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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 09:56

5 IDEES RECUES SUR L'IMMIGRATION

L'humanité du 29 juin 2018

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 08:01

 

Article mis en ligne une première fois le

Mardi 17 avril 2018

 

MATERIALISME ET IDEALISME. REGRESSIONS AU NOM DU PROGRES.

 

Philosophie réactionnaire, théories économiques conservatrices et politiques néo-libérales au paroxysme sont liées. Y répondre par des théories philosophiques  et économiques de progrès est inséparable d’une action  politique de progrès.

 

1) Dans ce monde traversé par les guerres, les inégalités, les désordres et les répressions, par une maladie globale de la société,  nous regardons tantôt un objet, tantôt un autre, tantôt un événement, tantôt un autre, tantôt un mouvement tantôt un autre, sans comprendre les liens qu’ils ont entre eux, sans comprendre que dans leur diversité et leur énigmaticité, ils forment un tout (1). Et pour comprendre cette diversité dans ce tout, d’immenses progrès des connaissances ont lieu en même temps et font partie de ce tout, des guerres, des inégalités, des désordres et des répressions au lieu qu’une coordination, la construction commune d’une cohérence, vienne au secours de la guérison de la maladie.

Et quand nous observons nos hommes politiques au pouvoir en action  nous ne comprenons pas qu’ils sont dans l’impuissance car ils veulent permettre la marche en ne soignant qu’un bout du chemin sans tenir compte de toute son étendue, de toute sa durée, c’est-à-dire en y mettant des entraves tout en affirmant y mettre des libertés.

A plus forte raison lorsqu’ils nient l’emprise de l’argent sur la pression du parcours et favorisent au contraire la prédation des activités humaines à commencer par le travail productif de capital au détriment du travail producteur de biens nécessaires à la vie humaine. A plus forte raison lorsqu’ils nient la destruction de la valeur d’usage que constituent ces biens par leur transformation en valeur d’échange, c’est-à-dire la transformation des objets nécessaires à la vie en marchandise, y compris la forces de travail humaine physique et mentale, et les marchandises en objet d’accumulation capitaliste.

Certes il ne s’agit pas de détourner brutalement le fleuve des marchandises et tarir la production, il s’agit de transformer l’accumulation capitaliste, l’accumulation du capital en croissance quantitative et qualitative des ressources nécessaires au développement humain, au développement de la personne dans le développement de la société.

 

Cet immense progrès des connaissances de l’univers dans lequel nous vivons subit, comme à chaque bond en avant de la connaissance, l’attaque des ignorances héritées d’un niveau inférieur des connaissances passées, de leur dogmatisation, de leur arrêt sur image au détriment de la dé-adhérence conceptuelle créatrice de nouvelles connaissances et de leur mise en relation, leur aller-retour permanent avec l’effort d’observation de la réalité. Dans les dogmatisations, les philosophies conservatrices ne sont pas le moindre obstacle, en particulier les philosophies conservatrices contenues dans les religions, interrogation existentielles légitimes mises à part, expression humaine de la détresse humaine pour en sortir mise à part bien sûr.

Il n’est pas nouveau que la conception de l’univers qui nous entoure en tant que matière et mouvement soit niée par les philosophies conservatrices contenues dans les religions et les philosophies conservatrices en général, au profit d’une conception de l’univers en tant que pensée immatérielle, sans support corpusculaire et ondulatoire, sans matérialité dans le développement de sa connaissance, sans constitution tangible micro et macro. Certes les capacités propres de notre espèce et de notre société en matière de connaissance de cette constitution sont limitées malgré ces progrès immenses relativement à l’état précédent. Mais ces limites n’autorisent en aucun cas, fondamentalement, à établir des dogmes et des rites à partir d’une conception immatérielle de l’univers et de son mouvement, mouvement dont évidemment nous sommes partie intégrante et intégrée. Les mythes et les rites ont une fonction constructive de la communauté humaine certes, mais ne peuvent se substituer aux progrès de la connaissance. La science passe par l'empirisme mais n'en est pas prisonnière. Syncrétisme n'est pas synthétisme. Ne pas confondre synthèse et erreur composée comme disait Marx à propos de Proudhon...

 

Les progrès scientifique du début du XXème siècle en matière de connaissances de la matière, de sa constitution et des interrogations nouvelles posées a été l’occasion aux tenants de l’immatérialité de relancer leurs visions et de mettre leur vision au service d’une réaction aux progrès sociaux et aux luttes ouvrières et populaires. Ces progrès sociaux étant à la fois une défense des acquis et leur développement en tant que moyen de développement humain général dans une société en développement général, en relation dialectique entre la personne et l’organisation des moyens de production, de vie, de la société humaine.

 

2) Les questions philosophiques ne sont donc pas une petite affaire à mettre de côté du développement des connaissances et du développement qualitatif de la société humaine. L’exemple du débat sur la masse de l’électron, soulevé par Lénine dans « Matérialisme et empiriocriticisme », bien que sommaire et contenant les limites du moment, est un exemple de la lutte en matière philosophique pour le progrès humain et la conscience de la nature sur elle-même qu'il représente. Et les œuvres « Matérialisme et empiriocriticisme » traitant des progrès des connaissances scientifiques en relation avec les conceptions de la nature et de la société et « Impérialisme stade suprême du capitalisme » traitant de la forme monopoliste du capital sont totalement liées, complémentaires, inséparables.

Une révolution, une transformation en santé de la société humaine a besoin de concepts philosophiques liés aux concepts scientifique, de leurs progrès. L’écriture de « Matérialisme et empiriocriticisme » après l’échec de la révolution russe de 1905 en témoigne dans la préparation d’une renaissance d’un mouvement ouvrier et populaire capable de s’emparer du mouvement des contradictions de l’accumulation capitaliste et de ses effets, la guerre impérialiste de 1914 en étant un des plus importants, et de les retourner littéralement  dans un mouvement de progrès du moment et un processus à long terme. Evidemment rien n’est acquis définitivement et un processus à long terme connait des arrêts, des reculs, des régressions dans la progression, des vies et des morts micro et macro dans le mouvement général de la nature et de l’humanité en tant que partie de la nature.

 

3) Ainsi il est nécessaire d’en venir au débat actuel dichotomisant travail et emploi, c’est-à-dire faisant abstraction des conditions réelles du moment du travail et de la production pour pouvoir les transformer en santé, dichotomie présente dans les théories de Friot, de Mélenchon, de Hamon, sur le revenu universel par exemple, mais aussi d’une droite évidemment prête  à s’emparer de la chose en réduisant ce qui est déjà réduit à une production limitée à celle d’un capitalisme réduisant le travail à l’accumulation capitaliste ;  c’est-à-dire une accumulation réduisant la qualité à la quantité de profit immédiat. Tristement, c’est au nom d’une libération du profit que le revenu universel transformé en revenu et activité minimum pour le profit capitaliste maximum immédiat est mis sur la table, au menu d’un progrès social illusoire pour certain, magique pour d’autres. C’est une interdiction de fait à la participation de la personne, au pouvoir de la personne à la participation de toutes les personnes à la créativité et à la création des richesses et de  l’avenir à partir de l’activité présente. Interdiction qui sera évidemment combattue.

 

Pourquoi mettre en opposition, en « compétition » des concepts qui doivent être mis en relation dans l’étude et la compréhension de la réalité dans laquelle nous vivons afin de transformer ce qui nous parait nécessaire de transformer et le sens de la transformation ?

- L’emploi est une réalité et il existe un concept, une catégorie tendant à y correspondre mentalement et en mouvement. Et les luttes ouvrières pour l’emploi en sont une illustration pratique.

- Le travail est une réalité et il en existe un concept et une catégorie de même, utile à l’action humaine pour la santé de l’activité humaine.

Et dans la catégorie travail il y a le travail salarié capitaliste stricto sensu

Et il y a le travail en tant qu’activité millénaire, millionnaire, de transformation de la nature, d’action humaine, sociale, sur la nature pour en tirer nos subsistances.

Etc…

Et bien sur tout cela est lié.

Je trouve Yves Schwartz dans son études « Expérience et connaissance du travail » (Ergologie) et Paul Boccara dans son analyse marxiste de l’économie politique, « Théories sur la crise d’accumulation-dévalorisation du capital », sur les « nouveaux critères de gestion », sur la « sécurité d’emploi et-ou de formation » beaucoup plus proches qu’on ne le pense en général, puisqu’on les oppose souvent farouchement.

Certes, ils ont travaillé, dans des champs différents qui dans leur rencontre ont pu se heurter, mais qui se sont aussi enrichi l’un l’autre il me semble. Yves Schwartz y travaille toujours mais nous avons perdu notre vieux et profond lutteur Paul Boccara. La ComEco (Commission économique du Parti Communiste Français) poursuit son travail comme la SIE (Société Internationale d’Ergologie) soutient celui d'Yves Schwartz.

Dans la période de crise systémique aggravée exponentiellement que nous vivons, Ergologie et Economie convergent à mon sens pour une transformation de l’activité humaine en santé (2).

C’est plus important que toutes les remarques qu’elles peuvent légitimement se faire. L’on sait quelle importance et quelle activité j’accorde à l’ergologie, y compris dans mes rencontres et mon activité propre avec les économistes aussi, auxquelles je fais mutuelle référence.

Les travaux d’Yves comme ceux de Paul sont une poursuite, entre autres de la démarche marxienne se nourrissant aussi d’autres démarches, celle de Canguilhem sur « le normal et le pathologique », d’Oddone sur « l’ergonomie au service du travail et du travailleur » etc. et en ce qui concerne l’ergologie et l’étude de la santé de l’activité humaine, et les dépasse logiquement en tant que développement.

 

4) La plus-value, la création de la valeur capitaliste reste, non de par nos choix mais de par la réalité encore actuelle, au centre du renouvellement de la société humaine, avec ses tares, ses limites, ses crises. On ne peut transformer que l’existant, le présent, avec les outils d’aujourd’hui hérités d’une longue évolution toujours en cours évidemment.

La révolution de la création monétaire et de son usage, création monétaire issue de la plus-value (un autre usage possible des 4000 milliards d’€ créés par la BCE depuis 2008 par exemple, et les institutions politiques de décisions de cet usage, les luttes sociales démocratiques et autogestionnaires  pour y arriver…), est au centre des possibilités d’un processus de transformation radicale d’usage en santé de la force de travail humain devenant progressivement activité libre dans le développement qualitatif des forces productives, réduction exponentielle de la durée du travail contraint en particulier. Son détournement possible dès aujourd’hui par l’usage de l’article 123.2 du traité européen qui autorise la création de fonds publics dont on pourrait assurer un contrôle d'usage démocratique et progressiste et de qualité de la production et la démocratie du producteur, du "que, quoi, comment, pour qui produire", à la différence de l'article 123.1 qui interdit un financement public et des Etats au nom de la concurrence libre et non faussée, est une solution que les souverainistes rejettent ou ignorent volontairement. Allons-nous faire de même ? Surtout au moment où une réaction conservatrice se déroule violemment ?

Ce n’est qu’un point, mais un point-témoin important d’un projet de processus tendant à résoudre les objectifs de justice, de coopération et de cohérence et de santé sociale pour lesquels nous luttons. Du moins je le pense fermement.

 

Pierre Assante, Mardi 17 avril 2018

 

Notes.

(1) Saisir ce « tout » demande de l’enfance à l’âge adulte une formation à la conceptualisation. Quelle que soit la langue. La conceptualisation, la formation mentale de systèmes de concepts à partir de généralités élémentaires, puis de généralités de généralités, des catégories philosophiques que nous employons quelquefois sans le savoir, cela est décrit par Lev Vygotsky dans « Pensée et langage » dont il faudrait encore et entre autre s’inspirer dans la transmission immédiate et la transmission générationnelle des savoirs et savoirs faire. Sans quoi, notre quotidien en matière de capacité de vivre sera en danger. Les rapiéçages des programmes scolaires et universitaires qui prétendent réparer ne font qu’aggraver la maladie. Le malaise étudiant sur son avenir de producteur rejoint les maladies de la production et celle des producteurs en découlent.

(2) La santé c'est le déséquilibre de la personne en relation dialectique dans le déséquilibre de la société qui fait le mouvement de la personne et de la société humaine, et la tendance au rééquilibre qui permet au mouvement de se poursuivre sans se casser la gueule.....

Il en est de même des mouvements de la nature et toute existence d'objet naturel, vivant et vivant et social à la fois implique le mouvement. Aucun objet d'existe qui ne soit en mouvement.

Il faut ajouter à cette remarque touchant à la nécessaire tendance à l’équilibre-déséquilibre, la critique des analyses unilatérales soulignées par Paul Boccara de suraccumulation-dévalorisation du capital, telle celle de Keynes qui note la crise due à la sous ou surconsommation ou au sous ou surinvestissement, mais ne développe pas le double processus dialectique, à double sens, d'une crise où se manifeste progressivement une croissance du déséquilibre entre consommation et production des moyens de consommation et des moyens de production. L'échange A-M-A' (Argent-Marchandise-Argent plus)induit dans le processus des crises décennales, accumulation, suraccumulation, dévalorisation du capital et revalorisation par destruction d'une partie du produit accumulé de la force de travail exprimée en capital. Au niveau de production induit par la révolution scientifique et technique digitale mondialisée, la masse exponentielle du surproduit accroît  la crise de suraccumulation qui devient systémique et requière une transformation du mode d'échange et de production, en passant par une régulation de la création monétaire, du crédit, du système financier et une transformation systémique en santé, en relation avec les droits et l'organisation du travail, la cohérence de la personne dans l'entité de production, du local au global, et le développement en santé de toutes les activités humaines.

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 13:53

 

Article déjà publié le 14/06/2018

Moins mais mieux.

Compromis historique sur la base d’un rapport de forces de classe.

l’état ACTUEL du processus social et des forces productives.

Régulation et transformation.

Moins mais mieux.

 

Le capitalisme entraine la société humaine dans le flot impétueux du profit et de l’accumulation du capital. La noyade généralisée est possible.

Toute régulation est emportée par ce flot.

 

Le Parti Communiste a joué un grand rôle de régulation qui a permis une certaine santé dans le capitalisme. Régulation politique, économique, culturelle, philosophique. Il y a lieu de réfléchir à l’état économique et idéologique des quartiers populaires et au recul des communistes, certes liés, mais c’est les communistes qui ont joué le rôle de régulateur, ils ne sont pas responsable de la dérégulation, mais aussi victimes dans le développement du capitalisme numérisé mondialisé, sa création de recul de l’emploi, des savoirs, des savoir-faire, recul relatif par rapport taux de croissance des forces productives mais tendant à devenir absolu.

L’exemple de régulation en santé de la société humaine le plus parlant est le compromis historique acté lors de la libération de l’occupation nazi de 1945-47.

Un Ambroise Croizat, entre autres exemples, a été un porte-parole inventif de ce compromis, partant de l’intelligence de l’état de développement de la société et de son mouvement, du rapport de force du moment et de ses possibilités de développement du moment.

La sécurité sociale de santé, financée par les cotisations patronales et ouvrières, sur la base d’un usage possible, en santé (sans jeu de mot), progressiste, d’une part de la plus-value arrachée par les luttes. Ce compromis historique n’est pas celui de la sociale-démocratie, mais d’un mouvement ouvrier combatif apte à saisir les possibilités du moment. La revendication et les luttes actuelles pour une sécurité d’emploi et de formation est la poursuite de ce processus, mais le compromis historique de la Libération n’est plus à l’ordre du jour, les lois du développement capitaliste et l’état de suraccumulation-dévalorisation du capital, la crise générale du capital que l’état de cette suraccumulation dévalorisation caractérise, rendent le processus à déterminer très différent. Ce qui nous surprend dans nos habitudes et nos savoirs acquis à reconsidérer.

 

La mondialisation numérique n’est pas le seul qualificatif à donner à l’explication de la dérégulation du capitalisme. L’impossibilité de régulation du capitalisme qui va de pair avec l’abaissement drastique de l’influence communiste, bien que sur le plan municipal, entre autre, les communistes restent une force non négligeable pour la suite du développement humain, sont en relation dialectique, c’est à dire qu’on ne peut concevoir l’une sans l’autre. C’est ce qu’a sous-estimé le PS et Mitterrand leur non-respect des engagements du programme commun de la gauche, insuffisant entre autre sur les questions du pouvoir sur l’argent certes,  mais nécessaire, et qui a conduit à l’état du PS actuel et sa récupération macroniste ultralibérale.

 L’état du processus capitalisme numérique mondialisé implique un besoin transformation-dépassement du système, qui ne peut être assumé que par une solution communiste de partage, de coopération et de qualité dans le développement, ce qui ouvre un champ nouveau possible aux communistes et à toute force s’en réclamant, et qui au contraire ferme la porte aux forces se réclamant d’un compromis capital-travail devenu impossible.

 

La mondialisation numérique  est un état de développement capitaliste des forces productives où la contradiction interne des lois de développement du capitalisme décrites par Marx, plus tard par Paul Boccara dans l’évolution du capital, pour ne citer qu’eux,  ne le rend plus en mesure de se réguler, mais au contraire l’oblige à une course en avant totalement incontrôlée, dont le Trumpisme est un symbole fort et évident.

 

Dans ces conditions, MOINS MAIS MIEUX devient un impératif vital pour le monde, pour les peuples, pour les personnes humaines et pour les communistes s’ils veulent non plus jouer un rôle régulateur devenu impossible dans cette course, mais un rôle curateur par le détournement progressif de la circulation du capital et entre autre par l’usage de l’argent rendu à un rôle d’échange dans un processus de sa restitution aux besoins sociaux, de production en santé, réparation en vol de la société affolée.

 

Ce qu’on peut rappeler brièvement dans des mesures économiques à décider et à mettre en œuvre politiquement et législativement, en relation avec le processus de conscience des luttes du salariat et de la population : c’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE (Banque Centrale Européenne), la loi SEF (Sécurité Emploi Formation), les fonds régionaux, nationaux, européens, les DTS (Droits de Tirages Spéciaux au niveau du Fonds Monétaire International) en réponse à la domination du dollar, le crédit progressif, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société qui est au cœur d’une politique de changement progressiste. Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

 

MOINS MAIS MIEUX cela veut dire donner la priorité au mouvement qualitatif dans le mouvement quantitatif du processus de développement de l’humanité, développer la qualité dans une croissance-condensation (1), selon des termes de Marx, qui sentait déjà l’emballement quantitatif de la croissance capitaliste, dans son exploitation sans mesure ni rationalité saine incompatible avec l'essence du capitaliste, de la force de travail et des richesses de la nature.

 

Pierre Assante, 10 juin 2018.

 

(1) Pour faite bref, mais un peu compliqué, à l'image de la croissance-condensation de l'organisation cérébrale de l'enfant à l'adulte puis de sa maturation continue, et de ses capacités à former des systèmes de concepts en mouvement,

ou à l'image de la croissance-condensation des moyens, des techniques, et de l'organisation du computer-usine originel au computer portable multiplié et du réseau mondialisé, son algorithmisation, à mettre au service du développement humain et non du profit financier capitaliste.

La personne humaine est un être SOCIAL, PENSANT et COMMUNIQUANT, une part en relation dialectique de l'ensemble que constitue l'espèce humaine, laquelle constitue un mouvement fluctuant mais jusqu'alors en croissance, de la "conscience de la nature sur elle-même", expression extraite des manuscrits de 1844 de Marx.

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 08:31
_________________________Fraternité_________________________

 

LA SPIRALE S’APLATIT, LE CHANGEMENT POINTE.

 

Dans le développement d’un système de production de classe, il existe des phases, dans les mouvements locaux et globaux de rapport de force interne et externe, avant des stabilisations relatives de la classe dominante, où des éléments distincts de la classe dominante sont en conflit croissant entre eux. C’est le cas des composantes de la féodalité vers l’an 1000 en Europe occidentale, où se cherche une paix permettant au régime et aux féodaux de profiter au maximum de leur domination.

On sait que cette tentative d’humanisation de la féodalité s’est heurtée au système féodal, et que les éléments les plus guerriers ont repris le dessus pour imposer un état des forces favorisant une guerre permanente dont ils voulaient  tirer plus de profit que dans la paix, et ce qui a donné au contraire une force plus grande aux contradictions du système et a sa crise qui s’est résolue provisoirement par la montée de la classe bourgeoise puis sa victoire économique et politique, relative au moment de la Renaissance, consolidée dans les révolutions des XVIIème et XVIIIème siècle, anglaise, française etc.

Il en est de même de « l’humanisation » du capitalisme aujourd'hui, et des reprises guerrières, nationalistes et fascistes qu’il connait. Trump est à la fois une phase et une contre-phase des tentatives illusoires d’humanisation d’un système de classe. Les avancées d’humanisation pratiquées dans les marges du système sont sans cesse remises en cause et seules des phases progressistes de rapport de force, comme la libération de l’occupant nazi et sa défaite mondiale, ouvrant des phases de réformes structurelles du système, connaissent des avancées de l’humanisation. Mais ces avancées elles-mêmes ne peuvent qu’être remises en cause dans et par l’aggravation des crises du système. Une transformation du système dans un mode de production et d’échange sans classes c’est l’ouverture à un approfondissent radical de l’humanisation. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existera plus de contradictions entre les humains, mais qu’elles seront d’un autre ordre, non un pur frein mais une compétition pacifique créative pouvant dépasser chaque étape du développement humain. Pouvant.

Les crises se résolvent dans des crises finales qui sont les conditions de dépassement d’une phase de développement humain parvenue à obsolescence. La suraccumulation-dévalorisation du capital ne peut déboucher que sur une catastrophe ou un autre mode de production basé sur les besoins humains et le dépassement du cycle élargi d’accumulation du capital, dont la spirale s’aplatit, se resserre faute de pouvoir guérir sa maladie congénital et inguérissable de suraccumulation issue de l’échange A-M-A’.

Si je n’avais pas fait dans ma jeunesse 15 jours intensifs de formation du PCF d’alors sur l’économie politique marxiste et le CME , je n’aurais sans doute pas été jusqu’à la dialectique et je serai resté un contestataire impuissant, à mon corps défendant. Merci René Féniche !* Le Capitalisme Monopoliste d’Etat est devenu le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé, mais toujours le capitalisme et l’échange Argent-Marchandise-Argent plus et ses limites structurelles et sa crise générale aggravée et accélérée.

Pierre Assante, jeudi 28 juin 2018

* René était un ancien ouvrier camionneur responsable de l'école fédérale.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 07:21
Légende de Protis et Gyptis, l'offrande de la coupe d'eau.

«Le désir implique le besoin; c'est l'appétit de l'esprit, lequel lui est aussi naturel que la faim l'est au corps. C'est de là que la plupart des choses tirent leur valeur»

 note N°2 de la première page de "Das Kapital" de Karl Marx, Nicholas BARBON, 1696

 

La première page :

"...La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une « immense accumulation de marchandises (1) ». L'analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches.

La marchandise est d'abord un objet extérieur, une chose qui par ses propriétés satisfait des besoins humains de n'importe quelle espèce. Que ces besoins aient pour origine l'estomac ou la fantaisie, leur nature ne change rien à l’affaire (2) . Il ne s'agit pas non plus ici de savoir comment ces besoins sont satisfaits, soit immédiatement, si l'objet est un moyen de subsistance, soit par une voie détournée, si c'est un moyen de production.

Chaque chose utile, comme le fer, le papier, etc., peut être considérée sous un double point de vue, celui de la qualité et celui de la quantité. Chacune est un ensemble de propriétés diverses et peut, par conséquent, être utile par différents côtés. Découvrir ces côtés divers et, en même temps, les divers usages des choses est une œuvre de l’histoire (3) . Telle est la découverte de mesures sociales pour la quantité des choses utiles. La diversité de ces mesures des marchandises a pour origine en partie la nature variée des objets à mesurer, en partie la convention.

L'utilité d'une chose fait de cette chose une valeur d'usage (4) . Mais cette utilité n'a rien de vague et d'indécis. Déterminée par les propriétés du corps de la marchandise, elle n'existe point sans lui. Ce corps lui-même, tel que fer, froment, diamant, etc., est conséquemment une valeur d'usage, et ce n'est pas le plus ou moins de travail qu'il faut à l'homme pour s'approprier les qualités utiles qui lui donne ce caractère. Quand il est question de valeurs d'usage, on sous-entend toujours une quantité déterminée, comme une douzaine de montres, un mètre de toile, une tonne de fer, etc. Les valeurs d'usage des marchandises fournissent le fonds d'un savoir particulier, de la science et de la routine commerciales (5)  .

Les valeurs d'usage ne se réalisent que dans l'usage ou la consommation. Elles forment la matière de la richesse, quelle que soit la forme sociale de cette richesse. Dans la société que nous avons à examiner, elles sont en même temps les soutiens matériels de la valeur d'échange.

La valeur d'échange apparaît d'abord comme le rapport quantitatif, comme la proportion dans laquelle des valeurs d'usage d'espèce différente s'échangent l'une contre l’autre (6) , rapport qui change constamment avec le temps et le lieu. La valeur d'échange semble donc quelque chose d'arbitraire et de purement relatif ; une valeur d'échange intrinsèque, immanente à la marchandise, paraît être, comme dit l'école, une contradictio in adjecto (7) . Considérons la chose de plus près..."....La suite en lien en bas de page....

 

Notes de la première page :

[1] Karl MARX, Contribution à la critique de l’économie politique, Berlin, 1859, p. 3.

[2] « Le désir implique le besoin ; c'est l'appétit de l'esprit, lequel lui est aussi naturel que la faim l'est au corps. C'est de là que la plupart des choses tirent leur valeur. » (Nicholas BARBON, A Discourse concerning coining the new money lighter, in answer to Mr Locke's Considerations, etc., London, 1696, p. 2 et 3.)

 [3] « Les choses ont une vertu intrinsèque (virtue, telle est chez Barbon la désignation spécifique pour valeur d'usage) qui en tout lieu ont la même qualité comme l'aimant, par exemple, attire le fer » (ibid., p. 6). La propriété qu'a l'aimant d'attirer le fer ne devint utile que lorsque, par son moyen, on eut découvert la polarité magnétique.

 [4] « Ce qui fait la valeur naturelle d'une chose, c'est la propriété qu'elle a de satisfaire les besoins ou les convenances de la vie humaine. » (John LOCKE, Some Considerations on the Consequences of the Lowering of Interest, 1691 ; in Works, Londres, 1777, t. II, p. 28.) Au XVIIe siècle on trouve encore souvent chez les écrivains anglais le mot Worth pour valeur d'usage et le mot Value pour valeur d'échange, suivant l'esprit d'une langue qui aime à exprimer la chose immédiate en termes germaniques et la chose réfléchie en termes romans.

 [5] Dans la société bourgeoise « nul n'est censé ignorer la loi ». — En vertu d'une fictio juris [fiction juridique] économique, tout acheteur est censé posséder une connaissance encyclopédique des marchandises.

 [6] « La valeur consiste dans le rapport d'échange qui se trouve entre telle chose et telle autre, entre telle mesure d'une production et telle mesure des autres. » (LE TROSNE, De l'intérêt social , in Physiocrates, Ed. Daire, Paris, 1846, t. XII, p. 889.)

 [7] « Rien ne peut avoir une valeur intrinsèque. » (N. BARBON, op. cit., p. 6) ; ou, comme dit Butler:The value of a thing Is just as much as it will bring.

 

La suite :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-1.htm

Et puis, il y a :

Le caractère fétiche de la marchandise et son secret.

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-I-4.htm

Le livre 1 complet :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm

Le livre 3 complet :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/index.htm

d'où est tirée l'analyse de la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital, sa crise généralisée qui nous mène à celle d'aujourd'hui, catastrophique, et aux études de Paul BOCCARA et les solutions proposées par la Commission Economique du PCF pour en sortir, radicalement et progressivement  :

http://www.economie-politique.org/

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 10:52

 

POUR UN MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE DU 21EME SIECLE (PROJET)

 

Préambule (Projet).

Notre 38eme Congrès est vital.

Au mois de juin 2017, les communistes décidaient à l'issue de la séquence électorale des présidentielles et des législatives de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l'influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps.

C'est au parti communiste, français et internationaliste, d'assumer cette ambition face à la force du capital qui se pare des atours de la modernité, face à la profondeur de sa crise systémique, mais aussi face à l'attraction des idées réformistes de conciliation, comme celles nationalistes et xénophobes de bouc-émissaire.

C'est d'autant plus nécessaire que Macron et son gouvernement mettent à profit la confusion politique et l'absence d'alternative progressiste crédible, pour conduire à marche forcée la destruction du modèle social français. Ils cherchent à faire de la France, à coté de l’Allemagne, le second pilier d'une Europe au service des marchés financiers et de l'ordre mondial dont ils ont besoin.

Macron prétend que ses options sont les seules à même d'arracher la France et l'Europe à la crise très profonde d'un système capitaliste qu'il entend sauver. En réalité cette politique va accentuer les vulnérabilités propres de la France et les fractures sociales dans un monde en crise alors que se prépare une nouvelle phase d'aggravation des difficultés mondiales. Elle s'annonce beaucoup plus grave que celle de 2007-2008 dont les forces du capital n'ont voulu retenir aucune leçon.

Après une période d'observation, des luttes importantes se développent. Elles concernent les bases même du modèle social français, dont elles cherchent un nouveau développement : services et entreprises publiques, refus des inégalités, du déclassement et des discriminations, égalité des territoires, protection sociale et son mode de financement à partir des richesse produites, l'emploi, sa sécurité et sa promotion, l'augmentation des salaires, toutes les batailles sur l'éducation et la formation, droits et pouvoirs des salariés sur les lieux de travail.

Il n'y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires; d'un parti et d'un projet communistes pour permettre au mouvement populaire de s'élargir et de se renforcer jusqu'à contraindre le gouvernement à des reculs, imposer de nouvelles conquêtes, ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à toutes les récupérations nationalistes, populistes, xénophobes ou racistes.

Quel défi pour le Parti communiste français !

Mais après son effacement en 2017 et son résultat désastreux aux législatives, son pronostic vital est engagé.

Tout cela constitue un électrochoc. C'est pour cela que les adhérents ont voulu un Congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l'action et le développement d'une ambition communiste.

Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire pour permettre un débat sans tabou et des décisions audacieuses.

Nous considérons que la proposition de base commune votée le 3 juin (par 49 voix sur 91 votants et 168 membres du CN) ne répond pas aux exigences du débat, pas plus qu'elle ne permet d'analyser précisément la situation du monde et celle de notre parti. Se refusant à formuler clairement les termes du débat, elle ne permet ni la discussion sur la réorientation et les changements que les communistes sont si nombreux à penser nécessaires, ni la prise d'initiative par celles et ceux qui aspirent à changer l'ordre existant.

Ce n'est pas d'un collage d'options et de synthèses habiles dont notre Parti a besoin pour construire une unité réelle et agissante des communistes.

Nous proposons une base commune qui permette de répondre à cette question essentielle :

Faut-il continuer dans l'effacement, dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie illisible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond de notre organisation, à même de renforcer notre influence et notre place au sein d’un rassemblement efficace pour notre peuple ?

Pour le débat le plus conséquent des communistes et des choix clairs, cette proposition de base commune entend apporter des éléments de réponse précis aux questions centrales suivantes :

•             nos difficultés actuelles résultent-elles d'une mauvaise mise en œuvre des choix faits depuis une vingtaine d'années, ou bien ces choix mêmes sont-ils à remettre en question ?

•             Quel bilan faisons-nous aux plans stratégique, organisationnel et électoral ? quel bilan de l'activité de la direction nationale ?

•             Quelle place du marxisme vivant pour armer le combat et pour la confrontation d'idées à tous les niveaux ?

•             Une réorientation stratégique est -elle nécessaire ou suffit-il de chercher à mieux tenir le même cap sous l'appellation « nouveau front social et politique » ?

•             Faut-il se résigner, aux élections européennes, à un nouvel effacement du parti et de ses idées au nom du rassemblement derrière une possible tête de liste issue d'une autre formation politique ? Ne s'agit-il pas plutôt de construire une liste de large rassemblement initiée et conduite par le PCF ?

•             Comment définir l'objectif du communisme, les voies et moyens de l'atteindre ? Quelle dialectique nécessaire entre nos propositions, les luttes immédiates, les étapes indispensables et la visée communiste qui se construit dans ce mouvement tout en l'éclairant ?

•             Un changement profond de la direction nationale est-il nécessaire ? Quel engagement des dirigeants pour un effort de réorientation des idées, de la pratique et de l'action ?

 

L'heure est grave, c'est pourquoi, dans la richesse de notre diversité, nous proposons ce texte comme Base commune pour la discussion du 38éme congrès des communistes. Nous ne nous résignons pas à l'idée que le congrès extraordinaire puisse sombrer dans les habitudes, les redites et le refus des remises en cause.

Nous voulons sortir le PCF de la spirale de l’affaiblissement. Nous partageons cette conviction qu'il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un parti communiste fort et influent, visant cette ambition : c'est ce qui nous rassemble, même si nous avons des différences sur un certain nombre de points.

 

Cette proposition de base commune vise à réussir, dans une unité enrichie de notre diversité, un Congrès permettant le développement d'actions transformatrices ambitieuses au lieu de la paralysie liée à la recherche de faux équilibres.

 

Nous la formulons en 5 chapitres :

•             un bilan critique

•             nos responsabilités face à la nouvelle phase de la crise du capitalisme et de la société

•             le communisme de notre temps et l'action pour y parvenir

•             pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d'unité populaires

•             pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire.

 

Extrait de l'Art.III.11.1 des statuts du PCF sur les Congrès,

"...A l'issue de cette période, trois cents adhérent-e-s à jour de leurs cotisations peuvent proposer une base de discussion alternative (1). Ces adhérent-e-s doivent être issu-e-s d'au moins un quart des fédérations. Le nombre de signataires par fédération ne peut excéder 10% de la totalité de la liste. Ils et elles y apportent leur soutien par une attestation signée et fournissent le justificatif de paiement de leur cotisation... "

(1) Dans le cas présent la date limite est le 6 Juillet 2018, date à laquelle les ou la base dite "alternative " doit être déposée avec les attestations individuelles de soutien et les attestations individuelles de paiement de cotisation. La base initiale a été votée le 3 juin 2018 par 49 voix pour sur 91 votants et sur 159 membres du Conseil National.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 07:40

L'ARBRE N'EST PAS UN HOMME,

une petite réflexion économique, politique, 

ergologique et philosophique,

suivie

d'UN POEME : "Les arbres", en lien.

 

L’activité du capital, comme toute activité humaine pratique la double anticipation des actes qu’on peut « décomposer » ainsi : 1) l’activation par le profit, 2) le blocage (relatif mais croissant) par le profit dans le "retour d'anticipation", son taux, sa baisse tendancielle, contradiction antagonique dans la double anticipation du capital. Il y a incompatibilité entre un maintien en santé de la société et les mesures de maintien du taux de profit.

 

La double anticipation consiste à imaginer un acte et le contrôler dans son déroulement. Le blocage par le profit (1) est la conséquence des contradictions internes du système. Le contrôle en santé du mouvement et la correction-amélioration-complexification qu’il implique ne peut s’effectuer librement dans la contrainte du profit, à plus forte raison dans un marché contrôlé par une organisation mondiale du profit et de ses contraintes économiques et guerrières, les algorithmes en usage pour plier les mentalités au taux de profit en étant la pointe avancée.

Technique et symbolique marchent ainsi éclatées alors qu'elles ne peuvent marcher l’une sans l’autre, « le lit de Platon » étant une réflexion-démonstration de la chose.

L’arbre n’est pas un homme et l’homme n’est pas un arbre. Certes, ils ont évolué ensemble et leurs évolutions restent tributaires l’une de l’autre, y compris mentalement pour l'homme. Mais l’arbre n’a aucunement développé la déadhérence conceptuelle, même si ses réactions de défense et de développement  des modifications en rapport avec son milieu existent.

 

La déadhérence conceptuelle demande une société humaine et le rapport des corps et des cerveaux entre eux dans l’imagination d’une construction consciente. Il s’agit que l’observation du réel crée une représentation du réel et de son mouvement dans un mouvement interne de la conscience et son aller-retour entre le réel et son observation, et modifie en retour ce réel par la pratique d’une technique et de son évolution.

On pourrait entrer encore plus dans cette description comme Yves Schwartz le fait sur les ingrédients de la compétence (In "Activités en dialogues 1", Octarès) ou sur les épistémicités (lien), accumulation cognitive et exercice de l’accumulation cognitive et résultats en mouvement et en miroir de ce rapport entre accumulation et exercice, praxis.

 

De la structure de l’entreprise jusqu’à la religion, la déadhérence conceptuelle est « impactée » par le profit et la simplification-régression qu’il impose à la déadhérence conceptuelle, sinon pour une « élite » dont la spécialisation étroite équivaut à la même régression.

Si dans le système d’échange A-M-A’ (1) porté à son extrémité, et il est dans l’ordre des choses qu’un mouvement se pousse vers son extrémité pour trouver sa propre transformation nécessaire à la santé du mouvement général, on pourrait dire que l’arbre garde ses qualités d’arbre, on pourrait dire aussi que l’homme tend à perdre ses qualités d'homme dans la régression de la déadhérence conceptuelle imposée par le système du profit à son paroxysme « naturel ».

 

La déadhérence conceptuelle, qualité propre à l’homme, même dans les limites de l’espèce et de la société humaine et à toute conscience de la nature sur elle-même, est en grandes difficultés dans les techniques économiques et politiques mises au point par le capital pour une guérison provisoire et illusoire à la baisse tendancielle du taux de profit dans une composition du capital ou le capital constant « mange » de plus en plus le rapport capital/valeur ajoutée, c’est-à-dire mine le moteur du système, le profit et son taux.

Evidemment, l'état de dépendance de la déadhérence conceptuelle du phénomène du profit et de la baisse tendancielle de son taux au paroxysme impacte les réserves d'alternatives elles-mêmes et tend (relativement ?) à les stériliser.  

Le développement de la conscience de l’homme sur sa propre activité et les moyens de dépasser les contradictions qui s’y opposent auront sans cesse plus de mal à trouver issue, si un choc qui peut être lui-même mortel, ne « réveille » pas ce besoin de conscience.

 

Je suis en train de relire le 18 brumaire de Louis Bonaparte réédité par l’Humanité en supplément. Je constate à quel point Marx reliait le mouvement de la pensée au mouvement historique de la société, c’est-à-dire les considérait dans une unité, même si leurs composantes, dans leur relation dialectique connaissent des inégalités variables de développement. Le recul du marxisme fait partie du recul (relatif ?) de la déadhérence conceptuelle, de la dichotomie technique/symbolique dont l’unité a été le cœur de l’humanité dès ses origines dans le travail, l’activité, lesquels ne sont pas cette chose à laquelle on les a réduits dans notre société du capitalisme monopoliste mondialisé, numérisé, financiarisé.

Et je constate à quel point un matérialisme dialectique non saisi dans son mouvement par un dogmatisme et la régression, est bien supérieur en symbolique que tout autre mouvement prétendant au symbolique exclusif.

L’anthropomorphisme pratiqué sur l’arbre est vraiment un signe de confusion mentale sur la connaissance de la nature qu’on peut rapprocher de la confusion de notre conscience sur le réel  partant d’une confusion sur la société humaine, le voile jeté sur les rapports de classe et leur travestissement en étant un des outils utilisés majeurs dans cette confusion. La loi PACTE va y ajouter une couche. Mais la confusion sur le réel a des conséquences sur les capacités d’exploitation de la force de travail par le capital, et le menace donc, contradiction supplémentaire en mouvement. Le malheur serait  que la conscience des exploités ne trouve pas issue et transformation-dépassement en santé du système, et des techniques et symboliques qu’il contient.

 

C’est un problème essentiel qui se pose en premier lieu pour les classes ouvrières, les ingénieurs cadres et techniciens de production ; celle du vieux monde organisé syndicalement et politiquement, affaiblie organisationnellement et idéologiquement dans la mondialisation capitaliste numérisé; mais aussi à celle des E.U. dans le contexte d’un affaiblissement du capitalisme dominant par la crise généralisée du capital ; enfin et peut-être surtout celle des « pays émergents » un temps frappés par le retour de domination de marché d’un capitalisme nationaliste aux abois ; et dans cette « émergence », celle de la Chine, 2ème puissance économique : l’émergence a besoin aussi, outre d’une organisation de la classe ouvrière, c’est-à-dire d’une indépendance, ou du moins d’une autonomie vis-à-vis d’un Etat où le PCC joue un rôle progressiste limité par cette NEP "au carré" (2) encore nécessaire mais qui ne peut constituer la fin en soi de la révolution en santé au sens général de tous les domaines d'activité humaine, mais au contraire son "arrêt" possible avec régression généralisée. La contradiction du profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital demeure pour la Chine à l’échelle mondiale et elle impacte la double anticipation et la déadhérence conceptuelle nécessaires au mouvement de la création des produits matériels et moraux, et à l’invention sociale, dans les rapports internationaux entre grandes zones de développement.

 

Le capitalisme mondialisé numérisé et financiarisé est en train de chercher à construire une forme d'Etat correspondant aux impératifs de ses forces productives en l'état et dans leur mouvement et leurs contradictions en mouvement exponentiel explosif. Comment les hommes producteurs pourraient-ils dans ces conditions de se contenter des formes anciennes d'organisation et de pensée, en particulier celles des marchés nationaux au sens étroit et encore plus des formes de constat limité à la protestation ? 

 

Pierre Assante,  Samedi 16 juin 2018

 

(1)Echange Argent-Marchandise-Argent plus’, accumulation-suraccumulation-dévalorisation et ses effets sur l’insatisfaction concrète et symbolique  des besoins humains vitaux.

(2) Nouvelle Politique Economique tentée en 1920-21 en Russie par Lénine et développée en Chine "au carré", ce qui lui a permis son développement des forces productive, étape première et nécessaire d’un développement général.

 

Post Scriptum.

La maladie est un mouvement du corps animal, du corps humain, de la société, de la nature.

La santé n'est pas un état mais une tendance dans le mouvement. De même les vertus et les défauts humains, une tendance dans le mouvement.

Y a-t-il tendance nouvelle au rapprochement entre poésie et exposé rationnel, c'est à dire symbolique et technique ? C'est un besoin impérieux. Walter Benjamin y a réfléchi dans « Les régressions de la poésie » ou « l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité ».

Malgré les apparences, le symbolique ne nuit pas à la compréhension rationnelle, mais l'élargit à tous les champs de savoirs et de savoir-faire. Les savoir-faire et les objets qu'ils produisent contiennent toute l'histoire de la pensée humaine et de la technique humaine, en unité, et unissent avoir et être. Eclater cette unité c'est éclater la vie, tendre à la disparition du mouvement, de la vie, de l'être. Disparition impossible dans sa totalité, mais possible dans des éléments et des fonctions ? C'est ce que contiennent les régressions de la société humaine.

Philosophie et économie, y  a-t-il moyen de tenir les deux bouts ? 

La production industrielle numérisée c'est de l'activité et encore du travail, et la transformation qualitative des moyens de production ne peuvent plus s'accommoder de l'état dépassé du système d'échange, de l'achat -vente de la force de travail par le possesseur de capital.

Je me permets, pour finir,  une auto-citation poétique concrète dans une activité libre : « Depuis mon enfance je parcours la colline en espadrilles, sauf les jours de pluie... ». Bizarre ? Qui fait les espadrilles et comment ?

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicites-reflexions-sur-les-travaux-du-professeur-yves-schwartz-commentaire-libre-n-engagean-99482524.html

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LES ARBRES, POEME : ...... ici

http://pierreassante.fr/dossier/leis_aubres.pdf

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 08:06

 

On ne résoudra pas l’état de crise économique et politique AVEC....

 

On ne résoudra pas l’état de crise économique et politique dans lequel se trouve le monde avec de bons sentiments et les vieilles recettes.

Ni par des formules ronflantes et-ou agréables à entendre.

Ni par la compassion nécessaire mais sans effet sur un système en crise de par l’organisation de son mode d’échange parvenu à son extrémité possible.

Ce qui est possible dans une situation ne l’est plus dans une autre.

 

Le mode d’échange institué par le système capitaliste ne peut plus faire vivre l’activité sociale, et en premier lieu ne peut plus faire vivre la production nécessaire à la vie humaine, à faire vivre les qualités nécessaires à une production correspondant aux besoins de l’humanité et de la personne humaine dans son développement.

 

C’est dans un enfoncement lent ou brutal de la civilisation humaine que nous nous dirigeons, et nous y sommes déjà en partie.

Les vieilles recettes, tout le personnels politique, ici et dans le pays, les pratiquent. Il les pratique parce que nous vivons dans un système de pensée que le système économique a formé. C’est d’un effort immense de réflexion et de remise en cause des idées dominantes dans lesquelles nous naviguons à vue, dont nous avons besoin.

 

Nous avons besoin de voir le chemin à distance, le plus loin possible, pour avancer sans se fracasser sur les écueils du système. La véritable compassion avec les souffrances humaines et la véritable solidarité entre les hommes a besoin, plus que de bons sentiments, elle a besoin de transformer le mode de fonctionnement de l’échange et de la production humaine tel qu’il est organisé jusqu’à aujourd’hui.

 

C’est ce que proposent les économistes communistes, marxistes, depuis le début d’accélération de la crise, dans les années 1960-70, dans l’expérience manquée de 1981-84, dans celles de la gauche plurielle, où les mesures adoptées, quelquefois progressistes comme la retraite à 60 ans ou les lois très limitées de la gauche sur les droits du travail, ne répondaient pas suffisamment à l’état de crise du système.

 

Et ces propositions ont pour centre, et pour initiation d’un autre système de production et d’échange, la question du pouvoir politique sur l’argent. Cette question a toujours été contournée par la gauche, faute de s’attaquer aux puissances de l’argent, pour être plus précis, du capital. C’est la raison de ses échecs, de son accompagnement volontaire ou pas du système et de sa crise.

 

Aujourd’hui, le système et ses hommes n’ont plus de marge d’intervention d’accompagnement social de la crise. Son action, leurs actions consistent à s’y enfoncer toujours plus, dans la crise.

 

L’alerte lancée par les économistes communistes, marxistes, à la société et aux communistes mêmes, entre autre dans la période du début de « l’ère Mitterrand », n’a pas été entendue. Elle ne l’est toujours pas. La crise a besoin de résolution économique, cette résolution a besoin d’un parti et grand ou petit, grand de préférence, qui mette en avant ces solutions économiques dans les luttes de protestation ouvrière, des salariés, et populaires, sans quoi ces luttes ne seront que des jacqueries modernes.

 

Et pour qu’un tel parti existe, il faut que ce pouvoir sur l’argent soit la logique centrale d’une base commune, logique sur laquelle assoir l’ensemble des autres questions sociales et sociétales.

 

La logique du système, c’est celle dans laquelle vit toute l’humanité, nous y compris. Il ne sera pas facile de faire l’effort d’en sortir, surtout si nous nous contentons d’effleurer, de saupoudrer, par-ci par-là une autre logique pour s’attaquer à la crise du système. Il nous faut partir des forces qui dans le parti s’y attaquent, pour les faire grandir dans le parti et dans toutes la société, en France et ses régions, en Europe et dans le monde.

 

Je ne fais que citer pour aller vite les points à expliquer et approfondir et non à saupoudrer dans un texte comme des ajouts sans lien entre eux : c’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE (Banque Centrale Européenne), la loi SEF (Sécurité Emploi Formation), les fonds régionaux, nationaux, européens que l’article 123.2 du traité européen rend possibles dès à présent, les DTS (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International- FMI) en réponse à la domination du dollar, le crédit progressif, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société qui est au cœur d’une politique de changement progressiste. Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

 

Je soutiens la démarche des camarades du conseil national qui demandent une refonte profonde du texte sur la base de ces remarques et non un ajout d’encadrés qui ajoutent à une incohérence et à la confusion dans laquelle nous et la société nous trouvons. Je souhaite que notre section fasse majoritairement de même. Un texte de congres ce n’est pas rien, c’est ce qui va servir de points de repères aux militants communistes et à la direction de leur parti.

 

Pierrot, Mardi 19 juin 2018

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 07:28

EUROPE : LA MENACE DE L’ÉCLATEMENT

Mercredi, 6 Juin, 2018, l'Humanité

La chronique économique de Pierre IVORRA.

 

Certes, dans ces pays, ces faibles taux s’accompagnent souvent d’une forte précarité et d’une réelle pauvreté. C’est le cas de l’Allemagne, qui a un faible taux de chômage mais où un habitant sur cinq est dans une situation de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, un taux supérieur à celui de la France (17 %). D’autres indicateurs montrent que, contrairement à ce qui était promis aux différentes étapes de la construction européenne, notamment lors de la création de l’euro, la façon dont l’édifice a été bâti n’a que peu permis de réduire les écarts de développement entre pays. Dix pays situés à l’est du continent disposent d’un salaire minimum inférieur à 500 euros. Dans cinq, situés au sud, Portugal, Grèce, Malte, Slovénie et Espagne, il est compris entre 500 et 1 000 euros. Il est supérieur à 1 000 euros dans les pays fondateurs de la construction européenne ou qui y ont adhéré rapidement. Les écarts subsistent là encore.

Si l’on prend un tout autre indicateur, celui des dépenses de recherche et développement en proportion de la richesse créée, on retrouve à peu près la même cohorte des « vainqueurs », pays du nord de l’Europe : Suède, Autriche, Danemark, Finlande, Allemagne… Et qui donc ferme la marche ? L’Europe du Sud et de l’Est : Chypre, la Roumanie, la Lettonie, Malte, la Croatie, la Grèce. L’Espagne, le Portugal, l’Italie sont en deçà de la moyenne des pays de l’Union. La France, qui est à la fois du Nord et du Sud, colle plutôt au peloton de tête.

Ce n’est évidemment pas en quittant ou en défaisant cette construction bancale que l’on se sauvera soi-même. Il s’agit plutôt de la redresser. La domination de la finance sur les politiques conduites au sein de l’Union et dans les pays qui la composent est la force centrifuge qui menace constamment de la briser, et ce n’est pas en l’affrontant seul que l’on parviendra à en desserrer l’étreinte.

Une nouvelle solidarité est à construire, mais pour cela il faut maîtriser l’argent.

Les six pays qui sont au-dessus du taux de chômage moyen de l’Union européenne (8,5 %) en mars 2018, la Grèce (20,6 %), l’Espagne (16,1 %), l’Italie (11 %), la Croatie (9,4 %), Chypre (9,1 %) et la France (8,8 %), sont tous du Sud méditerranéen. À l’opposé, nombre de pays d’Europe du Nord, particulièrement ceux qui sont dans la mouvance économique de l’Allemagne, voire sont sous sa dépendance, ont une situation de l’emploi moins dégradée. Le taux de chômage est de 3,4 % chez notre voisin d’outre-Rhin, de 2,2 % en République tchèque, de 3,9 % aux Pays-Bas, de 4,4 % en Pologne, de 4,8 % au Danemark, de 5 % en Autriche…_________________________________________________

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 08:36

 

UNE MAGNIFIQUE EXPRESSION

DE LA DETRESSE HUMAINE.

 

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère

Tandis que des enfants s'amusent au parterre

Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment

Son aile tout à coup s'ensanglante et descend

Par la soif et la faim et le délire ardent

Je vous salue, Marie.

 

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre

Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre

Et par l'humiliation de l'innocent châtié

Par la vierge vendue qu'on a déshabillée

Par le fils dont la mère a été insultée

Je vous salue, Marie.

 

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids

S'écrie : « Mon Dieu ! » par le malheureux dont les bras

Ne purent s'appuyer sur une amour humaine

Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène

Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne

Je vous salue, Marie.

 

Par les quatre horizons qui crucifient le monde

Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe

Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains

Par le malade que l'on opère et qui geint

Et par le juste mis au rang des assassins

Je vous salue, Marie.

 

Par la mère apprenant que son fils est guéri

Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid

Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée

Par le baiser perdu par l'amour redonné

Et par le mendiant retrouvant sa monnaie

Je vous salue, Marie

 

PRIERE, FRANCIS JAMMES

Mise en musique par Georges Brassens

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 10:10

 

Denis Durand

Conseil national du 2 juin 2018

 

Le débat, et la puissance des critiques venant de différents horizons sur le texte, montrent qu’on ne rassemblera pas les communistes, on ne regagnera pas leur confiance en recherchant des équilibres par des compromis sur un texte mais par un congrès qui affirme le Parti communiste dans le combat pour dépasser le capitalisme.

Il est vital que le congrès puisse répondre à la question de savoir si on poursuit une stratégie où la recherche d’une entente avec diverses forces réformistes ou populistes nous conduit à faire passer au second plan les idées communistes, même lorsque le contraire est écrit dans nos textes de congrès, ou si on mène notre bataille de rassemblement en considérant nos idées et notre force militante comme des atouts et non pas des handicaps.

La logique d’ensemble du texte ne le permet pas. Elle

propose en réalité de « franchir le pas », comme l’écrit la thèse 31, pour assumer dans la pratique la poursuite de la stratégie menée depuis 20 ans en balayant définitivement les résistances tenant au fait que cette façon d’abandonner le caractère révolutionnaire de notre combat ne convient pas aux communistes.

Par exemple, la première partie du texte est en profond décalage avec la gravité de la situation. La situation, c’est une aggravation extrêmement concrète de la crise systémique.

C’est une crise du système économique, c’est-à-dire des relations que les êtres humains entretiennent entre eux pour tirer de la nature les produits nécessaires à leur

existence mais pas seulement. C’est une crise du système écologique. C’est une crise politique et plus généralement du système anthroponomique, qui concerne la crise du patriarcat, la crise du travail, la crise morale et ses manifestations dans tous les domaines de la

vie intellectuelle et psychique.

Pierre Laurent a dit qu’il faudrait désigner les leviers dont on peut se saisir pour répondre à la crise par des solutions ouvrant la voie au dépassement du capitalisme.

C’est précisément ce que le texte ne fait pas. 

La commission n’a pas résolu ce problème en plaquant

un paragraphe sur la crise après ceux qui portent en termes généraux sur les méfaits du capitalisme et les différents aspects du monde plus juste que nous voulons. Il faut

donc réécrire profondément la première partie du texte.

Mais on ne résout pas non plus le problème si on ne modifie pas ce que dit le texte sur la stratégie, ou sur le parti.

Si vraiment c’est cela que doit dire le texte, alors notre texte doit montrer que le Parti communiste est une force capable d’agir de façon constante pour mettre en cause concrètement le pouvoir du capital. C’est-à-dire de contester les gestions patronales et la domination des

marchés financiers sur l’utilisation de l’argent. C’est ce que nous n’avons pas fait depuis 2008 malgré le terrain favorable offert par l’indignation des citoyens devant la crise financière. C’est ce que ne fait pas le projet de résolution Face au mépris du ¨Président, débattons, agissons

ensemble ! qui vient de nous être distribué : cela veut bien dire qu’il faut que ce congrès apporte un changement profond d’orientation politique. C’est tout l’enjeu de la proposition de mener une campagne permanente,

fondamentale, contre le coût du capital, non pas une campagne de plus mais un axe structurant de notre combat révolutionnaire. Mais cela concerne donc

directement les thèses sur la vie du Parti, en particulier sur la conception de la présence du Parti dans l’entreprise.

Du même point de vue, on ne réussira pas un

rassemblement politique majoritaire en laissant croire que les objectifs dont je viens de parler sont les mêmes

que ceux des autres forces avec lesquelles nous souhaitons nous allier  mais au contraire en menant de façon constructive et rigoureuse la confrontation

idéologique avec elles.

Tout cela signifie qu’introduire des fenêtres dans le texte

actuel ne suffira pas à résoudre le problème que le débat de ce matin a mis en évidence. Il faut une profonde réécriture et une nuit de travail de la commission n’y suffira pas.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 08:13

"EN GUERRE", le film,

et

LE CONGRES 2018, 

pour vaincre.

 

Voilà un film qui résume bien nos limites actuelles: description de la dictature de l’argent et incapacité à y résister quelle que soit notre courage et notre volonté. Cette « photo » est à la fois un rassemblement de protestation et une impasse à dépasser la dictature de l’argent, qui est celle du capital. Est-ce aussi l'histoire d'une classe ouvrière relativement dépolitisée ?

 

Il y a plusieurs façons erronées de voir la réalité, et plusieurs façons d’être incapable d’agir en santé sur la réalité. Soit ne voir cette réalité que par l’expérience passée qu’on a eu de cette réalité, aussi riche qu’elle soit, soit voir la réalité du moment sans discerner le processus dans lequel elle s’est transformée et vers quoi il peut aller, du passé aux possibles en devenir, soit saisir le processus pour comprendre et agir en santé sur lui. La troisième solution est la bonne.

 

Le communisme est né des grandes concentrations ouvrières de main d’œuvre de la grande industrie mécanisée, sur la base des marchés nationaux. Il a pris acte de l’exploitation capitaliste par l’intermédiaire de la plus-value et a mené le combat pour récupérer la plus grande part possible dans le salaire direct et en salaire différé, services publics et usage de la réduction du temps de travail contraint.

 

La réalité dominante aujourd’hui est la mondialisation capitaliste numérisée. Il n’y a pas de description de la réalité de la mondialisation si l’on n’ajoute pas capitaliste. Cette mondialisation est basée sur l’exploitation capitaliste. Elle ouvre des champs immenses de développement mais sa gestion capitaliste de la numérisation aboutit à la désoccupation massive, bien plus massive que la révolution scientifique et technique sous la mécanisation pure, et la « charité » aux désoccupés. Le taux de chômage est un indicateur essentiel de l’état de la société capitaliste.

 

Cette mondialisation été abordée de différentes façons par les forces sociales et leurs représentants politiques en fonction des intérêts divers et-ou opposés de ces forces sociales et en fonction des transformations des moyens de production qui transforment le monde capitaliste. La droite a pesé de tout son poids pour tirer de cette évolution le plus grand taux de profit pour les monopoles internationaux. La sociale-démocratie a accompagné ce mouvement, de la rupture du programme commun jusqu’à aujourd’hui où cet accompagnement ne trouve plus de marges sociales, baisse tendancielle du taux de profit et suraccumulation dévalorisation du capital des rendant impraticables.

 

Le PCF et les communistes diversement organisés ont peiné soit à comprendre le mouvement de mondialisation pour le transformer, soit à trouver une place pour agir sur cette mondialisation en échappant à cet accompagnement. Le congrès de Martigues est caractéristique de cette difficulté : il décrit, mieux que d’autres congrès et d’autres partis, la mondialisation mais ne réussit pas à trouver une voie transformatrice du système, malgré les efforts des économistes communistes qui tirent le signal d’alarme depuis 1982 au moment du gouvernement Mitterrand, et même depuis les années 1970, sur les mesures à prendre pour ne pas faire de l’accompagnement et de l’échec.

 

En fait la question des communistes est « comment continuer à vivre », c’est-à-dire comment continuer à lutter contre l’exploitation et pour une société l’abolissant, dans une évolution du rapport de force mondial défavorable dont témoigne l’affaiblissement électoral continu et de la crise systémique aggravée et accélérée. Ce « cul entre deux chaises » est caractérisé par l’accompagnement de la politique sociale-démocrate de Jospin en faillite et se conclut par le soutien à Macron apporté par Robert Hue et la confusion politique et économique qui l’habite. C’est aussi la faillite sociale-démocrate incarnée en bout de course par Hollande, Valls qui se conclut par le coup d’état légal de Macron et d’adhésion totale à l’hyperlibéralisme et l’hyperprésidentialisme des groupes financiers mondiaux et leurs organisation patronales, MEDEF en tête et en crise aussi. Le frémissement des TPI et des ETM doit cependant nous donner à réfléchir positivement aux possibilités d’agir sur les contradictions économiques et gestionnaires du capital et de rassembler les exploités sur un projet de société de sortie progressive et radicale du système capitaliste. Ce n’est pas sans nous rappeler, dans des conditions cependant fort différentes, une société agricole ultra-majoritaire et un retard industriel de la Russie, l’orientation léniniste de la NEP. La « ligne juste » c’est toujours marcher sur le fil du rasoir sans tomber d’un côté ou d’un autre. Le comble de l’échec de la sociale-démocratie tient à la farce de la « démondialisation » de Montebourg ou le « revenu universel » d’incompensation charitable des effets de la crise sur les revenus salariaux de Hamon, repris par les sociaux-démocrates déguisés en révolutionnaires.

 

L’accompagnement social-démocrate pour survivre est illustré par la dissolution du PCI, et ses effets en bout de course, l’alliance populiste d’extrême droite et d’une représentation éclatée des couches moyennes et de la classe ouvrière dévoyée dans un sociétal impossible, représentation dans laquelle grandit la domination de cette extrême droite. Nous gardons l’appellation de communistes, mais, non la dissolution du parti, mais de son contenu, ce qui est quelque part la même chose,  nous guette.

 

L’incapacité de penser qu’il est possible de reconstruire le communisme dans la mondialisation capitaliste numérisée pour la transformer en mondialisation progressiste et la peur de cette incapacité est ce qui tient majoritairement aux tripes de la direction actuelle, aussi généreuse et honnête soit-elle. Dépasser cette peur est pourtant la solution pour survivre et enfin vivre. Il ne s’agit pas de choisir entre la sagesse et l’aventure, il s’agit de choisir la seule solution possible, la transformation possible du capitalisme mondialisé en société de coopération et de partage. C’est ça ou mourir, alors autant ne pas se suicider d’avance. Comme dans le film. Dur ce sera, dangereux ce sera, mais possible. Il n’y a pas de transformation progressiste dans l’histoire de l’humanité sans difficultés et dangers. D’autant que les dangers les plus grands pour la personne et l’humanité sont ceux que le capitalisme mondialisé, numérisé, nous fait vivre aujourd’hui. Ce n’est pas menacer des responsables communistes que de leur opposer à la liste des méfaits du capital, les solutions à la crise du capitalisme et le personnel politique capable de les mettre en pratique, c’est les aider sur le fond de leurs propres problèmes.

 

Le congrès doit acter des décisions en ce sens, c’est une façon pour les communistes de retrouver une boussole pour l’action transformatrice en santé de la société malade du capital, du flot de sa circulation qui emporte l’humanité et toutes ses activités vers la noyade. L’analyse de la crise du capitalisme et des solutions possibles à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital doit être le début, la fin et le cœur de la base commune.

 

Les communistes, leur Parti, sont à la fois une pesanteur du passé et un avenir, ce qui explique à la fois son vieillissement et sa renaissance pour le moment relative et sous diverses formes à unifier. Unifier n’est pas rassembler sans contenu, mais définir un contenu pour rassembler, sans Dieu, sauveur ou tribun. La chute de Waldeck Rochet au profit d’une autre orientation, son rôle éminent dans le mouvement de 1968 et dans le mouvement communiste international, sa condamnation de l’intervention à Prague et sa tentative d’autres rapports internationaux ont été un moment charnière, mal négocié par ses successeurs.

 

Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins avec des possibles exaltants, pour les vieux que nous sommes et pour la jeunesse qui nous rejoint.

 

Pierrot, mardi 12 juin 2018

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 08:08

L’intervention d’André Chassaigne, au Conseil National du 3 juin 2018.

Sur la base commune pour le Congrès 2018

adoptée par :

Pour :49, Contre :26, ABS :16, Membre du CN 169.

 

Chers camarades, Un constat : nous construisons ce Congrès dans la continuité de choix politiques et stratégiques marqués du sceau de l’échec. Si mon appréciation est ainsi sévère c’est au regard de ce qu’ont produit ces choix : - Un effacement sans précédent de notre force politique. - Un effacement militant des communistes eux-même, qui ne savent plus quelle est la ligne de conduite de notre Parti et de sa direction nationale. En perte de confiance, ils s’impliquent très peu dans la préparation de ce Congrès. - Un effacement durable des valeurs et combats de la gauche, stérilisant toute construction d’une alternative sociale et politique antilibérale cohérente et respectueuse des forces. Si mon jugement est aussi sévère, c’est aussi parce que nos décisions ont été prises dans des conditions que nous devons clairement rejeter. Trop souvent par défaut, sur le fondement d’une analyse faussée des rapports de force en jeu, et toujours au final avec fébrilité après des mois de tergiversation. Notre décision et notre résignation nous ont conduit à un effacement du champ politique national. Un effacement volontaire et présenté comme stratégique. Bien loin de favoriser la construction de rassemblements majoritaires, enjeu très majoritairement partagé Congrès après Congrès, cette démarche de repli a nourri nos propres faiblesses et a rendu plus difficile encore la construction de rassemblements qui font évoluer les consciences et les rapports de force, des luttes jusqu’aux institutions. Il y en a malheureusement quasiment pas trace de ce bilan partagé par les communistes dans la version du texte qui nous est soumis aujourd’hui. Des aménagements à la marge ne suffirait pas à me le faire accepter, fenêtres ou pas. C’est sur la base de ce constat critique que nous nous devons d’exprimer clairement, l’enjeu de fond qui devrait guider notre Congrès « extraordinaire » : faisons-nous le choix de la continuité dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie incompréhensible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond de notre organisation, à même de renforcer notre influence et notre place au sein d’un rassemblement efficace pour notre peuple ? Si nous faisant, comme je le souhaite, le choix collectif d’un profond renouvellement il ne faut pas tomber dans un premier écueil : passer son temps dans le simple aménagement d’un texte visant à une synthèse politique et d’équilibres personnels, aussi artificielle que trompeuse, et tout sauf opérationnelle. Le cœur de notre Congrès , de sa préparation à son aboutissement doit être la mise en mouvement des communistes , au plus près des gens, en dégageant des campagnes d’action contre un capitalisme triomphant et un pouvoir libéral assumé. Pour que notre force soit dès demain en capacité de faire progresser d’autres idées dans les consciences, et d’autre choix dans les élections, il faut commencer par mener ce travail de fond et de terrain à travers des campagnes à la fois conduites dans la durée et incarnées dans le Parti. Je pense notamment à la bataille de fond contre les coûts et les gâchis sans précédent du capital, ciblant l’énormité des sommes qui partent dans l’évasion fiscale et l’engraissement des financiers. Çà aurait dû être, ce doit être, le cœur de notre bataille idéologique pour que le plus grand nombre comprenne que le sursaut social et écologique dont l’humanité a besoin, ne peut passer que par un combat déterminé contre le système capitaliste. Mais pour impulser cette remise en mouvement des communistes, le renouvellement de celles et ceux qui dirigent, représentent et incarnent notre Parti m’apparaît indispensable. Nos camarades attendent un signe fort en ce sens. Ils ne se satisferont pas d’un Congrès conduisant à rejoindre pour les 3 ans supplémentaires, le même rôle que ces dernières années. c’est aujourd’hui que se décide l’avenir de notre force, comme force vivante, capable d’audace et de novation. Comme nous pouvons le voir au niveau de nos groupes parlementaires renouvelés, mais aussi dans nos fédérations et nos sections, notre Parti dispose de toutes les ressources, expériences et volontés nécessaires à son renouvellement. Ne nous cachons donc ni derrière le paravent du « jeunisme », ni derrière celui de l’inexpérience supposée, pour maintenir le statu quo. Je le redis : pour que notre Parti redevienne vraiment un outil efficace de rassemblement populaire et politique, dans lequel les travailleurs et les plus modestes se reconnaissent, il faut que les communistes soient en mouvement, au contact direct de la population. Or, nous le savons : si des milliers de communistes ne participent plus à la vie même de leur mouvement, par dépit ou résignation, c’est faute de percevoir la démarche stratégique et l’impulsion politique portées nationalement par leurs représentants. Pour pouvoir compter sur cette capacité d’action concrète et de conviction, si spécifique à notre organisation malgré ses difficultés, il faut être suffisamment confiant dans l’avenir et l’utilité de notre Parti. Oui, croire en notre Parti. Et si nous y croyons, il faut lui donner dès maintenant une nouvelle impulsion qui ne soit pas du bricolage.

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 09:17

 

CONGRES ET BASE COMMUNE

 

Ne pouvant assister à cette réunion du 20 juin 2018 de préparation du 38ème Congrès du PCF, mon Parti depuis 55 ans, et m’en excusant je vous propose cette réflexion, parmi les vôtres.

La décision de congrès extraordinaire des communistes n’est pas tombée du ciel.

Elle répond à la difficulté du Parti, face à une crise de la société, qui s’aggrave et s’accélère, et de ses effets sur les salariés et la population, d’analyser les causes, c’est-à-dire le fonctionnement propre du capitalisme mondialisé et numérisé, et de trouver et proposer des solutions à cette crise.

C’est certes difficile, mais un candidat communiste aux élections Européennes devra à la fois dénoncer les méfaits et énoncer les besoins sociaux à satisfaire, emploi et production en tête, mais aussi faire en sorte que son exposé n’apparaisse pas comme une liste de revendications sans moyens pour les rendre réalisables.  Et il devra faire le lien entre les luttes en cours et l’avancée des idées radicales et progressives de transformation sociale dans l’avancée des luttes. Le chemin des idées allant de pair avec les luttes sans quoi les luttes se trouvent à un moment donné devant une impasse et les déceptions et les abandons deviennent sans cesse plus profonds, laissant libre cours aux aventures les plus dangereuses.

Le bilan des méfaits du système, et des besoins insatisfaits de l’humain d’abord, est un travail tout à fait nécessaire. Mais il est sans effet s’il n’est pas suivi et même précédé d’une vision d’ensemble de la logique du système. Cette absence de vision d’ensemble est ce qui favorise, de droite comme de gauche, la montée des hommes providentiels sur lesquels se reposer successivement pour assister au miracle sauveur attendu en vain.

Les solutions, leurs ébauche et leur approfondissement que la commission économique du parti propose et soutient contiennent l’armature d’un programme de transformations sociale progressiste.

Il est stupéfiant dans le contexte actuel de la crise du capital, de son aggravation, de son accélération,  que ces solutions n’apparaissent pas dans le document de préparation du congrès sinon comme des points parmi d’autres sans liens ni entre eux ni avec une logique de transformation sociale progressiste. Le traitement que subissent les salariés dans les entreprises, l'indifférence du capital à leur égard, le seul critère de rentabilité du capital, l'abandon du lien entre besoins sociaux et production devraient nous pousser impétueusement à une logique globale dans nos analyses, nos décisions, nos actions, et cette logique devrait être inscrite dans la base commune.  Dans notre section plusieurs séances de formations ont été effectuées en soirées et en matinées durant lesquelles nous avons essayé de démonter le fonctionnement du système social dans lequel nous vivons, ses tares et ses limites, l’aggravation de la crise du système et de la disparition des marges sociale-démocrates d’accompagnement de la crise, et les raisons qui provoquent la crise, et les chemins, le processus long mais déterminé à entamer pour y répondre en santé, de façon progressiste.

Il est évident que dans une seule intervention aujourd’hui, on ne peut résumer ces questions. En même temps si le conseil national du parti qui vient d’avoir lieu a recueilli une forte opposition et abstention au texte dit commun proposé pour le débat du congrès, ce n’est pas un hasard (49 voix pour sur 91 votants et sur 159 membres du CN).

Je ne fais que citer pour aller vite les points à expliquer et approfondir et non à saupoudrer dans un texte comme des ajouts sans lien entre eux : c’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE, la loi SEF, les fonds régionaux, nationaux, européens, les DTS en réponse à la domination du dollar, le crédit progressif, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société qui est au cœur d’une politique de changement progressiste. Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

Je soutiens la démarche des camarades du conseil national qui demandent une refonte profonde du texte sur la base de ces remarques et non un ajout d’encadrés qui ajoutent à une incohérence et à la confusion dans laquelle nous et la société nous trouvons. Je souhaite que notre section fasse majoritairement de même. Un texte de congres ce n’est pas rien, c’est ce qui va servir de points de repères aux militants communistes et à la direction de leur parti.

Nous recommençons à citer Marx comme philosophe mais c’est oublier que Marx a essentiellement poursuivi son engagement militant par ses recherches sur l’économie pour et dans le mouvement ouvrier, sans abandonner ses premières recherches. Paul Boccara parmi d’autres a poursuivi et la commission économique du parti continue ce travail, outil essentiel pour les interventions des communistes dans la crise et les solutions à la crise.

Pierrot Assante, Samedi 9 juin 2018

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:58

LE MOT ET LA PHRASE.

LA MEMOIRE VOLONTAIRE.

 

En 1968, un camarade résistant, déporté, puis gestionnaire du pays avec un ministre communiste, m’a appris ce que c’est que l’autonomie relative des idées par rapport aux conditions [matérielles] dans lesquelles elles sont nées (voir note 1). Essentiel. Cela m’a ouvert un rapport très différent avec l’étude de Marx et avec le « militantisme ».

J’ai appris avec un autre penseur, dont j'ai suivi les cours en auditeur libre et les activités scientifiques, après avoir pris ma retraite professionnelle, Yves Schwartz, ce que c’est que la déadhérence conceptuelle, développement et approfondissement du concept précédent.

Pour schématiser : La capacité de construction interne du cerveau à partir d'une autonomie relative par rapport à la réalité "extérieure", aux sensations, perceptions passées, et leur mise en relation mentale.

Deux catégories du même ordre. Essentielles. Pour agir sur notre propre vie, dans notre relation avec la société et la résolution des contradictions contenues dans notre reproduction élargie, sociale qui est notre milieu humain.

Je les en remercie.

Dans l’état de la reproduction « matérielle et morale » de l’humanité dans le CMMNI (voir note 2), ses techniques et leurs cultures éclatées, cela repose ces questions :

Le développement des systèmes de concepts et des catégories de l’enfant à l’adulte.

Le langage, le mot, la phrase, le livre et la lecture.

La pluridisciplinarité et la chronologie dans l’enseignement familial et primaire pour la formation de la pensée.

L’observation superficielle, son approfondissement et les contradictions entre l’acquis et les possibles différents.

La normalisation, la dénormalisation, la renormalisation  à partir de la masse des possibles qui se découvrent à chaque pas de la vie et des chemins de la connaissance.

La reconstitution d’une pensée synthétique aujourd’hui dominée par le structuralisme parcelliseur de cette culture du CMMIN riche, mais à dépasser, comme le système dont il est constituant en mouvement.

Pierre Assante, 6 juin 2018.

Notes.

1. "Les idées, lorsqu'elles s'emparent des masses deviennent une force matérielle" (K. Marx). La pensée est comme tout mouvement et tout existant, un mouvement de la matière. Dans le cas de la pensée, c'est un mouvement mental, cérébral, électro-chimique, du corps-soi, le corps humain dans sa relation sociale. La matière existe indépendamment de notre conscience de son existence qui en est un produit. La pensée est un produit de la nature, de son évolution, de l'évolution de la vie, de sa complexification-condensation.

2. J'ai "fait mes écoles" de militant dans les années 1960, entre autre,  auprès d'ouvriers très spécialisés, ceux des Moteurs Baudoin par exemple,  et de leurs luttes et interventions sur et dans l'entreprise qui ont vu dans les années 1970 l'introduction de la numérisation et leur dépossession de leur haute qualification en même temps que leur dépossession relative mais effective des conquêtes de la Libération en matière d'intervention ouvrière, malgré les lois postérieures successives qui auraient pu les approfondir dans un autre contexte économico-historique. Comment imaginer que cela n'ait pas eu d'effet sur l'organisation politique du salariat et le besoin aujourd'hui de renouer avec cette intervention du salariat en période d'accélération et d'aggravation de la crise générale du capitalisme, aujourd'hui du CMMNIgF (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, il faut ajouter globalement Financiarisé). Voir l'article de Denis Durand sur la loi PACTE. Voir aussi les analyses et rappels historiques de René Merle sur les débats dans la formation et le développement du mouvement ouvrier.

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 07:05

Changer le mode de production c’est changer en santé la qualité de la croissance

dans un mÊme mouvement.

On ne peut pas vivre au jour le jour sans se poser ces questions et surtout sans y répondre de manière solidaire, en santé, objective et subjective, en unité.

 

Le système dans lequel nous vivons est en contradiction avec lui-même. Il se mutile lui-même avec les conséquences que l’on sait : sa crise et ses effets nocifs sur les humains.

Il s’agit aujourd’hui, pour la France, l’Europe, le monde, pour toutes les communautés humaines et la personne humaine, d’aller vers un autre mode de production échappant progressivement à la suraccumulation du capital, c’est-à-dire à une croissance aveugle de ses propres conséquences.

 

La qualité du mode de croissance, une croissance en qualité compatible avec le mouvement de la vie humaine et le mouvement de la nature, dépendent mutuellement du mode de production.

 

On ne transforme pas une imbrication aussi complexe d’une mondialisation humaine numérique par de l’ébullition violente, mais par évaporation progressive transformant l’état des choses, à l’image de la transformation progressive de l’eau en vapeur, métaphore dialectique d’une transformation qualitative et progressiste de « l’état de la matière sociale ».

 

Il s’agit de détourner progressivement le besoin du capital de profit immédiat et son besoin de guerre économique et militaire, par une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, une régulation de la finance, du crédit, de la production monétaire, des organismes de gestion régionaux et mondiaux de l’accumulation Argent-Marchandise-Argent plus (le A-M-A’ de « Le Capital » de Marx décrivant le capital) en Fonds de développement et de coopération. Il s’agit de s’attaquer à la suraccumulation-dévalorisation du capital qui découle de l’état actuel de l’organisation sociale et de son mode de production et d’échange, en contradiction avec la mise en qualité en santé du processus humain.

 

Il n’y a pas d’écologie, d’ergologie, d’économie, abouties, efficaces, opérationnelles, de modes de pensées mettant en santé le processus humain dans la nature sans transformation du mode de production et d'échange en santé. Transformer le mode de production et d’échange et s’attaquer à une gestion en santé des activités humaines, dans leur milieu naturel et social, dans leur multiplicité et leurs diversités sont un même mouvement.

 

On ne peut pas vivre au jour le jour sans se poser ces questions et surtout sans y répondre de manière solidaire, en santé, objective et subjective, en unité, sinon à s’enfoncer dans la crise de la société humaine et ses menaçantes conséquences.

 

Pierre Assante, 5 juin 2018

 

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 16:36

LE PROJET DE LOI PACTE

fait partie de l’offensive d’Emmanuel Macron pour plier la société française aux exigences des multinationales 

 

Entreprise,
le retour des critères de gestion

 
« L’entreprise, ça ne peut pas être simplement le rassemblement des actionnaires … L’entreprise est un lieu où des femmes et des hommes sont engagés. Certains apportent du capital, d’autres du travail. Je veux qu’on réforme la philosophie qui est la nôtre de ce qu’est l’entreprise », déclarait le président de la République en octobre dernier. Derrière ce propos dans l’air du temps, le projet de loi PACTE fait partie de l’offensive d’Emmanuel Macron pour plier la société française aux exigences des multinationales et des marchés financiers. Une alternative existe : la conquête effective de nouveaux pouvoirs des salariés sur la gestion de l’entreprise et sur l’utilisation de l’argent, avec de nouveaux critères.

C’est ce que montre le dossier à paraître dans le prochain numéro d’Economie et politique que nous vous proposons de consulter en avant-première.
 
 
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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 07:41
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Informations

sur le master d’ERGOLOGIE

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 08:27

Publié une première fois le 24/05/2018.

Les péripéties qui ont suivi depuis, 

ne changent pas grand chose

au sens de l'événement

 

Italie : « l’alliance » Lega - 5 stelle :

 

 Contre ces "combinazione", UNIR sur des objectifs transformateurs et les luttes pour les atteindre.

 

Lorsqu’un un évènement historique semble se répéter, on dit " la première fois c'est une tragédie, la deuxième c'est une farce...", mais c'est quand même aussi une tragédie...

Cette alliance Lega-5stelle a idéologiquement quelque chose, un relent, du traité de Munich qui consacrait la soumission de l’argent en 1938 à l’hégémonie d’Hitler (Mussolini ayant précédé l’essai) et par son intermédiaire, du capital allemand sur l’Europe. Il s'agit aujourd'hui d'un capital mondialisé, financiarisé (1).

Ne trouvez-vous pas ????

Exagéré ????

Cet évènement dépasse la nation italienne. Le discours de cette alliance italienne Lega-5stelle est de remettre en cause les traités européens que rejettent aujourd’hui une grande partie des italiens, plus qu’ici, ayant pourtant été auparavant européiste bien plus qu’ici. C’est le chemin ordinaire des déceptions…

Mais Il ne s’agit pas pour cette alliance de prendre des mesures sur la dictature de l’argent, contre la guerre économique et politique du capital, au niveau national comme au niveau européen, il s’agit d’une course au pouvoir tout court en s’appuyant sur cette dictature. Certes, des contradictions existent entre ce que représente un pouvoir de l’argent dans telle ou telle nation. Le nationalisme économique grand-US de Trump et consort qui ne rencontre pas une grande riposte, le montre : l’alliance militaire atlantiste se poursuit. Ces contradictions ne vont pas jusqu’à remettre en cause un système qui favorise cette dictature de l’argent et du dollar.

Depuis 1945, il y a eu des conquêtes sociales majeures, mais l’hégémonie c’est déplacée, confirmée à celle du capital des USA, malgré un affaiblissement relatif datant déjà de quelques décennies et une crise qui rendent leur pouvoir économique et militaire plus agressif en particulier ces derniers mois.

Au contraire, le type d'alliance Lega-5stelle en divisant les peuples européens, et les pauvres, et en les faisant s’affronter sur la ligne de la guerre économique, c’est la relative accalmie de la guerre et le temps de paix relatif du marché européen dans les conditions d’avant les crise de 1973 et aggravée de 2008-2009, qui est menacée, plus que menacée : la paix relative de l’Europe peut de rompre.

Il y a d'ailleurs à terme un gros risque que La Lega mange et digère le "mouvement" 5stelle, c'est ce que fait l'extrême droite en général dans cette sorte d'alliance en rejetant à posteriori les difficultés sur l'allié et l'éliminer, et pour progresser seule.

C'est le pari "sbagliatto" mutuel lega/5stelle ???

Espérons qu'un échec éventuel de cet attelage hétéroclite ouvre la voie à un rassemblement plus démocratique.

Et surtout sur des solutions pour sortir de la crise économique, du chômage en Italie comme ici etc...

Il est une chose indispensable à retenir : un trait commun aux fascismes, nazisme, et plus généralement à l’extrême-droite, c’est la haine de l’ouvrier lorsqu’il se met à refuser d’être soumis, et surtout s’il a conquis des droits du travail, salaire, temps de travail, conditions de travail qu’il défend, et qui "risquent", pour le patronat monopoliste mondial, le capital, d’être un « mauvais exemple » pour les autres salariés en tirant l’ensemble du salariat vers le haut, et pourquoi pas vers son émancipation du système en le dépassant en santé et en progrès.

L’usage de la création monétaire par la BCE et la création de fonds de développement, l’usage de l’article 123.2 du traité européen pour les besoins sociaux en attendant d’en changer, une loi pour la sécurité d’emploi et de formation au long de la vie, voilà de quoi, entre autre, unir les protestations et les luttes, en Italie, en France, dans toute l’Europe.

Pierre Assante, jeudi 24 mai 2018

(1)  le CMMNI, Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (Voir articles précédents).

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:43

Publié une première fois le 17/05/2018

DIALECTIQUE. Crise, sciences, idées et société.

 

Nous sommes dans une période de crise de croissance de l’humanité.

Comme toute crise de croissance elle comporte des limites à dépasser, des potentialités, des réserves d’alternatives  pour le faire.

Un des thèmes à combattre, développé dans toute période de crise de croissance est l’idée qu’il devient impossible de dépasser les limites du moment historique de la crise.

Cette idée repose sur une vision non dialectique de la crise et du processus humain et naturel : dans l’esprit de ceux qui développent l’idée de limites infranchissables il y a les penseurs, les politiques, les économistes qui n’envisagent les transformations sociales uniquement que dans le cadre du système existant, sans penser à une transformation qualitative dans laquelle le processus trouverait d’autres conditions de développement. Dans nos rencontres de formation, nous étudierons quelques thèses de quelques chercheurs et philosophes actuels.

 

L’intégration consensuelle au système, les avantages intellectuels et physiques que l’on trouve à cette intégration est une des raisons majeures à  l’incapacité de penser un autre système.

Des scientifiques de grandes qualités, dont les travaux apportent de grands progrès à la connaissance, sont eux-mêmes pris, non dans un doute naturel pour tout chercheur, mais par une crise existentielle liée au structuralisme de leur démarche, c’est-à-dire au morcellement des connaissances qu’ils font progresser séparément, et l’incapacité de synthèse qui en découle.

La période historique participe à ce structuralisme et à ce découpage sans synthèse des progrès du savoir et du savoir-faire si l’on en vient aux techniques et culture du travail et de la production des biens.

 

Comme dans la Renaissance, au XV-XVIèmes siècles, besoin est d’une révolution non copernicienne mais galiléenne, à la fois économique, scientifique, politique.

Une telle révolution est aujourd’hui encore plus complexe. Les avancées dans le domaine de la physique, par exemple, de l’astrophysique, des particules, de la « composition et des propriétés » de la nature n’ont jamais été autant approfondies mais en même temps cet approfondissement révèle la difficulté de mise en contact et en cohérence de ces avancées profondes, dispersées, et géniales en même temps.

 

Il n’est pas étonnant que la dispersion et l’approfondissement des savoirs, conjointement et paradoxalement, provoquent une grande confusion dans la pensée philosophique, un « retour » à la religiosité concomitant, un rejet des luttes sociales qui apparaissent à des « savants » comme un palliatif aux convulsions de la crise, alors qu’elles en sont la solution. Il est difficile pour un esprit non rationnel mais rationaliste d’imaginer des chemins à emprunter sans avoir une idée précise du but à atteindre. C’est pourtant la base de la science.

 

Le débordement structuraliste dans la littérature scientifique pose le problème d'une lecture à la fois attentive, humble et modeste mais critique, dans les limites de nos propres savoirs personnels... et de préférence coopérative, ce qui n'est pas trop dans l'air du temps. Les ego surdimensionnés et l'organisation du travail capitaliste parcellisée, guerre du profit oblige, vont de pair et n'aident en rien .

 

Une référence, "Matérialisme et empiriocriticisme", ouvrage qui date certes, mais exemple de travail de  synthétisation dans une période de grand débat scientifique du début du XXème siècle.

 

Le but à atteindre, c’est la poursuite du processus humain, du processus de l’humanité. Et pour cela, d’en assurer la santé, d’empêcher un trop grand déséquilibre dans son développement, provoquant la chute.

Sans transition, car la question été développée ici, le « frein » structurel c’est la suraccumulation-dévalorisation du capital, propre au système d’échange et de production capitaliste, qui, tout en ayant été un moteur du développement humain, touche à la fin de sa force propulsive. Le système est devenu un frein et un blocage au développement, à la croissance de l’humanité, à la transformation qualitative de cette croissance, qualité indispensable à la quantité, laquelle devient mortelle sans la qualité. 

 

Comme Marx disait il s’agit d’une croissance qui comporte une condensation des propriétés et de leur mouvement, l'informationnalisation numérique mondialisée en donne une idée mécanique, le développement du cerveau de l’enfant une idée plus dialectique.

 

Il s’agit de passer à une vision  sociale du processus de l’humanité en santé.

 

Le marxisme non dogmatique, l’action politique sur la base d’un marxisme non dogmatique peut concourir, être l’outil, à un développement qualitatif de sortie de crise et de processus à la fois continu et nouveau.

 

Les solutions des économistes marxistes ne sont pas un supplément à la « solution générale » de la crise, mais sont un remède central. 

 

La somme des activités humaines, y compris le processus de conscience de l’humanité, dépendent des moyens  « matériels et moraux », économiques, toujours en dernière instance, qui leur sont donnés. Ce n’est pas un prédicat, mais une conclusion pratique aux observations et aux actions humaines qui en découlent, au quotidien de la survie, et au-delà, à toute interrogation nécessaire à la poursuite de cette survie.

 

Autant se servir de cet outil précieux.

 

Pierre Assante, jeudi 17 mai 2018

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:14

 

Parti Communiste Français « light » ou

Renaissance à partir de la

crise généralisée du capital.

Le rassemblement des idées

sur un socle

vital

 

CONGRES. Richesse d'idées, dispersions, régression, rassemblement des idées.

Nous vivons une période historique, un moment de l’humanité plein de richesses d’idées, mais aussi de dispersion des idées, et de régression des idées, le tout en même temps, les choses étant liées.

Rassembler les idées sans en tuer la diversité est de la plus grande urgence. Et surtout sans « revenir aux fondamentaux », ce qui voudrait dire devenir les gardiens du temple, mais faire croître au contraire la pensée et sa diversité sur le socle que sont la production et l’échange, sans lesquels il n’y a pas de vie possible, socle qui disparaît dans la dispersion et l’éclatement des idées, menaçant et les idées et la vie.

La dispersion et la réponse à la dispersion, c’est-à-dire le rassemblement des idées sur un socle vital passe par le combat visant à dépasser ce qui favorise la dispersion : le mode de production et d’échange dans l’accumulation capitaliste et sa distance des besoins sociaux, accumulation capitaliste élément de progrès il fut un temps de l’humanité et aujourd’hui entrave à une pensée et une activité libre.

Cela pose la question d’un rassemblement capable de favoriser les idées, de se « débarrasser du temple » et de renouer avec un socle vital de reproduction élargie de l’espèce, de sa culture. C’est à ces conditions que la révolution scientifique et technique numérique, pas seulement numérique mais généralisée, la rapidité de la transformation de la société pourront être bénéfiques. Le dogme du profit contre le développement libre de la personne, hors des hiérarchies traditionnelles, d’une part, et le dogme d’un marxisme figé et réduit à une vision historique limitée d’autre part, font partie tous deux du temple.

Aujourd’hui le temple craque, mais rien n’apparait de neuf et de suffisamment développé tendant à se substituer à son despotisme. C’est au contraire un affaiblissement d’une logique et d’une synthèse d’ensemble du mouvement de la société qui se développe, y compris dans ce qui se veut le plus progressiste.

La cohésion apportée dans la vie publique en France, en Italie et ailleurs a reposé pendant des décennies sur la présence et l’action de partis communistes, en particulier dans les cités populaires et dans le communisme municipal, dont la disparition relative mais effective favorise des modes de pensée archaïques dont la jeunesse en crise du mode capitaliste fait les frais. Les dogmatismes religieux en sont une des manifestations.

Une refondation du PCF est à l’ordre du jour répondant aux aventures politiques qui se veulent modernistes mais qui ne sont qu’un avatar des despotismes passés et présents : un petit Parti Communiste Français « light » ou une grande Renaissance à partir de la crise généralisée du capital, son aggravation et son accélération, et des analyses et propositions de la Commission Economique et des thèses de Paul Boccara, pensée riche, mouvante et cohérente. Tel est la problématique qui se pose pour  la préparation du congrès dit extraordinaire et qui pour le moment ne pose qu’un bilan des méfaits de la crise et de la politique d’accompagnement de l’aggravation de la crise par le pouvoir actuel.

Il y a de magnifiques luttes dans tous les domaines, mais il n’y a pas pour le moment une réponse communiste au rassemblement de ces luttes sur un objectif de transformation sociale concret.

Modifier l’objectif, la visée actuelle de la direction du Parti, juste dans le détail, mais inexistante dans la synthèse est le l’ordre d’un débat général des communistes sur la crise, en lien avec les luttes des salariés et les luttes populaires en général.

Pierre Assante, 31 mai 2018

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 16:20

 

5 MILLIARDS D’ANNEES.

Un tout petit dilemme.

 

L’univers qui nous apparait, dans nos yeux et nos sens, et dans nos merveilleuses machines à voir loin, a 13 milliards d’années nous dit-on.

Un petit astre de cet univers a 5 milliards d’années et a encore 5 autres milliards d’années à exister, peut-être, et une planète de cet astre abrite un minuscule mouvement de cet univers qui s’est auto-nommé dans une langue parmi d’autres de cet univers : humanité.

Là, à cet instant-devenir du moment-totalité , il est question qu’elle poursuive ce mouvement qui lui fait distinguer de mieux en mieux le mouvement de l’univers visible par ses merveilleuses machines, et dans ce mouvement de l’univers, son propre mouvement. Mais un tout petit problème dans les échanges qu’elle entretien entre ses éléments pour se reproduire de façon élargie, la menace d’extinction : sa façon d’accumuler entre en contradiction avec ses besoins d’accumulation.

Changer sa façon d’accumuler ? Ce tout petit mouvement dans l’univers est à la fois infime et essentiel comme tout mouvement de l’univers.

Oui, changer sa façon d’accumuler, hors de l’échange  A-M-A’ c’est possible, encore faut-il vouloir le faire. Ceux qui pourraient le vouloir n’en ont pas la force et ceux qui en ont la force ne veulent pas.

Tout petit dilemme dans l’univers.

Comment pouvoir ?

Pierrot, 31 mai 2018

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 07:50

REPARER EN VOL UNE SOCIETE PRETE A EXPLOSER

et la situation italienne.

Un effondrement du despotisme de la commission de L’union Européenne, sans la construction d’une autre cohérence répondant aux besoins sociaux des peuples européens, dans les besoins sociaux des peuples du monde, serait un recul de civilisation sans aucune mesure avec la chute d’un Empire antique.

L’intrication et la complexité mondiale du système productif et des échanges sont telles, qu’il est absolument exclu de repartir de zéro, comme des nations et l’humanité ont pu le faire dans une économie agricole primitive, ce qui n’était déjà plus le cas pour la révolution russe et son développement, puis son abandon dramatique de la NEP, puisqu’il existait déjà des industries, très concentrées et des capitaux, en grande partie internationaux, occidentaux.

La production est la base de la vie de la personne dans la société. Les producteurs en sont le centre.

La situation italienne, politique et économique montre à quel point est fragile « l'équilibre » de nos sociétés et l’organisation de nos vies. La situation italienne n’est pas exceptionnelle, elle guette et est déjà en œuvre dans la France, l’Europe, le Monde.

Notre société et la circulation mondiale du capital du CMMNI sont comme un avion supersonique qu’il faille réparer en vol. Il ne s’agit donc pas de casser la circulation mais de la rendre radicalement aux besoins humains, en quantité et en qualité, seule façon de poursuivre la course de l’humanité et de développer la société et la personne humaines.

La commission économique du PCF, s’évertue à proposer des solutions pour cette réparation, loi SEF, création monétaire, Fonds de développement, crédits sélectifs, DTS, droits du travail, coopération des grandes zones mondiales de développement etc.

Le rassemblement de protestation sans contenu est une illusion, plus dangereuse encore qu’un despotisme éclairé, lequel ne peut être qu’un palliatif sans lendemain.

Il est plus que temps que le congrès du PCF mette au cœur de sa préparation la crise générale du capitalisme et les solutions à la crise générale du capitalisme. Il est plus que temps de donner une qualité nouvelle au développement humain. Les effets oratoires, des uns et des autres, dans la situation du pays et du monde sont plus qu’intolérables.

Pierre Assante, mercredi 30 mai 2018

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 18:50

 

Publié une première fois le 21/05/2018

La meilleure façon de

répondre ?

 

La meilleure façon de répondre au foisonnement des inventions proudhoniennes et autres robinsonnades d’aujourd’hui, entre autres les différentes propositions de revenu universel, qui détournent en partie les luttes ouvrières et populaires des débouchés concrets de réalisation de leurs aspirations et revendications, n’est-elle pas de poser ces questions socratiques? :

 

Comment expliquez-vous cette résistance du patronat et du capital à la réduction du temps de travail au moment où pourtant la douleur au travail pèse sur les salarié.e.s et où leur réalisation personnelle, sauf exceptions, s’en éloigne de plus en plus ?

Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas de plus violente réaction de ce patronat et de ce capital à l’idée de revenu universel alors qu’il y a une opposition frontale à la réduction du temps de travail ?

Comment expliquez-vous le black-out du patronat, du capital, des partis dits institutionnels en perte de vitesse et des partis dégagistes et du parti gouvernemental, contre la proposition de loi déposée par les communistes aux assemblées, pour une sécurité d’emploi et de formation ?

Une sécurité d’emploi et de formation, la garantie de revenu ou dans l’emploi, et-ou dans la formation,  ne permettrait-elle pas une réduction progressive du temps de travail accompagnant la croissance de la productivité et des progrès scientifiques et techniques ?

Une loi de sécurité d’emploi et de formation imposerait-elle autoritairement le travail et la formation, réduirait-elle les marges sociales, les libertés personnelles, la diversité des activités salariées ou libres, alors qu’elle ne serait qu’un droit nouveau complétant le droit à la sécurité sociale pour la santé par exemple ?

La formation dans ce système de sécurité d’emploi et de formation n’est-elle pas source et de production en quantité et en qualité, mais aussi d’élévation générale du savoir et du savoir-faire humain, et de l’élévation du niveau de conscience global de la personne qui va de pair et de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même ?

 L’interrogation socratique n’est-elle pas la façon d’engager un débat ni dominateur, ni dogmatique, ni hiérarchique, mais permettant une avancée hégémonique du salariat et ses solutions à la crise de production, celle de l’accumulation-dévalorisation du capital ?

 Le salariat n’est-il pas au cœur de la production des biens nécessaires à la vie humaine, les ouvriers, les ingénieurs, les cadres et les chercheurs, fondamentaux, de production et de gestion de la production ?

 L’alliance propre au salariat dans sa diversité et du salariat avec les populations, et ses propositions de solutions à la montée des protestations et des aspirations des populations insatisfaites n’est-elle pas la réponse à la politique d’austérité en France, en Europe et dans le Monde et aux inventions proudhoniennes et autres robinsonnades d’aujourd’hui qui la confortent ?

 Le pouvoir sur l’argent, le crédit, sur le système financier pour le transformer, sur la création monétaire de la BCE, les Droits de Tirage Spéciaux, portefeuilles internationaux de monnaies diverses (DTS) pour se libérer de la domination du dollar, la création de fonds régionaux, nationaux, européens destinés à financer les besoins humains en échappant progressivement à la course au profit, ne sont-elles pas des mesures économiques indispensables pour résoudre la crise de croissance de l'humanité et dépasser en qualité le système capitaliste obsolète qui la produit ?

Pierre Assante, Dimanche 13 mai 2018

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 09:09

 

L’état du Monde capitaliste, celle de l’Union Européenne et de ses Etats nationaux, leurs despotismes, son incohérence croissante entre besoins humains et taux de profits,  l’erreur composée de FI, de Mélenchon poète incompris.

 

Je vais essayer de saisir en peu de mots une synthèse de la situation du monde, le détail se trouvant dans la suite des articles et liens avec l’économie marxiste et l’ergologie. C’est prétentieux certes, mais ne pas le faire serait plus dangereux. Si l’on ne s’occupe pas de politique, la politique s’occupe de nous…

Un despotisme existe si tant est qu’il assure une certaine cohésion et cohérence de la production et des échanges humains.

Il ne s’agit donc pas de détruire la cohérence et la cohésion, mais d’en produire une autre.

Un effondrement du despotisme de la commission de L’union Européenne, sans la construction d’une autre cohérence répondant aux besoins sociaux des peuples européens, dans les besoins sociaux des peuples du monde, c’est un recul de civilisation sans aucune mesure avec la chute d’un Empire antique.

L’intrication et la complexité mondiale du système productif et des échanges sont telles, qu’il est absolument exclu de repartir de zéro, comme des nations et l’humanité ont pu le faire dans une économie agricole primitive, ce qui n’était déjà plus le cas pour la révolution russe et son développement, puis son abandon dramatique de la NEP, puisqu’il existait déjà des industries, très concentrées et des capitaux, en grande partie internationaux occidentaux.

Le despotisme de la commission européenne repose sur les l’activités des grands groupes financiers monopolistes mondiaux dont dépend la production mondiale, son financement et le parasitisme dans le financement qui pèse et entrave la résolution des besoins humains et leur évolution quantitative et qualitative. La résolution des besoins humains entre en conflit avec la crise systémique du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation dévalorisation du capital, son renflouement dans la destruction d’une part des richesses produites, du capital mort accumulé, destruction de plus en plus massive, de plus en plus guerrière.

Le mouvement de protestation et de dénonciation des maux de la société capitaliste, que j'appelle le CMMNI (1), n’a pas le contenu et l’analyse suffisants pour dépasser d’une façon progressiste, "en santé" disent le philosophe Canguihem et le philosophe ergologue Yves Schwartz, le despotisme de la commission européenne, et celle du capitalisme US, du FMI, au-dessus, des Etats nationaux capitalistes en-dessous, et leur tendance au national-capitalisme qui concourt à affaiblir la propre cohérence du despotisme du capital sur lequel repose notre survie généralisée.

Pour le moment, il n’y a pas de réponse cohérente à la crise générale du capital, c’est-à-dire de projet d’issue cohérente à cette crise. Mélenchon et FI, Rouge Vif et autres et nombreux petits ou grands mouvement de protestation pure, c’est-à-dire sans projet synthétique, sans cohérence globale correspondant à l’état du monde et qui croient faire des synthèses, ne font que des erreurs composées ultra dangereuses, car elles aggravent la crise en reculant les possibilités de solutions à la crise et ses effets nocifs sur l’ensemble des activités humaines.

Le PCF avec sa commission économique est en France quasiment le seul parti en capacité d’apporter des solutions efficaces, opérationnelles. Malheureusement son populisme des années qui ont suivi l’échec du programme commun et l’accompagnement stérile par la social-démocratie de la crise du capital, l’ont réduit numériquement et en influence sur la société. Et sa direction, après les errements précédents de la période Hue etc.(Mais il ne faut pas rendre responsable un homme d’une erreur collective), hésite dramatiquement à se recentrer sur les solutions à la crise et en imbiber le mouvement de protestation pour lui donner une issue progressiste.

Le populisme de gauche d’un Mélenchon, sa mauvaise mais percutante poésie dénonciatrice, est une menace sur l’évolution du mouvement organisé syndical et politique des salariés et de leur cœur de production ouvriers, ingénieurs, techniciens et sur le mouvement populaire de protestation, sa cohérence générale qui dépend de ce cœur de la production, hommes, machines, techniques, culture, en unité.

Le PCF  et  le mouvement populaire ont donc comme tâche urgente et première, sinon à régresser et mourir, de donner un contenu cohérent à leur contestation du système et de son despotisme. Qu’il en ait la conscience ou une simple intuition, l’évidence frappe tout un chacun, du fossé existant entre la faible, désespérante connaissance de l’état du monde par ceux qui le contestent et par les autres qui le subissent sans le contester et le mouvement ultra rapide et massif de cet état du monde et des besoins en santé en remède, de sa maladie de suraccumulation-dévalorisation du capital inhèrente au système.

Conclusion à répéter sans cesse : L’action ouvrière et populaire nationale et européenne ne s’est pas encore concentrée sur la BCE (Banque Centrale Européenne, sur des fonds finançant les besoins sociaux européens, régionaux, nationaux, que l’article 123.2 du traité européen rend possibles dès à présent, sur les DTS (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International- FMI) en réponse à la domination du dollar, sur la sécurité d’emploi et de formation, sur des droits permettant à la personne et au système productif de répondre à ces besoins sociaux.

Pierrot, lundi 28 mai 2018

(1) C.M.M.N.I., partant de la formule de Paul Boccara, du C.M.E. (Capitalisme Monopoliste d’Etat) des années 1960-70 en y incluant Mondialisé et Numériquement Informationnalisé).

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