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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 11:18

Transformations historiques. « Révolutionner de fond en comble ».

Le compromis que Marx tentait de dénoncer tout en le faisant avancer dans sa critique du programme de Gotha, théorique et pratique, arrive à son terme.

 

1) Dans ce XXIème siècle, un parti communiste qui n’analyserait pas collectivement la nature et le mouvement du système économique et social dans lequel il vit, et pas seulement sur le plan économique, mais sur tous les plans, dont celui de la représentation que se font les hommes sur eux-mêmes et sur leur système en crise, pour en transformer le processus malade et lui donner développement en santé, ne serait pas un parti communiste.

Ce serait dans le meilleur des cas un parti social-démocratie honnête ouvrant la voie à un parti communiste et son possible rôle transformateur en santé.

Disant cela, un nouveau secrétaire général, en tant qu’animateur non du « Prince » gramscien que ne peut plus être le parti communiste, mais d’un pré-rassemblement de transformation parmi d’autres dans la société et dans les têtes, n’est en rien responsable de l’héritage du collectif. A ce sujet, la campagne de Fabien Roussel est la campagne de tous les communistes donc la mienne, et peut devenir celle de tous les salariés et de tout un peuple regardant les autres peuples pour et dans la coopération mondiale, et européenne, celle de l’UE, en passant par là...

Par rapport aux analyses du « Capitalisme Monopoliste d’Etat », « les critères de gestion », « la sécurité d’emploi et de Formation » dont Paul Boccara et la commission économique du PCF sont les initiateurs, l’état des lieux du moment que faisait Philippe Herzog, en accord avec la commission dans « l’économie nouvelle à bras le corps » de 1982-84 n’est pas moins important. Quels que soient ses choix postérieurs à analyser eux-mêmes.

Les analyses de 1970 à 2000 comportent une grande part de bilan dans une situation où le marché national reste fortement présent

La mondialisation généralisée qui se prépare et se développe des années 1960 à aujourd’hui, se renforce dans les années 1970 et se confirme (en témoigne 1968, sa grève ouvrière et sa revendication individuelle), avec la trilatérale et le G20 comme témoins-acteurs du système dominant, et ne change pas la donne sur le plan des bases du système capitaliste, mais le transforme massivement et de fond en comble. Ce n’est pas une transformation qualitative systémique, mais une accumulation nouvelle ouvrant la voie possible de l’action humaine de transformation qualitative du mode de production et d’échange, d’abolition de l’achat-vente de la force de travail, de l’aliénation du travail et de l’activité humaine en général, du producteur dominé et du producteur dominant quelles que soient leurs différences évidentes : à une société sans classe.

2)  a) « Révolutionner de fond en comble », la révolution de Solon et Clisthène d’Athènes qui en fait de même en son temps, a pour cadre une transformation du système marchand non encore capitaliste mais en contenant des prémisses, dans sa mondialisation méditerranéenne et continentale Europe-Asie. Elle met en scène une aristocratie terrienne, une petite paysannerie libre, une classe marchande se mondialisant relativement, et une force de travail esclavagiste d’accumulation économique primitive, mais pas tant primitive que ça… La classe marchande se mondialisant trouve des alliés "agricoles" et "artisans" réunis dans la représentation électorale clisthènienne et met en œuvre la satisfaction de ses besoins de classe et de développement dans le développement humain -et ses handicaps de classe, ses dangers qui en découlent pour le processus de développement-complexification nécessaire humain général.

b) La révolution parisienne qui met sur papier les droits de l’homme et du citoyen, à la fois universellement mais avant tout pour elle-même, face au pouvoir dominant de la monarchie absolue auquel elle participe, tire encore son accumulation du cycle d'échange M-A-M’ qui se transforme en A-M-A’ et tire encore une grande partie de cette accumulation de l’esclavage au sens strict et colonial. La révolution américaine de même ; Et la guerre de sécession, si elle institue la domination du capital industriel, n’élimine pas la collaboration du capital industriel avec le capital agricole et l’esclavage qui ne s’éteint que progressivement au point d’en laisser les traces puissantes du racisme jusqu’à aujourd’hui.

c) Il n’est pas question ici de retracer tout un processus qui de l’écroulement de l’Empire romain d’occident, le mode superposé du mode de production des peuples d’Europe du nord, la naissance du système féodal décentralisé qui en nait, les pouvoir hybrides centralisées et décentralisés, la recentralisation de la monarchie absolue dont la bourgeoisie va s’emparer…

d) La révolution bourgeoise française ne s’établit finalement qu’un siècle après la révolution parisienne, et après la Commune de Paris et le compromis classe ouvrière-bourgeoisie issue de la domination établie de la seconde. Compromis nécessaire à la bourgeoisie, sur lequel la classe ouvrière va puiser des forces de transformation et de changement du marché et du système. Vente et achat n’existent pas l'un sans l’autre et sont un même mouvement de survie humaine et-mais de survie de l’aliénation des produits du travail, de ses gestes, de la conscience des gestes sociaux, des gestes matériels et moraux en unité. Ce compromis que Marx tentait de dénoncer tout en le faisant avancer dans sa critique du programme de Gotha, théorique et pratique, arrive à son terme. Compromis aboutissant in fine à une infime classe de gestion-exploitation du capital mondialisé, accompagné du compromis propre des classes moyennes hautes qui en naissent et qui fait partie aussi du terme du compromis initial.

3) Le « CMMnIgF » (1), s’il devient dominant mondialement, conserve « le mort » dont il est né, qui n’est pas mort de toutes les strates co-existantes de développement économique, politique, culturel, géographico-temporels.

Sa caractéristique est un mode production et d’échange marchand ; sa particularité c’est une mondialisation numérisée et financiarisée du capital et de son mouvement, sa vie ; et comme tout système marchand de droit, une démocratie militaire, tout système marchand étant un système militaire.

Imaginer l’évolution-complexification du processus de l’organisation sociale depuis la démocratie esclavagiste militaire athénienne et les sociétés « non démocratiques » grecques militaires succédant aux premières Cités-Etats donne une vision de ce processus. Sans ce survol, le survol actuel de la  démocratie militaire (2) qui est la nôtre ne peut offrir de comparaison opérationnelle. Certes il s’agit aussi d’une vision « occidentale » qui a besoin d’une vision mondiale qui ne devrait pas contredire la vision « locale », et « centriste » à la fois.

Le présent "explique" le passé, le passé y est présent, et cette présence éclaire le processus dans sa durée, ses  transformations quantitatives et ses possibles sauts de qualité qui naissent de l’accumulation quantitative, les possibles transformations MACRO et MICROS qualitatives pouvant donner naissance au communisme : l’effort de cohérence-cohésion-coopération-autonomie de la personne et des entités humaines dans son appropriation infini de l’univers, mutuelle, entre l’homme et l’univers dont il fait partie unie, à double sens. Le rapport d’Axel Khan à la vie me plait beaucoup, en tant que transition idéologique vers le matérialisme dialectique.

Pierre Assante.12/07/2021 11:05:39.

(1) LIRE l’article «  MATERIALISME DIALECTIQUE, Logique de la non-contradiction et dialectique de la contradiction ».

(2) Démocratie militaire qui en ce XXIème siècle « ne fait plus appel ici et ailleurs » à la conscription, ce qui est un signe de l’affaiblissement de la démocratie bourgeoise et de la démocratie militaire dans la démocratie bourgeoise obsolète par rapport les nouveaux moyens de production, et qui a, entre autre, entrainé aux guerres mondiales et coloniales. Le capital mondial et le capital dominant n'en est pas moins guerrier et éminemment dangereux. Affaiblissement lié à la dissolution relative et absolue des marchés nationaux et de l’expansion du marché mondial, libéral, numérisé, financiarisé, son « détachement » de la plus-value de production : la recherche de la productivité du capital « à distance » de « l’économie réelle »  et l’indifférence du capital au travail concret et ce que cela représente en tant qu’affaissement culturel, matériel et moral en unité, pour l’homme producteur. A développer ultérieurement……

 

 

 

………..SUITE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 07:42

 

MATERIALISME DIALECTIQUE

Logique de la non-contradiction et dialectique de la contradiction.

 

Ce qu’on appelle, en général, « révolution » n’est que l’évènement initiant un processus de transformation qualitative.

On pourrait dire que la « vrai révolution » est le processus de transformation qualitative lui-même jusqu’à une « nouvelle qualité » de construction sociale : l’ancien est dans le nouveau et le nouveau devient ancien ; l’ancien a besoin de transformation qualitative. L’accumulation quantitative peut créer « la masse critique » exigeant la transformation qualitative, transformation lente ou rapide, relativement, en fonction de l’accumulation elle-même.

Ce besoin de transformation est l’expression concrète des contradictions, des forces contraires du mouvement de l’objet observé, et du mouvement des objets observés entre eux.

La logique aristotélicienne a existé bien avant qu’Aristote ne la formule. Elle s’est développée pendant les millénaires de millénaires de l’activité humaine, du travail avec le galet aménagé jusqu’à la production de moyens de production, la production mécanisée et la production informationnalisé numériquement.

La logique aristotélicienne, de non-contradiction, on en use quotidiennement, qu’on le sache ou pas.

Mais depuis la naissance de la pensée par et dans le travail, une autre logique cohabite, plus libre, dans nos systèmes de concepts cérébraux, la logique de contradiction entre les forces qui animent un mouvement, leur unité et leur identité.

Le système marchand -et sa forme la plus « avancée », le Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (CMMnIgF)-, est une société de classe millénaire. Dans une société de classe la forme de l’échange social et les forces contraires en conflit ont hérité du mouvement de l’échange entre les hommes sur lequel est venu se greffer, en des temps différents, le type d’accumulation Argent-Marchandise-Argent’ (A-M-A'). Cette dissymétrie temporelle de la formation de l’échange fait du mouvement des contraires un mouvement de forces antagoniques devant disparaitre, se transformer en une force nouvelle entrant en contradiction non antagonique avec et dans le mouvement des forces productives, les forces de production des subsistances « matérielles et morales » nécessaires à la vie humaine, l’évolution-transformation-complexification du processus humain.

La forme logique et la forme dialectique de pensée -forces contradictoires- sont elles-mêmes en conflit et c’est ce qui donne la possibilité à la seconde de se développer au détriment de la première.

La société marchande a institutionnalisé la première et l’a rigidifiée, chosifiée (réifiée).

L’échange marchand, l’unité et l’identité de la contradiction de la vente et de l’achat, et la formation de l’accumulation sur la base de l’échange A-M-A’, a trouvé dans la pensée logique, basée sur la non-contradiction, un élément de durée des dominations qu’ils induisent réciproquement.

Pour la logique « simple », « ceci » n’est pas « cela » et « cela » n’est pas « ceci », ce qui exclue la critique et voile que ceci est cela au sens que l’un et l’autre « fonctionne » dans un même mouvement et n’existent pas l’un sans l’autre, ce qui est le contraire de s’exclure mutuellement et le contraire d’un immobilisme qui ferait de ceci et de cela et de leur mouvement, un existence éternellement immobilisée dans une qualité finie.

Une société ayant dépassé le conflit de classe serait une société dont l’école et une forme nouvelle de l’école, qui exclurait un enseignement mécanique au profit d’une aide à la découverte personnelle, de l’enfant et de l’adulte, en mouvement commun diversifié ; et qui dans ce mouvement commun observerait le lutte des contraires dans le mouvement d’un objet d’observation et les rapports entre les mouvements des objets d’observation.

En même temps la transformation de l’ancien dans le nouveau, en matière d’organisation sociale a besoin de cette pensée dialectique : on se mord donc la queue. Oui et non : développement d’une nouvelle forme de pensée et développement d’une nouvelle forme d’organisation sociale ne sont pas des mouvements séparés, mais une unité de mouvement, d’évolution-complexification dans lequel mouvement de la pensée et mouvement de l’organisation sociale sont en rapport dialectique, avec des inégalités de développements micros et macro. Il n’y a pas de mouvement sans inégalité de développement et mouvance des inégalités de développement constituant le développement.

En conclusion, le recul de la pensée dialectique dans la société, sous l’effet d’un rapport de force dégradé entre de vendeur de la force de travail au profit de l’acheteur de la force de travail, c’est la caractéristique issue de la fin du XXème siècle et des moyens de la révolution scientifique et technique mis en œuvre par le capital pour maintenir sa domination, économique, institutionnelle et militaire.

La révolution scientifique et technique mis en œuvre pour satisfaire les besoins humains, « matériels et moraux » en unité et le communisme, c’est la même chose : le mouvement infini de résolution des contradictions dans le mouvement général de résolution des contradictions universelles,  entre l’individu et l’espèce, l’espèce et l’univers, dans les rapports dialectiques de leur mouvement commun de la matière minérale et de la matière-pensée en unité, de la conscience de la matière sur elle-même.

Et en autre conclusion, la même, développer la pensée dialectique, opposée au retour des intégrismes religieux, c’est contribuer au mouvement de dépassement des contradictions de la société de classe et du CMMnIgF, antichambre possible d’une société mettant en commun les forces « physiques et mentales » en unité des hommes, ce qu’on appelle communément communisme : non le communisme grossier des tentatives abstraites, mais celui d’une construction par l’expérimentation collective par les personnes et de leurs qualités infiniment, historiquement, personnellement, diverses.

Lorsque Marx travaille à l’analyse de la société capitaliste, il semble, pour certains, avoir oublié la pensée philosophique qui l’a amené jusqu’à cette analyse. C’est bien une des erreurs qui a conduit au stalinisme -son économie d'Etat et sa philosophie-religion d'Etat allant de pair-, lequel est né de conditions historiques et non d’une seule volonté abstraite d’une personne et de la société dans son développement particulier historique -économique, institutionnel, culturel…-, comme tout mouvement historique.

Pour ceux qui douteraient de la démarche dialectique de Marx, utilisant l’outil de la pensée dialectique comme un outil et non comme un dogme :

« …En définissant ce qu'il appelle ma méthode d'investigation avec tant de justesse, et en ce qui concerne l'application que j'en ai faite, tant de bienveillance, qu'est-ce donc que l'auteur a défini, si ce n'est la méthode dialectique ? Certes, le procédé d'exposition doit se distinguer formellement du procédé d'investigation. A l'investigation de faire la matière sienne dans tous ses détails, d'en analyser les diverses formes de développement, et de découvrir leur lien intime. Une fois cette tâche accomplie, mais seulement alors, le mouvement réel peut être exposé dans son ensemble. Si l'on y réussit, de sorte que la vie de la matière se réfléchisse dans sa reproduction idéale, ce mirage peut faire croire à une construction a priori.

Ma méthode dialectique, non seulement diffère par la base de la méthode hégélienne, mais elle en est même l'exact opposé. Pour Hegel le mouvement de la pensée, qu'il personnifie sous le nom de l'idée, est le démiurge de la réalité, laquelle n'est que la forme phénoménale de l'idée. Pour moi, au contraire, le mouvement de la pensée n'est que la réflexion du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau de l'homme.

J'ai critiqué le côté mystique de la dialectique hégélienne il y a près de trente ans, à une époque où elle était encore à la mode... Mais bien que, grâce à son quiproquo, Hegel défigure la dialectique par le mysticisme, ce n'en est pas moins lui qui en a le premier exposé le mouvement d'ensemble. Chez lui elle marche sur la tête; il suffit de la remettre sur les pieds pour lui trouver la physionomie tout à fait raisonnable. Sous son aspect mystique, la dialectique devint une mode en Allemagne, parce qu'elle semblait glorifier les choses existantes. Sous son aspect rationnel, elle est un scandale et une abomination pour les classes dirigeantes, et leurs idéologues doctrinaires, parce que dans la conception positive des choses existantes, elle inclut du même coup l'intelligence de leur négation fatale, de leur destruction nécessaire; parce que saisissant le mouvement même, dont toute forme faite n'est qu'une configuration transitoire, rien ne saurait lui imposer; qu'elle est essentiellement critique et révolutionnaire… »

Marx. Extraits de la postface de la seconde édition allemande du capital

Et pour ceux qui souhaitent un peu plus de lumière sur la pensée dialectique : 

« … Nous voici au pied du mur. Va-t-on contester que les contraires soient différents et non la même chose ? Le haut n’est pas le bas, le vrai n’est pas le faux, aucun esprit logique ne l’admettra. Mais qui le lui demande ? Penser dialectiquement ne consiste pas du tout à nier la différence des contraires : non, bien sûr, les contraires ne sont pas la même chose, mais –voilà le point crucial– ils sont le même rapport, et c’est en ce sens que ces différents sont aussi identiques. Autrement dit ce dont le penser dialectique révèle la fausseté profonde, c’est que les contraires puissent être considérés comme deux choses pensables séparément –le haut est d’autre part le bas, le vrai est d’autre part le faux– quand ils sont en vérité  un unique rapport à deux pôles : le rapport positionnel haut/bas, le rapport gnoséologique vrai/faux. Ils sont deux en un, un en deux : voilà qui fait éclater le trop étroit principe d’identité, moment provisoire de pensée qui doit être dépassé en un principe dialectique d’identité-différence, donc aussi de contradiction valide entre termes préalablement définis de façon non contradictoire – car, redisons-le, la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde. Elle ne peut pas même nous dire ce qu’est une synthèse, où il saute aux yeux que deux est en même temps un. On a inlassablement fait à Hegel, on lui fait encore le faux procès d’être un penseur de l’absurde prétendant que les contraires sont « la même chose », quand tout son travail consiste à montrer qu’ils ne sont en rien des choses, justement, mais un rapport qu’on ne peut du tout penser lorsqu’au nom de « la logique » on s’acharne à l’atomiser  en immobiles figures séparées… ».

Lucien Sève. Penser avec Marx. Tome III « La philosophie ». 2014.

Pierre Assante. 10/07/2021 07:34:59.

 

 

 

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 16:04

 

STATISTIQUES DU BLOG DE JUIN 2021

 

Chute des entrées divisées par 2 en Juin.

Usure ? Vacances ? Les deux ?

Est-il temps de céder la place ?

En tout cas MERCI et fraternité ! 

 

Mois de Mai 2021

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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

 

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 09:21

RAPPEL.

Denis Durand. "Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent".

Éditions du croquant. 2017.

 

De nombreux évènements se sont déroulés depuis cette publication. Mais ce livre reste une formation pour toute personne voulant apprendre et agir dans le sens d’une sortie de la crise du système et construire un processus de transformation sociale de progrès (Note du blogueur)

 

On peut imaginer d’utiliser ce qui précède [Ce texte conclut le livre] comme une « boîte à outils  » où puiser des solutions institutionnelles face aux problèmes rencontrés par les syndicalistes, les élus locaux, les coopératives, les petits entrepreneurs… lorsqu’ils cherchent les moyens de financer leurs projets d’investissements, de préserver leurs emplois, de répondre aux attentes des habitants de leur territoire. On peut aussi y reconnaître une visée plus globale : faire émerger, à partir d’enjeux locaux concrets, une cohérence radicalement opposée à la cohérence perverse et contradictoire du capitalisme financiarisé et mondialisé. De multiples mobilisations sociales y trouveraient une efficacité nouvelle. Et l’indignation contre les méfaits de la finance, au lieu de demeurer impuissante ou de s’abandonner à l’exutoire des populismes, pourrait se transformer en engagement révolutionnaire, pour un dépassement du capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une civilisation nouvelle. C’est aussi l’une des intentions que nous visons en mettant en circulation ce petit recueil

 

Sommaire

L’argent, une question d’actualité. Page 13.

En finir avec l’évasion fiscale ? 14.

La dette, une malédiction ? 16.

La révolution numérique va-t-elle faire disparaître la monnaie ? 18.

« Sortir du système » avec les monnaies locales ? 21.

Et si on se passait des banques ? 23.

L’argent, un enjeu de pouvoir 27.

L’argent des entreprises, ou le pouvoir du capital 27.

L’argent des banques, enjeu politique par excellence 30.

L’argent public, un moyen de contrôler l’argent privé ! 37.

Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent 43.

L’information des citoyens dans les territoires.45

Le pouvoir des salariés dans l’entreprise 51.

Un fonds national et des fonds régionaux pour l’emploi et la formation 58.

La nationalisation des banques privées et la constitution d’un pôle financier public 66.

Le « plan B » : une autre politique monétaire, pour un euro commun de tous les Européens 74.

Un Fonds européen pour le développement des services publics 81.

Une monnaie commune mondiale pour le développement de tous les êtres humains. 93.

 

L’introduction :

L’allégeance aux marchés financiers et à leur obsession de rentabilité du capital présentée comme la seule rationalité économique concevable. De l’autre, la dénonciation de la finance, d’autant plus véhémente qu’elle dissimule le refus de tout projet concret pour que l’utilisation de l’argent devienne l’affaire des citoyens, au point que l’extrême-droite en vient à en faire un aliment de sa démagogie.

Sommes-nous pour toujours condamnés à cette impuissance ? Non, si nous trouvons la force, à gauche, de dépasser l’illusion que l’action de l’État aurait le pouvoir de corriger les méfaits du capitalisme sans qu’il soit besoin de conquérir des pouvoirs démocratiques sur l’argent dans l’entreprise et dans les banques. Nous pouvons trouver cette force car le sujet intéresse nos concitoyens. Depuis la crise de 2007-2008, chacun a pu mesurer l’influence que les banques, les salles de marchés, les banques centrales exercent sur la situation des entreprises, les politiques économiques, et finalement sur l’emploi, les retraites et la situation de chacun. Les révélations sur l’évasion fiscale ont déclenché un vrai phénomène d’opinion. L’exigence d’un autre comportement des banques et d’une autre politique de la Banque centrale européenne en matière de financement des PME ras[1]semble un consensus étonnamment large

Nous partons d’une conviction : la question de l’utilisation de l’argent va demeurer d’actualité dans le monde instable, fragile, traversé de logiques de guerre où le Brexit, l’élection de Trump aux États-Unis, l’approche de nouvelles crises financières, les premiers effets du réchauffement climatique nous ont fait entrer. La résistance aux politiques réactionnaires et néolibérales va nécessairement se heurter au pouvoir des banques et des marchés financiers. Pour faire émerger des alternatives, qu’elles soient globales ou relatives aux enjeux localisés de mobilisations sociales et écologiques concrètes, il faudra que les citoyens et les mouvements sociaux disposent d’une stratégie cohérente pour prendre le pouvoir sur l’argent ou, à tout le moins, pour commencer à prendre du pouvoir sur l’utilisation de l’argent. « Prendre le pouvoir sur l’argent » pour contribuer à sécuriser tous les moments de la vie et jeter les bases d’une nouvelle civilisation, à partir des contradictions du capitalisme financiarisé en crise ? Le but est ambitieux – osons le mot : révolutionnaire. L’objet de ce petit ouvrage est modeste : montrer, par quelques exemples, que le chemin pour y parvenir existe et que nous avons commencé à l’explorer. Ces observations guident la succession des sujets abordés dans les pages qui suivent. Nous proposons au lecteur de partir de quelques questions très présentes dans le débat public : l’évasion fiscale, la malédiction de la « dette », les nouveautés apportées par la révolution numérique en matière de monnaie et de banque, les espoirs mis dans le développement des monnaies locales… Chacune de ces questions ramène à un facteur clé : le rôle des banques et des banques centrales dans la mise en circulation, par le crédit, de l’argent nécessaire à la création de richesses (1). Le chapitre suivant rappelle quelques informations utiles aux citoyens qui considéreront, alors, que l’argent, sa mise en circulation, son utilisation, sont des enjeux de pouvoir, et qui voudront faire valoir leur point de vue sur ces enjeux. Enfin, la plus grande partie de ce petit volume rassemble un ensemble cohérent de propositions montrant comment, dès aujourd’hui, à partir d’enjeux concrets relatifs à l’emploi, à la formation, au développement des territoires, à la préservation de l’environnement, on peut développer des mobilisations sociales et politiques, «  du local au mondial  », pour changer effectivement l’utilisation de l’argent.

1. Ainsi, par exemple, l’avis Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité présenté au Conseil économique, social et environnemental par Frédéric Boccara a été voté le 15 mars 2017 à une très large majorité incluant les groupes de l’artisanat, de l’agriculture et des professions libérales.

 

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOG :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 08:08

 

DOMINATIONS. CONTRADICTIONS. LIBÉRATIONS.

 

On ne peut comprendre les dominations sociales qu’en comprenant les contradictions sociales, les contradictions antagoniques et les contradictions tout court, les forces contraires animant le mouvement, leur unité et leur identité, c’est-à-dire la dialectique hégélienne « remise sur pied »  par la pensée Marx.

Certes on peut s’approcher de cette compréhension sous diverses formes de pensée, mais pourquoi ne pas employer, dans la l’incroyable diversité de ce qui fait la pensée de l’individu, de la personne, l’outil le plus adéquat ?

Après 1968, le Parti communiste Français  a repensé les contradictions dans le contexte nouveau, et de cette réflexion nouvelle est née une hypothèse nouvelle, progrès possible sur les anciennes, nouveau petit pas pour poursuivre chemin, sur comment dépasser les contradictions, se libérer de la domination du capital (Critique de l’économie politique - "Le Capital"-, Marx 1867), de l’argent, de son système dont la crise s’amplifiait en 68 et qui se manifeste avec violence aujourd’hui en 2021 et dans ce siècle. Cette réflexion a été mise en texte : Le Manifeste de Champigny en 1969. Oublié dans "la période Marchais" et qui pose interrogation. A revoir et développer. Pas de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire…

Dans les années 1960-1970, l’avancée au Vietnam, au Portugal au Chili, les progrès d’une gauche de transformation sociale en Europe, en France, Italie, Espagne et dans le monde… confortait cette réflexion.

Le coup d’état US-Pinochet a remis en cause une  vision d’une avancée où une transformation qualitative sociale lente, radicale mais progressive, à l’image d’une évaporation, transformant l’eau en vapeur sans bouillir. Une des réactions des plus caractéristique fut celle de Berlinguer, et de doute opportuniste du PCI qui ont suivi la mort de Berlinguer et coupé toute analyse  sur les capacité d’un parti communiste et de la société de se transformer dans le sens de créer une nouvelle hégémonie démocratique du salariat contre la dictature de l’argent, le libéralisme à son paroxysme et le recul de la satisfaction des besoins sociaux qui l’accompagne jusqu’au blocage du développement-complexification-évolution sociale dans son unité, sa globalité- diversité.

Depuis l’autodissolution du PCI, forme parmi d’autre d’un processus de régression mondiale dont elle ne constituait qu’une part visible d’un iceberg, la preuve a été donnée par les évènements. Laisser sans luttes adéquates le capital développer et renforcer son hégémonie conduit au suicide de la société : les rails du libéralisme mondialisé, numérisé, ceux des sociétés multinationales et leur recherche de renflouement du taux de profit par une austérité galopante, mène tout droit au précipice.

Les économistes communistes proposent un processus radical et progressif s’attaquant à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital par des mesures concrètes, et non des incantations anticapitalistes moralistes dont l’addition ne fait pas une synthèse nécessaire au changement, mais une erreur composée (Misère de la philosophie, Marx 1847).

Rappel bref ultra résumé de ces meures, qui ont été développées dans « Economie et Politique » (1) et mise en musique politique par « En avant le manifeste » dans le PCF : La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS… (Théorie sur les crises de Suraccumulation et dévalorisation du Capital, Paul Boccara, 2014-15)

MAIS mettre en œuvre ces mesures c’est à la fois les mesures elles-mêmes et la construction d’une hégémonie des idées soutenant ces mesures, réduisant l’hégémonie du capital, dans une lutte des contraires du salariat et de la population contre les effets du capital puis le capital lui-même, aboutissant à une nouvelle hégémonie, transition de progrès humain vers un nouveau mode de production et d’échange dépassant la vente-achat de la force de travail.

Nul ne peut dire à l’avance quel sera le chemin, dans le mouvement social aléatoire et causal, dans le mouvement global de la société, celui des zones de développement mondial et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques, dans le mouvement des consciences et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques, celui de la vente de la force de travail elle-même et de l’organisation du travail (Travail, ergologie et politique, Yves Schwartz, 2021) et des marchés et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques ; marché du travail, marché des moyens de production, marché des biens de consommation, marché international et leur unité-diversité.

Lorsque j’affiche dans le cadre de la campagne de Fabien Roussel, celle de tous les communistes, je tente, petite souris et lent escargot de contribuer à un immense mouvement qui peut se développer en réponse à la crise du capitalisme et remettre sur pied le développement humain dans son milieu, la Terre et l’Univers, en tant que conscience dans la conscience universelle dont on connait si peu, de la nature sur elle-même (Manuscrits Marx, 1844).

Pierre Assante. 08/07/2021 07:30:34.

(1) https://www.economie-et-politique.org/

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 09:18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOG :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 08:10

 

CLIQUER CI-DESSUS

 

Pierre Assante

80 articles de septembre 2020

à avril 2021

et 4 anciens

117 pages en A4

 

"AN 2034"

 

OU 

Nous n’avons pour soi que la force des autres

et

L’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre

 

Recueil. 350.000 caractères.

 

 

 

 

CLIQUER SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

    

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 08:36

L’ANR-En avant le Manifeste *

Ce texte n'engage que son auteur.

Avec la croissance du capital constant et suraccumulation-dévalorisation du capital à leur paroxysme dans la révolution scientifique et technique –et culturelle allant de pair-, la question de réforme ou révolution se pose plus que jamais.

La réponse est réforme et révolution. Le parti conserve et ne peut que conserver dans une période historique finissante ce double caractère de social-démocratie et de communisme (1) : agir sur les "marges" anciennes et naissantes pour transformer le présent et créer le nouveau ; s’appuyer sur les crises du système pour infléchir le processus de la société vers une transformation qualitative du mode production et d’échange. Ce double caractère de social-démocratie et de communisme est l’expression de la contradiction antagonique qui habite notre société de classe et nous-même, le Capital Monopoliste Mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (CMMnIgF), qui socialise la production tout en parcellisant le travail et diluant la cohérence nécessaire au processus social. le CMMnIgF est 1) soit l’antichambre du communisme, ce à quoi nous travaillons, 2) soit le déclin de toute la société vers une fin d’Empire US et ses alliés dans l’Empire, dans un nouveau Moyen Age menacé par la crise sanitaire, écologique, et économique laquelle détruit les moyens de répondre à la crise générale de la société humaine (2). La société humaine du XXIème siècle connait une crise de croissance, celle du développement capitaliste, qui comme toute crise de croissance doit être dépassée pour qu’à l’instar d’un corps, elle puisse continuer à survivre et à se développer, et l’homme avec, en osmose, coopération, autonomie et diversité.

Le succès au congrès d’En Avant le Manifeste et de ses propositions d’orientation devenues majoritaires est le fruit d’une réaction contre l’effacement du parti et du besoin de répondre à la crise systémique dont on voit que les réformes seules, la bataille revendicative seule, ne peut qu’aboutir à l’échec et à l’enfoncement, de concert avec les échecs des autres forces politiques de droite et de gauche, dans la crise. La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS, sont au cœur des propositions issues des travaux de Paul Boccara et des économistes communistes. Les faire entrer dans les luttes auxquelles participe le PCF  et-ou auxquelles il est à l’initiative c’est la tâche prioritaire de l’ANR-En avant le manifeste, en tant que réseau statutaire du parti

Dans la société il existe une  tendance forte à poser la question sociale au seul niveau de la répartition des richesses et non au niveau de la production dont dépend évidemment la distribution. C’est un nouveau « lassallisme » ou « proudhonisme », et aussi celui de Mélenchon : croyant faire une synthèse, il fait une erreur composée. Le « revenu universel » qui pose un besoin de revenu, mais ne pose pas comment le satisfaire, c’est-à-dire le « que, quoi, comment produire les richesses » est un exemple majeur de ce lassallisme nouveau qui ne met pas en avant la relation entre la crise systémique et les initiatives du Parti, de tout le Parti, et ce qu’elle change dans notre façon de penser et de faire (3).

La campagne de Fabien Roussel avance sur ces questions. Il fait preuve d’un grand dynamisme, et optimisme nécessaire à la lutte et c’est des avancées de tout le Parti sur la conscience de la crise systémique et ce qu’elle implique pour une politique efficace que repose un progrès du contenu de notre campagne, celle de Fabien, qui est la nôtre à tous.

L’ANR-En avant le Manifeste est un réseau statutaire dans le Parti, et en tant que tel il doit pouvoir jouer un rôle, celui d’une analyse avancée choisie et en mouvement -qu’il espère être- des forces productives, analyse devenue majoritaire au congrès et qui implique l’entrée de cette analyse dans la vie quotidienne du Parti et de sa Formation dans l’action.

Ce texte n'engage que son auteur.

Pierre Assante. 04/07/2021 08:03:15.

* https://www.humanite.fr/pcf-un-reseau-intitule-anr-286126

* https://enavantlemanifeste.fr/

 (1) à l’origine des partis ouvriers du XIXème siècle justifiant l’intervention de Marx dans sa critique du programme de Gotha lors de l’unification de 1875 des partis ouvriers allemands. Ensuite, Paul Boccara montre que même dans l'hypothèse absurde de la disparition du capital variable, la tendance à la croissance exponentielle du capital constant dans la révolution scientifique et technique produit la baisse du taux de profit et ce que cela implique pour le capital, sa crise, et la société sous son règne. La nécessaire lutte entre plus-value et salaire contient donc cette limite.

(2) Par comparaison de périodes non superposables, mais éclairante, Lire le livre V de « De gubernatione dei », Salvien de Marseille, Vème siècle.

(3) La réponse que donne le « tout changer pour que rien ne change » mélenchonien, "vert", et social-démocrate, à la question de l’UE en tant que zone mondiale de développement et de coopération qu’elle devrait être, et encore plus de l’énergie, problème majeur pour l’humanité et sa survie-développement, est du même ordre.

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 07:18

 

« En Avant le Manifeste » : Une rencontre entre de grands ÉvÈnements « physiques » et de grands mouvements de pensÉe nÉs d’une mÊme Évolution.

 

La superficialisation et la conflictualité mêlées des rapports humains, le spectaculaire dominant de fondamental, cachent les profonds mouvements d’évolution-complexification de la société, de l'homme et de son espèce. Connaître, comprendre et poursuivre ces profonds mouvements pour les faire éclore est la tâche de tous de notre temps et d’en Avant le Manifeste par la même occasion

 

Si l’on en croit la mythologie, Cassandre a échoué mais n’a jamais renoncé à sa fonction, peut-être possible en d’autres temps et d’autres lieux.

La révolution du XXIème siècle consiste à mettre en cohérence l’organisation sociale avec les forces productives, comme toutes les révolutions ; les forces productives du XXIème siècle : mondialisées, numérisées, automatisées.

La révolution c‘est satisfaire à des besoins en évolution-transformation-complexification.

Mettre en cohérence c’est satisfaire 3 besoins en un :

- La révolution anthropologique : le clan mondial et son et ses chefs autoritaires c’est l’effet du Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé. Le dépassement des constructions nationales issues de la construction des marchés nationaux est incontournable. La construction européenne fait partie de ce dépassement. Une autre construction européenne bien sûr. Comme dans toute résistance des forces conservatrices, l’impérialisme, le souverainisme et ses guerres économiques et physiques vont se renforcer dans la transition vers une mondialisation communiste.

- La révolution philosophique : passer de l’analyse basée sur la non-contradiction à l’analyse basée sur la connaissance des forces contraires qui animent le mouvement naturel et social, l’un dans l’autre, leur lutte, leur identité leur unité.

- La révolution économique : avec la croissance du capital constant et suraccumulation-dévalorisation du capital à leur paroxysme dans la révolution scientifique et technique –et culturelle allant de pair-, la question de réforme ou révolution se pose plus que jamais. Dans la révolution économique il y a la révolution de l’organisation du travail mettant en cohérence la personne, l’entité locale d’activité et  l’entité mondiale d’activité, dont l’ergologie, promue par Yves Schwartz, pose les bases d’expérience et de connaissance.

 

La résultante de ces trois révolutions en une et un nouvel humanisme de conquête commune de l’univers par l’espèce humaine établissant des rapports nouveaux d’autonomie, de coopération, de solidarité et de diversité conjointes, unifiées. C’est un degré supérieur de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’homme et son évolution au-delà de son espèce même, parmi toute conscience existant dans l’univers. Il n’y a appropriation que si les éléments coopérant, nature, espèce, individu, qui font partie unifiée du tout dépassent en cycle spirale les étapes de développement et résolvant les contradictions infinies qui naissent de leurs rapports.

J’ai supprimé un article précèdent sur « En avant le manifeste », avancée de notre temps,  que j’ai traité le nez trop sur le guidon et pas suffisamment sur la durée passée et à venir.

Le succès au XXVIIIème congrès du PCF d’En Avant le Manifeste et de ses propositions d’orientation devenues majoritaires est le fruit d’une réaction contre l’effacement du parti et du besoin de répondre à la crise systémique dont on voit que les réformes seules, la bataille revendicative seule, ne peut qu’aboutir à l’échec et à l’enfoncement, de concert avec les échecs des autres forces politiques de droite et de gauche, dans la crise.

La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS, sont au cœur des propositions issues des travaux de Paul Boccara et des économistes communistes. Faire entrer dans les luttes auxquelles participe le parti et-ou auxquelles il est à l’initiative c’est la tâche prioritaire de l’ANR et de En avant le manifeste, en tant que réseau statutaire du parti.

La poursuite du succès de En Avant le Manifeste est dépendante des trois révolutions qui constituent à mettre en cohérence l’organisation sociale avec les forces productives, comme toutes les révolutions ; les forces productives du XXIème siècle : mondialisées, numérisées, automatisées.

Comme toutes les grandes transformations de progrès de l’humanité, dans son appropriation de son milieu de vie et de subsistance, il s’agit d’une rencontre entre de grands évènements « physiques » et de grands mouvements de pensée nés d’une même évolution, dans leur diversité et leurs développements inégaux qui se rejoignent. Dire cela ce n’est pas faire d’idéalisme philosophique. Qui pouvait dire il y a deux millénaires ce qu’allait devenir le christianisme, et ses avatars de la société de classe. Que dira l’humanité dans sa survie dans deux millénaire de « la pensée Marx » en tant que mouvement né dans et de la révolution industrielle et de l'accumulation culturelle issue de la longue évolution de l'homme ? Lire le livre V de " De guvernatione dei" de Salvien de Marseille.

 

La superficialisation et la conflictualité mêlées des rapports humains, le spectaculaire dominant de fondamental, cachent les profonds mouvements d’évolution-complexification de la société, de l'homme et de son espèce. Connaître, comprendre et poursuivre ces profonds mouvements pour les faire éclore est la tâche de tous de notre temps et d’en Avant le Manifeste par la même occasion. 

Pierre Assante. 03/07/2021 06:47:38.

 

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 18:17

IDÉE. FORCE MATERIELLE. ÉLECTION.

Ce ne sont pas les élections qui font avancer la force d’idées de transformation, même s’il y a retour, rapport dialectique entre causes et effets, mais ce sont les idées qui font avancer les résultats électoraux et leurs effets.

 

Une idée devient une force puissante quand elle s’empare des masses. Marx disait « Quand les idées s’emparent des masses elles deviennent une force matérielle ». Vu l’avancée du matérialisme, même d’un matérialisme naturaliste (et non d’un matérialisme dialectique) … il n’est plus la peine de préciser « force matérielle ». Quant à devenir une force qualitativement agissante  il faut qu’elle ait assez de puissance pour agir sur l’état présent, pour agir sur les forces installées du présent.

La diffusion des idées, des concepts abstraits (tautologie!), la formation des militants et leur capacité d’explication, d’échange, de communication mutuellement enrichissante entre le militant et le non militant (distinction finalement peu pertinente dans un échange socratique), prime donc sur les élections alors que les échanges hors élection sont quantitativement moins présents dans les medias et même dans les partis, associations, rencontres de toutes sortes, y compris celles des organisation dites de transformation sociale où domine le sociétal sur le social.

En ce sens, ce ne sont pas les élections qui font avancer la force d’idées de transformation, même s’il y a retour, rapport dialectique entre causes et effets, mais ce sont les idées qui font avancer les effets des résultats électoraux dans ce sens. LES ÉLECTIONS NE PEUVENT ÊTRE ENVISAGÉES SÉPAREMMENT DE TOUTES FORME D’ACTION DÉMOCRATIQUE. Le travail est par excellence l’activité centrale de ressource des subsistances sans lesquelles l’unité des activités humaines ne peut exister, c’est à dire s’unifier, dans leur diversité, certes.

Si le capital financiarisé, mondialisé (et le l’hyperlibéralisme, son idéologie de marché capitaliste généralisée, son hyper-présidentialisme, et son chef de clan mondial escorté de ses chefs de clan locaux), réussit son maintien, par-delà sa crise systémique et les reculs relatifs de production, en qualité et en qualité, de formation et de transmission, de culture et de civilisation, c’est qu’il réussit à faire prévaloir physiquement et moralement le consommateur sur le producteur ; péril imminent sur les subsistances !

Il n’y a pas de production sans consommation et vice-versa. Dans son introduction de 1859, Marx parle de production consommatrice et de consommation productrice. Et bien sûr de distribution. Il en distingue à la fois les moments et leur unité.

Il distingue aussi les forces contradictoires ; leur identité et leur unité ; et leur antagonisme dans le mouvement-développement-évolution-complexification du capital, la socialisation continue qu’il induit et l’individualisation de pair dans la parcellisation de l‘acte producteur et de la conscience de l’acte producteur-consommateur.

Rassembler ces parcelles de conscience c’est créer les conditions pour développer une force matérielle agissant pour la transformation du système ancien dépassé et la naissance dans l’ancien d’un nouveau système dont les contradictions ne seront pas antagonique, c’est-à-dire, dont les contradictions et l'action humaine sur ces contradictions, en matière d’économie pourront  transformer qualitativement les rapports sociaux en cycle spirale de systèmes de production pouvant résoudre les contradictions de l’humanité elle-même avec la nature, l’univers. Son appropriation-appréhesion réciproque, infinie.

Certes toute transformation de la nature et toute transformation de la nature par l’homme, à double sens est fait de contradictions-antagoniques-temporellement-dissymétriques et symétriques-non-antagoniques.  Le mouvement d’appropriation en santé de l’univers par l’homme est le processus infini de la matière pensante en rapport avec elle-même et l’univers dont elle fait partie, et que nous commençons à distinguer vaguement comme une conscience de la nature sur elle-même qu’elle est certainement (Manuscrits de 1844).

Prière : ne pas séparer économie, politique et philosophie non spéculative, expérience et connaissance du travail… ! Pierre Assante. 01/07/2021 17:40:33.

………..SUITE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 13:59

Politiques macroéconomiques : une nouvelle donne ?

Controverse

Jézabel Couppey-Soubeyran et Denis Durand

 

Sur ce lien :

http://dev.economie-et-politique.org/2021/06/21/politiques-macroeconomiques-une-nouvelle-donne/

 

 

 

SUPER ! Abonnons-nous à la nouvelle formule d’Economie et Politique ! :

https://dev.economie-et-politique.org/2021/06/25/numero-802-803-mai-juin-2021/

 

 

 

 

 

 

Voir aussi sur ce blog MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 07:01

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 08:59

 

"STALINGRAD : description d'une bataille". Alexander Kluge. 1964

 

Il s'agit là d'une vision personnelle de l'auteur, cependant très documentée. Comme toute œuvre, celle-ci doit être lue avec un esprit critique et une analyse synchronique et diachronique, historique et dialectique pour tout dire, en fonction des moments et des lieux décrits, la bataille de Stalingrad (sa date et son lieu, 1942-43, URSS et un contexte mondial évidemment) et du moment de la rédaction du livre (sa date et son lieu, Allemagne de l’ouest, RFA, 1964), par un élève de Theodor Adorno devenu cinéaste et écrivain (32 ans au moment de cette rédaction, 89 ans aujourd’hui). La bataille de Stalingrad est un évènement majeur du XXème siècle qu’on ne peut passer sous silence (comme c'est le cas aujourd'hui, par rapport à d'autres évènements de la guerre de 1939-1945), qu’il faut lier à l’ensemble des évènements du siècle passé, sinon on ne peut comprendre ce siècle passé et en conséquence le nôtre. Il ne s’agit pas d’un goût de passé, mais de comprendre notre temps à la lumière de l’histoire. Mais la lumière de l’histoire ne suffit pas à elle seule pour éclairer le présent : la pensée a besoin d’une approche pluridisciplinaire savante et populaire, des savoirs et des savoir-faire, et de pratique. Le contraire de l’information médiatique et scolaire qui est celui dans lequel évolue une jeunesse en crise dans une société en crise et une économie en crise, un cycle d’échange et de production Argent-Marchandise-Argent’ en crise.

Ce livre m’a été offert par mon père en 1966.

Sur l’auteur. Ouvrir, faire un clic droit et cliquer sur le choix « Traduire en français » :

https://www.kluge-alexander.de/

Voir aussi :

 

MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 08:44

Le fascisme est une forme d’adaptation palliative du capital dans sa crise

 

Le fascisme est une forme d’adaptation palliative du capital dans sa crise lorsqu‘elle entre dans un paroxysme. Il n’y a de réponse durable et opérationnelle à la montée du fascisme qu’en répondant à cette crise : aux causes de cette crise qui résident dans le capital lui-même, son cycle Argent-Marchandise-Argent’ en difficulté, sa suraccumulation-dévalorisation et les solutions palliatives qu’il adopte et qui aggravent la distance entre les besoins sociaux et leur satisfaction.

S’opposer politiquement à la montée de l’extrême-droite, sa guerre des pauvres entre eux et l’exploitation renforcée des couches moyennes et basses s’appuyant sur cette guerre des pauvres, il faut le faire. Mais ça ne peut être que reculer pour mieux sauter si les solutions économiques qui en dernière instance ouvriraient la porte à une santé nouvelle des activités humaines, ne sont pas prises.

Comme pour la guerre d’Espagne, la non-intervention que constitue laisser la place à la droite, sans assurer un opposition sur laquelle appuyer une politique de changement qualitatif, me semble pire que le mal lui-même. C’est ce qui fut appelé il fut un temps « le pacifisme bêlant », celui de la brebis qui se fait tondre.

Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit de s’entredéchirer mutuellement sur les choix politiques, mais les mettre d’urgence en débat pour les mettre rapidement en pratique, et  se retrouver ensemble dans les tâches immédiates même limitées : il n’y a pas de construction possible du nouveau sans résistance à l’ancien dont fait partie l’extrême droite et le fascisme, sous des airs d’un nouveau qui n’est qu’une apparence et une réalité menaçante pour le processus en santé de l’humanité.

Pierre Assante.26/06/2021 08:30:46.

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 17:22

L'INSTANT ET LA DURÉE : une complexité à saisir sous peine de mort.

L'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir.

 

Une construction n’existe que dans la contradiction de l’instant et de la durée ; de leur unité et leur identité ; une construction aussi minuscule qu’elle soit, qu’elle nous apparaisse. Le point et l’instant, l’espace et le temps infini sont le réel, forment le réel, la matière qui nous constitue, l'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir (1). 

Cette contradiction dialectique de l’instant et de la durée est loin de faire à ce jour le moteur de la construction de notre pensée, de notre construction des concepts, des systèmes de concepts dont nous nous servons pour répondre à nos besoins de subsistance, matérielle et morale en unité puisque tout et tous  sont matériels et constituent un même mouvement, nos besoins en évolution-développement-complexification et leurs rapport-unité avec l’évolution-développement-complexification globale de l’univers, du point infini et de l’espace infini, de l’instant et de la durée.

Comprenne qui pourra, moi le premier.

La primitivité de notre pensée dans le saisissement du réel en tant qu’instant et durée découle de la formation de la « part » de la conscience en gésine de la nature sur elle-même que nous constituons historiquement, dans notre temps et notre espace défini historiquement aujourd’hui. Car il n’est pas certain que cette incapacité de saisir si peu le présent ou plutôt de ne le saisir qu'une fois passé, une fois qu’il a constitué le passé récent et lointain ne soit pas propre à l’état primitif du développement de notre espèce. Le rétrécissement progressif de durée de saisie du présent est sans doute un mouvement de développement d’une espèce constituant progressivement et indéfiniment une conscience de la nature sur elle-même en unité de développement de l’univers.

Ce qui ne veut pas dire que notre constitution présente ne fonctionne pas sur la réalité de l’instant et de la durée, mais que la construction consciente du devenir est pour nous à naitre, en tout cas à se développer d’une façon qualitativement nouvelle, ce qui expliquerait l’état des conflits sociaux qui constituent la préhistoire de l’humanité (2), dont nous ne sommes pas sortis, et dont le communisme est « la fin » :  la capacité de mettre en commun les efforts des hommes dans leur rapport avec l'univers et dans la résolution de leurs subsistance constituant ce futur de l’humanité, comme de toute entité pensante de quelque degré de conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

En ce sens notre histoire, ici et maintenant, est tout à fait possible au sens que, perçue ou pas de façon dialectique ou pas, peut constituer une possibilité de création nouvelle des hommes entre eux et avec l’univers leur permettant une appréhension, une appropriation globale et collective avancée de l’univers dans un processus de l’évolution-développement-complexification  moins précaire, plus en santé, c’est-à-dire plus apte à répondre à un besoin de santé tout au long du mouvement d’appropriation ; et donc de survie à l’infini sous des formes sans cesse renouvelées, dans leur qualité sans cesse nouvelle, dans des contradictions nouvelles sans cesse résolues par le nouveau, en cycle-spirale.

Les formes triviales de bataille pour la survie, les métiers et la production d’aujourd’hui et leur mouvement par exemple, les élections et les organisations des sociétés d’aujourd’hui etc..., n’ignorent pas la nécessité de prendre en compte instant et durée, souffrance et résolution de souffrances en cycle-spirale, mais n’en saisissent relativement que les ombres, la fumée, l’affleurement du corps dans celui de la masse sociale.

Pour moi comme pour tout le monde il est difficile d’exprimer tout cela puisque nous ne le saisissons seulement que comme intuition et que les sciences ne l’abordent que de façon partielle non synthétique, ce qui correspond à notre niveau de développement collectif en tant qu’humanité.

Il ne peut y avoir un vocabulaire d’une forme nouvelle de société dans une forme ancienne de société.

Je suis pourtant persuadé qu’une perception du « présent insaisissable » se fait pourtant de plus en plus fine, de plus en plus précise, de plus en plus opérationnelle dans la résolution de notre évolution-développement-complexification, de nos subsistances, de notre existence.

La vie et la mort de l’individu et des sociétés, des espèces pensantes, dans le processus de conscience de la nature sur elle-même ne « fonctionne » et ne peut fonctionner et être, exister, que dans le rapport de la contradiction instant/durée. La puissance de la crainte de la mort est en contradiction avec l’instinct de conservation : elle place la conservation sur le plan de l’immobilisme et la réduit, en quantité et en qualité.  Elle est la transition entre un état de faible conscience et un état de conscience collective avancée dans la résolution permanente des contradictions, de leur unité et leur identité.

On fera (peut-être) mieux la prochaine fois….

Pierre Assante. 25/06/2021 16:26:55.

(1) Ceci constitue le thème de « Construction du devenir. Epître aux citoyens », Pierre Assante. 2001, essai-ébauche improbable d’une réflexion aboutissant à celle présente.

(2) La contradiction antagonique née de la dissymétrie temporelle des forces contradictoires habitant le rapport antagonique Capital/Travail semble ni plus ni moins celle d’une « dissymétrie accidentelle bien que dépendant d’une volonté et dans le processus » du conflit « "instant/durée" dissociés » dans le critère de gestion antagonique opposant Besoin/Profit ;  et à remettre en concordance et sur ses pieds, dans un nouveau type de mode de production et d’échange : inventer un Novum, passer d’une société de contradiction antagonique à une société  de contradictions résolues par la transformation des deux éléments-forces contradictoires en un nouvel élément, dans ce cas le travail comme activité productive désaliéné. Dans notre société il s’agit de l’abolition commune incontournable du capital et du travail, de l’achat/vente de la force de travail,  achat/vente opposé à l’activité comme coopération-autonomie de subsistance de qualité nouvelle de la personne en tant qu’élément de la diversité mouvante en processus constitutive de la société humaine et de ses entités.

Cette note est à reprendre et à développer : elle concentre trop de concepts réunis, certes liés les uns aux autres à juste titre, mais dont l’expression concentrée à la façon « cubiste » rend la compréhension et la communication sans doute trop difficile parce que pas assez étendue. Certes un lecteur travaillant seul ce concentré peut tenter d’en saisir le sens, et il n’a pas que ça à faire dans sa vie…

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 18:38

Cet article a été publié un première fois le 08/06/2021, 08:50, sans l'illustration présente.

RAPPEL historique : L'Humanité. 10 août 1946. Besoin de la suite aujourd'hui !

 

du « contre le RN »

au pour

le communisme. 

France, Europe, Italie, Monde.

RETRAITES, CHÔMAGE…. De la Démocratie Chrétienne (1) au macronisme et au Bidenisme, de la pandémie à la relance, de la crise systémique à son dépassement dans la sécurité d’emploi et de formation, vers l’abolition progressive de la vente de la force de travail, du « contre le RN » au pour le communisme.

 

Le  Macronisme organique, familial et social, en tant que porte-parole des milieux financiers a porté plus avant au paroxysme le « dégagisme », c’est-à-dire ce qu’il reste des institutions de la démocratie bourgeoise et de sa représentation dans son autodestruction dans la crise systémique et les palliatifs adoptés et en mouvement qui ne peuvent que résoudre partiellement et provisoirement la contradiction du cycle du capital comme moyen de reproduction, de cycle élargi de la société humaine.

Cette dissolution de la démocratie bourgeoise et sa rigidification dans un système autoritaire centralisé, reposant sur une sorte de bonapartisme descendant (à la différence du bonapartiste de la bourgeoisie ascendante) va de pair avec la dissolution des règles du marché capitaliste porté lui  aussi à extrémité dans la mondialisation et la révolution scientifique et technique numérisée, la dissolution des marchés nationaux et la dissolution-rigidification-paralysie des institutions nationales.

Son milieu idéologique d’origine, une démocratie chrétienne de droite, à la fois libérale et critique du conservatisme d’une démocratie chrétienne traditionnelle de marché national, de grandes familles, et porté à cette dissolution qui s’imagine moderne, se « croyant » ( la mot est juste, à double sens) correspondre aux transformation du monde, mais qui n’en a saisi que la superficie, les rapports financiers étroits, même si mondiaux : ignorant du mouvement profond du processus de l’humanité dans cette période historique et de son développement-complexification des besoins humains dans le développement-complexification de l’humanité, de la société humaine élargie à la planète et ses début de conquête de l’univers, scientifique, technique et physique à son état d’embryon.

La relance de la réforme des retraites et du chômage donne le signal des limites des mesures financières destinées à la protection de la main d’œuvre pour protéger le marché et les profits, le critère Profit/Capital.

Mais lorsque le capital sonne aujourd’hui le glas de ces mesures, il nous faut sonner le tocsin de la mobilisation de la classe ouvrière, du salariat et de peuples. Les mesures de Schroeder-Hart de 2000, allemandes (tentantes pour le capital aujourd'hui plus qu'hier dans l'aggravation de la crise systémique et pandémique) qui ont réduit drastiquement les lois et droits sociaux et qui ont couté la non réélection de ce dernier ont été suivies de 5 ans de croissance à 0%. Si Macron-Lemaire comptent relancer l’économie "d’après-Covid" comme cela, ils vont se trouver devant une énorme contradiction antagonique insurmontable : la crise systémique c’est la crise de la suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la croissance du Capital Constant en contradiction avec le taux de profit qui détermine la guerre économique et la guerre militaire conjointe.

La volonté de retour aux critères de Maastricht « pour 2027 » et le plan de réduction des retraites par augmentation de l’âge de départ (2), et celle de réduction des indemnités chômages,  va à l’encontre de la seule issue pour la relance et la production des moyens pour créer les richesses nécessaires au développement (et non la répartition de la pénurie qui ne répond en aucun cas ni aux besoins du marché, ni aux besoins de relance, donc ni au besoin de renflouement du taux de profit). L'issue pour la relance, c'est la création d’emplois et la formation pour leur efficacité sociale, la sécurité de formation et d’emploi et de revenu évidemment : extension de la Sécurité Sociale à la démocratie du "que, quoi et comment produire", démocratie du producteur assurant la production des biens en fonction des besoins humains en qualité nouvelle, vers l'abolition de l'achat-vente de la force de travail, l'autonomie et la cohérence de la personne humaine, de son activité.

Penser qu’un « duel Macron-RN » est destiné à combattre le RN est une illusion de première  qualité. Les mesures antisociales prévues n’excluent pas le recours au RN, au contraire,  comme solution politique pour imposer les « reformes » antisociales en cas de faillite d’un macronisme encore non installé et déjà bien épuisé ; bien que les ressorts qui résident et dans les moyens matériels et dans les moyens idéels en unité ne peuvent être connus que par expérience des résultats concrets : c’est ce que se dire le pouvoir actuel dans sa course au précipice. Et ce que nous pouvons nous dire dans la construction d’un nouveau système économique et social sain répondant aux besoins de développement humain.

Le capital se débat entre toutes ces hypothèses et leur pratique :

-Inflation,

-Hausses d’impôts,

-Reprise de l’emploi des hauts revenus et baisse d’emploi des bas revenus et chômages, qui menacent les moyens humains dont le capital a besoin et qu’il détruit systémiquement, au sens propre de cet adverbe.

-Réserves de l’armée du salariat qui « coûte »,

-61 milliard d’€ d’économie sociale à économiser, selon lui, sur le budget d’ici 2027 pour renflouer le taux de profit,

-Guerre technologique industrielle-financière USA-Chine et comment s’y situer mais en restant dans l’empire US. Perte de coopération si peu qu’elle ait été promue, mais tout autant que l’imbrication économique oblige à une coopération forcée dans les rapports capitalistes eux-mêmes, et destruction des moyens de coopération,

-Marché financier et économie réelle,

-Fumisterie de la taxe du G7 de 15%,

-Les banques centrales « non outillées », c’est à dire pour le capital ne pouvant et ne devant pas dépasser selon lui,  les limites que le capital leur a fixées économiquement politiquement institutionnellement, les taux de renflouement du profit par production monétaire et fluctuation choisie, illustrant ces limites.

-La domination du dollar et l’illusion de l’indépendance.

Mettre tout ça en accord est la quadrature du cercle pour le capital et ses institutions d’Etat et internationales. Il y a prise de conscience de ces impossibilités chez le personnel du capital lui-même, mais évidemment un système ne peut s’auto-dissoudre, il poursuit sur les rails dont il  s’est doté pour survivre, se développer, même lorsqu’il ne peut plus se développer.

Il faut en revenir à la vieille et vivante hypothèse de la classe qui est le fossoyeur du système dont elle souffre et qui par sa libération libère la société entière : celle qui vend sa force de travail pour vivre   et dont la vente est en contradiction antagonique avec la force de travail elle-même. La classe qui vend sa force de travail et tous les intermédiaires soumis à la possession au niveau mondial du capital, de son mouvement et de son usage pour l’accumulation et contre les besoins sociaux.

Pierre Assante. 07/06/2021 11:46:37.

(1) De la Dissolution du PCI à la prise de pouvoir des ex de la DC dans le PD, l’irrésistible ascension de la mondialisation libérale, du capitalisme financiarisé numérisé, faute de résistance, l’Italie est gouvernée aujourd’hui par l’ex-président de la BCE, issu de la banque américaine-mondiale Goldman Sachs, comme tant d’hommes politiques du « monde nouveau », dans une « alliance » allant de l’extrême droite au « Centre gauche » improbable né de la dissolution « recomposition » ultra libérale du PCI et de la DC. L’unité de la gauche des partis communistes et sociaux-démocrates issus du marxisme du XIXème siècle est autre chose qu’une unité néolibérale, de l’ex DC et de l’ex PS devenus « socio-libéraux » et ne correspondant plus ni à la réalité économique ni à la réalité politique. La reconstruction de l’organisation sociale de lutte de classe et pas de collaboration de classe, s’attaquant à la vente de la force de travail, à travers une sécurité d’emploi et de formation et d’une révolution du système financer pour un pouvoir sur l’argent au profit des besoins sociaux, c’est cela l’avenir de l’humanité. Prendre le pouvoir sur l’argent ce n’est pas la guerre civile, mais c’est « un sport de combat » comme dirait Bourdieu qui avait entamé une réflexion et un rapprochement inachevé avec la classe ouvrière et le salariat de 1995.

(2) Par obligation ou par incitation économique, ce qui va de pair, et qui est la seule mesure que le capital juge en ce moment politiquement possible, la retraite à points ayant fait notoirement et publiquement la preuve évidente de fourberie et rendu le capital méfiant par rapport à l’ampleur des luttes suscitées par ces mesures)

MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

 

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 08:22

 

 

TRACT SECURITE EMPLOI FORMATION

Recto-Verso

  Sur ce lien : 

https://pierreassante.fr/dossier/TRACT_SEF.pdf

 

 

 

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Voir aussi : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/06/resurgence.html

 

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 08:53

RÉSURGENCE

La financiarisation mondialisée, numérisée, ce n’est pas une nouvelle forme du capitalisme, mais une nouvelle forme de la crise généralisée du capital en rapport dialectique, en interaction entre causes et effets. Elle a été développée par la crise congénitale du capital, et est issue de la crise, pour répondre à l’évolution du capital et de sa crise : la croissance du capital constant dans le capital global dans le cycle d’échange Argent-Marchandise-Argent’, la baisse tendancielle du taux de profit qui en découle; et la suraccumulation-dévalorisation du capital qui ne trouve à s’investir au taux « suffisant » pour son renouvèlement élargi. C’est le cas encore dans la « reprise » US relancée par les « mesures Biden », ce qui semble paradoxal mais est simplement le mouvement des contradictions du système, des forces contraires du système dans leur identité, leur unité et leur affrontement ; et qui ouvre la porte à un autre type de développement et de système social pour peu que les forces du travail s’emparent des possibilités de transformation en santé de son processus malade.

Le parti du travail, laminé par le capital, et par son retard historique dans sa propre réponse aux évolutions du capital et du monde, est cependant la dignité et l’honneur de l’humanité. Il est à la fois, dans son état actuel, une survivance, et une résurgence-résurrection trouvant réponse possible dans la crise exponentielle de rentabilité du capital, malgré la masse de production monétaire et de dette qu’il crée pour renflouer le taux de profit ; le tout dominé par le dollar et le capital dominant US et ses capacités de faire payer au monde ses mesures palliatives internes (1). Ceci dans le contexte général de renflouement du capital par les banques centrales à la fois nationales et de zones mondiales de développement ET cependant « périphériques de la FED » (BCE, Banque du Japon…etc.), y compris les banques centrales de pays émergents en particulier de la Chine ; la Chine et sa détention de dette US, dans son avancée économique et sociale de deuxième puissance mondiale (2). Le capital US est comme un bucheron qui intensifie les coupes au milieu d’un reboisement qui devrait permettre une exploitation durable et raisonnée d’une forêt dont dépendrait la vie d’un écosystème pensant. La pensée comme la vie dans son ensemble, son évolution-développement-complexification dépend du contexte général de toutes les activités qui l’ont engendrée et développée. Le travail de reproduction des forces productives « à son centre ». Mais il n’y a pas de centre sinon des instances dont une intervient en dernier et qui permet les autres : l’économie  -et la politique dont dépendent les choix économiques.

Pierre Assante. 20/06/2021 08:15:42.

(1) Ce qui est une forme de guerre généralisée menaçant les relations sociales de production, d’échange et de coopération nécessaires à la vie de l’humanité  dans son état de développement actuel, en particulier en matière d’énergie et de recherche fondamentale et appliquée, en unité de besoin, ET de guerre au sens propre.

(2) Issue il faut le rappeler de ses choix d’utiliser à l’origine l’appétit du capital en matière de taux de profit comme un judoka utilise la force de l’adversaire.

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 08:07

La chronique économique de Pierre Ivorra.

"Ce que révèlent les mouvements de capitaux"

 

Mercredi 16 Juin 2021

Pierre Ivorra

L’examen des mouvements internationaux de capitaux contribue à éclairer les rapports de forces entre les différents capitalismes, à révéler les pratiques de dirigeants politiques et patronaux.

Ainsi, les rois américains d’Internet, les Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft… et aussi des princes de Big Pharma, comme Pfizer, ont obtenu des dirigeants irlandais de pouvoir s’installer dans le pays afin d’y localiser les profits tirés de leurs exportations de biens, de services et de capitaux à bon compte vers le reste de l’Europe tout en bénéficiant d’une taxation au minimum. L’examen des mouvements de capitaux entrés en Irlande en apporte la preuve. La valeur totale des investissements directs (IDE) de non-résidents, autrement dit le stock de capitaux étrangers présents dans le pays, représente en 2020 trois années du PIB. C’est énorme ! En France, pays à l’économie trois fois plus puissante que celle de l’Irlande, le stock d’IDE entrants n’est que de 32 %. La situation du Luxembourg est encore plus caricaturale. Ce pays, qui a tout juste la dimension d’un département français, est une plaque tournante de la spéculation. Il dispose d’un stock d’IDE qui représente plus de huit fois son PIB pour les investissements entrants et douze fois pour les sortants ! Au-delà de ces extrêmes, on peut repérer en Europe des paradis fiscaux qui ne disent pas leur nom. Ainsi, les IDE sortants à la mode belge représentent 114,84 % du PIB du pays et les entrants, 91,7 %. Les Pays-Bas font mieux : les IDE entrants équivalent à 355,57 % de leur PIB et les sortants, à 455,42 %. Mais il est un autre type d’investissements dont on parle peu et qui, souvent, drainent des sommes encore plus importantes, ce sont ceux de portefeuille. Ils consistent à acheter des obligations, des actions et d’autres titres financiers pour gagner encore plus d’argent.

La France, en ce domaine très spéculatif, est aux premiers rangs, les investissements de portefeuille entrants et sortants y sont en moyenne trois à quatre fois supérieurs à ceux constatés pour les investissements directs. En 2020, en pleine crise sanitaire, ces placements ont frisé les sommets. Les achats par des résidents extérieurs de titres français ont atteint un montant record : 152,4 milliards d’euros, soit l’équivalent des trois quarts du budget de l’État.

Ainsi, si l’Irlande tient table d’hôte pour les multinationales made in USA, la France soumet la politique de son État, l’activité de ses services publics et l’autonomie de ses grands groupes à la pression des marchés financiers et particulièrement des investisseurs américains.

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 09:04

 

MISE AU POINT

 

L’humanité (et nous-même par conséquent) est à la fois une petite et immense chose.

Elle est comme disait Marx dans ses manuscrits de 1844 la conscience de la nature sur elle-même. C’est-à-dire que ses capacités de perception et de les traiter lui permettent d’avoir un reflet de l’activité de l’univers et de sa propre activité.

Il ajoute aussi que l’humanité est encore dans sa préhistoire : cette capacité est en développement, et le travail - de l’usage du galet aménagé à la numérisation dite « intelligence artificielle » (qui n’est pas une intelligence mais un outil à utiliser intelligemment) en est le processus. La sortie de la préhistoire c’est l’entrée dans le communisme, c’est-à-dire la mise en commun coordonnée et en cohérence des efforts de tous les hommes, en autonomie des personnes et des entités créées dans leur mouvement d’évolution-développement-complexification.

L’humanité » est dans son adolescence, c’est-à-dire dans un début de construction de maîtrise d’autonomie, d’auto-maitrise,  par rapport à elle-même ; qui la met en danger de par un accès progressif non encore autocontrôlé de cette autonomie. Danger relatif dans un processus non déterminé mais causal et  aléatoire.

Le communisme ce n’est pas l’uniformisation mais la diversification infinie des composants de l’univers dont nous sommes un mouvement dans le mouvement global, en unité.

Notre existence tient à peu et beaucoup de choses. Par exemple, qu’est la stabilité relative du système solaire dont nous nous sommes fait une idée rassurante mais bien ridicule si l’on considère la part de l’univers qu’il représente ? Notre survie ne peut tenir qu'au développement général de l'humanité dans le développement général de l'univers.

Ce n’est pas Camus qui donne la sage solution quasiment individuelle (et son parcours en atteste) au comportement de l’homme et de l’humanité, mais Marx en cherchant le possible du développement de la société humaine et la contradiction entre l’argent devenu capital, au bout du développement millénaire de la société marchande et le processus du développement humain.

Il y a de quoi rire et pleurer dans la condamnation de la Chine et de son développement quand on comprend au niveau mondial ce qu’est la dictature de l’argent ses effets contre l’homme et l’humanité, dictature de l’argent qui domine toutes les sociétés, y compris celles qui tentent de se libérer en agissant pour la transformation du système d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) à la façon des judokas : utiliser l’argent contre d’argent. La menace de mort immédiate de la société humaine est, au-delà de toute autres menaces naturelles, la dictature de l’argent devenu capital et du cycle A-M-A’ indifférent à la priorité des besoins sociaux.

Le critère des entreprises et de la société du CMMnIgF (Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé) c’est le rapport P/C (Profit sur capital). 

Un rapport VA/CMF (Valeur ajoutée sur Capital matériel et financier) serait une transition vers un autre type de développement en adéquation avec les besoins sociaux.

La vision scientifique de la matière est d’une grande importance pour transformer le monde en santé : elle semble un supplément d’âme nous donnant un intérêt intellectuel, une esthétique individuelle de pensée et d’action, mais c’est au contraire essentiel pour développer notre conscience et ce que la conscience permet de réaliser au quotidien et au futur, individuellement et collectivement.

Depuis les grandes découvertes en physique corpusculaire des débuts du XXème, conservatisme scientifique et conservatisme économique et politique VONT DE PAIR,  PLUS QUE JAMAIS ET PLUS QUE DANS LES PIRES MOMENTS DES INQUISITIONS de toutes sortes. Il n’y a pas pas moins de victimes objectives et subjectives bien qu’un bucher soit plus visible que la mise à l’écart objective et subjective, physique et morale, massive, de ceux qui n’ont pas accès à l’action humaine par la discrimination financière, c’est-à-dire la plus grande  masse de l’humanité. Les guerres au sens propre, militaires et économiques, non plus ne sont pas « neutres ». Ce qui ne veut pas dire que les conquêtes démocratiques et les progrès économiques, scientifiques et techniques qui vont de pair, mal maitrisées parce en contradiction antagoniques avec le système d'accumulation capitaliste, sont à passer par pertes et profits (selon la terminologie de l’argent !) : mais elles sont non seulement rognées, mais encore remises en question non par des panzers nazi, mais le dollar, son système financier et sa puissance de coercition contre tout ce qui bouge dans le sens progressiste, matériel et moral, éthique et culturel. L’exemple de la soumission de la Grèce au FMI et à la BCE et à la DC allemande (entre autres), malgré ses succès populaires et électoraux, dans l’Europe ces dernières années, nous a montré à quel point un peuple est soumis au système bancaire, entre autres mais essentiellement, en dernière instance.

La vision bergsonienne et son opposition visible et invisible au progrès scientifique, qu’il tente de « corriger » par ses positions humanistes est éclairante des immobilismes qui menacent le processus humain. Immobilisme consistant à s’opposer de fait à une conception de la constitution à la fois du continue et du discret en unité et identité contradictoire du mouvement de la matière, du mouvement dans « l’espace-temps ». Et l’unité de l’instant et de la durée et du « carpe-diem » (Construction du devenir. Epitre aux citoyens.2001)

Du paradoxe de Zénon, qui « tend » dans la philosophie éléate à nous montrer le temps et l’espace mécaniquement et non-dialectiquement indivisible, au balancier qui arrivé au maximum de sa vitesse de rotation la voit diminuer puis arriver à un « point Zéro » de son mouvement, du temps et de l’espace de son mouvement, « puisqu’il » repart dans le sens contraire, il y a toutes les hypothèses possibles et tout l’effort scientifique de maîtrise progressive de notre univers pour y survivre et s’y développer. Et il y a aussi et surtout la lutte des contraires qu'est le mouvement de l’univers, et Qui traverse tous les mouvements y compris celui de la pensée et de sa résultante planétaire.

La découvertes de ondes gravitationnelles, la multiplicité des transformations corpusculaires observée, les relations biologiques et microbiologiques en observation progressante, dans un monde en crise de suraccumulation-dévalorisation, qui cherche une issue sans avoir encore conscience de l’unité des phénomènes scientifiques et sociaux, marquent le sentiment de flou angoissant et menaçant, du « savoir savant au savoir populaire en unité » qu’ils éprouvent dans leur vie « hic et nunc ».

La philosophie idéaliste du début du XXIème, dominante,  prisonnière d’elle-même dans sa lutte contre la « pensée-Marx », passe son temps à relativiser toute connaissance non pour les faire progresser mais pour les mettre en adéquation avec le système libéral dont vivent et survivent les scientifiques et chercheurs, même à leur corps défendant, jusqu’à l’effet de leur pensée aliénante sur l’expérience quotidienne de toute population lorsqu’elle conforte l’aliénation économique de la force de travail, ses gestes et produits « objectifs et subjectifs » . L’idée que la pensée crée la matière va se nicher jusque dans ce que la science ne peut encore démonter et qui semble nous dire que le réel n’est pas réel, que la vérité est un objectif illusoire, que les perceptions sont plus réelles que la réalité, que la dualité, les pluralités de la matière tiennent à une construction se réduisant à la pensée. Matière dans notre vocabulaire « occidental » vient sans doute de mater, nôtre mère. Cela me plait, qui montre la supériorité des mythes qui construisent la science future sur les superstitions attachées à la maintenance des dominations. Les syncrétismes sont des phases avancées mais de moments dangereux du processus de pensée collective. L’empiriocriticisme des XXème et début du XXIème ne sont pas différents sur le fond : ils correspondent aux idées dominantes économiques, politiques et scientifiques du système économique et politique dominant, l’échange A-M-A’ à son extrémité et paroxysme.

L’univers est matériel et existe indépendamment de notre conscience provisoire et du moment, fugace et elle-même en mouvement dans le mouvement global : la matière a une masse, crée la pensée et non le contraire, même si certes la pensée, mouvement matériel agit sur le mouvement de la matière, en unité dialectique. Pardon pour ce rappel « formulaire » mais nécessaire pour renvoyer à des développements un peu plus subtils… ; à une pensée scientifique en processus dépassant continument et par sauts l’analyse empirique. Pénétrer dans l’univers en dépassant l’observation de sa superficie espaço-temporelle apparente part de l’opposition à une vision créationniste et « éternelle », immobiliste et vitalisme à la Bergson. Pardon de ce « ciblage », il y a certes bien d’autres pensées à contester ! Et il y a dans toute pensée contestée un processus à observer pour s’en instruire.

Et il y a la contradiction entre philosophie éléate et philosophie du devenir. Sortir de la préhistoire c’est aussi sortir de la philosophie éléate. Le marxisme, la pensée Marx, qui n’est pas celle d’un sauveur, mais d’un représentant éminent que ce qu’a produit la révolution industrielle sur la pensée humaine en tant que pointe avancée de la conscience humaine.

L’étude du vivant, et du vivant pensant, l’étude corpusculaire et ondulatoire de la matière, la pénétration continue d’une conception de l’unité du continu et du discret dans le développement-évolution-complexification de l’univers dont nous sommes partie en unité fait d’immense progrès mais a des difficultés à s’unifier. Cette « dispersion », parcellisation des savoirs et de la conscience va de pair avec la parcellisation issue de la division du travail dans la société de classe et sa science structuraliste. Unification de la science et unification sociale dans le communisme sont liées. Même s’il ne s’agit pas d’un paradis, d’une perfection, mais d’un moment dans un processus dont nous ne sommes pas en capacité, ici et maintenant, de percevoir ni le début ni la fin, puisqu’il s’agit d’un processus infini « aux deux bouts »….

Pierre Assante. 11/06/2021 07:11:08.

 

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 07:44

 "...Paul Boccara et les économistes communistes proposent une série de mesures, mais ils ne sont pas entendus...."

La chronique économique de Pierre Ivorra. S’endetter : la pire ou la meilleure des choses

L’Humanité. Mercredi 9 Juin 2021

 

 

Comment la gauche de transformation peut-elle gérer idéologiquement le problème de l’endettement public du pays ? La question n’est pas technique, elle est politique. L’argent et la manière de l’utiliser, de le gérer, c’est très politique. On a pu en faire la douloureuse expérience au début des années 1980, quand François Mitterrand et la gauche unie ont été portés au pouvoir. En 1982-1983, le contexte international est difficile, la crise mondiale du système capitaliste a déjà lancé son rouleau compresseur. Des ultralibéraux sont au pouvoir aux États-Unis, avec Reagan, et au Royaume-Uni, avec Thatcher. Dès 1979, la France de Giscard, l’Allemagne et une partie de l’Europe, en mettant sur pied le système monétaire européen, ont lancé le processus en vue de la création d’une monnaie unique pour la finance. Rapidement, après l’engagement d’importantes mesures – 39 heures, hausse du Smic et des allocations, création de l’impôt sur les grandes fortunes, cinquième semaine de congés payés, nationalisation de banques et de grands groupes capitalistes… –, la question de leur financement est posée. Où trouver l’argent ? Le problème devient d’autant plus brûlant que ce contexte européen et international se rappelle à notre bon souvenir. Le franc est attaqué et le gouvernement fait le choix de procéder à plusieurs dévaluations. Mais cette politique, si elle aggrave les déficits, si elle augmente l’endettement du pays auprès des marchés financiers, n’entame que faiblement les chiffres du chômage qui restent autour de 2 millions. Finalement, François Mitterrand et les dirigeants socialistes décident d’y renoncer et mettent en œuvre une politique d’austérité.

Les communistes, en désaccord, quittent le gouvernement. Mais, à ce moment-là, ils ne sont pas armés pour proposer des solutions alternatives efficaces. L’idée d’utiliser la politique monétaire, de faire appel à la capacité des banques centrales – la Banque de France à ce moment-là – à créer de la monnaie afin de financer à moindre coût la politique économique et sociale de la gauche, n’est pas encore mûre. Paul Boccara et les économistes communistes proposent une série de mesures, mais ils ne sont pas entendus.

Aujourd’hui encore, ces idées nouvelles sont trop souvent refoulées. Ainsi, l’idée que s’endetter puisse être une excellente chose a du mal à être admise. Pourtant, on ne pourra pas financer une grande politique sociale sans emprunter. Il faut faire plus de dettes, mais autrement, pas auprès des marchés financiers en tout cas, et pour autre chose que pour grossir les profits, avec d’autres critères, pour promouvoir les hommes.

Pierre Ivorra

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 00:08

 

Taux minimal d’IS mondial à 15% : une machine de guerre et deux rideaux de fumée

par Jean-Marc DURAND et Frédéric BOCCARA le 9 juin 2021

 

  • 15% et puis basta, ce serait le solde de tout compte et pour le coup le compte n’aura jamais été aussi bon pour les multinationales, le capital et leur avidité de profit ;
  • une pompe à bas taux de fiscalité partout dans le monde ;
  • une base hyper-réduite à partir d’une assiette déjà rabotée de toutes parts par les divers procédés d’évasion et d’optimisation fiscale existants (du carry back au principe du bénéfice mondial consolidé en passant par la fiscalité de groupe, les divers crédits d’impôts…).
  • la taxation des multinationales met en lumière ce grand enjeu de nos sociétés modernes : maîtriser ou, du moins, orienter autrement l’action des multinationales sur nos pays.

Nous ne nous résignons pas à laisser les multinationales quittes de leurs agissements par un impôt qui serait un solde de tous comptes. Outre leur fiscalité est posée la question de leur contribution à l’emploi, à l’écologie, à la santé, aux territoires, aux connaissances et aux biens communs.

1- Un taux à 15% est une machine de guerre contre le social et les services publics

Premier acte : Joe Biden déclare qu’il va fixer un taux minimal d’imposition des bénéfices des multinationales à 25%. Soudain l’UE et les gouvernements européens osent dire « c’est très bien ». Mais en sous-main, le capital s’est activé.
Deuxième acte : Joe Biden fait savoir qu’il défendra un taux minimal à 21%. « Merci patron ! », disent en chœur les Etats européens et la Commission, même si c’est plus bas.
Troisième acte, c’est 15% qui est annoncé !
C’est un taux de dumping fiscal. Il a suffi que le grand capital fronce les sourcils en coulisse pour mettre au pas les États !
Est-ce la fin de la tragédie-farce ? Nous verrons bien.
En tout cas, un taux à 15% serait une machine de guerre contre le social et les services publics.
L’IS est en grand danger.

2- Le taux : un brouillard de fumée pour cacher l’assiette

Centrer le débat sur le taux permet de cacher l’assiette, c’est à dire le bénéfice imposable. C’est en partie un piège. A quoi bon, en effet, appliquer un taux élevé de taxation des profits si une grande partie du bénéfice échappe à l’impôt ? Et du coup il y a un monde entre le taux dit « facial », ce fameux 15%, et la part du bénéfice qui est effectivement imposée, le taux dit « effectif ».
En France, le taux facial de l’IS était de 31% en 2019, mais le taux effectif peut être estimé à 8,6% ! Il rapporte le produit de l’IS à l’excédent brut d’exploitation (EBE) des sociétés . Cet écart, vient de ce que l’assiette « bénéfice imposable » de l’IS est totalement mitée. En outre sa répartition par pays est sujette à caution (1).

Une grande partie du bénéfice échappe à l’impôt principalement pour trois raisons.

  • Chaque pays applique des règles qui exonèrent de grande parties du bénéfice, ou le soumettent à un taux plus faible : par exemple, en France les recettes des brevets sont des profits qui sont taxés à un taux de 10% en 2029, plus faible que les autres profits, ou encore on retire du bénéfice imposable les charges d’intérêts payés par les entreprises aux banques.
  • Les procédés d’optimisation fiscale entre les filiales d’une même multinationale ont pour conséquence de transférer une partie de ce bénéfice dans les pays à faible fiscalité, les fameux paradis fiscaux. Ils procèdent pour cela en faisant payer à une filiale divers droits (redevances, frais de marques, management fees, locations, …) prix de transferts ou charges d’intérêts, fixés de façon plus ou moins conventionnelle qui sont autant de prélèvements intra-groupe sur la valeur ajoutée, et donc sur le bénéfice, de cette filiale au profit de la filiale située dans le paradis fiscal, où vont par exemple être domiciliés les brevets.
  • La fraude fiscale proprement dite.

3- Agir sur les transferts est l’enjeu majeur pour agir sur la fiscalité des multinationales

Il s’agit bien évidemment de fixer de nouvelles règles pour les différents transferts de valeur ajoutée et de bénéfice entre entreprises. C’est l’objet de la grande négociation en cours à l’OCDE, avec le projet BEPS (base erosion and profit shifting). Il faut aussi des règles de répartition mondiale de la VA et des profits, entre pays. Une sorte de clé de répartition.

Mais il faut aussi trois choses :

  • un service public de la fiscalité des entreprises doté de moyens humains et juridiques,
  • des coopérations (européennes et mondiales) entre services publics fiscaux avec des outils spécifiques, impliquant aussi les banques qui voient passer presque tous les flux
  • des droits nouveaux des travailleurs : une possibilité d’intervention et d’alerte des travailleurs des multinationales concernées (en lien avec les populations et les lanceurs d’alerte) sur les pratiques de transferts de valeur par leur multinationale

Dans l’immédiat, un tout autre pouvoir politique pourrait agir à partir de la France, en allant progressivement vers l’application d’une taxation calculée sur la base du bénéfice mondial, sur la base de sa répartition par la masse salariale située en France et la part des ventes finales. Nous voulons entrer dans un compromis de combat pour des progrès sociaux, le plus élevé possible, avec les multinationales situées en France, si elles y développent l’emploi, la valeur ajoutée, les bonnes productions du point de vue écologique.

4- Un second écran de fumée : l’impôt pour solde de tous comptes !

Derrière tout cela, se situe une opération idéologique. La seule chose à imposer aux multinationales, serait de payer leur « juste part de l’impôt ». Mais c’est leur comportement, leur gestion, leur façon d’agir, leurs investissements, leur production, leur relation à l’emploi, qui pose problème et qui doit être l’enjeu de toute la société.
Les mouvements citoyens (écologistes par exemple), les mouvements sociaux mettent précisément en cause les comportements des multinationales en matière d’emploi, d’écologie, de santé, de données, de localisation, de monopoles technologiques.

Pour nous, cette question de la taxation des multinationales doit permettre de mettre en lumière ce très grand enjeu de nos sociétés modernes : comment maîtriser ou, du moins, orienter autrement l’action des multinationales sur nos pays. Nous ne nous résignons pas à laisser les multinationales quittes de leurs agissements, avec le capital qui les pilote, par un impôt qui serait solde de tous comptes.

Il faut bien sûr poser la question de la fiscalité, la répartition de leurs résultats. Mais il faut aussi imposer aux multinationales d’autres types de « résultats », d’autres types de production, une autre contribution à l’emploi, à l’écologie, aux territoires, aux connaissances et aux biens communs.
Pour cela, nous mettons au centre de notre projet de société la conquête de leviers nouveaux d’intervention démocratique pour une autre utilisation de l’argent des entreprises et des banques, avec de nouveaux pouvoirs des salariés et des populations sur les gestions des entreprises. Cette question est devenue d’une actualité brûlante.

(1) On l’a calculé en rapportant le produit de l’IS, tel que donné par la Cour des Comptes dans le suivi de l’exécution du budget 2019 (soit 33,5 milliards d’euros) et l’excédent brut d’exploitation (EBE) des sociétés financières et non financières, donné par l’Insee, pour 2019 (389 milliards = 18 milliards + 371 milliards). C’est une approximation pour de nombreuses raisons, notamment le fait que l’EBE ne comprend pas les plus-values de cessions et diverses recettes exceptionnelles des sociétés. 33,5/389 = 8,6%

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 20:37

MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 07:46

LE TABOU DE L’AUTORITÉ

 

Paul (celui du Nouveau Testament) le disait déjà il y a 2 millénaires : « la loi sans la foi » n’est rien, n’a ni effet concret, ni valeur.

Malheureusement sa foi (Son temps le voulait !) était celle aussi qui se référait au seigneur, le seigneur non seulement symboliquement divin, mais l’homme qu’on divinise et qui a droit d’usage de l’autre par soi à sens unique, ou sens « préférentiel »! L’écriture, les écritures, « les Ecritures », les vocabulaires et les syntaxes qui sont les nôtres, ici et maintenant depuis  des millénaires contiennent ce rapport tabou à l’autorité. Et sa contestation est révolte et soumission en même temps, et non dépassement nécessaire dans la prédominance de la foi en tant que conviction du vivre ensemble, au-delà de la division du travail et des autorités qui vont avec. Masculine et de classe.

Pour com-prendre et dépasser le tabou et l’usage de soi par l’autre « à sens unique » (sens unique qui ne peut être « totalement » à sens unique (mais à sens dominant)), sinon il n’y aurait aucune circulation entre les hommes, et donc pas de société et pas d’hommes, il faut comprendre ce qu’est le Temps. Le temps et l’instant. Qui veut participer à la société sans l’abimer et en la développant  devrait savoir cela, en particulier les hommes d’autorité de transition vers une société sans domination de classe.

Pour cela je vous renvoie au chapitre « Résumé » du tome I de « Le principe espérance » d’Ernst Bloch, et particulièrement la partie de ce chapitre  « Encore une fois l’obscurité de l’instant vécu ».

 

Et accessoirement à « Construction du devenir2 (1), épître aux citoyens, Foi et loi », 2001, de votre serviteur. Je ne connaissais pas encore l’ouvrage de Bloch lorsque j’ai écrit cela. C’était à un an de la disparition de mon père et au début de la nouvelle conservation de ce que j’écris. Le reste ayant auparavant été détruit pendant des décennies, excepté les premiers écrits « d’enfance ». Cet « essai » est loin d’avoir des qualités universitaires et dénote d’une culture parcellaire bien que variée et accumulée dans l’activité de toute une vie.

La science est venue depuis, un peu plus, en travaillant dans ces dernières décennies, dans la vieillesse.

Cette « Construction du devenir (2), épître aux citoyens » témoigne cependant d’une certaine forme de culture non seulement familiale, mais sociale au sens large, ayant habité de larges couches de la population dominée, en voie de disparition dans une autre forme de domination, celle du CMMnIgF *. Ce blog contient des extraits de l’œuvre de Bloch, le philosophe le plus éloigné des questions hiérarchiques, c’est à dire les moins imbibés mentalement (mais non concrètement, car on les subit même à corpos défendant) des rapports de domination.

Tant que l’Empire US dominera, la violence ne diminuera pas. L'Empire US est la continuation-transformation des Empires, c'est à dire de l'Etat de domination issu de la société marchande antique développée jusqu'au CMMnIgF *. Dire cela n’est pas une question de racisme et encore moins de reproduction mentale de comportement hiérarchique et de mépris, dominant notre temps, il ne s’agit pas de juger un peuple, des peuples, des populations, des entités humaines, toutes humaines dans ce qu’est l’homme en tant qu’embryon balbutiant et hésitant de la conscience de la nature sur elle-même, mais un système temporel dont la maladie s’aggrave, et son lieu de formation, ses ramifications, ses influences (et quelle influence !) dans une mondialisation basée sur le cycle A-M-A’ en tant que sang des échanges humains.

La prégnance de la violence et de l’usage de soi par l’autre au sens dominant de l’un sur l’autre indique bien que l’humanité est encore dans une préhistoire et que le communisme c’est « une sortie de préhistoire » possible tant que l’humanité est et sera en vie, sa « phase actuelle » semblant être une « phase d’adolescence » puisque qu’elle en est à tenter une autonomie par rapport à elle-même, et dans un  état de non possession d’une maturité comportant une conscience de la nécessité de développement et de régulation et de prudence mêlée à l’audace dans ce développement.

Ce blog contient une lettre de Lucien Sève commentant  « Construction du devenir (2), épître aux citoyens » que je lui avais adressée il y a 20 ans.

 

Tout être humain mérite respect, quel qu’il soit, la hiérarchie étant un obstacle à un respect universel, le respect étant la forme saine du rapport à l’univers et à toutes ses composantes et entités particulières, que l’homme et l’humanité, entre autres, sont. Le dépassement de la domination, n’est pas une utopie abstraire mais une utopie opérationnelle : il dépend d’un niveau de développement des forces productives le permettant, ce qui n’est pas encore le cas mais dont  l’usage en santé d’un développement exponentiel des capacités de numérisation et d’automation (qui est une forme supérieure d’organisation de la matière à travers l’existence humaine), de transformation de la nature (minérale, vivante et pensante dans leur évolution successive et co-existante dans l’instant et la durée) sans destruction, ouvre la possibilité

Pierre Assante. 09/06/2021 07:02:20.

*CAPITALISME MONOPOLISTE MONDIALISÉ NUMÉRIQUEMENT INFORMATIONNALISÉ GLOBALEMENT FINANCIARISÉ.

(1) La revue "Regards" en a publié des extraits (en ligne sur ce blog et ci-contre) dans son courrier des lecteurs en novembre 2001.

Le texte complet avec quelques additifs :

https://pierreassante.fr/dossier/EPITRE_AUX_CITOYENS_VERSION_AUGMENTEE_2001_2004.pdf

 

MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 08:35

 

CRITIQUES DE LA CRITIQUE CRITIQUE

 

Ce n’est pas l’OST en soi qu’il faut critiquer, en ergologie nous en sommes bien d'accord, c’est une organisation capitaliste libérale du travail qui n’est pas scientifique et ne peut l’être de par ses intérêts immédiats, de classe, opposés aux intérêts et besoins sociaux. La crise du travail c’est la crise de production et la crise de production est la crise du système : le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé. L'ergologie peut être une critique de l'OST capitaliste, et pour une nouvelle organisation scientifique du travail en santé, utile, nécessaire et indispensable; elle l'est.

En l’absence d’une organisation humaine faisant fonction d’interprète conscient du processus inconscient de la société humaine (à l’instar du parti que voulaient construire Marx et Engels), ce qu’essaye de redevenir le PCF mais est encore loin d’être, mais le sera, plus que tout autre parti, la faillite de la société, et celle de Macron ici et maintenant sera le succès d’une extrême droite fascisante; cela s'il n'y a pas la résistance politique stricto sensu nécessaire, extrême droite fascisante laquelle ne règlera en aucun cas la crise systémique et encore moins la construction d’un autre type de société nécessaire de sortie de la suraccumulation-dévalorisation du capital congénitale au développement du capitalisme et de ses limites.

La différence, selon moi,  entre le Professeur Yves Schwartz (initiateur de l'APST et du Département d'Ergologie) et le Professeur Renato Di Ruzza, dont le travail commun est d'un grand intérêt dans LIRE "Agir humain et production de connaissances" 2021, c’est que le premier, il me semble, est un dialecticien de formation et l’autre un logicien de tradition, il me semble aussi, ce qui ne me fait pas partager complètement son approche Keynésienne. Ce n’est pas un jugement moral, mais une "constatation" à la lecture des cheminements et leur aboutissants ergologiques communs empruntant des routes différentes. Cette "constatation" est-elle juste ?.... Je le pense jusqu’à la preuve du contraire. Et c'est aussi une belle coopération pendant des années et encore aujourd'hui, que j'ai pu suivre durant ma fréquentation assidue du département d'ergologie, et dont témoigne cet ouvrage riche de propositions et d'hypothèses.

Les mesure prises dans la pandémie, la création monétaire mise en partie à pallier aux urgences de main d’œuvre et de relèvement du taux de profit et leur maintien impossible dans le système, vont faillir.

Pierre Assante. 01/06/2021 06:01:30.

 

 

VOIR aussi sur ce blog : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE 12 articles  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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