formation rarement explorée et qui pourtant souligne toute la portée éthique du projet, sa dimension civilisationnelle.  C’est que sa réalisation induit que les salariés et le peuple travailleur gagnent en libertés, en pouvoir de décision à l’entreprise et dans la cité afin de maîtriser leur propre vie et celle de la nation. Comment faire obstacle à la spéculation des groupes, aux plans de restructuration, comment relocaliser des activités parties à l’étranger sans luttes et sans gain d’un droit à faire prévaloir des alternatives aux gestions patronales et aux politiques libérales ?

On le sait, le rapport du travailleur à son employeur est un rapport d’aliénation : durant un temps défini, il cède à ce dernier l’usage de sa force de travail. « Le rapport officiel entre le capitaliste et le salarié est d’un caractère purement mercantile, écrit Marx dans « Le capital ». Si le premier joue le rôle de maître et le dernier le rôle de serviteur, c’est grâce à un contrat par lequel celui-ci s’est non seulement mis au service, et partant sous la dépendance de celui-là, mais par lequel il a renoncé à tout titre de propriété sur son propre produit. »

Ce rapport de sujétion, le salarié d’un côté, et son employeur, de l’autre, ont chacun à sa manière tout loisir de le mesurer à l’occasion particulièrement des plans de licenciement. Le capitaliste peut dans cette situation apprécier son formidable pouvoir sur l’existence humaine tandis que ses obligés, s’ils ne se rebellent pas et n’arrivent pas à imposer un autre scénario, peuvent évaluer leur situation de dépendance. En outre ces hommes et ces femmes jetés sur le pavé, mis au chômage, qui rejoignent ce que Marx appelle l’armée industrielle de réserve, créée par le mouvement de l’accumulation capitaliste, forcent, par le jeu de la concurrence, les salariés au travail « à subir plus docilement les ordres du capital », écrit encore Marx avec justesse.

On comprend dès lors que l’éradication du chômage, la possibilité pour les travailleurs de l’éviter grâce à la conquête d’un droit à une formation correctement rémunérée en vue d’occuper un autre emploi, bouleverse la relation de l’ensemble des salariés avec le capital. La réalisation d’un tel droit n’est évidemment pas possible sans luttes, l’enjeu est, on le devine, trop important pour les uns et pour les autres puisqu’il s’agit de commencer à dépasser le capitalisme. Elle suppose que les salariés, les populations acquièrent des pouvoirs sur les réseaux de l’argent, sur les institutions, en bas et aussi tout en haut.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 08:03

 

Lettre à des hésitants légitimes

Sur les raisons de la présence dans les présidentielles

 

Bonsoir,

Je me permets cette brève et rapide réflexion :

L'état de la crise du capitalisme, profonde, et accélérée à quelques mois ou ans près par la pandémie (dont l'austérité hospitalière et autres dans les retards pris sur les besoins sociaux, n'est pas sans lien), met le pays et le monde en grand danger, s'il n'y a pas réponse des salariés et des peuples, dans leurs diversités et particularités, en ce qui concerne les remèdes possibles.

Nous avons longtemps parlé, des générations de communistes ont parlé de la crise générale du capitalisme.

Elle est là et elle est mûre ou très proche de l'être à son paroxysme.

Que des militants trouvent un lieu pour exprimer l'urgence de cette réponse et le contenu concret de cette réponse ne peut être que bénéfique.

L’intervention d'économistes communistes de l'école de "l'analyse de la crise de suraccumulation dévalorisation du capital" et ses effets dans une maladie générale de la société, et de « en avant le manifeste » où ils peuvent s’exprimer, constitue une alerte par rapport à cette urgence.

- Elle supplée tant bien que mal à l’affaiblissement idéologique de la société et en elle, plus relativement, des partis communistes, affaiblissement dont la cause première est la désindustrialisation et l’exportation des bases industrielles, alors que l'industrialisation a suscité l'existence de ces partis dans les pays industriellement avancés par le passé.

- Elle supplée à l’affaiblissement de la présence des salariés dans les partis communistes, des "actifs" ouvriers et employés, ce qui va de pair avec l'affaiblissement idéologique, par rapport au passé dans le contexte de l’expansion de la classe ouvrière concentrée dans de grandes unités favorisant les luttes ouvrières en concordance avec l’ensemble des intérêts des populations.

En 1956, de mémoire, les ouvriers représentaient près 60% des effectifs du parti communiste. En 1990 près de 30%. En 2010, ils ne représentaient plus que 8%. La transformation et l’extension du tertiaire et des services  n’en est pas la seule cause. Les TIC qui détiennent de grandes capacités pour une gestion nouvelle,  différente, des entreprises et de la société font partie de la classe ouvrière au sens que le salariat n’est pas uniforme mais divers et se tient toujours au cœur de la production qui permet aux hommes et la société de vivre. Ils sont à gagner politiquement et syndicalement à travers les événements de la crise et des entreprises. Ceci n'est pas une façon de mettre le reste de la population à part, évidemment..., c'est la rapprocher de la question de fond de la production et de l'échange. La massive abstention de la classe ouvrière et des couches les plus défavorisées (seul 1 électeur su 10 du Pcf est issu de ces couches sociales et de la classe ouvrière), laissant la politique du capital « s’occuper » d’eux, faute de trouver un débouché crédible à leur mal être matériel et moral.

Les dernières grandes batailles syndicales et politiques, SNCF, retraite, services publics etc. ont montré pour qui n’est pas aveugle, le rôle d’entrainement des salariés et de la classe ouvrière dans les luttes.

Moi qui connais assez l'Italie, je peux vous dire que ce rôle est perçu par des militants italiens qui n'ont plus le parti qu'ils avaient qui s'est auto-dissous (!), et qui ne réussissent pas à aller dans ce sens autant qu'ils le voudraient, ceci dit sans esprit de suffisance, mais pour mettre en valeur ce que nous souhaiterions tous développer, pour avancer tous ensemble :

POUR Donner un contenu aux luttes qui rejoigne la lutte pour le dépassement de l’exploitation de la force de travail qui a été le thème majeur du Manifeste du parti communiste de 1848 et qui a été le « fer de lance » de l’existence du parti communiste ; et pour reprendre le processus de désaliénation, Il y a la sécurité d’emploi et de formation et de revenu et toutes les mesures de prise de pouvoir sur l’argent, le crédit, les Banques centrales, la production monétaire, les DTS, etc..

Difficile, certes, possible oui, peut-être, à condition de se mettre en mouvement dans ce sens et de créer une convergence des forces de progrès dans ce sens, et pas dans un autre. C’est par l’existence du parti communiste dans le débat politique et l’action politique  et dans le paysage local, national, européen et mondial que pourra se faire un rassemblement, non autour de lui, mais autour de ses propositions, ce qui justifie sa présence dans les présidentielles avec un candidat.

Et d’ici là les évènements peuvent aller très vite et modifier sans cesse le paysage. La capacité de répondre rapidement à ces événements, c’est ce que pose le réseau "En avant le manifeste" dès maintenant, et bien sûr pas lui tout seul, du moins Je crois. Il est un élément important de la réponse

Pierre Assante. 11/12/2020 23:48:47.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 07:53

 

DEBAT : SEF ! S’ATTAQUER AUX CAUSES PROFONDES DE LA CRISE, LE CAPITAL avec DENIS DURAND.

Mercredi 16 Décembre 2020

à 19 H

avec Denis Durand, économiste, membre du conseil national du PCF en visio-conférence : https://bit.ly/33U3yvl

Les communistes appellent à rassembler toutes les forces pour stopper les licenciements, embaucher massivement dans les services publics, mobiliser l’argent des grands groupes et des banques pour préserver l’emploi et l’activité et les salaires dans les PME, organiser tout de suite la formation aux nouveaux métiers qu’exigera la transformation productive et écologique de notre société.

Commencer aujourd’hui à construire un système de sécurisation de l’emploi et la formation (SEF), c’est le fil conducteur pour en finir avec le chômage de masse et la précarité, pour dépasser le marché du travail.

C’est un projet de société qui donne de l’espoir, qui donne sens aux luttes et aux différentes revendications pour combattre l’ultralibéralisme, la domination du capital, en conjuguant bataille pour l’emploi, pouvoirs démocratiques nouveaux et bataille politique électorale, pour une nouvelle civilisation !

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 22:19

 

LE CHAUD ET LE FROID.

Le rassemblement et son contenu.

Présidentielles.

 

La parcellisation du travail dans l’entité de production et d’échange et dans le monde, en corrélation avec la numérisation, la digitalisation, la numérisation informationnelle mondialisée, ce que d’aucuns ont baptisée tout à fait à tort « la dématérialisation » du travail, de l’activité humaine, fait éclater la notion de propriété de l’outil de travail.

Cette réalité et le sentiment qui va avec, de la propriété privée de l’outil de travail, a porté, à partir de la vente de sa force de travail de l’ouvrier, du salarié, la croissance du mouvement communiste. L’extinction relative du sentiment de la propriété privée des moyens de production dont l’ouvrier industriel ou agricole, le salarié en général dépend pour assurer ses subsistances immédiates ou différées est une des causes de l’affaissement du mouvement communiste.

Pourtant cette tendance intérieure à la conscience humaine n’est pas morte et elle sommeille, vit dans ses angoisses du quotidien et du devenir, dans ses questions existentielles sur la condition humaine et sa place dans l’univers.

La conscience est la partie émergée de l’iceberg de l’accumulation sociale de la connaissance et de son usage dans la vie de l’individu dans la vie de la société. L’inconscient est la partie émergée de cet iceberg. Mais le tout vit et agit sur nos choix, nos comportements, notre façon de régir et réagir, y compris, et en unité sur l’aliénation des produits et des gestes du travail sous la contrainte de la vente de la personne de sa force de travail et des conditions monarchiques de cette vente.

Certes, les « conquis sociaux » du salariat ont modifié en partie les conditions de la vente de la force de travail, en particulier la réduction du temps alloué à cette vente de la force de travail, bien que le temps non vendu directement soit  aussi vendu et donc acheté dans les condition de vente-achat de la force de travail par le capital à travers toutes les activités allouées au temps dit libre.

Ce qui ne contredit pas les avancées civilisationnelles de ces conquis pas plus que les insuffisances de transformation de la société qui laissent intactes et la propriété privée des moyens de production et d’échange et la dictature de l’achat de la force de travail dont dépend le salarié.

Le salariat s’est répandu massivement, mondialement par rapport à l’origine du mouvement ouvrier du XIXème siècle. Dans le même temps la dictature de la propriété des outils de production et de l’achat de la force de travail s’est renforcée au point de devenir insupportable , invivable et de constater la fuite de plus en plus massive des populations, dans la faible mesure du possible, hors de la vente du temps de travail et dans la protection des revenus sociaux conquis par les luttes ouvrière, revenus cependant bien inférieurs aux besoins de développement de la personne et de la société. Le "revenu universel" est une illustration de cette fuite sans fin, sans but, sans issue en santé.

La guerre des paysans du XVIème siècle en Allemagne, illustrant le conflit entre l’Empire et la Papauté dans le contexte d’une aggravation du poids de la propriété féodale sur la subsistance des paysans et des prémisses de la classe ouvrière dans les mines etc… montrent le débat de la société marchande millénaire entre « millénarisme » et « les muses », l’attente du sauveur et la consolation de l’art laquelle rejoint la consolation religieuse contestée mais non dépassée dans une libération concrète, réelle.

L’attente du sauveur n’a pas disparu, mais la consolation religieuse a fait place à l’idéologie dominante de la bourgeoisie métamorphosée en détentrice des capitaux privés mondialisés, c’est-à-dire à l’espoir de tirer parti de l’échange A-M-A’ à son paroxysme et à son échec dans la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et son blocage progressif de l’expansion des échanges humains, « matériels et moraux ». L’abstention massive des « couches populaires » et de la classe ouvrière des pays originellement avancés dans l’industrialisation n’est pas seulement un renoncement au sauve, mais sans abandon à la croyance du sauveur, et une déception démocratique, mais surtout une immaturation des savoirs sur les conditions économiques de la servitude ou de la désaliénation. Chez le émergeants, c’est relativement différents et particulièrement différent dans la décolonisation des « émergeants » et la transformation du rapport de force économique de « zone mondiale de développement », ce qu’illustre la Chine.

Il y a dont quelque chose de profondément et fondamentalement changé entre cette Renaissance et la nôtre. Car nous sommes bien en état de nouvelle renaissance que contient la nouvelle révolution scientifique et technique, la numérisation, la mondialisation en voie d’achèvement empêché, ses conflits et crimes, ses découvertes et inventions géniales dont le peuple est privé dans sa plus grande partie, c’est-à-dire le contenu et le contenant de ces avancées humaines à la fois populaires et élitistes.

Mais il y a aussi quelque chose de commun entre ces deux renaissances caractérisées par ce qui vient d’être développé ci-dessus.

La grande aspiration à contester la propriété des moyens de production contraignant à la vente de la force de travail et à l’aliénation de la production et la consommation des subsistances, qui ont induit des choix et actes humains qui ont permis la naissance du mouvement communiste moderne (car le communisme ne date pas de l’industrialisation, il s’est exprimé tout au long de la société marchande millénaire, et dans le christianisme originel entre autre), dans des conditions nouvelles d’expansion, a perdu en partie sa force dans la dissolution de la conscience de la vente de la force de travail. Il faut en revenir au début de l’article sur la dispersion-parcellisation-mondialisation capitaliste de la production et du travail et de conscience du travail et de son besoin pour produire ce que la société et dans la société la personne ont besoin pour survivre, vivre, se développer, en soi et pour soi, dans son appropriation en santé de l’univers.

Le passage de 59% en 1956 à 8% en 2010 des ouvriers dans le PCF est indicatif de la transformation de la société nationale dans le marché international, numériquement, digitalement industrialisé, et l’aggravation de la taylorisation du travail du travail « manuel » vers dans le travail dit « dématérialisé » de l’industrie numérisée ; et évidemment dans ce passage dans l’industrie numérisée et le transfert d’activité vers les zones à bas coût de salaire va de pair.

Si les solutions économiques préconisées par les économistes communistes sont essentielles (SEF, création monétaire au service de la production, fonds et crédits démocratisés, droits des salariés et producteurs rejoignant les droits de l’homme (ou le contraire en rapports dialectiques), la prise de conscience des transformations sociales nécessaires tiennent dans cet iceberg de l’inconscient et du conscient unis, dans les rapports sociaux qui conditionnent historiquement et non éternellement les conditions de vie. C’est là où l’on distingue les courants chauds du marxisme et les courants froids du marxisme qui ne réussissent pas à s’unir, sciences et sentiments marqués tous deux de l’aliénation et des difficultés à l’élever au-dessus de l’emprise de l’aliénation vers la conscience de la libération de la personne, du producteur.

C’est dans cette dichotomie que tient le conflit entre rassemblement et contenu de rassemblement. Dans la période actuelle le rassemblement tient majoritairement plus de l’incantation que du contenu et le contenu ne réussit pas à pénétrer majoritairement l’iceberg de l’inconscient-conscience.

Pour revenir à « la guerre des paysans », l’on voit bien comment les deux, rassemblement et contenu, le chaud et le froid, l'inconscient et le conscient s’unissaient, au niveau évidemment de l’époque dans le religieux et sa contestation, malgré l’absence de conditions pour aboutir à un dépassement de la propriété féodale sur et vers la propriété collective du moyen de

production premier pour une économie agricole, la terre. Et pour tous, ouvriers, paysans, bourgeois, toujours : La Terre.

Et contre les dominations comme contre l'exploitation, réunies dans l'aliénation.

Courant chaud et froid ne s’uniront pas automatiquement. Il en ira de la volonté de les unir, donc de la conscience et du parti de les unir, du passage dans la partie émergée de l’accumulation et de la marche des systèmes de concepts en mouvement. Mais aussi et conjointement et en dernière instance de l’état final historique du mode de production et d’échange et des effets de cet état sur les hommes, leurs possibilités élémentaires et complexes, en unité, de survie et de développement.

Encore faut-il dis-je, prendre conscience de ce chaud et de ce froid, de la nécessité de les unir, et c’est bien de débat aujourd’hui entre refondateurs marxistes et économistes marxistes, débat qui traverse aussi bien les uns que les autres.

Tout cela demande long débat, longues réflexions et longues études scientifiques. Et longues luttes pour les revendications immédiates fédérant la revendication globale, les forces sociales la construisant, c’est-à-dire les hommes et leurs situations contradictoires dans le mouvement d’évolution, de transformation ou de mort si les contradictions du mouvement global dans leurs tendances mortelles ne sont pas dépassées.

Le choix d’aller vers une candidature PCF aux élections présidentielles de 2022 fait partie de l’effort d’unir rassemblement et contenu de rassemblement. C’est une tâche « simple » immédiate et concrète à saisir et à ne pas perdre. La situation actuelle va évoluer rapidement sous l’effet de la crise du système de production et d’échange. Les conditions de rassemblement et l’union du rassemblement et de son contenu aussi, dépassant le seul sujet des élections présidentielles.

Pierre Assante. 10/12/2020 09:33:57.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

ET

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 13:08
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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 09:13

 

LE VIRUS ET L'ANGOISSE

et L’ECHANGE A-M-A’

INVERSION :

Ce n’est pas l’angoisse qui crée le virus mais le virus qui crée l’angoisse.

L'inversion des causes et des effets

 

Certes, les effets agissent sur les causes, en relations dialectiques.

Il y a pourtant des effets et des causes et notre siècle, comme les siècles de société marchande et religieuse ont inversé cause et effets.

La production permet la consommation, mais dans le cycle productif long, millénaire, dans son déroulement depuis que l’humain s’est mis à produire les biens nécessaires à sa vie, et non seulement consommer ce que la nature lui offre à l’état original, la production est consommatrice et la consommation productrice.

C’est pourtant, dans la société productrice, la production qui est à l’origine de la consommation, et dans chaque point historique et du temps bref et long.

Depuis notre enfance jusqu’à notre mort, nous sommes formés à l’inversion des causes et effet ; Et cet effet d’inversion a pour cause la consommation liée au besoin dont l’évidence extérieure est plus importante parce que plus apparence, que celle de la production. Ceci d’autant plus qu’à la différence de la société agricole, l’acte productif industriel et dans l’acte industriel l’acte digital, sa dispersion dans une foule d’actes isolés, la totalité et la cohérence de la production est de moins en moins apparente pour le producteur comme pour le consommateur, le producteur-consommateur que nous sommes tous à la fois.

Et cette inversion est parvenue à un paroxysme mettant en danger la logique même de la production-consommation (et distribution), et par conséquent, la satisfaction des besoins et la cohérence besoin-désirs-satisfaction.

Ce paroxysme tient à l’inversion, dans le cycle élargi de la circulation du capital sur laquelle repose nos échanges, l’acquisition des biens pour vivre, entre Marchandises qui constituent les valeurs d’usage pour vivre et l’argent qui est le vecteur d’échange ; des biens qui parviennent sur notre table, qui nous permettent de nous vêtir, de nous loger, de nous déplacer, de nous former, de nous maintenir en relation entre les uns et les autres, et de nous distraire dans l’unité ce ces besoins, la production dite matérielle, stricto sensu en étant la base.

La grande nouveauté des derniers siècles, dans les modes de production et d’échange est le passage de l’échange « Argent-Marchandise-Argent’ plus » à « Marchandise-Argent-Marchandise-Argent’ plus ». C’est l’extrémité du système d’accumulation sociale dans le cadre de l’accumulation privée.

Marx remet sur pied la dialectique d'Hegel, belle et grande mais qui marche sur la tête.

Ce n’est pas l’angoisse qui crée le virus mais le virus qui crée l’angoisse.

Pierre Assante. 08/12/2020 09:00:30.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 03:50

 

ADDITIFS

 

ADDITIF1 : REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET « TEMPS LIBRE ».

Il en est de cette réduction et de son usage c’est qu’il en est de tout objet social. Soit il est maitrisé, en quantité et en qualité par la société et l’individu dans la société, soit il échappe à ses usagers, est récupéré dans la masse des marchandises comme nouvelle redistribution du profit des acheteurs de la force de travail vivante et morte, cristallisée, entre eux, les plus puissants détenteurs de capital étant les décideurs globaux. Ce en quoi selon l’usage de la réduction du temps de travail, elle est porteuse de libération ou d’aggravation de l’aliénation, et en unité un frein aux transformations nécessaires de la société, au dépassement de la contradiction entre forces productives, les hommes, leurs outils, leurs cultures, et le mode de production et d’échange.

 

ADDITIF2 : « DANS LE CAS OU LA CONSCIENCE NE PREND PAS ».

Il faut préparer le futur c’est-à-dire les conditions de prise de conscience possible.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 08:41

 

3. MATIERE LUMIERE VITESSE EXISTENCE CONSCIENCE POÉSIE. ROTATION.

   

MATIERE

 « …L’énergie noire, autre composante de l’Univers sombre n’est pas en reste. En 1998, une découverte fortuite chamboule la cosmologie. Deux équipes, l’une menée par Adam Riess, l’autre par Saul Perlmutter découvrent simultanément que les explosions stellaires (ou supernovæ) distantes étaient plus faibles que ce que le modèle cosmologique prédisait. Cela ne pouvait s’interpréter que par une accélération  de l’expansion de l’univers. Or, cette accélération  n’était absolument pas prévue. En relativité générale, toute forme d’énergie gravite, autrement dit réagit à l’action attractive de la gravité, et ne peut en effet que ralentir l’expansion de l’univers. Seul un fluide de pression négative, que l’on nomme généralement « énergie noire », peut s’opposer à cette tendance et conduire au contraire à l’accélération observée. Ce fluide pourrait s’apparenter à une énergie du vide dont la densité serait inchangée au cours de l’histoire de l’univers… ».  

Citation d’un article de Nathalie Palanque-Delabrouille, membre de l’Académie des Sciences, Directrice de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA). Dans l’Humanité Dimanche du 3 au 9 Décembre 2020.

 

MATIERE LUMIERE VITESSE EXISTENCE CONSCIENCE POÉSIE. ROTATIONS.

Sujet poétique de science-fiction :

Se pourrait-il qu’au-delà de la vitesse de la lumière il y ait une autre forme de matière, d’un autre type, d’une autre forme, de lois physiques différentes, faisant partie de la matière-temps en unité ?

Et que les formes de l’univers connu, issues du bigbang, soient limitées dans l’espace par cette vitesse (d’une façon énigmatique pour notre conscience, de par l’état historique de notre conscience en développement-complexification, mais tout autant matérielle) ?

Et que l’Existence d’autres formes de matière, celle observée depuis l'antiquité et réexaminée par la théorie de la relativité généralisée  et la physique quantique, et celle de l’énergie noire dans l’univers sombre, et toute forme, bien matérielle, trouvent une unité de l’ondulatoire, du corpusculaire, du quantique et du continu, dans ce rapport à la limite et au dépassement de la vitesse de la lumière ? Le tout dans les mouvements de rotation.

Combattre les interprétations de l’idéalisme niant la matière et lui supposant religieusement un esprit immatériel, passe-il par des fictions, comme les erreurs naïves et la poésie de Lucrèce ?

Plutôt tout simplement par la recherche scientifique et l’observation qui nous diront sans doute toujours, à travers « les âges », et l’infinie évolution-complexification de la nature et de sa conscience matérielle dont nous constituons, humain, une partie indissoluble de l’univers, que la matière, le réel  existe indépendamment de cette conscience humaine et de toute conscience de la nature sur elle-même dont elle fait partie, nait, se développe et meurt dans d’autres formes d’existence matérielles causales, aléatoires et progressives.

Avec des écarts et des rapprochements de santé, infinis, en spirale. Rotations élargies, en développement-complexification dans la spirale globale illimitée, infinie…

Sujet poétique de science-fiction ?

En tout cas plaisir de déadhérer…. Conceptuellement un temps d'essai volontaire "plus poussé" sans oublier l’anankè en mouvement des subsistances dans le mouvement de la conscience et des structures biologiques, mentales, sociales, mouvement des subsistances dans le mouvement de la conscience et des structures biologiques, mentales, sociales.

Pierre Assante. 04/12/2020 17:15:37.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 14:40

 

 

La rupture avec l’Union européenne est-elle un préalable nécessaire à la rupture avec le capitalisme ?

Analyse du débat et réponses critiques.

 

 

Evelyne TERNANT. 6 décembre 2020 :

 

C’était exactement le sujet du débat interne PCF en visioconférence organisé le samedi 28 novembre sous le titre «La rupture avec l’Union européenne est-elle un préalable nécessaire à la rupture avec le capitalisme». Le titre utilise le terme «rupture» et non de «sortie», ce qui n’est pas équivalent, car on peut imaginer qu’une «rupture» se traduise par une confrontation politique sans emprunter le chemin de la sortie, mais l’objet du débat a bel et bien été celui d’une «sortie» de l’UE «comme préalable nécessaire à la rupture avec le capitalisme».

L’argumentaire sur la «nécessaire sortie» repose au fond sur trois propositions : ......

 

......  SUITE SUR CE LIEN : https://enavantlemanifeste.fr/2020/12/06/sortir-de-lunion-europeenne/

*********

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 17:54

Pierre Ivorra. Le virus de l’austérité

L’humanité. 2 décembre 2020.

 

Le virus de l’austérité est probablement encore plus dangereux que celui de la covid-19. Depuis des dizaines d’années il affaiblit, ronge même notre système de santé. On le tait à l’opinion, mais dans notre pays, pourtant l’un des plus développés au monde, la crise sanitaire qui sévit durement et dont l’épidémie actuelle n’est qu’un des épisodes, risque de déboucher sur des blocages et même de nouveaux drames en série. En effet, pour prévenir et soigner, il faut des soignants, or nous manquons cruellement de médecins généralistes. Entre 2010 et 2020, leur nombre est passé de 94 261 à 85 754, diminuant de 8 505 praticiens et de 9 %. La situation est cependant encore plus grave qu’il n’y paraît. En effet, s’ajoute à cela une population médicale âgée, les médecins de plus de 60 ans représentent en effet 45.1% de l’ensemble des inscrits à l’ordre des médecins et ceux de moins de 40 ans 17.6%. Sans le maintien en exercice de généralistes retraités où en serions-nous et où allons-nous, sachant que ces hommes et ces femmes ne sont pas éternels ?

Le gouvernement actuel a annoncé avec éclat la fin du dispositif visant à limiter le nombre d’étudiants en médecine, le numerus clausus. La mesure, positive en apparence, est cependant totalement insuffisante dès lors que les moyens ne sont pas donnés aux facultés de médecine d’accueillir davantage d’étudiants. Seules 9 300 places sont offertes en 2021 alors que le nombre de médecins qui cesseront leur activité cette année-là sera supérieur à 10 000 et que les besoins sont estimés à environ 12 000 par an en raison de l’augmentation et du vieillissement de la population. La politique de fermeture des lits risque ainsi d’être justifiée par la persistance d’un manque de médecins dans les hôpitaux. Les déserts médicaux dans les territoires isolés, qui s’étendent y compris au sein des grandes agglomérations, vont se multiplier. La pénurie est toute aussi importante chez les infirmiers et les aides-soignants.

Depuis longtemps, les majorités qui se sont succédé ont augmenté les dépenses annuelles de santé, l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) de 2 à 2,5 % en moyenne alors que leur hausse réelle est au-dessus de 4 %. Comme quoi, il ne suffit pas d’appliquer des gestes barrières, de porter un masque, de trouver un vaccin contre la covid-19, il faut aussi trouver des soignants. Un grand plan de recrutement et de formation doit être lancé dans l’urgence. Cela suppose de réformer l’ONDAM, de mettre les dépenses de santé à la hauteur des besoins, particulièrement de ceux en personnels des différentes catégories.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 08:39

 

PRESIDENTIELLES.

Pour un candidat du PCF exprimant les causes de la crise et les solutions pour en sortir, la dépasser.

 

Ce qu’il faut prendre en compte, je crois, et de façon essentielle, dans ce que disent et analysent Yves Dimicoli, comme d’autres économistes et responsables politiques communistes de la Commission Economique et du CN, Denis Durand, Frédéric Boccara, Evelyne Ternant etc… c’est que nous nous nous trouvons dans et non devant une crise systémique qui menace la survie de notre espèce sur cette terre. Elle peut être voilée par le Covid19, mais fait son terrible chemin, pas seulement mais essentiellement dans l’économie réelle, au sens strict, ici et maintenant, mais aussi dans les têtes, depuis 2008, et de plus en plus, ce qui va de pair.

Se rallier à une "social-démocratie de gauche", quelles que soient ses "capacités électorales", et on a vu à plusieurs reprises ici et dans le monde qu’elles ne sont du tout efficaces, ni sur le plan électoral, ni sur le plan politique, ni sur le plan économique, c’est la garantie de l’échec et des déceptions démobilisatrices de la volonté de progrès.

Le « centrisme » de VGE, de sa trilatérale, de Biden aujourd’hui, nous montrent que le capital s’apprête à poursuivre sa domination sur tous les marchés, du travail, de la consommation, de la production, et international, avec les choix dont nous subissons les dégâts dans la vie quotidienne, dans l’absence de préparation du futur, dans l’affaissement général de civilisation, alors que les capacités des forces productives, nous tous humains, les salariés producteurs, nos techniques, nos savoirs, nos cultures pourraient ouvrir la voie à une nouvelle étape de l’humanité ; alors que tous les dangers nous menacent dans la poursuite du critère du choix du rapport PROFIT/CAPITAL dans la gestion de l’entreprise, des nations, de l’Europe , du monde.

Reconstruire  « la conscience du processus inconscient » que constitue un parti de transformation sociale s’appuyant sur une connaissance du mode de production et d’échange en mouvement de transformation ultra rapide MAIS en faillite, travail abandonné politiquement depuis des décennies (malgré une récente et insuffisante reprise), abandon dont on voit le résultat auquel elle nous a menés, entre autre avec le macronisme ici, c’est la tâche urgente par laquelle commencer pour constituer une rassemblement avec d’autres forces et conquérir un pouvoir dans les entités humaines du local au mondial allant dans le sens du progrès. C’est cette exigence qui constitue la nécessité d’un candidat du PCF aux présidentielles, à condition, bien sûr qu’il exprime collectivement une vue exacte de la crise et les solutions possibles à son issue vers un autre type de développement en santé sociale; et non pas seulement un nécessaire catalogue revendicatif.

En ces jours de commémoration d’un ancien président, rappelons-nous historiquement du tournant des années 1970, des avancées du mouvement ouvrier et populaire qui les a précédées ici, en Europe et dans le monde, et la reprise en main du capital par et dans la transformation des moyens de production, les nouvelles techniques de la révolution scientifique et technique, et l’outil constitué par la TRILATERALE et sa suite, dont justement, pour l’Europe, VGE a constitué une des trois composantes avec les chefs d’Etat du Japon et évidemment des USA en perte de vitesse, qui ont trouvé là une relance et une poursuite hégémonique.

Tous les éléments du rapport de force actuelS en ce début de XXIème siècle nous crient la nécessité de la reconstruction de partis communistes, base d’une alliance non autour d’eux, mais autour de solutions qu'ils promeuvent répondant à la crise, solutions promues par les luttes s’emparant des masses et des forces politiques, syndicales et citoyennes susceptibles de constituer une majorité d’opinion, de transformation progressiste. La bataille pour la sécurité d’emploi et de formation ...et de revenu contre la dictature de la vente de la force de travail, contient, dans le tsunami de la crise de l’emploi galopante en cours, un des éléments de ce rassemblement sur la base de la production et de la consommation des richesses nécessaires à la vie humaine.

Certes de nombreux événements peuvent se dérouler d’ici ces présidentielles et les rendre elles-mêmes fort différentes du scénario prévu par le capital et ses pouvoirs. Mais pour le moment nous en sommes là et c’est de là, de la réalité du moment, qu’il nous faut partir. Rappelons-nous aussi des mois de récentes luttes SNCF, services publics, et industrielles, et contre la « retraite à points », soutenues par l’opinion publique, et celles pour les libertés….etc.

Pierre Assante. Vendredi 4 décembre 2020.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:55

 

Je ne corrige pas ce qui peut être daté dans ce texte

 

Provoquer une catharsis par un éclair rapide et puissant sur la

crise systémique du capitalisme

 

Tout d’abord donner une vision des stades de développement du capital.

Dans leur réalité et non dans l’hypothèse toute faite de leur devenir.

Pour agir sur leur devenir.

 

Envisageons de schématiser à partir d’un choix volontaire de réalités de son développement

 

1 Le stade de la mécanisation.

2 Le stade de l’automation

3 Le stade de l’informationnalisation mondialisée

 

Chaque stade a démultiplié les capacités de la force de travail, les capacités productives, les capacités de surtravail, de plus value, les capacités d’accumulation et de suraccumulation du capital, de contradiction entre développement technique et culturel et profit capitaliste.

 

Chacun a démultiplié l’acquis « scientifique, technique, culturel » particulier et global du processus humain dans sa diversité et son unité.

 

Ce n’est pas parce que l’activité humaine, parmi laquelle « les services », dans sa totalité devient subsumée par le capital que la production du capital ne s’effectue pas dans la production dite matérielle.

 

C’est la première caractéristique de la crise actuelle contenue dans l’opposition contradictoire entre subsomption par le capital de toutes les activités d’une part, et renforcement du rôle propre de la production matérielle et de la classe ouvrière dans le salariat d’autre part.

 

C’est parce que la masse du profit augmente démesurément que la baisse tendancielle du profit s’accentue et entre en crise irréversible.

 

C’est  parce que croît démesurément, et c’est une loi tendance « congénitale » du capital,  la part du capital accumulé non  réinvestie dans la production  mais dans la spéculation, que la part du surproduit, la part de la plus value qui croît de même entre dans une contradiction explosive.

 

Tous ces phénomènes peuvent se résumer par l’illustration et la réalité suivante :

Alors que dans la deuxième phase de développement du capital, la plus value relative prenait le pas sur la plus value absolue, conséquemment au  fait de l’automatisation qui a induit ce que Paul Boccara nomme le Capitalisme monopoliste d’Etat Social, que,

1 dans la contradiction, dans l'unité des contraires, à l’opposé de la masse du capital spéculatif,

2 a tendance à croître  de nouveau la plus value absolue

3 et que cette fois ce n’est pas un phénomène seulement conjoncturel local, mais une tendance globale dont la création des dettes souveraines payées par le travail, par la plus value absolue est une des manifestations.

 

Cette opposition de la plus value relative et de la plus value absolue constitue l’élément révélateur de la crise systémique entrée dans sa phase mondialement informationnalisée, nouvelle.

 

Cette opposition se manifestée aussi dans la crise de la démocratie bourgeoise tiraillée entre deux conditions du profit et par conséquent deux méthodes de gestion de la société, dans laquelle le marché se trouve doublement en contradiction.

 

La résolution économique est dans la résolution de l’organisation du travail, et vice versa, la résolution de la libération de l’activité humaine, comme l’envisage sans doute un travail de recherche tel que celui d’Yves Schwartz. Les deux libérations en une, de l’activité et de l’économie et ses solutions spécifiques « en dernière instance », c’est le développement par l’acte volontaire de l’humanité, dans la lutte des classes, de tendre, à un rythme plus ou moins rapide en fonction du développement et de la crise et de ses contenus transformateurs, c’est le développement donc de la recherche de la cohérence de l’activité de la personne, de l’être social, dans la cohérence de l’activité globale de la société dans elle-même et dans la nature.

 

L’humanité c’est la conscience de la nature sur elle-même, comme le disait Marx, les deux en une et en processus, en  développement. La "démocratie du producteur", du "que et comment produire", question que (re)-posait Enrico Berlinguer dès 1971 dans l'Italie en crise, et question centrale posée par le marxisme dès son origine, répondant à la question centrale posée par la réalité du capitalisme, est la clef de voute de toute les réponses à la crise. C'est en  agissant par tous les moyens économiques, médiatiques, militaires, institutionnels, contre l'organisation de cette démocratie du producteur, que le capital maintient sa domination et oriente la société vers son auto destruction. Il fut un temps où l'on entendit "plutôt Hitler que le Front Populaire". Il s'agit de la même tactique suicidaire sous une autre forme.

 

La multiplication (et le fractionnement à l'infini) de toutes les "logiques d'école", des "logiques faussement collectives", considérée par certains théoriciens de l'économie et par certains philosophes comme un mal nécessaire correspondant à la reconnaissance de l'individu, n'est que le reflet d'une incohérence voulue par le capital; c'est le négatif de la liberté de pensée et d'agir, de la démocratie généralisée à celle du producteur, c'est la caricature du pluralisme démocratique; c'est l'incohérence au service des dominations; c'est la transformation de la pensée unique en pensée dissoute. C'est le négatif du rassemblement de la personne humaine et de sa libération, de son affirmation dans une cohérence maintenant en santé et son processus propre et le processus de l'humanité.

 

L'initiative, la créativité, la liberté de la personne humaine ne peuvent être libérées que dans le développement de l'être social. Leur complexification, leur transformation qualitative à des "niveaux supérieurs" sans cesse en mouvement ont besoin de leur racine sociale comme de leur racine biologique.

 

Ainsi économie et ergologie sont associées objectivement et doivent l’être aussi subjectivement, à cette transformation, et toutes deux relèvent et de la volonté humaine et donc du développement de la conscience des conditions « matérielles et morales » de cette transformation. Conscience et non téléologie, conscience c'est-à-dire actes bifurcateurs, expérimentations, avancées et « retours » et non marche forcée à partir de modèles théoriques intangibles.

 

Pierre Assante, 2 octobre 2011

 

P.S. Echanger dans un débat sur ces questions nous serait, il me semble, utile.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 07:29

 

 

Lettre de loin, Lénine,

7 mars 1917.

 

La première révolution engendrée par la guerre impérialiste mondiale a éclaté. Cette première révolution ne sera certainement pas la dernière.

La première étape de cette première révolution, plus précisément la révolution russe du I° mars 1917, est terminée, à en juger par les maigres informations dont on dispose en Suisse. Cette première étape ne sera certainement pas la dernière de notre révolution.

Comment a pu se produire ce « miracle », qu’en 8 jours seulement -laps de temps indiqué par M.Milioukov dans le télégramme fanfaron qu’il a adressé à tous les représentants de la Russie à l’étranger-  se soit effondré une monarchie qui durait depuis des siècles et s’était maintenue contre vents et marées pendant les trois années de grandes batailles de classe livrées par l’ensemble du peuple entre 1905 et 1907 ?

Ni la nature ni l’histoire ne connaissent de miracles ; mais chaque tournant brusque de l’histoire, et notamment chaque révolution, offre une telle richesse de contenu, met en jeu des COMBINAISONS SI INATTTENDUES et si originales de formes de lutte et de rapports entre les forces en présence que, pour un esprit vulgaire, bien des choses doivent paraître miraculeuses.

Il a fallu, pour que la monarchie tsariste pût s’effondrer en quelques jours, le concours de tout un ensemble de conditions d’une portée historique mondiale. Indiquons les principales.

Si le prolétariat russe n’avait pas pendant trois ans, de 1905 à 1907, livré de grandes batailles de classe et déployé son énergie révolutionnaire, la deuxième évolution n’aurait pu être aussi rapide, en ce sens que son étape initiale n’eût pas été achevée en quelques jours. La première révolution (1905) a profondément ameubli le terrain, déraciné des préjugés séculaires, éveillé à la vie politique des millions d’ouvriers et des dizaines de millions de paysans, révélé les unes aux autres et au monde entier toutes les classes (et les principaux partis) de la société russe quand à leur nature réelle, quand au rapport réel de leurs intérêts, de leurs forces, de leurs moyens d’action, de leurs buts immédiats et lointains……

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 06:15

 

René MERLE : « La communion des saints », nouvelle.

 

Heureusement, ce n’était pas du mousseux, comme Bénédicte l’avait craint, quand la mamie avait sorti la bouteille. Vraiment du brut. Elle l’aurait préféré en apéritif, comme il se doit. Mais elle avait levé sa flûte avec d’autant plus de soulagement que cela signait la fin du repas. Un repas sympathique certes, où chacun des trois avait mis du sien, mais où elle s’était toujours sentie en représentation : la nouvelle compagne de Mathieu, le petit-fils prodigue. Avec un peu de chance, s’ils échappaient au tour promis du jardin, ils pourraient filer vite fait, en prétextant les bouchons de la rentrée sur Paris. Après tout, ils avaient fait leur BA.
Consciencieusement. Ils s’étaient levés tôt pour un dimanche…….

……..SUITE SUR CE LIEN :   https://renemerle.com/spip.php?article1977

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Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

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