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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 07:26

La chronique économique de Pierre Ivorra : Au-delà du covid, la crise financière

Mercredi 9 Septembre 2020

 

L’étonnant dans la situation en cette rentrée, est cette évolution contradictoire entre une activité réelle des agents économiques à l’échelle internationale qui patine et même pique du nez depuis le début de 2019, soit bien avant la crise sanitaire, et l’activité boursière et financière qui se redresse avec une grande rapidité, enfle comme une tumeur malsaine. 

D’un côté, la Bourse de New-York bat un nouveau record historique, le géant étatsunien des nouvelles technologies Apple, dépasse les 2 000 milliards de dollars de capitalisation, l’équivalent du PIB de l’Italie ; en France même, le CAC 40 continue son redressement. De l’autre côté, on constate qu’un peu partout la relance économique a du mal à repartir après le pic de l’épidémie et que dans nombre d’entreprises les directions en profitent en cette fin de l’été pour ressortir le « sécateur » à emplois et salaires. On est là, en vérité, en présence des deux termes d’une nouvelle crise économique et financière qui s’annonce comme une déflagration elle aussi historique avec une boursouflure spéculative d’autant plus importante que l’activité se traîne. Ce que les grands groupes capitalistes n’arrivent plus à gagner dans la production, ils tentent de l’accaparer sur les marchés financiers ! Les signes d’enflure financière se multiplient. Les gouvernants et les médias mettent l’accent sur l’endettement public et dissimulent l’importance de celui des particuliers et surtout celui des entreprises. Les grands groupes ont gonflé leur trésorerie et les Banques centrales continuent de les inonder de crédits bons marchés qu’ils utilisent pour gagner de l’argent facile en plaçant leur trésorerie, en spéculant, en multipliant les opérations financières. Dans de telles circonstances, on ne peut conjurer la catastrophe imminente, pour reprendre une formule célèbre, si l’on ne s’attaque pas de front à la question majeure de la maîtrise de l’argent et de son utilisation. 

L’ambition n’est pas seulement de détourner par la fiscalité, les prélèvements utiles, vers l’emploi, les salaires, les services publics une part de l’argent capté par les grands groupes. Il s’agit de poser bien en amont la question majeure : vers qui et pourquoi faire faut-il orienter les ressources monétaires, l’argent des banques ? Une telle interrogation se pose à l’échelle du globe mais elle est toute aussi pertinente au niveau de l’établi, du bureau, du chantier ou de la « paillasse » du chercheur. Ici et là. C’est d’ailleurs en la posant que l’on pourra, dans l’action, rapprocher les différentes catégories de salariés et de travailleurs.

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 08:39

Frédéric BOCCARA , 7 septembre 2020. Plan de relance :

des mots pour l’emploi et l’« offre », cent milliards pour les profits.

 

Emmanuel Macron, Jean Castex et Bruno Le Maire ont entretenu le suspense sur le plan de relance qu’ils ont fini par annoncer le 3 septembre, à l’instar de ce qui s’est fait dans les autres pays développés. Ils prétendent que leur préoccupation est de préserver l’emploi et les compétences vitales pour l’économie française. Mais il y a essentiellement deux types de mesures : baisses des impôts sur le capital et les profits, aides à l’investissement sans critères ni conditions. L’emploi, on verra. Le premier ministre n’ose d’ailleurs annoncer que 160.000 emploi. L’emploi doit, pour eux, rester soumis à la rentabilité financière, à la dictature du taux de profit imposée par tout le système de pouvoirs du capital et du grand patronat. Par ailleurs, l’indemnisation du chômage partiel a été diminuée dès juin à 72% du salaire (contre 84% auparavant) et les entreprises qui embauchent des jeunes en CDD de 3 mois toucheront une prime de 4.000 euros.

Le ministre de l’économie et des finances nous tient un discours très politique sur l’emploi. Il dit en substance, comme Emmanuel Macron et son premier ministre Castex : « Nous avons fait ce qu’il faut en soutenant la ‘’demande’’ (la consommation), par les mesures sur le chômage partiel et sur le revenu des artisans, TPE et auto-entrepreneurs. Mais l’essentiel, maintenant, c’est de soutenir l’investissement, c’est-à-dire ‘’l’offre’’ (la production) ! ».

Ainsi par un tour de passe-passe habituel : (1) il réduit l’offre à l’investissement, donc exit l’emploi, la formation, donc le travail, alors qu’ils sont décisifs pour développer l’offre, une tout autre offre, une tout autre production ! (2) Et il réduit l’appui à l’offre à un appui au capital – « l’investissement » – à des cadeaux aux profits, au lieu d’appuyer les salaires, les dépenses pour les services publics et les dépenses sociales, (3) il instaure et conforte le patronat comme interlocuteur exclusif sur l’offre, sur l’investissement et la production, face pourtant au besoin de plus en plus pressant de pouvoirs démocratiques pour les travailleurs, les habitants et leurs élus sur ces investissements et sur les décisions de production, et même de recherches !

SUITE  SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2020/09/07/plan-de-relance-des-mots-pour-lemploi-et-l-offre-cent-milliards-pour-les-profits/

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 07:33

« Plan de relance » européen : un pas vers le fédéralisme… et dans la dépendance envers les marchés financiers

par Denis DURAND le 8 septembre 2020

 

Le 23 avril, les gouvernements de l’Union européenne s’étaient, non sans mal, mis d’accord sur trois « filets de sécurité pour les travailleurs, les entreprises et les États souverains » face à la crise économique et sanitaire [1] : 100 milliards d’euros de garanties pour le financement du chômage partiel dans les Etats membres, un mandat à la Banque européenne d’investissements (BEI) pour 200 milliards de garanties à des prêts bancaires aux entreprises, et une ligne de crédit, pour 240 milliards, du Mécanisme européen de stabilité (MES), cette institution créée au moment de la crise précédente pour discipliner les Etats en difficulté financière en leur imposant une cure d’austérité. En outre, ils s’étaient promis de mettre en place un plan de relance destiné à « donner un coup de fouet à l’économie européenne » et à poursuivre les politiques visant à la rendre « plus compétitive ». La négociation de ce plan de relance, baptisé Next Generation EU (« une Union européenne pour la prochaine génération »), a duré trois mois……

SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2020/09/08/plan-de-relance-europeen-un-pas-vers-le-federalisme-et-dans-la-dependance-envers-les-marches-financiers/

 

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 08:09

 

Comment le « progrès »

« progresse-t-il » ?

Ecrit le 26 octobre 2008.

 

Les transformations psychologique, politique, économique, sont des processus qui vont de pair, globalement, dans le processus de l’humanité et des entités qui la composent.

La démocratie, le socialisme, le communisme reposent sur un effort de compréhension scientifique qui ne se résigne pas aux énigmes, même si elles existent pour l’homme et font partie de sa compréhension.

Même si les superstitions religieuses ne sont plus celles du passé, elles existent encore et les superstitions « laïques » y ont souvent succédé. Il n’est qu’à voir la superstition de masse qui accompagne les jeux d’argent de masse.

L’espérance ce n’est pas la foi superstitieuse, ni la foi tout court. Et la régression du christianisme par rapport à d’autres religions est significative d’un certain recul de la rationalité dans la société et en son sein propre, contradictoirement à mon affirmation précédente. Il y a dans le christianisme une contradiction fertile. A la fois il tend à nier les processus « physiques », « matériels » avec les « miracles » (marcher sur l’eau, ressusciter les cadavres, qui sont aussi en un sens une manifestation exaspérée de l’espérance), mais aussi, il reconnaît ces processus en tant qu’éléments « physiques » de la vie : le rite  principal du christianisme original, qui a donné naissance à la communion,  est le partage concret, réel, du repas, le pain et le vin.

Cette croyance au miracle  ET la reconnaissance des processus matériels est une contradiction fertile dans une société clanique et patriarcale qui sort des limbes d’une inconscience ou d’une conscience qui s’exprime par des mythes. Ce n’est pas le cas dans une société qui doit organiser scientifiquement sa croissance, se gérer mondialement. L’empirisme n’est qu’une étape dans la maîtrise d’un devenir, nécessaire mais insuffisante. L’empirisme lui-même, s’il se manifeste par saccades rapides est pourtant le fruit d’une longue accumulation historique qui se manifeste d’ailleurs aussi dans les religions, sinon dans leurs superstitions mais dans leur cause et effet de  structuration sociale.

Cette séparation, cette dichotomie esprit/corps est une contradiction qu’il faut dépasser pour accéder à un progrès social. Ce n’est pas qu’une question théorique. Elle se manifeste dans nos comportements, des plus « élémentaires et quotidiens » à ceux qui construisent les concepts les plus complexes dans tous les domaines (social, techniques, philosophique, scientifique). C’est une dichotomie qui nous conduit aussi à séparer les domaines d’action des domaines de recherche et en conséquence d’opposer à une synthèse réelle une erreur composée.

C’est une dichotomie qui « reflète »  cette réalité massive de la mondialisation informationnelle de la production : le développement massif de l’échange et du monde des marchandises qui détermine les rapports entre les hommes, et les rapports entre les hommes sont les rapports massifs entre les choses. C’est le langage intelligible que nous parlons dont nous ne pouvons nous libérer que par le « processus matériel global de la société humaine », sur lequel nous pouvons agir mais pas avec le langage du miracle qui reste massivement le nôtre. Ne pas voir cette unité entre cette dichotomie dans la pensée et la réalité économique de notre monde c’est justement un aller-retour de cette dichotomie sur elle-même et par la même occasion, c’est rester dans des conditions d’impuissance pour changer et changer le monde en ce qu’il a besoin de changer pour survivre et se développer.

Le balancement des militants du sociétal à l’économique, de l’économique au politique est significatif de cet état de dichotomie qu’Henri Lefebvre caractérisait par le terme « structuralisme », celui de cette « école de pensée ».

On dit souvent que la réalité est plus pédagogique que tous les discours, c’est vrai et pourtant les discours font partie de la réalité et surtout ils avancent le progrès des savoirs parce qu’ils en font partie organiquement.

Les « évènements financiers » ont plus fait pour un certain « retour à Marx » que tout ce qui a pu être dit dans les réunions politiques et syndicales. Et pourtant la relation entre le discours passé et l’évènement fait que la conscience sur l’évènement ne part pas de zéro, cas absurde dans lequel il ne se passerait rien.

La crise boursière ne veut pas dire que l’échange monétaire conçu par le capitalisme est impossible ou stérile, la réalité a démontré le contraire. Elle montre les contradictions entre ce mode de production et d’échange et le stade qu’il a atteint. D’ailleurs, dans une certaine mesure, il tend à se réguler, mais il se régule relativement (et ces régulations sont précaires et aléatoires) lorsqu’il crée les prémisses d’un autre mode d’échange et de production. Si l’on observe bien les évènements économico-politico-financiers, dans leur ensemble et en détail, on ne peut que constater ces prémisses PAR les erreurs et les échecs du forcing des classes dominantes et de leurs équipes dirigeantes.

La richesse ou la pauvreté touchant les personnes et les classes, ce n’est pas une vision morale coupée de la science des réalités du développement « matériel » (donc aussi économique) de la société qui peuvent les résoudre. Et ces sciences sont un acquis social en développement et non une science infuse issue à partir de zéro de notre cerveau, d’un corps-soi isolé et imaginaire.

L’individualisme est lié au rapport marchand généralisé. Il est l’idéologie répressive d’une classe qui imprègne toute la société, d’un moment historique. La transformation des rapports sociaux capitalistes, c’est la création de conditions matérielles de production et d’échange qui permette de substituer les besoins « concrets » à la mesure de la valeur (voir sur cette mesure de la valeur les articles précédents). Cela ne veut pas dire que le temps de production des objets n’existera plus, mais qu’il pourra, de par la quantité et la qualité de la production des subsistances « matérielles et morales », libérer l’homme de la propriété au profit de l’usage, et libérer l’activité du travail contraint. LIBERER L’HOMME TOUT SIMPLEMENT.

Ce en quoi le concept de processus de la démocratie avancée au socialisme et du socialisme au communisme (qui n’est d’ailleurs ni le but ni la finalité de l’humanité, mais un moment du son processus), n’étaient pas et ne sont pas des idées et des mises en politiques si mauvaises que l’on décrie tant aujourd’hui. A condition de ne pas y voir des étapes mécaniques du développement humain.

Pierre Assante, 26 octobre 2008.

 

 

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 07:00

DE LA NATION A L’HUMANITE TOUT ENTIERE

La nation doit devenir une entité de développement, en extinction, pour faire place radicalement et progressivement à une organisation universelle de l’humanité, une civilisation pour tous.

 

La nation est une création de la bourgeoise à partir des marchés constitués géographiquement avant la constitution de la nation.

La nation c’est aussi le cadre géographique et institutionnel dans lequel le salariat a bâti dans les luttes de classe des droits pour elle-même et pour tous, certes limités mais réels.

La déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH, 1948), issue de la victoire contre le fascisme et héritière de la déclaration de la révolution française met en avant le respect des droits de l’individu mais malgré ses avancées progressistes ne remet pas en question la question des dominations qui ont aggravé les développements inégaux dans l’humanité. Les nations capitalistes dominantes se sont appuyées sur ces développements inégaux pour imposer la loi des pays capitalistes les plus avancés économiquement, militairement. Et la culture dominante est celle de l’économie dominante, certes non uniforme mais imposant des traits et des règles communes, matériellement et moralement.

L’imposition au monde de la loi du profit (P/C), développée dans le capitalisme mondialisé, numérisé et financiarisé,  opposée à un développement en fonction des besoins sociaux, est un handicap majeur dans le processus en santé de l’humanité.

La mise en place mondiale progressiste d’une économie, d’institutions, correspondant au développement mondial des forces productives sur la base des capacités actuelles en développement des forces productives mondialisées, numérisées, ne peut précéder le mouvement de mondialisation de l’économie, mais l’accompagner avec un retard et possiblement triompher lorsque les conditions de cette mondialisation numérisée seront suffisamment avancées, ce à quoi s’approche possiblement ce XXIème siècle.

Le mouvement « souverainiste » de droite et d'extrême droite fascisante et même "gauchiste", qui s’est emparé des nations plus ou moins fortement comme réponse à la crise, est une réaction transitoire au double mouvement des contradictions du capital, sa guerre interne pour répondre à la baisse tendancielle du taux de profit, et la protestation populaire qu’il instrumentalise.

La question de l’immigration et des droits universels de l’homme (générique) est une question de fond car elle se confond sans s’assimiler à une domination unique, avec les discriminations et leurs particularités fortes,  à l’égard des femmes, des couches subalternes, de la classe ouvrière, sur tous les groupes humains naturels et constitués, culturels, ethniques etc. sur lesquelles repose une domination historique en mouvement. Elle pose l’inadaptation des droits de l’homme à la mondialisation capitaliste numérisée. Les restrictions de la DUDH à partir de la « différence » entre nationaux et non-nationaux qui est un vestige du passé, mais bien vivant encore, repose la question d’une société humaine universelle et non nationale, ce qui demande un processus économique, politique et culturel non « unifié, uniformisé, uniformationnalisé », mais répondant à la diversité de développement, de coopération, de cohérence de la personne, des entités humaines en mouvement, « du local au mondial », à un développement échappant à la loi du profit et de l’accumulation capitaliste, donc à la vente achat de la force de travail, ce qui était la base du Manifeste du Parti communiste.

La nation doit devenir une entité de développement, en extinction, pour faire place radicalement et progressivement à une organisation universelle de l’humanité, une civilisation pour tous.

Pierre Assante. 07/09/2020 06:37:14.

 

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 08:18

 

MEA CULPA, Article écrit le 27 mars 2010

 

A dix ans de distance, on peut mesurer ou pas le chemin accompli et sur l'ouverture, et sur l'analyse du capital du XXIème siècle et l'action y correspondant.

Se retourner pour voir le chemin accompli pour le poursuivre en avant est un principe de progrès de l'humanité. (voir post scriptum)

 

Le PCF est mort en 2010 entend-on dire par certains ces jours-ci.

S’il est « mort » c’est un certain PCF qui est mort dans les années 70 avec l’abandon de références au marxisme mais ce qui en a survécu a joué un rôle essentiel et a évolué dans l’existence d’un mouvement autre que d’opposition sans principe aux pouvoirs en place.

L’ouverture ne consiste pas en l’abandon de ses fondamentaux, mais dans le dialogue avec les opinions différentes et entre marxistes.

Le marxisme n’est pas une chose figée, c’est tout le contraire. J’utilise souvent cette image en comparaison avec un autre champ de savoir : ce n’est pas parce l’humanité a fait d’énormes progrès et découvertes en génétique que cela met en cause le concept d’évolution des espèces, et l’on peut toujours appeler « darwinisme » ce fondamental qu’est le concept d’évolution des espèces. Il en est de même du « marxisme ».

J’ai suivi quelque temps le mouvement initié par Guy Hermier à la fin des années 80. Mea culpa! La question de l’ouverture qu’il posait et dans la façon dont il la posait et que d’autres posent encore avait pour corollaire l’abandon de références sans lesquelles il y a moins de raisons d’avoir un parti, un mouvement, un rassemblement séparé d’une opposition sans fondement à la droite quand elle est au pouvoir. Un opportunisme en nourrit un autre, et en particulier dans les comportements personnels.

Les querelles de personnes devraient être redimensionnées. Il faut se rappeler que Guy Hermier dont il me reste un grand respect, a lui-même fait le vide dans l’UEC et la Nouvelle Critique, ce qui a conduit Alain Krivine et ses amis à créer la LCR.

Je n’ai aucune acrimonie contre Guy Hermier qui après une période de « fermeture » tentait de répondre à sa façon à la question de « l’ouverture », pas plus que contre Georges Marchais qui a conduit à l’abandon des référents. Je crois fermement au fait que la société forme les humains et que toute période les marque dans ses crises, ses difficultés, ses abandons et ses conquêtes. Et pour moi toute personne est un morceau d’humanité frêle, fragile tant physiquement que psychologiquement. J’en fais partie.

La séparation des concepts de corps et de pensée en deux objets est une aberration qui reste dominante, découle de la société de classe et de domination des subordonnés exploités. Une révolution anthropologique est intimement liée à une révolution économique. La psychologisation de l’analyse politique qui se répand aujourd’hui dans le mouvement anti capitaliste, du PCF à la gauche du PS, en passant par le NPA et les Verts et la nébuleuse associative est un signe des difficultés rencontrées pour réhabiliter le marxisme. Mais la reconquête avance pourtant. Le PCF y joue son rôle.

De ce qui est « mort » dans les années 70, ce qui en a survécu a joué un rôle essentiel dans l’existence d’un mouvement autre que d’opposition sans principe.

J’en veux pour preuve par exemple l’existence et le rôle de « L’Humanité » ou de l’appel de Francis Wurtz sur le TCE et ce qui en a suivi, et ce ne le sont là que deux exemples parmi tant d’autres.

Identité et dialogue : c’est sur cette base que doit vivre toute organisation de transformation sociale en santé. Jeter le PCF avec l’eau du bain ? Ou partir de l’héritage pour le faire fructifier ?

Oublier les rancœurs, savoir que la vie est une lutte, que la solidarité et la fraternité humaines aident à la lutte et que l’indifférence est la pire des choses, électoralement aussi.

Pierre Assante, 27 mars 2010

Post Scriptum, 6.9.2020 : J'ai ajouté le "chapeau" en bleu au titre de l'article afin de "rectifier" les malentendus constatés à la suite de la lecture par des amis. Ce Mea Culpa n'est pas l'aveu d'une faute mais une réflexion sur les bifurcations sur les chemins de la vie qui font faire des détours faute d'une vision suffisante des futurs possibles. Pour moi et pour les autres si possible.

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 08:46
Giordano BRUNO 1548-1600

 

L’habitude de croire

 

 « …L’habitude de croire, dit Aristote à la fin de son deuxième livre de la sagesse, est la principale cause qui entrave l’entendement humain lors de la perception de bien des choses qui sont en elles-mêmes tout à fait évidentes. Combien est grande la puissance de cette habitude, dit-il, la preuve en est donnée par les lois dont la vitalité est bien plus fondée sur des habitudes et des fables infantiles que sur des données qui tombent sous le sens. Car, remarque à ce propos son commentateur Averroès, de même que certains humains peuvent s’habituer aux poisons au point que ceux-ci les réconfortent comme des aliments conformes à la nature, de même ce qui produit sur tous les autres un effet salutaire et vivifiant peut leur devenir nuisibles… »

Giordano Bruno, victime du bûcher de l’inquisition le 17 février 1600.

Evidemment, les habitudes ne sont pas nées d’un état éternel de la société et de la nature.

Mouvement et évolution ne sont encore dans la pensée d’Aristote. Ni la lutte de classe. Ni la dialectique matérialiste, outil aidant à discerner les forces contraire qui dans l’unité agissent sur le mouvement de transformation. Ni l’unité de la personne et de la société, leur autocréation, leurs autonomies relatives et leur dépendance. Ce qui entraine un jugement moral sur la personne et ses actes coupés du contexte de leur mouvement commun avec la société.

Il est à noter que lorsque Bruno s’exprime il a surtout en tête les habitudes de croire de son temps et le poids des dogmes religieux, l’appelant à imaginer, avec l’outil de la philosophie (celui des sciences dures nécessaires n’étant ni à son goût ni à sa portée), d’autres représentations de la réalité de l’univers « local » et de l’univers « global » (1).

Mais on peut étendre évidemment ses remarques à toutes les croyances religieuses ou laïques dont on ne relie pas la renormalisation au processus de la société humaine et aux avancées scientifiques permettant d’entrer sans cesse plus en profondeur dans l’observation de la réalité, sous la surface des apparences.

Plus l’étendue de l’observation, dans le temps et l’espace est grande, plus s’ouvrent nos capacités à affronter les nécessités de subsistances « matérielles et morales » en mouvement et dans notre propre mouvement en relations réciproques, en unité.

Certaines habitudes (2) sont récentes et sont contestées dans des cycles décennaux inégaux correspondant à des transformations sociales quantitatives dans le mouvement long des transformations quantitatives. Une évidence de « non-conformité » avec  une croyance passagère est facteur de confusion. Lorsque de telles confusions se reproduisent ce sont les croyances de longue durée qui deviennent  « non conformes » et un effondrement de croyance qui se produit, mais pas automatiquement une création mentale correspondant aux besoins nouveaux issus des transformations quantitatives de la société appelant tendanciellement à une transformation qualitative, à un saut de civilisation, de mode de production et d’échange en santé remplaçant celui malade parce et à dépasser.

Pierre Assante. 05/09/2020 08:02:42.

(1) « Il est donc d'innombrables soleils et un nombre infini de terres tournant autour de ces soleils, à l'instar des sept « terres » [la Terre, la Lune, les cinq planètes alors connues : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne] que nous voyons tourner autour du Soleil qui nous est proche. » Giordano Bruno, 1584.

(2) Entre deux élections  observées à distance d’un temps relativement décennal  par exemple, ou entre des luttes sociales, leur durée et leur force plus ou moins importantes et résultats plus ou moins importants, observés à distance « décennale » de temps. Le fait que le septennat raccourci à 5 ans ait vu deux fois de suite une non réélection indique peut-être une accélération de l’observation conduisant ou pas à une longue durée de transformation et un aboutissement de transformation qualitative. Spéculation ou analyse ? Ce que contiennent les cerveaux ne se mesure pas avec des appareils de mesure et sont des énigmes que seules des manifestations concrètes révèlent en partie, confirmant ou pas, relativement, des hypothèses, en partie.…

 

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 19:10

 

Article publié une première fois le 07/05/2020 à 07:16

2 PRINCIPES PLUS 1

 

J’ai eu la chance (oui, la chance je crois) de trouver des communistes qui m’ont enseigné des principes qui mettaient un peu d’ordre et de dialectique à mes acquis familiaux, scolaires et d’expériences d’enfance campagnarde, de premiers emplois de bureau et d’usine, puis de laboratoire et de permanent syndical dans mes dix dernières années d’activité professionnelle.

Des principes peuvent contenir aussi bien de la lucidité que du dogmatisme. Il me semble que ces principes m’ont permis de vérifier tout au long de ma vie leur relative lumière, puisque ce qu’ils me faisaient entrevoir de la suite de chaque évènement se vérifiait à peu près.

Ces principes je vais les résumer en 2 phrases, ce qui risque encore plus de les faire apparaître comme des dogmes. Tant pis, les voici :

1) Etat présent, négation de l’état présent, dépassement de l’état présent, c’est-à-dire résolution de la lutte des forces contradictoireS dans le développement d’un mouvement, création du nouveau et de ses contradictions d'un niveau supérieur, en santé du processus social et humain en général, ce qu'on appelle aussi le progrès.

2) La plus-value, part de la valeur de la marchandise produite  non contenue dans le salaire, et la Baisse tendancielle du taux de profit et les limites que cette baisse tendancielle fixe à la satisfaction des besoins sociaux, nécessite de la transformation qualitative que contient cette résolution. Et pour ce qui est de la résolution des contradictions humaines,  sociales, l’autonomie des idées par rapport aux conditions qui les ont fait naître. Donc pas de mécanisme chez l’homme et l’humanité, et la vie pensante qu’il constitue, mais causalité aléatoire.

J’ai eu une grande affection pour deux de mes enseignants en particulier, affection quasiment filiale pour l’enseignante de classe unique du primaire et affection pour un enseignant de lettre de 3° du lycée, qui m’ont grandement aidé.

D’autres amis très chers m’ont aidé à me mettre dans l’expression de ma pensée et dans le mouvement, et ne pas rester en marge et encore plus impuissant. Hormis ma famille évidemment, ma petite capacité d'expression et d'action je la dois à ces enseignants et ces amis. Je dois sans doute oublier beaucoup d'influences qui ont moins marqué ma mémoire et mon conscient dont certaines me reviennent à la conscience que ne peux toutes citer sinon à faire une autobiographie. Mais merci à la vie !

Pour ce qui est des communistes qui m’ont enseigné, j’aimerais que la société ait un plus grand souvenir de René Féniche, dont j’ai profité à mes 20 ans de l’enseignement du 1) et du 2) particulièrement pendant une quinzaine de jours, ou plutôt quasiment de jours et nuit, tant il nous faisait travailler. C'était un pas poursuivi une vie.

3) Et près de ma retraite encore militante, y compris nationalement, j’ai retrouvé l’enseignement grâce aux cours d’Yves Schwartz sur « l’expérience et la connaissance du travail » et les concepts ergologiques, et la correspondance de cet enseignement avec ce qui avait constitué mon engagement politique et syndical, et humain tout court. Je l’en remercier profondément. Son éclairage sur les réalités et conditions de l’activité humaine pour une personne et une société en santé commune, bien que connaissant une reconnaissance et diffusion internationale, n’est pas entré suffisamment dans la conscience collective. L’idéologie dominante qui imbibe même le mouvement de contestation du système est un frein naturel à sa « fusion-autonomie » dans ce mouvement. C’est lorsqu'un problème se trouve dans l’obligation absolue d’être résolu que s’ouvre la possibilité de cette obligation. Il en est de même pour la connaissance et l’expérience en général.

Il n’est pas question ici de développer tout ce que j’ai développé sur ces principes. Simplement de les rappeler et de réaffirmer à quel point ils m’ont accompagné toute une vie.

Pierrot. 07/05/2020 06:38:01.

 

Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 16:56

2034.

Développement Economique et développement Anthroponomique

 

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mise en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale  sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes ancienne comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux  nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle ( CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, ... nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

Pierre Assante. 02/09/2020 15:05:22.

 

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 07:17
Fleurs de glace. Massif de Garlaban. 2010.

 

RECUL DU MATÉRIALISME

 

Un recul du matérialisme précède une période économique et sociale réactionnaire et s’accentue pendant cette période jusqu’au moment où la période réactionnaire entre dans des contradictions telles qu’un changement progressiste tend à s’imposer.

Un recul du matérialisme est la conséquence d’une entrée dans une période de crise économique et sociale pendant laquelle le système poursuit son processus malgré l’aggravation de ses contradictions internes.

On peut « dater » (mais dater ce n’est pas un jour précis c’est aussi un moment de période) l’accélération du  recul du matérialisme avec celle de l’accélération de la crise du capital, la fin des années 1960 et le début des années 1970. C’est aussi la période des grandes manœuvres du capital pour s’adapter à la double crise du système, celle issue de ses propres lois de développement et l’expansion de son développement dans une nouvelle mondialisation s’appuyant sur une nouvelle révolution scientifique et technique, la numérisation et l’automation au cœur de celle-ci.

La trilatérale et son avatar le G7 fait partie de ces grandes manœuvres. Dans la guerre que se mène le capital avec lui-même et contre le salariat et la population en général, aujourd’hui, et ses aventures trumpiennes, les tentatives de « régulation de la guerre » en réponse, se traduisent par une timide volonté de relance du G20 sensée résoudre les contradictions dans le développement et les rapports entre les grandes zone mondiale de développement, et pour les dirigeants libéraux de l’Europe, l’UE.

Ernst Bloch décrit, dans " Avicenne et la gauche aristotélicienne" ce double mouvement des reculs du matérialisme dans les crises et cette avancée du matérialisme dans les moments d’expansion des échanges et de production des richesses. Il s’agit là de celle où renaissance du commerce oriental et méditerranéen, renaissance et redéveloppement des cultures et connaissances grecques et antiques en général, trouve support dans l’expansion de l’islâm de l’an 1000 et de sa critique.

Bloch développe de même ce mouvement dans « L'athéisme dans le christianisme ».

Certes notre début de XXIème siècle et la fin du XXème est bien une période réactionnaire. Elle demande un effort de reconquête du rationalisme, et d’un rationalisme non dogmatique qui a contribué à prêter le flanc au recul du matérialisme. Expansion des sciences à tous, contribution à une synthèse non arrêtée, non rigidifiée de ces connaissances pour une vision en mouvement progressiste du mouvement de la nature et de la société fait partie des taches urgentes et incontournable d’un parti de transformation sociale en santé. Elle va de pair avec la bataille de l’emploi et de formation, et pour une organisation du travail remettant en cause la vente de la force de travail. Bâcler un congrès posant cette question est et sera d’un grand handicap pour la suite du processus humain dans notre microcosme comme dans le « cosmos humain global », qu’il est possible de rattraper puisque les évènements de la crise économique et de la crise sanitaire qui y est liée, peuvent faire partie des enseignements sur cette nécessité.

Pierre Assante. 03/09/2020 06:57:12.

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 18:55
PASSION. BOLOGNE.

 

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Août

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 07:42

 

TRAVAIL. MOYENS DE PRODUCTION. SYSTEME : UNITE DE LA CRISE.

Entité collective relativement pertinente *

Groupe de rencontre du travail *

 

« Conjugué, voilà exactement le terme. Ce n’est pas une somme mais une conjugaison. Or regardez les outils de gestion : ils considèrent les collectifs comme une somme : ils considèrent les collectifs comme une sommer regardez les outils de gestion : ils considèrent les collectifs comme une somme. Et c’est ça encore un héritage du taylorisme ! Du moment que c’est une somme, les membres du collectifs sont interchangeables. Il y avait dans l’équipe un maçon, de quoi vous vous plaignez ? Mais tout simplement du fait qu’il ne s’agit pas du même ! Voilà de quoi je me plains ! Un maçon égale un maçon est une abstraction qui fait l’impasse sur les modalités concrètes de fonctionnement de l’équipe de maçons. Il en résulte alors une augmentation de la charge de travail, un accroissement du stress… Cela veut-il dire qu’il est impossible de changer ? Evidemment non, mais il faut alors prévoir les moyens nécessaires à la reconstruction du collectif… »

Jacques Duraffourg. Travail et ergologie. Entretiens sur l’activité humaine. Premier volume. Page 63.

 

Que peut-on dire aujourd’hui sur le même thème dans une organisation numérisée et parcellisée du travail et de l’emploi, d’une crise systémique tsunamique, et d’une crise sanitaire, sans doute conséquente à une incapacité systémique de prospective du mouvement général de la société, crise sanitaire qui vient voiler les causes de la crise économique et de civilisation, scinder et parcelliser encore plus l’emploi et le travail, « déshumaniser » l’équipe, modifier les mentalités dans le sens de cette « déshumanisation » : couronner une crise globale !

Un groupe de rencontre de travail d’une entité collective relativement pertinente est un élément essentiel de l’autogestion de la personne dans l’entité et de l’autogestion de l’entité dans l’activité globale du local au mondial en passant par les différents « niveaux » temporels et géographiques de coopération.

Mais dans sa concertation un tel GRT se heurte à un double aspect de la crise et ne peut y répondre à son « niveau » sans intégrer dans son débat de valeur* et d’organisation concrète ce double aspect de la crise.

- L’obsolescence du système économique et social : la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et sa crise.

- La transformation non du mode de production et d’échange, mais des moyens de production, contradiction entre moyens de productions et mode de production.

Ce double aspect n’est qu’apparent.

Transformation des moyens de production et crise du système fonctionnent en unité, elles se conditionnent l’une l’autre, ont une autonomie relative et une dépendance totale. C’est un rapport dialectique dans lequel la contradiction Capital/Travail n’a jamais été aussi puissante. Elle arrive à un terme gravement destructif. L’autogestion de la personne et de l’entité n’ont jamais été dans une contradiction aussi bloquante avec la vente-achat de la force de travail.

Travail et emploi se heurtent à l’augmentation de l’armée de réserve du capital, conséquence en unité, à la fois

- de l’organisation digitale, numérique du travail et de la production suscitant moins de main-d’œuvre et moins d’emploi, laissant de côté la régénération de la formation et la continuité de transformation nécessaires à l’évolution-complexification et de la production et des besoins humains : « arrêt » de civilisation dans un mouvement quantitatif et répétitif de l’organisation d’un travail à la fois obsolète et rapide et incohérente : effet du critère P/C (Profit sur Capital)

- et à croissance exponentielle du capital constant dans la composition du capital, sa suraccumulation-dévalorisation, sa crise systémique demandant transformation qualitative du mode de production et d’échange en passant par un nouveau critère VA/CMF **(Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier), antichambre d'un échange mondialisé de l’activité de la personne, de l'entité, à toute l'humanité, d’un échange du travail sur la base des besoins sociaux à partir d'une évolution des forces productives le permettant.

Une sécurité d’emploi et de formation** n’est pas seulement un remède du moment à la crise de l’emploi. Elle met en œuvre un mouvement de transformation du système vers une libération de la production  du taux de profit et de la personne dans la transformation-dépassement de l’achat de la force de travail.

De même une révolution prenant le pouvoir sur l’argent par une réforme radicale et progressive  du système financier du local au mondial **,

- de l’usage de la production monétaire. Banques centrales, FMI, Droits de tirages spéciaux etc. Fonds régionaux, nationaux, européens etc. à gestion démocratique, droits du travail incluant ces mouvements de transformation qualitative et comités d’entreprise et comités locaux, régionaux... salariés-population de gestion permettant la mise en œuvre.

- d’une démocratie des choix de développement entre autre par le choix des financements : terme simplificateur mais résumant un mouvement qualitatif des termes de l’échange dans une démocratie du « que, quoi, comment produire »*** les biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine, ses besoins en développement-complexification, et de sa conscience individuelle et collective de même, en unité, d’une espèce pensante : conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

Pierre Assante. 27/08/2020 06:35:03.

* Concepts ergologiques d’Yves Schwartz.

** Concepts de Paul Boccara.

*** Concepts d’Enrico Berlinguer.

P.S. Certes, cet article répète des concepts et propositions dits et redits. Mais il s’agit de faire des pas nouveaux dans leur élaboration et compréhension pour transformer en santé le mouvement du processus humain, dans sa continuité et ses sauts de qualité.

La photo : Enrico Berlinguer, penseur très important, à mon avis, du mouvement communiste démocratique, disparu sans doute trop tôt en 1984, opportunément pour le capital, frappé d'une congestion cérébrale en plein meeting. J'ai assisté à un meeting juste précédent à Milan en duplex avec Rome. Il me semble qu'il avait l'intuition de la profondeur des transformations de la société, mais n'a pas eu le temps de la mettre en pratique dans son parti, qui s'est auto-dissous à l'issue  du  "tournant de Bologne", 1989-1991.

 

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 08:19

 

chapitre

"Cohérence du programme démocratique"

 

« …La loi du profit entraîne le gaspillage de ses propres moyens, par l’exploitation des travailleurs et la multiplication des conflits d’intérêt : d’où les surinvestissements et les pénuries, les pertes et mutilations de ressources (par exemple les déqualifications, les régressions régionales). L’efficacité du régime capitaliste est aujourd’hui un mythe. La socialisation des forces productives exige la mise en œuvre de l’économie de moyens, non dans le seul cadre de l’entreprise ou du groupe capitaliste, mais au plan national et dans le contexte international et dans un nouveau but : la satisfaction des besoins… »

Philippe Herzog. "L’union populaire et la maîtrise de l’économie", Editions Sociales-Economie et Politique. 1972. Page 131.

 

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 05:57

 

BRIBES DE POEMES DEFORMES ET SUR LE TSUNAMI ECONOMIQUE

A force de répéter mentalement des poèmes, j’ai constaté cette légère déformation de ma mémoire de ces poèmes.

 

Rien n’est précaire comme vivre

Rien comme être n’est passager

C’est comme fondre pour le givre

Et pour le vent être léger

J’arrive où je suis étranger

D’après Aragon

 

J’interroge les ossuaires

Et je contemple les berceaux

D’après Victor Hugo.

 

Contre le tsunami du chômage, sécuriser l’emploi et la formation

Dossier d’Economie et politique :

Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Fanny Charnière, Thalia Denape, Denis Durand, Tibor Sarcey.

Introduction

Le chômage ne fait que démarrer : que faire ?, Gisèle Cailloux

Les plans sociaux déferlent, subventionnés par le gouvernement, Tibor Sarcey

Pour une sécurité d’emploi ou de formation, Frédéric Boccara

SEF et 38e congrès du PCF

Neuf caractéristiques de la sécurité d’emploi et de formation

La SEF dans le débat politique

Revenu universel : fausse bonne idée, Thalia Denape

Une logique économique en phase avec les révolutions du XXIe siècle, Frédéric Boccara

La SEF, réponse à l’urgence sociale et à la crise de civilisation

Des conférences régionales et nationale pour la SEF et la transformation écologique et sociale : nouvelles institutions

Des chantiers à identifier et à travailler

Accès à ce dossier :

https://www.economie-et-politique.org/wp-content/uploads/2020/07/17_EP790791Eco_Po_790_791_21_07_2020_DD-1.pdf

 

PHOTO : rapport de Fédéric Boccaca télécopié en main.

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 07:37

FIN DE SOCIETE FIN DE VIE

 

On peut considérer ce XXIème siècle comme une fin du néolithique, c’est-à-dire la fin de la transformation de la nature par l’homme pour créer ses subsistances, survivre et se développer avec l’outil mécanique.

Cette fin de néolithique, c’est l’entrée dans une nouvelle ère humaine, celle de la transformation de la nature par l’homme pour créer  ses subsistances,  survivre et se développer avec l’outil informatique, la « pensée artificielle » qui n’est pas une pensée mais un outil, la numérisation, l’automation, l’automatisation et la libération du travail contraint, la fin de l’exploitation de la force de travail en général puis de la vente capitalistique de la force de travail par le salarié, pour entrer dans l’ère du temps de création généralisée, mondialisée, coordonnée : l’autogestion de la personne dans la cohérence coopérative globale de l’espèce, de l’entité de production et d’échange local à l’entité société humaine mondialisée.

 

Cette ère n’est pas synonyme de l’abandon de la main, de son lien main-cerveau, et la double anticipation qui y est liée et qui a formé la pensée, au profit de la machine, il faut que ce soit clair. L’abandon de la main serait l’abandon des bases animales sur lesquelles s’est construite notre espèce pensante, son évolution-complexification pensante. Il n’y a pas d’existence sans base matérielle. Tout est matière, pensée comprise, c’est-à-dire mouvement psychique comme mouvement musculaire en unité organique.

 

Que l’espèce humaine disparaisse un jour au bout de sa naissance-enfance-adolescence-maturité et mort, évolution biologique et mentale, si un accident ne survient pas avant, est une évidence. Ce qu’elle transmettra de son activité dans l’univers existera, même si nos capacités d'espèce humaine ne nous permettent pas aujourd'hui  de le saisir, sinon en vague imagination,  de même qu’elle ne peut saisir dans notre période historique, qu’un essentiel nécessaire à sa lutte pour la vie.

 

Ce qui fait le changement d’ère humaine est un changement qualitatif d’outil. L’agriculture qui n’est pas un outil en elle-même mais qui met en œuvre des outils fondamentalement nouveaux, est une rupture progressiste qualitative de l’invention humaine, par rapport à l’évolution du galet aménagé, et je crois que la « pensée artificielle » peut être considérée comme un bond de transformation progressiste qualitative de l’outil.

 

En cette fin de société permettant à l’humanité d’entrer dans une ère nouvelle, si elle est capable d’éviter les dangers que l’évolution humaine elle-même crée, me voici en fin de vie. Et dans l’incertitude profonde sur les conséquences de ces dangers, ce qu’il font courir à mes proches, ceux que j’aime et toute l’humanité que j’aime aussi à la façon dont on peut aimer un ensemble vaste pour un individu. Double anxiété pour leurs devenirs en danger et double enthousiasme pour leur devenir dans ces progrès immenses possibles, ce que ce mouvement incertain peut créer de grandeur à la personne, ses entités d’activité et l’humanité tout entière dans ses rapports avec l’univers.

 

Comment je pars, comment nous partons, vieillard-e-s conscient-e-s de « la lumière qui baisse », l’atténuation consciente des capacités, progressive et inéluctable et leur fin, la dissolution de l’organisation biologique dans la mort. Ceci est plus qu’un poème, plus que de la poésie, s’en est un dépassement d’ère littéraire.

 

Pierre Assante. 24/08/2020 07:10:46.

 

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RECUEIL. LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

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26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 07:05

 

ENCORE SUR L’AUTOGESTION DE LA PERSONNE.

 

L’autonomie de la personne dans l’entité collective d’activité, son autogestion demande une profonde adhésion à des objectifs définis en commun et en marchant.

De même pour l’autonomie-autogestion de l’entité dans l’activité globale.

Cela rejoint en unité totale la double anticipation* et l’usage de soi par soi*. Et les groupes de rencontre du travail *(GRT), dans le mesure où ils n'ignorent pas le contexte, le système, ses contradictions et le besoin de dépassement du système et de sa crise.

Finalement on est proche et au-delà des intuitions des religions sur « la loi et la foi », « la foi sans l’œuvre est morte », c’est-à-dire en termes modernes, la loi, la nécessité en transformation et la conviction de même, non une conviction aveugle, mais construite et en mouvement.

« Préconisations » religieuses des temps de l’expansion de la société marchande M-A-M’ antique et de toutes ses imbrications infinies et énigmatiques d’activités dans le temps et l’espace, préconisations restées lettre morte puisque les religions ont toutes maintenu un type d’organisation sociale monarchique au somment de la société comme dans ses entités.

Le communisme primitif des jésuites en Amérique latine, entre autre,  et le sort qu’il a subi en témoignent. Evidemment le communisme jésuite, hérésie pour l’église était aussi une utopie dans les conditions des forces productives dans lequel il existait.

Le « retour » de la bourgeoise à la religion, après l’installation de sa domination est du même ordre : ne pas aller au-delà de cette domination. Idem pour le « capital global », ce monstre sans visage et sans tête apparente, si ce n’est quelque grande fortune qui trahit les inégalités mais pas le système, qui hante nos échanges et nos esprits et dicte implicitement et explicitement ses lois.

Le CMMnIgF ** est l’antichambre du communisme développé et « démocratique » des nouvelles forces productives du XXIème siècle, si le fruit, l’existant en contradiction dans la vie du système se développe et donne naissance à un nouvel arbre, ce qui demande du temps, de la volonté et de la conviction, des générations et de la transmission-régénération non interrompues.

Pierre Assante. 26/08/2020 05:57:56.

* Concepts ergologiques du Professeur Yves Schwartz.

** Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

 

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25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 07:32

 

BESOIN IMPERIEUX DE CROISSANCE DES VALEURS SANS DIMENSION

 

Dans le système d’échange par la mesure de la valeur, du TTMSN (1), la croissance qualitative des forces productives est freinée, jusqu’au blocage et à l’effondrement, si la contradiction entre valeurs sans dimension et mesure de la valeur n’est pas dépassée dans le processus de la société humaine.

Croissance des valeurs sans dimension et décroissance de la mesure de la valeur d’échange constituent l’unité de mouvement des forces contraires dans un système de processus en santé des forces productives.

L’exemple de la S.S.(Sécurité Sociale, "à la française", par cotisations patronales et des salariés instituée essentiellement à la Libération du nazisme de 1945), embryon d’échange nouveau dans lequel la place directe, stricto sensu, de la valeur marchande est réduite, sans que la production de la valeur d’échange échappe au profit et à la mesure marchande, capitaliste de la valeur, contient cette marche des forces opposées en unité, cette contradiction flagrante.

L’incapacité provisoire ou pas de maintenir un rapport de forces suffisant pour faire progresser l’échange sans mesure directe de la valeur marchande du médicament et du soin, bien qu’elle n’existe que  dans et par l’intervention du CME (2) renflouant la valeur d’échange pour le capital, a eu pour conséquence un recul de civilisation, malgré ou dans la marche contradictoire interne globale de la société.

Recul des valeurs sans dimension et progrès de la mesure marchande de l’échange est un tout dans une mondialisation sur la base du cycle A-M-A’ (3) et de la vente de la force de travail au capital. L’accroissement de l’armée de réserve de vente de la force du travail va de pair avec l’accroissement des capacités des forces productives, réalité évidente : contradiction Capital/Travail en  ce XXIème siècle de la numérisation et d’une robotisation sans horizon, elle-même freinée par cette contradiction. Et l’accroissement de l’armée de réserve avec son acculturation et sa déculturation.

Comme jamais la contradiction capital/travail n’a été aussi forte malgré l’apparence d’abondance matérielle, de richesse, abondance dont la croissance ni en quantité ni en qualité ne correspond aux besoins d’évolution-complexification d'une espèce devenant progressivement et possiblement à l’infini, conscience de la nature sur elle-même

Les progrès de la consommation dans les pays les plus développés ou souvent les luttes ont agi sur une moins grande augmentation progressive de la plus-value (4), et particulièrement à travers la plus-value relative,  cachent l’aggravation des mécanismes d’exploitation. Il y a eu confusion entre augmentation réelle de la plus-value et paupérisme absolu et son interprétation théorique. Des analyse erronées ont aggravé une non-perception d’une la réalité ignorant  l’intensité réelle de l’exploitation par rapport à sa description pourtant catastrophiste.

Mais surtout il y a eu sous-estimation, par le capital lui-même de la baisse tendancielle du taux de profit par augmentation du capital constant lié au développement scientifique et technique, qui est le phénomène second devenu contradiction première

Par le capital lui-même qui est occupé au jour le jour à organiser le travail et la collecte du profit et sa guerre interne, ce qui l’empêche organiquement,  d’imaginer un autre système et une autre morale que celle de l’argent.

Pierre Assante. 21/08/2020 22:49:42.

(1) Temps de travail  moyen socialement nécessaire pour une production.

(2) Capitalisme monopoliste d'Etat, deuxième moitié du XXème siècle faisant aujourd'hui place au CMMnIgF. : Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.

(3) Argent-Marchandise-Argent' : Cycle élargi du capital dans la production-échange-production.

(4) Ou survaleur selon les terminologies choisies.

 

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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 18:52

 

 

CRISE DE CROISSANCE : RESOLUTION PAR DESTRUCTION ET REGRESSION ? OU NOUVEAU TYPE DE DEVELOPPEMENT.

 

L’histoire DE l’humanité est traversée de crises de croissance.

Celle que nous traversons est particulièrement énorme, à la mesure de la croissance actuelle, quantitative, scientifique, technologique et productive.

Elle a toujours surmonté ses crises de croissance par un nouveau développement, avec des régressions relatives, et des redéveloppements supérieurs.

Peut-il en être autrement aujourd’hui ?

Certainement pas.

Soit on détruit une part du capital constant, du capital cristallisé dans les équipements « matériels et moraux » de production, d’échange, de consommation et distribution et plus encore une part de l’humanité pour « régler » une croissance mettant en périls l’ensemble de l’humanité, ce qui est une aberration, puisque l’humanité, sans une nouvelle forme de croissance et de développement reproduira d’une façon ou d’une autre les mêmes contradictions mortifères.

La question est de résoudre aujourd’hui les contradictions contenues dans le type de croissance actuelle, celle d’un capitalisme mondialisé et financiarisé dont la priorité en matière de décisions et d’action EST le taux de profit au détriment des besoins sociaux, de leur développement, de leur complexification.

Un nouveau développement repose sur une participation de tous les humains au développement : élévation des capacités de tous, autogestion de la personne dans l’entité d’activité collective du local au mondial, ce que le développement des sciences et techniques, la digitalisation-numérisation-automation mise au service de ce type de développement peut permettre

Berlinguer (1) disait, « ce que demandent les ouvriers de la Fiat, ce n’est pas de choisir la marque du téléviseur ou de la voiture mais « que, quoi comment produire ». Il en est de même aujourd’hui pour toute la population : le ras le bol et le refus des nécessités, assimilées au principe de liberté avec ce que cela comporte d’aberrations mentales destructrices, est la conséquence des conditions monarchiques dans lesquels le travail est organisé par et pour le capital pour satisfaire au taux de profit et sa dictature appliquée à tous, de l’exécutant aux firmes multinationales qui en sont à la tête et subissent leur propre loi régressive, en passant par les PMI et ETI qui leur sont soumises.

Cette dictature, cause de conflits et de guerres, ne peut maintenir une société en santé pas plus que la planète. La planète comme l’homme est malade du taux de profit et de la crise systémique liée au développement  de la société sur la base de l'accumulation du capital et de sa crise de suraccumulation-dévalorisation, blocage à son extrémité de la circulation, et donc de la production des biens nécessaires à la vie.

Un des éléments indispensable à un autre type de développement est la condensation de « type cérébral » de la production-consommation et parmi ses éléments une croissance nouvelle de la production d’énergie de type nouveau dont ITER, si ça marche, mais bien d’autres tentatives possibles donnent une idée.

Il n’y a pas de vie sans croissance de l’enfant à l’adulte en passant par l’adolescence que commence à traverser notre humanité. Et l’adulte lui-même continue une forme de croissance de ses capacités qu’on appelle l’expérience en dans laquelle la croissance de la conscience, sauf situation historique exceptionnellement négative, se poursuit. Croissance de l’individu, de ses rapports avec la société et de la société sont une seule et même croissance constituée d’éléments à la fois autonomes et dépendants.

Il n’y a pas d’antagonisme entre le jardin et l’agriculture, entre l’industrie numérisée mondialisée et le Km zéro mais complémentarité possible à partir d’une organisation humaine démocratique recensant les besoins, les quantifiant et les résolvant au fur et à mesure de leur croissance par des transformations qualitatives de condensation des activités et de la consommation-productive.

Fera-t-on sauter la planète ? Ou rentrerons-nous dans un Moyen Age moderne de « transition » ou pas ? Ou sortirons-nous de notre nouvelle renaissance technologique qui met à nouveau le monde à feu et à sang, ré-instituant une nouvelle inquisition ? 

Sortir par le haut : le communisme développé, dont les expériences de communisme vulgaire et autoritaire ne représentent pas la finalité du mouvement en santé de la société, mais de formes religieuse reprenant les balbutiements d’une classe ouvrière et d’un salariat inexpérimentés dont l’expression se  trouvait déjà dans « la ligue des juste » sur laquelle  Marx et Engels avaient agi pour en faire une « ligue des communistes, puis une Internationale ouvrière sur des bases scientifique. La critique du programme de Gotha contient déjà toutes les critiques sur l’enfance de la lutte pour dépasser la vente par la personne humaine de sa force de travail au capital qui en fixe les conditions : son accumulation au détriment des besoins sociaux dont la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation est l’aboutissement.

Pierre Assante. 23/08/2020 08:11:14.

(1) Photo : Berlinguer porté par Benigni lors d'un meeting

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 18:43

SEXUALITES

 

Il y a une sexualité féminine et une sexualité masculine.

Et il y autant de sexualités diverses que d’individus humains.

Et il y a une base animale à la sexualité liée aux besoins de reproduction de l’espèce.

Et il y a une culturation sociale et individuelle de cette base qui font du respect, des droits de la personne et de la dignité humaine, une base incontournable de civilisation.

Le respect, la dignité, les droits, ne sont pas des objets figés, mais des mouvements de la personne dans le mouvement de la société, en évolution, en complexification évolutive.

Tout arrêt de l’évolution est un arrêt de la vie à court terme.

Il existe un dogmatisme féministe comme un dogmatisme tout court qui agit  dans tous les domaines de l’activité humaine, dans les idées et dans les actes, en unité

Qu’il existe un dogmatisme féministe veut dire qu’il existe qu’il existe un féminisme, est c’est cela l’important

Le dogmatisme est le revers d’une médaille dans un moment positif de la société humaine.

Certes le féminisme est d’abord un mouvement-femme dont le succès dépend de l’alliance, d’un rassemblement démocratique agissant.

Elle touche à la domination de tous les subalternes.

Elle touche aussi à la division du travail et à la division de la société en classes.

Résumer le féminisme à la lutte des classes est un dogmatisme à l’autre extrémité de la contradiction des forces qui s’exercent dans le mouvement général, c’est-à-dire au refus, à la négation de la lutte de classe.

Pierre Assante. 1 août 2020.

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 05:32

 

DEUX RECUEILS

 

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CRITÉRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

25 juin 2020- 18 août 2020

 

 

SUIVI DE

Mon cerveau s’enlise…

DE L’HOMME ABSTRAIT À L’HOMME RÉEL

1° Juin – 22 Juin 2020

 

Et de

MAIS ENCORE…

Les travaux pratiques de la révolution.

 

sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/DEUX_RECUEILS_CRITERES_ECONOMIQUES._ENERGIE._EUROPE._AUTOGESTION-APST.pdf

 

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 07:33

 

Un « mythe de l’activité » en soi.

 

Un mythe de l’activité militante réponse aux difficultés sociales s’est substitué la compréhension et l’action totales du processus de la société humaine et de l’intervention consciente de l’homme sur ce processus.

Cette tare liée aux difficultés de la lutte du prolétariat, des répressions successives qu’il a subies, avec ce qu’elles ont impliqué de reculs, est contenue dès l’origine du mouvement ouvrier et salarié (critique du programme de Gotha).

La réponse du capital à la diffusion des idées marxistes et au travail de poursuite de la révolution d’un humanisme total qu’il constitue, est au cœur des répressions qu’il a exercées.

Ce n’est pas « seulement » les massacres du XIXème siècle de la Commune de Paris et des grands moments des luttes ouvrières et ceux effectués à l’occasion des guerres impérialistes mondiales et locales et de la contre-révolution au paroxysme que constitue la guerre nazie, qui constituent les répressions et les régressions qu’ils ont entraînées : c’est un ensemble constitué par la guerre physique et la guerre idéologique menée par la capital en réponse au mouvement d’émancipation de l’achat-vente de la force de travail et de l’accumulation capitaliste et sa crise, et ceci dès les premiers pas de la diffusion de l’analyse du capital et de la formation de la conscience sur le processus humain que constituent les œuvres de Marx et d’Engels.

Parmi les régressions, il y a la dogmatisation de ces œuvres, la réification religieuse de leur contenu et leur diffusion tronquée par citations et par ouï-dire négligeant la compréhension approfondie.

La poursuite de ces œuvres, leur critique en fonction des mouvements de la société et des transformations qualitatives du capital ont subi un frein et le stalinisme, réponse limitée à la guerre du capital a accentué le phénomène.

La réponse scientifique reste minoritaire dans l’organisation syndicale et politique du salariat, et à plus forte raison dans la société tout entière.

Le reflux du rapport de force en faveur de transformations sociales profondes hérité de la victoire contre le nazisme, la reprise en main par le capital de l’organisation du travail dans la révolution scientifique et technique, numérique, mondialisée a favorisé un glissement nouveau vers ce mythe de l’activité militante se suffisant à elle-même, réponse aux difficultés sociales se substituant à la compréhension et l’action totales du processus de la société humaine et de l’intervention consciente de l’homme sur ce processus.

L’abandon pur et simple du marxisme, sa substitution par une théorie « légère » du socialisme scientifique s’est accéléré dans les années 1970, après les riches tentatives de Waldeck Rochet et sa direction nationale et locale, de mise à jour du mouvement ouvrier face aux réalités nouvelles de la société capitaliste, et son élimination par la nouvelle direction du PCF.

Ceci dit tout en sachant que les critiques du PCF par le capital font partie et poursuivent la guerre physique et idéologique contre le marxisme et contre le mouvement nécessaire de transformation de la société et du système de production et d’échange actuel.

Marx et Engels et les expressions originelles théoriques et pratiques du processus inconscient et conscient de l’humanité ne sont pas restés sans successeurs. Mais ces successeurs ont du mal à redonner vie à une réelle action de transformation sociale, son projet, son processus et le chemin à parcourir à inventer à chaque pas.

Ce mythe de l’activité en soi-même, s’il maintient un niveau de résistance, il tend à figer l’organisation de la société dans son état, aujourd’hui le CMMnIgF. Il contribue à reproduire l'existant et non à le transformer qualitativement.

18/08/2020 06:46:30

 

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 19:56

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 07:06

8 août 2007

 

Il n’y a pas de réalité universelle

sans entités particulières.

ou

l’unité contradictoire

de l’aléatoire et de la logique du processus global,

résultante de cette infinité aléatoire.

 

 

La multiplicité des évènements qui se produisent dans le cerveau, le corps-soi de l’individu, la multiplicité des évènements qui se produisent dans l’humanité, le processus unifié que constituent ces évènements entre la personne humaine et la société, dans la multiplicité des champs d’activité, illustrent l’unité contradictoire de l’aléatoire et de la logique du processus global, résultante de cette infinité aléatoire.

Le « génie » philosophique, celui qui équivaut à l’action révolutionnaire, consiste en une marche sur la corde raide entre le structuralisme d’un côté, la philosophie analytique de l’autre. Sans cette marche sur la corde raide, tout n’est que répétition, c'est-à-dire la mort. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas mimétisme dans nos actions. L’homme est quotidien, mimétique, poïétique disait Henri Lefebvre.

 

Structuralisme et philosophie analytique alimentent le savoir, et le font souvent avec des résultats partiels très féconds. Ils doivent cependant, pour donner un horizon opérationnel au processus de l’accumulation des savoirs, s’intégrer à la circulation globale qu’est l’humanité dans son milieu global, ce que le mouvement de pensée désigné par le terme « marxisme »,  malgré tous les culs-de-sac dans lequel ce dernier à pu s’engouffrer, sans que pour cela son fondement en soit devenu obsolète (bien au contraire), s’est efforcé de faire.

 

Le marxisme, c’est cette marche sur la corde raide, que l’on peut rejeter parce qu’on la trouve inconfortable et que l’on préfère un confort mortel. Mais la marche, la marche toute simple est un exercice permanent d’équilibre auquel on ne prête même plus cas, sauf en cas de maladie de l’équilibre ou toute autre difficulté d’équilibre quel qu’il soit. Et chacun sait qu’il faut apprendre à marcher. On a toujours du vide, autour, de chaque côté de soi. Le danger est lié relativement à sa profondeur et le confort à la capacité d’équilibre en mouvement…pour ma part, j’essaie….

« Ce mouvement de pensée appelle sur le plan théorique un nouvel approfondissement de découvertes anciennes et leur entrée en résonance avec de nouvelles découvertes à faire quant à la consistance réelle et la fécondité possible de l’inspiration marxienne » nous dit Lucien Sève. (« Marx et nous I », Editions La dispute)

 

L’action révolutionnaire s’est généralement plus préoccupée de la résultante du moment et des possibilités de transformation de cette résultante en tant que photo du processus, que de l’énigme de l’infinité des composantes qui produisent cette résultante. D’autant que l’étude des composantes aboutit souvent à la réification de la composante. Mais cet écueil possible a conduit à un autre : celui d’ignorer la complexité des situations et donc d’ignorer les conditions nécessaires aux transformations.

 

Ainsi, le « génie » philosophique, celui du devenir par rapport à la philosophie « purement » spéculative,  a besoin d’un arrière-fond de la complexité du mouvement des savoirs, comme liant de sa perception de l’unité contradictoire de l’aléatoire et de la logique du processus global, résultante de cette infinité aléatoire.

 

En langage plus simple : le dogmatisme aggrave les déformations de la perception de la réalité. L’aller-retour entre la vision globale du moment et les différents champs du savoir est nécessaire à l’action.

 

En langage encore plus simple : l’action révolutionnaire ne peut pas se passer d’une grande curiosité de la part de ses acteurs et du collectif qu’ils constituent. Une humanité sans curiosité, sans ouverture perd toute identité, c'est-à-dire la cohérence nécessaire à l’existence de toute entité, quelle qu’elle soit. Et il n’y a pas de réalité universelle sans entités particulières.

 

Encore, encore plus simple : chaque geste quotidien qui résout une question quotidienne est une action révolutionnaire. Je pense en particulier aux gestes de la mère pour répondre à son enfant. Et je ne connais pas de meilleur exemple. C’est tout l’instinct, le sentiment et la réalité de vie que contiennent ces gestes. Les oublier est la pire des aliénations, celle qui induira toutes les autres et conduira à l’opposition entre la personne humaine et le groupe, à la domination contre la coopération, réduisant le mouvement de l’humanité à une robotisation, un emprisonnement dans l’outil.

 

L’outil et la pensée sont liés. Le progrès technique et la capacité de création de l’humain, mouvement en aller-retour et en spirale n’échappe pas à la constitution biologique de l’entité humaine et aux contraintes naturelles et sociales qui en découlent. Comment pourrait-il en être autrement ?

La constitution de la société en classe découlant de la capacité humaine de sur-produire par rapport à ses besoins élémentaires de survie,  qui s’est développée dans le néolithique, alors que le paléolithique avait déjà engendré la production symbolique, est une contradiction féconde pour le développement des forces productives. Mais elle est féconde de par cette autre contradiction, cette autre opposition entre la survie de l’individu et celle du groupe. C’est bien la résolution à chaque instant, dans chaque situation,  de cette contradiction qui permet l’existence de l’humanité.

 

La résolution à chaque instant, dans chaque situation,  de cette contradiction se pose différemment au fur et à mesure que l’activité humaine modifie les conditions de son existence. C’est le cas dans les conséquences de ces modifications en matière d’écologie par exemple. Nicolas Sarkozy « a raison » quand il laisse à entendre que l’inégalité sociale de l’individu découle de l’inégalité de développement. Là où il a tort, c’est de faire de cette réalité une réalité figée (1). Si cette fixation perdurait, ce serait une mort annoncée. Et cette mort commence par la réduction de la solidarité à la charité.

 

Le geste de la mère illustre à la fois l’intérêt particulier de la mère et l’intérêt particulier de l’enfant dans la fusion que ce geste constitue POUR LA MERE. Pour l’homme mâle, la femme avec ou sans enfant, la présence (ou l’absence qui est une forme de présence sociale) de la mère (ou son souvenir), est le plus fort témoignage du mode de vie humain, d’où découle le processus du rôle séparateur-libérateur de la société et son aller-retour-unité entre dépendance et autonomie. Le rapport homme-femme dans ce qu’il constitue de rapports de domination dans les rapports sociaux de production, production qui s’étend au-delà de « l’industrieux », est LE rapport type de domination. Le mépris conscient ou inconscient, l’affection ou la haine paternalistes, la fuite des rapports de sexes, ou plus rarement le respect et le sentiment d’égalité conscient qui en découlent, forment le modèle qui va induire le comportement de l’enfant devenu adulte.

 

L’essence de l’homme (générique, en tant qu’espèce en mouvement), c’est l’ensemble des rapports sociaux dit Marx. Mais cette affirmation est une affirmation qui vaut pour le moment et le type de mode de production. Lorsque le mode de production n’induisait pas d’existence de classes sociales, les rapports sociaux n’étaient pas des rapports de classes, même si des dominations d’autres types existaient. Marx, Engels en particulier, considèrent que la première division du travail qui induit une domination découlant du mode de production est la division du travail entre homme et femme.

 

Ces remarques sur le rapport homme-femme ne sont pas une digression anodine ou une parenthèse par rapport à notre propos général. La constatation des rapports homme-femme ne doit pas plus se figer que ne doivent se figer comme des formules les concepts de « rapports de classe » ou de « division sexiste du travail ». En cela nous rejoignons le début de cet article et fermons la boucle, ou plutôt élargissons la spirale : La multiplicité des évènements qui se produisent dans le cerveau, le corps-soi de l’individu, la multiplicité des évènements qui se produisent dans l’humanité, le processus unifié que constitue ces évènements entre la personne humaine et la société, dans la multiplicité des champs d’activité, illustrent l’unité contradictoire de l’aléatoire et de la logique du processus global, résultante de cette infinité aléatoire.Quantum et durée.

 

Le travail est une réalité et un concept. Réalité et concept peuvent se limiter à l’aspect du travail salarié, du travail contraint, et dans ce cas il s’agira d’une vision structuraliste. Réalité et concept peuvent aussi se résoudre à une généralité qui serait l’activité humaine. Et dans ce cas ce serait une vision analytique rassemblant des éléments de particularités, c'est-à-dire, non une synthèse mais une erreur composée.

Les concepts d’activité ne peuvent se passer du particulier dans l’activité. Mais il ne deviennent « génie philosophique » que s’ils saisissent le vif, c'est-à-dire l’activité dans le contexte naturel et social, dans les rapports sociaux, qui sont aujourd’hui ceux du capitalisme mondialisé et informationnalisé, dont la logique inchangée de son origine, l’échange inversé basé sur A-M-A’ constitue une contradiction de moins en moins motrice, donc de plus en plus stérile au développement humain.

 

Aussi une réflexion intitulée « travail et société », replace la question de l’activité humaine dans une problématique opérationnelle et non pas seulement spéculative, si tant est quelle respecte le contenu de sa formulation.

 

Il y a dans la formation du symbolique, comme dans celle du langage, une analogie avec la fonction religieuse, sa révolution par le christianisme qui entre en jeu avec l’entrée en jeu des rapports de classe, et son dépassement de la forme poétique à la forme prosaïque, qui elle-même n’élimine pas la poésie mais la contient.

« L’historicisme se contente d’établir un lien causal entre divers moments de l’histoire. Mais aucune réalité de fait ne devient, par simple qualité de cause, un fait historique. Elle devient telle, à titre posthume, sous l’action d’évènements qui peuvent être séparés d’elle par des millénaires. L’historien qui part de là cesse d’égrener la suite des évènements comme un chapelet. Il saisit la constellation que sa propre époque forme avec telle époque antérieure. Il fonde ainsi un concept du présent comme « à-présent », dans lequel se sont fichés des éclats de temps messianiques. », nous dit Walter Benjamin.

 

Ce marxiste qui poursuit, continue, avec les particularités de sa propre culture dans sa propre histoire de personne, dépasse, tout ce que Marx nous recommande de dépasser, y compris les incompréhensions des concepts qu’il a développés et qui semblaient faire « un sort » au symbolique par rapport à l’économique.

La mise en garde date de longtemps, relativement à la longévité individuelle : « …C’est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu’il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié par eux, et alors, nous ne trouvions toujours pas le temps, le lieu, ni l’occasion de donner leur place aux autres facteurs qui participent à l’action réciproque. Mais dès qu’il s’agissait de présenter une tranche d’histoire, c'est-à-dire de passer à l’application pratique, la chose changeait et il n’y avait pas d’erreur possible. Mais, malheureusement, il n’arrive que trop fréquemment que l’on croie avoir parfaitement compris une nouvelle théorie et pouvoir la manier sans difficulté, dès qu’on s’en est approprié les principes essentiels, et cela n’est pas toujours exact. Je ne puis tenir quitte de ce reproche plus d’un de nos récents « marxistes », et il faut dire aussi qu’on a fait des choses singulières. » écrit Friedrich Engels,  à Joseph Bloch, le 21 septembre 1890.

 

Ce qui n’empêche qu’il nous faille encore souligner le principe essentiel nié avant tout par « ceux qui veulent tout changer pour que rien ne change » et mettre le travail, lieu de la production et de l’exploitation au centre de notre action de transformation sociale

 

«…. Un usage de soi par soi, usage de soi par d’autres. L’usage de soi par d’autres, d’une certaine manière, c’est le fait que tout univers d’activité, d’activité de travail, est un univers où règnent des normes de toutes sortes : encore une fois, qu’elles soient scientifiques, techniques, organisationnelles, gestionnaires, hiérarchiques, qu’elle renvoient à des rapports d’inégalité, de subordination, de pouvoir : il y a tout cela ensemble. Lorsque nous disons que chacun essaye de se vivre comme centre d’un milieu, avec toutes les réserves nécessaires, cela signifie qu’on entre dans un milieu où les contraintes sont très fortes. On ne fait pas ce qu’on veut -très, très loin de là- et chacun le sait bien. Au point qu’on a eu tendance, dans la culture et les sciences sociales, à uniquement envisager l’usage de soi par les autres, par d’autres, c'est-à-dire à ne supposer ou à n’évoquer que le monde de contraintes, en pensant que cela suffisait pour comprendre l’activité…… » conclurait peut-être Yves Schwartz, mais il faudrait pour le savoir qu’il nous le dise lui-même, comme il le fait dans « Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine », Editions Octarès, Ouvrage collectif.

 

Je finis par cette autre citation d’Yves Schwartz, tirée de la conclusion de « Le Paradigme ergologique, ou un métier de philosophe », Octarès, qui rejoint, il me semble,  celle de W. Benjamin :

…..« Les processus d’anticipation pertinents, pour le neurophysiologue, sont de l’ordre de « quelques millisecondes » dit Berthoz : oui, si l’on ne va pas jusqu’à l’infinitésimal de l’activité, comme nous n’avons nous-mêmes cessé de le répéter et cela sans disposer de l’extraordinaire confirmation de laboratoire, on risque peut-être de rater l’essentiel de celle-ci ; et c’est en effet ce qui arrive souvent dans le champ des sciences sociales. Mais ce jeu introduit dans l’infiniment petit temporel interdit paradoxalement de penser qu’un quelconque protocole de laboratoire, une quelconque modélisation parviendra à cerner le sens de ce qui se joue dans ces millisecondes. Si on parle des buts du « soi », c'est-à-dire de ce qui importe fondamentalement, et qui nous donne sans doute les clefs pour comprendre l’historicité des configurations humaines, alors, il faut certes sortir du laboratoire, et articuler sur l’infiniment bref, des horizons de durée très variable, dont certains sont aux antipodes de ces millisecondes….. »

(1) Cette citation date d'Août 2007, du quinquennat de Sarkosy.

La photo est une photo de Walter Benjamin.

 

Pierre Assante,

Marseille, La Madrague de Mont Redon,

Le 8 août 2007

 

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14 août 2020 5 14 /08 /août /2020 06:36

LA SOCIETE : NOTRE CORPS

La société, notre corps est malade. Nous en ressentons les douleurs et pourtant nous ne cherchons ni à comprendre notre maladie ni à la soigner rationnellement : scientifiquement.

La société-notre corps a fait d’immense progrès. La croissance de la productivité a permis de libérer l’humanité d’une part importante de ses contraintes matérielles, dans des conditions de développement inégal entre les personnes et entre les entités humaines formées en mouvement, constituant à la fois des pulsions de développement et des freins au développement.

Et cette croissance de la productivité nous a mené jusqu’à une ère nouvelle de la productivité : la mondialisation numérisée ouvrant la voie à une automation généralisée de la production matérielle et de la production des savoirs en unité, en rapports réciproques, à une nouvelle évolution-développement-complexification de notre appropriation en santé de l’univers.

Mais le cycle élargi de l’échange A-M-A’ du capital qui est celui des marchandises, de leur valeur d’échange et de leur valeur d’usage qui permettent de répondre aux besoins d’existence et de développement en complexification, se heurte à une crise : la suraccumulation-dévalorisation du capital liée à la croissance du Capital Constant dans la composition du capital, et la baisse tendancielle du taux de profit, taux de profit qui est le moteur de l’échange capitaliste, donc de l’échange tout court dans notre corps-société. En même temps, l’autonomie de la personne qui est le moteur de son engagement dans le mouvement d’ensemble de la société se trouve handicapée par la contradiction entre l’achat de la force de travail sous toutes ses formes et la motivation-initiative nécessaire au progrès quantitatif et qualitatif de cette intervention dans le progrès quantitatif et qualitatif du mouvement d’ensemble du corps-société. Ce handicap croit avec la croissance des savoirs, des besoins de savoirs, de transmission des savoirs et du besoin de l’usage autonome des savoirs par la personne humaine dans son activité propre particulière.

La financiarisation du système capitaliste mondial et la croissance massive des activités parasites qu’elle contient et développe est la conséquence de la suraccumulation-dévalorisation du capital et un palliatif assurant provisoirement sa survie dans sa crise générale, avec des ressorts étonnants si ce n’est à la fois prévisibles et insoupçonnés, que l’on voit surgir chaque jour, tel l’usage de la production monétaire dans la crise sanitaire du covid19.

La croissance capitaliste est entrée en contradiction avec les besoins de croissance de l’humanité. La croissance capitaliste, ce n’est pas la croissance de l’humanité. Elle l’a permise un temps, tout en la freinant  en même temps et aujourd’hui, les lois du développement du capital s’opposent à cette croissance en qualité de l’humanité.

La croissance de l’humanité tient à la croissance de ses capacités et non à une accumulation quantitative liée au profit du capital comme seul horizon.

Assurer la subsistance humaine, le développement humain, c’est d’abord permettre à l’homme de produire les biens qui lui sont nécessaires dans son développement-complexification. Dans l’état actuel de la société, une loi de Sécurité d’Emploi, de Formation et de Revenu les trois « fonctionnant » en unité est absolument nécessaire. Sans elle il ne peut y avoir de continuité de la production, de son développement et de sa transformation qualitative, en santé de la société-corps.

Les tendances des lois du capital s’opposent évidemment à une telle loi. Les tendances du capital, celle du moteur du profit conduisent à réduire la population productive, ce qui a pour conséquence une diminution des capacités immédiates et à long terme du développement de la société-corps. En même temps le capital ne peut survivre sans entretenir aussi une armée de réserve et sa survie matérielle précaire dont l’existence est contradictoire avec une croissance du développement de toute la société. Les théories des "revenus d'existence" détachés des capacités productives et du développement en santé de la productivité sont issues de la tendance du capital à réduire la population productrice et augmenter l’armée de réserve. Contradiction d’autant plus grande que la production-échange industrielle numérique et des savoirs  numériques  pousse le capital à réduire l’emploi, alors que cette production et cet échange numérique doit être la base d’une nouvelle ère de progrès de l’humanité dans son appropriation-échange en santé de et dans son univers.

La mondialisation numérique en santé dépend de l’intelligence de l’humanité et de la personne corps-société et corps-soi en unité à la libérer du capital et dès à présent de la financiarisation qui en est l’extrémité, puis dans cette libération des capacités nouvelles intelligentes à créer pour la gérer. Il y a révolution puis gestion des transformations : continuité du processus humain, organisation du cerveau dans son rapport dialectique de développement originel avec le travail, poursuivi, dénormalisation-renormalisation permanente en spirale, et sa complexification dans le développement historique continu de l’humanité, et la société, à assurer.

Pierre Assante. 14/08/2020 06:15:11.

et voir :

RECUEIL. LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÈRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/06/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit-criteres-economiques.energie.europe.autogestion-apst.html

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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 07:36

 

A Propos de l’article précédent « De la Grèce aux USA » (1), sur le poids de l’histoire, l’intervention humaine et le croissant fertile.

 

Le poids du passé perdure indéfiniment, même si comme lorsqu’on lance une pierre dans l’eau, les ondes s’affaiblissent au fur et à mesure qu’elles s’éloignent du point de choc.

Dans un évènement, et à un point précis de l’événement une très faible impulsion peut changer toute l’orientation des mouvements qui le constituent et l’événement lui-même. Si « le mort saisit de vif », c'est-à-dire si dans le mouvement de la société, le mouvement des forces productives et à l’intérieur et parmi leurs multiples mouvements, le mouvement des mentalités, cela veut dire que le passé intervient de multiples façons que la conscience humaine en mouvement peut « utiliser » pour modifier le mouvement global, en santé ou pas.

Il n’y a pas de déterminisme, il y a une causalité. Le présent est le fruit du passé, les infinies possibilités aléatoires de « bifurcations » de la nature et de la société dans la nature en sont la conséquence. Il y a une flèche du temps dans notre univers connu. Le futur hérite du passé qui fait l’histoire de la nature comme de la société.

C’est en ce sens que j’insiste sur l’importance du passage du paléolithique au néolithique, particulièrement au Moyen Orient. Pour la première fois, l’homme par l’invention de l’agriculture, ne va plus seulement exploiter la nature telle qu'elle pour ses subsistances, mais il la transforme à son usage. La société marchande que la productivité de l’agriculture va entraîner, par l’excédent croissant de produit échangeable au-delà de la consommation élémentaire, c’est à la fois un progrès de l’organisation sociale et la tare sur laquelle vont se construire les inégalités d’accumulation et les pouvoirs y correspondant. Les pouvoirs y correspondant contiennent à la fois des capacités de gestion du présent, et une perte progressive, RELATIVE mais grandissante de l’autogestion de la personne dans le groupe et du groupe dans l’ensemble social, aujourd’hui mondial.

Lorsque je pense à l’intervention mondiale du capital au Moyen-Orient -qui concentre ce « départ d'histoire », des ressources énergétiques, une pesanteur historique dans les communications et la mobilité humaine dans le temps long multimillénaire-, comme une réaction CONTRE un retour de l’inventivité et de l’autogestion de la personne, c’est par rapport à ce poids de l’histoire en santé ou pas.

Car s’il y possibilité d’autogestion de la personne et des entités humaines, c’est bien dans le développement de la mondialisation et dans cette mondialisation, l’automation, la numérisation-digitalisation, et l’accélération des recherches –biologiques et corpusculaires- qui les permettent, à condition de les utiliser en santé.

Cette évolution-complexification des forces productives ouvre la possibilité aléatoire sur, de et par  l’homme, de façon inconsciente et consciente, pour passer de l’achat de la force de travail à l’échange de la force de travail : l’homme, l’espèce humaine se donne la capacité de créer ses subsistances et son avenir sans l’entrave d’une accumulation progressivement parvenue au blocage du processus dans le CMMnIgF. Rappelons brièvement la crise de suraccumulation-dévalorisation que contient le CMMnIgF, extrémité du processus marchand et antichambre possible du communisme : antichambre du communisme, tout en sachant qu’un processus social comme un processus naturel, au terme du mûrissement du fruit sous l'effet de ses forces contradictoires et de leur unité, peut donner un fruit pourri qui nourrira les arbres ou directement un nouvel arbre. « A ceci prés », par rapport à l’arbre, et malgré et en fonction des capacités propres non conscientes contenues dans la vie de l’arbre, que l’homme intervient sur son propre processus et que les coups d’épaule qu’il donne a son mouvement peuvent avoir des effets très divers, infiniment divers. Mais il en décide dans la réalité des nécessités et du mouvement du processus de la douleur des nécessités naturelles et sociales en unité, qu’il tente de soulager, et qu’il réussit progressivement et indéfiniment à soulager en développant sa sécurité de subsistance, parmi laquelle, sa capacité de penser.

Le bonheur contient cette capacité. Réussir fait partie des sentiments qui exaltent l’homme. Mais réussir est mortifère lorsque la réussite personnelle  handicape ou met en danger le processus humain et les processus personnels dans le processus humain. Du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n’y a qu’un pas disaient les romains. Ils ne savaient pas, en tout cas pas tous que cette chute peut aller au-delà de la personne, ni que l’ambition peut être collective-sociale au point d’être totalement sociale, dépassant la contradiction fertile entre l’individu et l’espèce, sans l’éliminer, mais en la rendant à son origine : l’existence et son instinct.

Le bond de productivité de la mondialisation numérisée est de l’ordre du bond de productivité du néolithique. Il ne peut s’accommoder le l’accumulation capitaliste. Il la rend à la fois obsolète et dangereuse au point de menacer l’existence de l’humanité en bloquant son processus. La contradiction entre forces productives, leurs capacités et l’organisation économique et sociale périmée arrive à maturité et à explosion ou transformation possibleS.

Une transformation qualitative du mode de production et d'échange est à l’ordre du jour et ne se fera pas sans l'intervention consciente de la personne dans l’intervention collective de la société humaine.

Mais mes mots s'en vont et je dois aller les chercher où ils se cachent. C'est un petit jeu qui rend lent. Jusqu'à quand m'en reviendra-t-il suffisamment pour redire ce que je dis au fil du temps qui passe...  Jusqu'à quand et jusqu'à quel point l'expérience compense la faiblesse ?

Pierre Assante. 13/08/2020 06:52:07.

(1)  http://pierre.assante.over-blog.com/2020/08/sans-doute.peut-etre-de-la-grece-aux-usa.html

 

et voir :

RECUEIL. LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÈRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/06/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit-criteres-economiques.energie.europe.autogestion-apst.html

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