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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 09:05

 

mesure capitaliste du Temps  et Temps nouveau.

De la rapidité à moins mais mieux.

 

J’ai essayé dans « 2 questions pour procéder » de montrer le rapport entre la mesure du temps de travail déterminant la valeur marchande des valeurs d’usage que nous échangeons et employons, selon cette réalité sociale qui fait que nos conditions matérielles de vie déterminent nos mentalité et pas le contraire. Déterminations non mécaniques certes, puisque il s’agit de non de mentalité, catégorie abstraite, mais d’une infinité cependant marquée par ce que les rapports sociaux capitalistes contiennent de la mesure du temps qui est celle du capital (le TTMSN disait-on à juste titre).

Pour aller au-delà de cette démonstration limité à un moment historique donné, et pour en venir à ce qui est spécifique dans le capitalisme d’aujourd’hui (CMMNIF), il faut mettre en avant la contradiction entre ce que la productivité du capitalisme dans la révolution scientifique et technique pourrait libérer le temps et la poursuite de l’aliénation du temps à l’homme dans le maintien des rapports de production, d’échange et de consommation, dans la perpétuation anachronique des lois du capital : échange A-M-A’, suraccumulation-dévalorisation du capital. A la dissolution du principe de TTMSN (temps de travail moyen socialement nécessaire à la production d’un objet-marchandise et la détermination de sa valeur d’échange dans l’échange A-M-A’) par l’explosion de la productivité, ne correspond par un nouvel et nécessaire usage du temps. On pourrait dire qu’il s’agit d’une dissolution-rigidification des lois du capital au détriment des besoins humains, dans une contradiction croissante explosive entre possible et réel, ce qu’on retrouve dans le rapport travail prescrit/travail réel. C’est une explosion des contradictions du système, opérationnel un temps puis obsolète aujourd’hui, appelant son dépassement.

Cet anachronisme entre les capacités des moyens de production et l’usage qui en est fait pas le capital produit une déchirure dans l’usage du temps par les hommes. Il existe un possible d’usage du temps qui fut celui du créateur antique (philosophique, scientifique, historique) usant du surproduit mais ne produisant pas, étant au service d’un pouvoir exploitant sa créativité en l’exemptant de cette production agricole ou artisanale dans l’antiquité, industrielle et mécanique dans les temps plus rapprochés.

L’homme du CMMNIF (Capitalisme monopoliste mondialisé globalement financiarisé) se trouve entre deux temps, celui d’un usage du temps désaliéné et celui du temps aliéné. Il ne peut remettre en cause la RAPIDITÉ au profit du MOINS MAIS MIEUX (terme historique selon la réflexion de Lénine à la fin de sa vie par rapport aux suites de la révolution-prise de pouvoir) qui garantirait la qualité de l’usage du temps c’est-à-dire la qualité nécessaire au développement du processus humain, le rapport de l’homme à la société, à lui-même et à la nature, mis à mal par la maladie du capital.

L’illusion consistant à vouloir désimprégner les mentalités de l’imprégnation du mode d’échange en valeur marchande exacerbée du rapport au temps que contient cet échange, sans le transformer et le dépasser, fait partie de l’anticapitalisme romantique lassallien (1), lui-même imprégné d’une conception religieuse séculaire de la société marchande et aujourd’hui d’un mélenchonisme ou d’un scientisme qui ignore le processus nécessaire à une libération. Certains successeurs de la philosophie de Monod, celui de l’institut Pasteur font preuve d’usage d’une science développée pourtant coupée de la question sociale et de l’analyse du mode de production et d’échange dans lequel ils vivent pourtant de façon prégnante et contraignante.

Cette illusion consiste à ignorer le corps-soi, à scinder corps et esprit, à nier l’être social, son processus passé, sa résultante présente, l’ontologie qui l’a conduit du communisme primitif de clan et de travail collectif à aujourd’hui en passant par tous les stades de la société marchande et leur besoin de dépassement. Leur vision scientifique et leur vision sociale sont en opposition, l’une se voulant en mouvement, l’autre éternisant l’Etat présent de l’organisation générale de la société, même si elle consent une influence du mouvement des savoirs (2).

« Les verts » insistent sur l’idée qu’il faut économiser l’énergie et les matières premières contenues de façon limitée sur notre terre et leur usage par la société humaine. Souvent ils conçoivent la croissance telle qu'elle est pratiquée par le capital et ont du mal à imaginer une autre type de croissance. Pour eux la croissance est la croissance. Celle d’aujourd’hui, point. C’est s’enfermer dans le mode de production et d’échange actuel, se condamner donc à la destruction humaine et terrestre. Il n’y a pas d’issue vers une qualité de la croissance économisant la terre et les hommes sans une transformation qualitative du mode de production et d’échange en commençant immédiatement à s’attaquer à la financiarisation, à l’usage actuel de la production monétaire, par la BCE entre autre,  qui est la pointe extrême du libéralisme, de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A') par le capital. Une entité qui ne croît pas est comme un enfant qui meurt. La question est une croissance en santé qui permette à l’entité d’aller jusqu’au bout de sa vie et transmettre en spirale, en cercle croissant, son existence.

Et c’est bien là que le bât blesse. La résistance du capital par tous les moyens les plus puissants et les plus sophistiqués pour empêcher la transformation du mode de production et d’échange imprègne la société et les hommes et l’imprégnation consiste aussi en l’aliénation du temps.

La libération du temps,  la libération de l’exploitation, de la vente-achat de la force de travail, et la libération des despotismes d’Etat vont de pair.

Le rapport en santé aux nécessités, à l’anankè en mouvement en fonction du développement des capacités humaines, passe par l’usage en santé du temps, et sa libération de sa mesure pour déterminer la valeur marchande des valeurs d’usage, pour rendre aux valeurs d’usage une circulation en fonction des besoins et non du taux de profit, ce que peut permettre la productivité de l’industrie numérisée, l’automation, et la mondialisation mettant en commun les forces humaines de production et de pensée. « Artisanat » nouveau de développement des capacités, en opposition à l’aliénation des gestes  de la production dans le  capitalisme industriel (aliénation du travail par la division du travail manuel et intellectuel, jusqu’à la croissance actuelle exponentielle de la masse de l’armée de réserve des travailleurs, des producteurs), et recherche pratiquée par tous pourront être le nouvel usage du temps, la liberté et la propriété de l’homme nouveau s’attaquant à la préhension  de son univers et d’une conscience universelle en mouvement progressif, qui vont de pair.

Pierrot, samedi 23 février 2019

(1) Je crois qu'on pourrait considérer le romantisme allemand originel, celui de la bourgeoisie allemande aristocratique, politiquement impuissante dans un système encore quasiment féodal, aux forces productives capitalistes insuffisamment développées, lorgnant aussi sur l’Angleterre et son industrie ; ses philosophes et ses artistes, romantisme éclairé (Aufklarung) aussi par la bourgeoisie révolutionnaire française en action, romantiques allemands révolutionnaires en avance sur leur temps et en théorie sur la révolution bourgeoise, par rapport au néo-romantisme qui a suivi, y compris en Allemagne et ici même aujourd'hui, qui n'en est qu'une copie figée, anachronique, ridicule. En avance y compris sur la traduction de la praxis politique d’un Marivaux ou d’un Beaumarchais. Marx et Engels, leur analyse du capital en Angleterre et du capital tout court par extension, ne sont pas nés de rien… Mais cette avance a son revers de médaille, dont l’histoire allemande, la nôtre ici en France et celle de l’Europe et du Monde a fait les frais et auquel il faut porter remède. Remède au romantisme.

(2) Exemple récent, « Le bug humain », Sébastien Bolher, développe un savoir certain, mais où cerveau et société sont dissociés, malgré l’argument comportementiste insidieux et faux de la relation du cerveau à la société , et mis de fait objectivement, volontairement ou pas, au service du système actuel et du pouvoir actuel. Il n'en faudrait pourtant pas beaucoup pour basculer de cette vision comportementaliste et sociétale à une vision et une action sociale.

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:42

 

ANTICAPITALISME ROMANTIQUE

 

L’anticapitalisme romantique constitue-t-il une voie d’accès à une transformation progressiste de l’organisation sociale ? Je crois qu’il est difficile de le penser lorsqu’on tire le bilan séculaire de Lassalle et de ses avatars, de ses effets de 1875 sur la constitution de la social-démocratie allemande jusqu’au monde d’aujourd’hui et la permanence donnée et issue du Programme de Gotha.

Certes des conditions objectives et subjectives sous-tendent cette réalité dans la réalité globale du processus humain. Il se vérifie encore aujourd’hui dans l’affirmation de « s’adresser au cœur plutôt qu’à la raison », et les effets d’une telle affirmation et conception sur les réponses immédiates et à long terme à donner à la dramaticité des évènements qui se succèdent trivialement, du local au mondial, leur exploitation idéologique et leur concrétude dans la production-consommation et les rapports de production et d’échange.

Les sentiments font partie des réactions aux perceptions, ils sont une réaction du corps-soi (« social », ce qui est une tautologie) entre cette perception et la réalisation des besoins et des désirs qui en découlent.

Mais si le corps-soi n’est pas en capacité de synthétiser l’ensemble des perceptions à partir d’acquis conceptuels mis en œuvre, le mouvement de ces acquis ne pourra répondre en santé à la réalité ni à sa perception en relation dialectique, c’est-à-dire en fonction de ces besoins tout en assurant l’avenir du processus en santé aussi, même objet dans l’objet.

Une des plus fortes réponses à l’anticapitalisme romantique est la critique que fait Marx au programme de Gotha. C’est un document exceptionnel de la civilisation humaine qui devrait devenir non un « petit livre rouge », mais une communication d’un très haut niveau de conceptualisation apte à aider à la santé du processus humain.

MAIS Il faut constater que plus la puissance du capital, sa structure et sa superstructure, son « fonctionnement », sa « religion »,  son processus qui est le nôtre,  et sa complexification, se développe, croît, plus la réponse qui lui est donnée est romantique et plus la réponse romantique handicape son dépassement dans une action construite des victimes du capital, plus sa crise se développe aussi, plus ses contradictions le menacent de mort et menace de mort la société avec lui.

Etat réel en mouvement, négation de l’état réel, dépassement de l’état réel, 3 « moments » d’un processus qui les unit et les constitue en complexe 2 par 2 pour agir sur le troisième.  Chaque moment d’un processus et chaque élément d’un processus initie en boucle-spirale l’accomplissement du  processus  de l’état présent vers la négation de la négation en passant par la négation. La négation, c’est peut-être cela l’anticapitalisme romantique. La résistance à et de chaque élément-moment est constituée dans la relation dialectique aux 2 autres éléments et la chronologie des actions des uns sur les autres est d’ordre circulaire ou plutôt en spirale, puisque quelle que soit la croissance, sa qualité, sa causalité et l’infinie résultante de la causalité naturelle et historique, il y a croissance. En santé ou pas pour nous et notre espèce et son rapport à la nature et la conscience en mouvement de la nature qu’elle constitue.

Ce n’est pas là la négation de la flèche du temps, mais une vision hégélienne et marxienne de la dialectique de la nature et de la dialectique sociale qui emporte ma conviction dans la recherche de la vérité, et d’une vérité qui décrit le monde et ses capacités de se transformer en santé dans et pour le processus de l’humanité. Le dogmatisme est constitutif d’un « arrêt sur image » d’un élément-moment d’un processus, en négligeant les autres, arrêt sur image d’autant plus fréquent si l’on confond synthèse et syncrétisme.

Mais il faut bien reconnaître que la tendance à l’anticapitalisme romantique est une tendance des plus partagées (et dont chacun doit se poser la question pour soi-même), ce qui est finalement naturel, tant que le capitalisme, mode d’échange A-M-A’ au paroxysme du libéralisme, dans tout ce qu’il imprègne dans la société et le corps-soi, de ce mode d’échange qui est notre monde, n’est pas dépassé dans un autre mode de production et d’échange. La question est donc de la dénormalisation-renormalisation permanente micro agissant sur le macro, à partir de ses contradictions et du projet de dépassement qui peut en résulter et qui peut être à l’œuvre dans cette réalité contradictoire. La question est la conscience des obstacles qui sont dans la société et en nous pour procéder au double dépassement, celui de l’anticapitalisme  romantique et celui de la prégnance physique et morale de l’échange A-M-A’ qui sont une même réalité. Il n’y a pas de séparation entre la construction des mentalités, des systèmes de concepts individuels et collectifs qui se forment et la réalité concrète de notre quotidien et l’aliénation des produits et des gestes de production des produits dans la vente-achat de la force de travail. C’est valable pour l’acheteur comme pour le vendeur, mais évidemment l’effet n’est pas le même pour l’acheteur et pour le vendeur.

Enfin, comme exemple actuel, le rapport social entre l’usager d’uber et le conducteur d’uber n’est pas la vente de la force de travail du conducteur au réseau capitaliste mondial qui prélève une part de la valeur du produit du travail du conducteur. Les 2 premiers répondent à un besoin à satisfaire, le troisième à l’accumulation du capital qui va lui fournir sa puissance dans la guerre du capitalisme mondialisé, financiarisé, informationnalisé, le tout conduisant à la suraccumulation-dévalorisation du capital entrainant la crise de production et la crise de développement de la société et de la civilisation.

Mais si cette accumulation du capital, et si la financiarisation, et si la spéculation, et si le drainage des capitaux existent, dans le cas d’uber et tant d’autres dans le capitalisme d’aujourd’hui, c’est qu’il existe plus que jamais une production massive des « biens matériels » dans l’industrie de main d’œuvre et l’industrie numérisée que l’industrie de main-d’œuvre permet. C’est de « l’économie productive de biens matériels » que peut être extraite la plus-value alimentant la production monétaire et l’investissement reproducteur élargi de cette plus-value et les marges de plus en plus larges d’usage du capital les plus extravagantes et les plus nocives. De l’ensemble des activités matérielles, morales et symboliques, productives de biens et productrice de capital supplémentaire, le capital  extrait le profit, et avec lui la reproduction et la légitimation de son despotisme. Cette reproduction permet la reproduction de la société et de l’individu, sa vie et son processus. L’économie productive de biens matériels en permettant une plus-value dans la transformation d’un objet en marchandise  et sa valeur marchande par le travail et le temps de travail qu’elle a intégré permet en surplus la productivité de capital sans activité productrice sinon celle dont elle découle en amont. La crise est ce qui met à mal cette reproduction « immédiate » et à long terme. Et c’est bien dans la crise du taux de profit dans la révolution scientifique et technique que se dissout la société capitaliste. La société capitaliste est menacée de cette dissolution par les forces productives qu’elle a créées, homme, machines, technique, culture et morale qui en découlent. La Causalité n’est pas un automatisme mécanique, mais tout état découle de l’état passé, dans une infinité de bifurcations et de possibles qui se réalisent en santé pour l’humanité ou pas. Sachant que l’action de l’humanité sur elle-même et de l’individu dans l’humanité et leurs choix, intervient dans la continuité des résultantes, des sauts qualitatifs micro et macro.

Contradiction des AIE (Appareils idéologiques d’Etat, Ecole, médias d’Etat etc.) dont Althusser qui les nomme ainsi ne saisit qu’une partie de la contradiction, et idem dans les diverses « fonctions » de l’Etat. Exemple, l’impôt sur le revenu destiné à une répartition réduisant les inégalités pour assurer à la fois l’achat d’une force de travail en « bon état » et un « bon état » dont use de son côté la force de travail. L’impôt sur le revenu dont on a cassé passablement depuis longtemps cette  logique de répartition, progrès de la démocratie bourgeoise, est un compromis dans le rapport de force entre le capital et le travail. Vouloir aujourd’hui tirer de l’impôt, au moment  de la crise générale du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, et non directement de la plus-value, les moyens financiers de la transition vers un autre mode de production et d’échange post-capitaliste, c’est lui permettre de prolonger son agonie, sa nuisance et ses contradictions croissantes. C’est un compromis assurant la reproduction de la société et de la force de travail, mais ce compromis est remis sans cesse en cause, en détachant les financements de la production des richesses, des entreprises, au profit d’un impôt lui-même coupé de plus en plus d’une répartition assurant le renouvellement de la société. C’est l’exemple que donne déjà Salvien de Marseille dans la société esclavagiste et de petite paysannerie, l’Empire Romain dans lequel il vit au Vème siècle et dont il dit que les prélèvements sont tels que le travail agricole ne peut se renouveler suffisamment. S'en suivent vente en esclavage des paysans endettés, révoltes Bagaudes, ou fuite vers les zones barbares où la propriété de la terre n'existe pas. Contradiction d’autant plus forte aujourd’hui, dans une société développée et en pleine révolution scientifique et technique, ayant besoin d’une compétence en croissance exponentielle de la part de toute les populations, et en voie et en attente d’automation généralisée, d’introduction de "l’intelligence artificielle" assurant des marges énormes de surproduit et de libération de la main d’œuvre, libération usée par le capital pour réduire le coût du travail en augmenter la masse de l’armée de réserve salariée. Le capital, organisation obsolète de la société humaine,  et sa crise de suraccumulation du capital dans la crise de croissance de l'humanité, au même titre qu'une crise de croissance de l'enfance qui doit grandir en santé, sont une entrave croissante à un besoin de développement humain sans commune mesure avec le passé.

Le capital induit une morale contradictoire aux objectifs moraux dont il veut affubler ses victimes. C’est bien ce qui brouille le rapport de jugement moral de la masse des exploités d’avec les évènements induits par l’exploitation. Il n’y aurait pas à s’en étonner si nous étions pleinement conscients des causes de cette contradiction. Mais nous nous ne pouvons l’être qu’après coup, ce qui est peut-être quand même un processus de résolution des contradictions à travers à la fois l’éclairage moral conjointement aux conditions matérielles de vie créées par le capital, en dernière instance.

 

Pierrot, 20 février 2019

 

Schéma s'inspirant du schéma du DD3P d'Yves Schwartz et le développant en le combinant avec la production et le dépassement des aliénations "matérielles et morales" dans le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé (CMMNIF).

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:42

 

Je constate dans les statistiques qu'il y a pas mal d'entrées sur un lien de ce blog dont l'article a été supprimé, sur demande, et sur lequel les lecteurs tombent sur... du vide. en conséquence :

 

Les articles du site de "LE MANIFESTE" ayant été supprimés sur demande de ce blog, je reprends ici le texte original résumé, que j'ai fortement soutenu et soutiens encore, pour mémoire historique.

 

Pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle (résumé)

 

............

Comment définir l’objectif du communisme, les voies et moyens de l’atteindre ? Quelle articulation entre nos propositions, les luttes immédiates, les étapes indispensables et la visée communiste qui se construit dans ce mouvement tout en l’éclairant ?

Un changement profond de la direction nationale est-il nécessaire ? Quel engagement des dirigeants pour un effort de réorientation des idées, de la pratique et de l’action ?

C’est pour permettre aux communistes de débattre de ces questions essentielles et de se rassembler autour de choix clairs que, dans la diversité de nos analyses et réflexions, nous proposons ce texte comme base commune pour la discussion du 38ème congrès du Parti communiste. 

1. Un bilan critique

De la gauche plurielle aux collectifs anti-libéraux, jusqu’à notre résultat aux dernières élections législatives (2,72% des exprimés, le plus mauvais de notre histoire), notre affaiblissement n’est pas une fatalité. De fait, les profonds bouleversements qu’a connus le monde nous plaçaient au défi d’une analyse approfondie et du choix d’une novation communiste. Mais nos directions successives ont été gagnées par le renoncement, jusqu’à des choix qui ont déstabilisé et déstructuré notre parti.

2. Relever les défis de la crise

Le monde capitaliste connaît une crise systémique sans précédent qui aggrave ses fléaux et ses contradictions (chômage, surexploitation, destruction de l’environnement) et met en cause sa légitimité. L’idée qu’il est nécessaire de rompre avec ce système peut grandir. Encore faut-il dessiner les chemins d’une telle rupture. La montée des protestations, la révolution des forces productives et des mentalités peuvent ouvrir la voie vers une nouvelle civilisation.

Cela fonde l’actualité de la lutte de classes, main dans la main avec la révolution féministe qui s’engage, les luttes écologiques, les solidarités nouvelles qui se développent contre la xénophobie et le racisme, les luttes de la jeunesse. Un nouveau choc se prépare, plus profond, face auquel il ne sera plus possible de s’en remettre aux idées de conciliation avec la logique du capital. Notre parti doit se préparer à l’affronter.

3. Le communisme de notre temps : idéal éthique, visée historique, chemin de lutte

Le projet communiste vise une transformation radicale – processus révolutionnaire de dépassement du capitalisme - pour une société de partage des richesses, des pouvoirs, des savoirs et des rôles : une société sans classes, sans guerres, dépassant les nations où exploitation et aliénations sont abolies. Les luttes et rassemblements à construire et organiser doivent contribuer à ouvrir le chemin vers cette nouvelle société (sécurité d’emploi et de formation, services publics, productions écologiques et sociales, droits à l’égalité réelle, pouvoirs d’intervention sur l’argent et les moyens financiers, et appropriation sociale des moyens de production, d’échange et de financement).

4. Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste

Affrontement généralisé ou coopération et paix ? Face à la montée des périls, notre action internationale doit prendre une tout autre dimension. Il faut promouvoir la coopération et faire vivre nos valeurs anti-impérialistes, de paix, de solidarité et de codéveloppement

Pour sortir de la crise, il faut changer l’Europe pour une autre mondialisation : en finir avec la construction européenne actuelle, conçue au service de la domination du capital, et qui concentre la colère populaire. Notre responsabilité est de donner une perspective à cette colère. Comment ? Une position a été actée par nos précédents congrès. Cela continue de faire débat parmi les communistes. Ces questions doivent être instruites en avançant dans l’action, à partir de grandes batailles populaires permettant à la fois de porter la colère et de remporter des victoires.

5. Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires

Notre projet est démocratique et révolutionnaire. Il faut donc un rassemblement majoritaire, dont le contenu soit à la hauteur pour transformer l’ordre existant : c’est la stratégie du PCF.

L’unification du salariat est décisive pour construire les bases sociales de ce rassemblement. Les dominations – de classes, de genres, de générations, racistes, culturelles… se renforcent entre elles. Les luttes contre ces dominations peuvent s’épauler pour une émancipation conjointe.

Face à la recomposition politique en cours, la démarche communiste doit se déployer dans trois directions : construction politique, bataille d’idées et luttes sociales. Il s’agit de construire une union populaire et politique agissante pour sortir de la crise.
Il est essentiel d’être présents avec nos propres candidates et candidats à toutes les élections pour porter nos propositions originales : travaillons à en créer les conditions.

6. Pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire

Il y a besoin d’un parti révolutionnaire, organisé dans la continuité pour animer les luttes et ouvrir les perspectives politiques dont elles ont besoin pour gagner. Cela nécessite le développement, en son sein, d’élaborations théoriques et d’éducation populaire nourries du marxisme vivant, d’expérimentations et d’échanges.
Pour changer cette société, le parti doit permettre l’intervention politique des travailleurs, des travailleuses et de tous ceux qui sont exclus du travail, dans la proximité (celle de l’entreprise ou du territoire) comme au plan national et international.

Cela demandera un effort acharné. Ne nous contentons pas d’un relevé de décisions, fût-il détaillé, s’il reste inappliqué. Il faut décider d’une orientation générale et se donner les moyens d’un suivi de sa mise en œuvre.

Vie politique de proximité, formation et accès aux responsabilités sont indispensables pour, dans un même mouvement, repolitiser, répondre à la crise de la politique et commencer à engager des transformations de portée révolutionnaire.

 

Pour la totalité du texte, et les diverses interventions, aller sur le site de "Pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle".

 

 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 07:16
 

LUKACS-TRAVAIL-COUV-jpgArticle publié une première fois le 21 octobre 2011

 

EXTRAIT DE L'OUVRAGE, SUR LE LANGAGE (Lien en bas d'article), pages 286 à 311, avec l'aimable autorisation de l'éditeur (Editions Delga)

 

 

Notes rapides et remarque de développements possibles à partir, sur le dernier chapitre de ce volume de Georges LUKACS par rapport aux chap. précédents.

(et un "parallèle" personnel sur l'ergologie)

Editions Delga

 

 

Ontologie de l’être social

LE TRAVAIL

LA REPRODUCTION

Chap. « la reproduction de la société dans sa totalité ».

 

Pages

420 : Valeur

421 : Travail

Fin 422 début 423 : Forces productives. Apparences.

448 : à nuancer « réflexes conditionnés » par la suite de ce chapitre. Relire chapitre « complexe de complexes" (ici Lukacs revient sur  la critique du programme de Gotha par Marx, "droit égal", "langage", "phases de la société communiste"...) à la lumière de « la reproduction de la société dans sa totalité ».

462 : par opposition…. etc.

461 : c’est ainsi que…. etc.

464 : c’est pourquoi…. etc.

465 : Naît ici….une nouvelle marge de manœuvre.

 

Développer la théorie pour l'action : la croissance de la plus value relative par rapport à la plus value absolue décrite par Lukács (et politiques de Roosevelt et de Kennedy) et aujourd’hui (par rapport à Lukács), le « retour » de la PV abs. et la décroissance relative de la productivité par rapport à sa croissance d’après guerre (1939-45) puis sa courbe « ralentie », relativement bien sûr et quelles nouvelles croissances et transformations de la socialité que contient le capitalisme actuel comme prémices internes d’un nouveau mode de production.

 

Rapidité et contradiction du développement interne de socialité et de transformation. Transformation qualitative lente ou accélération-« explosion » ou pourrissement ? Optimisme révolutionnaire raisonnable et justifié.

 

Lien théorique et pratique avec la « nouvelle crise » et accélération du besoin supérieur de socialité. Base de recherches sur lesquelles s'appuyer pour le développement et un autre mode de production. Besoin de théorie, de travail théorique pour une société future à partir de la société présente. Le mouvement populaire et ouvrier quasiment démuni dans ce domaine, "avance à l'aveuglette" depuis sa formation y compris dans ses "essais pratiques" avortés courts et longs et ses transformations internes du système capitaliste..

 

Lien subjectif hors de l'ouvrage : Rapport de l’ergologie et rencontres du travail avec cette continuité accélérée de la socialité à l’intérieur du système. Besoin de GRT-Groupes de rencontre du Travail (auto-étude du travail, de leur activité, par les salariés et particulièrement les producteurs des "biens matériels stricto sensu" partout dans le monde, dans "le particulier et le général", eux-mêmes, à la lumière, avec l’aide de la recherche pluridisciplinaire sur le travail) sur les bases de la connaissance de tous ces éléments et non d’une ergologie « restreinte ».

 

-         et nouvelles formes de la propriété du capital et de sa gestion. Comment les "apprécier" ces nouvelles formes dans l'acte de transformation de socialité et de mode de production et d'échange nouveau, dans les luttes populaires, entre autre leur rapport "concret" aux interlocuteurs gestionnaires du système.

-         Epuisement relatif des nouvelles techniques contenu dans leur propre expansion. Suraccumulation accélérée. Transformation de la suraccumulation dans le nouceau mode de production, communiste.

 

Contradiction en apparence (en particulier dans certains constats sur le rapport du travailleur à l'organisation collective parcellisée -et aujourd'hui mondialement informationnalisée) entre les théories ergologiques et l'analyse du travail de Lukacs, mais convergences à mes yeux dans le rapport du "particulier" et de la "totalité" du travail et de la reproduction. Et le besoin pratique de théorie et de "prospective".

 

à méditer et à discuter sur le travail. Cet extrait n'est cependant pas détachable de son ensemble : « …Il nous faudra revenir dans d’autres contextes sur ce motif de l’orientation de l’évolution de l’homme par le travail et compléter ces remarques. Nous devons, pour dégager pleinement la nouvelle structure fondamentale née du travail, nous limiter ici au fait que dans le reflet de la réalité, comme condition de possibilité de l’objectif et des moyens du travail, se produit une séparation, un détachement de l’homme de son environnement, une distanciation qui se manifeste clairement dans la confrontation du sujet et de l’objet. Dans le reflet de la réalité, la représentation se sépare de la réalité représentée, et se condense dans la conscience comme une « réalité » particulière. Nous mettons le mot réalité entre guillemets, parce que la réalité est simplement reproduite dans la conscience ; une nouvelle forme objective naît sans doute de la sorte, mais pas une réalité, car précisément, sur le plan ontologique, il est impossible que le reflet soit du même ordre que ce qu’il reflète, sans même parler d’identité. Au contraire, du point de vue ontologique, l’être social se scinde en deux facteurs hétérogènes, qui, du point de vue de l’être, ne sont pas simplement hétérogènes, mais directement opposés : l’être et son reflet dans la conscience.

Cette dualité est un fait fondamental de l’être social. Les degrés antérieurs de l’être sont en comparaison très unitaires… »

Georges Lukács, « le travail comme position téléologique » Ed. Delga 2011. 

 

Pierre Assante, 2 juillet 2011

 

Partie de l'ouvrage sur le langage :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LUKACS_LANGAGE_1.12MB.pdf

 

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 08:35

Article publié une première fois le 16 juin 2012LUKACS2

LUKACS TRAVAIL COUV.-copie-1

 

La dernière grande oeuvre de Georges LUKACS "Ontologie de l'être social", le travail, la reproduction, l'idéologie, l'aliénation, comporte ces pages sur aliénation et division du travail.

On peut imaginer à la lumière de la mondialisation informationnelles aujourd'hui, son organisation du travail et ses institutions, combien le phénomène d'aliénation s'est amplifié, quelles sont ses conséquences sur les comportements sociologiques, politiques de la personne et de la société en tant que résultante.

 

12 bonnes pages sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LUKACS_Alienation_1971_12%20pages.pdf

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 07:06

rupture de cohérence.

 

Cette société, son système économique et social, et l'Empire, sont en rupture de cohérence.

Qui confond Bagaudes et révolutions, ordre et soumission, sécurité et éternité de l'ordre social. 

Dans une situation qui y ressemblait, en moralisant sur l'état des choses de son moment, mais rien n'est jamais pareil, Salvien de Marseille a bien essayé, sans succès...

Enrico de même avant de disparaître, dans un état de confusion national et mondial prémonitoire après le coup d'Etat du Chili.

C'est bien d'une dénormalisation-renormalisation indispensable de l'état existant dont il est question, en premier lieu comme réponse à la crise de suraccumulation du capital qui ne peut se résoudre dans le système existant. Et qui est un aboutissement économique malade, d'un processus philosophique, anthroponomique, ergologique, écologique, contenant un vers dans le fruit. Il en résulte une crise de la production élargie, quantitative et qualitative, des biens nécessaires à la vie humaine.

Toute réponse sociale en santé, c’est le renouvellement élargi de la création de richesses et leur qualité, sans lequel la société n’a pas les moyens concrets de créer ses propres remèdes. La création et non la simple consommation immédiate dans le cycle infirme A-M-A', qui est la réalité concrète et aussi la morale stérile du système et de ceux qui l’habitent, dans le déroulement quotidien de leur vie.

 

Pierrot, 19 février 2019

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 11:55

 

MASSE CRITIQUE. Le libéralisme atteint-il une masse critique ne permettant plus de bifurcation prigogienne en santé ? De quelle équipe faites-vous partie ?

 

Lorsque la masse d’un phénomène s’approche d’une masse critique elle s’approche aussi de son explosion.

C’est-à-dire que si les micros dénormalisations-renormalisations permettant une transformation qualitative lente, à l’image de l’évaporation lente transformant l’eau en vapeur, sont contraintes, l’eau bout

 

L’exemple de la masse critique des équipements du transport routier, procède à l’élimination des transports ferroviaires dont un re-développement répondrait pourtant aux besoins d’économie d’énergie, d’espace et de temps ; de modernisation en santé qu’ouvrent la révolution scientifique et technique, la mondialisation, la numérisation, l’informationnalisation et l’automatisation mondialisée, d’une organisation en santé du travail, pour l’homme producteur-consommateur dans son unité.

 

L’exemple des transports peut être transposé à l’ensemble des activités humaines, le travail salarié entre autre, y compris lorsqu’il n’est pas codifié, évidemment, c’est à dire lorsque la vente-achat de la force de travail n’est pas reconnue comme telle par l’institution. La  reconnaissance comme telle par l’institution passe par l'action syndicale et politique et par la prise de conscience de la réalité de cette ventre-achat de la force de travail, c’est-à-dire par une conscience de classe, le mot est démodé mais la chose est exacte.

 

Comment demander à une population jeune dont l’existence des services privés en ligne est le quotidien de poser la question du droit ?

 

Une société de droit formalise, codifie les rapports de production et d’échange. Le libéralisme élimine les codes. Codes du travail. Code civil… Le code unique et central devenant la gestion financière du taux de profit répondant à la baisse tendancielle propre à la modernisation dans une société dont le développement est basé sur l’accumulation du capital et la suraccumulation-dévalorisation qui en découle. Pourtant les aspirations à des règles, souples, en mouvement, mais des règles (Anthroponomie) répondant aux rapports en santé entre humains existent lorsqu’on va chercher loin dans les comportements et la pensée de la jeunesse.

 

J’en reviens de nouveau à l’idée qu’un mouvement de protestation contre les contradiction du système économique et social qui menacent le processus humain en santé ne peut trouver d’issue que dans ceux qui vendent leur force de travail ET qui possèdent les capacité de gérer cette société et qui peuvent utiliser cette capacité pour gérer dans un futur une société nouvelle à préparer et développer dans celle-ci. Le manifeste ergologique, issu des recherches ergologiques, par la voie d’une sortie du système taylorien,  pose la question d’une telle organisation du travail.

 

Les gilets jaunes (et tout mouvement de protestation) ne peuvent devenir des "sans-culottes" que s’ils rencontrent une classe jouant le rôle de la bourgeoisie révolutionnaire d’alors. En  juin 1789 le Tiers Etat se constitue en Constituante, la bourgeoisie s’appuie sur le mouvement populaire et la Prise de la Bastille le 14 juillet pour faire reconnaître la Constituante et elle décrète l’Abolition des Privilège de 4 août…. Nous n’en sommes pas là et une transformation du système économique et social n’est plus « soulever une plume » ni un coup d'Etat…

 

La classe révolutionnaire aujourd’hui c’est le rassemblement d’une majorité populaire pour la transformation en santé du système économique et social, sans quoi ce serait tout changer pour que rien ne change, ce serait remplacer une domination par une autre, bouclant la boucle sur une nouvelle société de classe, une nouvelle dictature de « l’élite ».

 

Une transformation radicale et progressive économique et politique s’attaquant et transformant le système financier du local au mondial en passant par l'Europe et la BCE demande une grande conscience des solutions à promouvoir.

Ce qui peut permettre ce rassemblement c’est justement la révolution scientifique et technique qui réclame et permet une participation de la masse des humains à leur propre gestion. Empêcher cette dénormalisation-renormalisation s’est créer une société "d’élite" sans avenir car elle ne serait capable que de s’autodétruire, accompagnant dans sa chute l’humanité. La question climatique, l’armement nucléaire, la crise de l’énergie étant des exemples d’autodestruction en cours.

 

On me demande si je fais partie d’une équipe. Oui, mon équipe c’est l’humanité, pas le journal que j’aime beaucoup et que je soutien, mais l’ensemble des humains qui forment l’espèce à laquelle j’appartiens en alliance avec la nature dont ils font partie.

 

Pierre Assante, 18 février 2019

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 13:50

EUROPE NOUVELLE (1)

Une nécessaire zone de développement et de coopération mondiale économique, politique, culturelle. (brouillon, projet, proposition). 

(reprise d'un article du 1° août 2018)

 

Pétrarque, 1304-1374 dans son poème sur l’Italie exprime de fait  une volonté l’unité nationale rassemblant les différents Etats en formation puis en développement qui la constituent. Elle s’exprime aussi non seulement dans sa demande du retour du Pape d’Avignon en Italie par exemple, mais aussi par sa conception de la culture, du savoir, du monde, dans ses œuvres latines, de ses jugements moraux sur les comportements humains à ses poèmes en « langue vulgaire », le toscan, sur ses rapports à la femme, qui illustre plus largement les rapports des être humains entre eux à un moment historique,  à travers la Laura de son Canzoniere.

Machiavel, (1469-1527) se trouve dans une situation plus concrète de mise en œuvre d’une politique dans La Toscane des banques, de la naissance des prémices de l’achat-vente de la force de travail (remplaçant la servitude) qui est la forme actuelle généralisée du contrat social, Toscane de l’explosion artistique symbolisant le progrès d’une société marchande en période de santé et d’expansion.

Leur point commun, c’est la richesse de développement moderne tant culturellement que dans l’avancée des forces productives de l’Italie d’alors et de ses entités étatiques morcelées dans le cours de l’histoire de la péninsule, de l’antiquité aux invasions barbares et à la reconstitution d’une société marchande nouvelle en avance sur son temps.

Mais c’est aussi ce qui les suivra dans l’échec de leur effort. Les Etats modernes de la Renaissance Italienne vont être dominés par les Etats centralisés en formation, leur puissance militaire, la puissance politique et économique qui en naitra.

L’Europe imite quelque peu l’incapacité des Etats italiens de la Renaissance, et ce n’est pas d’aujourd’hui. La puissance des USA naît aussi de la division capitaliste des pays européens développés, des guerres impérialistes qui en découlent, le tout évidemment de l’incapacité des marchés nationaux à coopérer plutôt qu’à s’affronter. Mais encore de l’incapacité du capitalisme lui-même, en soi, de se développer sur les vieilles règles héritées des développements historiques passés. Double pesanteur de l’Italie du Sud et de son substrat grec antique et ses règles.

Il n’est pas question de faire de cette comparaison simpliste une doctrine au service d’un nationalisme européen. Le centre d’une transformation progressiste du monde d’aujourd’hui est le dépassement de la forme actuelle du mode de production et d’échange, le capitalisme tel qu’il est devenu, mondialisé, financiarisé, numérisé, donc dépassement engendrant la coopération dans toutes les relations entre zones mondiales de développement et d’échange. A condition de favoriser le développement de ces zones pour le développement de toutes, l’Europe parmi elles. Cohérence et cohésion économique et politique font partie de ces conditions. Pour l’Europe de même, et pour l’EU et une future EU de coopération démocratique de même.

Evidemment, le centralisme et les décisions autoritaires camouflées  dans l’ignorance des peuples de leur contenu et leur projet capitaliste inavoué ou avoué, mais claires dans leurs effets négatifs, et effectives dans leur application, par la Commission et de la BCE, c'est-à-dire les Etats de l’UE concertés ou pas, les plus puissants en tête, ne vont pas dans ce sens d’une Europe de coopération démocratique et de développement général. Mais le rejet des méfaits du capitalisme sur l’Europe et la solution des replis nationaux et nationaliste non plus.

On peut poursuivre, sans en faire une assimilation historique entre les deux moments, celui de Pétrarque ou de Machiavel et le notre (2), ce qui serait ridicule et anti historique, la réflexion sur les événements et décisions actuelles de nos apprentis sorciers au gouvernement des Etats européens et de L’EU, par rapport aux Etats Italiens du XIVème et XVème siècles, et au gouvernement du monde : domination du capital US en tête et aujourd’hui le degré supplémentaire du capitaliste symbolisé par l’éclatement « trumpien » de ses propres règles internationales, bafouées systématiquement certes depuis toujours, mais plus prudemment pour les intérêts capitalistes, après le conflit de 1939-45 et avant Trump, illustration du degré supplémentaire de la guerre économique capitaliste et de la concentration capitaliste, qui sont un même mouvement dans deux manifestations de la réalité de notre monde malade à soigner par dépassement du système.

 

J’essaie d’énumérer en vrac et sans grande clarté et organisation du propos sans doute, les points et besoins auxquels répondre pour cela, et sur lesquels réfléchir pour agir.

1) une nécessaire zone de développement et de coopération mondiale économique, politique, culturelle.

2) mesures progressives et radicales de transformation du système bancaire et financier, de la création monétaire, de Fonds démocratiques (régionaux, nationaux, européen, mondial, reforme du FMI, usage des DTS pour échapper à la domination du dollar, etc.), loi SEF, organisation du travail mettant en cohérence la personne, l'entité de production locale et globale, les besoins humains de la personne, du local au global. Economie, politique, ergologie, écologie, anthroponomie, en interdépendance. Développement de la conscience de la nature sur elle-même, l'humanité. Mise de la révolution scientifique et technique, de la numérisation mondialisée au service des besoins humains. Construction d'une nouvelle civilisation correspondant à ces moyens et ces besoins en développement

3) Bilan de la construction capitaliste de l'UE. Conquête des marchés vers l'Est au détriment du développement global de l'Europe, de ses salariés, de la population, au détriment de marchés et de coopérations stables et en développement historiquement institués dans le passé et à réformer dans un sens progressiste et non par destruction de l'ensemble. Aggravation d'inégalités locales, nationales, générales. Domination stérilisante des Konzern sur l'économie européenne eux-mêmes dominés par le capital US.

4) Analyser l'épisode de la destruction de l'entité yougoslave, initiation de l'aggravation de l'état de guerre des marchés, de la montée des nationalismes contre la coopération, date marquant la fin de l'effet de marché dominant sur l'état de  paix relatif.

6) besoin d'Europe, confédérale, d'une zone de développement et de coopération avec les autres zones de développement et de coopération pour une mondialisation progressiste.

7) danger impérieux de dissolution des entités humaines de coopération et de développement et de l'état de paix relatif si cette politique n'est pas mise en œuvre sous la pression des luttes ouvrières et populaires dont la situation de l'emploi, entre autre, s'aggrave exponentiellement.

6) besoin d'organisation du salariat au niveau de la mondialisation numérisée, de l'Europe à partir des luttes locales et nationales et des besoins qu'elles manifestent, à unir à l'international.

7) lien entre les acteurs du cœur de la production des biens nécessaires au développement humains, ouvriers, ingénieurs, techniciens, cadres, formateurs et tout le salariat (3) dans sa diversité et toute la population qui souffre comme eux des contradictions entre besoins humains et taux de profit lié au mode de production A-M-A', suraccumulation du capital, dévalorisation du capital, et guerre de marché contre la coopération et la paix.

6) Prolétaires de tous les pays, vendeurs de votre force de travail, unissez-vous, reste au cœur du développement humain. La réalité du capitalisme en tant que mode de production et d'échange, sa force de développement s'éteint. Sa poursuite menace l'humanité. Une action humaine de transformation-dépassement conscient partant de projets concrets, de rassemblement-synthèse de la recherche sur l'activité humaine dans sa diversité et sa multiplicité est un besoin impératif. Je renvoie encore aux propositions de la commission économique du PCF, mais pas seulement, aussi à toutes les recherches et formes d'organisation tendant au progrès de l'activité humaine, de l'organisation du travail en fonction de la personne humaine en premier lieu.

 

Pierre Assante, 1° août 2018.

 

Notes

 (1) Il fut un temps où un hebdomadaire de recherche politique, lorsque la production était organisée en dernière instance économique au niveau du marché national, avait pour titre "France Nouvelle", celle du CNR (Conseil National de la Résistance, créé le 27 mai 1943), d'Ambroise Croizat (Responsable CGT métallurgie puis ministre communiste du travail, au centre de la création humaine que sont la Sécurité Sociale et les systèmes de retraite), etc.

Aujourd'hui pour un nouveau développement humain, pourquoi pas "Europe Nouvelle" pour une France nouvelle, et une civilisation nouvelle de coopération, de liberté et de partage d'une croissance qualitativement nouvelle.

 (2)  Gramsci s’est essayé à la chose sur la question du pouvoir, du Prince moderne, de l’intellectuel collectif.

(3) Cette illustration : une chaîne automatisée ne doit pas nous cacher les être humains qui l'ont réalisée, l'entretiennent, la font fonctionner et l'alimentent en matière première brute ou élaborée. Et tout ce qui la relie à l'ensemble de la société.

 

POST SCRIPTUM. J'ai voté (Nous avons voté nombreux) NON au référendum sur le traité de Maastricht de 1992, et NON au TCE (Traité instituant une constitution pour l’Europe) de 2005, pas contre une construction politique, économique et culturelle, une entité européenne (confédérale dirai-je pour ma part aujourd’hui), mais contre une constitution antidémocratique confiant par l'intermédiaire de ses institutions les pouvoirs aux monopoles capitalistes, financiers, renforçant les attaques antisociales contre les acquis de la Libération et contre leur développement, et renforçant aussi les divisions agressives du monde. Des résistants et partisans s'étant battu sous l'occupation nazi pour l'entité française ont voté NON  à la constitution gaulliste, pour les mêmes raisons et pas contre l’entité française, ça se comprend très bien.  Ce qui n’empêche pas de lutter dans le cadre de ces traités contre leur politique antisociale, comme nous nous battons dans le cadre de la république française pourtant tout aussi capitaliste que l’U.E, par exemple pour la création de fonds financiers démocratiques mis à disposition de la production et des services publics en fonction des besoins des travailleurs, producteurs, et de la population, entamant un processus de transformation révolutionnaire du mode de production et d’échange. L’article 123.2 du traité par exemple peut être utilisé comme une brèche dans la politique du capital pour ce faire.

D’autres, en haut lieu qui ont voté OUI se parent aujourd’hui des vertus anticapitalistes. Un rassemblement de progrès ne peut être leur œuvre, ils ne peuvent en être les maîtres d’œuvre. On le comprend de mieux en mieux dans leur comportement politique, économique et social et même personnel. Et leur souverainisme plus ou moins avoué n’est que le voile de leur soumission objective, sinon subjective, à l’état actuel du monde.

Il s’agit d’éclaircir le paysage et de tracer dans l’union un chemin.

Le débat (scission?) à l'intérieur de Die Link ou le départ (provisoire?) du PCB de l'organisation du PGE, évènements récents, comme les positions plus anciennes du PdG  ou de FI relèvent de la confusion à dissiper, sous peine des plus grands dommages.

15 août 2018

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/07/europe-nouvelle-une-necessaire-zone-de-developpement-et-de-cooperation-mondiale-economique-politique-culturelle.brouillon-projet-pro

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 08:03
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ERGOLOGIE

CONSTRUIRE UNE NOUVELLE ÉTHIQUE.

Essai Avril 2014

 

CONSTRUIRE UNE ÉTHIQUE EN MOUVEMENT CONTRE UNE ÉTHIQUE FIGÉE.

DÉPASSER LES NORMES ACTUELLES DE LA MESURE DU TEMPS DE TRAVAIL.

C’EST ENTRER DANS UNE ÈRE DE L’ÉTHIQUE AUJOURD’HUI ENCORE EN PRÉHISTOIRE.

Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur » Karl. Marx, 1844.......

 

 

lire : ici

http://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

 

 

_____________________________________________________________

 

Voir aussi : Colloque national 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/02/colloque-national-les-16-et-17-mai-2019.bases-theoriques-et-pratiques-pour-l-apres-capitalisme.html

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 12:10

Article publié une première fois sur ce blog le 12 février 2019

 

APPEL DES 7

 

Un appel à la convergence unitaire, dont le texte à l'intérêt de mettre l'accent sur les enjeux de contenu de l'indispensable unité. Ce texte est titré:

"Urgence sociale, urgence écologique, urgence européenne. Pour y faire face, FORCES DE TOUTE LA GAUCHE, RÉVEILLONS - NOUS ! Sans une tout autre politique économique il n'y aura ni justice sociale, ni voie de salut pour la planète et pour l'Europe"

Cet appel est initié par trois philosophes et quatre économistes:
Économistes : Laurence Scialom, Frédéric Boccara, Ulf Clerwall et Robert Salais.
Philosophes : Robert Lévy, Xavier-Francaire Renou et Hadi Rizk.

Ce texte sera ensuite installé sur change.org où il sera aussi possible de le signer sur le site des organisateurs.

 

LIRE le texte : ICI

https://pierreassante.fr/dossier/Appel_des_7.pdf

 

POUR SIGNER : ici

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 06:33

 

MÈRE ET VIERGE

 

Car les réalités qui font le monde

Elles ont besoin du non-réel pour

Qu’en partant de ce dernier on puisse

Les reconnaître

Ingeborg Bachmann

cité par Christa Wolf dans « Cassandre »

 

Regardez

Ce qui est archaïque en vous

Et que vous croyez évanoui.

Qui vous emprisonne toujours et pourtant se justifie

Par votre être

Humain

Son histoire passée non à effacer

Mais à dépasser

Rien n’est effacé sur lequel on construit mieux

 

Bonne Mère Vierge Marie

Si Jésus a existé pourquoi faire de Marie une vierge

Possession et protection

Reproduction féminine et liberté masculine

 

Interrogation vitale et réponse de classe

Le bug humain

De l’honneur et de la propriété

Logé dans les parts du cerveau qui allient

La motivation et la créativité

Sur la base de l’accumulation du capital

Dominante ou subie

 

Oublié l’orgueil primitif du bien faire

Du bien penser

 

Oubliée la chevalerie Don Quichotesque

Pour le roman révolutionnaire du tournant renaissantesque

Pour le tiroir-caisse la vente et l’achat de la force de travail

Physique et mentale

Progrès et régression

Des forces productives en transition aventureuse.

 

« La femme est l’avenir de l’homme »

 

« Tout se perd et rien ne vous touche ni mes paroles ni mes mains

Et vous passez votre chemin sans savoir ce que dit ma bouche…

…C’est un rêve modeste et fou il aurait mieux valu le taire

Vous me mettrez avec en terre comme une étoile au fond d’un trou… »

Merci Aragon

 

Ce n’est pas seulement un bug du cerveau mais celui d’un mode d’organisation

Ou la reproduction élargie dépend encore de l’accumulation du capital

Dont il faut sortir

Progressivement et radicalement

 

C’est possible

 

Ereipr Tesansa. 16 février 2019

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 18:18

 

LES ADMIRATIFS

 

On ne peut rien pour cette sombre race ;

la plupart du temps on a eu qu’à se taire

pour ne pas,

comme Cassandre passer pour fou

quand on prédisait ce qui était déjà imminent.

Goethe cité par Christa Wolf dans « Cassandre »

 

 

Dans la civilisation minoenne

En Crète,

Le Palais n’avait pas de muraille et la ville pas de remparts.

Cessez de vous émerveiller devant les murs !

Architecture de guerre

De pillage du travail des autres

 

Ou au contraire

Les murs, c’était l’avenir !

Objectifs atteints

De la Grèce aux Etats Unis

Fini villages et Cités ouvertes du néolithique avancé

Du matriarcat encore vivant ?

Çatal Hüyük

Sans esclaves

Du Croissant Fertile medio-oriental d’antan

Bombardé et rebombardé aujourd’hui

Des enfants de Trump déjà à l’ouvrage

En passant par la vitrine de Prévert et

Les malheureuses sardines

Enfermez-vous dans vos cités

Vos maisons

Votre famille

Et en vous même

 

Serez-vous un jour Admiratif devant la B.Atomique et la B. à Hydrogène etc ?

Et la guerre des étoiles

Ou mieux encore la bombe cérébrale du big data privé

Pourquoi pas, vous l’êtes bien devant les pubs

Les belles pubs sentimentales et morales  alors que vous

Abandonnez la poésie

Vendez Achetez

Pas de Big Data pour le peuple c’est trop nocif pour le profit

 

Votre poésie c’est la pub

Si ! Vous le serez Admiratifs

Vous l’êtes déjà

Vendez librement

Sans contrat votre force de travail

C’est ça la liberté

 

Peu vous importe de produire

Consommez !

Et si vous ne pouvez plus consommer

Ne demandez pas aux Gafam

De payer leurs impôts à la source

Comme vous

C’est contraire à tout principe

D’accumulation capitaliste

 

Quand le libéralisme perdra son marché

L’aura tué lui-même

Mettez l’élite en conserve dans ses palais

Et contentez-vous de décroître et de vous diviser

En morceaux et en nombre

La planète ira mieux parait-il

 

Une conserve d’espèce humaine voilà qui la préservera

Des pensées impures

En nouveaux monastères constituez-vous, survivants !

 

Les autres

Bêtes sauvage

A la nouvelle jungle

 

Ereipr Tesansa, 15 février 2019.

 

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 08:04
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BRUNO ET LES AMIS

ACTUS DE L'ÉOLIENNE / Février #2

ECOUTER SUR CE LIEN : ici

https://youtu.be/nj7s_aD0i-c

Informations et réservations ici

COMPAGNIE RASSEGNA - Chants populaires de Méditerranée 

Samedi 23 février 2019 â 20h30

La convivialité méditerranéenne chantée et sublimée

Socle de la Compagnie Rassegna, ce programme interroge depuis près de vingt ans les patrimoines musicaux de Méditerranée. En constante évolution, il se nourrit des airs qui accompagnent le quotidien des hommes autour – et au cœur – de cette mer, en proposant toujours des interprétations neuves et inventives.

Sur scène, six artistes, compagnons de longue route, concentrent aujourd’hui leur répertoire autour de chants venus de Sicile, d’Espagne, de l’ouest Algérien ou d’Occitanie.  Assis en arc de cercle, fidèles à la disposition séculaire des ensembles méditerranéens, ces chanteurs-musiciens croisent avec complicité et expérience leurs héritages, rythmes, poèmes et mélodies, pour transposer sur scène la force et la spontanéité des réunions musicales informelles.

Avec : Bruno ALLARY (guitare, saz, mandole,chant), Carine LOTTA (chant), Sylvie PAZ (chant, percussions), Hassan BOUKERROU (percussions), Fouad DIDI (chant, violon, oud), Julian BABOU (basse).

ECOUTER SUR CE LIEN : ici

https://youtu.be/nj7s_aD0i-c

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 08:00

 

?????

Comment passer de :

A-M-A’

Le cycle Argent Marchandise Argent plus, la circulation et l’accumulation du capital

à

B-D-F-P-C-B' 

Le cycle Besoin-Désir-Formation-Production-Consommation-Besoin’

La qualité et la santé du cycle (en fait de la spirale), la qualité entrant dans, faisant partie du Besoin.

????? :

Voir ce lien  : ici

 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/02/retour-sur-2-cause-commune-septembre/octobre-2018.plus-les-besoins-de-transformation-du-mode-d-echange-et-de-production-se-feront-se

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 07:50
_____________Cliquer sur l'image

POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU XXIe SIÈCLE

RAPPEL DU TEXTE DE BASE ADOPTE PUIS AMENDE POUR ET PAR LE DEBAT DU 38EME CONGRES DU PCF

 

........C’est pourquoi, dans notre diversité et pour sortir le PCF de l’effacement et de l’immobilisme, nous proposons une autre base commune de discussion. Pour rassembler, elle propose des réponses pour fonder un véritable débat sur les questions de fond (bilan, orientation nouvelle, changement de direction) très mal traitées dans le texte proposé par la direction. Elle se concentre sur la réorientation politique du PCF pour une nouvelle impulsion révolutionnaire, face aux défis de la crise et du XXIe siècle. Après le vote des 4 au 6 octobre, ce texte de base commune présenté le 6 juillet avec l'appui de 1500 militants de toute la France, s’il est adopté, sera amendé jusqu’au congrès........

 

LIRE : http://manifestecommuniste2018.fr/IMG/pdf/pour_un_manifeste_v4.1.pdf

 

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 13:24

Pierre IVORRA.  Chronique économique

" L'Humanité ", 13 février 2019.

 

Dollar et nouvelles technologies, sources de puissance

L’avance prise par les Etats-Unis dans le domaine des nouvelles technologies, évoquée précédememnt dans cette chronique, tient certainement à la volonté des autorités du pays et des directions des multinationales de maintenir le leadership de leur pays sur les affaires du monde dans les nouvelles conditions créées par les mutations en cours, particulièrement celles concernant les technologies de l’information et les sciences de la vie. Leurs dépenses totales en Recherche & Développement (R&D) dépassent légèrement les 452 milliards d’euros en 2017, soit bien davantage que l’ensemble des 28 membres de l’Union européenne qui y consacrent tous ensemble 318 milliards d’euros. En l’espace de dix ans, ils ont augmenté ces dépenses de 63,3 %, contre 38,5 % pour l’Europe, 61,1 % pour l’Allemagne et 27,5 % pour la France.
En prenant une telle avance les Etats-Unis espèrent compenser le recul de leur puissance économique. Depuis la Libération, en 1945, leur part dans le PIB mondial est passée de 30 à 18 %. On comprend dès lors l’importance stratégique de cette maîtrise des savoirs et des techniques. Pour se l’assurer, le géant d’outre-Atlantique dispose encore d’un formidable atout qui lui donne la possibilité d’alimenter ces activités en financements abondants et peu coûteux qui lui permettent d’accentuer son avance. Il a le dollar. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et malgré sa perte d’influence et la montée en puissance de l’Europe et surtout de la Chine, les Etats-Unis ont la possibilité d’emprunter en dollars auprès des autres pays et ainsi de financer à bon marché leur propre croissance, les créations d’emploi, le développement des capacités humaines et, évidemment, leur R&D.
La monnaie des Etats-Unis reste ainsi la star des transactions commerciales et monétaires. Elle constitue encore environ 64 % des réserves en devises de l’ensemble des banques centrales et joue encore un rôle clé dans les échanges internationaux. Elle représente toujours une valeur refuge. La croissance des pays émergents, en Chine notamment, a-t-elle tendance à s’essouffler ? Les capitaux mettent aussitôt le cap sur Washington et Wall-Street afin notamment de racheter des bons du Trésor ou des actions des multinationales. Mais cette situation crée un déséquilibre dans les relations internationales de plus en plus difficile à justifier et à maintenir. C’est ce déséquilibre qui menace de provoquer une nouvelle crise financière mondiale. L’endettement considérable de l’administration publique, des entreprises et des ménages américains est une véritable bombe à retardement.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 11:05

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...Plus les besoins de transformation du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositions économiques des communistes seront audibles..."

Pierre Assante 44• Cause commune • SEPTEMBRE/OCTOBRE 2018

 

Mettre à l’ordre du jour le dépassement du pouvoir des 1 %.

Plus les besoins de transformation du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositions économiques des communistes seront audibles, comprises et mises en œuvre. La crise de société mondialisée pose le besoin de sortir des rails, de transformer le mode de production et d’échange, et de créer les moyens nécessaires aux activités humaines, leur reproduction et leur développement. Pour cela, il s’agit d’intervenir en dernière instance sur les conditions économiques de reproduction de la société, la reproduction élargie des biens nécessaires à la vie humaine. Transformer l’existant, c’est partir de la réalité de l’existant. Partir de la réalité de l’existant, c’est partir de l’accumulation-dévalorisation du capital, c’est détourner une partie de la circulation et de l’accumulation du capital vers les besoins sociaux, les besoins des êtres humains, de la personne dans la société tout entière. […]

La société humaine du XXIe siècle, la nôtre, est celle du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé (CMMNIGF). Il réunit au paroxysme les contradictions du système capitaliste:

1) Révolution scientifique et technique dépassant la mécanisation pour entrer dans l’automatisation de la production des biens et l’automatisation des moyens qui permettent la production des biens

2) Masse de la production, surproduit global permettant de dégager des moyens bien au-delà des besoins immédiats de moyens de survie de l’individu dans l’espèce et de l’espèce humaine et ouvre largement les choix d’usage de ce surproduit et de l’activité libre

3) Inégalités monstrueuses de la répartition de ce surproduit

4) Crise systémique de suraccumulation-dévalorisation de capitaux au paroxysme, détruisant une partie de l’accumulation de la production passée sur laquelle l’humanité pourrait se hisser à un niveau plus élevé, quantitatif et qualitatif, sain de son processus de développement.

Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé recouvre toutes les formes de production et d’échange passées dont il ne laisse que des résidus historiques résistants et présents dans la réalité nouvelle, en particulier un résidu encore massif de la production de main-d’œuvre de masse sur l’exploitation de laquelle le CMMNIGF tire la plus-value du financement de sa modernisation. Sa modernisation crée à la fois l’explosion des capacités productives, leur dégradation qualitative par rapport aux possibilités réelles, donc la dégradation de la satisfaction des besoins humains et de leur développement, le raidissement-dissolution des lois de l’échange capitaliste argent-marchandise-argent plus (A-M-A).

L’alternative du XXIe siècle, pour ceux qui y vivent, est de construire radicalement et progressivement un mode nouveau d’échange et de production échappant à l’accumulation privée des biens et de leur valeur en capital, les rendre dans leur totalité à l’usage social. Qu’on appelle ça le commun, le communisme… il s’agit de sortir des rails du système actuel qui constitue notre moyen de subsistance, notre mode de vie quotidienne, un horizon apparemment indépassable. C’est la réalité qui pousse la réalité. L’humanité agit pour des transformations radicales quand la réalité démontre qu’elle doit être transformée radicalement. Les débuts de la crise dont la réalité fait l’actualité commencent à faire cette démonstration de la nécessité d’une transformation radicale. Les communistes, et les économistes communistes, ne cessent de proposer des mesures concrètes de transformation des conditions d’échange et de production. Plus les besoins de transformations du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositions économiques des communistes seront audibles, comprises et mises en œuvre. Les ouvriers, cadres, ingénieurs, chercheurs qui sont au cœur de la production de biens nécessaires à la vie humaine seront au cœur de l’action populaire unie pour cette transformation, pour une lutte des classes mettant à l’ordre du jour le dépassement du pouvoir des 1 %. Lutter sur une pointe avancée du mouvement et de l’organisation sociale, contribue aussi, et au premier titre, à lutter contre les horreurs du monde, toutes les horreurs du monde, auprès de ceux qui en sont touchés directement, immédiatement. C’est vivre, vivre fortement, c’est empêcher d’être privé de vie par les « 1 % ». Pierre Assante 44• Cause commune • SEPTEMBRE/OCTOBRE 2018

 

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QUELQUES RECUEILS ET LIENS DE CE BLOG :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/08/quelques-recueils-et-liens-de-ce-blog.html

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 15:29

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Retour sur : PLUS LE PROCESSUS SOCIAL INCONSCIENT GAGNE EN RAPIDITE, EN PUISSANCE…

Contributeur : 
 

Plus le processus social inconscient gagne en rapidité, en puissance, ce qui est le cas dans la révolution scientifique et technique menée par le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, plus le besoin de repères et d’inventions combinés pour la conduite des affaires humaines se fait sentir. Que le besoin de repères se fasse sentir ne veut pas dire que le besoin se réalise. Pour que le besoin se réalise il est nécessaire que se forme un projet sur la qualité à donner au processus, c’est-à-dire que la conscience du processus soit suffisante pour qu’elle intervienne sur les choix de développement en qualité du processus et c’est là que repères et inventions vont de pair. Dans les années 1960, les intellectuels communistes (Exemple l’étude des civilisations de J.J. Goblot et sa juste négation des analyses staliniennes sur les civilisations) ont procédé à un immense effort de compréhension sur les civilisations humaines, la civilisation humaine. Cet effort soutenu par la direction du PCF et en particulier par Waldeck Rochet, a été détourné dans les années suivantes au profit des objectifs immédiats et des dérives que cette concentration aveugle sur les objectifs immédiat a produites. Il en est de même des recherches et inventions économiques menées contre vents et marées par le petit groupe des économiste communistes considéré par leur parti plus comme un faire valoir que comme un outil humain de transformation sociale en santé. La dérive essentielle étant l’abandon relatif mais certain, manifeste dans les années 1980-90, de la recherche politique et économique théorique (Exemple les travaux menés par Paul Boccara) ne disposant plus que d’un soutien limité ou de travaux individuels et-ou extérieurs au parti (Exemple les travaux menés par Yves Schwartz sur les situations de travail) ce qui a accentué la coupure entre le PCF et les intellectuels, ingénieurs, cadres… dont la vie matérielle a été de plus en plus soumise, individuellement et collectivement aux impératifs financiers du capital. Cette coupure s’est répercuté sur les ouvriers et les techniciens au cœur de la production et sur le parti devant être leur « interprète conscient », en aller-retour dialectique, mon cher Watson…. L’abandon du marxisme dans les statuts du PCF, ayant pour but l’élargissement de ses bases n’a conduit qu’à un praticisme déboussolé. Celui du concept de dictature du prolétariat, abandon répondant à juste titre à l’erreur criminelle d’un régime policier perpétué après la grande révolution d’Octobre russe, après la guerre civile russe, après le communisme de guerre et après l’abandon de la NEP, n’a rien réglé sur le plan de la démocratie, mais a répandu l’illusion d’une transformation sociale sans lutte de classe. A l’heure où la crise du capitalisme, dont Marx avait commencé à décrire le développement, se généralise, se mondialise radicalement, se développe monstrueusement et catastrophiquement, les abandons théoriques et l’état délabré de conscience des besoins de transformation qualitative de la société, se font cruellement sentir. Pour le moment la réponse politique aux besoins de formation théorique (sinon dans une formation parcellisée et sans synthèse globale) tarde dramatiquement à se manifester La réaction à cet état de délabrement donne la mesure des efforts de l’humanité à accomplir pour dépasser en santé une maladie de crise de croissance d’une ampleur historiquement inconnue. Dépasser une crise de croissance ne veut pas dire arrêter la croissance, comme arrêter celle d’un enfant qui doit grandir, mais donner qualité et santé au processus de cette croissance. Cela veut dire que la réponse à l’urgence ne doit pas être de perpétuer les abandons et les régressions théoriques, mais de mettre au cœur des actes pour une transformation sociale progressiste à accomplir, celui de la formation théorique du mouvement social et du parti qui s’en réclame.

Pierre Assante, jeudi 12 juillet 2018

Ce texte est sur ce site :

https://congres2018.pcf.fr/46845/plus_le_processus_social_inconscient_gagne_en_rapidite_en_puissance

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 06:31
Ne pas oublier en route : Il Gattopardo e Tancredo...

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TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE.

 

Les protestations populaires qui traversent la crise systémique du capital, ne peuvent trouver issue tant que le pouvoir et ses instruments réussissent à les détourner de solutions progressives et radicales de sortie du système A-M-A’ (Argent, Marchandise-Argent plus) et de construction d’un autre type de mode de production et d’échange.

Il est une méthode éprouvée par toutes les classes dominantes dans l’histoire, et par celle-ci, mondialisée, financiarisée, c’est de TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE.

Pour le moment il y réussit très bien, Macron compris et ses portes de sortie, quitte à porter l’ensemble social lui-même compris en tant que classe dominante, vers le mur et la destruction collective.

La classe révolutionnaire ne peut être que celle qui a en main et en tête le cœur du renouvellement de la société : la production et sa gestion.

TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE c’est concrètement l’alliance de la classe vendeuse de sa force de travail qui a en main et en tête le cœur du renouvellement de la société,  avec la classe dominante d’aujourd’hui, mondialisée, financiarisée. Alliance mortelle de la plus grande partie de ce que pourrait être une classe révolutionnaire n’adhérant pas encore objectivement et subjectivement à des solutions révolutionnaires parce qu’encore non touchée suffisamment et non rassemblée idéologiquement en tant que force de production. En tant que force se détachant d’un système qui pourtant pèse de plus en plus sur son  avenir personnel, celui de la société, celui de la planète.

Je suis issu d’un milieu populaire. J’ai grandi proche des champs et des collines, tout en côtoyant une expérience citadine, ouvrière et intellectuelle. J’ai travaillé avec des ouvrières agricoles, des métallos, des employés de bureau en contact avec la grande bourgeoisie, 30 ans dans l’administration comme personnel technique de labo et de science, 10 ans comme responsable syndical national et 2 ans au Plan, 10 ans comme secrétaire se section PCF. A la retraite j'ai suivi les travaux du département d'ergologie crée par Yves Schwartz. Je ne dis pas ça comme auto-éloge de mes activités, ça n’a pas de sens mais pour dire à un interlocuteur : il se peut que je n’évolue pas dans les hautes sphères culturelles détachée de certaines réalités, comme une forme expression peut le faire penser. Mais il a aussi d’autres registres d’expression à considérer (1).

Suffit-il d’entrer dans et avec les protestations pour les orienter vers les solutions opérationnelles possibles, un processus économique et social se libérant du système pour en construire un autre en santé ? Je crois qu’il y a une certaine crédulité en comptant sur cela, et seulement sur cela. Les constructions ne se construisent pas en route, mais dès l’origine. On peut dire que dans tout le processus historique de l’humanité qui n’est pas prédéterminé, a existé dès son origine et existe encore le besoin et la possibilité d’une construction sociale d’abondance et de partage permettant à l’humanité de devenir une conscience de la nature sur elle-même la sortant de sa cage terrestre tout en protégeant cette cage pour qu’elle devienne un lieu universel de liberté : faire de cette geôle de nécessité un véhicule commun d’évasion en santé, en développement.

Une classe révolutionnaire doit être capable de gérer la société et la gérer dans un mouvement dépassant la contradiction de l’échange A-M-A’, la suraccumulation de capital qu'il induit et sa crise irréversible, si ce n’est par la destruction drastique et mortelle d’une part des richesses de la société, destruction-remède provisoire immédiat, sans lendemain compte tenu de l’état d’alerte de l’humanité et de sa maison.

Pierre Assante, 10 février 2019.

(1) "La spinta" del mio blog non è esaurita. Non ancora, ma.....

 

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 07:37

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L’humanité entre dans son adolescence.

« Croissance et décroissance ».

 

" ....L’humanité entre dans son adolescence. Et le capital dans son obsolescence... (1)"

"...L’idéologie de la décroissance est une idéologie de mort, comme celle d’un enfant qui a besoin de grandir et qu’on empêcherait, comme celle du capital..."

 

L’humanité entre dans son adolescence. Et le capital dans son obsolescence.

Si par hypothèse l’enfant est obèse, sa croissance est pourtant nécessaire. Chacun sait que boulimie et anorexie, et les deux existent encore aujourd’hui par contrainte dans l’humanité, ont pour remède essentiel la connaissance de son propre corps et le rapport à son propre corps.

C'est au stade de développement de la conscience qu'on peut reconnaître de stade de développement de la personne humaine. C'est dans ce sens que je crois que l'humanité en est à l’âge de l'enfance ou de l'adolescence, et non à l’âge adulte qui lui donnerait des capacités supérieures de jugement sur son propre développement. Des chercheurs-militants en ont eu avec anticipation ces capacités supérieures d'analyse et de jugement. C'est le cas de Marx. La confusion dans laquelle se trouve l’humanité n’est par du seul ressort d’un moment de transition civilisationnel actuel. Il est de cet ordre certes, mais aussi de l’ordre conjoint du niveau de développement de l’âge actuel de l’humanité. Mais chacun sait que le développement de la personne elle-même est aléatoire, même s’il obéit à des normes naturelles et sociales en mouvement.

C’est une croissance de l’humanité qui lui permettra de développer cette conscience et de passer à un autre moment qualitatif de son histoire, plus avancé en qualité, la mettant en relation plus étroite entre la nature et elle-même et avec elle-même

C’est d’un autre type de croissance qui lui est nécessaire.

Ce n’est pas la croissance qui pose problème à l’humanité, ou plutôt c’est sa croissance quantitative capitalistique et le rapport entre cette croissance et ses besoins de développement.

C’est d’un autre type de croissance qui lui est nécessaire.

L’humanité entre dans son adolescence. Et le capital dans son obsolescence (1).

L’idéologie de la décroissance est une idéologie de mort, comme celle d’un enfant qui a besoin de grandir et qu’on empêcherait, comme celle du capital, la croissance déconnectée des besoins humains économiques et écologiques, aux deux extrémités de sa contradiction Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A'), elles vont de pair. L’humanité n’est pas un bonsaï. Une immense proportion de l'humanité ne peut profiter des progrès de la croissance capitalistique, des progrès et de l’accumulation des savoirs et savoir-faire. Et la proportion qui en profite ne le fait pas en santé ni pour elle ni pour l’humanité. C’est en ce sens que Marx dit qu’en se libérant de la vente-achat de la force de travail –physique et mentale- la classe ouvrière, aujourd’hui au sens large, celle qui est au cœur de la production et de sa gestion, libérera toute l’humanité. Il ne s’agit pas de partager la pénurie, il s’agit d’une autre qualité de production et d’échange, pour tous, en santé de la personne et de la société. Partager la pénurie, est une autre forme de l’idéologie de la décroissance, et fait partie de l’idéologie de la décroissance. Elle croise souvent celle du mysticisme religieux, réaction aux dérèglements religieux allant dans l’autre sens, celui d’une croissance égoïste, de la richesse confisquée à tous par quelques-uns,  réaction illustrée dans l’histoire par l’hérésie, le protestantisme, le christianisme lui-même dans son enfance. Dire que maître et esclave sont égaux est beau certes, mais c’est à la fois contester une organisation esclavagiste de la société qui rabaisse d’esclave, objectivement et subjectivement, mais ce n’est pas donner une solution à cette organisation sociale. Le magnifique développement de la civilisation romaine en meurt. L’inégalité prive la production nécessaire à l’humanité de ses moyens de développement. Le renouvellement de la force de travail est empêché. Lire Salvien de Marseille.

Une croissance en santé est une croissance basée sur un rapport en santé dans l’espace tripolaire social – lire Yves Schwartz -, des techniques, des savoirs, de l’organisation sociale et la conscience correspondante de l’humanité sur elle-même, de son mouvement.

Il s’agit aussi que la croissance volumique sans qualité, celle du capital, soit remplacé par une croissance-condensation, à l’image de celle du développement cérébral ou dans cette société-ci même celle de l’informatique qui permet de réduire en volume et en énergie la taille des ordinateurs, portables etc. et d’en permettre l’usage par tous. Ce qui n’a rien à voir avec le phénomène commercial du capital qui vous en fait changer toutes les cinq minutes sans raison objective ni subjective. La subjectivité du capital tenant au taux de profit.

Inventer la télécommunication ne garantit pas en soi les progrès de la communication.

Je ne développerai pas ici l’exemple du développement cérébral qui se trouve dans d’autres articles sur la croissance, mais il est fondamental pour ne pas faire confusion entre une croissance nécessaire et celle du marché capitaliste en particulier dans une phase ultra libérale où la vente prend le pas d’une façon irréversible sur les besoins humains, irréversible si le système social en crise systémique ne trouve pas d’issue qualitative, et si les êtres humains n’œuvrent pas dans ce sens. Le développement cérébral, la merveilleuse organisation de son accumulation-condensation des capacités de conceptualiser et d’agir en santé est le type même d’une croissance à l’image de celle de la nature transposée à la pensée et au social, qui est la nature aussi. Ceci dit, ce sont les effets de la crise du capital, qui progresse à grand pas, ses révoltes et à travers les révoltes, l’organisation possible de la conscience des solutions de sorties de suraccumulation-dévalorisation du capital dans un autre type de société, société du partage et du développement, qui répondra aux besoins de santé de l’humanité, plus que tout raisonnement philosophique coupé du mouvement global de la société humaine, le mien peut être, en ce moment-ci ?

Pierrot Assante, Samedi 9 février 2019

(1) Et moi aussi......

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 22:45

 

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QUE DEVIENT ?

 

Que l’on soit ouvrier sur sa chaîne, mathématicien travaillant à un algorithme, balayeur occupé à maintenir une propreté nécessaire à la vie, philosophe ou retraité observant le mouvement pour le maintenir en santé….

Quel sens donner au mouvement de transformation dont la rapidité, la confusion entre les mouvements qui constituent le mouvement général, et le flou de la vision que cela induit, semblent nous interdire d’en distinguer une direction précise ? Comment agir sur le sens pour maintenir en santé l’entité dans laquelle nous vivons et l’entité que nous y constituons ?

Que devient l’effort que nous avons fait et tentons de continuer à faire dont le squelette est justement la recherche théorique et pratique de santé de l’entité ? Comment donner chair à ce squelette. Cette chair sur laquelle nous avons tant travaillé. Cette chair de l’activité contrainte, amoureuse et sexuelle, de l’appétit : nécessité-anankè---nourriture-subsistance---reproduction-régénération. Travail.

Et comment faire au moment qui demande le plus d’énergie et qui est celui où notre propre énergie commence à baisser ?

Je me reprends à partir des repères qui semblent encore ne pas être dissous. Parce qu’ils occupent un temps long et ont traversé d’autres transformations rapides difficiles à observer pour en tirer le, un, sens principal dans ses multiples directions apparemment incohérentes. Sens et sens, direction et direction, pouvoir et pouvoir, la double signification des mots nous donne justement la mesure des contradictions que contient la réalité, de l’unité des forces contraires…. et leurs résolutions possibles. 

Essayons.

…Nous « savons »… que nous sommes à mi-chemin entre le capitalisme mondialement financiarisé et numérisé et la société communiste, que le développement des forces productives du capitalisme enfante. C'est d'une autre qualité de développement des forces productives dont nous avons besoin. Développement-croissance. Qualité et condensation-expansion-condensation du volume de la croissance. Nous n’en sommes plus à la prise du palais d’Hiver. Ni à l'accumulation primitive du capital ni à l'accumulation primitive tout court.

Mais nous sommes aussi devant une telle résistance du capital avec de tels moyens pour s'opposer objectivement et subjectivement au changement de système économique que nous craignons que l'enfant naisse mort-né...

Et chaque jour apporte un deuil du construit. Deuil des objets et des hommes, deuil des sentiments. Colère. Réflexion. Miroir sur soi-même, les choses, le monde.
Ce n'est pas une raison pour ne pas intervenir sur le processus humain, en santé. Au contraire ! Dans les entreprises, la rue et les institutions. Chaque jour nous apprend que ce deuil peut contenir une résurrection, parce que la vie contient cette mort fertile. Le fruit que l’on mange et le fruit pourri contiennent l’arbre et les fruits à venir de notre nourriture. Consommation productrice. Production consommatrice.
C'est bien de grande intelligence et de grande organisation, collective et personnelle repartant d'une analyse marxiste de notre temps, sans y voir la solution miracle,  dont nous avons besoin urgemment, mais sans frénésie stérilisante....
Nos responsables, nos intellectuels et nous-mêmes avons besoin d'un grand sang-froid et de grande imagination au fil des événements, dans les prises de décisions. Bon, on se trompera quand même, c'est sûr. Mais sur l'essentiel, il ne faudrait-faut pas perdre la boussole.
Pierrot. 27 janvier 2019

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 08:58

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_______pour la VIDEO___________ CLIQUER SUR L'IMAGE ci-dessus.

 

 

 

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 06:34
_______________ VU Dans Il Manifesto,

 

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L’art de la guerre
 
Washington, la raison de la force
 
Manlio Dinucci
 
Il y a deux semaines Washington a couronné président du Venezuela Juan Guaidó, bien que celui-ci n’ait même pas participé aux élections présidentielles, et a déclaré illégitime le président Maduro, régulièrement élu, en pré-annonçant sa déportation à Guantanamo.  
   La semaine dernière Washington a annoncé la suspension du Traité FNI, en en attribuant la responsabilité à la Russie, et a ainsi ouvert une phase encore plus dangereuse de la course aux armements nucléaires.
  Cette semaine Washington accomplit un nouveau pas : demain 6 février, l’Otan sous commandement USA s’élargit ultérieurement, avec la signature du protocole d’adhésion de la Macédoine du Nord comme 30
ème membre. 
   Nous ne savons pas quel autre pas fera Washington la semaine prochaine, mais nous savons quelle est la direction : une succession de plus en plus rapide d’actes de force par lesquels les USA et les autres puissances de l’Occident essaient de garder la prédominance unipolaire dans un monde qui est en train de devenir multipolaire.
   Cette stratégie -expression non pas de force mais de faiblesse, non moins dangereuse cependant- piétine les plus élémentaires règles du droit international. Le cas emblématique est l’adoption de nouvelles sanctions contre le Venezuela, avec le “gel” de biens pour 7 milliards de dollars appartenants à la compagnie pétrolière d’État, dans le but déclaré d’empêcher le Venezuela, pays qui a les plus grandes réserves pétrolifères du monde, d’exporter du pétrole. 
   Le Venezuela, en plus d’être un des sept pays du monde à avoir des réserves de coltan, est aussi riche en or, dont les réserves sont estimées à plus de 15 mille tonnes, utilisé par l’État pour se procurer des devises fortes et acheter des médicaments, produits alimentaires et autres denrées de première nécessité. Pour cela le Département du Trésor USA, de concert avec les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques Centrales d’Union européenne et Japon, a mené une opération secrète d’”expropriation internationale” (documentée par le quotidien Il Sole 24 Ore). Il a séquestré 31 tonnes de lingots d’or appartenant à l’État vénézuélien : 14 tonnes déposées auprès de la Banque d’Angleterre, plus 17 autres transférées à cette banque par l’allemande Deutsche Bank qui les avait eues en gage d’une garantie de prêt, totalement remboursé par le Venezuela en devise forte. Une véritable rapine, dans le style de celle qui en 2011 a conduit au “gel” de 150 milliards de dollars de fonds souverains libyens (désormais en grande partie disparus) : avec la différence que le vol de l’or vénézuélien a été mené secrètement.
  Le but est le même : étrangler économiquement l’État-cible pour en accélérer le collapsus, en fomentant l’opposition interne, et, si cela ne suffit pas, l’attaquer militairement de l’extérieur.
   Avec le même mépris des plus élémentaires règles de conduite dans les rapports internationaux, les États-Unis et leurs alliés accusent la Russie de violer le Traité FNI, sans apporter aucune preuve, tandis qu’ils ignorent les photos satellite diffusées par Moscou : celles-ci prouvent que les États-Unis avaient commencé à préparer la production de missiles nucléaires interdits par le Traité, dans un site de Raytheon, deux ans avant qu’ils n’accusent la Russie de violer le Traité. 
   Concernant enfin le prochain élargissement de l’Otan, qui sera signé demain, on rappellera qu’en 1990, à la veille de la dissolution du Pacte de Varsovie, le Secrétaire d’état USA James Baker assurait au Président de l’URSS Mikhail Gorbachev que “l’Otan ne s’étendra pas d’un seul pouce à l’Est”. En vingt années, après avoir démoli par la guerre la Fédération Yougoslave, l’Otan s’est agrandie de 16 à 30 pays, en s’étendant de plus en plus à l’Est vers la Russie.
Édition de mardi 5 février 2019 de il manifesto
Traduit de l’italien par M-A P.
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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 07:34

 

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« …Il y a peu, très peu de voix féminines qui parviennent jusqu’à nous, depuis que vers 600 avant notre ère Sappho chanta :

 

La lune a fui

Et aussi les Pléiades.

Il est minuit ; l’heure passe

Mais moi je dors toute seule.

Ou bien :

L’un chante les cavaliers

L’autre la piétaille

Pour un autre une escadre

Est ce que la terre noire a de plus beau

Mais pour moi ; c’est l’amour

D’un être pour un autre.

 

A cette époque, Lesbos était l’un des cinq lieux en Grèce où il y avait encore des écoles pour filles –Sappho dirigeait l’une d’entre elles. C’était une femme indépendante exerçant un métier. Cela n’eut pas de suite. Après la prophétesse, celle qui lui avait succédé, la poétesse, se tut aussi, pendant des millénaires. Ce furent uniquement des hommes qui reprirent la fonction autrefois féminine, ils chantèrent la lune, l’amour, se lamentèrent sur le froid qui s’emparait de l’univers, durent assez fréquemment accepter de se voir reprocher leur « sensiblerie », « sentimentalité », « féminité » par leurs compagnons du même sexe qui étaient plus réalistes ; on leur fit surtout grief d’être « loin du réel ». Je crois qu’il devint de plus en plus difficile d’être un homme. « C’est bien d’être une femme, et pas un vainqueur » (Heiner Müller, Quartet), voilà ce que disent certains d’entre eux aujourd’hui, et cela sonne vrai. 

 

D’un autre côté, seule la personne qui connait des conflits à quelque chose à raconter… »

 

Christa Wolf, Cassandre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 07:44

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ROMPRE LE MUR CULTUREL A-M-A’

REFLET DU MUR CONCRET DE CE MODE D’ECHANGE

 

Lorsqu’il s’agit de passer de la juste protestation à comment gérer autrement la production des biens nécessaires et comment faire entrer dans les entités de production et de gestion cet « autrement », les esprits se ferment.

Les économistes marxistes devraient en être très conscients puisque leurs solutions proposées pour donner un contenu aux luttes dépassant la protestation a tant de mal à s’imposer dans la formulation des demandes et les objectifs de ces protestations.

Il s’agit tout simplement de l’emprise de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (la formule A-M-A’ développée dans « le Capital »). Le mode de production et d’échange à son paroxysme mondialisé dans la pratique quotidienne, descendant des sphères de la haute finance jusqu’à la vie quotidienne de tout un chacun a construit dans les têtes un mur culturel.

Ce mur culturel provoque un rejet de tout ce qui est non pas participer aux débats, ça, ça progresse, mais à mener le débat jusqu’à une vision brisant avec la gestion sociale actuelle, brisant la vision gestionnaire actuelle pour une autre vision gestionnaire en santé, résolvant les contradictions que la crise du capital et son aggravation dangereuse sans issue apparente dans les consciences, contient.

Et sans doute l’idée de briser, quand elle existe, se résume soit à la peur et au refus du changement soit à la destruction sans but : les deux extrémités de la négation, mais pas son dépassement...

La dissolution progressive de longue date et en accélération des entités de luttes progressistes constituées dans l’histoire des démocraties bourgeoises par le salariat et les populations, en est  le témoignage quotidien dans l’actualité, les événements.

Les ergologues marxistes diraient, il y a blocage de la dénormalisation-renormalisation des normes antécédentes, blocage sur image du mode de production et d’échange et de ses institutions.

Et chose encore plus frappante, c’est que plus on « s’élève » dans la hiérarchie des « savoirs », plus l’imprégnation A-M-A’ est forte et le mur cérébral culturel, reflet du mur concret de l’échange en capital, est grand. Les intellectuels dépassant la protestation pour atteindre une nouvelle construction sont plus minoritaires que dans une population agissant sur des critères concrets de survie quotidienne toute simple.

Il faut rompre le mur culturel pour en venir à des mesures  que je reprends d’un article précédent "Les panzers c'est le dollar"(1) : « ces mesures consistent  localement, nationalement et mondialement à maîtriser politiquement et progressivement par la lutte de classes, jusqu’à son but initial et final de suppression de la vente-Achat de la force de travail, une part de plus en plus importante du mouvement du capital, afin de pouvoir investir à un taux de profit non capitaliste, c’est-à-dire ne satisfaisant pas à l’accumulation capitaliste. C’est le rôle radical et progressif des Fonds à créer pour cela, d’un autre usage de la production monétaire de la BCE, des banques privées, nationales et centrales, de la FED, du FMI. Tout cela reposerait évidemment sur la démocratie des producteurs, sans laquelle la démocratie de la cité est bancale, s’étiole et fait place à des pouvoirs autoritaires de plus en plus soumis aux monopoles financiers et industriels, les seconds en soumission et en osmose avec les premiers, mondialisés, informatisés.

Mais une démocratie économique ne peut qu’aller de pair avec une démocratie du producteur qui passe  non par un alignement de tous les travailleurs sur une unique organisation de la production et de leurs activités, ce qui serait renouveler le taylorisme du capital, mais par une cohérence et une santé de l’organisation du travail avec la cohérence personnelle de l’individu. C’est une Démocratie Nouvelle qui va de pair avec une Economie Politique Nouvelle. Pour ma part j’appelle ça l’alliance économico-ergologique ».

La dissolution progressive de longue date et en accélération des entités de luttes progressistes constituées dans l’histoire des démocraties bourgeoises par le salariat et les populations peut être surmontée, car toute dissolution contient aussi les éléments de reconstruction. Ces éléments n’en sont pas réunis aujourd’hui : un rassemblement non seulement sur des objectifs d’une autre répartition des richesses mais aussi d’un autre mode de production des richesses et du processus, partant de la réalité du moment, pour l’atteindre.

Pierre Assante, 2 février 2019

(1) http://pierre.assante.over-blog.com/2019/01/les-panzers-c-est-le-dollar.pour-une-nouvelle-nep.html

 

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