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13 décembre 2022 2 13 /12 /décembre /2022 15:31
BERLINGUER et BEGNINI

 

Réserves d’alternative dans l’activite humaine, travail et « demarchandisation ». 13 décembre 2022

 

Dans le déroulement historique, dans les moments progressistes comme dans les moments réactionnaires, leurs intrications et relations mutuelles, les réserves d’alternative sont toujours à l’œuvre de la part DE toutes les forces opposées ET complémentaires internes à chacune. Unité et identité des forces contraires.

 

La tentative d’expérience échoue lorsqu’il n’y a non pas incapacité globale de mettre en œuvre les réserves d’alternatives, mais de les mettre en œuvre de façon suffisante, ce qui conduit par contre à court ou long terme, dans l’unité continuité/micro et macro quantique, à l’échec provisoire ou durable, et aux régressions dans la progression ; dans la croissance-complexification-condensification des moments micros et macros de l’évolution.

 

Ce qui échoue ici et maintenant sur cette terre et dans l’univers ne contredit pas l’évolution-croissance-complexification-condensification générale des moments de l’univers. Ce n’est pas une prédiction, mais une constatation d’observation des lois-tendance que nous observons de cet univers connu, matériel, avec nos sens et nos outils technico-scientifico-synthético-culturels de croissance-complexification-condensification de nos sens eux-mêmes, prolongement de notre corps-soi dans le prolongement social général ; la croissance, la vie, la transformation, l’appropriation, la mort et la transmission complexe, apparemment indirecte, mais toujours directe en fait : matérielle, concrète

 

Les rapports sociaux « poursuivis » de la Révolution d’octobre 1917 en Russie qu’on peut « étudier » à postériori en fonction de  la question des réserves d’alternative, dans la guerre civile et l’intervention « extérieure dans l’’intervention intérieure », la pénurie et la redistribution autoritaire de guerre, au cœur de l’expérience bolchevique de démarchandisation, ont été critiqués et autocritiqués par Lénine lui-même dans ses derniers écrits et interventions, en particulier devant les ouvriers métallurgistes communistes réunis en assemblée, 6 mars 1922.

 

On peut réfléchir aussi, aux effets du déménagement derrière l’Oural de l’industrie de guerre soviétique et l’autogestion appliquée à l’encontre de la centralisation stalinienne et de son développement rapide qui a permis la contre-offensive russe contre la Wehrmacht. Et au retour après guerre au centralisme et la répression des hommes et femmes qui avaient permis une forme d’autogestion en période de guerre.

 

J.J. Goblot analyse l’expérience de démarchandisation autoritaire, son échec , sa critique léninienne et sa reconstitution stalinienne, pas seulement en Russie où cela a été massif à tous les sens du mot, mais aussi alternatif si l’on veut bien observer le processus.

 

Cette question à propos de l’échec d’une nécessaire démarchandisation (1), d’un processus générationnel progressif et radical de démarchandisation est directement lié positivement et négativement, objectivement et subjectivement, à et dans l’existence nécessaire à mon sens des partis communistes et leur difficulté internes et externes (intervention physique du capital et prégnance fusionnelle historique de ses normes contre un usage progressiste des réserves d’alternatives, contre les efforts cycliques de dénormalisation en santé, relative, c’est-à-dire suffisante pour la vie progressive du processus -tautologie volontaire).

 

Il est évident que les forces de transformation qualitative potentielle en santé en sont restées, pour un temps à se terminer ( ?), sur leurs échecs de démarchandisation par et dans des théories dogmatiques, et n’ont pas suffisamment conscience de leur divorce théorique et pratique avec la conscience, la connaissance et le rapport pratique dans le processus social, des réserves d’alternatives. Est-ce ce que dit le texte 5 de "Travail, ergologie et politique" (1) ?

 

La chose se reproduit dans le déroulement ancien et nouveau du mouvement ouvrier (au sens large) et ses tentatives de Pouvoir nécessaire s’il n’est pas conçu comme une fin en soi, mais comme une continuité d’œuvrer dans la continuité (répétition volontaire) des réserves d’alternative, et pas conçu comme le dit l’expression « le grand soir », même si chacun convient aujourd’hui de l’utopie non opérationnelle ni anticipatrice qu’il constitue.

 

Ce n’est pas « venir de loin » que de le dire. Tout cela est si proche.

C’est ce que j’ai cru comprendre….

 

Les utopies opérationnelles (et leurs « solutions pratiques », SEF, DTS, Fonds, Droits du travail, etc… ) de l’économie marxiste de la régulation systémique, posent positivement sans les nommer, ni sans une vision ergologique telle quelle, les questions des réserves d’alternative dans la transformation qualitative : progressivité et radicalité.

 

Il n’y a pas d’usage en santé des réserves d’alternatives sans leur lien avec la connaissance de l’état du monde, en sautant par-dessus les lois tendances du capital qui font partie de cet état du monde, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital en dernière instance dans la crise de civilisation et de difficulté de mise en œuvre « non managérialement et politiquement télécommandée » des réserves d’alternatives que l’unité de la crise contient (2).

 

Je m’arrête là. C’est tellement agréable de continuer une pensée sans l’écrire….

Mais j’aime bien en discuter dans mes rencontres, surtout avec des jeunes.

 

Des jeunes ou des amis, comme maintenant dans ce mail.

L’oralité n’est pas toujours possible…

 

Pierre Assante. 13/12/2022 14:56:35.

 

(1) Démarchanisation : voir « Travail, ergologie et politique » Yves Schwartz, 2021, « Ed. La Dispute », page 139 et l'ensemble du Texte 5 « Où se trouvent les réserves d’alternatives. Travail et projets héritages ».      

 

(2) Sur Bruno Trentin et « la cité du travail. Le fordisme et la gauche » : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/bruno-trentin-et-la-cite-du-travail.html. Cet article date certes mais est un point de rappel.

 

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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 11:46

 

MOMENTS DE REGENERATION et ANALYSE PLURIDISCIPLINAIRE DES SITUATIONS DE TRAVAIL

 

Le capital en parcellisant à l’extrême les activités humaines, le travail, dans la production, l’échange et la consommation, dilue la cohérence et la coopération nécessaires, vitales.

L’exploitation et le taux de profit ont besoin de cette dilution ; et organiquement de la division de classe technique du travail dans cette division de classe générale du travail

 

La défaillance aggravée d’une UNITE DE VISION de L’UNITE des MOUVEMENTS du mouvement global est la MALADIE MENTALE ACTELLE DE L’HUMAINTE, en unité de la maladie « physique ».

 

« Le normal et le pathologique » (Canguilhem).

 

La loi du profit maximum immédiat, le critère P/C, détermine causalement et organiquement une telle organisation du travail dans une mondialisation financière et une révolution scientifique et technique de naissance et développement de l’automatisation et de la numérisation qui la permet, détournée des besoins sociaux, leur complexification-condensification, nécessaires et vitales.

 

Le critère P/C pose les limites de ce mouvement de l’automatisation et de la numérisation qui la permet et permettrait la libération radicale et progressive du travail contraint au profit de l’activité libre de créativité exponentielle de l’homme générique (L’être humain en général et non de « genre »), et de l’humanité.

 

Créativité et l’invention humaines nées dans et de la naissance de l’outil et du travail, au paléolithique et néolithique, liées organiquement dans leur développement, semble-t-il et j’y crois, au matriarcat puis à l’artisanat antique patriarcal, attaquées frontalement par l’accumulation-appropriation de classe ; dont nous subissons à ce jour l’extrémité destructrice d’une dissolution de cohérence et de coopération mondialisées.

 

Ce qui détermine dans notre temps court une opposition proudhonienne-populiste de réaction à la mondialisation, au lieu de lui donner santé et progrès possible immenses.

 

L’intervention de Denis Durand sur la question de l’unité de fonction organique de l’économie et de l’anthroponomie et de l’EUROPE au CN des 3 et 4 décembre 2022 m’inspire cette réflexion.

 

Le chapitre 5 des « 9 leçons sur l’anthroponomie systémique » de Paul Boccara revient sur les chapitres précédents pour mettre en relation les divers moments de regeneration sociale afin d’éviter une dichotomie mentale de ces moments et mouvements concrets, matériels évidemment.

 

C’est bien cette dichotomie héritée d’une société de classe parcellisant l’activité humaine qui a permis le développement d’un structuralisme (préexistant dans le mécanisme horloger inconscient naissant du thomisme) et son recul de la systémisation scientifique progressiste non dogmatique et sociale dans la pensée ; recul au détriment de la raison dialectique dans l’ensemble des activités humaines, en particulier dans la recherche scientifique qui est soumise à la même loi du profit.

 

Expérience et connaissance des moments de régulation des « 9 leçons » et analyse pluridisciplinaire des situations de travail-concepts ergologiques (Yves Schwartz) ne sont pas incompatibles.

Au contraire, leur confrontation critique est un élément catalyseur de cohérence et de coopération dans les coopérations et cohérence humaine(s) particulière(s) et générale(s), leur unité d’opposition  non antagonique, contradictoire, féconde et fertile.

 

Pierre Assante, à Gréoux, le 7 décembre 2022.

 

Les 3 et 4 décembre 2022 le comité national du PCF à adopté le texte d’orientation proposé aux militants pour le 39 ème congres qui se tiendras en avril 2023. Ce texte a été adopté par 84 voix pour soit 60,43% avec 55 voix contre et 5 abstentions.

 

L'INTERVENTION DE DENIS DURAND AU CN DU PCF LES 3 ET 4 DECEMBRE 2022

 

Au 38ème congrès, l’unité du Parti s’est faite sur le projet communiste, tel qu’il était énoncé dans un texte qui a été voté à plus de 80 %. C’est à nouveau sur le projet communiste, tel que le définit, dans les mêmes termes, le projet de base commune, que nous ferons l’unité au 39ème congrès.

Le projet communiste consiste à inscrire les réponses aux exigences immédiates dans un processus révolutionnaire conduisant à un changement de civilisation.

En simplifiant à l’extrême, on peut dire qu’une civilisation, c’est la combinaison de deux systèmes qui interagissent avec le système écologique et entre eux : le système économique et le système anthroponomique, celui des relations par lesquelles les êtres humains se construisent, dans les relations entre générations, dans les relations au travail, dans la vie politique, dans la vie intellectuelle et psychique. Ce sont ces trois dimensions – écologique, économique et anthroponomique – que le projet communiste veut révolutionner conjointement.

Les conditions de cette nouvelle civilisation se créent dès aujourd’hui, dans la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé. Elles se créent dans l’incapacité du capitalisme et du libéralisme à répondre aux exigences dont la révolution informationnelle est porteuse et qui sont constitutives du communisme : exigences de partage des informations, des savoirs mais aussi des pouvoirs et par conséquent des richesses et des rôles de chacun dans la société. Mais le communisme n’est pas « déjà là » : ce qui domine de façon délétère, c’est la logique du capital, avec toute sa perversité sociale, morale et politique, et avec l’inefficacité économique et écologique croissante qui résulte de la suraccumulation du capital au regard des critères de rentabilité qui, de part en part, régulent notre système économique.

C’est seulement à l’issue de ce que l’on peut appeler une transition socialiste qu’une nouvelle logique, communiste, pourra s’imposer à travers un affrontement multiforme avec la logique du capital. Au XXIe siècle, cela ne peut se faire que par un essor sans précédent de la démocratie, but et moyen de notre projet, par le dépassement de toutes les délégations de pouvoirs constitutives du libéralisme ; c’est-à-dire par une révolution politique d’un type très nouveau, nécessitant l’action autonome, dans les luttes, dans les batailles d’idées et dans les institutions, d’un parti attaché à faire converger, en leur proposant une perspective révolutionnaire, les forces dispersées qui cherchent une issue à la crise du capitalisme et du libéralisme.

Cette cohérence du projet communiste est très puissante pour nous aider à appréhender les bouleversements qui transforment à une vitesse accélérée le monde contemporain, et pour nous donner les moyens d’agir sur des enjeux de plus en plus complexes qui, sinon, pourraient sembler défier nos cadres de pensée et d’action traditionnels.

Il en va ainsi de l’enjeu européen.

Cet enjeu est partout dans la vie de chacun d’entre nous, des dangers explosifs liés à la guerre en Ukraine jusqu’au prix des carburants poussé à la hausse par la montée du dollar contre l’euro. L’objectif central, essentiel, structurant de notre campagne pour les élections européennes de 2024 doit être de faire monter et de faire converger les batailles contre cet état de choses et de les aider à se donner une perspective.

Précisément, notre projet communiste d’un monde de coopération et de paix a besoin d’une construction européenne radicalement différente de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui, dominée par le capital, verrouillée par une BCE prétendue indépendante, et servile envers l’impérialisme américain :

•             Une Europe de la démocratie et de la souveraineté populaire et non d’une fuite en avant fédéraliste ;

•             Une Europe de la solidarité, accueillante pour les migrants et pour les réfugiés ;

•             Une union de nations et de peuples libres, souverains et associés qui use de son poids et de son influence pour remplacer pacifiquement, avec tous les alliés qui le souhaitent, l’hégémonie de Wall Street et du dollar par de nouvelles règles dans les relations internationales ;

•             Une construction européenne sociale et écologique, où l’argent de la BCE est utilisé pour un essor des services publics, de l’emploi et des productions écologiques, avec notre proposition majeure de création d’un « Fonds de développement social et écologique européen ».

Cette élection, à la proportionnelle intégrale, sera l’occasion, pour tous les courants politiques, de faire connaître leur projet de société à nos concitoyens. C’est parce qu’ils paraissent porteurs d’un projet bien identifié que les Verts ou le Front national obtiennent traditionnellement de forts pourcentages à cette élection. Il dépend de nous de mettre en avant le projet communiste. Il est donc indispensable que le congrès décide de créer sans attendre les conditions d’une liste de rassemblement présentée par le PCF et porteuse du projet communiste pour l’Europe et pour la France.

Une mise en œuvre audacieuse et créative de cette décision sera à mes yeux la pierre de touche de la réussite du 39ème congrès.

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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 11:28

 

 

Cet article est une reflexion.

peut-etre une mauvaise lecture globale trop rapide et hors sujet de ma part du projet de base commune.

Un souhait cependant sur le contenu transformateur

10/12/2022 17:04:59

 

 

39ème congrès DU PCF, programme de processus social

et programme de gotha.

 

Cette contribution au sujet du texte préparatoire, en général, peut être résumée au besoin, essentiel et vital à mon sens, de visibilité des propositions pratiques de transformations sociales contenues et découlant de l’analyse de l’école d’économie marxiste de la régulation systémique.

Je salue le travail effectué par les camarades dans la rédaction actuelle du projet de texte pour le 39éme congres.

Il acte d‘abord, mais qu’en partie,  l’autonomie du rôle du Parti dans le processus social de transformation et de rassemblement de progrès, à l’inverse de la tentative qui la menaçait et la menace encore.

Il liste, ce qui demande un travail important, la somme des problèmes et douleurs qui habitent les humains dans notre système économique et social en déclin et en effondrement de cohérence et de coopération, d’homme à homme, de nation à nation, d’entité humaine à entité humaine.

Même Tel quel, mais je pense qu’il évoluera, et sauf si un courant menace de revenir en arrière sur l’autonomie d’action du PCF, je le voterai.

Mais il ressemble encore aux anciens, parce qu’il ne met pas au centre et en exergue la question de la production, et dans quelles CONDITIONS le travail peut rester et procéder dans l’humanisation au sens pratique, strict, propre, comme au sens moral en unité organique, celles d’une production répondant aux besoins sociaux.

Il garde encore de cette vieille tradition du mouvement ouvrier contestataire et populiste, quelque chose du programme de Gotha que nous reprochons pourtant aux populistes d’aujourd’hui et pour être clair à ce que nous appelons populisme de gauche, vocabulaire à tort ou à raison, de F.I. et de Mélenchon par exemple.

J’en développe cependant une argumentation à titre personnel :

 

Les grands évènements auquel le PCF a apporté une contribution majeure, essentielle, 1936, la Résistance, la Libération du nazisme et le programme du CNR, les décolonisation(s) etc., ces contributions ont été le fruit des évènements eux-mêmes.

 

Apporter une analyse et des solutions anticipées pour permettre à un processus de se dérouler dès la manifestation précoce des crises n’est pas simple. Marx s’y est essayé avec la critique du programme de Gotha, dès 1875, sans succès. L’unification des partis ouvriers allemands, comme des français du temps du grand Jaurès, et tant d’autres dans le monde s’est effectuée sur un programme pauvre.

 

Certes les programmes plus riches des bolchevicks et de Lénine (qu’il tentait de « corriger » au fur et à mesure), avaient aussi leurs limites historiques et les conséquences historiques qui se sont manifestées de façon négatives tout au long du parcours ;

 

  • Entre autres la « bonapartisation » et le gel tragique de la révolution,  comme en fin de parcours, qu’il faut mieux analyser ; entre autre la question fondamentale de la démocratie, pas seulement la démocratie libérale en dissolution-effondrement logique actuel venue de loin,

 

  • Et la question de l’autogestion laissée en suspend : la question de la contradiction féconde autonomie/dépendance sociale de la personne humaine dans ses entités locales et globales de travail et d’activité, de production et d’échange, qu’il faut respecter et non contraindre, sous peine d’échecs pires que la réalité malade du présent.

 

Les « programme(s) de Gotha » : Pauvres parce que dénonçant certes des carences dans le système d’exploitation capitaliste, celui de l’achat de la force de travail et promouvant justement la guerre primordiale Salaire/Plus value, et les revendications populaires s’y rattachant, MAIS ne remettant pas en cause le système capitaliste dans sa logique et aujourd’hui, ni par conséquent les firmes multinationale et les institutions nationales et mondiales qui les portent et les maintiennent « à bout de bras »  et d’armée, de la minorité infime qui possède le pouvoir sur l’usage, le mouvement du capital dans le critère du calcul aride et infertile du % P/C. (Profit/ Capital).

 

Certes les compromis justes créatifs prenant en compte le rapport de forces entre travail et capital ont permis des avancées sociales certaines, mais l’aggravation de la crise, son contenu systémique, ses murs-limites, ses contradictions insurmontables sans une transformation systémique, rendent caduques ces compromis : c’est la raison de leur remise en cause profonde et pratique par le capital et de l’incapacité d’un mouvement de protestation de modifier le mouvement de destruction sociale.

 

L’analyse de l’économique marxiste de régulation systémique apporte des propositions pour l’entrée dans un processus limitant, réduisant d’abord les capacités de renouvellement venimeux d’un système moribond qui entraine la société avec lui.

L’analyse de l’économique marxiste de régulation systémique et les propositions théoriques et pratiques qui en découlent peuvent permettre une construction nouvelle par la réduction du coût du capital, au-delà, plus loin que celle du programme du CNR ;

 

  • et permettre en même temps le transfert progressif de la production de la Valeur d’échange marchand produite (et la valeur d’usage qu’elle transporte en même temps et avec et de plus en plus mal dans la fin de vie et l’obsolescence du capital), vers les besoins sociaux, une production des biens répondant à ces besoins sociaux.

 

  • Mais pas seulement des biens « matériels finis tangibles » mais aussi tous ce qu’ils contiennent d’évolution, de complexification, de condensification, humaines, d’humanisation de l’homo habilis à l’homme producteur dans une mondialisation usant des techniques et de leur possible productivité pouvant le libérer de plus en plus du travail contraint au profit d’une activité libre développant de façon exponentielle les capacités de la personne et celles de l’humanité en rapports organiques réciproques ; capacités qui incluent et réclament la conscience de l’homme sur lui-même, en miroir, de la société sur elle-même, de la nature sur elle-même, condition de leurs rapports en santé suffisante pour poursuivre leur développement commun.

 

 

Je salue le travail effectué par les camarades dans la rédaction actuelle du projet de texte pour le 39éme congres.

 

Il acte d‘abord, mais qu’en partie,  l’autonomie du rôle du Parti dans le processus social de transformation et de rassemblement de progrès, à l’inverse de la tentative qui la menaçait et la menace encore.

 

Il liste, ce qui demande un travail important, la somme des problèmes et douleurs qui habitent les humains dans notre système économique et social en déclin et en effondrement de cohérence et de coopération, d’homme à homme, de nation à nation, d’entité humaine à entité humaine.

 

Même Tel quel, mais je pense qu’il évoluera, et sauf si un courant menace de revenir en arrière sur l’autonomie d’action du PCF, je le voterai.

 

Mais il ressemble encore un peu aux anciens, parce qu’il ne met pas au centre et en exergue la question de la production, et dans quelles CONDITIONS le travail peut rester et procéder dans l’humanisation au sens pratique, strict, propre, comme au sens moral en unité organique, celles d’une production répondant aux besoins sociaux.

 

Il garde encore de cette vieille tradition du mouvement ouvrier contestataire et populiste, quelque chose du programme de Gotha que nous reprochons pourtant aux populistes d’aujourd’hui et pour être clair à ce que nous appelons populisme de gauche, vocabulaire à tort ou à raison, de F.I. et de Mélenchon par exemple.

 

Les populismes de gauche se renouvellent sans cesse. Ils sont un obstacle permanent à la construction d’une vison active et opérationnelle à une transformation sociale progressiste effective permettant la poursuite du processus humain, et de sa santé face à la maladie de notre temps : l’exacerbation pratique et concrète du critère de renouvellement de la société par celui du profit maximum immédiat, le pourcentage P/C (Profit rendu/Capital mis en œuvre) qui renouvelle de moins en moins la capacité du capital à répondre aux besoins sociaux et qui à un moment presque atteint, antichambre possible d’un autre système, ne répondent plus du tout aux besoins sociaux.

 

Le processus proposé par l’école de l’économie marxiste de régulation systémique ouvrant la voie à une démocratie avancée elle-même ouvrant la voie au socialisme lui-même ouvrant la voie à des forces productives, matérielles et morales, permettant l’abolition de l’achat de la force de travail ( condition et essence du communisme ) tient en un certains nombre de mesures économiques elle-même soutenues par une analyse anthroponomique les mettant en relation avec le processus profond psychique et mental humain dans l’ensemble des rapports sociaux concrets, LES MOMENTS pluriels de régénération de la société humaine dans leur mouvement, leur unité, leurs identités contradictoires, et « l’unité de l’objectif et du subjectif ».

 

Je considère que ces mesures, pour s’échapper de tout programme de Gotha, doivent être placées en évidence majeure dans le texte du CONGRES, ce qui n’est pas le cas.

 

Je ne vais pas les développer, pas plus que le texte ne peut les développer comme dans un BON discours, un meeting de manifestation revendicative, ou un livre. Mais le texte peut les mettre en évidence suffisante pour qu’ils en constituent le squelette, ce qui fait tenir debout l’ensemble et à partir duquel on découvre et décrit l’ensemble du corps social.

 

La double anticipation, celle du geste social et de l’invention sociale, c’est la construction mentale du lit de Platon qui permet sa construction physique transposée à l’invention d’un processus social, et ses transformations continues et discrètes (par « sauts » micros et macro) en unité contradictoire, féconde et fertile.

 

Quelles mesures à mettre en évidente et en exergue ? :

Il « faut » que le critère VA/CMF (Valeur Ajoutée rapportée au Capital Matériel et Financier mis en œuvre), la Sécurité d’Emploi et de Formation et les conditions des Droits du Travail, de l’autogestion et de la « motivation » qui y sont liées, les Fonds régionaux, nationaux, européens, et les Crédits démocratiques préférentiels du travail et de l’emploi, les Droits de Tirage Spéciaux répondant à la domination du dollar, le pouvoir sur l’argent, l’analyse des mouvement de régénération de la personne dans la régénération de la société (ontologique et phylogénétique) etc… ECLATENT d’une façon rassemblée et évidente et indivisible dans le texte au lieu d’être disséminées de façon invisible.

 

Ce qui n’empêche pas de les reprendre point par point aux emplacements divers.

 

Le tout :  pour en faire un manifeste réel et non une photocopie de manifeste.

 

Je sais que cela aura de grandes difficultés à se produire tel quel et de façon évidente dans ce Congrès.

Ce sont les effets des évènement humains dans le processus social inconscient qui les placeront historiquement au centre d’une reconstruction d’une nouvelle renaissance humaine dans un système ne renouvelant pas les anciens, sous de nouvelles formes d’exploitation, MAIS qui ouvriront cette possibilité comme ce fut le cas pour le CNR, dans ses progrès et ses limites, ce qui ne veut pas dire que seule une guerre de cet ordre enfante l’invention sociale.

 

Les transformations peuvent exister sous des formes et des processus à la fois radicaux et progressifs « lents ou rapides ».

 

Le Parti est, entre autres, un élément actif de possible conscience humaine nécessaire à une transformation en santé suffisante, sur le processus inconscient de la société humaine.

 

Il est possible de transformer radicalement ce texte et l’améliorer dans le sens proposé ICI et MAINTENANT dans le collectif militant national et local en rapports réciproques. Mais ce n’est pas mon âge avancé qui y répond, peut y répondre. Et toute amélioration est essentielle pour le processus de relation action politique-état et devenir de la société.

  

Et surtout de maintenir le cap de l’autonomie d’action politique du PCF qui était très menacé et l’est encore. Mais n’est-ce qu’une impression ?

 

Dixi et salvavi animam meam.

 

Pierre Assante. Samedi 10 décembre 2022. 10/12/2022 09:22:15.

 

LE PROJET :

https://enavantlemanifeste.fr/2022/12/07/39%e1%b5%89-congres-projet-de-base-commune-propose-a-la-discussion/

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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 11:20

 

 

 

ECHANGE SUR ERGOLOGIE LISTE :

 

Merci Nathalie de ces propos si justes et questionnements authentiques et pertinents.

Yves Schwartz. 
 

 

 

 

Le 3 déc. 2022 à 17:48, de Nathalie Clar


Bonjour à toutes et à tous, 

 

J'espère que vous allez bien. Je ne prends pas souvent la plume (sauf pour les bisous). Mais là je me suis sentie un petit "Quand voyagent les textes" (A chercher dans les archives) qui était mon initiative le samedi matin. 

 

L'ergologie ? Qu'est-ce que c'est ? D'abord il faut comprendre qu'il y a plusieurs ancrages et que donc c'est compliqué. 

 

D'abord et le plus important: l'idée du vivre ensemble, comment on peut réussir à construire un monde commun ? C'est l'aspect politique, je préfère "anthropologique" parce que finalement ça permet de voir les choses en plus grand.

Ensuite, et cela suit, il y a la question scientifique, non pas dans le sens de la science des savants, mais aussi en un peu plus grand, dans le sens de : que peut-on savoir ? Comment et pourquoi ?

 

Du coup l'ergologie c'est quoi ?

 

C'est une discipline de pensée, qui demande beaucoup d'énergie, de réflexion, de résistances, de forces (quand on était petit avec mes ami(e)s dans le "pouce et l'index" encore les archives !, on se demandait si pour être ergologue, pour penser l'ergologie, il fallait forcément être "de gauche" , "malade", ou fatigué de la politique politicienne !!! En fait, l'ancrage anthropologique à réglé ce problème, me semble-t-il. Je vous renvoie à la nouvelle édition de la thèse du professeur Yves Schwartz. (mon professeur préféré)

 

Alors.... je parlais de plusieurs ancrages (et là je pense à nos ami(e)s brésiliens car ce MOT nous vient d'eux!!!) : ANCRAGE

 

Nous avons donc ces deux enjeux politique et scientifique, il y a donc comme pour toute réflexion sur la vie: comment on fait concrètement pour vivre ensemble ? Question difficile, je vous le concède.

 

Pour moi, et je n'engage que moi.

 

En premier il faut se pencher sur la question du vivre ensemble: qui voulons nous être ? Comment voulons nous vivre ? (Cela concerne bien sûr la question du travail, ou de l'activité industrieuse). Quels êtres humains, quelle humanité nous voulons pour nous toutes et tous !!?

 

En deuxième, c'est la question scientifique, bien évidemment : on l'a dit et répété : Comment produire des savoirs pour  (justement) réussir à vivre ensemble ? Réussir à faire, pour citer le medecin- ergonome de l'activité Alain Wisner :l'impossible (écart travail prescrit/ travail réel). Il est impossible de ....

Réussir encore à faire : l'invivable!!!! Alors là je renvoie au médecin et philosophe Georges Canguilhem (Le normal et le pathologique), Il est invivable de ....

 

En troisième, VIVRE ENSEMBLE ? Alors que nous sommes différents, que nos histoires sont différentes, alors que la vie c'est (aussi) petit, mais qu'il faut voir grand (je ne prêche pas des convaincu(e)s!!!), et alors que la vie politicienne est très compliquée!!!

 

Du coup je comprends que ce soit difficile à comprendre, à tenir...

 

Que faut-il faire ?

 

Grande question !! 

 

RESISTER même quand on ne peut pas se battre parce que tout semble difficile....  

 

Je vais finir par une citation du professeur Louis Durrive: " L'agir efficace correspond (...) à un usage de soi au croisement d'une acceptation et d'une contestation, une contestation au sens d'une prise de recul en vue de trouver la bonne manière de négocier l'effectivité de la norme à travers soi."  L'expérience des normes, comprendre l'activité humaine avec la démarche ergologique. Octares.

 

Alors je salue toutes et tous mes ami(e) travailleur(e)s, ergologues, philosophes, enfin... tous... Yves, Bernard, Rénato, Abdalha, Jean Marie, Marianna,  Christine(S), Dominique, Rémi, Muriel, Xavier, Edouard, Dominique, Thibaud, Maria, Stéphanie, Olivier, Je sais plus... Toutes et tous

 

Nathalie.

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1 décembre 2022 4 01 /12 /décembre /2022 18:45

 

ATTENTION REPORT AU 9 DECEMBRE !!!!

 

ATTENTION REPORT DE L’APERiTiF-CONFERENCE du  18 NOVEMBRE AU 9 DECEMBRE 2022

« DE LA COMMUNAUTE PRIMITIVE AU CAPITALISME MONDIALISE »

Organisée par la section 13008 du PCF

VENDREDI 9 DCEMBRE 2022

Dans la salle du Grand Cercle de la Madrague de Montredon

 

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 09:59
Du XVIème au XXIème siècles ... Voir note (5)

 

MEDIAS OFFICIELS : ASSEZ DE STUPIDITE SUR L’ETAT DU MONDE !

 

Le capital se trouve devant une contradiction insoluble pour lui : pour aller rechercher une plus-value et des profits supérieurs, il a aidé non subjectivement mais OBJECTIVEMENT, et à son corps défendant au développement d’une puissance concurrente, et à terme de puissances concurrentes, et si la crise continue de s’aggraver, ce qui est parti pour, de l’aggravation des souverainismes et nationalismes et des restrictions de coopération et de cohérence relative possible générale et mondiale…, et de l’accroissement des despotismes que ces nationalismes contiennent, partout y compris dans le « monde libre ».

La démocratie bourgeoise, progrès partiel, excluant la démocratie de la production, de l’homme producteur, est quand même, dans ses limites, comme tout progrès dans le processus historique, le fruit du développement économique hâté par le développement culturel, rapport mutuel et dialectique.

 

C’est toute l’équation posée par Lénine, dans les connaissances et la situation locale et générale de son temps, dans les deux dernières années de sa vie, avec la NEP (1), son intervention sur la recherche d’un traité de Gènes aussi et par exemple, « plaidé » devant les ouvriers métallurgistes russes, et son testament politique sur la situation de la Russie, du Parti Bolchévique (2) et de la classe ouvrière et la paysannerie Russe, du « pays des soviets-conseils ».

 

Et celle mise en pratique avec succès par Deng Xiaoping, le PCC et les Peuples et habitants de la Chine, et poursuivie à sa suite.

 

Il n’est pas question de nier le meilleur ni le pire dans la Chine et son histoire ancienne et récente, mais de le situer dans un contexte historique de ses progrès, de ses avancées, de ses échecs, de ses erreurs.

Rien n’est écrit d’avance et « tout » peut arriver et quelquefois arrive …

 

Le niveau de développement atteint grâce à la politique du PCC, en faisant la deuxième puissance économique n’est pas celui des pays les plus anciennement industrialisés par tête d’habitant, malgré ses réalisations impressionnantes, centralisées et décentralisées.

 

Atteindre le niveau mondial le plus développé des forces productives, c’est pour la Chine créer les conditions d’un nouveau type de développement dépassant le développement capitaliste en crise mondiale générale. Crise qui atteint la Chine elle-même qui n’est par une planète par elle-même, dans la suraccumulation-devalorisation générale du capital et les conséquences sociales, sanitaires (3), énergétique, ergologiques, confiscatoires de progrès qui ramène le monde humain en arrière et le menace d’effondrement partiel ou global.

 

Il se peut que la Chine possède, et nous le souhaitons, dans sa politique de régulation, à l’instar des thèses d’économie marxistes de régulation systémique, les moyens de surmonter sa crise propre et par la même de contribuer à surmonter en rapports réciproques la crise globale de la société humaine dans les convulsions finale de son système d’exploitation salariée de la force de travail, celle du cycle aveugle A-M-A’ (Argent capital- Marchandise capital-Argent capital plus)et du critère paralysant P/C (Rapport entre Profit et Capital vivant et mort accumulé mis en mouvement).

 

Le climat n’a aucune chance de retrouver santé avec ce critère *.

 

Il faut ajouter à la politique économique impérialiste du capital sa haine de classe, celle de son Establishment US et les autres, alliés objectifs et subjectifs, quelles que soient les « nuances », contre tout développement qui lui fait ombre politiquement et menace économiquement ses profits.

 

Haine de la bourgeoisie qui continue historiquement et « naturellement » la haine contre les Communards, des 12.000 ouvriers et artisans fusillés par les bourgeois parisiens versaillais, sans jugement, par des officiers issus de la bourgeoisie commandant des fils de paysans pauvres héritant de terres féodales, haine des ouvriers qui nourrissent ses profits, sa fortune et assure sa sécurité matérielle et culturelle.

 

Le monde humain a changé certes, mais les bases de son développement restent plus que jamais le capital, la mesure de la valeur à partir du TTMSN (Temps de Travail Moyen Social Nécessaire), et la récolte immédiate, la plus rapide possible du taux de profit maximum, ce qui reste et est contradictoire avec les besoins sociaux, leur développement et leur complexification « naturelle » et nécessaire.

 

Il ne s’agit pas de condamner des hommes, mais de transformer en santé suffisante pour procéder, qualitativement, un système qui est passé de ses contradictions initiales à leur explosion et à sa faillite.

 

Tout changement qualitatif en santé suffisante, c’est le développement libre de l’activité humaine plus la numérisation et l'automatisation sans destruction du "mode artisanal" de conception et d'exécution dans l'activité du "lit de Platon" dans le travail industrieux étendu à la construction sociale, ni des propriétés d’humanisation de la communauté primitive, du travail intellectuel et manuel en unité, le dépassement d’une division du travail accentuée jusqu’à destruction du travail par le capital et restreignant en rapport la participation et l’intention humaine au développement de la société et au développement de l’homme dans la société; son autonomie dans sa dépendance, son autogestion dans l’entité locale relativement pertinente et globale-mondiale, en passant par toutes les organisations du travail intermédiaires, de production d’échange et de consommation.

 

Pierre Assante. 30/11/2022 08:14:57.

 

(1) NEP (Nouvelle Politique Economique de développement mixte et régulé) abandonnée par Staline au profit d’une marche forcée et de la répression de la « moyenne » paysannerie au lieu de son alliance avec la classe ouvrière réalisée dans la révolution d’Octobre contre la guerre et ses échecs sanglants, et pour la terre, dans la guerre civile imposée, et dans la marche au développement et au socialisme.

 

(2) Bolchévique veut dire « majoritaire », au contraire des Mencheviques,  dans les rapports internes du Parti Révolutionnaire Social Démocrate de Russie de l’époque pré-revolutionnaire.

 

(3) Brevets marchands imposés au monde y compris à la Chine par le capital par exemple.

 

(4) Grâce à la bourgeoisie révolutionnaire de 1789 et son alliance avec les artisans, ouvriers, salariés, et paysans, alliance opportuniste économique et politique et provisoire autant que possible, « traité » sans cesse déchiré en fonction du rapport de forces du moment favorable au système, propriété en grande partie récupérée dans le cours de la République. Il faut mettre en rapport actuel la transformation des couches sociales diversifiant l’homme producteur, le salariat et le travail, leurs progrès techniques scientifiques et culturels mais aussi la dichotomie structuraliste liée à la division de classe du travail, répandue et communiquée à toutes les activités.

 

(5) XVIème-XXIème siécles : le capitalisme aura duré un demi millénaire dans le "processus simultané universel", et une longue révolution scientifique et technique en plusieurs phases, la dernière étant l'entrée dans le numérique et l'automatisation pouvant, dans une transformation qualitative systémique et une sortie de la financiarisation monstre parasite, stade final du système et antichambre possible du communisme, pas la formule gelée mais la réalité sociale, être mise au service de l'humain, de l'invention-auto création humanisatrice et conscience en processus infini de la nature sur elle-même.

 

* https://www.economie-et-politique.org/2020/01/21/economie-et-politique-n780-781-juin-juillet-2019/

 

ADDITIF :

Défense élémentaire de l’emploi dans la mondialisation capitaliste

 

Révolution extraordinairement nouvelle et puissante des forces productives, des conditions techniques et politiques du travail et de l’organisation du travail dans l’ECRP (Entité Collective Relativement Pertinente -Yves Schwartz), son rapport avec la mondialisation capitaliste ainsi que la crise systémique de suraccumulation-devalorisation du capital forment un tout dans la crise économique en dernière instance et de civilisation dans le processus général de l’humanité, continu et discret, permanent et par sauts micros et macros en unité contradictoire, périlleuse et fertile, possiblement féconde en fonction des capacités de conscience humaine de l’état présent et d’intervention sur le futur.

 

La lutte immédiate élémentaire pour l’emploi et la formation, est la condition pour développer la défense et le développement de l’emploi, de sa quantité et sa qualité dans la révolution scientifique et technique et la lutte pour un nouveau mode de production en santé suffisante pour procéder.

 

MAIS, pour ne pas être une jacquerie, cette lutte immédiate doit procéder à une intégration objective et subjective des conditions de la mondialisation capitaliste (Yves Dimicoli), la financiarisation capitaliste, et la prise de pouvoir sur l’argent (Denis Durand) pour en sortir à une stade supérieur de l’organisation sociale mettant en commun, dans leur infinie diversité et la croissance de la diversité, les efforts humains de survie et de développement dans la complexification-condensification « naturelle » de tout processus d’existence d’une espèce pensante ; comme de la nature en général.

 

Le rôle des firmes multinationales et leurs organismes conjoints des gestions mondialisées de la production, de l’échange et de la consommation (Frédéric Boccara) et la réponse de l’école marxiste de régulation systémique (Paul Boccara) sont au cœur des solutions au développement complexe et à grandes douleurs sociales et grands risques sociaux, économiques, sanitaire, climatiques et regénérationnels de la société humaine.

 

Salaires différés et services sociaux (Catherine Mills), leur régression relative ou absolue et leur défense ,  qui sont liés organiquement dans l’achat obsolète de la force de travail à dépasser, leurs besoins de développement, touchent directement à la complexification-condensification du processus continu d’humanisation, de conscience de la nature sur elle-même que nous constituons (Manuscrits de 1844).

 

Voilà un concentré qui a besoin d’être détaillé et expliqué, même si d’amples explications existent dans d’autres long textes et recueils de textes.

 

Pierre Assante. 01/12/2022 07:42:51.

 

VOIR AUSSI DU BLOGUEUR :

 

 

LE RECUEIL "20 THESES". Février 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/11/le-recueil-20-theses-et-l-alliance-economie-ergologie.html

 

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 09:52

 

Journée portes ouvertes

ACCÉDER AU CŒUR D'ITER

 

Petits ou grands, connaisseurs ou néophytes, de près ou de loin... les 600 personnes qui ont participé à la dernière Journée Portes Ouvertes d'ITER sont toutes reparties avec le sentiment qu'il se passe quelque chose d'important dans ce coin rural du sud de la France.

 

Les Journées Portes Ouvertes d'ITER sont toujours des événements exceptionnels, où l'accès au cœur même d'ITER est rendu possible, et des dizaines de bénévoles sont disponibles pour répondre à toutes les questions.

 

D'abord, c'est la taille. Des pièces de la machine ITER qui sont visibles à différentes étapes de manutention et d'assemblage, aux bâtiments en béton et en acier qui les abritent, visiter ITER vous donne l'impression d'avoir traversé un miroir et de vous être réveillé dans un monde différent, où votre vocabulaire habituel est tout simplement insuffisant.

 

Ensuite, c'est l'aspiration. Pousser à dépasser les limites d'hier de la science et de la technologie pour réaliser quelque chose de remarquable dans le domaine de l'énergie, avec tous les défis qui ont été résolus et ceux qui restent, et tout ce qui est appris en cours de route.

 

Et enfin, l'équipe. Votre guide peut avoir été slovène, chinois ou américain ; votre expert indien, néerlandais ou français. Les écouter parler avec passion de leur tranche de projet, partager quelque chose de leur expertise et de leur expérience, et décomposer des notions complexes en morceaux ingérables, renforce vraiment le sentiment que l'effort pour démontrer la faisabilité de la fusion est vaste, les enjeux universels, et la solution internationale.

 

Voici d'autres scènes de la journée portes ouvertes du 26 novembre :

https://www.iter.org/newsline/-/3820?utm_campaign=whatsnew_weekly&utm_medium=email&utm_source=28%20Nov%202022&utm_content=featured

 

VOIR AUSSI DU BLOGUEUR :

 

 

 

ET LE RECUEIL "20 THESES". Février 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/11/le-recueil-20-theses-et-l-alliance-economie-ergologie.html

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29 novembre 2022 2 29 /11 /novembre /2022 07:46

 

SALAIRE DIRECT ET SALAIRE INDIRECT :

PERTINENCE ET CONTRADICTIONS

 

La lutte salariale dans le rapport capital variable/plus-value est un moteur essentiel et incontournable de la lutte des classes dans le système capitaliste dont le progrès objectif et subjectif dépend.

 

C’est la croissance de la productivité qui peut permettre une cohérence, une pertinence entre salaire direct et salaire différé, indirect, socialisé à un niveau supérieur.

 

Le salaire direct répond à un état de besoin « immédiat » et du désir lié, et d’inconscience relative des besoins de l’individu et de la « gens » originelle à la fois réduite et développée dans la société « moderne ».

 

Le salaire INDIRECT répond directement à un état de besoins collectifs, de consommation et de cohérence-pertinence relative des besoins sociaux collectifs

 

Il y a évidemment rapports dialectiques et INTERPENETRATION des besoins individuels et de « gens » en tant que gens résiduelle et gens développée, et besoins collectifs sociaux, processus de croissance complexification de l’organisation et de la conscience sociale en unité.

 

Ceci est dit en rapport avec la question des besoins de croissance quantitative et qualitative des services sociaux, leurs apports « matériels et moraux », dans la production-échange-consommation des biens matériels et culturels en unité, la CREATION-INVENTION, la FORMATION et la TRANSMISSION des savoirs et savoir-faire simples et complexes en unité, ET LEUR USAGE étant le cœur des rapports internes à la génération et du rapport intergénérationnel et SON renouvellement générationnel, processus de croissance qualitative de l’humanité ; objective et subjective.

 

Pierre Assante.  29/11/2022 07:34:27.

 

 

Reprise d’un article syndical de 2002 :

Article extrait du journal syndical de la FSU13 de Décembre 2002/Janvier 2003 N°167

Sur le blog : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/10/retour-de-florence-2002.html

 

 

 

 

et

 

 

ET LE RECUEIL "20 THESES". Février 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/11/le-recueil-20-theses-et-l-alliance-economie-ergologie.html

 

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28 novembre 2022 1 28 /11 /novembre /2022 06:59

 

LIGNE D'INFORMATION ITER - 

21 NOVEMBRE 2022

Assemblage de machines

PRINCIPAUX COMPOSANTS À RÉPARER

  

 

Lors de la construction d'une machine aussi grande et aussi complexe qu'ITER, les difficultés et les contretemps ne sont pas surprenants : ils font partie intégrante de la fabrication, de l'assemblage et de l'installation de composants inédits. Des premières étapes de fabrication à l'insertion finale dans la fosse du Tokamak, les défis des composants sont un compagnon constant et familier. Parfois, cependant, au milieu de problèmes ordinaires, presque quotidiens, surgit une préoccupation d'une plus grande dimension, qui exige un examen approfondi, de la créativité dans la conception d'actions correctives, ainsi que du temps et un budget pour y remédier. Deux ans et demi après le début de sa phase d'assemblage de machines, ITER fait face à un problème de cette nature : des défauts ont été identifiés dans deux composants clés du tokamak, les boucliers thermiques et les secteurs de la cuve à vide.

 

Dans cette image en gros plan d'un module de cuve à vide, le mince bouclier thermique et ses tuyaux de refroidissement sont clairement visibles, pris en sandwich entre la cuve à vide proprement dite (à droite) et l'une des bobines de champ toroïdal associées (à gauche).  (Cliquez pour voir une version plus large...)

Dans cette image en gros plan d'un module de cuve à vide, le mince bouclier thermique et ses tuyaux de refroidissement sont clairement visibles, pris en sandwich entre la cuve à vide proprement dite (à droite) et l'une des bobines de champ toroïdal associées (à gauche).

Les écrans thermiques de la cuve à vide et les écrans thermiques du cryostat sont des éléments argentés activement refroidis, de 20 et 10 millimètres d'épaisseur respectivement, qui contribuent à isoler thermiquement le système d'aimant supraconducteur fonctionnant à 4K, soit moins 269 °C. Dans chacun des neuf modules de la cuve à vide, dont l'un est déjà installé dans la fosse d'assemblage de la machine, des panneaux de protection thermique sont positionnés dans l'espace étroit entre le secteur de la cuve à vide et les deux bobines de champ toroïdales associées. Un bouclier thermique circulaire, d'environ 20 mètres de diamètre, tapisse également la paroi interne du cryostat pour compléter la barrière thermique protégeant le système magnétique supraconducteur. La partie inférieure du bouclier thermique du cryostat a été positionnée à l'intérieur de la fosse en janvier 2021.

 

En novembre 2021, des tests à l'hélium ont détecté des fuites sur un élément du bouclier thermique de la cuve à vide qui avait été livré un an et demi plus tôt. Des groupes de travail avec des experts de différents partenaires d'ITER ont été rapidement créés pour enquêter, et ils ont pu identifier la cause profonde des fuites - le stress causé par la flexion et le soudage des tuyaux de fluide de refroidissement sur les panneaux de protection thermique, aggravé par une réaction chimique lente. réaction due à la présence de résidus de chlore¹ dans certaines petites zones à proximité des soudures des tuyaux. Cette réaction avait généré ce qu'on appelle la « fissuration par corrosion sous contrainte » et, au fil du temps, des fissures jusqu'à 2,2 millimètres de profondeur s'étaient développées dans les conduites. Une question cruciale se posait alors : le problème était-il ponctuel, limité aux éléments examinés, ou était-il systémique, affectant tous les composants du bouclier thermique ?

 

Les techniques d'investigation (tomodensitométrie haute résolution, microscope électronique à balayage, spectromètre à rayons X à dispersion d'énergie et observation métallographique) ont révélé des fissures dans les tuyaux de refroidissement du bouclier thermique tels que ceux illustrés ici. À gauche, la fissure a une profondeur de 1,5 mm. À droite, il mesure 2,2 mm de profondeur et traverse toute la largeur du tuyau.

"Le risque est trop élevé et les conséquences d'un panneau de protection thermique qui fuit pendant le fonctionnement sont trop graves. Nous devons supposer que le problème est étendu", a déclaré le directeur général d'ITER, Pietro Barabaschi. "Le traiter dans la fosse sur le module déjà assemblé serait extrêmement difficile. Cela signifie que nous devons soulever le module installé et le démonter afin de procéder aux réparations. Nous explorons différentes possibilités, d'en- de la réparation sur site à la refabrication dans une installation extérieure, éventuellement avec différentes options de fixation des tuyaux. Mais il n'y a aucun doute sur la nécessité de remplacer les tuyaux de refroidissement. (Le problème est moins aigu pour les panneaux de protection thermique du cryostat, car leurs tuyaux de refroidissement sont plus faciles d'accès.)

 

Alors que l'on considère aujourd'hui que ce problème de bouclier thermique est essentiellement dû à une faiblesse dans la conception de la fixation du tuyau de refroidissement, qui rendait impossible l'élimination complète des résidus de chlorure, les problèmes du secteur des cuves à vide découlent d'une difficulté de fabrication industrielle plus courante : le distorsion qui se produit invariablement dans les processus de soudage, aggravée par la complexité globale des secteurs de la cuve à vide d'ITER.

 

Au total, environ 23 kilomètres de tuyauterie sont soudés à la surface des panneaux de protection thermique. Un exemple de la tuyauterie sur un panneau de protection thermique de cuve à vide est clairement visible sur cette photo, qui montre un module de cuve à vide dans l'outillage de pré-assemblage.

Dans ITER, comme dans de nombreux objets technologiques complexes, la fabrication est basée sur des plans tridimensionnels assistés par ordinateur. Dans le monde idéal de la conception 3D, les dimensions d'un composant sont par définition nominales et les pièces s'emboîtent comme des rouages ​​et des engrenages dans une montre-bracelet coûteuse. Dans le monde réel de l'industrie, cependant, les choses sont différentes : les écarts au cours du processus de fabrication sont inévitables et peuvent conduire à des « non-conformités » qui doivent être traitées. ITER, comme toute entreprise industrielle, traite ces sujets au quotidien.

 

Des déviations lors du processus de soudage des secteurs de la cuve à vide ont entraîné des « non-conformités » dimensionnelles sur les coques extérieures, affectant la géométrie des joints de chantier où les secteurs doivent être soudés ensemble.  (Cliquez pour voir une version plus large...)

Des déviations lors du processus de soudage des secteurs de la cuve à vide ont entraîné des « non-conformités » dimensionnelles sur les coques extérieures, affectant la géométrie des joints de chantier où les secteurs doivent être soudés ensemble.

Lorsqu'un composant finalisé est constitué de plusieurs sections individuellement usinées et soudées ensemble, et lorsqu'il atteint la hauteur d'un bâtiment de six étages comme la cuve à vide d'ITER, les non-conformités dimensionnelles sont à la mesure de la taille du composant.

 

Dans le cas des trois secteurs d'enceinte à vide déjà livrés, le soudage des quatre segments individuels du composant a provoqué des écarts par rapport aux dimensions nominales plus importants que la limite spécifiée à différents endroits sur l'enveloppe extérieure du composant. Ces non-conformités dimensionnelles ont modifié la géométrie des joints de chantier où les secteurs doivent être soudés entre eux, compromettant ainsi l'accès et le fonctionnement des outils de soudage automatisés sur mesure.

 

Malgré la coactivité continue dans l'espace restreint de la fosse d'assemblage et les risques de contamination particulaire, des solutions ont été initialement envisagées pour effectuer les réparations in situ , sans extraire le module de cuve à vide de sa position actuelle. "La question du bouclier thermique a maintenant changé la perspective", déclare le directeur général d'ITER. "Comme nous devons démonter le module pour fixer la tuyauterie du bouclier thermique, la question de savoir s'il faut ou non réparer le secteur de la cuve à vide dans la fosse devient sans objet. Nous n'avons pas d'autre solution que de l'enlever."

 

Alors que les stratégies de réparation pour les deux composants sont affinées, que les scénarios de calendrier sont établis et que les coûts sont estimés, la séquence actuelle d'assemblage de la cuve à vide est maintenant en attente. "Nous savons ce que nous devons faire, nous connaissons les moyens de le faire, et nous sommes bien sûr très conscients des conséquences en termes de calendrier et de coût, et elles ne seront pas négligeables."

 

Afin de traiter efficacement les problèmes de tuyauterie de protection thermique et de cuve à vide, la décision a été prise de soulever le module déjà installé dans la fosse de la machine (Secteur #6, illustré ici) et de le démonter afin de procéder aux réparations. Les conséquences sur le calendrier et le coût ''ne seront pas négligeables'' selon le directeur général d'ITER, Pietro Barabaschi.

"S'il y a une "bonne chose" dans cette situation", ajoute le directeur général, "c'est qu'elle se produit à un moment où nous pouvons y remédier. Le savoir-faire que nous acquérons dans la gestion du premier d'une des composants de ce type serviront les autres lorsqu'ils lanceront leurs propres projets de fusion. Il est dans la nature et la mission d'ITER, en tant qu'infrastructure de recherche unique et ambitieuse, de traverser toute une série de défis et d'échecs pendant la construction. Et c'est donc notre tâche et notre devoir d'informer rapidement la communauté scientifique engagée afin qu'elle prenne ses précautions face au même type d'assemblages."

 

¹ Avant de recevoir leur argenture, les panneaux de protection thermique sont nettoyés à l'acide chlorhydrique puis enduits de nickel. C'est au cours de ce processus que les résidus de chlore ont été piégés dans de minuscules poches près des soudures des tuyaux et ont lentement corrodé le matériau du composant.

 

LE LIEN D'ITER :

https://www.iter.org/newsline/-/3818?utm_campaign=whatsnew_weekly&utm_medium=email&utm_source=21%20Nov%202022&utm_content=featured

 

 

VOIR DU BLOGUEUR :

ENTITES DE MOUVEMENT ET DOUBLE ABSTRACTION IDEALISTE OU PAS.

UNE COURSE VITALE CONTRE LE POUVOIR DE L’ARGENT : « RÉSISTER ET CONSTRUIRE »

EXPERIMENTUM MUNDI 

TOUT PROCESSUS SOCIAL HUMAIN (C’EST UNE TAUTOLOGIE) EN SANTÉ SUFFISANTE PASSE PAR … OU « L’IDEOLOGIE EUROPÉENNE »….

DISSERTER EN OMETTANT LA RÉALITÉ DU SYSTÈME ET SES EFFETS OU EN Y RÉPONDANT EN SANTÉ ? CRITERES DE DEVELOPPEMENT ET AUTOGESTION.

 

 

ET LE RECUEIL "20 THESES". Février 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/11/le-recueil-20-theses-et-l-alliance-economie-ergologie.html

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 11:56

 

Un siècle et demi nous sépare de cette pensée anticipatrice et toujours révolutionnaire, dans la crise de société du XXIème siècle.

 

LUDWIG FEUERBACH ET LA FIN DE LA PHILOSOPHIE CLASSIQUE ALLEMANDE

 

Rédigé par Friedrich Engels en 1886.

 

Publié dans la « Neue Zeit » nos 4 et 5, 1886 et en édition séparée parue à Stuttgart en 1888.

Traduction française republiée aux Editions Sociales en 1961.

 

EXTRAIT :

 

................Mais l'histoire du développement de la société se révèle cependant, en un point, essentiellement différente de celle de la nature. Dans la nature — dans la mesure où nous ne tenons pas compte de la réaction exercée sur elle par les hommes — ce sont simplement des facteurs inconscients et aveugles qui agissent les uns sur les autres et c'est dans leur alternance que se manifeste la loi générale. De tout ce qui se produit — des innombrables hasards apparents, visibles à la surface, comme des résultats finaux qui maintiennent l'ordre à travers tous ces hasards — rien ne se produit en tant que but conscient, voulu. Par contre, dans l'histoire de la société, les facteurs agissants sont exclusivement des hommes doués de conscience, agissant avec réflexion ou avec passion et poursuivant des buts déterminés ; rien ne se produit sans dessein conscient, sans fin voulue. Mais cette différence, quelle que soit son importance pour l'investigation historique, en particulier d'époques et d'événements déterminés, ne peut rien changer au fait que le cours de l'histoire est sous l'empire de lois générales internes. Car, ici aussi, malgré les buts consciemment poursuivis par tous les individus pris isolément, c'est le hasard qui, d'une façon générale, règne en apparence à la surface. Ce n'est que rarement que se réalise le dessein voulu, dans la majorité des cas, les nombreux buts poursuivis s'entrecroisent et se contredisent, ou bien ils sont eux-mêmes à priori irréalisables, ou bien encore les moyens pour les réaliser sont insuffisants. C'est ainsi que les conflits des innombrables volontés et actions individuelles créent dans le domaine historique un état tout à fait analogue à celui qui règne dans la nature inconsciente. Les buts des actions sont voulus, mais les résultats qui suivent réellement ces actions ne le sont pas. ou s'ils semblent, au début, correspondre cependant au but poursuivi, ils ont finalement des conséquences tout autres que celles qui ont été voulues. Ainsi les événements historiques apparaissent d'une façon générale dominés par le hasard également. Mais partout où le hasard semble se jouer à la surface, il est toujours sous l'empire de lois internes cachées, et il ne s'agit que de les découvrir.

 

Les hommes font leur histoire, quelque tournure qu'elle prenne, en poursuivant chacun leurs fins propres, consciemment voulues, et ce sont précisément les résultats de ces nombreuses volontés agissant dans des sens différents et de leur répercussions variées sur le monde extérieur qui constituent l'histoire. Il s'agit aussi, par conséquent, de ce que veulent les nombreux individus pris isolément. La volonté est déterminée par la passion ou la réflexion. Mais les leviers qui déterminent directement à leur tour la passion ou la réflexion sont de nature très diverse. Ce peuvent être, soit des objets extérieurs, soit des motifs d'ordre idéal : ambition, « enthousiasme pour la vérité et la justice », haine personnelle ou encore toutes sortes de lubies purement personnelles. Mais, d'une part, nous avons vu que les nombreuses volontés individuelles qui agissent dans l'histoire entraînent, pour la plupart, des résultats tout à fait différents et souvent directement opposés à ceux que l'on se proposait, et que leurs motifs n'ont par conséquent qu'une importance secondaire pour le résultat final. D'autre part, on peut encore se demander quelles sont à leur tour les forces motrices cachées derrière ces motifs, et quelles sont les causes historiques qui se transforment en ces motifs dans les cerveaux des hommes qui agissent.

 

Cette question, l'ancien matérialisme ne se l'est jamais posée. C'est pourquoi sa conception de l'histoire, dans la mesure où il en a une, est essentiellement pragmatique, apprécie tout d'après les motifs de l'action, partage les hommes exerçant une action historique en nobles et non-nobles, et constate ensuite ordinairement que ce sont les nobles qui sont les dupes et les non-nobles les vainqueurs, d'où il résulte pour l'ancien matérialisme que l'étude de l'histoire ne nous apprend pas grand-chose d'édifiant, et pour nous que, dans le domaine historique, l'ancien matérialisme est infidèle à lui-même parce qu'il prend les forces motrices idéales qui y sont actives pour les causes dernières, au lieu d'examiner ce qu'il y a derrière elles, et quelles sont les forces motrices de ces forces motrices. L'inconséquence ne consiste pas à reconnaître des forces motrices idéales, mais à ne pas remonter plus haut jusqu'à leurs causes déterminantes. La philosophie de l'histoire, par contre, telle qu'elle est représentée notamment par Hegel, reconnaît que les motifs apparents et ceux aussi qui déterminent véritablement les actions des hommes dans l'histoire ne sont pas du tout les causes dernières des événements historiques, et que, derrière ces motifs, il y a d'autres puissances déterminantes qu'il s'agit précisément de rechercher ; mais elle ne les cherche pas dans l'histoire elle-même, elle les importe, au contraire, de l'extérieur, de l'idéologie philosophique, dans l'histoire. Au lieu d'expliquer l'histoire de l'ancienne Grèce par son propre enchaînement interne, Hegel, par exemple, affirme simplement qu'elle n'est rien d'autre que l'élaboration de « formation de la belle individualité », la réalisation de l'« œuvre d'art », comme telle. Il dit, à cette occasion, beaucoup de belles choses profondes sur les anciens Grecs, mais cela n'empêche que nous ne pouvons plus nous contenter aujourd'hui d'une telle explication, qui n'est qu'une phrase et rien de plus.

 

S'il s'agit, par conséquent, de rechercher les forces motrices qui, — consciemment ou inconsciemment et, il faut le dire, très souvent inconsciemment, — se trouvent derrière les mobiles des actions des hommes dans l'histoire et qui constituent en fait les dernières forces motrices de l'histoire, il ne peut pas tant s'agir des motifs des individus, si proéminents soient-ils, que de ceux qui mettent en mouvement de grandes masses, des peuples entiers, et dans chaque peuple, à leur tour, des classes tout entières ; motifs qui les poussent non à des soulèvements passagers à la manière d'un feu de paille qui s'éteint rapidement, mais à une action durable, aboutissant à une grande transformation historique. Approfondir les forces motrices qui se reflètent ici dans l'esprit des masses en action et de leurs chefs — ceux que l'on appelle les grands hommes — en tant que motifs conscients, d'une façon claire ou confuse, directement ou sous une forme idéologique et même divinisée — telle est la seule voie qui puisse nous mener sur la trace des lois qui dominent l'histoire en général et aux différentes époques dans les différents pays. Tout ce qui met les hommes en mouvement doit nécessairement passer par leur cerveau, mais la forme que cela prend dans ce cerveau dépend beaucoup des circonstances. Les ouvriers ne se sont pas le moins du monde réconciliés avec l'exploitation mécanique capitaliste depuis qu'ils ne détruisent plus purement et simplement les machines, comme ils le firent encore en 1848 sur le Rhin.

 

Mais alors que dans toutes les périodes antérieures, la recherche de ces causes motrices de l'histoire était presque impossible à cause de la complexité et de la dissimulation de leurs rapports avec les répercussions qu'ils exercent, notre époque a tellement simplifié ces rapports que l'énigme a pu être résolue. Depuis le triomphe de la grande industrie, c'est-à-dire au moins depuis les traités de paix de 1815, ce n'est plus un secret pour personne en Angleterre que toute la lutte politique y tournait autour des prétentions à la domination de deux classes : l'aristocratie foncière (landed aristocracy) et la bourgeoisie (middle class). En France, c'est avec le retour des Bourbons qu'on prit conscience du même fait ; les historiens de l'époque de la Restauration, de Thierry à Guizot, Mignet et Thiers, l'indiquent partout comme étant la clé qui permet de comprendre toute l'histoire de la France depuis le moyen âge. Et, depuis 1830, la classe ouvrière, le prolétariat, a été reconnu comme troisième combattant pour le pouvoir dans ces deux pays. La situation s'était tellement simplifiée qu'il fallait fermer les yeux à dessein pour ne pas voir dans la lutte de ces trois grandes classes et dans le conflit de leurs intérêts la force motrice de l'histoire moderne — tout au moins dans les deux pays les plus avancés.

 

Mais comment ces classes s'étaient-elles formées ? Si l'on pouvait encore attribuer au premier abord à la grande propriété jadis féodale une origine provenant — du moins au début — de motifs politiques, de prise de possession violente, cela n'était plus possible pour la bourgeoisie et le prolétariat. Ici, l'origine et le développement de deux grandes classes apparaissaient de façon claire et tangible comme provenant de causes d'ordre purement économique. Et il était tout aussi manifeste que, dans la lutte entre la propriété foncière et la bourgeoisie, autant que dans la lutte entre la bourgeoisie et le prolétariat, il s'agissait, en premier lieu, d'intérêts économiques pour la satisfaction desquels le pouvoir politique ne devait servir que de simple moyen. Bourgeoisie et prolétariat s'étaient formés l'une et l'autre à la suite d'une transformation des conditions économiques, plus exactement du mode de production. C'est le passage, d'abord du métier corporatif à la manufacture et de la manufacture à la grande industrie, avec son mode d'exploitation mécanique à la vapeur qui avait développé ces deux classes. A un certain degré de ce développement, les nouvelles forces productives mises en mouvement par la bourgeoisie — en premier lieu, la division du travail et le groupement d'un grand nombre d'ouvriers spécialisés en une seule manufacture — ainsi que les conditions et besoins d'échange créés par elles, devinrent incompatibles avec le régime de production existant, transmis par l'histoire et consacré par la loi, c'est-à-dire avec les privilèges corporatifs et les innombrables privilèges personnels et locaux (qui constituaient autant d'obstacles pour les ordres non privilégiés) de l'organisation sociale féodale. Les forces productives, représentées par la bourgeoisie, se rebellèrent contre le régime de production représenté par les propriétaires fonciers féodaux, et les maîtres de corporation. On connaît le résultat. Les liens féodaux furent brisés, en Angleterre, progressivement, en France, d'un seul coup, en Allemagne, on n'en est pas encore venu à bout. Mais de même qu'à une certaine phase de développement, la manufacture entra en conflit avec le mode de production féodal, de même, maintenant, la grande industrie est entrée en conflit avec le régime de production bourgeois qui l'a remplacé. Liée par ce régime, par les cadres étroits du mode de production capitaliste, elle crée, d'une part, une prolétarisation toujours croissante de la grande masse du peuple tout entier et, d'autre part, une quantité de plus en plus considérable de produits impossibles à écouler. Surproduction et misère de masse, chacune étant la cause de l'autre, telle est la contradiction absurde à laquelle elle aboutit et qui exige fatalement un déchaînement des forces productives par la transformation du mode de production.

 

Il est prouvé, par conséquent, que, dans l'histoire moderne tout au moins, toutes les luttes politiques sont des luttes de classes, et que toutes les luttes émancipatrices de classes, malgré leur forme nécessairement politique — car toute lutte de classes est une lutte politique — tournent en dernière analyse, autour de l'émancipation économique. Par conséquent, l'Etat, de régime politique, constitue ici, tout au moins, l'élément secondaire, et la société civile, le domaine des relations économiques, l'élément décisif. La conception traditionnelle, à laquelle Hegel sacrifie lui aussi, voyait dans l'Etat l'élément déterminant et dans la société civile l'élément déterminé par le premier. Mais ce n'est conforme qu'aux apparences. De même que, chez l'homme isolé, toutes les forces motrices de ses actions doivent nécessairement passer par son cerveau, se transformer en facteurs déterminants de sa volonté pour l'amener à agir, de même tous les besoins de la société civile — quelle que soit la classe au pouvoir — doivent passer par la volonté de l'Etat pour obtenir le crédit général sous forme de lois. Tel est le côté formel de la chose qui se comprend de soi-même ; la question est seulement de savoir quel est le contenu de cette volonté purement formelle — celle de l'individu isolé comme celle de l'Etat — et d'où vient ce contenu, pourquoi on veut précisément telle chose et non pas telle autre. Et si nous en cherchons la raison, nous trouvons que, dans l'histoire moderne, la volonté d'Etat est déterminée d'une façon générale par les besoins changeants de la société civile, par la suprématie de telle ou telle classe, en dernière analyse, par le développement des forces productives et des rapports d'échange.

 

Mais si déjà à notre époque moderne avec ses formidables moyens de production et de communication, l'Etat ne constitue pas un domaine indépendant, avec un développement indépendant, et si, au contraire, son existence comme son développement s'expliquent en dernière analyse par les conditions d'existence économiques de la société, cela doit être encore beaucoup plus vrai de toutes les époques précédentes où la production de la vie matérielle des hommes ne disposait pas encore de ces riches ressources et où, par conséquent, la nécessité de cette production devait exercer une domination plus grande encore sur les hommes.

 

Si l'Etat, encore actuellement, à l'époque de la grande industrie et des chemins de fer, n'est au fond que le reflet, sous une forme condensée, des besoins économiques de la classe régnant sur la production, il devait l'être encore beaucoup plus à l'époque où une génération humaine étant obligée de consacrer une bien plus grande partie de sa vie entière à la satisfaction de ses besoins matériels en dépendait par conséquent beaucoup plus que nous aujourd'hui. L'étude de l'histoire des époques passées, dès qu'elle s'occupe sérieusement de cet aspect, le confirme surabondamment. Mais cela ne peut évidemment pas être traité ici....................

 

VOIR DU BLOGUEUR :

ENTITES DE MOUVEMENT ET DOUBLE ABSTRACTION IDEALISTE OU PAS.

UNE COURSE VITALE CONTRE LE POUVOIR DE L’ARGENT : « RÉSISTER ET CONSTRUIRE »

EXPERIMENTUM MUNDI 

TOUT PROCESSUS SOCIAL HUMAIN (C’EST UNE TAUTOLOGIE) EN SANTÉ SUFFISANTE PASSE PAR … OU « L’IDEOLOGIE EUROPÉENNE »….

DISSERTER EN OMETTANT LA RÉALITÉ DU SYSTÈME ET SES EFFETS OU EN Y RÉPONDANT EN SANTÉ ? CRITERES DE DEVELOPPEMENT ET AUTOGESTION.

 

 

ET LE RECUEIL "20 THESES". Février 2020 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/11/le-recueil-20-theses-et-l-alliance-economie-ergologie.html

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 11:48

 

 

 

DISSERTER EN omettant la réalité du système et ses effets ou en y répondant en santé ?

CRITERES DE DEVELOPPEMENT ET AUTOGESTION.

 

Disserter de sujets les plus divers et tous importants et essentiels évidemment sans les mettre en rapport avec la loi de l’argent, en particulier son critère mondialisé et financiarisé P/C, ne peut répondre à leurs crises réciproques dans la crise systémique globale.

 

Il y a même danger de détourner les actes qui se veulent réparateurs des objectifs réparateurs affirmés.

 

Aujourd’hui, dans cet article particulier, deux points dans l’océan des douleurs, des crimes et des menaces vitales.

 

1) Si Poutine, son pouvoir et l’oligarchie qu’il représente, à son corps défendant ou en pleine responsabilité est bien l’auteur concret de la « guerre d’Ukraine » concrète et des exactions réciproques inhérentes à une guerre, la volonté concrète du capital US de la faire entrer dans l’OTAN, et de l’UE, complémentaire, de la faire entrer dans l’UE et donc dans l’aire économique US, a été une réelle et concrète déclaration de guerre.

 

Non pas une déclaration de guerre morale, mais une déclaration entrainant des ruptures de relations vitales réciproques entre deux pays frères, nations sœurs culturelles, et deux Etats,  dépendants mutuellement et matériellement l’un de l’autre, économiquement, énergétiquement, etc.

 

L’escalade qui s’en est suivie en matière d’équipement militaire technique et mondialisé rendant la guerre stricto sensu globale, et de montée des mentalités guerrières, avec le rôle propre de Zelenski soufflant sur les braises et ses retombées sur « son » peuple, et de l’extrême droite fascisante locale, et ses milices n’était que prévisible et prévue par les acteurs du conflit, acteur externes et internes en rapport concrets réciproques.

 

C’est donc une volonté de désescalade et de contrats nationaux, internationaux et mondiaux liant les intérêts des « deux parties » qui peut donc prévaloir à une désescalade et à la menace de mondialisation et de nucléarisation du conflit dit local mais global.

 

2) Un effondrement de la Chine, c’est-à-dire de la cohérence relative mais réelle qui lie ses populations et ses habitants aurait des conséquences incalculables dans l’état d’échange vital dans l’état historique et en mouvement fragile, donc de survie du monde humain.

Aussi bien son développement que le rapport de force qu’il a créé, relatif, mais toujours aux mains du capital US est le fruit d’une NEP usant et utilisant les ressorts systémiques concrets du capitalisme mondial, en tentant de le réguler justement en faveur de ce développement.

Mais le capital, où qu’il soit en mouvement, ne peut échapper à la baisse tendancielle du taux de profit et à la suraccumulation dévalorisation. En outre, bien que deuxième puissance industrielle, la Chine est encore loin d’un développement qui la ferait deuxième puissance économique par tête d’habitant. Le développement économique et le développement démocratique dépendent l’un de l’autre, non d’une façon automatique, mais de façon causale et aléatoire, dans lequel entre l’état de conscience d’une société et des ses individus sur eux-mêmes. D’où le rôle de la formation « militante ».

Il n’y a pas lieu de se taire sur tout problème en Chine et sur la Chine comme ailleurs. Se taire ce n’est qu’aggraver les difficultés et n’aider en rien leurs résolutions. Mais on ne peut le faire que dans la conscience de l’état du rapport de forces et des capacités de résistance à l’agresseur principal, le capital dominant monopoliste et impérialiste.

 

Lire « Le ciel divisé », Christa Wolf, 1963, édité en RDA en 1964 et en France aux Editeurs Français Réunis et chez Stock 2011, ou « Une semaine en Juin. Berlin 1953», Stefan Heym, Lattès 1990, nous pose ces questions, relativement sans « réponses », et qui restent des questions « absolues »

 

Drôle de quadrature du cercle ! Et pourtant à résoudre…

 

 

Ce n’est pas une conclusion mais une visée abandonnée dans la tempête pour s’abriter au plus vite qui laisse le processus vital de l’humanité en suspend et en recul : l’homme est un existant social à la fois autonome et dépendant de l’entité, des entités locales et globale auquel il appartient.

L’idée de liberté basée sur « l’individualisme total » est héritée de l’idéologie bourgeoises liée aux intérêts financiers propres de classe qui pense ne devoir sa prospérité qu’à elle-même et non à toute la société humaine.

La réponse à la propriété contradictoire fertile et féconde individu/espèce pensante « autonomie/dépendance » est bien l’autogestion de la personne dans l’autogestion des entités dans la dépendance globale.

Y penser et y repenser dans l’action quotidienne et d’avenir ! : l’autogestion est la forme nouvelle, révolutionnaire de la croissance, s’opposant à la croissance de l’accumulation-suraccumulation capitaliste.

 

Partout et en Chine de même.

 

Entre autre grosse parenthèse, la résolution encore possible de la crise climatique et ses dangers mortels pour l’humain dépend aussi de la résolution de la contradiction contenue dans le critère vicié de développement vicié P/C. Son glissement vers un critère VA/CMF est une proposition transitoire processuelle vitale vers un autre type de développement que celui basé sur le cycle d’accumulation A-M-A’ et l’achat de la force de travail qui l’alimente.

 

Mais il faut COM-PRENDRE que l’autogestion, nouvelle croissance matérielle et morale de l’humanité,  est partie, en unité et organiquement, elle-même, d’une croissance en santé suffisante, matérielle et morale, de la conscience relative historique de l’homme, en tant que processus de conscience de la nature sur elle-même, dans et à l’inconscience historique du moment.

 

DANS LES MOMENTS HISTORIQUES TRES GRAVES, les hommes ont su, de façon provisoire et anticipée dépasser les despotismes et faire preuve et appel à l’autogestion, qui les a maintes fois et provisoirement sauvés. Il s’agit d’e faire un « principe » permanent, c’est-à-dire entretenu objectivement et subjectivement.

 

 

Le cycle A-M-A’ du renouvellement social par accumulation du capital et la société hyper libérale et hyper délégataire, hyper-présidentialiste qui en est issue, pose la question de l’opposition de l’homme producteur avec l’homme échangeur et consommateur alors que seul leur unité contradictoire mais non antagonique, féconde et fertile est en mesure d’assurer ce renouvellement en santé ; progrès social qui a développé les forces productives et les luttes internes au système, populaires ouvrières et salariés  pour le dépasser, et vicié dès la naissance du système, est devenu aujourd’hui totalement obsolète, ce dont témoigne la crise systémique de suraccumulation-devalorisation du capital à laquelle répondent les propositions de processus transitoire de l’école économique néomarxiste de la régulation systémique, vers son abolition dépassement.

 

Révolution progressive et radicale, SEF et organisation du travail, autogestion de la personne et de l’entité d’activité dans la cohérence relative globale , Fonds et crédits, DTS, etc… Voir la revue Economie & Politique

 

Pierre Assante. 25/11/2022 08:04:31.

 

 

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 08:15

 

CRISE SOCIALE ET PANDEMIE.

Santé(s) sociale et physiologique suffisante(s) en unité.

 

La crise entre le mode de production et d’échange ET les forces productives (1), MAIS on peut dire tout simplement les deux choses en une, unies organiquement : la crise du mode de production et d’échange, a (avoir et à voir) DES effets réciproques, dialectiques, AVEC l’épigénétique.

 

Et par contrecoup AVEC l’immunologie génomique.

 

Crises du mode de production et crises sanitaires ont partie liée, dans la biographie et l’ontologie de la personne comme dans la phylogénèse de l’espèce humaine, à très court et très long terme, dans ce que le présent contient de passé infini.

 

On peut donc dire qu’il y a crise épigénétique dans la crise du mode de production, en unité organique (2).

 

En ce sens la SEF (3) et l’ensemble des mesures qu’elle suppose (Fonds, crédits, DTS, critère VA/CMF, processus de sortie de l’achat de la force de travail) contient bien plus qu’il n’apparait, puisqu’elle tend à assurer sans contrainte, au-delà de la sécurité de la personne et dans la sécurité de la personne, le renouvellement social et générationnel de l’espèce et de sa caractéristique d’espèce dans l’univers, le processus infini de conscience relative de la nature sur elle-même (Manuscrits de 1844).

 

Dans la nature et dans la vie, et dans la vie pensante, il n’y a pas de dichotomie de fonction, mais des fonctions particulières, singulières, et leur unité organique.

 

En un sens, si le refus de Lyssenko de la génétique était à la fois dogmatique et autoritaire et ambitieux jusqu’au crime, sa remarque sur le rôle de l’activité dans l’évolution humaine avait un fond scientifique et philosophique tiré mécaniquement du marxisme et handicapé par la croyance de la possibilité de faire évoluer les mentalités par la contrainte, base du stalinisme théorique et pratique.

 

J’en reviens encore à la déclaration du colloque de 1980 sur l’autogestion en tant que forme nouvelle de la croissance humaine, de l’humanité.

 

L’Autogestion de la personne dans l’entité humaine collective locale et globale d’activité, c’est la reconnaissance pratique de la contradiction féconde et fertile entre autonomie et dépendance, règne de la nécessité et règne de la liberté, propriété naturelle et sociale humaine.

 

Pierre Assante. 24/11/2022 08:02:18.

 

(1) Les forces productives : L’unité organique de l’homme, ses machines, ses techniques, son organisation du travail-production, ses morales, ses mentalités… (Morgan-Darwin sans le darwinisme social-Engels-Marx)

(2) Cette réflexion n'est pas directement celle de l'ouvrage en illustration (« Le peuple des humains ». Lluis Quintana Murci. 2021. Odile Jacob). Mais son contenu scientifique permet d'étendre la réflexion à la crise du mode de production.

(3) SEF : Sécurité d'Emploi et de Formation. Mesure issue de la recherche de l'école économique marxiste de la régulation systémique dont est issue une proposition de loi à promouvoir dans les luttes sociales, déposée par les élus communistes à l'Assemblée des députés et au Sénat mais jamais traitée.

 

 

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 08:24
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A quelques années de distance des évènements humains, on évalue mieux, plus ou moins, ce qu’on a pu penser et-ou écrire, et ce qu’il faudrait améliorer, supprimer.

De 5 à 10 ans c’est souvent un minimum.

Ça c’est à 2 ans et demi…. Un peu court mais à observer :

 

LIEN SUR LE RECUEIL

« 20 THÈSES »

février-avril

2020

Et l’alliance

économie-ergologie

le lien :  

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_20_theses_.pdf

 

 

 

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 16:07

 

REUNION

ANR-EN AVANT LE MANIFESTE.

18.11.22.

contribution rédigée pendant et après l'écoute et expédiée post-réunion

Mais cette intervention est loin d'être indispensable évidemment !

 

D'abord merci aux organisateurs de l'ANR-Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle-En avant le manifeste, et aux participants. Réunion très pratique et très utile.

Un point parmi d’autres, très condensé :

Je partage un point de vue avec Engels J (meno male ! expression italienne)

« Un parti révolutionnaire a besoin d’être l’interprète CONSCIENT du processus historique inconscient de la société humaine »

Pour prendre 2 exemples, mais il y en a tant : les raffineurs et leur lutte d’aujourd’hui comme les mineurs anglais d’hier sont et étaient dans le processus inconscient de leur temps.

Le succès de leurs luttes dépend de la conscience des transformations du monde, des forces productives, entre autre l’énergie, ses techniques et ses cultures en mouvement, ET de la compréhension de la CONTRADICTION dans laquelle ils travaillent et vivent, ENTRE ces forces productives et leur mondialisation DANS le système capitaliste, et sa crise générale qui explose.

La question de la guerre et sa généralisation tient aussi à cette conscience et cette inconscience mêlées.

Cette conscience, c'est aussi la condition pour les raffineurs comme pour les autres de déboucher sur des succès propres pour leur avenir et non dans les (beaux) désespoirs à la Ken Loach (que j'adore pourtant).

J’ajoute, parce que c’est nécessaire de le dire, mon accord avec les solutions indispensables avancées par les économistes communistes de l’école marxiste de la régulation systémique de Paul Boccara, SEF, Fonds, DTS. etc. dans une transition vers le socialisme, vers l’abolition générationnelle de l’achat de la force de travail (Manifeste de 1848, Manifeste de Champigny 1969 à revoir et à dépasser, etc.).

Les élections européennes seront un des lieux essentiels pour unir luttes, contenus, conscience du processus économique, social, civilisationnel, sur lequel agir.

Pour un 39ème congrès utile, devant progresser sur le précédant qui a été très utile dans ses décisions et conclusions, dans le rôle du parti et le contenu des luttes : formation, s’instruire, s’instruire, s’instruire… massivement, à l’intérieur du parti, et avec la société entière, et les salariés en particulier. 

La formation dans le parti, la formation militante est le corollaire de la Formation dans le métier et forme un tout dans l’objectif de la SEF.

 

Pierre Assante. 18/11/2022 21:03:29.

 

P.S. Je relis le Feuerbach d’Engels (1866) ainsi que sa partie non publiée tenant à la dialectique de la nature (Marx, Engels, Etudes philosophiques, pages 13… et 65, acheté il y a 50 ans aux Editions sociales avec 15 autres volumes).

Quelle lucidité d'Engels (et de Marx évidemment) il y a un siècle et demi !

Je relis aussi « Les Bains » de Maïakovski. Ils donnent la distance entre l’état du jeune Etat "socialiste" en 1929 et sa distance d’avec la construction du socialisme et sa visée communiste. Nous nous sommes peut-être plus rapproché des conditions concrètes, dans la révolution industrielle et gestionnaire numérique et l’objectif possible d’une démocratie de l'homme producteur (L’autogestion, forme nouvelle de la croissance), mais il faut toujours découvrir et inventer les chemins !

Cette référence à Maîakovsky, à "l'Epilogue" des "Poètes" d'Aragon et au livre d'économie d'Henri Claude (on a fait mieux depuis), m’a valu 7 voix de moins lors de ma réélection en tant que secrétaire de section dans … ma jeunesse. Cela fait partie des itinéraires militants tant positifs que négatifs.

 

Il faudrait, maintenant, que je mette un frein à mes échanges, mais je n’y réussis pas : ennuyeux ! 

« Chausser des bottes de sept lieues en se disant que rien ne presse, voilà ce que c’est qu’être vieux ». Aragon.

 

Un merci particulier pour l'intervention d'Yves Dimicoli. C'est pour moi d'une clarté absolue.

 

Un recueil récent du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

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18 novembre 2022 5 18 /11 /novembre /2022 11:25
ECONOMIE & POLITIQUE N° 818-819 (septembre-octobre 2022)
La formation : urgences sociales, enjeu révolutionnaire

https://www.economie-et-politique.org/2022/11/12/numero-818-819-septembre-octobre-2022/

 

Éditorial

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La formation : urgences sociales, enjeu révolutionnaire

Note de lecture

 

 

VOIR DU BLOGUEUR :

ENTITES DE MOUVEMENT ET DOUBLE ABSTRACTION IDEALISTE OU PAS.

UNE COURSE VITALE CONTRE LE POUVOIR DE L’ARGENT : « RÉSISTER ET CONSTRUIRE »

EXPERIMENTUM MUNDI 

TOUT PROCESSUS SOCIAL HUMAIN (C’EST UNE TAUTOLOGIE) EN SANTÉ SUFFISANTE PASSE PAR … OU « L’IDEOLOGIE EUROPÉENNE »….

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 10:06
Moscou avec la balalaïka. 1964.

 

 

ENTITES

DE MOUVEMENT

ET

DOUBLE ABSTRACTION

IDEALISTE OU PAS.

 

Progrès, régressions dans la progression-régression-progression dialectique-organique du mouvement de complexification sociale, et renaissances dans le mouvement de progrès de la personne et de la société, en unité organique et contradictoire.

 

 

 

« Mais l'homme n'est pas seulement un être naturel,

il est aussi un être naturel humain » (1)

 

La conscience est constituée mentalement de la mise en concepts et en catégories de la perception des objets en tant que mouvements.

 

« Objets » : mouvements, entités de mouvement, la nature-univers étant entité infinie et absolue de mouvements. La conscience de l’objet particulier, et de l’objet-entité particulière est donc une abstraction de la réalité de l’objet et-donc un l’objet lui-même, évidemment non-tangible par nos seuls sens-outils naturels originaux. Le développement technique modifie historiquement et en processus la capacité de perception de l’abstrait concret, le processus de la connaissance et du rapport intime et organique connaissance-subsistance, et le processus dans lequel se développe-évolue en croissance-condensification, la conscience de la nature sur elle-même dont nous sommes part organique.

 

Ensembles, sous-ensembles, inclusions, d’entités de mouvement d’objets et de la conscience relative ou absolue en relation organique et dialectique abstraite de leur existence et des effets de leur existence ; relative ou absolue mais pas totale, il s’agit d’un processus infini.

 

L’ignorance de-par la conscience du fait que l’objet constitue une abstraction dans-par notre outil biologico-psychique de connaissance, notre cerveau, notre corps dans lequel il vit en dépendance et autonomie relative, et les relations sociales qu’il entretient dans la constitution de sa conscience et par l’activité individuelle et l’activité de la société en unité, cette ignorance constitue une double abstraction et son incapacité relative d’appropriation ; et l’aliénation liée organiquement à cette incapacité .

 

L’abstraction comme la double abstraction, la conscience de l’abstraction constitue un, des mouvements, donc des objets, comme une existence extérieure à notre conscience constitue les objets « extérieurs ».

Lénine a eu tort il me semble de considérer négligeable et même nocive cette considération, mais ceci n’est qu’une remarque marginale qui peut avoir des effets inattendus.

 

Objets extérieurs à notre conscience comme objets « intérieurs » à notre conscience sont des objets « tout court », sont donc bien constitues matériellement, sinon ils n’auraient pas d’existence sinon comme, en tant que double abstraction.

 

Abstraction et double abstraction ne peuvent agir matériellement, directement, tangiblement sur la réalité « extérieure », mais agir sur l’action de l’individu social (donc sur les objets-mouvement et entités d’objets-mouvements « extérieurs et intérieurs ») dans et sur la société en relations réciproques, dialectiques.

 

C’est là que tient le débat sur le rôle de l’homme sur lui-même et sur la société en unité organique, dans la nécessité historique, du moment, naturelle et sociale en unité, que la religion a réifié sous la forme de volonté divine et de libre arbitre humain, confondant nécessité historique et intervention spirituelle extérieures, « existant » en dehors de toute entité matérielle, Dieu.

 

La rigidification en une double abstraction figée des propriétés de la nature et de l’homme caractérise la société religieuse et constitue l’aliénation de la jouissance du moment et historique des objets par l’homme.

La liberté réifiée au lieu d’être la capacité relative mais réelle de mouvement humain dans la nécessite naturelle et historique est une aliénation, mouvement en processus de lutte sur elle-même.

La société laïque de classe n’échappe par à cette double abstraction aliénante, y compris dans le mouvement de lutte d’abolition des classes non encore réalisée.

 

L’appropriation relative et absolue (absolue ne veut pas dire totale) de la nature par l’homme, issue de la transformation de cette nature pas le travail ( depuis le galet aménagé et accélérée dans le néolithique) pour subvenir à ses besoins, ses subsistances et ses besoins et désirs qu’elle créent, créateur des condition de systèmes, d’entités cérébrales et de leur croissance-condensation dans celle de la société et de la nature, est un processus infini par et pour une espèce pensante et ses continuations sous toutes les formes venues et à venir.

 

Il faut intégrer (sinon à oublier un « essentiel » dans l’essence humaine que constitue les rapports sociaux), à ce paysage de la nature et de l’homme, la constitution du mouvement en forces contraires contenue dans l’objet, dans l’entité de mouvement, leur identité et leur opposition, les processus continu et concrets de ces forces et leur unité, mouvement continu et quantique, unité des contraires, du discret et du continu, transformations quantitatives, transformation qualitatives contradictoires et fécondes en unité organsine processuelle dans l’objet, l’entité d’objets, la nature.

 

Une espèce pensante, donc entre autres l’homme dans l’univers, constitue un processus relatif et absolu de la conscience de la nature sur elle -même tendant à l’infini à une totalité historique provisoire, causale et aléatoire.

 

Au Centre d'apprentissage du Pontet. Réparation Machines Agricoles. 1960.

Le communisme contient à la fois, organiquement l’abolition de la propreté (non de l’usage et de la jouissance), le dépassement-abolition de l’achat de la force de travail ( la SEF et le critère VA/CMF dans le processus) et  de l’aliénation de l’appropriation pour devenir libre et commune, dans la croissance des diversités contradictoires et fécondes et des capacités, des objets et entités d’objets de la nature. Il est par lui-même une nécessité historique généralisée, relative et absolue mais non totale puisqu’il crée, continue à créer des contradictions, mais des contradictions de type nouveau dépassant l’appropriation de classe des objets et entités d’objets, appropriation de classe réifiant dans une double abstraction les objets et aliénant leur pleine appropriation sociale (individu et société dans leur relation organique).

 

Un pouvoir abstrait du pouvoir concret d’un despotisme, lui-même issu de fonctions nécessaires usurpées historiquement dans le processus de production, de la société communiste primitive tribale « libre » à la société de classe de production, d’échange et d’accumulation « privée », ce pouvoir abstrait constitue les héros du paléolithique, du néolithique agricole puis des cités, puis de la Renaissance-industrialisation mécanique puis du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisé, devenus les héros antiques divinisés jusqu’au héros global Dieu unique de la société marchande avancée, se substituant dans le psychisme au processus naturel et au processus d’organisation sociale, universel… et enfin le Dieu Argent-Capital.

 

à la Fête du PCF-La Marseillaise avec Jacques Duclos. 1965.

La démocratie qui ne peut être que relative est une transition vers l’appropriation absolue (mais non totale, c’est un processus infini) de la nature par la nature en capacité de conscience absolue (mais non totale, c’est un processus infini) libérée de l’appropriation psychique-doublement abstraite et concrète-privée (de classe) aliénant la classe possédante comme la classe dépossédée de ses actes et produits de ses actes.

 

Mais la double abstraction devient libératrice lorsqu’elle prend conscience d’elle-même, à la différence de la double abstraction religieuse détachée des subsistances et de leur recherche dans l’auto-création humaine de la croissance-complexification-condensification (de type neurologique-cérébral-psychique-culturalo-technique) des éléments de croissance de la nature et leur unité contradictoire, fertile et féconde (ce n’est pas pareil).

 

L’autogestion de la personne dans l’autogestion de l’entité d’activité de production-échange élargi (« matérielle et morale »), elle-même dans l’entité de l’humanité et de la nature, qui acte à la fois la dépendance et l’autonomie relative de l’homme par rapport à la nature et à lui-même, c’est la nouvelle forme de croissance-complexification-condensification des éléments de croissance et la conscience de la conscience « en miroir et allers-retours », en processus infini et absolu.

 

J’ai bien conscience de la relativité de notre vocabulaire, et du mien même indépendamment et autonomement du retard social général de la phrase sur la pensée.

 

Pierre Assante. 17/11/2022 09:47:19.

 

(1) « …. Mais l'homme n'est pas seulement un être naturel, il est aussi un être naturel humain; c'est-à-dire un être existant pour soi, donc un être générique [Générique : du genre humain et pas d’un sexe particulier comme on use l’expression aujourd’hui de façon peut-être juste mais ambiguë (note du blogueur)], qui doit se confirmer et se mani­fester en tant que tel dans son être et dans son savoir. Donc, ni les objets humains ne sont objets naturels tels qu'ils s'offrent immédiatement, ni le sens humain tel qu'il est immédia­tement, objectivement, n'est la sensibilité humaine, l'objectivité humaine. Ni la natu­re - au sens objectif - ni la nature au sens subjectif n'existent immédiatement d'une manière adé­qua­te à l'être humain. Et de même que tout ce qui est naturel doit naître, de même l'hom­me a aussi son acte de naissance, l'histoire, mais elle est pour lui une histoire connue et par suite, en tant qu'acte de naissance, elle est un acte de naissance qui se supprime con­sciem­ment lui-même. L'histoire est la véritable histoire naturelle de l'homme - (y revenir)….

…. (L'homme devenu étranger à soi-même est aussi le penseur devenu étranger à son essen­ce, c'est-à-dire à l'essence naturelle et humaine. C'est pourquoi ses idées sont des esprits figés qui résident en dehors de la nature et de l'homme. Dans sa Logique, Hegel a rassemblé et enfermé tous ces esprits figés et a considéré chacun d'eux, d'abord comme négation, c'est-à-dire comme aliénation de la pensée de l'homme, puis comme négation de la négation, c'est-à-dire comme suppression de cette aliénation, comme manifestation réelle de la pensée humai­ne; mais - comme il est encore lui-même prisonnier de l'aliénation - cette négation de la néga­tion est soit le rétablissement de ces esprits figés dans leur aliénation, soit le fait de s'arrêter au dernier acte, - de se rapporter à soi-même dans l'aliénation qui est l'existence vraie de ces esprits figés ; soit encore dans la mesure où cette abstraction se saisit elle-même et ressent un ennui infini de soi-même, l'abandon de la pensée abstraite qui se meut, seulement dans la Pensée, qui n'a ni œil, ni dent, ni oreille, ni rien, apparaît chez Hegel comme la décision de reconnaître la nature en tant qu'essence et de se consacrer à la contemplation.)…. »

Marx. Manuscrits de 1844. A Paris, pendant leur rencontre et leur immigration d’Allemagne, avec le socialisme français et ses relations internationales et après leur mariage Jenny et Karl.

 

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 07:38

 

EXTRAIT CONCRET,  abstraction non aliénée (1).

L’autogestion comme nouveau mode de croissance de l’humanité

 

 

".....Le colloque de 1980 sur l’autogestion a posé pour un certain nombre de « grands participants » cette autogestion comme nouveau mode de croissance de l’humanité ( en non comme une recette toute prête "à la CFDT" ) et de ses forces productives sur lesquelles repose la progression et la complexification nécessaire de ces forces productives.

 

La question de la transformation de la croissance elle-même des forces productive et productrices (valeur marchande et valeur d’usage) pose la question éternelle dans la nature, de la condensification, à la manière du « développement cérébral et de son contenu d’accumulation biologico-psychique », de la complexification-condensification des éléments de la croissance, quantitativement, qualitativement.

 

La théorie (qui aide à la conscience), dans le mouvement commun des mouvements particuliers, et les inégalités de développement, et les dangers mentaux, économiques et militaires, réclame un effort particulier sur la question de la condensification qui touche à toutes les activités humaines et aux choix non pas à court terme dans le critère actuel de développement obsolète P/C, mais dans les remèdes aux crises, de long terme, ce qui commande « moins mais mieux », dans les « volumes » comme dans la « rapidité ».

 

D’autres critères dans les « volumes » comme dans la « rapidité », ce n’est ni la pénurie ni la « sobriété » qu’imposerait, soi-disant selon les pouvoirs libéraux, la bien réelle crise générale du capital non définie ni nommée par eux, mais le contraire, unité et identité des forces contraires, de la contradiction à résoudre. Une fois encore insistons sur la réalité révolutionnaire à construire : l’autogestion comme nouveau mode de croissance de l’humanité et de ses forces productives répondant au processus des besoins sociaux.... "

 

Pierre Assante. Extrait corrigé d'un article du 03/11/2022 07:36:17. 

 

(1) Ce titre fait référence à l'aliénation et l'appropriation des objets et de lui-même par l'homme, décrites dans les manuscrits de 1844 de Marx. Référence toujours présente par la suite, d'une façon plus "pratique" dans l'analyse du capital dans "Das Kapital" lui-même.

 

Schéma de Frédéric Boccara

 

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15 novembre 2022 2 15 /11 /novembre /2022 07:18

 

 

 

La rencontre du 18 novembre 2022 à la Madrague de Montredon sur ce thème est 

ANNULEE

et reportée à une date à préciser.

 

En voici en lien le brouillon de la présentation :

 

https://pierreassante.fr/dossier/BROUILLON._PLAN_INTERVENTION._DE_LA_COMMUNAUTE_PRIMITIVE_AU_CAPITALISME_MONDIALISE.pdf

 

 

 

 

 

ARTICLES RECENTS PUBLIES SUR LE BLOG :

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 11:20

 

 

Alain Aspect, Nobel de physiquE :

«  Et qu’appelle-t-on la ʺdeuxième révolution quantiqueʺ » ?

 

 

 

 

« … Et qu’appelle-t-on la « deuxième révolution quantique ?.. »

 

« ...Elle a été lancée par un article d’Albert Einstein, de Boris Podolsky et de Nathan Rosen en 1935. Ils découvrent dans les équations mathématiques de la physique quantique des états où deux particules qui ont interagi, mais qui n’interagissent plus, semblent continuer à former un tout inséparable. C’est ce que l’on appellera l’« intrication ». Dès le début, le physicien Niels Bohr s’était opposé aux conclusions d’Einstein. Son homologue John Bell a alors proposé, en 1964, de faire des expérimentations pour trancher la discussion.

 

Il a ensuite fallu plusieurs décennies pour que les autres physiciens réalisent la portée des travaux de Bell. Quand j’ai commencé ma thèse en 1974, nombre d’entre eux pensaient que l’intrication n’était pas différente de la dualité onde/particule. Puis, on a pris conscience de sa nouveauté. C’est pourquoi je parle d’une « deuxième révolution quantique », d’abord sur le plan de la recherche fondamentale, mais également sur les nouvelles applications que cela a suscitées, comme la cryptographie ou les ordinateurs quantiques… »

 

Entretien réalisé par Anna Musso. L’Humanité, 8 novembre 2022 :

https://www.humanite.fr/sciences/prix-nobel-de-physique/m-dit-que-je-gaspillais-mon-temps-entretien-avec-alain-aspect-nobel-de-physique-770154

 

 

RECUEIL PROGRESSIF :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

 

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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 16:56
Livre 3 Volume 1 La Baisse tendancielle du % de profit

 

SUR CE LIEN : http://congres.pcf.fr/30863

36° CONGRES : Il ne peut y avoir de capital spéculatif s’il n’y a pas un capital productif par Pierre Assante

Il ne peut y avoir de capital spéculatif s’il n’y a pas un capital productif (le second crée le premier) et c’est bien le nœud gordien du capitalisme...

...D’autre part le concept communiste de « prise de pouvoir » pour rendre les moyens de production, sous quelque forme que ce soit, aux producteurs, ne peut, dans la transition mixte vers un nouveau mode de production, ni dans aucune transition, arriver à bon point si la question du taylorisme n’induit pas des luttes pour la réappropriation par la personne humaine de son activité, dans le travail. C’est peut-être une des faiblesses du communisme français, à mon sens.

L’ergologie (lire "expérience et connaissance du travail", réédition augmentée, Yves Schwartz, 2012) tente de souligner cette question et tente aussi d’introduire dans l’évolution des forces productives la lutte pour sortir du taylorisme, mais peut être ne lie pas suffisamment cette lutte à cette réalité qu’est le fait de la consanguinité du taylorisme avec la recherche du profit et les lois du capital.

La lutte doit être menée sur tous les fronts, simultanément. Par exemple, on pourrait imaginer, dans la transition mixte vers la réappropriation des moyens de production, d’utiliser de façon plus importante la productivité, la plus value relative pour à la fois abaisser le temps de travail tout en maintenant et augmentant les salaires direct, indirects et différés, pour dégager un temps démocratique de concertation des ouvriers, des salariés entre eux, sur leur temps de travail, pour améliorer le « que et comment produire » dans leur unité locale de travail et dans les lieux de coordination communaux, régionaux, nationaux, européens, mondiaux de ce « que et comment produire ». Ce serait quand même inventer un fil à couper le beurre que le mouvement ouvrier a déjà utilisé partiellement, que les conditions antécédentes n’ont pas permis de développer jusqu’au bout, mais dont la maturation actuelle des forces productives (machines et consciences) permettent de conduire à la mise en pratique, à déhiscence, ce que prouve la force de la crise systémique.

Mais s’il n’y a pas convergence ergologique, économique, politique, les efforts pour la démocratie du « que et comment produire » seront récupérés, ce qui s’est déjà produit, avec les régressions relatives ou absolues que cela implique.

Pierre Assante, 2 novembre 2012

SUITE : http://congres.pcf.fr/30863

 

Une analyse systémique incontournable : 

 

Paul Boccara

LE CAPITAL DE MARX; SON APPORT; SON DEPASSEMENT.

Suraccumulation-dévalorisation du capital, SEF, Fonds, DTS, etc.

 

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6 novembre 2022 7 06 /11 /novembre /2022 09:26
 

 

CET ARTICLE A ETE PUBLIÉ SUR CE BLOG UNE PREMIĖRE FOIS LE 7 FÉVRIER 2018.

ÉLECTION EUROPÉENNES OU AUTRES, ET DANS LES LUTTES SOCIALES AU PRESENT, IL ME SEMBLE AVOIR CONSERVÉ TOUTE SON ACTUALITÉ

 

Ce triangle n'est qu'un schéma.

 

MAIS ce schéma représente en résumé très condensé, l'aboutissement présent et à poursuivre, en marchant, (en transformation progressive et radicale, générationnelle et en mise en processus au présent), de recherches et propositions pour sortir de la crise politique et sociale, pour trouver une issue aux difficultés quotidiennes et au délitement de notre milieu social.

 

Au moment où la réflexion sur l'œuvre de Marx reprend de l'ampleur, rappeler qu'elle aboutit à une critique du système économique et à des propositions de transformation de ce système économique, est une tâche du présent essentielle.

 

Ce schéma est développé et débattu dans les rencontres organisées de la Commission Economique du PCF, développé par Yves Dimicoli. Il ne doit pas rester un objet figé en soi, 

mais PEUT devenir, si nous en permettons la com-préhension,  une base de réflexion pour l’action politique et sociale.

 

Deux triptyques résument aussi les liens entre les actions et propositions politiques à unir :

 

1) Luttes-Théorie-Elections,

 

2) Objectifs sociaux-Moyens financiers-Pouvoir,

 

La présence du PCF aux prochaines élections européenne, s’il est capable d’aborder et de proposer un rassemblement  des idées et des actions susceptibles de donner une réponse aux EVENEMENTS D'AMPLEUR que nous allons connaitre et qui vont contester de plus en plus la politique libérale du pouvoir actuel, cette présence comblera  le vide des réponses qui y sont données actuellement par "la droite et la gauche" libérales.

 

VOIR le « Triangle systémique »  sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/DOC5_Triangle_systemique_stage.pdf

 

 

 

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 17:10

 

ATTENTION : CETTE RENCONTRE EST ANNULEE ET REPORTEE à date ultérieure

A PRECISER 

 

Au mois de septembre a été abordée l'histoire du mouvement ouvrier, issu de la révolution industrielle, ses formations de lutte, salaires, temps et conditions de travail, sur la base de l'analyse des situations sociales et des évènements qui les ont traversées.

Ceci jusqu’à la constitution d'un fond théorique pour donner aux luttes sociales la meilleures efficacité de résistance et de construction.

Il a été abordé les dérives populistes, selon nous  (Proudhon, Lassalle et celles actuelles) handicapant les luttes sociales, à l’exemple du programme de Gotha.

Cette fois il sera question de la longue évolution historique humaine qui nous a menés aux progrès et aux difficultés actuelles, et à la crise de production, d'inflation et de distribution que nous traversons, sanitaire, économique et climatique.

 

DE LA COMMUNAUTE PRIMITIVE AU CAPITALISME MONDIALISE.

VENDREDI 18 NOVEMBRE 2022

 

 

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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 16:53
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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 07:40

 

 

Tout processus social humain (c’est une tautologie) en santé suffisante passe par …

ou

« l’ideologie européenne »….

 

Nous posons nos jugements de valeur comme éternels au moment où nous les posons, sans tenir compte du contexte historique local et global unis, dans le déroulement immédiat, long et court du processus historique humain, millénaire et millionnaire en années humaines.

 

Les analyses à la longue deviennent des postulats : c’est l’acquis conceptuel, son accumulation qu’on rigidifie mais qu’on ne peut rejeter sans révision globale dans les moments ou les crises de croissance de l’humanité reposent leur construction et reconstruction à partir du « moment précèdent, antécédent, du processus humain.

 

Un postulat reste totalement d’actualité dans la société divisée en classes dominante et dominée, même si la dominante se concentre numériquement, physiquement et mentalement aujourd’hui sur elle-même et la dominée s’unifie dans et en diversité, et dans son rôle dans les nouveaux développements des forces productives, leurs techniques, leurs cultures et leurs perceptions élémentaires développées, et leurs limites du moment de dépassement de leurs normes.

 

Ce n’est pas un hasard si après avoir posé leurs constatations sur l’état du monde, Engels et Marx vont poser « l’Idéologie allemande » comme condition de poursuivre les constations de l’état du monde et la compréhension de l’état du monde et les lois historiques civilisationnelles et économiques du monde, du moment, de l’état du monde et les remèdes possibles à la maladie du moment de l’état du monde ; maladie du moment et son lien causal, aléatoire et complexifiant dans le processus humain de long terme et les transformations qualitatives de ce long terme.

 

C’est bien ce que nous devons faire aujourd’hui dans une nouvelle phase de révolution des forces productives entamée dans l’industrialisation, sa mondialisation et sa numérisation-automatisation positive mais limitée et tarée socialement par le système qui l’a créée. L’Idéologie européenne, mondiale, est à écrire car les idées éparses qui s’expriment peinent à trouver leur rassemblement et leur unité fonctionnelle, opérationnelle, pour une transformation nécessaire salvatrice, et en santé suffisante de la société dans un processus en crise majeure et générale, « plus qu’ordinaire » et en danger « plus qu’ordinaire ».

 

Le postulat « l’idéologie dominante est l’idéologie de la classe dominante et de l’économie dominante » reste donc valable au sens strict, pour les analyses à poursuivre et les luttes de transformation en santé suffisante de la société à mener. Ce qui ne veut pas dire que l’idéologie dominante ne trouve pas une multitude d’existences et de différences dans chaque individu ou entité constituée en mouvement de l’espèce, ni que ces différences nient ce qu’il y a de commun dans l’idéologie dominante.

 

Engels s’est inspiré entre autres des travaux de Morgan sur « la morale » des tribus chasseuses et cueilleuses héritées du paléolithique du « Nouveau Monde » pour souligner de rapport entre forces productives et mentalités.

 

L’accumulation tirée du surproduit né de l’agriculture il y a 10.000 ans nous a amenés de la communauté primitive au capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé. Ce capitaliste remet en question, de par ses effets sociaux « bloquants », le mode d’accumulation, c’est-à-dire la propriété, propriété  contesté relativement depuis les régimes marchands antiques jusqu’aux régimes marchands féodaux ou de la Renaissance par des philosophes, des dramaturges (Eschyle, Shakespeare, Brecht…), les expressions esthétiques et étiques ; de Timon d’Athènes en passant par le christianisme originel ou ses Réformes dans la guerre des paysans allemand du 1500, les jacqueries et les révoltes des canuts, jusqu’à la création du mouvement ouvrier et sa théorisation intellectuels au service des luttes salariales et puis libératrice de l’achat de la force de travail, ses conditions historiques et son abolition à atteindre générationnellement, possiblement.

 

Marx finit par « les floraisons artistiques », dans son introduction de 1857 (production, consommation, distribution, échange (Circulation). Ce n'est pas un hasard.

 

Le colloque de 1980 sur l’autogestion a posé pour un certain nombre de « grands participants » cette autogestion comme nouveau mode de croissance de l’humanité ( en non comme une recette toute prête à la CFDT) et de ses forces productives sur lesquelles repose la progression et la complexification nécessaire de ces forces productives.

 

La question de la transformation de la croissance elle-même des forces productive et productrices (valeur marchande et valeur d’usage) pose la question éternelle dans la nature de la condensification, à la manière du « développement cérébral et de son contenu d’accumulation biologico-psychique », de la complexification-condensification des éléments de la croissance, quantitativement, qualitativement.

 

La théorie qui aide à la conscience, dans leur mouvement commun et leurs inégalités de développement commande, dans les dangers mentaux, économiques et militaires, réclament un effort particulier sur la question de la condensification qui touche à toutes les activités humaines et aux choix non pas à court terme dans le critère actuel de développement obsolète P/C, mais dans les remèdes aux crises évidemment, de long terme, ce qui demande « moins mais mieux », dans les « volumes » comme dans la « rapidité ».

 

D’autres critères dans les « volumes » comme dans la « rapidité », ce n’est pas la pénurie et la « sobriété » qu’imposerait soi-disant la crise générale du capital non définie ni nommée, mais le contraire. Une fois encore insistons sur la réalité révolutionnaire à construire : l’autogestion comme nouveau mode de croissance de l’humanité et de ses forces productives répondant au processus des besoins sociaux.

 

En pensant à cela, je pense aussi à la guerre du Péloponnèse et sa description par Thucydide, qui a mis à bas toutes les avancées même limitées démocratiques de la société marchande antique conquise contre les propriétaires aristocratiques terrien, leurs limites de classe, et à ce que nous vivons aujourd’hui dans les conflits violents de domination et contre domination économiques capitalistes qui stoppent relativement mais surement, tout effort de transformation économique « en santé » suffisante et tout effort suffisant à mettre au service cette transformation économique radicale et progressive (SEF, DTS, Crédits et Fonds régulés en fonction de besoins sociaux en rapports dialectique avec le développement en santé, le droits du travail vers l’autogestion des entités humaine et de la personne humaine dans les entités, l’abolition progressive générationnelle de la vente de la force de travail.

 

Tout processus social humain (c’est une tautologie) en santé suffisante passe par une économie marxiste, sous ce nom ou quel qu’il soit d’autre, mais pourquoi se compliquer s’embrouiller inutilement dans l’invention de mots nouveaux sans fondements : il y en a tant qui nous manquent aujourd’hui pour dépasser la logique aristotélicienne de la non-contradiction et construire une logique élargie et sociale, dialectique ; tout processus en santé suffisante passe par une théorie néomarxiste de l’école de la régulation systémique ! Et j’ajoute par une Analyse pluridisciplinaire des situations de travail et les concepts progressistes qu’elle a produite puisque les conditions de l’activité de la personne sont inséparables des conditions d’organisation de la société, et en unité de l’organisation économique et du travail producteur de biens nécessaires au processus vital, social.

 

Pierre Assante. 03/11/2022 07:36:17.

 

VOIR "EXPERIMENTUM MUNDI " :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/10/experimentum-mundi.html

 

 

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:58

 

Une course vitale contre le pouvoir de l’argent : « Résister et constrUire »

 

La « sobriété » n’est qu’une façon détournée de cacher les pénuries au moment où les grandes firmes multinationales voient l’accroissement de leurs profits progresser.

Ceci malgré la baisse tendancielle du taux de profit, ce qui veut dire à quel point elles pompent les richesses sur toute la société humaine, du local au mondial à double sens.

 

Ce n’est pas la guerre qui est la cause de la pénurie, c’est la pénurie et ses causes systémiques qui sont la cause de la guerre : la pénurie est un phénomène qui tient au système économique et social que le système économique et social accélère volontairement sur lui-même, dans une politique de réponse -palliative – à la crsie de suraccumulation-dévalorisation du capital ; suraccumulation-dévalorisation du capital en croissance exponentielle dans cette cette lente fin -puis très rapide à venir- agonie du système.

 

La crise énergétique est le fruit pourri de décennies de retard de prévision en recherche énergétique, en plan de développement énergétique  et mise en pratique de plans de développement énergétiques : le capital a tiré les profits immédiats maxima des investissement passés -ceux de l’après Libération du nazisme et ses mesures sociales entre autres-, du capital mort dans le domaine énergétique, sans mettre en œuvre des prévisions indispensables permanentes capables d’éviter la crise énergétique et de développer une production énergétique correspondant aux besoins de développement humain.

 

C’est bien sûr à travers la base des lois de l’argent-capital, du critère de gestion P/C que nous manquons d’énergie -entre autres dans les sanctions capitalistes de concurrence mondiale-, et que ce manque va s’accroître létalement pour la société humaine, et tragiquement pour nos enfants.

 

Mais si la crise énergétique liée à la crise économique du système, et ses liens avec la crise climatique -létale de même- sont d’une actualité fulgurante, la pénurie n’est évidemment pas qu’énergétique, c’est une crise globale dans laquelle se manifestent les crises particulières, qui s’étend parallèlement et de façon organique dans tous les domaines, de la recherche scientifique fondamentale et appliquée à la réponse sanitaire, alimentaire, des transports, logement et à la PRODUCTION DE TOUS LES BIENS NECESSAIRES à notre survie et notre développement en santé suffisante.

 

Il s’agit d’une course dramatique de l’humanité dans sa lutte possible contre le pouvoir de l’argent et pour un processus de transformation sociale que proposent les économistes communistes de l’école marxiste de la régulation systémique. juste un petit rappel de processus possible, en antichambre d’une transformation sociale mettant en relation saine, en santé mouvement des forces productives et mouvement de l’organisation systémique de la société : Critère de gestion et de transition VA/CMF,  SEF, Crédits, Fonds, DTS, Droits du travail …..(voir Revue « Economie & Politique), de l’homme producteur-citoyen en unité com-répondant au processus de dépassement de l’achat de la force de travail,  l’activité libre, le dépassement de l’aliénation du travail productif et producteur, de la contradiction valeur d’usage/Valeur marchande.

 

Il s’agit d’une course vitale contre le pouvoir de l’argent.

 

Ce n’est qu’au travers de la perception de la crise et des causes de la crise, et de la conscience de la crise, scientifique, matérielle et morale, que cette course pourra être gagnée ; crise qui va connaître une crise sociale sans précédent et ses réponses possibles, crise bien plus dramatiques et destructrice qu’elle n’est déjà, que se révèleront massivement aux populations du monde et les nôtres ici, les solutions à la crise ; que pourront se révéler les solutions à la crise, dans toute la société gravement malade, les solutions à la crise et leur mise en œuvre possible mais non automatique des remèdes à la très grave maladie.

 

« Résister et construire » s’écrie Denis Durand, en cœur avec toute la rédaction d’Economie et Politique. C’est la tâche actuelle et de ce XXIème siècle.

 

Le prochain congrès du PCF devra faire sien ce cri sous peine de ne pas être vraiment un. Et le congrès c’est dès maintenant qu’il est en œuvre dans sa préparation et se liens avec les luttes des salariés, vendeurs de leur force de travail,  premiers représentants de l’homme producteur des biens nécessaires à notre vie, et avec toutes les luttes populaires de protestation, de propositions et de construction.

 

Employer le terme « dramatique » n’est pas une clause de style. Sur l’alerte à la crise, bien avant la « guerre d’Ukraine », je renvoie à mes 20 thèses du 5 Février 2020, elles-mêmes en retard sur la réalité. Et je renvoie au colloque sur l’autogestion des 6-7 et 8 juin 1980 et au colloque « Les intellectuels, la culture et la révolution » des 9 et 10 février 1980. Voir aussi ma contribution au congrès de 2008 « la crise de la répartition c’est la crise de la production ».

 

Il s’agit de dépasser les populismes qui mènent vers des voies de garage protestations et solutions, pour battre le capital et construire une société en santé suffisante pour procéder.

 

La phase de l’industrialisation et de sa numérisation-automatisation limitées par le système lui-même qui les a produites, -l’industrialisation et la mesure-, et ses effets régressifs relatifs ou absolus sur les besoins sociaux matériels et moraux, dans et par la mesure systémique, dogmatique et à dépasser générationnellement de la valeur par la mesure du temps de travail (TTSMN), cette phase actuelle de développement de la société humaine est de l’ordre le la révolution millénaire du néolithique de l’agriculture et de la société marchande et de « cité », et des nouvelles capacités d’accumulation des richesses, en santé de développement ou en maladie irrémédiable.

 

Pierre Assante. Militant communiste de base. 01/11/2022 07:57:33.

 

VOIR "Experimentum mundi " :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/10/experimentum-mundi.html

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