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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 07:22

 

 

Les 10 dernières chroniqueS économiqueS de l'HUMANITE de Pierre Ivorra.

 

 

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La catastrophe imminente

Mercredi 6 Janvier 2021

 

Pour tenter de surmonter les crises économique et sanitaire inédites actuelles, les pouvoirs publics et les institutions injectent des sommes considérables dans l’économie.

En France, nous dit-on, les banques ont distribué 130 milliards d’euros de prêts garantis par l’État en 2020 à 630 000 entreprises afin de tenter d’empêcher que nombre d’entre elles ne mettent la clé sous la porte.

Aux États-Unis, la Fed, la banque centrale, a apporté un concours massif au plan de relance de 2 000 milliards de dollars du Congrès. Elle a mobilisé des sommes bien plus importantes que lors de la précédente crise financière mondiale de 2008. Quelle utilisation les grands groupes en ont-ils fait ? Une étude américaine montre que les entreprises suffisamment importantes pour adhérer à l’indice phare de la finance états-unienne, le Standard & Poor’s 500, modifient leur stratégie au profit d’activités financières. Avec cet argent prêté, elles procèdent à davantage de rachats de leurs propres actions, ce qui permet d’augmenter leur cours, et distribuent plus de dividendes. C’est ce qui explique que, pour l’instant, les Bourses mondiales font la fête. Conséquence de cette addiction à la finance, le FMI envisage une croissance poussive durant plusieurs années et l’OCDE annonce que plus de 30 millions d’emplois devraient être détruits en 2020. La Banque de France considère, de son côté, que le niveau élevé de la dette des entreprises et des ménages représente « le risque le plus fort » pour la reprise. Nombre de PME sont menacées de faillite. L’endettement des États grossit considérablement, les rendant encore plus dépendants de la finance. Le nombre de foyers bénéficiaires du RSA passe de 1,868 million à un peu plus de 2 millions entre décembre 2016 et décembre 2020.

Cet argent distribué pourrait tout au contraire servir à réaugmenter rapidement la valeur ajoutée dégagée par les entreprises, à relancer une croissance différente portée et modelée plus particulièrement par les services publics. Mais pour cela, il faut préserver l’emploi, le sécuriser, augmenter son efficacité et sa capacité à préserver l’environnement en engageant des plans massifs de formation. Il n’est pas sûr que la finance puisse faire la fête très longtemps, elle ne peut pas planer au-dessus d’un champ de ruines, forcément, à un moment, elle risque d’atterrir sans parachute.

Le monde du travail n’a rien à gagner en l’affaire, fou qui applaudit au désastre ! Et pour éviter cet effondrement, il paraît nécessaire d’engager la lutte pour un autre financement, une autre utilisation de l’argent. Sans attendre !

 

Cliquer sur les titres suivants

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La catastrophe imminente

Mercredi 6 Janvier 2021

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Comment lutter contre la pauvreté ?

Mercredi 16 Décembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Pas de sécurité de l’emploi sans nouvelles libertés

Mercredi 9 Décembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Le virus de l’austérité

Mercredi 2 Décembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Changer de civilisation en éradiquant le chômage

Mercredi 25 Novembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Pas de relance sans sécurité de l’emploi

Mercredi 18 Novembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Les millionnaires de la dépendance

Mercredi 4 Novembre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La spéculation prend l’eau

Mercredi 28 Octobre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. La Fed, la BCE et l’emploi

Mercredi 21 Octobre 2020

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Financiarisation : la preuve par Veolia et LVMH

Mercredi 14 Octobre 2020

 

Pierre Ivorra sur face book : https://www.facebook.com/pierre.ivorra.5

 

 

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Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 16:30

 

Journal "La Marseillaise" du 6 Janvier 2021.

 

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Voir sur ce blog : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/a-l-attention-de-en-avant-le-manifeste-pour-l-appel-a-signatures-de-preparation-de-la-conference-nationale-du-pcf-d-avril-2021-et-du

Voir aussi Recueil "2034" : 

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 11:41

 

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 Sur ce lien:

https://enavantlemanifeste.fr/2021/01/06/appel-presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste/

 

 

1- Il ne faut plus tarder pour entrer dans la bataille de l’élection présidentielle, après le Conseil national de décembre qui a décidé d’une conférence nationale sur la présidentielle en avril et d’un vote des communistes le 9 mai. Il faut entrer collectivement dans cette bataille politique, avec les idées communistes novatrices, dans une créativité commune, avec la posture communiste de contestation et de construction, de luttes et de conquêtes de pouvoirs, d’avancées réalistes et révolutionnaires.

Il faut y entrer en étant nous-mêmes, avec un.e candidat.e communiste, porteur de ces idées et de cette posture, originales.

Non pas pour une quelconque affirmation identitaire mais à cause de la profondeur de la crise de civilisation qui ébranle le monde, une crise économique, sanitaire, écologique, morale, institutionnelle. Face à cette crise, face aux solutions illusoires, face à l’alliance Etat-capital exacerbée que construit le pouvoir macronien, pour battre la droite et l'extrême-droite, il y a besoin de faire lever une ambition de transformation profonde, une force de résistance et de construction, de portée révolutionnaire, un espoir raisonné.

2- D’ici la conférence nationale d’avril, il y a besoin d’ancrer la nécessité d’une candidature communiste à l’élection présidentielle. Les récentes déclarations de Fabien Roussel, notre secrétaire national, nous y invitent à juste titre.

a- Face à la précarité de masse et aux interrogations immenses sur la perte de sens du travail, voire des activités humaines, il y a besoin de refonder la gauche sur un projet émancipateur et de transformation sociale radicale. Il y a besoin de faire connaître, et progresser dans les luttes et les votes, les propositions constitutives d'un tel projet. En ce sens, nous avançons le projet d’une sécurité d’emploi et de formation pour chacun-e, jumelée avec un nouvel âge des services publicsafin de conjuguer vie émancipatrice sécurisée et construction d'un nouveau mode de production écologique. Il s’agirait de viser l’éradication du chômage, le dépassement du marché du travail, le partage des savoirs et une nouvelle efficacité, pour une société de liberté et de rotation des rôles. Cela répond au mûrissement accéléré des consciences.

Mais des centaines de milliards sont dépensés par les banques centrales pour soutenir les marchés financiers et les profits des grandes multinationales, et le gouvernement maintient à toute force le principe du chômage – partiel pour les uns, total pour les plus précaires — tout en reconnaissant un besoin de « sécurisation »… mais transitoire et a minima, sans rien changer aux principes du système capitaliste.

Affrontons les idées patronales, reprises par la droite et l’extrême-droite, pour baisser le « coût du travail », confier encore plus de pouvoirs au patronat et dénoncer les titulaires des aides sociales comme des profiteurs.

Menons le débat avec la gauche qui concilie, qui ne touche pas à la domination du capital, prétendant adoucir la situation : fatalité du chômage et des licenciements (flexi-sécurité), répartition de la misère et de l’emploi prétendu rare (revenu universel).

Menons le débat avec ceux qui comme JL Mélenchon présentent comme radicale la proposition que l’Etat, décrété « employeur en dernier ressort », embauche les chômeurs, ce qui exonérerait le capital et le grand patronat de leurs responsabilités.

Toutes ces propositions laissent totalement à l’écart la domination du capital sur les entreprises, avec son critère la rentabilité financière. C’est pourtant à elle que s’affrontent les travailleurs des multinationales (General Electric, Bridgestone, Nokia, Renault, Alstom, Air France, Airbus et les autres), ceux des services publics (hôpital, enseignants, chercheurs, territoriaux …), des entreprises publiques (SNCF, RATP, EDF, ...), celles et ceux de la culture, les artisans, les gilets jaunes, les jeunes appelant à un autre avenir et tant de gens, dont les 110.000 signataires de la pétition « L’argent pour l’hôpital pas pour le capital ».

C’est sur la domination de la rentabilité financière et de ses critères que se sont fracassées les expériences de gauche de 1981 comme celle de 1997-2002, alors qu’il s’agissait d’imposer, par la lutte et par des mesures institutionnelles sur l’utilisation de l’argent, d’autres critères de gestion tout particulièrement dans les entreprises nationalisées. Ces échecs ont nourri le désarroi et ouvert un champ au vote lepéniste. On ne peut faire le silence là-dessus.

Sur ces différents domaines, l’élaboration originale de la pensée communiste, du collectif national que forme le PCF, constituent des alternatives à mettre en débat pour faire grandir les rassemblements. Pendant des années, elles ont été mises de côté pour réaliser des alliances sur un contenu minimal, qui s’est avéré désarmé face aux problèmes. La campagne présidentielle doit être l’occasion de faire fructifier toute la richesse de l'apport intellectuel et militant des communistes.

Discuter, faire discuter de tous ces enjeux, c’est déjà engager la bataille de l’élection présidentielle. Cela concerne aussi les luttes actuelles, et le déploiement de notre campagne pour l’emploi.

b- Il y a besoin de porter le débat, face aux renoncements incessants depuis 1983-84, sur la nécessité de moyens financiers et de pouvoirs démocratiques à l’appui d’objectifs sociaux-écologiques ambitieux qui, sinon, resteront lettre morte. Nous mettons au cœur de nos propositions un nouveau rôle des banques pour une tout autre utilisation du crédit et de la monnaie, avec de nouveaux pouvoirs populaires dessus. Dans ces temps où des milliards sont déversés sur notre économie par la BCE en armant les marchés financiers, plus que par les recettes fiscales des Etats, nous proposons le chemin d’un combat de classe pour que cet argent, bien commun de tous les peuples d’Europe, soit utilisé pour l’emploi, les services publics et le climat, pas pour le capital.

C’est autrement plus ambitieux, et donc réaliste, que les vagues propositions de gauche sur « la finance » qu’il suffirait de taxer, ou pour annuler la dette comme une réponse magique à tous les problèmes posés par la domination du capital.

c- Portons notre conception d’une nouvelle démocratie, en contestant le régime existant et ses évolutions. Portons l’idée de nouvelles institutions avec d’autres relations entre élus et citoyens et à visée autogestionnaire, dont notamment des conférences territoriales (des communes et de leurs communautés aux départements), régionales et nationales pour l’emploi, la formation et la transformation productive : dans ces conférences, les entreprises et les banques auraient à prendre des engagements, dont le suivi serait assuré par les citoyens et les travailleurs, eux-mêmes appuyés par des services publics renouvelés, développés, et par des fonds gérés démocratiquement. Cela ouvrirait un chemin vers de nouveaux pouvoirs ne séparant pas le politique, du social, de l’économique. Il faut en effet relever le défi des réponses réactionnaires et autoritaires, voire dictatoriales, de toutes sortes mais aussi du simplisme d’une 6ème république réduite à une république parlementaire classique, amendée d’un référendum citoyen. Nous avons l’ambition de changer de régime politique, social, économique et même international !

d- Portons l'exigence de nouveaux rapports des humains à tout le système du vivant, à leur niche écologique, la terre. Il s'agit de transformer très profondément nos rapports sociaux et technologiques de production, de distribution, nos modes de consommation, nos institutions et rapports de pouvoir, à l'entreprise en particulier. C'est nécessaire pour lutter contre le réchauffement climatique, le recul de la biodiversité, la désertification des sols, la déforestation, l'expansion urbaine anarchique, etc. Le « capitalisme vert » est un oxymore, une contradiction dans les termes, une illusion dangereuse, car la défense et la promotion de l'écologie exigent de donner la priorité aux capacités et à la créativité humaines. Ils ne peuvent se conjuguer avec une priorité à l’accumulation, les critères de rentabilité, les pouvoirs et la culture du capital. Libérer l'écologie de la logique de profit et de la dictature de l’argent exige une tout autre économie et de tout autres institutions démocratiques. Loin du mirage mortifère de la « décroissance », agissons pour construire un nouveau type de croissance et de développement.

e- Portons l’exigence d’une tout autre mondialisation, pour un monde de paix, de désarmement, de partage, de culture plurielle et commune, de développement des biens qui devraient être communs (emploi, santé, climat, connaissances et résultats des recherches…). Portons-la pour une contribution internationaliste de la France face à la fuite en avant dans l’intégration européenne et dans la folie d’un partage impérialiste du monde sous la coupe du dollar, de l’ordre de Wall Street et de ses supplétifs dont l’Otan. Portons-la, pour une transformation radicale, une refondation de toute cette construction européenne mais aussi des institutions mondiales. Portons-la face à la violence des délocalisations comme face à la montée des nationalismes, des souverainismes. Portons-la face au besoin de réponses communes, de souveraineté populaire, face à des défis qui, comme le climat et les pandémies, ne connaissent pas de frontières. Portons-la en tendant la main à cette recherche de tant de peuples du Sud et des émergents pour de tout autres institutions mondiales, pour une mondialisation gagnant-gagnant face à l’ennemi commun : le grand capital financier. De nombreuses forces politiques et sociales dans le monde y sont disposées, tout particulièrement les communistes de tous les pays.

Faisons vivre notre solidarité avec les peuples qui résistent et luttent. Les marches en avant vers un dépassement du capitalisme pour une civilisation de partage de toute l'humanité et d'émancipation de chacun.e, le communisme, sont en pratique des luttes acharnées. L'ordre existant, en crise profonde, entend rester dominant, tandis que grandit l'appel à des règles, principes, critères d'une civilisation supérieure. C'est la recherche d’une société supérieure mais qui n’est pas encore communiste, dans un long affrontement historique partout dans le monde.

f- Pour une société de l’émancipation de toutes et tous, contre l’enfermement dans un rôle, un genre, une origine supposée, une religion ou une apparence … une société du droit à l’intervention pour toutes et tous. Portons l’idée d’une société qui allie développement de soi, dans sa singularité, et faire société. Une société de liberté et de dignité pour dépasser dans un même mouvement l’exploitation capitaliste et les dominations (patriarcale, raciste, LGBTIphobes, d’âge, ou culturelles), car exploitation et dominations se renforcent l’une, l’autre.

Face aux forces conservatrices qui veulent masquer la lutte des classes et imposer une guerre de civilisations enfermées dans le capitalisme, la candidature PCF portera l’affirmation de notre refus des divisions racistes, de genre ou LGBTIphobes.

3- La campagne va exiger de lier luttes et projet, dans une pédagogie politique de masse. Il ne s’agira pas de seulement renvoyer aux gens ce qu’ils disent. Il y a une demande de sens, de propositions, d’éclaircissements, de décodage, pour entrer en lutte contre ce système : il s’agira aussi bien de porter la colère et la souffrance d’un vécu totalement ignoré par les grands de ce monde, que de désigner les responsabilités et les pouvoirs à exercer sur les entreprises, les banques, la BCE, que d’affronter les séductions de l’autoritarisme, de l’Etat fort libéral-social au service du capital, ou de la désignation de tous les boucs émissaires possibles, ou encore de ferrailler sur les différentes formules de revenu d’existence, sur « territoire zéro chômeurs » et autres propositions qui évitent d’affronter le capital. Le débat de fond va être très aiguisé, il va falloir faire preuve de pédagogie. Le moment politique n’est pas seulement celui d’une nécessaire refondation de la gauche, qui doit se faire sur des bases de transformations radicales, mais aussi d’une société sur le fil du rasoir, d’un bouillonnement de recherches d’idées, qui peuvent aller vers le pire … comme vers le meilleur.

4- Nous ne partons pas d’une page blanche pour énoncer notre projet à l’occasion de la conférence nationale convoquée par le CN du PCF du 12 décembre. Le 38ème congrès a posé les bases de son développement conséquent. Ne laissons pas non plus entendre que notre programme serait quasiment le même que celui de notre ancien allié, Jean-Luc Mélenchon. Quant à sa stratégie d’homme providentiel, elle est bien loin de la nôtre qui repose sur l’intervention consciente des intéressé.e.s, travailleurs.ses, citoyen.nes, c'est-à-dire ce qui pour nous serait une véritable révolution citoyenne. Elle n’a rien construit après son score aux élections présidentielles, largement dû à l'apport des voix communistes. Avançons au contraire l’idée de construire, dès la campagne et pour après, par des comités locaux, un grand mouvement populaire de lutte contre la domination du capital, pour l’emploi et pour l’émancipation de chacun.e.

Jean-Luc Mélenchon, présenté par certains comme un candidat naturel, va se présenter comme plus unitaire que jamais. Il propose d’ores et déjà une sorte de pacte, pour une hypothétique majorité.

Au PS comme chez EELV, on cherche aussi à présenter un candidat comme « naturel », sans débattre profondément de ce qu'il faut pour sortir le pays de la crise, ni faire la critique des expériences passées. Ce que disent ces forces ne répond pas aux défis, car elles cherchent largement à concilier avec les logiques dominantes.

Mais comment penser qu’une majorité solide et efficace puisse se construire sans mener le débat de fond, sans avancer un projet cohérent répondant à la crise avec des éléments précis, répondant à la recherche de solutions et de sens par nos concitoyens ? Cette présidentielle est le moment incontournable des débats de projets face à une crise totalement historique, de la clarification des enjeux pour nos concitoyens afin qu’ils se mobilisent sur des objectifs politiques. Notre peuple doit pouvoir débattre et s’exprimer sur les projets.

C'est l'enjeu du 1er tour. Ne nous laissons pas enfermer dans le piège institutionnel qui étouffe les idées, donc la démocratie, réduisant l'élection présidentielle à son 2ème tour.

Nous avons toujours su avoir une démarche d’union et de rassemblement face aux dangers, en discutant avec toutes et tous. La politique du pire n’est pas dans notre histoire. Le temps des « pactes », que Pierre Laurent veut voir discutés dès la conférence nationale, au risque de court-circuiter tous les enjeux du débat à mener à l’occasion de la présidentielle, viendra surtout après. Et les idées communistes que notre candidat aura portées dans la campagne présidentielle donneront à nos candidats aux élections législatives qui suivront la force, la visibilité et l'espace indispensables.

Dès les élections régionales et départementales se pose, dans toutes les situations, l’enjeu de l’autonomie d’expression et de la lisibilité de l’apport communiste. Celles-ci vont jouer un rôle important pour réussir une candidature communiste à l’élection présidentielle.

5- Pour toutes ces raisons, la conférence nationale d’avril ne doit pas être un moment d’attente, qui repousserait de fait l’entrée en campagne.

Elle doit décider d’une candidature communiste, dont la crise renforce l’exigence comme rarement dans notre histoire et proposer au vote des communistes la décision et le choix d’un.e candidat.e. Pour cela, un appel à candidature, interne au PCF, devra être fait avant, soit au plus tard au CN de janvier prochain. Pour la campagne il faudra une équipe de campagne politique et solide. Il y a besoin que la conférence nationale en pose les bases. Elle doit aussi proposer un texte d’orientation, mettant d’une part en forme un projet en développant les axes avancés au 38è congrès et nos propositions contre la crise adoptées en juin dernier, abordant d’autre part notre démarche pour cette élection dans le moment historique présent. La gauche rappelons-le est actuellement très bas, et les sondages actuels lui donnent un meilleur score avec une diversité de candidats qu’avec un candidat unique.

C’est dire le moment de résistance et de construction dans lequel nous sommes, nécessaire pour pouvoir ouvrir la voie à des jours heureux. Nous appelons les communistes à se saisir de ce débat, à ne pas en être spectateurs. Il y a urgence. Le temps ne sera pas de trop pour installer quelques-unes de nos idées forces dans le paysage politique. La Conférence nationale d’avril 2021 doit permettre de commencer à entrer en campagne sans attendre et franchement.

Les initiateurs.trices : Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Jean Chambon, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Cédric Goulmot, Paul Huttl, Pascal Joly, Anne Lafaurie, Nicolas Marchand, Evelyne Ternant.

Et l'ensemble des 235 premiers.es signataires, par ordre alphabétique 

Premiers signataires :

Florïnda Albéro, Jean-Claude Ancelin, Albert Ancona, Carmelo Augello, Pierre Assante, Sandrine Aubry, Rodolphe Balensi, Paule Ballut, Françoise Baran, Nicolas Barnaud, Corinne Barre, Jean-Pierre Basset, Jacques Bauquier, Lucas Bauve, Sylvie Bayle, Auguste Bechler, Philippe Belmont, Gilbert Bernard, Pierre Bernière, Dominique Besson-Soubou, Jean-Paul Bidault, Claude Billard, Annie Billerey, Sandra Blaise, Jean-Jacques Blanc, Frédéric Boccara, Gilles Bodineau, Alain Bolla, Yahia Bouchouicha, Kamel Bouhaloufa, Pierre Boukhalfa, Claude Bouy, Caroline Brébant, Michel Bulcourt, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Cyril Caremier, Maurice Caron, Stephen Chalk, Mouldi Chaabi, Jean Chambon, Jeannine Chambon, Claude Chapet, Norbert Charpentier, Pierre Chauvin, Laurence Chen, Gérard Chenuet, Bertrand Chevalier, Olivier Christol, Véronique Christol, Hélène Cogez, Josiane Combes, Gaella Corradino, David Courteille, Annie Cyferman, Rose Anne Da Costa , Alain Dallest, Michel Dauba, Pierre Daspre, Viviane Debarge, Janine Decriaud, Annie Delahaye, Alec Desbordes, Yves Dimicoli, Jean-François Dirringer, Yvan Donnat, Patrick Douet, Thierry Doulaud, Louis Dronval, Josiane Dupé, Denis Durand, Jean-Louis Durand, Jean-Marc Durand, Claude Enderlin, Roland Farré, Christian Forgeot, Michèle Foubert, Luc Foulquier, Gérard Fournier, Christelle Franz, René Fredon, Pascal Gabay, Jean-Michel Galano, Benoit Garcia, Frédérique Garcia-Sanchez, Vincent Gautheron, Claudine Gavoille, Dominique Genin, Denis Gerner, Jean-Philippe Gillet, Valérie Goncalves, Cédric Goulmot, William Gout, Pierrette Grange, Michelle Grenier, Roger Grevoul, Patrick Guedon, Jacques Guiard, Yann Guillermoz, Matthieu Guinebert, Annie Guyomarch, Pierre Guyomarch, Stéphanie Gwizdak, Quentin Hafekost, Jean Hager, Alain Henault, Raphaël Hennequin, Christian Herrero, Philippe Himber, Erwan Hingant, Jean-Louis Houles, Véronique Huck, Navid Hussein-Zaïdi, Paul Huttl, Marie-Simone Ivorra, Pierre Ivorra, Pierre Jacquemot, Colette Jan, Pascal Jeanmougin, Brahim Jlalji, Pascal Joly, Sandra Joly, Marc Jouan, Christiane Jouvelot, Michel Katchadourian, Jean-Paul Krief, Eliane Lacombe, Jean Lacombe, Anne Lafaurie, Jean-Claude Lagron, Vanessa Laithier, Bernard Lamirand, Jean-Marc Langlais, René Lapallus, Gabriel Laumosne, Gilles Lazar, Ginette Lecanu, Nadège Lecanu, Valérie Lejeune, Sylviane Lejeune, Jacquy Lelarge, Didier Le Reste, Jacqueline Le Scanff-Pirrotina, Sandrine Macigno, Gisèle Malaval, Bruno Maldonado, Nasser Mansouri Guilani, Claude Marchand, Laurent Marchand, Nicolas Marchand, Jean-Marie Martin, Marie-Claire Mathevet, William Mathevet, Georges Mati, Gérard Mattera, Fred Mellier, Annie Mendez, Serge Millien, Catherine Mills, Gérard Monnier, Nicolas Monsçavoir Louis, Alain Morin, Geneviève Morin, Jean-François Morin, Micheline Moulin, Ghani Niame, Florence Nicolaon, Evelyne Nicole, Monique Nironi, Bruno Odent, Ozer Oztorun, Annette Paléo, Dimitri Paraskévaidis, Aline Parmentier, Nicole Pasquier, François Perez, Gilles Pereyron, Roland Perrier, Franck Périllat-Bottonet, Gilles Piazzoli, Miryam Picard, Michel Pichard, Françoise Pinson, Michel Pirrottina, Christian Poirson, Jean-Jacques Porcheron, Amélie Portaz, Lucile Portaz, Maryse Portaz, Carmen Pouches, Gérard Pouches, Jean-Claude Pradeau, Raphaelle Primet, Cédric Quintin, Yvon Quintin, Catherine Raach, Carmen Rebert, Vincent Réolid, Jean-Pierre Richard, Jocelyne Riou, Erwan Rivoalan, Jacquy Rivoalan, Vincent Rosati, Bernard Roue, Yves Rouveyre, Alain Saint-Patrice, Evelyne Saliba, Roger Saliba, Bruno Sapin, Tibor Sarcey, Daniel Scheh, Claude Schiavi, Guy Schmaus, Michel Sturaro, Jean-François Téaldi, Robert Teisseire, Patricia Téjas, Evelyne Ternant, Murielle Thanneur, Serge Tissot, Franca Tord, Denise Touvron, Thierry Touvron, Jean-Claude Vaslet, Gérard Venel, Christian Vidal, Catherine Vieu-Charrier, Patrice Voir, Véronique Voir, Françoise Vurpillot, Laurent Zagorac, Ludovic Zanolin, Françoise Zinger

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 06:35
Une analyse qui est une clef pour sortir de la crise et construire le futur (1)

 

 

 

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(1) Photo : Frédéric Boccara lors d'une formation de critique de l'économie politique orthodoxe et des solutions à apporter vers une sortie de crise et une construction progressive et radicale d'un mode de production et d'échange en santé sociale et culturelle.

 

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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 16:58

 

ÉPOQUE.

XXIème SIÈCLE : 

À LA FOIS

RENAISSANCE ET FIN D’EMPIRE.

FIN D’UN MODE  DE PRODUCTION ET D’ÉCHANGE.

Renaissance et Fin d’Empire en crise

(Complément à l’article sur "Invention, la dérégulation-déstructuration sociale" avec reprises partielles)

 

1. Ce XXIème siècle, le nôtre, est l’époque d’une nouvelle Renaissance. Comme lors de la conquête des Amériques par l’occident chrétien, nouvelle étape de la mondialisation après celle antique, à l’échelle terrestre, ses avancées, ses destructions, ses convulsions. Dès l’expansion préhistorique de l’homme dans le monde, l’histoire de l’humanité est 1) celle de la transformation de la nature par l’outil pour subvenir aux subsistances, 2) d’une naissance- évolution-complexification de la mondialisation 3) et dans la période marchande, de la lutte des classes.

La révolution scientifique et technique, la numérisation permet un bond des forces productives.

Elle les met à un niveau de capacité de libérer l’homme de l’aliénation du travail.

Elle les met aussi au niveau de capacité de destruction de l’humanité par elle-même.

 

2. Ce XXIème siècle est aussi une fin d’Empire. D’un Empire qui comme l’Empire romain d'occident jadis arrive  à obsolescence de son mode de production, l’esclavagiste, et nous l’accumulation capitaliste, base de notre développement en crise de suraccumulation-dévalorisation du capital dans le CMMnIgF : Point extrême du développement de la société marchande née dans le néolithique, la révolution agricole et sa capacité de sur-produit, d’accumulation, de création d’Etats et de lois, de domination de classe.

 

3. Cette double convergence, Renaissance et Fin d’Empire en crise, contraint l’humanité à trouver une nouvelle voie de développement. Celle de la production et de l’échange sans domination, basée sur la participation de tous au développement mondialisé, à la construction de rapports sociaux nouveaux et de relations de gestion du local au mondial. Il s’agit de mettre en concordance mode de production et rapports sociaux nouveaux en santé qui ne triompheront que si bases matérielles de vie et mentalités trouvent des bases concrètes d’existence, au-delà des simples aspirations.

Il s’agit de mettre en cohérence-relative les mouvements dans le nouvel état des forces productives, hommes, techniques, cultures, dans la diversité de leurs activités et des entités en évolution-complexification constituant l’humanité.

Une nouvelle voie ne peut naître que d’un processus de naissance, développement et mort  jusqu’à d’autres étapes mettant l’humanité, qui doit disparaître un jour, légataire de formes sans cesse plus développées de la conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

Développement-complexification de la nature ET développement-complexification de la conscience de la nature sur elle-même (dont nous humains constituons une partie historique ici et maintenant), constituent en unité un mouvement général de développement-complexification (dans lequel agissent des mouvements de  développement-complexification de l’infiniment grand  à l’infiniment petit) ….

 

4. Mais si une vision globale peut aider à construire en santé notre futur d’individu humain dans l’espèce humaine, c’est dans la décision immédiate que se construit le processus inconscient, conscient et aléatoire, possible, à venir.

Aussi difficile que semblent à atteindre ….

1) un processus de sécurité d’emploi et de formation

2) une réforme radicale et progressive du crédit, de la production et l’usage monétaire local et mondial, des fonds gérés par les producteurs-citoyens,

3) des droits nouveaux du travail le permettant, vers une réduction vers l'abolition de la vente de la force de travail et une activité libre en croissance, et une productivité le permettant, …

….Il n’y a, par hypothèse avancée, compte tenu de l’état économique, social et politique constaté,  pas d’autre choix immédiat que cela ou la faillite sociale et humaine tout court.

 

5. La candidature du PCF aux présidentielles, au-delà de tout ce que les évènements peuvent nous réserver d’ordinaire et d’extraordinaire d’ici là, répond à cette bataille et à cette réalité de dérégulation-déstructuration vers la catastrophe sociale, que nous devons combattre.

Il n’y a pas de forces autre que la force communiste qui peut s’incarner dans les communistes de parti ou sans parti ou disséminés dans des organisations qui ne le sont pas, pour entamer cette tâche.

Je dis entamer parce que si cette tache découle de longues luttes antécédentes, nous entrons dans une phase tout à fait nouvelle de l’usure du système et de sa crise.

Pierre Assante.05/01/2021 09:52:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:00

 

DÉRÉGULATION-DESTRUCTURATION SOCIALE

et CANDIDATURE PCF AUX PRÉSIDENTIELLES

 

AFFICHAGE. MARSEILLE 8ème

 

Ce qu’a fait Trump, c’est ce que fait le capital et rien d’autre.

Il l’a fait sans aucune capacité politique adaptée, sans la dimension d’une culture de pouvoir du type de capitalisme d’aujourd’hui. Sa culture « d’entreprise » et celle du capital mondial sont de deux dimensions comparables idéologiquement mais différentes politiquement. Il a été le « précurseur » d’une accélération de la dé-régulation et de la dé-structuration locales et mondiale propre au CMMnIgF (1), au capitalisme-libéralisme mondialisé, numérisé, financiarisé. L’establishment et son « personnel » est prêt à « rectifier tout ça », mais sa culture dominante, celle d’un système à obsolescence, l’aveugle au point de ne pas mesurer ce dans quoi ils s’avancent et qui les menace eux-mêmes en menaçant la société tout entière.

Mais dérégulation et destructuration sociale est bien la doctrine du CMMnIgF pour permettre la gouvernance directe du capital mondialisé, son taux de profit en crise, sa domination économique et politique.

Les commentateurs de ce capitalisme-là vont jusqu’à projeter toutes les catastrophes de cette dérégulation-destructuration et les considèrent comme naturelles, comme s’il allait de soi qu’une telle « évolution », qui est en fait une involution, était inévitable et ses malheurs aussi, alors qu’ils en sont les pilotes et qu’elle correspond à leur choix.

S’il n’est pas certain que cette involution soit combattue avec succès, car pour un succès il faut une bataille, un plan de bataille et une organisation pour la mener,  répondre à la dérégulation-destructuralisation sociale, poursuivre un processus social en santé, en développement de l’être humain, de l’humanisation qui est loin d’avoir atteint un palier suffisant pour perdurer, il n’y a pas d’autre choix que cela ou la faillite sociale et humaine tout court.

Aussi difficile que semblent à atteindre

1) un processus de sécurité d’emploi et de formation

2) une réforme radicale et progressive du crédit, de la production et l’usage monétaire local et mondial, des fonds gérés par les producteurs-citoyens,

3) des droits nouveaux du travail le permettant, vers une réduction vers l'abolition de la vente de la force de travail et une activité libre en croissance, et une productivité le permettant,

n’y a pas d’autre choix que cela ou la faillite sociale et humaine tout court.

La candidature du PCF aux présidentielles, au-delà de tout ce que les évènements peuvent nous réserver d’ordinaire et d’extraordinaire d’ici là, répond à cette bataille et à cette réalité de dérégulation-destructuration vers la catastrophe sociale, que nous devons combattre.

Il n’y a pas de forces autre que la force communiste qui peut s’incarner dans les communistes de parti ou sans parti ou disséminés dans des organisations qui ne le sont pas, pour entamer cette tâche.

Je dis entamer parce que si cette tache découle de longues luttes antécédentes, nous entrons dans une phase tout à fait nouvelle de l’usure du système et de sa crise.

Pierre Assante. 04/01/2021 06:42:50.

(1) Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 11:06

 

INVENTION. TRAVAIL MORT. TRAVAIL VIVANT. POUVOIRS.

DÉVELOPPEMENT-COMPLEXIFICATION-CONDENSATION.

UNIVERSALISATION.

 

Travail concret/Travail abstrait

Outil/Travail

Croissances contradictoires dans le cycle élargi du capital

Sortie progressive du système et construction nouvelle

 

1. Invention technologique (Simondon) :

 

Syncrétisme→  Analyse→ Synthétisme

 

MAIS, ajouter à cette analyse :

Idem pour tout geste humain → homme quotidien, mimétique, poïétique (créateur). (Henri Lefebvre. "Métaphilosophie")

                                                                                                              ↓

En unité, en simultanéité (en aller-retour individuel social interne et externe) micro et macro

 

____________

 

2. Outil. Travail unité outil-travail

                                               ↓

                                               Outil et Travail en relation dialectique avec

                                                                                              ↓

Production consommatrice-Consommation productrice

Cycle A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent’)→ croissance de l'outil, croissance du capital constant,

baisse tendancielle du taux de profit,

Baisse tendancielle du taux de satisfaction des besoins sociaux

Besoins sociaux au sens large, total

 

_____________

 

3. Comment résoudre la contradiction Croissance de l’outil/Baisse tendancielle du taux de satisfaction

                                                                                                                                             des besoins sociaux

Travail concret/Travail abstrait

Opposition TRAVAIL CONCEPTUEL/TRAVAIL « physique »

Résolution : relation universelle du développement e la croissance de l’outil dans la relation outil-travail = résolution de la suraccumulation du travail mort en capital, résolution de la contradiction capital/travail.

 

______________

 

 

4.  un petit  exemple :

L’ongle, partie du corps, protection des doigts, protection des gestes de la main, protection de la relation cerveau-main, protection de la relation univers-cerveau-corps-société humaine dans sa recherche et développement et complexification des subsistances

Besoins sociaux au sens large, total : techniques, cultures, transmission,

production-consommation

______________

 

5. Etude de l’ongle très importante mais syncrétique sans étude synthétique du corps

Idem pour le corps sans la société (1)

Idem pour la société sans la terre et l’univers

 

L’étude de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital sans l’étude de l’espèce humaine dans ses capacités de développement de son activité non seulement économiquement mais en tant que capacité propre d’une espèce en développement et complexification historique, coupe de la vision nécessaire de la relation de l’homme avec l’univers.

La belle et juste controverse Ergologie/Economie des pages 606-621 de « Expérience et connaissance du travail » (Yves Schwartz. 1988) ne peut trouver réponse que par une extension au-delà de la situation historique du CMMnIgF. (Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé)

Et de la situation historique d’un dépassement qui place de développement humain dans une libération de l’aliénation par le capital, dépassement-libération qui multiple les capacités de connaissance fondamentale et leur application dans l’organisation de la société se posant en appropriation en santé de l’univers : inversion-dépassement  de la « priorité » des « subsistances premières » sur les « savoirs » : la contradiction première devient secondaire puisque elle est résolue par la contradiction seconde des savoirs dans l’unité subsistances-savoirs.

Le baisse tendancielle du taux de profit résolue dans le dépassement de la vente-achat de la force de travail et celle de la vente-achat de la force de travail dans la productivité en progression exponentielle mise en santé au service du temps de développement savoirs-conscience, en développement-complexification-concentration-condensation assurant l’autonomie de la personne et la cohérence sociale, le l’ECRP (entité collective relativement pertinente), de l’espèce avec elle-même, avec la nature et avec l’appropriation en santé de l’univers.

 

___________________

 

6. La relation économie-ergologie, la crise de suraccumulation du capital, la crise du taux de satisfaction des besoins sociaux ne peut être appréhendée que dans une vision en altitude du rapport Outil-Travail,  son évolution, sa rapidité exponentielle de transformation nécessaire mais limitée par le système.

Une vision de haut, dans le temps et l’espace nous dévoilent l’unité Outil-Travail (activité en général) qui est tout à fait différente de la dichotomie économie/ergologie, développement des subsistance/développement des capacités individuelles-sociales, prise de pouvoir sur l’argent/conditions de la gestion, action/formation etc….

 

________________

 

7. La relation Outil-Travail « vue de haut » et dans un « temps long » montre QUE la résolution en spirale infinie des contradictions dépend d’une UNIVERSALISATION en progression exponentielle de cette relation, condition de libération de l’aliénation des rapports sociaux qui caractérisent l’essence de l’homme, les rapports sociaux en crise de baisse du taux de satisfaction des besoins sociaux. Une vision étendue du temps et de l’espace de la relation outil-travail unit la compréhension de la croissance et la contradiction capital/travail. L’unité outil-travail c’est l’unité production consommatrice-consommation productrice que décrit Marx dans son introduction de 1859 : production-consommation-distribution-échange (circulation) contre la vision unilatérale de l’économie politique orthodoxe confortant le libéralisme et son « éternité » déclarée aussi unilatéralement.

 

Marx en aucun cas réduit l’analyse du capital et du travail à la plus-value (livre 1 et la baisse tendancielle du taux de profit (livre 3). Dès les manuscrits de 1848, il situe les bases de son analyse dans une somme d’acquis anthropologique et dans cette somme dans l’homme en tant que conscience de la nature sur elle-même. En mouvement bien sûr et en particularité propre dans l’unicité des composants de l’univers et l’unicité de leurs rapports.

 

Aller au-delà, puisque nous en avons une possibilité historique, c’est lier la contradiction du système et les solutions de ces contradictions avec la résolution des contradictions travail concret/Travail abstrait au cours de laquelle l’existence de l’emploi c’est aussi l’existence de la vente de la force de travail par le salarié sous toutes ses formes anciennes ou nouvelles.

 

La Sécurité d’Emploi et de Formation et la prise de pouvoir sur l’agent à  partir de l’analyse de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (Théories sur les crises de suraccumulation et la dévalorisation du capital, Volumes 1 et 2, Paul Boccara) n’est pas une substitution philosophique erronée du concept de travail par celui de l’emploi. C’est au contraire dans la transformation qualitative de l’emploi, l’abolition-transformation de l’emploi par le processus de sécurité d’emploi et de formation, que réside la désaliénation du travail, de l’activité salariale contrainte. Il n’y a aucune opposition théorique à formuler entre la volonté de transformer l’emploi et celle d’abolir la vente-achat de la force de travail. La résolution de la contradiction travail concret/travail abstrait et la « réconciliation » entre économistes et ergologue vont de pair. Il y a travail concret dans le travail abstrait et la représentation-équivalent  monétaire du travail abstrait (plus-value +salaires) voile la réalité de cette unité contradictoire à dépasser dans dépassement du système : encore une fois il y a unit de la production consommatrice et de consommation productrice, dans tous les domaines de l’activité humaine et celle de la construction nécessairement exponentielle pour la survie d’une espèce pensante dans la complexification exponentielle de l’univers. Les régressions n’infirment en rien cette nécessité.

L’analyse sociale est d’autant plus éclairante et résolutive que sont posées sans cesse état présent, négation de l’état présent, négation de la négation-résolution des contradictions de l’état présent, observation de l’unité de forces contradictoires, mouvement des contradictions entre elles, les essentielles et leurs interactions ; la primauté de la matière sur la conscience et le retard de la conscience qui fait partie de la matière, sur l’état présent et ses transformations.

 

La numérisation et l’automation, la réduction du temps de travail contraint et le développement-complexification-condensation du travail de recherche comme outil du développement-complexification-condensation des capacités développement de l’espèce humaine dans l’univers est une issue possible des contradictions systémiques et ergologiques actuelles de l’humanité.

Le rapport Travail mort-Travail vivant et non Travail mort/Travail vivant, c’est le rapport Outil-Travail quel que soit le système économique et social, le mode de production et d’échange. Les particularités de ce rapport sont celles des particularités du mode de production ; avec des particularités plus ou moins saines et progressistes en fonction de la concordance entre développement des forces productives et mode de production et d’échange ou pas. C’est en période de crise d’un mode de production avec le développement des forces productives que travail mort et travail vivant s’opposent irrémédiablement : le besoin de dépassement du mode de production devient incontournable pour guérir la grave maladie sociale induite. Nous en sommes à ce stade d'une façon paroxysmique dans le CMMnIgI.

 

________________

 

8. Mettre en relation l’analyse 

 

Opposition :

Travail concret/Travail abstrait

outil/Travail

Croissance de l’outil/Croissance du capital constant

Croissance du capital constant/ Baisse tendancielle de satisfaction des besoins sociaux

Résolutions :

Baisse tendancielle de satisfaction de besoins sociaux /→/résolution de la crise systémique

Résolution de la crise systémique = →croissance-condensation des capacités de l’espèce

croissance-condensation des capacités de l’espèce→universalisation de l’activité humaine

                       Croissance-Universalisation en relations dialectiques

 

 

Pierre Assante. 02/01/2021 09:32:57.

 

(1)  Concernant la "comparaison-métaphore" entre l'évolution-développement-complexification-condensation de l'organisation de la croissance cérébrale,  de la naissance à la mort, en passant par l'enfance et l'adolescence, ET celle de la société humaine, il me plait de revenir sur les capacités de combinaison-création paroxystique des éléments de la création musicale qui la place au-devant des combinaisons-création de la recherche-développement technique et même artistique, il me semble. Ecouter profondément !

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 23:59
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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 06:57

 

Le processus social de complexification d’un mode d’organisation de la matière.

"Je me répète mais je progresse.

Vous aussi ?"

 

La pensée humaine est le fruit du processus social de complexification d’un mode d’organisation de la matière, la nôtre.

Ce n’est pas la pensée, ce mouvement matériel de complexification d’un mode d’organisation de la matière qui crée la matière, mais la matière qui crée la pensée. D’où la distinction entre « matérialisme » et idéalisme » qui reflètent deux conceptions de la nature, le matérialisme  contredisant l’idéalisme, mais non l’idéal, objectif et subjectif de la participation au mouvement social en santé, le processus de complexification-évolution infinie de l’organisation humaine au-delà de l’existence de l’humanité destinée à disparaître mais non le processus de complexification micro et macro de la nature, de l'univers.

Comme disait Lénine, dans une métaphore simple mais juste, si vous créiez la matière par votre pensée, votre mère pourrait être votre enfant. L’inversion entre enseignant et enseigné qui peut se produire et se produit c’est autre chose que l’inversion de la flèche du temps. D’ailleurs cette « inversion » n’est pas à sens unique.

Mais si l’on s’en tient seulement à ma première phrase, on oublie, dans le mouvement de la matière et dans le mouvement matériel qu’est la pensée humaine, l’interaction entre le mouvement général de la matière et ce mouvement particulier de la matière qu’est la pensée, parmi la multitude des mouvements particuliers de la matière qui constituent son mouvement général.

C’est ce qui fait dire à Marx qu’une idée qui s’empare des masses devient une force matérielle. Il faut convenir que dans cette judicieuse et géniale remarque, l’usage du mot matière peut être perçu comme ambigu alors qu’il ne l’est pas du tout. Notre vocabulaire issu de l’idéalisme est pauvre, simpliste et insuffisant, ce qui le rend trompeur.

La comparaison entre le mouvement ouvrier italien et français m’emmène à peser le rôle de la bourgeoise révolutionnaire (dont les brillantes prémisses avortées du nouveau mode de production, le capitalisme industriel, étaient pourtant apparues en Toscane, avec la révolution scientifique et technique et l'éclosion de la nouvelle esthétique de la Renaissance) et de ses Lumières en France et dans le Monde et celui du processus international qui s’en suivit là où la société « saute »  une étape en s’appuyant sur les avancées accomplies dans un temps et un lieu différent.

En étudiant l’influence de l’Eglise en Italie sur l’organisation syndicale dans les années d’après-guerre jusqu’à aujourd’hui, on peut constater à quel point la « guerre » idéologique entre CGIL et CISL des 30 glorieuses, et leur alliance-opposition comportent de part et d’autre le retard ordinaire de la société avec la pointe avancée de la conscience de la société sur elle-même. De la Rinascita de 1945 à autodissolution du PCI de 1991, croissance relative d'un rapport de force du salariat dans le compromis historique mondial de l'après-guerre sur la base de la plus-value relative dans le progrès de la productivité, et implosion anticipée dans  la mondialisation financiarisé et numérisée et finalement conservation de retard...

Le mythe ridicule de Peppone et de Don Camillo n’est pas né de rien. Et il n’est pas propre à l’Italie.

La saine alliance CISL-CGIL anti-terrorisme elle-même, anti Brigades Rouges, ne peut cacher les liens au moins subjectifs entre catholicisme et gauchisme extrême, et l’influence de l’idéalisme, en moins d’importance et différemment, dans la CGIL elle-même. Et dans le PCI lui-même.

Ceci pose encore et toujours ici et partout la question d’un matérialisme non dogmatique.

Et la question que le « cœur » de réparer ne suffit pas et qu’il faut aussi accepter de ne pas ignorer la mécanique, ceci n’étant qu’une métaphore simplificatrice, la société humaine étant le contraire d’une mécanique qui ne peut avoir de conscience et qui ne peut constituer qu’un prolongement du corps-soi crée par le corps-soi, par l’interaction entre l’individu et l’espèce et son organisation sociale inconsciente et consciente.

« Réparer la machine », ici et maintenant c’est ne pas ignorer volontairement ou pas la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et l’austérité sociale qu'elle produit et enfin entamer l’expérience d’un autre usage de l’organisation de la production, du travail et des outils d’échange, production et usage monétaire. C’est aussi considérer que la Sécurité d'Emploi et de Formation est «  l’étape nécessaire » à l’abolition-dépassement de l’aliénation par la vente de la force de travail.

Se rassembler sans ce souci essentiel c’est courir à l’échec et à la poursuite de la destruction, sociale, économique, écologique.

Et il n’y a pas de réforme radicale et progressive et progressiste de l’économie sans ascèse ergologique, c’est-à-dire la cohérence de l’activité de la personne avec l’activité de l’ECRP ( Entité Collective Relativement Pertinente) et de l’ECRP avec le mouvement global de l’humanité, de la société humaine mondialisé et numérisé, possédant les moyens de libération de la vente de la force de travail par une productivité immense possible mise au service de la réalité du développement humain, de sa pensée.

Un enfant qui use pour la première fois d’un mot, qui fait sa première multiplication, et un adulte qui s’organise dans son travail avec ses semblables ne répètent pas : ils inventent. La recherche et l’invention, si elles contiennent l’invention technique, scientifique, fondamentale et appliquée ne se limitent pas à cette invention technique et scientifique. La formation, c’est l’aide de l’usage de l’accumulation passée des savoirs acquis pour en inventer d’autres dans et par l’activité, son expérience et sa connaissance. L’invention est l’essence de l’existence humaine et de tout acte humain, du plus « élémentaire » au plus « complexe », en unité ; et les rapports sociaux dont on dit à juste titre qu’ils sont l’essence de l’homme contiennent cette réalité et cette nécessité née de l’invention préhistorique de l’outil et de l’interaction entre création de la pensée, complexification de l’interaction entre l’outil et la pensée. C’est toute la question d’un parti de transformation sociale en santé, non dogmatique autant que possible. Il ne s’agit pas d’être imité, il s’agit d’user en commun de l’accumulation sociale permanente des savoirs savants et populaires. Engels répétait : le parti social-démocrate (à l’époque la forme la plus avancée de transformation sociale en création initiale primitive) doit être l’interprète conscient du processus inconscient de la société humaine.

La tâche du présent c’est de transformer les rapports sociaux obsolètes du capital dans un processus conscient et inconscient armant la volonté de vivre.

Je me répète, mais je progresse. Vous aussi ?

Pierre Assante. 29/12/2020 06:25:00.

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 10:49

 

« Il faut s’interroger sur le travail syndical

mais on y arrive pas ».

 

« Il faut s’interroger sur le travail syndical mais on y arrive pas » (1). Ce constat, s’il peut être partagé, n’expose en rien les raisons de la chose.

Le syndicalisme s’est forgé sur la défense de besoins « matériels et moraux » immédiats des salariés, des vendeurs de leur force de travail, les organisations politiques ouvrières étant sensées aller au-delà de cet « immédiat » en recherchant et construisant en commun un type de société répondant au-delà de l’immédiat à ces besoins « matériels et moraux ». Il en était question depuis le Manifeste de 1848 !

Depuis des décennies, l’action syndicale ne réussit plus à y répondre. Les augmentations salariales tiennent plus du maintien d’un « équilibre » pour le patronat entre production et consommation. La part de la valeur ajoutée destinées aux revenus du salariat a décru sans cesse. Celle directe versée aux salariés comme celle indirecte fournie aux salariés à travers les services publics. De plus pour permettre la chose, la division  syndicale entretenue par le patronat, le grand patronat international auquel est soumise toute la société, a diffusé un opportunisme aggravant la qualité des rapports entre syndicats et syndiqués ou non syndiqués, et des rapports sociaux en général, soumis à la monarchie de l’entreprise : celle de la vente contrainte de la force de travail par les travailleurs-producteur direct des richesses nécessaires à la vie humaine et des richesses parasitaires mêlées, qui sont une autre forme de l’achat de la force de travail une fois de plus aliénée par récupération patronale indirecte de la part de la plus-value et de la productivité redistribuée.

Chômage (désoccupation dit-on en Italie...), gaspillage quantitatif et qualitatif des ressources humaines, de l'effort commun de l'humanité ne sont pas issus de la domination stricto sensu mais des lois de l'accumulation capitaliste. Le dépassement des dominations passe par les effets d'une coopération et d'une solidarité objectives et subjectives dont les effets peuvent modifier les comportements et les mentalités. "Conditions matérielles de vie et mentalités etc...", je partage cette vision et cette visée.

Dans cet imbroglio des perceptions de la crise de la production, de la consommation et de l’emploi, mettre en opposition travail et emploi est d’une inconséquence crasse. Et faire grève c'est dire : je refuse de continuer à travailler dans ces conditions ! Ne pas oublier ces simples choses !

L’emploi est la forme capitaliste de  de l’organisation de la production, mais cette forme ce n’est pas sur sa fonction productrice qu’il s’agit de la contester et la dépasser, c’est sous sa forme archaïque, celle de la vente-achat de la force de travail.

 « Il faut s’interroger sur le travail syndical mais on y arrive pas ». Si l’on n’inclut pas l’analyse élémentaire des conditions de cet échec, c’est-à-dire la baisse tendancielle du taux de profit, les lois qui la contrecarrent, mais au niveau de cette baisse dans la révolution scientifique et technique numérique, que plus rien ne contrecarre, on pourra se lamenter ad aeternam de cet échec sans que rien ne change en mieux mais que tout se dégrade.

S’Il n’y a pas d’économie en santé sans ergologie de progrès,  il n’y aura pas d’ergologie de progrès sans économie en santé, c'est une tautologie et une lapalissade connue-inconnue. Et c’est un progrès conjoint ici et maintenant et dans le futur qu’une telle interaction qui  peut mener à la poursuite du processus humain en santé, c’est-à-dire des conditions de vie et de travail, en quantité et en qualité échappant progressivement  mais rapidement à la monarchie du « management » lié à la monarchie patronale.

Autogestion de la personne et de l'Entité collective relativement pertinente, l'une avec l'autre et pas l'une sans l'autre, contre taylorisme et libéralisme, l'un dans l'autre.

Le modèle de la monarchie patronale est le modèle infra et supra dont est issue l’accumulation moderne du capital, de sa suraccumulation-dévalorisation qui en découle, de l’austérité qui y est liée et dont nous faisons et ferons de plus en plus le constat et l’effet dévastateur dans la réalité dramatique, dans notre vie quotidienne pendant et après la pandémie, au même titre que la dégradation par le capital et le taux de profit du milieu dans lequel nous vivons, la Terre.

La compréhension d’un projet sur l’organisation du travail et d’un projet sur l’organisation de l’échange, c’est-à-dire du mode de production et d’échange ne peuvent découler que d’une connaissance des lois du système, de son obsolescence et des conditions à créer pour les transformer en santé. De même les savoirs-valeur sont intimement liés aux progrès de l’humanisation ou aux régressions de l’humanisation, c’est à dire aux progrès des volontés de transformation en santé et aux transformations en santé, renormalisations en santé micros et macro constituant des mouvements particuliers dans le mouvement général d’humanisation. Des Groupes de Rencontre du Travail -GRT- ignorants des lois de la circulation et de l'accumulation du capital, leurs conséquences sur le travail et l'activité humaine, de ce qui dans le rapport local et global de production et d'échange est à transformer dès l'état actuel des choses,  vers un autre type de développement, se paralysent eux-mêmes.

La troisième bataille, celle sur les circuits de l’argent, la mondialisation des gouvernances économiques, la circulation des flux financiers, les oligarchies financières, les rapports de force dans le commerce mondial, les batailles juridiques qui y sont liées, n’est pas sans rapport avec le besoin de connaissances des lois du système et de son épuisement, celle de l’usage des fruits du travail, du besoin de réduction continue du temps de vente du travail en lien avec la productivité dont la croissance et la qualité dépendent de la croissance de l’invention humaine : de la quantité et de la qualité de temps attribué à cette invention c’est-à-dire en dernière intense à la recherche fondamentale et appliquée qui dépend elle-même de la qualité de la déadhérence conceptuelle, en rapports dialectiques.

Il n’y a pas de miracle. Toute l’histoire humaine est celle de son dépassement permanent, discret et continu. Celle du syndicalisme de même et l’isoler du contexte historique général, du local au mondial est courir à l’échec. Certes il est plus facile à énoncer cet état de fait qu’à l’améliorer. Pour moi-même que pour tout un chacun. Dans "on n’y arrive pas", le constat peut être momentané, durable ou dépassable. La prise ne compte syndicale de l’ergologie peut et doit passer par une politisation intégrant l’immédiat et la prospective des possibles.

Les batailles politiques actuelles, sclérosées par le système lui-même, ignorent majoritairement la bataille à partir de la connaissance des lois du système lui-même et des solutions possibles de dépassement. Appeler les choses par leur nom, les nommer est nécessairement incontournable au-delà de les effleurer et les suggérer, passages nécessaires mais insuffisants. Poser la question dans la prochaine bataille présidentielle, dont l’imbrication mondiale est évidente,  au-delà de tous les événements la précédant, fait partie de nommer le système, son obsolescence et les solutions à son dépassement, pour agir en santé.

La nécessité d’une Sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenu assurant la continuité et le développement de la production en quantité et en qualité, c’est-à-dire du rôle de l’homme producteur et des conditions de la production pour lui-même et pour tous les autres, s’il on est d’accord, il faut le dire et le promouvoir. L’usage en santé de soi par les autres et de soi par soi est totalement étranger à l’opposition théorique et pratique, dans les conditions du moment,  entre emploi et travail.

Pierre Assante. 27/12/2020 09:56:30.

(1) Voir citation dans : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/taf.travailler-au-futur.extrait.yves-schwartz.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 09:14
Légende de la Fig 4 en bas de page

 

Ergologie (1), anthroponomie (2), économie, travail,

Reprise d'un article du

24 octobre 2014

synthèse des champs d’activité et de recherche

entre eux.

La difficulté de la pluridisciplinarité

 

 

On n’éclaire pas le chemin du processus humain, pour aller de l’avant, comme on veut mais comme on peut.

Les conditions historiques font partie de la nécessité, de l’Anankè, comme les conditions « naturelles », en unité.

Il est clair que la période actuelle pose la question d’une transformation de la qualité de croissance du mode de production et d’échange. Il ne suffit pas de dire la chose mais il faut de la réaliser. Et de la réaliser pas tout seul, comme y tendent sans résultat les hommes dans une situation d’immaturité sociale, mais en agissant collectivement sur notre propre processus en tant qu’être social dans le processus social général, son unité-multiplicité-diversité.

Constater une situation malsaine et la contester, c’est la négation. Réfléchir à des solutions d’une façon rationnelle en tenant compte de l’humain non en tant qu’objet à manipuler, mais en tant que vivant conscient, être social créateur de lui-même, c’est la négation de la négation, la « positivation » de l’acte humain et du processus social.

 Agir sur la société en tant qu’individu, c’est participer à des activités, à des champs d’activités de l’humanité. C’est aussi être en contact avec les autres activités afin de nourrir ses propres champs d’activité, dans leurs nombres et leurs diversités.

 La difficulté de la pluridisciplinarité au sens « savant » comme au sens « populaire » tient aux conditions individuelles et collectives dans laquelle l’individu exerce une activité.

 L’ergologie, si tant est que l’ergologue soit relativement fidèle à son ascèse ne peut vivre que par la pluridisciplinarité.

 Il en est de même pour l’anthroponomie.

 Cette particularité, avancée dans ces deux domaines (anthroponomie et ergologie), champs, par rapport à tous les autres domaines, champs, complexes de travail et de reproduction, ne découle pas d’un hasard, mais d’un besoin lui-même avancé de synthèse.

De nombreux champs de recherche sont relativement plus handicapés par un structuralisme qui les conduit non à la synthèse mais à une erreur composée, même si les résultats obtenus, aujourd’hui immenses spectaculaires prouvent leur opérationnalité.

 La physique, la biologie, mais pas seulement elles,  et leurs résultats technologiques opérationnels reposent sur la synthèse interdisciplinaire et aussi pluridisciplinaire. Mais il n’en est pas de même dans leurs rapports avec une synthèse, une abstraction du et sur le processus social qui pourrait aboutir à une résolution concrète des contradictions sociales, ce en quoi anthroponomie et ergologie, malgré leur jeunesse contiennent des qualités de synthétisation plus avancées, du moins il me semble.

 Il y a différence entre erreur composée, même opérationnelle, et cela existe souvent, et synthèse.

Le syncrétisme en matière de conscience est une avancée qui peut conduire à la synthèse et à la création nouvelle, mais c’est un chemin plein d’embuches et de voies sans issue.

 Le structuralisme reste dominant.

 La critique de l’économie politique, et la négation de la négation de l’économie politique, c'est-à-dire une méta-économie politique lui permettant de résoudre ses contradictions sont au cœur de la recherche des solutions au travail et à la production.

 Pourtant dans ces deux domaines, anthroponomie et ergologie, hormis dans les recherches théoriques et les propositions pratiques les plus avancées, souffrent, de par les « urgences » et la modicité des moyens d’interdisciplinarité et de synthèse, relativement, des mêmes barrières-frontières relatives entre les champs d’activité.

 Au point que se découvre la difficulté de rencontres pluridisciplinaires entre ergologie et anthroponomie et même entre économie et anthroponomie…….

 Je parle de rencontres dépassant le constat et la négation de l’état existant, c'est-à-dire de rencontre permettant négation de la négation, synthèse débouchant non seulement sur la connaissance mais aussi sur la transformation.

Evidemment ces affirmations caricaturales ne veulent pas cacher les immenses avancées pratiques des forces productives dans le monde et les synthèses, les négations de la négation qui les ont permises.

 Simplement le constat des difficultés, des arrêts relatifs, des blocages relatifs ou absolus peut-être en vue rapprochée, reposent la question de quelle qualité le processus peut être « injecté », comment il peut être relancé au-delà de ces blocages, en particulier par l’injection des constats et recherches économiques et sur le travail conjointes.

Reprenant le titre d’un article de Pierre Ivorra, « AGIR contre la domination de la finance exige de la comprendre » (H.D. 24.10.14), que je partage totalement et auquel j’ajoute, sans prétention de donner de leçon, mais de partager un souci : pour comprendre la finance, c’est avec tout le processus social que l’économie doit se confronter, et en particulier l’analyse et l’organisation du travail sans lesquelles il n’y a pas d’économie, de production et de satisfaction des besoins.

Soucis « idéaliste » ne tenant pas compte des conditions historiques, du moment ? Peut-être ou même surement ! Dans le même temps relisant les philosophes tchèques ayant préparé dans leur champ le printemps de Prague, le vrai, pas celui de l’anticommunisme, ou tout simplement pensant aux encyclopédistes avant la révolution bourgeoise de 1789, je ne peux m’empêcher de faire un lien entre l’entrée en profondeur d’un processus social et celle des synthèses et des négations de la négation qui les ont précédés et qui ont baigné consciemment et inconsciemment l’activité pratique révolutionnaire au moment de son « éclatement », en sauts dans la continuité.

 Pierre Assante, 24 octobre 2014

(1) Très résumé : Analyse pluridisciplinaire des situations de travail.

(2) Très résumé : Analyse pluridisciplinaire économique et sociale des transformations anthropologiques.

 Figure  4. Légende :

A1 Contraintes dues au rapport avec la nature.

A2 Contraintes dues aux rapports sociaux.

B1 Echanges égaux.

B2 Echanges inégaux *, « degré d’inégalité ».

* Où le plus fort impose les conditions de l’échange au plus faible, celui qui a le plus de richesses à celui qui en a le moins, celui dont les lois de l’accumulation capitaliste détermine la domination dans les rapports de production.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 20:27

 

La revue TRAVAIL AU FUTUR

N° 4 EST PARUE.

Yves Schwartz y présente dans un entretien « Travail, ergologie et politique » qui doit paraitre aux éditions « LA DISPUTE » début 2021.

 

Cliquer sur SUR LES LIENS

 

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VOIR AUSSI : « DOUBLE ABSTRACTION » et « TEMPS ET TRAVAIL ». Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/double-abstraction-et-temps-et-travail.intervention.13-mai-2014.html

 

 et Tous les articles du blog (3000 publiés, par séries de 25) :

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 12:08

 

« DOUBLE ABSTRACTION » et « TEMPS ET TRAVAIL ». Exposé à l’invitation des étudiantes, étudiants de Master du Département d’ergologie. (Voir repères à la fin).

 

VOIR PAGE 51 du recueil.

 

Cette intervention est disponible en vidéo. Elle est extraite de ce recueil constitué pour le groupe d'étudiantes ayant sollicité ma collaboration, grand honneur pour moi-même. A cette occasion de republication, un petit salut à Akima et à Linda.

 

Le lien sur le recueil :

https://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

Mai 2014. 191.000 caractères.

 

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 11:22
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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 20:18

 

 

JEAN-MARC DURAND. Face aux agitations politiciennes…

IL est temps de renouer avec ce qui est le plus noble de la politique, c’est-à-dire le débat sur les idées et le projet de société ; voilà le but premier du courant révolutionnaire qu’incarne le parti communiste en France.

 

C’est reparti ! L’approche des échéances électorales crée une nouvelle agitation de type frénétique au sein du landerneau politique. C’est surtout très sensible à gauche dans une période où pourtant cette dernière continue à ne pas avoir de véritable repaire identificateur, où persiste, voire s’amplifie, son décalage avec le peuple, notamment avec les aspirations profondes de ce dernier, où les luttes restent sans débouché réel. Mais visiblement, ainsi va le temps politique ! A croire pour parodier un chanteur bien connu, que les élections « rendent fou » ! A croire que les élections, que la tambouille politicienne, – là encore comme le disait un certain homme politique avide des voix communistes -, ce serait cela faire de la politique, que ce serait le nec plus ultra de la politique moderne. Cela fait un certain temps que nous sommes en quelque sorte payés pour savoir que cette recette ne fonctionne pas et surtout que cette réponse n’est pas adaptée à la recherche d’issues nouvelles par nos concitoyens.ennes ! A chaque élections elles et ils ne cessent de nous le répéter depuis plusieurs décennies maintenant.

En effet, cela fait depuis 1984, soit 36 ans, que la gauche est en échec, que le parti communiste est en échec que nous (la gauche comme le Pcf) ne cessons de décrocher dans les sondages comme dans les élections. Et qui a pris ne serait-ce que quelques minutes pour analyser les causes de cette situation ? Il ne suffit pas de dire 1981 c’est les 39 heures, les nationalisations, etc… Il faut surtout comprendre ce qui s’est passé à partir du tournant de la rigueur comme on l’a appelé et donc en analyser les causes profondes. C’est de la compréhension de cet évènement que nous serons en capacité d’apporter les réponses adéquates et de définir les stratégies adaptées. Et sans aucun doute que la réponse qui ressortira sera tout autre que celle du : « il faut le rassemblement des forces de gauche ou il faut se ranger derrière je ne sais quel homme providentiel ». Non pas qu’il s’agisse de nier, de faire disparaître toute idée de rassemblement à gauche mais simplement parce que le rassemblement comme seule réponse ne peut être la solution pour renouer avec le peuple, l’électorat de gauche et surtout reconstruire une vraie politique de gauche. Tout simplement car avec ce type de discours et ce n’est pas le moindre des paradoxes en cette année de centième anniversaire de la naissance du Pcf, cela revient tout bonnement à nier le congrès de Tour et à nous retrouver au beau temps d’un bloc social-démocrate plus occupé par les jeux électoraux (tiens !) que par le sort du peuple lui-même. Plus occupé par les discussions de couloirs, par le lobbying, par le parlementarisme, que par la construction de réponses à la politique capitaliste, c’est-à-dire par la construction de contenus et d’un projet qui visent très clairement et radicalement le dépassement de ce système d’exploitation et de domination qui jette des millions de femmes et d’hommes dans la précarité, divise et oppose les couches populaires entre elles, cela dans l’unique objectif de soutenir la rentabilité du capital. En fait c’est tout simplement tordre le cou au courant et au mouvement révolutionnaires à gauche, c’est tuer le parti communiste dans son originalité révolutionnaire. C’est tuer le parti communiste en tant que parti autonome, porteur d’un projet de transformation profonde de la société et animateur du débat d’idées, de la confrontation sur des enjeux civilisationnels vitaux.

Voilà le véritable fondement des débats qui se nouent à nouveau aujourd’hui au sein des directions du parti communiste, que ce soit au niveau départemental ou national. Il n’est pas anormal en soi que ce type de débat ait lieu. Il peut ressembler à celui qui sévissait avant 1920 mais le plus ennuyeux, le plus pernicieux et qui frise parfois un certain manque d’honnêteté intellectuelle, c’est que chacun.e ne dise pas clairement sa vision des choses, là où elle et il veut en venir. Tous font en effet mine de se réclamer du parti communiste, de son avenir, de son rayonnement alors que finalement, c’est de tout autre chose que d’un parti communiste dont ils se réclament. Là encore, c’est le droit le plus strict de chacun.e mais la bonne tenue du débat gagnerait à ce que les cartes soient clairement sur tables, à ce que des arguments détournés ne soient pas utilisés, à ce que les choses ne soient pas outrageusement personnifiées, participant ainsi à opacifier, à masquer les véritables objectifs poursuivis et plus grave, à dégrader profondément le débat démocratique.

La situation exige du courage politique, de la rigueur dans les propos et les démonstrations et surtout une nouvelle phase de la démocratie et de la pratique démocratique en interne comme vis-à-vis de peuple et de nos partenaires. Face aux dangers qui menacent les peuples, il est temps de renouer avec ce qui est le plus noble de la politique, c’est-à-dire le débat sur les idées et le projet de société ; voilà le but premier du courant révolutionnaire qu’incarne le parti communiste en France. Voilà pourquoi il faut un parti communiste qui existe, bien dans ses baskets, présents dans les batailles électorales, particulièrement à la présidentielle ; n’oublions pas en effet que nous sommes encore en 5ème République. Plus que jamais et surtout à la différence d’il y a cinq ans, il y a un besoin urgent de l’originalité communiste et d’une candidature communiste. Les temps exigent de sortir d’une conception d’un parti communiste force d’appoint ou sorte de mouche du coche dans un ensemble social-démocrate « réunifié ». C’est sur cette base qu’une large confrontation à gauche pourra déboucher sur un véritable processus de dépassement du système capitaliste ramenant confiance et espoir parmi la diversité des couches populaires. Voilà en quoi l’existence d’un parti communiste à part entière constitue la meilleure garantie de l’efficacité de la gauche tout entière. N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous enseigne l’histoire de ces quarante dernières années ? Notre 38ème congrès avait profondément souligné cet enjeu. Aujourd’hui il ne s’agirait pas de faire comme si cela n’avait été qu’une simple réflexion de quelques « intellectuels illuminés » soit-dit en passant, soutenu lors du vote de la base commune par 42% des communistes !

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 05:05

 

 

 

ECONOMIE ET POLITIQUE

NUMERO 794-795

VIENT DE PARAITRE


REGIONS : COMBATTRE LE CAPITAL.

Ouvrir les articles : cliquer sur les titres

 

 

 

 

 

éditorial

Le régime Macron, Jean-Marc Durand

Actualités France

Le projet de la loi de financement de la Sécurité socialeEmmanuel Larsonneur et Catherine Mills

Prêts garantis par l’État : vraiment pour les entreprises ?Alain Paker

Et les PME ?Denis Durand

Sobriété énergétique : qui va trinquer ?Alain Tournebise

Europe/Monde

« Euro fort », bon ou mauvais pour les travailleurs ?Nasser Mansouri

Les dossiers d’économie et Politique
Les régions, lieux stratégiques pour bousculer la domination du capital

IntroductionÉvelyne Ternant

Franchir le pas régional vers la Sécurité d’emploi et de formationÉvelyne Ternant

Politique agricole, forestière et maritime : urgence, changer le modèlePhilippe Jumeau

L’apprentissage de la compétence régionale au pilotage par le Medef. Un retour au xixe siècle ?, Hervé Faudot

• Quelle politique régionale pour l’économie sociale et solidaire

Une mission pour les départements et les régions : former à l’économie sociale et solidaireCaroline Besse

Réflexion sur les aides régionales aux entreprisesJacques Bauquier

Comment imposer la démocratie sociale et citoyenne au coeur de nos pratiques politiques en région ?Patricia Tejas

• Les conférences pour l’emploi, la formation et la transformation productive : extraits du rapport de Frédéric Boccara au conseil national du PCF, le 5 septembre 2020

Des innovations institutionnelles contre la logique du capitalÉvelyne Ternant

Les fonds régionaux, locaux et national. Un bras financier des conférences pour l’emploi, la formation et la transformation productive et écologiqueDenis Durand

Emploi, entreprises, luttes

Intervention de la Section de Figeac sur l’aéronautique et Figeac-Aéro, Michel Dauba

Les enjeux de la lutte engagée à JTEKT Irigny (Rhône). Un projet de casse de l’emploi considérable, Jean Chambon

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:57

 

SYSTÈME ET RESPONSABILITÉ

 

Lorsqu’un système économique et social ne répond pas ou ne répond plus aux besoins sociaux et arrive à obsolescence, c’est à dire à l’explosion de ses contradictions entre ses lois propres et les forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs outils et leurs cultures, entre autre pour nous la numérisation mondialisée de la production et de l’échange, entre alors en jeu aussi la question de la responsabilité individuelle dans la responsabilité collective.

Cela va de l’inconscience relative de la réalité de la crise du système, c’est-à-dire la seule vision des effets sans en comprendre les causes, à la conscience à divers degrés dans la chaîne des choix et des décisions impactant la gestion, le marché, la politique, jusqu’au cœur du système, de la chaîne de choix et de décisions, ou réside la responsabilité dans le système.

Dans ce « degré » de responsabilité, il y a les variantes allant de l’irresponsabilité, ce qui n’exclue pas l’engagement social ni la compétence utile dans une part du système, dans la parcellisation des tâches et des décisions, jusqu’à une complicité qui ne se l’avoue pas à elle-même… et en fin de chaîne la responsabilité consciente assumée qui est l’apanage du sommet d’une classe restreinte servie et servant le système.

La révolution consiste à détacher de ce sommet l’ensemble des couches sociales qui finalement sont victimes du système, de ses lois économiques et institutionnelles.

Au cœur des forces sociales aptes à se détacher des lois du système se trouvent ceux qui vendent leur force de travail, à plus ou moins bas prix, sont aliénés de la propriété de leur production et des gestes et pensées de cette production, en unité : aliénés de leur production. C’est sur eux que repose, en dernière instance, comme l’économie intervient dans toute l’activité humaine en dernière instance, la force de transformation, et la conscience naissante puis développée des solutions de transformation vers un Novum en santé, une issue nouvelle du processus humain.

Sans oublier que la vente de la force de travail concerne toutes les formes de production des biens nécessaires aux vies humaines, des plus « simples » et originelles aux plus complexes scientifiquement et pratiquement. L’alliance ouvriers, cadres moyens et supérieurs et chercheurs, y compris dans cette phase historique de nouvelle révolution scientifique et technique, n’est évidemment pas la condition exclusive de rassemblement de progrès de toutes les forces, de toutes les couches sociales, mais en forme, parmi les multiples conditions, la condition première : c’est elle qui détermine les capacités de produire et de gérer en santé ou pas.

Pierre Assante.  17/12/2020 08:18:50.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 22:59

NICOLAS MARCHAND. 15/12/2020

 

PRESIDENTIELLE: LA NECESSITE D’UNE CANDIDATURE COMMUNISTE, RENFORCEE PAR LA NOUVELLE PHASE DE CRISE. PAR NICOLAS MARCHAND.

 

Notre dernier Congrès a tiré des enseignements critiques de la période d'effacement du parti communiste à l'élection présidentielle.

Cela l'a conduit, dans un document adopté à une écrasante majorité, à affirmer qu' « il est essentiel d’être présents avec nos candidat·e·s à toutes les élections » et à décider de « travailler à créer les conditions d'une candidature communiste à l'élection présidentielle de 2022 ». A l'appui de cette décision, le Manifeste argumente : « L’élection présidentielle est un moment structurant de la vie politique. Si elle bride les potentialités du mouvement populaire en les conditionnant à une personnalisation du débat politique, surdétermine l'ensemble des échéances électorales, elle est incontestablement l’occasion pour chaque formation de mettre en débat son projet et ses idées à l'échelle du pays ».

Aujourd'hui, le développement de la crise, posant la question immédiate d'un projet transformateur, renforce cette analyse : il appelle la mise en débat en grand du projet et des idées communistes, et en aucun cas leur effacement.

Cependant, des voix se prononcent en faveur du renouvellement de la stratégie qui a conduit à l'effacement du PCF à deux reprises derrière Jean-Luc Mélenchon.

Les arguments n'ont pas changé. Ils s'appuient sur la perversion antidémocratique du mode d'élection du président de la république, limitant le choix aux 2 candidats arrivés en tête et sur la négation de l'actualité d'un dépassement du capitalisme. Ils s'appuient aussi sur un paysage politique verrouillé depuis 2002 par le haut niveau atteint par l'extrême-droite ; et sur l'affaiblissement du parti. Cela fonde un raisonnement en trois points :

- il faut tout faire pour que « la gauche » soit présente au 2eme tour

- pour cela il faut que la gauche s'unisse sur un candidat, dont il faut admettre qu'il ne peut pas être issu du PCF.

- mais bien sur admet-on, le contenu est décisif; il faut donc s'unir sur « des contenus », qualifiés, d'une façon qui se veut radicale, mais qui reste toujours vague, « antilibéraux », « en rupture avec les politiques libérales », ...

Les arguments ne semblent pas avoir changé. Mais ils se heurtent à l'expérience. A la décision du 38eme Congrès. Et à la nouveauté de la situation, avec la crise.

La plupart des communistes qui ont appuyé les choix en faveur de Jean-Luc Mélenchon l'ont fait avec la conviction que c'était le meilleur choix pour leur parti. En 2012, cela pouvait paraître s'inscrire dans la logique du Front de gauche, même si pour plusieurs au sein de la direction cela s'inscrivait dans une perspective de recomposition, ouverte par Mélenchon lui-même, pour créer une autre formation politique. En 2017, Pierre Laurent et son groupe dirigeant ont choisi de contredire une Conférence Nationale qui avait décidé d'engager un candidat communiste, pour imposer au forceps, et en faisant appel à la peur d'un mauvais résultat, une nouvelle décision de soutien à Mélenchon. Malgré les efforts de nombreux militants, cela a eu de lourdes conséquences.

En 2002 et 2007, les législatives avaient amorti l'effondrement de Robert Hue, puis de Marie-George Buffet à la présidentielle. Après 2012 et 2017, les communistes ont pu mesurer le prix pour leur parti, sa représentation parlementaire et ses idées de l'absence à deux élections présidentielles successives, au bénéfice de l'installation durable dans le paysage politique de Mélenchon et de son parti, avec leurs idées mélant conceptions social-démocrates et populisme.

Que nous ayons ou pas appuyé pour 2012, puis pour 2017 le choix de soutenir Mélenchon, nous sommes maintenant avertis et nous avons toutes les raisons d'être conscients qu'un nouvel effacement serait fatal au seul parti porteur d'un projet communiste dans ce pays.

Et il y a plus : il y a la nouveauté de la situation avec la nouvelle phase de crise actuelle, la crise économique étant exacerbée et doublée de la crise sanitaire. Fabien Roussel a eu raison de le dire, c'est la situation, la crise qui « pousse à ce qu'il y ait un candidat communiste à l'élection présidentielle ... ».

Au Congrès, nous avions anticipé une nouvelle phase de crise, mais ce qui se passe va au delà des prévisions, renforçant l'urgence de réponses radicales et réalistes.

Nous sommes à un moment où la situation, si grave socialement et économiquement, et si dangereuse pour la paix et l'avenir de la planète, exige des réponses inscrites dans une perspective révolutionnaire (révolutionnaire dans le sens de transformation radicale et pacifique) dont, en l'état actuel des choses , seuls les communistes sont en mesure de proposer les bases cohérentes.

Ce défi a une dimension vraiment historique. Cette crise, pour la France, pour l'Europe, comme pour le monde, parce qu'elle est la crise d'un système et d'une civilisation, appelle à sortir du cercle vicieux des réponses libérales comme sociales-démocrates, des promesses jamais tenues parce que devenues impossibles, d'un réformisme d'ajustement du système. La situation exige un renouvellement profond, radical des bases de rassemblement de la gauche. C'est cela l'urgence.

Dans ces conditions, invoquer l'union comme nécessaire en quelque sorte « à tout prix » conduirait à renouveler des moments qui ont contribué à la catastrophe, découragé le « peuple de gauche », les travailleurs, construit l'abstention de masse et la montée de l'extrême-droite.

Il suffit d'examiner les projets et les idées dont sont porteurs les candidats potentiels et leurs formations à gauche. Au mieux on est sur le terrain de réponses sociales-démocrates de gauche. Alors qu'il y a besoin d'un nouveau socle d'idées et de propositions rompant bien sur avec le social-libéralisme, mais aussi dépassant les limites, étatistes notamment, du keynesianisme.

Très significatif est le champ du débat sur l'emploi et le chômage, avec, à l'exception du PCF, l'adhésion à différentes formules d'instauration d'un revenu minimal garanti, salaire à vie, revenu de base ou autre, propositions qui, si elles ont des différences, ont pour point commun d'ignorer la responsabilité fondamentale du capital, des entreprises, dans la pérennité d'un chomage de masse. Est écarté l'objectif du projet communiste de sécurité d'emploi et de formation : une éradication du chômage, cette révolution libératrice pour les travailleurs. Est ignorée la nécessité de disputer le pouvoir au capital, d'une prise de pouvoir démocratique sur l'Etat, les entreprises et les banques, sans laquelle, quel que soit le pouvoir politique, c'est le capital qui continue de faire prédominer ses exigences de rentabilité.

Il ne suffit pas d'affirmer priorité au social et à la planète et de les déclarer inséparables. Des progrès sociaux et écologiques ambitieux et durables, nécessitent, pour être réalisables, des transformations économiques et politiques : des moyens de financement, échappant aux régles des marchés financiers, donc une prise de pouvoir sur les banques pour un tout autre usage de leur crédit (et pas seulement une action fiscale de l'Etat laissant intacte le pouvoir du capital) ; et des pouvoirs démocratiques nouveaux sur les entreprises et leur gestion, condition pour donner réalité à des nationalisations d'un nouveau type.

C'est l'originalité du parti communiste de pouvoir porter cette cohérence au niveau national et avec toute la dimension européenne et mondiale : transformer l'Union européenne, le rôle de sa monnaie et de sa banque, la BCE, agir ainsi pour une autre mondialisation. Notre originalité, c'est de pouvoir formuler des propositions immédiates, radicales et réalistes, dans la perspective de la nécessaire transformation profonde de la société, la libérant de la domination du capital, et de toutes les dominations (= rompant avec et dépassant le capitalisme). Dans la perspective d'un communisme de liberté. Il y a besoin d'exprimer cela dans la campagne présidentielle.Il y a donc besoin d'un candidat communiste.

Il y a besoin, en même temps que d'action, d'un large débat dans la société, dans les entreprises , parmi les salariés, avec les intellectuels, avec les organisations du mouvement social et politiques de gauche, dans lequel il serait possible de faire entendre et progresser des idées nouvelles, transformatrices. Si de telles idées font du chemin, elles pourront devenir les éléments du nouveau socle d'idées d'un projet de gauche à la hauteur des trasnformations nécessaires.

Pour l'instant, ce socle commun n'existe pas. S'engager dans la recherche précipitée d'un compromis, à supposer que cela aboutisse, ne pourrait aller au dela d'un plus petit dénominateur commun, défini au sommet, et reviendrait à ouvrir un nouveau chemin d'illusion, de nouveaux renoncements et de déceptions.

La candidature communiste à l'élection présidentielle permettra de faire entendre, mettre en débat et progresser les bases d'un nouveau rassemblement populaire et à gauche, transformateur.

La tâche est nécessaire, en toute conscience des difficultés à affronter, sauf à se soumettre à un nouvel effacement, à disparaître encore un peu plus, désarmant le mouvement populaire, alors que, quel que soit le candidat élu en 2022, serait ouverte la voie, avec l'aggravation de la crise, et faute d'alternative, vers un terrible chaos.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 19:19

 

INTERVENTION DE DENIS DURAND.

Conseil National du Pcf

12 décembre 2020

 

J’approuve le calendrier proposé (1) et la présentation politique qui en est faite dans le rapport.

Je voudrais attirer l’attention sur un point qui va beaucoup peser dans la préparation de l’élection présidentielle et dans celle du congrès : les élections législatives.

On connaît bien ce qui rend cruciaux, vu la situation actuelle du Parti, les moyens d’action que procure l’existence d’un groupe communiste à l’assemblée, aussi bien au niveau national qu’au niveau d’une fédération, par exemple.

Faut-il en déduire une stratégie dont l’objectif principal viserait à maximiser le nombre d’élus du PCF au moyen d’une alliance de premier tour avec Mélenchon, ou le PS, ou les Verts, avec des contreparties pouvant aller jusqu’à l’effacement à la présidentielle . Il s’agirait, en somme, de mieux réussir en 2022 ce que le soutien à Mélenchon n’avait permis d’obtenir que partiellement en 2017.

Mais 2022 ne sera pas 2017. Qui aurait imaginé, il y a un an, la moitié de la population mondiale confinée. Un appauvrissement général qui précipite toute une jeunesse dans les permanences du Secours Populaire . Et ce n’est que le début : dans trois mois, dans six mois, les plans de suppressions d’emplois des grands groupes vont commencer à produire leurs effets, juste au moment où l’État n’aura plus d’argent pour payer le chômage partiel ou pour protéger les PME contre la faillite.

Il faut remonter en juin 1940 pour trouver le souvenir d’un tel désastre national. Je parle bien de désastre national car la France va être particulièrement atteinte. Et ce sont les héritiers directs et revendiqués de Pétain et de la collaboration qui caracolent en tête des sondages, tandis que les actes de plus en plus liberticides de Macron commencent à produire une vraie crise de régime.

Dans un tel paysage, il est très important de faire élire davantage de députés communistes mais l’objectif principal de notre stratégie électorale ne peut pas se limiter à défendre notre place dans les institutions de la Vème République pourrissante.

Cela donne donc une tout autre signification à l’élection présidentielle. Loin d’être un mauvais moment à passer en attendant les législatives, elle peut être un moment décisif pour proposer à nos concitoyens de transformer la défiance en résistance et le ressentiment en action pour des changements révolutionnaires allant bien au-delà de ce qui a été accompli il y a 75 ans.

C’est possible. La radicalité d’un changement révolutionnaire est dans beaucoup de discours mais aussi dans les têtes. Quand nous menons notre campagne emploi sur le terrain, on sent que nous sommes au cœur des préoccupations des gens quand nous parlons d’éradiquer le chômage. C’est-à-dire une perspective politique révolutionnaire : sécuriser les êtres humains, pour leur permettre de conquérir de nouvelles libertés, dans le travail mais aussi dans la cité avec un essor sans précédent de la démocratie jusque dans l’entreprise, dans les relations entre les genres, les sexes et les générations, dans la vie culturelle et artistique. C‘est-à-dire le projet communiste tel qu’il a été défini au 38ème congrès.

Voilà l’apport dont toute la gauche a besoin pour se reconstruire idéologiquement et politiquement, pour être capable d’entrer en résistance et, entre autres, pour reconstruire des bases solides pour la représentation de toutes ses forces au Parlement.

Voilà, non pas ce que j’attends d’une candidature communiste à l’élection présidentielle, mais voilà la bataille dans laquelle je suis prêt à m’engager à fond avec notre candidat, comme pourraient l’être, j’en suis sûr, les 80 % de communistes qui se sont rassemblés sur les orientations du 38ème congrès, et bien d’autres encore.

(1) l’ensemble des travaux :

https://enavantlemanifeste.fr/2020/12/15/le-conseil-national-du-pcf-du-decembre-2020/

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 09:07

 

Texte reçu d'un ami et écrit par lui-même :

 

Testé ! (Par José)

 

            Hier je suis allé faire un test covid sous le chapiteau* de ma bonne ville, et Jeannie aussi. Simple précaution avant de recevoir les  fifilles puis de leur rendre visite. L'ARS et la municipalité ont organisé un centre de dépistage gratuit et sans ordonnance.  Coucagna ! Naturellement, il y avait du monde, moins que dans une grande surface voisine, certes, mais quand même. Nous faisons donc la queue, Jeannie et moi, respectueux et masqués comme nos voisins, et plus que dans une grande surface. Cela s'éternise quand même… Envie d'aller aux toilettes. Il y a tout ce qu'il faut à proximité. Parfait. Je me presse, afin de perdre le moins de temps possible, et le moins de place dans la file…. Mais au moment final, pas de papier… Aquela de maioun !

             Heureusement, j'ai des mouchoirs à usage unique dans la poche. Je retrouve enfin une place dans la file, bien plus loin, bien sur, bien décidé à me plaindre. Quand mon tour arrive,- tu en veux toi des papiers-, on me donne un formulaire à remplir: nom, prénom, date de naissance et tutti quanti. Et quand je le rends et crois pouvoir enfin poser ma réclamation, je m'entends expliquer que mon adresse internet n'est pas valable. Aqueu de cóu ! Et oui, cette adresse est la même que celle qui a été donnée par mon épouse, passée quelques minutes plus tôt et qui est en train de se faire explorer les narines. Une adresse par personne, on vous dit. Acidènt !

            J'ai beau expliquer que cela fait des années que nous sommes mariés, que nous avions déjà une adresse unique avant, que nous recevons tous nos résultats d'analyses sur cette seule et unique adresse, rien n'y fait. On me propose même, (puisque je suis un vieux, pardon, un senior, je ne peux qu'être incompétent en informatique) de me faire créer une seconde adresse par mes enfants quand je les verrai. En galerà !  Je veux avoir les résultats du test pour qu'ils puissent venir chez moi en toute sécurité, et j’aurais ces resultats quand ils auront créé chez moi ma nouvelle adresse et que je l’aurai transmise au laboratoire! Et ils pourront ouvrir mon compte alors que mon épouse ne le pourrait pas! Bel exemple de respect du secret médical! Toui lu fouòl noun soun à san Pouòn ! 

            Et pourquoi pas les envoyer chez mon médecin traitant dont on m'a demandé le nom sur le formulaire que j'ai du remplir quelques minutes auparavant? Finalement, on m'a proposé de passer les chercher au laboratoire le lendemain, en début d'après-midi. Heureusement qu'on avait longuement expliqué à mon épouse qu'une fois le test fait, il fallait rester chez soi pour éviter tout risque de contamination! Ma, doun sian aqui ? 

Et vers 14h30 aujourd'hui, je suis passé au laboratoire… il est ouvert tous les jours de 7H30 à 14h! On dirait un épisode d’Asterix.Pauvre de iéu! Saint Kafka, priez pour nous: j'ai peur que le nouveau monde ne soit une cauchemardesque métamorphose!En mantu luec, si ve souvent que dòou pu bestia nen fan un president. 

            Je suis sur que Marie Dalenga aurait ajouté que sur le formulaire était indiqué que le prescripteur était l’ARS, donc un organisme que nous finançons, que les tests ont été achetés avec notre argent à des entreprises privées, que ces tests étaient analysés par un laboratoire privé qui ne travaille bien sur pas gratuitement… Un avant gout de ce qui se passera avec les vaccinations ? ** On est bien loin des biens communs.  Zo, bolegam! Viva lo cambiament vertadier !

*Le chapiteau, c’est cette installation provisoire qui dure -comme souvent dans notre societé liberale à la devise bonapartiste “pourvu que ça dure” - qui tient lieu de salle des fêtes, de spectacles, voire de métingues depuis que le projet initié par une équipe à direction communiste a été torpillé puis abandonné .

**pour plus d’infos, voir entre autres, l’HUMANITE du 11,12 &13 décembre 2020.

************

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 22:13

 

Qui sont les gentils et qui sont les méchants ? ou "le cercle de craie causasien" de Brecht.

 

Tant qu’on en sera à savoir qui sont les gentils et qui sont les méchants, nous ne sortirons pas de l’aliénation et de la préhistoire.

La sentimentalité c’est la superstructure de la brutalité.

Certes, il ne s’agit pas de nier les sentiments, leurs valeurs, leurs raisons, leurs fonctions.

Ils traversent l’ « affection » comme la « fusion » comme la « séparation » font partie de l’humain et sont à nous et sont nous. Fusion-séparation-affection sont à la fois chronologiques dans la formation du bébé à l’adulte mais aussi permanentes dans l’action humaine au quotidien et dans son devenir.

Observer comprendre et dépasser l’effet immédiat des sentiments, est ce qu'il y a dans la superstructure QUI constitue une forme supérieure du processus en spirale d’humanisation. C’est un processus social, collectif, d’auto-construction-création de l’homme par lui-même et de la société par elle-même, des origines de l’homo habilis à aujourd’hui et dans son futur possible que le présent contient, dans ses différentes « étapes », et aussi dans celle de la société marchande passée (après le communisme primitif, préhistorique) et présente, aboutissant au capitalisme mondialisé, numérisé financiarisé et l’aliénation de l’activité humaine, du produit et des gestes du travail, aliénation à son paroxysme.

Aliénation devenue invivable au sens « matériel et moral », donc mortelle tout autant que l’exploitation irrégulée de la nature par l’homme, à l’instar de l’exploitation de l’homme par lui-même.

Il en va de l’usage de soi par l’autre comme de l’usage de la nature par l’homme. Il s’agit de l’usage de la nature par la nature et tout usage qui ne tend pas au maintien en santé (qui n’est pas un état d’équilibre mais un état de mouvement) de l’un et de l’autre (homme et nature) est une menace pour le processus d’humanisation infini, au-delà de l’espèce même, telle qu’elle se présente à nous-même aujourd’hui.

Dans le cycle d’accumulation privée A-M-A’ l’usage de soi par l’autre et aliénation sont égales, sont la même chose.

L’usage de soi en santé c’est l’usage de soi par soi où soi et l’autre résolvent la contradiction sans cesse répétée entre l’individu et l’espèce, dans leur survie individuelle et leur survie sociale ; où soi et l’autre usent dans le mouvement micro et macro du principe du cercle de craie caucasien passé de seconde nature à nature première.

Tout recul dans le domaine du dépassement de la sentimentalité et de la brutalité contient un recul dans la satisfaction des besoins et des désirs en santé.

Le bon, la brute et le méchant, c’est du cinéma et du mauvais cinéma et on se le fait tous les jours hélas. Particulièrement dans cette crise générale du capitalisme au paroxysme et les crises particulières conjointes de toutes les activités humaines, y compris sur le plan sanitaire qui ne fonctionne pas seul, mais en cohérence et en incohérence dans le fonctionnement social global. La tendance à la cohérence ou à l'incohérence mais en poursuite du mouvement (car la cohérence absolue c’est l’absence de mouvement, donc une abstraction "irréelle" dans l’abstraction mentale), c’est une régulation relative de  l’incohérence tendancielle, causale et aléatoire.

Le bon, la brute et le méchant, c’est du cinéma et en font partie les chantages aux sentiments, entre personnes, collectifs et d’Etat dont les autres découlent…

Pierre Assante. 15/12/2020 12:52:37.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 09:56

 

Intervention de Frédéric Boccara

au Conseil National du pcf

12 décembre

 

Merci à Marie-Jeanne Gobert pour son rapport. Je voudrais souligner qu’il repose sur un travail considérable de consultation de quasiment toutes les fédérations du parti.

1- Quelques mots sur la situation politique, d’abord. Les mesures prises par le gouvernement Castex pour prétendument « sortir du deuxième confinement » sont scandaleuses et révoltantes. On a parlé à juste titre de la culture, non seulement le gouvernement martyrise ce secteur, mais en plus du coup il laisse les gens en tête à tête avec Netflix et la télé… 

Outre de la culture, il faut insister sur la jeunesse, car le plan du gouvernement frappe fortement la jeunesse, et cherche à l’isoler politiquement du reste de la population. Un effort de division de plus !

Je me félicite de la tonalité du rapport sur le plan Castex. Cela tranche avec la position brouillée adoptée lors de l’installation du second confinement.

Mais il faut dénoncer le changement de régime qu’on cherche à nous imposer, vers un régime plus qu’autoritaire du point de vue politique, dont nos gouvernants ont besoin à toute bonde pour imposer et masquer leurs mesures économiques, leur monopole sur l’utilisation de l’argent, alors que la colère monte, monte. J’ai expliqué ce changement de régime dans une vidéo. On devrait être beaucoup plus incisif là-dessus.

2- Le grand enjeu de la période à venir, c’est de marquer la situation politique par nos propositions radicales et réalistes et notre projet.

Pour répondre à la crise, il s’agit de commencer à dépasser le capitalisme, notre projet en indique des voies. Il est absolument nécessaire de le porter dans le pays face à la crise, répondant au désarroi et à la colère.

C’est pourquoi je suis d’accord avec le principe du calendrier qui est de décider une conférence nationale au plus vite (et on pourra peut-être faire plus tôt) pour entrer sans tarder dans la campagne des présidentielles et en même temps de notre congrès en 2021. Nous avons besoin des deux, un congrès à l’automne (ou en décembre… comme en 1920 !) peut booster notre campagne.

Concernant une candidature communiste, certains ici ont dit « un candidat ok, mais quid du rassemblement ? », d’autres ont dit « pas de candidat communiste à la présidentielle, pour favoriser le rassemblement ».

Mais comme l’a très bien dit Denis Durand, la vraie question c’est d’avoir un débat sur le contenu d’une politique, sur un projet, dans une situation qui ne ressemblera pas du tout à la présidentielle de 2017 !

Pour cela il nous faut un candidat sans tarder et une conférence nationale « grand angle », qui aborde les questions de façon très politique.

3- Car il s’agit d’avancer un contenu à la hauteur des défis sociaux et sociétaux actuelsdes défis de civilisation a-t-il été dit à juste titre.

Nous avons devant nous une bataille en positif et une bagarre en « contre », qui doit désigner un adversaire, le capital.

Nous avons à mener dans du même pas une bataille pour refonder la gauche. Le tournant important est celui de 1982-83, avec les renoncements et le début de la démission face aux marchés financiers, jusqu’à la faillite du gouvernement Hollande.

Il va falloir aider nos concitoyens à y voir plus clair : une gauche qui fait de la taxation des riches l’alpha et l’oméga de la politique, ça ne va pas. Une gauche qui considère le « social » comme un accompagnement pour faire passer le reste, par exemple l’écologie, c’est une gauche qui n’a rien compris aux forces qui empêchent de relever le défi climatique et écologique, qui ne comprend pas au rôle du travail humain, ni des services publics. Une gauche qui ne parle que de la France et n’a pas un projet pour l’Europe et pour le monde, est à côté de la plaque, y compris pour changer les choses en France ! Une gauche qui ne parle que de nationalisations, sans parler de pouvoirs des travailleurs et de critères de gestion opposés à ceux de la rentabilité financière, c’est une gauche qui n’a pas compris les échecs de la gauche plurielle ou de 1981-82. Une gauche qui parle de la finance et de la taxer plutôt que de se saisir des banques pour un tout autre crédit, c’est une gauche qui ne fera qu’écorner cette même finance.

Pour les présidentielles, je vois 5 axes majeurs de notre projet, tels qu’ils ressortent d’ailleurs du texte de notre 38è congrès :

I. Une Sécurité d’emploi et de formation pour une autre relation au travail, et une nouvelle production écologique et sociale, c’est-à-dire comme un projet de société (à la fois économique, social et écologique) avec au cœur cette nouvelle sécurité émancipatrice permettant d’aller vers une libre une rotation des rôles, entre travail et non travail, avec un revenu sécurisé ;

II. Un essor nouveau des services publics profondément rénovés, élargis et refondés ;

III. La démocratie. Permettre l’intervention de toutes et tous, contester les institutions actuelles, en porter d’autres ouvrant de nouvelles institutions, de nouveaux pouvoirs non seulement dans le champ politique traditionnel, mais aussi sur l’utilisation de l’argent à tous les niveaux, avec notamment l’idée de Conférence nationale permanente pour l’emploi, la formation et la transformation productive écologique ;

IV.Le monde. Pour une autre mondialisation, de paix, de partage, de culture commune, de développement des biens communs. Cela implique à la fois le niveau mondial, mais aussi des changements profonds au niveau de l’Union européenne.

V. La liberté, la dignité. Pour une société de l’émancipation de toutes et tous contre l’enfermement dans un rôle, un genre, une origine supposée, une religion ou une apparence. Une société qui allie développement de soi, dans sa singularité, et faire société.

4- La campagne va exiger de lier luttes et projet, dans une pédagogie politique de masse.

Il ne s’agira pas de seulement renvoyer aux gens ce qu’ils disent. Il y a une demande de sens, de proposition, d’éclaircissements, de décodage, pour entrer en lutte contre ce système : il s’agira aussi bien de porter la colère et la souffrance d’un vécu totalement ignoré par les grands de ce monde, que de parler des entreprises, des banques, de la BCE (comme nous l’avions imposé à Mélenchon en 2012) ou de ferrailler sur le revenu d’existence.

Le débat de fond va être très aiguisé, il va falloir faire preuve de pédagogie.

Le moment politique n’est pas seulement celui de la refondation de la gauche, mais aussi d’une société sur le fil du rasoir, certains pourraient dire d’un moment « pré-révolutionnaire », en tout cas d’une accélération, d’un bouillonnement de recherches d’idées, qui peuvent aller vers le pire… comme vers le meilleur.

5- Or malgré de réels progrès nous avons tendance à être encore en-deçà.

Nous souffrons d’une grande insuffisance à se saisir des idées novatrices du 38è congrès, base pourtant de notre orientation. Il s’attachait à analyser que le monde les marque par de profondes nouveautés, des véritables révolutions, qui exigent une révolution sociale et politique : un renversement des logiques et une prise de pouvoir politique pour cela. Nous ne sommes plus en 1975, ni même en 1985. Des révolutions informationnelle, écologique, monétaire, démographique, voire anthroponomique sont en cours.

De même, il est difficile de ne pas avoir une impression de grand écart entre affirmations communistes et surplombs incessants des alliances au détriment de l’avancée de contenus, et du nécessaire débat sur les contenus pour les faire avancer.

Est-ce en portant une proposition de loi sur la taxation des GAFA que nous dissiperons cette impression, et ferons avancer les idées ? Cette taxation rapportant 1 milliard porte le projecteur sur la répartition. Ne faut-il pas plutôt injecter dans le débat nos propositions d’institution nouvelle conférant des pouvoirs sur la gestion des entreprises et l’utilisation de leur argent ? ou notre proposition, adoptée en juin, d’un Fonds d’urgence et de sécurisation de 270 milliards d’euros ? Sans parler de dénoncer l’absence de pouvoirs démocratiques et de critères sur les centaines de milliards que la BCE déverse sur notre économie : pour le capital ou pour les travailleurs ? C’est pourtant une question de classe... moderne.

6- Il nous faut donc aller sans tarder dans la campagne politique de l’élection présidentielle, avec une conférence nationale « grand angle ».

Elle devra, à mon sens, traiter décision d’une candidature, projet et propositions, équipe politique de campagne, choix du/de la candidat.e.

Pour le projet et les propositions, nous disposons de deux matériaux principaux : le 38è congrès et notre projet adopté en juin dernier face à la COVID19.

Mais il y aura un énorme travail, je suis prêt à y prendre ma part, sans ménager ma peine, aux côtés d’autres camarades, d’autant plus que l’économie est décisive pour verrouiller – ou déverrouiller ! – les esprits : les banques ne sont-elles pas les nouveaux tanks contre les peuples ? Il y a un travail collectif considérable à effectuer. Nous devons d’ailleurs faire apparaître l’importance que nous donnons au collectif dans la période actuelle.

Pour finir, un mot sur l’idée de « collectifs locaux ». Je suis pour que nous avancions sur des collectifs locaux dans la perspective de créer aux présidentielles et pour la suite un grand mouvement populaire « contre la domination du capital et pour la liberté », avec la question de la sécurité d’emploi, de formation et de revenu en son cœur.

L’élection présidentielle, c’est une bataille de projet, de radicalité, d’apport d’explications et d’une posture.

Nous devons y aller pour marquer la vie politique. C’est très différent des législatives de ce point de vue, où il s’agit de connaître le plus de monde dans une circonscription, d’écouter, d’être en empathie. Mais ne nous y trompons pas : marquer la présidentielle avec nos idées, notre démarche et notre parti conditionnera grandement notre réussite des élections législatives.

Publié dans PCFLe débat sur l'alternative

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:16

 

Christine Castejon : « C’EST UN TRUC QUE J’AI JAMAIS COMPRIS », CECI EST UN INDICE DE L’ACTIVITÉ

Inventer des formes pour penser autrement.

 

En début d’année 2015, était organisé à Lille un colloque intitulé : « L’activité en débat. Dialogues épistémologiques et méthodologiques sur les approches de l’activité ». Christine Castejon a fait ce long article sur cet évènement. (LIEN EN BAS DE PAGE)

Document EXTRAIT de l’article :

L’appel Étonnants Travailleurs –voyage au cœur de l’activité. « Étonnants Travailleurs » propose, de façon originale et conviviale, de mettre en scène le travail, et plus largement l'activité humaine, dans leur complexité. En effet, travailler ce n'est pas seulement appliquer des consignes, des procédures, des théories... pour personne, dans aucun métier, dans aucun domaine. D'abord parce que ces consignes ne peuvent jamais complètement anticiper les situations telles qu'elles vont vraiment se passer pour nous. Mais surtout parce que chaque travailleur, quelle que soit sa tâche, y met son histoire personnelle, son intelligence, son expérience, ses émotions, ses relations aux autres... et parce que chacun est unique. Quand on travaille, en toutes circonstances, on pense, on ressent, on invente, on évalue, on fait des choix, on trouve des solutions pour surmonter les obstacles. « Étonnants Travailleurs » rassemblera des acteurs du travail au sens large : travail industriel, agricole, administratif, artistique, de service de recherche... mais aussi universitaire, bénévole, de recherche d'emploi, de création d'entreprise... et leur donnera l'occasion de venir parler d'un « morceau », d'un moment de leur activité. Venus de tous milieux, porteurs d'expériences différentes, évoquant ce moment de façon drôle ou saisissante, inattendue ou décalée, nous réfléchirons ensemble à construire des passerelles entre ces questions au cœur du travail : le langage, l'activité, la production des savoirs... Nous composerons un récit qui raconte un voyage : celui de ces étonnants travailleurs, un récit qui nous démontre que le travail est, véritablement, une question philosophique !

Ergologia, n° 15, Mai 2016.

 

L’article de Christine CASTEJON complet :

http://www.ergologia.org/uploads/1/1/4/6/11469955/art._4.pdf

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 13:45

 

Nuno casimiro : 

que as festas sejam boas!

"Les fleurs jaillissent des pierres en sueur".

En portugais et en français.

 

 

Hello personas que estimo. Le moment tant attendu de demonstrar que os tengo en mi agenda más personal è arrivato: ecco a few lines to celebrate it. 

En idioma republicano, suivi d'une version en français pour le persone con difficoltà per capire il portoghese. 

E que as festas sejam boas! 

as flores brotam das pedras suadas

Era um tipo pacato que vivia numa casa enorme a interromper a lisura da paisagem. Ocupava-se sozinho do quintal e do gado, reparava muros e chãos. Era um indivíduo metódico, que produzia o que comia e o que bebia.

Nos meses de calor, instalava-se ao serão no alpendre voltado a poente e fazia render o copo de aguardente de ervas maceradas. Na estação do frio repetia gestos idênticos, mas diante da pedra da lareira.

Ocorria-lhe escrever. Passava parte da noite a assentar parágrafos em folhas soltas. Durante dias, às vezes semanas, debulhava as frases que pousava naquelas resmas (nunca usou um caderno, bem ou mal composto). Voltava atrás, rasurava, rescrevia. Às folhas que rechaçava definitivamente reservava o fogo. As outras, definitivas e alinhadas num maço atado com um cordel, enterrava-as no rectângulo de terra para lá do alpendre. Às primeiras horas do dia, pegava no sacho e abria um rasgo no chão com um palmo de fundo, o estritamente necessário para acolher o fardo literário que recobria em seguida com a mesma terra.

Um dia ele desapareceu. O gado que andava à solta foi ratando o que encontrava na propriedade e depois foi-se afastando, à procura do que comer, até esquecer o caminho de volta ao estábulo ou, no caso das galinhas e dos coelhos, acabar digerido por raposas e milhafres.

Mais tarde, o rectângulo para lá do alpendre foi transformado em piscina. Uma escavadora esgaravatou uma caixa do tamanho de um casebre e aí puseram o tanque. A terra remexida tinha ainda algumas fibras dos cordéis que embalavam os manuscritos, mas das folhas, à vista desamparada, já não havia traço.

Mais tarde ainda, muito mais tarde, a piscina deixou de ser usada. Esvaziou-se de água e começou a acumular pó, terrões, um manto fino de matéria, o suficiente para alimentar as ervas rompendo entre as fendas do cimento.

 les fleurs jaillissent des pierres en sueur

 C'était un type tranquille qui vivait dans une immense maison, interrompant la platitude de l’horizon. Il s'occupait tout seul de son potager et de son bétail, réparant ses propres murs et planchers. C'était un individu méthodique, qui produisait ce qu'il mangeait et ce qu'il buvait.

Le soir, il s'asseyait sur le porche orienté à l'ouest et faisait durer le verre d'alcool aux herbes macérées. Pendant la saison froide, il répétait des gestes identiques, mais devant la pierre de la cheminée.

Il lui arrivait d'écrire. Il passait une partie de la nuit à poser des paragraphes sur des feuilles volantes. Pendant des jours, parfois des semaines, il décortiquait les phrases qu'il mettait dans ces rames (il n'a jamais utilisé un carnet, bien ou mal composé). Il y retournait, effaçait, réécrivait. Aux feuilles qu'il rejetait définitivement, il réservait le feu. Les autres, définitives et alignées dans un faisceau lié par une ficelle, il les enfouissait dans le rectangle de terre au-delà du porche. Aux premières heures du matin, il prenait la houe et ouvrait une déchirure dans le sol, une paume de profondeur, juste le strictement nécessaire pour recevoir le fardeau littéraire qu'il recouvrait ensuite de la même terre.

Un jour, le type a disparu. Le bétail en liberté sur la propriété s’est dispersé à la recherche de quoi manger, jusqu'à ce qu'il oublie les étables ou, dans le cas des poulets et des lapins, qu'il devienne repas pour renards et des milans.

Plus tard, le rectangle au-delà du porche a été transformé en piscine. Une tractopelle a creusé une boîte de la taille d'une hutte où poser la vasque. La terre brassée contenait encore quelques fibres provenant des cordes qui emballaient les manuscrits, mais des feuilles il ne restait plus de trace à première vue.

Plus tard, beaucoup plus tard, la piscine n'était plus utilisée, l’eau est devenue verte, puis la piscine s’est vidée de l'eau et a commencé à accumuler de la poussière, des pierres, d’un mince manteau de matière, assez pour nourrir les herbes qui se faisaient un chemin vers le haut, en brisant le ciment.

 

 

Lire aussi ANTICIPER ET DIFFERER :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/anticiper-et-differer-suite.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 07:45

ANTICIPER ET DIFFERER

La croissance des capacités à anticiper et à différer, en même temps, pour accroitre la capacité ultérieure d'intervention, est un indicateur de la croissance d’une civilisation, d'une entité pensante et agissante, d'un être humain. 

Pierre Assante. 12/12/2020 15:05:48.

 

Lire un peu plus :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/anticiper-et-differer-suite.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

 

 

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