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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 09:28

 

Frédéric Boccara : face à l’acharnement d’Emmanuel Macron à construire une société hyperlibérale, opposer une vision de partage et d’émancipation pour un nouvel âge de la vie.

 

La bataille en cours contre le recul de l’âge de la retraite pose une question de civilisation, comme le dit le titre de l’appel que nous avons lancé avec des personnalités syndicales diverses (FSU, CFE-CGC, CGT), des organisations de jeunesse (JOC, Unef, Voix lycéenne, JC, UEC), des responsables d’associations (écologiques, pour la paix ou pour les services publics), des intellectuels, des économistes, des élus et des citoyens. Le temps après la vie au travail doit-il devenir l’antichambre du cimetière ou être un nouvel âge de la vie ?

 

Réforme des retraites : tout comprendre pour mieux vous défendre !

 

Un moment de la vie d’activités libres, avec une pension de retraite suffisante, des services publics à l’appui. Permettre un apport, tant à la vie sociale qu’à la vie familiale ou personnelle. 48 % des présidents d’association sont des retraités, qu’en sera-t-il demain ? Or reculer l’âge de la retraite à 64 ans (et avec une décote permanente pour la pension), le rapprocherait dangereusement de l’espérance de vie en bonne santé (65 ans) ! Alors que l’espérance de vie totale a déjà commencé à baisser d’après l’Insee.

 

Cela implique de s’attaquer à la domination du capital, sa logique, ses pouvoirs, ses coûts, d’entrer dans une autre relation avec les entreprises et les activités productives

 

Mais cela appelle un type d’économie complètement différent. Et donc une civilisation de partage et d’intervention sur l’économie pour une efficacité sociale, économico-écologique, de paix et internationaliste, visant le développement émancipateur des capacités de chacune et chacun, dont son temps libre. Cela implique de s’attaquer à la domination du capital, sa logique, ses pouvoirs, ses coûts, d’entrer dans une autre relation avec les entreprises et les activités productives, de faire cotiser les revenus financiers, de développer les dispositifs et les services publics tel l’appui à l’emploi, à la santé. Il faut prérecruter 100 000 soignants et 50 000 enseignants, pour les former, avec un présalaire, donc une cotisation pour les retraites, un engagement d’emploi à l’issue de la formation et une reconnaissance du niveau d’études.

 

Cela consoliderait le système immédiatement (cotisations) et à terme (apport de ces nouveaux travailleurs à la formation, la santé, etc., apport de PIB et de cotisations nouvelles). Le « quoi qu’il en coûte » doit servir à cela dans toute l’UE ! Des batailles convergentes mûrissent. La réforme Macron-Borne ne cherche pas à ce que la société travaille globalement plus pour créer plus de richesses, mais à faire travailler plus longtemps les mêmes et nourrir le capital encore plus. Alors qu’il y a 6 millions de privés d’emploi et d’immenses besoins à satisfaire !

 

À l’inverse, une exigence de solidarité nouvelle monte dans les luttes, une solidarité de rotation des rôles – entre travail, formation et retraite – pour un apport à un développement commun. Ces différentes propositions peuvent renforcer le mouvement social. Il commence à les porter, mais il y a un double enjeu à gauche, d’unité et de clarification. Car on est d’autant mieux armé contre une mauvaise réforme que l’on voit qu’on peut faire autrement. Cela exige un effort culturel, d’appropriation des idées et d’esprit de débat précis dans toute la société et par les organisations.

 

Frédéric Boccara, économiste, membre de l’exécutif national du PCF, membre honoraire du Cese.

L’humanité. 7 février 2023.

 

 

 

LIEN SUR "LA LEVEE EN MASSE" (Nous en sommes à l'acte 3 !)

et sur le N° d’ « Economie & Politique » sur "Travail, Emploi, quelle révolution ?"  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/la-levee-en-masse.travail-emploi.quelle-revolution.html

 

 

 

LIRE ci-dessus

VOIR AUSSI, SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE, sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/-01

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 08:53

  

ITER : IMAGE 360° DE LA SEMAINE | LA CRYOPLANTE

 

La cryogénie joue un rôle central dans le Tokamak ITER : les aimants supraconducteurs de la machine (10 000 tonnes au total), les pompes à vide, les boucliers thermiques et certains éléments des systèmes de diagnostic doivent être refroidis à des températures extrêmement basses.

 

(Cliquez pour voir une version plus large...)Pour mener à bien cette tâche stratégique, ITER exploitera l'une des plus grandes installations cryogéniques au monde, une  installation de 5 400 m² contenant environ 5 500 tonnes d'équipements et de nombreux kilomètres de canalisations qui géreront, produiront et distribueront les fluides de refroidissement nécessaires.

 

La construction de l'usine cryogénique d'ITER a commencé à l'été 2016 et le bâtiment était prêt pour l'équipement environ un an plus tard. Trois parties se partagent la responsabilité de l'approvisionnement de l'usine cryogénique d'ITER : l'organisation ITER, responsable de l'usine d'hélium liquide ; Europe, en charge de l'usine d'azote liquide et des systèmes auxiliaires ; et l'Inde, dont les entrepreneurs ont acheté les lignes cryogéniques, les lignes chaudes et les composants de cryodistribution.

 

L'installation est entrée dans sa phase de pré-démarrage à l'automne 2022. Les sous-systèmes entrent progressivement en essais dynamiques en prévision du démarrage des unités centrales de la cryousine - deux réfrigérateurs à azote et trois à hélium - au second semestre 2023. Une boucle fermée permettra simuler les différents clients à l'intérieur du Tokamak, "un peu comme un moteur prototype est testé sur banc avant d'être installé dans le véhicule réel", explique David Grillot, responsable de la section Système cryogénique d'ITER.

 

En déplaçant la souris de l'ordinateur vers le haut, le bas, la droite ou la gauche et en faisant rouler la molette de défilement vers l'arrière ou vers l'avant dans le cadre de cette "image 360° de la semaine", le spectateur peut saisir l'extraordinaire complexité de la cryoplante ainsi que l'étrange beauté de sa tuyauterie brillante, de ses réservoirs et de sa machinerie exotique.

 

Améliorée et affinée par le sous-traitant d'ITER Emmanuel Riche, la technique de photographie/réalité virtuelle à 360° offre une expérience encore plus saisissante lorsqu'elle est visionnée avec un casque de réalité virtuelle. (Si vous en avez un, cliquez sur la troisième icône en partant de la droite en bas de l'écran dans le lien ci-dessous et l'image divisée se transformera en 3D).

 

Cliquez ici pour voir et découvrir une vue à 360° de l'usine cryogénique d'ITER.

 

 

LIEN SUR "LA LEVEE EN MASSE" (Nous en sommes à l'acte 3 !)

et sur le N° d’ « Economie & Politique » sur "Travail, Emploi, quelle révolution ?"  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/la-levee-en-masse.travail-emploi.quelle-revolution.html

 

 

 

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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 09:53

 

Besoin de parler et besoin de silence. Cet article et peut-être les suivants sont-ils de trop ? Mûrir sans cesse en processus social commun (triple tautologie) les pensées précédentes, n’a plus de sens que pour soi à un âge où l’intervention vers les autres à double sens s’éteint progressivement ou brutalement faute des moyens en santé suffisante, physiques et mentales, de communication ; et d’outil de communication, c’est-à-dire de contacts humains en quantité et qualité suffisante.

J’ai eu grande envie d’en rester à l’article précédent mettant en relation le puissant mais incertain mouvement sur les retraites avec le N° d’ « Economie & Politique » sur « Travail, Emploi, quelle révolution ? »(1) qui en propose les moyens, au-delà de la protestation. Mais je n’ai pas tenu une promesse vaguement formulée en moi-même et pour moi-même.

Tout cela ne pose pas des excuses,

mais des savoirs nécessaires à toute utopie anticipatrice

guérisseuse du processus humain malade.

SENTIMENTS ANTI.

Anti allemand, anti maghrébin, anti italien, anti russe, anti chinois, anti juif, anti musulman, etc.

Et « sentiment » anti-pauvre.

 

Certes la luttes anti nazi, armée, clandestine et de front international, objective et subjective, physique et idéologique,  a été légitime, nécessaire, justifiée, incontournable.

Bien que le volet idéologique n’ait pas été vraiment la priorité. D’où les sentiments pro et anti nationaux-nationalistes selon de quelle communauté historique on ait fait partie, rejetant une idéologie ouvrière et intégrant une idéologie interclassiste et ce qu’elle contient de guerrier en soi.

 

Dans le gel de 1799 de la révolution bourgeoise et populaire interclassiste, grand progrès mais aussi limites de la libération de l’aliénation de la production des produits et des gestes des produits , Bonaparte et le bonapartisme a envahi l’Europe et la bourgeoisie « française », en conflit et en alliance contradictoire mais non antagonique avec les bourgeoisies nationales, y a fait ses profits. Bonaparte étant corse, faudrait-il en avoir un sentiment anti corse : évidemment pas. Le peuple corse pas plus que le peuple français, la population de France, n’est pas responsable à titre « personnel » des aléas de l’histoire mondiale. Pascal Paoli en a témoigné auparavant.

 

Le conservatisme paysan attaché à la terre et la révolution agraire bourgeoise qui a induit les progrès de l’agriculture mais aussi l’attachement à la petite propriété contre la propriété collective (« mixte » dans un processus avancé) des moyens production, de gestion, des savoir et des techniques, et d’échange, est la base de sa propre dépendance-alliance à la grande propriété capitaliste, monopoliste, au capital mondialisé concentré, numérisé. Ce ne sont que les mêmes soubresauts qui agitent le salariat social démocrate, d’un commun soupir de douleur et d’impuissance.

 

Pour comprendre il faut se rappeler que les vainqueurs de 1815, cette l’alliance internationale bourgeoisie-aristocratie, absolue ou parlementaire,  légitimiste et orléaniste, dans ses différentes composantes d’accumulation de capital agricole et industriel, étaient présents à Paris pour récupérer des œuvres artistiques des pillages napoléoniens, à l’instar (sans comparaison mécanique) des pillages nazi du XXème siècle portés au paroxysme de son idéologie de domination et de « supériorité » nationale et de destruction des « vielles cultures » qui s’y apposaient pour soi « le judaïsme », et des nouvelles qui s’y apposaient en soi, « le marxisme » ...

 

La « guerre d’Ukraine » ressemble plus à la guerre prusso-française, kaiser et république bourgeoise, et son déchainement international que redoutait Bertrand Russel, avec ses illusions de l’empêcher par ses propres moyens et sa propre idéologie « philosophiquement idéaliste ». Déchaînement que combattaient l’autrichien Karl Kraus ou le français Jean Jaurès lequel l’a payé de son assassinat qui a précédé le déchainement guerrier. Combien d’intellectuel pacifistes sont passés pour des pro-despotes ou des pro-dictature de classe de « l’autre camp ». Il a fallu 4 ans pour que la prise conscience et la « victoire » d’un protagoniste, mélange détonnant à la longue (Traité de Versailles) remette relativement les pendules à l’heure d’une nécessaire et vitale coopération du local au mondial et du mondial au local. La « coexistence pacifique », cette utopie anticipatrice que seule l’élimination de la guerre du critère (et le processus économique et social pour l’atteindre) du % de profit P/C peut atteindre était leur objectif.

 

La destruction de coopération, fondamentale mais encore relative (ITER fonctionne encore ! Mais la station spatiale internationale est presque délaissée au profit d’une « conquête spatiale » privée à domination capital US ) est aujourd’hui d’un autre ordre. Tant sur le plan des immenses et croyables capacités militaires destructrices atteintes que de l’immense dépendance vitale du monde humain, indispensable et incontournable.

 

La destruction de coopération impacte très très gravement si ce n’est irrémédiablement la crise générale du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé, au cœur la suraccumulation-devalorisation du capital et ses conséquences sociales, institutionnelles et militaires, et la crise climatique liée à l’activité humaine sous le signe du profit immédiat maximum, ensemble létales pour l’humanité.

 

Le capital a développé les forces productives pour et dans son accumulation, mettant au second plan le développement des besoins sociaux, leurs évolutions-complexification-condensification vitale. Sa crise initiale et ses contradictions initiales atteignent le point de régression global de l’accumulation capitaliste et du processus de développement de l’humanité dans un mouvement intriqué.

 

Il ‘agit d’user des forces productives dans le sens de besoins sociaux, matériels et moraux, historiques et philosophiques en unité, dans leur inégalité de développement à réduire, de leur sur-produit, sa croissance exponentielle possible dans une révolution scientifique et technique vivable et de progrès, ce qui va ensemble.

 

La crise du travail, de la création-invention du « lit de Platon social » généralisé, et de la transmission générationnelle, intergénérationnelle, immédiate et à venir, dans la crise de la production, c’est la crise de l’achat obsolète de la force de travail. Le communisme n’est pas la dictature de la classe ouvrière mais l’hégémonie du salariat et de son « cœur productif » sur le processus productif, suivi du dépassement de l’accumulation du capital pour lui-même et de l’achat de la force de travail sur lequel repose cette accumulation.

 

Une rencontre amicale, la véhémence ou le silence des participants dans leur réactions diverses d’enseignants militants de gauche, sur les évènements du monde et les luttes sociales impressionnantes et utiles mais limitées dans leur contenu transformateur, réactions limitées elles-mêmes aux apparences immédiates m’ont laissé « à plat ». J’y réagis maintenant. L’imprégnation keynésienne et Piketty-enne joue le rôle de repoussoir contre l’économie marxiste, comme si l’ouverture d’esprit nécessaire à un rassemblement populaire de progrès était du côte de Piketty, ce qui a mon sens équivaut à dire qu’une ouverture d’esprit consiste à accepter l’idée que la terre est plate et que le soleil tourne autour d’elle. Certes Piketty (et consorts) est un chercheur travaillant sur une quantité importante de collectes de données économiques et sociales. Mais où en est la synthèse le rapprochant d’une incontournable transformation qualitative systémique qu’analyse et propose la théorie économique néomarxiste de régulation systémique, ou la synthèse en mouvement du système de concept ergologique s’appuyant sur l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail ? Une pensée « raisonnable et raisonnant » devrait à mon sens mettre en rapport pour comparer keynésianisme et marxisme ; mais le rejet du marxisme et de son processus procède de l’idéologie dominante qu’il faut dépasser, ce qui est mentalement difficile dans la « conformation » civilisationnelle antécédente qui obère celle à venir possible, en santé suffisante pour procéder.

 

Tous les antis qui sont des racismes-ségrégationnismes convergent vers l’élitisme et l’élitisme est toujours de classe dominante dans l’économie dominante et l’idéologie de l’économie dominante de classe dominante, jusqu’à la guerre physique, policière et militaire des riches contre les pauvres et des pauvres entre eux. Ils convergent vers l’idéologie anti-pauvres portée par les caractéristiques propres aux pauvres, infligées aux pauvres. La pauvreté ne peut être qu’analyse en termes de classe ouvrière, travailleuse.

 

Langevin-Wallon, dans leur reforme de l’enseignement posaient ce que posaient Marx et Engels, sur un plan culturel général, la formation-éducation ouvrière de « salaire-prix-profit » et son élargissement libérateur des aliénations, aux multiple et infiniment diverses activités humaines. Et aujourd’hui sur la crise de suraccumulation-devalorisation du capital, ses causes et son essence, le mode de rapports sociaux transmis et transformés par les classes dominantes de mode en mode. La réforme de l’école devrait être celle d’un savoir et d’une culture particulière et générale synthétiques, spatialement, temporellement, en unité et diversité de mouvement

 

L’humanité se trouve en face de choix essentiellement nouveaux échappant à ce défaut de transmission et aux difficultés de transition d’un système à un autre, en santé. Le travail est en mesure ou pas s’assumer ces transformations dans la production, la gestion et l’échange. C’est bien la tragédie de notre temps qu’on ne peut résoudre sans un processus de lutte et de conscience dans le processus inconscient du mouvement de la société humaine. C’est ce que refusent de voir et d’admettre (et même de comparer et discuter), les opportunismes de droite et de gauche dont les « populistes » de droite et de gauche mélanchon-iens et autres à l’instar des Lassalle ou Proudhon d’antan, sont porteurs et qui marquent négativement, à mon sens, leur action .

 

À qui, français, manque en mémoire les guerres napoléoniennes, les morts et les exactions de part et d’autre, les guerres et occupations coloniales et néocoloniales, manque les strates mentales nécessaires à l’analyse du présent, les causes du présent, les remèdes aux maladies sociales du présent. Manque que la société et les personnes dans la société payent cher en handicap de développement ou en régression de développement.

 

Tout cela ne pose pas des excuses, mais des savoirs nécessaires à toute utopie anticipatrice guérisseuse du processus humain malade.

 

Nation et marchés nationaux se sont constitués dans la marche du pouvoir économique et politique de la bourgeoisie, son hégémonie matérielle et idéologique ; et sa concentration mondiale, au delà de la bourgeoise nationale rend l’obsolescence des «octrois nationaux » triplement contradictoire : contradictoire avec le développement du capital lui-même, avec les limites systémiques de développement du capital, avec et dans l’anti-processus de développement et de satisfaction des besoins sociaux que ne contient pas, plus le capital, son accumulation, sa suraccumulation et sa devalorisation incurable sauf destruction partielle et-ou massive de ses produits, pour « redémarrer » sur d’ancienne bases qui ne guérira ni sa maladie, ni des menaces qu’il induit sur le processus humain vital.

 

L’anti-développement physique et mental au développement des grandes zones de développement font de l’anti tout court. Ils confondent les peuples qui les habitent et vie humaine qui les anime avec le système malade et obsolète qui les gère. C’est une façon de penser et d’agir conforme à la résistance que le capitalisme mène contre la transformation en santé du monde humain, forme de pensée qui croit au contraire lui mener une guerre en « en transformant le papier peint », qui croit en cela répondre aux injustices. Les injustices comme la « réformes » de retraites ou le mauvais « pouvoir d’achat » c’est-à-dire les moyens de mal vivre dans ce système ne tiennent plus aux possibles marges d’antan des « 30 glorieuses » du système. Elles ne sont plus à l’ordre du jour dans sa crise générale de baisse tendancielle du taux de profit et de crise de suraccumulation-devalorisation du capital, maladie incurable appelant un système nouveau, le communisme, participation démocratique et savante, individuelle et collective, autonomie et dépendance de la personne humaine, à la production, la gestion, la répartition des biens « matériels et moraux » tirés du travail, transformation en santé du rapport entre richesses naturelles et usage qu’en fait l’homme qui en est.

 

Pierre Assante. 04/02/2023 10:56:34.

 

(1) https://www.economie-et-politique.org/2023/01/11/numero-820-821-novembre-decembre-2022/

 

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 18:51

31.01.2023. ACTE 2 : 2,8 MILLIONS !

 

LA LEVEE EN MASSE

EN HAUSSE

 

TRAVAIL EMPLOI

 

QUELLE REVOLUTION ?

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 09:41

 

à R. 31.01.23

 

L’hier, l’aujourd’hui et le demain, le continu et le discret vont de pair. Le messianisme est tout à fait matérialiste (Le marxisme et son mouvement naturel évolutif néomarxiste économique, politique, technique et culture, en est). Il embrasse l’universel de l’espace-temps, la très courte, moyenne et très longue durée-volume-distance. Les superstitions qui se sont emparées (dans un temps court et primitif dans l’humanisation, à l’échelle universelle) du messianisme sont de l’ordre de la domination de classe, tout à fait provisoire à l’échelle de la transformation-evolution-croissance-complexification-condensification micro et macro de la nature et de la conscience de la nature sur elle-même, même mouvement et mouvement particulier et leurs inégalités variables de développement.

C’est je crois, d’une façon plus simple et compréhensible, ce que contiennent tes deux lignes de « conclusion ».

L’exprimer à ma façon, cela irait-il aussi, quand même ? Sans opposition mais complémentarité d’identité et de contradiction ?

En tout cas merci pour ta façon à toi bien plus pédagogique, nécessaire, indispensable, incontournable.

 

Pierrot. 31/01/2023 09:36:53.

 

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DERRIERE LES RETRAITES. Frédéric BOCCARA 

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 08:51

 

DERRIERE LES RETRAITES. Frédéric BOCCARA 

https://www.economie-et-politique.org/2023/01/13/travaux-pratiques/

 

Retraites, prix de l’énergie, inflation, baisse du pouvoir d’achat, pauvreté, démolition de l’emploi, diffusion du chômage, casse des services publics, réchauffement climatique, exigence d’une nouvelle industrialisation, l’heure est aux travaux pratiques.

Retraites. L’heure est aux travaux pratiques de la bataille d’idées et des mobilisations. Cela nécessite, plus que jamais, de donner du sens, de la perspective, d’associer refus des régressions et propositions alternatives précises, viables et à la hauteur. Le « pour » des propositions renforce les mobilisations, renforce le rejet des régressions, le « contre ». Car on est d’autant plus contre une mauvaise réforme des retraites qu’on voit que l’on peut faire autrement.

Car précisément la situation politique du pays conjugue un immense rejet d’Emmanuel Macron et de sa politique avec une fracture profonde entre les oppositions, un brouillage d’idées sur les enjeux et les responsabilités. L’échec des solutions simplistes keynésiennes et des renoncements sociaux-libéraux ayant conduit au néolibéralisme actuel peut aussi alimenter un désarroi et un désespoir nihiliste.

Ainsi, les deux tiers des Français sont contre l’allongement de l’âge de la retraite. Mais le principal obstacle est celui du fatalisme, del’idée qu’on ne pourrait pas faire autrement et qu’il faut seulement mener une bataille pour imposer des garde-fous et limiter la casse, ou bien qu’il faut tout rejeter en bloc et soit « casser » le système politique, soit se mettre à l’écart, soit s’en remettre à un homme ou une femme providentielle.

L’enjeu du système de retraites, c’est son sens et son financement.

Son sens : une retraite à laquelle tout le monde arrive à bout de souffle ? Une retraite qui maintient les uns juste la tête hors de l’eau contre la misère extrême, en attendant la « fin de vie », et offre aux autres le mirage de l’épargne financière ? Ou bien une retraite, nouvel âge de la vie émancipateur et qui apporte à l’ensemble de la société ? Une défense conservatrice du système actuel ne suffit pas. D’une part Emmanuel Macron et Elisabeth Borne vont opposer les situations individuelles entre elles à l’infini pour diviser et fragiliser les convictions. D’autre part, avec les réformes Touraine, mais aussi Fillon, le système est parti pour se dégrader. Le statu quo n’est pas possible. C’est une transformation sociétale de grande ampleur qu’il faut viser, concernant toutes les situations des personnes âgées. C’est un enjeu de civilisation.

Son financement : abordons cette question de façon offensive. Oui, il va falloir dépenser plus. On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle, même si le déficit actuel et projeté est limitéCeci d’autant plus que l’appauvrissement des retraités et des futurs retraités, ainsi que le recul de l’âge effectif de départ, sont inscrits dans les réformes régressives passées qui sont entrées en vigueur.

Sur quoi repose le financement du système de retraites ? Son cœur, c’est l’emploi : d’une part la base salaires des cotisations sociales, d’autre part la base emploi de la production de richesses. C’est pourquoi le système de financement des retraites doit se préoccuper de l’emploi. C’est, en fait, le cœur de nos propositions alternatives de financement.

Il s’agit d’emmener les entreprises vers un chemin de progrès pour les désintoxiquer de la finance, baisser les prélèvements du capital (son coût) et pour qu’elles développent l’emploi en quantité et en qualité, donc une tout autre production, sociale et écologique.

Nous proposons pour cela deux leviers principaux : créer une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises (et élargir celle sur les revenus financiers des ménages) et pour accroître les cotisations moduler le taux de cotisation employeur à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires (y compris en ne pratiquant pas l’égalité femmes/hommes) et les dépenses de formation. De façon complémentaire, il faut revenir sur l’ensemble des exonérations de cotisations sociales.

Ces deux leviers permettraient de s’engager vers un chemin de progrès, à partir d’une réforme du système qui contribuerait ainsi à changer les gestions des entreprises au lieu de « laisser faire » les gestions anti-sociales qui le minent. La modulation est la façon d’augmenter les cotisations qui permet d’emmener les entreprises sur ce chemin social et qui rend efficace économiquement cet accroissement. Cette réforme serait aussi grandement appuyée, bien sûr, par un tout autre financement de l’activité en mobilisant le système de crédit et en utilisant, pour bonifier les taux, les milliards publics actuellement utilisés pour compenser les exonérations de cotisations sociales et baisser le coût du travail, ainsi que par des pouvoir nouveaux des salariés sur les entreprises et leurs décisions, visant d’autres critères que l’accumulation du capital et la rentabilité financière.

De son côté, le pouvoir macronien prétend que pour sauver le financement du système,« il faut produire plus de richesses donc travailler plus longtemps ». C’est une tromperie : il propose en réalité que, au mieux, les mêmes travaillent plus longtemps. Il ne propose donc pas de fournir globalement plus de travail (il facilite, même, les suppressions d’emploi et les bas salaires). Ceci alors qu’il y a 6 millions de chômeurs dans notre pays et d’immenses besoins insatisfaits de biens et de services (publics et privés) ! Il ne propose pas non plus un travail et un emploi de meilleure qualité ― donc plus efficace ― en développant la formation, en diminuant le temps de travail, ou en instaurant une véritable démocratie dans les entreprises et les services publics. Ce devrait pourtant être cela les priorités pour consolider et développer le système de retraites par répartition !

C’est toute une bataille à mener. Bien sûr, « projet contre projet ». Mais pas seulement. On ne peut pas laisser planer l’illusion qu’un pouvoir « bien intentionné », à la place d’Emmanuel Macron, pourrait d’un coup et tout seul changer les choses, sans appui des luttes, sans prises de consciences et sans commencer à exercer des pouvoirs nouveaux sur les entreprises, sur l’emploi. C’est donc aussi une bataille pour des avancées de prises de conscience sur ce qu’il conviendrait de faire :

  • ambition et sens de l’objectif social, sa cohérence avec des moyens et pouvoirs nouveaux ;
  • rôle décisif des entreprises et de leur gestion à changer, ceci pour toute la société.

C’est aussi une bataille pour des avancées partielles : quand une lutte, comme celle des contrôleurs SNCF fin décembre, est victorieuse sur les salaires et sur l’emploi, elle consolide le système de retraites.

Contrairement à ce que dit le pouvoir, le problème n’est pas avant tout démographique, il est économique : on prévoit +25 % de plus de 65 ans à l’horizon 2040, mais on prévoit aussi +60 % à +100 % de PIB en volume ! Sauf que le capital est assoiffé : suraccumulé avec une valeur qui s’est accrue en moyenne de 60 % depuis 2019, il lui faut donc prélever beaucoup plus de profit sur ce PIB !Mais voyons aussi, sur le financement, ce qui avait progressé lors du mouvement de 2019-2020 dans les consciences et qui se reflétait dans les prises de positions des associations, organisations syndicales et des partis. Il ne faudrait pas reculer à partir de ce point avancé :

  • affirmation généralisée qu’il faut taxer les revenus financiers… mais en laissant un flou : seulement ceux des ménages ou bien aussi ceux des entreprises ?
  • floraison de propositions sur l’idée d’une « modulation », aussi bien à Attac, à Copernic qu’au PS, et réaffirmation de cette proposition par la CGT. Mais, hormis du côté CGT, une modulation très limitée, portant uniquement sur la pénibilité (PS) ou sur certains types de contrats (Attac ou Copernic). Donc des éléments partiels insuffisants et aisément contournables. Cela viderait la proposition de sa portée effective, avec peu de rendement et peu d’efficacité sur la politique d’emploi. Elle doit porter sur l’ensemble des dépenses d’emploi et de formation.

Il nous faut aussi montrer que derrière la retraite se situent des enjeux pour toute la société, bien au-delà des travailleurs.ses, des retraité.es et de celles et ceux qui s’identifient au monde du travail. Cela ne peut pas être délégué aux organisations syndicales même si elles apportent leur pierre à cette idée.

Au-delà des retraites, le non à l’ordre existant et le oui à un autre ordre concerne tous les enjeux de la crise qui est là et grandit. Cet autre ordre, il faut à la fois en dessiner la visée (qui est de nature communiste) et en dessiner des éléments concrets, des jalons radicaux et immédiats pour paver un chemin, au moins avec de premières pierres, mobilisatrices et concrètes. Qui permettent donc de construire des rassemblements agissants et populaires.

Dans la pensée économique dite « hétérodoxe », certaines interrogations peuvent être un point d’appui ― pas toutes. Mais à condition de mener le débat, de dialoguer et de ne pas prendre en bloc ce qui est dit. Ainsi, dans Le Monde du 30 décembre 2022, Joseph Stiglitz reconnaît que l’inflation généralisée renvoie surtout à un problème « d’offre » (c’est-à-dire de production) plutôt qu’à une surchauffe due à la demande. C’est un point très important pour avancer l’idée que la priorité doit être d’agir sur l’offre et de développer l’emploi, donc sur les gestions des entreprises. Mais, dès qu’il passe à la politique monétaire, il en reste à une vision très traditionnelle : la Fed ne doit pas monter « trop loin et trop rapidement » ses taux d’intérêt. La situation exige au contraire de mettre en œuvre immédiatement des mesures de baisse sélective des taux d’intérêt ― pour les investissements qui développent l’emploi et la formation. Il y a là un débat fondamental avec le réformisme et les différentes formes de la social-démocratie, y compris lorsqu’elle se pare de radicalité. Il faut venir sur des contenus, pas seulement préconiser de faire un peu plus, ou un peu moins, la même chose. Des contenus qui sont, en fait, des contenus de classe (emploi et dépenses humaines versus capital) mais au service de toute la société. Notre revue tâche d’y contribuer à sa mesure.

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 05:43
Andée Paule Lafont. Préface d'Aragon. 1962.

 

LA LEI DE L'ARGENT.

 

La lei de l’argent es pas una lei naturala

Coma lo solèu ò la pluièa

Es l’òme que l’a facha

Que la fa

 

Que la fa

Que la fa

Que la fa

 

Es pas une lei naturala

Pas une lei naturala

Pas une lei naturala

 

E s’es embarrat dedins

Embarrat dedins

Embarrat dedins

 

Es l’òme que l’a facha

E s’embarra dedins

 

Lo pensar es la lei de l’argent

Devengut  lei de l’argent

E la lei de l’argent es lo pensar

Devenguda lo pensar

 

Son pas entremelats entremelat entremelada

Son la meme cava

Même identitat dins la meme contradiction mortala

 

L'argent es la preson que l’òme s’es facha e que l’òme se va fa

 

Lei cavas lei mai simplas son lei mai complicadas

E la malautiá a son pròpre camin

Autonome : P/C

 

Pierron Assante. 30/01/2023 05:23:36.

 

 

LA LOI DE L’ARGENT

 

La loi de l’argent n’est pas naturelle

Comme le soleil ou la pluie

C’est l’homme qui l’a faite

Qui la fait

 

Qui la fait

Qui la fait

Qui la fait

 

Elle n’est pas une loi naturelle

Pas une loi naturelle

Pas une loi naturelle

 

Et il s’est enfermé dedans

Enfermé dedans

Enfermé dedans

 

C’est l’homme qui l’a faite

Et s’enferme dedans

 

Le penser c’est la loi de l’argent

Devenu loi de l'argent

Et la loi de l’argent c’est le penser

Devenue le penser

 

Ils ne sont pas entremêlés entremêlé entremêlée

C’est la même chose

Même identité dans la même contradiction létale

 

L'argent c'est la prison que l’homme s’est faite que l’homme se fait

 

Les choses les plus simples sont les plus complexes

Et la maladie a son propre chemin

Autonome : P/C

 

Pierrot Assante. 30/01/2023 05:39:17.

 

 

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 22:34

 

Cet article du 23 février 2022 est extrait du recueil : « L’ALTERNATIVE VITALE » complétée. Pierre Assante. Janvier 2022 - Juin 2022. 122 pages 430.000 caractères.

Le thème est évidemment toujours d’actualité et il faudra beaucoup d’avancées démocratiques et de luttes rationnelles, cohérentes et généreuses ensemble, de transformation, c’est-à-dire initiant des solutions de sortie-dépassement de crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, du critère P/C au profit d’un critère VA/CMF, fonds, crédits, DTS, droits du travail comme processus de la SEF et de la construction de nouvelle civilisation en santé sociale suffisante pour une appropriation de la nature en santé elles-mêmes.

 

PETITE VARIATION SUR UN THÈME DACTUALITÉ

JO BIDEN, l’homme que nous aimons le plus.

 

 

 

"ENTRETIEN" DU 23 FEVRIER 2022

Le vieil homme a bien du mal.

Il est sous la pression de son prédécesseur et de son « idéal » : rendre la grandeur à l’Amérique et à nous-mêmes.

Tâche difficile. Le capital est entré dans une crise généralisée de suraccumulation-dévalorisation disent certains. Cela veut dire qu’il ne réussit plus à s’investir globalement aux taux nécessaires à la production dans la concurrence internationale. Que nous ne réussissons plus à ….

Et que l’affaiblissement de notre puissance économique entraine l’affaiblissement de notre puissance militaire. Nôtre, enfin celle de Jo, et un peu la nôtre, oui… Surtout quand et si nous sommes loin de lui…

Certes nos grands groupes mondiaux industriels et financiers dans leur unité organique de fonctionnement, même si ça n’empêche par la guerre entre nous, réussissent à renflouer leur taux de profit en ponctionnant celui du monde entier. Mais il s’ensuit un affaiblissement et un appauvrissement relatif mais réel de ce monde entier.

Alors comment s’enrichir dans un monde qui s’appauvrit ?

Il faut contrôler le marché, s’emparer de tout ce qui résiste bien ou mal, dans les nations, les Etats et Zones de développement mondiales. Il faut montrer qu’on est là ; qu’on peut contre-résister et poursuivre ce qui a fait cette grandeur dont l’establishment est le témoin vivant, son luxe, sa culture qui a dominé le monde.

Qui a dominé le monde mais qui aujourd’hui se rétrécit, se fige et se pourrit. Aïe !

Ce pourrissement gagne, gagne ! S’étend ! Mêmes nos intellectuels organiques le disent…

Oui, cet homme nous l’aimons le plus. Il se peut que nous le trahissions un peu de temps en temps, mais il faut bien ! Nous avons quand même nos propres affaires nous-même. Quelquefois, nous craignons de nous tirer une balle dans le pied, pas sur le moment mais à terme, avec des décisions politiques de sanctions dans le monde. Sanctions politiques, sanctions économiques, sanctions culturelles qui affaiblissent le monde ; et que devient notre force dans un monde affaibli d’où nous tirons nos profits ? Nous inspirons, mettons la main à la pâte, mais il ne faut pas être plus Bideniste que Biden : s’il faut retirer la main, il faut retirer la main !

Mais comment faire ? Il faut bien vivre…

Salvien de Marseille en 439, dans son livre 5  « De gubernatione dei » mettait en garde les possédants et hommes de bien (de biens au sens propres) d'alors : « si vous tirez des produits du travail (de la force de travail humaine disent toujours certains), plus qu’il ne faut pour qu’il ne puisse plus se reproduire, ce sera la fin de l’Empire ». L’empire Romain d’Occident s’est effondré en 470…

Nous aimons plus que tout Jo Biden, notre suzerain. Nous le suivons presque aveuglément, tous unis derrière lui. Oui, presque. Mais comment résoudre nos problèmes ?

En plus si nos salariés, nos sociétés inventent des merveilles, de quoi dominer le monde et l’univers, MAIS ces inventions menacent aussi nos revenus et nos institutions : elles peuvent être employées pour un progrès qui réduirait nos profits. Réduire le coût du capital c’est frapper à la caisse ! La nôtre !

Et puis l’Empire, pas le nôtre, l’autre, l’ancien, s’est réorganisé dans une société nouvelle. Mais il a fallu des siècles. Le nôtre c’est celui des forces productives du XXIème siècle, mondialisées, numérisées, automatisées, et ça, ça coûte cher, bien plus cher que des esclaves et de la terre. Et puis c’est rapide, croissant, d’une croissance qui nous est propre et que nous ne pouvons changer. D’aucuns veulent aussi une croissance, mais pas comme la nôtre, d’une autre qualité, plus grande mais en « moins de volume », comme celle du cerveau qui grandit mais dont le contenu se condense par sauts de réorganisation et de qualité. Une vraie croissance, quoi ! Celle de l'humanité et de ses forces productives en quantité et en qualité, de pair avec celle de la conscience sociale : une croissance-évolution-complexification-développement "matériel et moral"; une santé du développement... Quels fous ! Pas possible ! 

Et puis, il y a une crise morale : les salariés, à la différence des petits paysans libres du V° siècle, même s’ils sont obligés, ne voudraient plus se vendre, ce qui en plus n’empêche pas ni les bagaudes nouvelles, ni leur fuite où ça ne nous rapporte plus pour nous, même si la fuite nous arrange aussi contre les luttes de classe quand elles nous menacent. Nous pensions l’avoir gagnée, la lutte de classe, mais nous nous interrogeons. Oui nous nous interrogeons !

Nous nous interrogeons par rapport à ceux qui posent le problème de la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

Mais enfin, on ne peut pas faire ça ? Comment faire ça ?

Bon, nous continuerons d’aimer le plus Jo. Mais jusqu’à quand et jusqu’où nous mènera-t-il, JO BIDEN, l’homme que nous AIMIONS le plus ?

« Entretien » réalisé par Pierrot. 23/02/2022 09:17:46.

 

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 08:55

 

PATRICIA TEJAS.

Migrations :

Faux débats – Vraies solutions

 

Les migrations tiennent une grande place dans le monde actuel  et on s’attend à ce que cette place grandisse encore avec les transformations qui bouleversent les différentes dimensions – économiques, écologiques, anthroponomiques – de la civilisation contemporaine. Quelques données du problème, et quelques éléments de solution.

 

I/Les phénomènes migratoires, inhérents à l’espèce humaine  :

La migration est un phénomène attaché à la liberté la plus ancienne, celle d’aller et venir. Pendant de très longues périodes, elle a été la définition même de la liberté  : l’esclave n’était pas libre de quitter la maison de son maître et le serf n’était pas libre parce qu’il ne pouvait quitter le domaine de son seigneur. C’est pourquoi, nous sommes convaincus en tant que progressistes internationalistes que la libre circulation, donc la migration, est un droit fondamental comme le consacre l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme depuis 1948 « La liberté de circulation est le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d’y revenir ».

A l’opposé, la xénophobie, la peur de l’étranger, de l’autre, donne une configuration particulière aux débats politico-médiatiques sur l’immigration. Celle-ci est présentée comme un problème. La hausse du chômage, la précarité, l’insécurité, bref tous les maux ou presque auraient un lien direct ou indirect avec le fait que les immigrés seraient venus prendre la place des nationaux. Le discours xénophobe s’appuie sur des mythes et des affirmations infondées. Toutefois, ceux-ci trouvent un écho bien au-delà des rangs de l’extrême droite. Les ambiguïtés des politiques publiques augmentent la confusion et ne favorisent pas une approche objective du phénomène. De plus, au débat sur les perspectives démographiques dans une Europe vieillissante s’ajoute le discours patronal qui considère l’immigration comme un simple vivier de main-d’œuvre au service des intérêts économiques du capital du pays d’accueil.

 

SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2023/01/13/

migrations-faux-debats-vraies-solutions/

 

______________________

 

 

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28 janvier 2023 6 28 /01 /janvier /2023 08:24
VOIR ci-dessus

Donner aux mobilisations la force la plus grande possible. Et nous donner à nous-mêmes des éléments de réflexion pour nourrir idéologiquement ces mobilisations. S'instruire et comprendre en commun, en s'aidant les uns les autres, disaient nos anciens de LA LIBERATION de 1945. Pour une transformation sociale de progrès qui prenne en compte les revendications salariales, sociales et populaires et les satisfasse.

 

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE,

8 ARTICLES EXTRAITS DU RECUEIL

de septembre 2022 à janvier 2023 (75 articles)

ET SUITE...

 

Derniers articles :

"Ukraine, dixi et salvavi animam meam"

(voir traduction en note).

et DOCUMENT : écoles de formation militante ouvertes sur la société.

 

 

ou sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/SCHEMA_DE_RECHERCHE_CONCEPTUELLE.RECUEIL.pdf

les schémas à part :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/schemas-a-expliquer-mutuellement-reciproquement-en-rencontres-communes.un-programme-populaire.html

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28 janvier 2023 6 28 /01 /janvier /2023 07:11

 

ECOLES FEDERALES.

 

 

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THEORIES CRISES DE SURACCU...DEVALO...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire.

Sinon un rappel des avancées dans la recherche economique, ergologique, anthroponomique etc., à ne pas opposer mais en usant de l'utilité sociale de leurs champs respectifs et particuliers, dans un procès de complexification-condensification-synthétisation en élaboration permanente et infinie.

 

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27 janvier 2023 5 27 /01 /janvier /2023 00:18

LA DÉmarxisation

La domination idéologique de classe

Et la riposte vitale populaire et de classe

LA REMARXISATION

 

DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE

TRANSFORMATION. EVOLUTION.COMPLEXIFICATION. CONDENSIFICATION

OU RÉSUME DE RÉSUME

 

PREMIERE PARTIE. LA GUERRE.

DEUXIEME PARTIE. SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

 

Le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_

NOUVEAU_a_partir_de_DEMARXISATION.pdf

 

LIRE : CLIQUER CI-DESSUS

 

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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 13:00

 

 

GERMAINE TAILLEFERRE

 

Le Quatuor Mona interprète

le Quatuor à cordes de Germaine Tailleferre :

https://www.dailymotion.com/video/x89lnv9

 

 

« Groupe des Six ». Groupe composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre, auxquels il faut ajouter le septième, Jean Cocteau.

 

 

 

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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 08:50

 

UKRAINE : DIXI ET SALVAVI ANIMAM MEAM (1)

 

Dans l’immédiat, et dans le moment mondial de guerre précis et sa localisation-concentration la plus flagrante d’aujourd’hui, et son contexte de conflits multiples globalisés : sans un accord sur "le Donbass", il me semble, l’humanité court dans l’escalade guerrière, de façon anticipée, vers une Catastrophe Civilisationnelle, Economique, Ecologique, Energétique, Militaire…, annoncée de longue date, mais non fatale.

 

Quel que soit le dominant en « fin de guerre » ou pas fin de guerre.

 

Qu’on n’accuse pas une personne (par pitié !), qui recherche la Paix d’être partisane « des méchants » comme on accusait les Romain Rolland ou les Karl Kraus de l’être « en 14 ».

 

Il a fallu 3 ans de guerre pour commencer à ce qu’une volonté anti-guerrière et de Paix des Femmes et des Hommes se manifeste Vraiment. En particulier sur le front russo-allemand dont on connait la suite, à l’instar de 1871, d’une autre façon, mais aussi sur le front franco-allemand etc., puis en-fin les expériences-espérances sociales tragiques et non abouties du XXème siècle et sa tragédie générale, non-unilatérale mais mondiale, globalisée ; non abouties mais expériences quand même.

Et encore un an de plus pour une paix humiliante d’une part, stérilisante de l’autre, qui a conduit à la guerre successive « de 39 », puis des réformes sociales de compromis historique dans un rapport de force social pouvant déboucher aujourd’hui dans de nouveaux besoins sociaux radicaux correspondant à notre temps de développement scientifique, technique et culturel, et non fatalement sur un recul létal que la guerre permet d’accélérer.

 

Un accord militaire ne peut de toute façon n’être qu’un répit possible.

 

Une fécondité nouvelle, formidablement créative de civilisation humaniste nouvelle, de l’activité humaine, ne peut naître (ou renaître) que de critères économiques et politiques nouveaux (2) s’éloignant générationnellement de celui du profit maximum immédiat du marché, du critère P/C, pour prendre une voie vers un autre mode de gestion, d’échange et de production que celui qui entraîne impétueusement, et semble-t-il inexorablement aux conflits : inexorablement faute de critères d’organisation du travail considérant la personne humaine et les entités humaines et non le % de profit, leur processus, comme la base d’une activité industrieuse et d’une consommation en commun et en coopération saine et vitale.

 

Pierrot. 26/01/2023 07:59:20.

 

(1) Maxime utilisée en fin d’écriture de la critique du programme de Gotha sur l’unification en recul idéologique de 2 partis ouvriers allemands. Il s’agissait de dire : "en disant cela je prends mes responsabilités « quoi qu’il en coûte », à mes risques et périls de faute (et d’erreur à laquelle je ne crois pas), mais j’ai fait mon devoir de dire ce que je pense en tant que solution possible".

 

(2) Je prends le risque, personnel aussi, de mêler à mes propos dont je prends la responsabilité personnelle entière, une référence aux propositions économiques des économistes communistes, indispensables et incontournables, sans les y mêler eux-mêmes sans qu’ils m’en aient donné l’aval au préalable.

 

 

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 23:50

 

Yves DIMICOLI – Changer le travail en sécurisant emploi et formation.

               

 

Le « droit au travail », revendiqué déjà au XIXe siècle, a été reconnu dans la Déclaration des Nations unies de 1948. En France, avec les conquêtes de la Libération, on est allé beaucoup plus loin. Le préambule de la Constitution de 1946 à l’actuelle Constitution affirme, lui, le principe d’un « droit à l’emploi » responsabilisant les entreprises, tandis qu’était créée la « Sécu » financée par cotisations, « patronales » notamment. Désormais, il faut et on peut aller plus loin.

 

Le mot travail, rappelons-le, vient du latin populaire « tripalium », un instrument de torture formé de trois poteaux. Il était associé au XIXème siècle à la double conscience de devoir « gagner son pain pour vivre » et de la subordination à l’employeur prescripteur du labeur. Dans les années 1960 encore, l’ouvrier partait au travail en disant « je vais au chagrin ». Quant au mot emploi, il aurait une double origine : une latine, impliquare, signifiant impliquer et une de l’italien impiego, signifiant « utilisation ».

 

Avec l’extension prodigieuse de la salarisation des activités intellectuelles, de services, des femmes, du monde entier, et en écho à la montée du chômage massif durable avec les technologies informationnelles à la main du capital, le débat de société a été focalisé sur le travail (salarié). On sait le double aspect de « cette forme dominante des activités humaines vitales liées à la production sociale »[1]. Si l’on en est privé, c’est terrible pour soi et les siens. Mais, au travail, s’accumulent tension, fatigue, perte de motivation, frustration jusqu’à pourrir toute la vie. En même temps, on est content de « gagner sa croûte », on a un rôle social reconnu, on développe ses capacités, sans parler de l’émancipation des femmes.

 

Dans le débat sur le travail a longtemps prévalu la thèse de sa « centralité », au sens où cette activité serait la plus essentielle de la vie. Mais avec la révolution informationnelle dominée par le capital financier, la fatalisation du chômage par certains auteurs a fait promouvoir la thèse de « la fin du travail »[2]. C’est un faux débat. Il doit être dépassé car il entretient une confusion entre travail, travail salarié et emploi. Il marginalise l’enjeu décisif du statut sous lequel, de nos jours, on effectue le travail prescrit (contraint) par un employeur. Il ignore la question de la responsabilité sociale des entreprises.

 

Importance de l’emploi pour la protection sociale[3]

Macron veut faire reculer le droit à la retraite. La réforme, qu’il veut imposer contre l’opinion de 66 % des Français[4] et les syndicats, augmenterait la durée du travail contraint tout au long de la vie de chacun-e. Et cela, au lieu de contribuer à créer beaucoup plus d’emplois de qualité avec les formations requises et pour un temps de travail réduit [5]. Au nom prétendu du « plein emploi », qui n’a jamais été l’emploi décent et des formations de promotion pour chacun-e mais le maintien du chômage (5-6 %), il veut faire accepter précarisations et déclassements massifs, les allocations-chômage rationnées obligeant nombre de privés d’emploi à se résigner à un travail non choisi pour pouvoir vivre[6].

 

Son but : soutenir la hausse des profits censés inciter à investir. Cela alimente surtout les marchés financiers et, avec les technologies informationnelles pour rentabiliser le capital, les investissements économisent de plus en plus les moyens matériels et humains pour une même production utile et saccagent la planète. Sans progrès concomitants de la demande, de l’emploi, des qualifications et de la démocratie sociale, ces gains de productivité engendrent beaucoup de chômage et détruisent le système du vivant.

 

L’essor insuffisant de la masse salariale du pays, base du financement par cotisations sociales du système de retraites par répartition, perpétue ses déficits au nom desquels le MEDEF et les « libéraux » prônent la capitalisation, l’appel aux fonds de pension avec, pour corollaire, la diminution vers un minimum misérable des retraites par répartition.

 

Ce qui est vrai pour la retraite l’est aussi pour la santé.

 

La pandémie de la COVID-19 a révélé le délabrement de l’hôpital public du fait de l’austérité et de réformes réactionnaires, dont la tarification à l’activité (T2A). Mais, selon une notice gouvernementale, « la tarification à l’acte incite à gérer l’hôpital comme une entreprise en recherchant la meilleure productivité (…). Alors que l’activité de l’hôpital augmente (…), les tarifs sont réduits (…) afin de contenir les dépenses de santé et le déficit de la Sécurité sociale. Pour conserver le même niveau de ressources, couvertes à plus de 60 % par la T2A, l’hôpital se trouve dans l’obligation d’augmenter le nombre d’actes. Ainsi en arrive-t-on à une situation inextricable où le personnel médical doit faire face à une augmentation d’activité tout en étant dans l’incapacité humaine d’y faire face, sauf au prix de souffrances et d’épuisement au travail »[7].

 

À l’hôpital public, il y a donc énormément de travail mais il n’y a pas assez d’emplois. Leur statut tend à y être si dégradé[8] que nombre de soignants ne veulent plus y travailler. La formation continue y demeure très insuffisante, tandis qu’empirent les difficultés de recrutement et les fermetures de lits [9]. D’où une perte de sens du travail en plus de l’épuisement.

 

Salaires, cotisations, impôts, production : emploi et formation au cœur

Quand il n’est pas clandestin, le travail salarié s’exerce dans le cadre d’un contrat entre employeurs acheteurs de force de travail, et demandeurs d’emploi qui en sont vendeurs sur le marché ad hoc. Ce contrat est fondamentalement précaire, car les chefs d’entreprises peuvent jouer, sur ce marché, tant du côté de l’offre de travail disponible que de la demande de force de travail, disposant du pouvoir de rejeter des salariés dans le chômage. Celui-ci fait pression sur les travailleurs pour qu’ils se résignent à une réduction de leurs revenus lors qu’ils trouvent un nouvel emploi. D’où une délégation à l’employeur du pouvoir d’organisation et de direction du travail.

 

Mais, grâce à de grandes conquêtes sociales passées, il offre, dans sa version majoritaire (CDI), des protections, des droits à ses titulaires pour être productifs et mener une vie hors travail à l’abri des besoins et d’aléas de la vie.

 

Le CDI a été très attaqué avec la prolifération des contrats courts et des « formes atypiques d’emploi »[10] à bas salaires et qualifications. En 2017, la part dans l’emploi total des salariés en emploi à durée indéterminée était à son plus bas niveau depuis 1982, première mesure disponible[11].

 

Les cotisations sociales sont aussi attaquées au nom de la compétitivité et d’un « coût du travail » peu qualifié qui serait trop élevé en France et expliquerait délocalisations et chômage. Or, elles permettent aux salariés d’être en situation de bénéficier, en plus du salaire, de revenus non marchands mutualisés (retraite, maladie, accidents du travail, chômage, famille). Calculées en fonction des salaires, leur masse dépend directement de la quantité et de la qualification des emplois. Elles sont prélevées sur la valeur ajoutée hors salaires de chaque entreprise (la plus-value), dont elles réduisent la part allant au profit, pour financer des dépenses de protection et de promotion des capacités humaines. C’est le cas aussi de la contribution unique à la formation (contribution-formation).

 

Les offensives menées depuis 1992 contre les cotisations ont abouti à une fiscalisation grandissante du financement des prestations sociales, elles-mêmes rognées, en contrepartie de la baisse de ces prélèvements[12]. La part du travail peu qualifié n’a cessé, depuis, d’augmenter dans l’emploi total[13]. Pourtant, avec la révolution informationnelle, elle aurait pu décroître, comme le chômage, si, moyennant une fiscalité incitative, un crédit aux entreprises bonifié de façon sélective et la démocratie sur le lieu de travail, de nombreux nouveaux emplois qualifiés avaient été créés conjointement aux investissements nécessaires, et si un gros effort de formation continue avait été consenti. Aussi, désindustrialisation, déficit du commerce extérieur et tendance au déficit de « la Sécu » se sont emballés.

 

Cela est vrai aussi pour les impôts dont le salariat est plus que jamais la base principale, après de nombreux allégements pour les profits et patrimoines financiers. Avec des dépenses publiques de plus en plus inefficaces socialement, déficits et dettes publics ont explosé. Les gouvernements s’acharnent à les diminuer en bradant les services publics.

 

Pour contre-attaquer, le PCF propose une grande réforme fiscale[14] et d’organiser la pression sur la BCE, pour qu’elle finance par création monétaire les services publics, via un Fonds ad hoc[15], de faire cotiser les entreprises sur leurs revenus financiers et de réformer le calcul de la cotisation sociale patronale : toujours fonction des salaires versés, son taux serait modulé pour inciter les entreprises à créer des emplois de qualité en quantité, fournir de gros efforts en matière de formation qualifiante et à accroître la masse salariale[16], de quoi éliminer le déficit de la Sécu.

 

Macron se vante de la reprise de l’emploi salarié depuis la fin 2020. Mais près de la moitié (47 %) des gains nets en moyenne sur l’année 2021 ont concernés l’hébergement-restauration, le commerce et les services aux ménages, secteurs à l’activité très restreinte avec la COVID-19 et réputés pour la précarité des emplois, des conditions de travail difficiles et la faiblesse des salaires[17].

 

La dépense-formation n’a cessé d’être très insuffisante et inégalitaire[18]. Cela va empirer puisque, par amendement au projet de budget 2023, le gouvernement Borne a décidé d’en finir avec la gratuité du compte personnel de formation (CPF) et « d’instaurer une participation du titulaire, quel que soit le montant de droits disponible sur son compte (…) »[19]. Pourtant cette formule a fait beaucoup d’adeptes[20] confirmant le besoin de formation continue.

 

Le contenu du travail se détériore, engendrant une telle perte de sens pour beaucoup de salariés que le nombre de démissions a atteint fin 2021-début 2022 « un niveau historiquement haut »[21]. Et le « quiet quitting », qui conduit les salariés à prendre en douce leurs distances avec le travail exigé par l’employeur, progresse[22].

 

Ce désengagement témoigne de la souffrance grandissante face aux prescriptions de travail par les patrons et des faibles perspectives qu’offre le marché du travail à nombre de salariés pour se reclasser sans y perdre.

 

Aussi, si le PIB croît depuis la fin de 2020, les pénuries d’emploi se sont envolées[23], tandis que se profile une nouvelle récession.

 

Cela renvoie aussi à l’affaiblissement du mouvement syndical, comme au manque d’alternative politique progressiste, après l’énorme déconsidération de la gauche.

 

Le chômage, la précarité et l’insuffisance de formation menacent comme jamais les salariés dans l’emploi. Cela pèse sur les rapports de force en entreprises, d’autant que Macron s’applique à dépecer le code du travail[24]. Cela incite les salariés à « en rabattre ». D’où un salaire mensuel de base réel (inflation déduite) qui devrait baisser de 1,5 % en 2022 après -0,1 % en 2021[25].

 

Pourtant, il y a un réveil des luttes en France et en Europe. Il pourrait tout bousculer, si celles-ci s’emparent d’idées révolutionnaires comme s’attaquer au coût du capital plutôt qu’au « coût du travail » et accroître les dépenses de développement pour sécuriser les parcours professionnels et de vie.

 

Quoi qu’il en soit, le travail sans l’emploi c’est l’ubérisation, les « bullshit Jobs » (emplois à la con) comme disent les américains, les formations-parking, les stages bidon…

 

Idéal communiste et faux procès

Droite, sociaux-libéraux, Le Pen et Macron disent défendre la « valeur travail ». Cette proclamation morale vise à refouler le débat sur le concept selon lequel la valeur d’une marchandise dépend de la quantité de travail socialement nécessaire pour la produire et non du rapport entre offre et demande sur le marché, ce qui fait ignorer l’exploitation capitaliste. Ses proclamateurs veulent instrumentaliser le ressenti que l’emploi vaut mieux que le chômage et l’exclusion. Il s’agit aussi de culpabiliser les chômeurs de longue durée, les exclus qui « ne cherchent pas du travail » et d’agonir les immigrés qui « volent le travail des Français ». Sans parler du silence ainsi fait sur l’activité de formation devenue si importante et nécessitant donc beaucoup plus de moyens.

 

Face à cette offensive réactionnaire, le PS et les Verts, sensibles au thème de « la fin du travail » et croyant en la fatalité technologique du chômage, se sont prononcés pour un « revenu de base universel »[26], déconnecté des activités que sont le travail salarié et la formation. Misérable, il interdirait aux allocataires de participer à la production sociale, d’accéder à la dignité d’activités de promotion de soi et reconnues utiles à autrui. Il accentuerait la déresponsabilisation des entreprises sur l’emploi.

 

Dans une veine somme toute analogue, Jean-Luc Mélenchon refuse de toucher aux critères de gestion et aux pouvoirs des capitalistes dans les entreprises qui poussent au rejet de salariés vers le chômage. Aussi, le leader de LFI promet-il tout bonnement un État « voiture-balai » des chômeurs comme « employeur en dernier ressort ». Pas touche au capital dans ses « Bastilles » ! Tout au contraire, le PCF propose de nouveaux critères d’efficacité sociale à l’appui de pouvoirs décisionnels des salariés dans la gestion des entreprises.

 

Refusant ce qui est, au total, une capitulation idéologique, sous couvert d’aide aux plus démunis, Fabien Roussel a déclaré le 9 septembre 2022 : « La gauche doit défendre le travail et le salaire et ne pas être la gauche des allocations, minimas sociaux et revenus de substitution (…) ». On pouvait comprendre qu’il n’entendait pas laisser à la droite le monopole de la « valeur travail » et voulait se démarquer d’une gauche qui déserte le combat de classe sur le travail salarié, l’emploi, la formation en s’accommodant des monopoles patronaux à l’entreprise.

 

Mais ce propos déclencha un procès hystérique à gauche alimenté, y compris, par la droite qui eut le culot de féliciter Fabien Roussel. Il a eu cependant le mérite de faire sortir le problème de l’ombre.

 

Il faut donc afficher beaucoup plus nettement l’idéal communiste d’une éradication progressive du chômage, finissant par rendre inutiles les allocations avec la visée d’un système de sécurité d’emploi ou de formation pour chacun-e[27].

 

Le PCF porte depuis longtemps ce principe révolutionnaire qu’il faudrait commencer d’expérimenter dans les luttes, pour rassembler. Il s’agit d’un système qui, achevé, permettrait à chacun-e d’être soit en emploi avec un bon salaire, soit en formation qualifiante, avec un revenu non marchand mutualisé, au niveau du salaire, en vue d’accéder à un meilleur emploi. Cette mobilité ascensionnelle pour chacun-e, tout au long de sa vie active, avec une sécurité de droits et de revenus relevés, s’accompagnerait de dispositifs institutionnels très incitatifs[28]. Cela propulserait la création de nouveaux emplois qualifiés, permettrait de transformer le contenu du travail, diminuerait sa durée, ouvrirait un large accès à la formation et à la culture. Totalement édifié, ce système permettrait d’en finir avec le travail contraint, offrant à chacun-e la possibilité d’être tour à tour dirigé et dirigeant, exécutant et maitre d’œuvre, formé et formateur. Il permettrait de commencer à en finir vraiment avec la coupure travail-hors travail. Le PCF propose d’engager tout de suite la lutte pour construite ce système à partir de chantiers précis[29]. Et, loin de vouloir sabrer les allocations et minima, il appelle, dans l’immédiat, à les revaloriser, tout en en faisant reculer le besoin.

 

Il s’agit, comme le soulignait Paul Boccara, d’engager sans attendre un « long processus de dépassement du travail salarié généralisé comme forme contrainte actuelle des activités de production matérielle et des activités humaines transformatrices et créatrices, ainsi que de sa privation par le chômage et la précarisation ».

 

Notes

1  P. Boccara : « Comment penser, comment concevoir le travail au XXIe siècle » contribution prononcée le 31 juillet 2003, lors de la première des treize agoras organisées sur le même thème par L’Humanité. Lire surtout son œuvre ultime majeure : Neuf leçons sur l’anthroponomie systémique, Delga, 2017 dont des extraits choisis du chapitre 7 « Le moment du travail » ont été publiés par P. Boccara et C. Mills : « Le travail dans l’analyse marxiste – Le travail ‘moment de la regénération humaine’ », Economie&politique (758-759) septembre-octobre 2017, pp. 50 – 54.

2  Voir J. Rifkin, La fin du travail, Poche – 12 janvier 2006, préface de M. Rocard, et, sur un registre plus sociologique, D. Méda, Le travail une valeur en voie de disparition, Alto-Aubier, 1995.

3  Il faut lire l’important ouvrage que vient de publier Catherine Mills : La Protection Sociale – Pour un nouveau type de développement économique et social, éditions Delga, 2022, 360 p.

4 Un sondage, réalisé les 3 et 4 octobre pour le Huffington Post, chiffre à 66 % des personnes interrogées celles se disant défavorables au projet, dont 48 % « tout à fait défavorables » à la réforme.

5  Si la durée effective annuelle moyenne du travail pour les salariés à temps complet en France n’était que de 1680 heures en 2019, soit la plus faible des pays de l’UE (1846 heures en moyenne) hormis la Suède, cela tient, avant tout, à l’ampleur singulière du chômage durable dans notre pays. En revanche, cette durée effective était de 996 heures pour les salariés à temps partiel, contre 960 heures dans l’UE, exprimant la formidable pression sur les jeunes, les femmes, les peu qualifiés qui occupent le plus ces emplois (www.rexecode.fr).

6 Un projet de loi relatif au marché du travail adopté par le parlement en novembre dernier permet au gouvernement de durcir les règles d’indemnisation quand la situation économique est considérée comme « bonne » et quand des emplois sont à pourvoir, et d’assouplir ces règles quand la situation se dégrade : si le taux de chômage est inférieur à 9 % (!) ou s’il baisse durant trois trimestres consécutifs, la situation économique sera considérée comme bonne. L’accès aux allocations chômage, en cas d’abandon de poste « sans motif légitime » et en cas de refus de contrat à durée indéterminée, sera supprimé (CDI), pour la majorité des salariés en contrat court.

7  « Entre T2A et Ondam, quel financement pour l’hôpital ? », Vie publique (République française), 9 septembre 2022 ( www.vie-publique.fr).

8  Entre le début de la crise sanitaire et l’été 2021, 54 % des personnes salariées du secteur hospitalier ont connu, plus qu’avant la crise sanitaire, des périodes inhabituelles de surcharge de travail, contre 28 % pour l’ensemble des personnes en emploi en France. Or, à l’hôpital, l’intensité du travail était déjà élevée avant la crise : en 2019, 57 % des personnels hospitaliers estimaient leur quantité de travail excessive (contre 40 % pour l’ensemble des salariés) et plus de 60 % déclaraient devoir toujours ou souvent se dépêcher (contre 45 % pour l’ensemble des salariés). Source : Etudes et résultats, DREES, juillet 2022, n°1235.

9 Selon une enquête conduite par la Fédération hospitalière de France d’avril à mai 2022, 99 % des hôpitaux et Ehpad publics rencontrent des difficultés de recrutement. ( Enquête FHF – avril/mai 2022 situation RH – www.fhf.fr ).

10  Si, en moyenne en 2021, près des trois quarts (75 %) des personnes en emploi étaient en CDI ou fonctionnaires, les autres étaient en CDD (7,7 %), en intérim (2,0 %) ou en alternance ou en stage (2,9 %). Et fin 2021, on comptait 2,3 millions d’emplois « aidés », soit une hausse de 7 % sur un an.

11 INSEE Références, Edition 2022 – Vue d’ensemble – « Le marché du travail en 2021 : l’emploi s’est très fortement redressé », p.10.

12  Il faut insister particulièrement sur les allègements consentis par Macron, dans la foulée de Hollande avec son CICE. Par rapport à la situation de 2018, en effet, l’allègement supplémentaire est au total de 10 points au niveau du SMIC, de 10 à 6 points entre le SMIC et 1,6 SMIC et de 6 points entre 1,6 et 2,5 SMIC à partir d’octobre 2019. Il n’y a plus de cotisations patronales à la Sécurité sociale au niveau du SMIC ( www.fipeco.fr ).

13 Marine Le Pen, lors de la dernière élection présidentielle, a surenchéri en envisageant que « pour toute hausse de salaire de 10 % accordée à l’ensemble des salariés gagnant jusqu’à trois fois le Smic les entreprises soient exonérées de cotisations patronales sur cette augmentation ».

14  Jean-Marc Durand : « Fiscalité : ouvrir une nouvelle perspective », www.economie-politique.org.

15 Cf. le dossier « Europe : un nouveau projet », Economie&Politique, n° 774-775, janvier-février 2019.

16 Ce taux serait modulé en fonction de l’évolution du rapport (salaires + dépenses de formation) / valeur ajoutée.

17  Ibid. p.9.

18  On se reportera au dossier « La formation professionnelle : urgences sociales, enjeu révolutionnaire », Economie&Politique, n° 818- 819, septembre-octobre 2022.

19  Exposé des motifs du PLF 2023.

20  Le nombre de formations a été multiplié par 4 en trois ans (de 517 000 en 2019 à 2,1 millions en 2021).

21  www.dares.travail-emploi.gouv.fr

22 Le Monde, jeudi 15 décembre 2022.

23 En juillet 2022, la part d’entreprises ayant déclaré des difficultés de recrutement atteint des niveaux inédits dans l’industrie manufacturière (67 %) et les services (60 %) et rejoint ses plus hauts niveaux dans le bâtiment (82 %). Cf. INSEE, note de conjoncture, op.cit. p.20

24 On pense notamment à ses ordonnances du 22 septembre 2017 privilégiant la « négociation » d’entreprise et faisant disparaître les CHSCT.

25 Note de conjoncture, op.cit. ibid.

26  Encore appelé revenu d’existence, revenu universel ou « allocation universelle », terme dont la paternité revient à P. Van Parijs et Y. Vanderborght : L’allocation universelle, la Découverte, collection Repères, 2005. L’idée, reprise par Brnoît Hamon pour le PS lors de l’élection présidentielle de 2017, est aussi défendue par des gens de droite et des libertariens contre « l’État providence »…

27 Il faut lire et relire l’ouvrage séminal de Paul Boccara : Une sécurité d’emploi ou de formation – Pour une construction révolutionnaire de dépassement du chômage, Le Temps des Cerises, coll. ESPERE, 2002, 347 p.

28 Nouvelle fiscalité, crédits bonifiés, sollicitation de la BCE avec la création d’un Fonds de développement économique, écologique et social, droits sociaux, pouvoirs d’intervention des salariés dans les gestions, conférences de sécurisation…

29 Précaires, emploi et autonomie des jeunes, transformation RSA et minima sociaux, indemnisation des chômeurs, égalité au travail, licenciements, temps de travail, formation continue, emplois pour la révolution écologique, territoires, Union européenne, monde. Cf. notamment F. Boccara : « Rapport à la commission économique du PCF sur la Sécurité d’emploi ou de formation – 27 mai 2020 », site de la revue Economie&Politique, 10 mai 2020 ( www.economie-et-politique.org ) et, sur le même site, à D. Durand : « Plein emploi ou sécurité de l’emploi et de la formation », 6 septembre 2022.

 

Yves Dimicoli. 25 janvier 2023.

https://enavantlemanifeste.fr/2023/01/25/yves-dimicoli-changer-le-travail-en-securisant-emploi-et-formation/

 

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 09:33

 

DENIS DURAND : FAIRE l’unité autour du projet communiste

 

« …Au fond, ce « texte alternatif » fait l’impasse sur le projet communiste, tel qu’il motive l’adhésion au PCF de la très grande majorité de ses militantes et de ses militants depuis 1920, et c’est pourquoi il ne peut pas remplir ce qui devrait être la fonction d’une base commune de discussion : rassembler les communistes.

 

Au contraire, c’est, à mon avis, autour de ce projet [ L'AMBITION COMMUNISTE POUR DE NOUVEAUX JOURS HEUREUX ], à la fois but final et mouvement pour l’atteindre, que les communistes peuvent faire leur unité, dans le débat du congrès, dans l’amélioration de la base commune, et dans une mise en œuvre audacieuse et créative des orientations qui auront ainsi été collectivement élaborées. Une adoption à une très large majorité du projet de base commune proposé par le conseil national en sera la première étape… »

 

 La proposition de base commune votée " Projet de base commune L'AMBITION COMMUNISTE POUR DE NOUVEAUX JOURS HEUREUX " à une large majorité au conseil national du 3 décembre s’inscrit dans l’effort engagé par les communistes au 38ème congrès pour sortir de l’effacement en affirmant le projet d’un communisme du XXIe siècle.

 

Reprenant les termes adoptés à une majorité de 80 % dans le document du 38ème congrès, elle s’attache à définir le projet communiste, à la fois but de notre combat, et chemin pour y parvenir. Le but, c’est une société sans classes, une société de partage des richesses, des pouvoirs, des informations, des rôles, où « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ». Le chemin, c’est un processus durable d’affrontement avec le capital pour abolir le capitalisme jusqu’à son dépassement et pour en faire autant avec les délégations de pouvoir constitutives du libéralisme bourgeois. L’aboutissement de ce processus est une nouvelle civilisation, c’est-à-dire à la fois une transformation radicale du système économique et, conjointement, une nouvelle liberté dans tout ce qui, dans notre vie, relève d’autre chose que l’économie : les relations entre genres, sexes et générations, la vie au travail et le sens qu’on lui donne, la vie politique, la vie intellectuelle et psychique – bref, une transformation de ce que la base commune, s’inspirant de Paul Boccara, propose d’appeler le système anthroponomique. Cette transformation est inséparable d’une révolution des relations que ces systèmes entretiennent entre eux et avec le système écologique.

 

Pour chacun de ces systèmes – système écologique, système économique, système anthroponomique – la base commune propose des voies concrètes de transition entre le capitalisme en crise d’aujourd’hui, et le but du communisme. En particulier, à la charnière de l’économie et de l’anthroponomie, elle donne une place importante au processus de construction d’une sécurité d’emploi ou de formation par lequel les femmes et les hommes se rendent capables de s’émanciper du salariat capitaliste et de changer radicalement le sens du travail, jusqu’à le dépasser comme activité contrainte. Il y a là une conception opérationnelle de ce que l’on peut appeler un processus de transition socialiste entre le monde 2 capitaliste en crise d’aujourd’hui et la nouvelle civilisation communiste. Elle fonde l’affirmation du projet communiste comme réponse aux exigences immédiates nées des différentes crises qui se conjuguent dans le monde contemporain, et dont la base commune propose une analyse, en particulier en ce qui concerne les développements de la crise du capitalisme monopoliste d’État et les contradictions de la mondialisation financière qui exacerbent le soutien de l’État au capital.

 

Ainsi, sans établir de hiérarchie entre les luttes sociales et « sociétales », et bien loin de les opposer entre elles, le projet communiste consiste à les articuler. Par exemple, la conquête effective par les travailleurs du pouvoir économique ne saurait se concevoir sans son aspect anthroponomique : le dépassement de la délégation de pouvoir à un « patron », y compris si ce patron agit au nom de l’intérêt collectif.

 

C’est aussi sous cet angle qu’il faut lire la base commune lorsqu’elle souligne l’action indispensable du Parti communiste, dans les luttes, dans les batailles d’idées et dans les institutions, pour rassembler le salariat et tous les dominés, et pour proposer, aux forces éparses qui protestent contre l’ordre existant à partir de visions du monde très diverses, la cohérence d’un projet révolutionnaire où elles peuvent trouver de la force pour l’emporter sur la puissance du capital. C’est cette cohérence qui inspire le PCF dans sa stratégie de rassemblement. La base commune appelle toutes les forces de gauche et écologistes à travailler à rassembler une majorité populaire autour d’une alternative de transformation sociale et écologique, en partant d’une analyse lucide de leurs faiblesses, telles que les à révélées le dernier cycle électoral.

 

C’est enfin cette cohérence qui nourrit les propositions de la base commune en ce qui concerne le renforcement du PCF, en particulier sa présence organisée dans les entreprises, lieu stratégique d’affrontement avec le capital sur ce qui fait le cœur de sa domination sur la société : le pouvoir de décider de l’utilisation de l’argent.

 

Le texte laisse ouvertes des questions sujettes à débat. Comment surmonter les obstacles rencontrés depuis trois ans dans la pleine mise en œuvre des orientations décidées au 38ème congrès ? En quoi la crise actuelle est-elle différente de celle de 2008-2009 ? Quels leviers saisir, dans la crise internationale et face à la course à la guerre mondiale où l’impérialisme américain nous entraîne après l’agression de Poutine contre 3 l’Ukraine, pour faire le lien avec les batailles sociales et sociétales de notre peuple ? Quelle place de l’entreprise dans ces batailles ? Comment dépasser les illusions sur les capacités d’un « État fort » à corriger les ravages de la domination du capital ? Quel doit être notre positionnement sur les suites de l’accord électoral NUPES, dans notre bataille pour rassembler la gauche contre le danger fasciste et pour une alternative réussie à la politique de Macron, s’attaquant aux causes de la crise économique, écologique, politique, morale du capitalisme financiarisé et mondialisé ? Quelles dispositions prendre sans attendre pour la réussite d’une liste de rassemblement présentée par le PCF aux élections européennes de l’année prochaine ?

 

Ce sont là quelques-unes des questions qui pourront, d’ici au mois d’avril, susciter des débats, des amendements, des améliorations au texte : en cela, celui-ci doit bien être conçu comme une base commune de discussion, permettant à tous les communistes de s’approprier la préparation du congrès de façon ouverte et rassemblée.

 

Récusant ce champ ouvert de discussion, plusieurs des dirigeants qui se sont succédé à la tête du PCF dans la période qui a précédé le 38ème congrès ont décidé de ne pas participer à l’élaboration du projet de base commune, ni à son amélioration. À la lecture du texte alternatif qu’ils lui opposent, force est de reconnaître qu’ils ont à cela des raisons sérieuses.

 

Ce texte fait un usage abondant du mot « communisme » mais sans jamais dire en quoi le communisme doit consister. Tout au plus est convoquée la référence célèbre au « mouvement réel qui abolit l’état de choses existant ». Mais ce n’est pas pour insister, comme le faisaient les auteurs du Manifeste communiste, sur le caractère concret des luttes où s’affrontent durablement deux logiques – celle du capital et celle qui vise à l’abolir jusqu’à le remplacer par une civilisation émancipée des fléaux du capitalisme et du libéralisme. Ce n’est pas non plus pour mettre en évidence le besoin de révolution que font monter les mutations de la civilisation contemporaine (révolution technologique informationnelle, révolution monétaire, révolution écologique…). C’est pour suggérer que du communisme est « déjà là », de deux façons. Il serait, d’une part, dans les institutions imposées il y a trois quarts de siècle par la poussée révolutionnaire de la Libération, qui ont ensuite permis l’essor du capitalisme monopoliste d’État (Sécurité sociale, statut de la fonction publique, nationalisations, planification…). Il serait, d’autre part, dans les intentions des 4 « forces considérables (qui) aspirent à dépasser le système capitaliste mondialisé actuel ». Ces forces ont un caractère complexe et souvent contradictoire mais les signataires les créditent, sans autre examen, d’aspirer, telles quelles, au communisme. On aimerait qu’ils aient raison : si 99 % de l’humanité veut le communisme, nous pourrions nous contenter d’accompagner cette majorité silencieuse par une action parlementaire pour la traduire en politiques gouvernementales. Pas besoin d’un parti révolutionnaire organisé, confrontant ses idées avec celles des autres forces présentes dans la bataille politique, et menant une bataille contre le capital dans les entreprises et dans tous les lieux où il exerce son pouvoir sur l’utilisation de l’argent.

Malheureusement, toute l’expérience des dernières décennies a démontré qu’ils n’ont pas raison.

 

Si on cherche dans ce « texte alternatif » les éléments d’un projet de société, on trouvera de vieilles recettes étatistes laissant intact le pouvoir du capital sur toute la société à travers son pouvoir sur l’utilisation de l’argent : « planification écologique » (comme si l’économie contemporaine n’était pas déjà planifiée par les multinationales, avec, à leur service et à celui du capital, toute la puissance des États et des banques centrales), « redistribution du pouvoir » dans les entreprises et les services publics où les représentants des salariés seraient admis à une sorte de cogestion avec les « financeurs » ! Bref, l’illusion traditionnelle d’un capitalisme corrigé par l’action de l’État. Il n’est pas jusqu’à l’idée baroque d’imposer à tous un « salaire à vie » (au moment où le peuple français se lève pour la retraite à 60 ans !) qui ne traduise une vision idéalisée du capitalisme monopoliste d’État avant son entrée en crise : si le communisme est « déjà là », à quoi bon lutter pour abolir le salariat jusqu’à le dépasser et, avec lui, le capitalisme et le libéralisme ?

 

Les auteurs refusent de voir que cette hégémonie des idées étatistes et réformistes, favorisée par l’effacement idéologique du PCF, a conduit la gauche à connaître échec sur échec depuis cinquante ans, laissant le champ libre à l’extrême-droite pour étendre son emprise sur les esprits.

 

Il ne leur reste plus, alors, qu’à s’effrayer, non sans raisons, de l’imminence des périls écologiques et de la montée du fascisme en France comme ailleurs en Europe et dans le monde. Faute de s’attaquer aux racines de ces périls – la logique capitaliste et sa crise – le seul refuge serait alors l’intégration du PCF dans 5 une formation de gauche structurée sur le modèle voulu par Jean-Luc Mélenchon à l’issue de son succès au premier tour de l’élection présidentielle.

 

Au fond, ce « texte alternatif » fait l’impasse sur le projet communiste, tel qu’il motive l’adhésion au PCF de la très grande majorité de ses militantes et de ses militants depuis 1920, et c’est pourquoi il ne peut pas remplir ce qui devrait être la fonction d’une base commune de discussion : rassembler les communistes.

 

Au contraire, c’est, à mon avis, autour de ce projet, à la fois but final et mouvement pour l’atteindre, que les communistes peuvent faire leur unité, dans le débat du congrès, dans l’amélioration de la base commune, et dans une mise en œuvre audacieuse et créative des orientations qui auront ainsi été collectivement élaborées. Une adoption à une très large majorité du projet de base commune proposé par le conseil national en sera la première étape.

 

Denis Durand. 24.01.23.

 

 

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 07:15

 

EN ALLANT SUR LE SITE D’ITER : 15E BOBINE EN D LIVRÉE

(Voir le commentaire du blogueur à la suite)

 

Les bobines de champ toroïdal sont parmi les composants les plus gros et les plus lourds de la machine ITER. Pesant environ 330 tonnes chacun et mesurant 9 x 17 mètres, ils forment un cercle autour de l'enceinte à vide en acier et génèrent un puissant champ magnétique (11,8 Tesla) dont la fonction première est de confiner le plasma.

 

Sur les 18 bobines de champ toroïdal nécessaires à la machine ITER (plus une de rechange), 10 sont achetées par l'Europe et 9 par le Japon.

 

La première bobine européenne (TF9) a été livrée sur le site d'ITER le 17 avril 2020, suivie une semaine plus tard par TF12 du Japon.

 

La semaine dernière, aux petites heures du vendredi 13 janvier, le Japon a livré sa septième bobine de champ toroïdal (TF15, illustrée ici). Après que l'Europe aura livré TF1 plus tard cette semaine, un total de 16 bobines de champ toroïdal auront été reçues sur le site d'ITER, ne laissant que trois autres à livrer.

 

COMMENTAIRE DU BLOGUEUR :

 

En allant sur le site d’ITER, recherche scientifique mondiale de coopération qui se poursuit malgré les guerres économiques et militaires, les morts et les pénuries programmées par la recherche de profit et de domination pour le profit, sur la recherche d’une nouvelle production d’énergie, vous trouvevez des informations sur :

 

  • LA FUSION nucléaire (et non la fission qui a donné la bombe H), peut-être sortie technique du futur de la redoutable crise énergétique (dans laquelle nous ne faisons qu’entrer), sortie à condition d’un sortie conjointe de crise de gestion locale et globale basée sur le rapport capitaliste « d’investissement » P/C (Profit/Capital)

 

  • auquel nous proposons de substituer, dans un premier temps d’une transformation radicale d’un mode de production et d’échange viable : le critère VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier, critère conjoint à une sécurité d'Emploi et de Formation -SEF), début d’une processus générationnel vers la mise en commun des efforts des humains, le communisme.

 

Evidemment, cette recherche énergétique n’est pas l’unique dans le monde mais symbolise, d’une façon pratique et opérationnelle, malgré ses contradictions, le besoin de coopération mondiale nécessaire, indispensable, incontournable, au développement humain, et sa survie « tout simplement ».

 

LE SITE : https://www.iter.org/fr/proj/inafewlines

 

Pierre Assante. 25/01/2023 06:53:17.

 

 

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 10:07

 

Le capital se pose des questions

 

le congrès du PCF, les salariés et les populations ont bien besoin de voter massivement pour le projet de texte du Conseil National.

 

 

 

Le capital se pose des questions

Et souvent de bonnes questions.

Ce n’est pas un hasard s’il recherche les réponses de Fréderic Boccara sur BFM business radio.

Evidemment il refuse nos réponses.

 

S’il se pose ces questions c'est un signe de la conscience, limitée certes, de la crise générale mondiale du capital à travers leurs entreprises locales et géantes, mondiales, liées dans un même système économique et social et son mouvement.

En ce sens le besoin de nous poser des questions, au-delà de nos traditions ouvrières historiques passées, sans les rejeter comme «le bébé avec l’eau du bain » est vital ; ce à quoi nous ne répondons pas suffisamment en tant que parti, même si dans le parti s’expriment ces questions et ces réponses évidemment provisoires dans la rapidité de transformation des forces productives et productrices (Valeurs d’Usage et Valeurs d’Echange), du capital, de leurs crises irréversibles et du besoin de transformation qualitative systémique.

 

La Nation, par exemple dans la mondialisation capitaliste et la mondialisation progressiste future pose question. Elle est née des marchés historiques nationaux qui ont bien été transformés par le capital lui-même. On ne peut en rester sur le « produire français » sans développer l’idée et la réalité des échanges mondiaux, des coopérations, des solidarités matérielles et morales, objectives et subjectives, tout en s’appuyant sur les acquis sociaux issus de luttes nationales ET internationales ; et des conditions de La Paix et du développement.

Acquis qui ne sont ni immuables ni parfaits mais historiques, c’est-à-dire qu’ils doivent se transformer en progrès et en santé en fonction de l’histoire, du mouvement de la crise du capital et d’un contenu de transformation progressiste pour une sortie de la crise du capital, sortie dont le processus est proposé ici et maintenant par les économistes marxistes de la régulation systémique, propositions en mouvement et elles-mêmes en processus.

 

On apprend que les communistes de Shangaï parlent d’un mouvement de la société chinoise d’aspiration à la paresse. Ce n’est pas une mauvaise chose, cela prouve que la société chinoise est capable, dans ce domaine comme dans la natalité etc. et évidemment dans le développement des forces productives, de se transformer et que les réponses du PCC, à l’instar de Lénine et ses remises en cause-corrections permanentes, se pose la question des changements et des révisions permanentes de la politique, que le parti doit précéder ces évolutions en en descellant les prémices, et tenir compte des voies et des bifurcations de cette évolution.

 

On n’écrit pas l’histoire à l’avance, ni celle de la Chine. Mais le passé récent nous montre que le PCC, c’est-à-dire les peuples de Chine s’il constitue une des consciences suffisantes avancées du processus humain inconscient, ont des outils pour surmonter ces difficultés d’évolution et poursuivre l’évolution positive. Ces outils sont-ils suffisants ? Faut-il les perfectionner ? Certainement.

 

Et il faut toujours mettre dans le paysage actuel que le PIB chinois par habitant est encore loin d’avoir le niveau de celui des pays capitalistes avancés (dont celui des USA et du capital dominant et alliés qui tente dangereusement d’abattre la Chine en tant que concurrence tout en ayant besoin d’elle dans sa course-guerre au taux de profit) ni le développement séculaire de leurs industries et agriculture industrielle, et de gestion économique, politique et sociale, et leur intégration de la « capacité artisanale » dans la révolution industrielle, scientifique et technique du capital etc., même si une centralisation primitive a permis à la Chine de « sauter » par-dessus des «étapes » de développement.

 

Si la question de l’autogestion de la personne humaine, des entités humaines et de la production-travail n’investit pas le PCC dans sa masse, il ne faudrait pas oublier qu’il en est de même dans le reste du monde humain, malgré des expériences localisées et limitées (et que nous vivons sous la coupe d’un patronat « monarchique» si non monarchiste, malgré les avancées très limitées et donc relativement inefficaces de 1936 et de la libération de 1945 sur le plan le l’achat de la force de travail ),  poursuivie dans les CE par exemple qui d’ailleurs sont remises en cause dans la course capitaliste à une absorption impossible par le système de la baisse tendancielle du taux de profit, donc de la suraccumulation devalorisation du capital et de la crise de longue durée, successive aux crises décennales historiquement précédentes

 

Les palliatifs systémiques provisoires des banques centrale et autres sont donc bien provisoires et le congrès du PCF a bien besoin de voter massivement pour le projet de texte du Conseil National, mais aussi de faire de ce vote un besoin « d’approfondissement XXL » de la situation du monde humain, de son « Hobbesisme » (terme issu du théoricien anglais du libéralisme naissant, précédant le « darwinisme social », Hobbes 1588-1679), du contenu micro et macro de la crise du capital et son lien avec toutes les activités humaines en crise commune, et avec les solutions systémiques de transformation sociale qualitative.

 

Lisant ou écoutant des interventions favorables à ce vote, ce qui est très positif, j’y trouve cependant insuffisamment références aux propositions économiques, anthroponomiques, ergologiques, ce qui leur lève beaucoup de contenu et d’efficacité sociale.

Rappelons-les ici, notre recherche processuelle dans la prise de pouvoir sur « l’argent », SEF, Crédits, Fonds, Nouveaux Droits du Travail, DTS-FMI etc. à travers un nouveau critère de développement processuel vers l’abolition-dépassement (aufhebung) du capital : le critère processuel possible VA/CMF, concept issu de la recherche économique marxiste de régulation systémique, antichambre dans la crise générale du capital et de son système, de la mise en commun des efforts humains, « matériels et moraux » ; un communisme appropriateur en santé par les femmes et les hommes des forces et richesses, de la nature (son énergie), dont ils sont, leurs existences en croissance de différence et de condensification commune et globale, leur transformation animale en sublimation concrète de fonction, de production de subsistance ; appropriateur en santé de la terre dans l’univers réel et imaginé.

 

Pierre Assante. 22/01/2023 09:04:19.

 

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 08:30

 

L’argent, la valeur, LE CAPITAL, le developpement vital.

 

L’Argent virtuel ou papier est un reflet collectif « consensuel » et déformé, relativement, de la Valeur.

La déformation passe par la diversité et complexité des rapports d’échange dans le marché capitaliste, du mondial au local, et les rapports sociaux de domination, de classe, du local au mondial.

La Valeur est liée de façon lâche-relative, au TTSMN (Temps de travail social moyen nécessaire à la production d’une marchandise à échanger -tautologie) parce qu’aussi liée à la productivité historique et sa croissance, ses crises et ses variations et à la Valeur historique de la Force de Travail, ses crises et ses variations dans la crise générale, mondiale, globale, du Capital.

La répartition dans des mouvements en santé suffisante pour procéder viablement, vers le CC, le CV, la PV et leur cycle élargi, et à l’intérieur entre CC, CV, PV, en interactions, production des moyens de production et des moyens de consommation, la distribution et la consommation, cela est de l’ordre d’une régulation économique systémique néomarxiste incontournable.

La répartition viable reposera sur une croissance de la complexification-condensification de la production « matérielle et morale » et des rapports anthroponomiques qui sont engendrés en rapports réciproques, en unité et diversité.

Donc sur une croissance viable par sa condensification. Exemples déjà donnés maintes fois dans les écrits précédents, de l’informatique-numérisation-automatisation, scientifique, industrieuse, industrielle, artisanale et multi activité en unité et diversité, condensifiée ; ou et comme des relations internes-externes de la construction mentale-cérébrale du corps soi social -tautologie- biologiquement et culturellement, socialement, condensifiées ; des systèmes de concepts personnels, collectifs et sociaux dont dépend aussi, réciproquement, en unité, le mouvement en santé de la conscience individuelle et sociale «opérationnelle ».

L’économie circulaire par exemple économisant les ressources-richesses naturelles premières, dont le travail et l’organisation du travail, technique et sociale, tire les ressources complexes, condition de développement sans effondrement de l’humanité, exigera une production de richesses supérieure, quantitativement et qualitativement, donc une qualité-condensation de la production de richesses.

De même pour une production de lutte vitale contre le dérèglement climatique et du milieux naturel, l’homme compris dans ce milieu naturel, terrestre et universel.

La décroissance et la démondialisation, et l’état de guerre qu’elles développent vont à l’encontre d’une coopération commune et vitale (communisme) entre les hommes et les entités humaines constituées et en mouvement de création-développement-transformation. Le mouvement d’opinion « de décroissance et de démondialisation » suscitées dans la bataille idéologique paradoxalement et contradictoirement  par le Capital lui-même, sont le fait d’une vision éternaliste et borgne du mode de croissance capitaliste incapable d’imaginer son dépassement possible et donc contribuant à mettre en difficulté majeure et létale ce dépassement.

La santé du corps, sociale, tient à la conscience-inconscience d'une tâche achevée; provisoirement.

 

Pierre Assante. 20/01/2023 07:33:57.

 

« … Mais en fait, la Valeur d’Usage de la Marchandise est le présupposé donné, la base matérielle sur laquelle se présente un rapport économique déterminé…. L’appropriation par l’aliénation est la forme fondamentale du système social de production dont la Valeur d’Echange se présente comme l’expression  la plus simple et la plus abstraire…

…Le système de production fondé sur l’échange privé est d’abord la dissolution de ce communisme naturel [« primitif » n.d.l.r. ]…. » Marx. Grundrisse. 1857-58.

 

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 06:56

VIDEO

Avec Frédéric BOCCARA, Le débat :

Davos, à quoi sert le forum

économique ?

ET LA "REFORME" DES RETRAITES

 

 

 

LE LIEN VIDEO :

 

https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/good-evening-business/le-debat-davos-a-quoi-sert-le-forum-economique-16-01_VN-202301160670.html?fbclid=IwAR3tBi4QVY9mqB4JmmevrcJz9GqaK_5jt8dPvY5kmxSWQzBlhVzh5rTM9Ak

 

 

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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 06:48

 

Donner aux mobilisations la force la plus grande possible. Et nous donner à nous-mêmes des éléments de réflexion pour nourrir idéologiquement ces mobilisations. S'instruire et comprendre en commun, en s'aidant les uns les autres, disaient nos anciens de LA LIBERATION de 1945. Pour une transformation sociale de progrès qui prenne en compte les revendications salariales, sociales et populaires et les satisfasse.

 

 

De la cohérence au culte

 

L’OTAN est l’expression militaire d’un mode de production et d’échange de classe.

 

Qui n’intègre pas ça ne peut que trouver des raisons psychologiques aux personnalités et groupes dirigeants de conflit et de guerre. Et s’en tenir là, c’est-à-dire se priver consciemment, volontairement, ou pas de solutions possibles à la Paix et au Développement humain.

 

Les Rapports dialectiques sociaux entre Action et Réactions, contiennent évidemment des éléments de psychologie, liés aux qualités propres de l’humanisation, du galet aménagé à la production numérique et automatisée, du clan à la mondialisation généralisée,  mais il est illusion de séparer, de dichotomiser les conditions et causes matérielles des conditions et causes psychologiques  qui en découlent.

 

Le psychique découle d’un mode de travail, d’organisation du travail, de production et d’échange qui s’influencent mutuellement dans le mouvement, le processus, les progressions et les régressions dans la progression quantitative et qualitative des modes de production, leurs accumulations primitives puis complexes en unité de mouvement et de strates, et leurs sauts micros et macro de qualité.

 

La recherche de cohérence est propre, historiquement, dans l’histoire, à tous les grouppes dirigeants, mais aussi aux entités humaines en constitution et constitués et en mouvement, dans la relation despotisme gestionnaire lié au despotisme de groupe et de classe, dans leur rapport provisoire vital entre peuple et pouvoir. Mais son contraire existe et les contraires ne peuvent exister les uns sans les autres, ils sont l’expression du mouvement et constituent le mouvement.

 

A la recherche de la cohérence s’oppose donc la destruction de cohérence et ce qui va de pair, la destruction relative ou absolue (on n’y est pas encore…) de coopération et la destruction de coopération s’exerce et se vérifie dans les sanctions exercées par le capital contre les nations qui s’oppose à la cohérence globale du capital ; c’est-à-dire la constitution de classe des peuples dans son expression actuelle, entre autre, rencontre les sanctions comme mode d’existence, contre le développement des peuples et historiquement aujourd’hui dans la compétition entre USA et Chine au détriment de la Chine.

 

Les sanctions du capital dans les compétitions mondiales séculaires ont constitué et constituent et constitueront un catalyseur de la guerre d’Ukraine et des guerres en général, mondiales et régionales qui ne peuvent que se mondialiser jusqu’au nucléaire militaire (Ah ! vive le nucléaire civil contrôlé et sécurisé et la fusion d’ITER et autre, factrices de Paix ! ) si nous ne les arrêtons pas radicalement et progressivement, générationnellement. Lenteur et rapidité son contradictoires mais fécondes en unité.

 

« Toute résistance doit etre sanctionnée », et il ne manque pas de prétextes de à la sanction puisqu’il ne manque pas de raisons d’affaiblir l’adversaire au lieu de coopérer solidairement au developpemnt commun.

 

Du clan à la mondialisation en passant par la constitution des nations, leur vieillissement en ce qui concerne les nations initialement industrialisées et leur obsolescence mondiale, la recherche de cohérence populaire et de classe ( contradiction, vous avez dit contradiction ?) sur les peuples, la cohérence populaire et de classe est passée historiquement par le rassemblement autour d’un chef et d’un groupe dirigeant, le comble historique en ayant été le culte de la personnalité du Führer.

 

Le culte de la personnalité est un terme très juste employé par Khrouchtchev, dans ses limites propres et collectives, et c’est la non-application jusqu’au bout de ce mauvais principe qui lui a valu paradoxalement la perte du pouvoir.

 

La liquidation systématique massive par Staline et son groupe restreint et de plus en plus restreint « autour » de lui, des opposants communistes comme des opposants s’appuyant sur la religion et-ou les « traditions », a usé contre cet esprit de recherche de cohérence sociale populaire.

Le stalinisme n’a pas éliminé la construction sociale solidaire et cohérente, mais l’a fait régresser. Le siège de Leningrad et la victoire de Stalingrad et de pair l’autogestion militaire contre le centralisme stalinien, sur le nazisme, mais aussi tant et bien de recherche scientifique et sociale fondamentale et appliquée de progrès Micro dans et malgré un mouvement Macro malade, sont un témoignage de la construction populaire contre la dictature anticommuniste de Staline. Quand la Révolution se gèle, le passé reprend la main. Lénine l’avait pressenti dans ses testaments écrits et oraux. Le bonapartisme en est un autre exemple. Triste est de penser l’incapacité, compréhensive mais non excusable, face à l’adversaire-capital et le fascisme, de discerner et condamner la régression stalinienne. Mais que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre !

 

De la recherche de cohérence à la glorification de son incarnation par un groupe et un homme, au culte de ce groupe et de cet homme (à observer la féminisation très relative actuelle de ce phénomène), il est une pente séculaire, millénaire de la société de classe et de ses tentatives de substituts non accomplis dont ils sont en partie le reflet, le mort saisissant le vif.

 

J’en arrive au respect et non le culte d’un responsable comme l’a été Waldeck Rochet qui a su essayer de s’en prémunir au profit des développements culturels personnel et collectif général (Exemple de la sa promotion du CC de 1966 d’Argenteuil, entre autres) et particuliers, un particulier de la transformation sociale en santé étant de constituer les militants en tant « qu’ingénieurs » de la transformation sociale nécessaire, continu et quantique, au développement humain. Il l’a sans doute payé en partie de sa santé et de sa vie. Il y a tant d’autres exemples à donner, tel ceux à la même ou d’autres époques, connus ou inconnus. J’ai cité précédemment celui d’Henri Jourdain entre autres ; les militants en tant «qu’ingénieurs » de la transformation sociale nécessaire en relation réciproque avec toute la société et ses contradictions simples et antagoniques, c’est-à-dire les humains qui la constituent, en entités particulières et mondiale.

 

Dans l’intrication des crises, de la Santé à l’Energie en passant par l’eau et le climat etc. et l’opposition à leurs remèdes, opposition contenue dans le système d’accumulation A-M-A’ et l’achat de la force de travail qui la permet, il y a une tâche de cohérence et de coopération à développer dont l’équipement militaire mondialisé, à outrance du pouvoir fascisant et fasciste ukrainien contribue au rejet bilatéral de la négociation possible provisoire et ouverte au long terme. C’est au peuple ukrainien, les peuples ukrainiens qu’il faut confier leur identité processuelle et leur développement commun dans le développement mondial, ce que ne peuvent faire ses responsables irresponsables actuels, en l’état actuel, pas plus que l’oligarchie russe qui a déclenché l’affrontement militaire direct, son affolement malgré ses apparences de maîtrise, et son enchaînement et déchaînement.

 

"Quatre ans", à l’instar possible de 14-18 ou 39-45,  de guerre politique, idéologique, économique et militaire ou la défaite d’un des deux belligérant ou plutôt des belligérants mondiaux à l’initiative, portent une accélération inouïe de la dégradation climatique et de la régression de la transformation possible vers un mode de production et d’échange basé aujourd’hui sur le critère de gestion P/C contenant l’incapacité de répondre aux besoins sociaux, leur développement-complexification nécessaire et leur condensification incontournable sans laquelle le développement-complexification de croissance est impossible, et sa mort programmée.

 

"Quatre ans" de dégradation, mais aussi et contradictoirement, d’une maturation des possibles de progrès sociaux, scientifiques, culturels, techniques, psychiques, si nous nous en sortons vivants, en partie ou en totalité relative…… Surmonter les catastrophes dans la catastrophe.

 

Rappelons ici notre recherche processuelle dans la prise de pouvoir sur « l’argent » à travers un nouveau critère de développement processuel vers l’abolition-dépassement (aufhebung) du capital : le critère processuel possible VA/CMF, concept issu de la recherche économique marxiste de régulation systémique, antichambre dans la crise générale du capital et de son système, de la mise en commun des efforts humains, « matériels et moraux » ; un communisme appropriateur en santé par les femmes et les hommes, leurs existences en croissance de différence et de condensification commune et globale, leur transformation animale en sublimation concrète de fonction, de production de subsistance ; appropriateur en santé de la terre dans l’univers réel et imaginé.

 

Pierre Assante. 18/01/2023 05:10:36.

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16 janvier 2023 1 16 /01 /janvier /2023 06:39

 

Henri Jourdain. Argenteuil 1966.

Pratique économique et rapports humains

 

La tenue et le contenu du comité central de 1966 d’Argenteuil sur « les problèmes idéologiques et culturels » témoignent de l’effort de Waldeck Rochet d’approfondir de façon continue et quantique l’analyse de la société et les conditions de sa transformation progressiste afin de poursuivre le processus de l’humanité, dans le cadre des responsabilités nationales et internationales qui étaient les nôtres alors, en santé suffisante pour procéder, pour vivre.

 

Les transformations inouïes de la société de cette époque comme leur poursuite de façon à la fois exponentielle dans les possibles et limitée dans les conditions d’organisation du mode de production et d’échange, en proche fin de parcours historique, ont favorisé de telles réflexions et de telles perspectives, de telles prémices d’éclaircie de la conscience révolutionnaire.

 

Cet effort a été gelé, relativement, dans la période du secrétariat de Georges Marchais, pour des raisons tenant au parti et à sa personnalité, mais évidemment en rapport réciproque, à la rapidité de transformations sociales non maitrisables. Ce qui ne veut pas dire que plus rien ne s’est fait dans cette période, mais que ce qui s’est fait ne coïncidait plus suffisamment avec les besoins de comprendre et de s’instruire collectivement pour com-prendre les évolutions quantitatives du monde humain et ses besoins de qualité nouvelle en gésine dans la qualité ancienne en transformation elle-même.

 

Respecter la personnalité et l’action d’un responsable communiste et céder à sa glorification commémorative sont deux choses différentes, qu’il sied de différencier, pour considérer les difficultés et les erreurs collectives et les surmonter.

 

Le contrepied de l’effort de années 1960, qui ont abouti aux « évènements de 1968 » et eux-mêmes à une relance de la réflexion théorique, c’est cela le gel relatif mais réel des années successives, ici et ailleurs.

 

Des relances  de cet effort théorique, on les retrouve dans le « Manifeste de Champigny » de 1969 qui tente de tirer enseignement de 1968 ; ou dans le conseil national sur « Les intellectuels, la culture et la révolution » de 1980 (1), ou le colloque sur l’autogestion de la même année, qui soulignaient le processus de désindustrialisation en cours, de concert avec les reculs culturels ; ou encore plus dans les injonctions prémonitoires de Paul Boccara et de Philippe Herzog contenues dans les cahiers du communisme de d’avril 1982  -immédiatement « démenties » par les cahiers de mai 1982 et ses « nouveaux rédacteurs » ; et encore dans le 24ème congrès, sur les menaces que faisait peser l’inaccomplissement économique du programme commun et ses conséquences dans les rapports avec le parti socialiste et le gouvernement à participation communiste.

 

Dans la richesse des débats de ce comité central de 1966, préparé avec minutie et opiniâtreté, je voudrais souligner l’intervention d’Henri Jourdain (2) et l’attention qu’il portait aux avancées théoriques promues par les travaux de recherche de Paul Boccara (3), ainsi que celle de Guy Besse ; Et souligner aussi les avancées contenues dans la « Résolution » finale et dans les « conclusion» de Waldeck Rochet, malgré les limites relatives au moment historique.

Le débat communiste empêché anti démocratiquement dans le parti lui-même et au détriment des réflexions de Waldeck, sur et dans les « évènements de 1968 » sur la nature et le rôle de la classe ouvrière et la diversité du salariat, sur les rapports sociaux et la production, est un point essentiel des retards successifs s’ajoutant au retard « naturel » de la conscience sur l’évènement au présent.

 

« … Mais je veux encore souligner, dans cette rubrique « métier », un problème décisif, car il s’agit de notre conception du travail philosophique. Au lendemain de la guerre, les hommes de ma génération se sont retrouvés sans maître : Politzer, Feldman, Solomon avait été fusillés, Mougin meurt peu après. Il est impossible à ceux qui ont aujourd'hui 25 ans de mesurer ce que cela signifie. Car en philosophie comme en physique ou en biologie les « écoles » sont irremplaçables. Il est important que le parti mesure lui aussi ce qu'une telle situation à représenté pour nous, dans une Université de guerre froide. Dans les conditions si dures des années 1950, au dehors et au-dedans, et quoi qu'il en soit des erreurs commises, erreurs que de telles conditions rendaient d'autant plus tentantes et plus dangereuses -dans les temps difficiles les erreurs ne pardonnent pas-  il était malaisé au parti de distinguer ce qui maintenant peut et doit être distingué avec rigueur : je ne dis pas séparé, je dis distingué : le travail au jour le jour, la polémique suscitée par le combat quotidien et la recherche fondamentale.

Une telle recherche et je parle pour tous mes camarades philosophes n'a évidemment pas de rapport direct à l'activité politique. Elle demande beaucoup de temps et de patience et on ne peut prévoir ce qu'elle donnera. Il faut ici que le philosophe comme tout autre chercheur se forge les instruments conceptuels que nul n'a élaboré avant lui : tout n’est pas consigné dans les livres. Chercher ce n'est pas commenter, ce n'est pas illustrer, c'est chercher. C'est long, et il faut savoir ne pas manger le blé en herbe. Il faut savoir perdre du temps pour gagner du temps …. »

Guy Besse, Cahiers du Communisme. Mai-juin 1966. Page 182.

 

Quant à la contribution d’Henri Jourdain, en voila un extrait pages 73-74 (4) :

 

" ......................

 

............... "

NOTES.

 

(1) Il n’y a rien de purement romantique et d’exaltation en soi et pour soi dans ce terme de « révolution ».

 

(2) Je note au passage les différentes références positives aux concepts contenus dans les travaux de l’ouvrier Henri Jourdain dans la thèse d’Yves Schwartz « Expérience et connaissance du travail » (Editions Sociales 1988, pages 207, 264, 289, surtout 339-340 et suite, 354. L’APST et les concepts ergologiques ont besoin à mon sens de se relier à ces références pour conserver leur opérationnalité et leur rationalité non dogmatique.

 

(3) Travaux de Paul Boccara poursuivis, au-delà de l’analyse du CME, dans l’analyse de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, les critères de gestion (VA/CMF), la SEF et les droits du travail correspondants, les Fonds démocratiques , les crédits sélectifs, les DTS, les réformes monétaires du local au mondial (FMI) radicales et progressives et révolutionnaires… avec et dans la commission économique du PCF et l’école néomarxiste d’économie de régulation systémique qu’il a créée et promue.

 

(4) Remarque sur le marxisme léninisme. Lénine, Oulianov,  critiquait et s'autocritiquait, dans un "bilan de fin de vie", la russification excessive du mouvement ouvrier. Il s'agit de replacer son œuvre de façon critique dans son cadre historique et géographique pour en poursuivre l'expérience en santé dans le nôtre, différent et semblable sur le plan des rapports de classe encore plus "concentrés", mondialement, et sur le plan d’une analyse dépassant les conditions d’échec et de drames, de tragédie d’une expérience de libération de l’achat de la force de travail, de la division sexiste et de classe du travail, et de l’aliénation du produit et des gestes du produit de l’homme producteur. De l’aliénation et de la mise en danger du développement humain, de la personne humaine, à la fois socialement autonome et dépendante, contradiction féconde.

Le retrait de la référence au marxisme léninisme lors du XXIIIème congrès (1979, rapport de Paul Laurent) au profit du "socialisme scientifique" a laissé plus de vide que de "correction" des erreurs réelles. Il a laissé d'autre part en plan le débat collectif social sur une conception du monde en rapport au développement-complexification des besoins et progrès nécessaires de la société humaine et de la personne humaine. Il n'a contribué en rien au débat (et à l’adhésion politique au parti) entre tenants du matérialisme dialectique et croyants, lesquels peuvent faire leur un mode de pensée s'en rapprochant dans la pratique sociale tout en conservant dans un tiroir mental à part, leur vision propre, comme tout un-e chacun-e et en mouvement, contradictoirement.

En mouvement dans les mouvements du mouvement global de la société humaine et de conscience de la nature sur elle-même que l’humain constitue, en progression et en régressions incluses dans la progression vitale, universelle, sinon mortelle.

DIXI ET SALVAVI ANIMAM MEAM

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 10:38

 

ECONOMIE &POLITIQUE. Numéro 820-821

(novembre-décembre 2022)

TRAVAIL, EMPLOI, QUELLE REVOLUTION ?

 

 

éditorial

actualité • france

actualité • europe

actualité • monde

des luttes immédiates au projet communiste

controverses

dossier : Travail, emploi, quelle révolution ?

formation et théorie

 

LE SITE D'ECONOMIE & POLITIQUE : https://www.economie-et-politique.org/

 

VOIR DU BLOGUEUR, TROIS SCHEMAS A EXPLIQUER :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/schemas-a-expliquer-mutuellement-reciproquement-en-rencontres-communes.un-programme-populaire.html

 

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13 janvier 2023 5 13 /01 /janvier /2023 12:30

 

la régulation systémique

SCHEMAS A EXPLIQUER

mutuellement, réciproquement, en rencontres communes...

 

"La valeur sans dimension achevée

c’est la productivité positivée". P.A.

 

 

1) UN PROGRAMME POPULAIRE

2) TROIS SCHEMAS

3) VALEUR SANS DIMENSION

 

 

1) UN PROGRAMME POPULAIRE

Du cycle d'accumulation du CAPITAL, sa suraccumulation-dévalorisation et la crise de civilisation, la crise des besoins sociaux en compexification-condensification nécessaire, VERS le COMMUNISME, en passant par le processus de prise du pouvoir économique ET POLITIQUE sur l'ARGENT-CAPITAL (SEF, DTS, CREDITS, Production monétaire, FONDS, DROITS  DU TRAVAIL), AUTOGESTION ERGOLOGIQUE de la PERSONNE humaine et des ENTITES humaines, de l'entité globale HUMANITE, politique-gestionnaire-marché.

 

 

2) TROIS SCHEMAS

 

1.

2.

3.

 

 

3) VALEURS SANS DIMENSION

 

La productivité doit développer les valeurs sans dimension.

C’est-à-dire des valeurs libérées de la mesure du temps de travail, mesure propre au capital dans son cycle A-M-A’ conduisant sa crise de suraccumulation-dévalorisation, et qui réduit le processus d’humanisation à son plus petit commun dénominateur, c’est-à-dire au néant.

 

Dans les systèmes passés, une minorité a joui d’une activité détachée de la valeur marchande et développant les valeurs sans dimension. Le résultat en est connu dans le développement de la culture pour elle-même et du savoir pour lui-même et leur usage pratique de développement de l’humanisation dans et par son développememnt industrieux, depuis la préhistoire jusqu’à une société marchande finale remettant en cause cette humanisation.

 

La culture pour elle-même et le savoir pour lui-même, cela est fini dans le règne du capital. Crise systémique et crise de civilisations sont bel et bien liées. Dans et par la négation des valeurs sans dimension.

 

Le capital procède par lui-même à sa propre négation et à la négation des valeurs sans dimension. La négation de la négation, c’est à dire la positivation et le dépassement passe par un lien organique entre productivité et valeur sans dimensions. Il ne s’agit pas là d’un paradoxe mais de la résolution d’une contradiction entre deux forces antagoniques qui portent pourtant ensemble un processus de progrès ou de destruction, selon comment les êtres humains orientent le rapport entre productivité et valeur sans dimension, donc leurs rapports entre eux-mêmes.

 

Productivité et valeurs sans dimension contiennent leur propre dépassement : l’activité libre, le développement-complexification en santé de l’appropriation progressive et infinie de la pensée sur l’univers ; pour notre espèce et pour tout processus infini, continuité et quanta matériels de la pensée : conscience de la nature sur elle-même.

 

Dans les luttes sociales de toutes sortes s’insinuent par petites doses inaperçues, ce processus d’unification-dépassement du conflit productivité/valeur sans dimension. Le faire grandir est possible, malgré les apparences de l’utilité immédiate des décisions et comportements.

 

La valeur sans dimension achevée c’est la productivité positivée.

 

Pierre Assante. 17/02/2022 03:44:35.

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 08:39

 

1. Catherine MILLS :

La dichotomie économique/social

 

2. La « réforme »

des retraites.

 

3. Tout changer

pour que rien ne change

 

La lutte sur les retraites, comme sur l’ensemble et contre l’ensemble de la politique du capital et de sa crise générale passe par l’introduction massive des conditions du dépassement du système économique et social qui l’induit.

 

Catherine Mills démonte et démontre dans « La protection sociale, pour un nouveau développement économique et social », Delga, 2022,  sur quelles théories reposent les politiques libérales et leur généralisation mondiale.

Ceci sur la base des analyses de « l’école économique néo-marxiste de la régulation systémique » de Paul Boccara.

 

Ces théories sont reprises dans un article « d’Economie & Politique » de Juillet-Aout 2022 N° 816-817.

 

Les différentes théories, expérimentées par le capital depuis de nombreux mandats présidentiels, entre autre de Giscard d’Estaing et la trilatérale à Macron, et les forces sociales conservatrices de tous ordres, équivalent à tenter d’aménager le capitalisme sans en toucher les fondements.

 

Je renvoie au chapitre 1 de son ouvrage « Analyse théorique : « le social dans la théorie économique dominante » : 1 La dichotomie entre le domaine des lois (économie) et le domaine de l’humain (social). 2.La deuxième forme de la dichotomie : la séparation entre le domaine du marché et le domaine du hors marché. 3. La troisième forme de la dichotomie concerne la coupure entre le domaine du solvable et le domaine du besoin.

 

Les trois formes de dichotomie peuvent se résumer à mon sens à comment tenter de résoudre les contradictions du système par diverses formes d’aides ne touchant pas au profit, au critère P/C, c’est-à-dire par des formes « nouvelles » élaborées et complexifiées d’une forme de charité de l’Etat capitaliste monopoliste ;

 

  • Dans une mondialisation capitaliste financiarisée et numérisée, algorithmisée, avec toutes les formes « nouvelles » de domination qu’elle permet.

 

  • La mondialisation n’est pas en elle-même à condamner, c’est sa forme capitaliste avancée qui induit la crise de civilisation.

 

Le processus de mondialisation est une nécessité pour le processus d’humanisation généralisée, forme en croissance vitale de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme, parmi tant d’autres formes existantes dans l’univers. Notre système solaire est loin d’être apparu comme premier dans l’univers connu que nous révèlent encore les télescopes spatiaux, entre autres observations scientifiques micros et macros. Il manque à ces observations les capacités unificatrices de la dialectique matérialiste non dogmatique.

 

La « réforme » des retraites, comme les autres reformes Macron et les réformes ultralibérales dans le monde sont l’équivalent de ce que désignent Tancrède et Le Prince Salina dans « il gattopardo » : « Tout changer pour que rien ne change », c’est-à-dire que l’aggravation de l’exploitation de l’homme par l’homme dans des système et sous-systèmes successifs soit supportée par les victimes des systèmes successifs d’exploitation de l’homme par l’homme. De l’usage privé de soi par l’autre, de sexe et de classe intriqué.

 

Cette années 2023 peut être décisive dans la suite du « réarmement » objectif et subjectif des luttes, de leur contenu pour une transformation radicale, générationnelle et qualitative de l’organisation de la société humaine, ses coopérations et solidarités et sa cohérence, dans la diversité, et la dépendance-autonomie de la personne humaine et des entités humaines.

 

Pierre Assante. 11/01/2023 08:10:32.

 

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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