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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 11:34

 

La chronique économique de Pierre IVORRA.

Le mistigri de la dette

24 Février 2021. L’Humanité.

 

L'austérité à l'encontre des revenus populaires est surtout due aux exigences de la rentabilité du capital.

Il est intéressant de constater que le débat économique actuel porte sur deux sujets semblant étrangers l’un à l’autre : la dette publique et privée, d’une part, les revenus sociaux et/ou salariaux, d’autre part. À la réflexion, il est vrai que bien des interférences sont perceptibles. Ne nous explique-t-on pas que l’austérité salariale s’impose, que la baisse des retraites est une obligation, car, à la suite de l’épidémie du Covid-19, la dette publique atteint désormais 120 % du PIB, tandis que celle des entreprises dépasse les 2 000 milliards d’euros ? Une part bien plus grande de nos ressources devrait concourir à combler ces « trous », particulièrement celui d’une Sécurité sociale éreintée.

Le risque est d’autant plus grand que nous ne sommes qu’au début des « répliques » telluriques de cette crise. Il faut s’attendre prochainement à une multiplication des faillites d’entreprises, à des cortèges de charrettes de licenciements. Il est vrai que l’économie mondiale a été sacrément secouée. Selon le Fonds monétaire international, la production a baissé de 3,4 % aux États-Unis en 2020, de 7,2 % dans la zone euro, de 5,4 % en Allemagne, de 9 % en France, de 2,4 % dans les pays émergents et en développement. L’Organisation internationale du travail considère que « dans un avenir proche, les conséquences de la crise du ­Covid-19 sur l’économie et sur l’emploi ­devraient entraîner une énorme pression à la baisse sur les salaires ».

En vérité, l’austérité pratiquée à l’encontre des revenus populaires, la baisse sensible du coût du travail annoncée sont moins dues aux exigences du désendettement qu’à celles de la rentabilité du capital, au besoin qu’a ce dernier de relever ses profits. On peut d’ailleurs constater que les grandes entreprises s’endettent elles aussi comme jamais, moins pour relancer leurs activités que pour s’adonner à la spéculation. C’est ainsi que la capitalisation boursière mondiale, c’est-à-dire la valeur de l’ensemble des titres cotés sur les marchés boursiers de la planète, est passée de janvier 2020 à janvier 2021 de 86,99 à 110,59 milliers de milliards de dollars, augmentant de 27 % alors que la croissance économique mondiale a baissé de 3,5 %. L’épouvantail de la dette sert à faire peur.

Pour démasquer l’opération, il paraît ­nécessaire de montrer que la dangerosité de l’endettement tient moins à son montant qu’au fait qu’il est contracté auprès de marchés financiers prédateurs et que l’on pourrait trouver des ressources bien moins dangereuses auprès de la BCE et des banques commerciales, à condition ­d’infléchir leurs critères de ­financement. 

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 18:07

 

ÉPISTÉMICITÉS ET TROUS DE NORMES

Juin 2013.

Normes antécédentes

Extrait de "2 question pour procéder"

 

Le défaut de normes antécédentes (N.A.) est la contradiction propre au mouvement des normes.

Et sur un plan philosophique on pourrait dire que c’est le « centre » du mouvement humain, espèce pensante, donc fabricante de normes.

 

Les trous  de normes sont destinés à être « emplis », qu’ils soient « anciens » ou présents, c'est-à-dire « tout contre » l’instant écoulé (notions de temps et de présent).

Mais cela ne veut pas dire qu’ils peuvent « automatiquement » l’être. C’est là aussi la question du processus en santé, des possibles et des choix (DU possible, Ananké, le couple UN « contrainte-possible ») qui est ainsi posé. Posé.

 

Il n’y a qu’à voir à quel point le déplacement de normes « locales » vers d’autres « normes locales » peut côtoyer la folie, c'est-à-dire l’incapacité de répondre aux besoins vitaux du corps-soi.

La maladie de normes est bien notre problème à résoudre, dans le changement d’environnement général brutal actuel, dans notre période de transition historique « hors norme », c'est-à-dire loin de la continuité "ordinaire", les deux ensemble.

 

On peut aussi dire, sans jeu de mots que défaut de normes égale (=) non application de norme. Absence dans une présence, c'est-à-dire temps « vide » dans un espace-temps qui devient Non Opérationnel, Non Applicable (N.A.). Inopérationnel, non au sens de la nature en général, mais au sens d’un besoin humain qui peut être vital au sens strict.

 

Je reviens sur le temps car sa mesure humaine, comme je le répète sans cesse, c’est celle de l’échange marchand, c'est-à-dire du travail aliéné, l’acte et le produit en résultant.

 

Il ne peut y avoir de représentation d’un objet, temps y compris, que dans son unité avec les autres objets « disséqués » par la pensée afin de les travailler avec nos outils tangibles comme idéels, dans le sens des besoins.

Ainsi il ne peut y avoir de représentation progressiste dans l’échange marchand parvenu à ses limites, et à son paroxysme….

 

Il n’est donc pas étonnant que nous ayons un effort immense à faire pour nous extraire ne serait-ce que superficiellement, qu’un tout petit peu, et pour un temps très bref, d’une représentation qui nous cantonne tous, sans exception, aux limites du mode d’échange.

 

Il n’est donc pas étonnant par conséquence, que c’est le mouvement réel et le processus inconscient créant le nouveau qui peut donner à ce tout petit peu les forces « matérielles et morales » de la transformation relativement consciente de ce réel, partant des besoins « matériels et moraux » insatisfaits, des conséquences de ces insatisfactions sur la création du nouveau.

 

La désadhérence conceptuelle en santé (« bonne », si l’on utilise un terme caricatural) de la réalité perçue puis représentée, partant des normes antécédentes « retravaillées », est celle qui tient compte intuitivement ou relativement consciemment de ces conditions de la représentation.

Dans le cas contraire elle stérilise la perception, qu’elle soit savante ou non.

Les choix de science, c’est la vie de demain, à long terme, mais aussi « immédiate », présente.

 

Et encore une fois dans la vision de l’humanité en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même, en mouvement,

 

Pierre Assante. 29 juin 2013.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 08:05

 

LA REPRODUCTION PAR NOUS-MÊMES DES NORMES QUE NOUS CONTESTONS.

 

Si la contestation ne fait pas l’effort d’une mode de pensée dialectique et pluridisciplinaire, ce qui va de pair, tôt ou tard elle reproduit ce qu’elle conteste.

Ce qui vaut pour la société vaut à plus forte raison pour un Parti Communiste.

Si Lénine après l’échec de la révolution Russe de 1905 s’attaque à la philosophie et à travers elle à l’effort de pensée dialectique ce n’est pas un hasard, même si en 1909 il ne possède pas les éléments critiques scientifiques que nous possédons aujourd’hui, sous forme hélas structuraliste, mais cependant à un niveau plus élevé de connaissances générales.

Une bonne nouvelle œuvre dépassant « matérialisme et empiriocriticisme » devrait s’atteler aussi à dépasser le structuralisme de nos connaissances, leur dispersion et leur parcellisation pour se rapprocher de synthèses, dépasser la logique de non-contradiction : penser l’unité contradictoire des mouvements de la nature et de la société ; en user de même pour les analyses et choix politiques et de parti. La pensée dialectique n’est jamais un acquis, c’est un effort permanent de sortie du confort des normes acquises.

Sans cet effort, il n’y a que reproduction sous d’autres formes des normes obsolètes. Sans cet effort c’est bien ce qui se passera inexorablement dans l’avancée de contestation que constitue « en avant le manifeste ».

Ceux qui l’ont initié risquent  d’être dépassés par la droite par l’expression prétentieusement contestataire de « nouveaux hégéliens » et « nouveaux communistes » d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans le sens contraire, celui de l’opportunisme avec un développement « incontrôlé » de « Futurs » dont j’ai fait l’expérience.

Et pour voir d’un peu plus haut, il y a chez Staline et ses  "équipes" suivistes et soumises, non seulement un abandon de la NEP pour accélérer d’une façon mécanique la révolution, mais un abandon de la critique philosophique de Lénine, qui comme celle d’Engels tentait de couvrir une vaste étendue de champs divers de recherches.

La floraison des textes contestataires des communistes qui prétendent sortir des vieilles habitudes, des normes organisationnelles dépassées, faute de modestie et réflexions propres sur elles-mêmes reproduit ce qu’elle conteste et reproduira de plus en plus ce qu’elle conteste si elle ne revient pas sur les essentiels, la présence de l’expression du parti et le contenu de l’expression du parti, par exemple dans cet évènement politique qu’est la campagne des présidentielles.

Il ne suffit pas d’être présent, il faut que le contenu et la présence aille de pair et on en est loin encore. L’expression des conditions économiques de sortie de crise par exemple est loin d’avoir gagné l’opinion des militants et de la société évidemment. Mais il n’y pas que l’expression des conditions économiques. S’y cantonner c’est mettre en difficulté cette même expression et la réduire à terme.

Il y a donc double danger : ne pas réussir dans l’expression économique et favoriser une confusion dans la multiplication des discours ne se recentrant pas en permanence sur l’essentiel, c’est-à-dire l’analyse de la réalité ici et maintenant pour imaginer le nouveau à mettre en œuvre. Le nouveau n’est pas dans l’étroitesse d’un "nouvel" objectif limité mais dans l’insertion de cet objectif limité dans le mouvement d’ensemble. D’ici les présidentielles, bien de changements peuvent subvenir avec le développement de la crise et la façon dont les « dirigeants » du monde prétendent la soigner. Ces changements il faut être capable de les aborder sans répéter mécaniquement ce que nous venons d’apprendre et s’y tenir ne suffit jamais assez pour transformer les normes économiques et politiques obsolètes.

Dans un monde affolé, sur des rails libéraux, sur l’imprégnation jusqu’à la moelle des os de son idéologie d’accumulation du capital dans les échanges humain, rien d’étonnant de constater que tout cela est difficile de dépasser même dans un parti se déclarant de transformation sociale.

C’est en s’appuyant sur la force du profit qu’on dépassera le système du profit. C’est en s’appuyant sur la force du cycle d’échange A-M-A’, de l’accumulation capitaliste qu’on dépassera la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et  le système capitaliste. C’est en s’appuyant sur la force du capital qu’on dépassera le système capitaliste. C’est en s’appuyant sur la force contraire qu’on vainc et dépasse la force contraire.

Dixi et salvavi animam meam.

Pierre Assante. 25/02/2021 07:48:07.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 08:19

 

Publié une première fois le 21/02/2021, 09:26.

TOUT SIMPLE TESTAMENT MORAL.

NON, le communisme n’est pas le fascisme. Et la double contradiction du militant.

 

Il y a les grandes avancées de la conscience et leurs conjonctions et traductions dans des grands mouvements d’idées et de grands mouvements sociaux, qui vont de pair, en unité.

Entre deux « sauts macros de conscience », en « attendant » que les conditions économiques et sociales et culturelles mûrissent pour un nouveau saut, il y a ce que les hommes en font pour survivre au quotidien et dans les contradictions entre l’individu, son espèce et l’organisation sociale d’un moment en mouvement qu’il s’est donnée.

Le grand mouvement de conscience et le grand mouvement social qu’a constitué le christianisme à l’origine dans l’Empire et son mode de production esclavagiste et colonial, ce n’est pas l'Inquisition, pas plus que le communisme n’est le fascisme, même si le stalinisme et ses prémices ont créé in fine des goulags et la lutte des classes des atrocités de part et d’autre. Il n’y a qu’à penser aussi aux guerres de religions dans la Renaissance, sa révolution scientifique et technique avant la nôtre, l’expansion du nouveau mode de production et ses destructions de la nature et de peuples.

Si l’on connait un minimum « Mein Kampf » d’Hitler, on ne peut ignorer que son raisonnement est basé sur une théorie d’inégalité et de domination « nécessaire et éternelle » entre les hommes, entre les groupes humains constitués et imaginés figés dans des propriétés éternelles contenant ces inégalités. La Shoa, comme l’extermination du mouvement ouvrier, est basée sur ces théories et est aussi une opération politique de « guerre des pauvre entre eux » et de « darwinisme social » justifiée par le capital et les konzerns et évidemment en général toutes les firmes multinationales mondialisées qui se sont développés sur cette idéologie et qui, la guerre de 1939-40 finie, ont continué sur la même base et sous des formes compatibles avec le marché : la domination de la puissance financière, en contradiction avec le développement harmonieux des hommes et avec la réponse aux besoins sociaux et leur développement, sur toutes les activités humaine.

Certes la démocratie bourgeoise du XVIIIème et ses suites a été un progrès humain comme la démocratie athénienne esclavagiste dans l’antiquité : parce que tout mouvement contient son contraire et que la démocratie bourgeoise contient les prémisses de la démocratie élargie à tous qui peut s’y développer. Mais il ne peut y avoir de démocratie sans une démocratie élargie du « que, quoi, comment et pour qui produire ». La démocratie limitée, dans la crise d’un système social sans démocratie du producteur, conduit au fascisme sous ses formes anciennes et nouvelles. « L’establishment », lorsqu’il s’en défend en termes idéaux, trompe l’humanité et se trompe lui-même. Il ne peut s’interdire ce glissement létal et c’est la mise en commun des effort productifs, de l’effort du producteur salarié vers le dépassement de la vente de sa force de travail sous toutes ses formes anciennes et nouvelles, qui répond à la complexification matérielle et morale, objective et subjective en unité, qui relèvera le règne  de tous les establishments, en santé sociale et culturelle, en unité de même.

Non, le communisme ce n’est pas le fascisme. Le communisme propose le développement de la personne humaine dans le développement de la société humaine. L'ontogénèse et la phylogénèse ne constituent pas deux propriétés séparées du et dans le développement-complexification de l'homme: c'est un même mouvement global.

Il n’y a pas de communisme sans une conscience la plus avancée du moment des rapports sociaux et il n’y pas de parti communiste sans cette conscience la plus avancée du moment de ces rapports sociaux : des rapports entre les hommes pour que l’homme poursuive son processus infini d’humanisation, en tant que part de la nature en unité, et part de l’évolution-complexification de la nature, de la corpuscule à la vie pensante, au-delà de la complexification actuelle connue dont nous ne pouvons, en tant qu’espèce, et dans son état actuel, imaginer la complexité infinie à venir.

Si vous mettez en face « Mein Kampf » d’Hitler et « l’Introduction à la critique de l’économie politique » de Marx et ses développement actuels, peu connus parce que censurés non par loi mais de fait, vous constaterez l’immensité de la contradiction entre les deux, de l’inhumanité de l’un et de l’humanité de l’autre.

Ce qui n’empêche les contradictions de l’autre qu’il travaille progressivement par contre à dépasser et non à cultiver. Il y a une double contradiction dans la vie d’un militant communiste, avec ou sans « carte ». Si le communisme c’est une conscience la plus avancée du moment des rapports sociaux et s’il n’y pas de parti communiste sans cette conscience la plus avancée du moment de ces rapports sociaux, comment faire vivre une telle « identité » à la fois dans la société et dans le regroupement humain que constitue l’institution d’un effort particulier de groupe humain interprète conscient du processus inconscient que constitue le mouvement humain de la société humaine ?

Il y toujours quelque chose d'un "nationalisme", dans l’internationalisme et d’égoïsme dans la générosité et le partage. Parce que le mouvement social, comme tout objet dans l’univers, dans la société et dans chaque tête est fait de mouvements de forces contraires.

Les conditions matérielles de vie engendrent des mentalités qui pèsent sur le mouvement de transformation, sur le besoin de sauts de qualité de l’évolution-complexification.

Si la « particularité » de groupe humain interprète conscient du processus inconscient prend le dessus cela s’appelle le sectarisme qui a traversé tous les mouvement de progrès, et tous les "protestantismes" quels qu'ils soient, religieux ou laïques, religieux et laïque étant traversé des mêmes mouvements de forces contradictoires.

La première contradiction est entre l’appartenance à une particularité, le parti, et une appartenance globale, la société humaine. Entre ces deux appartenances, il y une contradiction seconde dans la contradiction première, celle de l’appartenance à l’intérieur de cette première qui est à l’origine de « l’hérésie » quelle qu’elle soit. Evidemment, l’hérésie elle-même contient les mêmes mouvements contradictoires qui lui font reconstituer les contradictions qu’elle voudrait dépasser… Pas simple mon cher Watson !

Que dire ceci n’empêche pas, ne paralyse pas le mouvement intérieur et extérieur de progrès. Il ne s’agit pas de rechercher la perfection de nos actes individuels et collectifs, en unité, il s’agit d’agir sans cultiver le passé mais en s’en instruisant en le comparant au présent.

Pierre Assante. 02/2021 08:14:26.

Post Scriptum : L’idéologie dominante et les cours d'histoire des collèges par la même occasion (constatation tirée en faisant réviser mes petits-enfants depuis 10 ans sur ce sujet) assimilent l'Allemagne nazi au fascisme, ce qui me semble une évidence, mais la Russie stalinienne au communisme en général et classe d'une et l'autre sans distinction dans les régimes autoritaires tout court. Tour de passe-passe dédouanant par la même opération de capitalisme et le colonialisme. C'est une des raisons, mais loin d'être la seule, de l'article ci-dessus. En caricaturant ainsi l'histoire humaine on est loin du besoin de saisir le processus d'humanisation continue de notre espèce; et ce faisant on crée un immense handicap pour la jeunesse sur laquelle repose les futurs savoirs scientifiques et techniques mais aussi leur lien nécessaire avec un développement humain en santé.

Quant aux répressions qu’ont subies la classe ouvrière et le peuple de la part du capital et de la bourgeoisie, l'histoire officielle en parle peu, et "Dieu sait" si elles n'ont pas manqué tout au long de l'histoire réelle. Rappelons celle des massacres des Communards (10.000 fusillés sans jugement) de la Commune de Paris de la part de Thiers et des Versaillais.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 11:39
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Pierre Assante

 Articles de septembre 2020

à février 2021

et 3 anciens

AN 2034

ou 

Nous n’avons pour soi que la force des autres

et

L’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre

 

recueil. 320.000 caractères.

 

CLIQUER SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

 

 

Nouveau recueil initié le 02/09/2020, augmenté plusieurs fois par de nouveaux articles.

 

....Et nous n’avons pour soi que la force des autres

 

PAGES :

2. I. AN 2034. Développement Economique et développement Anthroponomique. 3. II. RECUL DU MATÉRIALISME. 4. III. MEA CULPA, Article écrit le 27 mars 2010. 5. IV. DE LA NATION A L’HUMANITE TOUT ENTIERE . 6. V. Comment le « progrès » « progresse-t-il » ? Ecrit le 26 octobre 2008. 7. VI. EUROPE OU NATIONS ? 8. VII. MESSAGES. 8. VIII. AFFICHAGE A LA MADRAGUE DE MONT REDON. 9. IX. C’EST SIMPLE et c’est DUR À COMPRENDRE. 9. X. Jinsistelhurluberluglacé (X -10- poemes). 11. XI.DEBATS DU TRAVAIL EN RESEAUX internet ou autres LOCAUX. 12. XII. MISE AU POINT SUR MOINS MAIS MIEUX. 13. XIII. VOLONTA' DI SPIEGARE (volonté d’expliquer). 13. XIV. «  LA SENTIMENTALITé est UNE superstructure de la brutalité ». 15.  XV. PRESENTATION DU RECUEIL « L’INDIFFERENCE » (textes publiés en 2009-2010). 16.  XVI. La résolution des contradictions d’un moment de cette évolution-complexification fait partie de la croissance de cette évolution-complexification. 17.  XVII. RAPPEL. 18.  xviii.  La foi sans l’œuvre » et l’œuvre sans la conViction. 19.  XIX. TABOU. 20.  XX. CE BLOG S’ÉPUISE PEUT-ÊTRE… 20. XXI. Aux responsables membres du collectif formation PCF13. 21. XXII. « 20 thèses » 5 février 2020. 22. XXIII. QUE DEVIENT L’ERGOLOGIE DANS LA CRISE SYSTEMIQUE ? 24. XXIV. JEUNESSE et processus global long. 24. XXV. CRAQUER ? 25. XXVI. ANANKE. 26. XXVII. OBJECTIVITE CONTEXTUELLE. 27. XXVIII. Pousser la société mondiale vers une voie inutilement tragique et sans issue ? 28. XXIX. Ce « débat » sur le covid19. 29. XXX. LECTURES POUR UN DEBAT SUR  « DE 1968 AU CMMnIgF * ». 30. XXXI. A la place d’un philosophe, c’est un chanteur qu’on fait venir. 31. XXXII. confusion entre religion, politique et Etat. 32. XXXIII. FAIRE LE POINT. 32. XXXIV. 1968. 33. XXXV. 19ème Congrès du Pcf de 1970. 35. XXXVI. ANTHROPOCENTRISME. 36. XXXVII. CONTRADICTION ENTRE CAPITAL ET DEADHERENCE CONCEPTUELLE. 38. XXXVIII. Une organisation de la transformation répondant aux besoins d’apprendre. 39. XXXIX. il faut que chacun moi compris en éprouve le besoin. 40. XL. La force des autres. 41. XLI. DOCUMENT ANNEXE, POUR LE PLAISIR. « LES ETATS ET EMPIRES DU SOLEIL ». SAVINIEN CYRANO DE BERGERAC. 42. XLII. ON N'A PAS BESOIN DE SAUVEURS. 42. XLIII. Deux brèves remarques complétant des articles précédents. 44. XLIV. L'EMPLOI ET LA COOPERATION MONDIALE. 44. XLV. Le continu et le discret Le micro et le macro Le relatif et l’absolu. 45. XLVI. L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible". Reprise d’un article du 2 mai 2011. 46. XLVII. Le CONTINU ET le DISCRET. Suite…. 47. DEUX  ARTICLES DE FIN 2019 : XLVIII.  LE 5 DÉCEMBRE 2019. Cet article a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019. et XLIX. Taylorisme de droite et taylorisme de gauche. 49. L. L’économie intervient en dernière instance. 50. LI. BLASPHEME. HOMEOSTASIE. 51. LII. Sur  le manque de « prise en charge » de la démarche APST. 53. LIII. Un élément global de la globalité cosmique. « Un élément global de la globalité cosmique », voilà une expression qui ne manquera pas de réjouir les idéalistes philosophiques et de navrer des matérialistes dogmatiques. C’est un double malentendu. Dommage. 54. LIV. GESTION. 56. LV. DIALECTIQUE. 58. LVI. SAPIENS. COMMENTAIRE SUR UN EDITO DE RENE MERLE. 59. LVII. LUCIDE OU DELIRANT. 60. LVIII. CONCLUSIONS PROVISOIRES en 3 ARTICLES. 63. LVIX. PRESIDENTIELLES 2022. 64. lvx. ADDITIFS : 1 REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET « TEMPS LIBRE ». 2 « DANS LE CAS OU LA CONSCIENCE NE PREND PAS ». 3 LE CHAUD ET LE FROID : Le rassemblement et son contenu. 4 L'inversion des causes et des effets. 5 ANTICIPER ET DIFFERER. 6 SYSTÈME ET RESPONSABILITÉ. 7 les gentils et les méchants. 70. LXI. EPILOGUE. 71. LXII.INVENTION. 75. LXIII. ÉPOQUE. XXIème SIÈCLE. 76. LXIV. DÉRÉGULATION-DESTRUCTURATION SOCIALE et CANDIDATURE PCF AUX PRÉSIDENTIELLES. 77. LXV. CROISSANCE, ENERGIE, PIB et LANGAGE, FECONDITE Reprise d'un article du 10 décembre 2013. Reprise d'un article du 10 décembre 2013. 78. LXVI. À L’ATTENTION DE « EN AVANT LE MANIFESTE » POUR L’APPEL à signatures DE PRÉPARATION de la conférence nationale du Pcf d’avril 2021 et du vote de mai, pour une candidature du Pcf aux présidentielles. 79. LXVII. DIALECTIQUE. 80. LXVIII. LE TEMPS QUI RESTE. 82. LXIX. RESERVES OU FLUX TENDU. 82 LXX. REMARQUES 1 à 10 dont 2 « Conclusions » provisoires et pratiques .93. LXXI. DANS LA CRISE, en pratique. 1 à 4 dont : Un processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle existante . 98. LXXII. La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une thÉorie. 100. LXXIII. L’utilité au quotidien d’une façon de penser. PENSER DIALECTIQUEMENT. 101. LXXIV. TOUT SIMPLE TESTAMENT MORAL. NON, le communisme n’est pas le fascisme. Et la double contradiction du militant. 103. LXXV. DE KARL A PIERROT. , Londres, 5 Février 2008. 105. LXXVI. IN FINE : LA REPRODUCTION PAR NOUS-MÊMES DES NORMES QUE NOUS CONTESTONS.

 

VOIR AUSSI. 2 volumes :

 

ECRITS Novembre 2019-Août 2020

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

 

 

ET

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

 et Tous les articles du blog (3000 publiés, par séries de 25) :

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 11:17

 

COMPTE RENDU des États généraux de l’énergie du 13 février 2021: combattre la domination du capital pour faire de l’accès à l’électricité un bien commun

Par Denis DURAND

 

La première journée des états généraux de l’énergie organisés par le PCF avec le concours des revues Progressistes et Économie et politique, qui a eu lieu le 13 février 2021, a été un grand succès. Militants, syndicalistes, experts ont considérablement enrichi les constats partagés et les perspectives proposées pour l’ensemble de la filière de production d’électricité.

On peut revivre intégralement en vidéo sur le site du PCF la première partie de cette journée

SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2021/02/21/etats-generaux-de-lenergie%e2%80%af-combattre-la-domination-du-capital-pour-faire-de-lacces-a-lelectricite-un-bien-commun/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

ET TOUS LES ARTICLES PAR SÉRIES : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 2030405060708090100> >

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 07:09

 

PCF/PRÉSIDENTIELLE: LE DÉBAT EST LANCÉ

FABIEN ROUSSEL A PRÉSENTÉ LE RAPPORT INTRODUCTIF À LA SESSION DU CONSEIL NATIONAL DU 30 JANVIER. EXTRAITS.

 

Publié une première fois sur ce blog le 3 février 2021

 

 

…..Il aborde ensuite la préparation des échéances électorales de 2021 et de 2022, les départementales et régionales (voir la résolution) puis les élections présidentielle et législatives.
Le bilan du quinquennat est très lourd : chômage, pauvreté, production dévitalisée, recul démocratique, renoncement en matière de climat, d’exception culturelle, d’égalité homme/femme : « La nation française se sent humiliée par la destruction de ses capacités productives, sa perte de souveraineté, le mépris des possédants. » Et dans le même temps, la gauche est très affaiblie.
« Qu’est ce qui empêche aujourd'hui la construction d’un grand rassemblement populaire, un front populaire, l’union du peuple pour arracher des victoires ? C'est justement le rôle du Parti communiste français de s’attaquer à cette réalité. C'est son rôle d'œuvrer à une alternative progressiste, à construire cette union populaire, dans l’action. Et pour cela, il doit retrouver son influence, reconquérir son électorat, retrouver sa force pour qu'elle serve à construire les rassemblements les plus larges, dans les luttes, comme dans les autres échéances, je pense en particulier aux législatives qui constituent une échéance majeure. »
Le débat ne peut se réduire à battre Macron et Le Pen, « car le formuler ainsi ce serait s'enfermer dans le scénario que le pouvoir veut imposer. Bien évidemment, la question de l'alternative ne peut être évacuée et jamais notre parti ne s'est engagé dans une bataille pour témoigner. La question qui nous est posée est précisément de se donner les moyens que nos idées entrent en grand en dialogue avec la société française pour élever le niveau de conscience, pour créer les conditions d'une alternative de gauche avec un PCF renforcé en son sein. Dans ce contexte de crise aigüe, de doute populaire, il y a besoin d’espoir autour d’un projet et c’est ce que nous voulons faire en portant un projet communiste, féministe, écologiste, pour reprendre le pouvoir sur l’argent. La question est donc bien de donner de la force à ce projet et de lui donner de la force au sein de la gauche ! »
Le PCF a un rôle à jouer, une ambition pour la France, pour la gauche. Rassembler pour gagner les élections législatives. Et la présidentielle ? « Elle constitue, qu'on le veuille ou non, un temps majeur du débat politique dans le pays. »
Le PCF va « engager le débat et se préparer à ces échéances présidentielle et législatives, comme décidé par les communistes lors de leur dernier congrès. Et c'est une discussion approfondie que les communistes doivent mener en toute souveraineté. C'est la raison pour laquelle nous devons travailler avec soin les moyens démocratiques exceptionnels dont nous nous dotons dans le contexte si particulier lié à la pandémie. »

C'est l'objet de la conférence nationale dont l'objet ne peut se réduire à candidature communiste ou pas, et avec quel candidat.
« Si le Parti prend cette décision importante de présenter un ou une candidate en 2022, elle doit être issue d'une large réflexion de tout le Parti, des cellules et sections jusqu'à la conférence nationale, sur le sens d'une telle candidature, sur les contenus qu'elle doit porter, sur les électeurs et les forces qu'elle entend mobiliser, sur les objectifs que nous nous fixons, dans chaque département, sur les législatives. »

Un bel exercice démocratique en perspective, estime Fabien Roussel qui propose, le jour de cette initiative, « de réunir 1 000 délégués pour cette conférence nationale, à parité, j’y insiste. 1 000 délégués c’est un exercice démocratique ambitieux dont l’objectif est d’associer le plus de communistes à la réflexion. Au lieu de nous réunir à Paris, nous proposons d’utiliser les sièges des fédérations qui pourront accueillir, dans toute la France, les délégués de chaque département. Nous serons la seule force politique à réussir cela et à donner de la force à nos choix, à nos idées. »
Dès à présent, un appel à candidatures est lancé. (…) J'ai déjà dit au Conseil national mon point de vue sur le sujet. J'ai même évoqué ma réflexion sur le rôle que je pouvais assumer si nous décidions de présenter un candidat, comme je le crois nécessaire. Je confirme ces réflexions et vous informe en toute transparence que je répondrai à l'appel à candidatures tel que le propose notre projet de résolution. »…..

CLIQUER : Lire le rapport de Fabien Roussel dans son intégralité.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 13:50

RAPPEL : Voici le texte adopté lors du 38e congrès du PCF publié ici dans son intégralité

 

Préambule

 

Notre 38e congrès est vital.

Au mois de juin 2017, nous décidions, à l’issue de la séquence électorale de la présidentielle et des législatives, de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l’influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps.

À l’heure où le niveau inédit de connaissances et de techniques de l’humanité place celle-ci dans la situation jamais connue de répondre à ses besoins et aux défis du siècle, le capitalisme devient un obstacle au développement de l’humanité. Pire, par sa course aveugle au profit, il met en danger le devenir même de la biodiversité, de la vie humaine ; il entraîne notre planète vers l’abîme.

Ces contradictions prennent un relief tout particulier, dix ans après le déclenchement de la crise et tandis qu’une autre de plus grande ampleur se profile. Alors qu’il prétend apporter des réponses aux défis que celle-ci soulève, Emmanuel Macron entraîne la France vers un alignement néolibéral, livrant le pays de la Grande Révolution, de la Commune et de la Sécurité sociale aux appétits capitalistes internationaux.

Il veut mettre à profit la confusion politique et l’absence d’alternative progressiste crédible pour conduire à marche forcée la destruction d’un modèle social conquis de haute lutte. Il cherche à faire de la France un pilier d’une Europe au service du capital, des marchés financiers et de la mondialisation capitaliste.

Cette politique accentue les vulnérabilités de la France et les fractures sociales dans un monde en crise.

Dans notre monde pris dans les convulsions d’une crise systémique, les courants réactionnaires s’emploient à dévoyer les colères.

En France, après une période d’observation, des luttes importantes se développent. Elles concernent les bases même du modèle social français qu’elles défendent et dont elles cherchent un nouveau développement : services et entreprises publics, exigences d’égalité, notamment entre femmes et hommes, refus du déclassement et des discriminations, égalité des territoires et enjeux écologiques, la protection sociale et son mode de financement à partir des richesses produites, l’emploi, sa sécurité et sa promotion, l’augmentation des salaires, toutes les batailles sur l’éducation et la formation, les droits et pouvoirs des salarié·e·s sur les lieux de travail.

Les communistes sont de ces luttes mais, au-delà, ils veulent travailler à ouvrir un siècle d’humanité, un siècle communiste conjuguant démocratie poussée jusqu’au bout et orientation révolutionnaire visant à sortir enfin de la société de classe, à relever jusqu’au bout le défi écologique, à assurer la paix et le libre développement de la personne humaine dans toutes ses dimensions.

Il n’y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires ; d’un parti et d’un projet communistes pour permettre au mouvement populaire de s’élargir et de se renforcer jusqu’à contraindre le gouvernement à des reculs, imposer de nouvelles conquêtes, ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à tous les dévoiements.

Avec notre 38econgrès, nous voulons donner de la force à cette ambition communiste qu’appelle notre époque ; nous voulons donner un nouvel élan à notre organisation révolutionnaire, avec une mise en dynamique de notre force militante qui compte toujours parmi les plus importantes. C’est pour cela que les communistes ont voulu un congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l’action et le développement d’une ambition communiste.

Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire pour permettre un débat sans tabou et des décisions audacieuses.

Nous voulons conjurer le risque d’effacement.

Nous avons la conviction qu’il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un Parti communiste fort et influent, porteur de cette ambition.

C’est un défi pour le Parti communiste, pour être utile à notre peuple et être à la hauteur des enjeux historiques du siècle.

Nous affirmons la nécessité d’un renouvellement de notre organisation et d’une relance ambitieuse de notre travail politique, étroitement liés à la mise en dynamique nationale de nos militant·e·s.

Nous y répondons en six chapitres :

• Un bilan critique

• Relever les défis de la crise et de notre temps

• Le communisme de notre temps : visée historique, chemin de lutte

• Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste

• Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires

• Pour un Parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire.

 

Table des matières avec liens.

Cliquer sur les titres :

 

 

LIEN Sur le site :

https://enavantlemanifeste.fr/2020/03/18/pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-xxie-siecle-2/

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 08:04

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Changer l’action de la BCE

L’Humanité. 17 Février 2021

 

 

Devant l’ampleur de l’endettement public auprès des marchés financiers, et en raison des menaces de LaREM et de la droite d’imposer de nouveaux tours de vis austéritaires, certains proposent d’effacer cette ardoise, grossie considérablement à la suite de la crise économique et sanitaire, qui plombe les finances publiques françaises :

près de 2 800 milliards d’euros de dettes et quelque 40 milliards d’euros de paiement d’intérêts annuels.

Évidemment, la proposition est irréaliste, elle reviendrait à provoquer un krach bancaire mondial. Pour l’éviter, d’autres, notamment Jean-Luc Mélenchon et Thomas Piketty, proposent de s’en tenir à une annulation des seules dettes publiques détenues par la Banque centrale européenne (BCE), soit environ le quart du montant total. La mesure ne semble pas à la hauteur des besoins. D’abord parce que ce qui pèse sur les finances publiques, c’est moins le remboursement de l’argent emprunté, le remboursement du principal – les États peuvent le faire en lançant un nouvel emprunt –, que la charge d’intérêts, qui équivaut pour la France à près de deux fois le montant annuel du plan de relance de l’économie. Ensuite, parce qu’une autre « bombe » menace l’économie et les finances publiques françaises : c’est la dette privée des entreprises, qui avoisine les 2 000 milliards d’euros, une dette qui ne peut laisser l’État indifférent. Enfin, parce que le pays a besoin de beaucoup d’argent, pas seulement pour boucher les voies d’eau, mais aussi pour faire face à de nouveaux défis : notamment ceux du changement climatique ou de la dépendance des personnes âgées.

À notre sens, il faut certes mettre davantage à contribution la BCE, mais le faire tout autrement. Elle a en effet un pouvoir quasi magique de création monétaire, elle peut distribuer des centaines de milliards d’euros. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs. Mais elle prête de l’argent quasiment gratuitement aux banques, aux grandes entreprises sans leur imposer de critères sociaux et environnementaux, tant et si bien que cet argent peut être utilisé par nombre de grands groupes capitalistes pour spéculer, supprimer des emplois ou continuer à polluer la planète. C’est cela avant tout que l’on doit essayer de changer. Le PCF se prononce, lui, pour la création d’un fonds européen, écologique, social et solidaire, alimenté par des prêts à des taux d’intérêt très faibles, voire négatifs, afin de financer les services publics, notamment les hôpitaux, les banques, de leur côté, favorisant par leurs prêts aux entreprises celles qui créent des emplois, développent la création de richesses utiles.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 17:10

 

 

UNE SONDE SUR MARS QUI CHERCHE LA VIE ET GIORDANO BRUNO

 

18 février 2021-17 février 1600.

 

Il ne s’agit pas de faire de la commémoration ni du nostradamisme, mais une chose est agréable à constater. Malgré les horreurs dont nous sommes capables, il y a des moments extraordinaires de progrès humain qui dépassent la technique et dont la technique est l’outil : l’appropriation matérielle et morale de l’univers en paix et en santé par l’homme qui le rapproche et constitue sans cesse et à l’infini, une conscience de la nature sur elle-même.

A quelques heures près, « l’a-Mars-issage » d’un module ayant entre autre pour but de découvrir la vie sur une autre planète du système solaire (1) coïncide avec un anniversaire du supplice Giordano Bruno, brûlé le 17 février 1600, au bûcher pour ses opinions non conformes à l’institution religieuse et son pouvoir d'alors.

Est-ce que cette coïncidence peut nous être utile pour se rappeler et pour que ce rappel nous pousse vers de nouveaux progrès scientifiques, philosophiques, et bien sûr sociaux, et de la conscience, ensemble ?

Giordano Bruno a affirmé l’univers et le nombre de systèmes solaires infinis, à un moment de l’histoire où Galilée avait dû abjurer, pour ne pas subir un mauvais sort, son savoir sur les découvertes révolutionnaires de son temps, un temps de révolution scientifique et technique mais pas encore sociale, comme nous aujourd'hui, et murmurer : « eppur si muove ».

Le paysan toscan du XVIème siècle, dans son champ, l’artiste devant sa fresque, et les « premiers salariés » vendeurs de leur force de travail de la naissance du capitalisme d’un Etat italien parmi les plus avancés dans le développement des forces productives au monde, étaient loin de penser que s’avançait la Sécurité Sociale de santé de 1946, ni la diffusion des grandes œuvres artistiques et de leurs multiples exécutants dans (presque) tous les lieux d’habitation et de rencontre ici et maintenant. Certes c’est leur créativité populaire et savante, leur activité, qui ont permis la nôtre, et bien des fois la nôtre est aliénée bien plus, relativement aux possibilités aujourd’hui, que la leur : régression dans le progrès et en même temps. Evolution-Développement-Complexification en mouvements contradictoires et même en mouvements antagonistes puisqu’ils expriment physiquement et mentalement des intérêts irréductibles l’un à l’autre mais dépassables dans un autre type de rapports sociaux qui demandent transformation qualitative du mode de production et d'échange.

Lisez Giordano Bruno ! Non, vous n’y trouverez pas les "solutions" à la crise du CMMnIgF, le capitalisme-libéralisme d’aujourd’hui, monopoliste, financiarisé, mondialisé, numérisé, mais en observant le CMMnIgF vous comprendrez mieux ce qu’était son temps en le « comparant » au nôtre, et le mouvement qui nous a porté jusqu’à aujourd’hui et ses possibles en santé et en développement de la personne dans celui de la société. Observation en aller-retour et en progression.

La science qui soutient la fonction de la sonde martienne, la philosophie du devenir, l’économie politique de Marx et de Boccara et le théâtre de Brecht... ont partie liée.

Pierre Assante. 19 février 2021.

(1) les autres raisons ne sont pas toutes de l’ordre d’un idéal d’humanisation de notre espèce, mais cette raison-là est magnifique. Le financement n’est pas une horreur en lui-même mais il contient aussi l’horreur puisqu’il ne cherche pas que le savoir utile et nécessaire, il cherche aussi le profit et la guerre, encore, mais pas fatalement ni éternellement : santé ou maladie ça dépend de nous, de notre savoir et de notre conscience. Contradiction, encore contradiction interne au système, en unité, dans le mouvement de progrès.

Voir aussi Recueil "2034" : 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 08:00

 

Cher Pierrot,

 

J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin et Salvien.

Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons.

 

Apprendre, comprendre, c’est « se dire que…». Ce que tu te dis par rapport à mes écrits montre que tu commences à comprendre ce que je voulais dire.

Mais méfie-toi ; temps de travail moyen socialement nécessaire, baisse tendancielle du taux de profit, c’est une étude de ma part du capitalisme anglais du XIX°. Ensuite, l’organisation de ton cerveau, ses processus et ceux qui étaient les miens, est différente et donc tes capacités aussi. Ce n’est pas offensant que de dire cela. Cela est vrai pour toi en tant qu’individu mais aussi c’est vrai pour la capacité de perception du moment, de votre moment historique, ce qui ajoute à ta propre difficulté : l’apparence des choses voile encore plus la réalité, à la mesure de la puissance des moyens techniques employés. La réalité elle-même est plus touffue, plus complexe, son unité moins évidente, votre intégration au système plus prégnante.

 

Tu as vu, je crois, que malgré la spécificité de mon étude, les prévisions concernant le développement du capitalisme, la poursuite de sa mondialisation et ses effets sur les salaires, la survaleur, la surpopulation relative se sont confirmées ; spécificité concernant les différences relatives de situations sociale, économique, politique, idéelle ; malgré les différences « tout court ».

 

Tu crains d’être quelquefois une « mouche du coche » par rapport à tes commentaires sur mon travail et celui d’Yves S. Pour éviter cela, il te faut plus de sens de la mesure, plus de patience, sans perdre ta spontanéité. D’ailleurs il faut que tu considères que mes écrits sont une « réflexion à haute voix ». C’est pour cela que je n’ai pas corrigé mes textes précédents au fur et à mesure, à l’exception du livre I du capital pour l’édition française en particulier. Je n’avais pas le temps de le faire et ce n’est pas mon caractère de refaire sans cesse exactement le même chemin, cela me provoque un ennui profond, du moins au départ et dans l’idée de le faire. Mais il est vrai qu’une fois commencé un travail de correction, on peut créer aussi du nouveau. Cette réflexion « à haute voix » par l’écriture « à plume déliée », me permettait de reprendre un raisonnement dans sa totalité afin de ne pas reproduire les mêmes insuffisances, ou plus, les mêmes erreurs, le dé-normaliser, le re-normaliser, à chaque nouvelle rédaction. Mais finalement, sur l’essentiel, je me suis retrouvé avec moi-même et avec une poursuite des concepts au point où je les avais ébauchés ou laissé à l’étape précédente, et des généralisations abstraites à reformuler.

 

Cher Pierrot, ne te prends pas au sérieux mais travaille sérieusement. Mets un peu d’humour dans ta cuisine intellectuelle, et tout ira bien, ou du moins le mieux possible, pour toi et pour les autres. N’oublie pas que toi-même, comme Augustin et moi-même, nous ne sommes que les héritiers de ce que nous avons à transformer et que nous devons prendre soin de ne pas nous approprier un héritage qui appartient à tous, ni de le gaspiller au détriment des générations futures. Transformer n’est pas détruire. Le mal n’existe pas en soi, la tendance à le croire est notre plus grande difficulté et notre plus grand ennemi pour survivre aux nécessités.

 

Ton idée de m’associer à Schubert me plait. Pour faire une caricature à la Daumier, Beethoven ce serait la violence et la tendresse, Schubert la puissance et la douceur. Je crois que tout ça m’a manqué un peu aussi, bien que je ne puisse pas dire que j’aie manqué ni de puissance ni de tendresse. Ton aspiration au « Schubertisme », c’est une demande de plus grande maîtrise de soi-même, essaie d’y répondre.

 

J’étais bien un produit de la révolution bourgeoise, française en particulier ; ceci dans une Allemagne en retard sur ce mouvement et qui puisait dans la recherche l’énergie qu’elle ne pouvait pas mettre dans la « transformation immédiate ». Cette forme de pensée, j’en ai trouvé avec Friedrich un champ d’application idéal en Angleterre avec le capitalisme et le développement des forces productives les plus avancées en quantité. Mais mon intuition me disait, nous disait, que le champ « vierge » de la population immigrée de l’Amérique du Nord allait donner des possibilités incroyablement plus vastes, ce qui s’est produit. Cependant, plus le capital se développe rapidement, plus il développe ses contradictions et les met en œuvre dans l’ensemble du globe et de l’humanité.

 

Cher Pierrot, je te souhaite d’être entendu, modestement, sans orgueil ni médiatisation à la mode. C’est ainsi que tu seras le plus heureux et le plus utile, dans ton petit travail et le déroulement de tes jours.

 

Je t’adresse, ainsi que Jenny, mes amitiés et mes encouragements. Embrasse Chiara et tes enfants de notre part.

 

 

Karl, Londres, le 5 février 2008

 

Post Scriptum, 9 Août 2019 : il émergera de la crise générale mondialisée, les femmes, les hommes et la maturité nécessaires à une transformation radicale et en santé de la société pour poursuivre le processus d'humanisation, conscience de nature sur elle-même, comme je l'ai dit en 1844. J'en avais eu l'intuition dans le livre 3 du Capital, que Friedrich à mis au propre, avec  la baisse tendancielle du taux de profit qui conduit à une suraccumulation-dévalorisation du capital, crise non circonstancielle mais de longue durée. C'est bien quand se posent les problèmes que se pose la question de les résoudre. C''est quand la crise se généralisera sans possibilité de "survie du système", que vous en construirez un autre avec les prémisses du nouveau dans l’ancien, comme disait aussi justement Friedrich dans son Anti Dühring.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

*******

et :

Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

ET :

 *Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90100 101 102 103 104 105 106 107 108

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 09:03

 

L’utilité au quotidien d’une façon de penser. PENSER DIALECTIQUEMENT.

 

Avant de lire cela, il faut avoir en tête que pour toute question que nous avons à traiter, dans nos vies quotidiennes, comme dans nos prospectives les plus avancées, nous usons d’une façon de penser, d’un acquis mental certes en mouvement, qui nous a été communiqué depuis notre naissance et que nous développons dans différentes directions, sujets et objets unis. Comprendre comment notre façon de penser peut nous aider à vivre et à nous développer ou le contraire n’est donc pas sans intérêt quotidien et futur. Et que donc une réflexion sur la façon de penser est de la plus haute utilité et de la plus haute nécessité. Ce qui pose la question que l’usage de la pensée logique et de la pensée dialectique n’est pas une question « d’intello » comme peuvent l’affirmer certains avec mépris, mais une question pratique.

 

« … Nous voici au pied du mur. Va-t-on contester que les contraires soient différents et non la même chose ? Le haut n’est pas le bas, le vrai n’est pas le faux, aucun esprit logique ne l’admettra. Mais qui le lui demande ? Penser dialectiquement ne consiste pas du tout à nier la différence des contraires : non, bien sûr, les contraires ne sont pas la même chose, mais –voilà le point crucial– ils sont le même rapport, et c’est en ce sens que ces différents sont aussi identiques. Autrement dit ce dont le penser dialectique révèle la fausseté profonde, c’est que les contraires puissent être considérés comme deux choses pensables séparément –le haut est d’autre part le bas, le vrai est d’autre part le faux– quand ils sont en vérité  un unique rapport à deux pôles : le rapport positionnel haut/bas, le rapport gnoséologique vrai/faux. Ils sont deux en un, un en deux : voilà qui fait éclater le trop étroit principe d’identité, moment provisoire de pensée qui doit être dépassé en un principe dialectique d’identité-différence, donc aussi de contradiction valide entre termes préalablement définis de façon non contradictoirecar, redisons-le, la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde. Elle ne peut pas même nous dire ce qu’est une synthèse, où il saute aux yeux que deux est en même temps un. On a inlassablement fait à Hegel, on lui fait encore le faux procès d’être un penseur de l’absurde prétendant que les contraires sont « la même chose », quand tout son travail consiste à montrer qu’ils ne sont en rien des choses, justement, mais un rapport qu’on ne peut du tout penser lorsqu’au nom de « la logique » on s’acharne à l’atomiser  en immobiles figures séparées… ».

Lucien Sève. Penser avec Marx. Tome III « La philosophie ». 2014.

 

Sur chaque question posée devant lui, Marx s’est efforcé d’user de la pensée dialectique. Et ce faisant il a progressé conjointement dans la compréhension de la question et dans l’usage d’une pensée dialectique.

Ce n’est pas parce qu’il ne saute pas à pied joint en s’écriant « dialectique, dialectique » à chaque page de ses 4 livres et 11 tomes du « capital » (Editions Sociales), que cet usage s’est évanoui tout au long de sa rédaction.

Il ne prétend pas d’ailleurs que la dialectique est la clef de tout, et dit qu’il faut s’en méfier aussi et que ses qualités ne sont pas d’une efficacité absolue, ce dont nous sommes de fait responsables, pas « abstraitement » mais concrètement dans et par notre activité « matérielle et morale », notre activité tout court : la dialectique est un mouvement de la pensée dans le mouvement de la matière.

ET « le Capital » répond à la 11ème sur Feuerbach : il ne s’agit pas seulement de comprendre le monde, mais de le transformer. En santé ajouterons-nous, ce qui est explicité dans toute sa démarche et contredit les dogmatismes contenus dès l’origine dans toute pensée et qu’il faut sans cesse dépasser pour que l’activité tende à la santé, dogmatismes dont la pensée dialectique elle-même a été victime, et nous tous avec.

 

« …Une seule voie reste ouverte à l’esprit désireux de résoudre véritablement les problèmes : l’effort vers la saisie du contenu total. Cet effort définira la vie philosophique… »

Dernière phrase de « Le matérialisme dialectique ». Henri Lefebvre. 1940.

 

Pierre Assante. 18/02/2021 08:29:29.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 07:46
Voir note (4)

 

DIALECTIQUE

Publié une première fois le 11/01/2021

 

La dialectique matérialiste est sans doute le mode de lecture de l’existant, du réel, le plus avancée, historiquement.

Elle est, entre autre, l’héritière de la lutte de la bourgeoisie révolutionnaire contre les dominations qu’elle subissait, avant qu’elle ne devienne elle-même dominante.

La dialectique matérialiste, si elle a contribué à de grandes avancées de la conscience humaine dans la lecture du réel et dans la réponse à la complexification-développement des modes de subsistance, elle n’a jamais été dominante.

Elle a été certes une lecture avancée du réel, mais est retombée rapidement dans le dogme général imbibant une pensée humaine millénaire et a été imposée, volontairement et involontairement comme dogme, jusqu’à être rejetée massivement, sans pourtant disparaître sur le fond du mouvement des consciences collective et individuelle, dans leurs multiples et diverses formes d’existence, populaires et savantes en interaction.

La dialectique n’est pas une science. En tant que lecture elle a besoin d’une écriture, de hiéroglyphes, d’un alphabet qui évolue, se transforme au gré de la progression structuraliste des observations savantes et populaires et de leur difficulté de synthétisation.

La « Dia-Mat » ne peut être que dogmatique dans une société qui l’est.

Elle peut aussi évoluer par des incursions hors du dogmatisme ambiant au fur et à mesure que se transforment les moyens de production (1), l’état des forces productives, et se développe un mouvement de dépassement d’un mode de production aliénant la force de travail et éparpillant et cloisonnant les activités humaines.

La dialectique n’est pas une science. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail non plus.

Dialectique et APST ne sont pas des sciences et ne se recoupent pas. Elles ne sont ni un champ ni une discipline scientifiques ; et ont chacune une existence particulière.

L’APST n’est pas une « sous-branche » de la dialectique mais elle en use comme en use la philosophie.

Du syncrétisme à la synthèse il y a un cheminement qui dépend des conditions historiques et du mouvement d’évolution-développement-complexification global de la société et de la nature, et des mouvements micros et macro qu’il contient, à l’infini.

Les « structures dissipatives » de Prigogine et sa « flèche du temps » ne contredisent en rien, au contraire, cette complexification et l’entropie n’évolue pas dans le sens contraire au mouvement de développement-complexification, ce qu’une thermodynamique limitée aux apparences pourrait faire penser. Cette tendance philosophique d’un mouvement vers l’entropie en tant qu’équilibre va de pair avec la philosophie éléate et aristotélicienne qui s’accommodait avec une Terre centre (2) de l’univers et promouvait une conception de l’homme fait à l’image de dieu, finis l’un et l’autre dans une société immobile. Comment pouvait-elle alors imaginer le mouvement ? Seules les limites historiques d’une espèce vivante et pensante peut expliquer cette aberration qui confond l’énigmatique et le mystère. La bataille de la « philo du devenir » est encore et toujours en cours (3).

Le mouvement de connaissance de la matière progresse dans la double propriété de progression de l’analogique et du discret. C’est une notion difficile à saisir, elle demande à intégrer mentalement une unité qui semble incompatible dans la réalité. J’ai entendu récemment, dans le débat sur la révolution numérique l’affirmation (si j’ai bien saisi) que l’histoire est analogique et le mouvement de la matière est discret. Cette dichotomie me semble une erreur composée de notre temps de nouvelle révolution scientifique et technique. Le mouvement de la matière dont l’histoire fait partie, est à la fois analogique et discret ; continu et discret !

De même le progrès  d’appropriation de la « matière matérielle » et de la « matière tangible » (3). Cette différenciation est une aberration mais commode pour s’opposer à l’idée dominante d’une matière immatérielle. Elle ne traduite pas  l'être de la nature, mais la division idéologique de la représentation de la matière et de la réponse sociale à cette division.

Pierre Assante. 11/01/2021 10:29:34.

 (1) En particulier la numérisation et l’automation, si elles ne se développement pas en déficit trop important d’une forte orientation humaniste.

En ce sens humanisme marxiste et action de transformation des forces productives et du mode de production vont de pair. La distribution étant dans l’échange, l’échange dans la production et la recherche-développement dans le processus de distribution-échange-production, la production intervenant en dernière instance, donc en instance première originelle déterminante.

(2) « Eppur si muove ! »

(3) J’ai fait part, à Lucien Sève, il y a de nombreuses années, d’une remarque sur les conséquences d’un vocabulaire scindant la matière entre matériel et immatériel à propos de la pensée. Il y a eu déjà au XIXème siècle, débat sur la pensée et sa constitution matérielle dans l’ouvrage d’un ouvrier philosophe matérialiste et militant que j’essaie de poursuivre : J. Dietzgen.

(4) L’assassinat de Politzer par les nazis, s’il ne contient pas toute l’histoire de la Résistance « physique et mentale » au capital, représente et EST l’effort des forces contraires qui s’affrontent sur le terrain  de la conscience nécessaire à une transformation en santé du mode de production pour la poursuite du développement-complexification de l’espèce humaine dans son appropriation saine (viable) de l’univers. Certes, les cours de Politzer n'étaient qu'un début d'initiation des milieux populaires et militants demandant approfondissement et développement, élargissement, corrections pas à pas dans ce mouvement de formation et d'échange en adhérence avec les besoins et les luttes de réponse à ces besoins, aux subsistances "matérielles et morales" en développement-complexification. Dépasser la logique aristotélicienne de non-contradiction reste la tâche de notre temps pour répondre à l'approche du monde nécessaire à la santé sociale et son processus.

Il faut mettre en évidence les conquêtes en matière d’analyse scientifique du capitalisme, de sa constitution moderne, de sa crise de suraccumulation-dévalorisation et son issue dans une société communiste à travers un autre usage et d’autres institutions de la monnaie et de son usage, des droits nouveaux de l’homme producteur, et de la transition vers le dépassement de l’achat de la force de travail dans un processus de sécurité d’emploi et de formation nécessaire à la production des biens « matériel et moraux » assurant la vie humaine et son développement-complexification.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 13:57
Débat au Département d'Ergologie de l'UP.

 

COMMENT SE NOUENT EN NOUS DISPONIBILITÉ AUX VALEURS ET NORMES DU SAVOIR ? (Extrait)

 

«  …. Comme tout agir humain, la production des connaissances ne peut pas ne pas être travaillée de valeurs ; en même temps, peut-on admettre que nos ambitions de produire du savoir soient ordonnées (voire subordonnées) à des valeurs, alors qu’il est peu probable qu’il puisse y avoir une « science des valeurs » ?

D’un côté, le savoir doit être disponible comme un bien commun, que nous ne pouvons partager et dont nous ne pouvons profiter que s’il n’est pas simple produit circonstanciel des choix et désirs particuliers de ceux qui les proposent. Donc, il doit résulter d’une neutralisation de ces choix et désirs circonstanciels. Mais d’un autre côté, comme activité humaine, la recherche de savoir peut-elle être neutre ? Une activité humaine peut-elle se développer dans une absence de choix ? Chaque choix implique forcément préférence, donc différentiel en valeur, et donc débat, même dans l’inapparent. A partir du moment où la recherche est une activité vivante, la neutralité est donc impensable…

… ces savoirs sur les semblables doivent pouvoir user des catégories générales, neutralisant assez la singularité des êtres  et des situations pour pouvoir être scientifiquement compris et acceptables par la communauté « scientifique »…

… Dans ce cas, le producteur de savoirs comme ses « objets » visés sont désingularisés, deviennent transparents, et il est alors légitime de se soumettre au gouvernement anonyme des produits du savoir. Toutes les dérives sont alors possibles : on est à la source des rapports entre savoir et pouvoir…

…Mais hors de cette astreinte que nous vivons tous comme êtres singuliers, que devient cette contradiction non antagonique dans la vie historique et sociale ? Dans l’histoire, depuis toujours ( ?), mais surtout depuis que les connaissances scientifiques sont venues se greffer sur l’agir technique et les normes sociales, s’opèrent tendanciellement au sein des groupes humains des affectations privilégiées à chacun de ces deux pôles qui structurent et segmentent la vie sociale. Des distributions sociales asymétriques, valorisant un pôle au dépend de l’autre rendent tendanciellement improbable  une appropriation et un  traitement équilibrés de cette contradiction primitivement non antagonique. La tentative de traiter cette contradiction selon « un dialogue socratique à double sens », « en santé », en respectant les exigences propres des deux pôles, l’un ordonné à la déadhérence, l’autre à l’adhérence (On l’a vu, l’une et l’autre relatives), est alors en permanence exposée au risque d’être instrumentée, exploitée dans le cadre de sociétés humaines traversées des rapports de pouvoir, de prestige, d’argent… »

Yves Schwarz, initiateur de la recherche ergologique, de l'Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail, et de la création du Département d'Ergologie de l'Université de Provence, dans « Agir humain et production de connaissances. Epistémologie et ergologie ».PUP.2021. Présenté récemment dans ce blog.

Ces citations tronquées nécessitent la lecture de l’ouvrage mais donnent une idée d’une ascèse pratiquée par les auteurs. Elles contiennent entre autre une référence au DD3P présenté librement par le blogueur par ailleurs sur ce blog dans « 2 questions pour procéder » et « Double abstraction ».

Je me permets dans le cadre de ces réflexions, les confirmant à mon sens, une autre citation, note au début du "Capital" : "Le désir c'est l'appétit de l'esprit"; et celle-ci "La logique c'est l'argent de l'esprit" (Manuscrits de 1844). Toutes deux liées aux effets du système sur l'acte-comportement et pensée humains, et son développement-complexification, en relations dialectiques.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 07:02

 

La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une thÉorie.

s’appuyer sur l’anankè en mouvement dans notre mouvement, la relation dialectique entre nos besoins, notre conscience et nos actes transformateurs.

 

La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une théorie, c’est une réalité constatée et qui a explosé quantitativement dans la nouvelle révolution scientifique et technique. Elle est la base de la crise générale, économique et de civilisation : les forces productives et l’organisation sociale entrent en contradiction telle que le processus humain est handicapé de plus en plus gravement.

La  baisse tendancielle va de pair avec l’augmentation globale, la croissance du capital et de ses profits et celle du capital constant dans le capital total.

Ce n’est pas qu’une théorie et les économistes en faisant le bilan des entreprises, par exemple à partir des données recueillies sur un pays le voient et le démontrent.

L’économie n’a rien à voir avec la comptabilité d’une entreprise. Le mouvement du capital est un rapport social. La logique aristotélicienne de non-contradiction, c’est-à-dire considérant qu’un objet est réel si deux éléments qui le constituent sont « logiquement possibles » entre eux est une supercherie. Un objet est un mouvement et son mouvement contraire, c’est-à-dire qu’un objet est un mouvement, tout court, dans lequel agissent des forces contraires. La baisse tendancielle du taux de profit et la croissance du capital est la réalité du mouvement que constitue l'économie concrète, réelle, et non abstraitement idéelle, celle qui produit, par la force de travail et l’organisation de son usage dans un système d’usage de soi par l’autre dans le cadre d’un cycle élargi d’accumulation. L’accumulation capitaliste est une croissance mais n’a rien à voir avec la croissance tout court, celle qui permet un développement complexification de tout existant dans l’univers. L’accumulation capitaliste c’est une accumulation qui a besoin du taux maximum de taux de profit et le taux minimum de « réinvestissement » des richesses produites. C’est un cycle qui se met sans cesse en danger jusqu’à s’écrouler, ce qui se passe sur la longue durée et qui est en train de se produire.

La baisse tendancielle du taux de profit ce n’est pas de la comptabilité ni des mathématiques locales isolées d’une réalité globale, c’est un rapport social des capitalistes entre eux dans la course au profit nécessaire à l’accumulation garantissant la survie d’une entité capitaliste du local au global et se son pouvoir pour survivre c’est à dire dominer par essence. Le capital c’est à la fois celui d’une « entreprise industrielle » et celui d’une « entreprise financière », et leur imbrication dans le mouvement mondial, global du capital.

C’est bien sur la scission, la dichotomie entre l’analyse de l’entreprise et son milieu, de même que la dichotomie, la scission dans l’analyse de l’activité et de l’activité de travail capitaliste et in fine de l’agir humain et de la production de connaissance que repose en rapport dialectique l’analyse basée sur la non-contradiction, celle de l’idéologie dominante, celle du capital qui plombe nos pensées et nos actes, dans leur unité.

User de cette logique de la non-contradiction a pour conséquence entre autre, de ne pas voir la baisse tendancielle du taux de profit conjointe à la croissance de la masse de capital et de profit. Et la conséquence de cet aveuglement est immense puisque les racines de la crise de la société humaine ici et maintenant tiennent dans cette double tendance et porte la plante à pourrir sur pied, y compris la plante qu’est l’analyse de l’agir humain.

On ne peut nier la réalité de la baisse tendancielle du taux de profit sans plomber l’analyse de l’activité humaine, l’analyse des situations de travail, et l’analyse de la production des connaissances dans la production tout court, et l’échange et la distribution dans le mouvement particulier et uni de la production.

Certes, dans un mouvement on peut en nier un aspect particulier isolé de l’ensemble mais la négation de la négation (non seulement du « réel pratique » mais du « réel pensé », qu’on ne peut séparer dans l’activité humaine), ne peut reposer que sur une approche synthétique, dialectique du mouvement d’ensemble le plus approfondi possible, historiquement, ici et maintenant.

Ce n’est pas de « l’intolérance » que de dire cela, ni de la censure des opinions diverses qui ont le droit de s’exprimer ; C’est militer pour les moyens de non seulement comprendre le monde, mais agir pour le transformer en santé.

Si l’on veut avoir une illustration d’actualité de la baisse tendancielle du taux de profit, il faut revenir sur les réformes de la sécurité sociale, par exemple, et la contradiction entre le développement-complexification des besoins  de santé "médicale" et les lois institutionnelles de restriction des dépenses de santé, en particulier dans les hôpitaux alors que les transferts de capitaux vers les firmes multinationales et leurs "supports" financiers en unité explosent en quantité et que les petites et moyennes entreprises sont étranglées ; cela pour permettre la perfusion vers le taux de profit !

Baisse tendancielle du taux de profit et baisse du taux de satisfaction des besoins sociaux sont un même mouvement. Progrès concret (mouvement en santé et non vision abstraire du progrès) et capital en fin de course sont deux forces contraires antagoniques. Le mouvement de l’humanisation à la fois continu et discret passe par le dépassement-abolition du capital.

Certes ceci n’est qu’une formule dont l’usage, la pratique, demande la construction, à l’instar du lit de Platon, d'un processus de transformation agissant consciemment sur les forces en mouvement, en intervenant consciemment sur le développement-complexification de celles qui permettent au mouvement de croître. Ce n’est pas impossible, et cette possibilité constitue déjà des possibles opérationnels avancés en action ici et maintenant dont il faut soigner la croissance comme celle d’un enfant fragile à porter vers la maturité.

Pierre Assante. 16/02/2021 06:01:34.

P.S. Certes, Marx n’a pu aller jusqu’au bout de l’analyse de la baisse tendancielle du taux de profit ; d’autres le font, aussi loin que possible ici et maintenant. Il n’en a pas eu le temps et la société dans laquelle il vivait n’en était pas encore à la révolution scientifique et technique actuelle (mais il en avait déjà l’intuition) et encore moins à la « recherche appliquée » des immenses avancées scientifiques, bien que parcellaires et structuralistes et non globalement et possiblement synthétiques. L’incapacité d’unification des théories physiques quantique et de la relativité, du « corpusculaire » et de « l’astronomique », des recherches sur la « contradiction des mouvements de la thermodynamique de l’univers » (là, je m’avance beaucoup !),  en est une illustration. La question n’est pas seulement de constater nos incapacités dans notre rapport entre le savoir « acquis », sa normalisation-dénormalisation-renormalisation, et la production des connaissances, mais de lier nos avancées sur les perceptions et les "constatations analytiques", avec notre besoin de subsistances sans lesquelles nous ne pouvons exister (ce qui est la base, saine je crois en tout cas, d’un aller-retour sain entre la réalité extérieure et intérieure à nous-même dans notre déadhérence conceptuelle), ni ne pourrons exister et ni aucun rapport viable à nos semblable et aucun humanisme par conséquent : s’appuyer sur l’anankè en mouvement dans notre mouvement, la relation dialectique entre nos besoins, notre conscience et nos actes transformateurs.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 07:01

 

Italie. Coalition contre nature

L’Humanité. 15 Février 2021

Gaël De Santis

 

Le gouvernement de Mario Draghi a prêté serment, samedi. La Ligue y est bien représentée.

Le banquier Mario Draghi et son gouvernement dit « technique » ont prêté serment, samedi. Cela clôt, temporairement, la crise politique ouverte mi-janvier par le départ de la majorité d’Italia Viva (IV), le parti de Matteo Renzi. Cet exécutif de grande coalition est inédit en Italie. Les socialistes de gauche de Libres et égaux, les sociaux-libéraux du Parti démocrate, les démagogues du Mouvement 5 étoiles y participent aux côtés des berlusconiens de Forza Italia et – c’est inédit – de l’extrême droite de la Ligue.

Le gouvernement Draghi devra affronter la crise sanitaire et obtenir de Bruxelles les 209 milliards d’euros du fonds de relance européen, attribués au Bel Paese.La Ligue obtient trois ministères, dont un pour Giancarlo Giorgetti, artisan d’un recentrage de ce parti, le premier du pays dans les sondages.

Salvini favorable au plan de relance

Avec Matteo Salvini il entend confirmer la Ligue comme première force d’une coalition de droite en cas d’élections législatives. Salvini cherche à transformer la Ligue en grand parti de la droite italienne. Il se dit favorable au fonds de relance – contre lequel son parti a voté au Parlement européen ! Et, pour participer à la grande coalition de Draghi, il a amorcé un changement de ton sur les questions migratoires, estimant qu’il suffisait désormais de copier en Italie la politique d’accueil en vigueur en France et en Allemagne.

Le seul parti de droite qui restera à l’opposition sera Frères d’Italie, un parti héritier des néofascistes du Mouvement social italien, crédité de 16,5 % d’intentions de vote.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 15:38

STATISTIQUE DU BLOG DE JANVIER 2021

 

Janvier 2021

967 Visiteurs uniques

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Pages les plus visitées en janvier 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/avec-marx-economie-et-philosophie-au-service-du-devenir-commun.l-humanite.15-janvier-2021.html

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http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/dialectique.html

83

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/renato-di-ruzza-yves-schwartz.agir-humain-et-production-de-connaissances.paru-le-21-janvier-2021.html

68

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste.je-signe-cet-appel.html

56

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/la-bataille-interne-du-pcf-et-le-rassemblement-populaire-et-du-salariat-pour-depasser-la-crise-systemique.html

37

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

33

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/deregularisation-destructuralisation-sociale-et-candidature-pcf-aux-presidentielles.html

29

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/affichage-creons-une-securite-d-emploi-et-de-formation.html

24

 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 09:31

 

COMPRENDRE LE POURQUOI ET LE COMMENT DE NOS ACTES C’EST AUSSI LES DECIDER ENSEMBLE

 

Lorsqu’un groupe humain, du local au mondial entreprend une action, la réussite de cette action ne peut reposer que sur la seule autorité sous peine d’échouer lorsque les difficultés s’aggravent et l’autorité s’use.

Parce que la réussite repose sur la compréhension de chacun-e de ce qu’il-elle fait et l’autorité d’un-e ou de quelque-un-e-s ne peut compenser la compréhension de tous.

Une autorité collective est plus efficace qu’une autorité personnalisée. C’est cela la démocratie élargie à l’homme producteur, la démocratie du « que, quoi, comment produire », au-delà de la démocratie dite « citoyenne » où le producteur et le salarié sont écartés de la démocratie économique qui ne peut se séparer sans graves dommages de la démocratie politique. Sans la démocratie économique conjointe  il ne peut y avoir qu’une démocratie politique limitée allant vers son déclin et sa mort.

La bourgeoisie a institué la privatisation de l’économie, la classe ouvrière l’a combattue. Une partie majoritaire de la bourgeoisie elle-même a perdu son pouvoir au profit d’une minorité mondiale détentrice de l’usage de la monnaie, du capital sur la vie économique et politique au détriment des besoins sociaux. Mais cette majorité ne peut se résigner à abandonner son système, trop d’intérêts « personnels » immédiats qui vont à l’encontre des intérêts collectifs l’en empêchent. Et la prégnance de son idéologie s’est emparée de toute la société, y compris du salariat. Une catharsis ne peut se produire sans la pédagogie sur les effets de la crise et des effets de la crise suffisamment démonstratifs de ses causes. London a bien décrit ce « phénomène », qui s’est bien développé depuis « Le talon de fer » de 1907.

Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé et sa puissance technique et répressive détruisent les avancées passées vers la démocratie de l’homme producteur. La crise de la démocratie va de pair avec la crise engendrée par les contradictions du système qui ont été développées dans ces articles. La suraccumulation-dévalorisation congénitale du capital et la répression objective et subjective qu’il exerce contre sa contestation sont des mouvements conjoints unis dans un même mouvement d’étouffement de la société humaine.

Comprendre le pourquoi et le comment de nos actes c’est aussi les décider ensemble.

Pierre Assante. 14/02/2021 08:48:35.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 18:02

 

Table ronde. Quelles alternatives pour une Sécurité sociale d’avenir ?

L’humanité. Vendredi 12 Février 2021

 

Pierre CHAILLAN.

Rappel des faits, Revenu universel, salaire à vie, sécurité d’emploi et de formation ? Les propositions d’un projet de société à gauche sont sur la table pour répondre à la crise sanitaire et engager une voie post-capitaliste.

SOPHIE TAILLÉ-POLIAN Sénatrice Génération.s du Val-de-MarneBERNARD FRIOT Sociologue et économiste, signataire de l’appel « Ambroise Croizat au Panthéon ». PIERRE IVORRA Journaliste et chroniqueur.

 

Les interventions de Pierre IVORRA :

…Plutôt que de se demander quel serait l’intérêt d’un revenu attribué à tout individu quelle que soit sa situation, revenu qui risque d’être très insuffisant pour des millions de personnes, mieux vaut s’interroger sur les raisons qui font que tant de personnes sont dans la pauvreté, au chômage, occupent des emplois précaires, ne bénéficient guère d’un revenu décent. Tout donne à penser que l’insuffisance ou l’absence de revenu, pourtant indispensable à un véritable développement humain, est liée à la façon dont les revenus sont créés. Pour quelle raison des millions de travailleurs au chômage sont-ils exclus de l’acte productif et sont de ce fait écartés également d’une juste répartition des richesses qu’il permet de créer ? La raison en est la volonté obsessionnelle des capitalistes de réduire le coût du travail pour augmenter leurs profits. En s’attaquant à ce coût du capital, on peut créer les conditions pour que tout un chacun participe à la création de richesses ou puisse bénéficier d’une formation rémunérée en vue d’occuper un nouvel emploi. En sécurisant l’emploi, on sécurise les revenus…

…L’enjeu, c’est la réussite ou l’échec de la rupture avec le capitalisme. Dans la continuité de la pensée de Marx et avec les acquis du mouvement populaire et de la réflexion théorique depuis, l’objectif de la transformation à réaliser est de dépasser le capitalisme et son élément central : le salariat. C’est en cela que l’idée de prétendre rompre avec le capitalisme en instituant un salaire à vie est antinomique avec la pensée de Marx et totalement contradictoire. Dans le Capital, Marx affirme que la vraie vie commence pour l’ouvrier lorsqu’il quitte son activité de salarié. C’est pour cela qu’il considère que « la réduction de la journée de travail est la condition fondamentale » de cette libération. La baisse du temps de travail et la sécurité d’emploi et de formation sont dans le fil de cette pensée. La possibilité de donner à tout un chacun le droit de passer d’un emploi à l’autre, sans subir le chômage, et si besoin est de bénéficier d’une formation rémunérée, se situe dans cette visée communiste d’un dépassement du capitalisme et du salariat. L’éradication du chômage et le droit à une formation rémunérée ouvrent la possibilité de participer à une activité non marchande, au cours de laquelle le travailleur n’a pas à vendre sa force de travail, à exercer une activité salariée. Ce sont là des vecteurs majeurs du dépassement du capitalisme. S’y ajoute des mesures économiques, financières, monétaires, des droits nouveaux à l’entreprise et dans la société pour rendre possibles ces conquêtes…

… La Sécurité sociale est durement attaquée par le pouvoir, la droite et l’extrême droite qui veulent faire de la santé une affaire privée. Il faut tout au contraire accroître considérablement ses ressources financières afin d’aller vers le 100 % Sécu, et aussi faire face aux problèmes de la dépendance. Les mesures classiques de taxation des fortunes et du capital sont à la fois indispensables et insuffisantes. C’est pour cela que les communistes proposent d’abord de mettre un terme aux exonérations de cotisations patronales, ensuite de faire cotiser les revenus financiers, enfin d’instituer une modulation des cotisations des entreprises en fonction de leurs politiques d’emploi, de formation et de préservation de l’environnement. La création de la Sécurité sociale dans l’après-guerre à l’initiative particulièrement du communiste Ambroise Croizat a marqué un très grand progrès de civilisation. Enfin, dans notre pays, l’indigent, le chômeur, les vieilles gens, les travailleurs, l’ouvrier comme l’ingénieur, les familles ont pu bénéficier d’un droit à la santé. C’est d’ailleurs à partir de ce moment-là que l’espérance de vie des Français s’est sensiblement accrue. Ce sont ces idées fraternelles qu’il faut faire entrer au Panthéon avec Ambroise Croizat.

 

LA TABLE RONDE DANS SON INTÉGRALITÉ

https://www.humanite.fr/table-ronde-quelles-alternatives-pour-une-securite-sociale-davenir-700049

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 07:32
En suite de nos discussion avec Georges parti mais présent

 

Un processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle existante.

 

Le pouvoir dominant dans le monde et dans les entités humaines constituées et leur mouvement-régression-évolution en relation dialectique, c’est celui des entités géantes industrialo-numérico-financières.

La caractéristique historique de notre temps est la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Ce pouvoir dominant s’appuie sur des pouvoirs locaux qui ne s’attaquent pas à la crise, aux causes de la crise, et ne peuvent en ce cas appliquer des remèdes à la crise qui ne peut dans ces conditions être surmontée, trouver une issue dans un processus de construction sociale et de gestion saineS. Socialement, économiquement, écologiquement, ergologiquement, en unité.

Face à ces pouvoirs locaux et le pouvoir central du capital, qui n’est pas virtuel mais concret et possède ses outils les plus avancés techniquement dans toutes son activité touchant à la réalité objective et subjective, je vous renvoie à la réflexion de Jack London dans « le talon de fer ».

Notre caractéristique historique est une « Fin d’Empire centralisé du capital » et une révolution scientifique et technique ouvrant la voie à une appropriation nouvelle et immense de l’homme sur son univers : à condition que l’appropriation se fasse en santé de l’ensemble du corps social.

La crise de l’empire et la crise de la révolution scientifique et technique est la conséquence du système d’échange A-M-A’, et de la suraccumulation-dévalorisation du capital, congénitale au système et au paroxysme.

Les pouvoirs locaux du capital qui tirent leur emprise sur les populations de la crise elle-même, gèrent en recul et s’ultra-droitisent. Trump est un des « sommets » historiques et à venir de cette droitisation, accompagnée par un mouvement mondial de fascisation.

Nous entrons dans une période de Résistance. Tous les compromis ne peuvent aboutir qu’à un renforcement de cette droitisation. De plus, ce ne sont pas les individus en particulier ni les groupements d’individus du pouvoir du capital qui sont à abattre, c’est le mode de gestion, le critère de production des entreprises, des Etats et du monde.

La pédagogie ne peut plus reposer sur l’indignation contre mais sur le débat sur les critères de gestion, et l’urgence d’un redressement du processus humain repose sur les critères de gestions s’attaquant à la suraccumulation-dévalorisation du capital et des moyens humains mis au service des humains, le travail ; la production, l’échange, l’emploi, la formation, tout cela étant en dépendance mutuelle, commune. C’est cela l’alliance des libertés et du communisme.

Imiter les grandes indignations historiques passées et présentes, au lieu de faire avancer l’idée dans la pratique de la production et des luttes sociales s’en réclamant, est contre-productif.

Un des « grands communistes » ayant appelé "La Cosa », « la chose », la création du parti issu de la dissolution du PCI, déclarait à la fin de sa vie « Indignarsi non basta », « s’indigner ne suffit pas ». Pour ma part je dirai plus : l’indignation voile, couvre et repousse les solutions. Et un discours basé sur « le scandale » et l’indignation, c’est le contraire de la résistance constructrice du futur en santé.

Pierre Assante. 13/02/2021 07:03:13.

P.S. Rappel d’un critère de gestion : pousser le processus de substitution du critère "d’investissement" P/C par VA/CMF. Pour faire simple, assainir le cycle de la production des richesses : arrêter le gaspillage capitaliste des moyens de production et de vie. Développer l’intelligence de la gestion pour une production au service des besoins sociaux en développement-complexification : Agir sur le capitalisme pour le dépasser. Certes c’est moins romantique que la prise du Palais d’Hiver, mais c’est une réponse mondiale et non locale et ponctuelle qui laisse le capital se reprendre jusqu'à une régression économique, anthroponomique, démographique qui peut être celle de la civilisation si ce n’est le la fin de l’humanité. Pour moi l’humanité est une merveilleuse invention de la nature dans son mouvement d’évolution-complexification qui lui donne dans notre petit coin de l’univers et au-delà, conscience d’elle-même, perception, analyse et savoirS sur elle-même.

Si l’on voit les choses au-delà des apparences, on se rend compte que mon parti, comme les autres prône la scission sociale. La scission, c’est le contraire de la lutte des contraires pour le progrès. Et le compromis sur la base de la régression, cela semble une démarche de rassemblement, de dépassement de la lutte des contraires, mais c’est une politique de scission accentuée.

La résistance incontournable passe par le processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle qui existe aujourd'hui.

Dans la pandémie, un mouvement impétueux de progrès scientifique et technique se poursuit. Il s’agit de le mettre au service des besoins humains pour faire de l’humanité une conscience de la nature sur elle-même toujours plus avancée  et dans laquelle réside la survie et les subsistances matérielles et morales de l’entité humaine sous ses formes actuelles et à venir, inimaginable.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 14:49

 

LIBERALISME ET DARWINISME SOCIAL, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

 

En écoutant une transmission culturelle sur Darwin, je constate une fois de plus la domination idéologique du darwinisme social : « la guerre de tous contre tous » de Hobbes (1).

Si le « darwinisme » contient des avancées progressistes fondamentales, sa « mise en concordance métaphorique » avec la société humaine oublie une chose : L’évolution-complexification continue qui a porté l’espèce animale humaine à la construction d’une société pensante est bel et bien une nouveauté, une transformation qualitative de l’espèce et de son organisation.

Le libéralisme, le structuralisme, le darwinisme social vont de pair, « de ter », triple négation qui ne réussit pas en grandissant à déborder du vase de la philo aristotélicienne et du principe réactionnaire de non-contradiction. Cet embourbement de la pensée est représenté par l’intelligentsia libérale qui est majoritaire dans les médias et les institutions culturelles et scientifiques mais a du mal à survivre elle-même en empêchant la vérité de sortir du puit.

La négation de la négation, le dépassement de la négation, cette formule que l’on croit barbare est de la plus haute intelligence et de la plus grande beauté et efficacité : elle est la serpe mentale qui permet de cueillir le gui du savoir et de la vie. La forme poétique n’est pas la plus adéquate pour m’exprimer sur le sujet, surtout cette forme formelle de l’allégorie. Mais usons de l’arme de l’adversaire pour être compris : prenons le chemin qu’il emprunte et sortons-en ensemble en y laissant mourir le principe de non-contradiction !

Le darwinisme social est sans doute, dans le haut du vase de la pensée, la forme la plus intellectuelle, et la plus sournoise et insidieuse pour imposer la concurrence marchande du capital dans la concurrence intellectuelle en unité et en soutien pratique mutuel. C’est à travers ce darwinisme-là qu’on maintient en prison les velléités de coopération, de solidarité et de cohérence scientifique synthétiques de la vision du monde et de ses possibilités de transformation en santé ; de complexification-évolution qu’on appelle le progrès dans l’appropriation saine de l’univers par l’homme, ses subsistances : les nourritures tangibles et invisibles, objectives et subjectives, nécessaires qui constituent cette appropriation vitale.

Certes la « base physique » que la matière du corps humain social EST, contient bien les gènes, et la "matière fine" qui fait la métagénétique-épigénétique. Mais phylogénèse et ontogénèse, la genèse de l’espèce sociale et la genèse de la personne sociale vont de pair, et l’évolution-complexification génétique connait aussi, dans la naissance du travail  transformateur de la matière et de la subsistance humaine  – et l’organisation sociale et ses connaissances et représentations en évolution-complexification continue –   un bond dans la constitution génétique de l’espèce au même titre que l’évolution-complexification continue de l’organisation sociale ; dans les bonds-négation de la négation micros et macro de la continuité, mouvement ondulatoire et corpusculaire à la fois, et non séparément continu et discret.

L’épigénétique est une autre découverte que celle de l’ADN qui ne doivent pas être considérés en scission mais en synthèse. Dans notre société l’activité parcellisée par la division capitaliste du travail handicape les synthèses  – conscience de la nature sur elle-même – et leur mouvement d'évolution-complexification continue qui peut éclore et mourir dans un « coin de l’univers », se déploie globalement et magnifiquement sous les yeux du télescope et du microscope de façon certes aléatoire mais aussi de façon causale et non de façon déterministe.

Il y a téléologie relative et énigmatique dans la fabrication mentale sans cesse différente et renouvelée du "lit de Platon" et la téléologie globale de la construction de l'univers ne peut être qu’une construction abstraite qui enferme l’issue des subsistances ici et maintenant, et condamne à mort le processus d’évolution-complexification continu de "ce coin de l'espace". Dans la pratique la téléologie est contenue dans darwinisme social, et le darwinisme lui-même a été conçu dans les limites de la religion en tant qu’institution de la domination de classe et schématisation doublement abstraite du processus mental et de connaissance théorique et pratique.

Pierre Assante. 11/02/2021 13:46:02.

(1) Philosophe de la bourgeoisie anglaise du XVII°, alors que Darwin, scientifique qui a révolutionné la biologie,  découvreur de l’évolution des espèces, est un contemporain de Marx. Sa découverte a été instrumentalisée dès le début dans le sens de la philosophie de Hobbes au profit de l'idéologie libérale du capital.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 13:54
La Marseillaise. 9 février 2021.

 

VOTE MUNICIPAL ET DROIT DE GRÈVE DANS LA FPT.

Et besoin de Création, entre autre, d’une Communauté Éducative.

 

J’aurais pu faire quelque chose de simple disant : réduire le droit de grève de la FPT par le vote c’est user de la domination d’un élu sur un subalterne en choisissant la contrainte au détriment de la conscience des besoins communs du salarié et de l’usager et en dévaluant la conscience du salarié par rapport aux besoins de l’usager. C’est régler d’une façon autoritaire ce qui pourrait l’être par la prise en compte de la conséquence d’une subalternité d’autant plus forte que le travail de qualification et de participation aux décisions de gestion n’a pas été développé par la société, toute la société, syndicats et partis y compris.

 

Mais j’ai préféré développer une analyse sur le fonctionnement de la société dans notre système à bout de souffle, en décomposition et en explosion possible, réparatrice ou destructrice.

2 ministres communistes de 1947 à 1983 ont été en charge de rédiger les statuts de la fonction publique. Ce n’est pas un hasard ; et  dans ces statuts, les conditions d’exercice du droit de grève.

C’est quoi la grève ? C’est l’expression et la pratique du refus d’obéir de travailler lorsque les conditions de travail vont à l’encontre du contrat stipulant les droits concernant le revenu du travail et les droits concernant le contenu et la forme du travail. Ces droits et ce contrat découlent du contrat entre l’employeur et l’employé dans le cadre de la vente de la force de travail, que ce soit dans le privé ou le public. Pourquoi dans le public ? : parce que la vente de la force de travail de la part d'un salarié, n’est pas indépendante de la vente globale, de la production globale, de l’échange global et de la distribution globale dans toute la société capitaliste ; aujourd’hui d’autant que le système est mondialement numérisé, financiarisé.

Les firmes multinationales, plus puissantes que les Etats auxquels elles imposent les conditions de production et d’échange, et donc aux citoyens et habitants de droit ou pas de ces Etats, déterminent le contenu du contrat légal, ou informel pour les « sans droits », dont les conditions particulières réagissent de l’un sur l’autre.

Sous la domination des firmes multinationales et du système financier qu’elles régulent ou dérégulent, il y a tous les dominés, que Gramsci dès le siècle dernier qualifiait de subalternes à divers degrés. En bas comme au centre de la qualification (et j'ai été moi-même subalterne non au dernier degré, mais en bas de l’échelle de la subalternité salariale, et ce n’est pas un  signe d’infériorité, la subalternité n’étant qu’un rapport contractuel légal ou pas d’un individu et d'un groupe d’individus dans le cadre d’une activité salariée ou non), il y a la dépendance à une domination imposant des conditions de satisfaction des besoins par l’argent.

Dans l’échelle de la subalternité il y a les salariés considérés sans qualification, ce qui ne veut pas dire qu’ils n'en ont pas, car tout travail demande une expérience, donc une qualification sous une forme qui demande à être formalisée si elle ne l’est pas .

Entre le subalterne « de base » et un élu municipal qui règlemente de droit de grève, il y a donc un rapport de subalternité, quelles que soient les intentions de représentation et de sa qualité entre le salarié et le pouvoir.

Lorsqu’on réduit le droit de grève de la FP, cela veut dire qu’entre le choix de l’acte de refus de travail dans certaines conditions et le pouvoir de légiférer de l’élu, on considère que le subalterne ne possède pas les qualités suffisantes pour juger entre son exercice du droit de refus de travail et la bonne marche de la société, les besoins propres aux usagers, aux usagers particuliers de la fonction publique.

Dans une société de vente-achat de la force de travail, il y a contradiction entre salarié et usager qui demande au salarié une grande conscience des rapports entre lui et l’usager, et l’usager et lui, puisque le contrat n’est pas fixé en rapport des besoins de l’un et de l’autre, mais par le marché du travail dominé par les multinationales : c’est-à-dire le capital et son organisation ultralibérale découlant des lois de l’échange A-M-A’ , de sa productivité utilisée à l’envers, de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital paradoxalement au progrès de la révolution scientifique et technique et l’austérité qui en découle, contradictoirement, dans le système.

Les surpressions de postes ou leur insuffisance et l’organisation à minima de la satisfaction des besoins sociaux par la FP sont une conséquence de cette crise de baisse tendancielle du taux de profit du capital inhérente au système malade, en fin de vie.

Voter pour une réduction du droit de grève c’est réduire les capacités de réponse des salariés à répondre à cette austérité. C’est lui faire payer doublement ce donc il n’est pas responsable, c’est le rendre responsable de l’inconséquence structurelle de la société et d’un autre dont il est sous la coupe. C’est renvoyer aux calendes grecques la vrai réponse au problème et au conflit qu’il engendre.

Il y a belle lurette que la question de la subalternité du salariat et la subalternité des plus subalternes aurait du préoccuper le mouvement politique et syndical en matière de gestion conjointement aux revendications de base. Au-delà de la revendication immédiate se pose la question de la participation du travailleur et du salarié à la gestion de son travail en fonction des besoins communs du producteur et du consommateur qui sont le même en général puisque le travailleur consomme et le consommateur travaille.

Dans le rapport de dépendance entre le salarié de la FPT et de l’élu territorial se pose donc autre chose de plus que la relation de domination sur les conditions de salaire, de travail : il y a la question de la motivation de la, du salarié-e déterminée par le degré de participation ou de non-participation à l’organisation et aux résultats de son travail.

Réduire les droits de grève, c’est aggraver le degré de non-participation du salarié à la vie de la société et son degré de motivation de pair. C’est choisir entre ca capacité de participation et le degré de domination, la subalternité contre le rapport social sain susceptible de répondre relativement aux besoins des uns et des autres dans un système qui les satisfait de moins en moins.

Scop-TI est un exemple où le développement de l’autogestion, donc de la participation du travailleur en commun aux décisions de la gestion du travail détermine le taux de motivation aux intérêts communs. Mais la coopérative n’est pas la seule voie à cette participation. C’est toute une organisation générale du travail locale dans les ECRP (le local) et le global qui est en question. Dans cette organisation il y a le besoin de sécurité d’emploi et de formation et le pouvoir sur l’argent, la production monétaire, son usage en fonction des besoins sociaux et non des lois du taux de profit d’un système obsolète.

Il n’y a pas de travail possible sans participation du salarié aux décisions, à la gestion et ses résultats. Mais quel est le degré de participation d’un-e ATSEM et plus encore d’un personnel de service non titulaire ? La construction d’une communauté éducative de tous les salariés dans l’école est une question de fond qui rejoint la question d’une transformation globale saine du travail et de la production. Le besoin de reconnaissance du rôle éducatif de tous les personnels de l'école, de la petite enfance, et de la maternelle, du "primaire", au lycée et l'université,  est urgent.

Pierre Assante. 10/02/2021 06:20:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 13:48

La chronique ECONOMIQUE de Pierre IVORRA.

La fine fleur de la spéculation

 

Mercredi 10 Février 2021, L'Humanité

Pierre Ivorra

Un produit dérivé peut se revendre et l'on peut même acquérir un dérivé pour assurer un autre dérivé

Wall Street vient d’être secouée par des opérations qui ont contribué à gonfler les cours et à enrichir des fonds et des actionnaires. À cette occasion, les projecteurs ont été braqués sur des pratiques spéculatives souvent très rentables : le négoce des produits dérivés et la vente à découvert. En quoi consistent-elles ?

Les dérivés sont des produits financiers dont la valeur et la fonction dépendent d’un autre produit, appelé un « sous-jacent ». Ce peut être un titre de dette, mais aussi du blé, du cuivre, du pétrole, ou encore un indice boursier, un taux d’intérêt, un taux de change entre devises. Les dérivés sont des produits qui visent à se prémunir contre un risque. Ce sont, en quelque sorte, des contrats d’assurance proposés par les banques, les compagnies d’assurances, et aussi des sociétés.

Ils sont les rejetons de la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé et de ses hoquets. À partir de la fin des ­années 1970, ils se sont développés avec elle. La déréglementation, le mouvement des monnaies entre elles, celui des ­capitaux d’un continent à l’autre, tout ce remue-ménage a donné naissance à cette quintessence de la spéculation que sont les produits ­dérivés. Dans ce contexte tourmenté, par exemple, un exportateur français vers les États-Unis devant être payé en dollars à l’échéance de trois mois a tout intérêt à acheter à une banque, ou même une autre société, un contrat lui permettant de s’assurer contre une baisse de la monnaie américaine vis-à-vis de l’euro. Ce produit dérivé une fois acheté peut se revendre et l’on peut même acquérir un dérivé pour assurer un autre dérivé. Les spéculateurs ont fait leur lit dans cet océan d’incertitudes en faisant monter la mayonnaise financière.

Ils en sont venus également à acheter des produits dérivés à découvert. La vente à découvert consiste à commercialiser des titres que l’on ne possède pas encore, dans l’espoir de les acheter plus tard à un prix inférieur et de réaliser un gain. On vend au cours du jour, par exemple 100 euros, des actions d’une société X… en difficulté. On prend l’engagement de les livrer dans trois jours. Juste avant la vente, on achète réellement ces titres qui ne valent plus que 90 euros.

On les cède donc à leur valeur antérieure de 100 euros, alors qu’on les a payés 10 euros de moins, 10 euros que l’on se met dans la poche. A priori, on pourrait croire qu’il s’agit d’un jeu qui ne prête pas à conséquence, sauf qu’en ce bas monde tout se paie. C’est ainsi que les activités financières vampirisent les ressources produites par l’activité réelle et que le peuple travailleur se retrouve en chaussettes.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:52

 

LE VOYAGE D’HIVER. Années 1820.

Cycle de lieder de Schubert

sur des poèmes de Müller.

Lied 17. Le village.

 

Les chiens aboient, leurs chaînes ferraillent,

Les gens dorment dans leurs lits,

Rêvent de maintes choses qu’ils n’ont pas,

Trouvent du réconfort dans le bien et dans le mal :

 

Et le matin de bonne heure tout cela a disparu.

Bon, ils ont joui de leur part,

Et espèrent que ce qu’ils ont laissé,

Ils le retrouveront sur leur oreiller.

 

Continuez d’aboyer après moi, chiens vigilants,

Ne me laissez pas reposer dans l’assoupissement !

J’en ai fini avec tous les rêves –

Pourquoi m’attarder parmi les dormeurs ?

 

"...L’un des attraits durables de Winterreise (Le voyage d’hiver) – qui est aussi l’une des clefs de sa profondeur – est sa capacité à quitter  l’anxiété existentielle pour l’engagement politique et social. Ceci est partiellement, comme nous l’avons vu, une affaire d’intention de la part des co-créateurs du cycle, poète et compositeur. Müller et Schubert vivaient tous deux dans une période post-révolutionnaire, inquiète des réformes, et dans laquelle les insatisfactions des classes éduquées, leur sentiment de la répression et de l’expérience d’un régime réactionnaire, étaient tangibles. Que ces sujets aient été particulièrement marquants ou non dans l’œuvre des deux artistes, il est indiscutable qu’ils ont éprouvé tous les deux, dans leur vie de créateur, les pesanteurs de la répression, et qu’ils ont regimbé. Des messages politiques codés se sont glissés dans l'œuvre du poète, en dépit de sa position officielle de conseillé privé et bibliothécaire ducal à Dessau. Les choix faits par Schubert des textes à mettre en musique suggèrent  un degré notable de mécontentement envers l’ordre courant des choses ; sa capacité à décrypter les codes subversifs de Müller n’est pas à mettre en doute – si tant est que nous puissions nous-mêmes les décoder, deux siècles plus tard..."

Ian Bostridge. Traduction Denis-Armand Canal. Actes Sud.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:13

 

EXTRAITS DES TRAVAUX DU CONSEIL NATIONAL DU PCF du 30.01.2021

 

7 TEXTES

 

Vous trouverez ci-dessous des extraits des travaux du Conseil National qui lance en grand le processus de désignation d’un candidat communiste pour l’élection présidentielle avec un calendrier, l’ouverture d’un appel à candidature et d’une tribune de discussion. Fabien Roussel a présenté le rapport introductif : il y aborde surtout le démarrage du processus de désignation pour l’élection présidentielle. Il aborde aussi l’épidémie, la crise du capitalisme, la situation industrielle, la situation de l’emploi.

Concernant les régionales il a indiqué… parlant notamment de l’Île-de-France que dans notre parti, ce sont les adhérents qui ont le dernier mot, après avoir pris le temps d’en débattre le plus largement possible, en ayant tous les éléments du débat et des accords négociés avec telle ou telle force sur la base des objectifs nationaux que j’ai précisés. Qu’il faut produire beaucoup d’efforts pour que ces débats aient lieu et que l’on s’écoute. Et je redis ici que ces débats doivent se tenir dans les instances prévues pour cela, dans nos assemblées de cellule, de section, et dans nos conférences régionales…

 

Table des matières. Cliquer sur les liens : 

1. Rapport de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

2 . André Chassaigne

3. Le projet communiste doit être porté dans le débat présidentiel

4. Intervention de Denis Durand (Paris)

5. Intervention de Pascal Joly (Val-de-Marne)

6. Intervenant d’Evelyne Ternant (Doubs)

7. Intervention de Frédéric Boccara (Hauts-de-Seine)

Voir aussi Recueil "2034" : 

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