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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 07:54

CONTRADICTION ENTRE CAPITAL ET DEADHERENCE CONCEPTUELLE.

 

Lorsque le professeur Yves Schwartz formalise le concept de « déadhérence conceptuelle », parmi d’autres nombreux concepts qu’il créée, il caractérise le niveau supérieur des capacités d’invention de l’homme parmi les autres espèces terrestres vivantes connues.

Il cite souvent le lit de Platon pour expliciter de façon pédagogique la capacité humaine de construire abstraitement un objet avant de le réaliser concrètement.

Le lit de Platon a demandé des millions d’années d’évolution  construisant l’agencement progressif dans le cerveau de procéder à cette abstraction à partir d’un long usage de la main mis en rapport avec  une complexification conjointe de l’évolution du cerveau humain. Le travail, l’activité, la transformation de la nature par l’homme pour répondre à ses besoins de subsistances, s’est "greffé" sur la perception animale née pour les mêmes raisons de subsistance, c’est-à-dire que la naissance du travail, du plus élémentaire au plus complexe est une transformation qualitative inouïe dans cette naissance du vivant, qui va constituer l’essence humaine et ses rapports des hommes entre eux dans le mouvement de complexification des rapports sociaux, le mouvement des hommes entre eux, dans les différents modes de production et l’accélération de leurs constitution et transformation qualitative.

En imaginant les transformations qualitatives que constituèrent l’invention du travail et les modes de productions, on peut mieux comprendre comment s’est constitué notre état présent, et en comprenant notre état présent, c’est faire la relation entre cet état et le mouvement qui nous a porté des ancêtres de l’homo sapiens à l’homo sapiens et au capitaliste monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisé, et les contradictions à surmonter  pour poursuivre le processus d’humanisation

Les contradictions qui se font jour entre notre mode actuel de production et particulièrement la contradiction entre besoins sociaux et le critère P/C qui caractérise notre mode d’accumulation, ne fonctionnent pas qu’en économie, ne sont pas séparées des bases de capacité conceptuelle de notre cerveau. Une économie malade va de pair avec des capacités conceptuelles malades, quel que soit le niveau avancé de ses capacités.

La disparition relative mais réelle d‘un certain usage de la main dans la pédagogie constitue un handicap dans la reconstitution de l’enfant puis de l’adulte du processus d’invention abstraite (tautologie) et de réalisation concrète (tautologie). Handicap non à contourner mais surmonter par l’invention de la pédagogie du travail n’ignorant pas la main dans une société qui se numérise, s’automatise dans les limites du système et dans son devenir, en ce qui concerne la production et la gestion dite stricto sensu, dans laquelle « l’intelligence artificielle »  qui n’en est pas une, mais outil de prolongement de la capacité du cerveau, au service de la personne et de l’espèce dans ses besoins d’existence et de subsistance.

Apprendre ce n’est pas recopier une invention et une découverte, c’est inventer de nouveau à titre personnel, aidé certes, par l’observation du déjà inventé, observation organisée qui est l’art de la pédagogie. Et la pédagogie n’est pas seulement l’indispensable organisation sociale de l’apprentissage et de l’école, c’est participer à la vie, de l’enfance à la mort en éprouvant et en observant les besoins en complexification à satisfaire pour en découvrir les solutions aux contradictions entre ces besoins et leur réalisation avant et après satisfaction.

Le menuisier du lit de Platon  hérite de millénaires et plus d’invention dont la complexification aboutit à sa capacité d’imaginer la construction du lit et la réalisation concrète du lit.

La déadhérence conceptuelle est la capacité, à partir des « enregistrements » cérébraux en constitution et en organisation permanente, de construire abstraitement la réalité à construire concrètement.

Ce qui est valable pour la construction du lit est valable pour la construction sociale. L'invention sociale et l’organisation concrète de la société se construit abstraitement dans le cerveau avant de se construire concrètement dans la réalité. Mais les constitutions de Solon ou de Clisthène etc. n’est pas la construction d’un cerveau, mais la résultante historique de la construction des cerveaux et de leurs relations entre eux dans la vie et les besoins du quotidien, et des futurs immédiats et lointains, à partir des contradictions observées et subies dans les rapports sociaux, l’avancée que cette construction a permis, les nouvelles contradictions qui en sont nées.

Lorsque les économistes de progrès constatent la croissance plus grande du « capital constant » dans celle du capital global, la baisse tendancielle du taux de profit qui en résulte et la suraccumulation-dévalorisation du capital de même, qui induit un « blocage » d’une production et d’un échange basé sur le critère P/C, il ne découvrent qu’une partie de la contradiction dans le processus humain, de l’état présent de la société et du travail qui résout les besoins de subsistances en complexification. Ils ignorent relativement mais de fait le rapport entre les rapports de production, les rapports humains d’activité et les rapports entre les conditions d’activité et la personne dans l’entité productive de base et dans le monde et le mode de production mondialisée.

Cette condition est liée à la libération des entraves à la « fonction » de déadhérence conceptuelle.

Une société occupée aux conditions capitalistes d’accumulation qualitative et qualitative du capital ne peut qu’ignorer relativement mais de fait la main, le rapport entre processus de production et invention, l’autonomie nécessaire et l’autogestion nécessaire de la personne et de l’entité à la liberté d’invention donc d’initiative pour être « concrètement concret ».

Tous les enseignants devraient poser le concept de déadhérence conceptuelle dans leur activité pédagogique. L’enfant ne saisit pas seulement en apprenant et comprenant, il invente lui-même avec l’aide de l’enseignant qui présente les chemins du processus de pensée, dans son existence et constitution énigmatique mais en processus de saisissement, les orientations, sens, et bifurcations du chemin.

Comprendre ce n’est pas seulement « prendre avec ». C’est user de l’accumulation cognitive individuelle dans l’accumulation cognitive collective, locale et mondiale pour  en faire « sortir » une réalité abstraite nouvelle déjà connue mais à réinventer pour soi-même et à développer pour tous. Il y a sans doute quelque chose de notre constitution matérielle, qui en « connaissance sans pensée » (c’est ça « l’énigmatique » pour notre espèce, dans l’état historique de son existence) de la constitution en mouvement de l’univers dont nous sommes partie infime, partie prenante, et partie intégrante de toutes ses propriétés, qui nous permet cette invention à travers l’accumulation des enregistrements cérébraux, leur organisation « vygotskienne » : l’abstraction à partir d’une généralisation  abstraire élémentaire de l'enfant, se complexifiant dans des généralisations de généralisation et la construction en mouvement de complexification du processus des « systèmes de concepts » et "d'isolation" et "relation" simultanées des « catégories » répondant aux besoins de solution des besoins de subsistance, d’existence humaine, sociale.

Tant que la capacité et le besoin d’invention ne sera pas pris en compte dans l’école, la formation tout au long de la vie, et dans la formation au travail dans l’exercice du travail contraint puis libéré de son aliénation marchande, la "charnière" entre notre mode archaïque de produire de la pensée et des objets ne franchira pas le pas d’une transformation  économique de société qualitativement nouvelle et d’une civilisation de toute l’humanité. Certes, transformation économique et transformation mentale ne vont pas en marche séparée, mais en développements inégaux qui se rapprochent, s’éloignent, se rapprochent à nouveaux dans une convergence formant les sociétés nouvelles et qui peut former la société communiste, celle de la mise ne commun des efforts de toute l’humanité dans son appropriation croissante et infinie en santé de son univers pour en constituer une conscience de l’univers sur lui-même en croissance qualitative infini. Sous la forme humaine, sous la forme d’une humanité nouvelle ou sous toute forme de vie pensante, vers des formes inimaginable dans leur puissance d’appréhension et de compréhension.

Pierre Assante. 23/10/2020 06:51:07.

 

Voir aussi  Recueil "5 décembre" :  

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

et Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 07:58

 

ANTHROPOCENTRISME

 

Il n’y a pas plus grand pourfendeur de l’anthropocentrisme pour l’être de la pire façon.

Placer l’homme et son espèce dans le contexte de son Milieu, de l’Entité locale, de la Société, de la Terre, de l’Univers, c’est à dire examiner les rapports en santé que l’homme peut entretenir avec lui, le milieu, c’est encore de l’anthropocentrisme, mais un anthropocentrisme intelligent, tranchant avec l’anthropocentrisme égoïste et-ou suicidaire, c’est-à-dire qui ne considère pas les liens de survie que nous entretenons avec notre espèce dans son milieu, donc de nous-même.

Le « sens du sacrifice » n’a rien à voir avec le détachement de soi-même. Il est l’attachement le plus profond possible entre la personne, sa constitution processuelle aléatoire et les choix qu’elle est amenée à faire et à respecter en tant que mode d’existence dans son espèce et dans l’activité humaine de la société qu’elle a constitué et constitue, en mouvement et en complexification tant qu’elle existe et vit.

La complexification est la condition de développement donc de vie. La mort est la transmission du processus de la complexification que ce soit celle de l’individu, celle de la société humaine, celle de l’espèce et de l’entité naturelle pensante et pas et pourquoi pas, de l’univers, du cosmos.

Les pourfendeurs de l’anthropocentrisme peuvent être les premiers à appeler « au secours » et personne ne peut être exempt d’anthropocentrisme vulgaire à la recherche d’un l’anthropocentrisme développé.

Affirmer ne contredit pas le processus de pensée ni de transformation permanente de la pensée.

Ce corps c’est le mien, cette espèce c’est la nôtre, quoi en faire, de l’un et de l’autre,  sinon la conscience en processus de la nature sur elle-même.

Certes la lutte pour la vie suppose dans le rapport à l’autre, un développement, une croissance de l’autre par rapport à soi-même et non le contraire. L’appropriation de l’univers par l’homme et l’espèce humaine, c’est une adhésion toujours plus grande de l’homme à l’univers, à l’existant, et  entraîne un mouvement en spirale des croissances des contradictions et de leurs dépassement successifs, c’est en somme une autre façon de quantifier et de qualifier la complexification en tant que réalité et représentation de la réalité. L’existant, sa réalité, sa représentation chassant progressivement un jugement de valeur impliquant une notion de supériorité de plus en plus et sans cesse à rejeter : concept de supériorité initial dans la société de classe et son mode de production et d’échange à la base du fascisme.

Ce rejet est sans doute le contenu essentiel d’un l’anthropocentrisme en mouvement ascendant, d’une santé en mouvement ascendant dans les rapports de l’univers avec lui-même, et de la conscience de la nature sur elle-même : partie intégrante de l’univers.

Sans doute cette vision à quelque chose de ressemblant avec une téléologie de l’homme, de  l’humanité dans l’univers et de l’univers lui-même rappelant les prémisses religieux des débuts de la société marchande et de la société de classe et ses développements jusqu’à aujourd’hui où l’argent, le capital prend la place de toute autre représentation cosmologique y compris dans la recherche scientifique, philosophique et cosmologique.

Ce mouvement idéologique est en fait la négation de la religion, la négation de la négation étant son dépassement non dans une téléologie mais un concept continu dépassant  la vision d’un monde fini qui est justement la caractéristique de la vision religieuse, « contradiction de Darwin »...

Ce texte est-il constitue-il une démarche spéculative en contradiction avec le matérialisme ? Oui à coup sûr si elle devient une imagerie finie. Non si on veut bien comprendre que la pensée approfondissant la perception et l’approfondissement de la perception vers des systèmes de concepts en complexification répondant à la complexification de l’existant et des existants particuliers, c’est-à-dire des mouvements dans le mouvement général. Avant de rejeter la spéculation, passe-t-on obligatoirement par la spéculation, en définitive la déadhérence conceptuelle passe-t-elle toujours ou quelquefois par elle ?

Que Dieu, Marx, le Parti, la Nation et mes Ancêtres  me pardonnent  - J

Pierre Assante. 21/10/2020 11:15:41.

PS. M'inspirant de la formule de Jaurès sur l'internationalisme, je me permets celle-ci : une peu d'anthropocentrisme éloigne l'homme de l'univers et de lui-même, beaucoup d'anthropocentrisme intelligent permet une appropriation mutuelle en santé de cet univers. Paradoxal puisque l'anthropocentrisme semble s'apparenter à un égoïsme d'espèce. Mais ce n'est qu'une apparence extérieure que la découverte profonde de l'essence humaine et d'une évolution en santé de cette essence peut démentir. Essence pris au sens matérialiste, marxien.

 

Voir aussi  Recueil "5 décembre" :  

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

et Recueil "2034" : 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 08:22

 

Pierre Ivorra.

La Fed, la BCE et l’emploi

La chronique économique du Mercredi 21 Octobre 2020. L'humanité.

 

La Fed, la banque centrale des États-Unis, vient de réaffirmer le plein-emploi comme sa priorité. Même s’il est limité et ne vise pas à éradiquer totalement le chômage, il s’agit d’un vaste et beau programme pour une banque que de s’intéresser aux hommes qui triment ou plutôt à ceux qui ne peuvent pas le faire.

La Banque centrale européenne (BCE) devrait en prendre exemple, elle dont les statuts fixent l’inflation comme horizon et pas l’emploi. La Fed a une double tutelle, elle est à la fois très proche des grandes banques commerciales du pays et des marchés financiers, de Wall Street, mais elle doit aussi rendre des comptes au Congrès américain. La BCE, elle, est indépendante du politique, mais pas des marchés. Attention, cependant, les financiers et les politiques états-uniens ne sont pas moins libéraux que nos européens, mais ils ont une arme nucléaire monétaire : le dollar. Aujourd’hui encore, la monnaie des États-Unis est une unité de compte (qui permet d’établir le prix de chaque bien), ainsi que la monnaie dans laquelle sont réalisées la plupart des transactions financières et une grande partie de celles du commerce. Plus de 60 % des réserves en devises des banques centrales sont aujourd’hui libellées en dollars. Ce statut de la Fed et du dollar permet aux États-Unis d’imposer leurs intérêts au reste du monde.

S’ils ont besoin de faire baisser le dollar pour gagner des parts de marché à l’international, il suffit que la Fed émette des dollars « en veux-tu en voilà » et le tour est joué. S’ils veulent le faire monter, il suffit que le Fed conduise une politique monétaire restrictive. C’est dire que l’action en faveur de l’emploi du côté de Manhattan se fait le plus souvent, grâce au dollar, en exportant hors des frontières les difficultés du pays, et notamment en expédiant le chômage chez les autres. On pourrait donc se dire qu’en Europe nous n’avons qu’à faire comme les États-Unis. On s’y emploie pour partie, au détriment de l’Afrique notamment, mais pas avec la dimension mondiale des Américains.

Quand on ambitionne, comme c’est le cas des communistes, de ne nuire à personne et de coopérer avec tout le monde, y compris avec le peuple américain, il est nécessaire de changer de logiciel. Développer la valeur ajoutée utile, réduire le coût du capital, satisfaire les besoins humains, supprimer le chômage, tout en préservant la nature et le climat, ce ne sont pas des valeurs cotées à Wall Street. Se donner le but d’éradiquer le chômage chez soi sans supprimer des emplois chez les autres : c’est la meilleure façon de se protéger et de se développer.

 

Voir aussi  Recueil "5 décembre" :  

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 07:46

 

Article publié une première fois le 16/10/2020 à 10:50

LECTURES POUR UN DEBAT SUR  « DE 1968 AU CMMnIgF * »,

le capitaliste du XXIème siècle et sa crise générale mondiale de suraccumulation et de dévalorisation du capital.

 

Ces extraits ne peuvent constituer à eux-seuls un éclairage suffisant pour une analyse de court ou de long terme. Mais ils sont des repères pour entrer d’une façon approfondie sur les causes des échecs, causes dont il n’est pas question d’en imputer ni la fatalité ni les insuffisances historiques, mais de pointer des possibilités de les surmonter.

Henri Claude, « La concentration capitaliste, pouvoir économique et pouvoir gaulliste », Editions sociales, 1965: page 217-218, pages 290-292.

« … Les entreprises qui n’auront pas, ou n’auront plus, la possibilité de renouveler leurs connaissances ou qui ne disposeront pas des moyens nécessaires pour adapter leurs techniques, n’auront d’autres ressources, pour ne pas disparaître complétement, que de s’intégrer au groupe le plus puissant sous la forme soit de sociétés filiales (en tombant sous le contrôle financier du groupe, soit de société vassales (en devenant licenciées d’une firme du groupe). Ce qui sera nouveau, pour le second cas, c’est que les entreprises « licenciées », à l’étape de l’intervention de la science comme force productive directe, seront réduites à peu près au rôle de sous-traitantes, ou, en tout cas, à un état de dépendance sans commune mesure avec ce qui se passait autrefois… » 1965,  Page217.

" …Evidemment non, car toutes les mesures démocratiques se heurteront à la puissance économique des monopoles. L’existence et le maintien d’un Etat démocratique ne peuvent se concevoir sans démocratisation de l’économie…" 1965, Page 291.

Ce débat précédait de 7 ans la signature du Programme commun de la Gauche et de 16 ans le gouvernement socialiste à participation communiste de 1981 et son échec de 1984, et la non prise en compte des critères de gestions proposés par les économistes communistes (1), nouvelle avancée dans la recherche pour une transformation sociale de progrès, la financiarisation généralisée posant différemment la propriété collective des moyens de production et la transition d’une économie mixte et d’une « Nouvelle Economie Politique », la « NEP » de 1921 d’aujourd’hui : la suraccumulation-dévalorisation du capital au centre de la crise et des solutions telle que la loi de sécurité d’emploi et de formation, la maîtrise des capitaux dans des réformes radicales et progressives du système financier, de la création monétaire et son usage local, des grandes zones de développement, et mondial, et les droits des salariés et des citoyens le permettant.

Waldeck Rochet, écrits politiques 1956-1969, Editions Sociales, 1976 : « Le marxisme et les chemins de l’avenir », 1966, tout et un surlignage page 134 où est cité Henri Claude.

Au-delà et dans la poursuite de ces analyses, celles de Paul Boccara qui traite du XXIème siècle en revenant aussi sur 1968 et les débats théorique et pratique de politique et d’économie impactant notre présent.

Paul Boccara.

Revue « Economie et politique » novembre-décembre 2017 : « Marxisme et communistes dans mai-juin 1968 et après… » Page 50, en surlignant le paragraphe «  le rapprochement de toutes les catégories de salariés » « … Cette question est reprise en 1969, par l’opposition entre Marchais, qui insiste essentiellement sur la classe ouvrière, et Garaudy, qui parle d’un bloc historique sans considérer l’importance de la différenciation dans le rapprochement. Je m’oppose aux deux, comme le secrétaire général du PCF, Waldeck Rochet, qui parle de la lutte sur les deux fronts et dont l’intervention à la conférence fédérale de Paris fin 69 est censuré sur ce point dans l’Humanité… »

Revue « Economie et politique » janvier-février 2018, pages 33 et suite : « Pour une révolution dans la révolution théorique marxiste », chapitre « Ni retour à Jaurès, ni retour à Lénine » et « Tirer toute les conséquences de l’inachèvement fondamental de l’œuvre de Marx ».

« …La conception systémique ouverte initiée par Marx vise à dépasser le volontarisme et l’attentisme, en mettant en lumière la créativité fondamentale de tous les sujets humains. En tendant à analyser à la fois le conditionnement des régulations sociales par le niveau de développement de la productivité et la création des lois moyennes historiques par les multiples actions concrètes de tous les sujets humains, elle permettrait de conjuguer le respect des choix des plus larges masses et l’effort d’élucidation du conditionnement historique des possibilités des choix de société. Mais il y a un inachèvement fondamental et non pas de détail de l’œuvre théorique de Marx. Et c’est la maturation technologique, économique, sociale, politique et culturelle actuelle qui permet enfin de poursuivre son élaboration fondamentale. Non seulement Marx n’a pu terminer l’analyse économique essentielle du Capital, mais il n’a pas produit l’ouvrage annoncé qui devait faire suite, concernant le marché concret, national et international et donc également la gestion. Et aussi il a à peine esquissé l’analyse théorique des différents domaines non économiques [que l’on peut appeler « anthroponomiques »] de la société. Cependant les grands successeurs de Marx n’ont pas vu l’ampleur de cet inachèvement. Et ils ont surtout produit des compléments plutôt que la reprise de l’élaboration fondamentale. Ils ont pu ainsi marquer des régressions par rapport aux élaborations les plus avancées de Marx. Cette poursuite de l’élaboration théorique fondamentale, qui était extrêmement difficile, est devenue relativement plus facile avec la maturation contemporaine de la société et de la pensée. Même si cet inachèvement essentiel a déjà fait du mal dans le passé, s’attaquer à lui de front est devenu beaucoup plus urgent… » Paul Boccara. 1990.

Pierre Assante à Section PCF 13008. 16/10/2020 10:35:59.

*Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

(1) Cahier du communiste N° 4, d’Avril 1982 et le contre-pied pris dans le N°5, de Mai 1982.

 

Voir aussi  Recueil "5 décembre" :  

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

et Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 08:13

 

19ème Congrès du Pcf de 1970

De 1918 à la SEF de 2022 en passant par 1968.

 

Après le mouvement mondial de 1968, où à la différence de 1948, le salariat et la classe ouvrière au sens strict ont leur propre expression : 19ème Congrès du Pcf de 1970. Je l’ai relu et étudié, ainsi que de nombreux autres documents historiques partisans ou historiques sur un plan plus particulier. L’étudier collectivement peut être très utile.

Il est caractéristique des Avancées des Visions du monde humain et des Confusions du Parti dans les luttes idéologiques internes, à l’instar de la confusion planétaire. Il est en cela incapable de fournir des éléments de synthèses pour la suite du processus entamé par 1968. Certainement son secrétaire général qui avait impulsé les réflexions de 1966 sur l’économie et sur la culture en a payé les prix physique et moral. La suite est une résistance en recul face à l’avancée mondiale de l’organisation capitaliste mondiale de la production et du travail et de ce que cela comporte de rupture de civilisation dans le processus continu et ses sauts de progrès. Notre classe politique et économique mondiale a gravi et gravé un nouveau degré dans la confusion et l’incapacité.

 

1918. Repartage économico-religieux inégalé du monde par les démocraties bourgeoises et leur puissance économique, donc idéologique militaire et institutionnelle,  acquise sur le reste du monde.

Le rôle du religieux (au pluriel) dans ce partage et ses conséquences à long terme sur la division et les conflits des hommes entre eux, et entre autre la guerre entre pauvres à l’instar des guerres économico-militaires régionales tendant à se mondialiser.

Le repartage de 1945 modifie quantitativement mais pas qualitativement l’organisation du monde, de l’humanité.

 

La constitution de l’Union Soviétique, issue d’octobre 1917,  résistance dans ce partage.

Lénine est le seul dirigeant d’ampleur qui procède à la critique du traité de Versailles, et au-delà des rapports en Europe, le partage à l’échelle planétaire. L’Europe reste, aujourd’hui tant au niveau de l’UE, de la BCE et de l’ensemble de ses composantes populaires et institutionnelles, pour le peuple de France dans sa diversité, comme pour tous les hommes de ce monde, un lieu d’action pour une évolution sociale de progrès. Le processus de développement de la Chine est un élément nouveau essentiel dans la réflexion et l’action pour la coopération le développement et la solidarité et la qualité nouvelle à donner aux rapports de production et leurs effets sur l’humanisation continue vitale.

Ni la philosophie de « Matérialisme et empiriocriticisme » ni la NEP (Nouvelle Politique Economique 1921-1922) n’ont été et ne sont suivies d’une politique concrète ni d’alliance de classe des producteurs à long terme, dans la révision dogmatique stalinienne.

 

Les erreurs et les échecs du communisme dans le recul du marxisme et le recul des Nouvelles Lumières, le Matérialisme Dialectique comme outil à comprendre et apprendre l'usage en santé et non comme mécanique, opposé aux dogmes inefficaces et mortifères de toutes sortes, et au-delà des progrès des Lumières bourgeoises, cohabitent avec les progrès de la révolution scientifique et technique et leur insuffisance de synthèse théorique et opérationnelle. L’avancée de l’individualisme contre la coopération et la solidarité matérielle et morale entre les hommes et entre les entités humaines constituées en mouvement, locales, régionales et globales en est une  des conséquences.

 

1918 est le grand envol de la mondialisation industrielle dans le partage du monde et ses conséquences en matière de domination nationale, religieuse et masculine, et d’exploitation de classe, dominante dans la domination globale.

 

1968 est le premier grand ébranlement consécutif aux nouveaux moyens de production capitalistes mondialisés, numériquement informationnalisé du CME social vers la financiarisation globale du capitalisme monopoliste mondialisé. 1968 contient la protestation aux dominations et non la résolution des dominations. Mais il contient surtout la protestation issue des conséquences des contradictions entre processus des forces productives et processus du mode de production.

 

Cette contradiction qui se manifeste en 1968 à l’ « Ouest » comme à l’ « Est » trouve son paroxysme dans ce début de XXIème siècle. La maturité de la contradiction entre moyens de production, mode de production et ses effets sur la vie humaine, au quotidien et son devenir arrive à terme dans ce siècle.

 

Les conditions matérielles de vie déterminent les mentalités et les idées ont une autonomie par rapport aux conditions qui les ont fait naître. Voilà dans la contradiction économique un élément à prendre en compte pour une action transformatrice de dépassement de la suraccumulation-dévalorisation du capital qui entraîne une maladie quantitative et qualitative des échanges entre les hommes.

 

La financiarisation est la pièce maitresse du capital pour dominer la production et l’échange et garantir son outil d’existence vital : le taux de profit. L’appropriation des moyens de production, pour les rendre à leur usage premier, les besoins humains et croissance, complexification et santé,  par le salariat dépassé, c’est-à-dire l’abolition radicale et progressive de la vente de la force de travail et du temps de travail contraint, et la libération de l’aliénation de tout le peuple, passe par ce dépassement de la financiarisation et par la SEF (Sécurité Emploi Formation) qui en est un outil essentiel, étape vers une civilisation de toute l’humanité.

 

Pierre Assante. 20/10/2020 07:27:21.

 

 

Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 16:35
CAHIERS du communisme. Février-Mars 1970

1968

 

Les communistes

Et pas le seul parti n’ont pas su tirer les leçons de 1968.

Ni en France, ni en Tchécoslovaquie, ni dans le monde

 

Ils n’ont pas su les tirer

Collectivement mais personne d’autre non plus.

 

Pourtant ils étaient alors les mieux à même

De saisir et d’agir sur les transformations des moyens de production

Des forces productives

Et des changements  qualitatifs à favoriser du mode de production

 

Ainsi

S’est installé un long temps humain

Un court temps d’histoire

La contradiction sans solution

Du mode de vie et du mode d’être de l’humanité

 

A terme, c’est à dire aujourd’hui

De l’ancien mode de production

Et des anciens moyens de production

Dans la mondialisation

La numérisation

L’industrie digitalisée

Et l’automation possible des travaux humains contraints

Et de l’abolition de la vente

De la force de travail

 

Le retard pris peut-il se résoudre

Parce que la contradiction est mûre et éclate en crise généralisée

 

Le miroir de nos actes s’ouvre sur nous-mêmes

 

1968

Trop tôt

Mais pourtant possible

 

60 ans moins 666 jours

D’expérience et d'espérance militante pratique et tous les

Documents et réflexions qui m’en restent

Me posent la question.

 

La question n’est plus à tirer

C’est un autre monde qui les pose

A nous tous humains de ne pas encore les manquer

 

Nous restons

Pas nous seuls mais toutes les femmes et tous les hommes

Pueri senes et adulti

Tant que vivants

La conscience en processus

De la nature sur elle même

 

Pierre Assante. 19/10/2020 16:19:26.

 

Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 17:40
-REVUE "REGARDS" NOV. 2001-

 

confusion entre religion, politique et Etat.

 

La confusion entre religion, politique et Etat ne contribue pas au développement de la démocratie. Développement, car la démocratie n’est pas un acquis. Elle est relative, progresse ou régresse en facteur des rapports de forces entre dominant et dominé, en période de santé sociale relative ou de maladie sociale relativement  grave ou pas.

En ce sens, la confusion entre religion et politique revêt des caractères plus ou moins rétrogrades en fonction de la période historique du moment (pléonasme volontaire) et du lieu.

On ne peut comparer, par exemple la démocratie chrétienne allemande et précisément en Allemagne avec un pouvoir se réclamant de la charia comme l’Arabie Saoudite, ni un pouvoir pris récemment au nom de la Bible dans un pays d’Amérique latine, entre autre.

Il faut se méfier des mots employés par les uns ou les autres.

S'il existe bien un terrorisme islamique, que dénoncent les musulmans représentant la majorité des français de cette confession (1), ce matin lors de leur émission religieuse de la chaîne TV France2, il existe certes aussi un islam politique qui peut alimenter le terrorisme islamique, ils en sont conscients.

Il faut se méfier des mots. Ainsi je m’inquiète (à moitié, car il fallait s’y attendre) du passage dans les médias du terme « terrorisme islamique » au terme « islamisme politique » en les assimilant,  par plusieurs personnalités, dont certaines pour lesquelles l'inspiration religieuse, bien que discrète, semble réelle, et tend de fait à mettre à l’index l’islâm et les musulmans. Si « islamisme politique » et  « terrorisme islamique » peuvent s’alimenter l’un l’autre ils ne sont pas la même chose. On peut imaginer un islâm politique du même ordre qu’une démocratie chrétienne, ce qui serait toutefois un recul par rapport à une démocratie avancée, laïque, appliquant des droits sociaux tels qu’ils sont issus de la libération du nazisme ici et dans le monde.

Il ne faut pas oublier que la démocratie a pratiqué la torture et les massacres coloniaux dans le même temps ou les grandes démocraties occidentales mais colonialistes et l’Union Soviétique sociale mais stalinienne, avaient vaincu le nazisme.

Le glissement sémantique auquel nous assistons aujourd’hui semble s’éloigner d’une politique de non-discrimination puisqu’on tolère la confusion entre politique et religion au profit d’une religion plutôt que d’une autre.

Pour ma part, la lutte contre l’obscurantisme ancien et nouveau, passe par le développement de la raison, des sciences et des qualifications et leur reconnaissance sociale, salariale, et au-delà, d’une égalité des producteurs par l’abolition progressive et radicale de la vente de la force de travail. Une loi pour une sécurité d’emploi et de formation est à l’ordre du jour, dépassant la crise économique et ses misères, et la crise pandémique à l’intérieur de la crise économico-politique.

Marseille.18 nov. 2020

Compagnon de salariat, enseignant, que l’obscurantisme religieux a assassiné par décapitation, nous te pleurons et agissons. Nombreux te rendent hommage aujourd’hui, tu es un martyre laïque au même titre que tous les martyres des intolérances et des inquisitions anciennes ou nouvelles.

Si notre pays a aboli de fait les inquisitions officielles de toutes sortes, si nous combattons y compris celles se réclamant des réformes autoritaires ou des progrès « forcés », ce n’est pas seulement par des déclarations que nous sortirons de cette impasse, de laquelle nous pouvons sortir ou dans laquelle au contraire nous enfoncer.

Ce sont les progrès sociaux, à partir d’organisations de la société garantissant le travail, la production et la consommation en santé individuelle, collective, terrestre, qui sont les meilleurs outils contre les brutalités et pour la démocratie et la paix.

Traiter séparément les crises, les phénomènes, le monde et les entités humaines, conduit toujours à une vision tronquée de la réalité et des remèdes pour sa santé, le développement harmonieux de l’humanité.

Pierre Assante. 18/10/2020 12:46:56.

(1) J’ai publié un long texte intitulé "Epitre aux citoyens" à ce propos sur « Regards » N° 73 de Novembre 2001.

 

Voir aussi : https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL._LE_5_DECEMBRE_2019..pdf

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 08:10

 

Publié une première fois le 22/09/2020 à 10:57

 

«  LA SENTIMENTALITé est UNE superstructure de la brutalité »

 

Kundera cite cette formule ou cette sentence : « La sentimentalité est une superstructure de la brutalité ».  Je ne la partage pas tel quel mais je la trouve utile.

Dans son testament Lénine dénonce la brutalité de Staline.

La réponse violente du salariat à la violence des dominants, dont les dix mille et plus massacrés de La Commune de Paris de 1871 est un exemple parmi tant d’autres, n’est pas une brutalité de principe qui fut celle du stalinisme russe et autre.

La brutalité de principe s’accorde tout à fait avec le dogmatisme appliqué au marxisme, dogmatisme dont les effets a été comparable à une inquisition, dans les conditions générales, mondiales du monde capitaliste qui pour sa part ne l’a jamais abandonnée, sous quelque forme que ce soit.

Une gouvernance policière héritée des périodes historiques de violence et de brutalité a été rapidement et à la longue contre productive. Il y a eu certains moments de l’histoire récente pour en sortir, mais ces moments ont été perdus, manqués. Manquer un moment de l’histoire qui ne repasse pas les plats, c’est repousser à long terme le processus humain dans sa totalité qui est à la fois et en unité, économique, politique, culturel, et j’ajoute ergologique, car il est question du rapport aliéné de la personne et du travail, contenu dans cet ensemble de qualificatifs, d’épithètes décrivant une réalité.

Kundera, sans être un grand politique ni  particulièrement un homme de gauche sait de quoi il parle, lui qui a connu un bref moment où état social avancé et ouverture aux libertés individuelles se confondaient. (Lire « Une Rencontre », 2009, Page 95).

La sortie programmée de cette possible fin de communisme de guerre, progressive et radicale, souhaitable moralement et nécessaire économiquement et politiquement, a été manquée et le capital en a été bien conforté, ce en quoi il ne peut tirer aucun fruit, puisque la chute du « blog communiste » relativement libre par rapport à la dictature systémique de l’argent, a accéléré la crise générale du capital.

Le modelage général de la planète, c'est-à-dire des humain-e-s, par le capital a éteint une partie remarquable du génie humain. L’humanité et la planète stricto sensu est comme un animal dont on supprime peu à peu l’oxygène.

L’oxygène ne peut venir que d’une progression de la conscience de la crise du capital, et de ses remèdes économiques et politiques dont « En avant le Manifeste » propose l’initiative. Le Travail au sens strict, dès la naissance de l’humanité et l’Activité générale dans sa multiplicité et la diversité est indissoluble des progrès permanents nécessaires de la conscience. Qui a connu les grandes luttes politiques du XXème et les pensées qu’elles ont engendrées, en unité avec les mesure sociales concrètes qui ont permis un développement mutuel, réciproque entre économie, politique et pensée, se demande où est passé le génie des peuples (1)? La gestion individualiste, du chacun pour soi dans les multiples crises intriquées, et l’absence de débouché organisée par les tenants du monde économique et politique actuel, conscient de ses intérêts immédiats mais inconscient des intérêts généraux dont ils dépendent eux-mêmes,  c’est le manque de génie et le manque d’oxygène.

Je ne voudrais pas tomber dans ce manque de conscience, tout en sachant qu’on ne peut éviter l’être présent d’un monde qui en manque. Il y a de multiples façons de résister et je suis dans l’admiration de nombreuses façons effectives autour de moi et dans le monde. Mais elles ne peuvent se substituer à une conscience synthétique globale.

Le « Talon de fer », métaphore de Jack London, que j’adore, a imagé une telle situation. En même temps elle a laissée spectatrice une classe sans organisation de classe suffisante, matériellement et intellectuellement.

Nous sommes encore prisonniers du capital par l’intermédiaire de son organisation du travail mais aussi par l’intermédiaire des intellectuels médiatiques, organiques du capital, et leur thèse « anti forme-Parti », c’est à dire anti interprète conscient collectif du processus inconscient de la société humaine, l’organisation politique du salariat mondial et ses alliés potentiels, l’immense masse des populations touchées par la déliquescence d’un système qui se défend avec une brutalité acharnée.

Pierre Assante. 22/09/2020 10:26:01.

(1) Je me disais ça, entre autre du génie du peuple italien, en relisant le recueil d’interventions de Berlinguer « La crisi italiana. Scritti su Rinascita », qui est un humain comme tout un chacun et non un « prophète immatériel », que d’aucun attend comme « Le Messie » qui ne viendra jamais, évidemment, mais qui a eu une intuition et une analyse relativement avancées des transformations du monde en cours. Rinascita était la publication théorique du PCI. Cette aptitude est liée à celle de ne pas être prisonnier des idées précédemment acquises, des normes établies, du politiquement correct, du moralement exigé, ce en quoi, il n’a pas été le seul, mais dont beaucoup l’ont été, prisonniers, ce qui porte plus à la critique moraliste et à l’exclusion qu’à la lucidité.

 

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 17:28

A la place d’un philosophe, c’est un chanteur qu’on fait venir

 

« …Dans l’ensemble, les bibliothèques du monde antique n’ont guère connu  de sort plus enviable. Au début du IV° siècle, à Rome, on dénombrait vingt-huit bibliothèques publiques, outre les innombrables collections privées abritées derrière les murs des demeures aristocratiques. Vers la fin du siècle, l’historien Ammien Marcelin déplorait que les romains aient abandonné toute pratique sérieuse de la lecture. Il ne parlait pas des raids barbares ni du fanatisme chrétien. Nul doute cependant qu’ils étaient là en toile de fond. Ce qu’il observait, alors que l’Empire se délitait lentement, c’était une perte d’ancrage culturel, une plongée dans une vulgarité fébrile. « A la place d’un philosophe, c’est un chanteur qu’on fait venir, au lieu d’un orateur, c’est un maître ès arts scéniques ; les bibliothèques, à la lumière des sépulcres, sont closes pour toujours, et l’on fabrique des orgues hydrauliques, des lyres énormes comme des charriots. » De plus notait-il avec aigreur, les gens conduisaient leur char à toute vitesse dans les rues bondées…. ».

Stephen Greenblatt. « Quattrocento ». LibreChamps.2020.

 

Evidemment,  Ammien Marcelin, cet historien romain, certes élitiste, ne fait pas le lien entre la crise du système esclavagiste, celle des forces productives du IV° siècle (Mais l’auteur de « quattrocento » le fait-il ? Il ne le dit pas) et pense résoudre ses « malheurs » par la seule question culturelle. Mais sa critique de la situation culturelle n’est pas sans intérêt, loin de là, et combien sommes-nous aujourd’hui à ne pas faire de lien entre la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et la crise culturelle et de civilisation et ses conséquences dans la vie quotidienne, particulièrement dans la vie des « populations défavorisées », y compris dans les « pays développés »?

« Quattrocento » est un livre assez génial dans sa description, à partir d’un travail de recherche imposant, des pérégrinations du texte du grand poète romain Lucrèce, le « De Rerum Natura », « De la nature », éloge des conceptions matérialistes et atomistes d’Epicure (philosophe grec essentiel, 341-270 ans  avant J.C.), et description magnifique des sensation humaines, de l’amour au corps, à celui de la nature et de la vie. (Il y a plusieurs citations de Lucrèce dans des articles de ce blog).

Le « De la nature » n’existait plus que dans des citations et au XV° siècle, mais en 1417, Poggio Bracciolini (1380-1459) « Le Pogge », un studieux intellectuel florentin, découvreur de chef-d’œuvres anciens, à l’instar de Pétrarque (auteur du "Canzoniere" inspiré par la délicate Laure d’Avignon, qui outre son œuvre, en a tant retrouvés  et-ou remis en circulation), le retrouve au fond d’une bibliothèque d’un monastère allemand.

« Quattrocento », c’est une longue histoire du texte, de " De Rerum Natura", des textes et de leurs supports matériels, de leur conservation et de leur usage, en fonction du moment historique, qui nous est contée.

Pierre Assante. 17/10/2020 16:56:46.

 

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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 06:07

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Effroi et révolte après l’attentat de Conflans-saint-Honorine.

 

J'apprends avec horreur qu'un enseignant d'histoire géographie a été assassiné aujourd'hui à Conflans-Saint-Honorine dans les Yvelines.

Cet attentat abominable suscite en moi effroi et révolte.

Je pense ce soir aux proches, à la famille et aux collègues de ce professeur, tué pour avoir exercé son métier.

 

En ces moments tragiques, la République doit se tenir unie et ferme dans l'affirmation de ses valeurs.

Tous ensemble, unis dans le respect de notre diversité, continuons de faire vivre la richesse de notre République laïque, défendons notre liberté d’expression et ne cédons pas un pouce aux fanatiques et à tous ceux qui chercheront à imposer la haine et à diviser notre peuple.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord. 16 octobre 2020.

 

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 12:14

 

Ce « débat » sur le covid19

 

Ce « débat » sur le covid19, tel qu’il se présente donne parfois aux vieux l’envie de l’attraper et de disparaitre avec le moins de souffrances physiques et morales possibles qu’occasionne la mort et que permet ou pas la médecine.

Notre société ne crée pas les réserves pour répondre le mieux possible à toute crise menaçant l’humanité. Le covid19 n’en est qu’un petit exemple. Celui de la pénurie de lit de réanimation pour les vagues de grippe annuelles est utilisé pour contourner le problème global actuel de la crise hospitalière et sanitaire en général.

Les crises s’ajoutent les unes aux autres et en font une crise plus générale dans laquelle les pénuries de réserves se manifestent et augmentent le besoin de précaution et surtout de remèdes pour les surmonter.

La crise de pénuries de réserves pour répondre le mieux possible à toute crise menaçant l’humanité est liée à l’incapacité par le système de constituer ces réserves : le système priorise le profit capitaliste maximum immédiat sur les besoins sociaux. Certes toute la société et tous les hommes ont une participation au système et une responsabilité dans ces choix. L’homme est quotidien mimétique et poïétique (créateur).

Mais on ne peut mettre sur le même plan les victimes et les responsables fondamentaux.

Le monde, du local au mondial en passant par les grandes zones mondiales de développement a besoin d’autres critères de gestion répondant aux besoins sociaux vers une société de toute l’humanité : ce critère se résume  par VA/CMF (Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier) se substituant progressivement au critère P/C (Profit sur Capital).

Certes il faut bien que ces critères soient imposés car il n’y aura d’évolution naturelle sans conflit entre les victimes et des dominants dont le critère P/C est le mode d’emploi unilatéral de la production et de l’échange.

La « dénonciation » des précaires par les dominants et pour cela l’alliance des dominants avec les semi-précaires que constituent les couches moyennes hautes et basses des sociétés capitalistes avancées, est la base du développement du racisme et de la stigmatisation des révoltes minoritaires et locales sans contenu et sans issues, qui font de la guerre des pauvres le soutien d’un système malade à mort.

Pierre Assante. 16/10/2020 12:01:21.

 

Voir aussi : https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL._LE_5_DECEMBRE_2019..pdf

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 14:07

 

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Financiarisation : la preuve par Veolia et LVMH

L’Humanité du Mercredi 14 Octobre 2020

 

En quoi consiste la financiarisation du capitalisme ? On peut s’en faire une idée en examinant la pratique de deux multinationales à base française, Veolia et LVMH.

Le groupe de gestion de l’eau et des déchets Veolia est prêt à mettre des milliards d’euros sur la table afin de prendre le contrôle de son concurrent, Suez. Pour mesurer l’importance de la somme, disons qu’elle équivaut au plan de soutien de l’État aux collectivités territoriales à la suite de l’épidémie. Et ces collectivités, communes, départements, régions, Veolia les connaît bien, ce sont ses principaux clients. L’entreprise, en effet, a une activité de service public alors qu’en réalité, elle n’est motivée que par sa rentabilité financière. Le groupe est donc prêt à débourser « un pognon de dingue », comme le dirait Macron, pour avaler Suez, alors qu’il n’a de cesse de mettre en œuvre une « gestion de dingue » contre l’emploi depuis des ­années. Ainsi, en 2017, a-t-il engagé un plan de suppressions de plusieurs centaines d’emplois dans sa branche eau en France. Son plan de relance de cette activité dans notre pays vise à doubler sa rentabilité opérationnelle. Dans le monde, les effectifs du groupe sont passés de 202 800 salariés, fin 2013, toutes branches confondues, à 178 780 en 2019, de 65 990 en France à 51 113 durant la même période. Le chiffre d’affaires mondial s’est élevé à 27,2 milliards d’euros en 2019, il était de 22,3 milliards en 2013, augmentant de 22 % avec 12 % de salariés en moins. Au cours de ces mêmes années, le groupe a versé au total 3,6 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires. De son côté, Suez affirme ne pas vouloir être mangé tout cru ; en attendant, son titre en Bourse flambe, les spéculateurs flairent la bonne affaire, c’est tout ça, la financiarisation ! LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (vins, mode, maroquinerie, parfumerie, bijoux…), était jusqu’à présent disposé à acheter le joaillier américain Tiffany, 16,2 milliards de dollars, mais certaines tensions commerciales avec les États-Unis ont compromis l’opération.

L’action en Bourse de LVMH a traversé l’épidémie sans avoir besoin de masque, son cours était de 149,25 euros le 10 septembre 2015 ; aujourd’hui, il est à 404,05 euros, soit une progression de 171 %. Qui dit mieux ? Le groupe a réalisé 7,8 milliards d’euros de résultat net en 2019 pour un chiffre d’affaires de 53.67 milliards d’euros, soit un ratio de 14,8 % qui a de quoi rendre jaloux tous les autres groupes du CAC 40. LVMH s’est développé ainsi, à coups d’opérations financières. Mais on peut douter que l’emploi en ait bénéficié.

 

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 09:13

 

Pousser la société mondiale vers une voie inutilement tragique et sans issue ?

Cet article fait suite à l’article : « Objectivité conceptuelle ».

 

Si, après l’échec de la révolution Russe de 1905, Lénine se remet à travailler intensément à la philosophie, à partir d’auteurs et de connaissances scientifiques du moment, c’est qu’il pense que la refondation des bases de luttes de transformation sociale progressiste, celles d’une classe ouvrière et d’un salariat et ses alliées pour se substituer à la gestion des classes dominantes dépassées par le mouvement des forces productives, sont non à construire, mais poursuivre et peut-être refondées dans le mouvement historique lui-même.

L’abandon ou l’impossibilité (?) dans les années 1970, date initiale imaginaire mais pas totalement fausse d’un tournant des forces productives, à aujourd’hui de fournir au salariat les outils de gestion d’une société nouvelle, d’une transformation radicale et progressive, laisse les luttes sous l’emprise de mouvements divers, légitimes mais limités, aveugles sur une synthèse des conditions générales permettant d’atteindre leurs objectifs, qui tous zappent sur la critique de l’économie politique capitaliste ou se contentent d’une expression d’indignation sans débouché, sans processus de transformation concret.

Si l’exploitation capitaliste à partir de la vente-achat de la force de travail, n’a pas changé fondamentalement, même si des transformations anthroponomiques et des moyens de production ont fortement évolué, la question reste d’une société abolissant cette exploitation et répondant aux besoins sociaux et non à un taux de profit, ce que la révolution scientifique et technique permettrait entre les mains de la classe qui subit cette exploitation destinée à disparaitre avec elle, pour une civilisation de toute l’humanité.

Il ne s’agit pas de substituer la domination d’une classe sociale à une autre domination, mais de donner à la classe exploitée les moyens d’une autre gestion pour tous, dépassant une gestion obsolète. Je répète la question : si dans les deux siècles de luttes, la classe ouvrière et  salariée avait priorisé une formation, une culture de gestion nouvelle, cela aurait-il changé le rapport de force pour une transformation en santé des rapports sociaux ? Cela aurait-il permis dans ce début de XXIème siècle de crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital, de faire de ces luttes des luttes de transformation de gestion par la classe exploitée et ses alliés ?

Il ne s’agit pas de voir la classe exploitée en un objet compact uniforme, mais une réalité traversant l’ensemble social sous diverses formes et expressions.

Si retard il y a eu, quelles en sont les conséquences, comment peut-on y remédier, est-ce possible d’y remédier ? C’est en répondant à ces questions, partant de la philosophie-conception du monde-à transformer ici et maintenant, dans son processus d’hier à aujourd’hui que nous découvrirons les possibles et les actes susceptibles ou non d’une poursuite en santé du processus humain. Se poser ces questions c’est, il me semble commencer par le commencement incontournable, c’est commencer par les fins pour les atteindre sans prendre sans cesse des chemins sans issue, des autoroutes vers le précipice.

Lénine et le mouvement social qu'il animait "au premier chef" a-t-il poussé la société mondiale vers une voie inutilement tragique et sans issue ? La société humaine, dans son processus connait des échecs et des drames que les humains qui les subissent ne choisissent pas, mais qui sont des expériences incontournables. Et le stalinisme n'était ni prévu ni inévitable sans doute, lire "le testament de Lénine". L’humanisme qui recherche des rapports sociaux sains, et dont les douleurs ne soient pas invivables et inviables, ne choisit pas l’immobilisme mortel, mais tente de répondre par la conscience en processus au mouvement inconscient du processus humain. L’histoire ne se fait ou refait pas après coup, mais avec l’expérience de ce qui dans le processus nécessaire, dans ce qu’il a d’infinité aléatoire de possibles, remet sans cesse le travail sur le métier à tisser, et en modifie démocratiquement la trame, si nécessaire. Cet article fait suite à celui-ci : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/10/objectivite-contextuelle.html

Pierre Assante. 14/10/2020 08:51:57.

 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 18:39

 

OBJECTIVITE CONTEXTUELLE

 

Avec « l’objectivité contextuelle », on se retrouve, plus de cent ans après dans l’affrontement entre matérialisme et idéalisme philosophiques.

La perception immédiate et la perception par appareils interposés, sont toutes deux les perceptions humaines de la réalité.

De cette perception nous déduisons, au niveau historique de nos connaissances, et au niveau historique en poursuite de complexification, que nous permettent nos connaissances pour répondre à nos besoins de subsistance en tant que personnes et dans l’espèce et la société humaine, une vision du réel, et du niveau de développement de cette complexification dans nos rapports avec l’univers, dans le rapport qu’entretient l’humanité avec l’univers et son niveau en santé relative, relativement vivable et viable ou pas,  dans le mouvement que ce rapport contient.

La découverte récente, mais pas si récente que ça, mais « mise à jour » que dans le débat physique ondulatoire et physique corpusculaire, physique quantique et théorie de la relativité générale, et les rapprochements-conflit entre les deux pour leur unification, une vision de la réalité dépend du contexte des mesures, et pour faire plus concret, des perceptions et leurs prolongements techniques et scientifiques, et que le contexte des mesures ne conduit pas à nier l’existence matérielle du réel dont nous faisons partie et qui existe non pas en dehors mais indépendamment de notre conscience qui disparaît quand nous disparaissons sinon par l’effet matériel, évidemment, de notre existence passée. En ce sens, matérialistes comme idéalistes peuvent s’entendre au moins sur les effets de notre existence fugace mais partie de l’univers, sur le réel, son mouvement, son devenir.

La question telle qu’elle est posée par Lénine, dans « Matérialisme et empiriocriticisme » et sa lutte contre l’entrisme dans le mouvement communiste d’une théorie philosophique s’opposant in fine au communisme, reste à l’ordre du jour, bien que contestée jusqu’à l’ignorance, dans la lutte entre progressistes et conservateurs, de la philosophie du devenir contre l’éléatisme, c’est-à-dire dans la lutte pour la vie et son mouvement de complexification.

Tout en étant considérée grossière en fonction de l’avancée des sciences depuis 1907,  par l’élite de la classe dominante, l’argumentation de Lénine est pour moi bien plus exacte que les considérations philosophiques idéalistes, « intégrées » dans le débat scientifique par l’idéalisme, d’aujourd’hui qui ressemble beaucoup à celles d’hier.

Il faut cependant ajouter à tout cela la réflexion de Lénine lui-même sur les matérialistes et les idéalistes que je résumerai de mémoire : « il vaut mieux un idéaliste intelligent qu’un matérialiste stupide ». Après, il n’est pas toujours facile de trier entre les deux dans leurs « masses respectives » et les « inclusions mathématiques » entre les deux groupes, inclusions dont on fait partie soi-même, rien n’est « pur » comme en chimie et encore …

J’ai bien aimé aujourd’hui, dans les exposés sur l’état du débat, la référence aux fentes de Young, les interférences et les « comportements » du photon vu par les différentes théories. Pour information, et imaginer le type de débat, les invités de « La méthode scientifique », émission de France culture de N. Martin,  étaient Alexia Auffèves, Michel Bitbol, Frédéric Grosshans.

Rappelons que dans « Matérialisme et empiriocriticisme » Lénine s’oppose philosophiquement à l’idée que l’électron n’est pas matériel, qu’il n’a pas de masse, mais au contraire affirme qu’il a une masse, ce qui sera démontré plus tard en physique. Des chercheurs idéalistes prenaient prétexte de l’impossibilité de mesurer la masse de l’électron, au début du XXème siècle, pour dire qu’il n’en a pas et donc qu’il existe des « objets non matériels ».

Pierre Assante. 13/10/2020 17:53:10.

 

et Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 08:16

 

ANTILEGENDES. POEME. 1969.

 

mes parents je suis votre œuvre

et pourtant vous faites partie d’un tout

où vous m’appartenez aussi

 

c’est la raison de mon amour

et de l’immensité de votre existence

 

ma fidélité en ce que je tiens pour décisif

est le fruit d’une évolution parallèle

dans un milieu incessamment renouvelé :

la forme supérieure d’organisation de la matière

 

pendant près de dix-mille jours

déjà

j’ai fait mon éternité

 

j’appellerai les heures sans cesse

car je sais qu’elle n’est pas

à la mesure de mes forces

 

d’elles je dois tirer le maximum

 

le plus longtemps possible

 

mais quoi que je fasse

quelque soit l’élan que je donne

à mes muscles à mon cerveau

 

mon corps restera malgré tout

cette mécanique frêle

du jour de ma naissance

 

au moment où j’écris ces lignes

les passages des courants cérébraux

et l’alchimie qui en est l’origine

façonnent ce que l’on croira demain

être toujours moi

 

mon soleil docile chaque jour

s’étiole sur la pente courbe

la pluie c’est une danse saisonnière

une manifestation à peine osée

 

l’heure c’est la trame incomplète

le vol c’est celui du tissu

l’oiseau c’est l’armoire immobile

l’habit c’est le travail du départ

les doigts sur le métal et la terre

 

le corps nu c’est l’espace et le vent

c’est l’arrêt dans l’herbe touffue

 

moi qui prends deux doigts d’habitude

je fais une issue dans le téléviseur

la circulation dans ses conducteurs

a subi des détournements

 

lever la tête vers la brillance

c’est le chant de ce doute-là

quand l’ordinateur devient un poids stratégique

je me souviens du poids des hommes

 

lorsqu’on pourra suivre mes liaisons internes

avec un signal-tracer

ce ne sera plus le temps de l’inquiétude

ni celui de l’exploitation

 

une femme m’a pris et gardé

et l’avance usée des matins

la souffLance des jours heureux

est à nous vivante et désarmée

 

le reflet que la mouvance donne

pour moi aussi elle l’a serré

dans l’étalement de villes

elle a brodé son survol

 

elle en fera sur les murs mêlés

ce que font sur le roc mes paroles

une sorte de trace éperdue

mais que je sais inépuisable

 

à l’instant des feuilles tombées

me donnant avec ses mains

à boire leur douceur ridée

captera l’haleine dénudée

le sang électrique de mes yeux

qui coule à travers mes nerfs

 

j’entamerai la dernière inhibition

sans chercher le nom des galaxies

les alpha et autres parures des constellations

c’aura été bien pour la vie

 

la faction que mes lèvres prendront

donnera le signal du cycle biologique

mais l’important sera dans l’écho

du communisme en marche vers l’infini

 

ses cheveux et ses mots maintenant à moi

et le pas scandé de l’enlacement

la germination que j’ai provoquée

c’est ce qui comptera avant tout

 

ainsi en est aussi de la jouissance

qu’elle me donne de l’influence

que je tiens sur l’atome

et l’utilisation de sa fission

 

mon éternité n’est pas seulement

inscrite au graphique des jours

elle est derrière moi et devant moi

avant la naissance et après la mort

 

cet infini dans tous les sens

les quatre dimensions l’ont fait mien

la place verte un instant apparue

c’est la mienne qui ne connaîtra jamais de regret

 

la maîtrise de l’analyse dialectique

d’un remue-ménage du cœur jamais contourné

c’est le guide de mon amour

la bouée de mes défaillance

 

Pierre Assante, 1969

 

VOIR AUSSI :

ECRITS Novembre 2019-Août 2020

Cliquer :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères

 

 et Tous les articles du blog (3000 publiés, par séries de 25) :

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 07:31

 

Ce texte a été séparé de la publication "d'antilégendes".

La partie "Mes parents..."

a été publiée séparément sur ce blog.

 

ANTILEGENDES. POEME. 1969.

 

Ce poème ancien et maladroit (écrit en 1969 republié en 2010. Ces 41 ans d'intervalle, cela fait un instant minuscule et pour moi tant de transformations) me rappelle au bon souvenir de la jeunesse, la mienne et la vôtre, aujourd’hui.

Je le sers comme je me, je leur le servis, sans honte pour la « qualité », mais avec fidélité à la solidarité concrète bien qu’aussi esthétique. P.A. 2010.

 

ceci n’est pas notre testament de mort

 

la misère et les révoltes, filtrant à travers les salons

l’expression de la trouille, l’aversion et le dégoût des canuts qui un instant par osmose détruisent la haine de classe dans la personne de bourgeois flasques et indécis, les restituent chacals, par là même hideux à leur propre race

La poésie est louée en masse mais proscrite en détail en la personne des poètes

 

commencerons-nous à louer par habitude ou par pratique ce qui est mauvais ? nous perdrions la poésie. que ferons-nous donc ? notre devoir.

disons donc qu’il existe une force considérable qui déjoue les conspirations contre le prolétariat

Que cette force a besoin de tous les bras et de toutes les intelligences

 

J’APPELLE tous les poètes au chant du cliquetis et    du rouage au concert du jour le jour     au festival du temps passé agréablement    de la réalité enthousiasmante    de l’hypothèse scientifique

 

J’appelle tous les sympathisants d’une littérature destinée à vaincre à se rassembler dans les comités de salut public créés par les travailleurs, à y puiser la force de leurs mots

 

J’appelle tous ceux que désarment l’idée des vices qui subsisteront encore dans le futur et les blessent aujourd’hui à se souvenir de maïakovsky : RESSUCITEZ MOI

 

Je les appelle à lutter pour l’avenir et à jouir du présent

 

Pierre Assante. 1969

 

VOIR AUSSI :

ECRITS Novembre 2019-Août 2020

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 07:10

ANANKE : dans la bataille entre domination et efficacité, l’ergologie et du côté de l’efficacité.

 

Un Système Social est double. La dépendance de l’existence et de la subsistance au développement induit l’accumulation matérielle et morale qui croissent en un seul mouvement de fonction différentes, particulières.

En quoi le système social est double, c’est-à-dire qu'il y a deux systèmes sociaux en un seul ? : OUI il est double car il doit répondre à la contradiction efficacité/domination.

Certes, la puissance d’éléments micros et macros, qui constituent les hommes et leurs force productive, sur d’autres dans le mouvement général en spirale d’une entité qui se développe n’est pas niable. Ce qui l’est est le darwinisme social comme conception du développement social.

Le processus du  couple domination-efficacité en santé suppose un développement de l’efficacité qui conduise à l’extinction de la domination. ET l’accumulation dans le système capitaliste suppose et exige la domination.

La réalité et la notion de nécessité ont évolué depuis le mythe d’anankè des grecs. Les grecs guerriers et pilleurs de l’Iliade dans la guerre contre Troie, la commerçante, forment un tournant réel et symbolique dans le développement de la domination. Ce tournant va à l’encontre de la diffusion mondiale de l’humanité et de ses échanges mondiaux dont la route de la soie, plus tard et aujourd’hui constitue une réalité, un exemple et un symbole de moyens de développement.

Les jeunes générations des pays développés redécouvrent la notion et la réalité de nécessite. Elles les découvrent ici et maintenant à travers la pandémie, elles vont les redécouvrir encore plus fortement dans la crise économique.

Elles les redécouvriront dans le constat de l’évolutivité de l’anankè, évolutivité qui suppose avancées et régressions dans la spirale possible d’un développement en santé.

Elles les redécouvriront dans la recherche des moyens de dépasser l’état présent de la nécessité, état présent dont la suraccumulation-dévalorisation du capital est une réalité où la domination prend un pas régressif sur l’efficacité, donc sur les moyens de vivre de la personne dans la société humaine.

Dans cette bataille entre domination et efficacité, l’ergologie est du côté de l’efficacité. Dommage que ce lien à développer soit encore si peu compris.

Cela veut dire qu’un lien nécessaire demande effort plus grand d’expérience, de connaissance, de pédagogie et de pratique. L’ergologie est un « outil », elle est issue de la recherche pluridisciplinaire des conditions de santé de travail et d’activité, outil nécessaire à une évolution continue de l’organisation du travail. J’y ajoute aussi des rapports sociaux aujourd’hui dominé par la vente-achat de la force de travail sous ses formes anciennes et nouvelles. Cet « outil matériel et moral », générateur possible de santé sociale, est à l’opposé des outils « outils matériel et moraux» grossiers qui forment massivement notre actualité, et dont la grossièreté dépasse dans sa régression à l’intérieur du mouvement d’évolution, celle de de l’organisation primitive des forces productives. Il peut agir à l’intérieur de cette actualité.

L’écologie est de la plus grande importance dans cette bataille domination contre efficacité. Milieu et développement social sont inséparables dans leur mouvement commun. Mais une écologie qui ignore l’économie, ses conditions de développement en santé, n’est qu’une robinsonnade, de même qu’une théorie économique critique ou non critique du système, qui ne recherche pas les moyens du dépassement des contradictions du système.

Pierre Assante. 11/10/2020 06:40:41.

 

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RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 09:51

Le PCF au contact des salariés avec un tour des entreprises

PAROLES DE TRAVAILLEURS RECUEILLIS PAR M.G.

EMPLOI

Alors que les plans sociaux pleuvent, les communistes des Bouches-du-Rhône se lancent dans un tour des entreprises. Une initiative phare de la campagne pour l’emploi du PCF.

Les plans de licenciements n’avaient pas attendu la crise sanitaire, mais l’effet Covid-19 sur la situation sociale et économique « prend chaque jour une importance plus grande. Et notre département en subit cruellement les conséquences » déplore Jérémy Bacchi, sénateur communiste des Bouches-du-Rhône.

Il s’était engagé avant son élection à être « le sénateur du monde du travail ». Et c’est bien dans une démarche de renouement avec « l’ADN » de son parti que le jeune parlementaire s’engage en allant au contact des salariés d’une quarantaine d’entreprises des Bouches-du-Rhône. Un travail de terrain dont il présentait les contours, vendredi, avec Patrice Kantarjian, responsable aux entreprises du PCF 13, en présence de responsables syndicaux et d’acteurs de l’emploi du département. « Il s’agit d’une prise de contact avec les travailleurs du territoire pour une mise en débat de propositions que nous portons », précise Patrice Kantarjian……

Pour la suite,

Liens sur La Marseillaise du 10.10.2020 et sur cet article : https://liseuse.lamarseillaise.fr/epaper/viewer.aspx?publication=LM&date=10_10_2020&tpuid=2543#page/4

 

 

et Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 07:42

JEUNESSE et processus global long.

 

La  transmission culturelle à l’enfance et à la jeunesse dans sa masse est une culture faible, c’est-à-dire en croissance limitée, socialement et individuellement, en rapports et contacts mutuels mutilés dans un système mutilant.

Situer l’humain dans son processus global long qui était l’apanage relatif d’une élite de classe sociale ne s’est pas transformé en une massification de vision globale en miroir pour tous de ce processus global long, mais au contraire a subi un recul relatif. La puissance de la révolution scientifique et technique ne compense pas la dispersion-dissolution de cette globalité relative.

Une part de la jeunesse bénéficie d’une culture forte mais ultraspécialisée, ce qui répond à une accumulation quantitative des capacités productives mais à une faiblesse en synthétisme nécessaire au processus de qualité du développement.

C’est un point de vue à examiner collectivement, dans l’école, l’université, l’entreprise, les institutions, etc. philosophiquement et économiquement, en unité. Le processus humain a sans doute besoin d’une avancée de front de toute la population, avec ses différences, c’est-à-dire les particularités d’existence qui fait que rien, ni personne, ni entité naturelle ou sociale n’est identique, et qui déterminent aussi des inégalités de développement entre champs du savoir et du développement qui vont se conforter en se confrontant les uns les autres pour qu’elles ne se creusent pas et se rattrapent en « moyenne générale » de développement quantitatif et qualitatif.

Le libre développement des champs c’est celui des personnes et le libre développement des personnes c’est celui de toute la société. La personne fait la culture et la culture fait la personne et le travail en est le mouvement essentiel, au sens propre d’essence.

La conception fasciste du travail dont le taylorisme est la base initiale, est l’aboutissement de l’aliénation par le système et le paroxysme du développement de l’activité dans la contrainte de la vente-achat de la force de travail par l’homme producteur. Les capacités productives de la révolution scientifique et technique recèlent la possibilité de désaliénation, dans sa mise à disposition en fonction des besoins sociaux et non du critère P/C.

La révolution sociale n’est pas la prise de pouvoir en elle-même, mais le processus démocratique de mise en pratique des expériences et des connaissances en processus.

Pierre Assante.09/10/2020 07:56:44.

 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 04:46

CRAQUER ?

La question est : est-ce que et quand vont craquer les normes libérales au profit des réformes-remède radicales et progressives à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, et en premier lieu la sécurité d’emploi-formation ?

Les transformations anthroponomiques internes à la transformation des forces productives et leur crise du mode de production et d’échange, sont accélérées par la crise sanitaire à l’intérieur de la crise globale de la mondialisation numérique et financière du capital. Ces transformations gigantesques au niveau de l’humanité dans sa dimension relative à l’univers, sont-elles un moteur ou un handicap à une transition du mode de production dans et par ces réformes ?

La transformation ergologique des normes de l’organisation taylorienne du travail indispensable à une  gestion révolutionnaire  de l’organisation du travail, à une contribution de tous à l’effort productif, de production, d’initiative, d’invention, de recherche, sera-t-elle associée en unité nécessaire à la révolution des normes économiques ?

Ces trois éléments constituent les conditions de dépassement de la vente-achat de la force de travail, qui est bien la question première posée dès le manifeste du parti communiste de 1848.

Pierre Assante. 09/10/2020 04:37:26.

PS. Il existe une « anthroponomie libérale » dans les multiples essais publiés actuellement, en nombre croissant, et éclatée dans divers aspects sociologiques traités séparément, hors critique de fond de l’économie politique, signe du besoin éminent de transformation qualitative et-ou de danger d’écroulement social. Et un besoin de développer cette recherche anthroponomique à partir de son ébauche avancée.

 

et Voir :

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 08:04

 

QUE DEVIENT L’ERGOLOGIE (*) DANS LA CRISE SYSTEMIQUE ?

Que devient l’unité du processus savoir industrieux --- complexification de la production-consommation des subsistances ?

 

La fin de la République Romaine voit naître des lois moralisatrices dont une était théoriquement destinée à limiter les grandes fortunes. Elle utilisait entre autre la délation laquelle était finalement utilisée comme mode de lutte de pouvoir économique et politique entre privilégiés du système économique et social de Rome, de la Royauté, puis de la République puis de l’Empire, tous trois système économique et social tirant le progrès des forces productives de l’Esclavage, domination étendue à l’ensemble de la société, petite paysannerie libre et plèbe de la ville.

Ceci est volontairement une Longue phrase (1) rassemblant une synthèse, préférée à plusieurs courtes phrases éclatant, dispersant les concepts et catégories.

Un mode de production  basé sur une domination de classe rassemblant une masse croissante de population et une concentration de population conjointe tend à la centralisation du pouvoir. Les entités intermédiaires sont réduites à la transmission « automatique » écartant de plus en plus l’invention et menant à la décadence.

Autre longue phrase coupée en deux :

-soit superstructure et infrastructure, c’est-à-dire tout un peuple dans ses activités industrieuses stricto sensu et ses activité mentales stricto sensu, non séparées mais en unité, en fonction unique avançant de front contenant des fonctions particulières, ce qui induit un progrès sans étirement et dissociation relative forte entre ses composantes, c’est-à-dire un développement général ,

-soit le mode de production dissocie superstructure et infrastructure, sépare les composantes constituantes du peuple.

Le renforcement de la dictature de classe, de celle constituant la force conservatrice du mode de production ou de celle constituant la force transformative dans la lutte des contraires contenue en unité dans le mouvement de la société, c’est l’effet incontournable de la crise du mode de production.

Dans ces conditions, la continuité du développement des forces productives,  infrastructure et superstructures est relativement rompue.

Que devient alors l’accumulation des savoirs mento-économiques et leur processus qui permettent de répondre aux besoins de production et de consommation des subsistances en complexification non linéaire mais progressive ? Quel est la place de l’ergologie dans la crise systémique du CMMnIgF ? (2) Comment peut-elle constituer le lien qui devrait être sa raison d’être dans le mouvement de dénormalisation-renormalisation de la fonction commune rassemblant infrastructure et superstructures. Car enfin l’ergologie « n’est que » la poursuite de ce « rassemblement » dans les conditions des sciences et techniques et mouvement conjoint culturel qui les expriment, en « unité des trois ».

Poursuivre ce rassemblement théorique de l’économie et de l’ergologie « seul », sans échange, à sens unique est impossible, impensable.

Et pourtant la crise systémique qui est la manifestation essentielle de la crise de croissance de l’humanité à résoudre en recherche de santé, et le processus des savoirs sur les conditions de l’activité de la personne ont partie liée.

Pas de santé sociale sans cette unité.

Au paléolithique, bien que les groupes humains fussent séparés et que la mondialisation qui est un phénomène initial de l’humanisation s’étendait déjà, ils progressaient avec des inégalités de développement, mais de front au sens de non séparation des infrastructures élémentaires et des superstructures en construction qui nous ont menés au développememnt actuel. Sauf que depuis, le néolithique et ses capacités initiales de suraccumulation dans l’agriculture puis in fine la grande industrie, et aujourd’hui la mondialisation numérisée, la division de la société en classe a éclaté l’unité de l’avancée de front et du rapport « équilibré-en mouvement » superstructure/infrastructure.

La fin de la République Romaine voit naître des lois moralisatrices dont une était théoriquement destinée à limiter les grandes fortunes. C’est bien de lois moralisatrices et de leur multiplication comme dirait Tacite auxquelles nous assistons dans cette fin de société de classe du XXIème, marchande et de droit, dont le droit et le rapport avec le système sont totalement obsolètes. Non seulement parce que le type de domination basé sur la vente-achat de la force de travail est obsolète, mais parce que toute domination de classe ne correspond plus au type de participation à l’activité industrieuse et toutes les activités qui en dépendent, dans les conditions de savoir et de décision correspondant au niveau actuel des forces productives, production par l’homme d’une « intelligence artificielle », qui évidemment n’est pas une intelligence mais une technique, et d’une automation mondialisée utilisée par le capital contre l’emploi et la recherche, le savoir-faire et la conscience sociale (tautologie !) dont il fait besoin en unité.

Il est clair que l’alternative est soit la poursuite du processus de développement-complexification des forces productives ou destruction partielle ou totale des forces productives, ce que nous savons ce que cela veut dire. Une destruction partielle se terminant par une reprise, ne peut que reproduire les contradictions à dépasser qui auraient conduit à cette destruction.

Dernière réflexion, notre fin d’Empire ressemble plus à la fin du Saint Empire Romain Germanique, de la Renaissance et de ses convulsions politiques, économiques, et religieuses qu’à la fin de l’Empire d’occident en 470. Mais finalement ce Saint Empire Romain Germanique n’est-il pas la « vraie fin » de l’Empire Romain dans la naissance de la Renaissance ? Et la Renaissance, et la révolution bourgeoise n’est-elle pas le début d’une mondialisation cohérente et coopérante dans la fin de la société de classe en crise ? Et la Commune de Paris ou la révolution d’Octobre Russe ne font-elles pas partie de cette fin-début ?

L’interruption relative de la route de la soie au profit du commerce impérial d’occident, ses survivances dispersées et diversifiées moyenâgeuses et féodales puis ses révolutions bourgeoises mondiales ne retrouvent-elles pas dans une revification de la route de la soie une mondialisation qui pourrait échapper in fine à la division en classe et un usage de soi par soi dépassant la vente-achat de la force de travail. A développer, au-delà du « crédit social » dirigé de droite et de gauche contredisant le développememnt de l’invention de la personne dans le développement de l’invention économique et sociale, de la conscience en processus de la nature sur elle-même que nous constituons, dans notre acte commun et le miroir commun qui le reflète.

Pierre Assante. 07/10/2020 07:18:24.

(*) L’ergologie : ergo = travail. Logie = étude. "Etude du travail". L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail a donné naissance à l’ergologie. Ce n’est pas une science, mais un usage pluridisciplinaire des sciences permettant de progresser dans une organisation du travail où la personne, l’homme producteur entre en relation avec le travail, l’activité, dans des conditions permettant un développement conjoint en santé avec la société, en accord avec ses besoins et les besoins sociaux, en unité, ce qui n’est pas le cas dans l’organisation taylorienne du travail, elle-même issue de la recherche immédiate du profit capitaliste et de son accumulation, et de la vente-achat de la force de travail. Yves Schwartz en a été l’initiateur, avec sa thèse sur « Expérience et connaissance du travail » et la création du département d’ergologie de l’Université d’Aix en Provence.

(1) Question : à quel sujet faut-il lier tel verbe et à quel épithète lier le mot… ?

(2) Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

 

et Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 07:51

 

 

Pour nous, l’urgence, c’est la sécurité de l’emploi !

Lancement d’une campagne nationale des communistes

Et rassemblements les 9 et 10 octobre prochains

 

La Covid 19 a révélé l’échec des politiques d’austérité et de la course aux profits qui épuise la nature et sacrifie les êtres humains, à commencer par les femmes, au détriment de toute la société.

Le grand gagnant du plan « France Relance » présenté par le Premier ministre, c’est le capital. Ce sont les mêmes vieilles recettes néo-libérales de baisse des impôts qui sont utilisées sans aucune garantie de développement de l’emploi. 20 milliards sont donnés sans contrepartie. Pire, à l’image du CICE, l’argent public est massivement versé à des entreprises qui licencient. La France a besoin d'un changement majeur de politique.

Pour sortir de la crise, l’heure est venue de construire le système d’après.

Le chômage et la précarité ne sont pas une fatalité ! Nous proposons d’engager une révolution sociale et écologique de la production en partant de l’emploi pour répondre aux défis de notre temps en imposant deux exigences :

Mettre l’argent de l’État, des banques, des entreprises au service de l'emploi et des services publics. Il faut baisser le coût du capital (dividendes, intérêts bancaires) pas celui du travail !

Créer nouveau système garantissant une sécurité d’emploi et de formation. Plus que jamais la crise sanitaire et économique nécessite de permettre à chacune et chacun de conjuguer liberté par une mobilité choisie et sécurité accrue de ses revenus et de ses droits.

Cette proposition prend appui sur l’aspiration partagée à une formation et à une mobilité choisie, à un travail utile et qui ait du sens, à l’égalité professionnelle femmes-hommes, comme sur la nécessité d’élever le niveau de formation et de qualification. Et parce que nous ne pouvons pas faire confiance au marché pour organiser la production, cela exige de nouveaux pouvoirs des travailleurs·euses, des citoyen·nes et la construction de nouvelles institutions politiques.

En lien avec cette proposition, nous portons immédiatement cinq exigences dans le débat public à travers une pétition nationale :

• Interdire les licenciements des grands groupes bénéficiant de fonds publics et instaurer un droit de contre-proposition des salarié·es et des habitant·es permettant de mobiliser l’argent des banques.

• Objectif Zéro jeune rentrant sur le marché de l'emploi au chômage ou sans formation correctement rémunérée.

• Augmentation des salaires, des minima sociaux, un revenu minimum décent, pour les 18-25 ans et l'application stricte de l'égalité professionnelle femmes-hommes et la fin du racisme et de toutes les discriminations.

• Un plan d’embauche et de formation dans la santé et l’éducation nationale et l’annulation des fermetures de lits, d’hôpitaux, de classes et de postes. Le remplacement de Pôle emploi par la mise en place d’un service public de l’emploi et de la formation, doté d’une mission de sécurisation et de formation.

• Un fonds de sécurisation de l’emploi, de la formation et pour la transition écologique, géré démocratiquement, pour agir sur les décisions des grandes entreprises et des banques et faire contribuer le capital et les profits.

Nous appelons les communistes à se mobiliser dans chaque département pour faire émerger les besoins en matière d’emplois et en solidarité avec les salarié.e.s menacés par des plans de licenciements.

Partout en France, proposons à nos concitoyen·ne·s - salarié·e·s, habitant·e·s, élu·e·s - de créer des comités de défense des emplois, des compétences, de capacités de production pour les accompagner dans leur lutte, demander des comptes sur l’utilisation de l’argent et faire des propositions pour l’emploi et la transition écologique.

C’est en partant de ces luttes que nous pourrons appeler à la création de conférences permanentes (régionales et nationale) pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique, institutions publiques nouvelles devant lesquels des engagements chiffrés d’emploi et de mises en formation seront pris, suivis et contrôlés démocratiquement, en lien avec les besoins de production et de services publics. Ces conférences seront dotées de fonds permettant de mobiliser l’argent des entreprises et des banques. En lien avec les luttes locales des entreprises et services publics, nous appelons à des rassemblements partout en France les 9 et 10 octobre prochains pour faire progresser une alternative au plan de relance Macron – Castex portant ces exigences.

LE CONSEIL NATIONAL DU Parti Communiste Français.

 

et Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 10:15

 

FAIRE LE POINT :

 

L’idéologie de la bourgeoisie est profondément ancrée dans la pensée de l’humanité alors que son mode de production et d’échange, y compris dans le CMMnIgF (1), à la fois forme la plus développée et décadente du capitalisme et de la société marchande en général, en dissolution-transformation, s’oppose à une nouvelle "étape" d’évolution-complexification du processus d’humanisation initiée il y a quelques 2 millions d’années avec l'Homo Habilis.

Le marxisme (proposition et action pour un monde communiste, positivant la contradiction fertile entre individu et espèce et entre forces productives et mode de production et d'échange), non en tant que dogme, constitue,  en tant qu'action-réaction en évolution-complexification elle-même, une réponse au besoin d’un développement d’une qualité nouvelle, en santé.

Le mouvement de l'humanité n’est pas un mouvement d’idée en tant que tel, mais le contient. En ce sens le marxisme non dogmatique, dans son processus d’évolution propre (2), non isolé mais partie prenante du processus de l’humanité, en unité, est aussi un nouvel humanisme de qualité supérieure à celui qu’ont connu les hommes dans toutes les périodes de bouleversement des normes et des acquis.

L'idée d'évolution de Darwin et le développement de ses successeurs, si elle reste importante au progrès de la conscience humaine, c'est son développement pervers qui est à combattre, tâche du présent éminemment nécessaire : son développement pervers, le darwinisme social par lequel la bourgeoisie et son "élite décadente" justifie les inégalités, son système qui les développe, et son extrémité matérielle et morale, réaction contre tout progrès, le fascisme économique et social sous ses formes anciennes et "modernes".

Voir articles précédents.

Pierre Assante. 04/10/2020 10:07:24.

(1) Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

(2) Par exemple la théorie de la suraccumulation-dévalorisation du capital et son dépassement ou l'Analyse pluridisciplinaire des situations de travail.

 

et Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 08:03
Valère Bernard

 

Article publié une première fois le 01/10/2020 à 08:36,

avec 3 phrases soulignées.

 

TABOU

 

.....Oui, la nation a constitué un « cadre » dans lequel ont été conquis des droits sociaux progressistes..... 

..... et reste un lieu de leur défense.....

.....Cela ne veut pas dire que l’histoire humaine va se débarrasser brutalement de ce cadre, mais qu’il peut être élargi sans cesse, conjointement à une transformation du mode de production et d’échange, vers une coopération des entités constituées en mouvement, en transformations et en naissance de nouveau......

 

Toutes les constructions mentales qui nous permettent de vivre parce qu’elles nous « donnent des repères » et des « modes d’emploi » pour agir individuellement et collectivement dans la recherche en complexification des subsistances, ne sont éternellement saines.

Souvent notre cerveau fonctionne « comme » un computer, c’est-à-dire qu’il va chercher ce qui lui a été déjà utile sans remettre en débat interne ni externe cette utilité ou-ni découvrir une nocivité éventuelle.

Par exemple la nation. Certes la vie humaine est constituée de construction d’entités locales plus ou moins vastes mises en rapports entre elles à « l’image » des rapports entre les individus de l’espèce, entité globale pensante en ce qui est de l’humanité.

Oui, la nation a constitué un « cadre » dans lequel ont été conquis des droits sociaux progressistes. Elle a été aussi le cadre d’affrontements meurtriers gigantesques. Elle est une entité constituée par une poussée de la construction sociale des marchés élargis par la bourgeoisie et son mode de production et d’échange basé sur l’accumulation, la concurrence sauvage, la vente de la force de travail. La nation a constitué un « cadre » dans lequel ont été conquis des droits sociaux progressistes et reste un lieu de leur défense, mais devient dépassé et obsolète. Cela ne veut pas dire que l’histoire humaine va se débarrasser brutalement de ce cadre, mais qu’il peut être élargi sans cesse, conjointement à une transformation du mode de production et d’échange, vers une coopération des entités constituées en mouvement, en transformations et en naissance de nouveau.

Les cultures OUI, les nations NON, c’est en dépassant le tabou qui interdit de toucher au concept de nation, parmi les multiples catégories chosifiées dans notre cerceau, que se répandent les nationalismes et les fascismes qui les accompagnent. La production est la base de la vie humaine, c’est à travers le mode de production, l’organisation du travail que se découvrent, s’inventent  et se construisent les concepts et les catégories qui nous permettent de penser les constructions humaines de progrès et de santé.

Mais le tabou de la nation n’est qu’un tabou parmi d’autres. Les tabous touchant à la sexualité sont aujourd’hui remis en cause mais non dépassés. La maturité de la conscience humaine, qui sort à peine de l’enfance et se comporte en adolescente, passe par l’examen des réalités qui constituent les rapports sociaux afin de les mouvoir, les transformer. Les rapports sociaux qui permettent le développememnt de l’individu dans le développement de la société sont ceux, qui, historiquement, dans un moment historique du développement des forces productives, permettent une coopération maximum et en santé, ce qui va de pair.

Un matérialisme non dogmatique, c’est-à-dire qui se comporte en « penser le quotidien et le devenir » à la lumière des avancées scientifiques et d’avancées scientifique synthétisant relativement à son moment, le mouvement global de la nature et de la société humaine dans la nature est un outil de progrès de la conscience humaine.

Dans les manuscrits de 1844 Marx qualifiait déjà l’homme en tant que conscience de la nature sur elle-même. Ceci n’est pas une formule mais un repère à développer pour soi-même afin de comprendre et d’agir pour le développememnt de tous, avec ce que l’action comporte d’avancées, d’erreurs, de retours nécessaires pour repartir de l’avant, c’est-à-dire d’expérimentation au sens plein, total du mot et de la chose.

Pierre Assante. 01/10/2020 08:24:12.

 

Voir :

RECUEIL 2034 : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 19:07

CE BLOG S’ÉPUISE PEUT-ÊTRE…

Ce petit travail de fourmi rencontre un nouvel état, en difficulté, de la poussée théorique, dans la crise économique et sociale ...

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