Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 21:02
SNF : Sociétés Non Financières

 

 

Depuis les années 1970,

une crise structurelle

non résolue ?

 

Clément Chabanne

 

Extrait de la revue économique du PCF.

 

 

 

 

La compréhension de la crise structurelle est une clef de la compréhension de la crise générale de la société, des tensions mondiales et des drames qu’elles entrainent (Le blogueur).

 

L’économie dite « orthodoxe », pour éviter de dire dominante, tente de présenter l’histoire économique du capitalisme des années 1970 à nos jours comme une période de ciel bleu entrecoupée d’orages, de crises toujours exogènes et indépendantes les unes des autres. Or, si l’on estime avec Marx que « le taux de profit est la force motrice de la production capitaliste », une observation attentive de la rentabilité du capital sur longue période (indicateur approché du taux de profit moyen) amène plutôt à conclure à une crise structurelle, profonde, durable du capitalisme. Évidemment, les conclusions politiques ne sont pas les mêmes. L’analyse proposée ici amène irréfragablement à la conclusion d’une rupture nécessaire avec le critère de rentabilité comme boussole de la production et avec la logique qu’il exprime, et donc d’un combat résolu contre le pouvoir du capital.

 

L’article Sur ce lien :

https://www.economie-et-politique.org/2022/02/20/clement-chabanne/

 

La revue :

https://www.economie-et-politique.org/2022/02/20/numero-810-811-janvier-fevrier-2022/

 

Ecrits Nov. 2019-Août 2020 du blogueur, "Le désir est l'appétit de l'esprit" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/03/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit.html

Partager cet article
4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 07:43

La vie humaine est constituée d’une multitude d’êtres humains, de la multitude de leurs activités et de l’infinité des rapports réciproques entre ces activités. Il existe des frontières relatives entre ces activités dont la porosité ou la relativité tendent à varier en fonction du mouvement et des relations entre elles, mouvement d’évolution-transformation-complexification non-linéaire mais causal et aléatoire.

Ceci est une banalité de le dire. A l’instar de la banalité qui ouvre « Le capital » de Marx : « La richesse des sociétés dans laquelle règne le capitalisme s’annonce comme une immense accumulation de marchandises…». C’est pourtant à partir de la compréhension des choses simples que se constitue la conscience. C’est pourtant la compréhension des choses simples qui régit le rapport des hommes entre eux et que se développent les pratiques et les savoirs les plus complexes et leurs rapports d’évolution mutuels.

L’ensemble des activités ont de multiples résultantes et une résultante globale liée aux besoins de production nécessaires à la vie, aux moyens et aux modes de production -et d'échange- historiquement correspondant, sous leurs multiples formes d’existence et de fonctions, et leurs multiples relations avec le milieu naturel, universel, qu’elles transforment -en santé ou pas- en relation causale mutuelle.

L’histoire de la résultante constituée par les techniques de production -historiques- c’est en dernière instance et massivement l’histoire de la pensée : il n’est qu’à voir comme illustration historique de la chose, les rapports qu’entretiennent aujourd’hui les hommes avec leur portable (1) ; chose qui devait nous frapper dans la représentation mythique que nous nous faisons et de notre pratique et de la "spiritualité" censée nous animer. Bien que mécaniste, les encyclopédistes avaient une plus haute  conception de la pensée, conception en recul relatif dans la parcellisation et la division du travail « intellectuel et manuel », « scientifique et industrieux » en unité,  et de l’unité de rapport du travail-organisation sociale.

Il existe une relation « schizophrénique » dans celle que les hommes entretiennent ajourd'hui avec les normes antécédentes de la vie humaine et qu’ils défendent parce qu’elles ont constitué les conditions de leur vie et de leur survie en tant qu’individu dans les relations, le mouvement et les fonctions sociales ; et dans le mouvement de création des techniques et d’adaptation aux techniques. Cette relation  "schizophrénique" se reflète dans la pensée et l’histoire de la pensée.

Si l’on étudie l’histoire des mouvements sociaux qui tendent à la fois à accompagner les transformations du monde et à les contester, on constate que notre temps, forme nouvelle accélérée géante et de qualité totalement nouvelle (la machine informatique prend de relai du corps et le prolonge) en rapport avec le passé, de la révolution scientifique et technique, notre temps dis-je, développe un épaississement des frontières entre les activités particulières et leur résultante. Cette dichotomie nouvelle ou plutôt le renforcement de cette dichotomie « naturelle et relative » constitue une des caractéristiques de la mondialisation, laquelle est la forme de croissance de l’humanité qui lui permet d’entrer en appropriation généralisée collective, organisée, collectivement organisée avec la nature et l’univers.

On ne répétera jamais assez que l’argent constitue un défaut de santé dans cette appropriation, et qu’en même temps il a été un des éléments de la possibilité de cette appropriation.

Comment défendre un ouvrier en butte au chômage et au bas salaire, issus d’une transformation non régulée des forces productives. Idem pour toutes les activités, de l’agriculture nourricière à la gestion de la production et de la distribution ; et de la recherche fondamentale et appliquée et sa relation avec la production ; et de l’art interprétation-reflet de la réalité particulière et générale et miroir de l’état de la conscience. Cette contradiction ENTRE défense de la personne dans la transformation des forces productives ET transformation des forces productive, mouvement sans lequel il n’y a pas d’existence au sens propre et au sens philosophique, a été le handicap majeur des forces se réclamant du communisme en particulier  dans les pays capitalistes hautement industrialisés ; et cette contradiction s’est manifestée dans le mouvement nouveau des forces productives, au-delà de  la mécanisation de l’industrie, et dans la mondialisation conjointe. L’émergence de nouvelles entités mondiales-zones de développement en concurrence-coopération-confrontation avec eux (les pays avancés anciennement industrialisés) constitue l’apport nouveau susceptible de se greffer en éléments de renouveau, comme le mode de production germain c’est greffé sur le mode de production « romain » écroulé. En ce sens voir la Chine par le petit bout de la lorgnette est tout à fait contreproductif d’une réflexion sur les transformations possibles de l’humanité en santé et pouvant permettre la poursuite d’un processus d’humanisation et de conscience de la nature sur elle-même. En Chine, qui n’est pas un modèle « matériel et moral » en soi, comme ailleurs, le mort saisit le vif et freine le mouvement de vie. La réaction létale de notre temps est de réduire le vif pour le sauver… Le conservatiste des normes obsolètes habite naturellement le processus humain passé. Il en est de même aujourd’hui. Le comble du danger est l’habillage des normes obsolètes en fausses normes nouvelles en santé, de progrès, ce que fait le libéralisme, la marchandisation généralisée des activités humaines, dans son soutien impossible au développement du cycle A-M-A’ qui a été un mode d’accumulation ; accumulation nécessaire au processus vital de l’humanité, mais qui doit prendre une qualité nouvelle, une croissance d’un autre type, de condensation du volume, comme il en a été déjà question dans la métaphore de la croissance-développement-complexification de l’accumulation cérébrale ou plus schématiquement, du computer-immeuble au computer téléphone portable.

A ce propose et en lien avec les besoins immédiats et à venir à satisfaire pour vivre et survivre et se développer en commun, donc individuellement, échanger et comprendre, j’incite la jeunesse, comme je m’y suis incité moi-même et continue, à construire des phrases complexes et à les enchainer entre elles.

J’ajoute ici pour les ergologues et moi-même et leur indispensable apport dans l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et l’étude des conditions d’une activité humaine possible et en santé et son processus, que l’étude du mouvement du capital, des processus de transformation sociale possible en santé, et du dépassement de la crise de suraccumulation-devalorisation du capital, phénomène majeur dans le développement des forces productive où le mort saisit le vif, sont indissoluble de leur recherche sous peine de contre-sens. C'est la condition du développement de ces recherches et leur mise en pratique dans les groupes de rencontre du Travail. La formidable transformation sociale et la crise dans laquelle elle se développe ouvrent les conditions de la rencontre générale du travail.

L'incomparable adaptation autogestionnaire des personnels des hôpitaux en quelques jours, quelques semaines pour répondre à la pandémie est une illustration des nouvelles possibilités de développement de la personne dans un développement social. Le retour régressif aux normes dans l'apaisement relatif de la pandémie, aussi...

Les exemples existent aussi dans le "milieu" ingénieur et ouvrier de l’industrie, comme partout. Mais sont moins visibles et moins médiatisés, ce qui va de pair, pour deux raisons complémentaires : ils touchent moins directement à l’apparence des besoins immédiats, urgents, et parce qu’ils remettent en cause la gestion monarchique du capital et l'achat direct de la force de travail, norme première et obsolète de notre société.

Pierre Assante. 04/03/2022 06:52:06.

(1) On pourrait dire : « La technique c’est la pensée ». À condition de rejeter toute idée mécanique de la technique. Il s’agit bien de la double anticipation mentale, créatrice, inventive et pratique du « lit de Platon », de l’homme animal d’une qualité nouvelle, de pensée et de sentiments, d’autonomie de la pensée, des idées et des sentiments, de leur évolution-transformation-complexification-développement,  par rapport aux conditions matérielles « initiales » et du mouvement « initial » sans cesse renouvelé en spirale non-linéaire, qui leur ont permis de naître, « résurrection continue et discrète », quanta et continuité.

« Je est un autre », Arthur Rimbaud. L’évolution de la cosmologie, on peut en imaginer les prémices préhistoriques et leur portée mythique puis religieuse précédant la conscience, et on peut la suivre dans l’évolution des techniques, celle de l’horloge des moines et la représentation coïncidente historiquement du système solaire…

L'accumulation de technique cristallisée, qui n'est pas une abstraction figée mais un mouvement, est du même ordre que le capital mort cristallisé et son usage dans le circuit de renouvellement élargi. Et, elle ne constitue pas un "pôle" dans le "DD3P", mais en réalise l'unité de mouvement. De même qu'un wagon abandonné sur une voie n'est ni du capital ni à plus forte raison un mouvement du capital; ni une valeur, ni une valeur sans dimension.

 

LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT. 

CRITÉRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST. 

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020138 pages. 115 articles. 550.000 caractères :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

 

Partager cet article
2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 22:56

 

Article publié une première fois sur ce blog

le 18 février 2012

 

CASSANDRE

  CASSANDRE_0001.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder à ces 12 pages,

Cliquer : ici

 

 

 

 

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/CASSANDRE_CHRISTA_WOLF_12_PAGES_CHOISIES.pdf

 

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

25 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blob.... Cliquer sur leS titreS

 

 

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/03/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit.html

Partager cet article
2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 08:18

LE MÉPRIS

 

Pour moi, le mépris est la négation de l’humanité ; la recherche et les sciences sont l'affirmation de l'humanité.

 

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/03/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit.html

Partager cet article
2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 06:35

 

Ce n’est pas la guerre qui crée la crise économique. mAIS....

Ce n’est la pandémie qui a créé la crise économique, ce n’est pas la guerre qui crée la crise économique dont nous allons payer, nous populations, massivement les frais. Il y a inversion dans notre tête entre cause et effet. C’est exactement le même phénomène qui fait croire que le soleil tourne autour de la terre. L'apparence est plus forte que la réalité. Si la population humaine dans sa masse n’apprenait pas, à l’école et autres media, que la terre tourne sur elle-même, la vieille croyance demeurerait.

Par contre, pandémie et guerre aggravent éminemment la crise économique; et les frais à payer!

Toutes les tensions dans le monde  ont créé les conditions pour qu’éclate cette guerre. Ces tensions se sont concentrées dans la représentation des pouvoirs que constituent Poutine et Biden. Aux tensions « matérielles » de la guerre économique et la guerre de marché se sont ajoutées les tensions psychiques liées aux tensions matérielles de la guerre économique.

L'Europe, comme autrefois, dans les guerres mondiales précédentes, se trouve au centre du conflit et en prend la responsabilité par délégation. La prépondérance de la guerre économique qui se déchaîne n'est pas garante de toute autres sortes de mode de guerre et leur conséquence.

Les tensions de la guerre économique ont pour origine matérielle une loi propre au système : le développememnt de la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital dans le cycle de reproduction de la société propre au système, le cycle A-M-A’ : la croissance à tendance exponentielle (et les lois qui la contrecarrent) du capital constant (et du capital mort cristallisé sur lequel s’appuie le renouvèlement de la production-échange-consommation) propre au système, son emballement dans l’emballement de la révolution scientifique et technique, les productions et gestions numériques, digitalisées et automatisées mais limitées et handicapées par le système qui pourtant les crée lui-même.

Le capital qui ne trouve pas à se réinvestir au taux imposé par la guerre de concurrence et donc se trouve menacé dans son renouvellement élargi, son existence, cherche dans la guerre de marché, et malgré les contradictions à l’intérieur de l’intérêt commun entre firmes multinationales, qui cherchent donc à survivre avec lui, le capital ; cherchent cette survie dans les débouchés de la guerre économique et militaire de marché ex-colonial et général. On peut aussi remarquer que dans la division du travail économique/politique, les valets politiques vont au-delà des maîtres économiques, ce qui se vérifie dans tout procès de la société de classe.

La réponse de Poutine et du régime oligarchique à l’encerclement de fédération de Russie a donné au capital une ouverture à une généralisation violente de la guerre de marché, et aux sentiments-resserrement-ressentiment de l’establishment la soutenant matériellement et moralement.

Cette guerre y met le prix en monnaie et en menaces létales générales de part et d’autre. L’issue dans le moins pire des cas en sera un prix fort à payer pour les populations et pour le salariat. Et immédiatement en souffrances et en morts. "L'effondrement de l'économie russe" sera celui de l'économie mondiale, au moins partiel. Il donnera de l'air à la baisse tendancielle du taux de profit en détruisant ou gelant une partie du capital. Ce qui veut dire que le capital, par rapport aux populations, n'en paiera pas le prix le plus fort, s'il réussit à survivre et la société humaine avec lui.

A bref terme, les salaires et revenus ne peuvent qu’en être très durement frappés, et en premier lieu la sécurité sociale, l’emploi et la formation généralisés. Même si se créent de grands isolats d’avant-garde de développement ; y compris culturel inséparable, en unité du développement général en difficulté.

Cette guerre retardera pour un temps les avancées sociales possibles dans une nouvelle organisation de la société et du travail répondant à l’évolution-développememnt-complexification des besoins humains, sociaux ; humain et sociaux, c’est une « lapalissade cachée ». Cette guerre peut aussi à terme créer les conditions des actes locaux et acte généralisé d’ébullition-transformation.

Cette guerre comporte un recul de la conscience et de la volonté de la conscience de répondre aux besoins sociaux dans la personne et ses rapports avec la société. Elle créée un repliement sur les normes acquises obsolètes en contradiction avec les normes nouvelles nécessaires. Elle repousse objectivement et subjectivement les besoins de ces normes à plus tard. J’ai ainsi tendance à revenir à mes thèses de « 2034 ».Le talon de fer du système s’exerce plus fortement et cet exercice qui menace la survie du processus général de l’humanité peut aussi déboucher sur les conditions de la rupture du talon de fer lui-même; au profit du développement d'une nouvelle capacité humaine, de qualité supérieure.

Si l’Empire a décidé de s’attaquer à l’oligarchie russe et créant les conditions d’une contre-provocation de la part de ce dernier, c’est que dans le rapport de force au développement de nouvelles entités économiques mondiales, elle a reconnu chez cette oligarchie une faiblesse opportune. Mais l’Empire décadent crée aussi les conditions de regroupement des économies émergentes et nouvellement développées (et aussi de la fédération de Russie), en particulier autour de la Chine malgré les contradictions entre elles. C’est là aussi un élément d’une autre issue à plus long terme aux contradictions qui ont provoqué la guerre. De la résistance interne et externe, économique et démocratique, de la Chine aux difficultés à la poursuite de son développement objectif et subjectif, dépend une issue à la crise de croissance matérielle et morale de l’humanité ; pas seulement d’elle mais sans doute beaucoup d’elle. Un écroulement de la cohérence- développement de la Chine aurait d’immenses conséquences négatives sur le processus humain général. L'hypothèse d'un rôle positif de la chine déterminant, c’est évidemment une hypothèse éminemment possible, ce qui n’empêche pas la surprise d’autres hypothèses naissantes et de leur vérification.

C’est quand même dans la constitution des grandes forces matérielles et morales à l’intérieur de la diversité humaine que et qui constituent ses activités dans son activité générale, que réside le développement général de l’humanité.

Pierre Assante.02/03/2022 06:01:09.

Post Scriptum 1. Le programme du PCF, dans sa présentation par les économistes communistes, reste une de nos meilleures armes immédiate de combat pacifique. L’intelligence du travail est la force principale de cette arme pacifique.

Post Scriptum 2. Réponse  à  un ami :  Je ne t'ai pas bien répondu. Il ne fait aucun doute que Poutine soit l'agresseur direct et responsable de la situation du moment. Il ne fait aucun doute que cette agression revêt un caractère inhumain et mondialement catastrophique. Mais les causes ne viennent pas seulement des personnalités, mais du système en dernière instance. Et elles sont tout aussi porteuses d'inhumanité et de catastrophe. Les 3 millions de vietnamienn-e-s tuées parmi tant d’exemples (lire "Une sortie honorable", Éric Vuillard, Actes sud, 2022), y compris l’usage de l’arme atomique sur des civils, pour affirmer la puissance, ce qui est apparu comme naturel dans une guerre… Et tant d'autres évènements bien sûr. L’agressivité n’est pas unilatérale…Et les misères les plus atroces aussi, au sens propre, dans le monde. Peut-être je surestime les dangers du système ? Je ne crois pas... Je ne veux pas avoir raison, je pense ce moment comme je peux. Les sanctions anticipées, s’ajoutant aux sanctions précédentes conjointes au refus jusqu’au dernier moment de Biden de pas faire entrer  l’Ukraine dans l’OTAN ont fait partie du piège dont nous allons, collectivement, quel que soit la terrible issue du conflit, à payer les conséquences et dont nous commençons déjà à payer les conséquences partout et les souffrances et les morts particulièrement civils, sur le champ de bataille.02/03/2022 23:07:57.

Post Scriptum 3. Cette guerre, certes atroce, va ouvrir une nouvelle phase dans le développement des forces productives. La loi de l’argent et de sa violence conduit à une politique du pire. Mais du pire peut naitre le meilleur, comme on l’a constaté dans l’histoire. Il faut essayer d’avoir une vision historique dans les évènements au jour le jour, comme le faisait Marx par exemple pendant les évènements de la Commune, évènements que je ne compare pas évidemment avec ceux d’aujourd’hui.03/03/2022 07:17:23.

*****

Cet article s’intègre dans une série. Il faudrait donc tenir compte de cet ensemble, sans doute.

*****

Cet article s’intègre dans une série. Il faudrait donc tenir compte de cet ensemble, sans doute.

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/petite-variation-sur-un-grave-theme-d-actualite.html

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/03/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit.html

Partager cet article
1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 07:05

 

 

 

LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÉRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

 

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020 

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères :

 

Cliquer sur l'image 

ou sur :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

 

 

 

 

 

Partager cet article
27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 07:54

 

Le « nouveau » talon de fer et LA CONNAISSANCE ET L’EXPERIENCE DU MONDE

 

Que Poutine soit le représentant autoritaire et dangereux d’un régime de gouvernement capitaliste oligarchique n’empêche que ce pays subit depuis des décennies (et même avant dans son ancien système) l’encerclement économique et militaire par G7, OTAN etc. ; encerclement par l’ultra-libéralisme mondialisé et sa guerre de marché.

Certes les décisions guerrières de Poutine menacent le monde d’une extrême déflagration. Mais la déflagration n’est pas de son seul fait, il est aussi celui de ses adversaires tout aussi fous ; fous de profit et de crise de survie de leur système dans la crise mortelle de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Si " l'adversaire" voulait vraiment la paix, il suffisait qu’il cesse cet encerclement (celui par l'OTAN par exemple), mais c’est tout à fait contraire à sa visée de conquête générale des marchés (1).

Les mesures militaires « occidentales » sont tout aussi dangereuses.

Mais plus dangereuses sont  les mesures économiques et financières : elle aboutiront à un affaiblissement de part et d’autre des forces productives liées entre elles et indissolubles sous peine de destruction commune, et donc des productions de richesses. Cela équivaut à un gel de capital, un retrait de capital soulageant palliativement la crise de suraccumulation-devalorisation.

Mais l’état des forces productives, au niveau du développement actuel mondialisé, numérisé, en voie d’automatisation généralisée limitée par le système lui-même et sa crise, cet état ne peut supporter un tel affaiblissement sous peine d’un recul drastique menant à un effondrement subit.

Le communiqué du PCF ne fait pas assez mention de cette réalité.

Certes la belle campagne de Fabien Roussel et des militants se trouve en face d’une opinion désarmée sur cette question, d’une idéologie libérale massive à surmonter.

Mais l’avancée matérielle du capital dans le maintien de ses rouages objectifs et subjectifs reste un talon de fer qui écrase le monde. Un talon de fer qui se tire lui-même des balles dans les pieds. Une part des milieux d'affaire eux-mêmes peut en prendre conscience... Peut-être...

Nous ne maîtrisons pas encore assez la connaissance et l’expérience du monde, de son système, des lois de son système et de l’imagination d’un processus pour en sortir afin de poursuivre le processus de l’humanité ; processus qui est extrêmement menacé, comme peu de fois dans son parcours millénaire et millionnaire en années.

Nous avons affaire à de dangereux frères ennemis de part et d’autre de « l’Atlantique ».

Le programme de Fabien Roussel, dans sa présentation par Frédéric Boccara, Hélène Cogezet et Denis Durand sur Arts Mada (2) , par exemple, reste une de nos meilleures armes immédiate de combat pacifique. L’intelligence du travail est la force principale de cette arme pacifique.

Tout affaiblissement économique généralisé équivaut à entraîner une croissance de l’état de guerre.

Pierre Assante. 27/02/2022 07:28:00.

(1) Ici,  proposition d'ajout d'un ami : "de fuite en-avant face à la crise (politique et de suraccumulation)". 27/02/2022 20:38:24.

(2) Lien du blogueur sur l'emission d'ARTS MADA : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/la-presentation-du-programme-de-fabien-roussel-avec-frederic-boccara-helene-cogezet-et-denis-durand.html

5 recueil du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-c

Partager cet article
26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 16:22

Sur l’Ukraine, la déclaration du Comité Exécutif National du Parti Communiste

Par Évelyne Ternant

 

Ce qu'il faut en retenir, c'est:

1) Condamnation sans appel de l'invasion de l'Ukraine et solidarité avec le peuple ukrainien, qui va payer un lourd tribut. Poutine est le représentant d'une oligarchie financière, et porte un ultranationalisme pan-russe.

2)L'Otan et sa surenchère expansionniste sous la houlette américaine ont organisé la montée des tensions. Il s'agit d'une guerre entre puissances capitalistes.

3)La réponse ne saurait être la surenchère guerrière, en continuant à armer l'Ukraine (ce que font des pays de l'Otan depuis 7 ans).

4) Il faut assurer les conditions d'une sécurité collective, sous l'égide de l'ONU, avec la perspective d'une Ukraine non alignée, c'est à dire ni sous tutelle russe, ni sous tutelle de l'Otan.

5) Les peuples doivent intervenir, refuser l'escalade guerrière, d'où qu'elle vienne. Nous participerons aux rassemblements qui sont sur ces bases réellement pacifistes.

La France doit agir pour arrêter la guerre, pour la paix et la sécurité collective

 

Déclaration du comité exécutif national du PCF — 25 février 2022

La décision prise par le gouvernement russe d’envahir l’Ukraine déclenche l’une des crises les plus graves essuyées par le continent européen depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Alors que de nombreuses victimes sont déjà à déplorer en Ukraine, et que l’action de l’armée russe va en causer beaucoup d’autres, la violation du droit international crée une situation extrêmement dangereuse pour l’avenir des relations internationales.

Le Parti communiste français condamne sans réserve le choix de la guerre fait par Vladimir Poutine. Si l’on ne peut taire les surenchères des États-Unis et de l’Otan, qui n’ont eu de cesse de vouloir implanter de nouvelles bases aux frontières de la Russie, rien ne saurait justifier la politique de force ouverte pratiquée par le pouvoir de Moscou. Loin de défendre les intérêts de son peuple, son autoritarisme, son nationalisme et ses proximités avec l’extrême droite européenne ne servent que les intérêts des puissants oligarques et du capital financier et rentier qui ont plongé une grande partie de la Russie dans la pauvreté et creusé en son sein les inégalités.

Le risque de dérive vers un conflit mondial entre intérêts capitalistes rivaux est désormais très élevé. Tout doit être fait pour stopper cette spirale. Les peuples européens, jusqu’au peuple russe, n’ont pas besoin d’une nouvelle guerre. La menace du recours à l’arme nucléaire n’est plus un tabou. Les grandes puissances s’engagent dans une folle course aux armements les plus sophistiqués et les plus meurtriers. C’est extrêmement grave pour l’avenir de l’humanité. Gardons à l’esprit les millions de morts des derniers conflits et la jeunesse sacrifiée.

Un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes s’impose. Il faut de toute urgence arrêter une guerre dont les premières victimes sont les populations civiles, qui se retrouvent au milieu des combats ou sont contraintes à la fuite. Le Parti communiste français exprime toute sa solidarité avec le peuple d’Ukraine, qui est la première victime du conflit. Une aide humanitaire doit lui être apportée. La France et l’Union européenne doivent prendre toutes les initiatives nécessaires pour assurer l’accueil des réfugiés.

Du fait de son histoire, la France a une voix singulière à faire entendre, en faveur de la sécurité humaine et de la paix, du droit international et de la coopération solidaire des nations et des peuples. En toute souveraineté, elle doit jouer un rôle moteur et actif dans la sortie rapide du conflit.

Elle doit tout mettre en oeuvre pour s’opposer aux surenchères guerrières, qui s’expriment du côté du pouvoir russe comme dans le cadre de l’Otan, et dont le peuple d’Ukraine paierait le tribut le plus lourd.

La communauté internationale doit isoler politiquement, diplomatiquement et économiquement le régime de Poutine, afin de le contraindre à renoncer à sa politique de force ouverte. La livraison d’armes à l’Ukraine, loin de préserver la souveraineté de ce pays, n’aboutirait qu’à ajouter de la guerre à la guerre, au risque de conduire le continent européen tout entier au bord d’un engrenage fatal.

Le rôle de notre pays est d’agir par la voie politique et diplomatique en faveur de la désescalade.

En utilisant son siège au Conseil de sécurité, il doit proposer à l’ONU, de prendre l’initiative de convoquer une conférence pan-européenne extraordinaire de paix et de sécurité collective, réunissant l’ensemble des États européens, avec l’Ukraine et la Russie.

Cette conférence serait chargée d’aboutir un règlement négocié global, permettant de traiter les causes du conflit, de rétablir l’indépendance d’une Ukraine non alignée, et d’ouvrir une perspective de paix et de sécurité durable en Europe, sur les bases des principes de l’acte final de la conférence d’Helsinki et de la charte de Paris de 1990.

Pour faire prévaloir une logique de paix contre le bellicisme des puissances capitalistes, les peuples doivent faire de toute urgence entendre leur voix.

Le PCF appelle à des rassemblements unitaires, dès ce week-end et dans les jours qui suivront, en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, du retrait d’Ukraine des troupes russes, et d’une initiative diplomatique de la France pour la paix et la sécurité collective.

Partager cet article
26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 06:29

La  crise « gÉopolitique », comme la crise sanitaire met un voile sur la crise Économique, ses causes et ses effets.

 

Le Monde, c’est-à-dire l’humanité tout entière, est entré, et la France et l'Europe avec, évidemment, dans une énorme et immense crise économique.

Elle s’est affirmé dans les années 1970, c’est accélérée au début de ce siècle, en particulier dans la crise financière de 2008 et prend aujourd’hui des proportions au paroxysme.

Le passage des crises décennales à une crise permanente de longue durée, s’aggravant par elle-même, place la production, l’échange et la consommation de l’humanité nécessaire à sa survie et son développement en grande difficulté. Sortir de cette impasse est vital.

 

La crise économique est une crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, liée au fonctionnement du capital lui-même et son type de développement, l’accumulation dans le cycle Argent-Marchandise-Argent’.

 

La pandémie est venue voiler la crise économique. La crise "géopolitique" (et humanitaire de conséquence) illustrée aujourd’hui par l’Ukraine et demain par toute autre guerre de marché et ses conséquences dans la cohérence et l’organisation des peuples, poursuit de jeter ce voile épais sur la crise économique. Voiler la crise économique et ses causes systémiques, permet au capital de poursuivre une agonie qui peut devenir celle de l’humanité tout entière. La lucidité politique repose sur la lucidité économique et est devenue vitale. Et la question de la lucidité est une question concernant tous les hommes, tous les peuples, tous les individus comme toutes les entités constituées et en mouvement de progrès et de régression mêles. Dans les organisations politiques et particulièrement celles se réclamant du travail et de transformation sociale en santé.

 

L’économie française, de L'U.E. et l’économie mondiale, dans la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital  se trouve devant :

Une dette des familles et de l’Etat immense, une production monétaire des banques centrales immense, un rachat de la dette par les banques centrales immense, une inflation qui redémarre et s’accroit, un prix des produits qui s’accroît et une pénurie de productions qui se manifeste en croissance aussi, une incapacité de décision politique sur la politique monétaire, les taux directeurs de prêt, maintien du "taux 0" ou remontée des taux, aide au financement ou restriction des dépenses publiques….

Tout cela, toute mesure étant de fait mise non au service des besoins sociaux, mais au drainage et au renflouement du taux de profit vers les firmes multinationales économico-financières, leur énorme puissance;  et leur parasitisme de la production.

 

Voilà à quoi le monde est confronté.

 

Dans l’énumération en vrac de ces questions, un problème domine : toutes les décisions, les choix et les actes pris dans ce domaine par les entreprises, les Etats et les institutions internationales contournent les besoins sociaux, c’est à dire les besoins humains et le développement humain.

Le besoin systémique du capital de renflouer son taux de profit dans la guerre du profit maximum immédiat l’emmène à contourner les besoins sociaux, le développement humain, recherche , formation, emploi, production en fonction de ces besoins sociaux : les besoins propres du capital, de son système, contre les besoins sociaux.

 

La prise du pouvoir sur l’argent à partir des luttes de survie des salariés et des populations c’est mettre toutes les mesures et problèmes énoncés au service et dans la perspective de réponse aux besoins sociaux, c’est-à-dire le contraire de la politique mondiale du capital et de son hyperlibéralisme et hyper présidentialisme.

 

Les droits du travail, c’est ceux de l’emploi, de la formation et du pouvoir de décision sur les critères économiques de gestion des entreprises et de l’organisation de la société ; de l’organisation locale et générale du travail et de la reconnaissance du rôle de la personne-homme-producteur dans la production et la gestion de la production et de la société ; corollaire du pouvoir sur l’argent.

Pouvoir sur l’argent et droits humains sont une même chose. Les convulsions et les guerres dans le monde sont une conséquence de la non-maîtrise des moyens de production et d’échange.

 

L’héritage de domination  animale n’a rien à y voir. La société humaine maîtrise ses héritages par le type d’organisation de coopération et de solidarité qu’elle construit ou pas.

 

 

Pouvons-nous continuer à nous désintéresser de ces questions et s’en tenir à aborder les problèmes au jour le jour SANS les relier au mouvement global de la société, son devenir et aux choix incontournables qu’ils réclament ?

L’épisode de l’après-guerre et des Jours Heureux du CNR et des 30 glorieuses, épisode de maitrise relative et provisoire de la suraccumulation-dévalorisation des capitaux a été, lapalissade, une maitrise provisoire avant que l’accumulation-dévalorisation ne se relance dans l‘accélération de l’accumulation et l’accélération de la révolution scientifique et technique, leur rapport uni et contradictoire.

 

Nous vivons un moment nouveau de la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux qui réclame une issue supérieure à celle des jours heureux de l’après-guerre ici et dans le monde et qui ne peut trouver d’issue que dans une transformation fondamentale qualitative de mode de production et d’échange, et pas seulement d’une révolution keynésienne. Cette révolution dépend des capacités cognitives, "matérielles et morales" de l’homme producteur de l’organiser. Salariés en général, salariés ouvriers et ingénieurs etc. de la production dite matérielle au sens strict en particulier, alliance de toutes les couches sociales touchées par la crise ayant intérêt à cette révolution.

 

Tous ces énoncés ne sont que des énoncés. Mais ils soulignent des actes et des pratiques à appliquer, mettre en œuvre ; une pratique non seulement "générale", mais micro et macro en unité, dans tous les "détails" matériels de leur processus concret qui ne sont pas formulés dans une « généralité ».

 

Car-mais : une transformation inimaginable commence par une transformation imaginée.

 

Pierre Assante. 26/02/2022 05:42:11.

Partager cet article
25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 08:49

 

CONTRE-ATTAQUES OU ENLISEMENTS ET RECULS ? DOULEURS ET MORTS SANS RAISON !

 

La « contre-attaque » du régime autoritaire de Poutine contre la mainmise du capital, du marché mondial impérial à travers la puissance économique et militaire US-OTAN et ses alliés organiques dont la France  -malgré son apparente modération sans effet à long terme-, sera à terme contre-productive et destructrice pour le peuple russe comme tous les peuples du monde.

Il y a comme un relent de frères ennemis dans le rapport USA-Russie. Où en est le souvenir et le contenu possible de la « coexistence pacifique » et de ses raisons historiques dans d’autres conditions historiques vivables et viables ou pas ?

 

La guerre et les sanctions économiques qui affaiblissent l’ensemble des activités et échanges humains ne peuvent que faire reculer une issue PROGRESSISTE à cette mainmise mondiale du capital, sa loi du profit immédiat maximum et ses conséquences sur le mouvement de développement-évolution-transformation-complexification nécessaire à la vie de l’humanité ; le quotidien et le futur humain est en plus grand danger.

 

La faiblesse de l’Empire du capital tient à sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (1) mondialisé, concentré dans les firmes multinationale et financières ; mais l’Empire ne s’écroulera tout seul et n’aboutira pas à une  transformation progressiste qu’à travers des choix découlant d’analyses de la réalité et des processus à entamer dans la direction de cette transformation de progrès.

 

Certes un affaiblissement ou un renforcement géopolitique, économique et politique est lié aussi au rapport de force militaire. Mais ce n’est pas faire de « pacifisme bêlant » que d’affirmer l’inefficacité du seul rapport de force physique et guerrier.

 

Certes, il ne faut pas mettre sur un même pied impérialisme dominant et impérialisme dominé. Mais lorsque l’impérialisme dominé concourt à la désorganisation déjà en cours des relations et des échanges matériels et moraux humains, il faut le dénoncer comme l’impérialisme dominant. Ce n’est pas qu’une question de morale : c’est une question vitale pour une poursuite d’un processus de progrès ! C’est une question de clarté dans la bataille des idées qui est aussi importante que la bataille économique contre le pouvoir de l’argent et pour des solutions dépassant ce pouvoir; solutions proposées par les économistes communistes dont il est question dans des articles précédents ; sans oublier la question centrale du type d’organisation du travail qui produit les biens nécessaires à la vie et qui réclame une révolution contre le taylorisme et pour l’autonomie de gestion de la personne dans l’entité d’activité locale et de l’autonomie de gestion de l’entité locale dans les zones au-delà du local et dans le mondial ; ce qui est loin d’être la nature du système en vigueur dans la fédération de Russie pas plus qu’ailleurs dans le monde, sauf expériences encore en gésine.

 

Une transformation sociale progressiste ne peut se faire contre les peuples, mais avec les peuples, et la personne humaine en tant qu’individu du peuple. Et les divisions nationales ne se combattront pas avec le nationalisme ni le souverainisme qui en est la forme voilée et son fondement de classe dans le système d’échange du cycle A-M-A’ et ses limites systémiques aujourd’hui atteintes. Ces limites sont d’ailleurs intimement liées aux affrontements économiques et guerriers actuels.

 

Les magnifiques conquêtes de l’humanité réalisées dans le travail quotidien des humains, de la recherche à la production, de l’échange à l’invention et la découverte, va-ton continuer à les gâcher en empêchant ce à quoi l’humanité aspire massivement : une autre civilisation du travail, des besoins individuels-sociaux et leur évolution, et de l’invention continue de l’homme pour répondre à ces besoins et à lui-même, dans l’univers.

 

Je comprends que je ne peux pas m’arrêter. Il faudra pourtant que je m’arrête….

 

Pierre Assante. 25/02/2022 08:29:27.

 

(1) Cette crise sera amplifiée par la guerre comme elle a été amplifiée par la pandémie, et d’une façon bien plus brutale et dangereuse, car elle dissout les solidarités dont le capital est obligé de tenir compte pour vivre et poursuivre son accumulation dans la production, les échanges, les spéculations et activités parasitaires issue de cette suraccumulation. Et l’amplification de la crise ne signifie pas une issue automatique de la crise. Seule l’action humaine et les choix d’orientation dans le processus de la crise et dans le futur à construire à travers et contre elle, peut assurer une issue en santé au processus humain.

 

 

5 ouvrages du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

Partager cet article
25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 06:51
undefined
CLIQUER SUR L'IMAGE

 

 

Publié une premiere fois le

24 février 2022.

 

La présentation du programme de Fabien Roussel, avec Frédéric Boccara, Hélène Cogezet et Denis Durand

 

 

 

 

 

ou CLIQUER SUR CE LIEN  (pour voir le début de la vidéo, remettre le curseur  au départ) :

https://www.youtube.com/watch?v=AXy2USUfv1s

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

Partager cet article
25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 06:22

 

Ukraine. Jean Radvanyi : « Le peuple russe ne souhaite pas une guerre sans fin »

Le spécialiste de la Russie, Jean Radvanyi, revient sur la relation inégale entretenue par la Russie et l’Ukraine. 

Publié le Jeudi 24 Février 2022. L’Humanité.  Lina Sankari

 

 

Selon Jean Radvanyi, «le maître du Kremlin considère que le peuple ukrainien ne serait qu’un « petit frère » de la famille grand russe.»

 

Quelle est l’importance de l’Ukraine dans l’espace stratégique russe ?

L’Ukraine a longtemps été l’une des routes principales du gaz et d’autres exportations de la Russie vers l’Union européenne, à la fois par les gazoducs construits à l’époque soviétique et par les ports. Elle est un carrefour essentiel sur la marge occidentale de la Russie. L’autre donnée relève de l’histoire de l’Empire russe et de la Rus’ancienne (la principauté de Kiev au centre du premier État slave – NDLR). À compter de l’intégration des territoires ukrainiens dans l’empire, une relation inégale s’est mise en place. Cette relation condescendante demeure durant les empires tsariste et soviétique entre ceux qui se qualifiaient de « grands Russes » et les « petits Russes », c’est-à-dire les Ukrainiens. Vladimir Poutine a manifestement conservé cette conception et considère que le peuple ukrainien ne serait qu’un « petit frère » de la famille grand-russe. Il se trompe fondamentalement et c’est inquiétant.

Cette représentation est-elle liée à l’histoire propre de Vladimir Poutine, né à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) ?

Tout à fait. Il incarne un courant de pensée que je qualifierais de « grand-russien » qui était celui de Soljenitsyne, certainement celui de Staline et de Khrouchtchev, et qui perdure dans une partie des élites qui considèrent que l’Ukraine est à elles. C’est une négation de la souveraineté ukrainienne. Dans cette logique, il n’y a aucune limite à ce que l’Ukraine devienne une simple république autonome au sein de la Russie. Dans l’un de ses discours, Vladimir Poutine a expliqué qu’à l’époque soviétique, les républiques étaient fantoches. Apparemment, il ambitionne de revenir à ce schéma.

La Russie a-t-elle la prétention de récupérer les zones pro - Russes contrôlées par Kiev et, in fine, de bouleverser les frontières actuelles ?

Les frontières sont de fait bouleversées par la reconnaissance de l’indépendance des républiques séparatistes de Donetsk et Lougansk. Pour l’instant, la Russie pilonne toutes les bases militaires ukrainiennes importantes de façon à éliminer toute menace sur les territoires que la Russie entend protéger. Veut-il aller au-delà des limites définies par les accords de Minsk et prendre l’ensemble des oblasts (régions administratives – NDLR) de Lougansk et de Donetsk ? Souhaite-t-il prendre Marioupol et établir un corridor entre la Russie et la Crimée ? Personne ne le sait et ce n’est pas forcément rassurant.

Une guerre d’invasion serait-elle gagnable ?

Du point de vue de la capacité militaire, il est évident qu’ils peuvent prendre Kiev, sauf que ce sera une victoire à la Pyrrhus. En 2008, lors du conflit avec la Géorgie, et en dépit de certaines annonces, les Russes n’ont pas marché sur Tbilissi. La situation est différente puisqu’ils considèrent d’une certaine façon Kiev comme une grande ville russe. Ils en ont la capacité militaire et l’Occident ne fera rien pour les en empêcher. La Russie a-t-elle les moyens de plonger dans une guerre sans fin ? Nous ne sommes plus en 1918. Au sein de la population, personne ne souhaite une telle guerre avec les Ukrainiens.

À son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine semblait tendre la main aux Européens et aux Américains. N’est-ce pas une occasion manquée ?

Nous n’en avons rien fait. Sur le moyen terme, l’Occident a considéré qu’il n’y avait pas d’intérêts russes au-delà des frontières de la Russie. C’était une erreur. Vladimir Poutine est incontestablement l’agresseur aujourd’hui. L’élargissement de l’Otan jusqu’aux frontières de la Russie était également une erreur. C’est là-dessus qu’il fonde sa stratégie.

Une architecture de sécurité européenne en coordination avec la Russie est-elle encore envisageable ?

Elle est nécessaire. Il faudra la mettre sur pied quelle que soit l’issue du conflit actuel. Il faudra non seulement une nouvelle sécurité européenne mais il faudra en discuter avec les Russes. Lors du discours de Munich en 2007, Vladimir Poutine se prononce en faveur d’une redéfinition de la sécurité européenne. Les Occidentaux n’ont pas été dans ce sens. Les événements actuels sont l’une des conséquences de ce refus.

La Russie se sent-elle aujourd’hui méprisée ?

Il existait un mépris après 1991, du temps d’Eltsine et au début du pouvoir de Vladimir Poutine. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de cela. Il y a des craintes et un constat d’échec côté occidental. Fournir des armes à l’Ukraine n’a guère de sens puisque les Russes pilonnent les bases militaires. Il n’y a pas d’issue militaire. La diplomatie doit succéder à cette phase dangereuse.

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

Partager cet article
25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 06:12

 

Quelques repères apparents sur le déroulement dans la situation en Ukraine, qui ne traitent pas la question de fond, l’Argent et son Empire, mais qui sont utiles à savoir et comprendre.

 

  • L’Ukraine, qui nourrit un projet d’adhésion à l’Otan, est au centre des tensions entre les États-Unis, l’Europe et la Russie.
  • Vladimir Poutine dénonce le rapprochement des bases militaires de l’Otan de ses frontières et reproche aux dirigeants européens et états-uniens de refuser d'accorder à la Russie les « garanties de sécurité » qu'elle demande depuis l'automne 2021. Poutine fait ainsi le lien depuis plusieurs mois entre le conflit au Donbass (dans l'est de l'Ukraine) et la question plus large du rôle de l'Otan en Europe.
  • Les pays occidentaux reprochent eux à Moscou de vouloir recréer une « sphère d’influence » et son emprise sur des pays qui veulent s'en détacher.
  • Depuis avril 2021, les Russes ont déployé près de 150 000 militaires à proximité de la frontière ukrainienne.
  • Lundi 21 février, Vladimir Poutine a reconnu l'indépendance des deux territoires séparatistes de l'Est de l'Ukraine (Lougansk et Donetsk). Il a ordonné à l’armée russe de « maintenir la paix » dans ces deux entités dont les frontières ne sont pas aujourd'hui clairement définies. Une première étape avant le déclenchement d'une opération militaire sur le sol ukrainien le 24 février.
  • Moscou a ainsi mis fin aux accords de Minsk de 2015, conclus entre les dirigeants allemand, français, russe et ukrainien, pour régler le conflit créé en Ukraine en 2014. Ces accords prévoyaient un cessez-le-feu, mais également une autonomie du Donbass au sein de l’État ukrainien.

 

Aux origines du conflit en Ukraine, en 2014 :

  • Début 2014, avec le soutien des États-Unis, des manifestations pour l’accord d’association avec l’Union européenne, place Maidan, entraînent l’installation d’un pouvoir dont les premières mesures sont hostiles aux droits des russophones du pays.
  • Moscou a alors annexé la Crimée, où la majorité de la population est russe et où se trouvait l’une de ses principales bases à l’étranger, Sébastopol.
  • Dans l’est du pays, des insurgés russophones se sont emparés du Donbass, créant les républiques autoproclamées de Lougansk et Donetsk.
  • Le conflit qui éclate alors dans le Donbass a déjà fait près de 14 000 morts et plus de deux millions de déplacés. Le 24 février 2022, avec l'opération militaire déclenchée par Poutine en Ukraine, c'est une nouvelle guerre qui commence.

Tiré d'un article de l'Humanité. Le titre est du blogueur.

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

Partager cet article
24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 16:40

 

Pierre Ivorra. « Europe : problème ou solution ? »

 

La Banque centrale européenne peut aider le continent à faire face à la menace d’un krach, mais elle doit pour cela changer sa politique de prêts.

Francfort (Allemagne), le 3 février. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d’une conférence de presse, après la première réunion de politique monétaire de la nouvelle année. imago/abacapress.com

Francfort (Allemagne), le 3 février. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d’une conférence de presse, après la première réunion de politique monétaire de la nouvelle année. imago/abacapress.com

On oublie trop souvent que le principal facteur de déclenchement des krachs financiers n’est autre que la propension des États-Unis à faire la loi en matière économique, financière et monétaire au niveau mondial. L’Union européenne, telle qu’elle a été bâtie, nous protège-t-elle d’une telle influence, est-elle une passoire ou un bouclier ?

Bouclier, on peut en douter. Les relais de transmission des krachs sont multiples et sont surtout sensibles aux rapports de forces et aux liens entre les zones, l’américaine, l’européenne et l’asiatique. Il faut se souvenir que le krach immobilier puis bancaire aux États-Unis en 2008 s’est répercuté en Europe au travers notamment des groupes et organismes bancaires et financiers installés outre-Atlantique. Des rapports de forces et des liens de chacun de nos pays européens avec l’Oncle Sam qui sont de fait très liés à leurs choix stratégiques, plus exactement à ceux de leurs grands groupes capitalistes soutenus par les politiques publiques.

permettre aux entreprises de bénéficier d’un accès privilégié aux prêts de la BCE

Il ne faut cependant pas négliger le rôle des politiques monétaires mises en œuvre : la variation des cours entre le dollar et l’euro joue un rôle très important dans la transmission des chocs. Ainsi la décision de la banque centrale des États-Unis d’augmenter ses taux d’intérêt peut avoir un effet de contagion sur la Banque centrale européenne (BCE) et favoriser des effondrements des Bourses des deux côtés de l’Atlantique, les investisseurs se précipitant sur les nouvelles obligations, plus rémunératrices, et délaissant les anciennes, dont la valeur d’échange peut ainsi s’affaisser du jour au lendemain.

Pourrait-il en être autrement ? Pour faire face à la crise du capitalisme mondialisé et à ses effets sur son continent, la Banque centrale européenne, comme l’a fait la Fed aux États-Unis, a déversé des milliers de milliards d’euros dans le système bancaire européen qui, à son tour, a prêté à tire-larigot, sans condition et à des taux souvent négatifs, aux grandes entreprises. Les politiques d’austérité au sein des pays et des groupes se poursuivant, cet argent a servi surtout à réaliser des opérations financières – rachats de concurrents, spéculation en Bourse et sur les monnaies –, plutôt qu’à la croissance, à l’emploi, aux services publics, aux salaires.

Cette possibilité qu’a la BCE de créer de l’argent pourrait être utilisée autrement et être utile à toute l’Europe. La manière la plus directe d’y parvenir, c’est sans aucun doute de permettre aux entreprises installées en Europe de bénéficier d’un accès privilégié aux prêts de la BCE dès lors qu’elles envisagent de développer l’activité, l’emploi et les salaires. C’est dire que la construction européenne peut être un bouclier permettant de faire face à des chocs financiers et monétaires si elle modifie radicalement sa politique d’intervention, en étant généreuse avec les États et groupes adoptant ces principes et en infligeant des taux d’intérêt plus élevés à ceux qui laissent filer ou participent à la spéculation.

L’humanité. Jeudi 24 Février 2022

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

Partager cet article
23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 17:50

 

 

 

4 RECUEILS + 1, 2019-2022

avec leurs liens respectifs en bas de page :

 

 

 

1) ANS 2034.

2) MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE.

3) L'HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

4) LE DESIR C'EST L'APPETIT DE L'ESPRIT.

ET

5) UN NOUVEAU : LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE. 

 

 

1) LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÉRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020 

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

 

2) MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE.

 Journal politique, poétique et philosophique 20 Mai 2021 – 28 Décembre 2021

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022

129 pages. 515.164 caractères :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

 

3) "AN 2034"

 OU 

Nous n’avons pour soi que la force des autres

Et L’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre

118 pages. Recueil. 350.000 caractères

Recueil d'articles de l'année 2019 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

 

4) L’HUMANITÉ ENTRE

 DANS SON ADOLESCENCE

100 Articles choisis de 2019

555.673 caractères. 151 pages.

L'économie et L'ergologie :

http://pierre-assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

5) LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

 

 

 

Partager cet article
23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 10:04

 

JO BIDEN, l’homme que nous aimons le plus.

PETITE VARIATION SUR UN THÈME D'ACTUALITÉ

 

Le vieil homme a bien du mal.

Il est sous la pression de son prédécesseur et de son « idéal » : rendre la grandeur à l’Amérique et à nous-mêmes.

 

Tâche difficile. La capital est entré dans une crise généralisée de suraccumulation-dévalorisation disent certains. Cela veut dire qu’il ne réussit plus à s’investir globalement aux taux nécessaires à la production dans la concurrence internationale. Que nous ne réussissons plus à ….

Et que l’affaiblissement de notre puissance économique entraine l’affaiblissement de notre puissance militaire. Nôtre, enfin celle de Jo, et un peu la nôtre, oui… Surtout quand et si nous sommes loin de lui…

 

Certes nos grands groupes mondiaux industriels et financiers dans leur unité organique de fonctionnement, même si ça n’empêche par la guerre entre nous, réussissent à renflouer leur taux de profit en ponctionnant celui du monde entier. Mais il s’ensuit un affaiblissement et un appauvrissement relatif mais réel de ce monde entier.

 

Alors comment s’enrichir dans un monde qui s’appauvrit ?

 

Il faut contrôler le marché, s’emparer de tout ce qui résiste bien ou mal, dans les nations, les Etats et Zones de développement mondiales. Il faut montrer qu’on est là ; qu’on peut contre-résister et poursuivre ce qui a fait cette grandeur dont l’establishment est le témoin vivant, son luxe, sa culture qui a dominé le monde.

 

Qui a dominé le monde mais qui aujourd’hui se rétrécit, se fige et se pourrit. Aïe !

 

Ce pourrissement gagne, gagne ! S’étend ! Mêmes nos intellectuels organiques le disent…

 

Oui, cet homme nous l’aimons le plus. Il se peut que nous le trahissions un peu de temps en temps, mais il faut bien ! Nous avons quand même nos propres affaires nous-même. Quelquefois, nous craignons de nous tirer une balle dans le pied, pas sur le moment mais à terme, avec des décisions politiques de sanctions dans le monde. Sanctions politiques, sanctions économiques, sanctions culturelles qui affaiblissent le monde ; et que devient notre force dans un monde affaibli d’où nous tirons nos profits ? Nous inspirons, mettons la main à la pâte, mais il ne faut pas être plus Bideniste que Biden : s’il faut retirer la main, il faut retirer la main !

 

Mais comment faire ? Il faut bien vivre…

 

Salvien de Marseille en 439, dans son livre 5  « De gubernatione dei » mettait en garde les possédants et hommes de bien (de biens au sens propres) d'alors : « si vous tirez des produits du travail (de la force de travail humaine disent toujours certains), plus qu’il ne faut pour qu’il ne puisse plus se reproduire, ce sera la fin de l’Empire ». L’empire Romain d’Occident s’est effondré en 470…

 

Nous aimons plus que tout Jo Biden, notre suzerain. Nous le suivons presque aveuglément, tous unis derrière lui. Oui, presque. Mais comment résoudre nos problèmes ?

 

En plus si nos salariés, nos sociétés inventent des merveilles, de  quoi dominer le monde et l’univers, MAIS ces inventions menacent aussi nos revenus et nos institutions : elles peuvent être employées pour un progrès qui réduirait nos profits. Réduire le coût du capital c’est frapper à la caisse ! La nôtre !

 

Et puis l’Empire, pas le nôtre, l’autre, l’ancien, s’est réorganisé dans une société nouvelle. Mais il a fallu des siècles. Le nôtre c’est celui des forces productives du XXIème siècle, mondialisées, numérisées, automatisées, et ça, ça coûte cher, bien plus cher que des esclaves et de la terre. Et puis c’est rapide, croissant, d’une croissance qui nous est propre et que nous ne pouvons changer. D’aucuns veulent aussi une croissance, mais pas comme la nôtre, d’une autre qualité, plus grande mais en « moins de  volume », comme celle du cerveau qui grandit mais dont le contenu se condense par sauts de réorganisation et de qualité. Une vraie croissance, quoi ! Celle de l'humanité et de ses forces productives en quantité et en qualité, de pair avec celle de la conscience sociale : une croissance-évolution-complexification-développement "matériel et moral"; une santé du développement... Quels fous ! Pas possible ! 

 

Et puis, il y a une crise morale : les salariés, à la différence des petits paysans libres du V° siècle, même s’ils sont obligés, ne voudraient plus se vendre, ce qui en plus n’empêche pas ni les bagaudes nouvelles, ni leur fuite où ça ne nous rapporte plus pour nous, même si la fuite nous arrange aussi contre les luttes de classe quand elles nous menacent. Nous pensions l’avoir gagnée, la lutte de classe, mais nous nous interrogeons. Oui nous nous interrogeons !

 

Nous nous interrogeons par rapport à ceux qui posent le problème de la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

 

Mais enfin, on ne peut pas faire ça ? Comment faire ça ?

 

Bon, nous continuerons d’aimer le plus Jo. Mais jusqu’à quand et jusqu’où nous mènera-t-il, JO BIDEN, l’homme que nous AIMIONS le plus ?

 

Entretien réalisé par Pierrot. 23/02/2022 09:17:46.

 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

Partager cet article
23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 04:32

 

Pour plus d’informations, 3 liens :

 

Site de « Fabien ROUSSEL » : 

https://www.fabienroussel2022.fr/

Site d’ « Economie &Politique » : 

https://www.economie-et-politique.org/

Site d’ « En Avant le manifeste » : 

https://enavantlemanifeste.fr/

 

************

 

et éventuellement, si ça vous dit, 

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-

 

 

Partager cet article
22 février 2022 2 22 /02 /février /2022 16:59

DÉMOCRATIE LIBÉRALE

 

Les tenants de l’Union Européenne (U.E.) telle qu’elle existe aujourd’hui la définissent comme une « démocratie libérale ».

Le traité de Lisbonne qui a remplacé le traité constitutionnel refusé par referendum en 2005 acte cette réalité. Le trait caractéristique de cette démocratie libérale étant ce qu’il appelle « la concurrence libre et non faussée » et ce qu’elle entraine : refus d’une démocratie du "que, quoi et comment PRODUIRE"  au profit du profit maximum immédiat pour les firmes multinationales et financières.

La démocratie libérale est de fait un déni de démocratie et un deni de liberté.

La démocratie libérale est en faillite : il s’agit de savoir quelle alternative existe capable de relever le défi à la suite de cette faillite.

La faillite de la démocratie libérale tient à la contradiction antagonique que contient la réalité de la démocratie libérale contenue dans les mots « démocratie » et « libérale ». Il y a incompatibilité entre démocratie et libéralisme à terme. La faillite du libéralisme est celle de la démocratie.

La campagne du candidat communiste Fabien Roussel contient les prémices d’une alternative à cette faillite : la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

A la démocratie libérale doit succéder une démocratie à la fois du citoyen et de l’homme producteur qui sont les mêmes dans l’immense majorité de la population car production et gestion du système productif produisant les biens nécessaires à notre vie sont inséparables.

Car il n’y a pas de gestion de la production et des échanges sans une production. Et c’est bien cela le nœud de la crise de la démocratie libérale et de la crise de la planète : la suraccumulation du capital entraine la faillite du cycle « production-échange » en passant par la distribution. Pas de distribution sans production.

Nous avons vu dans la crise sanitaire le rôle essentiel qu’a tenue la production monétaire européenne dans le maintien d’une partie des activités et des revenus populaires. Mais nous avons vu aussi  à quel point les firmes multinationales et financières en commun ont pu détourner la plus grande partie de cette manne.

Ce n’est pas l’U.E. en elle-même qui est en cause, mais sa politique libérale, celle du capital qui draine vers lui les ressources qui manquent ensuite aux besoins sociaux.

Le travail et la production est au cœur du Programme de Fabien Roussel, et c’est bien le seul programme à s’y référer et à proposer des solutions et actions conjointes concrètes. Les attaques contre ce programme ne manquent pas et ne manqueront pas et à travers elles celle contre notre candidat.

La question est de ne pas perdre la boussole de ces solutions qui contiennent une alternative possible à la faillite du système et la faillite générale, économique, politique, de notre civilisation, toute notre civilisation dans sa multiple diversité.

La démocratie libérale est en faillite, économique, politique et sans doute militaire.

Pierre Assante. 22/02/2022 06:56:11.

 

5 ouvrages sur du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-c

Partager cet article
21 février 2022 1 21 /02 /février /2022 06:22

CADEAU OU MARCHANDISE ?

 

Cadeau ou marchandise ? La vie humaine peut devenir un immense et unique cadeau collectif et réciproque alors qu’elle est devenue aujourd’hui une immense et unique marchandise objet de guerre de partage : c’est pourtant l’antichambre possible de l’une à l’autre.

Pierre Assante. 21/02/2022 07:26:59.

 

UN LIEN :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/02/4-recueil-2019-2021-avec-leurs-liens-sans-2034.mde-de-production-et-mode-de-pensee.l-humanite-entre-dans-son-adolescence.le-desir-c

Partager cet article
20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:11

DOULEUR ET DEVELOPPEMENT VITAL.

Pour transformer le monde en santé il faut comprendre son état présent.

Son état présent :

  1. son type de développement, la maladie du type de développement basé sur le cycla A-M-A’ et ses contradictions antagaoniques, quel autre type de développement, et quel processus de l’un à l’autre partant des prémices présents du développement possible à venir. C’est une exigence d’autant plus grande que le monde, l’humanité, est arrivé à un point de grand développement, que son type de développement est malade et que la convergence de ces deux éléments comporte une menace inouïe dans et sur son processus vital ?
  2. Quel type de croissance sachant que le type de croissance du mode de développement antécédent n’est pas durable, mais qu’un autre type de développement peut répondre à un autre type de croissance durable ?
  3. Quelle nouvelle régulation ou quelle régulation (il n'y a pas de vie sans régulation) tout court sans laquelle la dénormalisation-renormalisation en santé dans sa continuité et ses sauts de qualité, le continu et les quanta d’espace-temps-développement-complexification, ne peut avoir lieu en santé ?
  4. Quel type d’appropriation de la nature, de « conquête de l’univers » nécessaire, viable et vitale dépendant des conditions précédentes, énoncées ci-dessus ?

Vouloir communiquer ce qu’on  a compris sur l’état du monde et les solutions possibles à sa maladie, est une volonté forte qui se heurte souvent au refus d’entendre et aux conditions de l’écoute. Il ne suffit pas de comprendre, relativement ou absolument, il faut aussi communiquer la compréhension, puisque aucune maladie du monde ne peut être guérie sans une participation du monde, commençant par une diffusion faible qui s’accroit et explose positivement dans la rencontre des idées et des évènements probants.

Ne pas réussir à communiquer, dans un moment de phase particulier à définir, c’est une douleur mentale.

Cette douleur mentale est tout à fait physique. Le cerveau a mal, concrètement. La paralyse entre le besoin d’acte et le cerveau, la contrainte de ne pouvoir est une douleur au sens premier : le cerveau a mal !

Il peut s’enliser ou surmonter la douleur dans une adéquation entre lui et la réalité de l’impuissance du moment, l’impuissance de son actualité, dans l’attente de l’explosion cathartique commune.

S’il trouve à s’exercer circonstanciellement il peut attendre, apprendre patience, sinon il peut exploser, négativement.

De fait, il se passe dans un cerveau ce qui se passe dans la réalité extérieure, réalité intérieure et extérieure vivant en unité comme vit en unité dans le passé acquis, le présent et le devenir,  l’accumulation génétique et épigénétique, dans la phylogénèse et l’ontogenèse en unité, de la personne dans l’espèce humaine, dans l’humanité et son lien organique avec l’univers : le développement-complexification-évolution de l’univers.

20/02/2022 07:26:51.

 

Cet article est extrait de l'essai :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

Partager cet article
20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:10

REPRISE DU 16/09/2020  DE MISE AU POINT ESSENTIELLE SUR LE CONCEPT DE CROISSANCE.

MISE AU POINT SUR MOINS MAIS MIEUX. Reprise d’un article du 16.9.2020.

 

Ce moins mais mieux, je l’ai pris chez Lénine, quand, pour faire simple, il s’agit de passer de la Révolution à la Gestion.

Dans « Moins mais Mieux » il ne s’agit pas de décroissance, mais d’un autre type de croissance que celle à laquelle conduit l’accumulation du Capital.

Il ne s’agit pas dans cette mise au point de reprendre les articles de ce blog sur la question.

Je reviens seulement sur un paradigme du « moins mais mieux » à partir de métaphores mais aussi de ce que la métaphore ne contient pas du « Tout » et du « différent » de l’objet dont il est question, mais d’une part diffuse et complexe réelle contenue dans la comparaison.

  1. D’abord la croissance de l’informatique qui contient la condensation du volume et l’expansion de la puissance, de l’effet.
  2. Ensuite la concentration-condensation des éléments dans la construction des systèmes de concepts en mouvement-évolution-complexification par et dans le développement du cerveau, de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à la maturation adulte, de l’adulte à la disparition par la mort et la transmission du vivant pendant le vivant et après le vivant qui poursuit la croissance humaine par cette transmission.
  3. La génétique et l’épigénétique et l’accumulation dans l’évolution peut faire partie du paradigme.

Voilà. Je ne sais pas si c’est clair, mais je crois que c’est précis, peut-être trop pour ne pas éviter une simplification par l’image et une dogmatisation par la formule.

La croissance de l’Humanité c’est celle de la conscience de Nature sur elle-même, de l’appropriation en santé de l’Univers par cette conscience. La conscience est bien matérielle, c’est un mouvement de la nature, bien qu’en termes philosophiques il ne faille pas confondre et séparer à la fois physique et idéel.

La confusion-séparation  entre physique et idéel conduit à l’idéalisme, c’est à dire à l’illusion handicapante pour l’homme que la pensée transforme à elle seule la matière sans la médiation de la matière.

En ce sens il n’y a pas confusion lorsqu’on affirme que la pensée est matérielle (1), comme tout existant et est constituée du mouvement de la matière et intervient sur le mouvement de la matière en agissant sur la société en unité, sur les effets du travail humain.

C’est pas simple à dire compte tenu du vocabulaire hérité de la philosophie idéaliste, encore dominante, bien que la philosophie stricto sensu, en soi, ne soit plus une préoccupation ni savante ni populaire, mais existant sous forme diffuse dans la pensée et évoluant en fonction de l’évolution des forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs machines, et le mouvement de leurs cultures concomitant, avec les développements inégaux de ses multiples composants

Pierre Assante. 16/09/2020 22:44:24.

(1) ce que dit pourtant « Matérialisme et empiriocriticisme » par soucis sans doute  de complication inutile à la compréhension.

 

Cet article est extrait de l'essai :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

Partager cet article
19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 07:51

ENSEIGNER OU CONVAINCRE

 

Convaincre c’est vaincre son semblable, certes vaincre avec lui mais vaincre quand même.

Enseigner c’est partager. C’est l’échange socratique à double sens, bien que dans le socratisme originel, il y ait volonté de convaincre contradictoire avec l’affirmation de son principe.

La conviction l’emporte sur la science. Elle la nie. L’enseignement partage la science et la science n’est pas une victoire sur ses semblables ou son semblable, mais sur la nature à laquelle on arrache un savoir qui satisfait directement ou indirectement un besoin humain, le développement-évolution-complexification de cette « part de la nature » dont avec nos semblables, nous sommes, en unité organique et en différence-autonomie-dépendance. La science est le règne non de la conviction sur l'autre mais de l'auto-conviction socratique à double sens.

Les textes dits sacrés des « grandes religions » et de toute religion ne sont pas des textes d’enseignement mais des textes de conviction.

Ils naissent de la fin d’une "préhistoire", qui n'en est pas une (1), du développement des forces productives et de la production agricole et de son surproduit d'échange, des cités et des pouvoirs centraux qui s’y  développent. Ils naissent de la naissance des sociétés marchandes et de classe et des dominations de classe dont la monarchie, l’éloignement entre le peuple et le pouvoir crée l’abstraction abstraite du pouvoir royal, du pouvoir du pharaon, du grand prêtre…. Et du despotisme qui doit à la fois avoir une capacité de gestion de l’ensemble social qui le « justifie », mais qui exerce cette gestion au détriment de la participation de tous, dans l’aliénation des pensées et des gestes de l’autre.

La science aussi peut etre instrumentalisée. L’instrumentalisation c’est une usurpation des pouvoirs individuels ou collectifs en unité au profit d’un groupe social dominant. La science instrumentalisée est la négation de la science, une idéologisation de la science. S’affranchir des religions c’est aussi pouvoir lire les « textes sacrés » comme on lit l’Iliade et l’Odyssée en tant que création artistique passée dont le contenu de classe est dépassé et les violences de classe, la guerre et la violence contre l’échange, dépassées de même.

Mais ce n’est pas encore le cas. S’il y a quelque chose à vaincre, c’est la violence contre l’échange qui détruit les produit matériels et moraux issus d’un l'usage malade de la force de travail humaine. Ce qui veut dire aussi qu’il ne peut y avoir que violence contre la violence, une violence qui la réduise et la prévienne : cela s’appelle un rapport de force.

Enseigner ce qu’est un rapport de force, c’est user de la science contre la violence. C’est permettre à la nature de s’exprimer en se détruisant le moins possible, en passant vers la transformation qualitative en usant le plus possible d’énergie pour en empêcher, contradictoirement, le gaspillage.

 

Pierre Assante. 19/02/2022 07:12:22.

 

(1) L’entrée dans l’histoire est celle de la conscience humaine de son propre processus. Conscience relative et en processus qualitativement nouveau et « globalement synthétique ». Donc du dépassement de la contradiction créative et contradictoire individu de l’espèce humaine-espèce humaine. Du dépassement mais non de l’abolition par la violence et la contrainte. Celle de l'auto-conviction. L’entrée dans l’histoire c’est la démocratie de l’homme producteur qui dépasse la contradiction production de l’individu-production de la société. Du dépassement mais non de l’abolition par la violence et la contrainte. Il s’agit d’une transformation qualitative du rapport de force en rapport de coopération brechtien du « Cercle de craie caucasien » non encore atteint. D’une contradiction non antagonique nait une nouvelle contradiction d’un « niveau supérieur »  de développement. D’une contradiction antagonique nait un novum ou les deux forces sont abolies et donnent naissance à une force totalement nouvelle issue de leur abolition. Ce résumé caricatural de l'antagonisme et du non-antagonisme a quelque chose de vrai au sens qu’il tente de définir l’évolution parallèle de deux forces contradictoires parallèles ou de leur abolition dans une nouvelle force. Le rapport entre capital et travail est une contradiction antagonique dans laquelle se développent paradoxalement des forces contradictoires non antagoniques « parallèles ».

 

Cet article est extrait de l'essai :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

Partager cet article
18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 20:44

Les manuscrits de 1844, l'économie politique, la conscience, la transformation du mode de production.

 

Dans les manuscrits de 1844, Marx développe ce qu'est le mouvement particulier de la nature que constitue la conscience humaine.

Bien que n’en étant qu’au début de son analyse du mouvement du capital, son développement de l’expérience et de la connaissance  de la conscience constitue une avancée majeure par elle-même, sans laquelle il n’aurait pu développer par la suite son analyse du mouvement du capital.

Ce n’est pas perdre son temps dans une étude marginale que de traiter de ce sujet dont il me semble évident que son absence dans le mouvement social n’est pas sans conséquences majeures.

Certes, la question est difficile et c’est le mouvement de la société qui trouvera par lui-même intérêt à cette connaissance.

Pierre Assante. 14/02/2022 09:35:29

 

EXTRAITS du 3ème manuscrit :

.......

 

Les manuscrits :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1844/00/km18440000/index.htm

 

************

 

Du blogueur :

 

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 10:09

 

K. Marx MANUSCRITS de 1844 et Y. Schwartz TRAVAIL ERGOLOGIE ET POLITIQUE 2021.

 

Les Manuscrits de 1844 de Marx marquent le dépassement de la philosophie bourgeoise, de la philosophie de la société marchande et de classe, à plus forte raison celle du CMMnIgF (Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé).

Sur le plan de la critique de l’économie politique, il en est à ses débuts. Mais comme dit dans des articles précédents, la dialectique de « Das Kapital » est celle de la philosophie des manuscrits de 1844 et la mise en pratique des thèses sur Feuerbach, en particulier la 11ème : non seulement comprendre le monde, mais aussi le transformer.

Si les Concepts ergologique schartzien issus de l’APST (Analyse pluridisciplinaire des situation de travail) ne poursuivent pas directement l’approfondissement des lois du capital, ni de l’œuvre économique de Marx, comme le fait de façon critique l'école de P. Boccara, ils n’en apportent pas moins dans leur domaine des éléments essentiels de leur approfondissement en alliant analyse du travail et de l’activité humaine à celle de la critique de l’économie politique, inséparables d’un approfondissement de l’analyse du mouvement de la société, objectif et subjectif dans son unité.

En ce sens on peut dire qu’ils poursuivent et approfondissent les Manuscrits de 1844 en les reliant à l’activité humaine concrète et à la connaissance de ce qu’est la conscience humaine collective et individuelle dans leur rapport dialectique, réciproque.

On peut aussi dire que expérience et connaissance de la conscience humaine, son processus non linéaire mais causal et aléatoire, est inséparable de l’expérience et de la connaissance du processus humain général et du mode de production et d’échange, non linéaire mais causal et aléatoire.

Au cœur des deux champs de recherche il y a l’aliénation et l’action, et l’acte de libération de l’activité humaine en réponse aux besoins sociaux-individuels en unité, sans médiation artificielle-domination, de contrainte physique et mentale en unité.

La libération de l’aliénation c’est celle du psychisme aliéné, de ses capacités d’une désadhérence-adhérence conceptuelle-mentale en santé liée aux besoins humains et de leur évolution-complexification dans l’évolution-complexification de la production-distribution-consommation, mouvement d’appropriation en santé par l’homme producteur de l’univers proche, la terre, et plus lointain, en unité, global, universel.

Certes l’APST est une création, un travail et une invention pratique collective. C’est aussi un mouvement de pensée, liée à mon sens au marxisme et son mouvement-évolution non-dogmatique et qui le poursuit dans un champ propre indissoluble du « champ général » et du « chant général » humain.

Dans « Travail, Ergologie et Politique », Yves Schwartz, 2021, l’auteur, revenant sur ses travaux et ses concepts-système de concept en mouvement, dans un « Pour un monde commun à construire » insiste sur la confusion (que pour ma part je pourrais qualifier de dogmatique, d’usage grossier de la dialectique  -et c'est semble-il son point de vue aussi ?), qui consiste à mettre sur un même plan contradiction antagonique et contradiction non-antagonique et leur rapport réciproque dans le temps. Ceci en relation avec les processus économiques (Pages 236-238), et la double contradiction qui s’en suit à traiter en théorie; et en pratique pour que la théorie ne pousse pas à la dichotomie économie/conditions concrètes de l’activité !

Autant la vision unilatérale de l’économiste est mutilée en séparant économie et conditions de l’activité, alors même qu’il aborde son champ propre en dépassant l’analyse unilatérale de la crise, soit sous-investissement et sur-épargne soit le contraire, car les deux phénomènes "fonctionnent" de façon organise en unité dans le déroulement de la crise, autant, pour moi, poser le DD3P sans poser la loi de suraccumulation-dévalorisation du capital c’est marcher non pas sur un pied comme moi, mais sur la tête, ce qui reste encore notre quotidien ; et sans poser un processus de propositions et d’action pour une bifurcation causale et aléatoire parmi l’infinité des bifurcations, des conditions d’un processus économique en santé et des conditions de l’activité en santé et en unité, dont l’usage de la production monétaire des banques centrales ; dont nous avons

vu l’importance dans la crise sanitaire, même si il y a beaucoup à dire de l’usage récent par rapport à la question de l’accumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences dans la vie humane quotidienne et à venir (1).

J’insiste toujours, et c’est sans doute pénible pour les autres, sur le rapport entre rapports sociaux, des plus intimes aux plus généralement économiques, sur le mode de production et les processus pour le transformer. Et sur les lois du capital. Un GRT qui les ignore, ignore les conditions de son efficacité dans le travail des hommes-individus, et des ECRP.

L’embranchement de l'évolution économique qu'est le capitalisme porte à la nécessite d'un nouvel embranchement dans lequel les contradictions du capitalisme trouvent remède-dépassement à l'instar de tout embranchement qui nous ont conduit jusqu'ici à note survie-développement : la double anticipation créatrice du mouvement humain, de sa non répétition et de son invention permanente se heurte à l'aliénation croissante des produits et geste du travail. Le poids de l'argent-capital ne dépend pas seulement d'un choix ou d'un contre choix moral mais en première instance de l'installation de fonctions et de systèmes de fonction aliénants (2).

Dans la revue TAF, n° 4, (« Travail au Futur ») Yves Schwartz développe que DDTP  (Dispositif Dynamique à 3 Pôles) et GRT (Groupe de rencontre du travail) n’ont pas seuls, la vertu miraculeuse de transformer un MdP (Mode de Production) fondé sur A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent’), voir à ce sujet sa théorie des trois lieux (3) TAF N°4 Pages 106-107, où doit se jouer simultanément la bataille pour un autre mode d’organisation humain. 

 

Pierre Assante. 18/02/2022 09:40:52.  

 

(1) Dans « Travail, ergologie et politique », Yves Schwartz  analyse plus finement dans la postface « Pour un monde commun à construire », la question des contradictions antagoniques et des contradictions non-antagoniques et des curseurs nécessaires pour que la tâche du moment ne se transforme pas en désorganisation du déjà désorganisé dans et par la crise systémique. Ce qui ne remet pas en cause la réalité de plus-value et de suraccumulation-dévalorisation du capital dont je parle ici.

(2) Selon les économistes communistes : la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

(3) Il y a là un long développement du professeur Yves Schwartz : il s'agit des lieux de 1) " La batailles épistémologique, les savoirs, université...",  2) « où l'activité humaine s'exerce pour produire des biens et des richesses...", 3) des "circuits de l'argent, la mondialisation des gouvernances économique, la circulation des flux financiers, les oligarchies financières, les rapports de force dans le commerce mondial...".

Mes excuses, ce « résumé » est très schématique de ma part, il faut se reporter au texte complet.

 

Partager cet article
17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 03:55

VALEUR SANS DIMENSION

 

La productivité doit développer les valeurs sans dimension.

C’est-à-dire des valeurs libérées de la mesure du temps de travail, mesure propre au capital dans son cycle A-M-A’ conduisant sa crise de suraccumulation-dévalorisation, et qui réduit le processus d’humanisation à son plus petit commun dénominateur, c’est-à-dire au néant.

 

Dans les systèmes passés, une minorité a joui d’une activité détachée de la valeur marchande et développant les valeurs sans dimension. Le résultat en est connu dans le développement de la culture pour elle-même et du savoir pour lui-même et leur usage pratique de développement de l’humanisation dans et par son développememnt industrieux, depuis la préhistoire jusqu’à une société marchande finale remettant en cause cette humanisation.

 

La culture pour elle-même et le savoir pour lui-même, cela est fini dans le règne du capital. Crise systémique et crise de civilisations sont bel et bien liées. Dans et par la négation des valeurs sans dimension.

 

Le capital procède par lui-même à sa propre négation et à la négation des valeurs sans dimension. La négation de la négation, c’est à dire la positivation et le dépassement passe par un lien organique entre productivité et valeur sans dimensions. Il ne s’agit pas là d’un paradoxe mais de la résolution d’une contradiction entre deux forces antagonistes qui portent portant ensemble un processus de progrès ou de destruction, selon comment les êtres humains orientent le rapport entre productivité et valeur sans dimension, donc leurs rapports entre eux-mêmes.

 

Productivité et valeurs sans dimension contiennent leur propre dépassement : l’activité libre, le développement-complexification en santé de l’appropriation progressive et infinie de la pensée sur l’univers ; pour notre espèce et pour tout processus infini, continuité et quanta matériels de la pensée : conscience de la nature sur elle-même.

 

Dans les luttes sociales de toutes sortes s’insinuent par petites doses inaperçues, ce processus d’unification-dépassement du conflit productivité-valeur sans dimension. Le faire grandir est possible, malgré les apparences de l’utilité immédiate des décisions et comportements.

 

La valeur sans dimension achevée c’est la productivité positivée.

 

Pierre Assante. 17/02/2022 03:44:35.

 

 

ÉCRITS  NOVEMBRE 2019 - AOÛT 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères

 

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche