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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 16:26

PCF/Présidentielle: Le débat est lancé

Fabien Roussel a présenté le rapport introductif à la session du Conseil national du 30 janvier. Extraits.

…..Il aborde ensuite la préparation des échéances électorales de 2021 et de 2022, les départementales et régionales (voir la résolution) puis les élections présidentielle et législatives.
Le bilan du quinquennat est très lourd : chômage, pauvreté, production dévitalisée, recul démocratique, renoncement en matière de climat, d’exception culturelle, d’égalité homme/femme : « La nation française se sent humiliée par la destruction de ses capacités productives, sa perte de souveraineté, le mépris des possédants. » Et dans le même temps, la gauche est très affaiblie.
« Qu’est ce qui empêche aujourd'hui la construction d’un grand rassemblement populaire, un front populaire, l’union du peuple pour arracher des victoires ? C'est justement le rôle du Parti communiste français de s’attaquer à cette réalité. C'est son rôle d'œuvrer à une alternative progressiste, à construire cette union populaire, dans l’action. Et pour cela, il doit retrouver son influence, reconquérir son électorat, retrouver sa force pour qu'elle serve à construire les rassemblements les plus larges, dans les luttes, comme dans les autres échéances, je pense en particulier aux législatives qui constituent une échéance majeure. »
Le débat ne peut se réduire à battre Macron et Le Pen, « car le formuler ainsi ce serait s'enfermer dans le scénario que le pouvoir veut imposer. Bien évidemment, la question de l'alternative ne peut être évacuée et jamais notre parti ne s'est engagé dans une bataille pour témoigner. La question qui nous est posée est précisément de se donner les moyens que nos idées entrent en grand en dialogue avec la société française pour élever le niveau de conscience, pour créer les conditions d'une alternative de gauche avec un PCF renforcé en son sein. Dans ce contexte de crise aigüe, de doute populaire, il y a besoin d’espoir autour d’un projet et c’est ce que nous voulons faire en portant un projet communiste, féministe, écologiste, pour reprendre le pouvoir sur l’argent. La question est donc bien de donner de la force à ce projet et de lui donner de la force au sein de la gauche ! »
Le PCF a un rôle à jouer, une ambition pour la France, pour la gauche. Rassembler pour gagner les élections législatives. Et la présidentielle ? « Elle constitue, qu'on le veuille ou non, un temps majeur du débat politique dans le pays. »
Le PCF va « engager le débat et se préparer à ces échéances présidentielle et législatives, comme décidé par les communistes lors de leur dernier congrès. Et c'est une discussion approfondie que les communistes doivent mener en toute souveraineté. C'est la raison pour laquelle nous devons travailler avec soin les moyens démocratiques exceptionnels dont nous nous dotons dans le contexte si particulier lié à la pandémie. »

C'est l'objet de la conférence nationale dont l'objet ne peut se réduire à candidature communiste ou pas, et avec quel candidat.
« Si le Parti prend cette décision importante de présenter un ou une candidate en 2022, elle doit être issue d'une large réflexion de tout le Parti, des cellules et sections jusqu'à la conférence nationale, sur le sens d'une telle candidature, sur les contenus qu'elle doit porter, sur les électeurs et les forces qu'elle entend mobiliser, sur les objectifs que nous nous fixons, dans chaque département, sur les législatives. »

Un bel exercice démocratique en perspective, estime Fabien Roussel qui propose, le jour de cette initiative, « de réunir 1 000 délégués pour cette conférence nationale, à parité, j’y insiste. 1 000 délégués c’est un exercice démocratique ambitieux dont l’objectif est d’associer le plus de communistes à la réflexion. Au lieu de nous réunir à Paris, nous proposons d’utiliser les sièges des fédérations qui pourront accueillir, dans toute la France, les délégués de chaque département. Nous serons la seule force politique à réussir cela et à donner de la force à nos choix, à nos idées. »
Dès à présent, un appel à candidatures est lancé. (…) J'ai déjà dit au Conseil national mon point de vue sur le sujet. J'ai même évoqué ma réflexion sur le rôle que je pouvais assumer si nous décidions de présenter un candidat, comme je le crois nécessaire. Je confirme ces réflexions et vous informe en toute transparence que je répondrai à l'appel à candidatures tel que le propose notre projet de résolution. »…..

CLIQUER : Lire le rapport de Fabien Roussel dans son intégralité.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 08:27

 

DIALECTIQUE.

PARTIS et RUPTURE CONTINUE et DEVELOPPEMENT-COMPLEXIFICATION DE MAINTIEN EN VIE.

 

Un parti qui ne développe pas une pensée sur le mouvement dialectique de la nature, de la société, de la représentation mentale du réel, qui ne développe pas en son sein une pensée dialectique ne peut être un parti communiste ni au présent ni en devenir.

Développer, ce n’est pas acquérir une conception finie du mouvement, c’est desceller dans le mouvement la rupture permanente qui constitue la continuité du mouvement. Un mouvement qui se développe est un mouvement qui se complexifie à l’infini, c’est le mouvement de la nature dans laquelle le mouvement de la société et ses infiniment petites ruptures dans les infiniment grandes ruptures forment cette continuité de développement.

La mort, les morts de toutes les sortes et formes du mouvement de la matière, c’est le moment micro et macro historique de non dépassement des contradictions qui ont formé le mouvement particulier « fini », dans le mouvement infini général, sans fin des unes et de l’autre et dans lequel tout est conséquemment et aléatoirement conséquent de l’histoire du mouvement particulier ET (et non OU) global.

Le capitalisme a réussi cette double performance, étouffer la contradiction antagonique de son propre mouvement au fur et à mesure qu’elle se développe et grandit : c’est cela le mouvement possible vers la mort de la société humaine, son arrêt de rupture et de complexification.

Cette performance est permise par l’étouffement de la pensée dialectique et donc de la pensée marxiste, non au sens de la pensée institutionnelle de parti, mais du mouvement de rupture-continuité du marxisme qui représente et EST la pointe-naissance avancée de la conscience du mouvement de la société sur elle-même et de la nature sur elle-même.

Cet étouffement est aussi et dans un même temps l’étouffement de l’œuvre de Marx et de « l’école marxienne de pensée ». Les hommes qui animent cet étouffement comme ceux qui le combattent sont habités des mêmes contradictions (lire le bref "jugement" de Marx de la condition de l’exploité et de l’exploiteur dans les Manuscrits de 1844)

Les « Bons et les Méchants », vision développée par le capital dans tous les domaines de jugement social et individuel en unité, constitue la négation d’une vision et d’une visée dialectique au service du développement-complexification de la société, dans tous les domaines, rapports entre personnes, entre institutions et entités, entre capital et travail ; ET dans les arts et le « spectacle et l’art » qui de libérateur, d’Eschyle à Shakespeare, de Bach à Beethoven et Chostakovitch etc., devient à l’instar de la religion, l’opium du peuple. A fois libérateur et opium dans le mouvement contradictoire de développement-complexification. Sachant que toute forme de mouvement, y compris dans la religion datée et dépassée, contient son contraire, ce que « démontre » Ernst Bloch par exemple dans son « Müntzer » et son histoire de la guerre des paysans allemands du XVIème.

Si vous voulez avoir une vision de la rupture dans la continuité, écoutez et analysez la musique dite classique, et celle du XIX-début du XXème. A l’opposé de la répétitivité-réduction de celle du spectacle d’aujourd’hui, reflet de l’étouffement de la pensée dialectique. Mais étouffement non accompli évidemment, donc encore développement contradictoire : « tant qu’il y a de la vie… ». Dans cette musique développée « classique », la rupture-continuité est à mon sens l’est, particulièrement développée. Ce qui lui donne  étonnement, attractivité et possible liberté permanents.

En formation-développement sociale, en économie politique et en politique tout court, comme en art ou en philo, ce n’est pas en « suivant le peuple » pour s’assurer des majorités politiques, que peut se rendre utile et sainement efficace, un parti. Ce suivisme, est un blanc sein aux forces conservatrices de l’état présent de la société sensées être combattues. La conception d’un parti interprète conscient du processus social sur lui-même n’est en rien conservatrice et ne remet pas en cause la vision et l’action la plus large possible du mouvement contradictoire et de l’infinité des contradictions qui animent un mouvement-complexification de vie sociale, un peuple, les peuples, et l’appropriation saine de l’univers par une espèce pensante constituant le mouvement de conscience de la nature sur elle-même. N’en déplaise au marxiste estampillé de l’histoire passée et présente des conservatismes et de la réaction au progrès.

Comprendre le développement-complexification du travail dans le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, et celui de l’activité de la personne humaine dans ce développement complexification est une condition unie aux autres conditions, la condition du développement complexification de la production économique entre autre.

Qu’on soit chercheur, économiste ou philosophe, ouvrier, employé, artiste etc. la condition du développement social en nous-même et en soi-même, de la pensée dialectique est une condition première de la poursuite du processus d’humanisation continue, donc de ses ruptures micro et macro en unité.

Pierre Assante. 02/02/2021 07:35:39.

Cet article fait suite à :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/remarque-6.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:32

STATISTIQUE DU BLOG DE JANVIER 2021

 

Janvier 2021

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Pages les plus visitées en janvier 2021 :

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http://pierre-assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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29

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/affichage-creons-une-securite-d-emploi-et-de-formation.html

24

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 22:43

 

Ce texte a été publié à part sur ce blog

une première fois

le 28 janvier 2021

REMARQUE 6.

 

Sur le concept « d’usage de soi par l’autre et d’usage de soi par soi » du professeur Yves Schwartz : l’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre, les autres : une transformation qualitative de l’usage de soi par l’autre. Il y a dans l’usage de soi par l’autre déjà un usage de soi par soi. Il s’agit de « faire coïncider » les deux. Cela suppose que coïncide aussi mode de production et d’échange ET usage de soi basé sur le développement de soi dans le développement de toute la société. L’aliénation de l’activité de travail, de l’activité humaine dans l’échange-accumulation « Argent-Marchandise-Argent’ » réduit les capacités humaines de produire les biens matériels et moraux nécessaires au processus continu d’humanisation d’appropriation en santé mutuelle de d’univers par l’homme. S’il y a crise et cris de subsistances, d’économie et de civilisation c’est justement parce qu’il y a contradiction  antagonique dans les forces en mouvements, à l’intérieur de la société et à l’intérieur de soi-même, parce que le développement des forces productives dans le capitalisme trouve ses limites dans le développement de la personne qu’il aliène.

En ce sens l’économicisme est un avatar taré, vicié des savoirs et des pratiques économiques eux-mêmes aliénés. La critique marxiste de l’économie politique et ses développements dans ce qu’on pourrait appeler « l’école de Paul Boccara », entre autre, est une fenêtre ouverte vers un dépassement du mode de production et de l’aliénation du travail et du produit du travail humain, de la personne et de la société.

L’ergologie de « l’école d’Yves Schwartz » est un « champ » où l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail entre en contact nécessaire avec les conditions de libération de la personne humaine, de l’activité humaine et de la production matérielle et morale en unité dans le processus de l’humanité. La crise économique d’accumulation-dévalorisation du capital est celle de l’aliénation de l’activité humaine dans l’achat-vente de la force de travail. Son dépassement passe par un processus de sécurité d’emploi et de formation allant vers l’abolition de cette vente-achat. Et par les droits du travail et l’usage des moyens d’échange qu’est la production monétaire subissant le dépassement, les transformations qualitatives équivalentes.

Il n’y a pas scission  entre production et consommation, même dans le capitalisme, mais il y a contradiction espaço-temporelle issue de la contradiction entre usage de soi par soi et usage de soi par l’autre basé sur l’accumulation non communiste. Les moyens de survie et de développement s’ils sont aléatoires, dépendent aussi de l’intervention humaine consciente sur elle-même. Que la consommation soit différée dans une société et dans l’activité de la personne, cela est à la fois évident et incontournable dans une société développée, ayant dépassé la condition animale de consommation directe de la nature, sans transformation par le travail. Mais le processus de production-distribution-consommation est un processus qui « fonctionne en unité » et qu’il faut regarder de haut pour voir un mouvement global de production, qu’il constitue (1) et qu’il faut libérer de l’aliénation du producteur par l’aliénation de ses produits et des gestes physiques et mentaux en unité de la production de ses produits. L’unité reconstituée contre une « scission » consiste au besoin de travail lui-même qui est une consommation elle-même. Evidemment il s’agit d’un travail libéré du profit capitaliste et de l’usage de soi par l’autre qui lui correspond.  Et il s’agit d’un travail non conçu par un usage  des muscles, des nerfs, du cerveau, du corps-soi « hors société », hors motivation, hors autonomie et autogestion, hors inventivité humaines. Ce « hors » est une vision de l’esprit car il n’y pas d’activité humaine « hors », mais il y a activité humaine à libérer de l’aliénation.

Pierre Assante. 28/01/2021 06:56:48.

(1) dans lequel il y a évidemment consommation et distribution « en cascade » et en cycle de production-consommatrice et de consommation productrice dans le cycle de production. Dans ce cycle, il y a la totalité de l’activité humaine. Si l’on dit que l’économie intervient en dernière instance ce n’est pas par une primauté économique temporellement absolue qu’il s’agit, mais une unité des activités dans laquelle les « moyens » interviennent en dernière instance et en unité dans le cycle. En « dernière instance » est issue du cycle de production capitaliste où l’économie est confisquée par le capital et ses besoins de reproduction-accumulation pour subsister en tant que base d’un système aliéné et aliénant.

P.S. j'ai toujours envie de finir mes communications par " dixi et salvavi animam meam", « j’ai parlé  pour sauver mon âme », comme me l'a appris "Karl", même si c'est un peu ridicule de ma part...

Photo: installation d'une exposition de Fernand LEGER dans une fête du PCF.

 

Ce texte est extrait de RECUEIL "2034", PAGE 88 : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:55

FAIRE D'ESTAMPÈU

 

Faire d’estampèu :

Prononcer FAÏ-RE D’ESTAMPÈ-OU, avec l’accent sur le « è », dans le parler d’Oc de Marseille, c’est faire du vacarme, de l’agitation colérique vaine et prétentieuse.

Un « estampèu », à l’origine, c’est une empreinte, une estampe, ou un outil pour le faire, ce qui a donné, en dérivant, au verbe « estamper » la signification de « imprimer ».

Faire des « estampèus », c’est in fine, faire de l’impression au sens propre et figuré, physique et mental, de l’affichage pour se faire remarquer soi-même ; d’où le sens dérivé devenu le sens premier : causerie, vacarme, bruit…

Tout un chacun peut sombrer dans la chose, ou non à condition d’y résister, sans renoncer non plus à ce qu’on pense devoir dire et que l’on pense juste, utile et efficace, à soi-même et à tous, collectivement, à tort ou à raison. Sans faire d’estampèus…

Mais « faire d’estampèu » ce n’est pas du tout se tromper, c’est tromper les autres.

Pierre Assante. 30/01/2021 07:47:56.

Post-Scriptum.

«  ...Vous souvient-il du soir où Christian vous parla/Sous le balcon ? Et bien ! toute ma vie est là : /Pendant que je restais en bas dans l'ombre noire,/D'autres montaient cueillir le baiser de la gloire ! C'est justice, et j'approuve au seuil de mon tombeau :/ Molière a du génie et Christian était beau... » Daudet-Cyrano.

« ... j'ai perdu ma vie par délicatesse... » Verlaine.

« …Les perdants ne sont pas inutiles, ils ont leur "fonction". Ce n'est pas nouveau. Voilà des décennies que nous fonctionnons comme cela. Attention de ne pas laisser à d'autres la récolte de ce que nous avons semé. Auquel cas, c'est un détournement de l'espoir et un échec programmé, historiquement prouvé et une expérience amèrement vécue. par les militants quidam sans voix, entre autre. Les perdants ne sont pas inutiles, ils ont leur "fonction"… Dixi et salvavi animam meam ! « (P.A.)

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 06:06

Pierre Ivorra. Réflexions autour de BlackRock.

L’Humanité, 27 Janvier 2021.

 

Le numéro un mondial de la gestion d'actifs financiers ne se prive pas de peser sur les institutions publiques

Paradoxalement, c’est dans les périodes les plus aiguës de crise de la croissance que la financiarisation de l’activité des économies et des grands groupes capitalistes se développe le plus.

Le fonds états-unien BlackRock, numéro un mondial de la gestion d’actifs financiers, autrement dit des placements dans des entreprises et des fonds spéculatifs, en donne une parfaite illustration. Alors que l’économie du pays de Joe Biden et celle de la planète s’érodent en 2019 et s’écroulent en 2020, son portefeuille de titres (actions, obligations, produits dérivés, matières premières…) grossit de 1 250 milliards de dollars, de 16,8 %, passant d’une valeur de 7 430 à 8 680 milliards. BlackRock est très présent dans le capital des sociétés américaines cotées à Wall Street (Apple, Google, Facebook, Chevron, Walmart…), il participe aussi au capital de groupes français du CAC 40 (Air liquide, Bouygues, Publicis, Legrand, Safran, Thales…). Il butine les principales fleurs du capitalisme français et européen.

Le fonds en outre ne se prive pas de peser avec ses confrères anglo-­saxons sur les institutions publiques en rachetant leurs titres de dette. Pour renflouer des entreprises et surtout de grandes sociétés mises en difficulté par les crises économique et sanitaire, et aussi pour maintenir ou booster leur rentabilité, les États à travers le monde ont augmenté en 2020 leur dépendance à l’égard des banques et des marchés financiers, notamment auprès de BlackRock et de ses confrères, en portant le total de l’argent qu’ils leur ont emprunté à 77 800 milliards de dollars, soit presque une année de production mondiale de richesses. Les ressources financières que le capital et les fortunes ne parviennent plus à tirer de l’activité réelle, ils essaient de les soutirer en accentuant leurs activités de sangsues financières.

L’importance des sommes et des enjeux économiques, sociaux, éthiques, politiques sous-jacents a de quoi ruiner toute tentative de riposte : comment imposer d’autres critères à de tels monstres spéculatifs ? Les fiscalités nationales ont leurs limites. Elles érodent la puissance de la finance sans mettre en cause son pouvoir. C’est l’autorité que la possession d’argent donne à ces fonds qu’il faut mettre en cause.

Il s’agit de permettre aux salariés, aux populations et à leurs représentants en France, en Europe et dans le monde, d’avoir prise eux aussi sur les ressources financières et monétaires. Pour faire prévaloir d’autres critères de gestion, sécuriser l’emploi et la formation. Autrement dit, il faut commencer à substituer le partage à l’accaparement.

Pierre Ivorra. L’Humanité, 27 Janvier 2021.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 14:35

 

Renato Di Ruzza, Yves Schwartz.

AGIR HUMAIN ET PRODUCTION DE CONNAISSANCES.

Paru le 21 janvier 2021

Épistémologie et Ergologie

 

Résumé de l'éditeur : 

N’y a-t-il qu’une forme de savoir à reconnaître dans l’Université? Les savoirs dits « scientifiques », légitimés par leur tentative de mettre à distance les séductions, les conflits, les valeurs en débat dans le présent qui introduisent des biais dans les concepts? Ou bien n’y a-t-il pas d’autres formes moins visibles de savoirs, nouées aux exigences de l’agir, que toute activité humaine entraine en produisant de nouvelles configurations dans la vie sociale? Les activités de travail jouent comme un révélateur de cette dualité des formes du savoir, dont la mise en dialogue est absolument nécessaire, si on veut comprendre quelque chose dans la production de la société et dans l’usinage des connaissances. Cette conviction a conduit une équipe, dont participent les auteurs, à créer des dispositifs de formation et de recherche propres à expérimenter ce dialogue. Comment alors retravailler la conception de l’épistémologie sur cette base? C’est le fondement même de ce livre, auquel conduisait l’itinéraire épistémologique des auteurs, l’un en philosophie, l’autre en économie politique. Cet ouvrage s’adresse tant aux protagonistes des activités sociales, qu’aux chercheurs et enseignants soucieux de mieux mesurer les liens à développer entre la production des connaissances et la vie sociale. Ni vulgarisation ni érudition, mais rigueur et respect des lecteurs dans la diversité de leur formation et de leur expérience.

13 €.  Nombre de pages: 138

Lien des Editions : https://presses-universitaires.univ-amu.fr/agir-humain-production-connaissances

Voir aussi un entretien d'Yves SCHWARTZ de TAF sur ce Blog : http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/taf.travailler-au-futur.extrait.yves-schwartz.html

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Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 06:39

 

Denis DURAND : 75 ans après la création de la Sécurité sociale, le besoin d’une nouvelle révolution

 

Économie et politique, n° 796-797, novembre-décembre 2020

Ce numéro d’Économie et politique célèbre le soixante-quinzième anniversaire de la Sécurité sociale. Les assauts dirigés contre les conquêtes de la Libération sont à eux seuls un motif de poursuivre le combat pour leurs principes révolutionnaires mais peut-être les leçons de l’histoire peuvent-elle être une source d’inspiration sous d’autres aspects.

Les transformations révolutionnaires de la Libération ont succédé, en France, à une débâcle politique et morale dont certains traits évoquent la situation politique d’aujourd’hui.

Bien sûr, il faut se garder de toute comparaison hasardeuse. En ce début d’année 2021, les Français ne sont pas, comme en juin 1940, par millions sur les routes de l’exode et sous les tirs de la Luftwaffe. Ce qu’on peut dire, en revanche, c’est que jamais, depuis quatre-vingts ans, le pays n’avait été confronté à la conjugaison soudaine

– d’un choc de portée mondiale venant perturber la vie quotidienne de tous les habitants du pays, sans exception ;

– d’un fléau qui a déjà tué 70 000 de nos concitoyens ;

– d’épisodes où l’État semble défaillant dans sa capacité à assurer la sécurité de la population (affaire des masques, difficultés des premiers tests, lenteur des débuts de la vaccination…)

– d’une chute vertigineuse de l’activité économique (-9,5 % sur l’année 2020, un phénomène absolument sans précédent en temps de paix, avec des conséquences terrifiantes sur le chômage et la précarité). Le tout après des décennies de montée du chômage, révélatrices d’une crise structurelle du système économique ;

– et parfois d’un sentiment d’humiliation nationale en comparaison de pays moins gravement touchés par la pandémie et où l’économie s’est révélée plus robuste.

Il y a bien longtemps qu’une circonstance historique n’avait engendré un tel degré d’angoisse, de défiance et de colère impuissante, terreau fertile pour les rumeurs (aujourd’hui appelées complotisme) et pour les menées d’extrême-droite. Le parti qui caracole en tête des sondages est celui des héritiers directs et revendiqués du maréchal Pétain et de la collaboration, tandis que le désarroi fait cohabiter dans les esprits défiance contre les institutions et tentation de l’union sacrée derrière le pouvoir, quel qu’il soit. Cela facilite les agissements de plus en plus liberticides du pouvoir macronien, qui ressemblent aux signes avant-coureurs d’une crise de régime.

Ainsi, comme il y a soixante-quinze ans, la construction de nouvelles institutions fait partie de ce que devrait être une réponse touchant aux ressorts profonds de la crise du système capitaliste et de la civilisation libérale

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, la sortie d’une longue crise systémique et un rapport de forces politique exceptionnel avaient obligé les capitalistes à accepter l’introduction, dans la régulation du système économique et social, d’éléments contradictoires avec la logique de la rentabilité capitaliste : firmes industrielles nationalisées devenues des modèles de gestion sociale, étatisation des banques centrales et des principales banques de dépôt, différentes expériences de planification… L’instauration de statuts dans la fonction publique et dans de grandes entreprises publiques avait protégé une partie des travailleurs, sous certains aspects et jusqu’à un certain point, de la précarité du salariat capitaliste. La création d’une Sécurité sociale fondée sur un principe communiste – « de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins » – avait été, en France et sous l’impulsion du Parti communiste, la pointe la plus avancée et la plus durable de ces transformations.

Toutefois, les potentialités révolutionnaires de la Libération ne sont pas allées jusqu’à dépasser la logique marchande et capitaliste ; sa domination s’est raffermie à la faveur de la Guerre froide.

La relance de la demande, avec, en Europe, les avances du plan Marshall, et les gains de productivité engendrés par les progrès sociaux et techniques de l’après-guerre ont ainsi donné l’impulsion à un spectaculaire essor de l’accumulation du capital. Toutefois, la dévalorisation stratégique de capital public au service de la rentabilisation du capital privé a fini par perdre sa force propulsive. Bien qu’elle prenne des proportions inégalées dans la pandémie actuelle, l’intervention massive de l’État semble devenue impuissante à concilier la rentabilisation du capital avec le besoin de révolution écologique pour rendre vivable l’interaction de l’humanité avec la nature, avec les besoins accrus de Sécurité sociale pour faire face à l’accélération des dépenses liées aux progrès de la médecine et à l’allongement de la vie, avec le besoin de sécurisation de l’emploi et de la formation pour libérer en chaque habitant de la planète le potentiel de développement et de créativité qui ferait de la révolution informationnelle un progrès de civilisation.

C’est pourquoi être fidèle aux principes de la Sécurité sociale ne peut pas seulement consister à refaire ce qui a été fait en 1945. La crise rend de plus en plus instable, et socialement destructrice, la contradiction latente entre une économie marchande, régie par la rentabilité capitaliste, et des régimes de Sécurité sociale dont la logique profonde impliquerait de s’en émanciper. Il faut donc maintenant mener jusqu’au bout le « travail » révolutionnaire de cette contradiction, contester les critères de gestion capitalistes jusque dans l’entreprise et dans ses critères de gestion, jusqu’à engager le processus d’un dépassement du marché. C’est-à-dire faire irruption dans le sanctuaire du capital : son pouvoir sur l’argent, sur sa création par les banques, sur son utilisation par le patronat et par des gouvernements respectueux de son monopole sur les choix économiques. La violence des événements que nous sommes en train de vivre et de ceux qui se préparent nous y invite, et même elle nous y oblige.

Dans une certaine mesure, les esprits y sont préparés. Dès avant la pandémie, la conscience du péril climatique a rendu populaire le mot d’ordre « changer le système, pas le climat ». Dans les mobilisations de 2019 pour les retraites, les slogans, fait nouveau, mettaient en cause le capital et pas seulement « les riches » ou la seule « répartition des richesses ». Et on se souvient de l’écho éveillé en plein confinement par l’appel « des milliards pour l’hôpital, pas pour le capital ». Dans la campagne pour l’emploi engagée depuis le mois d’octobre par le PCF, on perçoit un intérêt nouveau pour l’objectif d’une éradication du chômage – c’est-à-dire, au fond, d’un dépassement du marché du travail, et donc de toute la logique capitaliste dont il est un ressort central – alors que jusqu’à présent prédominaient davantage l’acceptation du chômage de masse comme un fait irrémédiable (qu’on pourrait se contenter de corriger à l’aide d’un « revenu universel ») ou l’illusion qu’on pourrait y mettre fin sans s’attaquer concrètement, dès aujourd’hui, au pouvoir du capital jusque dans la production et dans les choix qui président à l’utilisation de l’argent (« salaire à vie », « État employeur en dernier ressort »…).

Pourtant, dans le même temps, on doit constater la faiblesse, la division, et parfois le désarroi des forces politiques susceptibles de donner une cohérence révolutionnaire aux contradictions qui ébranlent notre société sous l’effet des événements extraordinaires que nous fait vivre la double crise sanitaire et économique, venant accélérer la crise écologique, la crise politique et l’exacerbation de plus en plus insupportable de toutes les discriminations et de toutes les dominations.

Nul ne peut prévoir quels effets institutionnels vont entraîner ce nœud de contradiction et les convulsions qu’il produit sur toute la surface du globe mais on peut affirmer que la réponse à cette conjonction extraordinaire exigera une transformation du système institutionnel existant, c’est-à-dire une révolution politique.

Le rôle révolutionnaire que le PCF s’est assigné depuis sa création il y a cent ans prend alors une actualité nouvelle pour permettre à notre peuple d’entrer en résistance contre la cause profonde de la situation actuelle : la domination du capital, ses dégâts sur les êtres humains, sur les relations entre l’humanité et la nature, son obsession de la baisse du coût du travail qui a désarmé nos services publics face à la pandémie et qui entretient une crise systémique. La réponse réaliste réside donc dans un effort politique pour faire connaître le projet communiste, but et chemin de la construction d’une nouvelle civilisation. En nourrir le débat avec la gauche non communiste est indispensable pour permettre le rassemblement des forces populaires.

Dans les circonstances présentes, le principal moyen d’y parvenir, comme le 38ème congrès du PCF l’a décidé, est de travailler sans tarder à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle. Non dans le rêve d’une alternance qui naîtrait d’un changement de locataire à l’Élysée mais comme une stratégie persévérante de régénération de la gauche et de consolidation du mouvement populaire dans la perspective de sa prise de pouvoir, dans un essor sans précédent de la démocratie, depuis les luttes immédiates et locales jusqu’à la conquête d’une majorité dans les institutions étatiques et jusqu’à la construction d’une nouvelle mondialisation, de paix et de coopération.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 07:17

 

PCF VICTIME  DE LA CRISE OU REPONSE A LA CRISE ? VICTIME PARTICULIERE DANS UNE SOCIETE VICTIME TOUT ENTIERE ?

 

Le PCF, destiné à être un outil de réponse à la crise générale mondialisé du capital, risque-il, dans l’état des hommes et des forces sociales qui le composent, d’en être une des principales victimes. C’est en tout cas ce que souhaitent ses adversaires arguant de ses reculs depuis des décennies malgré son implantation locale vivante et ses élus locaux et nationaux, par exemple.

Auquel cas il faudrait bien un autre outil pour cette réponse.

- à la baisse tendancielle du taux de profit.

- à la suraccumulation-dévalorisation du capital.

- au besoin de la transformation sociale qualitative qu’elle induit.

- au processus de civilisation que cette transformation demande.

 « …La finance écrase l’industrie… … du moins à son âge classique, l’enrichissement capitaliste pouvait-il mettre à son actif le développement des forces productives du genre humain ; devenant avant tout synonyme d’une frénétique accumulation financière, il rentre dans l’ère de l’absurde. C’est pourquoi le monde du capital universalisé tend vivement à nous enfermer quant à la finalité de notre destin historique dans ce dilemme idéologique désespéré : soit l’acceptation du sens théologique à tant d’égard inacceptable que ne renoncent pas à vouloir nous imposer des religions où ne sont pas rares les dérives intégristes, soit la résignation au non-sens existentiel à quoi incite le cynisme amoraliste qui tient lieu d’âme à la classe dominante…. … Notre destin d’espèce devenu histoire du genre humain a une fin en soi, à la fois seule possible et parfaitement réelle : c’est le plein développement de l’humain… … Très significativement, la crise historique radicale dans laquelle est entré le système capitaliste est en son fond même une crise de finalité : l’accélération à tendance exponentielle des moyens dont se met à disposer le genre humain a pour envers terrifiant une perte généralisée de but humainement partageable ; là est le drame terriblement palpable du XXIème siècle commençant : la pensée marxienne de l’humanisation universelle comme seule fin en soi de notre longue marche est ici de première nécessité… »

Lucien Sève. « Penser avec Marx aujourd’hui ». 2014. Tome III. Chap. « Les catégories ».

Le PCF victime ou réponse, c’est peut-être  l’interrogation qui pousse Sève à poser, dans son tome IV et ses derniers écrits,  d’une autre façon, l’organisation de la prise de conscience des solutions et des processus pour les atteindre (1). Mais il ne s’agit pas pour moi et pour bien d’autres d’euthanasie de l’organisation acquise à l’instar de ce qui s’est passé en Italie avec le PCI, mais de son développement nouveau possible. J’en tiens encore pour ma part, ici et maintenant, à l'organisation d’une force politique interprète conscient du processus inconscient de la société humaine, dans ses entités multiples et diverses, leurs interactions dialectiques, des hommes qui les composent.

Le marxisme ne vit pas de lui-même et pour qu’il vive les hommes doivent l’entretenir et le développer en fonction du mouvement de la société qu’ils constituent dans leurs infinies interactions entre eux et entre eux et nature dont ils font partie en unité.

Le marxisme, non le dogme, mais une pensée concrète en mouvement, et son développement historique est encore la forme et l’existence la plus avancée de la conscience humaine sur elle-même si on ne la fige pas, ce qui c’est quand même produit, relativement, mais sûrement… et à quoi il faut remédier !

Je sais bien que la situation présente et à venir demande à se concentrer sur les tâches du moment, la crise économique et sanitaire jumelles, ses effets immédiats, ses pansements immédiats et ses remèdes à court terme dans la vie politique et son étroitesse historique actuelle dont témoigne l'actualité électorale et l’éclatement interne des organisations politiques, dans la crise de la démocratie liée à la crise générale. C’est pourtant en se concentrant sur les tâches présentes dans les dernières décennie, mais mal, que la réponse aux impératifs humains n’a pas été atteinte, loin de là. Alors, pointer les difficultés à surmonter en tentant de  voir le mieux possible la réalité, n’est-ce pas autant nécessaire et plus, à condition de se concentrer dans un même temps sur les taches du moment, bien sûr... Se concentrer BIEN sur les tâches du moment ne dépend-il pas d’élargir l’observation et l’analyse de ce qui apparaît comme les tâches du moment, au  temps plus long et l’espace géographique plus grand ?

Du renversement de la philosophie idéaliste hégélienne au matérialisme dialectique marxien et ses capacités de saisir les catégories d’objets pensés constituant notre réalité concrète,  dans leur mouvement historique,  en les réunissant pour dépasser la parcellisation aliénante de l’activité humaine dans laquelle mentalités et mode de vie sont opposés à la liberté et soumis à la vente de la force de travail contre la libre créativité. Et contre le plaisir de vivre.

L’ergologie, non en général, mais dans les concepts schwartziens, ouvre une période conclusive relative dans le déroulement de l’humanisation en liant connaissance historique des catégories dont se nourrit la pensée pour pouvoir agir, avec la connaissance de l’activité concrète, et l’activité particulière de travail salariée dans laquelle réside l’essentiel de la production des biens nécessaires à la vie humaine. C’est sans doute dans cette connaissance et la crise de motivation qu’elle révèle que réside en part une poursuite de la dialectique marxienne.  La crise du travail et d’emploi intimement liés économiquement et mentalement, et la crise de motivation et de formation dans la crise économique de suraccumulation-dévalorisation du capital révèle des limites du système. La crise de motivation n’a rien à voir avec la dénonciation patronale de renoncement du salarié à l’intérêt de son travail. C’est une crise de motivation plus profonde et générale qui est une forme de renoncement à vivre, au quotidien, dont le « défoulement » est une partie importante non constitutive mais conséquente et qui s’apparente à un suicide inachevé.

Pierre Assante. 23/01/2021 18:57:47.

 (1) Renoncement actif ou vision avancée dépassant l’organisation acquise de la lutte de classe imbibée du conservatisme global ambiant ? Renoncement actif qui attire comme un gouffre dans une période de vide relatif mais profond de l’effort de conscience de la société sur elle-même et de l’engagement économique, politique et philosophique de sauvetage de son processus en danger : soit penser sérieusement le processus et agir sur le processus, soit différer dans un monde où ce qui murit ne peut encore naître et donc sur lequel on ne peut encore agir que par le rassemblement des idées non dissoute mais dispersées : réunir le partiel, réunification en cours échappant à une organisation traditionnelle qui n’est pas en mesure d’être interprète conscient du processus inconscient ? Dilemme duquel il faut sortie d’urgence sous peine de laisser s’éteindre le souffle de la vie.

 

Voir aussi : Recueil 

"2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:41

 

Le débat INTERNE DU PCF et le rassemblement populaire et du salariat pour dépasser la crise systémique.

 

La bataille interne du parti est une tâche essentielle pour lui permettre d’être une force de transformation sociale dans la crise systémique mortelle et la transformation qualitative systémique de sauvetage du processus humain.

Mais si la bataille interne s’affole, et que « la prise de pouvoir » locale et globale, cache le débat de fond d’explication et d’échange sur le contenu de la crise et le contenu d’un rassemblement populaire et du salariat pour d’autres critères de gestion, tout cela aboutira à un éclatement et non un rassemblement interne et externe sur ce nécessaire et indispensable contenu.

Une prise de conscience est longue et ne s'opère par miraculeusement, mais tient aussi d'une catharsis collective. L'histoire nous l'a montré. Il faut à la fois se hâter et donner du temps au temps. Difficile mais nécessaire.

Le « résultat » de la « crise jumelles», systémique et sanitaire : la concertation capitaliste accrue, la crise du travail, de l’emploi et des subsistances accrue, offriront de plus en plus aux protestations et à l’organisation de la protestation, la démonstration potentielle de la nécessité d’une transformation progressiste de la société.

Il tient à l’organisation politique de transformer cette potentialité en pouvoir populaire et démocratique effectif.

Dans quel état "historique et immédiat" je, nous,  nous trouvons sur le plan de la politique partisane....

Ce qui est urgent est d'expliquer :

- la crise du système et ses solutions possibles, les critères de gestion, la SEF, la création monétaire et le crédit et leur usage progressiste, les DTS pour s’affranchir du dollar, etc.

- et la crise du travail dans le système, la crise de l'emploi et des droits du travail étant dans la crise du travail,

- la prise en compte des transformations anthroponomiques dans la démocratisation de la société.

- et la fascisation-souverainiste mondiale menaçante à plus ou moins long terme, dont Trump a été un avant-goût non achevé, avec la puissance destructrice que peut avoir aujourd'hui l'humanité contre elle-même, si la transformation qualitative du système ne trouve pas les forces sociales pour la promouvoir.

Chacun avec ses moyens, et dans son milieu et collectivement, organisationnellement.

La bataille des présidentielles et tant d’autres évènements d’ici là peuvent être pour le PCF l’occasion de ces explications et des échanges dans les deux sens, de soi à l’autre et de l’autre à soi, qui vont de pair

Bonne journée.

Pierrot. 22/01/2021 09:04:18.

P.S. j'ai toujours envie de finir mes communications par " dixi et salvavi animam meam", « j’ai parlé  pour sauver mon âme », comme me l'a appris "Karl", même si c'est un peu ridicule de ma part...

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 *Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90100 101 102 103 104 105 106 107 108

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:33

APPEL, Élections régionales de 2021 en Région PACA 

 

Voir après lecture les 3 notes du blogueur

en bas de page

 

En PACA Entrons dans la bataille des Régionales avec toute notre originalité Communiste. La conférence régionale du Pcf Paca du 24 janvier est primordiale pour les militant-e-s communistes de la Région PACA. Les contenus et les candidatures doivent mobiliser l’ensemble des communistes, pour s’étendre aux amis et partenaires et d’être portés de manière unanime plus largement. Pour les élections Régionales 2021 en Paca, dotons-nous d’une orientation politique basée sur les décisions du 38ème Congrès du PCF.

 

APPEL, Élections régionales de 2021 en Région PACA : Pour un rassemblement de la gauche sociale et écologiste avec les citoyen-ne-s

Les élections régionales du 20 Juin 2021, si elles sont maintenues, auront lieu dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19. Des millions d’êtres humains se questionne sur notre société capitaliste qui s’oppose à la valeur que nous mettons, nous communistes, dans la vie humaine, son épanouissement et son émancipation.

La loi Notre de 2015 (Nouvelle organisation territoriale de la République) est un concept ultra-libéral européen qui fusionne les régions, élargit leurs domaines de compétences, pour une mise en concurrence des territoires. Le gouvernement veut des régions, affranchies de l’État, éloignées de l’intervention des citoyens. Ce projet creusera les écarts entre régions. Les territoires seraient concurrentiels avec une concentration des moyens par les plus riches. Cette vision serait mortifère pour les services publics dans les territoires déjà fragilisés au détriment des coopérations et des solidarités entre régions et territoires. Au contraire, les régions peuvent être porteuses de politiques solidaires et d’un service public réaffirmé.

Propositions pour une Région solidaire, écologique et démocratique

Avec les élections régionales, départementales, portons l’exigence de collectivités outils de démocratisation et contre-pouvoir social et économique. Nos propositions s’appuient sur les luttes avec des objectifs de conquêtes sociales et démocratiques. Nous proposons une politique en PACA, contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, promouvant les capacités humaines et l’émancipation dans toutes les sphères de la vie.

UNE REGION ACTION POUR UNE SÉCURITÉ DE L’EMPLOI, DE LA FORMATION ET POUR LA DÉMOCRATIE

Création d’une Conférence régionale permanente pour l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions, avec la création d’un Fonds régional pour la Sécurisation de l’Emploi et de la Formation, avec des conférences permanentes pour l’emploi et la formation mettant en œuvre un plan de créations d’emplois et de formation avec des objectifs chiffrés par secteur. Mise en place de fonds régionaux avec des comités représentatifs permettant une maîtrise démocratique de l’utilisation des fonds publics et bancaires, un suivi et un contrôle effectif des aides publiques et du crédit, ainsi qu’un débat public sur les critères d’attribution des fonds et du crédit. Le droit à la formation qualifiante et choisie est au cœur de notre projet régional avec un service public régional de la formation. Le doublement du budget dédié à la formation professionnelle et l’apprentissage est nécessaire.

L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, LE LOGEMENT ET LES TRANSPORTS : ENJEUX D’EMPLOI ET DE FORMATION, D’ÉCOLOGIE ET DE JUSTICE SOCIALE

Aménagement du territoire :

Il fera l’objet d’une pratique démocratique permanente associant citoyen-ne-s, associations et élu-e-s locaux-ales. Le Conseil régional doit pouvoir être saisi sur toutes les questions jugées utiles par les habitant-e-s.

La région ne subira plus la loi du marché, la spéculation foncière et immobilière, en agissant sur : le rééquilibrage entre lieux de travail et de vie ; les transports en commun et modes de circulation douce ; sur le foncier.

Logement :

Exigeons l’application de la loi SRU et la rénovation massive de logements sur l’ensemble de PACA, avec d’ici 2027 des communes au minimum de 30 % de logements sociaux.

Proposons la création d’un service public national régionalisé du logement, de l’habitat et de la ville en quatre volets :

  • Un pôle public bancaire régional garantissant la ressource au financement du logement social et l’émancipation des marchés financiers.
  • Une agence foncière régionale, pour lutter contre la spéculation foncière et immobilière en constituant un domaine public foncier dédié à la construction de logements abordables.
  • Une sécurité sociale du logement, garantissant le droit au logement pour tous.
  • Des opérateurs publics de proximité, territorialisés à l’échelle des communes ou des Établissements Publics Territoriaux.

Mobilités :

Au cœur des enjeux écologiques, économiques et d’aménagement du territoire :

  • L’offre de transports avec un maillage du territoire par une efficience des transports en commun.
  • L’organisation des lieux de vie et de travail adaptée aux enjeux écologiques, social et sociétal.
  • Les zones délaissées bénéficieront de transports publics pour en finir avec la désertification et l’usage contraint de l’automobile.
  • La politique de transports en commun : lutter contre le démantèlement de la SNCF ; permettre aux EPIC de répondre directement aux appels d’offres d’exploitation de lignes, sans filialiser leur activité.
  • La gratuité des transports en commun urbain, interurbain, pour toutes et tous à l’horizon 2030.
  • Le transport multimodal ; le développement du fret fluvial et ferroviaire ; la généralisation de l’usage de l’hydrogène pour le transport routier.

SANTÉ, SOLIDARITÉ ET INSERTION DES JEUNES

La Région favorisera la création d’hôpitaux de proximité et refusera toute fermeture de lits. La Région développera les formations sanitaires et sociales. Des structures, comme les centres publics de santé, et l’installation de professionnels de santé seront créées, en lien avec l’Agence Régionale de Santé. Nous porterons l’exigence de la réimplantation en PACA de l’industrie pharmaceutique.

Pour l’action sociale, la Région mettra en œuvre des actions pérennes et ce tout au long de l’année.

La Région, première financière des logements pour les jeunes, étudiants, apprentis ou salariés, se donnera les moyens d’un plan de rénovation et de construction de logements, aux loyers modérés.

La Région développera le sport et la culture pour toutes et tous.

FAIRE DE PACA UN TERRITOIRE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE ET ENERGETIQUE

La Région utilisera la totalité de son budget alloué à l’environnement, et à son budget participatif écologique et solidaire. Tous les projets seront mis en œuvre au regard des exigences écologiques.

Le transport multimodal, combinant fret ferroviaire et fluvial, est un levier écologique à prioriser.

Nous ferons de PACA une zone hors CETA et MERCOSUR, en dénonçant les traités de libre-échange.

Localement, nous développerons les espaces verts urbains, préserverons les espaces naturels et forestiers, et lutterons contre l’artificialisation des sols, en s’opposant à la destruction de terres cultivables et à l’implantation de grands centres commerciaux.

La ressource en eau doit être préservée, avec une régie régionale publique de l’eau, premier pas vers une régie nationale, appuyée sur une tarification progressive et la mise en place de la gratuité des premiers m3.

La Région accompagnera la transition vers un modèle agricole durable en favorisant une agriculture non intensive et éco-responsable, et en permettant aux agriculteurs d’accéder à des réseaux coopératifs pour privilégier les circuits courts et mieux rémunérer leur travail.

LA CULTURE AU CŒUR DE NOTRE PROJET POUR UNE RÉGION ÉMANCIPATRICE

En lien avec les acteurs de la culture, nous mettrons en œuvre une politique culturelle digne de la région, liant soutien à la création, diversification des publics et développement des lieux culturels en particulier dans les quartiers populaires.

FINANCEMENTS

Pour donner aux régions les moyens financiers de répondre aux besoins des populations, nous proposons un plan d’urgence et des États généraux de la fiscalité locale. Nous mettrons fin au Partenariat Public-Privé (P.P.P.) favorable aux grands groupes du bâtiment et coûteux pour la collectivité. Concernant les transports, le versement mobilité payé par les entreprises peut être revalorisé de manière zonée et la TVA transport peut être diminuée. Les taux d’intérêts exorbitants pour les investissements publics utiles doivent être à taux zéro.

UNE CONSTRUCTION POLITIQUE A GAUCHE ET AVEC LES CITOYEN-NES

Le premier constat est que la gauche n’est plus représentée en PACA. Aucun rassemblement de sommet qui vise à être une alternative à la droite ne pourra être source d’engagements pour la majorité des habitant-e-s de PACA, s’il ne porte pas une politique solidaire et écologique avec des propositions construites avec le plus grand nombre.

Le deuxième constat est l’éloignement citoyen nourri des déceptions et renoncements, malgré l’importance des enjeux politiques sur la vie quotidienne. L’abstention a doublé en l’espace de 30 ans. La droite et l’extrême droite eux ne manqueront pas à l’appel

Le PCF peut aider à la mise en évidence populaire des enjeux pour la population, jouer un rôle décisif à ces élections, en sortant des logiques d’effacement et de compromis de sommet. Une victoire de la gauche et des écologistes se construira en PACA en mobilisant de larges parties de la population qui s’abstiendront à défaut de se reconnaître dans un projet répondant à leurs aspirations.

POUR AFFRONTER ET COMBATTRE L’EMPRISE DE LA FINANCE

BATTRE ESTROSI-MUSELIER-FALCO ET LEUR COMPARSE MARIANI !

POUR REPONDRE AUX ATTENTES CITOYENNES ET POPULAIRES

Réfutons la fausse idée que la solution ‘citoyenne’ serait la disparition des partis politiques.

Avoir des élus à n’importe quel prix est une orientation suicidaire en plus d’être anti-démocratique et politicienne. Elle appelle un effacement des contenus et des identités politiques. Une liste de personnalités pour les élections Régionales 2021 en Paca permettrait l’effacement politique des engagements pour un « mouvement ». C’est une déviation pernicieuse de la politique en opposition à une élaboration citoyenne dans et par les luttes agissantes !

Il est inconcevable de ne pas permettre aux électeurs dont les communistes pour les Régionales 2021 en Paca de voter pour des candidats porteurs d’une véritable alternative politique pour combattre le Capital et ses relais.

L’aboutissement aux régionales du 20 Juin 2021 d’une liste du « Tous Ensemble » sans parti politique, sans projet partagé, serait un désastre électoral confortant l’abandon de la Gauche et sonnerait le glas des propositions communistes portes par des élu-e-s communistes.

Il est fort probable que la réponse populaire, aux élections Régionales de juin 2021, sanctionne une telle opération politicienne, par une abstention laissant les mains libres à la Droite et l’extrême-droite !

Rencontrons les salariés sur leur lieu de travail, les associations, les habitants, afin de discuter des projets et les construire par leurs contributions, en les associant à des débats publics thématiques pour porter de façon offensive et transparente nos propositions pour la région et en confrontation avec les autres forces politiques.

C’est là que réside notre force dans le rassemblement de gauche : mobiliser très largement les habitant-e-s autour d’un projet que nous aurons construit avec eux-mêmes à partir de leurs attentes sociales et écologiques.

Notes du blogueur :

1. Malgré le grand intérêt du texte PACA ci-dessus, j'ai choisi, pour diverses raisons dont une est explicitée à la note 3, de ne pas en être signataire. Je suis par contre un des premiers signataires de celui-ci :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste.je-signe-cet-appel.htmlhttp://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/presidentielle-entrer-dans-la-bataille-avec-toute-notre-originalite-communiste.je-signe-cet-appel.html

2. Le texte sur l'appel en région PACA est publié sur le site :

https://enavantlemanifeste.fr/2021/01/22/construisons-en-commun-une-region-solidaire-ecologique-et-democratique/

3. Un article sur les conditions d'un développement d'un débat interne :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/la-bataille-interne-du-pcf-et-le-rassemblement-populaire-et-du-salariat-pour-depasser-la-crise-systemique.html

 

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VOIR AUSSI :

Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 *Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90100 101 102 103 104 105 106 107 108

 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 10:45

 

DOLLAR :

Quel sera le nouveau rapport de force de « l’ère Biden » ?

 

Un mouvement progressiste dans les échanges mondiaux a été esquissé, puis a subi un coup de frein par la réaction de droite et de droite fasciste dans des pays émergents, et d’un renforcement coordonné ultra impérial-souverainiste de la réponse du capital USA.

Mais, sauf régression mondiale des contestations aux effets de la crise du capitalisme, et des actions populaires y correspondant, des salariés et gestionnaires progressistes, constructive du dépassement progressif et radical du système, ces progrès dans les échanges se poursuivront.

La nouvelle et formidable concentration capitaliste, faillites, restructuration et financiarisation au paroxysme, et chômage de pair, conséquente à la "crise jumelle" systémique et pandémique, sera un élément fort qui peut susciter réponse progressiste ou fascisation mondialisée, pays par pays, coordonnée par les instances mondiales du capital. D’où le besoin d’une coordination progressiste internationale.

Une réponse progressiste dépend de l’engagement de chacun dans le mûrissement de la crise débouchant sur un nouvel arbre ou le pourrissement du fruit (1). Et l’engagement de chacun  doit s’exprimer collectivement sous peine d’impuissance, ce qui nécessite un parti de lutte de classe au sens large, et son expression y compris dans les élections, interprète conscient du mouvement inconscient de la société humaine.

Paul Boccara, 2008, « Transformation et crise du capitalisme mondialisé, quelle alternative ? » Page 266 :

« … Le rôle du dollar comme monnaie mondiale de fait pourrait être mis en cause par une entente entre la Banque Centrale Européenne, la Banque de Chine et la Banque du Sud d’Amérique Latine, en convertissant une grande partie des dollars en réserve au bénéfice de leurs monnaies respectives, voire en prévision de la création d’une monnaie vraiment commune.

Les pressions éventuelles pour accorder un échelonnement négocié de ce retrait des réserves en dollars et de leur conversion, au lieu de retraits unilatéraux avec brutalité, pourraient s’accompagner d’une acceptation par les Etats-Unis d’un accord sur la suppression de leur minorité de blocage. Dans le même sens, peut intervenir une coopération entre la Banque Centrale Européenne et les banques centrale d’un grand nombre de pays émergents, comme les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine. Cela ferait grandir les forces et les pratiques pour une alternative au FMI actuel, en vue d’une autre organisation pleinement multilatérale au plan mondial pour le co-développement des peuples. D’ailleurs la vente ordonnée des  Bons du Trésor en dollars et l’utilisation  des réserves en dollars permettraient certains rachats de firmes multinationales. Cette opération a déjà un peu commencé, avec des Fonds dits Souverains, notamment de la part de la Chine, avec en particulier la China Investment Company crée en 2007.

L’annulation de la dette des pays pauvres est indispensable mais elle ne suffira pas, car il s’agit de répondre à leurs besoins de financements nouveaux (2). Il faut un soutien de l’emploi et des services publics… »

Quel sera le nouveau rapport de force de « l’ère Biden » ?

(1) Le fruit et l’arbre nouveau : Métaphore inspirée de la Dialectique de la nature, mais non transposable à un automatisme social ! La dialectique matérialiste s’inspire, en tant qu’abstraction mentale, dans son observation des mouvements et de l’intervention humaine sur son propre mouvement, du développement des forces contradictoires qui agissent en unité dans ce mûrissement et cette transformation. De naissance, de développement, de mort et de renaissance dans un objet qualitativement nouveau. Le CMMnIgF (Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé, globalement Financiarisé), peut être l’antichambre du communisme

(2) Ajoutons, pour aujourd’hui, en 2021, les financements de la réponse de ces pays à la crise sanitaire…

Pierre Assante. 21/01/2021 10:04:37.

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

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SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 19:06

 

Article rédigé le 12 juillet 2018 pour le congrès PCF 2018.

Déjà publié une première fois sur ce blog

 

PLUS LE PROCESSUS SOCIAL INCONSCIENT GAGNE EN RAPIDITE, EN PUISSANCE…

Contributeur : Pierre Assante

 

Notre démarche stratégique de transformation et de rassemblement, sur la base d'un bilan de la période écoulée et des enjeux de la période nouvelle - Congrès PCF 2018

 

Plus le processus social inconscient gagne en rapidité, en puissance, ce qui est le cas dans la révolution scientifique et technique menée par le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, plus le besoin de repères et d’inventions combinés pour la conduite des affaires humaines se fait sentir. Que le besoin de repères se fasse sentir ne veut pas dire que le besoin se réalise. Pour que le besoin se réalise il est nécessaire que se forme un projet sur la qualité à donner au processus, c’est-à-dire que la conscience du processus soit suffisante pour qu’elle intervienne sur les choix de développement en qualité du processus et c’est là que repères et inventions vont de pair. Dans les années 1960, les intellectuels communistes (Exemple l’étude des civilisations de J.J. Goblot et sa juste négation des analyses staliniennes sur les civilisations) ont procédé à un immense effort de compréhension sur les civilisations humaines, la civilisation humaine. Cet effort soutenu par la direction du PCF et en particulier par Waldeck Rochet, a été détourné dans les années suivantes au profit des objectifs immédiats et des dérives que cette concentration aveugle sur les objectifs immédiat a produites. Il en est de même des recherches et inventions économiques menées contre vents et marées par le petit groupe des économiste communistes considéré par leur parti plus comme un faire valoir que comme un outil humain de transformation sociale en santé. La dérive essentielle étant l’abandon relatif mais certain, manifeste dans les années 1980-90, de la recherche politique et économique théorique (Exemple les travaux menés par Paul Boccara) ne disposant plus que d’un soutien limité ou de travaux individuels et-ou extérieurs au parti (Exemple les travaux menés par Yves Schwartz sur les situations de travail) ce qui a accentué la coupure entre le PCF et les intellectuels, ingénieurs, cadres… dont la vie matérielle a été de plus en plus soumise, individuellement et collectivement aux impératifs financiers du capital. Cette coupure s’est répercuté sur les ouvriers et les techniciens au cœur de la production et sur le parti devant être leur « interprète conscient », en aller-retour dialectique, mon cher Watson…. L’abandon du marxisme dans les statuts du PCF, ayant pour but l’élargissement de ses bases n’a conduit qu’à un praticisme déboussolé. Celui du concept de dictature du prolétariat, abandon répondant à juste titre à l’erreur criminelle d’un régime policier perpétué après la grande révolution d’Octobre russe, après la guerre civile russe, après le communisme de guerre et après l’abandon de la NEP, n’a rien réglé sur le plan de la démocratie, mais a répandu l’illusion d’une transformation sociale sans lutte de classe. A l’heure où la crise du capitalisme, dont Marx avait commencé à décrire le développement, se généralise, se mondialise radicalement, se développe monstrueusement et catastrophiquement, les abandons théoriques et l’état délabré de conscience des besoins de transformation qualitative de la société, se font cruellement sentir. Pour le moment la réponse politique aux besoins de formation théorique (sinon dans une formation parcellisée et sans synthèse globale) tarde dramatiquement à se manifester. La réaction à cet état de délabrement donne la mesure des efforts de l’humanité à accomplir pour dépasser en santé une maladie de crise de croissance d’une ampleur historiquement inconnue. Dépasser une crise de croissance ne veut pas dire arrêter la croissance, comme arrêter celle d’un enfant qui doit grandir, mais donner qualité et santé au processus de cette croissance. Cela veut dire que la réponse à l’urgence ne doit pas être de perpétuer les abandons et les régressions théoriques, mais de mettre au cœur des actes pour une transformation sociale progressiste à accomplir, celui de la formation théorique du mouvement social et du parti qui s’en réclame (1).

Pierre Assante, jeudi 12 juillet 2018

(1) Relire le « Manifeste pour un Parti Communiste du XXIème siècle » de préparation du congrès. 

Cet article sur ce lien :

https://congres2018.pcf.fr/46845/plus_le_processus_social_inconscient_gagne_en_rapidite_en_puissance

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 12:43

 

Chroniques ECONOMIQUES de Pierre IVORRA, L'humanité. 

Hôpitaux. 20 Janvier 2021.

et Peugeot-Fiat. 13 Janvier 2021

 

On nous assure depuis quelques décennies que les hôpitaux doivent être gérés comme des entreprises capitalistes : bonjour les dégâts ! Des libéraux nous assènent cela comme si ces entreprises n’étaient pas en crise, comme si le chômage, la précarité, la non-satisfaction des besoins, les gâchis de toute sorte, le réchauffement climatique n’étaient pas dus à une certaine façon de gérer l’entreprise consistant à faire du fric à tout prix pour satisfaire des intérêts privés. Il y a une différence de nature entre les hôpitaux publics et les entreprises : ce n’est pas le marché qui détermine les prix, les tarifs acquittés par la Sécurité sociale, c’est le gouvernement et sa majorité, au travers de l’objectif national de dépenses de l’assurance-maladie (Ondam) qu’ils définissent chaque année et qui établit le niveau de progression de ces dépenses. Créé par les ordonnances du plan Juppé de 1996, l’Ondam est un outil destiné à limiter la progression des dépenses de l’assurance-maladie. Il définit un objectif national annuel de dépenses à ne pas dépasser en matière de soins de ville, d’hospitalisation et de médico-social. Il se décompose en sous-objectifs dont la liste et le montant sont définis par le Parlement lors du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale. Une base de référence ainsi qu’un taux de progression en valeur sont fixés en fonction des réalisations souhaitées pour l’année en cours.

Toute une structure bureaucratique a été mise en place par les gouvernements pour imposer le respect de l’Ondam. Il existe même un comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance-maladie (Cadam) chargé de prévenir le Parlement, le gouvernement et les caisses nationales d’assurance-maladie en cas d’évolution des dépenses d’assurance-maladie incompatible avec le respect de l’Ondam. C’est ainsi qu’en mai 2007 le Cadam n’hésite pas à exiger un plan de redressement de l’assurance-maladie.

C’est sur la base de l’Ondam hospitalier que sont fixés les tarifs pour l’année en cours, autrement dit les prix que l’assurance-maladie va payer aux établissements de santé pour la réalisation des actes de soins. Évidemment, ces tarifs progressent au mieux de 2,5 % alors que les dépenses des établissements publics augmentent bon an, mal an de 4 ou 4,5 %. Le delta creuse le déficit des hôpitaux, gonfle leur endettement, sert de justification aux plans de suppression de lits et d’emplois. Mais au nom de quoi met-on ainsi la politique de santé à la diète ? C’est pour permettre aux grands groupes de se dégager encore davantage du financement de la Sécurité sociale.

Pierre Ivorra. L’humanité. 20 Janvier 2021.

 

La chronique du Mercredi 13 Janvier 2021

Peugeot-Fiat : les oubliés de la fusion :

https://www.humanite.fr/la-chronique-economique-de-pierre-ivorra-peugeot-fiat-les-oublies-de-la-fusion-698601

 

Voir aussi : Recueil 

"2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 08:47

 

 

AVEC MARX,

 

économie et philosophie au service du devenir commun.

Pierre Assante. L'Humanité.

15 janvier 2021.

 

En 2003, et pendant des années, syndicaliste national à la retraite, j'ai suivi assidument les cours du Professeur Yves Schwartz et les activités du Département d'Ergologie de l'Université d'Aix en Provence dont il est l'initiateur à partir des travaux collectifs d'Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail. Il est l'auteur d'une thèse fondamentale "Expérience et connaissance du travail" 1988, et de nombreux ouvrages présentés dans ce blog.

D'autres ouvrages sont attendus à l'éditions en 2021. P.A.

 

S’abonner à l’humanité et se procurer les publications de l’Humanité

LA BOUTIQUE DE L’HUMANITE

https://boutique.humanite.fr/

 

L’article sur le blog,

6 mars 2020 :  

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/03/les-retraites-marx-economiste-et-marx-philosophe.html

 

Voir aussi : Recueil 

"2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

 

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 08:00

 

Denis DURAND : Des avances de la BCE pour développer les services publics et sécuriser l’emploi et la formation

Tribune publiée dans L’Humanité dimanche du 16 janvier 2021.

 

Face à la crise, il faut embaucher d’urgence dans les hôpitaux et dans tous les services publics, tout en pesant sur les gestions d’entreprises pour sécuriser l’emploi et la formation face au tsunami des plans sociaux. C’est le seul moyen, à la fois de relancer l’économie et de la rendre plus efficace Au total, il faudrait environ 100 milliards de dépenses publiques supplémentaires en 2021 (voir Frédéric Boccara : « Financer l’action d’urgence contre la crise. Les propositions du PCF », Économie et politique, mai-juin 2020). Dans les prochaines années, cela permettra de créer bien plus de richesses ; mais en attendant, ces richesses n’existent pas. Pire, la chute de l’activité économique va réduire de plusieurs dizaines de milliards les rentrées d’impôts et de cotisations sociales.
Au total, comment trouver l’argent qu’il faut dépenser d’urgence pour combattre la crise ? Augmenter les impôts ? Rétablir l’ISF ne rapporterait guère plus de 3 milliards. Même en confisquant tous les profits du CAC40 (80 milliards en 2019, beaucoup moins en 2020 du fait de la récession), on serait encore loin du compte.
Annuler la dette passée ? Très bien, mais cela ne rapporterait pas d’argent nouveau pour financer les dépenses d’aujourd’hui et de demain.
Continuer d’aller chercher l’argent sur le marché financier ? On sait ce que cela implique : mise sous tutelle des politiques publiques, chantage permanent à l’austérité budgétaire et à la dévitalisation des services publics.
Et pourtant, de l’argent, il y en a. Les banques centrales de la zone euro ont déversé 2 000 milliards depuis mars 2020 sur les banques et sur les marchés financiers. Cette manne gonfle la spéculation financière et prépare un krach pire que celui de 2008.
Ce scandale doit cesser. L’argent de nos banques centrales doit servir à financer des projets de développement des services publics démocratiquement élaborés, décidés, réalisés et contrôlés dans chaque pays de l’Union européenne. Ce serait l’objet d’un fonds européen de développement économique, social et écologique. Sans attendre sa constitution, la BCE et la Banque de France pourraient avancer à la Caisse des Dépôts les fonds nécessaires au développement des services publics contre la crise en France, sans exiger d’intérêts, voire sans exiger le remboursement intégral de ces avances.
Loin de faire de la dette un fardeau pour les peuples, la création monétaire des banques centrales deviendrait alors le moyen d’un essor sans précédent de l’emploi, de la formation et donc de la création de richesses dans toute la zone euro.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:01

 

REMARQUE 2 : la trace mentale ou la métagénétique.

 

« Il faut chercher ce qu’il y a de juste dans ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord », disions-nous.

Suffit-il d’atteindre un point crucial du processus par un moyen ou par un autre pour que le processus puisse se poursuivre ? En d’autres termes, quel que soit l’échafaudage conscient et inconscient pour atteindre un point crucial,  le processus est-il sauvé ? Dans le « quel que soit », évidemment cela suppose la multiplicité des échafaudages, dans ce qu’ils ont de particulier et de commun, de socialement individuel.

L’échafaudage et le passé et la trace qu’il en reste après la dissolution-destruction de l’échafaudage par le temps, de l’accumulation construite sur laquelle on est parvenu au point et on poursuit le chemin commun-social, ne disparait pas purement et simplement. Il reste une trace.

La trace est contenue dans les gènes et les « épigènes » qui pour l’homme ne peuvent être que sociaux. Si la conscience n’est pas l’essence de l’homme et l’essence de l'homme est la totalité des rapports sociaux à partir des besoins corporels et sociaux en unité, c’est parce que ces rapports ont pour support la matière telle quelle est organisée et se meut chez l’homme : son corps et la société qui le contient, historiquement tel quel et telle quelle, son mouvement, sa complexification-développement.

Aucun échafaudage ne disparaît, et sa trace poursuit son action dans le présent et dans la construction du futur. C’est ce qui « détermine » l’infini des possibilités et l’aléatoire des processus particuliers et global.

Ainsi, ne croyez pas que la façon dont vous parvenez à un point commun soit indifférente : elle pèse sur le présent et le futur, doit être sans cesse examinée, remise en questions, c’est la condition de la poursuite du processus.

Ni la justesse ou l’erreur relatives d’une analyse, d’un choix, d’une décision ne sont indifférentes. Elles ont besoin sans cesse d’un aller-retour entre le moment d’un acte et la trace plus ou moins résiliente, plus ou moins forte, "plus ou moins présente",  mais toujours présente. C’est cela la métagénétique qui n’a rien d’irréel ni de mystique, mais qui est une propriété de la matière pensante, consciente comme de la matière tout court. C’est dans « le temps qui reste au processus social-individuel » pour mourir et reconstruire sur les strates accumulées que résident les solutions possible du drame humain.

Il y a là matière à une infinité de pensée et d’écriture ici « résumée », qui comme tout résumé condense, à l’instar de la progression de la formation des systèmes de concepts dans notre cerveau et sa relation avec l’humanité entière et la nature entière à travers les rapports sociaux et l’accumulation individuelle-collective qu’ils induisent et permettent.

Notre vocabulaire est bien impotent pour exprimer cela et le mouvement de développement-complexification de l’humanisation y trouvera progressivement et radicalement remède, à l’infini, et dans des formes et modes de communication inimaginable pour le temps présent.

Il y a dans la nutrition-fusion « maternelle » et la séparation sociale « paternelle » une infinité de signaux et de repères de la construction mentale et de son évolution sociale. Les errements sociétaux en particulier en matière de communication, et les avancées de conscience de notre adolescence politique ne sont pas un « supplément » dans l’analyse et la compréhension particulière et globale, mais sont au cœur d’une approche dialectique matérialiste dont il est question dans plusieurs articles.

Il y a bien une dialectique, logique dépassée de l’évidence superficielle ignorant le mouvement et le devenir, en ce qui concerne un mode de construction et d’usage des concepts et des catégories. Mais il y a aussi bel et bien, et cela va ensemble, une dialectique de la nature au sens où ce que nous avons abstrait de son mouvement est bien une réalité des propriétés de la nature observée, à la fois relative et absolue au sens ou l’accumulation-complexification conserve un passé de la réalité matérielle (tautologie) que nous ne pouvons abolir et dont les traces habitent profondément, indissolublement nos êtres, les êtres, l’existant. Observation de l’état présent, négation mentale de l’état présent, négation de la négation mentale de l’état présent sont la condition humaine du dépassement humain social, naturel concret, théorique et pratique de l’état Présent; et l’unité des forces contradictoires dans laquelle meurt l’ancien et peut mûrir le nouveau est une propriété de la nature, vaguement mais justement imaginée dans et par notre pensée, et bien réelle et bien plus complexe que cette imagination ; complexité dont nous faisons sans cesse connaissance dans notre poursuite des subsistances et la complexification de cette poursuite : c’est dans la poursuite des subsistances que réside la constitution d’une forme avancée de la nature : la conscience de la nature sur elle-même. Nous en connaissons relativement une forme, la nôtre. Mais il en existe décidément des multitudes d’autres et une globalité historique au niveau de l’univers, sans doute.

Pierre Assante. 15/01/2021 06:53:07.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:00

 

REMARQUES 1

 

Il faut chercher qu’il y a de juste dans ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord.

Ce n’est pas de l’éclectisme.

 

Les couches moyennes hautes s’inventent un cache sexe, vert par exemple, pour promouvoir la possibilité d’achat par eux-mêmes de ce que les autres ne peuvent acquérir. C’est cela l’alliance des couches moyennes avec le capital, à la différence de ce qui le subissent sans plus.

Certes il s’agit là d’une tendance et non d’une appartenance de chaque représentant d’un milieu social vaguement caractérisé, et arbitrairement nommé pour le représenter caricaturalement, mais existant réellement hors caricature. On peut cependant déceler dans les cache-sexe idéologiques des avancées civilisationnelles en gésine.

 

Le livre Cédric Durand, "Techno-féodalisme", qui n’est en rien un cache sexe mais une analyse critique de l’état présent, apporte une vision intéressante du capitalisme moderne numérisé. Il en reste malgré tout beaucoup à une apparence et une réalité juste mais relativement superficielle, ce qui ne l’empêche pas d’être créatif et découvreur. Ce qui est à saluer.

Le texte de Marx de 1857 sur l’unité des mouvements de la production dans le mode de production capitaliste est pour moi le point de départ à la fois philosophique et économique qui permettrait d’aller au-delà de cet intéressant ouvrage. La brève critique qui en a été faire par Frédéric Boccara lors de la dernière réunion par internet me paraît tout à fait juste, en tout cas elle me convient, à l’instant présent.

 

Pierre Assante.14/01/2021 09:50:44.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 07:21

 

RESERVES OU FLUX TENDU

 

L’augmentation relative du salaire direct à l’intérieur de l’austérité salariale capitaliste au détriment du salaire indirect fait partie d’une politique de flux tendu répondant au profit immédiat et maximum.

C’est le cas aussi de la fermeture des lits d’hôpitaux qui font partie du salaire indirect, pour réduire le coût salarial global et augmenter le taux de profit.

Dès les débuts du libéralisme, il a institué cette « économie de restriction » des réserves de biens matériels et moraux, physiques et scientifiques qui ont régressé, relativement au développement général, bien sûr. L’Abbé napolitain Galiani le signale déjà sous l’ancien régime de monarchie absolue et de croissance de la bourgeoisie et de son pouvoir, à l’intérieur du régime qu’elle va abattre. La libéralisation du commerce du blé, la réduction des réserves, l’augmentation du prix de la denrée, la famine qui s’en suit, bien que libéral, sont son sujet.

Le flux tendu s’oppose aux réserves matérielles et morales de la société, à la réduction de l’énergie potentielle dont elle a besoin et de l’énergie au sens strict dont la fermeture des centrales nucléaires, sans créer autrement la croissance nécessaire d’énergie, menace de crise de ressources l’humanité. Remède pire que le mal, en particulier face au réchauffement climatique et ses conséquences, mais pas seulement.

La capacité d’augmenter le salaire indirect pour le transformer à terme en ressource principale commune créée par une révolution de forces productives basée sur la science et la conscience et leur transmission dans le circuit de reproduction sociale et générationnelle, c’est le communisme plus la résolution scientifique et technique numérisée, mondialisée mise au service des biens sociaux.

Dans « communisme PLUS la révolution scientifique et technique numérisée, mondialisée mise au service des biens sociaux », il y a répétition et tautologie, les deux allant de pair et étant la même chose constituée de mouvement particuliers.

L’existence d’un objet, qu’il soit minéral, minéral et vivant, minéral vivant pensant et social, suppose une croissance de l’énergie potentielle, sans laquelle il va vers extinction de son mouvement, ce qui se produit in fine bien sûr, mais prématurément pour nous qui possédons la capacité de choix et de décision et de transmission dans la transformation universelle au-delà de notre existence, en tant qu’humanité et non en tant qu’entité isolée mythique.

La crise sanitaire et les mesures d’isolement qu’elle a induites, avec plus ou moins de réalisme social, et l’isolement dans la cybernétique au détriment des rapports humains directs pourrait nous laisser croire en une société composée d’éléments indépendants, alors que nous sommes autonomes certes mais dépendants les uns des autres, d’individu à individu et d’individu à société. Autre tautologie.

De la sécurité d’emploi et de formation au dépassement de l’achat de la force de travail dans une société de haute scientificité et de haute productivité mises au service du commun, il y a la création de réverses et dans cette création de réserves, le passage par la croissance du salaire indirect, des services publics en particulier : l’énergie potentielle « matérielle et morale », « physique et culturelle », « scientifique et philosophique » nécessaires.

Pierre Assante. 14/01/2021 06:49:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 08:10

 

LE TEMPS QUI RESTE

 

Le temps très bref que les scientifiques ont employé pour produire un vaccin covid19 montre les progrès effectués en matière scientifique et les immenses possibilités nouvelles ouvertes à l’humanité.

Certes, il faut encore dans la mise en pratique des vaccins obtenus, voir ce qu’ils peuvent apporter à la crise sanitaire et à la crise sociale et économique dans laquelle se meut la crise sanitaire : les capacités curatives de ces vaccins, durables ou pas, nous indiqueront les progrès nouveaux à accomplir en la matière.

A cette rapidité de recherche s’oppose la capacité de mise en œuvre : elle est victime de la maladie qui menace l’humanité dans tous les domaines, la course au profit des multinationales mettant au second plan l’organisation sociale et républicaine capable de cette mise en pratique.

Il est  irrépressiblement désolant de voir que le profit laisse de côté les citoyens en les laissant seuls avec eux-mêmes, en prônant le chacun pour soi et Dieu pour tous. Les plus vulnérables et les plus âgés, et tous les autres, en particulier les plus démunis, sont laissés en face d’un ordinateur (Oh ! le beau progrès abandonné à l’impuissance social-libérale-autoritaire) alors qu’ils en sont les moins bons utilisateurs parce que leur utilisation est la moins sociale imaginable… ! Tu t’en sors, tant mieux, tu t’en sors pas , tant pis !

Où est une organisation citoyenne mettant dans les villes, les départements, les régions, en place : l’information, l’organisation d’une vaccination massive, calme et ordonnée.

Il faudra encore des luttes pour obtenir cette organisation, luttes qui se heurteront encore et toujours à la privatisation des moyens humains dans le libéralisme mondial et sa gouvernance non par les Etats et la démocratie citoyenne, mais par les firmes multinationale$, leur usage du capital étroitement personnel et anachroniquement féodal dans un temps où le monde devrait être scientifiquement solidaire et solidairement scientifique.

« Panem et circenses », le pain et les jeux de l’Empire Romain restent la philosophie des dominants (quoique le pain ?...), du capital qui est certes un fonctionnement autonome du système d’échange isolé de l’analyse et de la manifestation des besoins sociaux, mais est aussi celle des humains tous ensemble et parmi eux de ceux qui gèrent ce type d’administration sociale égoïste et inefficace.

L’humanité est bien dans une  adolescence qui commence à essayer de se comprendre mais ne possède pas encore les moyens de son autonomie.

On peut se demander si cet adolescente ne va pas périr en chemin, comme bien d’adolescents et aussi d’enfants avant les progrès de la médecine et la Sécurité Sociale d’Ambroise Croizat, des Résistants et des Communistes ; ou se suicider sans comprendre les raisons de ce « choix » qui n’en est pas un mais une conséquence d’une maladie sociale autant que personnelle : une accumulation capitaliste au paroxysme, incontrôlée et incontrôlable par un système dont c’est le but final.

Le but final, sain, celui qui commande de rompre progressivement et radicalement avec le libéralisme pour entrer dans une mondialisation de mise en commun des efforts humains, il nous reste peu de temps pour l’atteindre ou mourir. La crise écologique et la crise du travail producteur des biens, que l’ergologie instruit et rappelle désespérément, témoigne de ce temps court dans le temps long.

Il faut apprendre, apprendre, vite et bien afin d’user sainement de ce temps qui reste.

« Faire » et « discours sur le faire » doivent se rejoindre. Au cœur de cette rencontre hypothétique, il y a le travail, la sécurité d’emploi et de formation à atteindre, l’usage sain de la création monétaire représentant la valeur produite et à produire, vers une désaliénation de l’activité humaine : la libération de l’achat de la force de travail par un usage sain de la productivité et des capacitéS humaines qui permettent cette productivité, productivité qu'il ne faut pas assimiler à l’usage qu’en fait le capital et qui porte à extrémité les incapacités de notre époque.

Pierre Assante.  13/01/2021 07:40:48.

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 15:36

 

DIALECTIQUE

 

La dialectique matérialiste est sans doute le mode de lecture de l’existant, du réel, le plus avancée, historiquement.

Elle est, entre autre, l’héritière de la lutte de la bourgeoisie révolutionnaire contre les dominations qu’elle subissait, avant qu’elle ne devienne elle-même dominante.

La dialectique matérialiste, si elle a contribué à de grandes avancées de la conscience humaine dans la lecture du réel et dans la réponse à la complexification-développement des modes de subsistance, elle n’a jamais été dominante.

Elle a été certes une lecture avancée du réel, mais est retombée rapidement dans le dogme général imbibant une pensée humaine millénaire et a été imposée, volontairement et involontairement comme dogme, jusqu’à être rejetée massivement, sans pourtant disparaître sur le fond du mouvement des consciences collective et individuelle, dans leurs multiples et diverses formes d’existence, populaires et savantes en interaction.

La dialectique n’est pas une science. En tant que lecture elle a besoin d’une écriture, de hiéroglyphes, d’un alphabet qui évolue, se transforme au gré de la progression structuraliste des observations savantes et populaires et de leur difficulté de synthétisation.

La « Dia-Mat » ne peut être que dogmatique dans une société qui l’est.

Elle peut aussi évoluer par des incursions hors du dogmatisme ambiant au fur et à mesure que se transforment les moyens de production (1), l’état des forces productives, et se développe un mouvement de dépassement d’un mode de production aliénant la force de travail et éparpillant et cloisonnant les activités humaines.

La dialectique n’est pas une science. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail non plus.

Dialectique et APST ne sont pas des sciences et ne se recoupent pas. Elles ne sont ni un champ ni une discipline scientifiques ; et ont chacune une existence particulière.

L’APST n’est pas une « sous-branche » de la dialectique mais elle en use comme en use la philosophie.

Du syncrétisme à la synthèse il y a un cheminement qui dépend des conditions historiques et du mouvement d’évolution-développement-complexification global de la société et de la nature, et des mouvements micros et macro qu’il contient, à l’infini.

Les « structures dissipatives » de Prigogine et sa « flèche du temps » ne contredisent en rien, au contraire, cette complexification et l’entropie n’évolue pas dans le sens contraire au mouvement de développement-complexification, ce qu’une thermodynamique limitée aux apparences pourrait faire penser. Cette tendance philosophique d’un mouvement vers l’entropie en tant qu’équilibre va de pair avec la philosophie éléate et aristotélicienne qui s’accommodait avec une Terre centre (2) de l’univers et promouvait une conception de l’homme fait à l’image de dieu, finis l’un et l’autre dans une société immobile. Comment pouvait-elle alors imaginer le mouvement ? Seules les limites historiques d’une espèce vivante et pensante peut expliquer cette aberration qui confond l’énigmatique et le mystère. La bataille de la « philo du devenir » est encore et toujours en cours (3).

Le mouvement de connaissance de la matière progresse dans la double propriété de progression de l’analogique et du discret. C’est une notion difficile à saisir, elle demande à intégrer mentalement une unité qui semble incompatible dans la réalité. J’ai entendu récemment, dans le débat sur la révolution numérique l’affirmation (si j’ai bien saisi) que l’histoire est analogique et le mouvement de la matière est discret. Cette dichotomie me semble une erreur composée de notre temps de nouvelle révolution scientifique et technique. Le mouvement de la matière dont l’histoire fait partie, est à la fois analogique et discret ; continu et discret !

De même le progrès  d’appropriation de la « matière matérielle » et de la « matière tangible » (3). Cette différenciation est une aberration mais commode pour s’opposer à l’idée dominante d’une matière immatérielle. Elle ne traduite pas  l'être de la nature, mais la division idéologique de la représentation de la matière et de la réponse sociale à cette division.

Pierre Assante. 11/01/2021 10:29:34.

 (1) En particulier la numérisation et l’automation, si elles ne se développement pas en déficit trop important d’une forte orientation humaniste.

En ce sens humanisme marxiste et action de transformation des forces productives et du mode de production vont de pair. La distribution étant dans l’échange, l’échange dans la production et la recherche-développement dans le processus de distribution-échange-production, la production intervenant en dernière instance, donc en instance première originelle déterminante.

(2) « Eppur si muove ! »

(3) J’ai fait part, à Lucien Sève, il y a de nombreuses années, d’une remarque sur les conséquences d’un vocabulaire scindant la matière entre matériel et immatériel à propos de la pensée. Il y a eu déjà au XIXème siècle, débat sur la pensée et sa constitution matérielle dans l’ouvrage d’un ouvrier philosophe matérialiste et militant que j'essaie de poursuivre : J. Dietzgen.

(4) L’assassinat de Politzer par les nazis, s’il ne contient pas toute l’histoire de la Résistance « physique et mentale » au capital, représente et EST l’effort des forces contraires qui s’affrontent sur le terrain  de la conscience nécessaire à une transformation en santé du mode de production pour la poursuite du développement-complexification de l’espèce humaine dans son appropriation saine (viable) de l’univers.

Il faut mettre en évidence les conquêtes en matière d’analyse scientifique du capitalisme, de sa constitution moderne, de sa crise de suraccumulation-dévalorisation et son issue dans une société communiste à travers un autre usage et d’autres institutions de la monnaie et de son usage, des droits nouveaux de l’homme producteur, et de la transition vers le dépassement de l’achat de la force de travail dans un processus de sécurité d’emploi et de formation nécessaire à la production des biens « matériel et moraux » assurant la vie humaine et son développement-complexification.

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 15:25

L’HUMA du 11 jaNvier 2021. DEBAT :

Plan de relance : que doit-on faire des milliards de la « dette Covid » ?

 

L’intervention de FRÉDÉRIC BOCCARA, Économiste, dirigeant national du PCF, membre du Cese

VERSION LONGUE 

 

Avec la crise siamoise, sanitaire et économique, les dettes publiques se sont envolées. En France, elle atteindrait 120 % du Pib fin 2021, sans compter de possibles nouveaux évènements pesant sur l’activité économique. Le gouvernement considère que 150 milliards d’euros pourraient être isolés comme « dette Covid » à proprement parler.

 

Pourquoi cette dette pose problème

D’une part à cause de son coût pour la rembourser : il peut évincer les dépenses salariales, sociales, de services publics, de transformation écologique et justifier une politique super-austéritaire. Déjà, la dette d’avant Covid pèse 37 milliards d’euros d’intérêts par an, l’équivalent d’un budget de l’enseignement scolaire. D’autre part parce qu’elle a été contractée en gonflant les marchés financiers – la BCE n’utilisant sa création monétaire que pour racheter la dette aux BlackRock, BNP-Paribas et autres – et donc armer encore plus les forces anti-sociales et anti-salariales. Enfin, parce qu’elle n’a pas « préparé l’avenir » : presque rien pour l’hôpital, notamment en embauches et formations, idem pour l’éducation nationale ou la recherche, l’université, aides aux profits et au capital des grands groupes en acceptant leurs licenciements, financement du chômage partiel au lieu de plans de formation, de recherches et d’emploi sécurisé pour de nouvelles production, un appui plus que défaillant à l’artisanat, aux PME, à la culture, à la jeunesse, etc.

Que viser ?

Trois positions économiques occupent le devant de la scène. L’une est qu’il faut d’abord rembourser et se serrer la ceinture pour cela. C’est la position néo-libérale, austéritaire : l’épargne préalable, le capital impose sa loi par-dessus tout. Elle mène dans le mur. Même les néo-libéraux prétendent qu’ils ne la suivront pas. Ils sont pourtant engagés dans ce sens, qu’on mette ou pas la dette dans une structure spécifique.

La position symétrique est qu’il ne faut pas rembourser la dette et l’annuler totalement. S’il faut certaines annulations, sélectives, et surtout une renégociation de la dette passée, une annulation générale de toute la dette ne tient pas la route. Car (1) il faut avant tout de nouvelles dépenses, de nouveaux financements pour embaucher, pour investir efficacement (2) des annulations fragiliseraient les prêteurs que sont les banques, dont beaucoup de françaises, dont il y a besoin qu’elles contribuent à un nouveau type d’expansion (3) dans le rapport des forces mondial avec le capital, l’annonce d’une annulation générale précipiterait une crise majeure que le monde du travail serait le premier à payer, avec des effets en cascade.

La dernière position est qu’il ne faut pas chercher à la rembourser et que c’est la croissance qui va permettre de la rembourser. Cette position de gauche a une part de vérité et une part erronée. La part de vérité est que c’est en effet sur la croissance des richesses produites, donc du revenu global, que la dette sera remboursée. Et plus cette croissance est élevée, moins la dette pèsera. C’est toujours ainsi qu’on a réussi à sortir des grandes crises, par exemple après 1945.

Il faut donc des dépenses préalables, pas une épargne préalable, pour permettre cette croissance. Encore faut-il qu’elle soit véritablement saine.

La part erronée, c’est que (1) cette croissance ne viendra pas de façon automatique, il faut des dépenses préalables (embauches, investissements, formation, etc.) et du revenu (une demande) (2) la croissance dépend du type de dépenses (embauches, salaires, investissements efficaces versus spéculations et délocalisations) (3) cette croissance peut être empoisonnée écologiquement (pollutions, etc.) et néfaste socialement (délocalisations, finance, précarité, bas salaires, etc.). Et donc mener vers d’autres catastrophes. Et d’ailleurs, les politiques keynésiennes ont largement échoué depuis le début des années 1970.

Concrètement, quand l’État verse des milliards à un grand groupe qui, comme Général Electric, démolit l’emploi, délocalise et met en cause la réponse au défi climatique, en fermant progressivement la fabrication de turbines hydroélectriques, l’activité Grid et en démantelant sa filière nucléaire, cela pèse contre la croissance et l’empoisonne. Et cela nous amène vers de nouvelles catastrophes et ne permet pas de rembourser la dette.

L’enjeu est donc le contenu et l’orientation des dépenses publiques et celles des grands groupes. C’est à dire l’intervention populaire politique et consciente, et la mise en place des institutions démocratiques à visée autogestionnaire pour permettre cela. Là encore, l’exemple de l’après-guerre montre qu’il faut des transformations profondes. De portée révolutionnaire.

Il faut considérer une dette comme une avance pour faire face à la crise

Sur le fond il existe deux conceptions d’une dette monétaire : celle qui la considère avant tout comme une avance pour des dépenses, celle qui la considère avant tout comme un devoir moral.

De nos jours, avec la bataille idéologique qui s’est développée, nous sommes pénétrés de la seconde. Pourtant, factuellement, c’est bien la première qui est juste.

Dans la mesure où l’État, pour simplifier, s’est endetté en partie afin d’éviter que les entreprises (surtout !) ou les ménages (moins…) ne s’endettent, certains peuvent considérer que la société a pris en charge cette dette privée potentielle et donc parler d’une « dette privée socialisée ».

Oui pour insister sur les interdépendances monétaires qui se sont renforcées à l’occasion de cette crise, la société, via l’État, prenant encore plus en charge des dépenses d’acteurs économiques privés (entreprises ou ménages), pourquoi pas. Et donc pour mettre des conditions fortes à l’utilisation de cette dette, la « piloter » avec « nos » critères !

On pourrait même ajouter qu’avec la révolution informationnelle, la contribution de toutes et tous au progrès global de société et de civilisation n’est pas seulement une question éthique, mais une véritable question d’efficacité économique. Par exemple qui permet plus la lutte contre l’épidémie entre le chercheur chinois qui séquence le génome du virus et le met à disposition partagée, l’étudiant qui aide des personnes âgées et participe à la non-dissémination du virus, le chercheur de Pfizer ou de Moderna, le chercheur obscur de telle université ou les bénévoles d’internet qui maintiennent Wikipédia et assurent la circulation d’une information scientifique de masse ? C’est un des éléments qui justifie un pas en avant radical et révolutionnaire vers une socialisation nouvelle du revenu et de la formation, dans le sens d’une sécurité d’emploi et de formation.

Mais cela ne doit pas masquer les enjeux de contenu, les questions de « classe » comme on dit (capital versus êtres humains et nature), et les questions de démocratie. N’acceptons pas un chantage super-austéritaire au nom du remboursement de la dette dont nous serions tous, prétendument, solidaires.

Il faut une expansion écologique et sociale en France et coordonnée en Europe. Une expansion par l’écologie et le social, pas par le capital, c’est-à-dire une expansion dont l’emploi, la formation et les services publics sont le moyen dès l’entrée et non une résultante aléatoire finale parmi d’autres.

Cette reflation permettrait de faire fondre la dette et de la rembourser, mêlant croissance du PIB et une certaine inflation. Elle devrait être accompagnée de nouveaux prélèvements publics et sociaux (cotisations sociales), pour une nouvelle fiscalité, refondue tant sur les ménages que sur les entreprises

Pour cela, on mettrait en place, depuis la France, un Fonds d’utilisation de la dette, branché directement sur la création monétaire des banques et de la BCE, en réseau avec d’autres Fonds nationaux européens, géré démocratiquement par les représentants des travailleurs, des associations (écologiques, humanitaires, de jeunesse), des élus. Il fonctionnerait pour une planification démocratique et décentralisée à l’appui de conférences territoriales permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation écologique.

Le lien avec tous les intervenants : 

https://www.humanite.fr/plan-de-relance-que-doit-faire-des-milliards-de-la-dette-covid-698520

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 06:36

 

AFFICHAGE : créons une sécurité d'emploi et de formation.

 

PCF Bonneuil-sur-Marne

https://www.facebook.com/PartiCommunisteBonneuil

 

"...Nous sommes en mission collage ce soir, pour exiger des moyens pour l'emploi et la formation !

Retrouvez nos propositions pour la Sécurité Emploi-Formation (SEF) dans notre journal mensuel de section, distribué au marché le dimanche et lors de nos activités !..."

 

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 09:17
(1)

 

À L’ATTENTION DE « EN AVANT LE MANIFESTE » POUR L’APPEL à signatures DE PRÉPARATION de la conférence nationale du Pcf d’avril 2021 et du vote de mai, pour une candidature du Pcf aux présidentielles.

 

Ceux qui me connaissent savent que j’écris souvent et longuement. Trop.

Je vais essayer de faire en sorte de dire l’essentiel, comme sait le faite Daniel Besse, mais pas moi (Salut Daniel) concernant l’action et les décisions internes du PCF pour aller vers une candidature issue de ses rangs.

La crise générale du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé est là, mûre et dévastante comme jamais.

Annoncée par Marx, conséquence de la loi de la plus-value dans son Livre 1 et du profit maximum, puis de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital dans son livre 3, et analysée dans sa réalité moderne par Paul Boccara, elle entre dans son paroxysme et ses conséquences sur la vie quotidienne, la régression relative mais qui peut devenir absolue de la satisfaction des besoins sociaux.

Il y a de multiples exemples concrets pour illustrer cela et l’expliquer aux salariés en particulier, victimes essentielles de la casse sociale de l’emploi, revenus, santé, éducation, logement, loisirs...,  puisque au cœur de la production des biens nécessaires à nôtre vie à tous dont ils sont spoliés.

Les marges de manœuvre de la social-démocratie, sous sa forme ancienne comme sous les nouvelles par exemple un capitalisme vert, à partir d’une simple répartition nouvelle des richesses, deviennent impraticables, impossibles, n’existent plus.

Qui dans la situation historique, et dans une élection présidentielle peut expliquer cela comme analyses et déterminations d’objectif dans les luttes sociales,  revendicatives et politiques ? Certes, la prise de conscience doit devenir massive et le rassemblement de même, mais qui peut l’impulser à l’origine, compte tenu du paysage, de la réalité politique actuelle ?

Prendre ses désirs pour des réalités est une tendance ordinaire de la personne humaine. J’en suis souvent moi-même animé.

Mais je me soigne.

La Sécurité d’emploi et de formation, un usage progressiste de la production et de la gestion monétaire, deux batailles conjointes pour libérer progressivement le salariat et la société de l’exploitation de la force de travail, de la contrainte sans limite du capital d’acheter au plus bas prix la force de travail, c’est une bataille ancienne mais qui prend une ampleur proportionnelle dans l’obsolescent du système économique et social actuel à dépasser dans une construction nouvelle non du parti mais de toute la société, même si ça passe par l’action propre du parti en tant qu’interprète conscient d’un processus inconscient, comme l’exprimait Engels.

Que l’affaiblissement du parti ne date pas que de l’absence d’un candidat, c’est évident, mais l’absence d’un candidat concourt à son affaiblissement au même titre que l’abandon d’une analyse qui éclairait la réalité économique et sociale et les solutions pour sortir de la crise.

Les expériences des 30 dernières années qui ont mené à la démobilisation politique du salariat et au désintérêt pour le politique exprimé par l’abstention ne suffisent-ils pas ? Ou allons-nous continuer sur la même lancée ? Certes non. C’est la bataille interne du parti aujourd’hui qui peut ouvrir les perspectives pour l’avenir et le présent, et pour tous.

Il ne s’agit pas d’un ralliement des autres derrière notre panache blanc, mais de mener le travail et les tâches qui sont les nôtres, dans le mouvement de la société vers une transformation sociale de progrès.

Pierre Assante. 29/12/2020 17:26:54.

(1) "Valeurs sans dimension" : concept ergologique défini par le Professeur Yves Schwartz illustré librement dans cette carte par le blogueur.

 

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 07:23

 

CROISSANCE, ENERGIE, PIB et LANGAGE, FECONDITE.

 Reprise d'un article du 10 décembre 2013.

 

Pour reprendre le dernier article, outre une liste de mots touchant à « abstrait » et « concret », voici une autre liste dont il faudra « trier » le sens en économie d’échange de capital et en économie d’échange à partir des besoins « matériels et moraux » du processus humain ; la transformation qualitative du mot, de la parole, à travers la transformation des conditions matérielles de vie, entre autre de : fécond, fertile, stérile, handicapé, mutilé, croissance,  PIB, masse de la valeur ajoutée, valeur, critères d’échanges, gésine, fœtus, prémisses, prémices, productif, investir, énergie, particules, composants, volume, rapports, production, produit…..

Le PIB, en tant que masse de la valeur ajoutée n’est « peut-être pas » un critère pertinent concernant la qualité de la vie humaine. Mais il ne s’agit pas de le remplacer par un critère « psychologisant ».

Tout critère remplaçant une mesure de la valeur marchande par une référence à la décroissance sans préciser en quoi tient cette proposition, est une aide aux politiques d’austérité.

Les politiques d’austérité sont incapables de créer autrement que dans le système économique actuel obsolète. Elles sont égoïstes au sens propre et pas seulement au sens moral, mais ce qui va avec, elles sont dépourvues de l’imagination qui permet la création, la poursuite d’un processus humain « majoritairement » sain. Les articles précédents reviennent abondamment sur la question.

Pour reprendre l’exemple trivial : construire une « machine » qui dispose dans un volume infiniment plus petit une masse infiniment plus grande de composants électronique, (aujourd’hui jusqu’à quelques molécules de germanium, et demain…) est-ce de la croissance ou de la décroissance? De la croissance ! Bien sûr si l’on se place non pas sur la valeur ajoutée produite comme mesure de la satisfaction des besoins, mais sur les besoins en tant que créateurs de « machines » les satisfaisant. Bien sûr ! Mais pourtant dès à présent une croissance d’une autre qualité. L’usage de la main-d’œuvre bon marché dite « non qualifiée » face à une production de haute technologie, leur organisation mondiale, et les contradictions dans la cohérence du développement mondial en est une preuve, une illustration, s’il en faut une, et de la réalité, et des possibilités et de la limite du système d’échange A-M-A’…

MAIS Evidemment, dans le registre du vocabulaire employé concernant la réalité d’aujourd’hui, l’échange A-M-A’, la croissance est bien celle du PIB, de la valeur ajoutée totale d’une aire de production et de vie ; et qui ne peut aujourd’hui que se considérer qu’à un niveau mondial si l’on veut comprendre « l’état actuel des choses » et même si sa mesure dans une aire donnée, la nation ou la région au sens large ou étroit, est un élément d’action sur la réalité locale et globale.

De même que les critères de travail productif et travail improductif qui sont les qualificatifs de réalités nécessaires à l’action de production dans cet échange A-M-A’, et sans lesquels, il n’y a AUJOURD’HUI aucune satisfaction des besoins, biens qu’ils soient aliénés, à travers l’aliénation du producteur de son produit et des gestes de son produit…

La valeur d’usage perce dans la valeur marchande, mais la valeur d’usage ne peut être créée aujourd’hui et mise en échange-consommation sans sa valeur marchande, si ce n’est pour l’usage personnel du producteur.

Ce qui change, se transforme, c’est la masse du PIB en explosion de croissance, dans laquelle peuvent se « glisser », entre autre par la réduction du temps de travail, les services et leur retour sur la travail productif (au sens du capital) de même que les produits « moraux » ( art, esthétique, éthique, )bien que mutilés, aliénés par leur intrication dans le système, et encore plus la spéculation productive tant qu’elle peut tirer la plus value de la production « matérielle ».

Masse du PIB en explosion de croissance, puis en ralentissement (crise jusqu’où ?)

Mais la crise exacerbée de suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle de son taux de profit liées à son succès historique de croissance, et qui se trouve en obsolescence historique, pose une question de fond, celle de l’ENERGIE.

Plus une société s’avance dans une impasse, plus la causalité qui en résulte demande croissance de l’énergie pour modifier les directions, la direction de son processus. Mais comme pour les conditions matérielles dont l’énergie fait partie, et les mots-outils de la conscience de l’état des choses et de leurs conditions de transformation, la question de l’énergie dépend de sa transformation quantitative, sa concentration-simplification.

Concentration-simplification qui peut (encore) se résoudre par l’entrée en profondeur au sein de la structure fine du mouvement de la matière, les particules-moment en tant que quantum.

Le solaire…, et les énergies renouvelables que l’on met en avant aujourd’hui ? Certes, mais à travers de nouvelles avancées, de nouvelles conquêtes de la connaissance dans la « structure fine » de ce mouvement. Connaissance qui ne peut qu’aller de pair avec une vision fine correspondante à celle de la condition humaine, dans leur unité.

La transformation qualitative du processus humain c’est dès aujourd’hui, et elle se poursuivra dans la capacité de distinguer ce qu’il faut favoriser dans le processus pour qu’il soit fécond.

Pierre Assante, 10 décembre 2013

 

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