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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 07:49

 

RETOUR A LA THÉORIE

 

Lorsqu’il y a reflux, et le reflux est énorme, de l’analyse objective et synthétique, dialectique, de la situation du monde humain, le retour à l’analyse des causes et des solutions possibles passe par un retour à la théorie.

Aussi je me pose la question de l’opportunité d’une relance du petit-grand ouvrage de Paul et Catherine « Pour une nouvelle civilisation » avec un additif actuel.

S’en donner les moyens me semblerait très important.

La régression d’une vision synthétique de l’état du monde humain est évidente et elle n’épargne sans doute pas la commission économique, prise comme tout un chacun dans les urgences du déroulement rapide, déroutant, de l’engrenage inspirant et expirant des événements ; d’autant que le retour à une autonomie d’action et d’existence du parti semble aussi reculer de nouveau, comme s’il n’avait été qu’une belle parenthèse.

Pierre Assante. 24/05/2022 07:31:21.

N.B. 

La version hyperlibérale du capitalisme semble avoir écrasé idéologiquement, économiquement, militairement le communisme. Je ne parle pas d’un communisme grossier, des essais inachevés et écroulés de sortie du mode de production et d’échange dans le cycle A-M-A’, mais d’une transformation qualitative s’appuyant sur la révolution mondialisée des forces productives, ses possibilités nouvelles techniques, scientifiques et philosophiques de productivité libératrice de la vente-achat de la force de travail (processus de la SEF etc…)

Pourtant, malgré les conséquences désastreuses du conflit militaire allumé par l’oligarchie russe en réponse à la domination mondiale du capital US et son empire, nouvel avatar de la crise dans la concurrence mondiale matérielle et morale de cette domination, le tout à travers la crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital qui en attise les tensions, cet écrasement n’est pas évident.

Cet écrasement n’est pas évident, il n’est, je crois, qu’un voile objectif et subjectif jeté sur la difficulté de survie du système économique et social dominant le monde humain et menaçant la survie de l’humanité par la même occasion.

 

"L'ALTERNATIVE VITALE", un recueil du blogueur, réflexion au jour le jour pour s'éclaicir ses propres idées....  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/la-critique-de-la-critique-critique.completee.janvier-2022-mai-2022.html

 

 

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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 04:37

 

 

 

LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE

Complétée. Janvier 2022 - Mai 2022.

110 pages 390.000 caractères

 

Le lien :

 

https://pierreassante.fr/dossier/COMPLETEE_DE_LA_CRITIQUE_DE_LA_CRITIQUE_CRITIQUE.pdf

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23 mai 2022 1 23 /05 /mai /2022 08:07

 

BENJAMIN. DERNIER COURRIER

 

 

Benjamin à Gurland [ et Adorno ?]

Port Bou, 25.9.1940

 

Dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir. C’est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connait que ma vie va s’achever.

Je vous prie de transmettre mes pensées à mon ami Adorno et de lui expliquer la situation où je me suis vu placé. Il ne me reste assez de temps pour écrire toutes les lettres que j’eusse voulu écrire.

 

*

 

Se souvenir de ces "grands intellectuels" parmi tant d'autres, et de leurs temps; surtout les lire; et en tirer, possiblement,  l'enseignement du temps d'aujourd'hui en rapport au leur, réciproquement. Culture générale de la personne, et aussi du militant dans son travail particulier de personne comme une autre.

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

 

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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 07:08

 

 

7 thèses

sur L’unitÉ du continu et du discret

 

1. Lorsqu’un bébé naît, entame-t-il sa croissance ?

Non, le mouvement de sa croissance et les forces contradictoires et leur identité qui le permettent ont « débuté » dès les prémices de la formation de l’embryon.

Les « phases » de croissances sont constituées par des « phases » micros dans des « phases » macros de croissances et la continuité dans et des « phases » micros et macros.

Il s’agit d’une unité du continu et du discret, la loi universelle du mouvement, de l’existant.

Lorsque « débute » la différenciation des cellules du cœur, le cœur existe -t-il déjà ? Oui et non. Bat-il déjà pour alimenter le corps en constitution ? Il doit exister des « prémices de battement », mais « pas encore » le battement du cœur « fini ». Dans la croissance du corps du bébé, il y a une infinité de mouvement continu et de mouvement discret. Sans doute, dès la différenciation des cellules cardiaques, se constitue le mouvement de battement du cœur qui sera celui du cœur formé permettant au bébé de rejoindre une autonomie relative d’alimentation par rapport à la mère, autonomie devenant indépendance relative dans la croissance extérieure de l’enfant et intérieure à la société puisqu’il trouvera dans la société la production collective de la nourriture nécessaire à l’existence humaine.

La différenciation cellulaire de formation du cœur est un exemple tiré d’une multitude de croissances habitant la formation du bébé et si la naissance, la sortie de la mère peut etre datée, marque un moment nouveau de croissance, ce n’est qu’un moment nouveau dans l’infinité d’autocréation de la croissance.

La transformation-évolution-complexification dans la croissance du bébé, de l’enfant, de l’homme et de sa société sont un mouvement continu et discret en unité, dans lequel la différenciation est croissante et la relation d’unité est croissante de même. Différenciation et unité vont de pair.

 

2. Si l’on prend la croissance du bébé en tant que métaphore de la croissance de la société humaine qui inclut la croissance de l’homme individu dans la croissance de l’homme générique (de l’espèce humaine, animal pensant), la mondialisation constitue une « étape » nouvelle de la croissance humaine, ses différenciations, son unité, l’unité du continu et du discret dans l’unité et l’identité des forces contraires que constituent le mouvement de croissance, de tout mouvement dans l’univers, sur cette terre, dans notre société, dans notre corps.

Si l’on prend l’humanité » en tant qu’entité parmi une multitude d’entités pensantes de l’univers dans leur croissance, combien de ce type d’entités universelles parviennent-elles à l’âge adulte, combien d’entité sont-t-elle mort nées ?

 

3. La mondialisation est une maturation d’une espèce pensante dans sa relation avec l’univers et la naissance et la croissance du processus de la conscience de la nature sur elle-même (Marx, 1844).

La participation de la personne humaine à cette croissance suppose l’unité de croissance de la personne dans la croissance de l’entité « humanité », ses différenciations, qu’on peut appeler « infinie diversité » de diversités si on les met en relation avec l’activité humaine dans l’unité de l’activité humaine.

La continuité de croissance d’une entité pensante et des éléments qui la constituent, pour nous ce sont les individus de la société humaine, dont nous sommes, leur croissance et la résurrection de la transmission que les religions appréhendent de façon primitive dans leurs mythes.

 

4. L’erreur de Staline, ce n’est pas d’avoir repris le concept de phases dans le passage d’un mode de production à un autre, du capitalisme vers le communisme et une phase de processus de l‘un à l’autre, le « socialisme ». Son erreur, qui ne pouvait que mener qu’à la transformation par la contrainte et son échec, c’est son ignorance de l’unité du continu et du discret, du continu et des quanta de mouvement-transformation-évolution-complexification,  les micros transformations qualitatives dans les macros transformations qualitatives, du processus lent habitant le processus rapide et vice-versa, en unité, et qui porte à l’erreur de la permanence de croissance de l’hégémonie de l’homme producteur, du vendeur de sa force de travail de la société capitaliste, et non sa transformation qualitative.

Dans le processus actuel de l’humanité, de la croissance de l’antagonisme Capital/Travail, l’abolition de ce dernier constitue la condition de la croissance du bébé, enfant, adulte humanité. La propriété, l’appropriation non collective de l’accumulation du capital dans le cycle A-M-A’ est en contradiction avec le développement général de l’humain et de l’humanisation continue que nous constituons et dont l’arrêt,  comme le développement, dépendent d’une « remise en question et en santé » permanente dans la nécessité naturelle et sociale dont nous possédons une partie de choix. Ceci n’est pas un postulat, mais une constatation dans l’observation de la réalité et la constitution des systèmes de concepts et de catégories que nous « inventons » et leurs processus de transformation-complexification qui la permettent.

 

5. La suraccumulation-devalorisation du capital fait la démonstration et est la réalité d’une contradiction antagonique dans le processus de contradiction non antagonique de la continuité humaine en santé. C’est la manifestation d’une phase de développememnt à dépasser. Le capital, c’est une forme d’accumulation de la création humaine qui entre en contradiction avec le processus des forces productives humaines qui l’ont créé.

Ceci pose la question d’une poursuite du rôle des contradictions antagoniques dans le processus du mouvement universel, comme dans les processus particuliers biologiques et sociétaux. Maitriser mieux la constitution et le rôle des contradictions antagoniques, leurs naissances temporelle-spatiale dissymétrique fait partie des capacités de développement-complexification de la conscience de la nature sur elle-même.

 

6. Dans les années à venir, dans la crise économique, politique, climatique, ergologique, culturelle et de civilisation induite par l’entrée en contradiction antagonique entre le mode de production et d’échange et les forces productives humaines, se posera de nouveau la renaissance du processus de conscience du processus inconscient que constitue le mouvement de l’humanité, processus de conscience que la pensée issue du mouvement d’industrialisation a constitué et que le marxisme a nommé.

Nous sommes sans doute dans une constitution hésitante, confuse, contradictoire de Nouvelle Renaissance, à l’instar de celle qui a promu le capitalisme, et à un stade supérieur d’organisation sociale,  pouvant mettre en œuvre avec du temps une coopération et une cohérence relative mais opérationnelle des nouvelles forces productives. Mais la puissance destructrice nouvelle humaine, peut-elle supporter un temps long ? Question aléatoire, causale de développement et possiblement choisie en santé.

 

7. Le « retour à la philo », à la dialectique de Hegel puis de Marx et son développement à la lumière des régressions dans la progression, dans les périodes de régression dans la progression, est un outil concret, opérationnel, de transformation du monde en santé relative mais garante de la poursuite d’un processus d’évolution-complexification.

 

Pierre Assante. 22/05/2022 06:24:23.

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

 

 

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 17:12

En septembre 2023, j'auraiS 80 ans d'âge

En Mai 2023, j'auraiS 60 ans de parti

Qu'en sera-t-il de la résistance au libéralisme, au capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé ?

Quels effets atteints par la crise de suraccumulation-devalorisation du capital ?

Quelle réponse et quelle sortie par le haut et dans quel processus radical, progressif et générationnel ?

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

 

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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 06:44

 

"......C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent..... ? "

 

ARAGON qui venait juste de passer les vingt ans et la guerre.

Où en sont "nos jeunes" dans leurs vingt ans d'aujourd'hui ?

Un autre temps.... mais....

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 08:21

 

à X....,

La NUPES, c’est l’enterrement sans grandes pompes du PCF. Si je ne me trompe pas, l'autonomie du parti dans la NUPES est une illusion de plus. L’ultime « révolution de velours » du nouveau social-libéralisme : verts et FI.

Ayant vécu sur place la dissolution du PCI et la « douceur » de la transition du PCI au PDS (1) puis au PD, le suivi des militants italiens dans ce qu’ils pensaient être la planche de salut, et dans leurs habitudes de participation-fidélité apparente, je ne peux que constater l’incapacité de réaction.

Certes une traversée du désert, si ce serait le cas, mais ce n'est pas sûr, dans une bataille électorale et politique autonome que nous n'avons pas choisie, ça fait peur à moi aussi.

Mais quelle meilleure réponse à la crise politique, économique, sociale, culturelle (et philosophique) que de poursuivre, même dans les conditions les plus difficiles une politique de classe sur la base de notre analyse, l’économie politique marxiste et sa poursuite à travers les travaux de Paul, les tiens, tous ceux de la ComEco ?

Les résultats des présidentielles nous montrent qu’en n’expliquant pas la crise sur le fond pour se cantonner au revendicatif mâtiné d’un peu de contestation du système, on ne fait pas mieux électoralement. Alors pourquoi avoir peur d’expliquer ce qui est difficile d’expliquer ? C’est au contraire jeter les bases d’une renaissance à plus long terme, et dans l'évènement de la poursuite de la crise et des reponses patronales du capital-libéralisme mondial et "national" , en attendant de pouvoir la développer plus amplement, cette renaissance.

J’aimerais bien avoir la partie de l’enregistrement où tu interviens pour l’échanger sur internet avec des camarades et ami-e-s.

Pierrot. 20/05/2022 07:56:23.

(1) Ce qu’Ingrao, seul opposant notable d'alors, aujourd'hui décédé, appelait « La cosa » (La chose).

NB Certes, je ne suis pas Marx. Mais si Marx avait diffusé publiquement et tout de suite en 1875 sa critique du programme de Gotha, qui a été publiée par Engels en 1891, cela aurait-il changé l'histoire du mouvement ouvrier ? Peut-être...

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 08:13

 

Un recueil intitulé « LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE » est en ligne sur ce blog.

La « Suite de LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE »

est l’ouverture d’un nouveau recueil complété au jour le jour, faisant suite au précèdent.

 

 

Sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/SUITE_DE_LA_CRITIQUE_DE_LA_CRITIQUE_CRITIQUE.pdf

 

 

SUITE DU SOMMAIRE initial. Pages.

La numérotation des pages suit celle du recueil précédent

78. LE COMMENT (Poème dédié à Giordano Bruno). 80. Que dire, brièvement,  à l’issue de ces élections présidentielles ? 80. IDEOLOGIE DOMINANTE ET EFFONDREMENT SOCIAL. 82. DROIT DE CONTESTER ET DROIT DE SAVOIR. 82. TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE. 84. Taux de profit contre recherche et développement. 85. LA MONDIALISATION et l’épisode électoral du moment. 86. ESPERANCE ET DESESPERANCE. 87. ETAT DU MONDE ET LANGAGE (échange avec un atelier de lecture ergologique). 88. LETTRE À X. sur l’ergologie et l’état de la France et du monde. 89. PETIT CURRICULUM VITAE. 90. L’ALTERNATIVE VITALE. 91. LE COURAGE DU PAPE FRANCOIS. 92. LE « NOTRE » DE GENERAUX ITALIENS. 93. AU SUJET DE « AN 2034 ». 94. Les amÉnagements charitables. 96. Erreip Etnassa. MA CONSCIENCE EST DÉVASTÉE. 97. déconceptualisation MASSIVE relative et extrêmement grave de la pensée. 98. DIODOTOS ET CLEON. Guerre du Péloponnèse. 99. POUR LA REUNION DE LA COMMISSION ECONOMIQUE EN PRESENCE ET PAR INTERNET DU 19 MAI 2022. 100. AU SUJET DE « AN 2034 ». ANCIEN ARTICLE. 102. GUERRE ECONOMIQUE ET FINANCIERE. ANTAGONISME ET DISSYMETRIE. 103. FORTERESSE. 104. LA TÂCHE D’UN PARTI COMMUNISTE. 105. QUE FAIRE ? Intervention à titre personnel pour la ComEco Pcf de ce soir. 106. QUE FAIRE ? COURRIEL. 106. LETTRE à X…. 106. 1963-2023. 107. 7 THĖSES SUR L’UNITÉ DU CONTINU ET DU DISCRET. 109. SOMMAIRE.

 

Sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/SUITE_DE_LA_CRITIQUE_DE_LA_CRITIQUE_CRITIQUE.pdf

 

 

 

 

LE RECUEIL PRECEDENT :

" LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE"

DONT CELUI ci-dessus  EST LA SUITE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 07:05

 

Que faire ?

Intervention à titre personnel

pour la ComEco Pcf de ce soir.

 

La démocratie ouvrière, et j’ai été ouvrier et proche des ouvriers dans mes tâches syndicales et politiques, ce n’est pas du « il fallait qu’on, on devait…. Etc… »

C’est pourquoi j’ai honte de moi-même, je m'en veux à moi-même,  d’avoir accepté ou simplement toléré la vieille tonalité souverainiste de notre campagne.

Qui fait référence aux travaux de Marx et leur suite ne peut ignorer que la mondanisation est une évolution, une complexification et un besoin incontournable de la société humaine.

Sauf que le capitalisme et le libéralisme qui vont ensemble, sont la négation de la mondialisation.

J’écris beaucoup et depuis longtemps et c’est une façon de m’éclaircir les idées et de tenter d’échanger avec les autres, communistes ou pas pour nous les éclaircir en commun.

Je dois dire que l’échange se développe peu, et il s’agit plus de monologues échangés que de dialogues et de multilogues.

A 30 personnes seulement et à 5 mn par personne ce qui est un minimum pour exprimer une logique, une dialectique d’un évènement, d’une pensée, cela fait 150 mn. Possible ou pas ?

Je m’arrête donc là à deux ou trois minutes, sachant que j’ai exprimé pour moi bien d’autres choses que je ne peux échanger, dans la situation commune dans laquelle nous nous trouvons dans l’échange.

J’ai participé deux ans au travail du secrétariat général au plan, c’est un des honneurs qui aurait dû ou pu être utile et que le syndicalisme m’a permis. On voit aujourd’hui à quel point l’absence de cohérence et de coopération impacte le devenir et la survie de l’humanité dans tous les domaines, incohérence de la création et l’échange monétaire par rapport aux besoins d’usage, besoins en énergie, alimentaire, climat, emploi, formation, analyse et connaissance du travail et de son organisation, organisation de la production et des échanges et leur évolution nécessaire.

L’utopie d’une république des « conseils de fabrique et de lieux », du local au mondial dont l’expérience a sombré dans le centralisme politique et policier est on ne peut plus à l’ordre du jour de la survie humaine.

La tâche d’un parti communiste, à la différence des partis de gestion conservatrice de l’existant, est de comprendre le réel de son temps, le plus profondément possible, pour le transformer en santé.

Le réel, entre autres, c'est la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital et les solutions possibles d'en sortir par le haut. 

Avons-nous vraiment un parti ?

Que faire ?

Voilà.

Pierre Assante. Section Marseille 8°. 19/05/2022 06:46:29.

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

 

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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 08:13

 

La tÂche D'AUJOURD'HUI d’un

parti communiste

 

La tâche d’un parti communiste, à la différence des partis de gestion conservatrice de l’existant, est de comprendre le réel de son temps, le plus profondément possible, pour le transformer en santé.

Comment un parti communiste incapable d’expliquer, sauf individus isolés, les causes de la crise générale du capital, la crise du système, pourrait-il expliquer les causes systémiques d’une guerre mondiale économique, financière, militaire ? Il ne le peut pas, et il n’agit pas en santé sur la réalité mais trie les évènements et les hommes en bons et en méchants comme tout un chacun, laissant l’engrenage du conflit et ses conséquences se développer, et repousser aux calendes grecques les solutions que les économistes communistes proposent pour dépasser la crise de suraccumulation-devalorisation du capital dans une construction processuelle nouvelle d’organisation sociale.

La tâche d’un parti communiste, est de comprendre le réel de son temps, le plus profondément possible, pour le transformer en santé. Le réel dans toute sa diversité, sa complexité, l’activité humaine dans toute son infinie diversité et richesse. Mais sans oublier le rôle propre de l’économie, en dernière instance, permettant aux activités dans leur unité physique et morale, de trouver les moyens matériels d’existence.

Voilà ce que nous dit depuis un siècle et demi la lecture de la critique du programme de Gotha et depuis quelques décennies, autour de 1970 (1), l’aggravation et l’accélération de la crise systémique, non plus cyclique mais durable, telle que l’a analysée Paul Boccara dans son dépassement d’une analyse du parti et d’une économie politique orthodoxe sur le fond qui est depuis longtemps la sienne [ celle du parti : une analyse orthodoxe ] c’est-à-dire dans le meilleur ou le moins pire des cas, dans une vision unilatérale de la crise, celle de la sous-consommation isolée du processus global de la crise systémique.

J’ai développé avec et auprès de camarades une longue exposition d’analyse issue entre autres de l’enseignement des camarades de la commission et d’un camarade formateur dans ma jeunesse, René Féniche, bien oublié du parti, que je ne peux exprimer ici en quelques mots, mais dont on peut prendre connaissance par ailleurs.

Le parti, en tant que collectif, intellectuel collectif,  

- sait-il ce qu’est une crise, ce qu’est une contradiction ?,

- ce qu’est la contradiction entre l’état du mode de développement en phase finale et l’état des forces productives et la crise de croissance dans ce mode de développememnt en phase finale ?

- Le parti voit-il le lien entre la crise systémique et la crise de civilisation et le processus à mettre en œuvre ?

Avons-nous vraiment un parti ?

Que faire ?

Pierre Assante. 18/05/2022 07:48:59.

(1) Ayant adhéré en 1963, et étant toujours adhérent, bien vieil adhérent, c’est vers 1970 que j’ai commencé, moi aussi, à me poser ces questions, mes camarades en sont témoins et ont réagi de différentes façons, « pas toujours constructives », à ces questionnements…

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

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17 mai 2022 2 17 /05 /mai /2022 08:14

 

 

FORTERESSE

 

Je vis dans la forteresse de la démocratie ultralibérale appelée Union Européenne.

Et je bloque, entre autres asiatique, africains, américains latins et indiens, etc.…, 1,5 millions de syriens au Liban qui meurt de pauvreté et de faim, 3,5 en Turquie et tous les Irakiens qui à la suite de la « victoire » contre les nationalistes Irakiens, ont fui le régime islamiste DAECH d’Irak et de Syrie et les guerres induites, comme celui d’Afghanistan des talibans que nous tolérons par contre et qui se répand inexorablement car il ne dérange pas le profit, au contraire.

Evidemment, ce « nous » est un « nous » particulier qui habite le monde comme le communisme libérateur, détruit par ses expériences grossières et la domination intérieure et extérieure, hantait l’Europe, disait justement « le Manifeste ».

Avec le FMI, j’exige du Liban qu’il s’aligne sur ma politique ultralibérale, comme ailleurs dans le monde.

Seul le nationalisme, frère ennemi du libéralisme, résistera puis cèdera à la pression du critère Profit/Capital et à la domination des firmes multinationales et financières et leur destruction politique, économique, militaire et culturelle des tissus sociaux permettant la production et l’échange sur une base minimum, déjà insuffisante au renouvellement social des besoins sociaux.

Un adage dit qu’il est plus sûr d’être suivi quand on est devant. Il est aussi possible d’être devant tout seul ou à si peu de monde.

Et si par hasard, un pays, comme la Chine tente de conserver, avec difficulté et sans la perfection que nous, colonisateurs et exterminateurs séculaires, exigeons des autres, une cohérence de production en fonction de besoins sociaux, nous le condamnons, nous le jugeons, et faisons tout pour le détruire, c’est-à-dire nous détruire nous-mêmes en détruisant une part essentielle de résolution de nos besoins exportée et réimportée.

Le silence que nous subissons n’est pas une « omerta » volontaire, il nous est imposé et même nous l’acceptons par la peur des autres d’affronter un réel menaçant, et se refugier dans une forteresse qui craque, plus, qui implose et explose.

Si l’on va jusqu’au bout d’un raisonnement sur l’état du monde on se heurtera à cette question : les contradictions antagoniques, en particulier la contradiction Travail/Capital prend-elle le dessus sur les contradictions non antagoniques ? Si c’est le cas, ce que je pense, aucun processus de dénormalisation-renormalisation micro ne résoudra à lui seul le besoin d’un saut de qualité de l’organisation de la société, même si une transformation lente, non violente, plus progressive serait plus séduisante et évidemment moins terrifiante.

La violence n’est pas le fait d’une volonté de changement qualitatif, mais de la crise de désorganisation du monde par le critère P/C et la résistance au changement que ses tenants, possesseurs du capital mondial concentré et en concurrence assassine, impose à l’humanité. Terreur bien plus grande qui ne doit pas paralyser sous peine de deshumanisation généralisée.

Quand nous parlerons de cela, je reviendrai. Mon absence, relative, est une volonté d’en parler pour résoudre le "nous".

Ceci complète l’article « Antagonisme et dissymétrie » :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/guerre-economique-et-financiere.antagonisme-et-dissymetrie.html

 

Pierre Assante. 17/05/2022 07:34:56.

 

P.S. Les drames de l'humanité, comme ceux de la personne, de la personne et de l'humanité, sont ceux qui se voient et ceux qui ne se voient pas. Voir est une aptitude à developper et une capacité à grandir.

 

 

Suite de "La critique de la critique critique" :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/suite-de-la-critique-de-la-critique-critique.html

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 19:08

 

GUERRE ECONOMIQUE ET FINANCIERE.

ANTAGONISME ET DISSYMETRIE.

 

1) S’il y a un Empire qui donne d’air (semble ressembler) à celui d’Athènes, de la confédération athénienne c’est bien l’Empire US dit encore l’Empire occidental, Atlantique, qui est loin de réunir les 8 milliards d’humains d’aujourd’hui, à l’instar de tout empire semblant rassembler le monde de son temps.

L’affrontement de 1914-18 est issu des contradictions du capitalisme, des contradictions inter impérialistes. Mais l’empire mondialisé n’existe pas encore en 1914 (ni en moins 450, même si en moins 450 une zone se mondialise de façon avancée en méditerranée), même si les zones d’influence et de domination existent déjà, encore mouvantes.

Le point commun entre les deux empires, c’est la démocratie esclavagiste pour l’une, Athènes, la démocratie libérale, capitaliste pour l’autre, « l’occident », c’est-à-dire deux démocraties de classe.

La révolution athénienne dans un océan de peuples régis par l’aristocratie rurale et guerrière est le fruit d’une concordance de situations exceptionnelles, comme c’est le cas dans toute pointe avancée de transformation de l’organisation sociale et des conditions particulières des forces productives qui les induisent.

La Grèce antique est issue alors de la révolution néolithique de l’agriculture, de la transmission de l’organisation des constitutions des cités du croissant fertile,  qui intensifient l’échange marchand du et des surproduits nouveaux dans ce lieu à la fois clos et séparé que constitue la méditerranée. Ce n’est pas une zone de richesse agricole exceptionnelle naturelle comme l’Egypte favorisant l’organisation et la formation rapide d’un Etat centralisé.

 

2) « L’empire libéral occidental » est une concentration de nations libérales dans la concentration mondiale du capital. Et c’est aussi, comme la confédération athénienne une démocratie de classe.

La dissymétrie « démocratie/de classe », à la différence d’une contradiction non antagonique, et ce qu’elle induit semble confirmer l’hypothèse du caractère antagonique d’une contradiction lorsqu’il y a dissymétrie temporalo-spatiale ; et du besoin de transformation qualitative radicale qui l’accompagne dans cette avancée de pointe de l’organisation sociale avant que les conditions générales d’un caractère démocratique puissent s’emparer de l’ère-espace géographique et-ou temporelle concernée.

L’ère géographique ou temporelle concernée pour ce qui est le la démocrate de classe libérale, c’est la planète, la production et les échanges mondialisés, et c’est en ce sens que le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé peut devenir l’antichambre du communisme.

La guerre dans laquelle nous entrons ressemble à la guerre du Péloponnèse, plus que celle de 1914, domination d’une démocratie de classe dans une ère globale. La Lacédémone aristocrate et esclavagiste se retourne contre la démocratie esclavagiste, entraînant avec elle les peuples, les micro-nations de la fédération athénienne qui secouent la domination centrale athénienne et ses exigences impérialistes.

La guerre du Péloponnèse qui va détruire en quelques années, la repoussant dans le passé, le mort habitant  le vif,  la construction des constitutions de Solon et Clisthène, elles-mêmes issues d’alliances contradictoires de classe des marchands méditerranéens et des artisans et propriétaires industriels primitifs utilisant la révolte des petits paysans libre endettés contre l’aristocratie rurale, a pour moteur une conjonction de ces contradictions y compris esclavagistes évidemment, que la division de Clisthène de dèmes en trois parts sociologiques différentes ne peut réduire ; ce n’est qu’un remède palliatif dans la contradiction irréductible sans transformation qualitative : ce qu’a été après guerre Bretton Woods et le keynésianisme « de gauche » et aujourd’hui la soi-disant démondialisation « de droite et de gauche », populiste ou ultralibérale se rejoignant, forme la plus archaïque de la mondialisation contre une mondialisation progressiste de coopération, de cohérence, de progrès humains.

 

3. Aucune opération politique et institutionnelle ne pourra réduire la conjonction des contradictions dans l’empire occidental, les Lacédémone modernes, hybrides issus des avancées réduites, limitées politiquement et économiquement, de la classe ouvrière, du salariat, de la qualification humaine à la fois développée et entravée dans la révolution scientifique et technique.

La différence entre la guerre du Péloponnèse et la « nôtre », économique et militaire et destructrice généralisée c’est la possibilité qu’elle se transforme en démocratie sans classe, progressivement et radicalement. L’état des force productives, comme nous l’avons vu par ailleurs, le permettant.

C’est une guerre de classe qui peut abolir la guerre de classe et les classes : la classe du pouvoir du capital mondialisé, de son usage et de ses privilèges. « Guerre » ne veut pas dire destruction militaire, des forces productives et des institutions mais leur transformation qualitative dans une lutte active pour la paix, la coopération, le cohérence mondiale dans un autre rapport de forces à créer. C’est l’engagement actif de ce siècle.

 

4) Le « climat » nous donne une idée du besoin de se dégager de la loi du taux de profit dont nous avons déjà parlé, et de ses causes historiques. De grandes manifestations sont à prévoir rassemblant au-delà de la nation, au-delà des nations, et par-dessus les nations.

Il faut quand même rappeler les robinsonnades modernes du retour de tout un chacun séduit par « l’innocence » néolithique et même paléolithique des indiens menacés par la déforestation criminelle et autres agressions des zones qui permettent encore de paléolithique, et qui en aucun cas peuvent devenir le mode possible de production et d’échange sinon par la destruction catastrophique des richesses des hommes et des hommes eux-mêmes. Drôle de « sauvetage sauvage » qui nous détruirait et par la même occasion, détruirait cette pointe avancée du processus de conscience de la nature sur elle-même que nous constituons en tant qu’humanité globale (et non globalisée sous l’égide du capital),  qui nous relie à l’univers. Ce qui ne veut pas dire abandonner les Indiens dans leur détresse en tant qu’agressé ; pas plus que les Palestiniens, et toute entité et personne humaine mis à mal et dominée par le mode de production dominant, de plus malade à mort et obsolète.

 

Pierre Assante. 16/05/2022 18:06:15.

 

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 12:14

 

Décès de Bernard Bigot, le patron d’Iter

FrançoIse VERNA. La Marseillaise. 16 mai 2022.

 

Bernard Bigot dirigeait le projet international Iter qui réunit l’Europe, les États-Unis, la Corée, la Russie et l’Inde.

 

L’annonce de la disparition, samedi 14 mai au matin, à l’âge de 72 ans, du directeur général du projet international de fusion nucléaire a suscité une vive émotion. Bernard Bigot dirigeait Iter depuis 2015 et lui avait redonné un élan décisif.

 

Grand scientifique et haut fonctionnaire, le directeur général d’Iter est décédé samedi 14 mai à l’âge de 72 ans, succombant à une maladie.

 

Sa disparition a provoqué une vive émotion tant l’homme était apprécié pour ses compétences et ses grandes qualités humaines. Bernard Bigot était à la tête depuis 2015 du projet international de recherche Iter en cours de construction dans les Bouches-du-Rhône et basé sur la commune de Saint-Paul-Lez-Durance sur le site de Cadarache.

 

Ce projet de recherche de dimension mondiale est révolutionnaire : il vise à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène, autrement dit, de reproduire l’énergie du soleil. C’est le gage d’une énergie infinie si la fusion réussit à l’horizon 2035. La première production de plasma devrait intervenir en 2026 et le réacteur atteindre sa pleine puissance en 2035.

 

Iter, dont le budget tutoie les 20 milliards d’euros, rassemble l’Europe, les États-Unis, le Japon, la Corée, l’Inde et la Russie. « Avec Bernard Bigot à sa tête, Iter a apporté à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur une ambition particulière et un rayonnement international unique » a salué le préfet de région Christophe Mirmand, faisant part de « son émotion ».

 

Le président de la Région Sud-Paca, Renaud Muselier, a également fait part de son « immense tristesse », ajoutant sur Twitter: « La France et la Région Sud perdent une personnalité de dimension mondiale, qui a porté Iter avec talent pendant 7 ans ».

 

Iter organization a réagi dans un communiqué à l’annonce de la disparition de Bernard Bigot : « Acteur majeur du monde de la science et de l’énergie pendant plus de quatre décennies, il a imprimé une marque durable au programme de recherche international Iter, dont il avait pris la direction en 2015. » Grâce à son impulsion, le projet avait été remis sur les rails.

 

 

Le Japonais Eisuke Tada assure l’intérim

 

Dans son communiqué le préfet Christophe Mirmand rappelle le parcours exceptionnel de Bernard Bigot qui « a occupé des postes majeurs dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur » : directeur général de la recherche et de la technologie, de l’école supérieure de Lyon, du cabinet de la ministre Claudie Haigneré, ministre déléguée à la recherche et aux nouvelles technologies, et directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry, ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche. « Sa carrière fait de lui un des fonctionnaires les plus remarquables de sa génération. »

 

Il fut également administrateur général du commissariat à l’énergie atomique (CEA) sous la présidence de Jacques Chirac.

 

C’est le directeur adjoint d’Iter, le japonais Eisuke Tada, qui assurera la direction du programme par intérim a précisé Iter Organization, « le temps de la nomination de son successeur par le conseil d’Itier. »

 

 

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16 mai 2022 1 16 /05 /mai /2022 08:02

 

DICTIONNAIRE ECONOMIQUE ET SOCIAL. EDITIONS SOCIALES. 1975.

RESUMES UTILES, POUR SORIENTER ENSUITE SUR LES OEUVRES APPROFONDIES

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:58

 

 

La toute première photo de Sagittarius A*, situé à 27.000 années lumière de la Terre. © Collaboration EHT

 

Astronomie. Sagittarius A*, le trou noir niché au cœur de notre galaxie.

L’Humanité. 12 Mai 2022

 

Une collaboration internationale d'astronomes a prouvé en image l'existence d'un trou noir supermassif au cœur de la Voie Lactée. Il s'agit de la seconde image réelle d'un trou noir, après la révélation de M87* en avril 2019.

 

C’est un cliché historique. Jeudi, à 15 heures, la collaboration internationale d’astronomes EHT (Event Horizon Telescope) a présenté, lors de plusieurs conférences de presse simultanées, l’image du trou noir supermassif niché au cœur de notre galaxie. Son nom : Sagittarius A* (Sgr A*). La « silhouette » sombre se découpant sur un disque lumineux rouge orangé ressemble à s’y méprendre à celle du gigantesque trou noir M87*, dans la lointaine galaxie Messier 87, et que l’EHT avait déjà présenté en avril 2019. Cette similitude est la preuve, pour les scientifiques, que les mêmes mécanismes de la physique sont à l’œuvre sur deux objets de taille très différente au cœur de deux systèmes différents.

« Nous avons été stupéfaits de voir à quel point la taille de l’anneau correspondait aux prédictions de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein», s’enthousiasme le directeur scientifique du projet EHT, Geoffrey Bower. Selon les scientifiques, les trous noirs supermassifs se trouvent au centre de la plupart des galaxies et jouent un rôle clé dans leur formation. « Ces observations sans précédent, poursuit Geoffrey Bower, ont considérablement amélioré notre compréhension de ce qui se passe au centre même de notre galaxie et offrent de nouvelles perspectives sur la façon dont ces trous noirs géants interagissent avec leur environnement.»

Ces résultats « révolutionnaires » ont été obtenus grâce à une immense coopération réunissant 300 chercheurs issus de 80 instituts du monde entier. Techniquement, on ne peut pas voir un trou noir. L’objet est si dense et sa force de gravité si puissante que même la lumière ne peut s’en échapper. Mais on peut observer la matière qui circule autour, avant d’être happée à jamais. « Le » télescope EHT est en fait un réseau de huit télescopes terrestres répartis sur toute la planète – dont un en Antarctique – formant l’équivalent virtuel d’un radiotélescope d’un diamètre de 10 000 kilomètres.

Sgr A* est bien plus proche que M87

Ce monstre avait déjà permis d’obtenir le cliché de M87*. Cette fois, les chercheurs ont orienté leurs efforts sur le centre de notre galaxie. Situé à 27 000 années-lumière, Sgr A* est bien plus proche que M87, mais avec seulement quatre millions de masses solaires (contre six milliards pour M87), c’est un poids plume dans le monde des trous noirs supermassifs. Il est, de plus, entouré d’un nuage dense de poussières et de gaz, ce qui ne facilite pas l’observation. Très ancien, comme notre galaxie vieille d’environ 13 milliards d’années, il a avale désormais très peu de matière. L’existence de Sgr A* est supposée depuis 1974, avec la détection d’une source radio inhabituelle au centre de la Voie lactée. Dans les années 1990, des astrophysiciens, nobelisés en 2020, y ont confirmé la présence d’un objet compact supermassif. L’image révélée apporte la première preuve visuelle.

Les trous noirs massifs sont « des cimetières de l’espace », comme le résume le professeur allemand Heino Falcke, qui participa à l’équipe de scientifiques qui produisit l’image iconique de 2019. « Les trous noirs,  sont des objets où toute la masse, parfois des milliards d’étoiles, est concentrée en un point minuscule. » expliquait-il dans un entretien exclusif à l’Humanité. Ils peuvent influencer l’évolution d’une galaxie entière, donc l’aspect actuel de notre Univers.

La comparaison des désormais deux images de trous noirs va permettre d’étudier en détail le comportement de la matière dans l’environnement le plus extrême qui soit de l’Univers, « avec des gaz chauffés à des milliards de degrés, de puissants courants magnétiques et de la matière circulant à une vitesse proche de la lumière », précisait le 12 mai Heino Falcke. Un lieu idéal pour observer les déformations de l’espace-temps et le comportement de la gravité.

 

 

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15 mai 2022 7 15 /05 /mai /2022 06:01

 

Pour la réunion de la commission économique en présence et par internet du 19 mai 2022.

 

Les analyses économiques de Paul Boccara et les propositions des économistes communistes sont profondément justes.

Reliées à l’analyse ergologique des situations de travail et débarrassées des tendances souverainistes latentes, elles seraient parfaites.

Dans la situation de guerre économiques et militaire, aggravée mais non causée systématiquement par l’intervention russe en Ukraine, ces analyses et ces solutions sont reléguées en arrière plan de l’actualité, et leur urgence face à la crise climatique, par exemple, ignorée.

Le lien entre la crise générale de croissance de l’humanité, son absence ou insuffisance de régulation et de coopération mondiale et de cohérence mondiale,  dues par et dans le système de reproduction sociale A-M-A’ d’accumulation et de suraccumulation du capital et de vente-achat de la force de travail qui en est la base, ne se révèle pas dans les consciences.

Les résultats du PCF sont à l’image de cette situation. Et il y prête en partie le flan, nous y prêtons collectivement le flan.

Déjà insuffisamment entendues, nos propositions deviennent inaudibles. Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont définitivement inaudibles, mais qu’il faut y mettre le temps et les moyens, ce qui n’est pas encore le cas et ne peut l’être ni rapidement ni automatiquement .

Cette situation de guerre s’est développée longtemps à l’avance dans la crsie systémique du capitalisme, la suraccumulation-devalorisation du capital, les tensions irréversibles qu’elle crée entre capitaux, Etats, populations. L’aggravation actuelle qui désorganise la coopération et la cohérence mondiales, si peu qu’elles existent dans le système du capital, est terrifiante, ce qui doit faire de cette coopération et de cette cohérence un but primordial, essentiel, de survie et de développement et de cogérance nouvelle, communiste, de la maison Terre .

La question de la paix et d’une trêve de guerre est une question essentielle pour reprendre la tâche de conscientisation de transformation sociale progressiste, en santé comme disent les ergologues. Mais nous savons qu’une trêve ne résoudra pas les contradictions qui mènent à la crise mondiale du capital et ses conséquences.

La lutte pour la paix ne peut être opérationnelle que si elle se nourrit de l’analyse de la réalité, de la réalité de la crise systémique, et de la crise du travail et de la production nécessaires à la vie humaine, conjointes.

C’est bien là la difficulté immédiate qui au lieu de nous désespérer doit nous motiver. Pas facile !

La situation des communistes comme celle de la société humaine n’a sans doute jamais ou rarement été aussi difficile dans l’histoire du processus humain millénaire et millionnaire en années. C’est une raison de plus de participation historique de la personne humaine à son destin d’espèce pensante mais balbutiante.

C’est plus difficile encore en rapport au « temps qu’il reste », qu’il soit individuel dans le temps collectif ou individuel dans le temps réduit du moment à surmonter et les limites d’âge personnelles. Je dis ça pour moi et pour les vieux militants en général.

Je ne sais si ce discours a une petite chance d’etre entendu et pris au sérieux, si tant est qu’il puisse l’être, sérieux.

Rappelons ce que la convocation nous dit, en préliminaire et avec raison :

« …Début de récession, accélération de l’inflation, hausse des taux d’intérêt, chute des Bourses : un processus destructeur semble s’emballer sous l’effet des contradictions accumulées dans la crise systémique, tandis que l'Europe, sous l'égide de l'OTAN, s'installe dans une guerre qui menace de dégénérer en guerre mondiale, et que le péril climatique grandit chaque jour… »

Pierre Assante. 15/05/2022 05:39:04.

 

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14 mai 2022 6 14 /05 /mai /2022 07:04
L'agression contre CASSANDRE

 

DIODOTOS ET CLEON

 

Je sais que ce « discours » paraît bien loin des préoccupations légitimes actuelles… Et pourtant !

 

Pendant deux millénaires et demi, « l’élite » des classes dominantes et dirigeantes successives a bien plus lu Homère et la guerre de Troie que Thucydide et la Guerre du Péloponnèse.

Ce n’est pas un hasard.

Entre Diodotos le « pacifiste » qui refuse de massacrer les lesbiens (les habitants de la « nation libre de l’île de Lesbos » et de Mytilène, sa « capitale ») afin de préserver ses forces productives à exploiter, et Cléon le guerrier à outrance qui veut détruire totalement « l’ennemi », il y a un point commun, les intérêts financiers de l’élite dirigeante athénienne et de l’empire athénien, conjoints.

D’ailleurs le pacifisme de Diodotos se conclut par la répartition des terres de Lesbos aux colons athéniens…

Ainsi l’Empire de Périclès crée les conditions pour son effondrement programmé dès sa constitution. Il crée les conditions de destruction de l’avancée économique, politique, culturelle de la révolution Athénienne des artisans et des marchands du commerce méditerranéen et de leurs Constitutions de Solon et de Clisthène dans la société esclavagiste et de petits paysans libres.  La victoire passée des grecs sur les perses, celle d’une lutte victorieuse contre un envahisseur et entre deux modes de production l’un « moins avancé » que l’autre, contient les contradictions, qui sous des formes diverses de l’évolution et de transformation des modes de productions, contiennent déjà l’état de guerre et de domination parvenu jusqu’à nous.

Le refus de coopération et de négociation du capital dominant avec les autres empires dominés ne date pas des prémices de la guerre d’Ukraine et des autres évènements guerriers économiques et militaires du siècle passé et de ce siècle, le XXIème, où les forces productives et leur développement ouvrent des possibilités de Nouvelle Civilisation ; possibilités mises à mal par l’état du mode de production et d’échange finissant, obsolète.

Et la guerre d’Ukraine est la conclusion logique de ce refus du dominant de négocier avec le dominé ; refus « logique » du dominant et de son système économique et social, dont les difficultés, les contradictions antagoniques aggravent l’agressivité et provoque l’agressivité réciproque de « l’adversaire ».

Mais l’agression majeure est celle contre la pensée, le savoir et contre toute synthèse libératrice des savoirs. Il n’y a plus de forces organisées suffisantes dans le monde qui décrive l’état réel du monde, du système, de sa maladie et des remèdes d’issue de sa maladie. Il ne s’agit pas ici de répéter ici (ce qui est incessamment et continuellement nécessaire) et une nouvelle fois l’état du capitalisme mondialisé, financiarisé, le cycle A-M-A’ de renouvellement social et sa maladie irréversible de suraccumulation-dévalorisation du capital, sinon par destruction de capital le renvoyant en arrière dans le développement de l’humanité.

Il s’agit de créer cette force de la pensée humaine qui puisse impulser, à partir de l’analyse et de la construction de réponse à la crise, une conscience du processus inconscient de l’humanité sur son état présent dans le mode de production et d’échange présent.

Quand je dis « il n’y a pas de force organisée », il y a dans les forces organisées, quelle que soit leur faiblesse, un embryon croissant de réponse à cette crise. Comment le faire se développer, naître et accoucher, et quand cet accouchement peut-il se produire ? : avant que la crise climatique (et les autres crises, de la production, des salaires et revenus populaires, du travail et son organisation mondiale, alimentaire, industrielle, agricole, energétique, économique, politique, ergologique, culturelle, dans la crise générale de croissance de l’humanité, non régulée, non soignée, dans l’affolement du capital) et ses effets ne deviennent irréversibles ou pas ?

Cette interrogation est angoissante pour un vieillard qui ne peut plus intervenir, ou si peu…

Il ne s’agit pas d’une mentalité religieuse, mais d’un sentiment d’appartenance à une espèce dont on fait partie, l’espèce humaine et sa survie. L’instinct de survie de l’individu d’une espèce et celui de l’espèce est le même. Il n’y a pas d’entité vivante qui n’ait développé un instinct de survie, c’est une des conditions essentielles de son existence.

Mon avenir et celui de mon espèce, c’est le même, et il nous habite majoritairement tant que la possibilité de survie est possible, ou ressentie comme telle. Je la sens comme telle ! Courage !

Je sais que ce « discours » paraît bien loin des préoccupations légitimes actuelles… Et pourtant !

Pierre Assante. 14/05/2022 06:44:47.

 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 09:29

 

TEMPS BIOLOGIQUE ET TEMPS CULTUREL

 

Le temps du renouvellement élargi scientifique et technique s’accélère de façon exponentielle et cette accélération se heurte en quantité et en qualité aux limites de la qualité du développement dans le système du cycle d’échange-accumulation-suraccumulation A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus)

Le temps du renouvellement générationnel, biologique reste sensiblement le même. Il se transforme très lentement.

Le passage du paléolithique au néolithique, de la chasse-pêche-cueillette au néolithique (pastoralisme et agriculture et leur conflits), a duré 10 millénaires.

Le passage de la société marchande et sa forme actuelle, le cycle d’échange-accumulation A’M’A’, à l’échange de valeurs d’usage y échappant (coopération et cohérence planétaire), peut être d’un ordre de durée non identique, mais certainement longue.

Longue et parsemée « d’étapes », de régressions dans le processus et de reprises, si tant et que l’humanité échappe aux dangers sociaux et naturels dans et de ce processus.

Jeunes enfants voilà la tache du XXIème siècle pour vous et l ‘espèce humaine, animal pensant en processus de conscience de la nature avec et sur elle-même, de l’univers avec et sur lui-même.

 

Pierre Assante. 13/05/2022 09:29:26.

 

 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 07:47

LA MARCHANDISE EST POSÉE IDÉELLEMENT COMME ARGENT

Marx. Grundrisse. Chap. de l’argent.  I.,36.

Editions Sociales. 2011. Page 151.

 

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 15:10

 

VIVRE ET FAIRE VIVRE L'ERGOLOGIE.

Samedi 4 juin 2022.

Université d’Aix en Provence.

Rencontres hybrides en présence et par internet

 

Préparons nos échanges en nous appuyant sur la fiche « Vivre et Faire

Vivre l’Ergologie » ; Exprimons-nous sur fairevivrelergologie@gmail.com

en transmettant cette fiche avant le 1er juin.

 

inscriptions : la participation à cette journées est gratuite mais elle suppose de s’inscrire en ligne.

https://framaforms.org/inscription-a-la-journee-du-4-juin-a-aix-vivre-et-faire-vivre-lergologie-esquisses-dheritages-et

 

Une journée pour faire le point sur notre patrimoine et sa modernité

 

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 08:16

 

déconceptualisation MASSIVE relative et extrêmement grave de la pensée

 

IL Y A

 

Il y a les besoins

Il y a les désirs

Il y a le travail.

Il y a la transformation de la nature par l’homme pour subvenir à ses besoins.

Il y a les rapport réciproques organiques entre le développement-évolution-complexification du travail, des besoins, des désirs.

Il y a les rapport réciproque organiques entre le développement-évolution-complexification du travail et de la pensée.

Il y a le développement des concepts, des plus simples au plus complexes, le rapport organique, animal et humain, animal-humain espèce pensante, et la sublimation (terme chimique comme métaphore) continue et par sauts, de l’animal à homme, organisation de la matière en développement-évolution-complexification .

Il y a développement-évolution-complexification des concepts et des systèmes de concepts constituant l’outil mental de réponse au développement-évolution-complexification des besoins et du travail y répondant.

Il y a l’aliénation du travail, l’usage de soi par l’autre qui réduit le rapport opérationnel entre besoins et travail.

Il y a la croissance exponentielle de la productivité dans la révolution scientifique et technique limitée par le système, qui réduit négativement le rapport entre besoins et travail.

Il y a les inégalités de développement qui réduisent la participation de tous au développement du travail, des besoins, laissent les désirs en friche, en attente, en flamme.

Il y a l’aliénation des produits du travail , de l’activité humaine et des gestes physiques et mentaux, en unité, l’aliénation de l’homme producteur et la constitution d’une « élite » face à une masse laissée pour compte, et déconceptualisation massive de la pensée humaine.

Il y a structuralisme-dichotomie-desynthétisation-déconceptualisation de la pensée en tant qu’interrogation et réponse à la perception du réel macro et micro et le lien entre la perception, la science et les techniques en tant qu’outil d’organisation de la production nécessaire au développement-évolution-complexification de la vie humaine, processus de la conscience de la nature sur elle-même.

Il y a déconceptualisation relative, mais certaine de la pensée humaine et ses conséquences sur son processus de qualité dans son rapport avec la nature et l’univers.

Il y a difficulté de traverser ce passage de la développement-évolution-complexification de la production capitaliste à un type de production-développement humain désaliéné ; de l’échange A-M-A’ et de la suraccumulation du capital et le blocage progressif social qu’il induit à un mode de production et d’échange désaliéné, et un homme-producteur désaliéné et l’envol nécessaire de la développement-évolution-complexification du processus de construction des systèmes de concepts (1).

Il y a une école et une formation massacrées.

Il y a un réseau d’informationnalisation mondial financiarisé qui au lieu de faire passer l’humanité à une nouvelle qualité  « supérieure » d’organisation de la nature sur terre et son rapport universel, réduit la capacité humaine globale de conceptualisation, de la construction de la parole et de l’écriture portant la conceptualisation.

Il y a déconceptualisation massive relative et extrêmement grave de la pensée, et par conséquent du travail et de l’activité, des activités humaines et des outils mentaux d’organisation et de mise en pratique du travail et de la production, et du rapport espèce humaine-univers.

Il y sans doute sous cette déconceptualisation, un travail souterrain de reconceptualisation en fonction des nouvelles forces productives.

Il y a aussi urgence à une nouvelle reconceptualisation et à sa massification.

Il y a les difficultés dingues qui tend à réduire en cendre les flammes de l’optimisme nécessaire de passage d’une qualité de la société humaine à une nouvelle qualité de la société humaine en rapport réciproque et organique, dialectique, avec les nouvelles forces productives.

Il y a la compréhension nécessaire de la crise économique et ergologique, son processus, et ses solutions processuelles et les difficultés que la déconceptualisation relative du processus de pensée fait peser sur cette compréhension.

Pierre Assante. 12/05/2022 07:39:01.

(1) En ce qui concerne la « mentalisation » de systèmes de concepts, lire « Pensée et langage », Lev Vygotski.

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 16:40

 

Les amÉnagements

charitables

« À la Berger »,

ne viendront pas à bout des contradictions capital/travail, du système, mais viendront, paradoxalement et contre toute attente spéculative, à bout des tentatives désespérées de son sauvetage...

 

Dans le processus d’humanisation de l’animal pensant « homme », aucune élection et aucune démocratie représentative ne peut se substituer à la volonté de coopération et de cohérence humaines, du local au mondial et du mondial au local.

La république des conseils reste le projet de coopération et de cohérence humaine du local au mondial et du mondial au local.

Si la république des conseils a failli dans la guerre civile et la résistance dominante de la culture et de la pratique de l’échange par l’argent-capital, c’est que dans toute transformation-évolution-complexification naturelle et-ou sociale, le mort saisît le vif et peut le tuer.

Toute transformation-évolution-complexification naturelle et-ou sociale contient et le possible et sa destruction. Ainsi va l’univers.

Le sachant, la conscience doit contribuer à la vie contre la mort.

La conscience, mouvement matériel propre à une espèce pensante, conscience en transformation-évolution-complexification de la nature sur elle-même, de l’univers sur lui-même.

Comment peut-on être assez aveugle pour prévaloir Blum sur Saint Just ou Lénine, Aron sur Hegel ou Marx ?

La dictature policière et militaire se substituant à l’hégémonie de la classe travailleuse au sens large et sa qualification continue, est la conséquence de l’échec historique de la république des conseils, échec qui n’est en rien celui d’une conceptualisation progressiste d’un « lit de Platon » général que constitue la société humaine globale, dans l’infinie diversité de ses activités et de leurs développements réciproques et de leurs inégalités-rattrapage en accordéon, de développement.

La mondialisation capitaliste est l’antichambre du communisme et de son « institution non institutionnelle » (au sens étroit du mot « constitution » étatique de classe dominante réactionnaire»), que sont des conseils du local au mondial et du mondial au local, où l’homme producteurs des biens « matériels et moraux » nécessaires à sa survie et son développememnt règleront pacifiquement et volontairement mais pas automatiquement son compte au type de reproduction de la société basé sur le cycle d’accumulation du capital.

La suraccumulation-dévalorisation du capital, sa crise de longue durée se substituant aux crises cycliques est l’avant-coureur de la transformation qualitative possible de la société humaine, d’un nouveau départ de l’humanisation à celle plus vaste, ouverte sur l’univers, dont pas exemple ITER et La station spatiale internationale (bien en danger aujourd’hui) sont des symboles vivants, prolongement de nos corps dans l’univers.

En aucun cas les firmes capitalistes multinationales et leur système financier dévoreur de capital stérilisé à leur service, ne seront en mesure d’assurer la coopération et la cohérence des humains entre eux, mais bien la mort de la coopération et de la cohérence des humains entre eux, et leur mort si le « développement » humain est laissé entre « leurs mains ».

Berlinguer parlait de démocratie du « que, quoi, comment produire » et avait bien raison. Les développements de Trentin préfacé par Delors sont une trahison, une usurpation involontaire des projets gramsciens comme des républiques de conseils, et imbue des conséquences de leurs échecs. Mais leurs échecs ne condamnent pas leurs expériences et posent l’incapacité de réaliser une mondialisation communiste dans les conditions de ces prémices et de ces balbutiements historiques dans la longue histoire de l’humanité qu’il nous faut poursuivre : c’est là notre réelle, véritable résurrection tant espérée par les chrétiens, entre autres, et tant bafouée par les classes dominantes de la société marchande et son extrémité, le capitalisme du XXIème siècle, le CMMnIgF.

Lorsqu’on lit le discours des lesbiens aux lacédémoniens, décrit par Thucydide, dans l’antique Guerre du Péloponnèse, on voit bien à quel point, les intérêts des possédants, sous-jacents aux prétentions « morales » dans les affrontements guerriers, manipulent les esprits, « les âmes » diraient les croyants, et empêchent la coopération et la négociation et le dialogue et le pluri-multilogue, de prévaloir sur la destruction mutuelle.

C’est à réfléchir dans les affrontements économiques et militaires mondialisés et mondiaux de la crise d’incohérence du critère du taux de profit P/C sur l’humanité.

Evidemment tout projet demande invention et construction de processus, du réel vers l’état nouveau des choses. Je vous renvoie à ce sujet aux propositions et analyses de la revue « Economie et politique ».

Pas plus les équipes dites « populistes », pas plus que les équipes ultralibérales dites de modernisation de la société et du système productif , malgré leurs leaders aux capacités d’accents grandiloquents, ne sont en mesure de gérer l’existant et encore moins le devenir. C’est cette incapacité qui ouvre la voie à une autre voie, à travers l’expérience des échecs et des possibles, cette république des conseils, du local au mondai et du mondial au local.

Berger revient en force sur une soi-disant opposition aux mesures antisociales macronienne en préparation accélérée : tout changer pour que rien ne change, et plus pour que tout aille plus mal. Peine perdue, Les aménagements charitables « à la Berger » ne viendront pas à bout des contradictions Capital/Travail, du système, mais viendront, paradoxalement et contre toute attente spéculative, à bout des tentatives désespérées de son sauvetage et des hommes qui le défendent en croyant se défendre eux-mêmes, alors qu’ils nous condamnent tous si on les laisse faire.

Le salut commun, de tous, au-delà des aliénations à la fois diverses et communes tient dans la conscience des besoins et pas seulement des désirs que ces besoins induisent.

Tout humain, quel qu’il soit, possède des besoins communs dont la clef réside dans la capacité d’organisation de l’humanité du travail producteur, de la qualité nouvelle des produits du travail producteur. La vente-achat des produits et des gestes de la force de travail humaine est l’aliénation commune de tous les humains. Son abolition progressive, processuelle, et radicale est celle de l’aliénation commune.

Pierre Assante. 10/05/2022 15:19:27.

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 07:09

 

AU SUJET DE « AN 2034 ».

 

 

De 2019 à aujourd’hui, mai 2022, j’ai publié sur ce blog 5 recueils représentant plus de 2 millions de caractères. Certes la quantité n’est pas synonyme de qualité, mais elle constitue au moins une curiosité…

Pour savoir quel est l’auteur de cette profusion d’écriture militante, qui se veut utile à l’action quotidienne de dépassement à long terme de la crise de suraccumulation-devalorisation du capital dans un nouveau mode de développement humain en santé, on peut consulter sur le blog un petit curriculum vitae, ainsi on en saura plus ou moins sur le degré de fantaisie ou de sérieux de l’auteur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/petit-curriculum-vitae.html

 

LE RECUEIL « AN 2034 » commence par l’article :

« I.DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET DEVELOPPEMENT ANTHROPONOMIQUE »

Mis en ligne le 02/09/2020 15:05:22.

Et se termine par :

« REMARQUE 9 : CONCLUSION PRATIQUE SIMPLIFIEE ET PROVISOIRE : SOUVERAINETÉ ou CONSTITUANTE UNIVERSELLE ? »

Mis en ligne le 06/02/2021 07:29:39.

Dans le dernier des 5 recueils récents, « La critique de la critique critique » (janvier-mai 2022), il y a tentative de mûrissement continu et discret de la réflexion suivant le mûrissement des évènements historiques actuels du processus de ce siècle au commencement avancé…

L’ensemble DU RECUEIL "2034" :

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

L’article initial de « 2034 » :

AN 2034.

I.Développement Economique et développement Anthroponomique.

Mis en ligne le 02/09/2020 15:05:22, c'est à dire environ 1 ans et demi avant la "guerre d'Ukraine " :

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mis en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes anciennes comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle (CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est pas dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

02/09/2020 15:05:22

 

LE DERNIER RECUEIL  de 2022 "La critique de la critique critique" : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 11:46

 

ECONOMIE

ET

ERGOLOGIE :

ENCORE !

 

Tous les voyants sont au rouge dans tous les domaines. Nous ne détruisons pas La Terre, nous détruisons en partie ou totalement la vie pensante qui l’habite.

Ce « nous », c’est notre mode d’échange, le cycle d’accumulation « Argent-Marchandise-Argent plus » qu’on appelle capital et dont le principe premier est la recherche du taux de profit maximum immédiat et la guerre de concurrence violente qu’il induit, détruit petit à petit, et de plus en plus rapidement le besoin de coopération et de cohérence entre les hommes pour qu’ils puissent vivre et se développer.

La terre se débrouillera bien sans nous, de même que le cycle du carbone, mais pas le processus de conscience de la nature sur elle-même que nous constituons, en tout cas ici et maintenant.

Engels, dans une lettre à Bloch, répondant à l’accusation contre le marxisme de résumer cette pensée à l’économie, répondait : « Non, simplement nous disons que l’économie intervient en dernière instance » , c’est-à-dire qu’elle donne les moyens, en rapports réciproques, dialectiques, au mouvement des activités humaines d’exister, comme un « comburant au carburant » qui se combinent en un seul, pour employer une métaphore mécaniste qui permet d’imager la mise en mouvement d’une machine. Certes ni l’homme ni la société ne sont une machine, mais la machine comme l’homme, comme la nature ont pour existence le mouvement.

L’économie a donné, donnerait et donnera à l’ergologie, en dernière instance, son mouvement et son opérationnalité, si tant est qu’économie et ergologie aient partie liée dans notre pratique actuelle et à venir ; l’économie dans ce qu’elle constitue de savoir sur elle-même et sur sa mise en pratique. Dans le cas contraire, c’est comme la liberté lorsqu’elle reste une idée abstraire, un mot et non la mise en relation coopérante et cohérente des hommes entre eux.

C’est en cela que l’économie marxiste constitue la critique de l’économie politique orthodoxe, celle de l’état du monde actuel qui ne peut rester en l’état car il est en phase de besoin de transformation économique, de "transformation qualitative" comme disent Hegel, Marx, Engels ou aujourd’hui les économistes communistes, dans la foulée de Paul Boccara (1) ; non comme hommes providentiels mais comme porte-paroles d’un mouvement de société des femmes et des homme en souffrance et en besoins d’un autre type de développement, en santé ; santé qui n’est pas seulement un mot et une abstraction mais un mouvement au sens qu’en donne Canguilhem, et la rencontre avec la production et l’échange.

Les cours d’Yves Schwartz portent, entre autres, sur le développement de la grande industrie dans « le capital », la vente de la force de travail, la division du travail et ses conséquences sur l’homme producteur, l’aliénation des produits et des gestes physiques-mentaux du travail, de l’activité humaine soumise à la Valeur d’Echange Marchand, et sa représentation monétaire dans l’échange-accumulation du capital ; et du capital-force de travail-humain.

Si l’emploi est bien et aussi dans la société capitaliste une situation juridique de l’usage de la force de travail par l’autre, possesseur aujourd’hui du capital mondial concentré, numérisé, financiarisé, bien qu’en guerre de concurrence de conséquence, de son usage, de son mouvement, l’emploi il est aussi la condition ici et maintenant de la production, de l’échange, la consommation, la distribution, du local au mondial et du mondial au local, dont nous avons besoin pour vivre : survivre et nous développer en tant qu’espèce humaine, humanité, sociale, pensante.

On ne transforme qu’à partir de l’existant. Il y a un processus possible entre l’emploi vente-achat de la force de travail et la réalisation-dépassement de la contradiction travail réel/travail prescrit et son antagonisme, c’est le développement processuel de la sécurité d’emploi et de formation (2)  et leur revenu individuel et social : processus d’intégration-substitution dans et par les valeurs sans dimension (3). On comprend bien si on y réfléchit un peu, le lien entre emploi, formation et développement de l’humanisation et de la conscience humaine dans leur unité de développememnt, et leurs inégalités de développememnt, leurs croissances « parallèles » et leurs « rattrapages alternés » dans la "course" à la transformation-évolution-complexification de tout mouvement social ou naturel, le développement social découlant en unité de celui de la nature, de l’univers qui nous apparait.

Opposer lutte pour l’emploi et recherche des conditions d’exercice de l’activité humaine, c’est se condamner à l’immobilité (qui est la mort), et celle de l’ergologie comme tout ce qui touche à l’humain.

L’économie, qui est une science, comme l’ergologie qui est l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et les concepts et la pratique qui en découlent, comporte des savoirs et une pratique de ces savoirs. Elle ne peut rester une seule citation généraliste. Dans la période actuelle du développement de l’humanité sur la base dominante de la vente-achat de la force de travail, une question centrale des effets des lois-tendances du système, c’est la suraccumulation-dévalorisation du capital. Paul Boccara a écrit deux forts volumes sur les théories de cette crise. Il a démontré l’inefficacité savante et pratique ensemble d’une conception unilatérale de la crise, sous ou sur-consommation, sous ou sur-épargne dans le déroulé de la crise décennale et aujourd’hui longue durable, pour résumer d’une façon lapidaire la chose. De cette analyse découlent les mesures économiques et sociales que proposent les communistes. Mesures économiques et sociales comportant une cohérence concrète et pas seulement l’expression d’un besoin qui se résumerait à des désirs mis en programme politique.

L’ergologie sans l’économie c’est une ergologie inopérationnelle. Le retard de l’ergologie en matière d’économie témoigne de la censure sociale dont l’ergologie est menacée, menace concrète et censure exercée, et dont les attaques institutionnelles ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Mais l’économie politique marxiste peut en dire autant sinon plus.

Pierre Assante. 08/05/2022 10:32:36.

(1) Les travaux d’Yves Schwartz et de Paul Boccara touchent à deux champs nécessaires à rapprocher, quelles qu’aient été et soient les difficultés humaines et scientifiques du rapprochement.

(2) Et des conditions conjointes et unies de transformation qualitative du système monétaire et financier et de son usage local et mondial, comme des droits de l’homme producteur-citoyen, dans la démocratie du « que, quoi, comment produire ».

(2) Pour moi, « Valeur sans dimension » veut dire sans dimension marchande et ne veut pas dire valeur « immesurable », incommensurable en ce qui concerne l’échange de valeur d’usage « matérielle et morale ». Il n’y a pas d’échange sans matière échangeable, c’est-à-dire sans objet-mouvement de la production humaine en fonction de la résolution des besoins, issue des richesses naturelles transformées par l’homme, en santé non abstraite mais mouvement elle-même, condition pour poursuivre l’échange ou mourir. Ce qui ne peut se mesurer, c’est ce que la conscience et les techniques, en fonctions communes et unies organiquement, n’ont pas à portée « physique et mentale », grande énigme pour l’humanité ! Enigme et angoisse ne vont pas obligatoirement de pair, et n’iront pas obligatoirement de pair, si ce n’est dans notre préhistoire à dépasser. Les interrogations sont un processus infini dans le processus infini de transformation continue et discrète, sauts micros dans des sauts macros, en unité et identité contradictoire, qui peut être « majoritairement heureux », hypothèse réjouissante à intérioriser dans notre moment de crise noire, et de voyants au rouge dans tous les domaines…

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8 mai 2022 7 08 /05 /mai /2022 08:10

 

Armement. Un bras de fer allemand à l’issue cruciale pour l’Europe

Bruno Odent, L’Humanité. Mercredi 4 Mai 2022

 

Face à une frénésie va-t-en-guerre qu’amplifie un parti écologiste rhabillé en vert olive, des intellectuels, des pacifistes, des Verts dissidents et le philosophe Jürgen Habermas se mobilisent.

 

 

Depuis plusieurs semaines, l’Allemagne est l’objet des pressions internes et externes les plus fortes pour livrer toujours plus d’armes lourdes à l’Ukraine. Le chancelier, qui y a longtemps résisté, a finalement décidé d’y répondre partiellement en autorisant l’expédition de chars Gepard munis de système de défense anti¬aérienne. Mais le harcèlement continue. Dans les médias, au Bundestag, où Friedrich Merz, le nouveau patron ultraconservateur de la CDU, se répand avant un déplacement à Kiev en surenchères exigeant un plus fort engagement militaire allemand sur le terrain. Surtout, le chancelier est appelé à en faire toujours davantage par ses alliés libéraux et verts de la coalition gouvernementale. Ce qui a fait sortir de ses gonds, ces tout derniers jours, un mouvement pacifiste allemand jusque-là paralysé mais déterminé désormais à tenir un bras de fer sur cet enjeu crucial.

Normalisation super-atlantiste

Les dirigeants et ministres écologistes sont particulièrement en pointe sur la normalisation super-atlantiste de l’Allemagne. En pleine cohérence avec la ligne adoptée durant la récente campagne pour l’élection du Bundestag par Annalena Baerbock, la candidate des Verts à la chancellerie, devenue entre-temps ministre des Affaires étrangères. Elle qui développa une rhétorique lourde en pleine harmonie avec celle de Joe Biden sur les autocraties. Ce qui la conduisit à plaider la nécessité d’un « changement de cap » pour une démocratie allemande qui ferait preuve d’une « trop grande complaisance » avec ces régimes. Et de cibler alors surtout la Chine, premier partenaire commercial de l’Allemagne.

Depuis la guerre en Ukraine, la ministre et la direction des Verts ont mis les bouchées doubles. Ils se revendiquent d’un « changement d’époque » (Zeitenwende) pour l’Allemagne, annoncé par Berlin dès le 27 février. La formule vaut sur tous les plans. Politique et économique, avec un formidable renforcement de la relation Berlin-Washington. Et sur le plan militaire, avec la dotation supplémentaire de 100 milliards d’euros attribuée à l’armée fédérale, la Bundeswehr, soit bien au-delà des 2 % du PIB exigés par l’Otan.

100 milliards pour la Bundeswehr

La métamorphose la plus radicale se produit chez Die Grünen (les Verts), nés, il y a quarante ans, des immenses rassemblements pacifistes contre le déploiement, en pleine guerre froide, des missiles états-uniens Pershing sur le territoire de l’Allemagne de l’Ouest. Au point que le magazine Der Spiegel met cette semaine à sa une « des écologistes vert olive », avalisant non seulement une hausse sans précédent du budget militaire, mais plaidant plus fort que les autres lors d’un mini-congrès en fin de semaine passée, pour la livraison des armes lourdes les plus sophistiquées. Comme ces Panzer Leopard qu’opportunément le fabricant, le groupe Rheinmetall, se dit prêt à livrer rapidement à Kiev, moyennant une formation des soldats ukrainiens sur le territoire allemand.

Ces derniers jours cependant, une forte réaction est enfin venue contre la poursuite de cette fuite en avant va-t-en-guerre. Au sein du parti vert, quelques courageux refusent de se joindre à la litanie du surarmement entonnée par leur direction. Tel Philipp Schmagold, une figure militante du Land de Schleswig-Holstein, qui s’interroge : « Qu’aurait-on pu faire pour le climat, le social ou les services publics avec les 100 milliards accordés à la Bundeswehr ? » Mais de telles personnalités semblent, hélas, devenues très minoritaires dans le parti.

En revanche, une lettre ouverte au chancelier lancée par 28 intellectuels et artistes pour que Berlin renonce à envoyer davantage d’armes lourdes en Ukraine fait énormément de bruit, dépassant en seulement quelques jours le seuil des 200 000 signatures. Elle demande au chancelier Scholz de rester sur sa position initiale et « d’éviter le risque d’un élargissement de la guerre à toute l’Europe, voire d’une Troisième Guerre mondiale ». Et plutôt que de se laisser entraîner dans une escalade militaire, de contribuer « à ce que l’on en vienne aussi vite que possible à un cessez-le-feu, à un compromis que les deux côtés puissent accepter ».

Le grand philosophe Jürgen Habermas est sorti également de sa réserve pour crier « casse-cou » et dénoncer, dans un article paru dans la Süddeutsche Zeitung, « une frénésie au ressort exclusivement émotionnel » qui pourrait avoir les plus graves conséquences. En dépit d’« écolos vert olive », le pacifisme allemand n’a pas dit son dernier mot. Crucial et vital pour l’avenir de l’Europe et de l’humanité.

 

VOIR AUSSI SUR CE LIEN : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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