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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 09:11

 

COMMUNAUTÉ.

 

Il n’y a pas de vie humaine sans communauté humaine.

C’est con de le dire, et encore plus con de ne pas le faire.

 

Il n’y a pas de vie humaine sans communauté humaine.

C’est un point où matérialistes (philosophiques) et idéalistes (philosophiques) peuvent se retrouver.

 

Mais à quel point les matérialistes philosophiques ne sont-ils pas quelque peu des idéalistes philosophiques dans un stade du processus humain n’ayant pas atteint une productivité suffisante, en qualité et en quantité, pour se libérer des aliénations du produit et des gestes du travail, des aliénations de la production.

 

La propriété-possession agit dans le sens à la fois social et antisocial actuel dans sa contradiction ; agit de concert entre exploiteurs et exploités dans l’unité contradictoire et l’unité et l’identité des forces opposées agissant dans la société humaine ?

 

L’opposition entre exploiteurs et exploités se condense dans la propriété d’usage et de mouvement du capital mondialement centralisé,  son unité et ses conflits internes, ses propres contradictions internes dans la contradiction générale de la société humaine.

 

La communauté restreinte est à la base de la communauté élargie, mais peut aussi la rendre impossible.

La communauté restreinte d’Etat, c’est le nationalisme.

Le souverainisme en est les prémices.

 

La communauté élargie, générale est à la communauté restreinte ce qu’est l’intelligence à la stupidité dont nous sommes tous, mutuellement et réciproquement victimes

 

Il ne suffit pas de vouloir une communauté élargie, il faut en créer les conditions matérielles dans la production et l’échange humains qu’elle constitue.

 

Une production et un échange de pénurie ne peut créer une communauté élargie.

 

L’abondance ce n’est pas seulement la quantité, mais une qualité de coopération, et de cohérence.

 

L’anarchie, ce n’est pas l’absence de coopération et de cohérence, c’est l’absence relative de domination et de hiérarchie politique. Ce qui ne veut pas dire absence de différences et de diversité, de conflits dans les rapports sociaux dans lesquels formes anciennes nouvelles de domination et de hiérarchie tendent à se reconstituer et peuvent se reconstituer.

 

La lutte des contraires, leur unité et leur identité connait un processus qui n’est ni acquis définitivement ni irréversible, dans une « nouveauté de l’ancien ». Le mort saisit le vif.

 

La communauté élargie et le communisme c’est l’anarchie passant par un processus de centralisation et de dissolution de la centralisation.

 

Le Conseil de fabrique et de citoyen, le lieu et l’entité de vie et de production et sa mouvance rapide ou lente mêlée, est le pilier actif de la cohérence générale de l’humanité, de la communauté humaine vivable et viable. Ni la crise climatique, ni la crise économique de suraccumulation-devalorisation du capital, ni la guerre financière, économique et miliaire qui en découle ne laissent présager un processus de Conseils, du local au mondial et du mondial au local.

 

Mais dans le passé des prémices de « conseils de fabrique et de quartier » sont nés (et morts) dans les périodes de crise générale.

 

Lénine espérait et surveillait lors de la révolution d’Octobre russe de savoir si le pouvoir des soviets allait passer la durée de la Commune de Paris.

 

L’évolution-transformation-complexification-condensification qualitative de la société humaine attend de passer le temps nécessaire pour s’approprier l’univers en santé, appropriation mutuelle, réciproque dans leur L’évolution-transformation-complexification-condensification qualitative mutuelle réciproque : homme, communauté humaine, nature-univers connu.

 

La guerre contient à la fois la destruction et possiblement l’issue aux contradictions. C’est, dans l’histoire humaine, jusqu’à ce jour,  la forme et la force primitive de la résolution des contradictions. Ses « douleurs enfantent les songes comme une ruche ses abeilles, et la plaie crie où son fer le ronge et son cri engendre un soleil plus beau que les anciens mensonge » Aragon, de mémoire.

 

Ce ne sont pas ceux qui décident des guerres qui en construisent la sortie et le dépassement en santé. La décision de guerre, d’affrontement économique et militaire, ses causes et ses effets est du côté des forces du passé, passé qui peut reprendre la vie donnée par la communauté et la dissoudre dans un univers qui la reconstituera, sous des formes et forces viables et vitales. Les forces nouvelles sont dans la coopération et la cohérence humaine, dans la communauté humaine.

 

L’homme est à la fois dépendant de la société et de la nature et à la fois dépendant de la communauté et relativement autonome de la communauté ; dépendance et autonomie : l’homme et ses idées et ses sentiments dans leur mouvement-processus possible d’unité organique. Nécessité et processus social et naturel du rapport de nécessité.

 

L’autogestion de la personne dans l’autogestion de l’entité de production et d’échange dans l’entité globale de l’humanité, de la communauté humaine générale, c’est cela la relativité de l’autonomie dans la dépendance sociale.

 

Unité organique de la pensée et du corps, mouvement d’une forme de la matière, la vie pensante. La dichotomie mentale, la représentation abstraire dichotomisante de la pensée et du corps est née de la pensée religieuse et la pensée religieuse de la transformation des mythes en instruments de domination de classe.

 

Une vision abstraire et figée de l’unité de l’univers, et la représentation de Dieu, création humaine et représentation mentale d’un pouvoir abstrait, lointain et central est une force contraire dans le mouvement de processus humain, s’opposant à la philosophie du devenir et la construction du devenir, l’invention du devenir, dans son chemin de dangers, d’espoirs, de réussite et d’échecs, d’aller-retours dans la progression, de vie à poursuivre et de mort à éviter : identité et unité des contraires.

 

Dans les conditions de négation de l’identité et l’unité des contraires que crée une société de classe issue du processus de surproduit et d’économie marchande, « identité et unité des contraires » est une idée des plus difficiles à intégrer dans le mouvement du cerveau et de la société, dans le mouvement social.

 

Constituer une entité avancée à la fois condensée et diluée dans toute la société, procédant à un mouvement de processus de conscience sociale sur le processus social inconscient est totalement lié à la réalisation des revendications, et la réalisation des revendications à une construction sociale nouvelle en santé.

 

L’unité et la diversité font un processus commun organique, dans celui de l’évolution-complexification-condensification-croissance de l’univers connu.

 

La construction de revenus collectifs dans le revenu individuel, à l’instar et à l’image de services publics de qualité et d’invention qualitativement nouvelle devenus l’existence de base de la communauté élargie et de son appropriation en santé de l’univers, est à l’ordre du jour. En ce sens la bataille Capital/Travail dans sa forme Plus-value/Salaires, nécessaire,  montre aussi ses limites. La bataille de sortie de suraccumulation-dévalorisation du capital et de sécurité d’emploi et de formation doit y être liée.

 

Nous vivons la possibilité de sortie de crise de croissance humaine dans un système économique et social obsolète et de processus en santé nouvelle. Santé nouvelle, toujours relative, toujours soumise aux contradictions antagoniques et non antagoniques du mouvement de la nature et de l’homme dans la nature, et de ce qui lui succèdera.

 

Pierre Assante. 01/06/2022 08:43:47.

 

 

APPENDICE (Doute et témoignage de mes incertitudes)

 

ILLUSION ET AMOUR

La dernière lettre d'Alain-Fournier.

Alain-Fournier à sa sœur Isabelle, 11 septembre 1914.

Carte :

Je reçois bien tes lettres, ma chère Isabelle. Certaines me sont même parvenues au milieu du combat. Je suis en excellente santé. J’espère me rapprocher de Jacques avant peu. Je suis maintenant attaché à l’état-major à cheval. J’ai grande confiance dans l’issue de la guerre. Priez Dieu pour nous tous. Et ayez confiance aussi. Longuement, tendrement, je te serre avec ta Jacqueline dans mes bras.

Ton frère.

Henri (Alain-Fournier).

 

SANS ILLUSION ?

BENJAMIN. DERNIER COURRIER

Benjamin à Gurland [ et Adorno ?]

Port Bou, 25.9.1940

Dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir. C’est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connait que ma vie va s’achever.

Je vous prie de transmettre mes pensées à mon ami Adorno et de lui expliquer la situation où je me suis vu placé. Il ne me reste assez de temps pour écrire toutes les lettres que j’eusse voulu écrire.

 

 

RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale », sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 23:15

 

CONTRIBUTION AU CONGRES PCF DE DECEMBRE 2008. Rappel.

Cet article a été publié sur alternativeforge le  10 décembre 2008 en tant que contribution au congrès.

 

La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 5». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

 

Pierre Assante, Le 10 décembre 2008.

 

Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation créée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

 

 

RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale », sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 07:49

 

« L'ACCORD »

 

L’accord « européen » sur les combustibles fossiles russes fait monter d’un grand cran l’agressivité collective et mutuelle, son enchainement et son déchainement.

Et fait reculer la coopération basée sur l’échange du travail humain base de l’humanisation, des civilisations, leur évolution-complexification, processus de conscience de la nature sur elle-même, appropriation mutuelle physique et mentale collective de l’univers sur lui-même.

L’acharnement de la concurrence sur et contre la coopération est à la fois un phénomène « animal » et un phénomène culturel de l’espèce pensante humaine dans le système économique et social qui est le notre, sa mondialisation et sa financiarisation.

Une mondialisation humaniste ne peut procéder de sentiments humanistes seuls, mais de rapports physiques de besoins communs et de satisfaction commune des besoins, dans leur évolution-complexification-diversification. Les sentiments, s’ils vont de pair, sont issus des coopérations puis inter réagissent réciproquement, dialectiquement, dans le mouvement des forces contraires, leur unité et leur identité ; par exemple l’unité-identité « occident-orient » de leurs forces contraires communes, dans le mouvement du monde et ses aspects les plus mis en exergue et caricaturés par nos médias appareils idéologiques d’Etat (je ne rejoins pas l’unilatéralisme althussérien en disant cela).

La compréhension et la maitrise mentale de ces interactions dialectiques fait partie du processus de la conscience. De ce processus dépend la viabilité du processus global de l’espèce humaine, d’une espèce pensante, dans ses prémices, son développement sa transformation-complexification en relation avec la transformation-complexification de la nature, de l’univers connu.

Quand une, des femmes se mettent sur la ligne de front d’un tel accord, la domination millénaire masculine apparait dans toute son horreur.

 

Pierre Assante.31/05/2022 07:36:03.

 

7 THÈSES

SUR L’UNITÉ DU CONTINU ET DU DISCRET : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/7-theses-sur-l-unite-du-continu-et-du-discret.html

 

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30 mai 2022 1 30 /05 /mai /2022 16:29

 

UN PROGRAMME ,

 

En voilà un par exemple.

Il date de 1989. Un peu vieux ? Certes ! Des choses à changer ? Certes !

Mais oh combien développé et riche !

Les "mises à jour", et plus les propositions de transformations révolutionnaires répondant à la crise mondialisée sont faites sans cesse dans la revue "Economie et Politique". Ici vous trouvez régulièrement les nouveaux N°.

La révolution ne peut se faire sans de nouvelles capacités de gestion. Marx, dès 1875 (!) mettait en garde, dans sa critique du programme de Gotha contre les populismes de Lassalle et bien avant celui de Proudhon. Il y en a eu bien d’autres depuis.

Cependant, ce vieux programme de 1989 mettait déjà en garde sur ce qui attendait le pays et le monde dans la gestion du capital dont le but n'est pas la coopération mais la concurrence, la concurrence acharnée, jusqu'au bout, jusqu'aux tensions de guerre et les guerres économiques et militaires mettant les échanges humains nécessaires à la vie, au bord du gouffre.

Dans tous les domaines, international, européen, national, régional,  énergie, agriculture, industrie, recherche, formation, école, emploi, salaires, revenus……. chiffres à l'appui ce programme montrait déjà les besoins de développememnt incontournables pour poursuivre le processus de l'humanité en santé.

Robinsonnades fantaisistes et dangereuses et capitalisme, ultralibéralisme et financiarisation vont de pair. De même les illusions reposant sur une absence d’analyse et de propositions opérationnelles pouvant répondre aux besoins énoncés dans les catalogues revendicatifs qui ne sont en aucune façon des programmes, même s’ils servent à des accords et des rassemblements nécessaires du salariat et des populations.

Ceci ne se veut qu’un appel personnel, rejoignant tant d’autres insuffisamment entendus à un approfondissement des besoins et des moyens de les satisfaire, à des moyens de vie menacés par la crise générale du capital et la note qu’il fait payer à la société, note qui devient et deviendra, non pas seulement moralement, mais physiquement et socialement insupportable.

....deviendra physiquement insupportable sans une mise en œuvre d’un vrai programme et les luttes pour mettre en œuvre un vrai programme,

Pierrot. 30/05/2022 16:59:02.

 

https://www.economie-et-politique.org/

 

 

UNE REFLEXION SUR .... "L"ESSENTIEL" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/l-essentiel.html

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25 mai 2022 3 25 /05 /mai /2022 08:30

 

1. Lorsqu’on ignore l’essentiel, l’essentiel vous roule dessus et vous écrase comme un bulldozer.

L’essentiel pour l’homme c’est le mouvement de l’humanité et l’humanité est en train de se faire écraser par son propre mouvement, non régulé, non réfléchi, préhistorique dans un développement basé sur l’accumulation privée dont on s’accommode encore et de plus en plus, les protestations portant sur tout autre chose que l’essentiel.

 

2. L’univers est un immense (pour nous) mouvement de transformation, d’évolution, de complexification dont les recherches et la vision données par les sciences corpusculaires, biologiques, astrophysiques, économiques, ergologiques, sociologiques, philosophiques, etc. nous fournissent le reflet.

Nous, corps humains vivons dans cette transformation, sommes part intégrante, unie organiquement de et à cette transformation.

 

3. L’univers, notre société, l’organisation de nos vies nous semblent immuables. Pourtant nous ressentons bien que d’énormes choses se transforment inexorablement et ces transformations à la fois nous font peur et nous nous les cachons, nous faisons comme si rien ne se passe. Nous ne sommes pas dans la situation de ne pas influer sur ces transformations en fonction de nos besoins de vies, nous refusons d’intervenir sur ces transformations. C’est l’effet des normes acquises physiquement et mentalement et leur reproduction surannée par les pouvoirs, des plus petits au plus grands, le plus grand étant celui de la centralisation et guerre du capital mondialisé, financiarisé.

 

4. Une pomme qui tombe de l’arbre peut donner un nouvel arbre, beau, sain et producteur de nouveaux fruits, nouvelles pommes à tous les sens du mot. C’est dans le pourrissement que naît l’arbre. L’arbre non plus n’est pas immuable. Il participe d’une transformation lente de la nature, de l’univers, lente à notre échelle de vie humaine. Mais en considérant l’histoire connue de la terre et de l’univers, cette lenteur est toute relative et l’accélération tout à fait visible.

C’est dans le pourrissement de la pomme que nait le pommier. Mais la pomme peut pourrir et c’est tout, c’est tout ce qu’il y a d’aléatoire et de causal dans le mouvement de la nature. Et si l’homme, animal social de pensée n’intervient pas dans le mûrissement de la société humaine, il peut laisser pourrir le fruit qu’il constitue lui-même dans l’univers, fruit que Marx qualifie des 1844 de conscience de la nature sur elle-même, processus de conscience de la nature sur elle-même.

 

5. L’essentiel, s’il est le revenu matériel de vie, salaire, pensions, etc., il ne l’est pas d’une façon abstraite mais dans et par les conditions de production des biens que ces revenus permettent d’acquérir.

 

6. Les salaires ce sont des formes de revenus liées à la vente de la force de travail collective des individus humains au possesseur concret et abstrait du capital (du mondial au local) dans le cycle de renouvellement de la société qui s’appuie sur l’échange A-M-A’. Les pensions, revenus de « substitution » et tous retenus non capitalistes et pourtant capital, dépendent de cette vente et du surproduit qui en découle, ou peut en découler, en fonction du développement des forces productives, ou ne pas en découler en fonction de la crsie des forces productives liée à celle du capital et celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente à ses propres lois de reproduction (pardon pour ce résumé drastique !).

 

7. Tant que la pomme grandit sur l’arbre, de la fleur au fruit mûr, la transformation ne semble pas poser problème de survie. Dans le pourrissement oui, apparait clairement le problème de vie voilé précédemment. Nous vivons dans un état de pourrissement de la pomme-société humaine qui peut se renouveler dans l’arbre de vie qu’est l’humanité, ou pas.

 

8. Nous ne règlerons nos petites et grandes querelles que dans le cadre du mouvement général de la société humaine, de ses transformations-évolutions-complexifications réussies ou pas. Il ne s’agit pas d’ignorer nos querelles, au contraire, mais de les aborder rationnellement. Il n’y a aucune résolution des querelles sans raisonnement, les sentiments faisant partie du mouvement des querelles et de leurs résolutions, négativement ou positivement.

Nous ne règlerons pas non plus nos petites et grandes querelles sans résoudre les contradictions majeures des conflits, la contradiction antagonique majeure de la société humaine ici, maintenant et dans le monde étant le conflit Capital/Travail issu de la vente de la force de travail dans le cycle A-M-A’, le rapport C/P critère des choix de développememnt (et non-développement) et l’accumulation privée comme moteur du développement (et non-développement). Le moteur est usé enraillée, il tombe en morceaux et les ramasser à la pelle ne le reconstruit pas. Le cercle de craie caucasien ne convient qu’à une société ayant dépassé les contradiction antagoniques historiques, ce qui n’est pas notre cas, Brecht supposait des contradictions non antagonique dans son récit, du moins une part de son récit.

 

9. le moteur de la société humaine n’a pas besoin de réparation, mais d’être changé, transformé. Mode d’organisation de la société, moyens de production et d’échange,  et mode de production et d’échange (DD3P)  sont entrés en contradiction au point de ne plus pouvoir fonctionner dans les années et décennies à venir. Changer, modifier est d’une extrême urgence climatique, économique, sociale, pour que la, « ma » pomme ne pourrisse pas et nous toutes-tous avec évidemment.

 

10. Les pouvoirs ont confisqué nos moyens d’action contre le pourrissement et pour la poursuite de nos processus de vie. Ils ont rendu notre autonomie relative d’individu et sa dépendance du mouvement de la société (et de la nature) inopérationnelles. Le « vous le valez bien » marchand remplace le « libre-arbitre » collectif de soin et de guérison de la maladie sociale.

 

11. Une protestation contre la maladie sociale qui ne mette pas en œuvre les remèdes tels que la SEF (et le pouvoir sur l’argent et les droits du travail le permettant) dans un processus de sortie de la vente-achat par le capital de la force de travail, (la SEF comme et dans un processus progressif -tautologie- et générationnel de cette vente), c’est la caractéristique des pouvoirs de contestation actuels qui en font des auxiliaires des pouvoirs de maintien de l’ordre établi, de conservation d’un mode de production et de vie pourrissants.

 

12. Lorsqu’il y a reflux, et le reflux est énorme, de l’analyse objective et synthétique, dialectique, de la situation du monde humain, le retour à l’analyse des causes et des solutions possibles passe par un retour à la théorie.

La régression d’une vision synthétique de l’état du monde humain est évidente et elle n’épargne sans doute pas la commission économique, prise comme tout un chacun dans les urgences du déroulement rapide, déroutant, de l’engrenage inspirant et expirant des événements ; d’autant que le retour à une autonomie d’action et d’existence du parti semble aussi reculer de nouveau, comme s’il n’avait été qu’une belle parenthèse.

 

13. Je reprends les termes dans lesquels Engels demandait d’être à la social-démocratie, forme d’organisation politique et syndicale ouvrière du XIXème siècle :« être le processus conscient du processus inconscient de la société humaine ».

Il ne s’agit pas pour un parti d’être la conscience de toute la société à sa place. Il s’agit d’en constituer un des catalyseurs, et peut-être dans des conditions historiques particulières, le principal catalyseur. Un catalyseur, nous ne le sommes pas et ne savons plus depuis longtemps l’être. Si la dictature de l’argent-capital est le principal élément de cet état, dans cet élément, le fait de ne plus l’être, le 2% et le vote efficace, et l’abstention surtout, abstention politique et générale, en sont le réel et l’image du réel.

 

14. Bis repetita : lorsqu’il y a reflux, et le reflux est énorme, de l’analyse objective et synthétique, dialectique, de la situation du monde humain, le retour à l’analyse des causes et des solutions possibles passe par un retour à la théorie…….

 

15. Il n’est pas répété ici le mouvement de transformation réel, objectif et subjectif uni organiquement des forces productives, mondialisation, numérisation-digitalisation, automatisations, limitées, etc. les formes d’organisation du travail qui en découlent et les limites de ces transformations dans les limites du système actuel, du mondial au local et l’exigence vitale des transformations qualitatives des activités  dans la transformation qualitative « globale », dans les autonomies relatives et les diversités vitales, aussi.

 

Pierre Assante. 25/05/2022 08:21:10.

 

 

"L'ALTERNATIVE VITALE", un recueil du blogueur, réflexion au jour le jour pour s'éclaicir ses propres idées....  :

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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 07:49

 

RETOUR A LA THÉORIE

 

Lorsqu’il y a reflux, et le reflux est énorme, de l’analyse objective et synthétique, dialectique, de la situation du monde humain, le retour à l’analyse des causes et des solutions possibles passe par un retour à la théorie.

Aussi je me pose la question de l’opportunité d’une relance du petit-grand ouvrage de Paul et Catherine « Pour une nouvelle civilisation » avec un additif actuel.

S’en donner les moyens me semblerait très important.

La régression d’une vision synthétique de l’état du monde humain est évidente et elle n’épargne sans doute pas la commission économique, prise comme tout un chacun dans les urgences du déroulement rapide, déroutant, de l’engrenage inspirant et expirant des événements ; d’autant que le retour à une autonomie d’action et d’existence du parti semble aussi reculer de nouveau, comme s’il n’avait été qu’une belle parenthèse.

Pierre Assante. 24/05/2022 07:31:21.

N.B. 

La version hyperlibérale du capitalisme semble avoir écrasé idéologiquement, économiquement, militairement le communisme. Je ne parle pas d’un communisme grossier, des essais inachevés et écroulés de sortie du mode de production et d’échange dans le cycle A-M-A’, mais d’une transformation qualitative s’appuyant sur la révolution mondialisée des forces productives, ses possibilités nouvelles techniques, scientifiques et philosophiques de productivité libératrice de la vente-achat de la force de travail (processus de la SEF etc…)

Pourtant, malgré les conséquences désastreuses du conflit militaire allumé par l’oligarchie russe en réponse à la domination mondiale du capital US et son empire, nouvel avatar de la crise dans la concurrence mondiale matérielle et morale de cette domination, le tout à travers la crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital qui en attise les tensions, cet écrasement n’est pas évident.

Cet écrasement n’est pas évident, il n’est, je crois, qu’un voile objectif et subjectif jeté sur la difficulté de survie du système économique et social dominant le monde humain et menaçant la survie de l’humanité par la même occasion.

 

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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 08:07

 

BENJAMIN. DERNIER COURRIER

 

 

Benjamin à Gurland [ et Adorno ?]

Port Bou, 25.9.1940

 

Dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir. C’est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connait que ma vie va s’achever.

Je vous prie de transmettre mes pensées à mon ami Adorno et de lui expliquer la situation où je me suis vu placé. Il ne me reste assez de temps pour écrire toutes les lettres que j’eusse voulu écrire.

 

*

 

Se souvenir de ces "grands intellectuels" parmi tant d'autres, et de leurs temps; surtout les lire; et en tirer, possiblement,  l'enseignement du temps d'aujourd'hui en rapport au leur, réciproquement. Culture générale de la personne, et aussi du militant dans son travail particulier de personne comme une autre.

 

 

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 17:12

En septembre 2023, j'auraiS 80 ans d'âge

En Mai 2023, j'auraiS 60 ans de parti

Qu'en sera-t-il de la résistance au libéralisme, au capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé ?

Quels effets atteints par la crise de suraccumulation-devalorisation du capital ?

Quelle réponse et quelle sortie par le haut et dans quel processus radical, progressif et générationnel ?

 

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 06:44

 

"......C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent..... ? "

 

ARAGON qui venait juste de passer les vingt ans et la guerre.

Où en sont "nos jeunes" dans leurs vingt ans d'aujourd'hui ?

Un autre temps.... mais....

 

 

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 08:21

 

à X....,

La NUPES, c’est l’enterrement sans grandes pompes du PCF. Si je ne me trompe pas, l'autonomie du parti dans la NUPES est une illusion de plus. L’ultime « révolution de velours » du nouveau social-libéralisme : verts et FI.

Ayant vécu sur place la dissolution du PCI et la « douceur » de la transition du PCI au PDS (1) puis au PD, le suivi des militants italiens dans ce qu’ils pensaient être la planche de salut, et dans leurs habitudes de participation-fidélité apparente, je ne peux que constater l’incapacité de réaction.

Certes une traversée du désert, si ce serait le cas, mais ce n'est pas sûr, dans une bataille électorale et politique autonome que nous n'avons pas choisie, ça fait peur à moi aussi.

Mais quelle meilleure réponse à la crise politique, économique, sociale, culturelle (et philosophique) que de poursuivre, même dans les conditions les plus difficiles une politique de classe sur la base de notre analyse, l’économie politique marxiste et sa poursuite à travers les travaux de Paul, les tiens, tous ceux de la ComEco ?

Les résultats des présidentielles nous montrent qu’en n’expliquant pas la crise sur le fond pour se cantonner au revendicatif mâtiné d’un peu de contestation du système, on ne fait pas mieux électoralement. Alors pourquoi avoir peur d’expliquer ce qui est difficile d’expliquer ? C’est au contraire jeter les bases d’une renaissance à plus long terme, et dans l'évènement de la poursuite de la crise et des reponses patronales du capital-libéralisme mondial et "national" , en attendant de pouvoir la développer plus amplement, cette renaissance.

J’aimerais bien avoir la partie de l’enregistrement où tu interviens pour l’échanger sur internet avec des camarades et ami-e-s.

Pierrot. 20/05/2022 07:56:23.

(1) Ce qu’Ingrao, seul opposant notable d'alors, aujourd'hui décédé, appelait « La cosa » (La chose).

NB Certes, je ne suis pas Marx. Mais si Marx avait diffusé publiquement et tout de suite en 1875 sa critique du programme de Gotha, qui a été publiée par Engels en 1891, cela aurait-il changé l'histoire du mouvement ouvrier ? Peut-être...

 

 

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 08:13

 

Un recueil intitulé « LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE » est en ligne sur ce blog.

La « Suite de LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE »

est l’ouverture d’un nouveau recueil complété au jour le jour, faisant suite au précèdent.

 

 

Sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/SUITE_DE_LA_CRITIQUE_DE_LA_CRITIQUE_CRITIQUE.pdf

 

 

SUITE DU SOMMAIRE initial. Pages.

La numérotation des pages suit celle du recueil précédent

78. LE COMMENT (Poème dédié à Giordano Bruno). 80. Que dire, brièvement,  à l’issue de ces élections présidentielles ? 80. IDEOLOGIE DOMINANTE ET EFFONDREMENT SOCIAL. 82. DROIT DE CONTESTER ET DROIT DE SAVOIR. 82. TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE. 84. Taux de profit contre recherche et développement. 85. LA MONDIALISATION et l’épisode électoral du moment. 86. ESPERANCE ET DESESPERANCE. 87. ETAT DU MONDE ET LANGAGE (échange avec un atelier de lecture ergologique). 88. LETTRE À X. sur l’ergologie et l’état de la France et du monde. 89. PETIT CURRICULUM VITAE. 90. L’ALTERNATIVE VITALE. 91. LE COURAGE DU PAPE FRANCOIS. 92. LE « NOTRE » DE GENERAUX ITALIENS. 93. AU SUJET DE « AN 2034 ». 94. Les amÉnagements charitables. 96. Erreip Etnassa. MA CONSCIENCE EST DÉVASTÉE. 97. déconceptualisation MASSIVE relative et extrêmement grave de la pensée. 98. DIODOTOS ET CLEON. Guerre du Péloponnèse. 99. POUR LA REUNION DE LA COMMISSION ECONOMIQUE EN PRESENCE ET PAR INTERNET DU 19 MAI 2022. 100. AU SUJET DE « AN 2034 ». ANCIEN ARTICLE. 102. GUERRE ECONOMIQUE ET FINANCIERE. ANTAGONISME ET DISSYMETRIE. 103. FORTERESSE. 104. LA TÂCHE D’UN PARTI COMMUNISTE. 105. QUE FAIRE ? Intervention à titre personnel pour la ComEco Pcf de ce soir. 106. QUE FAIRE ? COURRIEL. 106. LETTRE à X…. 106. 1963-2023. 107. 7 THĖSES SUR L’UNITÉ DU CONTINU ET DU DISCRET. 109. SOMMAIRE.

 

Sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/SUITE_DE_LA_CRITIQUE_DE_LA_CRITIQUE_CRITIQUE.pdf

 

 

 

 

LE RECUEIL PRECEDENT :

" LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE"

DONT CELUI ci-dessus  EST LA SUITE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/la-critique-de-la-critique-critique.completee.janvier-2022-mai-2022.html

 

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 07:05

 

Que faire ?

Intervention à titre personnel

pour la ComEco Pcf de ce soir.

 

La démocratie ouvrière, et j’ai été ouvrier et proche des ouvriers dans mes tâches syndicales et politiques, ce n’est pas du « il fallait qu’on, on devait…. Etc… »

C’est pourquoi j’ai honte de moi-même, je m'en veux à moi-même,  d’avoir accepté ou simplement toléré la vieille tonalité souverainiste de notre campagne.

Qui fait référence aux travaux de Marx et leur suite ne peut ignorer que la mondanisation est une évolution, une complexification et un besoin incontournable de la société humaine.

Sauf que le capitalisme et le libéralisme qui vont ensemble, sont la négation de la mondialisation.

J’écris beaucoup et depuis longtemps et c’est une façon de m’éclaircir les idées et de tenter d’échanger avec les autres, communistes ou pas pour nous les éclaircir en commun.

Je dois dire que l’échange se développe peu, et il s’agit plus de monologues échangés que de dialogues et de multilogues.

A 30 personnes seulement et à 5 mn par personne ce qui est un minimum pour exprimer une logique, une dialectique d’un évènement, d’une pensée, cela fait 150 mn. Possible ou pas ?

Je m’arrête donc là à deux ou trois minutes, sachant que j’ai exprimé pour moi bien d’autres choses que je ne peux échanger, dans la situation commune dans laquelle nous nous trouvons dans l’échange.

J’ai participé deux ans au travail du secrétariat général au plan, c’est un des honneurs qui aurait dû ou pu être utile et que le syndicalisme m’a permis. On voit aujourd’hui à quel point l’absence de cohérence et de coopération impacte le devenir et la survie de l’humanité dans tous les domaines, incohérence de la création et l’échange monétaire par rapport aux besoins d’usage, besoins en énergie, alimentaire, climat, emploi, formation, analyse et connaissance du travail et de son organisation, organisation de la production et des échanges et leur évolution nécessaire.

L’utopie d’une république des « conseils de fabrique et de lieux », du local au mondial dont l’expérience a sombré dans le centralisme politique et policier est on ne peut plus à l’ordre du jour de la survie humaine.

La tâche d’un parti communiste, à la différence des partis de gestion conservatrice de l’existant, est de comprendre le réel de son temps, le plus profondément possible, pour le transformer en santé.

Le réel, entre autres, c'est la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital et les solutions possibles d'en sortir par le haut. 

Avons-nous vraiment un parti ?

Que faire ?

Voilà.

Pierre Assante. Section Marseille 8°. 19/05/2022 06:46:29.

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 08:14

 

 

FORTERESSE

 

Je vis dans la forteresse de la démocratie ultralibérale appelée Union Européenne.

Et je bloque, entre autres asiatique, africains, américains latins et indiens, etc.…, 1,5 millions de syriens au Liban qui meurt de pauvreté et de faim, 3,5 en Turquie et tous les Irakiens qui à la suite de la « victoire » contre les nationalistes Irakiens, ont fui le régime islamiste DAECH d’Irak et de Syrie et les guerres induites, comme celui d’Afghanistan des talibans que nous tolérons par contre et qui se répand inexorablement car il ne dérange pas le profit, au contraire.

Evidemment, ce « nous » est un « nous » particulier qui habite le monde comme le communisme libérateur, détruit par ses expériences grossières et la domination intérieure et extérieure, hantait l’Europe, disait justement « le Manifeste ».

Avec le FMI, j’exige du Liban qu’il s’aligne sur ma politique ultralibérale, comme ailleurs dans le monde.

Seul le nationalisme, frère ennemi du libéralisme, résistera puis cèdera à la pression du critère Profit/Capital et à la domination des firmes multinationales et financières et leur destruction politique, économique, militaire et culturelle des tissus sociaux permettant la production et l’échange sur une base minimum, déjà insuffisante au renouvellement social des besoins sociaux.

Un adage dit qu’il est plus sûr d’être suivi quand on est devant. Il est aussi possible d’être devant tout seul ou à si peu de monde.

Et si par hasard, un pays, comme la Chine tente de conserver, avec difficulté et sans la perfection que nous, colonisateurs et exterminateurs séculaires, exigeons des autres, une cohérence de production en fonction de besoins sociaux, nous le condamnons, nous le jugeons, et faisons tout pour le détruire, c’est-à-dire nous détruire nous-mêmes en détruisant une part essentielle de résolution de nos besoins exportée et réimportée.

Le silence que nous subissons n’est pas une « omerta » volontaire, il nous est imposé et même nous l’acceptons par la peur des autres d’affronter un réel menaçant, et se refugier dans une forteresse qui craque, plus, qui implose et explose.

Si l’on va jusqu’au bout d’un raisonnement sur l’état du monde on se heurtera à cette question : les contradictions antagoniques, en particulier la contradiction Travail/Capital prend-elle le dessus sur les contradictions non antagoniques ? Si c’est le cas, ce que je pense, aucun processus de dénormalisation-renormalisation micro ne résoudra à lui seul le besoin d’un saut de qualité de l’organisation de la société, même si une transformation lente, non violente, plus progressive serait plus séduisante et évidemment moins terrifiante.

La violence n’est pas le fait d’une volonté de changement qualitatif, mais de la crise de désorganisation du monde par le critère P/C et la résistance au changement que ses tenants, possesseurs du capital mondial concentré et en concurrence assassine, impose à l’humanité. Terreur bien plus grande qui ne doit pas paralyser sous peine de deshumanisation généralisée.

Quand nous parlerons de cela, je reviendrai. Mon absence, relative, est une volonté d’en parler pour résoudre le "nous".

Ceci complète l’article « Antagonisme et dissymétrie » :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/guerre-economique-et-financiere.antagonisme-et-dissymetrie.html

 

Pierre Assante. 17/05/2022 07:34:56.

 

P.S. Les drames de l'humanité, comme ceux de la personne, de la personne et de l'humanité, sont ceux qui se voient et ceux qui ne se voient pas. Voir est une aptitude à developper et une capacité à grandir.

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 19:08

 

GUERRE ECONOMIQUE ET FINANCIERE.

ANTAGONISME ET DISSYMETRIE.

 

1) S’il y a un Empire qui donne d’air (semble ressembler) à celui d’Athènes, de la confédération athénienne c’est bien l’Empire US dit encore l’Empire occidental, Atlantique, qui est loin de réunir les 8 milliards d’humains d’aujourd’hui, à l’instar de tout empire semblant rassembler le monde de son temps.

L’affrontement de 1914-18 est issu des contradictions du capitalisme, des contradictions inter impérialistes. Mais l’empire mondialisé n’existe pas encore en 1914 (ni en moins 450, même si en moins 450 une zone se mondialise de façon avancée en méditerranée), même si les zones d’influence et de domination existent déjà, encore mouvantes.

Le point commun entre les deux empires, c’est la démocratie esclavagiste pour l’une, Athènes, la démocratie libérale, capitaliste pour l’autre, « l’occident », c’est-à-dire deux démocraties de classe.

La révolution athénienne dans un océan de peuples régis par l’aristocratie rurale et guerrière est le fruit d’une concordance de situations exceptionnelles, comme c’est le cas dans toute pointe avancée de transformation de l’organisation sociale et des conditions particulières des forces productives qui les induisent.

La Grèce antique est issue alors de la révolution néolithique de l’agriculture, de la transmission de l’organisation des constitutions des cités du croissant fertile,  qui intensifient l’échange marchand du et des surproduits nouveaux dans ce lieu à la fois clos et séparé que constitue la méditerranée. Ce n’est pas une zone de richesse agricole exceptionnelle naturelle comme l’Egypte favorisant l’organisation et la formation rapide d’un Etat centralisé.

 

2) « L’empire libéral occidental » est une concentration de nations libérales dans la concentration mondiale du capital. Et c’est aussi, comme la confédération athénienne une démocratie de classe.

La dissymétrie « démocratie/de classe », à la différence d’une contradiction non antagonique, et ce qu’elle induit semble confirmer l’hypothèse du caractère antagonique d’une contradiction lorsqu’il y a dissymétrie temporalo-spatiale ; et du besoin de transformation qualitative radicale qui l’accompagne dans cette avancée de pointe de l’organisation sociale avant que les conditions générales d’un caractère démocratique puissent s’emparer de l’ère-espace géographique et-ou temporelle concernée.

L’ère géographique ou temporelle concernée pour ce qui est le la démocrate de classe libérale, c’est la planète, la production et les échanges mondialisés, et c’est en ce sens que le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé peut devenir l’antichambre du communisme.

La guerre dans laquelle nous entrons ressemble à la guerre du Péloponnèse, plus que celle de 1914, domination d’une démocratie de classe dans une ère globale. La Lacédémone aristocrate et esclavagiste se retourne contre la démocratie esclavagiste, entraînant avec elle les peuples, les micro-nations de la fédération athénienne qui secouent la domination centrale athénienne et ses exigences impérialistes.

La guerre du Péloponnèse qui va détruire en quelques années, la repoussant dans le passé, le mort habitant  le vif,  la construction des constitutions de Solon et Clisthène, elles-mêmes issues d’alliances contradictoires de classe des marchands méditerranéens et des artisans et propriétaires industriels primitifs utilisant la révolte des petits paysans libre endettés contre l’aristocratie rurale, a pour moteur une conjonction de ces contradictions y compris esclavagistes évidemment, que la division de Clisthène de dèmes en trois parts sociologiques différentes ne peut réduire ; ce n’est qu’un remède palliatif dans la contradiction irréductible sans transformation qualitative : ce qu’a été après guerre Bretton Woods et le keynésianisme « de gauche » et aujourd’hui la soi-disant démondialisation « de droite et de gauche », populiste ou ultralibérale se rejoignant, forme la plus archaïque de la mondialisation contre une mondialisation progressiste de coopération, de cohérence, de progrès humains.

 

3. Aucune opération politique et institutionnelle ne pourra réduire la conjonction des contradictions dans l’empire occidental, les Lacédémone modernes, hybrides issus des avancées réduites, limitées politiquement et économiquement, de la classe ouvrière, du salariat, de la qualification humaine à la fois développée et entravée dans la révolution scientifique et technique.

La différence entre la guerre du Péloponnèse et la « nôtre », économique et militaire et destructrice généralisée c’est la possibilité qu’elle se transforme en démocratie sans classe, progressivement et radicalement. L’état des force productives, comme nous l’avons vu par ailleurs, le permettant.

C’est une guerre de classe qui peut abolir la guerre de classe et les classes : la classe du pouvoir du capital mondialisé, de son usage et de ses privilèges. « Guerre » ne veut pas dire destruction militaire, des forces productives et des institutions mais leur transformation qualitative dans une lutte active pour la paix, la coopération, le cohérence mondiale dans un autre rapport de forces à créer. C’est l’engagement actif de ce siècle.

 

4) Le « climat » nous donne une idée du besoin de se dégager de la loi du taux de profit dont nous avons déjà parlé, et de ses causes historiques. De grandes manifestations sont à prévoir rassemblant au-delà de la nation, au-delà des nations, et par-dessus les nations.

Il faut quand même rappeler les robinsonnades modernes du retour de tout un chacun séduit par « l’innocence » néolithique et même paléolithique des indiens menacés par la déforestation criminelle et autres agressions des zones qui permettent encore de paléolithique, et qui en aucun cas peuvent devenir le mode possible de production et d’échange sinon par la destruction catastrophique des richesses des hommes et des hommes eux-mêmes. Drôle de « sauvetage sauvage » qui nous détruirait et par la même occasion, détruirait cette pointe avancée du processus de conscience de la nature sur elle-même que nous constituons en tant qu’humanité globale (et non globalisée sous l’égide du capital),  qui nous relie à l’univers. Ce qui ne veut pas dire abandonner les Indiens dans leur détresse en tant qu’agressé ; pas plus que les Palestiniens, et toute entité et personne humaine mis à mal et dominée par le mode de production dominant, de plus malade à mort et obsolète.

 

Pierre Assante. 16/05/2022 18:06:15.

 

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 12:14

 

Décès de Bernard Bigot, le patron d’Iter

FrançoIse VERNA. La Marseillaise. 16 mai 2022.

 

Bernard Bigot dirigeait le projet international Iter qui réunit l’Europe, les États-Unis, la Corée, la Russie et l’Inde.

 

L’annonce de la disparition, samedi 14 mai au matin, à l’âge de 72 ans, du directeur général du projet international de fusion nucléaire a suscité une vive émotion. Bernard Bigot dirigeait Iter depuis 2015 et lui avait redonné un élan décisif.

 

Grand scientifique et haut fonctionnaire, le directeur général d’Iter est décédé samedi 14 mai à l’âge de 72 ans, succombant à une maladie.

 

Sa disparition a provoqué une vive émotion tant l’homme était apprécié pour ses compétences et ses grandes qualités humaines. Bernard Bigot était à la tête depuis 2015 du projet international de recherche Iter en cours de construction dans les Bouches-du-Rhône et basé sur la commune de Saint-Paul-Lez-Durance sur le site de Cadarache.

 

Ce projet de recherche de dimension mondiale est révolutionnaire : il vise à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène, autrement dit, de reproduire l’énergie du soleil. C’est le gage d’une énergie infinie si la fusion réussit à l’horizon 2035. La première production de plasma devrait intervenir en 2026 et le réacteur atteindre sa pleine puissance en 2035.

 

Iter, dont le budget tutoie les 20 milliards d’euros, rassemble l’Europe, les États-Unis, le Japon, la Corée, l’Inde et la Russie. « Avec Bernard Bigot à sa tête, Iter a apporté à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur une ambition particulière et un rayonnement international unique » a salué le préfet de région Christophe Mirmand, faisant part de « son émotion ».

 

Le président de la Région Sud-Paca, Renaud Muselier, a également fait part de son « immense tristesse », ajoutant sur Twitter: « La France et la Région Sud perdent une personnalité de dimension mondiale, qui a porté Iter avec talent pendant 7 ans ».

 

Iter organization a réagi dans un communiqué à l’annonce de la disparition de Bernard Bigot : « Acteur majeur du monde de la science et de l’énergie pendant plus de quatre décennies, il a imprimé une marque durable au programme de recherche international Iter, dont il avait pris la direction en 2015. » Grâce à son impulsion, le projet avait été remis sur les rails.

 

 

Le Japonais Eisuke Tada assure l’intérim

 

Dans son communiqué le préfet Christophe Mirmand rappelle le parcours exceptionnel de Bernard Bigot qui « a occupé des postes majeurs dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur » : directeur général de la recherche et de la technologie, de l’école supérieure de Lyon, du cabinet de la ministre Claudie Haigneré, ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies, et directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry, ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche. « Sa carrière fait de lui un des fonctionnaires les plus remarquables de sa génération. »

 

Il fut également administrateur général du commissariat à l’énergie atomique (CEA) sous la présidence de Jacques Chirac.

 

C’est le directeur adjoint d’Iter, le japonais Eisuke Tada, qui assurera la direction du programme par intérim a précisé Iter Organization, « le temps de la nomination de son successeur par le conseil d’Itier. »

 

 

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 08:02

 

DICTIONNAIRE ECONOMIQUE ET SOCIAL. EDITIONS SOCIALES. 1975.

RESUMES UTILES, POUR SORIENTER ENSUITE SUR LES OEUVRES APPROFONDIES

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:58

 

 

La toute première photo de Sagittarius A*, situé à 27.000 années lumière de la Terre. © Collaboration EHT

 

Astronomie. Sagittarius A*, le trou noir niché au cœur de notre galaxie.

L’Humanité. 12 Mai 2022

 

Une collaboration internationale d'astronomes a prouvé en image l'existence d'un trou noir supermassif au cœur de la Voie Lactée. Il s'agit de la seconde image réelle d'un trou noir, après la révélation de M87* en avril 2019.

 

C’est un cliché historique. Jeudi, à 15 heures, la collaboration internationale d’astronomes EHT (Event Horizon Telescope) a présenté, lors de plusieurs conférences de presse simultanées, l’image du trou noir supermassif niché au cœur de notre galaxie. Son nom : Sagittarius A* (Sgr A*). La « silhouette » sombre se découpant sur un disque lumineux rouge orangé ressemble à s’y méprendre à celle du gigantesque trou noir M87*, dans la lointaine galaxie Messier 87, et que l’EHT avait déjà présenté en avril 2019. Cette similitude est la preuve, pour les scientifiques, que les mêmes mécanismes de la physique sont à l’œuvre sur deux objets de taille très différente au cœur de deux systèmes différents.

« Nous avons été stupéfaits de voir à quel point la taille de l’anneau correspondait aux prédictions de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein», s’enthousiasme le directeur scientifique du projet EHT, Geoffrey Bower. Selon les scientifiques, les trous noirs supermassifs se trouvent au centre de la plupart des galaxies et jouent un rôle clé dans leur formation. « Ces observations sans précédent, poursuit Geoffrey Bower, ont considérablement amélioré notre compréhension de ce qui se passe au centre même de notre galaxie et offrent de nouvelles perspectives sur la façon dont ces trous noirs géants interagissent avec leur environnement.»

Ces résultats « révolutionnaires » ont été obtenus grâce à une immense coopération réunissant 300 chercheurs issus de 80 instituts du monde entier. Techniquement, on ne peut pas voir un trou noir. L’objet est si dense et sa force de gravité si puissante que même la lumière ne peut s’en échapper. Mais on peut observer la matière qui circule autour, avant d’être happée à jamais. « Le » télescope EHT est en fait un réseau de huit télescopes terrestres répartis sur toute la planète – dont un en Antarctique – formant l’équivalent virtuel d’un radiotélescope d’un diamètre de 10 000 kilomètres.

Sgr A* est bien plus proche que M87

Ce monstre avait déjà permis d’obtenir le cliché de M87*. Cette fois, les chercheurs ont orienté leurs efforts sur le centre de notre galaxie. Situé à 27 000 années-lumière, Sgr A* est bien plus proche que M87, mais avec seulement quatre millions de masses solaires (contre six milliards pour M87), c’est un poids plume dans le monde des trous noirs supermassifs. Il est, de plus, entouré d’un nuage dense de poussières et de gaz, ce qui ne facilite pas l’observation. Très ancien, comme notre galaxie vieille d’environ 13 milliards d’années, il a avale désormais très peu de matière. L’existence de Sgr A* est supposée depuis 1974, avec la détection d’une source radio inhabituelle au centre de la Voie lactée. Dans les années 1990, des astrophysiciens, nobelisés en 2020, y ont confirmé la présence d’un objet compact supermassif. L’image révélée apporte la première preuve visuelle.

Les trous noirs massifs sont « des cimetières de l’espace », comme le résume le professeur allemand Heino Falcke, qui participa à l’équipe de scientifiques qui produisit l’image iconique de 2019. « Les trous noirs,  sont des objets où toute la masse, parfois des milliards d’étoiles, est concentrée en un point minuscule. » expliquait-il dans un entretien exclusif à l’Humanité. Ils peuvent influencer l’évolution d’une galaxie entière, donc l’aspect actuel de notre Univers.

La comparaison des désormais deux images de trous noirs va permettre d’étudier en détail le comportement de la matière dans l’environnement le plus extrême qui soit de l’Univers, « avec des gaz chauffés à des milliards de degrés, de puissants courants magnétiques et de la matière circulant à une vitesse proche de la lumière », précisait le 12 mai Heino Falcke. Un lieu idéal pour observer les déformations de l’espace-temps et le comportement de la gravité.

 

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:01

 

Pour la réunion de la commission économique en présence et par internet du 19 mai 2022.

 

Les analyses économiques de Paul Boccara et les propositions des économistes communistes sont profondément justes.

Reliées à l’analyse ergologique des situations de travail et débarrassées des tendances souverainistes latentes, elles seraient parfaites.

Dans la situation de guerre économiques et militaire, aggravée mais non causée systématiquement par l’intervention russe en Ukraine, ces analyses et ces solutions sont reléguées en arrière plan de l’actualité, et leur urgence face à la crise climatique, par exemple, ignorée.

Le lien entre la crise générale de croissance de l’humanité, son absence ou insuffisance de régulation et de coopération mondiale et de cohérence mondiale,  dues par et dans le système de reproduction sociale A-M-A’ d’accumulation et de suraccumulation du capital et de vente-achat de la force de travail qui en est la base, ne se révèle pas dans les consciences.

Les résultats du PCF sont à l’image de cette situation. Et il y prête en partie le flan, nous y prêtons collectivement le flan.

Déjà insuffisamment entendues, nos propositions deviennent inaudibles. Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont définitivement inaudibles, mais qu’il faut y mettre le temps et les moyens, ce qui n’est pas encore le cas et ne peut l’être ni rapidement ni automatiquement .

Cette situation de guerre s’est développée longtemps à l’avance dans la crsie systémique du capitalisme, la suraccumulation-devalorisation du capital, les tensions irréversibles qu’elle crée entre capitaux, Etats, populations. L’aggravation actuelle qui désorganise la coopération et la cohérence mondiales, si peu qu’elles existent dans le système du capital, est terrifiante, ce qui doit faire de cette coopération et de cette cohérence un but primordial, essentiel, de survie et de développement et de cogérance nouvelle, communiste, de la maison Terre .

La question de la paix et d’une trêve de guerre est une question essentielle pour reprendre la tâche de conscientisation de transformation sociale progressiste, en santé comme disent les ergologues. Mais nous savons qu’une trêve ne résoudra pas les contradictions qui mènent à la crise mondiale du capital et ses conséquences.

La lutte pour la paix ne peut être opérationnelle que si elle se nourrit de l’analyse de la réalité, de la réalité de la crise systémique, et de la crise du travail et de la production nécessaires à la vie humaine, conjointes.

C’est bien là la difficulté immédiate qui au lieu de nous désespérer doit nous motiver. Pas facile !

La situation des communistes comme celle de la société humaine n’a sans doute jamais ou rarement été aussi difficile dans l’histoire du processus humain millénaire et millionnaire en années. C’est une raison de plus de participation historique de la personne humaine à son destin d’espèce pensante mais balbutiante.

C’est plus difficile encore en rapport au « temps qu’il reste », qu’il soit individuel dans le temps collectif ou individuel dans le temps réduit du moment à surmonter et les limites d’âge personnelles. Je dis ça pour moi et pour les vieux militants en général.

Je ne sais si ce discours a une petite chance d’etre entendu et pris au sérieux, si tant est qu’il puisse l’être, sérieux.

Rappelons ce que la convocation nous dit, en préliminaire et avec raison :

« …Début de récession, accélération de l’inflation, hausse des taux d’intérêt, chute des Bourses : un processus destructeur semble s’emballer sous l’effet des contradictions accumulées dans la crise systémique, tandis que l'Europe, sous l'égide de l'OTAN, s'installe dans une guerre qui menace de dégénérer en guerre mondiale, et que le péril climatique grandit chaque jour… »

Pierre Assante. 15/05/2022 05:39:04.

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 07:04
L'agression contre CASSANDRE

 

DIODOTOS ET CLEON

 

Je sais que ce « discours » paraît bien loin des préoccupations légitimes actuelles… Et pourtant !

 

Pendant deux millénaires et demi, « l’élite » des classes dominantes et dirigeantes successives a bien plus lu Homère et la guerre de Troie que Thucydide et la Guerre du Péloponnèse.

Ce n’est pas un hasard.

Entre Diodotos le « pacifiste » qui refuse de massacrer les lesbiens (les habitants de la « nation libre de l’île de Lesbos » et de Mytilène, sa « capitale ») afin de préserver ses forces productives à exploiter, et Cléon le guerrier à outrance qui veut détruire totalement « l’ennemi », il y a un point commun, les intérêts financiers de l’élite dirigeante athénienne et de l’empire athénien, conjoints.

D’ailleurs le pacifisme de Diodotos se conclut par la répartition des terres de Lesbos aux colons athéniens…

Ainsi l’Empire de Périclès crée les conditions pour son effondrement programmé dès sa constitution. Il crée les conditions de destruction de l’avancée économique, politique, culturelle de la révolution Athénienne des artisans et des marchands du commerce méditerranéen et de leurs Constitutions de Solon et de Clisthène dans la société esclavagiste et de petits paysans libres.  La victoire passée des grecs sur les perses, celle d’une lutte victorieuse contre un envahisseur et entre deux modes de production l’un « moins avancé » que l’autre, contient les contradictions, qui sous des formes diverses de l’évolution et de transformation des modes de productions, contiennent déjà l’état de guerre et de domination parvenu jusqu’à nous.

Le refus de coopération et de négociation du capital dominant avec les autres empires dominés ne date pas des prémices de la guerre d’Ukraine et des autres évènements guerriers économiques et militaires du siècle passé et de ce siècle, le XXIème, où les forces productives et leur développement ouvrent des possibilités de Nouvelle Civilisation ; possibilités mises à mal par l’état du mode de production et d’échange finissant, obsolète.

Et la guerre d’Ukraine est la conclusion logique de ce refus du dominant de négocier avec le dominé ; refus « logique » du dominant et de son système économique et social, dont les difficultés, les contradictions antagoniques aggravent l’agressivité et provoque l’agressivité réciproque de « l’adversaire ».

Mais l’agression majeure est celle contre la pensée, le savoir et contre toute synthèse libératrice des savoirs. Il n’y a plus de forces organisées suffisantes dans le monde qui décrive l’état réel du monde, du système, de sa maladie et des remèdes d’issue de sa maladie. Il ne s’agit pas ici de répéter ici (ce qui est incessamment et continuellement nécessaire) et une nouvelle fois l’état du capitalisme mondialisé, financiarisé, le cycle A-M-A’ de renouvellement social et sa maladie irréversible de suraccumulation-dévalorisation du capital, sinon par destruction de capital le renvoyant en arrière dans le développement de l’humanité.

Il s’agit de créer cette force de la pensée humaine qui puisse impulser, à partir de l’analyse et de la construction de réponse à la crise, une conscience du processus inconscient de l’humanité sur son état présent dans le mode de production et d’échange présent.

Quand je dis « il n’y a pas de force organisée », il y a dans les forces organisées, quelle que soit leur faiblesse, un embryon croissant de réponse à cette crise. Comment le faire se développer, naître et accoucher, et quand cet accouchement peut-il se produire ? : avant que la crise climatique (et les autres crises, de la production, des salaires et revenus populaires, du travail et son organisation mondiale, alimentaire, industrielle, agricole, energétique, économique, politique, ergologique, culturelle, dans la crise générale de croissance de l’humanité, non régulée, non soignée, dans l’affolement du capital) et ses effets ne deviennent irréversibles ou pas ?

Cette interrogation est angoissante pour un vieillard qui ne peut plus intervenir, ou si peu…

Il ne s’agit pas d’une mentalité religieuse, mais d’un sentiment d’appartenance à une espèce dont on fait partie, l’espèce humaine et sa survie. L’instinct de survie de l’individu d’une espèce et celui de l’espèce est le même. Il n’y a pas d’entité vivante qui n’ait développé un instinct de survie, c’est une des conditions essentielles de son existence.

Mon avenir et celui de mon espèce, c’est le même, et il nous habite majoritairement tant que la possibilité de survie est possible, ou ressentie comme telle. Je la sens comme telle ! Courage !

Je sais que ce « discours » paraît bien loin des préoccupations légitimes actuelles… Et pourtant !

Pierre Assante. 14/05/2022 06:44:47.

 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 09:29

 

TEMPS BIOLOGIQUE ET TEMPS CULTUREL

 

Le temps du renouvellement élargi scientifique et technique s’accélère de façon exponentielle et cette accélération se heurte en quantité et en qualité aux limites de la qualité du développement dans le système du cycle d’échange-accumulation-suraccumulation A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus)

Le temps du renouvellement générationnel, biologique reste sensiblement le même. Il se transforme très lentement.

Le passage du paléolithique au néolithique, de la chasse-pêche-cueillette au néolithique (pastoralisme et agriculture et leur conflits), a duré 10 millénaires.

Le passage de la société marchande et sa forme actuelle, le cycle d’échange-accumulation A’M’A’, à l’échange de valeurs d’usage y échappant (coopération et cohérence planétaire), peut être d’un ordre de durée non identique, mais certainement longue.

Longue et parsemée « d’étapes », de régressions dans le processus et de reprises, si tant et que l’humanité échappe aux dangers sociaux et naturels dans et de ce processus.

Jeunes enfants voilà la tache du XXIème siècle pour vous et l ‘espèce humaine, animal pensant en processus de conscience de la nature avec et sur elle-même, de l’univers avec et sur lui-même.

 

Pierre Assante. 13/05/2022 09:29:26.

 

 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 07:47

LA MARCHANDISE EST POSÉE IDÉELLEMENT COMME ARGENT

Marx. Grundrisse. Chap. de l’argent.  I.,36.

Editions Sociales. 2011. Page 151.

 

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 15:10

 

VIVRE ET FAIRE VIVRE L'ERGOLOGIE.

Samedi 4 juin 2022.

Université d’Aix en Provence.

Rencontres hybrides en présence et par internet

 

Préparons nos échanges en nous appuyant sur la fiche « Vivre et Faire

Vivre l’Ergologie » ; Exprimons-nous sur fairevivrelergologie@gmail.com

en transmettant cette fiche avant le 1er juin.

 

inscriptions : la participation à cette journées est gratuite mais elle suppose de s’inscrire en ligne.

https://framaforms.org/inscription-a-la-journee-du-4-juin-a-aix-vivre-et-faire-vivre-lergologie-esquisses-dheritages-et

 

Une journée pour faire le point sur notre patrimoine et sa modernité

 

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 08:16

 

déconceptualisation MASSIVE relative et extrêmement grave de la pensée

 

IL Y A

 

Il y a les besoins

Il y a les désirs

Il y a le travail.

Il y a la transformation de la nature par l’homme pour subvenir à ses besoins.

Il y a les rapport réciproques organiques entre le développement-évolution-complexification du travail, des besoins, des désirs.

Il y a les rapport réciproque organiques entre le développement-évolution-complexification du travail et de la pensée.

Il y a le développement des concepts, des plus simples au plus complexes, le rapport organique, animal et humain, animal-humain espèce pensante, et la sublimation (terme chimique comme métaphore) continue et par sauts, de l’animal à homme, organisation de la matière en développement-évolution-complexification .

Il y a développement-évolution-complexification des concepts et des systèmes de concepts constituant l’outil mental de réponse au développement-évolution-complexification des besoins et du travail y répondant.

Il y a l’aliénation du travail, l’usage de soi par l’autre qui réduit le rapport opérationnel entre besoins et travail.

Il y a la croissance exponentielle de la productivité dans la révolution scientifique et technique limitée par le système, qui réduit négativement le rapport entre besoins et travail.

Il y a les inégalités de développement qui réduisent la participation de tous au développement du travail, des besoins, laissent les désirs en friche, en attente, en flamme.

Il y a l’aliénation des produits du travail , de l’activité humaine et des gestes physiques et mentaux, en unité, l’aliénation de l’homme producteur et la constitution d’une « élite » face à une masse laissée pour compte, et déconceptualisation massive de la pensée humaine.

Il y a structuralisme-dichotomie-desynthétisation-déconceptualisation de la pensée en tant qu’interrogation et réponse à la perception du réel macro et micro et le lien entre la perception, la science et les techniques en tant qu’outil d’organisation de la production nécessaire au développement-évolution-complexification de la vie humaine, processus de la conscience de la nature sur elle-même.

Il y a déconceptualisation relative, mais certaine de la pensée humaine et ses conséquences sur son processus de qualité dans son rapport avec la nature et l’univers.

Il y a difficulté de traverser ce passage de la développement-évolution-complexification de la production capitaliste à un type de production-développement humain désaliéné ; de l’échange A-M-A’ et de la suraccumulation du capital et le blocage progressif social qu’il induit à un mode de production et d’échange désaliéné, et un homme-producteur désaliéné et l’envol nécessaire de la développement-évolution-complexification du processus de construction des systèmes de concepts (1).

Il y a une école et une formation massacrées.

Il y a un réseau d’informationnalisation mondial financiarisé qui au lieu de faire passer l’humanité à une nouvelle qualité  « supérieure » d’organisation de la nature sur terre et son rapport universel, réduit la capacité humaine globale de conceptualisation, de la construction de la parole et de l’écriture portant la conceptualisation.

Il y a déconceptualisation massive relative et extrêmement grave de la pensée, et par conséquent du travail et de l’activité, des activités humaines et des outils mentaux d’organisation et de mise en pratique du travail et de la production, et du rapport espèce humaine-univers.

Il y sans doute sous cette déconceptualisation, un travail souterrain de reconceptualisation en fonction des nouvelles forces productives.

Il y a aussi urgence à une nouvelle reconceptualisation et à sa massification.

Il y a les difficultés dingues qui tend à réduire en cendre les flammes de l’optimisme nécessaire de passage d’une qualité de la société humaine à une nouvelle qualité de la société humaine en rapport réciproque et organique, dialectique, avec les nouvelles forces productives.

Il y a la compréhension nécessaire de la crise économique et ergologique, son processus, et ses solutions processuelles et les difficultés que la déconceptualisation relative du processus de pensée fait peser sur cette compréhension.

Pierre Assante. 12/05/2022 07:39:01.

(1) En ce qui concerne la « mentalisation » de systèmes de concepts, lire « Pensée et langage », Lev Vygotski.

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 16:40

 

Les amÉnagements

charitables

« À la Berger »,

ne viendront pas à bout des contradictions capital/travail, du système, mais viendront, paradoxalement et contre toute attente spéculative, à bout des tentatives désespérées de son sauvetage...

 

Dans le processus d’humanisation de l’animal pensant « homme », aucune élection et aucune démocratie représentative ne peut se substituer à la volonté de coopération et de cohérence humaines, du local au mondial et du mondial au local.

La république des conseils reste le projet de coopération et de cohérence humaine du local au mondial et du mondial au local.

Si la république des conseils a failli dans la guerre civile et la résistance dominante de la culture et de la pratique de l’échange par l’argent-capital, c’est que dans toute transformation-évolution-complexification naturelle et-ou sociale, le mort saisît le vif et peut le tuer.

Toute transformation-évolution-complexification naturelle et-ou sociale contient et le possible et sa destruction. Ainsi va l’univers.

Le sachant, la conscience doit contribuer à la vie contre la mort.

La conscience, mouvement matériel propre à une espèce pensante, conscience en transformation-évolution-complexification de la nature sur elle-même, de l’univers sur lui-même.

Comment peut-on être assez aveugle pour prévaloir Blum sur Saint Just ou Lénine, Aron sur Hegel ou Marx ?

La dictature policière et militaire se substituant à l’hégémonie de la classe travailleuse au sens large et sa qualification continue, est la conséquence de l’échec historique de la république des conseils, échec qui n’est en rien celui d’une conceptualisation progressiste d’un « lit de Platon » général que constitue la société humaine globale, dans l’infinie diversité de ses activités et de leurs développements réciproques et de leurs inégalités-rattrapage en accordéon, de développement.

La mondialisation capitaliste est l’antichambre du communisme et de son « institution non institutionnelle » (au sens étroit du mot « constitution » étatique de classe dominante réactionnaire»), que sont des conseils du local au mondial et du mondial au local, où l’homme producteurs des biens « matériels et moraux » nécessaires à sa survie et son développememnt règleront pacifiquement et volontairement mais pas automatiquement son compte au type de reproduction de la société basé sur le cycle d’accumulation du capital.

La suraccumulation-dévalorisation du capital, sa crise de longue durée se substituant aux crises cycliques est l’avant-coureur de la transformation qualitative possible de la société humaine, d’un nouveau départ de l’humanisation à celle plus vaste, ouverte sur l’univers, dont pas exemple ITER et La station spatiale internationale (bien en danger aujourd’hui) sont des symboles vivants, prolongement de nos corps dans l’univers.

En aucun cas les firmes capitalistes multinationales et leur système financier dévoreur de capital stérilisé à leur service, ne seront en mesure d’assurer la coopération et la cohérence des humains entre eux, mais bien la mort de la coopération et de la cohérence des humains entre eux, et leur mort si le « développement » humain est laissé entre « leurs mains ».

Berlinguer parlait de démocratie du « que, quoi, comment produire » et avait bien raison. Les développements de Trentin préfacé par Delors sont une trahison, une usurpation involontaire des projets gramsciens comme des républiques de conseils, et imbue des conséquences de leurs échecs. Mais leurs échecs ne condamnent pas leurs expériences et posent l’incapacité de réaliser une mondialisation communiste dans les conditions de ces prémices et de ces balbutiements historiques dans la longue histoire de l’humanité qu’il nous faut poursuivre : c’est là notre réelle, véritable résurrection tant espérée par les chrétiens, entre autres, et tant bafouée par les classes dominantes de la société marchande et son extrémité, le capitalisme du XXIème siècle, le CMMnIgF.

Lorsqu’on lit le discours des lesbiens aux lacédémoniens, décrit par Thucydide, dans l’antique Guerre du Péloponnèse, on voit bien à quel point, les intérêts des possédants, sous-jacents aux prétentions « morales » dans les affrontements guerriers, manipulent les esprits, « les âmes » diraient les croyants, et empêchent la coopération et la négociation et le dialogue et le pluri-multilogue, de prévaloir sur la destruction mutuelle.

C’est à réfléchir dans les affrontements économiques et militaires mondialisés et mondiaux de la crise d’incohérence du critère du taux de profit P/C sur l’humanité.

Evidemment tout projet demande invention et construction de processus, du réel vers l’état nouveau des choses. Je vous renvoie à ce sujet aux propositions et analyses de la revue « Economie et politique ».

Pas plus les équipes dites « populistes », pas plus que les équipes ultralibérales dites de modernisation de la société et du système productif , malgré leurs leaders aux capacités d’accents grandiloquents, ne sont en mesure de gérer l’existant et encore moins le devenir. C’est cette incapacité qui ouvre la voie à une autre voie, à travers l’expérience des échecs et des possibles, cette république des conseils, du local au mondai et du mondial au local.

Berger revient en force sur une soi-disant opposition aux mesures antisociales macronienne en préparation accélérée : tout changer pour que rien ne change, et plus pour que tout aille plus mal. Peine perdue, Les aménagements charitables « à la Berger » ne viendront pas à bout des contradictions Capital/Travail, du système, mais viendront, paradoxalement et contre toute attente spéculative, à bout des tentatives désespérées de son sauvetage et des hommes qui le défendent en croyant se défendre eux-mêmes, alors qu’ils nous condamnent tous si on les laisse faire.

Le salut commun, de tous, au-delà des aliénations à la fois diverses et communes tient dans la conscience des besoins et pas seulement des désirs que ces besoins induisent.

Tout humain, quel qu’il soit, possède des besoins communs dont la clef réside dans la capacité d’organisation de l’humanité du travail producteur, de la qualité nouvelle des produits du travail producteur. La vente-achat des produits et des gestes de la force de travail humaine est l’aliénation commune de tous les humains. Son abolition progressive, processuelle, et radicale est celle de l’aliénation commune.

Pierre Assante. 10/05/2022 15:19:27.

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 07:09

 

AU SUJET DE « AN 2034 ».

 

 

De 2019 à aujourd’hui, mai 2022, j’ai publié sur ce blog 5 recueils représentant plus de 2 millions de caractères. Certes la quantité n’est pas synonyme de qualité, mais elle constitue au moins une curiosité…

Pour savoir quel est l’auteur de cette profusion d’écriture militante, qui se veut utile à l’action quotidienne de dépassement à long terme de la crise de suraccumulation-devalorisation du capital dans un nouveau mode de développement humain en santé, on peut consulter sur le blog un petit curriculum vitae, ainsi on en saura plus ou moins sur le degré de fantaisie ou de sérieux de l’auteur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/petit-curriculum-vitae.html

 

LE RECUEIL « AN 2034 » commence par l’article :

« I.DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET DEVELOPPEMENT ANTHROPONOMIQUE »

Mis en ligne le 02/09/2020 15:05:22.

Et se termine par :

« REMARQUE 9 : CONCLUSION PRATIQUE SIMPLIFIEE ET PROVISOIRE : SOUVERAINETÉ ou CONSTITUANTE UNIVERSELLE ? »

Mis en ligne le 06/02/2021 07:29:39.

Dans le dernier des 5 recueils récents, « La critique de la critique critique » (janvier-mai 2022), il y a tentative de mûrissement continu et discret de la réflexion suivant le mûrissement des évènements historiques actuels du processus de ce siècle au commencement avancé…

L’ensemble DU RECUEIL "2034" :

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

L’article initial de « 2034 » :

AN 2034.

I.Développement Economique et développement Anthroponomique.

Mis en ligne le 02/09/2020 15:05:22, c'est à dire environ 1 ans et demi avant la "guerre d'Ukraine " :

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mis en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes anciennes comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle (CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est pas dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

02/09/2020 15:05:22

 

LE DERNIER RECUEIL  de 2022 "La critique de la critique critique" : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

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