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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:50

 

 

 

 

LA TÂCHE ROUGE

 

DE 

 

TURNER

 

*******************

 

 

 

SUR CE BLOG : "2034".

ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 08:34

 

5ème Congrès de la Société Internationale d’Ergologie «Travail, Patrimoine et Développements»
du 7 au 17 mai 2021 | online

 

La FPCEUP reçoit le 5ème Congrès de la Société Internationale d’Ergologie « Travail, Patrimoine et Développements », qui aura lieu du 7 au 17 mai 2021.

Le congrès sera réalisé en format online (avec recours à la plateforme Zoom, et retransmission via Youtube), sous un mode synchrone. Cette option a exigé de tenir compte de différents fuseaux horaires et d’adapter la conception d’un programme : au lieu de se dérouler sur les 3 jours prévus au départ, il couvrira 6 matinées ou après-midi (selon le fuseau horaire).

Pour consulter le programme: PTFR

L’inscription est gratuite, mais obligatoire.

Pour s’inscrire: PTFR

Le retransmission via Youtube: https://www.youtube.com/c/FPCEUPvideos

 

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 08:19

 

MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE.

 

Evolution des forces productives et mode de production sont entrés dans une période de conflit majeur. Les forces productives ne sont pas constituées que de ce qui est tangible dans la production et reproduction élargie des biens dits matériels nécessaires à la vie humaine, la reproduction élargie de la société humaine, son évolution-complexification.

Notre société pense contradictoirement avec le mode de pensée du mode de production en crise. Y compris ceux qui ont conscience de ce divorce entre pensée humaine et mode de production, comme outil de construction du nouveau nécessaire qu’ils essaient de construire ; de construire en inventant un mode de pensée correspondant  à l’état et au mouvement des nouvelles forces productives et à la transformation qualitative d’un nouveau mode de production – et d’échange.

Une transformation qualitative du mode de production suppose une transformation qualitative, progressive et radicale du mode de pensée, dans la continuité, l’évolution, la complexification de la production au sens étroit et de la production de pensée qui élargit le concept de production.

La façon de comprendre d’une façon large la production suppose de comprendre « la production » comme une catégorie philosophique. C’est un élargissement du concept de « production » à la catégorie de « production », c’est-à-dire une généralisation du rapport de l’idée de production synthétisant le rapport entre besoins humains et résolution psychique du « programme » susceptible de répondre à ces besoins, leur évolution, leur complexification.

Cela passe par des initiatives politiques liées à cette compréhension (ce qui est tenté en ce moment dans « En avant le manifeste »), c’est-à-dire des initiatives politiques s’insérant à l’effort de transformation du mode de pensée. Cet effort suppose une rupture avec la « logique de non contradiction » héritée des millénaires de la société marchande et un effort d’entrée dans une logique de ce qu’on appelle la dialectique : l’observation des forces contraires, de leur unité et de leur identité, de l’accumulation quantitative de transformation et de rupture-continuité permettant de passer de cette accumulation quantitative à un saut de qualité plus général. C’est sur les inégalités de développement constatées et la prise en compte de la diversité, non pour les réduire par le bas ou l’uniformisation, mais pour développer un mouvement en avant du processus, que repose l’acte transformateur.

Un saut de qualité sociale et un effort de transformation du mode de pensée font partie du rôle d’une organisation politique et sociale ayant pour ambition de promouvoir une évolution en santé de l’humanité, du rapport des humains entre eux et des humains avec la nature, leur univers.

Sans ce double effort, conjoint, uni, les initiatives politiques butent et butteront sur leur propre limite : c’est bien ce qui s’est passé, à moyen terme sur la révolution d’octobre russe et les différentes tentatives de transformation sociale qui ont fait progresser l’évolution humaine mais n’ont pu aller à destination de leur objectif démocratique.

Evidemment la question est : « l’état de l’humanité » peut-il laisser à penser que ce type de transformation est arrivé à maturité ? Pour ma part je pense qu’il approche de cette maturité, mais rien n’est moins certain qu’une réussite ou un échec d’un mouvement de la nature ou de la société.

Ce qui est certain, c’est que l’humanité possède une conscience en évolution-complexification à même d’agir dans le sens d’un processus en santé de l’homme et de son humanisation continue.

Rejeter la limite des constats (et des lamentations) sans actes transformateurs n’est pas l’effet d’une colère révolutionnaire, mais une tâche objective et subjective tout à fait nécessaire.

Les mesures économiques et politiques proposées pour un processus de pouvoir sur l’argent, de droits nouveaux du travail, de sécurité d’emploi et de formation par « En avant le manifeste » sont totalement indissolubles d’un processus de transformation qualitative de la pensée humaine.

Pierre Assante. 15/04/2021 07:47:03.

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 12:00

 

JACQUES MILHAU 1979

Une intervention qui portait une réflexion au long cours... ?

A méditer avec le recul et les positions et évènements actuel... ?

 

 

Liens DIALECTIQUES de l'intervention de Jacques Milhau (1979)

 

POPPER → GISCARD → TRILATERALE →                                              

↓                                                              XVIème congrès international de philosophie

              Colloque international de l’UNESCO :   « biologisme »                                                                                                

                                                                                                             

 S.P.D. →                           R.F.A.        

(Parti Socialiste Allemand)   (Allemagne de l’ouest)

↓      →                                                                                   « Limite » de la démocratie directe

                                                                    →                           et représentative.

                                      ↓                         ↓

WALTER SCHEEL →                                      Libéralisme et « Coexistence idéologique »

 

 

l'intervention de Jacques Milhau

 

 

 

 

 

5 PAGES

 

 

Pour lire les images agrandies : clic DROIT sur l'image puis "ouvrir l'image dans un nouvel onglet"

 

 

 Sur 1979, cette réflexion personnelle sur les statuts et autres extraits de congrès :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/statuts-du-pcf.mondilisation-capitaliste.condition-ouvriere-au-feminin.html 

 

Suite des photocopies

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 11:59

 

Covid-19. Pourquoi Pfizer fait exploser le prix de son vaccin (et s'en vante)

Thomas Lemahieu

L’Humanité. 14 Avril 2021

Le groupe pharmaceutique profite d’une demande en hausse pour gonfler le tarif de ses doses de vaccins commandées par l'Union européenne de 12 à 19,50 euros. Et ce n’est qu’un début...

 

Fort du succès de son vaccin contre le Covid-19, Pfizer en augmente le prix. D’après le premier ministre bulgare, la multinationale américaine, associée au laboratoire allemand BioNTech, fait, à l’occasion d’une nouvelle commande de l’Union européenne (UE) pour 1,8 milliard de doses – un volume faramineux qui, entre achats fermes et options, double presque à lui seul le montant des précommandes jusque-là –, passer le tarif à l’unité de 12 à 19,50 euros.

 

Alors que la Commission refuse depuis des mois de faire la lumière sur les prix de ses achats auprès des géants pharmaceutiques, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, brise nolens volens l’omerta. « Pfizer était à 12 euros, puis c’est devenu 15,50 euros. Et maintenant, on signe des contrats pour 900 millions de vaccins (achats fermes – NDLR) au prix de 19,50 euros. Ce qui représente 18 milliards d’euros ! Beaucoup de variants vont apparaître, et donc on aura une première injection, une deuxième, puis une troisième et une quatrième ! Cela va avoir un impact sur les budgets des prochaines ann ées. »

 

Les marchés financiers ramassent la mise

C’était couru d’avance, et ça se produit encore plus tôt que prévu… Depuis des mois, la multinationale, dont les dix plus gros actionnaires sont des fonds d’investissement américains, de Vanguard à BlackRock en passant par State Street et Morgan Stanley, prépare les marchés financiers à ramasser la mise de la catastrophe sanitaire mondiale.

 

À la mi-mars, lors d’un séminaire en visioconférence organisé par la banque d’affaires britannique Barclays, deux des plus hauts dirigeants de Pfizer ont, non sans cynisme, évoqué leurs lucratives perspectives : troisième dose à injecter face aux variants, rappel annuel de vaccination, etc.

 

« Les forces normales du marché... »

Mieux encore pour eux : les prix sont, parient-ils, appelés à augmenter avec le reflux du nouveau coronavirus du stade pandémique vers le stade épidémique. « Si vous regardez comment la demande et les prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché ou les forces normales du marché, relève Frank D’Amelio, directeur financier et vice-président de Pfizer. Ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins. »

 

Mais le patron voit la lueur au bout du tunnel : « Ce que nous croyons, c’est que les forces normales du marché ne vont pas tarder à se rebiffer. Les facteurs comme l’efficacité, la capacité de doper l’immunité deviendront encore plus déterminants, et nous voyons ça comme une grosse opportunité pour la demande de notre vaccin et pour son prix. Donc, en clair, beaucoup est à venir. »

 

Bientôt 150 euros la dose ?

Selon les indiscrétions, le prix du vaccin Pfizer pourrait ainsi dans les prochains mois s’envoler à 53,40 euros pour l’UE et, à l’issue de la pandémie, il se stabiliserait même autour de 150 euros pour les rappels annuels. De quoi bien comprendre pourquoi la multinationale se bat, avec l’ensemble des géants pharmaceutiques, contre toute levée des brevets sur toutes les technologies contre le Covid-19…

 

C’est ce privilège exorbitant que questionnent les partisans du vaccin comme « bien public mondial ». Et la lecture du rapport annuel de BioNTech, le partenaire de Pfizer, leur donne raison : les coûts de recherche et développement (R & D) pour ce vaccin n’ont pas dépassé le milliard d’euros, une somme partagée à parts égales entre les deux, alors que le laboratoire européen a reçu des aides de Bruxelles et de Berlin pour un montant cumulé de près de 445 millions d’euros.

 

À rebours des grands discours de Big Pharma et de ses lobbyistes, la part de la R & D est, en vérité, largement résiduelle, en comparaison des 50 à 60 milliards d’euros de chiffres d’affaires déjà engrangés pour leur vaccin par Pfizer et BioNTech. L’ONG américaine Health GAP ajuste l’estimation des mégaprofits attendus par la multinationale, qui avait annoncé l’hiver dernier une marge brute, déjà considérable, de 25 à 30 %. Les experts citoyens l’évaluent désormais entre 60 et 80 %. Et d’interroger, brutalement : « Le président Biden et les autres dirigeants des pays riches vont-ils laisser la cupidité provoquer plus de fosses communes encore ? »

 

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 19:29

 

Le nouveau défi américain

par Yves DIMICOLI le 13 avril 2021

 

 

L’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Gita Gopinath, souligne dans un avant-propos aux « Perspectives Economiques mondiales », rendues publiques le 4 avril dernier[1], que la reprise mondiale accélère, « mais dans un monde rendu de plus en plus contradictoire par des trajectoires de croissance désynchronisées, et par un creusement des inégalités ».

Elle alerte, en particulier, sur les « défis colossaux posés par des reprises qui divergent à la fois à l’intérieur des pays et entre eux, ainsi que par les dégâts persistants » engendrés par la pandémie et la profonde récession mondiale dont elle a précipité la survenance et accru la profondeur en 2020, hors la Chine notamment. Dans ce contexte, les États-Unis mettent le monde entier sous pression avec une relance sans précédent d’un nouveau type, pour dominer.

Reprise mondiale à plusieurs vitesses

Le FMI prévoit, désormais, une reprise plus forte en 2021 et 2022 que dans ses précédentes projections[2] : la croissance mondiale atteindrait 6 % en 2021 et fléchirait à 4,4 % en 2022, contre 5,5 % et 4,2 % antérieurement. Mais, à la différence de celle initiée en 2009 par une forte relance chinoise, ce sont les États-Unis qui cherchent à mener la danse.

Mais l’écho renvoyé s’annonce différent, alors même que remontent les prix du pétrole et des matières premières, tandis que surviennent des pénuries comme dans les microprocesseurs ou en matière de logistique.

Dans les régions, comme dans les différentes catégories de pays selon leur revenu, des « reprises à plusieurs vitesses » sont engagées. Cela tiendrait aux contrastes entre les programmes de vaccinations contre la Covid-19, à l’amplitude très variable des moyens de soutien économique ayant pu être mobilisés par chaque État, et à des facteurs, notamment la dépendance à des secteurs comme le tourisme.

L’ampleur du soutien monétaire et fiscal de l’activité a été sans précédent en temps de paix. Le FMI a calculé que les seules mesures fiscales adoptées par les pays du G-20 se seraient élevées à 12 700 milliards de dollars (6 % du PIB en 2021), auxquels il faudrait rajouter désormais un plan d’investissement récemment annoncé par le Président des États-Unis de 2250 milliards de dollars.

Ce soutien massif, assorti de baisses de recettes, a creusé les déficits et les dettes publics à des niveaux inédits partout. En 2020, les déficits globaux moyens ont atteint 11,7 % du PIB pour les pays riches, 9,8 % pour les pays émergents et 5,5 % pour les pays en développement à faible revenu. La dette publique moyenne atteint 97 % du PIB à l’échelle mondiale[3].

L’effort est donc colossal mais son efficacité sociale pose des questions d’autant plus lourdes qu’il va falloir le financer. Or, pour l’heure, c’est sur les marchés financiers que les États et zones régionales rivalisent pour se procurer les fonds prêtables......

 

......SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2021/04/13/le-nouveau-defi-americain/

 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 22:59

INTERVENTIONS

d'André CHASSAIGNE, Frédéric BOCCARA, Evelyne TERNANT,

Denis DURAND, Amar BELLAL, Nicolas Marchand.

à la Conférence Nationale du Pcf des 10 et 11 avril 2021.

 

 

I. INTERVENTION d'André CHASSAIGNE . 

Notre pays a-t-il toujours besoin d’un Parti Communiste ? Non pas un parti pour lui-même, qui n’existerait que pour exister. Mais parce qu’il n’est pas rien, parce qu’il compte à gauche, et parce qu’il est le seul à même de porter à la fois des propositions révolutionnaires pour un réel changement de société et de travailler dans la durée à un rassemblement majoritaire.

C’est cela notre Parti. Une histoire et un présent qu’il serait très dangereux aujourd’hui d’occulter par des faux-semblants d’objectifs hasardeux à court-terme. Parce que, soyons francs. En plus des multiples raisons d’avoir une candidature communiste, c’est bien de l’existence de notre Parti dont il est question pour faire valoir nos propositions auprès du peuple et faire évoluer la gauche et les rapports de force en son sein. Au nom de quoi devrions-nous acter de fait la disparition du PCF à l’image de ce qui s’est passé dans tant de pays, notamment européens, avec les conséquences politiques que l’on connait, non seulement dans les pays concernés mais aussi à l’échelle de l’Union Européenne ?Ø Serait-ce au nom du piège d’un scrutin présidentiel création de la Ve république, que nous devrions inéluctablement mettre sous l’éteignoir une organisation comme la nôtre ?Ø Serait-ce au nom d’une volonté inavouée de soutenir le candidat que nous avons déjà soutenu en 2012 et 2017. Mais avec quelle utilité pour le mouvement populaire ? Pour quelles avancées concrètes ? Avec quelles conséquences pour la visibilité de nos idées et de nos combats ? Serait-ce au nom du rassemblement fantasmé de toutes les forces progressistes, rassemblement que nous savons déjà mort-né, auquel il faudrait faire semblant de croire alors qu’il est déjà condamné par des candidatures déjà déclarées, qui osent s’autoproclamer rassembleuses mais sont marquées d’un indéniable volonté hégémonique. Serait-ce au nom, sans le dire, d’une contrepartie complétement illusoire en pensant faire élire ainsi des députés communiste malgré l’effacement de leur parti du paysage politique, alors qu’à l’opposé candidature communiste aux présidentielles et candidatures communistes et progressistes aux législatives seront bien plus performants pour construire un rassemblement législatif auquel nous devons inviter nos partenaires de gauche. Ø Serait-ce au nom d’un rassemblement de circonstance qui suffirait à éviter le duel Macron - Le Pen, alors, j’en suis persuadé, qu’il l’alimenterait au contraire par sa dimension politicienne et sa construction artificielle qui ne feront qu’amplifier l’abstention. Oui, en réponse à ces questions, je suis favorable à une candidature communiste que porterait Fabien Roussel. En conclusion, pour notre Parti qui est en bonne voie de guérison, je reprendrai simplement ce que chante si bien un artiste au corps malade : « Il faut y croire un peu. Y a bien des fleurs qui poussent dans le sable ».

II. INTERVENTION de Frédéric BOCCARA

1- Nous visons une crise double (économique et sanitaire) et profonde, et au-delà une crise de civilisation et de sens. Elle développe les souffrances, et ceci dans une grande diversité de catégories sociales. Elle fait aussi monter une grande inquiétude envers l’avenir. Elle a montré l’importance du travail des travailleuses et travailleurs, l’importance des services publics, celle de l’émancipation et de la culture. On a pu percevoir aussi le grand obstacle à une maîtrise de notre destin constitué par le comportement des entreprises.

C’est en réalité la domination du capital et des critères de la rentabilité financière sur l’utilisation de l’argent et sur un grand nombre de décisions qu’il nous faut mettre en lumière.

Les gens, comme on dit, prennent des coups et ceux-ci vont s’intensifier lorsque la situation semblera s’atténuer du côté virus. Il n’y a qu’à voir la sortie du confinement précédent : +600.000 chômeurs d’un coup !

Alors, les luttes se cherchent et redressent la tête. C’est décisif. Mais la question des changements politiques est posée.

2- Je veux attirer l’attention sur les récentes prises de positions du FMI et du G20. Disons que le directoire du FMI constitue le conseil d’administration du capital pour le protéger et sauvegarder sa domination, y compris contre ses propres excès.

Deux ensembles de mesures ont été avancées :

  • Débloquer une création monétaire de 650 Md$ de DTS, soit presque trois fois plus ( !) qu’en 2008, … et bien sûr sans conditions contre le grand capital. Cela montre la gravité de la crise, telle qu’anticipée et mesurée par les pouvoirs dominants.
  • « Taxer les plus riches et les entreprises prospères », ainsi que le déclare Victor Gaspar. Que cela vienne du FMI vient montre les limites de ce type de proposition. Cela tend au rafistolage.

Dans le même temps, le FMI dit : soit protéger l’emploi comme en Europe, mais cela ne prépare pas l’avenir, soit licencier pour préparer l’avenir comme aux Etats-Unis. Outre le fait que le Sud et les émergents sont totalement absents de cette vision, il s’agit de déjouer cette opposition. Il y a besoin d’une véritable réponse pour sortir des difficultés. Notre projet de Sécurité d’emploi ou de formation le permet en dépassant cette opposition constitutive du capitalisme. Il s’agit de voir l’emploi et la créativité des travailleurs comme un levier de transformation. De s’attacher à sa sécurité. Pour cela il faut changer l’utilisation de l’argent, selon de tout autres critères, il faut conquérir des pouvoirs sur les entreprises et les banques, à la fois pouvoir des salariés et pouvoirs des habitants via leurs représentants. Il faut de nouvelles institutions !

L’aurions-nous déjà dit ? Peut-être entre nous, mais c’est totalement méconnu. Et puis surtout dans que notre société ces questions sont en train de mûrir comme jamais. Et notre peuple se heurte à ce qu’il perçoit comme des impasses. Nous nous pouvons l’aider à les lever.

3- L’enjeu majeur, c’est la crise, la réponse à celle-ci. Et donc comme on vient de le voir, nos réponses originales.

Nous voulons riposter et construire, avec des propositions précises et un projet.

Il ne suffit pas de dire « c’est le capitalisme », cela reste flou pour les gens. La question sur laquelle avancer est surtout : où on l’attrape ce « capitalisme » ? comment ? Et on fait quoi à la place ?

4- Car il y a aussi la crise à gauche.

Comme causes de cette crise, il y a les échecs de la gauche et la faillite-dilution d’une partie de celle-ci dans le social-libéralisme, jusqu’au néolibéralisme proprement dit. Mais il y a aussi les changements profonds de notre société.

Face à la perte de repère qu’il s’ensuit, nous devons mener le débat vis-à-vis de la droite et de l’extrême-droite, mais aussi, surtout avec les gens comme on dit. Et bien sûr avec la gauche, dans un esprit unitaire pour agir à la fois sur sa refondation et sur son rééquilibrage.

Quels repères ?

Le duel Macron-Le Pen veut imposer un débat « identitaire » et « national ». Pour déjouer leur duel, nous devons imposer le débat « social ». Non pas un débat social « général », qui risquerait de nous emmener vers l’accompagnement social et le rafistolage, mais un débat social qui monte aux enjeux des entreprises, avec l’utilisation de l’argent et la perspective de la SEF, et d’une émancipation nouvelle.

5- L’économie sera une question fondamentale de la campagne, car la domination du capital est au cœur de ce qui taraude notre société. Prendre « à bras le corps » ces questions pour se libérer de la domination du capital et de la prétendue dépolitisation de l’économie, dépolitisation qui masque en fait une forme de dictature de la rentabilité financière. D’autant plus mortifère qu’elle serait invisibilisée.

M. Le Pen nous dit : le problème, l’obstacle, c’est l’autre, le voisin. Il attise le racisme pour monter les exploités les uns contre les autres en attisant toutes les oppositions possibles pour conforter toutes les dominations et cacher l’exploitation.

E. Macron nous dit, lui, le problème, c’est le coût du travail. Et avec la crise, il a démultiplié sa baisse par sa prise en charge par l’Etat au service du capital et la précarité d’emploi comme de vie progresse.

Les sociaux-libéraux, avec leurs différences, insistent sur un capitalisme vert et sur le revenu d’existence, minima social qui ne dit pas son nom. Cette combinaison amplifierait les deux crises de notre société, sociale et écologique, en laissant de côté l’immense enjeu des entreprises, d’une autre production et donc d’inverser les logiques sur l’emploi et la formation comme levier décisif, comme ressource à développer, et non comme coût à réduire à tout prix.

Jean-Luc Mélenchon, sur cette question, majeure de l’emploi, met en avant la formule de « l’Etat employeur en dernier ressort » ; c’est l’idée que si les entreprises ne créent pas d’emploi, eh bien l’Etat embauchera ! C’est une déresponsabilisation profonde des entreprises, du patronat et du capital ! C’est évacuer les contenu d’une véritable révolution citoyenne et institutionnelle, indispensable, sur l’utilisation de l’argent.

Car, surtout, la grande question c’est de conquérir des pouvoirs des travailleurs et des habitants (société civile et élus) sur les entreprises et les banques pour une émancipation nouvelle, sociale, écologique et humaine. Pour cela nous avançons des propositions précises d’institutions nouvelles pour l’emploi, la formation, la transformation productive et sur l’utilisation de l’argent des banques, des entreprises (profits) et de l‘argent public.

6- Avancer dans ce débat fondamental sur les idées et leur cohérence permettrait de marquer l’élection présidentielle et donc

  • L’intérêt de voter communiste aux élections législatives, pour conforter nos propositions
  • Pour développer le mouvement populaire ensuite et une construction de lutte

C’est ainsi que je vois le pacte de législature, si le rapport des forces le permet.

C’est pourquoi :

  • Il nous faut partir tôt, car la bataille d’idées est âpre pour réussir « marquer »
  • Il mener le débat sur la base de notre projet. Je me félicite que cette formulation ait fini par être intégrée hier soir en commission du texte, et je retire donc l’amendement que j’ai déposé avec Evelyne Ternant.
  • Cela veut dire, ne pas réactiver les collectifs anti-libéraux. Il ne faut pas de faille qui rendrait plus ou moins amovible la candidature communiste, au contraire de ce que proposent, même si c’est de différentes façons, l’amendement de Pierre laurent et celui de Isabelle De Almeida.
  • Enfin, il va nous falloir un effort collectif militant et de direction sur les idées et pour une organisation politique de la campagne, son suivi et son animation collective en lien avec nos apports originaux et avec le terrain.

III. Intervention D'Evelyne Ternant 

Notre conférence est placée devant un choix clair: une candidature communiste à la Présidentielle, avec la candidature du secrétaire national du parti, ou bien une «candidature commune» à gauche : quelle autre que celle de Mélenchon en réalité ?

L'unité du parti n'a rien à craindre d'un choix entre deux options non conciliables, mené au terme d'un débat démocratique : elle est menacée seulement lorsque le choix majoritaire des communistes n'est pas respecté.

Un candidat communiste, ce n'est pas pour nous faire plaisir et rappeler au monde que nous ne sommes pas morts. C'est parce que dans la situation de crise multiple et aiguë que nous vivons, la contribution communiste au débat public sur la sortie de crise est essentielle pour trois raisons:

1- remettre la question de la transformation sociale au centre, et faire reculer les divisions identitaires dont se nourrissent et les droites et l'extrême droite,

2-asssocier aux mobilisations des objectifs politiques transformateurs comme nous commençons à le faire sur la pandémie et les vaccins, ou sur l'énergie, ou encore avec les grandes batailles sur l'industrie.

3-refonder la gauche sur un socle d'affrontement avec la logique et les pouvoirs du capital.

Contrairement à ce qu'affirme Mélenchon, dans son dernier appel aux communistes, deux jours avant notre conférence, il n'est pas vrai que son projet et le nôtre se recouvrent «à 90% ou 95%»: Nous divergeons sur nombre de sujets, et non des moindres: les mesures contre le chômage, le financement de la Sécurité Sociale, le rapport aux marchés financiers, les pouvoirs des salariés dans les entreprises, le mix énergétique et son pilier nucléaire : nous divergeons au fond sur le processus même de transformation.

Notre campagne sera par nécessité une stratégie de différenciation et de confrontation avec les autres forces de gauche et des écologistes. Comment la conjuguer avec l'objectif de rassemblement populaire et des forces progressistes, notamment en vue des législatives ? Notre réflexion sur le sujet n'est pas aboutie, mais il est facile dès maintenant de repérer les chausses trappes qui seront tendues pour placer notre candidat sur un siège éjectable en cours de campagne: par exemple quelques députés en échange du retrait de la candidature (c'est ce que Mélenchon propose), ou encore des initiatives à prétention unitaire organisées pour disqualifier la légitimité de notre candidature, etc..

Nous devons donc nous engager aujourd'hui avec l'intention d'aller au bout de cette élection, si nous voulons la marquer de notre empreinte, et c'est avec ce moment politique où la nouveauté à gauche par rapport à 2012 et 2017 sera précisément la présence communiste, que nous pouvons espérer faire bouger les lignes, dans le débat populaire sur notre projet, et construire avec d'autres un rassemblement qui soit à même de sortir le pays de la crise.

IV. DENIS DURAND non prononcée

Le dernier mot va rester aux communistes lors de leur vote dans un mois, et c’est un point très positif et très fort, du point de vue de la qualité de notre démocratie comme du point de vue de notre efficacité politique.

Mais le vote d’hier n’est pas seulement une indication. Ce n’est pas l’opinion de 1 000 personnes qui ne représenteraient qu’elles-mêmes. C’est le résultat d’un processus démocratique qui a pu avoir lieu malgré l’obstacle de la pandémie ; C’est l’expression valable de tout le Parti : six cents contributions individuelles et collectives reçues par la commission de transparence, des débats dans toutes les sections qui ont pu se réunir etc.

Cela doit à mon sens avoir deux conséquences.

La première est immédiate, elle porte sur le bulletin de vote. Je suis pour que la deuxième option figure sur ce bulletin, pas seulement parce que la démocratie comporte comme condition essentielle le respect des minorités mais parce que cette mention permet de poser clairement le problème qui fera l’objet du vote des communistes. Mais son statut n’est pas le même que celui du texte qui a été adopté par le Parti à travers la décision de sa conférence nationale, et qui, à l’heure où nous parlons, n’a pas le statut d’option mais de décision. Je suis sur ce point d’accord avec Danièle Trannoy. Il conviendrait donc d’écrire clairement que l’« option 1 », ou plutôt le choix 1, a été « adopté » par la conférence nationale et que l’ « option 2 » a été « rejetée ».

La deuxième porte sur la nature de la campagne présidentielle que nous allons mener si le vote du 7 mai confirme les choix d’aujourd’hui.

Le choix largement majoritaire d’affronter la bataille de 2022 avec une candidature communiste, fait par la conférence nationale, est un choix du Parti, de son corps militant, des idées qui font son unité. Cette capacité militante et ces idées seront notre principale force dans la campagne. Il faudra en tenir compte, s’assurer que la campagne est celle non pas d’un candidat isolé mais de tout le Parti.

V. Intervention de Amar Bellal

Mon intervention lors de la conférence du PCF de ce WE , prise de parole le samedi matin :"Au préalable je voudrais réagir au propos exprimé il y a quelques instants concernant l'antiracisme et le parti , dans l'intervention de Mehdi Mokrani. Il se trouve que moi aussi, de par mon nom -Amar Bellal-, je fais aussi partie des gens dans la population exposés au racisme ou susceptible de le subir. Et pourtant, bien que m'appelant -Amar Bellal-, je ne partage pas du tout les propos et la vision de -Mehdi Mokrani- ni de -Mina Idir- exprimée dans sa lettre de démission, et plus particulièrement leur jugement négatif sur les positions du PCF vis à vis de l'antiracisme. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il n y a pas un bloc monolithique de tous ceux qui sont exposés au racisme et qui penseraient de la même manière et détiendraient la vérité, et il est donc vain de prétendre parler au nom de tout un groupe, vain de tenter de condamner ainsi le parti en parlant au nom de tous les discriminés. Ce point est important. Et pour bien préciser ma pensée sur le sujet, je pense au contraire que l'évolution du parti sur la question du combat contre le racisme est positive : il ne se contente plus de dénoncer la droite et l'extrême droite, sans rien dire de précis sur certains problèmes bien réels sur lesquels nombre de nos citoyens s'interrogent, et il met un contenu de classe dans ses propositions et son expression contre le racisme. En cela les derniers communiqués de presse produits sont équilibrés, ils dénoncent à la fois l'instrumentalisation de la droite et l'extrême droite de problèmes plus ou moins réels, plus au moins exagérés, et ils replacent le combat antiraciste dans un cadre républicain et universaliste , terrain qu'a trop longtemps délaissé la gauche ces derniers temps au point que cela est devenu un marqueur de la droite, ce qui est assez dramatique politiquement (par exemple la laïcité). (Sur la commission anti raciste du PCF : je ne l' ai pas dit lors de la conférence, mais mon nom a été retiré de la liste mail de cette commission, comme pour d'autres camarades , et malgré nos demandes répétées d'être réintégrés à cette liste, nous sommes toujours tenus à l'écart, certainement à cause de nos idées. Nous avons alerté à ce sujet la direction du parti du fonctionnement si singulier de cette commission, tout le monde est donc au courant, tout peut être vérifié. La aussi, présenter la commission antiraciste comme une commission pluraliste, représentative de la diversité des opinions dans le parti, et qui serait victime d'un ostracisme et d'une censure insupportable, est tout simplement une manipulation et une opération politicienne interne grossière : c'est un groupe de quelques camarades qui rédigent des textes et qui veillent soigneusement à écarter toute personne ne partageant pas leurs visions des choses.) Pour en revenir aux présidentielles et législatives, même si le combat contre le racisme est aussi un des enjeux. Je pense que nous sommes en train de faire le bilan d'une expérimentation de 10 ans qui est un échec. La gauche n'a jamais été à un si faible niveau, et même si on considère une candidature unique de toute la gauche c'est à dire PCF, LFI, EELV, PS etc. … si toutes ces forces mises bout à bout se rangeaient derrière Jean Luc Melenchon , cela ferait au plus 15% d'après les sondages, et si c'est Anne Hidalgo cela tomberait à 11%. On comprend au regard de ces chiffres que le problème est bien plus profond et bien plus grave que celui qui pourrait être résolu par la simple baguette magique de la candidature unique et qui permettrait de déjouer un duel Macron/Le Pen …Le quinquennat de Hollande est en grande partie responsable de ce désastre, mais Mélenchon a aussi une grosse responsabilité, et nous aussi indirectement pour avoir fait le pari de sa candidature à deux reprises et pour avoir trouvé pertinent politiquement de le mettre en avant en imaginant un scénario semblable aux processus qui ont eu cours en Amérique Latine. José Fort dans un de ses textes remarquables avait dit de Mélenchon qu'il aurait pu devenir le José Mujica de la gauche française (ex président Uruguayen)... il aurait pu oui ...Au lieu de cela nous avons vécu 10 ans de provocations, d'outrance, d'actes de division et de vexation. Loin d'être un José Mujica, Mélenchon n 'a pas été au RDV de l'histoire de la gauche, au lieu de la rassembler, il l'a même très affaiblie et en a incarné son aspect le plus caricatural. Notons que je parle ici de Mélenchon, pourtant ce mot est devenu curieusement tabou chez ceux qui défendent l'option contraire à une candidature communiste. C'est signe d'un malaise devant un nom qui est devenu repoussoir chez les communistes. Or nous savons que c'est bien de Mélenchon dont il s'agit quand on évoque l'éventualité de suivre une autre candidature hors du PCF, car il ne retirera pas sa candidature. Cela ne suffit pas de dire qu'on peut faire autrement, il faut dire comment et concrètement, et aussi dire que c'est de Melenchon dont il s'agit, en toute transparence. Citons Albert Einstein : « La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent ». Je pense qu'on est en plein dans ce processus, nous voulons répéter 2012 et 2017 , en s'attendant à un résultat différent. En effet depuis ces dernières semaines, nous entendons à peu près les mêmes arguments entendus en 2012 et les mêmes qu'en 2017, pour ne pas présenter de candidature communiste. En 2012, cela pouvait se défendre, car nous ne connaissions pas tout à fait Melenchon, un tel pari pouvait se tenir et les arguments l'entourant ... mais aujourd'hui on sait ce qu'il en est, on sait que cela ne marche pas ...C'est pour cela que j'ai la conviction que c'est bien une candidature communiste, comme celle de Fabien Roussel, qui sera le plus à même d'ouvrir le jeu politique, une candidature qui rajoutera des voix à gauche et qui n’en retirera pas, et qui ira chercher les abstentionnistes, c'est de cela dont nous avons besoin, redonner une dynamique dans les débats centrés sur des thématique de gauche, et non sur les thématique de droite et sur le terrain identitaire."

 

VI. intervention de Nicolas Marchand.

Les arguments contre la candidature communiste ressemblent à ceux qui nous ont déjà conduit à l'effacement, mais surtout il y a une grave sous-estimation de la crise: quand il en est question, elle est « sanitaire », « démocratique », « idéologique », «terrible » … mais, jamais, crise systémique du capitalisme.

Sous-estimer la crise mène à une vision limitée du contenu du projet sur lequel il est proposé de rassembler.

Si on ne traite pas de l'urgence, pour tout progrès, de transformations dans l'économie en même temps que d'avancées sociétales, de mesures pour commencer à s'émanciper de la dictature du capital, pour une prise de pouvoir des travailleurs et des citoyens sur les entreprises et les banques pour changer les gestions et l'utilisation de l'argent, on élimine, certes, des obstacles pour un socle commun, qu'on pourra dire « de rupture » … mais rupture avec quoi et comment ?

Ainsi une tribune d'une trentaine de camarades, dont l'initiateur de l'option 2, avance comme socle commun, une 6eme république, « un changement de régime », idée reprise hier dans l'Huma. Ah ! Et pour s'attaquer à un changement de système ? On verra plus tard ?

Où ira-t-on, si, pour unir à tout prix une gauche dominée par les idées sociales démocrates et sociales libérales, on remet à plus tard la mise en cause du capital ? Vers un ralliement à une promesse de « sous-état providence », comme un « revenu d'existence » s'accommodant du chômage, laissant les mains libres aux fauteurs de crise, pour baisser le coût du travail et spéculer ?

Et déboucher, comme candidat unique, sur un variant, plus ou moins gauchi, de Hollande et de sa politique. Ce serait ça, donner de l'espoir ?

Faut-il oublier ce qui a mis la gauche hors jeu, produit Macron et Le Pen, détourné le peuple, notamment notre électorat, des urnes : l'incapacité ou le refus d'entreprendre des transformations radicales ?
Et cela alors que des développements explosifs de la crise du système (économie et civilisation), accentués avec la crise sanitaire, sont devant nous.

Oui il faut construire un rassemblement, mais sur un projet à la hauteur des transformations nécessaires.

Cela appelle un renouvellement idéologique, l'avancée, dans le peuple et à gauche, des bases nouvelles d'une perspective unitaire, suffisamment transformatrices pour ne pas être voués à buter à nouveau sur le mur du capital, faute de s'être donnés les moyens de le vaincre.

C'est cela qui fonde la nécessité de notre candidature, dans la seule campagne qui permet de promouvoir les propositions communistes, leur radicalité réaliste originale. C'est le seul moyen de frayer le chemin d'une perspective digne de ce nom, une perspective unitaire transformatrice.

L'enjeu n'est pas partisan; c'est le devenir du mouvement populaire et de la gauche, sa capacité à affronter le capital, la crise inédite de son système. Un enjeu de classe. Nous allons subir d'énormes pressions, et il ne faudra en aucun cas renoncer. Ni donner le signal que nous serions prêts à renoncer, comme y invitent les amendements de Pierre Laurent et Isabelle De Almeida. Cela priverait notre décision de toute crédibilité, au risque même de la réduire à une démarche politicienne.

 

DE NOMBREUSES AUTRES INTERVENTIONS NOUS PARVIENNENT DE

"EN AVANT LE MANIFESTE"

QU'ON PEUT LIRE, SUR :    https://enavantlemanifeste.fr/

 

******

VOIR AUSSI, le déroulement et les VOTES : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/conference-nationale-pcf-10-et-11-avril-2021.html

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

 

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 10:09

 

COMMUNE DE PARIS

"La Guerre civile en France"

 

Parmi les nombreux ouvrages parus sur LA COMMUNE DE PARIS DE 1871, en voici un à ne pas négliger.

Marx a suivi de Londres les évènements de la COMMUNE ou jour le jour, informé par les militants du mouvement ouvriers, la presse, les courriers.

Il en a tiré une analyse de classe. Sur l’évènement. Sur l’enseignement que le mouvement ouvrier pouvait en tirer à court et long terme. Certes, le mouvement du Monde d’aujourd’hui est à mettre en relation avec cette leçon d’histoire d’hier, sur tous les plans.

Mais on ne peut contourner la richesse de cet ouvrage.

Il me parait plus simple, pour en donner une idée, de l’ampleur et du détail, de joindre tout simplement la table des matières.

 

 

Pour lire l'image agrandie : clic DROIT sur l'image puis "ouvrir l'image dans un nouvel onglet"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUR CE BLOG : "2034". ESSAI-RECCUEIL.

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 19:30

 

NOTRE TEMPS

 

Notre temps est celui d’une transformation nécessaire, transformation qualitative et non seulement quantitative de la société marchande qui a son extrême développement a produit le capitalisme mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé; extrême développement qui a produit ce mode de production et ses contradictions antagoniques qui s’opposent aux besoins sociaux de l’humanité et à la poursuite du processus humain, de la société humaine, dans ses rapports avec elle-même et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

C’est aussi, conjointement, le temps de la dialectique contre le principe de non-contradiction qui a formé la pensée humaine pendant des millénaires dans la recherche de la satisfaction de ses besoins élémentaires-complexes en évolution-complexification.

L’achat c’est le contraire de la vente. Certes. S’arrêter à cela dans le raisonnement aristotélicien qui est encore massivement le nôtre, ne suffit pas. Il n’y a pas de vente sans achat, ni de vendeur sans acheteur. On peut faire ce constat dans un tas de domaines et d’actes humains de toutes sortes. Et dans le mouvement de la nature et de la société que nous apprenons à observer de plus en plus scientifiquement.

Si je prends l’exemple de l'acte d’achat-vente c’est parce qu’il montre facilement l’unité des contraires et leur identité dans le même mouvement qu’il constitue ; et pour en venir aux contradictions antagoniques qui nécessitent la transformation-dépassement qualitative, parmi lesquelles : la vente-achat de la force de travail, la contradiction entre capital et travail, entre celui qui vend sa force de travail et celui qui l'achète, sous ses formes anciennes-nouvelles, qui mine la santé du  processus de développement humain.

Certes depuis Marx, la vente-achat de la force de travail s’est transformée quantitativement. Elle a suivi l’évolution du marché, des rapports de forces dans le marché, de la révolution scientifique et technique dont la croissance exponentielle a modifié et modifiera tempétueusement les moyens de production et d’échange; à condition de dépasser les limites du système qui tend inexorablement à se bloquer lui-même.

Celui qui possède seulement sa force de travail est soumis aux conditions du capital qui la lui achète ; et particulièrement aux conditions du capital des groupes financiers internationaux qui les dictent « sur le monde » de par leur puissance dépassant celle des nations et des Etats. La vente-achat de la force de travail ne va pas sans accumulation du capital dont elle est le but. Cette accumulation conduit à la globalité, l’unité de la contradiction dans laquelle la Vente-Achat de la Force de Travail, sous ses formes modernes-anciennes, est la base. Le processus d’accumulation du capital, conduit « en chaîne » à l’unité spatio-temporelle du développement des forces productives, de la croissance exponentielle de la révolution scientifique et technique, de la recherche-développement et des possibilités d’explosion des capacités productives, de la productivité…

… et de ses limites dans le rapport que le capital introduit dans son accumulation : le rapport entre croissance globale du profit et la diminution relative du rapport capital investi/profit, contenu dans l’évolution de la composition du capital, du rapport en croissance exponentielle du Capital Constant dans le capital total, démontrée dans les bilans économiques globaux. C’est la « baisse tendancielle du taux de profit », les lois qui ne réussissent plus à la contrecarrer, et la « suraccumulation du capital », caractérisée par Marx puis les travaux de « l’école de  Paul Boccara» avec les théories sur la crise de la suraccumulation et la dévalorisation du capital ; et le drainage des valeurs produites vers le renflouement du taux de profit, par la financiarisation, et au détriment des besoins sociaux, des besoins de développement-complexification social, humain ; au détriment du mouvement nécessaire de l’humanité sans lequel il n’y a plus d’existence de l’humanité . Le processus de l’humanité est menacé dans sa santé et la maladie est très grave.

La suraccumulation-dévalorisation du capital est la maladie de la société actuelle qui  n’est soluble que dans une transformation qualitative des rapports de production : une société dont l’éthique ne serait plus le moteur du taux de profit ayant fonctionné d’abord positivement puis de moins en moins efficacement de par son développement même, de par les contradictions internes à son développement, mais celle du partage, non de la pénurie mais du développement-complexification qualitatif.

Timon d’Athènes et Shakespeare et Marx nous rappellent la contradiction originelle de la société marchande originelle posée par le christianisme originel et qui explose dans la nôtre. Le remède est contenu à la fois dans le développement-complexification du processus humain et dans le dépassement des limites qui lui sont imposées par la loi du profit-loi d’accumulation du capital-loi de vente-achat de la force de travail, en unité : contradiction antagonique à résoudre dialectiquement…

Rappelons qu’avant d’aborder la question économique, la critique de l’économie politique et sa géniale introduction de 1857 (1) qui a permis ensuite l’étude scientifique du capital, Marx a été un Hégélien, un penseur issu de l’étude hégélienne des contradictions, de leur unité et de leur identité. S’il a critiqué la dialectique hégélienne, il s’en est déclaré l’élève et le continuateur dans son « renversement matérialiste », affirmé par ailleurs dans une des postfaces de « le Capital » (2) et (3).

Pierre Assante. 09/04/2021 07:23:33.

(1) Qui devrait être, avec l’analyse de la suraccumulation-dévalorisation du capital, un livre de chevet du militant et de tout un chacun voulant aller au-delà de la compréhension superficielle de la vie humaine, de la société humaine et de son milieu local et universel, en unité.

(2) " …J'ai critiqué le côté mystique de la dialectique hégélienne il y a près de trente ans, à une époque où elle était encore à la mode... Mais bien que, grâce à son quiproquo, Hegel défigure la dialectique par le mysticisme, ce n'en est pas moins lui qui en a le premier exposé le mouvement d'ensemble. Chez lui elle marche sur la tête; il suffit de la remettre sur les pieds pour lui trouver la physionomie tout à fait raisonnable. Sous son aspect mystique, la dialectique devint une mode en Allemagne, parce qu'elle semblait glorifier les choses existantes. Sous son aspect rationnel, elle est un scandale et une abomination pour les classes dirigeantes, et leurs idéologues doctrinaires, parce que dans la conception positive des choses existantes, elle inclut du même coup l'intelligence de leur négation fatale, de leur destruction nécessaire; parce que saisissant le mouvement même, dont toute forme faite n'est qu'une configuration transitoire, rien ne saurait lui imposer; qu'elle est essentiellement critique et révolutionnaire…" Karl Marx. Londres, 28 avril 1875.

(3) En ce qui concerne des prémices d’un processus possible de transformation sociale qualitative passant par le Pouvoir sur d’argent et la Sécurité d’Emploi et-ou de Formation je renvoie à la Commission économique du PCF et à la revue « Economie et politique ».

 

"2034". ESSAI. 117 pages. Pierre Assante. 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/03/an-3024.html

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 12:32

 

CONFÉRENCE NATIONALE PCF 10 ET 11 AVRIL 2021

 

 

Quelques photos d'écran :

 

 

SAMEDI SOIR  : 

 

La Conférence nationale du PCF valide la candidature communiste pour les élections présidentielles de 2022.

 

En faveur : 609 (66,41)

En Défaveur 270 (29,44)

Abstention 38 (4,14)

 

POURSUITE DES TRAVAUX DIMANCHE 11  

 

 
 
Rendez-vous DIMANCHE 11 à 12h pour le meeting de Fabien Roussel en direct sur les tous les réseaux sociaux du PCF.

 

 

Le vote des adhérents sur les propositions de la conférence nationale est prévu du 7 au 9 mai 2021 (Conseil National du 30 janvier 2021). 

 

 

 

MILLE délégué.e.s en ligne à double sens. 

 

Video de l'ouverture sur ce lien :

https://www.facebook.com/watch/live/?v=1023800471360774&ref=watch_permalink  

 

 

 

L'allocution de Fabien ROUSSEL . Dimanche 12 h. :

https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/1340897992958533/

 

 

VOIR AUSSI SUR CE BLOB : 31 TITRES ANCIENS

LIEN SUR LES TITRES SELECTIONNES :

31 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blog.... Cliquer sur leS titreS

 

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 11:01

 

STATUTS DU PCF. MONDILISATION CAPITALISTE. CONDITION OUVRIÈRE AU FEMININ.

 

En 1979 s’est tenu le XXIIIème congrès du PCF.

Le programme commun de la gauche avait été signé en 1973, mais déjà des tensions se manifestaient entre communistes et socialistes par rapport aux engagements dont les congrès des socialistes et leurs responsables s’éloignaient. Plus, ils prenaient des positions contraires à ces engagements.

La suite est connue avec le tournant de l’austérité de 1984 et le départ des ministres communistes.

Ce XXIIIème congrès du PCF, malgré ces signes alarmants, a tenté de céder à certains de ses principes afin de s’élargir à une opinion plus vaste.

C’est le cas de l’abandon dans les statuts des références au marxisme-léninisme au profit d’une référence au socialisme scientifique.

Certes, Lénine lui-même, à la fin de sa vie a déclaré que dans l’élan de la création d’un mouvement communiste international, les Bolcheviques  et lui-même ont eu tendance négative à le russifier. La révolution d’Octobre s’est tenue dans les conditions propres de la Russie et ses suites de même.

Par contre le marxisme n’est pas un mode d’emploi de construction d’un mode de production nouveau, « le socialisme scientifique», c’est aussi une analyse anthropologique, scientifique, économique, humaniste et éthique et une vision progressiste du monde basée sur le mouvement du monde lui-même, et une sur « expérience du monde » pour le transformer en santé face à sa crise générale. La vision de Marx et d’Engels du pouvoir de l’argent aboutissant au capitalisme, aujourd’hui mondialisé, est une vision du panorama de la réalité sociale traversant les millénaires, reposant sur une immense culture personnelle et collective, sur l’observation de la condition ouvrière de leur temps et les mouvements d’elle suscite, et sur les lois du système économique et social engendrant ces conditions. Soulignons au passage que la vente de la force de travail par le « producteur libre » au possesseur du capital ou son-ses représentants reste sous les formes anciennes et nouvelles la propriété première de notre mode de production et d’échange mondialisé.

L’abandon du marxisme sans épithète par le XXIIIème congrès du PCF n’a pas donné les résultats escomptés. Il faut se rappeler que ce mouvement d’abandon par le PCF, au-delà des restrictions de précautions de cette décision, a été un mouvement précédemment effectué par toute la social-démocratie mondiale critiquée (fortement et justement à mon sens) par les communistes. La montée des intégrismes religieux et des superstitions semble faire la démonstration que le recul des idées des Lumières et plus encore du matérialisme dialectique ne sert pas le progrès ni des idées ni sociaux, et encore moins écologiques ou ergologiques. Ni que le progrès  des idées des Lumière et au-delà, du matérialisme dialectique soit une atteinte aux libertés religieuses.

L’adhésion de nombreux prêtres ouvriers au PCF lorsque celui-ci affirmait sa vision marxiste du monde montre que pour eux, cette vision est plus proche de leurs aspirations que de la vision libérale et sa pratique du tout-marchandise.

Mais aujourd’hui, au-delà des interventions de Paul Laurent sur les modification des statuts, de Lucien Sève sur le débat d’idées, de Jean-Paul Jouary sur les intellectuels communistes, de Paul Boccara sur une théorie de la crise et son issue (déjà ! Super !), de jacques Milhau sur la meilleure réponse à l’agression contre le marxisme, c’est deux idées que je veux souligner :

1) En 1979, les communistes sentent bien les menaces de contre-attaque du capital dans et par la mondialisation capitaliste, mais la plupart ne peuvent savoir l’ampleur qu’elle va prendre ni les résultats et les reculs qu’elle va imposer, malgré les progrès immenses de la révolution scientifique et technique et les possibilités qu’elle ouvre à l’humain dans d’autre conditions d’usage. En Italie Berlinguer laisse, dans solitude de son propre parti,  des écrits très intuitifs sur cette réalité et sur la mondialisation et sur la contre attaque du capital et sur un nouveau type de développement partant de la révolution scientifique et technique informationnelle numérisée.

2) L’autre, c’est à travers deux interventions de déléguées, femmes de ce congrès de 1979, à quel point la désindustrialisation a frappé la condition féminine salariale et ses espoirs, et sa coupure d’avec les avancées sociétales elles-mêmes, mises à mal pour toutes relativement,  par cette coupure. Les deux interventions, choisie certes arbitrairement sont en pièces jointes. 1° « Comment est née, comment vit ma cellule d’entreprise » 2) « Quelques aspects de la condition de la femme là où je travaille ».

 

LES 2 interventionS de déléguéeS sur ce lien :

 https://pierreassante.fr/dossier/DeleguEEs_1979.pdf

 

Pierre Assante. 11/04/2021 10:18:08.

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9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 06:17

Appel – 500 militant·es d’entreprise appellent à une candidature communiste pour 2022

 

500 militant·e·s d'entreprises, appellent pour qu'un candidat soit proposé par le Parti Communiste Français « pour que la défense et la promotion des droits du monde du travail soient au cœur du débat de la campagne électorale ». #CandidatMondeDuTravail

 

Nous reproduisons sur ce blog, l’appel des 500 militant·es d’entreprises qui appellent pour qu’un candidat soit proposé en 2022 par le Parti Communiste Français.

Joignez-vous à cet appel : Joignez-vous à cet appel !

 

LE TEXTE :

 

Dans notre activité professionnelle et notre militantisme syndical, nous sommes confronté·e·s quotidiennement à la violence du système capitaliste : précarisation de l’emploi, sous-traitance en cascade pour diviser les salarié·e·s, pression pour un accroissement permanent de la productivité, réduction salariale, voire même plans de licenciements ou liquidation de nos entreprises, tout ça pour garantir la rémunération des propriétaires.
Nous nous impliquons contre la régression sociale et le chômage, pour défendre les familles et les territoires, pour faire valoir d’autres valeurs et d’autres choix économiques. Nous savons que l’ampleur de la crise actuelle appelle à des changements profonds, qui nécessitent de s’attaquer à la répartition des richesses mais aussi au pouvoir du capital, en premier lieu au sein des entreprises.
Grâce à nos luttes, nous limitons ou mettons en échec les projets régressifs. Parfois même nous arrachons des progrès.
Mais nous sommes confronté·e·s à un patronat d’autant plus agressif qu’il est soutenu par le système politique. Les lois et réformes de ces dernières années n’ont visé qu’à réduire la protection des salarié·e·s dans tous les domaines. Des budgets colossaux sont consacrés aux intérêts des riches et des grands groupes capitalistes sans aucun effet positif pour la population. Le Gouvernement répond à chaque demande du MEDEF en légiférant pour défendre ses intérêts, contre ceux des salarié·e·s, en dénaturant et en cassant la fonction publique, en privatisant. Cela affaiblit considérablement le poids de nos luttes.
Pour maintenir cette situation, le patronat n’hésite pas à soutenir ses candidat·e·s dans toutes les élections politiques par le biais de ses médias et de son influence.
Alors que les moyens existent pour améliorer les vies de tout le monde, l’action politique du Gouvernement combinée à la pression permanente du patronat, nous place dans une spirale du déclin social qui ne semble jamais devoir se terminer.
Nous mesurons qu’il s’agit d’un affrontement de classe.
Pour que la société s’améliore, pour trouver des solutions aux problèmes de NOTRE classe, pour défendre nos droits et nos emplois, il faut développer les luttes sociales, et aussi agir pour un changement radical de politique, un changement de société.
Pour que les progrès sociaux et écologiques si nécessaires ne soient pas voués à rester des promesses de campagne, il faut mettre l’argent et la puissance de la loi au service des êtres humains et de la planète. Comme nous le faisons dans nos entreprises, il faut des propositions précises, à la fois radicales et réalistes, pour le pays. À travers de cet appel, nous demandons au Parti Communiste Français de proposer une candidature à la prochaine élection présidentielle dont nous puissions nous saisir afin que la défense et la promotion des droits du monde du travail soient au cœur du débat de la campagne électorale.
Il ne s’agit pas de délégation de pouvoir ou de lutte par procuration, mais d’un moyen de mobiliser l’ensemble de la population, de fédérer nos combats dans un projet cohérent. Il nous faut un·e candidat·e qui porte nos questions, nos arguments, nos propositions, de manière à représenter un prolongement de nos luttes et à dévoiler les positions réelles de chaque candidat·e sur les questions économiques et sociales.
Nous voulons aussi pouvoir voter pour quelqu’un qui nous représentera réellement parce qu’il ou elle est au quotidien présent·e sur le terrain, à nos côtés dans l’action.

Le lien :

https://enavantlemanifeste.fr/2021/04/08/appel-500-militant%c2%b7es-dentreprise-appellent-a-une-candidature-communiste-pour-2022/

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 13:54

Bientôt

une nouvelle formule d’Économie & Politique

pour relever les défis d’aujourd’hui.

 

Une revue marxiste originale 

Économie & Politique est la revue marxiste d’économie du Parti communiste français depuis 1954. Depuis sa création, elle a joué un rôle très important dans l’élaboration par le PCF d’analyses et de propositions révolutionnaires, avec la nécessaire autonomie que l’élaboratipn nécessite. Elle a été un creuset où se sont développées, dans le débat, des analyses de la réalité du capitalisme auquel nous sommes confrontés, la théorie du CME, celle de sa crise, l’intervention dans la gestion des entreprises avec de nouveaux critères, jusqu’à s’appuyer sur la théorie néomarxiste de l’école de la régulation systémique fondée par Paul Boccara. Son originalité, aujourd’hui comme hier, est de lier en permanence recherches théoriques et plein engagement dans les luttes politiques et sociales. A ce titre plus de 400 auteurs – chercheurs, syndicalistes, responsables politiques, beaucoup d’entre eux étant tout cela à la fois – contribuent à son contenu. 

En ce commencement de l’année 2021, Économie & Politique tient une place particulière dans le paysage théorique et politique français en étant la seule revue marxiste d’économie en France. Elle est donc un outil essentiel à tout militant politique ou syndical, à tout professeur ou étudiant, mais aussi à tous ceux qui souhaitent comprendre le fonctionnement du capitalisme et avoir des arguments dans les luttes immédiates pour répondre aux angoisses et aux exigences de nos concitoyens, pour combattre la domination du capital et ouvrir la voie d’une révolution, de la construction d’une nouvelle civilisation, abolissant le capitalisme et le libéralisme jusqu’à le dépasser.  

La revue a ainsi fourni récemment des dossiers sur les multinationales et la mondialisation ou sur le coût du capital. Mais elle s’est aussi mise au service des luttes pour soutenir la bataille sur les retraites, la Sécurité sociale, le système de santé, l’écologie, et a participé au débat à gauche sur les perspectives politiques en développant un projet révolutionnaire autour de la Sécurité d’Emploi et de Formation, de nouveaux critères de gestion des entreprises et d’une autre utilisation de l’argent des banques et des banques centrales. 

Le renouveau de la revue : un enjeu de lisibilité et de formation 

L’enjeu de comprendre, de débattre et de proposer des perspectives révolutionnaires est d’autant plus important aujourd’hui que des bouleversements inédits – révolution écologique, révolution démographique, révolution monétaire, révolution informationnelle aux potentialités profondément contradictoires avec la logique de l’accumulation du capital – viennent bousculer la civilisation capitaliste et libérale avec des effets économiques et politiques profondément déstabilisateurs. Après l’échec des politiques néolibérales et social-démocrates, émerge pour un nombre accru de nos contemporains l’idée d’une révolution, d’un changement de système, tout en exprimant le besoin de dépasser le modèle de type soviétique. Ainsi, la volonté de compréhension des enjeux économiques grandit de plus en plus, en particulier dans le PCF, comme en témoignent le succès du weekend de formation en économie politique marxiste proposé par la commission économique du PCF en janvier 2018 et la multiplication des demandes de formation de base en économie au sein du parti. 

La nouvelle formule de la revue, dont le premier numéro sortira au mois de juin 2021, tentera de répondre à ces attentes. Elle se donne comme objectif de rendre accessibles ses contenus par un effort plus soutenu en termes de pédagogie, tout en gardant un haut niveau théorique et politique des articles. Ainsi, un effort sera fait pour aider le lecteur dans l’effort qu’exige, par nature, l’appropriation des notions économiques en distinguant plus clairement des rubriques composées d’articles traitant de façon concise et pédagogique des sujets d’actualité, des rubriques d’analyses et de réflexions, et des rubriques à vocation pédagogique. Un soin particulier sera évidemment apporté à la rubrique dédiée à la formation et à la théorie afin de la rendre plus lisible et plus cohérente avec les articles du numéro, mais aussi en s’adressant à un public large et débutant en économie comme à un public expérimenté. 

La nouvelle rubrique « Un chiffre expliqué » s’inscrit précisément dans cette démarche pédagogique. Le point de vue marxiste, ouvert et en dialogue avec les différentes hétérodoxies radicales, qui inspire la revue peut donner un intérêt tout particulier à la critique des outils de représentation de l’économie en usage dans la profession et dans les médias. Elle devra donc faire l’objet d’un soin particulier, pour aider les lecteurs dans l’effort qu’exige l’accès à des notions économiques, toujours chargées d’enjeux théoriques et idéologiques. On se souviendra notamment de l’élucidation des raisons pour lesquelles les statistiques du chômage au sens du BIT donnent depuis le début de la pandémie une image complètement faussée de la situation du marché du travail. La rubrique permettra, à l’inverse, de mettre en avant des statistiques « dérangeantes » pour le capitalisme dans le sens où elles dévoilent ses contradictions et la nécessité de son dépassement. La rubrique « Des luttes immédiates au projet communiste » a également une vocation pédagogique : elle visera à mettre en évidence en quoi des objectifs et des propositions mises en avant dans tel ou tel moment de la bataille politique sont porteuses à la fois d’efficacité immédiate pour répondre aux revendications et atteindre des objectifs sociaux et écologiques urgents, parce qu’elles sont aussi porteuses d’une logique opposée à celle de l’accumulation capitaliste. 

Affirmer notre présence dans le débat économique et la bataille des idées 

Economie & Politique n’a pas vocation à être un manuel d’économie, c’est une revue qui a un ancrage profond dans la vie politique, les luttes sociales et dans le débat d’idées. La crise et la nécessité urgente d’une transformation radicale du système de production, de circulation, de répartition et de consommation comme du système dans lequel les êtres humains interagissent entre eux dans la famille et à l’Ecole, au travail, dans la vie politique et dans la vie psychique, intellectuelle et culturelle poussent à confronter davantage les idées, à s’accorder sur des « fausses bonnes solutions », dans une perspective de progrès et de transformation de la société. La nouvelle rubrique « Controverse » aura pour objectif de rendre davantage visible le débat entre néomarxistes et autres courants de la pensée économique, qu’il s’agisse de préciser les différences et les convergences avec d’autres pensées plus ou moins critiques ou hétérodoxes, ou de mettre en scène le choc entre les idées révolutionnaires et celles de l’idéologie patronale, néolibérale ou social-libérale. 

Un événement marquera la parution de la nouvelle formule d’Economie & Politique : le lancement, sous l’égide de l’association Paul Boccara, d’une revue destinée à recevoir des contributions aux recherches et aux élaborations théoriques en cours, dans le prolongement de la revue Issues qui a joué ce rôle de manière marquante dans les années 80 et 90. Dans un premier temps, ce nouvel Issues sera accessible exclusivement en ligne. Le premier numéro sera consacré à des travaux sur la révolution informationnelle. 

La sortie de la nouvelle formule d’Economie & Politique intervient dans un contexte double pour le PCF : dans un moment de réflexion sur notre propre orientation lors du 39ème congrès du Parti communiste français qui aura lieu à l’automne 2021 et dans une période de préparation du Parti et de la gauche aux élections présidentielles de 2022. Rappelons que le 38ème congrès du PCF a rassemblé plus de 80 % des militants autour d’un texte affirmant la nécessité d’un parti révolutionnaire pour mener le combat pour le communisme, à la fois but et chemin pour s’émanciper de la domination du capital. Il s’agit maintenant d’apporter les arguments et les outils aux militants pour mener ce combat et pour intervenir auprès des citoyens, d’entrer dans la bataille des idées des présidentielles de manière offensive. 

 

Voir aussi :

L’enjeu est de sortir la dette publique des mains des marchés financiers

par Frédéric BOCCARA le 4 avril 2021 : 

https://www.economie-et-politique.org/2021/04/04/lenjeu-est-de-sortir-la-dette-publique-des-mains-des-marches-financiers/

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 10:38

 

CRISE DE LA PRODUCTION !

par Pierre Assante.

 

La masse de capitaux injectée par production monétaire ne peut résoudre la crise de production des biens nécessaires à la vie humaine, dans ses relations entre les humains, dans ses relations avec la nature. L’organisation de l’accumulation capitaliste, arrivée au paroxysme ne peut faire marche arrière et se pose d’une façon imminente le besoin de transformation qualitative du mode de production et d’échange.

C’est ce que veulent dire ces 4 articles de fin 2008-début 2009 en pleine crise dite des subprimes qui est en fait un premier grand ébranlement de la mondialisation capitaliste financiarisée, numérisée, crise allant bien au-delà de la crise de 1929, parce que structurelle : l’accumulation du capital congénitale au système, la révolution scientifique et technique, l’explosion de la productivité, tout ensemble ont conduit à une baisse tendancielle du taux de profit et une suraccumulation-dévalorisation du capital et une opposition, une contradiction antagonique insoluble entre le système économique et social actuel et les besoins sociaux.

Crise de production, d’approvisionnement, impossibilité de régulation.

1) Pouvoir sur l’argent (Un autre usage de la production monétaire, du crédit, des FONDS démocratiquement gérés en fonction des besoins sociaux, Droits de Tirages Spéciaux du FMI contre la domination du dollar), 2) et sécurité d’emploi et-ou de formation 3) avec des droits du travail et de l’homme producteur nouveaux transférant des pouvoirs aux salariés dans la gestion de l’entreprise et de l’Etat, vers un dépassement-abolition de la vente de la force de travail, sont au cœur d’un processus en santé de sortie du système mourant.

Le premier des 4 articles est une contribution publiée sur le site du Congrès du PCF de 2008.

07/04/2021 05:19:10.

 

Page 1

La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode.

Page 4

Mettre l’humain en mouvement, se mettre en mouvement.

Page 6

Le processus de normalisation - dénormalisation – renormalisation.

Page 7

Pour une autre « défense » du mode de production : son dépassement.

 

CLIQUER CI-DESSUS

LES 4 TEXTES de "CRISE de LA PRODUCTION ! ", 

SUITE SUR CE LIEN (ou cliquer sur l'image) :

https://pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_LA_PRODUCTION_!.pdf

 

**************************

 

 

VOIR LES STATISTIQUES de Mars DU BLOG :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/statistiques-du-blog-pour-le-mois-de-mars-2021.html

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 10:04

 

La formation professionnelle, un enjeu démocratique et un enjeu de débat syndical ?

Quel lien avec  la centralité du travail ?

 

Par Yves BAUNAY et Michel MARY.

 

Ce jeudi 11 mars 2021, le centre de formation de la FSU me demande d'animer un stage de formation de syndicalistes.

Je dois explorer ma mémoire syndicale pour apporter des éclairages sur les débats actuels, syndicaux et intersyndicaux, dans le champ de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Comment introduire ce débat avec des syndicalistes très expérimentés, à partir de mon expérience syndicale passée ?

Je vais tenter d'introduire cette problématique des enjeux éducatifs émancipateurs de la formation professionnelle, en tirant le fil rouge de l'activité de travail d'une personne qui engage tout son corps dans une situation réelle de travail................

 

.................SUITE SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/FORMATION_PROFESSIONNELLE_BAUNAY.pdf

 

 

VOIR LES STATISTIQUES DU BLOG  de MARS 2021 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/statistiques-du-blog-pour-le-mois-de-mars-2021.html

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 08:49
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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 19:18

 

De ce qui est passÉ tout n’est pas perdu 

 

…« De ce qui est passé tout n’est pas perdu » (Nous ne sommes pas obligés de le refaire).

« De ce qui est perdu tout n’est pas à remplacer » (Bien des choses ont été intégrées à des choses supérieures).

« De ce qui n'a pas été remplacé tout n’est pas irremplaçable » (Bien des choses autrefois utiles sont désormais inutiles).

Que Jochmann avait sur son époque un siècle d’avance, on peut quasiment l’affirmer avec une assurance égale à celle de ses contemporains romantiques, aux yeux desquels il avait un demi-siècle de retard.

Car comme l’écrit Paul Valéry : Les romantiques accusaient aisément d’avoir été superficiels des hommes infiniment plus instruits, plus curieux de faits et d’idées, plus inquiets de précisions et de pensée à grande échelle qu’ils ne le furent jamais eux-mêmes… »

Ceci est extrait de l’article de Walter Benjamin « les régressions de la poésie » (1940). Les citations qu’il fait sont des extraits de (« Uber die Sprache », 1828) de Carl Gustav Jochmann (1789-1830). Les entre-parenthèses sont ses commentaires-explication de Benjamin sur ses citations.

 

Lire aussi : "dans quelques siècles..." :

http://pierre-assante.over-blog.com/2017/01/dans-quelques-siecles-brouillon.d-anticipation.html

 

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 16:01

Je reprends aujourd'hui cet article publié le 25/01/2017, 00:00.

Par comparaison avec la situation d'il y a 4 ans. Instructif ou pas ?

Il est constitué de 3 parties.

La première partie tente un très bref survol de l'évolution humaine mondiale de l'antiquité à nos jours, dans ses divers modes de production, et du capitalisme in fine.

La deuxième partie est une fiction sur une possible dépassement-abolition de notre système économique et social en obsolescence,

et enfin la troisième est une réflexion sur nos alliances d'un passé proche à ne pas renouveler, à mon sens, sans un rapport de force suffisant, pour ne pas handicaper une possible transformation sociale de progrès. 05/04/2021, 16:01.

 

 

DANS QUELQUES SIECLES : brouillon…..d'anticipation !

 

 

DANS QUELQUES SIECLES les historiens résumeront ainsi un morceau d’histoire qui est la nôtre. "Société du travail" ? "Revenu universel" ? : le débat est faussé, figé sur image.

 

 

Le débat électoral et général sur une "société du travail", sur un "revenu universel" est très important car il aborde enfin la question du type de société dans lequel nous vivons et le type de société vers lequel nous pourrions nous diriger pour sortir de la crise et se développer sainement. Les deux propositions mises en opposition développement séparément soit la crise de suraccumulation du capital soit la dévalorisation du capital, alors que la crise est celle, conjointe, de suraccumulation-dévalorisation du capital. En fait ce débat actuel coupe le réel en tranche et l'immobilise dans une situation donnée, figée. Ne vous affolez pas devant les mots suraccumulation-dévalorisation, on va essayer de développer un tableau de la réalité qui nous a emmenés à la société d'aujourd'hui et comment en sortir "par le haut". 

 

 

1) Dans le développement de la mondialisation du XVIème siècle, le commerce et la colonisation se développant, certaines nations en constitution bourgeoise ont pris de l’avance sur le monde et développé un système transformant l’argent en capital, c'est-à-dire basé sur l’échange ARGENT-MARCHANDISE-ARGENT PLUS (A-M-A’), au XXème. Cet échange dont l'analyse est développée dans "Le Capital" de Marx et ses suites, on peut en résumer les conséquences de façon simpliste comme ceci : il favorise l'accumulation du capital qui cycliquement est en excès et ne trouve plus à s'investir ce qui provoque sa dévalorisation. Ces crises cycliques conduisent à une crise systémique durable que la révolution scientifique et technique favorise, qui induisent une financiarisation parasitaire et dont il faut sortir par une transformation progressive et radicale, en santé et en développement nouveau.

 

L'historique :

 

Partout le capitalisme a eu besoin pour se développer de constituer une accumulation primitive. Il l’a toujours fait à marches forcées, c'est-à-dire en prélevant violemment sur une partie des populations « nationales » et dans le monde des richesses pour constituer cette accumulation primitive à partir de laquelle, développant les forces productives, les nations « avancées » ont constitué des situations privilégiées de domination sur le monde pour leurs classes dirigeantes et des « retombées sociales » relatives répondant aux besoins du marché local-national et aux luttes populaires locales-nationales.

 

Cette domination a permis un développement de pays dits avancés, mais a été aussi un frein au développement général de la planète.

 

Les autres pays qui ont tenté d’échapper à la domination de l’échange A-M-A’ des pays développés ont du suivre le même chemin autoritaire et développer leurs échanges intérieurs et dans le monde de la même façon et à partir de leur « retard » d’accumulation primitive.

 

L’URSS (Union Soviétique), suivant l’exemple de la Commune de Paris (Gouvernement ouvrier progressiste éphémère - du 18 mars au 28 mai 1871- à la suite de la défaite militaire contre la Prusse) en matière de visée, mais dans des circonstances différentes, dans la tourmente et des massacres de la guerre mondiale de 1914, n’a pas suivi les conseils d’une accumulation lente et progressive "de Lénine" (La NEP, Nouvelle Politique Economique - mixte) apportant à la fois un développement conjoint d’accumulation capitaliste et de transformation progressive du mode d’échange A-M-A’ améliorant progressivement la satisfaction des besoins humains. Avec la bonapartisation stalinienne du régime, elle a pris une marche forcée sacrifiant une grosse partie de la population à l’accumulation primitive, les Koulaks antirévolutionnaires entre autre.

 

Mais le frein à l’accumulation primitive des pays « en retard » et en voie de développement a été d'abord la répression pure et simple et par tous les moyens exercée sur eux par l’impérialisme, le et les capitalismes dominants.

 

La Chine (En 1949, année de sa révolution, encore un état très sous-développé économiquement) est un exemple historique pour la compréhension de la mondialisation capitaliste à partir des pays « avancés » et s’étendant à la planète. Les communistes chinois ont compris qu’ils ne pouvaient atteindre une accumulation primitive et un développement les libérant de ces dominations, qu’en favorisant l’investissement du capital étranger à partir de l'intérêt de ce dernier à augmenter son taux de plus-value et de profit par un coût du travail le plus bas possible, là ou la valeur de la force de travail était historiquement plus basse.

 

Mais ce développement au profit du capital international a créé les conditions pour constituer la Chine en puissance capable de résister relativement à la domination des impérialismes initiaux, sans cependant échapper aux dépendances créées par l’imbrication des économies et leur ordination mondialisée du XXIème siècle.

 

Trump est la réaction d’une partie du capital qui réagit à sa mise en difficulté par le développement général de la planète, développement il faut le rappeler qui ne comporte pas de garantie d’issue saine pour l’humanité et la nature qu’elle exploite, ou plutôt de la façon qu’elle l’exploite. L’impérialisme « illuminé », violent comme les autres impérialismes, n’a d’issue que dans le dépassement du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, sa transformation progressive et radicale en un nouveau mode de production et d’échange et de coopération.

 

Dans cette mondialisation capitaliste il faut rappeler aussi que l’Allemagne et ses Konzerns (Groupes industrialo-financiers géants exportateurs allemands) ont pris le dessus avec leur zone Mark puis leur domination sur l’Euro. Cette domination n’est pas basée sur son seul développement intérieur, même si le développement intérieur peut permettre des miettes privilégiées aux populations par rapport à d’autres populations. Elle est basée comme toute domination impérialiste sur la domination en matière d'exportation, et pour cela de « qualité et de quantité » productives maintenues par cette domination.

 

Trump est aussi la réaction à cette concurrence que l’Allemagne prend dans sa domination dans l’UE (comme le Japon dans d'autres circonstances et d'autres parties du monde etc.), et l’élargissement de son marché, en particulier vers les pays de l’Est.

 

L’Allemagne a développé ces capacités exportatrices à partir des lois antisociales qui ont permis de baisser le coût du travail et a baissé en même temps, relativement, les moyens de vivre de sa population et des populations qui dépendent d’elle, la population des autres pays de l’UE et la France entre autre.

 

Le modèle allemand de compétitivité c’est la règle de l'UE, de la Commission Européenne, de son Parlement qui y est acquis et des gouvernements et parlements de l’Europe qui y sont acquis (Lois du gouvernement Schröder SPD/Verts allemand des premières années 2010-2015 - les lois Hartz I, II, III et IV  2004).

 

On ne peut à la fois développer l’ensemble de la planète et réduire ses moyens de vivre pour augmenter les profits capitalistes en même temps.

 

2) Les historiens du futurs expliqueront comment des mouvements populaires se sont développés pour résoudre cette contradiction et mettre les moyens d’échange et de production progressivement et radicalement au service du développement, le vrai, celui des humains et non de l’accumulation capitaliste.

 

Ils expliqueront comment, à partir de l’échec du peuple grec (ses luttes et sa longue patience dans un rapport de force défavorable) de s’affranchir de la domination du capital mondialisé et du système financier européen le représentant (Schäuble et Merkel en assurant la représentation politique avec des nuances plus ou moins humanistes, mais dans la même logique mortifère), les peuples d’Europe ont fini par constituer un mouvement commun, divers mais uni à partir duquel les mesures politiques de maîtrise de la finance se sont répandues dans le monde, favorisant l’échange coopératif généralisé.

 

Evidemment il aura fallu commencer par le problème de la dictature de la BCE, de ses techniques mortifères sur la dette, le crédit, la création monétaire ciblée pour le profit monopoliste, et commencer aussi par la bataille de la sécurisation de l’emploi et de la formation assurant une continuité du développement social et technique dans son unité avec la nature, c'est-à-dire l’humanité qui en est une part non séparée, en unité dialectique.

 

Nous avons trouvé, parmi les millions de réflexions qui traversaient la fin de la domination du CMMNI (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé), ou plutôt les débuts d’une voie nouvelle de développement, celle-ci :

 

« C'est bien au-delà du problème du PS que se posent les questions.

 

L'élection de TRUMP est un signe de l'écroulement de l'Empire sous les coups de boutoirs des transformations des forces productives dans un système qui ne leur convient plus. Et "nos événements" en font partie.

 

3) La question d'une nouvelle force politique ne se pose pas en terme de "nouveauté" mais en terme de contenu.

 

Si elle n'est pas en mesure de saisir les transformations du monde et de leur donner une réponse économique ce sera une nouveauté inutile, ou plutôt une copie de l'ancien. Ce qui ne veut pas dire que la question n'est qu'économique, évidemment.

 

Les communistes gardent des résidus d'un savoir qui s'appelle le marxisme et qui a permis en son temps de comprendre et d'agir sur la réalité (1). Le nouveau capitalisme je l'appelle CMMNI (tu peux en voir l'explication sur le blog), et c'est à celui-là qu'il faut répondre, évidemment pas à celui du XIX° ni du XX°. Le marxisme il faut le revivifier, c'est ça la nouveauté.

 

Ce qui est nouveau, essentiellement dans le CMMNI, c'est que les marges dans le capitalisme que nous avons utilisées dans le passé pour répondre aux besoins des populations n'existent plus. Nous sommes donc revenus à l'équation initiale : la transformation du système, mais pas hors de la mondialisation. La personne humaine reprend ses droits.

 

Mélenchon est un homme digne, peut être, mais un homme du passé prêt à casser les métiers à tisser des Canuts (Ouvriers lyonnais du textile révoltés du XIXème siècle) d'aujourd'hui, mais pas à les rendre aux besoins d'une production pour les humains. »

 

Il n'y a pas de vie humaine sans production des biens "matériels et moraux" nécessaires à la vie humaine, et dans les conditions de production historiques du moment et dans un processus de développement en santé, une "démocratie de l'homme producteur", de la personne dans l'entité de production et la société en général. La production contient toute la culture passée de l'humanité et tous ses possibles à venir.

 

Je dis dans quelques siècles, mais c'est un peu pessimiste, nous le verrons, nous les jeunes gens d'aujourd'hui !

 

Mes excuses pour les répétitions, l’usage hétérodoxe des formes grammaticales et du terme « développement » en leitmotiv.

 

Pierre Assante, Mercredi 25 janvier 2017

 

(1) LA PENSEE MARX :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL.pdf

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Présidentielle

 

tenir le cap du congrès

 

 

 

 

N’est-ce pas l’effacement de nos idées, de leur visibilité, au prétexte de négociations de sommet pour des places, aussi indispensables soient-elle, qui a fait perdre depuis quarante ans de son utilité au vote communiste et a permis l’installation du vote d’extrême-droite, vote de désespoir et de haine, dans notre pays ?

Par Yves DIMICOLI.

 

 

L’objet de la prochaine Conférence Nationale des 10 et 11 avril 2021 est de se donner ou non un candidat communiste à l’élection présidentielle. Dans le premier cas, il s’agit, lors du seul moment électoral français où l’on peut parler projet, de tenter de faire progresser dans les consciences, contre l’abstention ou un vote par défaut, des idées marquantes pour résister et crédibiliser une perspective alternative politique et de société.

 

Dans le second cas, il s’agit, en minimisant le rôle décisif de l’élection présidentielle dans les consciences et dans nos institutions actuelles, de tenter de sécuriser des places de député par des négociations entre appareils.

 

L’enfermement du débat présidentiel, voire son conditionnement, dans une négociation pour un « contrat de législature », qui ne pourrait alors être qu’un plus petit commun dénominateur très loin de ce que cherchent les luttes et de ce qu’exige la situation, aseptiserait la campagne du candidat communiste à la présidentielle, et réduirait notre apport à un insipide brouet électoraliste.

 

Or, à ce stade si tragique de la crise systémique du capitalisme, il s’agit bien de montrer que c’est toute une logique, celle du capital pour qui l’argent ne doit servir qu’à faire plus d’argent, qu’il faut mettre en cause par l’avancée progressive et immédiate d’une tout autre logique. Celle-ci ferait de l’expansion des dépenses pour développer toutes les capacités humaines (santé, recherche, éducation-formation, environnement …), les sécuriser et les promouvoir dans leur singularité, le moteur d’un nouveau type de croissance et de développement durable. Elle ouvrirait une voie d’éradication du chômage et de libre épanouissement de chacun.e en terrassant l’ennemi, le coût du capital, et en fondant le droit inaliénable pour chacun.e d’un emploi ou d’une formation pour un meilleur emploi tout au long de sa vie active. Elle requiert la conquête de pouvoirs d’intervention décisionnelle des salariés et des citoyens sur l’utilisation de l’argent des profits, des fonds publics et du crédit, en France comme en Europe.

 

N’est-ce pas l’effacement de ces idées, de leur visibilité, au prétexte de négociations de sommet pour des places, aussi indispensables soient-elle, qui a fait perdre depuis quarante ans de son utilité au vote communiste et a permis l’installation du vote d’extrême-droite, vote de désespoir et de haine, dans notre pays ? N’est-ce pas cet effacement qui a encouragé la gauche à ne pas se renouveler jusqu’à sombrer dans le social-libéralisme si honni ou à s’enfermer dans un populisme aux accents parfois nationalistes ?

 

Il ne suffira pas alors de gémir sur le risque Le Pen, son duo avec Macron. Il ne suffira pas de psalmodier qu’il ne faut « pas recommencer ce qui a échoué » et d’en appeler ce que les partis de gauche adoptent « un programme de rupture avec le capitalisme »… Termes magiques mais qui, en soi, n’engagent pas à grand-chose et que reprend volontiers Mélenchon pour tenter de nous tirer à nouveau dans ses filets, après que bien de ses mailles essentielles se soient rompues au feu de l’expérience.

 

Le rassemblement est affaire trop sérieuse pour qu’on la confie à des magiciens ! Ce serait là le meilleur chemin pour recommencer ce qui a échoué et conduirait alors vers bien pire encore.

 

C’est pour cela qu’il est si important qu’il y ait un candidat communiste à l’élection présidentielle et que le secrétaire national du PCF, lui-même, se soit proposé de l’être pour « aller jusqu’au bout » au lieu de se contenter d’une candidature de témoignage.

 

Je me félicite que le CN ait majoritairement décidé d’exclure toute « clause de revoyure ». Elle aurait, en effet, permis d’interrompre, le cas échéant, la campagne de notre candidat pour rallier une éventuelle candidature commune, en l’espèce Mélenchon, en faisant prévaloir la recherche d’un « contrat de législature » au sommet, pour répartir des places, sur celle d’un rassemblement populaire pour des idées vraiment transformatrices dont les luttes pratiques peuvent se saisir.

 

Comment peut-on imaginer des élections législatives consolidant le PCF en laissant planer la possibilité de l’effacement de ses idées pour la présidentielle ? Le rapport de force pour négocier entre appareils les circonscriptions législatives dépendra du rapport de forces construit sur les idées, le projet, en écho aux luttes, pour la campagne présidentielle.

 

Je soutiens l’amendement présenté au C.N. par F. Boccara, A. Chassaigne et E. Ternant qui propose de ne pas soumettre celle que mènera notre candidat à la pression permanente d’une négociation parallèle entre appareils pouvant, y compris, conduire à un retrait précoce face au chantage de nos partenaires pour les législatives. On a vu ce dont ils sont capables dans les Hauts-de-France !

 

La période exige beaucoup de ténacité, de rigueur, de cohérence sur nos idées novatrices, c’est-à-dire celles de notre dernier congrès.

 

C’est vrai, par exemple, pour ce qui concerne la dette publique. Pourquoi reprendre, à l’Assemblée nationale, l’idée d’économistes sociaux-démocrates préconisant d’annuler celle détenue par la BCE, solution magique et illusoire que s’est empressé d’approuver Mélenchon accréditant ainsi que rien de nous différencierait de lui, alors même que notre secrétaire national, à bon droit, a affirmé le contraire dans le JDD ?

 

C’est là tomber dans un piège tendu par les libéraux pour, surtout, ne plus avoir à parler de dépenses, donc à l’opposé de notre idée qu’il va falloir encore beaucoup les augmenter pour les services publics. Donc accroître cette fameuse dette dont on cherche à nous faire horreur. Pour nous, elle devrait être financée par un Fonds européen démocratique alimenté par les milliers de milliards d’euros que la BCE dilapide aujourd’hui dans le soutien des marchés financiers. Cela permettrait de répondre aux besoins populaires et d’amorcer un nouveau type de croissance et de développement durable capable d’absorber la dette, ce qui n’exclut pas des restructurations. Tout de suite, on peut agir en ce sens en France à partir d’une réorientation fondamentale des missions de la Caisse des Dépôts et Consignation et en nationalisant grandes banques et assurances pour constituer un pôle financier public.

 

Quand la houle est si forte, la barre doit être tenue fermement vers le cap choisi, celui de notre congrès. Cela signifie qu’il faut, pour la présidentielle, porter haut l’originalité de notre projet et de sa déclinaison en propositions concrètes, à l’appui des luttes et de leur convergence, et non pas se contenter de leur simple invocation.

 

LE SITE COMPLET DE "EN AVANT LE MANIFESTE" : https://enavantlemanifeste.fr/

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 18:24

 

1875. A l'aube du mouvement ouvrier, quel programme pour la social-démocratie ? Un des ouvrages essentiels du marxisme. Critique du programme de Gotha.

 

Tout d’abord l’avant-propos de Friedrich Engels :

Le manuscrit imprimé ici, - la lettre d'envoi à Bracke aussi bien que la critique du projet de programme, - fût adressé à Bracke en 1875, peu de temps avant le congrès d'unité de Gotha, pour être communiqué à GeibAuerBebel, et Liebknecht et être retourné ensuite à Marx. Le congrès de Halle ayant mis à l'ordre du jour du Parti la discussion du programme de Gotha, je croirais commettre un détournement si je dérobais plus longtemps à la publicité ce document considérable, le plus considérable peut-être de ceux qui concernent cette discussion.

Mais le manuscrit a encore une autre portée, et de beaucoup plus grande. Pour la première fois, on trouve ici, clairement et solidement établie, la position prise par Marx en face des tendances inaugurées par Lassalle dès son entrée dans le mouvement, et cela en ce qui concerne à la fois les principes économiques et la tactique.

L'impitoyable sévérité avec laquelle le projet de programme est analysé, l'inflexibilité avec laquelle les résultats obtenus sont énoncés et les points faibles du projet mis à nu, tout cela ne peut plus blesser aujourd'hui, après plus de quinze ans. De lassalliens spécifiques, il n'en existe plus qu'à l'étranger, ruines solitaires, et à Halle le programme de Gotha a été abandonné même par ses auteurs, comme absolument insuffisant.

Malgré cela, j'ai retranché, là où la chose était indifférente, et remplacé par des points quelques expressions ou appréciations âprement personnelles. Marx le ferait lui-même, s'il publiait aujourd'hui son manuscrit. La vivacité de langage qu'on y rencontre parfois s'expliquait par deux circonstances. D'abord nous étions, Marx et moi, mêlés au mouvement allemand plus intimement qu'à tout autre; la régression manifeste dont témoignait le projet de programme devait nous émouvoir tout particulièrement. En second lieu, nous étions à ce moment, deux ans à peine après le congrès de La Haye de l'internationale, en pleine bataille avec Bakounine et ses anarchistes qui nous rendaient responsables de tout ce qui se passait en Allemagne dans le mouvement ouvrier; nous devions donc nous attendre également à ce qu'on nous attribue la paternité inavouée du programme. Ces considérations sont aujourd'hui caduques, et, en même temps, la raison d'être des passages en question.

Il y a, en outre, quelques phrases qui, pour des raisons légitimées par la loi sur la presse, sont remplacées par des points. Là où je devais choisir une expression atténuée, je l'ai mise entre crochets. A cela près, la reproduction est textuelle.

Londres, 6 janvier 1891.

 

Remarque du blogueur :

Le texte est composé de plusieurs parties. A chaque partie est mise en exergue une citation du programme de Gotha suivie des commentaires de Marx. Ces commentaires n’ont pas pour but une critique pour la critique, mais pour éclairer les tâches nécessaires au processus de dépassement de l’état présent, celui de la vente de la force de travail au propriétaire du capital et d’une façon plus globale au capital global sous toutes ses formes, constituant la domination sociale sur celui, celle qui ne possède que sa force de travail à vendre pour vivre. Et celles et ceux dont le capital ne représente rien face à la puissance du capital monopoliste, aujourd’hui mondialisé, numérisé, financiarisé, incapable de poursuivre sa « modernisation en santé » soumise à ses propres lois économiques, la baisse tendancielle du taux de profit, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et le gaspillage des ressources humaine et les politiques d'austérité que cela entraine; et la bataille des solution à cette crise systémique que cela réclame.

En bas des pages, il y a des flèches pour poursuivre la lecture et ses situer dans le texte.

 

LE TEXTE DE MARX SUR LE LIEN :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1875/05/18750500a.htm

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 17:57

Une contribution de Laurent Brun.

29 mars 2021.

Rassemblement, rassemblement… barrage, barrage… ça fait 20 ans que j’entends les mêmes discours et que c’est d’une TOTALE inefficacité.

 

Depuis les mobilisations de barrage en 2002 après l’élimination du PS au premier tour, jusqu’à l’effacement de 2017 derrière JLM, en passant par les collectifs anti-libéraux qui nous ont claqué dans les doigts (mais pouvait-il en être autrement ?), et de 2012 (peut être la seule campagne un peu intéressante), tous ces rassemblements ont échoués, tous les barrages n’ont fait que dresser des digues de bric et de broc idéologique pendant que la marée d’extrême droite montait.

Aujourd’hui il faut tirer le bilan : faire troupeau ne suffit pas, le rassemblement est stérile (pas dans l’absolu, mais dans les conditions d’aujourd’hui) en grande partie parce que les divergences idéologiques au sein de la gauche n’ont fait que se creuser (l’Europe, la décroissance, les privatisations…).

Et donc ce rassemblement est factice, ce qu’une grande partie de notre classe comprend instinctivement ce qui la conduit à ne plus s’intéresser au processus politique et à se concentrer sur ses problèmes quotidiens.

Une autre partie s’y fait piéger et est immédiatement déçue par les « trahisons » des pouvoirs de gauche. Trahison qui n’en sont pas vraiment puisqu’il s’agit juste de l’expression des divergences idéologiques, que nous cachons dans les campagnes électorales, mais qui ré-émergent rapidement dans l’exercice du pouvoir. Bref nous ne faisons que nous affaiblir.

Pendant ce temps-là, la réaction (extrême droite, droite « classique » qui se durcit de plus en plus, extrême centre macronien) poursuit son entreprise de martelage idéologique et de destruction sociale.

De quoi avons-nous besoin ?

Pour moi, la recette est plutôt simple :

1) d’une idéologie qui permette de refaire basculer les esprits du côté du collectif, de la solidarité, du progrès, qui réinvente l’économie et la gestion pour inspirer les luttes.

2) d’une Orga implantée profondément dans les entreprises et les quartiers, qui soit suffisamment bien structurée pour redonner confiance dans les actions et leur potentiel de victoire, dont les processus de fonctionnement démocratique redonne confiance et permette d’écarter le spectre des trahisons de gestion…

Idéologie et organisation. Nous en sommes très loin. L’hégémonie idéologique est acquise au capitalisme. Et nous sommes désorganisés comme jamais.

Il faut reconstruire. Cela ne se fera pas en claquant des doigts, ce sera dur, mais il faut bien commencer quelque part.

Idéologie et organisation. Une campagne électorale çà sert à quoi sur ces deux thèmes ?

Pour les idées, nous n’avons pas besoin d’une énième synthèse à gauche ou d’une union sur le plus petit dénominateur commun.

Nous avons besoin de controverses, de polémiques, au sens noble (donc sur le fond).

La campagne électorale peut faire ré-émerger un débat intéressant à gauche, sur l’économie, la démocratie réelle, la place du travail… un débat entre les candidats et leurs représentants, qui soit rude, passionné, à tel point qu’il soit commenté dans les familles ou dans les entreprises à la machine à café, et qui permette donc de ré-intéresser, de remobiliser.

Pour cela, il faut que chacun défende ses idées, donc son candidat. Que les candidats s’affrontent, que les débats publics se multiplient… Et avec un peu de chance, cette émulation permettra d’en faire émerger un ou une au second tour.

C’est d’ailleurs la seule chance pour cela. Une candidature unique ne fera que stériliser le débat à gauche. Et donc ce sera l’échec pour tous comme depuis 20 ans.

Pour que le débat soit productif, il faut évidemment éviter les invectives d’un côté comme de l’autre « ancien socialiste », « mort et néant », « maastrichtien », « 1% », tout cela ne sert à rien.

Il y a suffisamment à débattre sur le fond. Quelle économie demain ? Quelle place de l’industrie ? Quelle énergie, produite et distribuée comment ? Quels grands réseaux pour organiser l’économie et selon quels principes ? Quelle place des salariés dans le processus de production ? Quels temps libérés dans la journée, dans la semaine et dans la vie ? Quels besoins socialisés dans des services publics, selon quels principes et quels modes de financement ? Comment organiser la ville, et comment organiser les campagnes : concurrence métropolitaine ou autre ? Quelles infrastructures pour la culture, le sport, les loisirs, quel accès ? Quel logement ? Quels financements pour tout ça entre salaire, cotisation, impôt, emprunt et dividende ? Il faut tout réécrire et en débattre jusqu’à ce qu’on se soit approprié les solutions et qu’elles imprègnent la société. Il y a tellement de sujets. Rien que sur le ferroviaire, il y a des conférences et des débats passionnants à organiser.

Avoir son candidat permet de pouvoir mener ces débats en toute liberté à partir de ses propositions programmatiques, de développer précisément ses idées dans sa communication…

Pour l’organisation, il faut évidemment partir aussi sous ses couleurs. Donner des responsabilités à des jeunes camarades pour mener la campagne sur des secteurs précis (donc former des cadres aux pratiques d’organisation), organiser des formations, trouver des soutiens chez les syndicalistes ou dans les quartiers ou les associations et donc recréer des réseaux/collectifs/sections de proximité avec eux, faire adhérer des citoyens aux idées qu’ils partagent donc renforcer notre Orga… dans un rassemblement, on ne peut pas vraiment travailler son Orga parce que le rôle de chacun est brouillé, sans parler du message.

Donc personnellement ça ne me convaincra pas qu’on me répète ad nauseam qu’il FAUT UN RASSEMBLEMENT (tout en ne réunissant pas les conditions pour qu’il ait lieu, de toute façon).

https://enavantlemanifeste.fr/2021/03/29/rassemblement-rassemblement-barrage-barrage-ca-fait-20-ans-que-jentend-les-memes-discours-et-que-cest-dune-totale-inefficacite/

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 10:29

NICOLAS MARCHAND. 23 MARS 2021.

 

Présidentielle : quelques arguments contre tout nouvel effacement, pour une décision claire de présentation d'un candidat communiste

 

Dans le débat sur l'élection présidentielle, des camarades préconisent d'envisager à nouveau que le Parti communiste s'absente au motif de permettre le rassemblement sur une candidature «de gauche ».

Ce serait la 3ème fois en 3 élections successives. L'expérience est là pour montrer que cela reviendrait à un effacement des idées communistes du débat politique national dont la campagne présidentielle est l'occasion. Cela mettrait aussi les forces militantes du parti au service non pas de ses idées, mais de la promotion durable du candidat choisi et de ses idées. Nous avons assez fait l'expérience terrible, presque fatale, des conséquences d'un tel effacement sur notre influence et notre électorat, que ce soit, à deux reprises, en faveur de Mitterrand, ou 2 fois encore, à l'appui de Mélenchon. C'est une première raison de ne pas persister dans ce chemin, comme nous l'avons très majoritairement décidé au 38ème Congrès, en choisissant le « Manifeste » contre le projet de Pierre Laurent de perpétuer l'ancienne stratégie.

 

L'argument principal des tenants d'un nouvel effacement, c'est la priorité donnée au rejet à tout prix - faut-il dire « quoi qu'il en coûte » ? - d'un 2eme tour Macron-Le Pen. Les données politiques connues, et prévisibles, rendent cependant plus qu'hypothétique la possibilité pour un.e candidat.e d'une part de réunir toutes les composantes de gauche, et d'autre part, si cette réunion se réalisait, de parvenir à dépasser les candidatures de droite et d'extrême-droite.

Mais ce n'est pas la principale objection : à supposer que cela devienne possible, se qualifier pour le 2eme tour pour quoi faire ? A quoi bon si c'est pour refaire ce qui a amené à la situation actuelle ? A quoi bon si c'est ouvrir la voie d'une nouvelle impasse, ou vers le pire ?

 

Qu'est-ce qui a produit la bipolarisation Macron - Le Pen ?

Faut-il rappeler la responsabilité de Mitterrand dans l'opération initiale de promotion de Le Pen au motif de diviser la droite, pour parer à la déception de l'électorat de gauche, à partir du tournant de la rigueur ?
Faut-il rappeler que Macron a été le produit de la dérive sociale-libérale du PS, déjà avec le gouvernement Jospin puis en pire avec Hollande ?
Faut-il rappeler la responsabilité des gouvernements de gauche successifs dans l'abstention qui a gagné une part si importante de l'électorat de gauche et populaire, laissant place à une domination, en partie par défaut, de la droite et de l'extrême droite.

 

Le parti communiste ne doit pas participer en s'effaçant au lancement d'un variant vert ou social-démocrate de Hollande, pour de nouvelles déceptions funestes du peuple de gauche.

Cela ne veut pas dire qu'il faille renoncer à une perspective unitaire. Mais il ne faut pas refaire ce qui a échoué. Il y a besoin d'une nouvelle perspective unitaire, avec de nouvelles bases. Sur des bases suffisamment transformatrices pour réussir face à une crise que l'épidémie de Covid a aggravée, à laquelle elle a ajouté une dimension de crise sanitaire, mais n'a pas effacé sa dimension principale de crise globale du système capitaliste. Face à cette crise, les réponses qui dominent à gauche aujourd'hui, des réponses réformistes, sans mise en cause des règles du système, sont vouées à l'échec. Qui peut croire sérieusement que quelques mois peuvent suffire à rassembler la gauche, dans l'état idéologique où elle se trouve, sur un projet à la hauteur?

C'est la question de fond : la dimension transformatrice incontournable du rassemblement à construire.

 

D'ailleurs je remarque, à la lecture des arguments avancés, que ce soit au CN ou dans les contributions, que les camarades qui préconisent de ne pas présenter de candidat, ou de se préparer à le retirer, font abstraction de la crise et de la radicalité des transformations qu'elle rend nécessaires.

Cherchez une référence précise à cette crise du système capitaliste dans les interventions au CN : vous ne la trouverez que dans les interventions des camarades qui appuient le choix d'une candidature communiste. Dans les autres, le capitalisme est à peine nommé, le capital encore moins, et la crise n'est nommée que comme sanitaire. A remarquer aussi, chez les camarades défavorables à une candidature communiste, l'absence de référence au besoin de mettre en débat notre projet de société.

Cela va même jusqu'à la proposition, formulée dans une tribune collective et au CN,  de réduire notre objectif à « un changement de régime », considéré comme une base déjà consensuelle à gauche. Un changement de régime, pas un changement de société ! Le glissement n'est pas mince. S'agirait-il, en proposant de baisser ainsi la barre, de nous entrainer dans l'illusion d'une promesse d'avancée progressiste, sans toucher radicalement immédiatement à l'économie, aux entreprises, aux banques, au pouvoir du capital ?

Rabaisser ainsi le niveau des enjeux de transformation relativise énormément le besoin d'une candidature communiste ... 

Un besoin absolu par contre s'il s'agit d'occuper le terrain et les possibilités de la campagne présidentielle pour faire connaître et progresser les idées et propositions transformatrices, révolutionnaires et réalistes, le projet de société qui font l'originalité de notre parti.

 

Cette originalité, elle a une ligne directrice qui nous distingue fondamentalement des autres projets portés à gauche : faire reculer dans tous les domaines la domination du capital, ses exigences, ses pouvoirs, pour une autre manière de produire, développer les êtres humains et préserver la planète. Elle est dans la proposition d'engager la construction d'un système de sécurité d'emploi, de formation et de revenu, permettant un formidable progrès social : l'éradication du chômage et une révolution : l'émancipation des salariés de la sujétion à leurs employeurs. Elle est dans la dimension révolutionnaire de la conquête de pouvoirs des salariés, des populations, des élus, faisant reculer les pouvoirs du capital, pour une autre gestion des entreprises et une autre utilisation de l'argent, notamment celui des banques. Elle est dans la proposition de financer un développement massif de services publics démocratisés, à partir d'un fond européen alimenté par la BCE., élément de la transformation radicale nécessaire de la construction européenne, etc. …

 

Nous avons les moyens, avec les idées produites par le parti, son Congrès, ses commissions, d'une campagne communiste offensive et argumentée qui fasse événement dans la campagne présidentielle ; il s'agit de rendre populaires nos idées les plus novatrices, avec toute leur radicalité et leur réalisme ; il s'agit de faire vivre le débat d'idée, la confrontation indispensable des propositions à gauche. On avancera ainsi dans la construction d'un rassemblement agissant contre le capital, et d'une nouvelle perspective unitaire, dès les législatives, pour lesquelles notre campagne présidentielle sera le moyen de dégager de l'espace à nos candidats. A condition de ne pas priver de toute crédibilité la décision de candidature en laissant la porte ouverte à son retrait, la réduisant à n'avoir été que le moyen d'un marchandage électoraliste, d'ailleurs déjà mis sur la table par Mélenchon, dans une manœuvre aussi grossière que ses appels insistants aux communistes à se mobiliser contre leur direction pour le soutenir.

 

Bien sûr, parce que nous avons été très affaiblis, il faut de l'audace pour relever ce défi, pour affronter cette bataille. Relevons-le, avec Fabien Roussel. En 2022, le pire serait de nous absenter une fois encore. Ce ne sera pas la fin de l'histoire. Un début plutôt, du point de vue du combat et du rassemblement nécessaire: il s'agit d'ouvrir une nouvelle page, pas seulement pour le PCF. Pour un mouvement populaire contre le capital. Pour une influence nouvelle des idées communistes sur toute la gauche jusqu'à de nouvelles bases pour son union. Pour une gauche enfin capable d'affronter la crise du système, de lui offrir une issue.

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 16:18

 

LUCIEN SEVE . Lettres

(4 Liens en fin de texte)

 

 

J'ai relu ces lettres avec grande émotion lorsque nous l'avons perdu. C'était d'une grande attention de sa part de répondre aux Cdes qui s'adressaient à lui. Et à tous.

J'ai connu Lucien SEVE aux cours de l'Université Nouvelle, en 1964 je crois, qui se tenaient dans la salle au-dessus de l'imprimerie de La Marseillaise, qui se remplissait de militant.e.s et ami.e.s et parmi eux, elles, d'ouvriers qui arrivaient en sortant de leurs usines.

C’était un temps où l’industrialisation n’avait pas subi les coups de la mondialisation capitaliste et où de nombreux ouvriers hautement  qualifiés construisaient quasiment de leurs mains, couramment, les prototypes avant de les fabriquer en série. Le « lit de Platon » pouvait s’y reconnaitre.  Ceci existe encore, évidemment, et encore plus développé, mais pas vraiment tout à fait de la même façon, et le % des ouvriers hautement qualifiés, presque des artisans salariés, est à mesurer. Quel degré de handicap dans la poursuite impétueuse de l’invention humaine ? De l'initiative de tous ? Du "taux d'intérêt psychologique" de tous comme il disait...

La numérisation, entre les mains du capital a fait faire un pas de plus à la division du travail. Et ce n’est pas sans conséquences négatives pour la transition du développement humain, du clan à la nation, de la nation à la mondialisation qui devra être, sous peine d’un grand danger mortel, celle d’un individu, d’entités humaines, enrichissant mutuellement l’accélération d’un développement-complexification. L’humanité est comme toute entité qui se complexifie et tend à une globalisation à l’infini -sans que ses éléments ne se dissolvent les uns dans les autres, mais croissent, se distinguent et se condensent à la fois- plus fragile et plus apte au devenir.

Il ne s’agit pas de nostalgie de ces temps. Celui d’aujourd’hui contient de nouvelles avancées des savoirs et des consciences humaines. Mais il s’agit de corriger l’éparpillement aggravé des gestes et des consciences,  de rendre subjectifs  les liens objectifs,  objectifs les solidarités subjectives, de les rassembler, les synthétiser, de les mettre à l’épreuve de la dialectique pour les approprier, les médiatiser, en faire les éléments d’une nouvelle conquête de l’homme de son univers ; une conquête qui ne mette plus en danger son existence même, et celle de son environnement en unité : reconstruire en spirale un rapport en santé avec l’univers dont il est partie unie, qui rende santé au processus d’humanisation.

Autant que j’ai pu acquérir quelques notions de philosophie c’est de ce rapport militant avec Lucien Sève, dans ces cours de l’U.N., les réunions, les congrès... que j’ai pu m’y impliquer d’une façon la plus cohérente possible pour moi.

De même en ce qui concerne l’économie politique, les premiers écrits des nouvelles avancées de Paul Boccara, c’est à René Féniche et son école fédérale que je le dois et cela m’a été une boussole que j’ai usé aussi bien que possible, j'espère, toute une vie. René Féniche qui de quinzaine en quinzaine et pendant des années accueillait les groupes de militants qui ressortaient plus forts pour lutter et pour vivre tout simplement.

Comme pour Lucien il est nécessaire de donner une mémoire vivante à René Féniche, ouvrier et intellectuel, formateur de la jeunesse.

 

LIENS SUR LES LETTRES :

https://pierreassante.fr/dossier/LUCIEN%20SEVE%20(1).jpg

https://pierreassante.fr/dossier/LUCIEN%20SEVE%20(2).jpg

https://pierreassante.fr/dossier/LUCIEN%20SEVE%20(3).jpg

https://pierreassante.fr/dossier/LUCIEN%20SEVE%20(4).jpg

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 07:35

INFORMATION ET OPINION.

 

Très bonne et nombreuse réunion en téléconférence nationale d’"En avant le manifeste" hier soir, 24 mars 2021. (voir le site en bas de ce texte).

Elle a réaffirmé les décisions très majoritaires du 38ème congrès du Pcf et le besoin de leur mise en œuvre.

Je me permets d’ajouter ceci :

Il ne faut pas donner l’impression aux Cdes, ce qui n'est pas dans l'intention du débat,  et à la population de sous-estimer la menace RN.

La droite dite classique et le social libéralisme rose ou vert, et enfin l’ultralibéralisme macronien, depuis Mitterrand se sont appuyé sur cette menace pour accéder ou conserver le pouvoir, et son libéralisme économique.

En substituant cette politique « défensive » à une réelle politique de réponse à la crise du système, du pays et des populations, des femmes et des hommes, de la jeunesse, du monde du travail, de décennies en décennies ils n’ont fait que rapprocher le FN et le RN du pouvoir.

Lorsque le communisme recule, objectivement et subjectivement, c’est le fascisme qui avance.

En ce moment le RN inonde les quartiers d’affiches « réveillez –vous ».

Mais c’est à nous de le dire, pas à lui !!!

Une candidature communiste aux présidentielles jusqu’au bout permettant d’alerter sur la situation, les causes de la crise et les solutions à la crise, économique en dernière instance,  et un rassemblement aux législatives où le parti ne soit pas portion congrue, ce qui a été l’objectif de FI et de Mélenchon malgré les ralliements à sa candidature, c’est une attitude offensive ouvrant de nouvelles perspectives de progrès à court et long terme : une Résistance indispensable ouvrant sur un autre futur que celui qui menace.

En outre remplacer une bataille d’explication de nos solutions (SEF, pouvoir sur l’argent, droits du travail) dans la campagne par une négociation politicienne en direct ne peut qu’effacer le contenu propre de notre politique, de nos explications, de nos solutions. L’exposé de ce contenu doit fructifier pour un rassemblement aux législatives, pour obtenir un maximum de députés soutenant les luttes ouvrières et populaires vers une transformation sociale incontournable pour sortir de la crise et construire de nouveaux jours heureux.

Il n’y a pas d’autre choix possible. S’effacer et de fait disparaitre pour conjurer une menace de disparition au lieu de lutter pour exister, pour vivre est la pire des solutions : elle constitue un suicide face au danger réel à combattre.

La crise systémique, nous sommes malheureusement les seuls en tant que parti, et malheureusement pas tous, à la comprendre et à l’expliquer, ainsi que les solutions à cette crise systémique.

Par exemple la dette. L’urgence ce n’est pas de mener campagne trompeuse pour l’effacer, mais pour l’utilisation des milliards de milliards créés pour répondre aux besoins de santé, industriels, de l’emploi, de la formation, de l’école, etc., qui sont aussi des réponses à la crise sanitaire et écologique et ceci contre la spéculation qui s’empare de ces milliards de milliards dans le monde et ici.

L’exemple de Sanofi producteur "français" de vaccin qui licencie en pleine pandémie est frappant : le mouvement et le placement des capitaux en bourse au plus haut taux contre le développement des moyens de lutter pour la santé publique.

L’exemple aussi de Danone et de la réaction du capital contre des mesurettes de son PDG dites écologique menaçant le taux de profit.

La question de fond est la création des richesses sans laquelle il ne peut y avoir de répartition juste.

Un certain nombre de camarade, honnêtement hésitent à mener bataille.

Il faut se rappeler l’histoire de l’Autriche mettant au pourvoir Dollfuss à la fois contre Hitler contre la montée des luttes ouvrières. On sait comment cela a fini.

La montée des luttes ici et maintenant, va se poursuivre pendant et après la pandémie qui n'est pas la cause première de la crise sociale, mais la conséquence de la crise systémique. Il s’agit que cette montée des luttes soit mise au service de transformations sociales nécessaires, indispensables et non récupérée par l’extrême droite qui veut donner l’impression d’être assagie mais qui contient le pire.

Pierrot. 25/03/2021 06:57:37.

LE SITE : https://enavantlemanifeste.fr/

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