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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 18:28

 

Conférence inaugurale d’Yves Schwartz

Rencontres Philosophiques de Langres.

 

Bonjour à toutes et tous, 

Les rencontres de philosophie de Langres avait pour thème le travail cette année, et c'est Yves Schwartz qui a été invité à faire la conférence inaugurale. Avec son accord et avant la diffusion par les organisateurs, vous trouverez son texte en primeur et en pièce jointe. 

Bonne journée,

Pour le collectif, 

Christine MARTIN

 

Un concept. Depuis 2011, Langres accueille les Rencontres Philosophiques de Langres (RPL), qui font partie du Plan National de Formation du Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse à destination des professeurs et inspecteurs de philosophie. www.rencontres-philosophiques-langres.com

 

Conférence inaugurale d’Yves Schwartz.

Travail et usage de notre faculté des concepts

 

Chers collègues, bonjour à toutes et tous. Merci aux organisateurs-trices et à la magnifique ville de Langres pour cette si belle manifestation annuelle. Merci à l’Inspection Générale de m’avoir invité et fait l’honneur -redoutable- de présenter une conférence inaugurale. Pas facile d’introduire à cette série de séminaires et de conférences si riches, sur le thème général finalement si « piégeux » qu’est le travail. Avec l’assentiment de Monsieur le Doyen F.Burbage, et pour éviter un exposé trop impersonnel, j’ai préféré essayer de répondre synthétiquement à partir de mon histoire personnelle à la question : qu’est-ce que le travail change à la philosophie ? De quelle manière le travail invite-t-il à déplacer quelque chose, et quoi, dans la philosophie ?.........

 

......SUITE SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/LANGRES_6.10.22_.pdf

 

 

************

VOIR, du blogueur : EXPERIMENTUM MUMDI.

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/10/experimentum-mundi.html

 

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 11:17

 

Experimentum mundi 

 

Je vais utiliser une image tout aussi grossière que la représentation que se faisaient les philosophes atomistes antiques par rapport aux connaissances actuelles sur l’astrophysique, les sciences chimiques et des corpuscules, la biologie et la micro et macro-biologie, la génétique et l’ « épigénétique » etc… le tout dans le substrat et superstrat sous-jacent de l’étude ontogénétique et phylogénétique et historique de l’homme.

 

Le mouvement général, global, de l’univers est constitué d’une infinité de mouvement particuliers. Le mouvement de la société humaine et le mouvement de l’homme individu de l’espèce dans la société humaine constituent eux-mêmes une infinité de mouvements particuliers dans l’espèce, dans la société, dans l’individu et dans tous les éléments de l’individu constitué en entité « provisoire », de la société constituée en entité, de l’espèce et de la nature et leurs mouvements.

 

Tous ces mouvements constituent l’unité de l’infinité des forces contraires qui les animent, l’unité et l’identité des forces contraires. Tous ces mouvements constituent une unité organique des forces contraires dans l’infinités des mouvements de l’univers.

 

Les mouvements de l’univers forment une constitution mouvante de l’univers et l’unité de la transformation-évolution-développement ; forment l’unité de la croissance-complexification-condensification des éléments de la croissance eux-mêmes, des corps-entités dans l’univers-entité ; forment ainsi la croissance de l’unité de la croissance-condensification organique des éléments et des forces contraires : mouvement de la conscience de la nature sur elle-même dans le mouvement global de croissante-condensification de la nature. Pardon pour cette phrase !

 

Dans la représentation du mouvement-croissance-condensification, on parle à juste titre, à mon avis, de mouvement en spirale. Au-delà de cette image élémentaire, Ernst Bloch a développé dans « Experimentum mundi », une autre série d’images en unité de représentation du mouvement de la nature physico-mentale que constitue le processus de la conscience de la nature sur elle-même qu’est le mouvement d’une espèce pensante et leur unité organique.

 

On peut utiliser cette image représentation du mouvement global de l’univers et du mouvement global de l’humanité dans le mouvement global de la nature, en y incluant bien sur la multitude possible d’échecs du mouvement, des destructions, des régressions et formations processuelles des autres mouvements le « complétant » ou s’y « substituant » dans le mouvement général. « Le chant et le champ général ».

 

Imaginons pour cela des ondes très courtes, courtes, moyennes, longue et très longues se superposant, à la façon des modulations d’amplitude de la radiotéléphonie primitive, le tout sur une courbe ascendante, un axe ascendant constituant ensemble cette drôle de « spirale » complexe. De cette image, on peut peut-être tirer l’unité des forces physique diverses « fortes et faibles » dont les merveilleux chercheurs, merveilleux en effort, ténacité, imagination et rationalité, mais en défaut historique, du moment historique, de synthétisation possible, ne réussissent pas à constituer l’unité organique et contradictoire.

 

Dans cette superposition de courbes, il y a, en ce qui concerne la société humaine :

L’état historique des forces productives, les lois économiques du système historique de développement des forces productives, les mentalités constituées par les lois économiques du système historique de développement en unité contradictoire avec L’état historique de force productives, ET LEURS AUTONOMIES RELATIVES.

Le développement de la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital, avec la composition organique du capital (croissance du capital constant dans le capital CC-CV-PV) cela fait partie unie du développement contradictoire du système et du développement-croissance de ses contradiction antagoniques et organiques dans la contradiction antagonique Capital/Travail et idées historiques et dominantes qui « en découlent » en unité, inconscience et conscience du processus inconscient social et interprètes positifs de ce processus ; et cela constitue une unité à transformer en santé suffisante, un « Experimentum mundi » .

 

Marx a souligné, de façon originelle et originale à la fois « la ‘force matérielle’ que constituent LES IDEES quand elles s’emparent des masses » et « l’ autonomie historique des idées par rapport aux conditions historiques qui les ont constituées », et donc la complexité du mouvement de la société humaine et la difficulté de saisir dans le passé lointain et immédiat ce mouvement et les conditions d’influer consciemment sur ce mouvement.

En ce sens, Lénine disait que le bond initial (qui ne s’est pas achevé, au sens du provisoire, historique, dans le mouvement ascendant possible) constitué par la révolution d’Octobre était soulever une plume par rapport aux transformations à initier dans une société capitaliste avancée et sa démocratie relative, limitée, excluant la démocratie généralisée de l’homme producteur, mais réelle.

Finalement on peut dire que la révolution d’octobre est aussi un inachèvement de la révolution Française « de 1789 » et des révolutions bourgeoises en général, de ses forces productives, de son organisation du travail et du mouvement de ses mentalités en bond inachevé de même. Et que l’industrialisation n’est que les prémices d’une nouvelle « étape » macro du développement-complexification humain productif de biens « matériels et moraux », au même titre que la révolution du néolithique et l’introduction de l’accumulation privée dans l’organisation de la Cité dont nous héritons les contradictions antagoniques finales et possiblement mortelles.

 

Car, enfin, les prémices de l’automatisation numérique généralisée et mondialisée (dans la faussement dite « intelligence artificielle »), des activités contraintes, libération possible de la mesure du temps de travail comme mesure de la valeur, et croissance exponentielle des valeurs sans dimension, est bien un nouveau saut macro possible à accomplir, constitué de l’accumulation micro, au même titre que le saut de l’agriculture, et de sa transformation des subsistances par le travail de transformation du travail, ses capacités de surproduit et d’échange, ultra-multipliées dans l’automatisation numérique si réussie.

 

Ceci nous ramène à notre hypothèse de base, le rôle et l’unité des lois du système économique dans la formation des mentalités et les conditions de transformation en unité organique de leur unité organique.

La transformation qualitative de l’achat de la force de travail, base de l’étude contenue dans le « Manifeste de 1848 », la transformation de la dichotomie Valeur marchande/Valeur d’usage, le cycle de reproduction sociale dans le cycle « Argent capital-Marchandise capital-Argent plus’ Capital (A-M-A’), l’abolition-dépassement-dissolution-recomposition qualitative de la valeur « V abstraite monnayée = (CC+CV+PV)/temps de travail concret» dans La Valeur « sans dimension ».

 

IL s’agit de « débloquer » le cycle de reproduction élargie de la société que le système bloque.

 

Ceci nous ramène aussi à l’initiation du processus de libération de l’achat de la force de travail, base du capitalisme, différent des systèmes esclavagiste ou féodal ou asiatiques etc., d’exploitation de la force travail qui ont formé aléatoirement et causalement dans l’infini diversité des mouvements de la société, l’état présent d’exploitation de la masse des activités humaines sous le joug de la concentration mondiale du capital et de ses pouvoirs, en commençant par celle du salariat sous ses formes anciennes et nouvelles, englobant in fine, aussi, le travail « uberisé » ou « libéral » ou de la petite et moyenne propriété de production et d’échange :

Initiation et un développement-complexification-croissance possible formés par La SEF, Les Fonds financiers démocratisés, le crédit sélectif, les DTS monnaie universelle, et les droits du travail développant une démocratie de l’homme producteur du « que, quoi, comment produire », antichambre d’un communisme développé, mise en commun qualitative de la construction physique et mentale en unité du « lit de Platon-Société entière », mouvement continu de l’appropriation en santé suffisante de la nature ; et de l’univers dans la recherche commune des subsistances et ce que cette recherche contient de conscience de la nature sur elle-même, en rapports contradictoires et dialectiques.

 

Pierre Assante. 30/10/2022 06:52:13.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 20:52

 

 

Toute avancée de la société est précédée par un grand débat théorique sur les conditions de transformation-progression en santé suffisante. P.A. 26/10/2022 09:02:02.

Ce colloque contient aussi 3 interventions de Paul Boccara.

 

JACQUES MILHAU

Autogestion et connaissance.

 

Extrait de « L’Autogestion. Une stratégie révolutionnaire. Une démarche au présent. »

COLLOQUE de 6-7 et 8 juin 1980.

Institut de recherches marxistes (I.R.M.).

331 pages. 3° trimestre 1980.

 

 

« … La perspective offerte à la lutte et aux avancées vers le socialisme démocratique et autogestionnaire est celle d’une nouvelle croissance, d’une nouvelle figure historique de la culture. Elle a pour condition le développement, l’intervention massive des travailleurs prenant en main leurs propres affaires à tous les niveaux, sans déléguer le soin à personne de s’en occuper …. »

 

SUITE SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/JACQUES_MILHAU._AUTOGESTION.pdf

(L’intervention de Jacques Milhau commence en bas de la page 279 jusqu’en page 285).

 

CAHIERS D'AVRIL 1982

 

 

 

VOIR AUSSI "CETTE DESTRUCTURATION CONTIENT ..."  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/10/cette-destructuration-contient-a-la-fois-le-murissement-pourrissement-du-systeme-economique-et-social-et-une-transition-vers-une-mondialisation-en-sante-suffisante-pour-la-poursuite-du-processus-humain.html

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 11:08

 

PENSEE et MATIERE

 

Dans « Matérialisme et Empiriocriticisme » (1908, publié en 1909), Lénine développe en quelques lignes une controverse amicale avec Joseph Dietzgen sur ce sujet. Il le met en garde sur la formulation de la matérialité de la pensée. En effet, dans le concept de « matérialité de la pensée », il y a le danger d’assimiler la pensée à une intervention tangible, directe, sans intermédiaire social, sur la matière.

Si elle n’a pas un effet tangible elle a un effet au sens par exemple de Marx disant que lorsqu’une « idée s’empare des masses, elle devient une force matérielle ».

Mais pour aller au-delà de l’analyse et non d’une « spiritualité religieuse idéaliste » il est bon, à mon avis d’indiquer que la pensée est un mouvement de la matière, un processus social qui traverse, à double sens, la personne et la société dans leurs rapports dialectiques réciproques, le tout étant SOCIAL.

Social progressiste et-ou social régressif, conservateur, réactionnaire, tout dépend du contenu de la pensée et du rapport qu’elle entretien, dans ses infinies nuances et ses résistances au mouvement ou au contraire créateur de « ruptures », bonds discrets microS et macro (quantum, quanta) de qualité dans le mouvement continu de la société.

Ce que fait Dietzgen, ouvrier autodidacte formé au socialisme et au matérialisme : il affirme à sa façon et à son temps historique, le mouvement corpusculaire, du cerveau, ses « enregistrements », ses liaisons, leurs mises en croissance-développement et cohérence-condensification mentale, psychique, en fonction des problèmes de vie à résoudre ; ce que nous comprenons mieux, ou pouvons comprendre mieux aujourd’hui avec nos connaissances neurologiques, psychologiques, ergologiques, etc.

De plus il me semble, par rapport aux idées de ce début XXIème siècle que l’affirmation de la matérialité de la pensée, par apport à ces nouvelles connaissances ne pose pas problème (et au contraire sont utiles et opérationnelles dans la construction sociale et celle des utopies opérationnelles en unité, anticipatrices, la construction « mentale et physique » du « lit de Platon » au niveau de toute la société), à un idéaliste croyant intelligent plutôt qu’à un matérialisme mécaniste stupide…. (Lire Ernst Bloch).

L’être :  le nôtre ; le causal ; l’aléatoire ; l’énigmatique.

Quant à Lénine lui-même, s'il est un remarquable penseur et acteur de son temps, des évènements et constructions de son temps, remettant sans cesse en chantier ses analyses en fonction du mouvement d’expérience, le léninisme dogmatique appliqué a pourvu au stalinisme, ce contre quoi Lénine lui-même mettait en garde, en soulignant par exemple l'excessive russification du mouvement communiste par les bolcheviques eux-mêmes.

P.A. 25/10/2022 11:14:29.

 

Je reprends ci-dessous un article du 04/04/2022 08:21:58.

 

 

CARLO ROVELLI DANS « HELGOLAND », REMET EN SELLE, ME SEMBLE-T-IL, L’EMPIRIOCRITICISME, MACH, BOGDANOV.

 

Carlo Rovelli dans « Helgoland », Editions Flammarion, 2021, remet en selle, ME SEMBLE-T-IL, l’empiriocriticisme. Cette démarche de ce grand scientifique et intellectuel progressiste est dommageable, selon moi. Si j'ai bien compris, ce qui n'est pas absolument certain, mais....

 

1. De la santé relative des mouvements mentaux qui constituent la conscience dépend la santé relative de la personne et de la société en rapports dialectiques, relation, interactions réciproques multiples conscientes et inconscientes, organisées, réorganisées, interférées, entreférées socialement et "naturellement". D'où le rôle d'organisation d'un mouvement conscient du processus inconscient. 

Besoins vitaux, simples et complexes en unité et mouvement de la conscience constituent une unité. Une entité en transformation permanente, relativement saine ou pas de mouvements du mouvement de la pensée.

L’unité des mouvements d’une entité « physique et mentale » dans le mouvement global d’une espèce pensante, est constituée, comme tout mouvement, de forces contradictoires, de leur unité et de leur identité.

Penser l’identité et l’unité des forces contradictoires et des contradictions, les objets et des entités contradictoires, leur identité et leur unité, est un mouvement de dépassement de la préhistoire humaine dans laquelle nous vivons encore, un mouvement de l’action collective, dépendance et autonomie pour la santé relative du rapport travail libre, désaliéné, et besoins sociaux, nécessité et liberté en mouvement de développement complexification qualitative.

La pensée est un mouvement particulier de la matière. La conscience de même.

Toute interaction entre les objets, entités constituées et-ou en relative formation-dissolution-reformation, normalisation-dénormalisation d’ensembles, de sous-ensembles, d’inclusions etc…, mouvement particulier de la nature, ne sont pas des sensations. Les sensations, dans l’acception « pure » du terme,  sont une realité propre à une espèces pensante.

On ne peut assimiler perception biologique « simple » et perception biologico-pensante, bien qu’il s’agisse dans les deux cas d’interaction simple et-ou complexe comportant toutes les propriétés de la structure fine de la nature dans le mouvement général de l’univers, micro , macro, cosmique, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, universel.

Une entité constituée dans le mouvement de la matière est à la fois dépendante et autonome de tout le mouvement de la matière, possède une autonomie relative dans le mouvement de la matière. C’est le cas de l’homme lui-même, évidemment (1).

Il y a une « frontière » de contact relative entre l’entité et « le reste » de la matière.

La conscience construit, à partir d’un type, d’une forme particulière d’organisation de la matière vivante, pensante, des « organes » dans l’évolution de cette forme d’organisation, interactions sociales des individus d’une espèce pensante.

 

2. L’assimilation que font Mach et Bogdanov entre interactions, indifféremment du type d’organisation de la matière et du type d’entité, du type d’indépendance-autonomie, est une réduction simpliste et usurpatrice .de l’observation de la réalité à une seule observation généralisée de façon erronée.

Lénine à tout à fait raison, selon moi, de « classer » l’empiriocriticisme dans la pensée philosophique dite idéaliste (2), celle qui nie l’indépendance de la matière de la conscience dont on en a, même si la pensée, mouvement matériel , mouvement de ma matière,  est un mouvement particulier de la matière d’une organisation particulière de la matière, pas n’importe laquelle, issue d’une évolution-complexification particulière de la nature ; à la fois générale et particulière dans les entités ayant leurs propres relations internes dans les relations « organiques » globales de la matière, relations internes et relations externes en unité. Pas simple, à observer, saisir, com-prendre, évidemment.

Lénine a raison, selon moi, de souligner la complexité de l’affirmation de la matérialité de la pensée, affirmation de Dietzgen citée dans « matérialisme et empiriocriticisme » (Lénine, 1909), et la confusion qu’elle peut induire, malgré sa justesse, à la limite, entre la conscience de l’indépendance de la « réalité extérieure » par rapport à la conscience de cette réalité ET croyance de la « fabrication » de la nature, de la matière, par la pensée, conception philosophique idéaliste Berkeleyenne.

Le rapport entre pensée et transformation de la matière, est lié au besoin de subsistance de l’homme -par son travail-, de son existence, de la société. La négation de ce lien produit une désadhérence conceptuelle sans retour, une neutralisation-destructive de la capacité de de conceptualisation.

Mach et Bogdanov, finalement, isolent mentalement, artificiellement, la constitution de concepts des causes et des effets de l’existence et développement de ces concepts. Ils procèdent à une désadhérence conceptuelle « sans retour » à la réalité et aux besoins qui ont constitué et constituent l’évolution de l’homme, de la pensée, de la conscience, de la société en rapports réciproques, dialectique, en interaction avec la nature et avec lui-même, mature  « dont il en est ».

La capacité d’abstraction, d’invention, de construction du « lit de Platon » et de l’organisation sociale, chez Bogdanov, quelle que soient ses qualités propres intellectualo-sociales, perd le lien, malgré les apparences et les actions concrètes, d’avec la complexité de la réalité. Sa complexité apparente de pensée y est illusoire, erronée dans et par la généralisation d’observations sans distinction des types de mouvements observés.

 

3. Le retour  des scientifiques du XXIème siècle, et avec eux, de la société, consciemment ou pas, vers Bogdanov est un effet de l'extrême parcellisation du travail et de la recherche dans l’organisation capitaliste de la production et de l’échange, dans l’apparence trompeuse de la réalité que donne l’imbibition idéologique de la société par l’échange concret des biens dans le cycle A-M-A’, son accumulation de capital, particulièrement de capital mort cristallisé et de capital constant, et la suraccumulation-devalorisation du capital qui en est issue, son extension extrême paroxystique qui constitue la  crise générale et la fin de vie du système et le besoin vital de son dépassement.

Le retour  des scientifiques du XXIème siècle, et avec eux, de la société, consciemment ou pas, vers Le « fantôme » actuel de Bogdanov est une excroissance du structuralisme et une insuffisance de synthétisme et de collaboration,  de coopération des champs de recherche ;  comme des champs d’activité humaine en général, dichotomisés par l’organisation capitaliste des rapports sociaux sous la domination de plus en plus réduite en nombre de possesseurs et décideurs du mouvement du capital, de sa centralisation contradictoire, et ses tensions, de la financiarisation de son mouvement.

Le gonflement du capital financier par rapport à la création de valeur issu de l’activité industrieuse, les marges immenses fournies par une productivité issue de la révolution scientifique et technique, de sa mise en œuvre et des limites pratiques et de sa mise en œuvre dans les contradictions du taux de profit, ET le gonflement des handicaps socio-mentaux qui nous habitent, vont de pair.

Le retour  des scientifiques du XXIème siècle, et avec eux, de la société, consciemment ou pas, vers Le « fantôme » actuel de Bogdanov  est du même ordre que celui du début du XXème siècle lors des avancées de la connaissance des « structures fines » de l’univers, renouvelées à un stade « supérieur » des observations, expériences et connaissances non achevé historiquement, c’est-à-dire non achevé par rapport au « niveau nouveau atteint » en rapport avec le niveau atteint d’évolution-complexification du processus humain, social.

Bogdanov et Mach, prétendant à un dépassement des limites sociales institutionnalisées et des dogmatismes conjoints, et à un développement permis par la libération de ces dogmatismes, un rejet de tout dogmatisme, ne font qu’en créer un autre qui n’a rien de nouveau, qui est une extension du dogmatisme ordinaire ; un autre bien plus insidieux au service de l’abstraction organique d’une société de classe dans laquelle l’abstraction que constitue l’argent, représentation de la valeur marchande des objets concrets et abstraits produits, formés en capital, réduit considérablement la connaissance et l’expérience de la réalité aux fonctions du système économique dont la poussée propulsive s’éteint.

C’est d’une autre poussée propulsive dont il est besoin, celle du "communisme complexe", c’est à dire réel à imaginer et à construire dans l’exploration des chemins, et non des expériences du "communisme grossier" déduit et réduit à la pesanteur renouvelée du passé ; celle du communisme dans lequel les rapports entre entités pensantes ne se fera plus à travers celui, réducteur de l’argent et son accumulation, mais à travers une autre représentation en santé relative nécessaire à tout échange concret, représentation faisant partie, en unité contradictoire avec tout échange concret de production « matérielle et morale ».

Le suraccumulation-dévalorisation du capital a son corollaire mental dans la suraccumulation-dévalorisation des capacités humaines non employées dans le système d’échange du cycle A-M-A’.

 

4. La mise en garde de Lénine à Dietzgen -Dietzgen dont je partage la définition de la pensée, malgré l’extension de définition qu'elle contient et les problèmes de confusion qu’elle peut susciter-, cette mise en garde comporte aussi et cependant, prise étroitement à la lettre, complémentairement et contradictoirement, naturellement,  un risque de simplification réductrice concernant la conscience de la conscience, son rôle-miroir des gestes, de l’activité humaine à travers lequel le travail se développe, se complexifie, et permet de passer à un nouveau système d’appropriation en relative santé de la nature par l’homme, « l’homme qui en est », de la matière. Ouf ! Longue phrase insécable sans dommage conceptuel…

 

Pierre Assante. 04/04/2022 08:21:58.

 

(1) C’est ce qui est posé dans la controverse entre volonté de l’homme et volonté divine par les théologiens, dans le cadre étroit des mythes et leur institutionnalisation qui constitue les religions dans la société marchande, de droit et de classe, de sa constitution primitive à sa composition finale pourrissante.

(2) Malgré l’affirmation contraire de ses auteurs.

 

Article inclus dans :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 10:13

 

Pour un DEBAT PHILOSOPHIQUE et RELIGEIUX, civilisé et de classe sociale.

 

Evidemment le mode de représentation de la réalité par concepts et systèmes de concepts (scientifique, philosophique, religieux et rapports réciproques et dialectiques, rapports inconscients, semi-conscients et conscients en unité) ET mode de production (et d’échange) ont un lien : l’interprétation consciente du processus social inconscient en dépend.

De même les conflits qu’ils provoquent, plus ou moins civilisés, entrant dans le mouvement de progression de la conscience humaine sur elle-même et sur la nature dont elle est partie organique.

 

Les Débats de représentation de la réalité, élément tout autant que la technique et les cultures qui y sont liées en amont, font partie de la lutte de classe. La lutte de classe ce n’est pas une conséquence des intérêts divers des diverses couches sociales comme l’idées stupide et partisane des droites se répand. La lutte de classe est déterminée par la vente et l’achat de la force de travail, devenue aujourd’hui globale dans la concentration mondiale du capital, sa financiarisation, ses pouvoirs d’usage et de mouvement du capital en fonction du critère exclusif P/C.

Le mode de représentation de la réalité, dans la crise de baisse tendancielle du taux de profit, et des lois qui la contrecarrent de moins en moins, de suraccumulation-devalorisation du capital, ce mode de représentation est en crise de même, aggravée et source de conflit entre pauvres et exploités, des plus défavorisés socialement aux couches moyennes basses et hautes.

 

Le débat sur la laïcité, sur la place des religions, sur les « guerres de religion », est tronqué car il ne relie pas RESOLUTION des besoins de survie et de développement de la personne et de l’humanité qui est le cœur de l’humanisation depuis l’invention du travail par l’espèce humaine, la transformation par l’action humaine de la nature AVEC la réponse à son besoin de subsistance matérielle et morale.

 

Cette dichotomie liée à la dichotomie Profit/Besoin, Travail/Besoins elle-même conséquence de la vente-achat de la force de travail rend le monde humain plus fou que jamais : toute activité n’est plus liée au besoin de subsistance mais à l’enrichissement particulier dans le cycle A-M-A’, ses limites de développement atteintes et les régressions généralisées induites.

 

Le débat civilisé, à l’instar du débat des « lumières » entre « élites du XVIIIème siècle, mais au « niveau » global et du contexte global actuel,  doit avoir lieu entre exploités, population du monde sous le joug du capital mondialisé, ses institutions, ses conflits, ses guerres. Au lieu de cela le capital place le débat entre lui et les exploités pour les ramener à sa vision faussée de la réalité, faussée par les lois de son système malade et mourant entrainant la société humaine avec lui et qui doit réagir pour vivre. Un débat entre exploités est un débat qui contient certes les conflits de classe, mais aussi le respect des personnes dans leurs diversités conceptuelles, c’est là la différence entre guerre idéologique Exploiteurs/Exploités qui s’introduit entre vendeurs de la force de travail, salariés et autres vendeurs au niveau global.

C’est ce qu’expliquait déjà « le Manifeste » de 1848. Il faut se remettre « à jour ».

 

Une fois (foi) de plus, les remèdes possibles en début de processus de guérison : Critère de gestion et de transition VA/CMF,  SEF, Crédits, Fonds, DTS, Droits du travail …..(voir Revue « Economie & Politique), de l’homme producteur-citoyen en unité com-répondant au processus de dépassement de l’achat de la force de travail,  l’activité libre, le dépassement de l’aliénation du travail productif et producteur, de la contradiction valeur d’usage/Valeur marchande.

 

24/10/2022 07:59:41.

 

CETTE DESTRUCTURATION CONTIENT ... :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/10/cette-destructuration-contient-a-la-fois-le-murissement-pourrissement-du-systeme-economique-et-social-et-une-transition-vers-une-mondialisation-en-sante-suffisante-pour-la-poursuite-du-processus-humain.html

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23 octobre 2022 7 23 /10 /octobre /2022 07:08

 

PAS BESOIN

 

Pas besoin du nucléaire pour faire sauter la planète humaine.

Il « suffit » de désorganiser la production et l’échange vitaux pour l’humanité.

 

C’est ce à quoi s’emploient frénétiquement les pouvoirs de l’argent-Capital dans la folle intention de gagner les uns sur et contre les autres, du local au mondial et du mondial au local, avec, fusionnellement, le pouvoir global de l’argent-Capital « au sommet », tous ensemble, organiquement, dialectiquement, et mondialement.

 

Le nucléaire peut être « la cerise sur le gâteau »…

 

Dire cela sans dire comment guérir cette maladie mortelle du pouvoir de l’argent ne suffit pas.

Guérir est-il possible ? Comment ? Et combien de temps pour guérir ?

 

« Indignarsi non basta » (s’indigner ne suffit pas) disait et écrivait l’italien Pietro Ingrao en réponse (1).

 

C’est pourquoi cette « indignation » a pour arrière plan ici et maintenant les propositions des économistes communistes de l’ "école marxiste de la régulation systémique", contenues dans « Economie et Politique », revue économique marxiste incluse dans l’action ouvrière et populaire, abondamment présente dans ce blog.

 

Dixi et salvavi animam mean.

 

Κασσάνδρα et tant d’autres disent encore aujourd’hui la même chose. Mais ces propos n’engagent que moi-même.

 

Pierino. 23/10/2022 06:52:15.

 

(1) « Aliberti editore » 2011.

 

 

"RETOUR A LA THEORIE",  RECUEIL PREDEDENT le recueil "DEMARXISATION" :

 1) http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

 2) http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 07:31

 

Cette déstructuration contient à la fois le mûrissement-pourrissement du système économique et social et une transition vers une mondialisation en santé suffisante pour la poursuite du processus humain

 

En 1917, alors que la Russie devenait ingouvernable, au dire de à « l’establishment russe alternatif au tsarisme » se déclarant incapable de gouverner, Lénine, au nom du parti ouvrier « majoritaire » se propose avec éclat de le faire ; et le fait par et dans l’alliance ouvrière-paysanne par l’arrêt de la guerre et la distribution de la terre.

La suite n’a pas été, comme chacun sait, « la Perspective Nevsky », mais a modifié le mouvement mondial de la société humaine, y compris bien sûr, celui des revendications des salariés des pays capitalistes avancés, sans réussir toutefois à réduire sa contradiction handicapante essentielle : la production et l’échange des biens nécessaires à la vie humaine à travers le cycle vicié A-M-A’ (1), aujourd’hui mondialement financiarisé, en voie d’automatisation numérisée limitée par lui-même, qui pourrait réduire le travail contraint au profit de la libre activité, mais mis à la disposition de l’accumulation du capital et non des besoins humains et leur développement-complexification « naturel ».

 

Aujourd’hui ,c’est le monde humain entier qui devient ingouvernable. Ce n’est pas par manque d’intelligence humaine, d’intelligence de chaque humain, entre autres de cadres de production et de gestion capables, mais parce que cette intelligence est mise au service de ce mode de production A-M-A’ (1) et sa guerre du profit, de tous contre tous qu’il induit.

 

Si les despotismes locaux et de zones de développement semblent conserver une certaine cohérence nécessaire pour que le mouvement de survie de la planète humaine ne s’écroule pas, c’est parce qu’ils constituent une forme de tentative-échec de résistance-construction à la mise en coupe-soumission totale du monde à ce cycle A-M-A’ et à sa maladie incurable de suraccumulation-devalorisation du capital qui bloque exponentiellement l’échange entre les humains, du mondial au local et du local au mondial, en rapports réciproques.

 

Un despotisme existe au delà de ses tares et crimes éventuels, et se maintien s’il a une fonction sociale ; mais n’a pas d’avenir ni pour lui-même ni pour les rapports entre humains et entités humaines dans leur dépendance-autonomie de développement en santé, que s’il développe une régulation dans la croissance -complexification en tant que processus susceptible de dépasser le système, ses tares et ses limites. C’est ce que tente la Chine et le PCC (au moins pour une par de celui-ci) dans sa difficile lutte contre le passé et les normes antécédentes handicapant le processus de nouvelle et immense NEP reposant sur le capitalisme lui-même et sa recherche de profit dans le bas coût du travail à dépasser et en cours de dépassement relatif : « résolution modérée de la pauvreté » dans le développement, du « seuil de pauvreté » , des « inégalités sociales »; NEP (Nouvelle Politique Economique) qui ne peut échapper au contexte mondial d’affrontement capitaliste et de suraccumulation-devalorisation du capital, quel que soit, sont, le lieu de croissance, et la croissance de sa composition organique dans ce "lieu" ; voie assumée à cet instant précis (on verra la suite) vers un nouveau mode de développement mondial en santé suffisante pour procéder.

 

Les oligarchies nationales et les souverainismes politiques qui aspirent à cette libération illusoire, voies sans issues, contiennent et cette résistance et cet échec, sortes de jacqueries reprises mimétiquement et irrationnellement par des puissants eux-mêmes dominés. Un despotisme peut contenir et une transition et une voie sans issue. L’histoire humaine est causale, aléatoire et complexe.

Les « émergents » et « émergés » contiennent et ce passé et ce présent et ce futur de développement possible. Vis-à-vis d’eux il ne s’agit pas de jugement moral à « normaliser » dans le sens dominant, même si le jugement moral intervient utilement en derrière instance, mais de contexte de développement mondial, de développement de l’humanité entière. Les juger à l’aulne de notre morale ethnocentrique locale ressemble au jugement des paysans américains sur les Indiens et leur mode de production et mentalités correspondantes, jugement qui a conduit au règlement entre communautés qu’on connait.

 

L’entrée en processus de régulation est contenu, dès les développements et luttes actuelles ici et dans le Monde et particulièrement dans les pays émergents et émergés, les nouvelles puissances économiques, selon moi, et selon nous,  dans les mesures proposées par les économistes communistes qu’on peut énumérer, sans hélas les développer ici par : Critère de gestion et de transition VA/CMF,  SEF, Crédits, Fonds, DTS, Droits du travail …..(voir Revue « Economie & Politique), de l’homme producteur-citoyen en unité com-répondant au processus de dépassement de l’achat de la force de travail,  l’activité libre, le dépassement de l’aliénation du travail productif et producteur, de la contradiction valeur d’usage/Valeur marchande.

 

Le renouveau des partis communistes et de leur coopération, en alliance et coopération mutuelle généralisée à double sens et en respect avec toutes les forces progressistes est une condition de mise en place et de développement d’un tel processus.

 

La dissolution des dominations c’est aussi la dissolution des grandes et petites puissances dans la coopération et la cohérence généralisée, l’administration démocratique du monde, la civilisation de tous et pour tous, la démocratie de l’homme producteur. C’est une autre façon de parler de l’abolition de l’achat de la force de travail, de l’autogestion de la personne et dans et de l’entité productive et de la disparition de l’Etat en tant que domination de groupes et de classe.

Le processus de conscience de l’humanité est un processus de conscience de la nature sur elle-même contenant la santé suffisante du rapport nature-homme-part-organique-de-la-nature vers son développement au-delà de son espèce telle quelle (Manuscrits de 1844).

 

Le monde humain du XXIème siècle sera un monde de coopération, de solidarité et de partage, de civilisation de tous et non d’une fraction d’humanité, ou ne sera pas, ne sera plus.

 

Les despotismes peuvent être et sont quelquefois des zones et moments charnières de libération des dominations, impérialistes, coloniales et néocoloniales entre autres, transition entre l’ancien et le nouveau, où le mort saisit le vif et où le vif se fraie à travers le mort un passage vers l’avenir :  la participation généralisée de tous les humains à leurs propres Développements, à la Liberté en tant que besoin et moyen d’agir solidairement et en cohérence, en dépendance et autonomie, dépendance-autonomie contradictoire et féconde de la personne humaine et des entités humaines, entre chacune, chacun.

 

La domination masculine, contre laquelle l’action politique s’efforce justement d’agir (2), ne trouvera résolution que dans l’abolition des dominations sociales en général et de la domination de classe en particulier, et en unité sociale organique, la classe capitaliste se concentrant de plus en plus dans les personnes, entités, organismes économiques et institutionnels mondiaux de gestion du mouvement et du pouvoir du capital mondialisé ;  capital mondialisé-financiarisé dont le joug s’est étendu du salariat à toutes les autres couches dominées, y compris les capitalistes de production et d’échange dominés et les nations déstructurées.

Cette déstructuration contient à la fois le mûrissement-pourrissement du système économique et social et une transition vers une mondialisation en santé suffisante pour la poursuite du processus humain (3).

 

Pierre Assante. 19/10/2022 09:43:16.

 

(1) Cycle de reproduction sociale « Argent (Capital) – Marchandise (Captal) – Argent plus (Capital) ».

(2) lire « comparativement » et organiquement « La question juive ». Peut-être aussi ma « Division sexiste du travail » ?

(3) processus humain de développant-évolution-croissance-complexification ; condensification (de « type » croissance cérébrale et corps-soi et son accumulation-condensification) des éléments entre eux de développement-croissance en unité organique et en dépendance-autonomie.

 

"RETOUR A LA THEORIE",  RECUEIL PREDEDENT le recueil "DEMARXISATION" :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 19:32

 

informations sur LE

VIème Congrès de la SIE (Société Internationale d’Ergologie)

https://ergologia.org/

 

en collaboration avec le CERTOP. (Centre d’Etude et de Recherche sur le Travail et le Pouvoir-CNRS-Université Jean-Jaures)

1, 2 et 3 juin 2023. Maison de la Recherche-Université Jean-Jaurès-Toulouse. (5 Allée Antonio Machado, 31500 Toulouse)

 

Appel à communication

Changer le travail dans le monde d’aujourd’hui :

Quelles approches, quelles pratiques ?

Après un 5ème Congrès consacré aux rapports entre travail, patrimoine et développements d’hier à aujourd’hui et dans les différentes régions du monde, le 6ème Congrès de la Société Internationale d’Ergologie se concentrera sur les approches du travail et les pratiques qui se développent pour penser les évolutions des situations actuelles et les manières de contribuer à leur transformation.

 

Ce 6ème Congrès s’intéressera notamment aux effets sur les situations et les activités de travail des évolutions du système productif vers une hypermodernité où les contraintes normatives et temporelles se démultiplient. Les vitesses d’exécution s’accélèrent avec le l’usage grandissant du numérique, la fièvre évaluative épie tous les gestes professionnels, de nouvelles formes de précarité apparaissent (ubérisation, etc.). Ce mouvement vers l’hypermodernité génère des tensions croissantes chez celles et ceux qui le vivent au quotidien dans leur travail. L’économie de marché se mondialise chaque jour davantage, le déploiement du numérique et de l'intelligence artificielle impactent en temporalité et en qualité un nombre croissant d’activités professionnelles. Les modalités mêmes d’évaluation tendent à passer aujourd’hui par un processus d’automatisation/standardisation accentuant leur fréquence. Les frontières deviennent plus floues entre vie professionnelle et vie privée, l’urgence se mue en une routine du quotidien… Le travail se transforme et met en scène des modes renouvelés d’activité, de techniques de production de biens et de services, d’organisation et de gouvernement. Aux effets de ces évolutions est venu s’ajouter l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la vie quotidienne et le travail des personnes. Un impact massif, aussi important qu’inattendu, sur leur rapport au travail et à ses conditions d’exercice. Et qui a bien souvent exacerbé les tensions préexistantes. Les modalités de travail à distance et de télétravail ont dû se généraliser durant la crise sanitaire et parfois elles perdurent. Elles ont fait l’objet d’évaluations variables par les intéressés. Mais elles ont tendance à entraîner des heures de travail ininterrompues, modifier les relations de travail, nécessiter de nouvelles compétences, générer souvent des coûts pour le travailleur, intensifier le travail. La santé, en particulier la santé mentale est fréquemment affectée par ces modalités nouvelles. Cette crise sanitaire est également intersectorielle et requiert des mesures individuelles et collectives, ainsi que des politiques publiques visant à lutter contre les inégalités, à garantir les droits du travail et l'inclusion sociale.

 

Dans cet environnement problématique, émergent néanmoins à l’échelle internationale des objectifs orientés par des valeurs alternatives et de plus en plus largement partagées, tels que ceux prônés par l’ONU en matière de développement durable pour répondre, à l’horizon 2030, aux défis mondiaux auxquels sont confrontés l’ensemble des peuples et la planète. Parmi lesquels celui de promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable mais cohérente avec une sobriété dans l’usage des ressources planétaires disponibles, le plein emploi respectant l’exigence d’un travail décent pour tous. Un objectif qui entre en résonance avec l’appel mondial à l’action pour une « reprise centrée sur l'humain après la crise du Covid-19 » lancé par l’OIT en 2021. L'Agenda 2030 pour le développement durable, signé par les États membres de l'ONU en 2015, a en son cœur le projet d'une société dite « plus inclusive et durable » en proposant 17 « Objectifs de Développement Durable », qui couvrent un éventail diversifié de questions, notamment la transition écologique, l'égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, les villes et communautés durables, la paix, la justice et des institutions efficaces. Un projet considéré à la fois comme ambitieux et tangible qui vise à édifier un « référentiel commun pour le développement » et à la mise en place d’un « agenda indivisible » de mise en œuvre de ces objectifs définissant des priorités.   

 

Mais les ODD peuvent aussi faire controverse, soulever des conflits de priorités dans les interventions visant le(s) développement(s) et ces difficultés ne doivent pas être ignorées. Ainsi, dans un monde du travail marqué par des perturbations, des incertitudes, des inconforts, des transformations techniques majeures, que désignent sans expliciter leurs enjeux industrieux, la numérisation, les algorithmes, l’intelligence artificielle, mais marqué également par des aspirations, des besoins et des innovations, tout le monde est confronté dans l’agir au travail à des injonctions de plus en plus contradictoires. Pour autant, penser le changement et les contradictions qu’il soulève, ne signifie pas faire table rase des situations humaines de travail porteuses d’histoires et d’avenirs possibles pour ceux et celles qui s’y investissent. Autrement dit, les héritages construits au fil des expériences individuelles et collectives sont déterminants à repérer pour faire advenir les projets, les initiatives et in fine comprendre comment toute activité humaine est un essai permanent d’appropriation (ou de renormalisation) des divers milieux de vie au travail en pleine transformation.

 

Dans ce contexte où l’activité humaine est en prise avec la numérisation, la crise sanitaire, les risques écologiques et les alternatives de développement durable, l’objectif de ce congrès est de mieux comprendre ce qui se joue du point de vue du travail dans le  monde d’aujourd’hui, pour contribuer le plus efficacement et le plus justement possible à sa transformation au meilleur bénéfice de l’intérêt général humain.

 

La question générale du congrès pourrait donc être formulée ainsi : compte tenu du ou des diagnostics que l’on peut faire sur ce qui transforme aujourd’hui l’agir au travail, les « professionnels du savoir » sont-ils appelés, et dans quelle mesure, à reconsidérer leurs pratiques ? Comment est interpelé, si c’est le cas, l’exercice des métiers de la recherche, de la formation, de l’intervention ? Par rapport à cette question générale, les participants sont invités à centrer leur communication sur les questions complémentaires suivantes : - En quoi les changements à l’œuvre sont-ils révélateurs ou créateurs de « nouvelles » professionnalités aussi bien dans les milieux scientifiques que dans ceux de la formation ou de l’intervention ? Autrement dit : - Comment se renouvelle l’activité des chercheurs, des formateurs ou des professionnels de l’intervention ? Quels raisonnements, démarches, postures, compétences, méthodes et capacités réflexives propres à ces professionnalités, se dessinent, face au monde du travail d’aujourd’hui ? En quoi les façons de s’y prendre peuvent-elles se revendiquer de démarches transformatrices ?

 

- En général et particulièrement aujourd’hui, à quelles conceptions du travail et plus généralement de l’activité, renvoient les dispositifs d’intervention, de formation ou de recherche ? - Quelle est la place de la pluridisciplinarité dans chacune de ces démarches ? - Dans quelle mesure le point de vue de l’activité est-il essentiel pour créer les conditions d’un débat constructif dans des temps et des lieux différents et pour construire un monde commun ? Le congrès pourrait accueillir également des propositions dont le questionnement est en périphérie de la question générale, en organisant un temps d’échange dédié.

 

COMMISSION ORGANISATRICE

Cunha Liliana (FPCEUP ; Centro de Psicologia da Universidade do Porto, Portugal). Denny Jean Luc (Université de Strasbourg, France)

Duc Marcelle (Université de Toulouse, France). Jean Rémy (Membre du bureau de la SIE, France). Rollin Jacques (Société Internationale d’Ergologie, France). Scherer Magda (Universidade de Brasília, Brésil). Simon Théo (CNAM, Paris, France)

COMMISSION SCIENTIFIQUE

Bianco Mônica (Université Federal do Espírito Santo, Brésil). Bellies Laurence (Airbus Helicopters, France). Casas Alvaro (Administración Nacional de Educación Pública, Uruguay). Cunha Liliana (FPCEUP; Centro de Psicologia da Universidade do Porto, Portugal). Denny Jean Luc (Université de Strasbourg, France). Duc Marcelle (Université de Toulouse, Certop, France). Gaillard Irène (Université de Toulouse, Certop, France). Goulart Joazeiro Edna (Universidade Federal do Piauí, Brésil). Jean Rémy (Société Internationale d’Ergologie, France). Lacomblez Marianne (CPUP – Centro de Psicologia da Universidade do Porto, Portugal). Mollo Vanina (Université de Toulouse, Certop, France). Verrisimo Marianna (Pontificia Universidade Católica de Minas Gerais, Brésil). Rywalski Patrick (Haute Ecole Fédérale en formation professionnelle, Suisse). Rollin Jacques (Société Internationale d’Ergologie, France). Saint Martin Corinne (Université de Toulouse, Certop, France). Scherer Magda (Universidade de Brasília, Brésil). Taleb Abdesselam (Université de Tlemcen, Algérie)

 

 "Les informations sur les modalités concrètes du congrès seront bientôt disponibles sur le site de la SIE (Société Internationale d'Ergologie :

https://ergologia.org/

Vous pouvez également contacter Marcelle Duc : duc@univ-tlse2.fr".

 

 

VOIR aussi du blogueur : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 08:24

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog

le 03/10/2022 15:53.

Il a été echangé quelque peu dans le milieu des économistes communistes d'"ECOnomie et POlitique" du PCF et celui des ergologues de "l'école" issue du Département d'Ergologie de l'université d'Aix en Provence aujourd'hui mis à mal par la politique universitaire actuelle.

Il fait l'objet d'un début de débat dans le réseau "ergologie liste".

Sans faire référence à cet article, le sujet pourrait être traité dans le débat sur le travail, selon moi et d'autres sans doute, et le sera peut-etre dans le prochain congrès de la Société Internationale d'Ergologie (S.I.E.) ??? (1 : voir texte de lancement du congrès AJOUTE à la suite ); en tout cas à mon sens......

 

 

La controverse EMPLOI/TRAVAIL

 

Je ne vais pas revenir sur les quelques 5000 pages que j’ai écrites dans les 20 dernières années sur la question, mais rappeler que cette controverse repose sur une vision unilatérale et non dialectique, non ergologique. Quasiment comptable…

Sur une logique de non-contradiction dans l’opposition et l’identité des forces en présence du mouvement social, comme de tout mouvement d’évolution, de transformation, de complexification, de condensification des éléments constitutifs. La chose et son contraire.

 

L’EMPLOI contient ET le travail réel ET l’achat-vente de la force de travail. C’est bien cette contradiction que la SEF (Sécurité d’Emploi et de Formation) propose de dépasser de façon processuelle, radicale et progressive, si nous le pouvons dans la longue tempête en cours de développement paroxysmique. Mais c’est en général dans ces cas de paroxysme lent ou rapide, que l’histoire humaine découvre les solutions nouvelles au développement en santé suffisante.

 

Il y a quelque part dans les animateurs de la controverse, la plupart mes amis, une réduction de l’emploi à la vision comptable le réduisant inconsciemment au seul contrat juridique isolé de son contexte (l’APST est indispensable mais ne se suffit pas à elle-même. Sur l'APST et les concepts ergologiques, lire Travail, Ergologie et Politique), entre le  possesseur  direct ou indirect du capital ET le salarié ; le salarié sur un plan général (car il y a une exploitation globale faite des exploitations individuelles), et le salarié particulier, la personne qui travaille pour un salaire quel qu’il soit ;  et au-delà, toute personne prise dans la domination du système pour obtenir un revenu du travail nécessaire à sa vie d’humain, y compris de travailleurs libres, « indépendants » participant indirectement à la production de la plus-value (survaleur) sur un plan global, national et mondial.

 

Il y a une caricature de la lecture du CAPITAL de Marx-Engels, rappelant celle d’Althusser, mais à l’envers, réduite à la plus-value, et ignorant la circulation générale élargie du capital, et son « extrémité » systémique, la baisse tendancielle du taux de profit (Livre III) et la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (Deux volumes de Paul Boccara), extrémité de même des capacités de développement du capitalisme demandant autre chose qu’une dénonciation morale de l’aliénation de l’homme producteur. Extrémité formant les raisons, les causes et les effets de la convulsion sociale généralisée réclamant remède social généralisé.

 

Transformer de façon révolutionnaire le processus de production pour dépasser la réelle et reconnue contradiction EMPLOI/TRAVAIL REEL, les économistes communistes en ont fait la proposition sociale : prendre le pouvoir sur l’argent.

 

IL y a des pages et des pages sur la question dans la revue « Economie et Politique » et leurs nombreux ouvrages circonstanciels ou principiels.

 

Je ne cite que les thèmes, faute de les développer plus amplement comme d’ordinaire :

Propositions dans le processus, initiation d’un processus : Critère de gestion et de transition VA/CMF,  SEF, Crédits, Fonds, DST, Droits du travail (voir Revue « Economie & Politique), de l’homme producteur-citoyen en unité com-répondant au processus de dépassement de l’achat de la force de travail et développant l’activité libre, le dépassement de l’aliénation du travail productif et producteur, de la contradiction valeur d’usage/Valeur marchande……….

 

Certes on peut être en désaccord flagrant sur la question, les questions de résolution de la contradiction EMPLOI/TRAVAIL REEL, mais encore faut-il qu’on se soit préoccupé de ce que contiennent ces propositions, de les connaitre pour les critiquer. Pour ma part je me suis informé largement des autres propositions, autant que faire se peut.

 

Je ne rappelle pas non plus ici « en détail », mais dans une simple formule à développer, ce qu’est le travail abstrait, à mon sens : la plus value + le salaire ; une abstraction en valeur monétaire, donc abstraite doublement de la représentation du temps de dépense physique et mentale en unité de fonction organique,  employé pour un travail en général. Le travail concret, réel de même, étant celui du boulanger ( par exemple) qui fait le pain grâce et avec l’accumulation sociale développée de ses capacités. C’est là le cœur de la contradiction antagonique entre EMPLOI/TRAVAIL REEL à dépasser dans un autre mode de production et d’échange, sans quoi ce ne sera qu’un discours, si tant est que nous soyons capables de dépasser le discours.

 

Cette controverse qui sévit dans l’aire marseillaise et aixoise, au-delà et en deçà de l’aire Friot-ienne m’indispose au plus au point car elle ramène l’action et la réflexion pour l’action de transformation sociale en santé suffisante, à des décennies en arrière. Et les incompréhensions d’il y a des décennies en arrière ont préparé cette régression.

Mais ces réflexions sont peut-être absolument, strictement inutiles, le mouvement social ayant raison des « théologiens », moi y compris.

 

DIXI ET SALVAVI ANIMAM MEAM.

Pierre Assante. 03/10/2022 15:33:12.

 

(1) TEXTE DE "LANCEMENT" du congrès de la S.I.E. de Toulouse :

 

VIème Congrès de la SIE (Société Internationale d’Ergologie)

en collaboration avec le CERTOP. (Centre d’Etude et de Recherche sur le Travail et le Pouvoir-CNRS-Université Jean-Jaures)

1, 2 et 3 juin 2023. Maison de la Recherche-Université Jean-Jaurès-Toulouse. (5 Allée Antonio Machado, 31500 Toulouse)

 

Appel à communication :

Changer le travail dans le monde d’aujourd’hui :

Quelles approches, quelles pratiques ?

Après un 5ème Congrès consacré aux rapports entre travail, patrimoine et développements d’hier à aujourd’hui et dans les différentes régions du monde, le 6ème Congrès de la Société Internationale d’Ergologie se concentrera sur les approches du travail et les pratiques qui se développent pour penser les évolutions des situations actuelles et les manières de contribuer à leur transformation.

 

Ce 6ème Congrès s’intéressera notamment aux effets sur les situations et les activités de travail des évolutions du système productif vers une hypermodernité où les contraintes normatives et temporelles se démultiplient. Les vitesses d’exécution s’accélèrent avec le l’usage grandissant du numérique, la fièvre évaluative épie tous les gestes professionnels, de nouvelles formes de précarité apparaissent (ubérisation, etc.). Ce mouvement vers l’hypermodernité génère des tensions croissantes chez celles et ceux qui le vivent au quotidien dans leur travail. L’économie de marché se mondialise chaque jour davantage, le déploiement du numérique et de l'intelligence artificielle impactent en temporalité et en qualité un nombre croissant d’activités professionnelles. Les modalités mêmes d’évaluation tendent à passer aujourd’hui par un processus d’automatisation/standardisation accentuant leur fréquence. Les frontières deviennent plus floues entre vie professionnelle et vie privée, l’urgence se mue en une routine du quotidien… Le travail se transforme et met en scène des modes renouvelés d’activité, de techniques de production de biens et de services, d’organisation et de gouvernement. Aux effets de ces évolutions est venu s’ajouter l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la vie quotidienne et le travail des personnes. Un impact massif, aussi important

qu’inattendu, sur leur rapport au travail et à ses conditions d’exercice. Et qui a bien souvent exacerbé les tensions préexistantes. Les modalités de travail à distance et de télétravail ont dû se généraliser durant la crise sanitaire et parfois elles perdurent. Elles ont fait l’objet d’évaluations variables par les intéressés. Mais elles ont tendance à entraîner des heures de travail ininterrompues, modifier les relations de travail, nécessiter de nouvelles compétences, générer souvent des coûts pour le travailleur, intensifier le travail. La santé, en particulier la santé mentale est fréquemment affectée par ces modalités nouvelles. Cette crise sanitaire est également intersectorielle et requiert des mesures individuelles et collectives, ainsi que des politiques publiques visant à lutter contre les inégalités, à garantir les droits du travail et l'inclusion sociale.

 

Dans cet environnement problématique, émergent néanmoins à l’échelle internationale des objectifs orientés par des valeurs alternatives et de plus en plus largement partagées, tels que ceux prônés par l’ONU en matière de développement durable pour répondre, à l’horizon 2030, aux défis mondiaux auxquels sont confrontés l’ensemble des peuples et la planète. Parmi lesquels celui de promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable mais cohérente avec une sobriété dans l’usage des ressources planétaires disponibles, le plein emploi respectant l’exigence d’un travail décent pour tous. Un objectif qui entre en résonance avec l’appel mondial à l’action pour une « reprise centrée sur l'humain après la crise du Covid-19 » lancé par l’OIT en 2021. L'Agenda 2030 pour le développement durable, signé par les États membres de l'ONU en 2015, a en son cœur le projet d'une société dite « plus inclusive et durable » en proposant 17 « Objectifs de Développement Durable », qui couvrent un éventail diversifié de questions, notamment la transition écologique, l'égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, les villes et communautés durables, la paix, la justice et des institutions efficaces. Un projet considéré à la fois comme ambitieux et tangible qui vise à édifier un « référentiel commun pour le développement » et à la mise en place d’un « agenda indivisible » de mise en œuvre de ces objectifs définissant des priorités.   

 

Mais les ODD peuvent aussi faire controverse, soulever des conflits de priorités dans les interventions visant le(s) développement(s) et ces difficultés ne doivent pas être ignorées. Ainsi, dans un monde du travail marqué par des perturbations, des incertitudes, des inconforts, des transformations techniques majeures, que désignent sans expliciter leurs enjeux industrieux, la numérisation, les algorithmes, l’intelligence artificielle, mais marqué également par des aspirations, des besoins et des innovations, tout le monde est confronté dans l’agir au travail à des injonctions de plus en plus contradictoires. Pour autant, penser le changement et les contradictions qu’il soulève, ne signifie pas faire table rase des situations humaines de travail porteuses d’histoires et d’avenirs possibles pour ceux et celles qui s’y investissent. Autrement dit, les héritages construits au fil des expériences individuelles et collectives sont déterminants à repérer pour faire advenir les projets, les initiatives et in fine comprendre comment toute activité humaine est un essai permanent d’appropriation (ou de renormalisation) des divers milieux de vie au travail en pleine transformation.

 

Dans ce contexte où l’activité humaine est en prise avec la numérisation, la crise sanitaire,

les risques écologiques et les alternatives de développement durable, l’objectif de ce

congrès est de mieux comprendre ce qui se joue du point de vue du travail dans le monde

d’aujourd’hui, pour contribuer le plus efficacement et le plus justement possible à sa

transformation au meilleur bénéfice de l’intérêt général humain.

 

La question générale du congrès pourrait donc être formulée ainsi : compte tenu du ou des diagnostics que l’on peut faire sur ce qui transforme aujourd’hui l’agir au travail, les « professionnels du savoir » sont-ils appelés, et dans quelle mesure, à reconsidérer leurs pratiques ? Comment est interpelé, si c’est le cas, l’exercice des métiers de la recherche, de la formation, de l’intervention ? Par rapport à cette question générale, les participants sont invités à centrer leur communication sur les questions complémentaires suivantes : - En quoi les changements à l’œuvre sont-ils révélateurs ou créateurs de « nouvelles » professionnalités aussi bien dans les milieux scientifiques que dans ceux de la formation ou de l’intervention ? Autrement dit : - Comment se renouvelle l’activité des chercheurs, des formateurs ou des professionnels de l’intervention ? Quels raisonnements, démarches, postures, compétences, méthodes et capacités réflexives propres à ces professionnalités, se dessinent, face au monde du travail d’aujourd’hui ? En quoi les façons de s’y prendre peuvent-elles se revendiquer de démarches transformatrices ?

 

- En général et particulièrement aujourd’hui, à quelles conceptions du travail et plus généralement de l’activité, renvoient les dispositifs d’intervention, de formation ou de recherche ? - Quelle est la place de la pluridisciplinarité dans chacune de ces démarches ? - Dans quelle mesure le point de vue de l’activité est-il essentiel pour créer les conditions d’un débat constructif dans des temps et des lieux différents et pour construire un monde commun ? Le congrès pourrait accueillir également des propositions dont le questionnement est en périphérie de la question générale, en organisant un temps d’échange dédié.

 

COMMISSION ORGANISATRICE

Cunha Liliana (FPCEUP ; Centro de Psicologia da Universidade do Porto, Portugal). Denny Jean Luc (Université de Strasbourg, France)

Duc Marcelle (Université de Toulouse, France). Jean Rémy (Membre du bureau de la SIE, France). Rollin Jacques (Société Internationale d’Ergologie, France). Scherer Magda (Universidade de Brasília, Brésil). Simon Théo (CNAM, Paris, France)

COMMISSION SCIENTIFIQUE

Bianco Mônica (Université Federal do Espírito Santo, Brésil). Bellies Laurence (Airbus Helicopters, France). Casas Alvaro (Administración Nacional de Educación Pública, Uruguay). Cunha Liliana (FPCEUP; Centro de Psicologia da Universidade do Porto, Portugal). Denny Jean Luc (Université de Strasbourg, France). Duc Marcelle (Université de Toulouse, Certop, France). Gaillard Irène (Université de Toulouse, Certop, France). Goulart Joazeiro Edna (Universidade Federal do Piauí, Brésil). Jean Rémy (Société Internationale d’Ergologie, France). Lacomblez Marianne (CPUP – Centro de Psicologia da Universidade do Porto, Portugal). Mollo Vanina (Université de Toulouse, Certop, France). Verrisimo Marianna (Pontificia Universidade Católica de Minas Gerais, Brésil). Rywalski Patrick (Haute Ecole Fédérale en formation professionnelle, Suisse). Rollin Jacques (Société Internationale d’Ergologie, France). Saint Martin Corinne (Université de Toulouse, Certop, France). Scherer Magda (Universidade de Brasília, Brésil). Taleb Abdesselam (Université de Tlemcen, Algérie)

 

 

 "Les informations sur les modalités concrètes du congrès seront bientôt disponibles sur le site de la SIE (Société Internationale d'Ergologie :

https://ergologia.org/

Vous pouvez également contacter Marcelle Duc : duc@univ-tlse2.fr".

 

VOIR aussi du blogueur : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 18:27
Lien SUR CE RECUEIL en bas de page

 

 

les bonds de développement

RAPPEL

2 QUESTIONS POUR PROCÉDER

ÉCRITS SUR L'ERGOLOGIE ET LES ÉPISTEMICITÉS

 

«… Il semble que tous les bonds de développement ou de disparition des espèces passent par des « évènements extérieurs ». La pénurie peut en jouer sans doute le rôle… »

 

Extrait de « LE CHAMP GENERAL » 2004 (Publié sur le site d’« Espaces Marx » puis retiré), lui-même inclus dans « 2 questions pour procéder », version de 2014, page 14.

 

J’ajoute la terreur et le ridicule de l’éloge de notre système économique et social par nos « élites » et sa répétition-mimétique dominante par les dominé-e-s, pourtant majorité démographique, de notre mode de production et d’échange arrivé à l’effondrement lent ou rapide par obsolescence.

C’est de l’ordre de l’éloge par les aristocrates du XVIIIème siècle de la monarchie de LOUIS XIV ; pas d’aujourd’hui de ses vestiges actuels dans le monde ; de l’ordre de l’éloge du féodalisme qui d’ailleurs a été et reste un substrat des fascismes.

On devrait souvent penser à quel point les paysans de la Révolution française, sous l’égide d’une bourgeoise industrielle et révolutionnaire ont augmenté leur production agricole, répondu aux besoins nouveaux d’alimentation des populations, après leur rupture d’avec la production servile et féodale.

Combien le travail libéré de l’aliénation de l’achat de la force de travail serait lui aussi inventif et producteur ensemble, « répondeur » des besoins sociaux… !

Ce n’est pas parce que Draghi, ou un-e autre, a dirigé une des plus importantes institutions mondiales, une banque centrale pour des centaines de millions d’humains, qu’il n’est pas… j’allais dire un « fossile » politique, ce n'est pas "correct", je m'en excuse, mais on peut penser que les fossiles humains réels sont les restes historiques et biologiques d’entités individuelles et collectives bien plus inventives et bien moins rétrogrades, moins conservatrices, au contraire ;  moins réactionnaires face aux transformations et au besoin de transformation tel que nous le connaissons aujourd’hui, la mondialisation et sa croissance technique, civilisationnelle, culturelle, « matérielle et morale » en unité, « naturelle et nécessaire de l’espèce humaine » ; et son besoin de cohérence de de coopération en régression relative dans le capitalisme final, par rapport aux besoins de développement-évolutions, complexification-condensification de la croissance et des éléments de croissance.

Pierre Assante. 05/10/2022 08:30:08.

 

2 QUESTIONS POUR PROCEDER :

https://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

 

VOIR AUSSI : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

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16 octobre 2022 7 16 /10 /octobre /2022 10:04
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Viol de Cassandre par un guerrier grec (voir note)

 

Publié une première fois le

20/03/2022 07:34

 

COMPORTEMENT PRÉHISTORIQUE ET RÉGULATION DANS LE PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN

 

L’humanisation, c’est la régulation de l’héritage animal par la pensée.

 

La régulation par la pensée c’est l’aptitude et le développement de la capacité de relier mentalement le plus vaste ensemble possible d’observations d’une situation donnée pour les mettre au service de la résolution relative ou absolue des contradictions de cette situation.

 

La mettre au service de la résolution relative ou absolue des contradictions de cette situation, pour vivre, survivre en tant qu’individu dans la dépendance et l’autonomie que nous constituons dans la situation globale d’une société  donnée aujourd’hui en voie de mondialisation globalisée.

 

Mondialisation globalisée ne veut pas dire fusion des éléments de la société, des individus en tant qu’éléments de la société, mais unité organique des fonctions des éléments de la société, homme et entités humaines.

 

C’est en cela qu’on peut observer et parler de dépendance et d’autonomie.

 

Le ralliement systématique de l’individu derrière les intérêts étroits et à court terme d’une identité d’appartenance historique, de l’histoire personnelle comme de l’histoire collective, est bien le type de comportement non seulement hérité de la préhistoire de l’humanité, mais constituant toujours, encore, la préhistoire de l’humanité.

 

Les conditions de négociation possible des conflits et des contradictions simples ou antagoniques qui les ont induits, c’est la connaissance des conditions dans lesquelles ces contradictions sont nées et se sont développées : à cette condition, un processus de vie commune, de survie collective, de développement-transformation-évolution-complexification de l’homme et de l’humanité peut se poursuivre en santé.

 

Dans les multiples conflits économiques et militaires qui y sont liés, et les sentiments contradictoires et antagoniques qui les accompagnent, on voit bien l’incapacité humaine de résoudre ces conflits en anticipant les possibilités existantes de les résoudre. La domination de classe en est l'élément dominant de cette incapacité.

 

L’immense guerre économique qui frappe aujourd’hui l’humanité, son « volet » militaire avec ses douleurs extrêmes et ses morts, immense guerre économiques menaçant d’un écroulement la cohérence relative des complexes et infinis rapports d’échange et échanges des hommes dans la planète en voie de mondialisation totale, illustre cette préhistoire non dépassée, dépassable et à dépasser.

 

Dans la période actuelle, se référer en tant qu’élément de comparaison relatif au Traité de Versailles du 28 juin 1919 pour le critiquer est pédagogique, d’une pédagogie pouvant inciter à autre chose en matière de survie humaine. On sait ce que Lénine, entre autres, disait du traité de Versailles, en pleine révolution socialiste de Russie, lui dont la capacité d’analyses et d’adaptation, bien ignorées par ses successeurs, de transformation des objectifs et des moyens de les atteindre reste d’une brûlante actualité; même si évidemment, les conditions dans lesquelles il a exercé ces qualités se sont transformées, hormis les principes d’un système d’échange A-M-A’, d’accumulation, de suraccumulation et de devalorisation du capital en tant que contradiction antagonique s’opposant au processus d’humanisation.

 

Négocier c’est poser l’analyse des causes et des conditions du conflit. Ce qui est tout à fait impossible dans l’emballement matériel et moral du choc des intérêts dont les acteurs économiques, les firmes multinationales et financières ne peuvent se départir sous peine de mourir en tant que telles. Mais poursuivre cette bataille d’intérêts est tout aussi mortel pour elles, mais pas pour nous si nous trouvons les voies d’une transformation qualitative du mode de production et d’échange qui sont la loi de ces firmes aujourd’hui.

 

Ainsi tout cessez le feu militaire et-ou économique, ici et maintenant et à court et moyen terme à venir possible, repose sur des compromis provisoires dans lesquels développer un mouvement du salariat, au cœur de la vente-achat de la force de travail, suffisamment mondial et suffisamment lucide pour rassembler le mouvement populaire autour des solutions de ce dépassement. Le rassembler du local au mondial en passant par les nationaux existants et les zones mondiales constituées et en constitution, de développement.

 

Je ne réexpose pas ici les propositions des économistes communistes français, c’est pourtant ce qu’il faut faire sans cesse. Vous les trouverez sur ce lien :

 

https://www.economie-et-politique.org/

 

Pierre Assante. 20/03/2022 07:22:58.

 

Note : Cassandre s'accroche en vain à  la statue de Pallas (Minerve) espérant s'en faire protéger vis-à-vis du guerrier grec qui dans ce cas, dans sa croyance religieuse, devrait la respecter.... La domination masculine et celle des intérêts de richesse -et de hyérarchie ethnique - accumulée, et le double viol, unité de mentalité conservatrice, celui de la femme et celui d'une morale doublement abstraite

 

Voir aussi du blogueur :

LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

et

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/03/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit.html

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14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 16:16

 

premièrement, nous instruire ; deuxièmement, nous instruire encore ; troisièmement, nous instruire toujours.

 

« …..Et maintenant, en ce qui concerne l'appareil d'Etat, nous devons tirer de l'expérience passée cette conclusion qu'il vaut mieux procéder plus lentement.

Les choses vont si mal avec notre appareil d'Etat, pour ne pas dire qu'elles sont détestables, qu'il nous faut d'abord réfléchir sérieusement à la façon de combattre ses défauts ; ces derniers ne l'oublions pas, remontent au passé, lequel, il est vrai, a été bouleversé, mais n'est pas encore aboli ; il ne s'agit pas d'un stade culturel révolu depuis longtemps. Je pose ici la question précisément de la culture, parce que dans cet ordre de choses, il ne faut tenir pour réalisé que ce qui est entré dans la vie culturelle, dans les mœurs, dans les coutumes. Or, chez nous, ce qu'il y a de bon dans notre organisation sociale est saisi à la hâte, on ne peut moins médité, compris, senti, vérifié, éprouvé, confirmé par l'expérience, consolidé, etc. Il ne pouvait certes en être autrement à une époque révolutionnaire et avec un développement tellement vertigineux qui nous a amenés, en cinq ans, du tsarisme au régime des Soviets.

Il est temps de devenir raisonnable. Il faut se pénétrer d'une méfiance salutaire envers un élan inconsidéré, envers toute espèce de vantardise, etc. ; il faut songer à vérifier les dispositions que nous proclamons à chaque heure, que nous prenons à chaque minute et dont nous démontrons ensuite à chaque seconde la faiblesse, le caractère inconsistant et inintelligible. Le plus nuisible, ici, ce serait la précipitation. Le plus nuisible serait de croire que le peu que nous savons suffit, ou encore que nous possédons un nombre plus ou moins considérable d'éléments pour édifier un appareil vraiment neuf, et qui mérite véritablement le nom d'appareil socialiste, soviétique, etc.

Non, cet appareil, nous ne l'avons pour ainsi dire pas, et même nous possédons ridiculement peu d'éléments qui permettent de le créer. Et nous ne devons pas oublier que pour le mettre en place, il ne faut pas ménager son temps, et que cela prendra beaucoup, beaucoup, beaucoup d'années.

Quels éléments possédons‑nous pour créer cet appareil ? Deux seulement. En premier lieu, les ouvriers exaltés par la lutte pour le socialisme. Ils ne sont pas suffisamment instruits. Ils voudraient bien nous donner un appareil meilleur. Mais ils ne savent pas comment s'y prendre. Ils ne peuvent pas le faire. Ils ne sont pas assez formés, ils n'ont pas le niveau de culture requis. Or, pour ce faire, il faut justement avoir de la culture. Ici, l'on ne peut s'en tirer par un coup d'audace ou un assaut, avec de l'énergie ou du cran, ou, en général, par une des meilleures qualités humaines, quelle qu'elle soit. En second lieu, nous possédons des éléments de connaissance, d'instruction, d'enseignement, mais ridiculement peu par rapport à tous les autres pays.

Et il ne faut pas oublier que nous sommes encore trop enclins à vouloir suppléer à ce savoir (ou à nous imaginer que l'on peut y suppléer) par le zèle, la précipitation, etc.

Pour rénover notre appareil d'Etat, nous devons à tout prix nous assigner la tâche que voici : premièrement, nous instruire ; deuxièmement, nous instruire encore ; troisièmement, nous instruire toujours. Ensuite, avoir soin que le savoir ne reste pas chez nous lettre morte ou une phrase à la mode (ce qui, avouons‑le, nous arrive bien souvent) ; que le savoir pénètre vraiment dans l'esprit, devienne partie intégrante de notre vie, pleinement et effectivement. Bref, il nous faut exiger autre chose que ce qu'exige la bourgeoisie de l'Europe occidentale, savoir ce qu'il est digne et convenable d'exiger pour un pays qui se propose de devenir un pays socialiste….. »

 

« Mieux vaut moins mais mieux ». Extrait. Lénine. 2 mars 1923

 

Evidemment, ça c'était dans des conditions historiques propres à un moment d'histoire qui n'est plus le nôtre, mais....

MAIS, « Comparativement », le « niveau » de connaissances, de démocratie ( démocratie du citoyens consommateur,  handicapé par la carence de démocratie de l’homme producteur ), en reculs partiels et globaux, non absolus, mais relatifs à l’état historique nouveau du processus d'un pays séculairement développé (économiquement et de longue date).

Ce niveau de connaissance est de même en recul relatif historique et civilisationnel sur le développement des forces productives et leurs cultures d’aujourd’hui à acquérir et accumuler, de façon causale et aléatoire et générationnelle, en rapports dialectiques, réciproques, en unité organique.

C’est de cette relativité qu’il nous faut poser les questions d’aujourd’hui dans les conditions d’aujourd’hui, en rapport avec nos normes de pensée « française » (entre autres) et des nouveaux rapports sociaux de progrès possibles aujourd’hui et des difficultés de tout processus social, à la fois semblables et différentes, nouvelles elles aussi.

Quant aux recommandations de Lénine, le stalinisme et sa carence relative « d’instruction » -dialectique-, au sens qu’en donne Lénine, leur a tourné le dos. En particulier concernant l’alliance ouvrier-paysan dans un pays à écrasante majorité de population agricole, pour constituer l’accumulation « primitive développée » de capital nécessaire au développement socialiste et les bases matérielles du dépassement de la société de  pénurie et la construction d’une société dont la productivité, sa qualité et sa quantité permettent la désaliénation du travail humain et de ses rapports avec la nature.

Ce que permet une révolution numérique de l’automatisation, qui ne chasse pas "l’artisanal" ni le "local", la construction mentale du « lit de Platon » transposée à la construction concrète du processus social généralisé, mondialisé, en santé suffisante pour procéder, et se mette à son service pour le service de l’homme.

P.A. 13/10/2022 12:54:51.

VOIR : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

Pour plus de réflexions, les SOLUTIONS D'AUJOURD'HUI : 

https://www.economie-et-politique.org/

 

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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 04:35
LES OUVRIERS. Fernand LEGER

 

La preuve du pudding 

 

"La preuve du pudding, c’est qu’on le mange" (Friedrich Engels) et c’est aussi la recette pour le faire.

 

La preuve de l’antagonisme Capital-Actionnariat-Taux de profit/Travail-Salaire, c’est la grève : le refus collectif de travailler aux conditions imposées; et c’est la solution pour sortir du critère actuel de gestion Profit/Capital, par exemple, par un nouveau critère de gestion : Taux Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier (VA/CMF). Et un pouvoir politique sur l’Argent, ça va de pair.

 

Il faut y penser ! Et avancer dans un rapport de force social vers et pour les solutions.

 

Pour plus de réflexions : https://www.economie-et-politique.org/

 

Pierre Assante. 13/10/2022 04:39:49.

 

 

VOIR : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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12 octobre 2022 3 12 /10 /octobre /2022 08:04

 

 

Le réel nous voile le réel

 

Le réel, tel que nous le saisissons, dans notre accumulation mentale-cérébrale personnelle et collective, en unité et en différence, nous l’interprétons.

Nous l’interprétons à partir des normes « physiques » et mentales en vigueur temporelle, historique, issues des besoins de survie, de développement, de complexification-condensification des éléments de croissance de notre processus personnel et social.

Jusqu’à ce que cette interprétation du réel entre en conflit global issu des conflits particuliers, entre le réel lui-même, comme le mode de production entre en conflit avec le processus des forces productives.

Forces productives = les hommes, leurs techniques et les cultures -accumulation et transmission à la fois simultanées et générationnelles- qu’elle induisent en action réciproque-dialectique, en unité et en différences, en unité et en identité organiques des forces contraires qui créent et animent le mouvement.

C’est alors que le mouvement, le processus -nous-même pour un processus social-, doit résoudre la contradiction et l’antagonisme dans le cas de dissymétrie temporelle,  entre les forces contraires en une nouvelle qualité du réel.

Entre l’antagonique et le non antagonique il y a unité de processus micro et macro et unité des normes antécédentes et successives.

 

Pierre Assante. 12/10/2022 07:53:00.

 

VOIR : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 19:49

 

 

Reédition d'un article du 11 mai 2018.

 

 

Cet article a été publié une première fois le 11 mai 2018,

puis avec un additif le 6 mai 2020,

à relire eventuellement,

pour qui ça dit, et à critiquer, éventuellement de même

à la lumière d'aujourd'hui.

 

 

CRISE MONDIALE DU CAPITALISME, FORCE ET FAIBLESSE

DU CAPITALISME US,

DEVELOPPEMENT, 

GUERRE ET PAIX.

Nous revivons un besoin imminent d’une nouvelle NEP* mondiale.

 

Cet article a été publié une première fois le 11 mai 2018. Il demande un additif. Le voici : les menaces de Trump et du capital USA contre la Chine, soutenues avec plus ou moins de vigueur par les "puissances occidentales" sont terrifiantes. Déstabiliser la Chine comme sont déstabilisées plusieurs nations dans le monde par les sanctions des USA, c’est déstabiliser le monde entier et les USA eux-mêmes. C’est déstabiliser la vie de toutes les populations du monde. Affaiblir le monde à ce point, c’est affaiblir toutes les ressources de tous les pays, le travail et la production, en interaction et en cascade. Ici pas plus qu’ailleurs nous ne sommes à l’abri des conséquences de la guerre économique de Trump. Ni de la guerre militaire.

Le fragile équilibre des accords internationaux étaient déjà insuffisants pour garantir les échanges et la vie du marché international, donc la vie des terriens. En effet, les palliatifs pour tenter de surmonter la crise généralisée qui s’est aggravée dans les années 1970, c’est accélérée en 2008, et arrive à son paroxysme aujourd’hui, boostée par la pandémie, deviennent inefficaces.

Le « Km zéro » et une mondialisation démocratique, solidaire, coopérative, ne sont pas incompatibles. Mais un retour à l’autarcie régionale et nationale est suicidaire. La coopération européenne et mondiale, les efforts de tous les êtres humains sont dans une interdépendance qui ne peut connaître de retour en arrière sauf immense catastrophe généralisée. Et au contraire une mondialisation démocratique mettant en commun les efforts de l’humanité répondrait aux impératifs des dangers sociaux et naturels que court l’humanité. La nécessaire coopération que fait ressortir la pandémie aujourd’hui en est un exemple. Demain le nouveau  besoin en énergie sera une question cruciale en matière de coopération scientifique et économique.

Une Renaissance d’après pandémie ne peut passer dès aujourd’hui que par d’autres critères de gestion, tant pour les critères de création monétaire de la BCE (Banque Centrale Européenne) et des banques centrales en général, que des entreprises, en coordination, et de leur emploi,  c’est à dire le passage progressif mais rapide du critère P/C (Profit/Capital) au critère VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier), et une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit de transférer plus de valeurs, de richesses créées au réinvestissement productif et aux services publics, seule solution pour recréer la santé du cycle de production des richesses nécessaires à la vie humaine.

Au lieu de cela, dès aujourd’hui, l’orientation d’usage de notre gouvernement et du capital mondial, des milliards de milliards crées vont aux entreprises dites rentables, c’est-à-dire à celle dont le taux de profit est le plus grand, c’est-à-dire à l’encontre des besoins sociaux qui ne peuvent avoir ce taux de profit.

Les menaces sur l’emploi sont aujourd’hui redoutables. Les menaces sur l’emploi et donc sur le travail sans lequel rien ne peut être produit. Et les menaces sur les conditions de travail, le revenu du travail, le salaire et le temps de travail, la conception du travail qui reste sous la dépendance du taylorisme mondialisé, lié à la recherche du taux de profit.

Pierre Assante. 06/05/2020 09:32:35.

 

L'article du 11 mai 2018 :

Le capitalisme US s’affaiblit, mais les USA restent économiquement et militairement l'ETAT le plus puissant.

Moins économiquement (la Chine le talonne), que militairement, le budget militaire des USA est 10 fois supérieur à celui de la France et plus de 2 fois supérieur à celui de la Chine.

Son économie est globalement un peu plus puissante que celle de la Chine. Son développement numérique est évidemment encore bien en avance, ce dont témoignent ses grandes entreprises internationales (GAFAM etc.) usant du réseau électronique mondial dans le commerce, le renseignement économique politique et militaire etc. La Chine les développe aussi avec succès.

La question est : quels usages du numérique et des algorithmes ?

L’affaiblissement essentiel du capitalisme US vient du développement de nouvelles puissances économiques dans le monde, et de la crise structurelle du système capitaliste de production et d’échange, les deux en osmose.

La tendance de ces nouvelles puissances est à rechercher des solutions communes, malgré leurs diversités d’intérêts, de culture et de politique, même si le rapport de forces militaires ne peut imposer ces solutions.

Ces solutions avancent cependant, création de Droits de tirages spéciaux (DTS, voir notes) pour une monnaie commune indépendante du Dollar, institutions bancaires communes de développement etc., toutes solutions qui suscitent la réaction de force du capitalisme US.

La guerre économique du capitalisme mondial induit la guerre militaire et l’affaiblissement économique relatif  du capitalisme US accroit cette tendance à la guerre, et au développement effectif de la guerre.

La première cause de l’affaiblissement du capitaliste US c’est l’affaiblissement général du capitalisme.

L’affaiblissement général du capitalisme est provoqué par ses contradiction internes : la baisse tendancielle du taux de profit dans l’échange Argent-Marchandise-Argent' plus (A-M-A’), une suraccumulation-dévalorisation du capital, la crise de production et de parasitisme que suraccumulation-dévalorisation du capital  induit.

L’affaiblissement général du capitalisme US s’est accéléré dans les années 1970 ce qui a provoqué la création de la trilatérale, instituée pour négocier le rapport de force entre les US et les puissances économiques montantes, Japon et EU, puis du G7 devant la montée d’autres puissances économiques nouvelles.

La Crise générale du capitalisme s’est de nouveau accélérée dans les années 2008-20018, la crise de suraccumulation du capital est devenue non décennale mais structurelle.

Dans la guerre économique et son affaiblissement, le capitalisme US a besoin de l’usage de sa suprématie militaire pour compenser cet affaiblissement et imposer sa puissance économique, y compris à ses alliés.

C’est la raison première et en dernière instance de son nationalisme d’extrême droite représenté par Trump (1). Mais c’est aussi les raisons du développement d’un nationalisme d’extrême droite  de réaction dans le monde, soutenu objectivement par la protestation d’une partie des populations qui souffrent au quotidien de la crise.

La lutte pour la paix et la lutte pour les solutions économiques à la crise économique sont totalement liées.

L’ensemble des aspirations et revendications des personnes et des peuples en dépendent.

Rappelons en un mot quelques solutions : La sécurité d’emploi et de formation, des fonds européens, nationaux et régionaux de développement de l’emploi, de l’industrie et des services publics échappant  à la loi du profit maximum immédiat (voir notes), un nouvel usage du crédit, un nouvel usage de la création monétaire européenne (€) et internationale (DTS) au service de cette politique économique, une nouvelle organisation générale du travail partant de la personne dans son entité de production et d'activité, une réduction progressive du temps de travail en relation avec l'augmentation de la productivité.

Nous ne sommes pas dans une Starswar des gentils contre les méchants, mais d’une guerre économique du capital développant la guerre militaire.

Le développement humain dans la coopération et la transformation qualitative de la croissance viable et vivable est possible en dépassant les contradictions du capital.

Nous revivons un besoin imminent d’une nouvelle NEP* mondiale.

 

Pierre Assante, 11 mai 2018

 

*NEP : Nouvelle Politique Economique, du nom de l'orientation économique introduite après la guerre civile en Russie et le communisme de guerre et abandonnée par la politique stalinienne au profit d'un dirigisme autoritaire et policier  résultat du gel de la révolution. L'abandon de la NEP va de pair avec l'abandon de l'avant-garde artistique. Ce n'est pas un retour à une "politique sérieuse" mais celui du conservatisme passé non dépassé. Le mort a saisi le vif et a réduit ses possibles.

 

*DTS : Droits de tirages spéciaux au niveau du FMI (Fond Monétaire International) constituant des portefeuilles internationaux de diverses monnaies mises en commun pour échapper à la domination du dollar. Ces DTS existent déjà, mais il faut les développer, c’est un point d’achoppement dans la guerre économique et militaire du capitalisme.

Loi du profit maximum immédiat : il ne s’agit pas d’une formule moraliste, mais d’une réalité dans l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent' ), de la compétition économique, et de la compétition politique, policière et militaire et idéologique qu’elle induit.

 

QUELQUES RECUEILS PLUS ANCIENS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.htm

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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 11:56

 

RAFFINERIES.

RAPPEL pour être informé :

CGT TOTAL

 

Paris La Défense, jeudi 8 septembre 2022

SALAIRE, EMPLOI,

INVESTISSEMENTS :

 

LA CGT REVENDIQUE UN CHANGEMENT DE CAP !

 

Le contexte inflationniste qui explose depuis la fin du premier semestre 2021, entraine, depuis le mois de juin, de nombreuses grèves au périmètre du groupe TotalEnergies, y compris au sein des filiales Argedis, Sasca, Hutchinson, Saft.

La cause en est simple : alors qu’une immense majorité de salariés tire la langue et voit son pouvoir d’achat se dégrader, le PDG et une poignée de ses sbires de la comex et les gros actionnaires tirent aujourd’hui profit des bénéfices faramineux de Total et se gavent sur le dos du plus grand nombre.

Pire !!! Dans l’ensemble du groupe les conditions de travail continuent de se dégrader nettement, les objectifs se durcissent, la précarité augmente, des centaines d’emplois et de postes sont supprimés ou non gréés, les investissements structurants en France sont nettement insuffisants, l’entretien des sites industriels est effectué sous le prisme de la réduction des coûts reléguant la sécurité à l’arrière-plan, les risques sociaux organisationnels explosent générant un mal être endémique au travail.

Pourtant, TotalEnergies déborde de pognon ! 15 milliards de bénéfices en 2021, plus de 18 milliards pour les 6 premiers mois de 2022, plus de 7 milliards de dollars de dividendes seront distribués en 2022 et le groupe procèdera au rachat minimum de 8 milliards de dollars d’actions dans l’unique but de les détruire pour artificiellement faire monter les cours. Pour la 1ère fois dans l’histoire de Total, le montant global des dividendes additionné aux rachats d’actions dépasseront l’investissement net !......

 

................ SUITE SUR CE LIEN :

https://groupe.cgttotal.fr/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/Tract_Mobilisation29septembre2022-.pdf

 

Site CGT TOTAL

http://groupe.cgttotal.fr/

 

 

VOIR AUSSI, POUR DES ANALYSES ECONOMIQUES au service des salariés :

Economie et Politique. 2 Place du Colonel Fabien. 75019 PARIS. TEL. 01 40 40 13 47. ecopo@economie-et-politique.org

 

Pour la lecture en ligne https://www.economie-et-politique.org/

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9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 09:08

 

 ECO ET ERGO. Pour les ami-e-s et tous les autres (1)

 

Qu’on partage ou pas des analyses et les diverses décisions qui en découlent sur le plan social et électoral, le besoin d’une décision d’honnête femme et homme engagé-e-s toute une vie dont le contenu prend diverses et multiples formes, toujours contradictoires évidemment, ce besoin, est essentiel.

 

Quant à la suite, les grévistes des raffineries, entre autres, en donnent le ton dans le moment présent dont on NE sait PAS la suite. Et là encore il est question de contenu : prise de conscience ou pas de la nécessité, selon moi, d’une analyse du contenu de la crise du système économique et social et culturel par conséquent, qui ne laisse plus les marges revendicatives d’autrefois ; et donc réclame des changements de société progressifs et radicaux. Tout cela dans les transformations inouïes de notre monde, tellement plus puissantes et plus dangereuses, si l’on ne régule rien, que ceux de la Renaissance.

 

Et j’en viens à ce qu’on peut considérer comme un « dada » de ma part, sur la suraccumulation-devalorisation du capital *qui bloque de plus en plus, selon moi, le cycle « …production-échange-consommation-production… » par prélèvement excessif systémique de la Valeur Ajoutée laissant une part insuffisante au renouvèlement élargi de la société, de la régénération humaine, qui comporte aussi, toujours selon moi, des remèdes ; que je pourrais développer, mais je m’arrête ici.

 

J’en viens tout aussi brièvement à l’APST** et aux concepts ergologiques : pas de transformation sociale en santé suffisante pour procéder sans l’unité des dénormalisations-renormalisations** MICROS et MACRO. C’est cela, je crois, le cœur de l’ascèse ergologique ; unité qui tient au reflet dans la conscience de ces transformations effectives et des remèdes possibles ; analyse dialectique et Remèdes concrets élaborés comme on élabore le lit de Platon mentalement pour le construire concrètement, pour tout travail de recherche et de construction, industrieux, gestionnaire et politique, son accumulation et son exercice, dans leurs rapports réciproques, à double sens (tautologie !).

C’est par exemple ce qui s’est fait à travers la Résistance et le CNR pour construire la Sécurité Sociale qui demanderait, pour dépasser la crise, d’être étendue aujourd’hui à l’Emploi et à la Formation, l’emploi étant le support du travail, aliéné dans l’usage du capital de soi par l’autre, l’achat de la force de travail ; ce qui pose le problème non de l’ignorer (l’emploi) mais de le dépasser (Haufhebung) socialement en le défendant (Contradiction ? Vous avez dit contradiction ? Oui, à résoudre !).

Et la conscience tient à la capacité d’observation de la double anticipation** dans l’acte et l’activité humains. Sans l’observation des transformations micro nécessaires de l’activité de la personne dans l’activité de l’ECRP** elle-même dans l’activité mondiale numérisée et financiarisée, et sa double « renormalisation » nécessaire, aucune transformation MACRO ne peut aboutir.

C’est d’ailleurs là que résident, selon moi, les causes essentielles des échecs historiques, dans leurs conditions historiques des forces productives et dans leurs normes antécédentes** ; échecs historiques et relatifs des révolutions lentes ou rapides dans leur mise en œuvre dans la production des biens nécessaires à notre vie et son développement ; et dans l’ensemble des activités humaines malades « à guérir », dont notre vie dépend en dernière instance.

 

Essayant de faire court, mais j’ai fait déjà long auparavant et très long pour d’aucuns, je m’expose à la critique inverse, ce qui n’est pas grave, au contraire. Mais la question est d’échanger pour s’enrichir mutuellement, et que cette richesse « ne se contente pas de comprendre le monde, mais aussi de le comprendre pour le changer » en santé suffisante.

 

Pierre Assante. 09/10/2022 08:16:42

 

Pour les lecteurs non habitués à ces questions et ces appellations :

* Sur la crise de suraccumulation et de devalorisation du capital et ses remèdes par hypothèse, lire Paul Boccara, la Revue « Economie et Politique » et la Com. Eco. PCF

** Parmi les concepts énoncés ici ou pas, développés par Yves Schwartz et les collectifs ergologiques, deux d’entre eux : APST analyse pluridisciplinaire des situations de travail. ECRP entité collective relativement pertinente.

 

(1) Suite à une longue discusssion avec mon ami Jacques ROLLIN.

 

VOIR : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 09:04

 

L’homme-s est un animal d’abstraction

 

L’homme-s est un animal d’abstraction. Il procède par postulats ; de là découle une logique propre au postulat. Sur cette question Henri Lefèbvre a précédé les « penseurs » communistes de la 2eme partie du XXème siècle, et précède en général compte tenu de la régression relative dans le mouvement de la société, d’une pensée dialectique elle-même encore en gésine.

L’homme est un animal d’abstraction, il pose des postulats en fonction des problèmes de survie qu’il a à résoudre individuellement et collectivement. C’est cela encore la préhistoire de l’humanité dont la sortie est un niveau supérieur qualitatif de la conscience dans un niveau supérieur d’organisation économique et sociale. Si tant est qu’un accident lent ou violent ne délègue pas cette qualité à d’autres entités universelles et dans d’autres temps universels.

Le mode de production et d’échange est déterminant dans les postulats posés, le postulat « de base » posé. Du postulat de base posé découle les postulats particuliers à chaque situation individuelle et-ou collective dans le déroulement des évènements. Il en est ainsi pour la guerre planétaire financière, économique, militaire et idéologique posée comme postulat dans un monde capitaliste, des deux ou multiples côtés des belligérants, tous étant dans un système capitaliste mondialisé, quelles que soient leurs particularités d’entité locale, nationale, internationale etc. dans leur imbrication, leur interaction collective réciproque, et leurs contradictions propres.

Qui sera apte à créer les prémices d’une régulation mondiale vers la coopération et la cohérence généralisée dans la croissance de la diversité (croissance de la diversité propre au principe de croissance, à l’instar des croissances infinies des diversités et particularités dans la nature), créera aussi les prémices d’un ordre nouveau de l’humanité en santé suffisante pour procéder.

Ces prémices sont du ressort de l’acte individuel dans l’acte collectif de l’entité humaine locale et globale à laquelle il appartient dans ses rapports réciproques en unité organique : c’est ce qu’essaie de faire la logique dialectique que je tente d’exprimer ici, et dans l’ignorance à laquelle me contraint un vocabulaire qui n’est en rien dialectique, qui n’existe pas encore et qui est à créer. L’absence de vocabulaire est un-e des raisons d’un hermétisme relatif ou absolu à dépasser, « d’un trobar clus ».

Pour un animal d'abstraction, un saut qualitatif social c’est une rupture d’avec le « postulat du moment » ; et un saut qualitatif social de mode de production et d’échange est une RUPTURE d’avec le postulat global du système, lorsque le système entre EN RUPTURE lui-même AVEC LES DEVELOPPEMENTS des forces productives-trices (Valeur marchande/Valeur d'usage), hommes, techniques, cultures en unité organique, dans le mouvement contradictoire et uni organiquement-dialectiquement du continu-logique et du discret-quantique ; développements tout autant dialectiques que la dialectique-processus de la nature ou le mouvement-processus dialectique de la pensée, processus cérébral du corps-soi social, « socialmental ».

Pierre Assante. 06/10/2022 08:20:42.

 

VOIR : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 13:11
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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 06:54

 

AU SECOURS : BESOIN DE COHERENCE !

RECONSTRUCTION IDEOLOGIQUE DU SALARIAT

Encore sur : croissance de la dialectique et de dialectique de la croissance.

 

 

Le système capitaliste n’assurait qu’une cohérence précaire à la société, du local au mondial et du mondial au local, dans leur rapport réciproque, dialectique. Plus le capitalisme s’est développé, plus sa cohérence a diminué, non de façon absolue mais relativement à sa croissance. Mais la crise peut aboutir à un absolu significatif de mort « locale » rapide dans les temps universels.

 

Sortir de l’incohérence c’est sortir de la contradiction du cycle de renouvellement de la société dans le cycle A-M-A’ et sa suraccumulation-devalorisation. La perte de cohérence clame le besoin de communisme dont elle est l’antichambre possible.

 

Ce besoin passe par un processus de sortie de la financiarisation et de renaissance d’une santé du travail-production passant par la SEF, processus-résolution de la contradiction Emploi/Achat de la force de travail.

 

Pas d’inquiétude, mais in-quiétude, c’est l’expression du secours à apporter, à nous-mêmes-personnes humaines dans celui de la société.

 

Le communisme c’est aussi une mondialisation progressiste, non financière au sens actuel, d’échange et de partage du travail.

 

La cohérence et une condition vitale de l’existence d’une société.

 

Cette cohérence s’effondre dans la crise généralisée du critère de gestion P/C, de baisse tendancielle de taux de profit et de suraccumulation-dévalorisation du capital.

 

Le sauvetage de la cohérence passe par la conscience de la nécessite de cohérence dans un autre type de système économique et social en santé suffisante.

 

Cette conscience passe par la reconstruction idéologique du salariat, l’homme producteur des biens nécessaires à la vie humaine, ses capacités mentales-techniques-créatrices,  et de son mouvement : reconstruction idéologique répondant à sa destruction dans le processus hyperlibéral du capitalisme.

 

Cette reconstruction idéologique pour une reconstruction de cohérence et de conscience du besoin de cohérence passe par un redéveloppement d’une pensée dialectique contre le retour massif de la pensée aristotélicienne de non-contradiction.

 

C’est en ce sens qu’on peut parler de besoin de croissance de la dialectique et de dialectique de la croissance : une croissante technique et mentale « conforme », « adéquate » au mouvement d’évolution-transformation-complexification-condensification (1) qui est la condition d’une croissance non autodestructrice, dans la nature en général comme dans la société humaine pensante en particulier ; processus de la « part » de la conscience universelle de la nature sur elle-même procédant dans l’humanité, progression-régression-destruction et renaissance possible dans un processus global.

 

Pierre Assante.02/10/2022 06:30:01.

 

(1) Voir dans les articles sur la question de la « condensification » du type du développement de l’accumulation cérébrale, son histoire ontogénétique et phylogénétique, en liaison organique, dialectique, avec le développement des rapports sociaux.

 

VOIR LE RECUEIL / BESOIN DE REMARXISATION ! sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 15:11

 

 

Catherine MILLS

LA PROTECTION SOCIALE

Editions Delga. Août 2022

 

Introduction 5

Chapitre I. Analyse théorique : le social dans la théorie économique dominante. 11

Chapitre II. Analyse néo-marxiste. Formation et rôle du système de protection sociale dans l'économie. 33

Chapitre III. La dépense sociale et son financement en France. Les réformes en cours, le démantèlement du système de protextion sociale. 49

Chapitre IV. La protection sociale dans l'Union Européenne. 73

Chapitre V. Le demantèlement de la politique familiale et la constrution de l'alternative. 119

Chapitre VI. Le démantèlement de notre système de retraite et besoin d'alternative. 159

Chapitre VII. Le démantèlement du système de santé et la construction de l'alternative. 231

Chapitre VIII. Indemnisation du chômage et minima sociaux. 293

Chapitre IX. Le Financement de la Sécurité Sociale en crise, en lien avec la crise systémique et les réformes néolibérales. 331

Conclusion. 357

 

*********************

 

VOIR AUSSI DU BLOGUEUR :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 09:01

 

21. Cocktail explosif. BiS, tris repetita…

 

Un système économique et social basé sur le cycle d’accumulation privée du capital.

Une accumulation mettant en concurrence, en guerre les uns contre les autres, dans des alliances « féodales » variable mais sous l’égide dominante, les acteurs individuels et « collectifs » de l’accumulation.

L’impossibilité systémique de ces acteurs d’échapper à cette concurrence, non libre et faussée mais contrainte systématiquement, sous peine de disparition « du jeu » et de l’existence.

Crise systémique de la baisse tendancielle du taux de profit (P/C) dans la récolte de la plus-value (survaleur), crise d’accumulation-dévalorisation du capital dans la révolution scientifique et technique et sa croissance accélérée, l’excroissance du capital constant dans le capital total bloquant systématiquement son cycle, facteur d’aggravation des conflits d’intérêt capitalistes entre firmes, nations, zones de développement anciennes et nouvelles. Cercle taré et vicieux.

Une géopolitique avec un acteur impérialiste dominant, des nations alliées dominées et des nations « résistantes » et historiquement moins développées et dominées.

Dans la guerre économique, financière et d’influence, montées des nationalismes contre la santé possible d’une mondialisation progressiste assurant les coopérations et la cohérence nécessaire à la survie humaine.

Un stupide establishment insouciant des dangers généraux planétaires mortels poussant jusqu’au bout sa domination pour compenser les affaiblissements des entités capitalistes dominantes et du système par lui-même.

 

Des peuples humiliés, des nations humiliées.

Une puissance mondiale en déclin, la Russie,  ayant joué un rôle majeur dans la victoire contre le nazisme et les transformations progressistes possibles du monde et son échec « programmé », lui aussi systémique, humiliée matériellement et moralement à qui on découpe le marché et l’économie, l’énergie ; des lois-ententes séparatistes de l’U.E, entre autres, anti-coopération mondiale mais liées aux alliances générales mondiales pour le taux de profit permettant et accélérant les découpages et dominations.

 

Le développement des oligarchies dans la guerre économique et financière et un dirigeant au centre de l’évènement mortel qu’il a créé en dernière instance, tout aussi mégalomane que ceux de l’impérialisme dominant, et plus parce qu’acculé au mur.

 

L’état de guerre systémique et le nationalisme qui en découle ne peuvent qu’entrainer au fascisme généralisé. Dans les petites comme dans les grandes nations dans leur dissolution de cohérence interne et externe, leur obsolescence organisationnelle « programmée » historiquement, de même.

 

Dans les rapports entre les personnes mises en concurrence dans le travail, la vie, le revenu, l’emploi, l’aggravation drastique de la contradiction Travail/Vente de la force de travail contenue dans l’emploi. La lutte pour le développement de la sécurité d’emploi et de formation, de recherche-transmission-production faisant appel non à une élite mais toutes les populations pour leur développement en santé nécessaire, étant l’unique moyens de dépasser cette contradiction antagonique emploi/achat de la force de travail, dans un mouvement tendant au communisme et réalisant ses prémices.

 

Qui résistera au nationalisme et promouvra un mouvement de développement de la coopération et de la cohérence mondiale sauvera l’humanité de sa crsie létale. Quel rôle de la relativement jusqu’alors prudente Chine et ses succès de développement, pour échapper à ce mouvement mortel et à ses propres difficultés systémiques et contradictions sociétales, en rapports mutuels, dialectiques ? Quel rôle du mouvement des salariés dans le Monde, touchés dans leurs conditions de travail et leurs revenus, au centre de la production consommatrice et consommation productrice qu’ils permettent et effectuent : de la lutte contre la plus-value à la lutte pour sortir de la crise de suraccumulation vers une construction sociale nouvelle en santé suffisante pour procéder ?

 

L’Italie, la suède etc… ne sont pas des exceptions. Ici en France monte le nationalisme, l’anti-coopération, la participation à la déstructuration mondiale, le fascisme qui en est l’expression, lui-même travaillé par toutes ces contradictions générales et propres.

 

Pierre Assante. 01/10/2022 08:57:58.

 

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30 septembre 2022 5 30 /09 /septembre /2022 14:14

 

REFLEXIONS A LA SUITE 1

 

« TEXTES SACRES ».

 

A mon avis, il faut lire les « textes sacrés » des « grandes religions » du monde humain, tous… la Bible, Le Nouveau Testament, le Coran… entre autres, particulièrement si l’on est originaires de cette civilisation méditerranéenne d’en-deçà des deux millénaires passés ; les situer dans la transformation, le processus des forces productives, hommes, techniques, cultures, en unité organique.

 

Le Coran me semble une suite dans la renaissance du trafic commercial terrestre oriental, après la régression dans « le Moyen Age occidental » du trafic méditerranéen global, son lien méditerranéen.

 

Et puis leur suite dans le processus des civilisations.

 

Mais il faut les lire, toujours à mon sens, comme on lit l’Iliade et l’odyssée, c’est-à-dire comme témoignage-interprète pour connaissance, expression des processus civilisationnels, dans leurs contradictions simples et contradictions antagoniques.

 

Ne pas les connaitre, c’est s’exposer à un vide mental en matière d’intuition, d’un inconnu mental,  l’inconnu en général, qui existe, et des trous de normes qui existent et sont formés en partie par ces « non-connus » , par l’énigmatique irrésolu et historiquement irrésoluble. C’est créer un manque dans ce qui produit la connaissance empirique et par suite, la connaissance scientifique qui procède de la connaissance empirique.

 

Le communisme et le marxisme « institutionnel » en ont bien été victimes, de ce manque, à mon sens.

 

Je le lis ou l’entends dans les échanges avec des ami-e-s qui ont rejeté cette connaissance au nom de la raison, du rationalisme au sens strict n’incluant pas une « investigation » la plus globale possible, en tenant compte aussi le plus possible de ses « trous » , raison réduite au « strict », qui a justement, pourtant, besoin de ces connaissances.

 

Finalement le stalinisme comme courant de pensée dont on connait des conséquences particulières, procède d’un volontarisme sans bases théoriques et culture générale associées. Ce n’est pas en soi que le volontarisme pèche, est dangereux, c’est dans sa méconnaissance des conditions de transformation en santé, par manque de culture suffisante, au sens large, de la connaissance au sens large des conditions.

 

L’oligarchie russe a hérité en partie de la culture volontariste stalinienne et ses conséquences. Une évolution démocratique dans un processus mondial de progrès était possible dans le « régime » soviétique, comme des prémices s’en sont manifestées, dans les années 1960 par exemple, plutôt que son effondrement. Les causes de l’effondrement ne sont pas qu’intérieures, loin de là. Un processus mondial de progrès tient à des choix humains et à des rapports de forces intelligemment mis en œuvre, ce qui n’a pas été le cas, multilatéralement. Quant à l’effondrement, ce n’est pas que celui de l’URSS et maintenant de la Fédération de Russie, tout à fait possible, mais un effondrement mondial, de la production, d’une la logique viable, d’une dialectique de production et d’échange, de la paix : des conditions de survie commune et de chacun dans ce commun.

 

La situation de catastrophe mondiale dans laquelle nous vivons, l’ignorance et le refus de connaissance des contradictions antagoniques dans le processus économique, entre autres, de la crise systémique, de la suraccumulation-devalorisation du capital en particulier, toujours entre autres, cause première des situations de conflits, ouvre le champ des remèdes-solutions du volontarisme d’ordre « millénariste » mais dépouillé des superstitions-pesanteurs religieuses, de l’obscurantisme promu et entretenu par le pouvoir de l’argent .

 

Je relis le MUNTZER d’Ernst Bloch et LE BANQUET DES CENDRES de Giordano Bruno. L’un rappelle avec ses formes à lui, les « trous de normes » à enjamber faute de pouvoir, les voir et les connaitre pour avancer au-delà des échecs, l’autre procède prioritairement par empirisme, le manque de dépassement les conditions historiques l’y contraignant ; les sciences élargissaient déjà la vision, mais leur alliance dialectique avait à attendre deux sicles, et plus puisque nous sommes encore en grande partie dans l’aristotélisme de la non-contradiction auquel il s’opposait formellement sans y échapper. C’était beaucoup déjà ! Plus que nous- mêmes quelquefois.

 

Je viens de lire un article sur l’Ukraine dans le Monde Diplomatique d’Octobre 2022. S’il ne traite hélas pas de la crise systémique, il fait un compte rendu TRES intéressant de « l’Accord d’association entre l’Ukraine et l’UE » préparé de longue date (2004, 2009 ? ) et entré en vigueur en 2017, qu’il faut connaitre et qui fait partie à mon sens, entre autres, du processus qui a entrainé l’agression, réponse folle et criminelle du capitalisme l’oligarchique russe contre les interventions de l’impérialisme dominant et ses alliés ; interventions de toutes sortes, folles et criminelles de même. L’intervention « Russe », mais cet adjectif ne convient pas, est folle et criminelle dans ses conséquences et son irréalisme « originel » conduisant aussi, possiblement à l’usage de l’arme nucléaire, dans un monde humain déjà pluri-menacé. Les affolements passés, dans la "guerre de 1914" (4 ans !), leurs prémisses et enchainement nous donne une idée de la situation d’aujourd’hui, dans les capacités techniques acquises depuis et les imbrications de déséquilibre mondial structurel excessif, fragilité terrifiante accrue de la planète humaine. Terreur qui ne doit pas handicaper l’analyse et l’action de sauvetage, mais la développer.

 

Pierre Assante. 30/09/2022 13:54:39.

 

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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 04:56

 

LEUR LOGIQUE

 

La paix de 1945 a été signée sous l’égide du bombardement d’Hiroshima et Nagasaki qui a engendré la course aux armements nucléaires.

Il n’est pas étonnant, sauf pour les « ignorants volontaires », qu’en renaisse le spectre menaçant.

La domination globale, finale, planétaire du pouvoir de l’argent ne peut qu’engendrer des montres qui s’enflent, s’enflent depuis des décennies.

Et ce n’est pas celui-là plutôt que celui-là, c’est un monstre global.

C’est un monstre global et nos commentateurs qui rejettent tout dialogue possible ou pas, mais salvateur possible ou pas, d’une apocalypse, sont des diables ridicules et pitoyables.

Une accalmie semble difficile et une contre-attaque populaire et idéologue de paix, de la paix, passe par une attaque (puissante ou impuissante ?) contre le système du profit financier, menée par le salariat (et ses alliés de toutes sortes) dans son rôle de producteur,  qui ne peut pourtant éviter des destructions physiques, de l’argent contre les peuples, contre l’humanité.

Les grèves pour le salaire, le pouvoir de vivre, lutte contre le pouvoir de l’argent peuvent faire partie de la lutte pour la paix si un contenu de transformation sociale leur est associé. SEF, DTS, Fonds, crédits sélectifs, Droits du travail dans le droit du citoyen, détournement progressif de valeur marchande hors du circuit du capital en en faisant autre chose que du capital au sens propre, de « l’anti-capital », bataille générationnelle dont le besoin de processus est à entamer de façon imminente.

La sagesse est une arme de paix et de construction d’un nouveau, qui peine à naitre et qui est menacé d’avortement involontaire, et volontaire par les puissances financières, leur pouvoir et leur logique.

 

Pierre Assante. 28/09/2022 04:49:11.

 

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27 septembre 2022 2 27 /09 /septembre /2022 17:48

 

ITALIE et UE

 

Le CAC 40 comme la Commission se soucient peu du gouvernement Meloni, malgré les déclarations de forme provisoires ; et sont prêts, d’un commun accord à 3 à déclencher, si besoin est, l’opération anti-fragmentation.

Dans le plan d’austérité et de « sobriété », et de renforcement de l’atlantisme, ils ne se soucient pas non plus de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital : ce n’est pas dans leur « logiciel » et leurs « algorithmes ».

Ils ont tort, mais ce n'est pas notre problème premier, d’autant qu’ils ne tiennent pas compte, veulent fondamentalement ignorer la nature particulière de ce gouvernement dans les rapports sociaux et sociétaux et leurs conséquences de son ignorance de la maladie sociale dans la relative autonomie qu’il constitue.

L’inconnue c’est la réponse-développement du mouvement populaire, des salariés et des syndicats et partis qui peuvent la favoriser, à la crise de suraccumulation-devalorisation du capital, ses conséquences sociales et les politiques gouvernementales réciproques du capital induites.

Ce n’est pas particulier à l’Italie et s’en préoccuper pour nous-même et pour la planète, ici et maintenant, est urgent. Mais, disant cela, je ne fais qu’enfoncer un clou commun.

 

Pierrot. 27/09/2022 17:45:22.

 

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