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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 11:17

 

COMPTE RENDU des États généraux de l’énergie du 13 février 2021: combattre la domination du capital pour faire de l’accès à l’électricité un bien commun

Par Denis DURAND

 

La première journée des états généraux de l’énergie organisés par le PCF avec le concours des revues Progressistes et Économie et politique, qui a eu lieu le 13 février 2021, a été un grand succès. Militants, syndicalistes, experts ont considérablement enrichi les constats partagés et les perspectives proposées pour l’ensemble de la filière de production d’électricité.

On peut revivre intégralement en vidéo sur le site du PCF la première partie de cette journée

SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2021/02/21/etats-generaux-de-lenergie%e2%80%af-combattre-la-domination-du-capital-pour-faire-de-lacces-a-lelectricite-un-bien-commun/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 07:09

 

PCF/PRÉSIDENTIELLE: LE DÉBAT EST LANCÉ

FABIEN ROUSSEL A PRÉSENTÉ LE RAPPORT INTRODUCTIF À LA SESSION DU CONSEIL NATIONAL DU 30 JANVIER. EXTRAITS.

 

Publié une première fois sur ce blog le 3 février 2021

 

 

…..Il aborde ensuite la préparation des échéances électorales de 2021 et de 2022, les départementales et régionales (voir la résolution) puis les élections présidentielle et législatives.
Le bilan du quinquennat est très lourd : chômage, pauvreté, production dévitalisée, recul démocratique, renoncement en matière de climat, d’exception culturelle, d’égalité homme/femme : « La nation française se sent humiliée par la destruction de ses capacités productives, sa perte de souveraineté, le mépris des possédants. » Et dans le même temps, la gauche est très affaiblie.
« Qu’est ce qui empêche aujourd'hui la construction d’un grand rassemblement populaire, un front populaire, l’union du peuple pour arracher des victoires ? C'est justement le rôle du Parti communiste français de s’attaquer à cette réalité. C'est son rôle d'œuvrer à une alternative progressiste, à construire cette union populaire, dans l’action. Et pour cela, il doit retrouver son influence, reconquérir son électorat, retrouver sa force pour qu'elle serve à construire les rassemblements les plus larges, dans les luttes, comme dans les autres échéances, je pense en particulier aux législatives qui constituent une échéance majeure. »
Le débat ne peut se réduire à battre Macron et Le Pen, « car le formuler ainsi ce serait s'enfermer dans le scénario que le pouvoir veut imposer. Bien évidemment, la question de l'alternative ne peut être évacuée et jamais notre parti ne s'est engagé dans une bataille pour témoigner. La question qui nous est posée est précisément de se donner les moyens que nos idées entrent en grand en dialogue avec la société française pour élever le niveau de conscience, pour créer les conditions d'une alternative de gauche avec un PCF renforcé en son sein. Dans ce contexte de crise aigüe, de doute populaire, il y a besoin d’espoir autour d’un projet et c’est ce que nous voulons faire en portant un projet communiste, féministe, écologiste, pour reprendre le pouvoir sur l’argent. La question est donc bien de donner de la force à ce projet et de lui donner de la force au sein de la gauche ! »
Le PCF a un rôle à jouer, une ambition pour la France, pour la gauche. Rassembler pour gagner les élections législatives. Et la présidentielle ? « Elle constitue, qu'on le veuille ou non, un temps majeur du débat politique dans le pays. »
Le PCF va « engager le débat et se préparer à ces échéances présidentielle et législatives, comme décidé par les communistes lors de leur dernier congrès. Et c'est une discussion approfondie que les communistes doivent mener en toute souveraineté. C'est la raison pour laquelle nous devons travailler avec soin les moyens démocratiques exceptionnels dont nous nous dotons dans le contexte si particulier lié à la pandémie. »

C'est l'objet de la conférence nationale dont l'objet ne peut se réduire à candidature communiste ou pas, et avec quel candidat.
« Si le Parti prend cette décision importante de présenter un ou une candidate en 2022, elle doit être issue d'une large réflexion de tout le Parti, des cellules et sections jusqu'à la conférence nationale, sur le sens d'une telle candidature, sur les contenus qu'elle doit porter, sur les électeurs et les forces qu'elle entend mobiliser, sur les objectifs que nous nous fixons, dans chaque département, sur les législatives. »

Un bel exercice démocratique en perspective, estime Fabien Roussel qui propose, le jour de cette initiative, « de réunir 1 000 délégués pour cette conférence nationale, à parité, j’y insiste. 1 000 délégués c’est un exercice démocratique ambitieux dont l’objectif est d’associer le plus de communistes à la réflexion. Au lieu de nous réunir à Paris, nous proposons d’utiliser les sièges des fédérations qui pourront accueillir, dans toute la France, les délégués de chaque département. Nous serons la seule force politique à réussir cela et à donner de la force à nos choix, à nos idées. »
Dès à présent, un appel à candidatures est lancé. (…) J'ai déjà dit au Conseil national mon point de vue sur le sujet. J'ai même évoqué ma réflexion sur le rôle que je pouvais assumer si nous décidions de présenter un candidat, comme je le crois nécessaire. Je confirme ces réflexions et vous informe en toute transparence que je répondrai à l'appel à candidatures tel que le propose notre projet de résolution. »…..

CLIQUER : Lire le rapport de Fabien Roussel dans son intégralité.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 13:50

RAPPEL : Voici le texte adopté lors du 38e congrès du PCF publié ici dans son intégralité

 

Préambule

 

Notre 38e congrès est vital.

Au mois de juin 2017, nous décidions, à l’issue de la séquence électorale de la présidentielle et des législatives, de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l’influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps.

À l’heure où le niveau inédit de connaissances et de techniques de l’humanité place celle-ci dans la situation jamais connue de répondre à ses besoins et aux défis du siècle, le capitalisme devient un obstacle au développement de l’humanité. Pire, par sa course aveugle au profit, il met en danger le devenir même de la biodiversité, de la vie humaine ; il entraîne notre planète vers l’abîme.

Ces contradictions prennent un relief tout particulier, dix ans après le déclenchement de la crise et tandis qu’une autre de plus grande ampleur se profile. Alors qu’il prétend apporter des réponses aux défis que celle-ci soulève, Emmanuel Macron entraîne la France vers un alignement néolibéral, livrant le pays de la Grande Révolution, de la Commune et de la Sécurité sociale aux appétits capitalistes internationaux.

Il veut mettre à profit la confusion politique et l’absence d’alternative progressiste crédible pour conduire à marche forcée la destruction d’un modèle social conquis de haute lutte. Il cherche à faire de la France un pilier d’une Europe au service du capital, des marchés financiers et de la mondialisation capitaliste.

Cette politique accentue les vulnérabilités de la France et les fractures sociales dans un monde en crise.

Dans notre monde pris dans les convulsions d’une crise systémique, les courants réactionnaires s’emploient à dévoyer les colères.

En France, après une période d’observation, des luttes importantes se développent. Elles concernent les bases même du modèle social français qu’elles défendent et dont elles cherchent un nouveau développement : services et entreprises publics, exigences d’égalité, notamment entre femmes et hommes, refus du déclassement et des discriminations, égalité des territoires et enjeux écologiques, la protection sociale et son mode de financement à partir des richesses produites, l’emploi, sa sécurité et sa promotion, l’augmentation des salaires, toutes les batailles sur l’éducation et la formation, les droits et pouvoirs des salarié·e·s sur les lieux de travail.

Les communistes sont de ces luttes mais, au-delà, ils veulent travailler à ouvrir un siècle d’humanité, un siècle communiste conjuguant démocratie poussée jusqu’au bout et orientation révolutionnaire visant à sortir enfin de la société de classe, à relever jusqu’au bout le défi écologique, à assurer la paix et le libre développement de la personne humaine dans toutes ses dimensions.

Il n’y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires ; d’un parti et d’un projet communistes pour permettre au mouvement populaire de s’élargir et de se renforcer jusqu’à contraindre le gouvernement à des reculs, imposer de nouvelles conquêtes, ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à tous les dévoiements.

Avec notre 38econgrès, nous voulons donner de la force à cette ambition communiste qu’appelle notre époque ; nous voulons donner un nouvel élan à notre organisation révolutionnaire, avec une mise en dynamique de notre force militante qui compte toujours parmi les plus importantes. C’est pour cela que les communistes ont voulu un congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l’action et le développement d’une ambition communiste.

Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire pour permettre un débat sans tabou et des décisions audacieuses.

Nous voulons conjurer le risque d’effacement.

Nous avons la conviction qu’il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un Parti communiste fort et influent, porteur de cette ambition.

C’est un défi pour le Parti communiste, pour être utile à notre peuple et être à la hauteur des enjeux historiques du siècle.

Nous affirmons la nécessité d’un renouvellement de notre organisation et d’une relance ambitieuse de notre travail politique, étroitement liés à la mise en dynamique nationale de nos militant·e·s.

Nous y répondons en six chapitres :

• Un bilan critique

• Relever les défis de la crise et de notre temps

• Le communisme de notre temps : visée historique, chemin de lutte

• Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste

• Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires

• Pour un Parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire.

 

Table des matières avec liens.

Cliquer sur les titres :

 

 

LIEN Sur le site :

https://enavantlemanifeste.fr/2020/03/18/pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-xxie-siecle-2/

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 08:04

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Changer l’action de la BCE

L’Humanité. 17 Février 2021

 

 

Devant l’ampleur de l’endettement public auprès des marchés financiers, et en raison des menaces de LaREM et de la droite d’imposer de nouveaux tours de vis austéritaires, certains proposent d’effacer cette ardoise, grossie considérablement à la suite de la crise économique et sanitaire, qui plombe les finances publiques françaises :

près de 2 800 milliards d’euros de dettes et quelque 40 milliards d’euros de paiement d’intérêts annuels.

Évidemment, la proposition est irréaliste, elle reviendrait à provoquer un krach bancaire mondial. Pour l’éviter, d’autres, notamment Jean-Luc Mélenchon et Thomas Piketty, proposent de s’en tenir à une annulation des seules dettes publiques détenues par la Banque centrale européenne (BCE), soit environ le quart du montant total. La mesure ne semble pas à la hauteur des besoins. D’abord parce que ce qui pèse sur les finances publiques, c’est moins le remboursement de l’argent emprunté, le remboursement du principal – les États peuvent le faire en lançant un nouvel emprunt –, que la charge d’intérêts, qui équivaut pour la France à près de deux fois le montant annuel du plan de relance de l’économie. Ensuite, parce qu’une autre « bombe » menace l’économie et les finances publiques françaises : c’est la dette privée des entreprises, qui avoisine les 2 000 milliards d’euros, une dette qui ne peut laisser l’État indifférent. Enfin, parce que le pays a besoin de beaucoup d’argent, pas seulement pour boucher les voies d’eau, mais aussi pour faire face à de nouveaux défis : notamment ceux du changement climatique ou de la dépendance des personnes âgées.

À notre sens, il faut certes mettre davantage à contribution la BCE, mais le faire tout autrement. Elle a en effet un pouvoir quasi magique de création monétaire, elle peut distribuer des centaines de milliards d’euros. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs. Mais elle prête de l’argent quasiment gratuitement aux banques, aux grandes entreprises sans leur imposer de critères sociaux et environnementaux, tant et si bien que cet argent peut être utilisé par nombre de grands groupes capitalistes pour spéculer, supprimer des emplois ou continuer à polluer la planète. C’est cela avant tout que l’on doit essayer de changer. Le PCF se prononce, lui, pour la création d’un fonds européen, écologique, social et solidaire, alimenté par des prêts à des taux d’intérêt très faibles, voire négatifs, afin de financer les services publics, notamment les hôpitaux, les banques, de leur côté, favorisant par leurs prêts aux entreprises celles qui créent des emplois, développent la création de richesses utiles.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 17:10

 

 

UNE SONDE SUR MARS QUI CHERCHE LA VIE ET GIORDANO BRUNO

 

18 février 2021-17 février 1600.

 

Il ne s’agit pas de faire de la commémoration ni du nostradamisme, mais une chose est agréable à constater. Malgré les horreurs dont nous sommes capables, il y a des moments extraordinaires de progrès humain qui dépassent la technique et dont la technique est l’outil : l’appropriation matérielle et morale de l’univers en paix et en santé par l’homme qui le rapproche et constitue sans cesse et à l’infini, une conscience de la nature sur elle-même.

A quelques heures près, « l’a-Mars-issage » d’un module ayant entre autre pour but de découvrir la vie sur une autre planète du système solaire (1) coïncide avec un anniversaire du supplice Giordano Bruno, brûlé le 17 février 1600, au bûcher pour ses opinions non conformes à l’institution religieuse et son pouvoir d'alors.

Est-ce que cette coïncidence peut nous être utile pour se rappeler et pour que ce rappel nous pousse vers de nouveaux progrès scientifiques, philosophiques, et bien sûr sociaux, et de la conscience, ensemble ?

Giordano Bruno a affirmé l’univers et le nombre de systèmes solaires infinis, à un moment de l’histoire où Galilée avait dû abjurer, pour ne pas subir un mauvais sort, son savoir sur les découvertes révolutionnaires de son temps, un temps de révolution scientifique et technique mais pas encore sociale, comme nous aujourd'hui, et murmurer : « eppur si muove ».

Le paysan toscan du XVIème siècle, dans son champ, l’artiste devant sa fresque, et les « premiers salariés » vendeurs de leur force de travail de la naissance du capitalisme d’un Etat italien parmi les plus avancés dans le développement des forces productives au monde, étaient loin de penser que s’avançait la Sécurité Sociale de santé de 1946, ni la diffusion des grandes œuvres artistiques et de leurs multiples exécutants dans (presque) tous les lieux d’habitation et de rencontre ici et maintenant. Certes c’est leur créativité populaire et savante, leur activité, qui ont permis la nôtre, et bien des fois la nôtre est aliénée bien plus, relativement aux possibilités aujourd’hui, que la leur : régression dans le progrès et en même temps. Evolution-Développement-Complexification en mouvements contradictoires et même en mouvements antagonistes puisqu’ils expriment physiquement et mentalement des intérêts irréductibles l’un à l’autre mais dépassables dans un autre type de rapports sociaux qui demandent transformation qualitative du mode de production et d'échange.

Lisez Giordano Bruno ! Non, vous n’y trouverez pas les "solutions" à la crise du CMMnIgF, le capitalisme-libéralisme d’aujourd’hui, monopoliste, financiarisé, mondialisé, numérisé, mais en observant le CMMnIgF vous comprendrez mieux ce qu’était son temps en le « comparant » au nôtre, et le mouvement qui nous a porté jusqu’à aujourd’hui et ses possibles en santé et en développement de la personne dans celui de la société. Observation en aller-retour et en progression.

La science qui soutient la fonction de la sonde martienne, la philosophie du devenir, l’économie politique de Marx et de Boccara et le théâtre de Brecht... ont partie liée.

Pierre Assante. 19 février 2021.

(1) les autres raisons ne sont pas toutes de l’ordre d’un idéal d’humanisation de notre espèce, mais cette raison-là est magnifique. Le financement n’est pas une horreur en lui-même mais il contient aussi l’horreur puisqu’il ne cherche pas que le savoir utile et nécessaire, il cherche aussi le profit et la guerre, encore, mais pas fatalement ni éternellement : santé ou maladie ça dépend de nous, de notre savoir et de notre conscience. Contradiction, encore contradiction interne au système, en unité, dans le mouvement de progrès.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 08:00

 

Cher Pierrot,

 

J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin et Salvien.

Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons.

 

Apprendre, comprendre, c’est « se dire que…». Ce que tu te dis par rapport à mes écrits montre que tu commences à comprendre ce que je voulais dire.

Mais méfie-toi ; temps de travail moyen socialement nécessaire, baisse tendancielle du taux de profit, c’est une étude de ma part du capitalisme anglais du XIX°. Ensuite, l’organisation de ton cerveau, ses processus et ceux qui étaient les miens, est différente et donc tes capacités aussi. Ce n’est pas offensant que de dire cela. Cela est vrai pour toi en tant qu’individu mais aussi c’est vrai pour la capacité de perception du moment, de votre moment historique, ce qui ajoute à ta propre difficulté : l’apparence des choses voile encore plus la réalité, à la mesure de la puissance des moyens techniques employés. La réalité elle-même est plus touffue, plus complexe, son unité moins évidente, votre intégration au système plus prégnante.

 

Tu as vu, je crois, que malgré la spécificité de mon étude, les prévisions concernant le développement du capitalisme, la poursuite de sa mondialisation et ses effets sur les salaires, la survaleur, la surpopulation relative se sont confirmées ; spécificité concernant les différences relatives de situations sociale, économique, politique, idéelle ; malgré les différences « tout court ».

 

Tu crains d’être quelquefois une « mouche du coche » par rapport à tes commentaires sur mon travail et celui d’Yves S. Pour éviter cela, il te faut plus de sens de la mesure, plus de patience, sans perdre ta spontanéité. D’ailleurs il faut que tu considères que mes écrits sont une « réflexion à haute voix ». C’est pour cela que je n’ai pas corrigé mes textes précédents au fur et à mesure, à l’exception du livre I du capital pour l’édition française en particulier. Je n’avais pas le temps de le faire et ce n’est pas mon caractère de refaire sans cesse exactement le même chemin, cela me provoque un ennui profond, du moins au départ et dans l’idée de le faire. Mais il est vrai qu’une fois commencé un travail de correction, on peut créer aussi du nouveau. Cette réflexion « à haute voix » par l’écriture « à plume déliée », me permettait de reprendre un raisonnement dans sa totalité afin de ne pas reproduire les mêmes insuffisances, ou plus, les mêmes erreurs, le dé-normaliser, le re-normaliser, à chaque nouvelle rédaction. Mais finalement, sur l’essentiel, je me suis retrouvé avec moi-même et avec une poursuite des concepts au point où je les avais ébauchés ou laissé à l’étape précédente, et des généralisations abstraites à reformuler.

 

Cher Pierrot, ne te prends pas au sérieux mais travaille sérieusement. Mets un peu d’humour dans ta cuisine intellectuelle, et tout ira bien, ou du moins le mieux possible, pour toi et pour les autres. N’oublie pas que toi-même, comme Augustin et moi-même, nous ne sommes que les héritiers de ce que nous avons à transformer et que nous devons prendre soin de ne pas nous approprier un héritage qui appartient à tous, ni de le gaspiller au détriment des générations futures. Transformer n’est pas détruire. Le mal n’existe pas en soi, la tendance à le croire est notre plus grande difficulté et notre plus grand ennemi pour survivre aux nécessités.

 

Ton idée de m’associer à Schubert me plait. Pour faire une caricature à la Daumier, Beethoven ce serait la violence et la tendresse, Schubert la puissance et la douceur. Je crois que tout ça m’a manqué un peu aussi, bien que je ne puisse pas dire que j’aie manqué ni de puissance ni de tendresse. Ton aspiration au « Schubertisme », c’est une demande de plus grande maîtrise de soi-même, essaie d’y répondre.

 

J’étais bien un produit de la révolution bourgeoise, française en particulier ; ceci dans une Allemagne en retard sur ce mouvement et qui puisait dans la recherche l’énergie qu’elle ne pouvait pas mettre dans la « transformation immédiate ». Cette forme de pensée, j’en ai trouvé avec Friedrich un champ d’application idéal en Angleterre avec le capitalisme et le développement des forces productives les plus avancées en quantité. Mais mon intuition me disait, nous disait, que le champ « vierge » de la population immigrée de l’Amérique du Nord allait donner des possibilités incroyablement plus vastes, ce qui s’est produit. Cependant, plus le capital se développe rapidement, plus il développe ses contradictions et les met en œuvre dans l’ensemble du globe et de l’humanité.

 

Cher Pierrot, je te souhaite d’être entendu, modestement, sans orgueil ni médiatisation à la mode. C’est ainsi que tu seras le plus heureux et le plus utile, dans ton petit travail et le déroulement de tes jours.

 

Je t’adresse, ainsi que Jenny, mes amitiés et mes encouragements. Embrasse Chiara et tes enfants de notre part.

 

 

Karl, Londres, le 5 février 2008

 

Post Scriptum, 9 Août 2019 : il émergera de la crise générale mondialisée, les femmes, les hommes et la maturité nécessaires à une transformation radicale et en santé de la société pour poursuivre le processus d'humanisation, conscience de nature sur elle-même, comme je l'ai dit en 1844. J'en avais eu l'intuition dans le livre 3 du Capital, que Friedrich à mis au propre, avec  la baisse tendancielle du taux de profit qui conduit à une suraccumulation-dévalorisation du capital, crise non circonstancielle mais de longue durée. C'est bien quand se posent les problèmes que se pose la question de les résoudre. C''est quand la crise se généralisera sans possibilité de "survie du système", que vous en construirez un autre avec les prémisses du nouveau dans l’ancien, comme disait aussi justement Friedrich dans son Anti Dühring.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

*******

et :

Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

ET :

 *Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90100 101 102 103 104 105 106 107 108

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 09:03

 

L’utilité au quotidien d’une façon de penser. PENSER DIALECTIQUEMENT.

 

Avant de lire cela, il faut avoir en tête que pour toute question que nous avons à traiter, dans nos vies quotidiennes, comme dans nos prospectives les plus avancées, nous usons d’une façon de penser, d’un acquis mental certes en mouvement, qui nous a été communiqué depuis notre naissance et que nous développons dans différentes directions, sujets et objets unis. Comprendre comment notre façon de penser peut nous aider à vivre et à nous développer ou le contraire n’est donc pas sans intérêt quotidien et futur. Et que donc une réflexion sur la façon de penser est de la plus haute utilité et de la plus haute nécessité. Ce qui pose la question que l’usage de la pensée logique et de la pensée dialectique n’est pas une question « d’intello » comme peuvent l’affirmer certains avec mépris, mais une question pratique.

 

« … Nous voici au pied du mur. Va-t-on contester que les contraires soient différents et non la même chose ? Le haut n’est pas le bas, le vrai n’est pas le faux, aucun esprit logique ne l’admettra. Mais qui le lui demande ? Penser dialectiquement ne consiste pas du tout à nier la différence des contraires : non, bien sûr, les contraires ne sont pas la même chose, mais –voilà le point crucial– ils sont le même rapport, et c’est en ce sens que ces différents sont aussi identiques. Autrement dit ce dont le penser dialectique révèle la fausseté profonde, c’est que les contraires puissent être considérés comme deux choses pensables séparément –le haut est d’autre part le bas, le vrai est d’autre part le faux– quand ils sont en vérité  un unique rapport à deux pôles : le rapport positionnel haut/bas, le rapport gnoséologique vrai/faux. Ils sont deux en un, un en deux : voilà qui fait éclater le trop étroit principe d’identité, moment provisoire de pensée qui doit être dépassé en un principe dialectique d’identité-différence, donc aussi de contradiction valide entre termes préalablement définis de façon non contradictoirecar, redisons-le, la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde. Elle ne peut pas même nous dire ce qu’est une synthèse, où il saute aux yeux que deux est en même temps un. On a inlassablement fait à Hegel, on lui fait encore le faux procès d’être un penseur de l’absurde prétendant que les contraires sont « la même chose », quand tout son travail consiste à montrer qu’ils ne sont en rien des choses, justement, mais un rapport qu’on ne peut du tout penser lorsqu’au nom de « la logique » on s’acharne à l’atomiser  en immobiles figures séparées… ».

Lucien Sève. Penser avec Marx. Tome III « La philosophie ». 2014.

 

Sur chaque question posée devant lui, Marx s’est efforcé d’user de la pensée dialectique. Et ce faisant il a progressé conjointement dans la compréhension de la question et dans l’usage d’une pensée dialectique.

Ce n’est pas parce qu’il ne saute pas à pied joint en s’écriant « dialectique, dialectique » à chaque page de ses 4 livres et 11 tomes du « capital » (Editions Sociales), que cet usage s’est évanoui tout au long de sa rédaction.

Il ne prétend pas d’ailleurs que la dialectique est la clef de tout, et dit qu’il faut s’en méfier aussi et que ses qualités ne sont pas d’une efficacité absolue, ce dont nous sommes de fait responsables, pas « abstraitement » mais concrètement dans et par notre activité « matérielle et morale », notre activité tout court : la dialectique est un mouvement de la pensée dans le mouvement de la matière.

ET « le Capital » répond à la 11ème sur Feuerbach : il ne s’agit pas seulement de comprendre le monde, mais de le transformer. En santé ajouterons-nous, ce qui est explicité dans toute sa démarche et contredit les dogmatismes contenus dès l’origine dans toute pensée et qu’il faut sans cesse dépasser pour que l’activité tende à la santé, dogmatismes dont la pensée dialectique elle-même a été victime, et nous tous avec.

 

« …Une seule voie reste ouverte à l’esprit désireux de résoudre véritablement les problèmes : l’effort vers la saisie du contenu total. Cet effort définira la vie philosophique… »

Dernière phrase de « Le matérialisme dialectique ». Henri Lefebvre. 1940.

 

Pierre Assante. 18/02/2021 08:29:29.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 07:46
Voir note (4)

 

DIALECTIQUE

Publié une première fois le 11/01/2021

 

La dialectique matérialiste est sans doute le mode de lecture de l’existant, du réel, le plus avancée, historiquement.

Elle est, entre autre, l’héritière de la lutte de la bourgeoisie révolutionnaire contre les dominations qu’elle subissait, avant qu’elle ne devienne elle-même dominante.

La dialectique matérialiste, si elle a contribué à de grandes avancées de la conscience humaine dans la lecture du réel et dans la réponse à la complexification-développement des modes de subsistance, elle n’a jamais été dominante.

Elle a été certes une lecture avancée du réel, mais est retombée rapidement dans le dogme général imbibant une pensée humaine millénaire et a été imposée, volontairement et involontairement comme dogme, jusqu’à être rejetée massivement, sans pourtant disparaître sur le fond du mouvement des consciences collective et individuelle, dans leurs multiples et diverses formes d’existence, populaires et savantes en interaction.

La dialectique n’est pas une science. En tant que lecture elle a besoin d’une écriture, de hiéroglyphes, d’un alphabet qui évolue, se transforme au gré de la progression structuraliste des observations savantes et populaires et de leur difficulté de synthétisation.

La « Dia-Mat » ne peut être que dogmatique dans une société qui l’est.

Elle peut aussi évoluer par des incursions hors du dogmatisme ambiant au fur et à mesure que se transforment les moyens de production (1), l’état des forces productives, et se développe un mouvement de dépassement d’un mode de production aliénant la force de travail et éparpillant et cloisonnant les activités humaines.

La dialectique n’est pas une science. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail non plus.

Dialectique et APST ne sont pas des sciences et ne se recoupent pas. Elles ne sont ni un champ ni une discipline scientifiques ; et ont chacune une existence particulière.

L’APST n’est pas une « sous-branche » de la dialectique mais elle en use comme en use la philosophie.

Du syncrétisme à la synthèse il y a un cheminement qui dépend des conditions historiques et du mouvement d’évolution-développement-complexification global de la société et de la nature, et des mouvements micros et macro qu’il contient, à l’infini.

Les « structures dissipatives » de Prigogine et sa « flèche du temps » ne contredisent en rien, au contraire, cette complexification et l’entropie n’évolue pas dans le sens contraire au mouvement de développement-complexification, ce qu’une thermodynamique limitée aux apparences pourrait faire penser. Cette tendance philosophique d’un mouvement vers l’entropie en tant qu’équilibre va de pair avec la philosophie éléate et aristotélicienne qui s’accommodait avec une Terre centre (2) de l’univers et promouvait une conception de l’homme fait à l’image de dieu, finis l’un et l’autre dans une société immobile. Comment pouvait-elle alors imaginer le mouvement ? Seules les limites historiques d’une espèce vivante et pensante peut expliquer cette aberration qui confond l’énigmatique et le mystère. La bataille de la « philo du devenir » est encore et toujours en cours (3).

Le mouvement de connaissance de la matière progresse dans la double propriété de progression de l’analogique et du discret. C’est une notion difficile à saisir, elle demande à intégrer mentalement une unité qui semble incompatible dans la réalité. J’ai entendu récemment, dans le débat sur la révolution numérique l’affirmation (si j’ai bien saisi) que l’histoire est analogique et le mouvement de la matière est discret. Cette dichotomie me semble une erreur composée de notre temps de nouvelle révolution scientifique et technique. Le mouvement de la matière dont l’histoire fait partie, est à la fois analogique et discret ; continu et discret !

De même le progrès  d’appropriation de la « matière matérielle » et de la « matière tangible » (3). Cette différenciation est une aberration mais commode pour s’opposer à l’idée dominante d’une matière immatérielle. Elle ne traduite pas  l'être de la nature, mais la division idéologique de la représentation de la matière et de la réponse sociale à cette division.

Pierre Assante. 11/01/2021 10:29:34.

 (1) En particulier la numérisation et l’automation, si elles ne se développement pas en déficit trop important d’une forte orientation humaniste.

En ce sens humanisme marxiste et action de transformation des forces productives et du mode de production vont de pair. La distribution étant dans l’échange, l’échange dans la production et la recherche-développement dans le processus de distribution-échange-production, la production intervenant en dernière instance, donc en instance première originelle déterminante.

(2) « Eppur si muove ! »

(3) J’ai fait part, à Lucien Sève, il y a de nombreuses années, d’une remarque sur les conséquences d’un vocabulaire scindant la matière entre matériel et immatériel à propos de la pensée. Il y a eu déjà au XIXème siècle, débat sur la pensée et sa constitution matérielle dans l’ouvrage d’un ouvrier philosophe matérialiste et militant que j’essaie de poursuivre : J. Dietzgen.

(4) L’assassinat de Politzer par les nazis, s’il ne contient pas toute l’histoire de la Résistance « physique et mentale » au capital, représente et EST l’effort des forces contraires qui s’affrontent sur le terrain  de la conscience nécessaire à une transformation en santé du mode de production pour la poursuite du développement-complexification de l’espèce humaine dans son appropriation saine (viable) de l’univers. Certes, les cours de Politzer n'étaient qu'un début d'initiation des milieux populaires et militants demandant approfondissement et développement, élargissement, corrections pas à pas dans ce mouvement de formation et d'échange en adhérence avec les besoins et les luttes de réponse à ces besoins, aux subsistances "matérielles et morales" en développement-complexification. Dépasser la logique aristotélicienne de non-contradiction reste la tâche de notre temps pour répondre à l'approche du monde nécessaire à la santé sociale et son processus.

Il faut mettre en évidence les conquêtes en matière d’analyse scientifique du capitalisme, de sa constitution moderne, de sa crise de suraccumulation-dévalorisation et son issue dans une société communiste à travers un autre usage et d’autres institutions de la monnaie et de son usage, des droits nouveaux de l’homme producteur, et de la transition vers le dépassement de l’achat de la force de travail dans un processus de sécurité d’emploi et de formation nécessaire à la production des biens « matériel et moraux » assurant la vie humaine et son développement-complexification.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 13:57
Débat au Département d'Ergologie de l'UP.

 

COMMENT SE NOUENT EN NOUS DISPONIBILITÉ AUX VALEURS ET NORMES DU SAVOIR ? (Extrait)

 

«  …. Comme tout agir humain, la production des connaissances ne peut pas ne pas être travaillée de valeurs ; en même temps, peut-on admettre que nos ambitions de produire du savoir soient ordonnées (voire subordonnées) à des valeurs, alors qu’il est peu probable qu’il puisse y avoir une « science des valeurs » ?

D’un côté, le savoir doit être disponible comme un bien commun, que nous ne pouvons partager et dont nous ne pouvons profiter que s’il n’est pas simple produit circonstanciel des choix et désirs particuliers de ceux qui les proposent. Donc, il doit résulter d’une neutralisation de ces choix et désirs circonstanciels. Mais d’un autre côté, comme activité humaine, la recherche de savoir peut-elle être neutre ? Une activité humaine peut-elle se développer dans une absence de choix ? Chaque choix implique forcément préférence, donc différentiel en valeur, et donc débat, même dans l’inapparent. A partir du moment où la recherche est une activité vivante, la neutralité est donc impensable…

… ces savoirs sur les semblables doivent pouvoir user des catégories générales, neutralisant assez la singularité des êtres  et des situations pour pouvoir être scientifiquement compris et acceptables par la communauté « scientifique »…

… Dans ce cas, le producteur de savoirs comme ses « objets » visés sont désingularisés, deviennent transparents, et il est alors légitime de se soumettre au gouvernement anonyme des produits du savoir. Toutes les dérives sont alors possibles : on est à la source des rapports entre savoir et pouvoir…

…Mais hors de cette astreinte que nous vivons tous comme êtres singuliers, que devient cette contradiction non antagonique dans la vie historique et sociale ? Dans l’histoire, depuis toujours ( ?), mais surtout depuis que les connaissances scientifiques sont venues se greffer sur l’agir technique et les normes sociales, s’opèrent tendanciellement au sein des groupes humains des affectations privilégiées à chacun de ces deux pôles qui structurent et segmentent la vie sociale. Des distributions sociales asymétriques, valorisant un pôle au dépend de l’autre rendent tendanciellement improbable  une appropriation et un  traitement équilibrés de cette contradiction primitivement non antagonique. La tentative de traiter cette contradiction selon « un dialogue socratique à double sens », « en santé », en respectant les exigences propres des deux pôles, l’un ordonné à la déadhérence, l’autre à l’adhérence (On l’a vu, l’une et l’autre relatives), est alors en permanence exposée au risque d’être instrumentée, exploitée dans le cadre de sociétés humaines traversées des rapports de pouvoir, de prestige, d’argent… »

Yves Schwarz, initiateur de la recherche ergologique, de l'Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail, et de la création du Département d'Ergologie de l'Université de Provence, dans « Agir humain et production de connaissances. Epistémologie et ergologie ».PUP.2021. Présenté récemment dans ce blog.

Ces citations tronquées nécessitent la lecture de l’ouvrage mais donnent une idée d’une ascèse pratiquée par les auteurs. Elles contiennent entre autre une référence au DD3P présenté librement par le blogueur par ailleurs sur ce blog dans « 2 questions pour procéder » et « Double abstraction ».

Je me permets dans le cadre de ces réflexions, les confirmant à mon sens, une autre citation, note au début du "Capital" : "Le désir c'est l'appétit de l'esprit"; et celle-ci "La logique c'est l'argent de l'esprit" (Manuscrits de 1844). Toutes deux liées aux effets du système sur l'acte-comportement et pensée humains, et son développement-complexification, en relations dialectiques.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 07:02

 

La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une thÉorie.

s’appuyer sur l’anankè en mouvement dans notre mouvement, la relation dialectique entre nos besoins, notre conscience et nos actes transformateurs.

 

La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une théorie, c’est une réalité constatée et qui a explosé quantitativement dans la nouvelle révolution scientifique et technique. Elle est la base de la crise générale, économique et de civilisation : les forces productives et l’organisation sociale entrent en contradiction telle que le processus humain est handicapé de plus en plus gravement.

La  baisse tendancielle va de pair avec l’augmentation globale, la croissance du capital et de ses profits et celle du capital constant dans le capital total.

Ce n’est pas qu’une théorie et les économistes en faisant le bilan des entreprises, par exemple à partir des données recueillies sur un pays le voient et le démontrent.

L’économie n’a rien à voir avec la comptabilité d’une entreprise. Le mouvement du capital est un rapport social. La logique aristotélicienne de non-contradiction, c’est-à-dire considérant qu’un objet est réel si deux éléments qui le constituent sont « logiquement possibles » entre eux est une supercherie. Un objet est un mouvement et son mouvement contraire, c’est-à-dire qu’un objet est un mouvement, tout court, dans lequel agissent des forces contraires. La baisse tendancielle du taux de profit et la croissance du capital est la réalité du mouvement que constitue l'économie concrète, réelle, et non abstraitement idéelle, celle qui produit, par la force de travail et l’organisation de son usage dans un système d’usage de soi par l’autre dans le cadre d’un cycle élargi d’accumulation. L’accumulation capitaliste est une croissance mais n’a rien à voir avec la croissance tout court, celle qui permet un développement complexification de tout existant dans l’univers. L’accumulation capitaliste c’est une accumulation qui a besoin du taux maximum de taux de profit et le taux minimum de « réinvestissement » des richesses produites. C’est un cycle qui se met sans cesse en danger jusqu’à s’écrouler, ce qui se passe sur la longue durée et qui est en train de se produire.

La baisse tendancielle du taux de profit ce n’est pas de la comptabilité ni des mathématiques locales isolées d’une réalité globale, c’est un rapport social des capitalistes entre eux dans la course au profit nécessaire à l’accumulation garantissant la survie d’une entité capitaliste du local au global et se son pouvoir pour survivre c’est à dire dominer par essence. Le capital c’est à la fois celui d’une « entreprise industrielle » et celui d’une « entreprise financière », et leur imbrication dans le mouvement mondial, global du capital.

C’est bien sur la scission, la dichotomie entre l’analyse de l’entreprise et son milieu, de même que la dichotomie, la scission dans l’analyse de l’activité et de l’activité de travail capitaliste et in fine de l’agir humain et de la production de connaissance que repose en rapport dialectique l’analyse basée sur la non-contradiction, celle de l’idéologie dominante, celle du capital qui plombe nos pensées et nos actes, dans leur unité.

User de cette logique de la non-contradiction a pour conséquence entre autre, de ne pas voir la baisse tendancielle du taux de profit conjointe à la croissance de la masse de capital et de profit. Et la conséquence de cet aveuglement est immense puisque les racines de la crise de la société humaine ici et maintenant tiennent dans cette double tendance et porte la plante à pourrir sur pied, y compris la plante qu’est l’analyse de l’agir humain.

On ne peut nier la réalité de la baisse tendancielle du taux de profit sans plomber l’analyse de l’activité humaine, l’analyse des situations de travail, et l’analyse de la production des connaissances dans la production tout court, et l’échange et la distribution dans le mouvement particulier et uni de la production.

Certes, dans un mouvement on peut en nier un aspect particulier isolé de l’ensemble mais la négation de la négation (non seulement du « réel pratique » mais du « réel pensé », qu’on ne peut séparer dans l’activité humaine), ne peut reposer que sur une approche synthétique, dialectique du mouvement d’ensemble le plus approfondi possible, historiquement, ici et maintenant.

Ce n’est pas de « l’intolérance » que de dire cela, ni de la censure des opinions diverses qui ont le droit de s’exprimer ; C’est militer pour les moyens de non seulement comprendre le monde, mais agir pour le transformer en santé.

Si l’on veut avoir une illustration d’actualité de la baisse tendancielle du taux de profit, il faut revenir sur les réformes de la sécurité sociale, par exemple, et la contradiction entre le développement-complexification des besoins  de santé "médicale" et les lois institutionnelles de restriction des dépenses de santé, en particulier dans les hôpitaux alors que les transferts de capitaux vers les firmes multinationales et leurs "supports" financiers en unité explosent en quantité et que les petites et moyennes entreprises sont étranglées ; cela pour permettre la perfusion vers le taux de profit !

Baisse tendancielle du taux de profit et baisse du taux de satisfaction des besoins sociaux sont un même mouvement. Progrès concret (mouvement en santé et non vision abstraire du progrès) et capital en fin de course sont deux forces contraires antagoniques. Le mouvement de l’humanisation à la fois continu et discret passe par le dépassement-abolition du capital.

Certes ceci n’est qu’une formule dont l’usage, la pratique, demande la construction, à l’instar du lit de Platon, d'un processus de transformation agissant consciemment sur les forces en mouvement, en intervenant consciemment sur le développement-complexification de celles qui permettent au mouvement de croître. Ce n’est pas impossible, et cette possibilité constitue déjà des possibles opérationnels avancés en action ici et maintenant dont il faut soigner la croissance comme celle d’un enfant fragile à porter vers la maturité.

Pierre Assante. 16/02/2021 06:01:34.

P.S. Certes, Marx n’a pu aller jusqu’au bout de l’analyse de la baisse tendancielle du taux de profit ; d’autres le font, aussi loin que possible ici et maintenant. Il n’en a pas eu le temps et la société dans laquelle il vivait n’en était pas encore à la révolution scientifique et technique actuelle (mais il en avait déjà l’intuition) et encore moins à la « recherche appliquée » des immenses avancées scientifiques, bien que parcellaires et structuralistes et non globalement et possiblement synthétiques. L’incapacité d’unification des théories physiques quantique et de la relativité, du « corpusculaire » et de « l’astronomique », des recherches sur la « contradiction des mouvements de la thermodynamique de l’univers » (là, je m’avance beaucoup !),  en est une illustration. La question n’est pas seulement de constater nos incapacités dans notre rapport entre le savoir « acquis », sa normalisation-dénormalisation-renormalisation, et la production des connaissances, mais de lier nos avancées sur les perceptions et les "constatations analytiques", avec notre besoin de subsistances sans lesquelles nous ne pouvons exister (ce qui est la base, saine je crois en tout cas, d’un aller-retour sain entre la réalité extérieure et intérieure à nous-même dans notre déadhérence conceptuelle), ni ne pourrons exister et ni aucun rapport viable à nos semblable et aucun humanisme par conséquent : s’appuyer sur l’anankè en mouvement dans notre mouvement, la relation dialectique entre nos besoins, notre conscience et nos actes transformateurs.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 07:01

 

Italie. Coalition contre nature

L’Humanité. 15 Février 2021

Gaël De Santis

 

Le gouvernement de Mario Draghi a prêté serment, samedi. La Ligue y est bien représentée.

Le banquier Mario Draghi et son gouvernement dit « technique » ont prêté serment, samedi. Cela clôt, temporairement, la crise politique ouverte mi-janvier par le départ de la majorité d’Italia Viva (IV), le parti de Matteo Renzi. Cet exécutif de grande coalition est inédit en Italie. Les socialistes de gauche de Libres et égaux, les sociaux-libéraux du Parti démocrate, les démagogues du Mouvement 5 étoiles y participent aux côtés des berlusconiens de Forza Italia et – c’est inédit – de l’extrême droite de la Ligue.

Le gouvernement Draghi devra affronter la crise sanitaire et obtenir de Bruxelles les 209 milliards d’euros du fonds de relance européen, attribués au Bel Paese.La Ligue obtient trois ministères, dont un pour Giancarlo Giorgetti, artisan d’un recentrage de ce parti, le premier du pays dans les sondages.

Salvini favorable au plan de relance

Avec Matteo Salvini il entend confirmer la Ligue comme première force d’une coalition de droite en cas d’élections législatives. Salvini cherche à transformer la Ligue en grand parti de la droite italienne. Il se dit favorable au fonds de relance – contre lequel son parti a voté au Parlement européen ! Et, pour participer à la grande coalition de Draghi, il a amorcé un changement de ton sur les questions migratoires, estimant qu’il suffisait désormais de copier en Italie la politique d’accueil en vigueur en France et en Allemagne.

Le seul parti de droite qui restera à l’opposition sera Frères d’Italie, un parti héritier des néofascistes du Mouvement social italien, crédité de 16,5 % d’intentions de vote.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 15:38

STATISTIQUE DU BLOG DE JANVIER 2021

 

Janvier 2021

967 Visiteurs uniques

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Pages les plus visitées en janvier 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/avec-marx-economie-et-philosophie-au-service-du-devenir-commun.l-humanite.15-janvier-2021.html

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http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/dialectique.html

83

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/renato-di-ruzza-yves-schwartz.agir-humain-et-production-de-connaissances.paru-le-21-janvier-2021.html

68

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste.je-signe-cet-appel.html

56

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/la-bataille-interne-du-pcf-et-le-rassemblement-populaire-et-du-salariat-pour-depasser-la-crise-systemique.html

37

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

33

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/deregularisation-destructuralisation-sociale-et-candidature-pcf-aux-presidentielles.html

29

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/affichage-creons-une-securite-d-emploi-et-de-formation.html

24

 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 09:31

 

COMPRENDRE LE POURQUOI ET LE COMMENT DE NOS ACTES C’EST AUSSI LES DECIDER ENSEMBLE

 

Lorsqu’un groupe humain, du local au mondial entreprend une action, la réussite de cette action ne peut reposer que sur la seule autorité sous peine d’échouer lorsque les difficultés s’aggravent et l’autorité s’use.

Parce que la réussite repose sur la compréhension de chacun-e de ce qu’il-elle fait et l’autorité d’un-e ou de quelque-un-e-s ne peut compenser la compréhension de tous.

Une autorité collective est plus efficace qu’une autorité personnalisée. C’est cela la démocratie élargie à l’homme producteur, la démocratie du « que, quoi, comment produire », au-delà de la démocratie dite « citoyenne » où le producteur et le salarié sont écartés de la démocratie économique qui ne peut se séparer sans graves dommages de la démocratie politique. Sans la démocratie économique conjointe  il ne peut y avoir qu’une démocratie politique limitée allant vers son déclin et sa mort.

La bourgeoisie a institué la privatisation de l’économie, la classe ouvrière l’a combattue. Une partie majoritaire de la bourgeoisie elle-même a perdu son pouvoir au profit d’une minorité mondiale détentrice de l’usage de la monnaie, du capital sur la vie économique et politique au détriment des besoins sociaux. Mais cette majorité ne peut se résigner à abandonner son système, trop d’intérêts « personnels » immédiats qui vont à l’encontre des intérêts collectifs l’en empêchent. Et la prégnance de son idéologie s’est emparée de toute la société, y compris du salariat. Une catharsis ne peut se produire sans la pédagogie sur les effets de la crise et des effets de la crise suffisamment démonstratifs de ses causes. London a bien décrit ce « phénomène », qui s’est bien développé depuis « Le talon de fer » de 1907.

Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé et sa puissance technique et répressive détruisent les avancées passées vers la démocratie de l’homme producteur. La crise de la démocratie va de pair avec la crise engendrée par les contradictions du système qui ont été développées dans ces articles. La suraccumulation-dévalorisation congénitale du capital et la répression objective et subjective qu’il exerce contre sa contestation sont des mouvements conjoints unis dans un même mouvement d’étouffement de la société humaine.

Comprendre le pourquoi et le comment de nos actes c’est aussi les décider ensemble.

Pierre Assante. 14/02/2021 08:48:35.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 18:02

 

Table ronde. Quelles alternatives pour une Sécurité sociale d’avenir ?

L’humanité. Vendredi 12 Février 2021

 

Pierre CHAILLAN.

Rappel des faits, Revenu universel, salaire à vie, sécurité d’emploi et de formation ? Les propositions d’un projet de société à gauche sont sur la table pour répondre à la crise sanitaire et engager une voie post-capitaliste.

SOPHIE TAILLÉ-POLIAN Sénatrice Génération.s du Val-de-MarneBERNARD FRIOT Sociologue et économiste, signataire de l’appel « Ambroise Croizat au Panthéon ». PIERRE IVORRA Journaliste et chroniqueur.

 

Les interventions de Pierre IVORRA :

…Plutôt que de se demander quel serait l’intérêt d’un revenu attribué à tout individu quelle que soit sa situation, revenu qui risque d’être très insuffisant pour des millions de personnes, mieux vaut s’interroger sur les raisons qui font que tant de personnes sont dans la pauvreté, au chômage, occupent des emplois précaires, ne bénéficient guère d’un revenu décent. Tout donne à penser que l’insuffisance ou l’absence de revenu, pourtant indispensable à un véritable développement humain, est liée à la façon dont les revenus sont créés. Pour quelle raison des millions de travailleurs au chômage sont-ils exclus de l’acte productif et sont de ce fait écartés également d’une juste répartition des richesses qu’il permet de créer ? La raison en est la volonté obsessionnelle des capitalistes de réduire le coût du travail pour augmenter leurs profits. En s’attaquant à ce coût du capital, on peut créer les conditions pour que tout un chacun participe à la création de richesses ou puisse bénéficier d’une formation rémunérée en vue d’occuper un nouvel emploi. En sécurisant l’emploi, on sécurise les revenus…

…L’enjeu, c’est la réussite ou l’échec de la rupture avec le capitalisme. Dans la continuité de la pensée de Marx et avec les acquis du mouvement populaire et de la réflexion théorique depuis, l’objectif de la transformation à réaliser est de dépasser le capitalisme et son élément central : le salariat. C’est en cela que l’idée de prétendre rompre avec le capitalisme en instituant un salaire à vie est antinomique avec la pensée de Marx et totalement contradictoire. Dans le Capital, Marx affirme que la vraie vie commence pour l’ouvrier lorsqu’il quitte son activité de salarié. C’est pour cela qu’il considère que « la réduction de la journée de travail est la condition fondamentale » de cette libération. La baisse du temps de travail et la sécurité d’emploi et de formation sont dans le fil de cette pensée. La possibilité de donner à tout un chacun le droit de passer d’un emploi à l’autre, sans subir le chômage, et si besoin est de bénéficier d’une formation rémunérée, se situe dans cette visée communiste d’un dépassement du capitalisme et du salariat. L’éradication du chômage et le droit à une formation rémunérée ouvrent la possibilité de participer à une activité non marchande, au cours de laquelle le travailleur n’a pas à vendre sa force de travail, à exercer une activité salariée. Ce sont là des vecteurs majeurs du dépassement du capitalisme. S’y ajoute des mesures économiques, financières, monétaires, des droits nouveaux à l’entreprise et dans la société pour rendre possibles ces conquêtes…

… La Sécurité sociale est durement attaquée par le pouvoir, la droite et l’extrême droite qui veulent faire de la santé une affaire privée. Il faut tout au contraire accroître considérablement ses ressources financières afin d’aller vers le 100 % Sécu, et aussi faire face aux problèmes de la dépendance. Les mesures classiques de taxation des fortunes et du capital sont à la fois indispensables et insuffisantes. C’est pour cela que les communistes proposent d’abord de mettre un terme aux exonérations de cotisations patronales, ensuite de faire cotiser les revenus financiers, enfin d’instituer une modulation des cotisations des entreprises en fonction de leurs politiques d’emploi, de formation et de préservation de l’environnement. La création de la Sécurité sociale dans l’après-guerre à l’initiative particulièrement du communiste Ambroise Croizat a marqué un très grand progrès de civilisation. Enfin, dans notre pays, l’indigent, le chômeur, les vieilles gens, les travailleurs, l’ouvrier comme l’ingénieur, les familles ont pu bénéficier d’un droit à la santé. C’est d’ailleurs à partir de ce moment-là que l’espérance de vie des Français s’est sensiblement accrue. Ce sont ces idées fraternelles qu’il faut faire entrer au Panthéon avec Ambroise Croizat.

 

LA TABLE RONDE DANS SON INTÉGRALITÉ

https://www.humanite.fr/table-ronde-quelles-alternatives-pour-une-securite-sociale-davenir-700049

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 07:32
En suite de nos discussion avec Georges parti mais présent

 

Un processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle existante.

 

Le pouvoir dominant dans le monde et dans les entités humaines constituées et leur mouvement-régression-évolution en relation dialectique, c’est celui des entités géantes industrialo-numérico-financières.

La caractéristique historique de notre temps est la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Ce pouvoir dominant s’appuie sur des pouvoirs locaux qui ne s’attaquent pas à la crise, aux causes de la crise, et ne peuvent en ce cas appliquer des remèdes à la crise qui ne peut dans ces conditions être surmontée, trouver une issue dans un processus de construction sociale et de gestion saineS. Socialement, économiquement, écologiquement, ergologiquement, en unité.

Face à ces pouvoirs locaux et le pouvoir central du capital, qui n’est pas virtuel mais concret et possède ses outils les plus avancés techniquement dans toutes son activité touchant à la réalité objective et subjective, je vous renvoie à la réflexion de Jack London dans « le talon de fer ».

Notre caractéristique historique est une « Fin d’Empire centralisé du capital » et une révolution scientifique et technique ouvrant la voie à une appropriation nouvelle et immense de l’homme sur son univers : à condition que l’appropriation se fasse en santé de l’ensemble du corps social.

La crise de l’empire et la crise de la révolution scientifique et technique est la conséquence du système d’échange A-M-A’, et de la suraccumulation-dévalorisation du capital, congénitale au système et au paroxysme.

Les pouvoirs locaux du capital qui tirent leur emprise sur les populations de la crise elle-même, gèrent en recul et s’ultra-droitisent. Trump est un des « sommets » historiques et à venir de cette droitisation, accompagnée par un mouvement mondial de fascisation.

Nous entrons dans une période de Résistance. Tous les compromis ne peuvent aboutir qu’à un renforcement de cette droitisation. De plus, ce ne sont pas les individus en particulier ni les groupements d’individus du pouvoir du capital qui sont à abattre, c’est le mode de gestion, le critère de production des entreprises, des Etats et du monde.

La pédagogie ne peut plus reposer sur l’indignation contre mais sur le débat sur les critères de gestion, et l’urgence d’un redressement du processus humain repose sur les critères de gestions s’attaquant à la suraccumulation-dévalorisation du capital et des moyens humains mis au service des humains, le travail ; la production, l’échange, l’emploi, la formation, tout cela étant en dépendance mutuelle, commune. C’est cela l’alliance des libertés et du communisme.

Imiter les grandes indignations historiques passées et présentes, au lieu de faire avancer l’idée dans la pratique de la production et des luttes sociales s’en réclamant, est contre-productif.

Un des « grands communistes » ayant appelé "La Cosa », « la chose », la création du parti issu de la dissolution du PCI, déclarait à la fin de sa vie « Indignarsi non basta », « s’indigner ne suffit pas ». Pour ma part je dirai plus : l’indignation voile, couvre et repousse les solutions. Et un discours basé sur « le scandale » et l’indignation, c’est le contraire de la résistance constructrice du futur en santé.

Pierre Assante. 13/02/2021 07:03:13.

P.S. Rappel d’un critère de gestion : pousser le processus de substitution du critère "d’investissement" P/C par VA/CMF. Pour faire simple, assainir le cycle de la production des richesses : arrêter le gaspillage capitaliste des moyens de production et de vie. Développer l’intelligence de la gestion pour une production au service des besoins sociaux en développement-complexification : Agir sur le capitalisme pour le dépasser. Certes c’est moins romantique que la prise du Palais d’Hiver, mais c’est une réponse mondiale et non locale et ponctuelle qui laisse le capital se reprendre jusqu'à une régression économique, anthroponomique, démographique qui peut être celle de la civilisation si ce n’est le la fin de l’humanité. Pour moi l’humanité est une merveilleuse invention de la nature dans son mouvement d’évolution-complexification qui lui donne dans notre petit coin de l’univers et au-delà, conscience d’elle-même, perception, analyse et savoirS sur elle-même.

Si l’on voit les choses au-delà des apparences, on se rend compte que mon parti, comme les autres prône la scission sociale. La scission, c’est le contraire de la lutte des contraires pour le progrès. Et le compromis sur la base de la régression, cela semble une démarche de rassemblement, de dépassement de la lutte des contraires, mais c’est une politique de scission accentuée.

La résistance incontournable passe par le processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle qui existe aujourd'hui.

Dans la pandémie, un mouvement impétueux de progrès scientifique et technique se poursuit. Il s’agit de le mettre au service des besoins humains pour faire de l’humanité une conscience de la nature sur elle-même toujours plus avancée  et dans laquelle réside la survie et les subsistances matérielles et morales de l’entité humaine sous ses formes actuelles et à venir, inimaginable.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 14:49

 

LIBERALISME ET DARWINISME SOCIAL, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

 

En écoutant une transmission culturelle sur Darwin, je constate une fois de plus la domination idéologique du darwinisme social : « la guerre de tous contre tous » de Hobbes (1).

Si le « darwinisme » contient des avancées progressistes fondamentales, sa « mise en concordance métaphorique » avec la société humaine oublie une chose : L’évolution-complexification continue qui a porté l’espèce animale humaine à la construction d’une société pensante est bel et bien une nouveauté, une transformation qualitative de l’espèce et de son organisation.

Le libéralisme, le structuralisme, le darwinisme social vont de pair, « de ter », triple négation qui ne réussit pas en grandissant à déborder du vase de la philo aristotélicienne et du principe réactionnaire de non-contradiction. Cet embourbement de la pensée est représenté par l’intelligentsia libérale qui est majoritaire dans les médias et les institutions culturelles et scientifiques mais a du mal à survivre elle-même en empêchant la vérité de sortir du puit.

La négation de la négation, le dépassement de la négation, cette formule que l’on croit barbare est de la plus haute intelligence et de la plus grande beauté et efficacité : elle est la serpe mentale qui permet de cueillir le gui du savoir et de la vie. La forme poétique n’est pas la plus adéquate pour m’exprimer sur le sujet, surtout cette forme formelle de l’allégorie. Mais usons de l’arme de l’adversaire pour être compris : prenons le chemin qu’il emprunte et sortons-en ensemble en y laissant mourir le principe de non-contradiction !

Le darwinisme social est sans doute, dans le haut du vase de la pensée, la forme la plus intellectuelle, et la plus sournoise et insidieuse pour imposer la concurrence marchande du capital dans la concurrence intellectuelle en unité et en soutien pratique mutuel. C’est à travers ce darwinisme-là qu’on maintient en prison les velléités de coopération, de solidarité et de cohérence scientifique synthétiques de la vision du monde et de ses possibilités de transformation en santé ; de complexification-évolution qu’on appelle le progrès dans l’appropriation saine de l’univers par l’homme, ses subsistances : les nourritures tangibles et invisibles, objectives et subjectives, nécessaires qui constituent cette appropriation vitale.

Certes la « base physique » que la matière du corps humain social EST, contient bien les gènes, et la "matière fine" qui fait la métagénétique-épigénétique. Mais phylogénèse et ontogénèse, la genèse de l’espèce sociale et la genèse de la personne sociale vont de pair, et l’évolution-complexification génétique connait aussi, dans la naissance du travail  transformateur de la matière et de la subsistance humaine  – et l’organisation sociale et ses connaissances et représentations en évolution-complexification continue –   un bond dans la constitution génétique de l’espèce au même titre que l’évolution-complexification continue de l’organisation sociale ; dans les bonds-négation de la négation micros et macro de la continuité, mouvement ondulatoire et corpusculaire à la fois, et non séparément continu et discret.

L’épigénétique est une autre découverte que celle de l’ADN qui ne doivent pas être considérés en scission mais en synthèse. Dans notre société l’activité parcellisée par la division capitaliste du travail handicape les synthèses  – conscience de la nature sur elle-même – et leur mouvement d'évolution-complexification continue qui peut éclore et mourir dans un « coin de l’univers », se déploie globalement et magnifiquement sous les yeux du télescope et du microscope de façon certes aléatoire mais aussi de façon causale et non de façon déterministe.

Il y a téléologie relative et énigmatique dans la fabrication mentale sans cesse différente et renouvelée du "lit de Platon" et la téléologie globale de la construction de l'univers ne peut être qu’une construction abstraite qui enferme l’issue des subsistances ici et maintenant, et condamne à mort le processus d’évolution-complexification continu de "ce coin de l'espace". Dans la pratique la téléologie est contenue dans darwinisme social, et le darwinisme lui-même a été conçu dans les limites de la religion en tant qu’institution de la domination de classe et schématisation doublement abstraite du processus mental et de connaissance théorique et pratique.

Pierre Assante. 11/02/2021 13:46:02.

(1) Philosophe de la bourgeoisie anglaise du XVII°, alors que Darwin, scientifique qui a révolutionné la biologie,  découvreur de l’évolution des espèces, est un contemporain de Marx. Sa découverte a été instrumentalisée dès le début dans le sens de la philosophie de Hobbes au profit de l'idéologie libérale du capital.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 13:54
La Marseillaise. 9 février 2021.

 

VOTE MUNICIPAL ET DROIT DE GRÈVE DANS LA FPT.

Et besoin de Création, entre autre, d’une Communauté Éducative.

 

J’aurais pu faire quelque chose de simple disant : réduire le droit de grève de la FPT par le vote c’est user de la domination d’un élu sur un subalterne en choisissant la contrainte au détriment de la conscience des besoins communs du salarié et de l’usager et en dévaluant la conscience du salarié par rapport aux besoins de l’usager. C’est régler d’une façon autoritaire ce qui pourrait l’être par la prise en compte de la conséquence d’une subalternité d’autant plus forte que le travail de qualification et de participation aux décisions de gestion n’a pas été développé par la société, toute la société, syndicats et partis y compris.

 

Mais j’ai préféré développer une analyse sur le fonctionnement de la société dans notre système à bout de souffle, en décomposition et en explosion possible, réparatrice ou destructrice.

2 ministres communistes de 1947 à 1983 ont été en charge de rédiger les statuts de la fonction publique. Ce n’est pas un hasard ; et  dans ces statuts, les conditions d’exercice du droit de grève.

C’est quoi la grève ? C’est l’expression et la pratique du refus d’obéir de travailler lorsque les conditions de travail vont à l’encontre du contrat stipulant les droits concernant le revenu du travail et les droits concernant le contenu et la forme du travail. Ces droits et ce contrat découlent du contrat entre l’employeur et l’employé dans le cadre de la vente de la force de travail, que ce soit dans le privé ou le public. Pourquoi dans le public ? : parce que la vente de la force de travail de la part d'un salarié, n’est pas indépendante de la vente globale, de la production globale, de l’échange global et de la distribution globale dans toute la société capitaliste ; aujourd’hui d’autant que le système est mondialement numérisé, financiarisé.

Les firmes multinationales, plus puissantes que les Etats auxquels elles imposent les conditions de production et d’échange, et donc aux citoyens et habitants de droit ou pas de ces Etats, déterminent le contenu du contrat légal, ou informel pour les « sans droits », dont les conditions particulières réagissent de l’un sur l’autre.

Sous la domination des firmes multinationales et du système financier qu’elles régulent ou dérégulent, il y a tous les dominés, que Gramsci dès le siècle dernier qualifiait de subalternes à divers degrés. En bas comme au centre de la qualification (et j'ai été moi-même subalterne non au dernier degré, mais en bas de l’échelle de la subalternité salariale, et ce n’est pas un  signe d’infériorité, la subalternité n’étant qu’un rapport contractuel légal ou pas d’un individu et d'un groupe d’individus dans le cadre d’une activité salariée ou non), il y a la dépendance à une domination imposant des conditions de satisfaction des besoins par l’argent.

Dans l’échelle de la subalternité il y a les salariés considérés sans qualification, ce qui ne veut pas dire qu’ils n'en ont pas, car tout travail demande une expérience, donc une qualification sous une forme qui demande à être formalisée si elle ne l’est pas .

Entre le subalterne « de base » et un élu municipal qui règlemente de droit de grève, il y a donc un rapport de subalternité, quelles que soient les intentions de représentation et de sa qualité entre le salarié et le pouvoir.

Lorsqu’on réduit le droit de grève de la FP, cela veut dire qu’entre le choix de l’acte de refus de travail dans certaines conditions et le pouvoir de légiférer de l’élu, on considère que le subalterne ne possède pas les qualités suffisantes pour juger entre son exercice du droit de refus de travail et la bonne marche de la société, les besoins propres aux usagers, aux usagers particuliers de la fonction publique.

Dans une société de vente-achat de la force de travail, il y a contradiction entre salarié et usager qui demande au salarié une grande conscience des rapports entre lui et l’usager, et l’usager et lui, puisque le contrat n’est pas fixé en rapport des besoins de l’un et de l’autre, mais par le marché du travail dominé par les multinationales : c’est-à-dire le capital et son organisation ultralibérale découlant des lois de l’échange A-M-A’ , de sa productivité utilisée à l’envers, de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital paradoxalement au progrès de la révolution scientifique et technique et l’austérité qui en découle, contradictoirement, dans le système.

Les surpressions de postes ou leur insuffisance et l’organisation à minima de la satisfaction des besoins sociaux par la FP sont une conséquence de cette crise de baisse tendancielle du taux de profit du capital inhérente au système malade, en fin de vie.

Voter pour une réduction du droit de grève c’est réduire les capacités de réponse des salariés à répondre à cette austérité. C’est lui faire payer doublement ce donc il n’est pas responsable, c’est le rendre responsable de l’inconséquence structurelle de la société et d’un autre dont il est sous la coupe. C’est renvoyer aux calendes grecques la vrai réponse au problème et au conflit qu’il engendre.

Il y a belle lurette que la question de la subalternité du salariat et la subalternité des plus subalternes aurait du préoccuper le mouvement politique et syndical en matière de gestion conjointement aux revendications de base. Au-delà de la revendication immédiate se pose la question de la participation du travailleur et du salarié à la gestion de son travail en fonction des besoins communs du producteur et du consommateur qui sont le même en général puisque le travailleur consomme et le consommateur travaille.

Dans le rapport de dépendance entre le salarié de la FPT et de l’élu territorial se pose donc autre chose de plus que la relation de domination sur les conditions de salaire, de travail : il y a la question de la motivation de la, du salarié-e déterminée par le degré de participation ou de non-participation à l’organisation et aux résultats de son travail.

Réduire les droits de grève, c’est aggraver le degré de non-participation du salarié à la vie de la société et son degré de motivation de pair. C’est choisir entre ca capacité de participation et le degré de domination, la subalternité contre le rapport social sain susceptible de répondre relativement aux besoins des uns et des autres dans un système qui les satisfait de moins en moins.

Scop-TI est un exemple où le développement de l’autogestion, donc de la participation du travailleur en commun aux décisions de la gestion du travail détermine le taux de motivation aux intérêts communs. Mais la coopérative n’est pas la seule voie à cette participation. C’est toute une organisation générale du travail locale dans les ECRP (le local) et le global qui est en question. Dans cette organisation il y a le besoin de sécurité d’emploi et de formation et le pouvoir sur l’argent, la production monétaire, son usage en fonction des besoins sociaux et non des lois du taux de profit d’un système obsolète.

Il n’y a pas de travail possible sans participation du salarié aux décisions, à la gestion et ses résultats. Mais quel est le degré de participation d’un-e ATSEM et plus encore d’un personnel de service non titulaire ? La construction d’une communauté éducative de tous les salariés dans l’école est une question de fond qui rejoint la question d’une transformation globale saine du travail et de la production. Le besoin de reconnaissance du rôle éducatif de tous les personnels de l'école, de la petite enfance, et de la maternelle, du "primaire", au lycée et l'université,  est urgent.

Pierre Assante. 10/02/2021 06:20:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 13:48

La chronique ECONOMIQUE de Pierre IVORRA.

La fine fleur de la spéculation

 

Mercredi 10 Février 2021, L'Humanité

Pierre Ivorra

Un produit dérivé peut se revendre et l'on peut même acquérir un dérivé pour assurer un autre dérivé

Wall Street vient d’être secouée par des opérations qui ont contribué à gonfler les cours et à enrichir des fonds et des actionnaires. À cette occasion, les projecteurs ont été braqués sur des pratiques spéculatives souvent très rentables : le négoce des produits dérivés et la vente à découvert. En quoi consistent-elles ?

Les dérivés sont des produits financiers dont la valeur et la fonction dépendent d’un autre produit, appelé un « sous-jacent ». Ce peut être un titre de dette, mais aussi du blé, du cuivre, du pétrole, ou encore un indice boursier, un taux d’intérêt, un taux de change entre devises. Les dérivés sont des produits qui visent à se prémunir contre un risque. Ce sont, en quelque sorte, des contrats d’assurance proposés par les banques, les compagnies d’assurances, et aussi des sociétés.

Ils sont les rejetons de la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé et de ses hoquets. À partir de la fin des ­années 1970, ils se sont développés avec elle. La déréglementation, le mouvement des monnaies entre elles, celui des ­capitaux d’un continent à l’autre, tout ce remue-ménage a donné naissance à cette quintessence de la spéculation que sont les produits ­dérivés. Dans ce contexte tourmenté, par exemple, un exportateur français vers les États-Unis devant être payé en dollars à l’échéance de trois mois a tout intérêt à acheter à une banque, ou même une autre société, un contrat lui permettant de s’assurer contre une baisse de la monnaie américaine vis-à-vis de l’euro. Ce produit dérivé une fois acheté peut se revendre et l’on peut même acquérir un dérivé pour assurer un autre dérivé. Les spéculateurs ont fait leur lit dans cet océan d’incertitudes en faisant monter la mayonnaise financière.

Ils en sont venus également à acheter des produits dérivés à découvert. La vente à découvert consiste à commercialiser des titres que l’on ne possède pas encore, dans l’espoir de les acheter plus tard à un prix inférieur et de réaliser un gain. On vend au cours du jour, par exemple 100 euros, des actions d’une société X… en difficulté. On prend l’engagement de les livrer dans trois jours. Juste avant la vente, on achète réellement ces titres qui ne valent plus que 90 euros.

On les cède donc à leur valeur antérieure de 100 euros, alors qu’on les a payés 10 euros de moins, 10 euros que l’on se met dans la poche. A priori, on pourrait croire qu’il s’agit d’un jeu qui ne prête pas à conséquence, sauf qu’en ce bas monde tout se paie. C’est ainsi que les activités financières vampirisent les ressources produites par l’activité réelle et que le peuple travailleur se retrouve en chaussettes.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:52

 

LE VOYAGE D’HIVER. Années 1820.

Cycle de lieder de Schubert

sur des poèmes de Müller.

Lied 17. Le village.

 

Les chiens aboient, leurs chaînes ferraillent,

Les gens dorment dans leurs lits,

Rêvent de maintes choses qu’ils n’ont pas,

Trouvent du réconfort dans le bien et dans le mal :

 

Et le matin de bonne heure tout cela a disparu.

Bon, ils ont joui de leur part,

Et espèrent que ce qu’ils ont laissé,

Ils le retrouveront sur leur oreiller.

 

Continuez d’aboyer après moi, chiens vigilants,

Ne me laissez pas reposer dans l’assoupissement !

J’en ai fini avec tous les rêves –

Pourquoi m’attarder parmi les dormeurs ?

 

"...L’un des attraits durables de Winterreise (Le voyage d’hiver) – qui est aussi l’une des clefs de sa profondeur – est sa capacité à quitter  l’anxiété existentielle pour l’engagement politique et social. Ceci est partiellement, comme nous l’avons vu, une affaire d’intention de la part des co-créateurs du cycle, poète et compositeur. Müller et Schubert vivaient tous deux dans une période post-révolutionnaire, inquiète des réformes, et dans laquelle les insatisfactions des classes éduquées, leur sentiment de la répression et de l’expérience d’un régime réactionnaire, étaient tangibles. Que ces sujets aient été particulièrement marquants ou non dans l’œuvre des deux artistes, il est indiscutable qu’ils ont éprouvé tous les deux, dans leur vie de créateur, les pesanteurs de la répression, et qu’ils ont regimbé. Des messages politiques codés se sont glissés dans l'œuvre du poète, en dépit de sa position officielle de conseillé privé et bibliothécaire ducal à Dessau. Les choix faits par Schubert des textes à mettre en musique suggèrent  un degré notable de mécontentement envers l’ordre courant des choses ; sa capacité à décrypter les codes subversifs de Müller n’est pas à mettre en doute – si tant est que nous puissions nous-mêmes les décoder, deux siècles plus tard..."

Ian Bostridge. Traduction Denis-Armand Canal. Actes Sud.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:13

 

EXTRAITS DES TRAVAUX DU CONSEIL NATIONAL DU PCF du 30.01.2021

 

7 TEXTES

 

Vous trouverez ci-dessous des extraits des travaux du Conseil National qui lance en grand le processus de désignation d’un candidat communiste pour l’élection présidentielle avec un calendrier, l’ouverture d’un appel à candidature et d’une tribune de discussion. Fabien Roussel a présenté le rapport introductif : il y aborde surtout le démarrage du processus de désignation pour l’élection présidentielle. Il aborde aussi l’épidémie, la crise du capitalisme, la situation industrielle, la situation de l’emploi.

Concernant les régionales il a indiqué… parlant notamment de l’Île-de-France que dans notre parti, ce sont les adhérents qui ont le dernier mot, après avoir pris le temps d’en débattre le plus largement possible, en ayant tous les éléments du débat et des accords négociés avec telle ou telle force sur la base des objectifs nationaux que j’ai précisés. Qu’il faut produire beaucoup d’efforts pour que ces débats aient lieu et que l’on s’écoute. Et je redis ici que ces débats doivent se tenir dans les instances prévues pour cela, dans nos assemblées de cellule, de section, et dans nos conférences régionales…

 

Table des matières. Cliquer sur les liens : 

1. Rapport de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

2 . André Chassaigne

3. Le projet communiste doit être porté dans le débat présidentiel

4. Intervention de Denis Durand (Paris)

5. Intervention de Pascal Joly (Val-de-Marne)

6. Intervenant d’Evelyne Ternant (Doubs)

7. Intervention de Frédéric Boccara (Hauts-de-Seine)

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 09:30
L’humanité du 9 février 2021 présente un dossier sur
Covid-19 et monde professionnel.
Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur le travail ?

Voici la participation de MURIEL PRÉVOT-CARPENTIER, 

Maîtresse de conférences, université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis

 

Un grand projet nous manque

 

La crise a été niée plusieurs semaines et le couperet du confinement du 17 mars 2020 s’est abattu d’un coup. Il y a eu un effet de sidération, nous avons pu croire que, mis face à leurs fragilités potentielles, les humains seraient indistinctement préservés. Très vite, deux grandes populations se sont distinguées : ceux qui télétravaillent et ceux qui ne peuvent pas, soit parce que cela leur est refusé, par manque de confiance, besoin de contrôle, soit parce que leur métier n’est pas « télétravaillable ».

Les soignant·e·s ont alors été héroïsés, applaudis tous les soirs à 20 heures, mais de leur travail et de ses conditions a-t-il été réellement question ? Pas suffisamment pour que notre pays estime devoir les améliorer ces conditions. Les régulations sont venues de ces travailleurs de première ligne, de collectifs se réorganisant dans les hôpitaux et les Ehpad, mais le temps a passé et à l’aube du troisième confinement, plus d’héroïsation, pas de grand projet politique pour renforcer le secteur de la santé et des soignant·e·s qui sont renvoyés à leurs propres moyens de se débrouiller, de faire face.

Telle cette jeune élève-infirmière à Verdun, exerçant en réanimation Covid-19 qui ne peut pas rentrer voir sa fille de 4 ans car elle vit avec ses parents dont l’un atteint de cancer, qu’elle refuse de mettre en danger. Anecdote ? Les vies sont toutes anecdotiques vues de loin, mais ce sont ces vies dans leurs parcours biographiques singuliers qui, ensemble, font société. Alors quels dégâts à venir pour une société comme la nôtre qui confronte les personnes à des situations encore inimaginables il y a un an ? Quels dégâts de l’instauration de toutes ces lignes de partage entre : télétravailleurs/non-télétravailleurs ; essentiels/non-essentiels ; visibles/invisibles ; livrés à domicile de tout ce qu’il est possible de livrer par tous les temps/livreurs exposés au virus, sous contraintes temporelles, en camion ou à vélo qu’il neige ou qu’il vente ; etc.

Les conditions de travail, ce sont ces conditions qui existent par l’activité des personnes, ces conditions qui les façonnent physiquement et psychiquement jusqu’à leur faire sentir dans leur chair des sentiments tels que : l’injustice, le refus de reconnaissance de leur dignité, voire la répulsion que me rapportait un livreur envers celui ou celle qui entrouvre la porte ne disant pas même « bonjour » et voulant une livraison plus que « sans contact », exempte de toute parole, tout regard, c’est-à-dire finalement exempte de respect pour autrui, son semblable. Sans tomber dans ces situations d’outrance pour l’humanité, comment vivent les télétravailleurs ? À l’arrêt brutal d’une certaine frénésie pendant le premier confinement a succédé la lassitude d’une vie vouée au travail, fonctionnalisée, où la coprésence est effacée. Même la visioconférence, du fait de l’attention flottante qu’elle favorise, met à distance ceux avec lesquels est censé s’établir le contact.

Ils manquent à tous les travailleurs ces temps de rien, ces temps interstitiels que forment les passages dans différents lieux, le café pris au comptoir, ces moments sociaux qui sont source d’énergie car de diversité, ces moments qui donnent de l’épaisseur au temps et de la variété à vivre. Un grand projet nous manque pour fixer un horizon à cette période où ne peut se dessiner clairement l’avenir. Un projet où l’on pourrait considérer autrui comme son semblable dans la ville et dans l’entreprise, où la démocratisation gagnerait du terrain, de la société au travail.

Le dossier complet :

https://www.humanite.fr/covid-19-et-monde-professionnel-quelles-sont-les-consequences-de-la-crise-sanitaire-sur-le-travail-3

 

POUR se procurer les publications de l’Humanité

LA BOUTIQUE DE L’HUMANITE

https://boutique.humanite.fr/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 20:31
Voir lien sur ce recueil en bas de page

 

Voilà de quoi s'imprégner dans toutes les situations d'analyse et de jugement, au quotidien et dans nos projets individuels-collectifs :

 

Le concret est concret parce qu'il…

 

"…Le concret est concret parce qu'il est la synthèse de multiples déterminations, donc unité de la diversité.

Par exemple, la catégorie économique la plus simple, mettons la valeur d'échange, suppose la population, une population produisant dans des conditions déterminées; elle suppose aussi un certain genre de famille, ou de commune, ou d'État, etc. Elle ne peut jamais exister autrement que sous forme de relation unilatérale et abstraite d'un tout concret, vivant, déjà donné. Comme catégorie, par contre, la valeur d'échange mène une existence antédiluvienne.

Pour la conscience  – et la conscience philosophique est ainsi faite que pour elle la pensée qui conçoit constitue l'homme réel et, par suite, le monde n'apparaît comme réel qu'une fois conçu  –  pour la conscience, donc, le mouvement des catégories apparaît comme l'acte de production réel –  qui reçoit une simple impulsion du dehors et on le regrette  –  dont le résultat est le monde; et ceci (mais c'est encore là une tautologie) est exact dans la mesure où la totalité concrète en tant que totalité pensée, en tant que représentation mentale du concret, est en fait un produit de la pensée, de la conception; il n'est par contre nullement le produit du concept qui s'engendrerait lui-même (1), qui penserait en dehors et au-dessus de la vue immédiate et de la représentation, mais un produit de l'élaboration de concepts à partir de la vue immédiate et de la représentation. Le tout, tel qu'il apparaît dans l'esprit comme une totalité pensée, est un produit du cerveau pensant, qui s'approprie le monde de la seule façon qu'il lui soit possible, d'une façon qui diffère de l'appropriation de ce monde par l'art, la religion, l'esprit pratique. Après comme avant, le sujet réel subsiste dans son indépendance en dehors de l'esprit; et cela aussi longtemps que l'esprit a une activité purement spéculative, purement théorique. Par conséquent, dans l'emploi de la méthode théorique aussi, il faut que le sujet, la société, reste constamment présent à l'esprit comme donnée première (2)…"

« Introduction à la critique de l’économie politique ». Marx. 1857. Extrait.

(1) Note du blogueur : Il n’y a pas là « incompatibilité » mais relation dialectique avec le concept schwartzien de « déadhérence conceptuelle », capacité sociale du cerveau de "fonctionner" un temps "sur lui-même" à partir de son expérience-accumulation-perception de la plus "élémentaire" à la plus "complexe", en unité, et dans la durée de vie. Note à développer ultérieurement. La  déadhérence conceptuelle c’est l’invention humaine dans son processus et les moments de son processus. Voir les articles de ce blog sur la question.

(2) Même remarque, paradoxale seulement en apparence.

P.A. 06/02/2021 22:56:40

VOIR lien sur TEKHNE ET ANANKE :

http://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N_5-2018%20(1).pdf

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 08:07

 

Urgence sur l’énergie ! Etats généraux de l’énergie,

débutant le 13 février par une rencontre nationale avec les salarié.e.s de la filière de l’électricité,

ouverte à toutes et tous.

 

PROGRAMME ET PARTICIPANTS EN LIEN EN BAS DE PAGE

 

La filière française de l’électricité est dans la tourmente, de la production à la distribution, en passant par la production d’équipements industriels, les services de haut niveau comme le Grid, jusqu’à la recherche. Quoique affaiblie, ses entreprises encore publiques, ses tarifs régulés et bon marché, son excellence industrielle construite grâce à la commande publique, qui sont autant d’atouts pour jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique, font l’objet d’une nouvelle offensive du capital financier spéculatif et multinational, pour les soumettre au critère de profit immédiat. Avec la complicité de l’Etat français. C’est le sens du projet Hercule, imposé par le Gouvernement sous l’impulsion de la Commission Européenne, qui vise à introduire davantage de concurrence dans la production et la commercialisation d’électricité et à découper l’ensemble d’EDF pour le livrer par appartement aux marchés et à la finance. C'est notamment la privatisation des centrales hydrauliques pourtant d'intérêt public pour la sûreté du système électrique. C’est le projet Clamadieu qui vise à la déconstruction d’Engie en vendant certaines parties du groupe (Suez, Endel, 2/3 des services et 10 % de GRT Gaz). C’est également, sous la pression du capital financier des fonds de pension américains, la cascade de plans de suppressions d’emplois et de démantèlement d'activités comme à General Electric, désormais acteur industriel majeur en France et en Europe dans quasiment toutes les sources d’énergie électrique après l'absorption de la branche énergie d’Alstom,. C’est aussi, dans un contexte global de réorganisation de la recherche publique pour la soumettre aux impératifs de concurrence et de rentabilité, l’arrêt du programme de recherche Astrid, démonstrateur de réacteur à neutrons rapides capable de brûler presque tout l’uranium naturel et surtout de transformer les déchets stockés en ressource nouvelle, soit 1000 ans de capacités en France. Dans ce contexte, le subventionnement des énergies renouvelables ne fonctionne pas comme un plan coordonné visant à franchir les sauts technologiques nécessaires à un changement de modèle, mais comme l’installation de nouvelles niches de profitabilité. Si nous laissons cette logique aller à son terme, les conséquences pour l'usager sont largement prévisibles : hausse des tarifs et disparition de la péréquation tarifaire permettant une égalité de prix pour tous, fermetures d'agences locales avec perte d'emploi et mise en cause de l'égalité de service sur l'ensemble du territoire, risque de pénurie et de coupures d'électricité... Tout en voulant relever le défi climatique de l’efficacité énergétique, nous récusons l’idée qu’il faudrait produire moins d’énergie. Il en faudra plus, en particulier dans la production d’électricité, pour répondre aux besoins humains. L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres. Elle conditionne la qualité de vie des êtres humains.

Elle doit relever de multiples défis :

ª Accès égal quand un quart de l’humanité en est privé et 12 millions de français vivent dans la précarité énergétique ª Réponse au besoin de reconquête industrielle du pays ª Sortie progressive des énergies fossiles émettrices du dioxyde de carbone responsable du réchauffement global de la planète ª Maîtrise et partage des ressources naturelles ª Connaissances, sauts technologiques, emplois qualifiés ª Maîtrise des choix technologiques ª Nouvelles valeurs de coopérations internationales et d’échanges

Ces enjeux politiques, environnementaux, sociaux, économiques, nécessitent des investissements importants, une recherche de haut niveau, une maîtrise technologique et industrielle, un service public intégré et cohérent, l’ensemble fonctionnant avec de nouveaux critères d’efficacité et des financements affranchis des exigences des marchés financiers. Il y a urgence à construire une grande bataille politique pour appuyer et amplifier les luttes des salarié.e.s contre le démantèlement en cours et pour une filière énergétique cohérente répondant à l’ensemble des défis auxquels elle est confrontée. C’est ce à quoi le Parti Communiste, avec ses commissions nationales de travail et ses revues Progressistes et Economie et Politique, entend contribuer en initiant un processus d’états généraux de l’énergie, débutant le 13 février par une rencontre nationale avec les salarié.e.s de la filière de l’électricité, ouverte à toutes et tous, autour de la question :

 

QUELLE INDUSTRIE POUR QUEL SERVICE PUBLIC DE L’ÉLECTRICITÉ ? Samedi 13 février 2021 – 10h 17h Siège du PCF, Place du colonel Fabien à Paris (si le protocole sanitaire le permet) à

Et à distance Inscription : https://www.pcf.fr/etats_generaux_de_lenergie

 

Nous y développerons une série de propositions pour le mix électrique, la recherche, l’industrie, l’emploi qualifié, ainsi que pour la cohérence de la filière de l’électricité, pour un nouveau type de plein-emploi, pour des institutions de financement démocratiques échappant aux critères financiers, pour des nouveaux pouvoirs de l’ensemble des acteurs, et pour des batailles à ancrer dans la durée, dans les territoires et dans la perspective de solidarités internationales. Cette première journée doit donner des outils pour la mobilisation dans les départements et dans les entreprises de la filière électrique. Elle entend contribuer à construire un grand projet national pour ce secteur stratégique. C’est avec ces ambitions multiples que nous t’invitons à y participer. Avec nos salutations fraternelles, L’équipe d’organisation des états généraux de l’énergie

LE PROGRAMME et PARTICIPANTS, 2 PAGES sur ce lien :

 https://pierreassante.fr/dossier/PROGRAMME_URGENCE_ENERGIE.pdf

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 07:42

 

SOUVERAINETÉ

ou

CONSTITUANTE UNIVERSELLE ?

 

Les Entités humaines constituées ne sont ni éternelles ni figées. Elles sont un produit de l’histoire humaine en mouvement de développement-complexification.

Comme la personne humaine, elles tendent à se développer solidairement et autonomément afin de constituer les formes les plus avancées, dans un mouvement continu et des sauts micros et macro de transformation qualitative, le mouvement infini de conscience de la nature sur elle-même.

La souveraineté est l’expression de la domination des hommes les uns sur les autres et des entités les unes sur les autres, les plus puissantes dominant les plus faibles : c’est le contraire de la solidarité, de la coopération, d’une constituante de l’autonomie de constitution. Souveraineté et Autonomie de constitution sont deux formes contraires en unité qui s’affrontent avec pour enjeu commun la « visée » de la seconde, le développement et la paix : identité et unité des contraires.

Il ne s’agit pas de constituer à terme une seule et unique identité mondiale, mais de lever les barrières à la constitution d’une construction commune dont les marchés nationaux capitalistes ont constitué la base des conflits, des freins aux coopérations, des inégalités et de la misère.

Le système capitaliste est par lui-même constituant de ces barrières. Il prône la concurrence sur la base du profit dans le cycle d’accumulation du capital, donc de la restitution minimum des richesses produites, aux communautés, aux entités constituées, contre la base des intérêts et des besoins individuels et communs de développement-complexification.

La souveraineté dont l’aboutissement « naturel »est le souverainisme, peut-être conçue de façon démocratique et progressiste comme une défense face aux dominations des entités dominantes du capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. Mais elle contient le ver dans le fruit.

Le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé est l’antichambre de la mise en commun progressiste, en santé au sens canguilhémien, du processus infini d’humanisation, sous la forme humaine ou sous la forme de ce qu’elle peut devenir dans son appropriation saine de la nature, de l’univers dans leur évolution-complexification commune.

La production (et l’échange-distribution) industrielle numérisée mondialisée peut être la base de la coopération et paradoxalement par rapport à notre expérience actuelle, de la diversification-développement-complexification des activités humaines et de leur entrée dans une visée-projet-action universelle.

Il est temps que la lutte pour une transformation sociale de progrès, le dépassement du capitalisme,  allie la transformation des entités nationales, transformation des zones de développement mondial, transformation des relations mondiales. Il existe déjà une tendance à cette transformation, dans le FMI faible et peu visible car au centre de la production monétaire et de son contrôle par le capitalisme dominant et son panzer : le dollar ;  l’ONU et ses satellites ; l’OMS visible en particulier dans la pandémie pose en évidence cette nécessaire coopération-autonomie des entités constituées. La santé mondiale, comme l’humanité est Une, Multiple, Diverse et Indivisible. Les institutions mondiales, comme le monde, la production et l’échange, et la vie humaine,  sont dominées objectivement et subjectivement, en unité, par le système capitaliste ET divisées entre capital et travail, firmes multinationales et salariat. Les diversifications des luttes s’écartent et rejoignent en même temps le processus de dépassement de la vente de la force de travail, au moment où elle est entrée dans son paroxysme : aiguisement des contradictions diraient nos chers ancêtres.

Pierre Assante. 06/02/2021 07:29:39.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 08:50

 

 

 

Intervenir en priorités pour les urgences économiques et sociales ?

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 février 2021 sur le groupe Facebook de « En avant le Manifeste ».

 

Intervenir en priorités pour les urgences économiques et sociales ?

Intervenir sur le long terme dans la construction du nouveau de progrès ?

La construction demande l’intervention pour les urgences et l’intervention à long terme.

Il s’agit d’intervenir pour les urgences dans le sens du mouvement de progrès à long terme.

Malheureusement, la culture politique progressiste relègue souvent  elle aussi, comme le capital,  le long  terme au profit de l’urgence, ce qui détermine un déficit de contenu de transformation progressiste dans le court terme et dans le long terme mal réunis.

Je précise ici mon accord sur les solutions et le processus de transformation proposés par les économistes de la Commission économique du PCF, et le besoin qu’ont les actions des salariés et de la population -et la bataille politique- de s’en nourrir, afin que la protestation ne soit pas récupérée vers des voies de garage.

Mon intervention pose ici la question de la vision en profondeur qui aide l’action à court terme à prévenir l’erreur de l’observation superficielle, qui est la plus commune parce que la plus facile.

Ernst Blog posait déjà le problème lorsqu’il fut brièvement responsable de la formation-diffusion du marxisme en RDA, en des termes dont voici ma version actuelle :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/02/dialectiqe-et-economie.rendre-a-l-homme-son-corps-et-la-reconnaissance-de-ses-besoins.html

Pierre Assante. 05/02/2021 08:48:13.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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