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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 14:46

 

vidéo

 

Frédéric BOCCARA sur

Radio Arts-Mada: L'Eco c'est Politique, Mon Coco

le "Plan Biden" aux U.S.A.,

l'Argent dans les régions en france... 

CLIQUER CI-DESSUS

https://www.youtube.com/watch?v=8eSo5VYgF8Ehttps://www.youtube.com/watch?v=8eSo5VYgF8E

 

VOIR aussi sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

 

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6 mai 2021 4 06 /05 /mai /2021 07:05

 

Shahira Shalabi une palestinienne

maire adjointe à Haïfa

 

Alors qu’à Jérusalem les juifs orthodoxes se défoulent violemment contre les Palestiniens au cri de « À mort les Arabes », la ville de Haïfa, au nord de Tel-Aviv, offre une autre perspective, sans doute pas du tout du goût de l’extrême droite nationaliste et religieuse. Cette cité multiculturelle et multiconfessionnelle est, depuis novembre 2018, dirigée par une équipe municipale respectueuse de la diversité. Mieux, mardi, à l’issue d’une séance du conseil municipal dirigée par la maire travailliste Einat ­Kalisch-Rotem, une nouvelle adjointe a été élue, en la personne de la communiste Shahira Shalabi. Cette travailleuse sociale et militante féministe devient ainsi la première femme arabe palestinienne à occuper un tel poste en Israël.

La majorité municipale s’engage à « agir pour renforcer la coexistence à Haïfa, fondée sur la pleine égalité dans tous les domaines de la vie, le respect mutuel et la tolérance, et le respect de la liberté d’expression… de repousser tout discours raciste et de condamner tout élément qui prône le racisme contre tout groupe de résidents, sans distinction de nationalité, de religion, de race, de couleur ou de sexe ». Pour Shahira Shalabi, les élus doivent avant tout faire en sorte qu’une ville mixte judéo-arabe soit partagée et gérée par tous ses habitants. « Il faut reconnaître les structures de pouvoir institutionnel dans la ville et les différents récits qui représentent et conduisent les communautés juive et arabe », explique-t-elle.

Pierre Barbancey. L’Humanité. Jeudi 6 Mai 2021.

VOIR sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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5 mai 2021 3 05 /05 /mai /2021 04:09
Aimé Assante, en 1984, mon père né le 5.5.1909

 

5 MAI

 

En ce jour de double anniversaire -pour moi- , celui de Marx et celui de mon père, j'ai envie de rappeler ce beau PROJET DE LOI déposé par les députés et sénateurs communistes à l'assemblée et au sénat, POUR UNE SECURITE D’EMPLOI ET DE FORMATION, condition du travail, de la liberté, et de la production des biens nécessaires à la vie humaine, complétant les lois de SECURITE SOCIALE.

Et d'Affirmer à QUEL POINT CE PROJET DOIT ENTRER DANS LES OBJECTIFS DE LUTTES QUI SE DEPLOIENT face aux mesures antisociale des pouvoirs de l’argent, du capital, du profit financier maximum immédiat.

Et à quel point nous avons besoin d'une autre Europe et d'une Banque Centrale Européenne dont la création monétaire soit consacrée à la production de ces biens, de leur qualité et des services sociaux publics qui les permettent, santé, école, recherche, etc...

Et à quel point le bonapartisme va à l'encontre d'une politique de progrès social.

Pierre Assante. 05/05/2021 04:18:42.

 

 

LA LOI S.E.F. POUR UNE SECURITE D’EMPLOI ET DE FORMATION EN 5 POINTS :

https://www.economie-et-politique.org/2020/09/24/la-sef-en-cinq-points/

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 12:17

Capitalisme: vers un « nouveau paradigme»?

Un nouveau séminaire de la Fondation Gabriel-Péri, en partenariat avec Économie&Politique

 

L’objectif de ce séminaire est d’analyser les redéploiements et restructurations des objectifs, des conceptions, des stratégies et des formalisations théoriques qui caractérisent le capitalisme aujourd’hui. De l’entreprise de mission au capitalisme vert en passant par le protectionnisme national ou continental ou encore la thématique du retour de l’Etat, les terrains ne manquent pas qui nous imposent un travail de connaissance et de compréhension d’une réalité en mouvement.


La première séance aura lieu
mardi 11 mai prochain,
de 18 heures 30 à 20 heures.

Pour participer, s'inscrire ici

 

Elle aura pour thème :

Politiques macroéconomiques : une nouvelle donne ?

Du « quoi qu’il en coûte » au plan de relance américain de 1 900 milliards de dollars en passant par le recours massif aux aides directes de l’Etat aux entreprises, le tout rendu possible par une création monétaire d’une ampleur inconnue dans l’histoire, la pandémie a provoqué des décisions macroéconomiques qui, il y a seulement deux ans, auraient été jugées contraires aux dogmes néolibéraux en vigueur.
Quelle est donc la nature des réorientations en cours ? Quels sont leurs objectifs ? Ont-elles des prolongements durables ? quelles sont les alternatives ? Autant de questionnements auxquels cette séance veut apporter certains éclairages et de premières réponses.

 Cette première séance sera commune avec le séminaire en cours intitulé « Face à la pandémie, des choix de société ».

Intervenants :

Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste, maîtresse de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en économie monétaire et financière. 

Denis Durand, directeur de la revue Economie&politique, membre du conseil d’administration de la Fondation Gabriel Péri.

Animateur : Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel Péri.

*

VOIR sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 15:22

 

PUBLIE UNE PREMIERE FOIS LE 01/05/2021, 06:43

 

LE LIEN :

 

 

 

CLIQUER SUR L'IMAGE

 

Imaginer c’est construire. C’est le début de la construction.

Les luttes d’aujourd’hui peuvent freiner les reculs et améliorer le présent.

Surtout elles préparent les lendemains meilleurs.

Une transformation sociale de progrès ne s’improvise pas et ne se commande pas et elle exige une volonté et une compréhension de l’état présent à transformer. Quand à en comprendre les délais, c’est bien là l’énigmatique de la chose : il n’existe pas d’appareil de mesure pour « voir » ce que contiennent les cerveaux, ici, dans le monde et leur résultante en matière de conscience active.

Le bonheur c’est de mieux vivre, ce qui demande délais courts, moyens et longs ; et c’est aussi immédiatement de lutter pour vivre.

 

 

 

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 15:13
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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 11:59

 

Pour commenter les violences contre la CGT le 1er mai

 

Pour commenter les violences contre la CGT le 1er mai, le JT de France 2 sollicite Bernard Vivier, de « l’Institut supérieur du travail » qui explique que la centrale souffre d’une « mauvaise réputation ». Mais qui est cet « expert », et quel est ce brumeux institut ?

Ne pas se fier à la biographie de Bakounine placée en évidence derrière lui. Candidat suppléant apparenté Front national en 1978, Bernard Vivier est un ancien dirigeant de la CFTC. Lié à l’Opus Dei, antiféministe, il collabore régulièrement avec Radio Courtoisie.

L’Institut supérieur du travail a été fondé en 1969 par Claude Harmel, un collaborationniste proche de Marcel Déat, arrêté à la Libération, emprisonné à Fresnes, révoqué de l'enseignement, condamné en mai 1947 à quatre années de prison et à la dégradation nationale à vie.

Anticommuniste maladif, Harmel a consacré sa vie au combat contre les rouges. Au lendemain des grèves historiques de 1968, son institut se dédie à la formation des cadres d’entreprise dans la perspective de la lutte antisyndicale...

Rosa Moussaoui. 

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

 

STATISTIQUES DU BLOG D’AVRIL 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/statistiques-blog-avril-2021.html

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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 07:57
Cliquer sur l'image....

 

Publié une première fois le 29/01/2021, 07:32

 

Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main NI...

 

Imaginer c’est construire. C’est le début de la construction.

Les luttes d’aujourd’hui peuvent freiner les reculs et améliorer le présent.

Surtout elles préparent les lendemains meilleurs.

Une transformation sociale de progrès ne s’improvise pas et ne se commande pas et elle exige une volonté et une compréhension de l’état présent à transformer. Quand à en comprendre les délais, c’est bien là l’énigmatique de la chose : il n’existe pas d’appareil de mesure pour « voir » ce que contiennent les cerveaux, ici, dans le monde et leur résultante en matière de conscience active.

Le bonheur c’est de mieux vivre, ce qui demande délais courts, moyens et longs ; et c’est aussi immédiatement de lutter pour vivre.

Cet article du 2 septembre 2020 initie un recueil intitulé AN 2034. Il est composé de 70 articles étalés de septembre 2020 à janvier 2021 ;  90 pages et 341.312 caractères. (complété en Avril 2021, 81 articles, 452.004 caractères, 113 pages au 30.04.2021)

En Voici le lien https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

et en Voici ce premier article :

AN 2034.

I.Développement Economique et développement Anthroponomique

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mis en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale  sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes ancienne comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux  nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle (CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

02/09/2020 15:05:22.

La suite du recueil  se préoccupe AUSSI des luttes immédiates et de leurs résultats immédiats.

En voici le lien : https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

 

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TOUS LES ARTICLES du blog PAR SÉRIES : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 2030405060708090100> >

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 16:34

Pierre Ivorra. De l’importance de la création monétaire

Chronique dans " L'Humanité " du 28 avril :

 

La crise économique et sanitaire qui secoue la planète met en valeur l’importance d’une activité peu connue et pourtant décisive : la création monétaire. Quand on parle monnaie, on pense avant tout aux billets et aux pièces, mais la masse monétaire en circulation dans un pays ou une zone monétaire (la zone euro) c’est bien plus que cela. Elle correspond à tous les moyens de paiement qui peuvent être transformés en liquidité. Elle intègre notamment les comptes à vue, les dépôts à court et long terme, les crédits à court terme des particuliers et des entreprises. Ce sont les banques qui maîtrisent le robinet à liquidités. C’est là la source de leur puissance. Leur pouvoir est dû à cette capacité qu’elles ont de créer de la monnaie, de faire crédit et de donner ainsi aux acteurs économiques les moyens de produire de nouvelles richesses. En faisant crédit, les banques en l’affaire ne se contentent pas d'utiliser les dépôts qu'on leur a confiés, elles créent aussi ex nihilo de la monnaie. C’est ce que fait régulièrement la Banque centrale européenne, c’est ce que font encore bien davantage les banques commerciales avec leur capacité à prêter de l’argent.

Pour faire face à la double crise que nous évoquons, les banques et notamment la BCE ont fait tourner la machine à créer de la monnaie à plein régime. De la fin mars à la fin décembre 2020, elles ont prêté en France 130 milliards d’euros sous la garantie de l’Etat. Et ce n’est là qu’une partie des liquidités déversées dans notre économie. La hausse mensuelle des encours des crédits aux entreprises entre la fin février et la fin juin 2020 a été de + 25 milliards d’euros, contre +3 milliards d’euros de hausse moyenne mensuelle entre février 2019 et février 2020. Le problème est que le peuple travailleur, les salariés n’ont aucune prise sur la distribution de cet argent : à qui, à quoi sert-il, et avec quels critères ? S’agit-il de gagner de l’argent facile, de spéculer, d’exploiter le pauvre monde ou de développer la richesse sociale, de créer des emplois utiles et efficaces, stables correctement payés

Traditionnellement, le mouvement ouvrier et progressiste essaie de peser sur l’utilisation de l’argent de l’Etat, sur la fiscalité du patrimoine et des entreprises. Mais le budget de la France, ce ne sont que 250 milliards d’euros. C’est une somme conséquente mais elle est bien inférieure à la masse monétaire et au crédit. Sous-estimer l’importance de la création monétaire et de sa maîtrise populaire, c’est courir le risque de ne pas arriver à ses fins faute d’avoir pu gagner des pouvoirs de décision en ce domaine.

 

(1) VOIR aussi sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 10:39

 

LETTRE, Suite à la réunion internet de la Commission Economique du PCF, d’hier :

à .....

Je partage profondément les remarques faites sur la BCE, l’Europe, le Monde.

Le drame du PCF et du mouvement ouvrier mondial et de l’humanité par elle-même, est de n’avoir pas perçu à temps, collectivement, les transformations des forces productives, ses propres transformations. Certes il a été lucide, et souvent le seul, et certains militants en particulier les économistes communistes, sur bien des aspects , mais cela n'a pas suffi (1).

Les signatures et soutiens informels obtenues dans les sections, et au-delà pour « un parti communiste du XXIème siècle » dans la préparation du dernier congrès, et pour une candidature du Parti aux présidentielles, c’est d’abord à travers les stages  de formation organisés et leur suite.

II faudra bien que nous soyons capables aussi de jeter un regard plus approfondi sur notre passé de Parti, ses évolutions dans les congrès (j’ai conservé des nombreux « Cahiers du communisme »), sur ce que nous avons lâché sans créer du nouveau mais un vide.

J’écris depuis des années, dans une grande solitude, même si je garde des rapports étroits avec des amis et les camarades et avec "le terrain", si possible malgré l'âge et la santé  (affiches, tracts, réunions de parti et d’associations). A chacune de mes expressions, c’est répétitif certes, mais j’essaie de faire un pas en avant. C’est ainsi que de temps en temps on crée du nouveau et du sain, je crois.

Voilà. J’avais besoin de dire pour continuer.

Et ce besoin d'expression est massivement partagé, dans et hors les organisations.

MERCI.... pour ton travail qui nous aide beaucoup et merci à tous les copains de la ComEco, de loin et par internet, faute de rencontre plus "concrète" !

Fraternellement

Pierre Assante. Marseille. 13008. 28/04/2021 06:48:16.

 

 

(1) VOIR : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

 

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P.S. Autre chose : il y a de nombreuses entrée sur cet article du 21 juin 2016, entrées dont je ne connais pas la provenance (Un sonnet de Shakespeare). Je suis curieux de connaître d'où viennent ces entrées ! : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2016/06/william-shakespeare-sonnet-lxvi.html

 

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 18:11

 

 

2 InterventionS au CN DU PCF

du 24 avril 2021

d’Evelyne Ternant

et de Denis Durand.

 

 

La préparation concrète de ces élections départementales et régionales ET La position d’initiatives nationales sur l’emploi, la santé et l’éducation sera un facteur de cohérence de nos campagnes régionales, départementales, et nationales.

 

Intervention d’Evelyne Ternant

Tout d’abord une réaction à l’intervention Emmanuel Dang Ttran sur le « temps inutile » et le « à côté de l’essentiel » du moment de préparation des élections départementales et régionales.

S’il est vrai que beaucoup d’énergie est dépensée et des moments pénibles de négociations sont traversés actuellement, pour assurer notre représentation, la présence dans les institutions n’est pas à opposer frontalement aux luttes, aux actions de terrain, car non seulement elle permet de donner un écho à ces combats, mais nos propositions sont de nature à modifier le rapport de force en direction d’objectifs de transformation, en particulier dans les régions qui ont un rôle stratégique sur le développement économique, l’emploi, la formation. Nous avons aussi à porter une conception d’élus qui ne soient pas des élus « notables », mais des élus militants, ce qui est le cas de la plupart de nos élus, et ainsi faire reculer la défiance politique. Enfin, dans le climat inquiétant qui gagne le pays, notre présence dans les institutions aide aussi à faire barrage à la diffusion de l’idéologie de la haine de l’autre, en portant haut et fort nos valeurs d’émancipation.
La préparation concrète de ces élections départementales et régionales, témoigne de l’état de faiblesse, voire de déliquescence, des forces de gauche, sur le terrain, ce qui ne les empêche pas , bien au contraire, d’être très exigeantes et aussi d’avoir souvent l’envie de nous réduire à portion congrue. Les structures politiques sont aujourd’hui à l’état de squelettes, qu’il s’agisse du PS, où l’absence de renouvellement des candidatures est patente, d’EE-LV dont l’influence électorale tranche avec la faiblesse l’organisation, ou de LFI qui a perdu beaucoup de militant.e.s et peine à présenter des candidats.
D’où l’importance de la reconstruction, de la présence et du développement du parti pour l’avenir de la gauche dans notre pays.
Il faut reconnaître que dans les rassemblements politiques en cours dans les élections, les contenus ont été jusqu’ici laissés de côté, malgré notre travail en amont sur les régionales, et sur les départementales, avec le texte transmis pour ce CN qui donne beaucoup d’éléments. Il y a des écarts considérables sur certains sujets avec nos partenaires des rassemblements départementaux et régionaux. Par exemple, sur les départements, la clause de compétence générale, en particulier avec EE-LV, ou encore l’avenir des départements et communes. Dans les régions, sur industrie, écologie, transports, beaucoup de différences aussi.

Comment allons nous développer l’autonomie de nos propositions dans les rassemblements, comment allons nous articuler la campagne des Présidentielles, si les communistes se donnent un candidat le 9 mai, ses axes thématiques principaux et leur donner de la résonance et une cohérence dans nos campagnes départementales et régionales, quelles que soient leurs configurations ? C’est me semble -t-il un sujet important devant nous.
En Bourgogne Franche-Comté, l’urgence du démantèlement actuel de l’industrie de l’énergie, avec de nombreux projets de licenciements et délocalisations en cours dans le secteur nucléaire, très présent, nous conduit à préparer une initiative régionale au Creusot, réunissant les syndicalistes de tous les sites de la région. Nous travaillons à organiser la visite de Fabien fin mai, pour donner les perspectives nationales et européenne d’un développement de cette industrie stratégique, mais inviterons aussi, pas en même temps que Fabien, bien sûr, mais dans la continuité de cette action, la Présidente de région socialiste sortante, avec laquelle nous sommes en alliance de premier tour, pour échanger publiquement avec elle. Il s’agit de marquer ainsi la campagne sur la question industrielle, avant l’arrivée des forces politiques du second tour dont on connaît les réticences face à l’industrie, et encore plus face à l’industrie nucléaire, en dépit de sa relation étroite avec la transformation écologique. Nous envisageons aussi une initiative régionale sur la formation, en lien avec la santé, dans le cadre de la campagne sur l’emploi proposée au niveau national.
Il me semblerait donc utile d’organiser assez rapidement entre les animateurs des campagnes, chefs de file, candidats, et direction nationale un échange sur les contenus de nos campagnes (tracts, journaux) notamment sur les régionales, une mutualisation de nos initiatives, la déclinaison locale de l’initiative nationale emploi-santé pour donner à nos campagnes départementales et régionales une cohérence nationale de fond que la diversité des alliances, les difficultés à négocier notre représentation, où que ce soit, nous ont fait perdre de vue ces derniers temps.

 

Intervention de Denis Durand

Je soutiens la proposition d’initiatives nationales sur l’emploi, la santé et l’éducation. Ce sera un facteur de cohérence de nos campagnes régionales, départementales et nationales.

Cette cohérence fera partie de l’apport spécifique du PCF à la reconstruction de la gauche et à son rassemblement, afin de lui faire retrouver la crédibilité qu’elle a perdue depuis que les idées réformistes sont devenues hégémoniques en son sein et que les questions sociales sont vues comme des questions de répartition et non des questions de classe touchant, en particulier, au pouvoir sur la production. Par exemple, on ne s’en sortira pas si on suit le conseil de Benoît Hamon qui propose récemment faire l’unité en partant de la question des « inégalités ».

Il faut au contraire mettre en avant dans le débat public des solutions qui ne se contentent pas d’afficher des objectifs sociaux et écologiques, mais qui lèvent le tabou sur les moyens, en particulier financiers, à mobiliser pour les atteindre, et donc sur les mobilisations populaires à faire converger pour obtenir ces moyens, et sur les institutions à construire pour prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent.

Préembauches de jeunes, formation massive de personnels dans le système hospitalier et dans les EHPAD, mesures analogues, et tout aussi nécessaires, dans l’ensemble des services publics : il faut beaucoup d’argent pour cela, et c’est là-dessus que devrait se concentrer le débat autour de « la dette ». Si les 4 000 milliards créés par la BCE et les banques centrales nationales pour acheter des titres sur le marché financier – dont plus de 600 milliards émis par les administrations publiques françaises – venaient financer le développement des services publics, cela fournirait des moyens de faire face aux urgences, sans commune mesure avec les maigres ressources fiscales qu’on peut trouver aujourd’hui, et cela permettrait de créer, dans l’avenir, assez de richesses pour que le remboursement de cette dette cesse d’être un problème, pas plus d’ailleurs que l’apurement de la dette passée.

Mais cela ne peut marcher qu’à une condition : que l’investissement public ainsi financé soit relayé par une création de richesses dans l’ensemble de l’économie, donc par des créations d’emplois.

C’est tout l’enjeu des luttes sociales dans les grands groupes contre les suppressions d’emplois. Mais c’est aussi l’enjeu de la survie des PME-TPE.

Les reports de paiements d’impôts et de cotisations sociales ont permis de repousser les échéances, et 700 000 entreprises ont souscrit un prêt garanti par l’État. Le nombre de faillites a ainsi diminué de 38 % en 2020. Mais toutes les faillites qui n’ont pas eu lieu en 2020 risquent de déferler quand les aides s’interrompront et qu’il faudra rembourser les prêts. Une étude évalue à 250 000 le nombre d’emplois directement menacés. C’est au premier chef un enjeu régional et départemental tout autant qu’un enjeu national.

Le gouvernement, inquiet de cette situation, a annoncé que les aides ne seraient supprimées que progressivement et que les PGE pourraient être remplacés par des participation en capital. Mais l’attribution de ces allégements obéira aux critères de la rentabilité financière. Les entreprises qui font le plus d’efforts pour l’emploi, la formation, la recherche risquent de ne pas répondre à ces critères, surtout, comme c’est souvent le cas dans les secteurs les plus dynamiques, quand elles ne disposent pas d’actifs matériels à mettre en garantie.

C’est là qu’on retrouve les banques, qui sont en train de durcir leurs conditions de crédit. C’est donc là qu’on retrouve nos propositions de faire levier sur les crédits bancaire avec des fonds pour l’emploi, la formation et la transformation productive et écologiques.

Les syndicalistes de la Banque de France proposent que cette institution ait le pouvoir d’imposer l’exercice d’un droit au crédit pour les entreprises viables qui s’engageraient à créer des richesses en privilégiant l’emploi et les choix écologiques de production. Cela rejoint notre proposition d’un droit de tirage sur le crédit bancaire pour le financement de projets industriels proposés par les salariés comme alternatives aux plans de suppressions d’emplois.

Mais cette exigence partagée par des secteurs très divers de la société, du mouvement syndical à une partie des petits entrepreneurs, se heurte aux suppressions d’emplois massives dans les banques, à la dégradation des conditions de travail de leurs salariés, à la contradiction violente entre leur conscience professionnelle et les consignes venues des leurs directions et des salles de marchés. Elle se heurte aux 1 000 suppressions d’emplois annoncées à la Banque de France, particulièrement dans les succursales départementales en contact avec le public et avec les petites entreprises. Il y a une convergence à construire contre ces politiques suicidaires pour notre tissu économique et social. On peut s’appuyer pour cela sur un appel syndical lancé cette semaine, avec des propositions très convergentes avec les nôtres, qui a obtenu le soutien de tous les partis de gauche et de très nombreuses associations. Voilà un exemple de rassemblement de toute la gauche, à partir des préoccupations des gens, qui s’appuie sur ce qu’il y a de plus avancé dans ce que nous proposons, et non sur leur occultation.

On a souvent l’impression que s’attaquer au pouvoir des banques serait hors de notre portée, qu’à la rigueur il faut attendre d’avoir fait la révolution, et qu’on s’occupera des banques après, lorsqu’elles seront nationalisées. On voit ici que c’est tout le contraire : des luttes immédiates, pour des objectifs sociaux urgents, ont besoin, pour aboutir, d’ouvrir la perspective d’une prise de pouvoir démocratique sur l’utilisation de l’argent – argent des banques, argent des entreprises et argent public, non pas comme un moyen magique de remédier aux fléaux de l’économie capitaliste mais comme un levier pour combattre la logique capitaliste en son cœur, en agissant sur l’utilisation de l’argent privé.

Ce ne sont pas là des idées en l’air mais des urgences qui appellent à des initiatives concrètes du Parti et de ses instances de direction.

 

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 08:17

 

PLINE LE JEUNE.

COMPASSION ET DOMINATON

ET LUTTE DE CLASSE.

 

Je ne développe pas, je note brièvement.

« … S’il s’agit de ses esclaves : ʺ Je suis accablé, écrit-il, par leurs maladies, par leurs morts, surtout s’ils sont jeunes ʺ. A ces moments pénibles ; il les assiste et quand ils ont cessé de vivre il observe leurs dernières volontés avec cette seule restriction que ʺcela soit à l’intérieur de la maisonʺ. Les réflexions qui suivent sont touchantes : ʺEn dépit, nous confie-t-il, de l’apaisement que me donnent ces consolations, je suis abattu et accablé par l’affection même qui m’a dicté ces consolations ʺ ».

Marcel Jouhandeau. Préface de « Pline le jeune Correspondance ». 10/18. 1998.

Pline Le Jeune (61 ap. J.C.-113 ap. J.C.), cet honnête serviteur de l’Empire et de Trajan, au sens où il tente de se contraindre à ce qui lui parait le plus juste, le moins injuste dans le système dans lequel il vit, illustre la contradiction interne à l’individu dans les contradictions interne à un mode de production et d’échange basé sur une domination de classe, celui de la propriété d’un humain par un autre humain. Il veut bien réduire les douleurs dans sa maison, mais refuse que ces principes sortent dans la société, par crainte des conséquences pour les autres et sans doute pour lui-même : vertige et scandale de la transformation sociale de progrès !

Il en est de la propriété de l’humain comme de la propriété du capital qui contraint un individu à vendre sa force de travail aux conditions imposées par le propriétaire du capital.

La propriété, aujourd'hui celle du Capital, et non de « l'argent » tout court, est au XXIème siècle concentrée mondialement entre quelques milliers d’individus sur plus de 7 milliards d’êtres humains. En cascade, la domination induite par la propriété de cette concentration capitaliste se répand sur l’humanité en passant par les petits propriétaires de capital, les couches moyennes hautes alliées du système, les services d’Etat nationaux et mondiaux qui sont soumis à la loi de cette concentration, jusqu’aux salariés eux-mêmes, sous toutes les formes légale et illégales diverses, anciennes et « modernes » ; les salariés constituant aujourd’hui la masse mondiale des producteurs des biens nécessaires à la vie de l’humanité.

La vente de la force de travail (par celui qui ne possède essentiellement que cela), à celui qui peut l’acheter, au niveau global, mondial, de la vente-achat de la force de travail, est la forme moderne de la domination et d’aliénation du produit du travail et des gestes physiques et mentaux du travail. Elle atteint les limites de développement des capacités productrices, du développement de l’individu humain et de l’humanité dont l’outil premier, déterminant la production des moyens de production, la pensée humaine, ses recherches, et la conscience en développement-complexification-condensation de la nature sur elle-même dont nous constituons une part intégrée, en unité organique.

Une société de partage de la force de travail et du produit du travail est possible. Elle est basée sur l’autogestion coordonnée, solidaire et cohérente de l’individu producteur dans celle de l’entité locale et globale de production et d’échange. Cela s’appelle le communiste, loin des tentatives et des échecs grossiers qui constituent toute expérience instituant les prémisses de transformation sociale de progrès à l’intérieur des formes anciennes et à dépasser, de développement social, humain.

Les tentatives de construction philosophique de cette transformation sont solidaires, inséparables des apprentissages physiques et mentaux en unité, économiques, ergologiques, écologiques, politiques, de production et de gestion unies organiquement entre eux et avec la nature.

Pline le jeune jugeait sans doute les nécessités dans lesquelles il vivait, éternelles, immuables et indépassables. Une bonne part de l’humanité en est naïvement et-ou égoïstement encore là : « dépassement impossible du système capitaliste » pense-t-elle, sinon sur le plan technique de la numérisation et le plan gestionnaire d’une la « financiarisation contrôlée » sans en dépasser les causes. Or l’évolution technique qui pourrait libérer des tâches les plus répétitives et contraignantes et développer l’activité libre de recherche et de production et de production des moyens de production le permettant, est bloquée par le système  lui-même : l’évolution technique entraîne dans le système de production et d’échange actuel, le cycle élargi de reproduction de la société à partir de l’échange Argent-Marchandise-Argent, une baisse tendancielle du taux de profit, une suraccumulation-dévalorisation du capital et l’impossibilité matérielle et morale d’une poursuite de ce cycle (1).

Le christianisme a tenté de développer une compassion entre humains pour dépasser les causes de leurs douleurs dans leur vie quotidienne et permettre la construction de leur futur. Cela se ressent déjà dans le comportement de Pline. Mais la compassion n’a pas suffi. La « Guerre des paysans » de « La Réforme » en témoigne aussi : Il faut aussi développer la capacité des savoirs, des techniques et des cultures pour créer un système de transformation-abolition-dépassement des contraintes-dominations des humains sur les autres humains et sur eux-mêmes (1).

Amour des sciences et lutte de classe sont totalement indissolubles. Le désintérêt relatif des « élites savantes » pour la lutte de classe fait partie des contraintes que le capital fait subir à l’homme et à l’humanité.

Vive les grèves et les manifestations et la gestion des entreprises par l’homme.la femme producteur.trices et  vivement des élections et un pouvoir politique de classe démoctratique posant l’évolution de l’humanité, de la société humaine, sur ces bases.

 

Pierre Assante.25/04/2021 07:01:50. Jour de la libération de l’Italie du fascisme.

 

(1) Ne sont pas développées ici, comme dans d’autres articles, les solutions transitoires d’un développement du processus humain par des mesures économiques concrètes, le pouvoir sur l’argent, la lutte contre la financiarisation capitaliste et sa transformation-abolition en ressources de valeurs d’échange-développememnt, la sécurité d’emploi et de formation proposées par les économistes communistes de la revue « Economie et politique », par « En avant le manifeste- Action-Novation-Révolution » et par la candidature PCF aux présidentielles pour témoigner de cela et impulser les luttes ouvrières et populaires dans ce sens.

OUI, tout cela est répétitif, mais comment séparer les idées les unes des autres sans dénaturer une vision d’ensemble, unifiée organiquement ?

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 08:19

 

Table ronde. Quel plan de reconquête pour la Sécurité sociale ?

 

Rappel des faits La crise du Covid-19 est à nouveau l’occasion pour le gouvernement de se lancer à l’assaut de la Sécurité sociale. Au nom du « redressement des comptes publics », il s’attaque aux retraites.

 

DENIS LALYS, ,Secrétaire général de la Fédération nationale des personnels des organismes sociaux (FNPOS) CGTBERNARD. FRIOT Sociologue et économiste. CATHERINE MILLS Économiste et directrice de la revue Économie et politique

L’intervention de Catherine Mills

… Les ordonnances de 1967 organisent le démantèlement de la Sécurité sociale et renforcent le pouvoir du patronat dans la gestion des caisses. À partir de 1991, c’est la remise en cause de la cotisation sociale comme fondement du financement de la Sécurité sociale avec la création de la CSG, à partir de 1993 c’est la montée en puissance des exonérations de cotisations patronales. En 1996, le plan Juppé organise le rationnement des dépenses sociales, notamment des dépenses de santé et particulièrement pour l’hôpital. Les attaques contre notre système de retraite se multiplient et atteignent des sommets avec la réforme Macron. Et maintenant, il relance sa réforme tueuse de l’assurance-chômage. Tandis que le rationnement des dépenses de santé mené par ce gouvernement et ceux qui l’ont précédé plonge le système de santé dans une crise profonde qui ne permet pas de répondre à la crise sanitaire terrible que nous vivons aujourd’hui. L’hôpital en est un révélateur. Des batailles multiformes tendent à répondre à la crise du système de Sécurité sociale et à promouvoir un nouveau financement….

… Il faut une nouvelle innovation sociale au sein de la Sécurité sociale mais aussi « au-delà » de la Sécu. Une réforme de progrès de la Sécurité sociale, notamment des retraites, exigerait un nouveau financement promouvant la cotisation sociale et s’attaquant à la finance, en faisant contribuer les produits financiers des entreprises avec une cotisation spécifique. Face à la crise sanitaire et économique, la Sécurité sociale joue son rôle d’« amortisseur social », mais il faut avoir une tout autre ambition, avec un plan de reconquête et de promotion de la Sécurité sociale. Ainsi, la politique familiale doit se transformer pour répondre à l’évolution des familles. La crise sanitaire actuelle exige une réforme efficace de notre système de santé. Pour l’hôpital, il faut créer massivement des emplois, comme l’a posé fortement la pétition « De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital ». La gestion et le financement de l’hôpital doivent être profondément transformés : la dette doit être renégociée et financée à 0 % pour s’émanciper de la charge des intérêts (plus de 1 milliard d’euros). Les embauches pourraient être accompagnées d’une formation qualifiante, avec des prérecrutements de jeunes payés durant leur formation. Au-delà de la Sécu, nous avançons un projet de société : notre projet de sécurité d’emploi et de formation. Cette idée d’un système de sécurité d’emploi ou de formation, élaborée par Paul Boccara dès 1996, est montée aussi de l’intérieur de notre société, certes de façon refoulée. L’organisation de ce système serait à la fois séparée de la Sécurité sociale, mais articulée à elle. Il assurerait à chacune et chacun le droit à un emploi dans la sécurité ou à une formation, avec un bon revenu, et à une mobilité maîtrisée, librement choisie entre emploi et formation pour un meilleur emploi. Cela implique de changer profondément la gestion et les critères de gestion des entreprises, dominés par le capital, son coût, et son obsession de la rentabilité financière. Cela exige une régulation économique nouvelle ; au lieu de la mise au chômage et la destruction des emplois, on viserait la sécurisation et la réduction du temps de travail, la promotion de la formation et de la recherche…

…Il faut remettre la démocratie sociale au cœur de la « gouvernance » du système. Une démocratisation profonde du système viserait à faire reculer le pouvoir du patronat et de l’État, en sortant du prétendu « paritarisme » et faisant reculer la dimension technocratique. Il faut faire monter la dimension autogestionnaire au cœur des institutions de Sécurité sociale, en lien aussi avec les salariés des entreprises. La conquête de pouvoirs nouveaux des salariés sur les gestions et sur l’utilisation de l’argent viserait une nouvelle cohérence entre objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs. Des institutions nouvelles, territoriales et nationales, pourraient être un levier pour une nouvelle démocratie sociale avec notamment des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions. Elles rassembleraient les acteurs économiques et sociaux, les représentants syndicaux, les associations, les élus, les services publics, le patronat, les banques et les pouvoirs publics.

LA TABLE RONDE :

https://www.humanite.fr/table-ronde-quel-plan-de-reconquete-pour-la-securite-sociale-704581

*******

 

SUR CE BLOG : "2034".

ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 07:01
AFFICHAGE DANS LE 13008

MONO-OBJECTIF OU

COM-PRENDRE POUR TRANSFORMER

Partout où l’idée d’une candidature communiste aux présidentielles s’est développée, il y a eu réflexion large sur la situation du monde et sur les lois économiques agissant sur cette situation du monde et sur quel processus révolutionnaire mettre en œuvre, dont les analyses et propositions de la Commission Economique du PCF puis « Le manifeste pour un parti communiste du XXIème siècle » et « En avant le manifeste » sont à l’origine, ici et maintenant.

 

 Dans le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, ces trois qualificatifs reposent sur une unité de la mondialisation, de la numérisation, de la financiarisation. Elles ne peuvent se développer l’une sans l’autre et correspondent au niveau des forces productives de ce type de capitalisme.

Dans le développement de ce type de capitalisme, qui est un processus du capitalisme tout court, du système aujourd’hui séculaire, se développe une minorité d’acteurs ultra qualifiés, ultra "pointus", éloignés d'une démarche synthétique du processus humain, et une masse d’armée de réserve et de non-acteurs relatifs du mouvement de la société qui observent sans pouvoir agir sur le mouvement ou qui se réfugient dans la négation de la société. Le système « des propriétaires du pouvoir du savoir et des biens /et des ilotes » de la société millénaires se reproduit physiquement et idéologiquement de diverses façons dans tous les systèmes de société de classe, les imbibe totalement et arrive au point de blocage du développement des forces productives. La division du travail laisse derrière elle une masse d’acteurs réduits à la non-participation relative au mouvement de civilisation, confinant de plus en plus vers la négation totale et impossible de la personne : l’aliénation généralisé « du savant et du populaire », en unité négative.

La négation de la négation, c’est-à-dire le dépassement des lois de développement de la société dans le capitalisme et ses impasses mortelles, suppose qu’une masse sans cesse plus grande de l’humanité participe aux objectifs de développement, de transformation-complexification de tout processus social dans le développement-complexification de la nature et de la conscience de la nature sur elle-même.

La violence institutionnelle du capital et la violence  civile informelle vont de pair. Le capital engendre la violence institutionnelle et la violence civile informelle : la régression de la rationalité et du matérialisme, de l’humanisme matérialiste et les intégrismes idéologiques resurgissant du passé font partie du même mouvement du capital, de ses contradictions, des antagonismes entre vente de la force de travail et développement nécessaire de l’efficacité matérielle, morale, psychique du travail, en unité.

L’objectif d’une candidature communiste et de son contenu est bien essentiel ici et maintenant. Le contenu, sa qualité repose sur la capacité de comprendre le monde : dans comprendre le monde pour le transformer (11ème thèse), il y a com-prendre et transformer. La compréhension repose elle-même sur une vaste pluridisciplinarité populaire et savante qui fait réclamer à corps et à cri une formation approfondie dans tous les secteurs de la vie humaine, et dans les organisations humaines de transformation sociale progressiste en particulier.

L’objectif d’une candidature communiste et de son contenu ne peut devenir un mono-objectif sous peine de s’appauvrir au point de se mettre en standby au lieu de développer les conditions dans laquelle il puisse jouer un rôle dans le développement du processus en santé de la société humaine et de l’homme individu dans la société humaine.

Partout où l’idée d’une candidature communiste aux présidentielles s’est développée, il y a eu réflexion large sur la situation du monde et sur les lois économiques agissant sur cette situation du monde et sur quel processus révolutionnaire mettre en œuvre, dont les analyses et propositions de la Commission Economique du PCF puis « Le manifeste pour un parti communiste du XXIème siècle » et « En avant le manifeste » sont à l’origine, ici et maintenant.

Le mono-objectif est un handicap pour l’objectif général de progrès humain. Il est à craindre qu’un mono-objectif mette à mal nos efforts et nos aspirations et déroutent les  jeunes nouveaux arrivés de l’action transformatrice et les anciens revenants de l’action transformatrice, d’un mouvement large de compréhension et de transformation : en fait que nous reproduisions ce que nous combattons dans le Parti et dans la société.

J’ai fait tout ce que j’ai pu, formation, diffusion, tracts, affichage, échange pluriel et individuel. J’ai toujours crainte de renouveler ce qu’il faudrait changer. 58 ans d’appartenance politique m’en ont donné l’expérience négative et m’alerte sans cesse du danger évitable. Mes excuses pour ces digressions gênantes qui surgissent en moi. En d’autres aussi ? Sans doute.

Pierre Assante. 23/04/2021 06:34:27. 

(1) Lire Yves Dimicoli « Le nouveau défi américain », 12 avril 2021. Sur ce blog.

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 06:01

 

En 17 annÉes de retraite

 

En 17 années de retraite, j’ai écrit quelques 5000 pages et une vingtaine de recueils.

Ces articles sont le plus souvent répétitifs, et parmi eux quelques catharsis et découvertes personnelles. Ils sont répétitifs mais chaque article fait un pas, il me semble, en avant dans la vision synthétique de la société, de l’homme, de la nature, en relation dialectique.

Evidemment lorsque je parle de pas en avant, il s’agit de pas en avant pour moi, dans mon effort de construction commune, politique, philosophique, économique.

Et je garde une affection pour mes poèmes de jeunesse et de maturité qui sont l’expression personnelle de l’affection humaine.

21/04/2021 05:57:55.

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 10:39

 

 

NATION FRANÇAISE

OU

UNION EUROPÉENNE FÉDÉRALE ?

 

 

Pour ma part je ne me laisserai pas enfermer dans « l’obligation » d’un tel choix.

L’intégration européenne est l’intégration libérale. Supra et hyper libérale ; et la politique et le pouvoir qui va avec.

 

Le libéralisme du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, mène à la destruction morale et physique de l’humanité, économique, ergologique (du travail humain en santé nécessaire à sa survie et son développement), écologique. C’est autre chose bien plus grave que tous les stalinismes possibles et imaginables, ce qui n’est en rien un plaidoyer pour eux.

 

Le nationalisme, apparemment réaction au libéralisme, porte au libéralisme.

Le « Monde », c’est-à-dire nous tous, dans nos singularités et nos particularités ne peut plus tenir à l’étroit dans des frontières qui limitent et laminent les coopérations nécessaires au développement complexification-évolution de la société humaine et des individualités nécessaires et positives qui la constituent.

 

On apprend aujourd’hui que l’anarchie des lancements de satellites par chaque nation, c’est-à-dire chaque nation dans un monde du capitalisme mondialisé triomphant, menace l’observation astronomique au point qu’une réunion internationale est programmée sur le sujet.

Cela illustre à quel point la division du monde en marchés nationaux dépassés de la domination impériale du capitalisme dominant met à mal une cohérence nécessairement incontournable pour notre survie.

 

Toutes les robinsonnades de « retour à la terre »  ̶  qui n’a rien à voir avec le développement agricole  ̶   comme les utopies horribles « d’uniformisation aux besoins de la globalisation », constituent le contrepoint négatif d’un raisonnement dialectique de réponse pour un développement humain aujourd’hui en état mortel de non dépassement de ses contradictions.

La question migratoire, ses morts et ses violences, et pas seulement les violences internes ou marginales-élargies dans les sociétés capitalistes dites originairement avancées, et les autres… illustre la contradiction antagonique entre frontières et développement humain, et leur renforcement accompagnant le capitalisme à son stade mondialisé, numérisé, financiarisé, final.

 

Les propositions économiques, sociales, culturelles d’ « En avant le Manifeste », au niveau national et européen et mondial (Voir sur ce blog : SEF, Droits du travail, Fonds, Crédit, BCE, DTS, etc.), la candidature présidentielle communiste avançant ces propositions, constituent une étape possible et indispensable dans un dépassement du système moribond. Le développement qu’elles peuvent permettre dans le cadre national et dans le développement des luttes conjointes et rassemblées des nations européennes, peuvent déboucher sur un autre type de mondialisation en santé ; de développement humain harmonieux, dans lequel l’effacement progressif des  frontières –non des entités humaines en mouvement- permettra une meilleure coopération, une meilleure solidarité interhumaine, une autogestion de la personne et des entités multiples et diverses dans le mouvement général, la mouvance générale de l’homme au quotidien et dans la construction de son futur.

 

Le cerveau humain est, comme le disent les biologistes, un organe souple, mais un organe qui dans des conditions biologiques, historiques, sociales, possède des caractéristiques, des particularités, des singularités infinies mais en retard naturel – décalage temporel entre observation et conceptualisation-sur le mouvement de la société, l’état des forces productives dont il est un élément en unité, en identité contradictoire.

Ainsi la formation millénaire à une société de groupes « séparés » de clans élargis progressivement à la nation et limités dans l’élargissement d’une humanité – toujours en fonction du décalage temporel entre observation et conceptualisation-, de sa production et de ses échanges mondialisés, ouvrant la voie à une coopération inimaginablement positive par rapport à nos rapports restreint où dominent la division de classes ; et dans cette division de classe, la domination du capital mondialisé, son mouvement, son usage, entre le mains d’une infime minorité, ce qui en fait l’antichambre possible d’une société communiste ; si l’humanité survit à la crise du capital, sa baisse tendancielle du taux de profit sa suraccumulation-dévalorisation du capital , ses austérités induites : de la consommation, de la qualité de la consommation, de la production des moyens de production, de la recherche et de la formation qui y sont liées, de l’envol de l’imagination et de l’abstraction humaine dont elles dépendent.

Ainsi le ciel bouché des astronomes par l’anarchie nationale de la conquête spatiale est une vision catastrophique de la réalité des contradictions du capitalisme, des nationalités qu'il a développées et développe, un moment historique progressiste, relativement, mais définitivement négatives et non dépassées mais dépassables. Contradiction qui ne se règlera par le dépassement des causes de cette anarchie : la loi du profit, le système qui la produit et l’aggrave sans cesse.

 

Les conquêtes sociales dans le cadre national ne constituent en rien une justification pour un renforcement des nations et encore moins d’une idéologie nationale, n’en déplaise aux positions «  de gauche » prises sur la question, y compris par des communistes, en particulier dans les années 1980.

 

La Chine dans son développement général constituant, avec les « nations émergentes », en difficultés face à un renforcement de la guerre US contre tous,  sur un plan national, un contrepoids à une domination unique du capital, constitue, paradoxalement, un mouvement de « dénationalisation » du mouvement et du progrès intégré de l’humanité, de ses forces « matérielles » au sens « tangibles » et de sa conscience individuelle-collective ; conscience de la nature sur elle-même affirmée dans les Manuscrits de 1844.

La concentration nationale en Chine va de pair avec les échanges mondiaux qui ont constitué son développement (1). C’est en cela, dans ce double mouvement, que le dépassement est possible ; dans le mouvement des forces contradictoire, en unité et identité dans le mouvement global particulier ou général, le « national » ne peut prendre le dessus sur mondial, l’humainement mondial sous peine de régression. Une régression dans l’état du mouvement mondial qui fait notre histoire du XXIème siècle serait l’équivalent de destruction massive et possiblement totale.

 

Il y a quelque chose de semblable dans le processus de constitution passé de la nation et celui de la constitution de l’humanité mondiale aujourd'hui. A un niveau supérieur. Nature et société.

 

Pierre Assante.19/04/2021 10:00:29.

 

(1) Lire Yves Dimicoli « Le nouveau défi américain », 12 avril 2021. Sur ce blog.

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 08:28

 

QUE SONT MES AMIS DEVENUS.....

Quand il ne reste branche feuille qui n'aille à terre...

 

 

SUR CE BLOG : "2034".

ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:50

 

 

 

 

La TÂCHE ROUGE

 

de 

 

TURNER

 

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SUR CE BLOG : "2034".

ESSAI-RECCUEIL.

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http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 08:34

 

5ème Congrès de la Société Internationale d’Ergologie «Travail, Patrimoine et Développements»
du 7 au 17 mai 2021 | online

 

La FPCEUP reçoit le 5ème Congrès de la Société Internationale d’Ergologie « Travail, Patrimoine et Développements », qui aura lieu du 7 au 17 mai 2021.

Le congrès sera réalisé en format online (avec recours à la plateforme Zoom, et retransmission via Youtube), sous un mode synchrone. Cette option a exigé de tenir compte de différents fuseaux horaires et d’adapter la conception d’un programme : au lieu de se dérouler sur les 3 jours prévus au départ, il couvrira 6 matinées ou après-midi (selon le fuseau horaire).

Pour consulter le programme: PTFR

L’inscription est gratuite, mais obligatoire.

Pour s’inscrire: PTFR

Le retransmission via Youtube: https://www.youtube.com/c/FPCEUPvideos

 

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 08:19

 

MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE.

 

Evolution des forces productives et mode de production sont entrés dans une période de conflit majeur. Les forces productives ne sont pas constituées que de ce qui est tangible dans la production et reproduction élargie des biens dits matériels nécessaires à la vie humaine, la reproduction élargie de la société humaine, son évolution-complexification.

Notre société pense contradictoirement avec le mode de pensée du mode de production en crise. Y compris ceux qui ont conscience de ce divorce entre pensée humaine et mode de production, comme outil de construction du nouveau nécessaire qu’ils essaient de construire ; de construire en inventant un mode de pensée correspondant  à l’état et au mouvement des nouvelles forces productives et à la transformation qualitative d’un nouveau mode de production – et d’échange.

Une transformation qualitative du mode de production suppose une transformation qualitative, progressive et radicale du mode de pensée, dans la continuité, l’évolution, la complexification de la production au sens étroit et de la production de pensée qui élargit le concept de production.

La façon de comprendre d’une façon large la production suppose de comprendre « la production » comme une catégorie philosophique. C’est un élargissement du concept de « production » à la catégorie de « production », c’est-à-dire une généralisation du rapport de l’idée de production synthétisant le rapport entre besoins humains et résolution psychique du « programme » susceptible de répondre à ces besoins, leur évolution, leur complexification.

Cela passe par des initiatives politiques liées à cette compréhension (ce qui est tenté en ce moment dans « En avant le manifeste »), c’est-à-dire des initiatives politiques s’insérant à l’effort de transformation du mode de pensée. Cet effort suppose une rupture avec la « logique de non contradiction » héritée des millénaires de la société marchande et un effort d’entrée dans une logique de ce qu’on appelle la dialectique : l’observation des forces contraires, de leur unité et de leur identité, de l’accumulation quantitative de transformation et de rupture-continuité permettant de passer de cette accumulation quantitative à un saut de qualité plus général. C’est sur les inégalités de développement constatées et la prise en compte de la diversité, non pour les réduire par le bas ou l’uniformisation, mais pour développer un mouvement en avant du processus, que repose l’acte transformateur.

Un saut de qualité sociale et un effort de transformation du mode de pensée font partie du rôle d’une organisation politique et sociale ayant pour ambition de promouvoir une évolution en santé de l’humanité, du rapport des humains entre eux et des humains avec la nature, leur univers.

Sans ce double effort, conjoint, uni, les initiatives politiques butent et butteront sur leur propre limite : c’est bien ce qui s’est passé, à moyen terme sur la révolution d’octobre russe et les différentes tentatives de transformation sociale qui ont fait progresser l’évolution humaine mais n’ont pu aller à destination de leur objectif démocratique.

Evidemment la question est : « l’état de l’humanité » peut-il laisser à penser que ce type de transformation est arrivé à maturité ? Pour ma part je pense qu’il approche de cette maturité, mais rien n’est moins certain qu’une réussite ou un échec d’un mouvement de la nature ou de la société.

Ce qui est certain, c’est que l’humanité possède une conscience en évolution-complexification à même d’agir dans le sens d’un processus en santé de l’homme et de son humanisation continue.

Rejeter la limite des constats (et des lamentations) sans actes transformateurs n’est pas l’effet d’une colère révolutionnaire, mais une tâche objective et subjective tout à fait nécessaire.

Les mesures économiques et politiques proposées pour un processus de pouvoir sur l’argent, de droits nouveaux du travail, de sécurité d’emploi et de formation par « En avant le manifeste » sont totalement indissolubles d’un processus de transformation qualitative de la pensée humaine.

Pierre Assante. 15/04/2021 07:47:03.

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 12:00

 

JACQUES MILHAU 1979

Une intervention qui portait une réflexion au long cours... ?

A méditer avec le recul et les positions et évènements actuel... ?

 

 

Liens DIALECTIQUES de l'intervention de Jacques Milhau (1979)

 

POPPER → GISCARD → TRILATERALE →                                              

↓                                                              XVIème congrès international de philosophie

              Colloque international de l’UNESCO :   « biologisme »                                                                                                

                                                                                                             

 S.P.D. →                           R.F.A.        

(Parti Socialiste Allemand)   (Allemagne de l’ouest)

↓      →                                                                                   « Limite » de la démocratie directe

                                                                    →                           et représentative.

                                      ↓                         ↓

WALTER SCHEEL →                                      Libéralisme et « Coexistence idéologique »

 

 

l'intervention de Jacques Milhau

 

 

 

 

 

5 PAGES

 

 

Pour lire les images agrandies : clic DROIT sur l'image puis "ouvrir l'image dans un nouvel onglet"

 

 

 Sur 1979, cette réflexion personnelle sur les statuts et autres extraits de congrès :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/statuts-du-pcf.mondilisation-capitaliste.condition-ouvriere-au-feminin.html 

 

Suite des photocopies

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 11:59

 

Covid-19. Pourquoi Pfizer fait exploser le prix de son vaccin (et s'en vante)

Thomas Lemahieu

L’Humanité. 14 Avril 2021

Le groupe pharmaceutique profite d’une demande en hausse pour gonfler le tarif de ses doses de vaccins commandées par l'Union européenne de 12 à 19,50 euros. Et ce n’est qu’un début...

 

Fort du succès de son vaccin contre le Covid-19, Pfizer en augmente le prix. D’après le premier ministre bulgare, la multinationale américaine, associée au laboratoire allemand BioNTech, fait, à l’occasion d’une nouvelle commande de l’Union européenne (UE) pour 1,8 milliard de doses – un volume faramineux qui, entre achats fermes et options, double presque à lui seul le montant des précommandes jusque-là –, passer le tarif à l’unité de 12 à 19,50 euros.

 

Alors que la Commission refuse depuis des mois de faire la lumière sur les prix de ses achats auprès des géants pharmaceutiques, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, brise nolens volens l’omerta. « Pfizer était à 12 euros, puis c’est devenu 15,50 euros. Et maintenant, on signe des contrats pour 900 millions de vaccins (achats fermes – NDLR) au prix de 19,50 euros. Ce qui représente 18 milliards d’euros ! Beaucoup de variants vont apparaître, et donc on aura une première injection, une deuxième, puis une troisième et une quatrième ! Cela va avoir un impact sur les budgets des prochaines ann ées. »

 

Les marchés financiers ramassent la mise

C’était couru d’avance, et ça se produit encore plus tôt que prévu… Depuis des mois, la multinationale, dont les dix plus gros actionnaires sont des fonds d’investissement américains, de Vanguard à BlackRock en passant par State Street et Morgan Stanley, prépare les marchés financiers à ramasser la mise de la catastrophe sanitaire mondiale.

 

À la mi-mars, lors d’un séminaire en visioconférence organisé par la banque d’affaires britannique Barclays, deux des plus hauts dirigeants de Pfizer ont, non sans cynisme, évoqué leurs lucratives perspectives : troisième dose à injecter face aux variants, rappel annuel de vaccination, etc.

 

« Les forces normales du marché... »

Mieux encore pour eux : les prix sont, parient-ils, appelés à augmenter avec le reflux du nouveau coronavirus du stade pandémique vers le stade épidémique. « Si vous regardez comment la demande et les prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché ou les forces normales du marché, relève Frank D’Amelio, directeur financier et vice-président de Pfizer. Ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins. »

 

Mais le patron voit la lueur au bout du tunnel : « Ce que nous croyons, c’est que les forces normales du marché ne vont pas tarder à se rebiffer. Les facteurs comme l’efficacité, la capacité de doper l’immunité deviendront encore plus déterminants, et nous voyons ça comme une grosse opportunité pour la demande de notre vaccin et pour son prix. Donc, en clair, beaucoup est à venir. »

 

Bientôt 150 euros la dose ?

Selon les indiscrétions, le prix du vaccin Pfizer pourrait ainsi dans les prochains mois s’envoler à 53,40 euros pour l’UE et, à l’issue de la pandémie, il se stabiliserait même autour de 150 euros pour les rappels annuels. De quoi bien comprendre pourquoi la multinationale se bat, avec l’ensemble des géants pharmaceutiques, contre toute levée des brevets sur toutes les technologies contre le Covid-19…

 

C’est ce privilège exorbitant que questionnent les partisans du vaccin comme « bien public mondial ». Et la lecture du rapport annuel de BioNTech, le partenaire de Pfizer, leur donne raison : les coûts de recherche et développement (R & D) pour ce vaccin n’ont pas dépassé le milliard d’euros, une somme partagée à parts égales entre les deux, alors que le laboratoire européen a reçu des aides de Bruxelles et de Berlin pour un montant cumulé de près de 445 millions d’euros.

 

À rebours des grands discours de Big Pharma et de ses lobbyistes, la part de la R & D est, en vérité, largement résiduelle, en comparaison des 50 à 60 milliards d’euros de chiffres d’affaires déjà engrangés pour leur vaccin par Pfizer et BioNTech. L’ONG américaine Health GAP ajuste l’estimation des mégaprofits attendus par la multinationale, qui avait annoncé l’hiver dernier une marge brute, déjà considérable, de 25 à 30 %. Les experts citoyens l’évaluent désormais entre 60 et 80 %. Et d’interroger, brutalement : « Le président Biden et les autres dirigeants des pays riches vont-ils laisser la cupidité provoquer plus de fosses communes encore ? »

 

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 19:29

 

Le nouveau défi américain

par Yves DIMICOLI le 13 avril 2021

 

 

L’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Gita Gopinath, souligne dans un avant-propos aux « Perspectives Economiques mondiales », rendues publiques le 4 avril dernier[1], que la reprise mondiale accélère, « mais dans un monde rendu de plus en plus contradictoire par des trajectoires de croissance désynchronisées, et par un creusement des inégalités ».

Elle alerte, en particulier, sur les « défis colossaux posés par des reprises qui divergent à la fois à l’intérieur des pays et entre eux, ainsi que par les dégâts persistants » engendrés par la pandémie et la profonde récession mondiale dont elle a précipité la survenance et accru la profondeur en 2020, hors la Chine notamment. Dans ce contexte, les États-Unis mettent le monde entier sous pression avec une relance sans précédent d’un nouveau type, pour dominer.

Reprise mondiale à plusieurs vitesses

Le FMI prévoit, désormais, une reprise plus forte en 2021 et 2022 que dans ses précédentes projections[2] : la croissance mondiale atteindrait 6 % en 2021 et fléchirait à 4,4 % en 2022, contre 5,5 % et 4,2 % antérieurement. Mais, à la différence de celle initiée en 2009 par une forte relance chinoise, ce sont les États-Unis qui cherchent à mener la danse.

Mais l’écho renvoyé s’annonce différent, alors même que remontent les prix du pétrole et des matières premières, tandis que surviennent des pénuries comme dans les microprocesseurs ou en matière de logistique.

Dans les régions, comme dans les différentes catégories de pays selon leur revenu, des « reprises à plusieurs vitesses » sont engagées. Cela tiendrait aux contrastes entre les programmes de vaccinations contre la Covid-19, à l’amplitude très variable des moyens de soutien économique ayant pu être mobilisés par chaque État, et à des facteurs, notamment la dépendance à des secteurs comme le tourisme.

L’ampleur du soutien monétaire et fiscal de l’activité a été sans précédent en temps de paix. Le FMI a calculé que les seules mesures fiscales adoptées par les pays du G-20 se seraient élevées à 12 700 milliards de dollars (6 % du PIB en 2021), auxquels il faudrait rajouter désormais un plan d’investissement récemment annoncé par le Président des États-Unis de 2250 milliards de dollars.

Ce soutien massif, assorti de baisses de recettes, a creusé les déficits et les dettes publics à des niveaux inédits partout. En 2020, les déficits globaux moyens ont atteint 11,7 % du PIB pour les pays riches, 9,8 % pour les pays émergents et 5,5 % pour les pays en développement à faible revenu. La dette publique moyenne atteint 97 % du PIB à l’échelle mondiale[3].

L’effort est donc colossal mais son efficacité sociale pose des questions d’autant plus lourdes qu’il va falloir le financer. Or, pour l’heure, c’est sur les marchés financiers que les États et zones régionales rivalisent pour se procurer les fonds prêtables......

 

......SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2021/04/13/le-nouveau-defi-americain/

 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 22:59

INTERVENTIONS

d'André CHASSAIGNE, Frédéric BOCCARA, Evelyne TERNANT,

Denis DURAND, Amar BELLAL, Nicolas Marchand.

à la Conférence Nationale du Pcf des 10 et 11 avril 2021.

 

 

I. INTERVENTION d'André CHASSAIGNE . 

Notre pays a-t-il toujours besoin d’un Parti Communiste ? Non pas un parti pour lui-même, qui n’existerait que pour exister. Mais parce qu’il n’est pas rien, parce qu’il compte à gauche, et parce qu’il est le seul à même de porter à la fois des propositions révolutionnaires pour un réel changement de société et de travailler dans la durée à un rassemblement majoritaire.

C’est cela notre Parti. Une histoire et un présent qu’il serait très dangereux aujourd’hui d’occulter par des faux-semblants d’objectifs hasardeux à court-terme. Parce que, soyons francs. En plus des multiples raisons d’avoir une candidature communiste, c’est bien de l’existence de notre Parti dont il est question pour faire valoir nos propositions auprès du peuple et faire évoluer la gauche et les rapports de force en son sein. Au nom de quoi devrions-nous acter de fait la disparition du PCF à l’image de ce qui s’est passé dans tant de pays, notamment européens, avec les conséquences politiques que l’on connait, non seulement dans les pays concernés mais aussi à l’échelle de l’Union Européenne ?Ø Serait-ce au nom du piège d’un scrutin présidentiel création de la Ve république, que nous devrions inéluctablement mettre sous l’éteignoir une organisation comme la nôtre ?Ø Serait-ce au nom d’une volonté inavouée de soutenir le candidat que nous avons déjà soutenu en 2012 et 2017. Mais avec quelle utilité pour le mouvement populaire ? Pour quelles avancées concrètes ? Avec quelles conséquences pour la visibilité de nos idées et de nos combats ? Serait-ce au nom du rassemblement fantasmé de toutes les forces progressistes, rassemblement que nous savons déjà mort-né, auquel il faudrait faire semblant de croire alors qu’il est déjà condamné par des candidatures déjà déclarées, qui osent s’autoproclamer rassembleuses mais sont marquées d’un indéniable volonté hégémonique. Serait-ce au nom, sans le dire, d’une contrepartie complétement illusoire en pensant faire élire ainsi des députés communiste malgré l’effacement de leur parti du paysage politique, alors qu’à l’opposé candidature communiste aux présidentielles et candidatures communistes et progressistes aux législatives seront bien plus performants pour construire un rassemblement législatif auquel nous devons inviter nos partenaires de gauche. Ø Serait-ce au nom d’un rassemblement de circonstance qui suffirait à éviter le duel Macron - Le Pen, alors, j’en suis persuadé, qu’il l’alimenterait au contraire par sa dimension politicienne et sa construction artificielle qui ne feront qu’amplifier l’abstention. Oui, en réponse à ces questions, je suis favorable à une candidature communiste que porterait Fabien Roussel. En conclusion, pour notre Parti qui est en bonne voie de guérison, je reprendrai simplement ce que chante si bien un artiste au corps malade : « Il faut y croire un peu. Y a bien des fleurs qui poussent dans le sable ».

II. INTERVENTION de Frédéric BOCCARA

1- Nous visons une crise double (économique et sanitaire) et profonde, et au-delà une crise de civilisation et de sens. Elle développe les souffrances, et ceci dans une grande diversité de catégories sociales. Elle fait aussi monter une grande inquiétude envers l’avenir. Elle a montré l’importance du travail des travailleuses et travailleurs, l’importance des services publics, celle de l’émancipation et de la culture. On a pu percevoir aussi le grand obstacle à une maîtrise de notre destin constitué par le comportement des entreprises.

C’est en réalité la domination du capital et des critères de la rentabilité financière sur l’utilisation de l’argent et sur un grand nombre de décisions qu’il nous faut mettre en lumière.

Les gens, comme on dit, prennent des coups et ceux-ci vont s’intensifier lorsque la situation semblera s’atténuer du côté virus. Il n’y a qu’à voir la sortie du confinement précédent : +600.000 chômeurs d’un coup !

Alors, les luttes se cherchent et redressent la tête. C’est décisif. Mais la question des changements politiques est posée.

2- Je veux attirer l’attention sur les récentes prises de positions du FMI et du G20. Disons que le directoire du FMI constitue le conseil d’administration du capital pour le protéger et sauvegarder sa domination, y compris contre ses propres excès.

Deux ensembles de mesures ont été avancées :

  • Débloquer une création monétaire de 650 Md$ de DTS, soit presque trois fois plus ( !) qu’en 2008, … et bien sûr sans conditions contre le grand capital. Cela montre la gravité de la crise, telle qu’anticipée et mesurée par les pouvoirs dominants.
  • « Taxer les plus riches et les entreprises prospères », ainsi que le déclare Victor Gaspar. Que cela vienne du FMI vient montre les limites de ce type de proposition. Cela tend au rafistolage.

Dans le même temps, le FMI dit : soit protéger l’emploi comme en Europe, mais cela ne prépare pas l’avenir, soit licencier pour préparer l’avenir comme aux Etats-Unis. Outre le fait que le Sud et les émergents sont totalement absents de cette vision, il s’agit de déjouer cette opposition. Il y a besoin d’une véritable réponse pour sortir des difficultés. Notre projet de Sécurité d’emploi ou de formation le permet en dépassant cette opposition constitutive du capitalisme. Il s’agit de voir l’emploi et la créativité des travailleurs comme un levier de transformation. De s’attacher à sa sécurité. Pour cela il faut changer l’utilisation de l’argent, selon de tout autres critères, il faut conquérir des pouvoirs sur les entreprises et les banques, à la fois pouvoir des salariés et pouvoirs des habitants via leurs représentants. Il faut de nouvelles institutions !

L’aurions-nous déjà dit ? Peut-être entre nous, mais c’est totalement méconnu. Et puis surtout dans que notre société ces questions sont en train de mûrir comme jamais. Et notre peuple se heurte à ce qu’il perçoit comme des impasses. Nous nous pouvons l’aider à les lever.

3- L’enjeu majeur, c’est la crise, la réponse à celle-ci. Et donc comme on vient de le voir, nos réponses originales.

Nous voulons riposter et construire, avec des propositions précises et un projet.

Il ne suffit pas de dire « c’est le capitalisme », cela reste flou pour les gens. La question sur laquelle avancer est surtout : où on l’attrape ce « capitalisme » ? comment ? Et on fait quoi à la place ?

4- Car il y a aussi la crise à gauche.

Comme causes de cette crise, il y a les échecs de la gauche et la faillite-dilution d’une partie de celle-ci dans le social-libéralisme, jusqu’au néolibéralisme proprement dit. Mais il y a aussi les changements profonds de notre société.

Face à la perte de repère qu’il s’ensuit, nous devons mener le débat vis-à-vis de la droite et de l’extrême-droite, mais aussi, surtout avec les gens comme on dit. Et bien sûr avec la gauche, dans un esprit unitaire pour agir à la fois sur sa refondation et sur son rééquilibrage.

Quels repères ?

Le duel Macron-Le Pen veut imposer un débat « identitaire » et « national ». Pour déjouer leur duel, nous devons imposer le débat « social ». Non pas un débat social « général », qui risquerait de nous emmener vers l’accompagnement social et le rafistolage, mais un débat social qui monte aux enjeux des entreprises, avec l’utilisation de l’argent et la perspective de la SEF, et d’une émancipation nouvelle.

5- L’économie sera une question fondamentale de la campagne, car la domination du capital est au cœur de ce qui taraude notre société. Prendre « à bras le corps » ces questions pour se libérer de la domination du capital et de la prétendue dépolitisation de l’économie, dépolitisation qui masque en fait une forme de dictature de la rentabilité financière. D’autant plus mortifère qu’elle serait invisibilisée.

M. Le Pen nous dit : le problème, l’obstacle, c’est l’autre, le voisin. Il attise le racisme pour monter les exploités les uns contre les autres en attisant toutes les oppositions possibles pour conforter toutes les dominations et cacher l’exploitation.

E. Macron nous dit, lui, le problème, c’est le coût du travail. Et avec la crise, il a démultiplié sa baisse par sa prise en charge par l’Etat au service du capital et la précarité d’emploi comme de vie progresse.

Les sociaux-libéraux, avec leurs différences, insistent sur un capitalisme vert et sur le revenu d’existence, minima social qui ne dit pas son nom. Cette combinaison amplifierait les deux crises de notre société, sociale et écologique, en laissant de côté l’immense enjeu des entreprises, d’une autre production et donc d’inverser les logiques sur l’emploi et la formation comme levier décisif, comme ressource à développer, et non comme coût à réduire à tout prix.

Jean-Luc Mélenchon, sur cette question, majeure de l’emploi, met en avant la formule de « l’Etat employeur en dernier ressort » ; c’est l’idée que si les entreprises ne créent pas d’emploi, eh bien l’Etat embauchera ! C’est une déresponsabilisation profonde des entreprises, du patronat et du capital ! C’est évacuer les contenu d’une véritable révolution citoyenne et institutionnelle, indispensable, sur l’utilisation de l’argent.

Car, surtout, la grande question c’est de conquérir des pouvoirs des travailleurs et des habitants (société civile et élus) sur les entreprises et les banques pour une émancipation nouvelle, sociale, écologique et humaine. Pour cela nous avançons des propositions précises d’institutions nouvelles pour l’emploi, la formation, la transformation productive et sur l’utilisation de l’argent des banques, des entreprises (profits) et de l‘argent public.

6- Avancer dans ce débat fondamental sur les idées et leur cohérence permettrait de marquer l’élection présidentielle et donc

  • L’intérêt de voter communiste aux élections législatives, pour conforter nos propositions
  • Pour développer le mouvement populaire ensuite et une construction de lutte

C’est ainsi que je vois le pacte de législature, si le rapport des forces le permet.

C’est pourquoi :

  • Il nous faut partir tôt, car la bataille d’idées est âpre pour réussir « marquer »
  • Il mener le débat sur la base de notre projet. Je me félicite que cette formulation ait fini par être intégrée hier soir en commission du texte, et je retire donc l’amendement que j’ai déposé avec Evelyne Ternant.
  • Cela veut dire, ne pas réactiver les collectifs anti-libéraux. Il ne faut pas de faille qui rendrait plus ou moins amovible la candidature communiste, au contraire de ce que proposent, même si c’est de différentes façons, l’amendement de Pierre laurent et celui de Isabelle De Almeida.
  • Enfin, il va nous falloir un effort collectif militant et de direction sur les idées et pour une organisation politique de la campagne, son suivi et son animation collective en lien avec nos apports originaux et avec le terrain.

III. Intervention D'Evelyne Ternant 

Notre conférence est placée devant un choix clair: une candidature communiste à la Présidentielle, avec la candidature du secrétaire national du parti, ou bien une «candidature commune» à gauche : quelle autre que celle de Mélenchon en réalité ?

L'unité du parti n'a rien à craindre d'un choix entre deux options non conciliables, mené au terme d'un débat démocratique : elle est menacée seulement lorsque le choix majoritaire des communistes n'est pas respecté.

Un candidat communiste, ce n'est pas pour nous faire plaisir et rappeler au monde que nous ne sommes pas morts. C'est parce que dans la situation de crise multiple et aiguë que nous vivons, la contribution communiste au débat public sur la sortie de crise est essentielle pour trois raisons:

1- remettre la question de la transformation sociale au centre, et faire reculer les divisions identitaires dont se nourrissent et les droites et l'extrême droite,

2-asssocier aux mobilisations des objectifs politiques transformateurs comme nous commençons à le faire sur la pandémie et les vaccins, ou sur l'énergie, ou encore avec les grandes batailles sur l'industrie.

3-refonder la gauche sur un socle d'affrontement avec la logique et les pouvoirs du capital.

Contrairement à ce qu'affirme Mélenchon, dans son dernier appel aux communistes, deux jours avant notre conférence, il n'est pas vrai que son projet et le nôtre se recouvrent «à 90% ou 95%»: Nous divergeons sur nombre de sujets, et non des moindres: les mesures contre le chômage, le financement de la Sécurité Sociale, le rapport aux marchés financiers, les pouvoirs des salariés dans les entreprises, le mix énergétique et son pilier nucléaire : nous divergeons au fond sur le processus même de transformation.

Notre campagne sera par nécessité une stratégie de différenciation et de confrontation avec les autres forces de gauche et des écologistes. Comment la conjuguer avec l'objectif de rassemblement populaire et des forces progressistes, notamment en vue des législatives ? Notre réflexion sur le sujet n'est pas aboutie, mais il est facile dès maintenant de repérer les chausses trappes qui seront tendues pour placer notre candidat sur un siège éjectable en cours de campagne: par exemple quelques députés en échange du retrait de la candidature (c'est ce que Mélenchon propose), ou encore des initiatives à prétention unitaire organisées pour disqualifier la légitimité de notre candidature, etc..

Nous devons donc nous engager aujourd'hui avec l'intention d'aller au bout de cette élection, si nous voulons la marquer de notre empreinte, et c'est avec ce moment politique où la nouveauté à gauche par rapport à 2012 et 2017 sera précisément la présence communiste, que nous pouvons espérer faire bouger les lignes, dans le débat populaire sur notre projet, et construire avec d'autres un rassemblement qui soit à même de sortir le pays de la crise.

IV. DENIS DURAND non prononcée

Le dernier mot va rester aux communistes lors de leur vote dans un mois, et c’est un point très positif et très fort, du point de vue de la qualité de notre démocratie comme du point de vue de notre efficacité politique.

Mais le vote d’hier n’est pas seulement une indication. Ce n’est pas l’opinion de 1 000 personnes qui ne représenteraient qu’elles-mêmes. C’est le résultat d’un processus démocratique qui a pu avoir lieu malgré l’obstacle de la pandémie ; C’est l’expression valable de tout le Parti : six cents contributions individuelles et collectives reçues par la commission de transparence, des débats dans toutes les sections qui ont pu se réunir etc.

Cela doit à mon sens avoir deux conséquences.

La première est immédiate, elle porte sur le bulletin de vote. Je suis pour que la deuxième option figure sur ce bulletin, pas seulement parce que la démocratie comporte comme condition essentielle le respect des minorités mais parce que cette mention permet de poser clairement le problème qui fera l’objet du vote des communistes. Mais son statut n’est pas le même que celui du texte qui a été adopté par le Parti à travers la décision de sa conférence nationale, et qui, à l’heure où nous parlons, n’a pas le statut d’option mais de décision. Je suis sur ce point d’accord avec Danièle Trannoy. Il conviendrait donc d’écrire clairement que l’« option 1 », ou plutôt le choix 1, a été « adopté » par la conférence nationale et que l’ « option 2 » a été « rejetée ».

La deuxième porte sur la nature de la campagne présidentielle que nous allons mener si le vote du 7 mai confirme les choix d’aujourd’hui.

Le choix largement majoritaire d’affronter la bataille de 2022 avec une candidature communiste, fait par la conférence nationale, est un choix du Parti, de son corps militant, des idées qui font son unité. Cette capacité militante et ces idées seront notre principale force dans la campagne. Il faudra en tenir compte, s’assurer que la campagne est celle non pas d’un candidat isolé mais de tout le Parti.

V. Intervention de Amar Bellal

Mon intervention lors de la conférence du PCF de ce WE , prise de parole le samedi matin :"Au préalable je voudrais réagir au propos exprimé il y a quelques instants concernant l'antiracisme et le parti , dans l'intervention de Mehdi Mokrani. Il se trouve que moi aussi, de par mon nom -Amar Bellal-, je fais aussi partie des gens dans la population exposés au racisme ou susceptible de le subir. Et pourtant, bien que m'appelant -Amar Bellal-, je ne partage pas du tout les propos et la vision de -Mehdi Mokrani- ni de -Mina Idir- exprimée dans sa lettre de démission, et plus particulièrement leur jugement négatif sur les positions du PCF vis à vis de l'antiracisme. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il n y a pas un bloc monolithique de tous ceux qui sont exposés au racisme et qui penseraient de la même manière et détiendraient la vérité, et il est donc vain de prétendre parler au nom de tout un groupe, vain de tenter de condamner ainsi le parti en parlant au nom de tous les discriminés. Ce point est important. Et pour bien préciser ma pensée sur le sujet, je pense au contraire que l'évolution du parti sur la question du combat contre le racisme est positive : il ne se contente plus de dénoncer la droite et l'extrême droite, sans rien dire de précis sur certains problèmes bien réels sur lesquels nombre de nos citoyens s'interrogent, et il met un contenu de classe dans ses propositions et son expression contre le racisme. En cela les derniers communiqués de presse produits sont équilibrés, ils dénoncent à la fois l'instrumentalisation de la droite et l'extrême droite de problèmes plus ou moins réels, plus au moins exagérés, et ils replacent le combat antiraciste dans un cadre républicain et universaliste , terrain qu'a trop longtemps délaissé la gauche ces derniers temps au point que cela est devenu un marqueur de la droite, ce qui est assez dramatique politiquement (par exemple la laïcité). (Sur la commission anti raciste du PCF : je ne l' ai pas dit lors de la conférence, mais mon nom a été retiré de la liste mail de cette commission, comme pour d'autres camarades , et malgré nos demandes répétées d'être réintégrés à cette liste, nous sommes toujours tenus à l'écart, certainement à cause de nos idées. Nous avons alerté à ce sujet la direction du parti du fonctionnement si singulier de cette commission, tout le monde est donc au courant, tout peut être vérifié. La aussi, présenter la commission antiraciste comme une commission pluraliste, représentative de la diversité des opinions dans le parti, et qui serait victime d'un ostracisme et d'une censure insupportable, est tout simplement une manipulation et une opération politicienne interne grossière : c'est un groupe de quelques camarades qui rédigent des textes et qui veillent soigneusement à écarter toute personne ne partageant pas leurs visions des choses.) Pour en revenir aux présidentielles et législatives, même si le combat contre le racisme est aussi un des enjeux. Je pense que nous sommes en train de faire le bilan d'une expérimentation de 10 ans qui est un échec. La gauche n'a jamais été à un si faible niveau, et même si on considère une candidature unique de toute la gauche c'est à dire PCF, LFI, EELV, PS etc. … si toutes ces forces mises bout à bout se rangeaient derrière Jean Luc Melenchon , cela ferait au plus 15% d'après les sondages, et si c'est Anne Hidalgo cela tomberait à 11%. On comprend au regard de ces chiffres que le problème est bien plus profond et bien plus grave que celui qui pourrait être résolu par la simple baguette magique de la candidature unique et qui permettrait de déjouer un duel Macron/Le Pen …Le quinquennat de Hollande est en grande partie responsable de ce désastre, mais Mélenchon a aussi une grosse responsabilité, et nous aussi indirectement pour avoir fait le pari de sa candidature à deux reprises et pour avoir trouvé pertinent politiquement de le mettre en avant en imaginant un scénario semblable aux processus qui ont eu cours en Amérique Latine. José Fort dans un de ses textes remarquables avait dit de Mélenchon qu'il aurait pu devenir le José Mujica de la gauche française (ex président Uruguayen)... il aurait pu oui ...Au lieu de cela nous avons vécu 10 ans de provocations, d'outrance, d'actes de division et de vexation. Loin d'être un José Mujica, Mélenchon n 'a pas été au RDV de l'histoire de la gauche, au lieu de la rassembler, il l'a même très affaiblie et en a incarné son aspect le plus caricatural. Notons que je parle ici de Mélenchon, pourtant ce mot est devenu curieusement tabou chez ceux qui défendent l'option contraire à une candidature communiste. C'est signe d'un malaise devant un nom qui est devenu repoussoir chez les communistes. Or nous savons que c'est bien de Mélenchon dont il s'agit quand on évoque l'éventualité de suivre une autre candidature hors du PCF, car il ne retirera pas sa candidature. Cela ne suffit pas de dire qu'on peut faire autrement, il faut dire comment et concrètement, et aussi dire que c'est de Melenchon dont il s'agit, en toute transparence. Citons Albert Einstein : « La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent ». Je pense qu'on est en plein dans ce processus, nous voulons répéter 2012 et 2017 , en s'attendant à un résultat différent. En effet depuis ces dernières semaines, nous entendons à peu près les mêmes arguments entendus en 2012 et les mêmes qu'en 2017, pour ne pas présenter de candidature communiste. En 2012, cela pouvait se défendre, car nous ne connaissions pas tout à fait Melenchon, un tel pari pouvait se tenir et les arguments l'entourant ... mais aujourd'hui on sait ce qu'il en est, on sait que cela ne marche pas ...C'est pour cela que j'ai la conviction que c'est bien une candidature communiste, comme celle de Fabien Roussel, qui sera le plus à même d'ouvrir le jeu politique, une candidature qui rajoutera des voix à gauche et qui n’en retirera pas, et qui ira chercher les abstentionnistes, c'est de cela dont nous avons besoin, redonner une dynamique dans les débats centrés sur des thématique de gauche, et non sur les thématique de droite et sur le terrain identitaire."

 

VI. intervention de Nicolas Marchand.

Les arguments contre la candidature communiste ressemblent à ceux qui nous ont déjà conduit à l'effacement, mais surtout il y a une grave sous-estimation de la crise: quand il en est question, elle est « sanitaire », « démocratique », « idéologique », «terrible » … mais, jamais, crise systémique du capitalisme.

Sous-estimer la crise mène à une vision limitée du contenu du projet sur lequel il est proposé de rassembler.

Si on ne traite pas de l'urgence, pour tout progrès, de transformations dans l'économie en même temps que d'avancées sociétales, de mesures pour commencer à s'émanciper de la dictature du capital, pour une prise de pouvoir des travailleurs et des citoyens sur les entreprises et les banques pour changer les gestions et l'utilisation de l'argent, on élimine, certes, des obstacles pour un socle commun, qu'on pourra dire « de rupture » … mais rupture avec quoi et comment ?

Ainsi une tribune d'une trentaine de camarades, dont l'initiateur de l'option 2, avance comme socle commun, une 6eme république, « un changement de régime », idée reprise hier dans l'Huma. Ah ! Et pour s'attaquer à un changement de système ? On verra plus tard ?

Où ira-t-on, si, pour unir à tout prix une gauche dominée par les idées sociales démocrates et sociales libérales, on remet à plus tard la mise en cause du capital ? Vers un ralliement à une promesse de « sous-état providence », comme un « revenu d'existence » s'accommodant du chômage, laissant les mains libres aux fauteurs de crise, pour baisser le coût du travail et spéculer ?

Et déboucher, comme candidat unique, sur un variant, plus ou moins gauchi, de Hollande et de sa politique. Ce serait ça, donner de l'espoir ?

Faut-il oublier ce qui a mis la gauche hors jeu, produit Macron et Le Pen, détourné le peuple, notamment notre électorat, des urnes : l'incapacité ou le refus d'entreprendre des transformations radicales ?
Et cela alors que des développements explosifs de la crise du système (économie et civilisation), accentués avec la crise sanitaire, sont devant nous.

Oui il faut construire un rassemblement, mais sur un projet à la hauteur des transformations nécessaires.

Cela appelle un renouvellement idéologique, l'avancée, dans le peuple et à gauche, des bases nouvelles d'une perspective unitaire, suffisamment transformatrices pour ne pas être voués à buter à nouveau sur le mur du capital, faute de s'être donnés les moyens de le vaincre.

C'est cela qui fonde la nécessité de notre candidature, dans la seule campagne qui permet de promouvoir les propositions communistes, leur radicalité réaliste originale. C'est le seul moyen de frayer le chemin d'une perspective digne de ce nom, une perspective unitaire transformatrice.

L'enjeu n'est pas partisan; c'est le devenir du mouvement populaire et de la gauche, sa capacité à affronter le capital, la crise inédite de son système. Un enjeu de classe. Nous allons subir d'énormes pressions, et il ne faudra en aucun cas renoncer. Ni donner le signal que nous serions prêts à renoncer, comme y invitent les amendements de Pierre Laurent et Isabelle De Almeida. Cela priverait notre décision de toute crédibilité, au risque même de la réduire à une démarche politicienne.

 

DE NOMBREUSES AUTRES INTERVENTIONS NOUS PARVIENNENT DE

"EN AVANT LE MANIFESTE"

QU'ON PEUT LIRE, SUR :    https://enavantlemanifeste.fr/

 

******

VOIR AUSSI, le déroulement et les VOTES : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/conference-nationale-pcf-10-et-11-avril-2021.html

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 10:09

 

COMMUNE DE PARIS

"La Guerre civile en France"

 

Parmi les nombreux ouvrages parus sur LA COMMUNE DE PARIS DE 1871, en voici un à ne pas négliger.

Marx a suivi de Londres les évènements de la COMMUNE ou jour le jour, informé par les militants du mouvement ouvriers, la presse, les courriers.

Il en a tiré une analyse de classe. Sur l’évènement. Sur l’enseignement que le mouvement ouvrier pouvait en tirer à court et long terme. Certes, le mouvement du Monde d’aujourd’hui est à mettre en relation avec cette leçon d’histoire d’hier, sur tous les plans.

Mais on ne peut contourner la richesse de cet ouvrage.

Il me parait plus simple, pour en donner une idée, de l’ampleur et du détail, de joindre tout simplement la table des matières.

 

 

Pour lire l'image agrandie : clic DROIT sur l'image puis "ouvrir l'image dans un nouvel onglet"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

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