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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 05:32
GRECE-BCE. Economie et Politique.
GRECE-BCE. Economie et Politique.

Comme tout un chacun, je ne sais ce que l'avenir nous réserve. Je crois que le "compromis grec" actuel est un traité de survie de l'expérience et de la nation grecque dans le rapport de force international, dans le rapport de force du moment de la guerre économique (et par conséquent politique et militaire) que la crise de suraccumulation du capital induit, en attendant l'élargissement du front de lutte et de solution anticapitaliste. Cela confirme la politique agressive du capital-loup contre l'agneau (Tu la troubles mon eau dit le loup à l'agneau comme prétexte pour le manger, alors qu'il boit plus haut dans le cours d'eau !), mais cela ne suppose pas que l'agneau-grec (et peuples européens en lutte) sera mangé inévitablement. Car la crise est systémique et elle continuera à s'élargir et s'approfondir dans le monde, ce qui poussera à la recherche de solutions systémiques et de sauvetage du processus humain. Car la stratégie de Syriza (1), semble à ce jour à la hauteur des événements et du rapport de force à développer en particulier en matière démocratique et économique à long terme. Dans l'expérience Russe d'Octobre 1917, le traité de Brest-Litovsk de la Russie avec l'Allemagne concédait des territoires importants mais permettait de la faire sortir immédiatement d'une guerre qui aurait stoppé la révolution, même si elle a été stoppée plus tard pour de multiples autres raisons. Je ne dis pas ça pour qui connait cet aspect et ces moments de l’histoire, mais pour tout autre et-ou jeune lecteur éventuel qui aurait baigné dans une culture différente de la mienne compte tenu de la biographie de militant de mon âge.

La solidarité avec l’expérience grecque continue, elle fait partie de notre propre lutte démocratique et pacifique pour la mise en commun des efforts humains de survie et de développement humain , en développant l’intervention populaire concertée (2) en France, en Europe, et dans le monde.

Pierre Assante, 11 juillet 2015

(1 et 2) SYRIZA, le parti grec de Tsipras et de la majorité gouvernementale grecque actuelle est membre du P.G.E. (Parti de la Gauche Européenne) comme le P.C.F.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent est président du PGE, et le PCF est un de ses principaux initiateurs du PGE)

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 15:25
Pierre Laurent et la Présidente de l'Assemble grecque
Pierre Laurent et la Présidente de l'Assemble grecque

Ainsi de fortement théoriques, les propositions de 1980 (1) entrent en masse dans les travaux pratiques en 2015 avec la crise grecque et européenne, les propositions du PCF dans le Parti de la Gauche Européenne dont font partie Syriza et Tsipras.

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Le vieux militant que je suis (72 ans de vie et 56 ans de militantisme dont 10 national en « fin d’activité professionnelle ») tente de décrypter, sans prétentions (je crois ?), à travers la crise grecque et Européenne, l’état du monde, les possibilités en matière de développement SAIN des forces productrices nécessaires à produire ce dont nous avons « matériellement et symboliquement » besoin pour vivre et nous développer, ses espoirs et ses dangers, en quelques mots lapidaires, pour être bref et simple si possible.

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Au début des années 1981…du gouvernement « Socialiste à participation communiste », et avant la rupture du PS et de Mitterrand avec les objectifs du « Programme Commun de Gouvernement d'Union de la Gauche » signé en juin 1972, les économistes communistes ont tenté d’infléchir le mode de gestion de la société : commencer à transformer une société par une sortie radicale et progressive de la crise de suraccumulation du capital, de sa structure « congénitale » d’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » (A-M-A’) décrite par Marx, et par la promotion d’une autogestion correspondant à la prise de décision par les humains producteurs et les populations, leur créativité, leurs initiatives, de leur vie (1).

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La question première étant, dans cette transition, le coût du capital, les transformations structurelles répondant à la crise du capital pour répondre progressivement et mieux aux besoins humains.

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Ces avancées ont été « arrêtées » par la contre offensive du capital (et suite à ses échecs, Vietnam, Chili un moment, Portugal, Eurocommunisme naissant etc.) sa réorganisation mondiale (Trilatérale, G7 etc.) répondant à la révolution scientifique et technique mondialisée mise à son service et la « réforme » mondiale de l’organisation du travail, des institutions, des politiques économiques, militaires etc. comme remède à sa maladie de suraccumulation paralysant relativement mais progressivement les échanges humain.

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Non seulement ces avancées théoriques et pratiques de 1981-82 ont été arrêtées, mais des régressions à l’intérieur du développement du capitalisme ont porté de graves préjudices au développement de la société humaine, alors que la révolution scientifique et technique ouvre d’immenses possibilités de développement en santé et en conscience de l’humanité.

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La crise grecque, partie (au sens de « morceau en mouvement ») de la crise européenne et partie de la crise mondiale est une partie de l’échec provisoire de la transition en santé, proposée entre autre par les économistes communistes dès les années 1980, transition dont l’analyse puis la proposition repose sur une théorie intitulée pour se comprendre « théories de la régulation et suraccumulation-dévalorisation du capital ».

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Ainsi de fortement théoriques, les propositions de 1980 (voir la note 1) entrent dans les travaux pratiques en 2015 avec la crise grecque et européenne, les propositions du PCF dans le Parti de la Gauche Européenne dont fait partie Syriza et Tsipras.

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Cette vision participe d’une forte conviction de ma part, à débattre bien sûr pour qui le veut, car nous ne sortirons de la crise que par des actions concrètes issues du débat démocratique.

La Revue Economie et Politique est un lieu important de ce débat, pas le seul, évidemment, mais pour moi essentiel.

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L’échec de 1983-1984 a rejailli sur des économistes progressistes eux-mêmes qui ont tenté, dans une volonté de faire avancer, faute de mieux en marge et à titre personnel (2) la réflexion et l’action, de contourner une vision étatiste de l’économie promue en partie par la direction du PCF (3) par Georges Marchais, ce qui ne lève en rien ses qualités de militant dévoué et honnête qui méritent le respect.

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Pour en revenir à la Grèce, en ce jour de compromis (4) proposé (on ne sait à ce jour quelles seront les suites et conséquences des propositions du gouvernement Tsipras sur la dette, sur la guerre économique contre la Grèce et sur "l'opinion" interne et externe), il s’agit pour elle de se sauver d’une situation difficile et dangereuse, ce sauvetage ouvrant la voie à l’élargissement des luttes européennes et à l’approfondissement de leur contenu.

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Certes, un compromis UE-GRECE, soutenu par les forces populaires ne règlera pas la question de la suraccumulation du capital et la crise mondiale qui s’en suit, mais ce compromis peut faire partie de cette transition radicale et progressive dont il est question ici, et aider la Grèce dans un dramatique moment pour sa population(5). Transition dans laquelle entre peu à peu l’ensemble du monde, des E.U. à l’Europe en passant par le Brésil, la Chine et la Russie…La Palestine, l’Ukraine, La Syrie, les Kurdes etc….

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Un "traitement social" des régressions sociales relatives ou absolues, "traitement social" base de la politique social-démocrate accompagnant une adaptation pure et simple à la mondialisation capitaliste informationnalisée, ne peut en aucun cas être une réponse de sortie de crise et ne peut que rejoindre le libéralisme pur et dur de la droite ultra-libérale. Le remède possible ne peut consister qu'en une transformation radicale et progressive des conditions de production et d'échange, en passant par la maîtrise financière, économique, politique et institutionnelle des flux financiers en déconnectant le système financier mondial et local aujourd'hui tributaire de la suraccumulation du capital et sa crise structurelle et en l'orientant vers les besoins de développement humain.

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Il n'y a toujours pas de secret sur le fait qu'une société humaine doit pouvoir produire ce qui lui est nécessaire à sa vie........

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Pierre Assante, 10 juillet 2015

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(1) « …les communistes ont beaucoup apporté. Notre influence dans les premières réformes des structures de 1981-82 a été considérable. Nos efforts pour aider les gens à utiliser leurs droits, à prendre l’initiative pour lutter contre la crise, sont importants….J’estime que nous avons réalisé une avancée scientifique considérable avec l’analyse de la crise et la formulation des propositions de gestion et de politique économique pour en sortir…Certes le gros du développement reste à faire…

….Le retard du mouvement ouvrier et du monde du travail à s’impliquer dans les questions économiques sont considérables…

….Trop souvent, quand on veut avancer ces questions, on entend : « C’est trop compliqué ». Qu’il faille simplifier, j’en suis convaincu. Entraidons-nous à simplifier. Mais ne nous dérobons pas à avancer…

….S'il y a un renouvellement considérable du marxisme en économie, que nous prétendons avoir bien engagé, sous l’impulsion de Paul Baccara, son renouvellement dans les domaines anthroponomiques reste à accomplir…

…En rapport avec toutes ces difficultés, la droite mène une contre offensive… »

« L'économie nouvelle à bras le corps », Philippe Herzog, Messidor, 1982.

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(2) Ce qui n’a pas été sans conséquences en matière de dérives « utilitaires, possibilistes » (non honteuses mais préjudiciables à mon avis, mais "qui suis-je pour juger ?") d’une autre sorte : le vote OUI au TCE prenant à contre-pied un sain mouvement d’opposition à l’austérité et à la politique de la Commission Européenne, dans la confusion des mélanges de genre, souverainistes et d’extrême droite fascisante.

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(3) Lire « Question à Paul Baccara de Catherine Bonne, Pages 16 et 17 d’Economie et Politique de Mars-Avril 2015.

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(4) Disons, une sorte de descendant du "traité de paix" de Brest-Litovsk, pour ceux qui ont l’histoire en tête des constructions à partir de l’état du rapport de force et de la réalité historique sur laquelle on construit le futur. On ne construit qu’à partir le l’état existant et non à partir de rien.

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(5) LIRE : Les nouvelles propositions de Tsipras font souffler un vent d’espoir sur la Grèce

: ici

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http://www.humanite.fr/les-nouvelles-propositions-du-gouvernement-grec-font-souffler-un-vent-despoir-sur-leurope-579242

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 12:27
Alexis Tsipras (Siryza) et Pierre Laurent (PCF, PGE)
Alexis Tsipras (Siryza) et Pierre Laurent (PCF, PGE)

Les nouvelles propositions de Tsipras font souffler un vent d’espoir sur la Grèce

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Jeudi soir vers minuit le gouvernement Tsipras a transmis la série de propositions attendue par les chefs d’État de la zone euro, la Commission européenne, le Fond monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE).

« Les propositions qui ont été transmises sont un ensemble sérieux, crédible, global de réformes qui portent sur la modernisation de l'administration, de l'État, de l'économie en Grèce » a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Harlem Désir, qui a plaidé pour la reprise des négociations. « C’était ce qui était demandé. À partir du moment où il y a un engagement aussi sérieux, aussi fort de la part d'Alexis Tsipras et son gouvernement, il faut que les négociations puissent aboutir », a-t-il ajouté sur Radio Classique, selon la transcription de son interview transmise par la chaîne…..

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…..LIRE LA SUITE : ici

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http://www.humanite.fr/les-nouvelles-propositions-du-gouvernement-grec-font-souffler-un-vent-despoir-sur-leurope-579242

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 12:13

Certes, il est difficile à des personnes ayant accédé aux pouvoirs actuellement dominants, économique, institutionnel, médiatique, militaire…, de sortir des rails qui les ont menés à leurs positions sociale et idéologique.

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Ainsi, l'Eurogroupe, le FMI, la BCE, la Troika, comptent bien s'asseoir sur les résultats du référendum grec comme ils se sont assis sur le référendum français de 2005, il y a 10 ans.

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Sauf que la compréhension des fonctionnements des institutions financières du capital a grandi dans les populations et chez les travailleurs de France, d’Europe, du Monde et que le temps travaille contre une Troïka droite dans ses bottes et son dogmatisme économique.

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Il sera donc plus difficile à la Troïka d'ignorer ce que le peuple grec, le PGE (Parti de la gauche européenne), et aussi les communistes préconisent en matière de sortie de crise et de sortie d'austérité.

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Il fut un temps où des communistes et souvent leur presse se considéraient comme détenteurs d'une vérité absolue. Ces extraits de presse de l'Huma du 7 juillet 2015 montrent que ce n'est plus le cas, mais que dans le même temps tout un chacun a à gagner d’un apport du PCF, non exclusif, mais nécessaire...

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Ces extraits sont des coupures d'articles de Patrick Apel-Muller (Editorial), Rosa Moussaoui, Bruno Odent.

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Pierre Assante, Mardi 7 juillet 2015

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P.S. Comprendre l'économie ? Voir le site d'Economie et Politique et la Revue en ligne, et s'y abonner si possible pour permettre la progression de ses moyens et de sa diffusion, et aussi suivre l'activité de la ComEco (commission économique du PCF).

Référendum de GRECE, FRANCE, EUROPE ET MONDE : Il fut un temps où des communistes et souvent leur presse se considéraient comme détenteurs d'une vérité absolue. Ces extraits de presse de l'Huma du 7 juillet 2015 (voir plus bas) montrent que ce n'est plus le cas, mais que dans le même temps tout un chacun a encore et toujours à gagner d’un apport du PCF, non exclusif, mais nécessaire...

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 00:07
LA FRANCE EN COMMUN
LA FRANCE EN COMMUN

.....1 Ensemble, nous sommes et la force et l’espoir... Les femmes, les hommes, les potentialités et les forces existent pour ouvrir une autre voie que celle de l’enfoncement de la France, de l’Europe et du monde dans la crise sans fin où nous conduit le capitalisme mondialisé. Nous ne sommes pas impuissants à changer le monde, à sortir la France et l’Europe de la crise contrairement à ce que nous répètent à longueur d’antenne ceux qui monopolisent la parole et les pouvoirs. Les forces existent, elles sont nombreuses à gauche mais elles sont trop souvent isolées, étouffées, déstabilisées. Nous voulons les rassembler, car unies elles sont l’avenir. Ce texte est une invitation à construire ensemble le nouveau projet d’émancipation humaine qui nous rassemblera pour retrouver l’espoir. Il soumet au débat des réflexions pour une nouvelle société, ainsi que les grands axes pour un programme d’action qui pourrait sans tarder engager la France dans la voie de cette nouvelle visée émancipatrice. C’est un point de départ pour construire la confiance, donner envie de s’engager dans ce travail collectif. Il est un appel à la mobilisation de toutes les intelligences, de toutes les volontés pour se donner ensemble les moyens de surmonter les obstacles.....

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........LIRE LA SUITE Sur ce lien ici :

http://www.pcf.fr/sites/default/files/

conv-projet-la-france-en-commun.pdf

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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 21:52
GRECE. La victoire du "non" doit être respectée (Pierre Laurent)

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La victoire du "non" doit être respectée (Pierre Laurent)

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Le peuple grec vient de refuser, avec un "OXI" écrasant, 59,7% (1), l'ultimatum lancé par les créanciers. C'est la deuxième fois en 6 mois qu'il rejette l'austérité. La deuxième fois qu'il dit en même temps son attachement à l’Europe.

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Les chantages financiers et mesquineries politiques n'auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. Je salue le courage des grecs, de Syriza et du gouvernement Tsipras. C'est notre victoire à toutes et tous. Ce soir, nous sommes heureux et fiers d'avoir tant lutté avec eux, pour que renaisse un espoir.

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Je mets en garde contre toute nouvelle entreprise de pression politique et financières sur le peuple grec. Le respect des choix souverains des peuples doit être la règle à l'avenir, et le point de départ des futures négociations.

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La France devra en tirer les conséquences. J'attends de notre gouvernement un respect total du résultat de ce referendum et des actes forts pour la recherche immédiate d'un accord.

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Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du PGE (2), , 5 juillet 2015 (3)

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(1) Chiffre provisoire donné vers 20 h Dimanche soir.

(2) PGE, Parti de la Gauche Européenne, dont Syriza est membre (petit rappel pour les médias qui feignent de l’ignorer),

(3) Note ajoutée Lundi matin, le NON approche les 61%.

Site du PGE : http://www.european-left.org/fr

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L'évènement sur "l'HUMA" :

http://www.humanite.fr/maintenant-respectez-le-non-du-peuple-grec-578714

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 15:21
CAPITAL ET SANTÉ individuelle et sociale

Pardonnez-moi, je poursuis tranquillement, au beau milieu des évènements, le processus de mes réflexions, utiles ou inutiles, en remerciant les lecteurs et-ou débatteurs qui peuvent trouver l’échange intéressant et surtout à égalité, sans hiérarchie stérilisante de pensée et de moyens …

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CAPITAL ET SANTÉ individuelle et sociale :

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Si l’on prend comme primat l’espèce humaine en tant que part de la conscience de la nature sur elle-même, la question de la santé de l’individu et des parties de l’espèce dans l’espèce est la tâche première de l’espèce.

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La santé, c'est-à-dire un processus viable de l’individu et des parties de l’espèce dans l’espèce donc de l’espèce elle-même, dans lequel existent des ressources pour surmonter les maladies et poursuivre le processus.

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Evidemment, assurer un processus viable c’est d’abord assurer les ressources répondant aux besoins élémentaires de l’espèce, leur complexification, leur sublimation mentale, donc assurer les ressources nécessaire au corps-soi.

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Assurer la santé de l’individu et des parties de l’espèce dans l’espèce donc de l’espèce elle-même, c’est aussi résoudre les conflits et contradictions en les portant à un niveau supérieur de contradiction et de solution des contradictions.

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Les antagonismes de classe, les contradictions insolubles bloquant à terme le processus social, sinon par le dépassement d’un système social de classe bloquant à terme le processus social, font partie du processus primaire, embryonnaire du développement de la conscience de la nature sur elle-même.

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Bien sûr les contradictions sociales se manifestent à travers des individus concrets et des groupes d’individus entrant en soumission et-ou en lutte entre eux. Mais la solution des contradictions dépasse la question de la lutte entre individus et groupes d’individus, leur rôle actuel dans la production, la gestion, la culture tangible et symbolique générale résultante synthétique et contradictoire des situations réelles dans lesquelles ils vivent.

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La solution des contradictions dépasse la question de la lutte entre individus et groupes d’individus, et s’en tenir superficiellement à cette lutte c’est signer l’incapacité de faire entrer dans le présent une société de demain dans laquelle les contradictions du présent auront été résolues, et tuer dans l’œuf l’existence dans le présent des réalités de demain.

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En d’autres termes, il y a dans la gestion de la société de classes les éléments d’une société sans classe, non dans la soumission des classes dominées aux classes dominantes, mais dans leur capacité à développer dans la lutte au présent ce qui fera la société de demain.

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Il ne s’agit donc pas d’une lutte cinématographique entre les méchants patrons et acheteurs de la force travail (qui le sont par le système qu’ils soutiennent majoritairement) d’une part et des gentils ouvriers, employés et paysans vendeurs de leur force de travail, mais d’une lutte de ceux qui souffrent des conséquences de l’exploitations pour résoudre avec leurs alliés naturels ou éventuels, pour toute la société, les contradictions de la société de classe.

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Le nœud des contradictions se trouve encore et toujours, en dernière instance, dans les capacités de production en santé nécessaires à poursuivre le processus social en santé.

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Je ne suis pas économiste, mais je ne saurais trop renvoyer tout éventuel lecteur et débatteur aux questions de gestion du capital, de gestion des lieux-outils de production, d’échange, au rôle actuel du système financier, et à l’introduction d’éléments de transformation radicale et progressive du capital, le transformant d’outil actuel d’accumulation privée par le détournement d’une partie des valeurs créées, en symbole pratique des valeurs d’usage à échanger pour vivre. Je ne saurai trop le renvoyer à une « théorie de la régulation voulant dépasser l’empirisme et le théoricisme, dans sa relation avec « la mise en mouvement » du Capital de Marx et sa continuation et reformulation » formulée par Paul Boccara et son « école ».

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Et dans le même temps je ne saurais trop le renvoyer à "l’Analyse pluridisciplinaire des situations de travail ", formulée et développée dans les concepts d’Yves Schwartz et de son « école », l’ergologie qui étudie les conditions de la « mise en mouvement » de l’homme producteur, sans laquelle il ne saurait y avoir de production…

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J’ai bien conscience que cette réflexion ne peut répondre que superficiellement aux opportunismes et aux dogmatismes qu’un pragmatisme désespéré produit sans cesse. Mais je crois que ce que j’essaie confusément d’exprimer correspond à un saut progressiste dans la continuité de conscience du processus social, continuité que les classes dominantes et les conflits qu’elles soutiennent, depuis leur origine millénaires, assassinent physiquement dans les réalités humaines constituées, assassinats contradictoirement accélérés depuis la Renaissance et le capitalisme et leurs progrès, dans l’accaparement des terres occupées, des produits détournés, la destructions des cultures constituées.

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Cette nature assassine des classes dominantes depuis leur origine jusqu’à leur constitution en capital-fonction en paroxysme terminal, comporte une tentative de stériliser la continuité processuelle nécessaire à la santé sociale, tentative partiellement efficace et satisfaisante en matière de profit immédiat et dans les nationalismes et impérialismes de toutes sortes, à commencer par l’impérialisme dominant.

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Le Capitalisme Monopoliste d’Etat (CME) mondialisé qui englobe ces nationalismes, fait du profit un but restreint à une communauté particulière qui se voudrait isolée des autres.

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C’est sans doute aussi la raison à l’intérieur du capital des mouvements fascistes, de leurs concepts racistes, hiérarchistes et inégalitaristes, d’élimination de groupes humains (1) considérés comme représentants du passé, ce qui est dans le fascisme un dépassement à l’envers des contradictions induite par une modernité de classe restreinte, limitée, sans horizon au-delà du profit et ses conséquences en matière de futur social, scientifique et technique, culturel au sens large de l’activité humaine multiple.

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C’est aussi la raison des inhumanitarismes des opposés dogmatiques aux mouvements fascistes et à leurs concepts.

Je renvoie aussi aux articles de ce blog sur le JE et le NOUS.

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Pierre Assante, 4 juillet 2015.

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(1) Des indiens d’amérique ou d’ailleurs, à la shoah, entre autres.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 09:09
Frédéric Boccara, 5 Janvier 2015
Frédéric Boccara, 5 Janvier 2015

IMPORTANT à mon avis, et déjà publié à plusieurs reprises sur ce blog :

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Ce qui nous attend et ce que nous voulons pour 2015, 5 janvier 2015

Frédéric Boccara

Maître de conférence associé à l’université de Paris 13

Membre du CN du PCF

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L’année 2015 promet d’être rude. C’est aussi l’année des tournants possibles, avec en leur cœur l’enjeu des banques (dont la BCE) et des alliances politiques, sociales, culturelles pour révolutionner cet obstacle qui peut être un levier majeur pour l’emploi, les entreprises et les services publics.

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Les attaques vont être fortes dans une situation difficile et de crise politique aigüe.

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Attaque contre le droit du travail, l’emploi, la protection sociale, en France mais aussi une quasi-récession en Europe et la crise qui menace d’éclater avec une suraccumulation encore accrue depuis la crise financière de 2008. Les enjeux internationaux aussi avec la BCE, la possible victoire de nos camarades de Syriza en Grèce, mais aussi le traité transatlantique (TAFTA), le climat, sans oublier la géostratégie avec d’une part l’envenimement de conflits (Ukraine, Palestine, …) mais d’autre part, outre une éventuelle percée en Grèce, le résultat somme toute anti-islamiste en Tunisie, le nouveau positionnement de la Chine et des autres BRICS qui ont créé la Banque de développement pour une alternative au dollar et au FMI, avec des financements ouverts à tous les pays sans conditions sur les politiques appliquées.

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Il va s’agir de donner du sens à tout cela, en nourrissant des combats politiques, sociaux et d’idées. Pas uniquement des combats en « contre » mais porteurs aussi de propositions précises et immédiates. Pour aussi desserrer la chape de désespérance et de sidération. Pour une année de luttes nouvelles.

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Face à l’offensive contre le coût du travail et à l’alliance Valls-Macron-Gattaz-Hollande, il faut dénoncer le coût du capital (banques, dividendes, etc.) et exiger de le faire reculer mais il faut aussi insister sur l’alternative : des dépenses dans les services publics, la R&D, la formation, les salaires et les qualifications. Car il va falloir faire face à quatre fronts (1). Ceux qui disent que le coût en excès c’est le travail, ceux qui disent que c’est l’étranger, et ces deux-là se rejoignent. Mais il y a aussi les sirènes de la limitation, qui prétendent qu’il faudrait simplement ne pas en faire trop, limiter et compenser les aides au profit, limiter la finance. Ca ne marchera pas. IL FAUT ENCLENCHER VRAIMENT UNE AUTRE LOGIQUE. Mais c’est là qu’intervient le quatrième front, du jusqu’auboutisme, exigeant au nom de la radicalité : tout ou rien. Et donc rien ? Le murissement politique peut faire que l’année 2015 soit celle d’une réorientation vers des batailles D’ALTERNATIVES RADICALES ET GRADUELLES. Par exemple obtenir qu’une banque prête à taux zéro à une ville, c’est – si on le généralise- révolutionnaire ! Réussir avec les socialistes frondeurs à transiger pour exiger qu’une partie, même petite, de l’argent affecté au CICE serve à baisser le coût des investissements s’ils développent l’emploi et les conditions de travail, — ou que la BPI le fasse ! C’est le contraire de ce que veut Gattaz.

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Trois batailles majeures, mais il y en aura d’autres : les collectivités locales, la BCE, les entreprises. Bataille dans les communes pour que les banques financent leurs services publics au lieu de leur pomper le sang (l’Etat leur retire certes 1,5Md€ en 2014 mais les banques leur prennent plus de 2 Mds€). Une lutte politique majeure dans les départements avec les élections serait l’exigence de créer des fonds nouveaux, anti-capital forçant les banques à appuyer l’emploi des entreprises. En Europe il est grand temps d’oser dire « l’argent des européens, la BCE doit financer les services publics dans toute l’Europe », elle le peut, à taux zéro, avec notre proposition d’un nouveau Fonds européen. Ne laissons pas les grecs seuls ! Enfin, je rêve ( ?) d’une toute autre organisation du PCF pour impulser la bataille du coût du capital dans les entreprises et dans les territoires face au projet Macron.

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« Les banques » ai-je envie de dire, les banques et une autre utilisation de l’argent au cœur du soutien au capital, mais aussi au cœur de 2015. Pour ouvrir vraiment de tout autres perspectives jusqu’à la grande exigence de civilisation d’une autre mondialisation : de partages et de biens commun pour toute l’Humanité. Un beau nom pour un projet ?

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Frédéric Boccara, L’Humanité, 5 janvier 2015

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(1) 2 fronts de bataille frontale, et 2 Fronts d'alliances. Précise Frédéric Boccara.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 00:52
François RABELAIS.
François RABELAIS.

Comment Pantagruel descend dans l’île Farouche, antique demeure des Andouilles.

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Chapitre 35

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« …Les rameurs du navire Lanternier ligotèrent et amenèrent le cachalot à l’île la plus proche, appelée Farouche, pour en faire la dissection et recueillir la graisse des rognons, qu’ils disaient fort utile et nécessaire à la guérison d’une certaine maladie appelée « Faute d’argent ». Pantagruel n’y prêta pas attention, car il en avait vu bien d’autres et même de plus énorme dans l’océan Atlantique. Toutefois il consentit à débarquer à l’île Farouche pour que quelques-uns de ses gens, mouillés et souillés par le méchant cachalot, se sèchent et se reposent dans un petit port désert, situé sur le midi près d’une touche de grands arbres, belle et plaisante, où naissait un délicieux ruisseau d’eau douce, claire et argentine. Là, sous de belles tentes, on dressa les cuisines, sans ménager le bois. Lorsque chacun eut reçu de nouveaux vêtements à sa guise, Frère Jean sonna la cloche. A cette sonnerie les tables furent dressées et promptement servies.

Comme Pantagruel dînait joyeusement avec ses gens, au moment du second service, il aperçut quelques petites Andouilles peu farouches qui montaient sur un grand arbre, sans dire un mot, près du réduit où rafraîchissait le vin ; aussi demanda-t-il à Xénomane : quelles sont ces bêtes… ».

François RABELAIS, prêtre franciscain, médecin, écrivain. 1494-1553, « Le quart livre ».

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:18
Marseille Grèce. Contre l'austérité. Pour la démocratie.
Marseille Grèce. Contre l'austérité. Pour la démocratie.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:24
Lukács György
Lukács György

« …dans ces influences indirectes à l’égard des critiques, l’idéologie de la classe dominante s’avère donc tout aussi prédominante que dans la prise de position directe. Ces influences indirectes, dans leur défense idéologique des nouvelles aliénations, consistent essentiellement à confiner toute protestation contre elles aux révoltes de l’individu particulier, en réalité totalement privées de perspectives. Elles se sont encore renforcées du fait que d’une part, l’idéologie dominante a pu exercer une influence sur ses adversaires principaux, les partisans du marxisme (les divers mouvements révisionnistes), et que d’autre part elle a incorporé à sa science et à sa conception du monde certains éléments du marxisme, en les réinterprétant en conséquence, de telle manière que les tendances que nous avons décrites parurent en recevoir un fondement solide, approfondi et plus exact.

On voit ainsi que l’extrême complexité des influences et des répercutions idéologiques découle précisément du caractère non téléologique (1) de la vie qui anime les formations sociales. A commencer par la bipolarité irrévocable de tout complexe possible sur ce terrain (la dynamique de sa propre totalité à un pôle, celle des individus qui la constitue à l’autre) jusqu’à la structure de classe déterminée économiquement et historiquement, et sa dynamique, où la polarité s’exerce aussi, il y a dans l’ensemble social une diversité infinie de réactions à son processus de reproduction économique, et ce n’est que leurs entrecroisements, leurs regroupements, leurs interactions qui permettent de se faire une image relativement réaliste des tendances essentielles du mouvement idéologique d’une étape de l’évolution… »

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Georges LUKACS, « Ontologie de l’être social, l’idéologie, l’aliénation » 1971. Delga 2012, page 486.

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(1) Note du blogueur. "Non téléologique" : définition grossière « sans finalité prédéterminée ».

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 10:49
ANNE SABOURIN
ANNE SABOURIN
Sur le coup de force que les dirigeants européens et les institutions financières tentent d’imposer au gouvernement dirigé par Alexis Tsipras :

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« …Le modèle européen actuel ne supporte pas la démocratie. On l’avait vu à l’occasion du référendum sur le traité constitutionnel ; cette fois c’est contre un gouvernement qu’il s’exerce. Il faut clairement désigner les responsables de cette situation : ce sont un quarteron d’apprentis sorciers délégitimés. La chancelière allemande et son ministre des finances sont les inspirateurs de ce coup de force, leur bras financier est la Banque Centrale Européenne (BCE), qui menace de couper le dernier robinet aux banques grecques et le FMI joue le rôle d’intrus jusqu’auboutiste. Quand au Président de la Commission, après avoir joué le bon flic, son silence vaut caution. Et puis il y a les gouvernements, dont celui de la France qui use de belles paroles mais ne dénonce aucun chantage et cosigne la déclaration des dix-huit ministres de l’Europe contre un…

L’éviction du représentant grec de la réunion de l’Eurogroupe est un fait sans précédent…

Chaque heure peut changer la donne… »

FRANCIS WURTZ, Député européen honoraire. Extrait d’un entretien. L’Humanité, 29 juin 2015

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« …Il faut donc laisser au gouvernement grec une marge de manœuvre pour relancer son économie. Cela passe par une baisse des exigences en termes d’excédent budgétaire et un plan d’investissement dans l’économie grecque. Pour Athènes, ce sont les bases d’un futur accord que les dirigeants européens, la Commission et la BCE doivent accepter. Cette solution politique doit être portée par l’ensemble des forces progressistes… »

ANNE SABOURIN, Représentante du PCF à la direction du parti de la gauche européenne (PGE) et coordinatrice du Forum européen des alternatives, qui s’est tenu à Paris. L’Humanité, 29 juin 2015

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"...A Bruxelles, le boudoir des tyrans de la finance doit redevenir la maison des peuples. Car la tenue de l'Eurogroupe, Samedi, en l'absence de Yanis Varoufakis, est non seulement illégale, mais en dit long du mépris démocratique d'une poignée d'eurocrates qui s'affranchissent sans aucun scrupule des règles de droit les plus élémentaires..."

MAUD VERGNOL, extrait de son EDITO " l'agonie de la tyrannie financière". L’Humanité, 29 juin 2015

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 11:26
LES CYCLES de 10 ans, 30 ans, 100 ans arrivent à convergence, comme arrive à maturité le fruit de cent ans d’activité humaine...

Article déjà publié sur ce blog le 26/06/2015

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Les cycles de 10 ans, 30 ans, 100 ans arrivent à convergence, comme arrive à maturité le fruit de cent ans d’activité humaine.

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Dans le système dans lequel nous vivons, l’échange, la circulation des biens nécessaires à notre vie se fait dans et par la circulation du capital.

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Le capital, c’est les marchandises qui circulent, qu’on échange en tant que biens nécessaires à la vie, la force de travail des personnes permettant la production des marchandises étant elle-même une marchandise que l’on vend et l’on achète et qui valorise le capital par le détournement d’une partie croissante du produit au profit de l’accumulation capitaliste.

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C’est le système de la circulation Argent---Marchandise---Argent plus. Le Capital ne peut circuler que s’il se valorise.

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La situation de la Grèce illustre ce que peut être un blocage de la circulation et de l’échange, c'est-à-dire de la crise du capitalisme à son extrémité. Elle illustre ce dans quoi la situation mondiale peut sombrer si l’on ne met pas un terme à ce système d’échange et de circulation en sortant des rails séculaires du capital et en ouvrant d’autres voies de l’échange.

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Il y a cent ans, un blocage mondial de cet ordre s’est dessiné. Il a abouti à la guerre de 1914, aux révoltes ouvrières contre la guerre et aux naissances de tentatives de création de systèmes sortant du type d’échange en capital mais aussi aux difficultés de créer un autre système.

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Les destructions de la guerre de 1914 et l’échange que la révolution d’Octobre 1917 a tenté d’initier et a initié en partie sur une autre base que la revalorisation du capital dans une part importante du monde en développement aujourd’hui écroulée, a permis une sortie de crise et une revalorisation nouvelle du capital.

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Un cycle économique d’un siècle, avec tous ses contenus des multiples activités humaines vient de se dérouler. La révolution scientifique et technique, la mondialisation informationnalisée place le développement des forces productives et de l’échange des biens dans une situation de blocage encore plus explosif qu’il y a cent ans.

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Un atout existe pourtant pour en sortir, dans la renaissance de forces anticapitalistes et autogestionnaires nouvelles s’appuyant sur l’action continue et l’expérience d’un mouvement communiste affaibli mais transmetteur de savoir et d'action propre sur le capitalisme, sa crise et son issue possible.

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Les cycles de 10 ans, 30 ans, 100 ans arrivent à convergence, comme arrive à maturité le fruit de cent ans d’activité humaine. Soit le fruit pourrit, soit il donne naissance à un arbre nouveau capable de survivre, se développer, dans les conditions nouvelles de son environnement : la mondialisation informationnalisée, ses besoins de cohérence sociale et écologique qui forment une unité et de crise et de solution, ce qu’affirme l’encyclique Laudato si’, «Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale.»

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Pierre Assante, 26 juin 2015

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Sur les propositions économiques de sortie de crise, voir le site de la Revue Economie et Politique

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 08:06
L'HUMANITE DIMANCHE DU 25 JUIN
L'HUMANITE DIMANCHE DU 25 JUIN

Grecques et Grecs,

Depuis six mois, le gouvernement hellénique se bat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour mettre en œuvre le mandat que vous lui avez confié à l’issue des élections du 25 janvier.

Un mandat qui nous enjoint de négocier avec nos partenaires pour mettre fin à l’austérité et faire en sorte que notre pays renoue avec la prospérité et la justice sociale.

Un mandat qui nous enjoint de parvenir à un accord viable, respectueux de la démocratie comme des règles de l’Union européenne, et qui permettra à la Grèce de sortir définitivement de la crise.

Tout au long de cette période de négociations, on nous a demandé d’appliquer les mémorandums qu’avaient signés les gouvernements précédents, mémorandums que le peuple grec a pourtant catégoriquement rejetés lors des dernières élections.

Mais nous n’avons pas un seul instant envisagé de céder.

De trahir – autrement dit – votre confiance.

Après cinq mois de dures négociations, nos partenaires ont malheureusement abouti, lors de l’Eurogroupe d’avant-hier [25 juin], à une proposition en forme d’ultimatum, un ultimatum adressé à la démocratie grecque et au peuple hellénique.

Un ultimatum qui contrevient aux principes fondateurs et aux valeurs fondamentales de l’Europe, de la construction européenne.

La proposition faite au gouvernement fait peser sur le peuple grec de nouvelles charges, intolérables, mine la société, sape tout espoir de reprise économique en perpétuant l’incertitude et en aggravant encore les inégalités.

La proposition des Institutions [UE, BCE, FMI] comprend des mesures conduisant à une dérégulation accrue du marché du travail, à des coupes dans les allocations de retraite, à de nouvelles réductions de salaires dans le secteur public ainsi qu’à une augmentation de la TVA sur les aliments, l’hôtellerie et le tourisme; les Institutions préconisent dans le même temps la suppression des exemptions fiscales pour la Grèce insulaire.

Ces propositions, qui portent directement atteinte aux acquis sociaux européens et aux droits fondamentaux – droit au travail, à l’égalité et à la dignité –, prouvent que certains de nos partenaires, que certaines de ces Institutions ne souhaitent pas parvenir à un accord viable, également profitable à toutes les parties, mais ont pour objectif d’humilier tout un peuple.

Ces propositions démontrent l’insistance mise – en particulier par le Fonds monétaire international – sur une politique d’austérité extrême et punitive.

Les puissances aujourd’hui à la tête de l’Europe doivent dès lors, et plus que jamais, se hisser à la hauteur des circonstances et prendre des initiatives qui mettront fin à la crise de la dette publique grecque, une crise qui affecte d’autres pays européens et menace le futur même de l’intégration européenne.

Grecques et Grecs,

Nous sommes aujourd’hui porteurs d’une responsabilité historique à l’égard des luttes menées et des sacrifices consentis par le peuple grec pour la protection de la démocratie et de notre souveraineté nationale; c’est notre responsabilité envers l’avenir de notre pays.

Cette responsabilité nous oblige à répondre à cet ultimatum en nous appuyant sur la volonté souveraine du peuple grec.

Au Conseil des ministres qui vient de se tenir, j’ai solennellement proposé l’organisation d’un référendum afin que le peuple grec puisse se prononcer souverainement.

Cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

Demain [samedi 27 juin], l’Assemblée nationale se réunira en séance plénière extraordinaire afin d’entériner la proposition du Conseil des ministres en vue de la tenue, ce dimanche 5 juillet, d’un référendum à la faveur duquel les citoyens seront appelés à dire s’ils acceptent ou refusent la proposition faite par les Institutions.

J’ai déjà informé de ma décision le président de la République hellénique, mais aussi, par téléphone, le président de la République française, la chancelière de la République d’Allemagne et le président de la Banque centrale européenne; demain, j’adresserai un courrier officiel aux dirigeants de l’Union européenne et aux Institutions pour leur demander de prolonger le programme de quelques jours de sorte que le peuple grec puisse se prononcer librement, hors de toute pression et de tout chantage, conformément à la Constitution de notre pays et à la tradition démocratique européenne.

Grecques, Grecs,

Face à cette mise en demeure dont le but est de nous faire accepter une austérité extrême et humiliante, sans fin, sans perspective de redressement social et économique, je vous invite à vous prononcer souverainement, fièrement, comme l’histoire grecque vous y enjoint.

Répondons à l’autoritarisme et à l’austérité extrême par la démocratie, avec sérénité et détermination.

Que la Grèce, ce lieu qui a vu naître la démocratie, adresse une réponse démocratique retentissante à la communauté européenne, à la communauté internationale.

Je m’engage à respecter le résultat de votre choix démocratique, quel qu’il soit.

Je suis absolument sûr que votre décision fera honneur à l’histoire de notre patrie et sera un message de dignité adressé au monde.

En ces heures cruciales, nous devons tous nous rappeler que l’Europe est la maison commune de ses peuples. Que l’Europe ne se répartit pas entre des «propriétaires» et des «invités».

La Grèce est et demeurera une partie indissociable de l’Europe et l’Europe une partie indissociable de la Grèce.

Mais une Europe sans démocratie sera une Europe sans identité et sans boussole.

Je vous appelle tous et toutes, dans un même élan national, dans l’unité et la sérénité, à prendre les décisions que nous méritons.

Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs.

Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple.

(Traduction française par Dimitris Alexakis)

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Communiqué de Syriza- Paris :

Le Premier Ministre grec, Alexis Tsipras, a invité le peuple à décider souverainement de son avenir, par un référendum organisé le 5 juillet.

Le gouvernement grec a livré un rude combat dans des conditions d'asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable et mutuellement bénéfique avec ses partenaires.

Après cinq mois de négociations, les institutions en sont venues à poser un ultimatum qui contrevient aux principes de l'UE et sape la relance de la société et de l'économie grecques.

Les créanciers exigent que le gouvernement grec applique les politiques mémorandaires d'austérité comme l'avaient fait ses prédécesseurs.

Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l'humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l'obsession du FMI et des institutions européennes pour une politique d'extrême austérité.

Nous invitons le peuple français, les partis de la gauche et tous les mouvements et associations à manifester leur solidarité avec le peuple grec et leur rejet des diktats de l'austérité.

NON aux chantages et aux ultimatums

NON à la faillite sociale
NON aux mémoranda et à l'austérité
Pour la dignité et le bien-être des peuples européens
Pour une Europe démocratique ET S
OLIDAIRE .

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 06:00
GRECE : informations confidentielles...

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 19:34
LETTRE AUX AMIS : le JE et le NOUS, les LUTTES HUMAINES, le processus humain en SANTÉ

Le JE et le NOUS, les LUTTES HUMAINES, le processus humain en SANTÉ

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Le JE et le NOUS forment une unité de « fonctionnement » entre eux, et dans l’unité de « fonctionnement » général de la nature.

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D’aucun affirment que plus on développe le NOUS, plus on développe le JE. Oui, mais ce peut être là encore un résidu de vision religieuse, une représentation de la société humaine dichotomisée idéologiquement (1).

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L’UNITE du JE et du NOUS existe en soi, quelle que soit la conscience qu’on l’on en ait, qu’on en est conscience ou pas, ou plutôt quel qu’en soit notre niveau de conscience, puisque la conscience est constitutive de l’unité du JE et du NOUS selon le processus qui est étudié dans et par l’ontologie de l’être social.

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Les concepts de JE et de NOUS, de leur UNITE ne sont pas sans utilité. Pour tout dire, leur existence est la condition de l’existence humaine. La vision « la plus juste possible » de notre personne dans le processus de la société humaine, la conscience de ces concepts du-JE-et-de-NOUS est essentiel pour déterminer notre action individuelle et commune, notre action quotidienne et processuelle et les choix de vie qui en font partie.

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L’insuffisance de développement des concepts de JE et de NOUS est flagrante et témoigne de l’état de préhistoire dans lequel la société humaine se débat encore, et des types de conflits (pas le conflit en soi en général) qui traversent notre histoire actuelle.

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La dé-normalisation---re-normalisation de notre vision et des types d’actes qui en découlent, qui en font partie, ne peuvent atteindre un niveau supérieur de situation de santé sociale qu’à travers un dépassement de notre vision archaïque du « bien et du mal » pour développer une vision scientifique et sentimentale en découlant, une vision du rapport dialectique du JE et du NOUS.

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Mais bien sûr, ce processus ne peut se suffire d’une simple réflexion sur elle-même, d’une seule réflexion « hors-sol » sur le JE et de NOUS. La dé-adhérence conceptuelle qui peut créer des niveaux supérieurs de conscience ne peut pas ne pas reposer et « fonctionner » sans le rapport aux actes en aller retour, et en « miroir » de leur perception.

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La dé-adhérence conceptuelle ne peut pas ne pas reposer et « fonctionner » au quotidien- mimétique-poïétique qui est notre propriété humaine première, c’est à dire sur les besoins biologiques élémentaires à notre survie, complexifiés et transcendés par le processus de la conscience non détaché de ces besoins, donc de la production, le développement de la conscience productiverice devenant notre besoin premier.

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Pierre Assante, 24 juin 2015

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(1) L'idéologie dominante ne conçoit pas, ou difficilement, l'UNITE du mouvement et l'autonomie relative dans le mouvement, comme elle conçoit difficilement l'unité des contraires dans laquelle travaille la transformation, et dont le concept remet en cause l'idée de stabilité de l'état existant, les "normes établies" qui la protègent.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:10
En ligne en cliquant sur la couverture
En ligne en cliquant sur la couverture

La loi du marché…

Avec l’annonce du plan d’investissement européen Juncker, le rachat massif par la BCE des titres de dette publique des pays européens devait permettre d’encourager les investisseurs privés et d’éviter la déflation. En réalité, le premier accouche d’une souris et le second d’une bulle spéculative. Malgré des taux négatifs, les institutions financières, et en particulier les banques, continuent de ne pas vouloir prêter aux acteurs de l’économie réelle. Les prêts accordés aux particuliers n’ont pas bougé depuis le démarrage de la politique de quantitative easing de la BCE, la hausse des crédits immobiliers est compensée par la baisse des crédits à la consommation. Quant aux prêts aux entreprises, ils continuent de se réduire, moins vite que précédemment certes, mais totalement décalés par rapport à la hausse de la masse monétaire. En bref, l’investissement ne repart pas plus que la consommation, alors que l’inflation et les taux obligataires à 10 ans croissent plus vite que prévu, illustrant la formation d’une bulle spéculative et un risque fort de déflagration massive.

Cette stratégie des autorités monétaires européennes qui donne son quitus au système financier et conforte les politiques d’austérité menées en Europe a pourtant fait la preuve de son inefficacité. En témoigne la situation de la Grèce, qui n’a cessé de se détériorer depuis sa prise en main par la troïka, le remède injecté étant pire que le mal diagnostiqué. Ou encore le cas de la France. N’en déplaise au gouvernement Hollande, Valls et Cie, cette politique conduit à la montée inexorable du chômage et à une croissance atone plombée par une perte d’efficacité du capital..... Suite sur ce lien : ici

Frédéric RAUCH

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/eco_po_728_729_edito.pdf

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 07:48
Michel GUILLOUX, analyse de l’encyclique Laudato si’.

Michel GUILLOUX, analyse de l’encyclique Laudato si’

sur ce lien : ici

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http://www.humanite.fr/

linvitation-au-changement-lancee

-par-le-pape-francois-577441

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 13:33

"...Il y a le feu dans la construction européenne, on ne peut laisser faire cette attaque à main armée contre le peuple grec et contre toute espérance en Europe..."

Pierre Ivorra

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POUR SIGNER EN LIGNE :

http://www.pcf.fr/72153

PETITION - La France doit soutenir la Grèce

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:33

Cet article décrit (voir ci-dessous en bas de page), chiffres à l'appui, ce qui a déjà été imposé au peuple grec.

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En admettant que le libéralisme soit la solution à la crise, ce que la réalité du monde, de l'Europe et de la France contredit, que peut-on imposer de plus à ce peuple et qu'est ce que le peuple français peut attendre pour lui-même dans les conditions dictées par la commission européenne, le FMI et la BCE actuels ?

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La France et l'Europe des peuples soutiennent les grecs car ce faisant ils se soutiennent eux-mêmes, mutuellement. Les conditions de transformations économiques nécessaires à l'investissement des moyens et des hommes répondant à leurs besoins en santé et non aux profits dans les échanges A-M-A' dominants, mûrissent.

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A nouveau, comme en 1789, mais dans les conditions du monde actuel et de sa conscience nouvelle de paix et de développement, malgré les horreurs, la liberté, l'égalité, la fraternité frappent à notre porte, non en paroles mais en actes de solidarité et de construction d'un monde nouveau dont la nécessité pointe impétueusement contre ce monde ancien qui nous étouffe et qui détourne tout ce que l'humain fait de beau et d'utile, pays, cités, villes et villages, usines, bureaux et champs, sciences, techniques et arts !

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Pierre Assante, 18 juin 2015

GRECE, données et chiffres à l'appui : que peut-on imposer de plus à ce peuple et qu'est-ce que le peuple français peut attendre pour lui-même dans les conditions que la "Commission Européenne" , le FMI et la BCE actuels veulent dicter aux grecs ?

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 00:05
CHOSES SIMPLES A RAPPELER, publié une première fois sur ce blog le 14 mai 2010

Publié une première fois sur ce blog le 14 mai 2010

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CHOSES SIMPLES À RAPPELER

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Dans le bouton il y a déjà la fleur et la graine. Dans la pâte il y a déjà le pain. Mais dans le blé sauvage il n’y a pas le pain. Entre les deux il y a la médiation humaine.

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On comprend mieux le bouton quand on a vu la fleur.

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L’abeille et le climat sont liés. Mais entre les deux il y a l’action humaine. Dans l’action humaine il y a les rapports de production.

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Dans les rapports de production, il y a l’inversion des rapports de production, le capital. Dans le capital il y a l’inversion de l’objet de la production, celle de l’argent et non celle du produit.

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L’homme se produit lui-même par son activité, et dans l’inversion des rapports de production il devient du capital, un produit indifférent à lui-même comme la marchandise est indifférente à sa valeur d’usage. Pour survivre dans cette inversion l’homme doit marcher lui-même sur la tête.

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Remettre les choses sur leurs pieds est donc une tâche à la fois pratique et à la fois philosophique sans laquelle la conscience en mouvement de la nature qu’est l’homme se met à marcher sur la tête et vient s’opposer à son développement.

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Les « Manuscrits de 1844 » ont été écrits à Paris, et non dans les conditions d’observation du capitalisme avancé de l’Angleterre. Mais comme le bouton, ils contiennent la fleur : « Das Kapital », la critique de l’économie politique comme outil pour transformer le monde et le remettre sur ses pieds et se développer en santé.

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« Das Kapital » vient démontrer ce que les « Manuscrits de 1844 » affirmaient.

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Il faut resituer les 150 ans du marxisme dans les 1.5 millions d’années, depuis que l’espèce humaine a entrepris de subvenir à ses besoins en transformant la nature par ses outils, les 10 000 ans de l’agriculture, les 5000 ans de la cité et de société marchande et de classe, les 300 ans du capitalisme-fleur. La crise se situe ainsi dans cette période ou les techniques de production-échange informationnalisées et mondialisées démultiplient et les capacités de cette production-échange, et les contradictions entre ces capacités nouvelles de production et l’inversion de l’échange.

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Pierre Assante, 13 mai 2010

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Note : Ce qu’il y a de mécanique dans le concept « stalinien » de succession automatique des modes de production, ce n’est pas leur succession, mais la négation « simple » de l’unité du mode de production et de la conscience historique qu’il induit, dans la personne, les entités humaines, et dans l’espèce.

La négation simple est une abstraction de l’abstraction qui fige la représentation du processus et donc écarte le non-su réel et limite le su, la conscience, à l’apparent.

On ne peut pas dire que cette méthode ne donne pas de résultats, mais elle conduit aux impasses dont elle a fixé elle-même les murs. C’est dans le non-su que se cache la négation de la négation, la résolution historique des processus, et donc les allers-retours simultanés et successifs entre l’expérimentation et le choix, que ce soit dans le domaine d’un champ ou dans la tentative de synthèse des champs, scientifiques ou-et sociaux.

La négation de la négation c’est la reconnaissance de la réalité de l’aliénation du producteur vis-à-vis de son produit, son processus vers la réappropriation de sa production qui va à chaque étape historique vers cette réappropriation, constituer le processus du « libre arbitre » marchand, bourgeois, dont le dépassement est le travail libre, l’activité humaine naturalisée, la nature humanisée. P.A.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 00:00
LAUDATO SI'

Comprendre l'évolution de l'Eglise fait partie de la compréhension de l'évolution de la société et du monde.

LAUDATO SI' , le texte intégral de l'encyclique du Pape François sur la sauvegarde de la maison commune, sur ce lien :

http://pierreassante.fr/

dossier/LAUDATO_SI.pdf

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Voir aussi l'article et commentaires de Michel GUILLOUX sur cette encyclique dans l'Humanité du 19.06.15 à venir.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 07:57
Le fruit inconnu. Roger Frosini.
Le fruit inconnu. Roger Frosini.

Article déjà publié sur ce blog le 9 juin 2015, republié pour son actualité :

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Valls, Premier ministre français, Renzi, Président du Conseil italien, et Cie en Europe et dans le monde... devraient savoir que leur modernité libérale, au sens du plus rien en commun, tout à l'initiative privée, est ce qu’il a de plus archaïque. Ils ont des savoirs mais ils n’ont pas la capacité de les mettre en cohérence :

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Valls, Renzi et Cie, jeunes loup de la politique veulent nous faire croire et croient eux-mêmes en partie que les bouleversements du monde, sous la forme que nous connaissons, sous la forme qui se déroule sous nos yeux, sont inévitables.

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Valls, Renzi et Cie veulent nous faire croire que nous n’avons aucun choix que celui de se résigner aux « mutations » du monde, de son mode de production, des mentalités qui vont avec, c'est-à-dire de l’isolement de l’individu dans la communauté et de sa lutte pour survivre face aux autres, de sa mise en concurrence totale vis-à-vis des autres.

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L’usage du mot « mutation » a une grande importance dans le déroulement de la mise en condition des salariés à cette concurrence, et de la mise en condition de toute la population. Le mot « mutation » renforce l’idée que nous n’assistons pas à une évolution sur laquelle nous pourrions agir mais à une rupture sans passé du monde dans lequel nous vivons.

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Mais voilà, le monde dans lequel nous vivons est dans une continuité avec un mode d’échange et de production, et le voile que déploient Valls, Renzi et Cie consiste à masquer cette réalité, consiste à tout changer pour que rien ne change dans les conditions de maintien en pouvoir et en privilège d’une minorité de plus en plus infime des tenants de ce mode de production et d’échange.

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Le processus de maintien en vie du capital a une loi, celle de l’accumulation. Le capital ne peut vivre sans accumulation (A-M-A’). Dans le même temps son fonctionnement entraîne sa suraccumulation et cette suraccumulation entraîne des entraves à sa circulation, à son accumulation : la boucle est bouclée.... Il doit donc faire « payer » de plus en plus cher à toute la population son renflouement permanent.

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Certes, dans le même temps, les remèdes provisoires à sa suraccumulation n’ont pas empêché, mais au contraire permis son déploiement impétueux mais relatif, le déploiement des forces productives et une consommation relative par la population des résultats de ce déploiement. Mais l’on voit bien aujourd’hui dans la crise et dans le frein à la croissance, les limites des « remèdes » au système de production et d’échange par la circulation du capital dans chaque objet à acquérir pour assurer notre existence quotidienne et les inégalités abyssales qui se creusent ici et dans le monde.

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La naissance de nouvelles zones mondiales de production et de développement, qui se sont développées sous la dépendance du mode d’échange du capital et qui restent sous la dépendance de ce mode d’échange, a été un remède à la suraccumulation, mais repose à un niveau mondial, dans les nouvelles conditions économiques et techniques et politiques la question de la suraccumulation-dévalorisation du capital et de ses conséquences sur la satisfaction des besoins humains et la croissance et relance des inégalités ici et dans le monde.

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Valls, Renzi et Cie devraient savoir que leur modernité est ce qu’il a de plus archaïque. Ils ont des savoirs mais ils n’ont pas la capacité de les mettre en cohérence :

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L’essentiel de la cohérence du système repose sur la richesse des plus grands groupes financiers et industriels et leur pouvoir sur le monde, sur l’organisation économique, politique, spéculative et militaire du monde.

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La promotion de « l’auto-entrepreneur », et en général de tout ce qui peut échapper au salariat est une tarte à la crème qui ne peut cacher que la richesse de ces grands groupes est bien basée sur l’exploitation massive d’un salariat de main d’œuvre en particulier et d’un salariat de haute technicité, de gestion et de recherche qui la permet.

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Valls, Renzi et Cie veulent ne voir qu’une réponse à la crise par un traitement dit « social », c'est-à-dire une répartition de survie à minima à tous ceux que la mondialisation informationnalisée du capitalisme écarte de la production et de la rémunération de la force de travail.

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Valls, Renzi et Cie doivent apprendre que dans leur vision de la mutation, il y a une continuité, un processus, des nécessités aussi bien sûr, mais sur lesquels on peut agir en introduisant un détournement progressif et radical de la circulation des valeurs d’échange vers les besoins humains, et cela passe par une vraie révolution, celle de la maîtrise du système financier et celle de l’organisation du travail par le salariat lui-même en France, en Europe en tant qu’ensemble cohérent parmi les régions mondiales de production, et dans le monde, tendant à la restitution à l’homme producteur de la maîtrise de la production, à la libération de l’exploitation de l’homme par l’homme (terme pas du tout archaïque) et des contraintes mortifères qui y sont inhérentes.

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Valls, Renzi et Cie apprendront à leur dépens qu’une autre organisation sociale basée sur une démocratie élargie au producteur, une démocratie du « que, quoi, comment produire » aura raison d’une conception de la modernité qui appauvrit relativement mais surement la personne et la société sur tous les plans, et en particulier le plan de la conscience qui est la condition d’existence première de l’humanité dans la nature qui l’abrite et, qu’en outre l’échange en capital met à mal.

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Pierre Assante, 9 juin 2015

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 11:46
Michel GUILLOUX : "Il est des idées qui peuvent se répandre comme flammes sur un baril de poudre, quand elles deviennent populaires. Nous ne jouons pas."

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"Il est des idées qui peuvent se répandre comme flammes sur un baril de poudre, quand elles deviennent populaires. Nous ne jouons pas."

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En France, comme en Europe, il est des gens tellement au service des puissances d’argent qu’ils ne comprennent pas que l’on puisse penser et, pis, agir autrement. Voir le très réac chef du gouvernement polonais qui somme le gouvernement grec de «cesser de jouer». Voilà: un gouvernement qui respecte ses électeurs, refuse de voir un véritable massacre social se perpétuer, bref prend l’intérêt de son peuple au sérieux, ne l’est pas aux yeux des ronds de cuir eurocrates. Christine Lagarde, si tendre en son temps avec Bernard Tapie, ne supporte pas plus l’irruption grecque dans son bac à sable financier. La directrice du FMI pense que les discussions en cours sont comme «faire un massage cardiaque à un cadavre». Elle est convaincue d’avoir raison; la preuve: «Valéry Giscard d’Estaing dit la même chose que moi.»

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Le très catholique romain Donald Tusk, il est vrai, se lave aussi les mains des migrants: «Il ne faut pas attendre de solutions rapides aux causes des migrations, parce qu’il n’y en a pas.» Ponce Pilate n’est pas mort. Et le préfet des Alpes-Maritimes joue de même au Yo-Yo humain avec ces pauvres hères, chassés par des guerres auxquelles les calculs en vigueur de ce côté-ci du monde ne sont pas étrangers: «Je fais appliquer la règle du jeu en vigueur au sein de l’Union européenne. » Hier, dimanche 14 juin, les députés européens du PS ont pensé à souffler les bougies des «30 ans de l’accord de Schengen», jetant les bases d’une Europe forteresse aux humains mais pas aux capitaux. Ils souhaitent longue vie à la libre circulation!» et célèbrent «l’assurance d’un dynamisme économique, touristique et culturel considérable» (sic).

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En Grèce, une nouvelle majorité tente de s’opposer aux vents dominant la planète. Barcelone, Madrid et tant d’autres villes espagnoles, ce week-end, se sont dotées de municipalités de guerre à l’austérité. Ce week-end, Guéret, en France, a de nouveau été le creuset des débats liant démocratie à réinventer et services publics à développer. Il est des idées qui peuvent se répandre comme flammes sur un baril de poudre, quand elles deviennent populaires. Nous ne jouons pas.

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Editorial de Michel Guilloux 15 juin 2015.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 11:31
Marie-Anne DUJARIER, "Ces cadres missionnés pour accroître sans fin la "performance" " :

"Descendants des bureaux des méthodes prônées par Taylor, ces cadres sont mandatés pour prescrire, outiller et contrôler les tâches productives, en mettant en place des dispositifs."

LIRE la suite de ces propos ICI

http://pierreassante.fr/dossier/DUJARIER_HUMA_150615.pdf

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