Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 20:38

 

Alternatives. Epistémicités. Conscience.

 

Dans les manuscrits de 1844, Marx développe ce qu'est le mouvement particulier de la nature que constitue la conscience humaine.

Bien que n’en étant qu’au début de son analyse du mouvement du capital, son développement de l’expérience et de la connaissance  de la conscience constitue une avancée majeure par elle-même, sans laquelle il n’aurait pu développer par la suite son analyse du mouvement du capital.

Ce n’est pas perdre son temps dans une étude marginale que de traiter de ce sujet dont il me semble évident que son absence dans le mouvement social n’est pas sans conséquences majeures.

Certes, la question est difficile et c’est le mouvement de la société qui trouvera par lui-même intérêt à cette connaissance.

Il naît actuellement une multitude d’essais d’alternatives qui naissent des réserves l’alternative sous de multiples formes, de façon causales et aléatoires. Comme les miens entre autres !

Il m’en arrive de toutes parts par des amis, la presse, les syndicats, les partis, par les réseaux etc…

Mais en général elles ne rejoignent qu’en partie, il me semble, l’état réel du monde et en ce sens ne réussissent pas à constituer une alternative globale en santé. Elles ne constituent pas une résultante en santé, en processus de santé de l’infinie diversité des activités humaines.

Question qui rejoint la question des épistémicités -dont je partage l’analyse schartzienne- développées dans  « Agir humain et production de connaissances », Yves Schwartz et Renato di Ruzza, 2021, où à mon avis, la visée économique de Renato di Ruzza (dont le travail précieux a été d'une grande utilité dans le département d’Ergologie) constitue une de ces tentatives d’alternative mais que je ne partage pas avec et dans  l’analyse keynésienne. Ceci dit pour ne pas cacher mes réserves sur la visée de Renato di Ruzza, réserves en marge et non au centre de ma critique générale sur l’expression des alternatives, dont celles que je propose, à tort ou à raison, en ergologie et en économie.

Essais d’alternatives et rapports d’épistémicité (1) vont de pair. Comment l’expliquer simplement, d’une façon « populaire et militante », sans caricature ?

J’essaye entre autre avec la jeunesse qui se précipite actuellement, comme tout le monde, sur tout ce qui passe : signe du besoin de sortie de crise et de crise globale.

Pierre Assante. 14/02/2022 20:12:56.

(1) Sur les épistémicité, un tableau est inclus dans l’essai « 2 questions pour procéder » Pierre Assante, publié sur le blog en 2013. http://pierreassante.fr/dossier/ECRITS_SUR_L_ERGOLOGIE_ET_LES_EPISTEMICITES.pdf

 

 

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 04:10

 

Publié une première fois le 01/09/2020

ECRITS

Nov. 2019-Août 2020

cliquer sur ce lien ou sur l'image ci-contre :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_Novembre_2019_-_Aout_2020.pdf

 

138 pages. 115 articles. 550.000 caractères

 

et Tous les articles du blog (3696 publiés, par séries de 25) :

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 2030405060708090100> >

et les plus anciens :  << < 100110120 121 122 123 124 > >>

Partager cet article
15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 07:25

Pour rassembler les protestations, en finir avec les robinsonnades, construire ensemble

 

Une chose c’est protester autre chose c’est gouverner. Pas par un gouvernement autoritaire et personnel, mais par une organisation rationnelle et créatrice d’un pouvoir du peuple.

 

Quelques réflexions pour illustrer, parmi la multitude des questions auxquelles le peuple peut s’attaquer :

 

Le Km zéro peut rapprocher producteur et consommateur qui sont le même, dans leurs intérêts communs matériels et moraux. Mais l’usage des produits que nous utilisons et consommons montre aussi que de nombreux produits ne peuvent découler que d’une coopération mondiale. Si l’on passe en revue les produits que nous consommons, la chose est évidente.

 

Les produits que nous consommons dans tous les domaines, y compris la santé par exemple, du médicament à l’IRM en passant  par l’organisation de l’hôpital ou de la médecine de ville, correspondent-ils à la meilleure organisation humaine de la santé ?  Bien sûr que non. Il s’agit de mettre en œuvre une révolution des techniques, des objectifs et des moyens, et de l'organisation humaine de la santé par elle-même, avec des moyens centralisés, des moyens décentralisés et l’autonomie-autogestion du travailleur de la santé dans l’organisation rationnelle de la santé.

 

Lorsqu’il a fallu réorganiser brutalement les hôpitaux dans l’assaut de la pandémie, tous les personnels ont fait preuve de cette capacité d’autonomie personnelle-autogestion dans l’organisation générale d’un hôpital, et à l’encontre des méthodes autoritaires qu’ils subissent.

 

La vaccination, par exemple est-elle le remède à tout pour combattre une épidémie ou une malade tout court. Bien sûr que non. L’autogestion dans l’organisation rationnelle créatrice inventive et globale touche aussi à un  développement de nouvelles conceptions de la médecine et de la santé.

Mais la vaccination du COVID 19, utilisée comme moyens global a-t-elle sauvé des vies et fait avancer la science médicale ? Oui.

Et si l’on est contre les mesures autoritaires des états d’urgences dans une situation qui n’en demande pas, devons-nous être pour la suppression des pass obligatoire ? Oui. Et on y arrivera !

 

On pourrait aller à l’infini dans des exemples dans tous les domaines de l’activité humaine. En soulignant toutefois l’urgence de la question de l’énergie et de la question climatique qui sont liées, et l’urgence d’en finir avec les "robinsonnades énergétiques" et avec toutes les robinsonnades, qui n’aident en rien à la solution, mais au contraire divisent les protestations et les efforts de construction d’un monde nouveau en santé physique et morale.

 

La question d’un pouvoir du peuple se heurte à la confiscation du pouvoir sur l’argent par ce qui reste une classe dominante, plus que jamais, dont les moyens d’accumulation des moyens est la concentration capitaliste mondiale dans les firmes multinationales et les banques et institutions financières.

 

Pour cela afin de ne pas répéter encore, je renvoie à la revue « Economie et Politique » (1) et aux économistes communistes.

Et à l’ergologie progressiste et les concepts ergologiques et leur système de concepts en évolution qui ne trouvera à s’appliquer concrètement que dans une révolution globale de la production et de l’échange à partir des besoins humains en évolution-complexification et non dans l’accumulation A-M-A’ et la suraccumulation-dévalorisation du capital au cœur de la crise systémique dont la tendance est au blocage du  mouvement de la société humaine.

 

Aujourd’hui, ce n’est pas de la question d’une révolution d’Octobre  dont il est question ! La question de la transformation et de l’usage des produits et de leur production, et la question du pouvoir vont de pair, doivent avancer ensemble, en unité, dans une transformation progressive, continue et en sauts progressifs de qualité. C’est l’histoire-métaphore de l’eau qui devient vapeur soit en bouillant brutalement soit en s’évaporant rapidement mais sans bouillir. Il en va de la vie de l’humanité : elle doit sortir de son adolescence et rejoindre un âge adulte : la conscience de son état sur elle-même. Jeune mais adulte pour avoir de l’audace et des repères nécessaire à un mouvement dans la plus grande sécurité possible. Sagesse et audace mêlées.

 

Pierre Assante. 15/02/2022 06:55:41.

 

(1) https://www.economie-et-politique.org/

 

 

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 08:13
N° 169 : Cliquer ci-dessus

 

 

 

 

 

Lettre du RAPSE N° 169

du 13 février 2022

sur les programmes actuels et leur comparaison.   

 

CLIQUER SUR CE LIEN OU  SUR L'IMAGE CI-CONTRE :

https://www.economie-et-politique.org/2022/02/13/la-lettre-du-rapse-n-168-2/

 

 

HISTOIRE : sur les programmes des partis ouvriers, Voir article précédent sur la critique du "PROGRAMME DE GOTHA"

 

 

 

 

 

 

 

 

voir aussi : ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 08:13
Un débat des années 1960.....

 

 

Gloses marginales au programme du Parti Ouvrier allemand. Karl Marx. 1875.

 

Un programme a été rédigé et adopté lors de l'unification des partis ouvriers, alors sociaux-démocrates, allemands, en 1875, à Gotha. Karl Marx a adressé à plusieurs des responsables et amis de ces partis une critique du programme, publié plusieurs années après.

Le débat d'alors n'a pas perdu de son actualité. (voir lettre du RAPSE N° 169 du 13 février 2022 sur les programmes actuels et leur comparaison) 

 

EXTRAIT DU PROGRAMME DE GOTHA :

 

……PREMIÈRE PARTIE DU PARAGRAPHE : «Le travail est la source de toute richesse et de toute culture. »

 

"Réponse" de Marx :

 

 « …Le travail n'est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d'usage (qui sont bien, tout de même, la richesse réelle !) que le travail, qui n'est lui-même que l'expression d'une force naturelle, la force de travail de l'homme. Cette phrase rebattue se trouve dans tous les abécédaires, et elle n'est vraie qu'à condition de sous-entendre que le travail est antérieur, avec tous les objets et procédés qui l'accompagnent. Mais un programme socialiste ne saurait permettre à cette phraséologie bourgeoise de passer sous silence les conditions qui, seules, peuvent lui donner un sens. Et ce n'est qu'autant que l'homme, dès l'abord, agit en propriétaire à l'égard de la nature, cette source première de tous les moyens et matériaux de travail, ce n'est que s'il la traite comme un objet lui appartenant que son travail devient la source des valeurs d'usage, partant de la richesse. Les bourgeois ont d'excellentes raisons pour attribuer au travail cette surnaturelle puissance de création : car, du fait que le travail est dans la dépendance de la nature, il s'ensuit que l'homme qui ne possède rien d'autre que sa force de travail sera forcément, en tout état de société et de civilisation, l'esclave d'autres hommes qui se seront érigés en détenteurs des conditions objectives du travail. Il ne peut travailler, et vivre par conséquent, qu'avec la permission de ces derniers... »

Mais laissons la proposition telle qu'elle est, ou plutôt telle qu'elle boite. Quelle conclusion en devrait-on attendre ? Evidemment celle-ci :

 « Puisque le travail est la source de toute richesse, nul dans la société ne peut s'approprier des richesses qui ne soient un produit du travail. Si donc quelqu'un ne travaille pas lui-même, il vit du travail d'autrui et, même sa culture, il la tire du travail d'autrui. »

Au lieu de cela, à la première proposition, on en ajoute une seconde par le moyen du mot-cheville : « et comme » pour tirer de la seconde, et non de l'autre, la conséquence finale… »…….

 

Le document  complet et lettres d'accompagnement :

 

Avant-propos de F. Engels

Lettre d'accompagnement à W. Bracke

Gloses marginales au programme du Parti Ouvrier allemand
I° partie
II° partie
III° partie
IV° partie


Documents relatifs au programme de Gotha

Les programmes de la social-démocratie allemande

 

Extrait de la correspondance de K. Marx

 

Lettre à L. Kugelmann

23 fev. 1865

 

Extrait de la correspondance de F. Engels

 

Lettre à A. Bebel

18 mars 1875

Lettre à W. Bracke

11 octobre 1875

Lettre à A. Bebel

12 octobre 1875

Lettre à K. Kautsky

7 janvier 1891

Lettre à K. Kautsky

15 janvier 1891

Lettre à K. Kautsky

5 février 1891

Lettre à K. Kautsky

11 février 1891

Lettre à F.-A. Sorge

11 février 1891

Lettre à K. Kautsky

23 février 1891

Lettre à F.-A. Sorge

4 mars 1891

Lettre à A. Bebel (extraits)

1° mai 1891

 

Le débat d'alors n'a pas perdu de son actualité. (voir lettre du RAPSE sur les programme actuels et leur comparaison :

https://www.economie-et-politique.org/2022/02/13/la-lettre-du-rapse-n-168-2/

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 07:14

 

Introducution au recueil

"2034"

 publiée une première fois le 02/09/2020 15:05:22.

 

 

"2034".

 

Développement Economique

et

développement Anthroponomique

 

 

...Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie....

 

Orwell a écrit "1984".

En 1984, dans le réel, de gouvernement d’union de la gauche a éclaté.

Les socialistes au nom de « ce n’est pas la première fois qu’on se heurte au mur de l’argent » (F. Mitterrand), renoncent à promouvoir ni même à créer des lois aptes à s’assurer une prise de pouvoir progressive et radicale sur l’usage du capital. Ils cèdent aux hommes du système et au système lui-même. Les lois Auroux ne rencontrent pas les moyens nécessaires à leur mise en œuvre pratique. Travail et droits sont en contradiction sans qu’il soit mise en œuvre des actions pour les surmonter et les transformer. Le capital garde le pouvoir sur les grandes orientations lui assurant la continuité de l’accumulation basée sur les profits et s’écartant des besoins sociaux. Les communistes en restent à la bataille nationale  sur la plus-value, sans atteindre la question de la transformation mondiale du capital, la modification fondamentale de la composition du capital, l'accroissement exponentielle du capital constant dans le capital total, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, ce qui les affaiblit dans la bataille de classe et la bataille pour gouverner et gérer autrement la société.

La rapidité de production, d’acquisition et de transformation des savoirs s’accélère exponentiellement.

Mais la régénération reste en grande partie de l’ordre du temps biologique humain. La maturation du cerveau, de l’enfance à l’adolescence et à l’âge adulte, puis,  la maturation d’expérience de l’adulte à la mort est dépendante du niveau de développement de l’espèce. L’héritage cérébral de l’espèce et l’héritage social ne vont pas d’un même pas. S’il est possible de les accorder, c’est dans une organisation sociale où anthroponomie et économie le sont par choix de société. Ce qui n’est pas le cas d’une société d’accumulation capitaliste. Je ne reviens pas sur une analyse des bases du développement de la société capitaliste, leurs freins et leurs limites jusqu’à obsolescence.

En quelque sorte, l’évolution sociale reste prisonnière de l’horloge biologique, de son « mécanisme » temporel, géographique et social.

Cela arrange bien le capital. L’acquisition de l’expérience de classe par les salariés, dans les formes ancienne comme les formes nouvelles de la vente de leur force de travail, a peu de temps, dans les limites d’une vie, pour se placer en négation et se mettre en position de négation de la négation du système d’exploitation.

D'autant que les progrès sociaux  nationaux résultant de la lutte de classe dans un rapport de force ancien contrarient les progrès sociaux nécessaires dans une mondialisation numérisée et son organisation capitaliste du travail, semblent pour les salariés des nouvelles générations, être arrivés à une limite indépassable. Le progrès est victime de ses propres avancées et les moyens entre les mains du capital sont suffisamment puissants pour maintenir et développer cette illusion en faveur de ses choix, de la poursuite d’une accumulation, pourtant en crise de suraccumulation-dévalorisation.

Le Capitalisme du XXIème siècle ( CMMnIgF, voir articles précédents) maintient sous sa coupe la conscience de la nécessite d’une transformation qualitative du système économique et social. Il est remarquable que, comme les cycles économiques décennaux d‘antan, aujourd’hui submergés par une continuité de croissance de la crise systémique, il existe des cycles de la conscience humaine, liés bien sûr aux cycles économiques, même s’il existe de multiples cycles liés aux multiples activités de l’homme et de l’humanité, le cycle économique agissant à double sens avec les autres cycles constituant ensemble le mouvement cyclique global de l’humanité, en spirale, mais en spirale « atténuée », ralentie relativement ou absolument dans cette continuité en difficulté.

Il y a comme un « renoncement de cycle » centenaire de civilisation, la  guerre mondiale économique du XXIème siècle reproduisant les destructions matérielles et morales de 1914-18, à un niveau supérieur des forces productives parvenues aux possibilités de numérisation-automatisation généralisée libératrice de la vente de la force de travail sans pouvoir l’atteindre.

La Maturation des conditions objectives et subjectives de transformation qualitative rencontre un double mouvement, ses moteurs et ses freins. Les conditions subjectives rencontrent le cycle biologique de l’espèce, le cycle objectif et le cycle subjectif, avec des inégalités de développement en balancier et en accordéon se nourrissent ou se freinent l’un l’autre, constituant le mouvement général, le cycle général, dont les contradictions qui sont issues, la non « concordance suffisante » entre développement des forces productives objectives et les des forces productives subjectives étant le danger d’arrêt du processus.

En étant optimiste et suffisamment  fantaisiste pour fabriquer des plans sur la comète, tous ces cycles, dans une projection partant des rythmes centenaires, au-delà des cycles du capital, les années 2030, pourquoi pas 2034, anniversaire !, nous font entrevoir une maturation de l’ordre des années 1934 puis 1936, dans des conditions des forces productives possiblement  autrement plus avancées que celle de l‘industrie mécanisée, sa classe ouvrière de main d’œuvre et ses concentrations dans les pays capitalistes dominants ayant soumis colonialement le reste du monde.

Mais la montre de l’humanité n’est dans ma main, ni pour ralentir ni pour accélérer le temps social ni pour prévoir les accidents défavorables ou favorables ni à une accélération ni une transformation-quantitative-continuité-qualitative en santé de la société et de l’espèce. Elle est dans celle de la conscience productive, c’est-à-dire celle des  besoins humains, leurs développement-complexification, c’est-à-dire celle du développement-complexification de la conscience elle-même dans ses rapports avec elle-même, la société et ses rapports avec la nature dont elle fait partie.

La conscience des conditions de cohérence de l’activité de la personne avec elle-même et dans l’entité locale et globale d’activité ne se résume pas à la psychologie et à la contrainte, ce que croient les tenants du système et qu’ils font croire à la masse aliénée, s’aliénant eux-mêmes. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, l’ergologie, connait ET les conditions héritées de l’organisation biologique et son mouvement lent, ET les conditions héritées de l’organisation sociale et son mouvement rapide. C’est ce qui lui permet de développer une observation en miroir de l’activité, qui contribue à la « correction » permanente, la dénormalisation-renormalisation dans la nécessite en transformation, la conscience globale synthétique la plus avancée dans le mouvement historique.

Ces "prévisions" possibles sont-elles un jeu de ma part. Non ! Plutôt un essai de vivre un futur pour moi aujourd’hui inatteignable sinon à travers vous qui continuerez.

Pierre Assante. 02/09/2020 15:05:22.

 

Voir :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

Partager cet article
11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 09:01

DU 38ème CONGRÈS DU PCF À LA CAMPAGNE DES JOURS HEUREUX.

 

Face à une droite dite républicaine déboussolée, dépassée par les transformations du monde, et face à sa variante ultra réactionnaire tournée vers un passé imaginé et figé et sur un modèle de reformes fascisantes, le Président Emmanuel Macron semble pointer les problèmes urgents qui apparaissent nécessaires à résoudre, dans l’intérêt de la population et au-delà, de la survie de société qui semble bien menacée.

En fait il est un fondé de pouvoir dans notre pays et aujourd’hui en Europe, des firmes multinationales et des milieux financiers mondiaux et leur suzerain, le capital à base américaine, le capital des USA.

 

De fait, oui, sa politique a une logique : elle veut, face aux multiples crises de la société humaine et à la crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital, allier les intérêts de cette population et l’intérêt du profit de ces grandes firmes ; ce qui est parfaitement incompatible. La politique ultralibérale est donc une logique dans un  système de logique obsolète, à dépasser, dans une logique limitée qui est celle de la non-contradiction, de l’ignorance d’une analyse dialectique recherchant une synthèse de la situation réelle du monde et les solutions qui découleraient de cette synthèse.

 

Le capital voit par le petit bout de la lorgnette, et cette méthode qui lui cache l’ensemble de la vue du paysage réel, répond à sa philosophie : le profit immédiat maximum d’abord dans la lutte de concurrence économique et militaire internationale et bien sûr dans le cycle de l’argent et des marchandises qui constitue le renouvellement de la vie humaine, cycle en voie de ralentissement dramatique et  d’explosion systémique finale.

 

La politique de Macron, de ses équipes dirigeantes, centralisées et autoritaires, fait mine de rechercher  des solutions apparemment correspondant aux besoins de la population et des plus pauvres.

Voici un exemple parmi tant d’autres, touchant à la question de l'énergie, question vitale pour nôtre vie quotidienne et nôtre futur :

L’énergie est trop chère pour nos porte-monnaie. Alors on demande à EDF de financer des baisses de prix en diminuant de 7 milliards sa marge d’investissement au moment où on lui demande aussi de faire des efforts sur la sécurité et sur un plan de développement du nucléaire de transition certes dangereux comme l’est la vie, mais moins que la crise climatique, et certes nécessaire. Mais le plan Macron ne prend pas en compte l’ensemble des donnée pour le développer, entre autre l’emploi, la formation et la recherche.

Dans un même temps, Total qui poursuit le développement de l’énergie carbonée réalise 15 MM de profits, s’apprête à en distribuer une bonne partie aux actionnaires et à distribuer une charité au consommateur populaire au lieu de contribuer aux dépenses de l’état par une juste fiscalité. De plus cette charité est détournée par les grandes surfaces des firmes multinationales qui se pressent de récupérer des parts de bénéfices en attirant vers ses pompes le client au détriment de l’ensemble des commerces non monopolistes. Et le comble du comble, après avoir vendu le secteur de production des turbines de centrales électriques on les fait racheter par EDF (c’est le même macron qui fait les 2 opérations contradictoires), comme on lui fait racheter au privé, plus cher que vendus,  les KW qui manquent.

Le tout couronné par la menace de Jo Biden  de nous couper le gaz Russe pour régler la question Ukrainienne dont on rejette un accord possible acté à Minsk il y a plusieurs années, accord dont l’Europe et les USA étaient partie prenante et qui n’ont jamais été respectés. Ces accords tentaient de régler les intérêts des populations russophones qui souhaitaient ne pas se séparer de la Russie, par rapport aux rapports historiques, économiques et culturels.

 

Le capital fait toujours d’une pierre deux coups, chacun destiné conjointement au drainage du capital vers lui-même au détriment des activités de survie élémentaire de la société. Cette politique renchérit sans cesse le coût du capital dans la production des biens. Il se plaint du coût du travail alors que le coût du travail est la clef de la production, de la consommation, et du développement qualitatif de la société humaine et de son devenir.

Et ainsi dans tous les domaines, y compris ceux de la santé, de l’énergie et du développement industriel sans lesquels la production des richesses nécessaires à la consommation populaire et au développement ne peuvent être produites. Lapalissade et pourtant vérité souvent oubliée.

 

On voit ainsi qu’entre le salariat qui est au centre de la production des biens nécessaires à l’humanité, et le capital qui récupère les profits au détriment des besoins sociaux, il y a incompatibilité.

 

Pour sortir de la crise, et aller de l’avant vers une transformation sociale de progrès, comme le préconise le programme du candidat communiste Fabien Roussel, Il s’agit, dans la production et l’échange,  de baisser le coût du capital, ce qui implique une politique de l’emploi, de la formation, des salaires et des pensions ; des salaires et des pensions, les uns nécessaires à la production et à la consommation, et les pensions pour une consommation en rapport réciproque avec la production et le tout dans le rôle social des êtres humains, leur renouvellement générationnel et leur dignité de personne humaine ; la dignité n’est pas un supplément d’âme : elle fait partie des conditions nécessaires au mouvement de la société, au processus infini d’humanisation vers son appropriation infinie de l’univers et des rapports « matériels et moraux », conscients et inconscients, entre l’univers et l’homme qui en fait moi-même partie. Un "Parti de progrès", un "Parti du travail", les forces sociales avancées de progrès constituent un mouvement avancé de conscience du processus inconscient général de l’humanité sur elle-même, la société et la nature.

 

La bataille du candidat communiste et de son programme est le résultat d’un grand débat qui a précédé le dernier congrès et s’est conclu dans le congrès et par une lutte pour des solutions politiques, économiques sur des bases scientifiques et non des impressions et des improvisations. Bataille se poursuit dans la campagne et dans l’approfondissement du programme, dans l’échange fructueux avec les salariés, la classe ouvrière et toute la population. Il nous faut insister sur l’importance qu’à revêtu ce débat de congrès  pour aujourd’hui et pour demain.

 

On ne peut avancer sans jeter un regard sur le chemin accompli, sans l’apprécier pour ses avancées et pour celles à réaliser aujourd’hui et demain. Le pouvoir populaire sur l’argent pour réaliser un nouveau progrès de la société humaine, ce pouvoir reste un objectif incontournable. Il passe par des mesures que nous n’avons pas su ni pas pu mettre en œuvre dans les années 1981-83, Mitterrand et le PS, en accord avec les forces de droite et le patronat monopoliste, les ayant refusées : le critère de gestion VA/CMF, la SEF, les Fonds et crédits démocratiquement gérés, les DTS comme monnaie mondiale, la Production monétaire nationale et aujourd’hui européenne au service de l’appareil productif et des besoins sociaux, les droits du salariat permettant cette gestion nouvelle, gestion révolutionnaire nécessaire à accomplir.

 

La vente-achat de notre force de travail, la confiscation du produit et des gestes physiques et mentaux en unité de notre travail est une aliénation. Nous devons aller vers son abolition générationnelle, avec un processus nécessaire à engager pour y parvenir. Les propositions des économistes communistes vont dans ce sens.

 

 

La cause de l’état dégradé de notre société tient à son système économique et social obsolète et au paroxysme et en particulier aux dernières décennies de cette politique : les contradictions arrivent à leur terme. Le pouvoir et ses puissants et exigeants  mandants cherchent remède à la crise de baisse tendancielle du taux de profit dans le remède-cause qui la crée.

 

A cette crise s’ajoute en fonctions organiques communes, celle du travail, celle du refus d’un dépassement d’un « management » taylorien et de fait « monarchique ». L’économie progressiste ne fera pas l’économie de l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et des concepts sur les conditions d’exercice de l’activité humaine qui en découlent.

 

Pierre Assante.11/02/2022 07:55:50.  

 

 ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 18:57

 

 

DE NOUVEAU ECONOMIE ET ERGOLOGIE.

 

Page 243 de « Travail, ergologie et politique », postface « « pour un monde commun à construire », Yves Schwartz, La dispute, 2021 :

 « …Ce communisme du XXIème siècle, celui avec lequel commencerait la véritable histoire humaine, dit Sève, ʺ ne peut être que la grande association de libres individualités-personnelles et collectives-prenant ensemble la main sur leur histoire en changeant la nature de ce qui y fera dateʺ. Propos extrêmement stimulants. Mais malgré leurs invocations  récurrentes, peu détaillées, des bases existant dans ce vieux monde pour initier l’entrée dans l’histoire, nous restons perplexes, dubitatifs sur les transitions, et sur le contenu de l’histoire d’après… ».

 Il est nécessaire de lire la suite de cette postface pour situer la critique lumineuse formulée par Yves Schwartz dans cette question et comprendre son lien avec une analyse d’ensemble de l’activité humaine.

À ce passage de l’ouvrage d’ Yves Schwartz est ajoutée la référence de cette citation, demandant excuse du fait qu'elle me concerne de façon élogieuse mais qui développe une interrogation particulière :  Lucien Sève, « Penser avec Marx aujourd’hui », tome IV, I, page 642 de « Le communisme, La dispute, Paris.2019 » et la note 54 : « Cette même exigence du présent de construire désormais l’histoire de l’humanité, sa préhistoire étant comme au bout du rouleau, est également un axe militant du blog de Pierre Assante, blog éblouissant de culture et de suggestions intellectuelles (1). Celui du 5 décembre 2019 parlait de « l’adolescence de l’humanité ».

Certes les 2 extraits ci-dessus ne sont qu’une partie de l’exposé et du développement d'Yves Schwartz soulignant des interrogations fondamentales. Une ébauche de réponse je crois, sans doute commune il me semble : je lie pour ma part l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail qui ont permis le développement des concepts ergologiques, des concepts schwartziens, aux conditions micros et macro de l’activité de production par la personne et l’entité d’exercice de la personne dans le mouvement du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé. Pour que l'humanité sorte de sa préhistoire, il faut des conditions matérielles à créer, comme des conditions matérielles ont prévalu dans les créations passées. Des causalités et de l'aléatoire qui ont prévalu au capitalisme dans le développement de l'humanité. l'embranchement de l'évolution économique qu'est le capitalisme porte à la nécessite d'un nouvel embranchement dans lequel les contradiction du capitalisme trouvent remède-dépassement à l'instar de tout embranchement qui nous ont conduit jusqu'ici à note survie-développement : la double anticipation créatrice du mouvement humain, de sa non répétition et de son invention permanente se heurte à l'aliénation croissante des produits et geste du travail. Le poids de l'argent-capital ne dépend pas seulement d'un choix ou d'un contre choix moral mais en première instance de l'installation de fonctions et de systèmes de fonction aliénants.

J’ai tenté de résumer le rapport entre économie marxiste et ergologie progressiste dans un article de l’Humanité, « Moins mais mieux, brève introduction à l’ergologie » : : https://www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115.

Et j’ai tenté de lier les deux champs dans mon activité militante, quotidienne et générale, et de formation en développant l’analyse de la crise systémique du capitalisme, la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital ; ses conséquences dans le cycle court et long de reproduction de l’humanité et d’évolution-développement-complexification de la production-besoin, rapport réciproque entre production et besoins et l’unité de leur mouvement.

Unité ne veut pas dire homogénéité, mais au contraire inégalité de développement et mouvement conjoint des inégalités de développement en cycle-spirale de "rattrapage-croisement-éloignement" dans le développement global.

Je ne dissocie pas 1) la SEF (sécurité d’emploi et de formation), des droits nouveaux du travail la permettant et permettant l’autonomie de l’homme producteur dans son rapport global avec la production des biens, des idées et de l’organisation du travail et de la société ; 2) ni la transformation révolutionnaire des moyens d’échange, en particulier et en processus initial , celle de la production monétaire symbolique de la valeur de production et des prix en découlant non mécaniquement, et des organismes de gestion financière et finalement de la politique et des mesures politiques incontournablement associées.

Et c’est en cela que je réclame non de l’ergologie dont c’est aussi le savoir associé, mais des ergologues et des économistes : il n’y a pas de production sans des conditions conjointes d’exercice de la production et de toutes les activités humaines qui y sont liées ; car elles y sont toutes liées, non mécaniquement mais causalement, évidemment  …. : contradiction de l’unité du continu et du discret, de la totalité et du quantum et du mouvement-existence qu’ils constituent; développement-évolution-complexification suivent un processus aléatoire et causal qui le rendent énigmatique pour nous dans les avancées réelles, concrètes et opérationnelles de connaissances scientifiques et symboliques de la réalité en fonction de nos besoins individuels et collectifs en processus.

Ignorer ou sous-estimer la crise systémique de suraccumulation du capital est un handicap pour l’ergologue. Ignorer ou sous-estimer l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail est un handicap pour l’économiste. Il y a deux champs de réflexion et d’action autonomes qui ont tout intérêt à se rencontrer. Le contact à leurs frontières est une condition de l’activité de transformation qualitative du développement humain mis à mal dans les limites de développement d’un système parvenu à son extrémité de ses possibles, à son obsolescence.

Quels sont ces concepts ergologiques ? Énumérons-en quelques-uns, laissant au lecteur le choix de les connaître dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche. Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-normalisation, re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politeïa, du marché à dépasser. Usage de soi par soi et usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon… etc…

Ces concepts et les concepts de l’économie marxiste moderne dont Paul Boccara a établi les bases de leur développement ont une frontière de contact commune incontournable pour comprendre le monde, le nôtre ici et maintenant et son développement et le changer, au sens qu’en donne la 11éme thèse sur Feuerbach de Marx.

 

Ceci dit pour développer la question et l’interrogation initiale posée par Yves Schwartz dans son dernier ouvrage, lumineux, sur les conditions d’activité dans le monde d’aujourd’hui et son mouvement. En attendant un prochain ouvrage en prévision ; que nous attendons avec impatience.

Liant pour ma part tout cela à la bataille des présidentielles : LA CANDIDATURE COMMUNISTE DE Fabien Roussel, son programme, son contenu en évolution-développement, et les luttes populaires et du salariat en réponse aux difficultés croissantes de vivre dans un monde ou se développent de nouvelles et immenses possibilités de progrès, la révolution scientifique et technique l’ouvrant à condition de dépasser le critère économique P/C des entreprises, des ECRP, de la société humaine toute entière.

 

Il n’y a pas de philosophie du devenir et de philosophie d'une désadhérence conceptuelle adhérente à la réalité, sans relation de la pensée avec le corps, le besoin, la société et leurs transformations-développements-complexification conjoints.

Les interrogations de la littérature et des arts ici et maintenant contiennent cette hésitation entre divagation nécessaire à la réflexion et prise en compte scientifique des besoins. Pour les dominants, répondre à une compréhension rationnelle et dialectique des besoins vitaux individuels et collectifs liés, est un scandale et une aberration par rapport à leurs besoins et aux besoins du développement du capital dont ils ignorent les limites indépassables dans le système actuel.

Cette critique n’est pas une critique des personnes, mais du système.

Une des barrières à franchir : la lutte salaires/plus-value n’est pas suffisante. Seule, elle conduit à une social-démocratie devenue libéral-démocratie au paroxysme ouvrant la voie à une société autoritaire se rapprochant de ce qu’à été le fascisme, au niveau mondial, global. Dans la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences, il n’y a pas de politique en santé sociale possible. C’est bien la tâche de notre siècle, immédiate et urgente de rompre avec les lois économiques et sociales qui font perdurer le processus de suraccumulation-dévalorisation du capital jusqu’à un effondrement possible de la société humaine.

 

Pierre Assante. 06/02/2022 11:08:28.

 

(1) Mes excuses pour le peu de modestie de ma part dans la citation de cette citation…

 

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

 https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

Partager cet article
9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 18:53

 

PLUS-VALUE : RÉPONSE à ....., 

 

Merci beaucoup pour votre message.

Pardonnez-moi, je vous répondrai plus tard plus longuement car aujourd'hui je ne peux pas, il y a une réunion importante à laquelle je dois participer.

La plus-value existe toujours malgré l'automatisation de la production. Oui, les machines ne produisent pas de plus-value par elle-même. C'est bien le travail intégré dans la transformation des produits par l'usage de la force de travail qui ajoute de la valeur marchande au produit initial, à différencier d'avec la valeur symbolique mentale, morale, esthétique et éthique, qui sont pourtant en relation réciproque avec la valeur marchande.

En outre dans la mondialisation, il faut considérer que si la plus-value est produite dans une entité locale de production, elle doit être considérée dans un plan plus vaste, global, de sa production : dans la production de moyens de consommation et la production de moyens de production et dans l'imbrication mondialisée du capital mondial et la domination des firmes multinationales. Les dominations monopolistes mondiales rendent difficile une vision locale de mesure de la plus-value. Une telle mesure est possible mais ne donne pas une vision globale de la plus-value.

Il y a aujourd'hui, dans la crise de production mondiale une tendance de retour de la prépondérance de la plus-value absolue et de la plus-value extra par rapport à la plus-value relative qui était le phénomène économique majeur du développement de l'après-guerre jusqu'aux années 1960.

Il y avait des conditions historiques à cette situation économique. Mais la question actuelle est la question de la baisse tendancielle du taux de profit en rapport avec la révolution scientifique et technique et l’investissement de la « modernisation » et de la numérisation de l’appareil productif. Cette question s’est aggravée dans les années 1970 et est arrivée à une situation explosive des forces productives : crise économique générale et crise de civilisation conjointe. Et croissance des guerres et des conflits accrus pour la conquête des marchés dans cette crise. La crise des années 2008 avec les subprimes est un moment de cette aggravation. Régulièrement il y a une « poussée fièvre » dans la maladie de l’économie. La pandémie qui cache la question économique a aggravé la question économique.

Car en plus de la question de la plus-value dont le syndicalisme et le mouvement ouvrier et salarié en général a fait  le centre de ses luttes, il y a le phénomène économique de la baisse tendancielle du taux de profit. Cette baisse tendancielle due à la croissance du capital constant dans le capital total (Capital constant + capital variable + plus-value) réduit non la masse de profit, mais le taux de profit et conduit à une suraccumulation-dévalorisation du capital qui ne trouve plus à s'investir à des taux suffisants dans sa guerre de concurrence locale et mondiale, micro et macro, ce qui le pousse à drainer du capital et du profit dans l'ensemble des activités humaines et à leur détriment. Et l’ergologie est concernée dans le rapport de la personne avec l’activité de production, ce qui impacte toutes les activités humaines.

Cette suraccumulation-dévalorisation du capital est le fond de la crise mondiale et l'action du salariat ne peut plus porter que sur la seule question de la plus-value.

Encore merci pour ce contact.

Evidemment ce dont je vous parle prête à discussion. Il s'agit d'un point de vue, qui n'est cependant pas que personnel.

A bientôt.

Amicalement

Pierre Assante.06/02/22 09:03

P.S. Après lecture de ce petit texte, Yves Dimicoli propose de rajouter :

D'accord avec toi. Je me serais seulement permis d'ajouter que la plus-value c'est la valeur ajoutée produite (produit - consommations intermédiaires) dont serait retirée la masse des salaires versés. Une seconde remarque que tu connais: la révolution scientifique et technique c'est la révolution technologique qui a accompagné l'émergence et le développement du capitalisme; Moi je parle de nouvelle révolution technologique, la révolution informationnelle confrontant l'humanité à l'impératif d'un dépassement du capitalisme avec un bouleversement de tous les usages, représentations et institutions. 08/02/2022 05 :36.

 

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

 https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

Partager cet article
9 février 2022 3 09 /02 /février /2022 06:36

 

LA COOPERATION OU LA MORT !

 

Sous l’effet du handicap que fait peser l’argent (L’argent devenu capital et son système évidemment), la société s’effondre, l’ensemble de ses activités multiples et infinies (au deux sens du mot) de survie et de développement  entrent en crise de production, d’incohérence des relations réciproques  leur permettant jusqu’alors d’exister. Contre la coopération, la guerre économique et possiblement militaire s'intensifie. Le processus humain est en danger.

Au niveau européen, comme au niveau mondial, des nations comme des super-zones mondiales de développement, la coopération la plus intense et la plus étroite est nécessaire pour répondre à une cohérence de la production, une cohérence en fonction des besoins vitaux de l’humanité dans leur développement-transformation-complexification.

Cette cohérence passe, paradoxalement par l’affirmation des entités constituées. C’est d’une UE confédérale et non fédérale dont nous avons besoin et de sa coopération avec l’ensemble des autres grandes zones mondiales de développement.  Cette Europe confédérale a besoin, paradoxalement, du renforcement des entités qui la constituent et non d’un souverainisme incompatible avec les coopérations.

 

Le « roussellement », la bataille collective, immédiate et urgente, ici et maintenant, contre l’argent-accumulation de capital privé dans cycle malade Argent-Marchandise-Argent'plus, c’est  la priorité aux besoins sociaux, humains, dans l’usage des moyens d’échange et de production.

09/02/2022 05:50:45.

 

 Texte extrait de ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
8 février 2022 2 08 /02 /février /2022 17:32

Article sur En Avant Le Manifeste

DOCUMENT : Intervention d’Evelyne Ternant au Conseil National du PCF du 5 février -Marseille

 

A la veille de notre premier grand meeting, ce qui domine dans l'état d'esprit des

communistes aujourd'hui, c'est la confiance: confiance dans le bien fondé de notre choix qui nous a mis à distance du phénomène de décomposition avancée à gauche, confiance parce que quel que soit le résultat électoral final, il y a déjà un acquit, c'est le retour du parti dans le paysage politique, confiance parce que notre campagne décolle à tous points de vue : percée médiatique de Fabien, pente ascendante des sondages et la mise en mouvement des militants, l'envie de s'approprier le projet et d'aller à la rencontre des électeurs.

Fabien fait désormais partie des candidats qui comptent, y compris dans le milieu médiatico-politique, ce qui est vraiment remarquable. Il s'agit maintenant d'ancrer et de consolider cette incursion avec quelques propositions qui fassent mouche, car l'image très positive du candidat communiste, qui fait la différence, et porte au plus près les aspirations du monde du travail, ne suffira pas: il y a des exigences pour passer de la sympathie au vote que nous ne devons pas sous-estimer, en particulier des exigences de faisabilité, de crédibilité de notre projet. Or, elle repose sur le fait que nous ne raisonnons pas à structures constantes, où il suffirait de vider certaines poches pour en remplir d'autres. Le financement de notre projet n'est possible que sous condition d'un développement sans précédent de l'emploi et la formation, incarné dans le projet de la SEF, lequel ne peut se réaliser hors de conquêtes de pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens, pour leur conférer la maîtrise de l'argent et changer les logiques de décision sur: que produire, pour qui, pourquoi, comment et où ? L'enjeu de transformation est à la fois la clé de notre campagne et sa difficulté.

Nous devons renforcer notre intervention sur la question internationale, même si elle n'intéresse guère les médias; d'abord parce que les tensions sont préoccupantes, ensuite parce- que dans l'affaiblissement de l'espérance révolutionnaire, il y a la perception, réaliste, que le capitalisme financier mondialisé a réussi à poser des verrous en Europe et dans le monde qui entravent le changement. D'où l'importance de tracer les pistes pour se dégager des contraintes, et là encore, gagner en crédibilité et faire monter la volonté transformatrice de notre peuple.

Ne craignons pas de mettre en cause l'impérialisme américain et de réhabiliter le terme dans notre langage. Réservons le terme d'impérialisme aux USA, et non à la Russie qui, à supposer qu'elle en ait des velléités, ce qui n'a rien d'évident sur l'Ukraine, n'en a de toutes façons pas les moyens. Pour être porté aujourd'hui par un personnage moins extravagant que Trump, l'impérialisme américain n'en n'est pas moins aussi offensif. La guerre économique sans merci avec la Chine, le dopage des budgets du Pentagone, le retrait non concerté d'Afghanistan, la mise en place d'une alliance militaire dans le Pacifique dans le dos de la France, et le dossier ukrainien en sont des preuves évidentes.

Le suivisme atlantiste des gouvernements européens sur l'Ukraine est une impasse dangereuse pour la sécurité collective européenne, qui ne peut être assurée sans l'inclusion de la Russie, et a fortiori contre la Russie. Or c'est la voie de l'exclusion de la Russie qu'a choisi Biden, parce qu'elle renforce l'hégémonie américaine en Europe.

Notre projet réaffirme notre volonté de sortir de l'Otan et d’œuvrer à sa dissolution, puisque sa raison d'être était l'existence du pacte de Varsovie, qui n'est plus. La crise ukrainienne est l'occasion de réaffirmer cette orientation géostratégique majeure, car l'Otan n'est pas une alliance militaire défensive mais offensive. La neutralisation de l'Ukraine et de la Géorgie vis à vis de l'Otan est une demande légitime de la Russie, faite en son temps par Gorbatchev, promise et jamais respectée par les Occidentaux. Les accords de Minsk de 2014, menés par l'Allemagne et la France, n'ont pas été respectés par le gouvernement ukrainien, et la Russie a compris que les Européens, compte tenu des divergences internes, de l'arrimage atlantiste de certains pays de l'Est, sont dans l'incapacité d'une action efficace; elle négocie désormais avec le maître américain plutôt qu'avec ses vassaux européens. La démarche de Macron est bien tardive, sent la rodomontade électorale, si elle ne dit rien de clair sur la nécessité de stopper les coopérations croissantes de l'Ukraine avec l'Otan, ni sur l'alliance Turquie/Ukraine qui va jusqu'à la livraison de drones de la première à la seconde.

Macron porte la vision d'une Europe avec une défense intégrée et une structure politique fédéraliste visant à réduire encore les marges de manœuvre de notre pays et accentuer la tutelle du capital international sur nos choix. C'est à l'opposé de notre conception de l'UE en tant qu’association des peuples et nations libres et souverains.

Combattre l’hégémonie américaine, c'est aussi transformer profondément les institutions internationales, faire reculer le rôle du dollar comme monnaie mondiale, promouvoir d'autres relations avec les pays émergents.

Nous n’emboîtons le pas ni à l'européisme béat et fédéraliste qui, hors Mélenchon, est la posture dominante à gauche, ni à celui des souverainismes nationalistes : nous portons la visée d'un nouvel ordre mondial coopératif qu'il est important de mettre aujourd'hui sur le devant de la scène.

SUITE : https://enavantlemanifeste.fr/2022/02/08/intervention-develyne-ternant-au-cn-du-5-fevrier-marseille/

 

ÉCRITS MAI 2021-FEVRIER 2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 07:23
à mon père Aimé. 5 mai 1909 - 29 janvier 2000

 

 

 

 

 

 

ÉCRITS

 

MAI 2021-FEVRIER 2022

129 pages. 515.164 caractères.

 

LE LIEN :

 

https://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_POLITIQUE_ET_PHILOSOPHIQUE.pdf

 

 

SOMMAIRE pages 126-127

ET REMERCIEMENTS EN FIN DE RECUEIL

 

 

Partager cet article
4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 09:34
Partager cet article
4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 07:54

ENERGIE NUCLEAIRE : REPONSE A UN AMI ITALIEN.

 

Un ami italien m’écrit :

« Ciao Pierre,
J'ai  vu l'interview de Fabien Roussel sur YouTube.
Je suis surpris de ses propositions sur le nucléaire...
Amicalement
F.»

 

Ma réponse :

Cher F. ,

Je comprends ta surprise. Mais ce débat existe en France et dans tous les milieux y compris écologistes (Jadot, candidat EELV etc.).

Mais pour résumer :

Les dangers du nucléaire civil (sans oublier le nucléaire militaire), Tchernobyl ou Fukushima, ne sont rien par rapport à la crise de pénurie d’énergie qui attend l'humanité…. ; et la crise climatique due à l'effet de serre de la combustion des énergies fossiles qui menace la vie humaine dans un grand nombre de domaines, de la difficulté de vivre dans de nouvelles conditions incompatibles avec l’adaptation ordinaire d’une espèce (la nôtre) dans des transformations trop rapides du climat et la diminution des terres immergées qui chasseront les populations sur des terres réduites.

Ce débat viendra en Italie comme en France et ailleurs, et on comprendra que les menaces apparentes qui ont justifié les positions des progressistes sur la question de l’énergie renouvelable, contre les dangers du nucléaire n’est qu’une partie d’un problème bien plus vaste.

Pour caricaturer, l’humanité vit encore dans la civilisation archaïque du feu, alors qu’une société développée autre que celle du capital, peut inventer, comme elle l’a fait dans le passé pour la mécanisation, l’électricité, la numérisation informationnelle etc.

Cette humanité peut tirer de l’atome lui-même, non par fission qui est effectivement dangereuse, mais par fusion de l’atome, celui qui constitue ta table ou ton corps et tout dans le monde, une énergie bien plus abondante, sans dangers majeurs et répondant à la croissance de tout organisme que constitue l’humanité.

Les expériences de fusion d’ITER, expérience coopérative internationale (aussi capitalistique malheureusement), par exemple, peuvent nous mettre sur cette voie. Mais le temps presse et l’énergie nucléaire n’est qu’une transition vers une autre énergie.

L’énergie nucléaire par fission peut elle-même être rendue plus sûre en y mettent les moyens de recherche nécessaire, de formation et de compétence et en luttant contre une politique capitaliste de profit maximum dans laquelle elle se trouve.

J’ai beaucoup écrit depuis de années sur ce sujet et je continue.

Sans oublier le coût actuel des énergies fossiles, de la guerre de concurrence inter capitaliste sur l’énergie et la question du pouvoir d’achat qui met en crise les plus pauvres d’entre nous qui protestent fortement et actuellement à juste titre contre la vie chère qui leur rend la vie impossible.

Mais généralement, et évidemment, La question de l’énergie est une question première dans la vie : l’énergie c’est la base de la vie et de la nature !

Ceci dit le programme communiste est à expérimenter pas à pas, rectifier et poursuivre…

L’incohérence du système dans lequel nous vivons devient redoutable et la politique impérialiste ultra agressive ne fait que porter au paroxysme cette incohérence.

Mon instinct de vie me porte vers la conservation de la vie humaine en général. C’est aussi communiste, l’idéal que nous partageons tous les deux.

Amitiés

Pierrot. 04/02/2022 07:52:23.

Partager cet article
4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 06:58

 

LIBERTÉ ET PERTE DE COHÉRENCE

 

Le concept de liberté, dans le système de concepts en constitution mentale permanente s’est construit par rapport à la dépendance de la bourgeoisie dans la domination des féodaux et de l’aristocratie absolue de l'ancien régime, domination brisée en France par la révolution de 1789, prémices de l’industrialisation mécanisée et de l'organisation sociale y correspondant, d'une façon causale, aléatoire, non mécanique....

 

La liberté n’est pas une vertu abstraite, mais l’autonomie d’action par rapport à la réponse collective aux besoins de la personne qui sont des besoins sociaux, dans la dépendance et la nécessité en mouvement des forces productives dans la nature et en l’évolution des savoir-faire, des savoirs et des mentalités liés à l’évolution des forces productive, dans l’unité des hommes avec leurs techniques et leur organisation sociale.

 

Finalement, ces milliers d’écrits par lesquels j’essaie, depuis plus de 20 ans de poursuivre un militantisme qui rapprocherait les hommes dans les interactions répondant à leur besoins de vie et de développement sans lequel, il n’y a pas de vie possible, c’est une recherche de cohérence et une alerte sur la perte de cohérence sociale et individuelle dans la cohérence sociale.

Dénormalisation-renormalisation sociale micro dans la dénormalisation-renormalisation sociale macro, et la dénormalisation-renormalisation sociale globale, cela correspond avec le quantum et le continu des mouvements dans le mouvement global de transformation-évolution-complexification de la nature et les infinis mouvements de transformation-évolution-complexification que le mouvement global, universel contient, et le nôtre, celui de l’humanité dans l’univers, lui-même constitué d’une infinité de composantes.

 

Quanta et continuité forment le mouvement, ce qui est inacceptable et scandaleux pour qui est formé à l’idée de non-contradiction, ce qui est la logique erronée massivement majoritaire de notre formation mentale dans la société de classe et de division du travail au paroxysme conduisant à l’incohérence et l’accumulation capitaliste portée au paroxysme commun. La croissance des grandes fortunes dans la pandémie et dès auparavant dans la crise de production qui s’est manifestée en aggravation dès après les années 1960 ont sonné le tocsin d’une société archaïque. La maison brûle et nous la regardons brûler dans les affres de la pénurie croissante et du développement en régression.

 

Accumulation quantitative et sauts de transformation qualitative de la dialectique hégélienne, remise sur un pied matérialiste et dans une vision et une réalité d’une transformation sociale continue et non figée dans une finalité idéale figée comme l’envisageait Hegel, et mouvement-transformation continu et par quanta sont la même chose, une perception et une représentation de la réalité constituée en système de concepts cohérent, en mouvement adhérent au mouvement de la réalité.

 

La vie et la cohérence vont de pair. La vie, et la vie pensante de même est une forme cohérente en mouvement de transformation-évolution-complexification-croissance d’organisation de la matière.

 

La recherche de l’argent, qui imbibe toute la société est devenu le moteur global taré de toutes les composantes humaines de la société, et des crises, et de la crise généralisée du capital, de l’humanité et de la civilisation dont il faut sortir par des choix d’action. L’économie politique marxiste et l’ergologie, l'analyse pluridisciplinaire des situations de travail progressiste sont porteuses de choix en santé. Dans les luttes des deux forces contradictoires et antagoniques qui forment le mouvement de la société capitaliste, le capital et le travail, l’achat et le vente de la force de travail, Il ne peut y avoir cohérence sociale dans une recherche d’argent qui n‘est plus un moyen d’échange, mais un moyen d’accumulation privée, de  domination dans laquelle le dominé poursuit le même but incohérent de recherche de l’argent.

 

La cohérence d’une société est constituée du développement cohérent des forces productives. Les interactions entre les actes et les pensées des hommes entre eux doivent concourir à un développement cohérent des forces productives, c’est-à-dire en assurant la santé sociale et individuelle de l’humanité, c’est à dire de même la santé de la production-consommation nécessaire à la vie et son développement.

 

La perte de cohérence dans laquelle nous sommes entrés est terrifiante. Chaque individu, chaque entité humaine rejette une recherche de cohérence au profit d’une vie coupée des besoins individuels et collectifs qui dépendent les uns des autres et dont la dépendance est niée. La tâche essentielle du moment de l’action politique est une lutte collective pour rejoindre une cohérence qui ne sera atteinte que dans une autre construction sociale, une forme nouvelle de mode de production et d’échange partant des besoins et non de l’accumulation capitaliste. Evidemment, un nouveau mode de production ne naît pas de rien, mais de l’état actuel du mode de production et ce qui s’y développe de façon contradictoire par rapport à sa logique et qui est contenu dans les actes de l’homme producteur lui-même.

 

La santé n’est pas un équilibre parfait. C’est un état où le mouvement est possible. Ni dans un équilibre qui serait l'immobilité donc la mort ou l'inexistant, ni dans un déséquilibre en croissance létale dissociant le rapport des mouvements particuliers entre eux dans le mouvement global de l’entité constituée.

 

Pierre Assante. 04/02/2022 06:38:18.

Partager cet article
3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 06:31

 

Chacun est pour l’autre un objet pensant étranger donc étrange, un "OPE".

Et pourtant… Le peuple des humains….

 

Chacun est pour l’autre un objet pensant étranger donc étrange, OPE.

Dans l’identification des OPE et leur « classement en catégories », classement-chose parfaitement archaïque et absurde, il y a des objets pensants non identifiés.

Je crois en être pour mon parti, mes amis et ceux qui m’approchent d’un peu près pour m’entendre penser.

A l’exception d’un nombre d’humains que je peux compter sur les doigts de la main, un peu plus parmi ce que je ne connais pas mais qui ont pu m’approcher à travers les contacts de la mondialisation.

Mais ne sommes-nous pas, finalement tous dans le même cas vis-à-vis des autres et des groupes auxquels nous appartenons pourtant, les entités dans lesquelles nous produisons, échangeons, pensons ; groupes d’activités communes et particulières.

 

Nous sommes des animaux sociaux et pensants.

La génétique et la génomique, leurs progrès dans les dix dernières années ont pu enfin répondre à toutes les théories élitistes et racistes ; « raciste » ce qualificatif est on ne peut plus impropre à la science et à la compréhension de l’humain, mais c’est celui des débuts de la reconnaissance et de la vision humaine qui conduit, dans une révolution du mode de production et d‘échange, à la fois en cours et à venir, à se comprendre un peu en tant que semblables tous semblables de la même espèce ; espèce constituant le processus de la conscience de la nature sur elle-même, dans le processus universel de conscience de la nature sur elle-même.

 

Je signale, selon moi,  dans cette avancée, conjointe à celle de la physique des particules, l’astrophysique et la biologie des dernières années, mais encore plus démonstrative, parce qu’elle allie à nos avancées sur la connaissance de l’univers, qui nous renvoie à la connaissance sur nous même, la connaissance directe de nos particularités constitutives de notre appartenance à l’espèce et de son parcours global, géographique comme économique mental et psychique, entre autre de l’Afrique au monde, je veux dire : la génomique. Ceci dans un ouvrage qui tend à unifier l’humanité dans son commun et son unique, son identité commune et son identité particulière, le continu et le discret de son processus qui unifie le processus dans le processus universel, naturel : « Le peuple des humains. Sur les traces génétiques des migrations, métissages et adaptations », Lluis Quintana-Murci, Ed. Odile Jacob, Octobre 2021.

 

Bon il y manque, pour moi et selon moi, en tant qu’OPE, un discours qui le lierait plus directement et explicitement à la pensée marxiste dans son parcours non dogmatique et le nouveau processus entamé ; et pourtant il n’y manque pas grand-chose.

 

Pierre Assante. 03/02/2022 06:10:16.

 

VOIR : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html          

Partager cet article
2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 09:02
CLIQUER CI-DESSUS

 

FABIEN ROUSSEL SUR PUBLIC SÉNAT.

2 F2VRIER 2022.

https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/696335035077878

 

******

Meeting 6 février à Marseille

https://www.fabienroussel2022.fr/meeting_marseille

 

******

 

sommaire-de-ecrits-mai-2021-decembre-2022 :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/sommaire-de-ecrits-mai-2021-decembre-2022.html

Partager cet article
1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 08:56

 

SOMMAIRE de « ÉCRITS Mai 2021-Décembre 2022 »

Lien sur le recueil en bas de page

 

Pages :

 

2. POUR COMMENCER ET POUR FINIR : CUBISME ET MILITANTISME ET RENAISSANCE DE LA DIALECTIQUE

3. MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE.

4. Transformation qualitative lente.

6. DROIT DANS LE MUR OU VIRAGE EN SANTÉ ? UN PEU DE PHILOSOPHIE POUR PLUS D’ÉCONOMIE.

8. DIALECTIQUE 1

10. L’utilité au quotidien d’une façon de penser. PENSER DIALECTIQUEMENT.

11. NATION FRANÇAISE OU UNION EUROPÉENNE FÉDÉRALE ?

12. LA MONDIALISATION CE N’EST PAS SEULEMENT….

14. ADHÉRENCE CONCEPTUELLE ET DÉSADHERENCE CONCEPTUELLE, UNITÉ CONTRADICTOIRE.

16. Petite conclusion avec quelques répétitions.

17. AUTRE CONCLUSION : USAGE DE SOI PAR SOI ET PHILOSOPHIE DE LA NON-CONTRADICTION

18. UNITÉ DES CHOSES. UNITÉ DE L’EXISTANT.

18. CRITIQUES DE LA CRITIQUE CRITIQUE.

19. FRONTIÈRES

20. MISE AU POINT

23. L’ANGOISSE CASSANDRIENNE. LES JEUNES GENS ET LES GÉNÉRATIONS PRÉCÉDENTES.

24. L'INSTANT ET LA DURÉE : une complexité à saisir sous peine de mort.

26. IDÉE. FORCE MATERIELLE. ÉLECTION.

27. DOMINATIONS. CONTRADICTIONS. LIBÉRATIONS.

28. MATERIALISME DIALECTIQUE. Logique de la non-contradiction et dialectique de la contradiction.

31. Transformations historiques. « Révolutionner de fond en comble ».

33. LE PROCESSUS DE LA PENSÉE ET LE PROCESSUS DE L’OBJET

34. La dichotomie de « l’idéel » et du « matériel »

36. CONDENSATION

37. CATÉGORIES PHILOSOPHIQUES

38. SECURITE

39. SÉCURITÉ ET NATION. DÉVELOPPEMENT ET COOPÉRATION.

39. Société marchande et de droit

40. PENSÉES. 2021-08-13.

42. PEDAGOGIE. Notions élémentaires d’Economie Politique. La révolution, la RÉALITÉ ET SES APPARENCES. Une découverte aux conséquences encore inimaginables : LA BAISSE TENDANCIELLE DU TAUX DE PROFIT.

43. Le 15 aoÛt 1971 la parité OR-DOLLAR était supprimée et 5 articles de l’humanite.

43. UNITÉ DE DÉVELOPPEMENT ET DÉVELOPPEMENTS INÉGAUX. La baisse tendancielle d’intÉrÊt psychologique. La baisse tendancielle d’intérêt psychologique et la suraccumulation-dévalorisation de la connectivité entre humains sont un même phénomène, un même mouvement, dans le rapport antagonique développement/taux de profit du capital.

45. ABSENCE.

45. POST CRIPTUM SUR domination masculine et domination de classe.

46. UNIVERSITE D’ETE DU PCF. "A DOUBE SENS. PAS A SENS UNIQUE".

Réflexion personnelle en forme d'intervention dans un débat.

47. EN DEUX MOTS. Dialectique et Pratique du militant et du citoyen.

48. dissymétrie spatio-temporelle viable et vivable.

48. EPILOGUE. TROIS LETTRES.

50. « TROIS CONDITIONS. EFFORT DU DIFFICILE : Une création inimaginable commence par une création imaginée ».

51. MIROIRS. 1. PENSÉE ET MATIÈRE. ENCORE. ET CAPITAL et ALIÉNATION. NOTE : C’est la raison pour laquelle dans les 3 recueils des années précédentes… 2. TRANSFORMATION QUALITATIVE DE LA CROISSANCE. 3. ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE. 4. LIMITES. 5. LA FOLIE DE LA NORME.

56. 20 Thèses. article du 5 février 2020.

57. « RÉSUMÉ ». L’ECONOMIE POLITIQUE MARXISTE ET NEO-MARXISTE NE SE SUFFIT PAS À ELLE-MEME

58. « HOMO HOMINI LUPUS EST » et L’USAGE DE SOI PAR SOI, par et  pour TOUS.

60. On va chercher souvent bien loin. Préface de la première édition de « Das Kapital »

61. SUR LA POSTFACE DE LA SECONDE EDITION ALLEMANDE DE « LE CAPITAL » DE MARX.

63. POUR FAIRE VITE.

64. LA CRISE DU TRAVAIL

64. HORIZON (S)

65. PROGRÈS, OMERTA, DANGERS.

66. LA CLASSE OUVRIÈRE UN DOGME MARXISTE ?

67. L'URGENT ET LE GÉNÉRATIONNEL, EN UNITÉ.

68. JUSQU’A QUEL POINT UN DESPOTISME PEUT-T-IL FONCTIONNER ?

69. ENCORE SUR L’ANTHROPONOMIE ET L’ERGOLOGIE : CONTRADICTIONS ET IDENTITÉS.

70. ASSAUT. SIÈGE. EXPÉRIENCE. PROCESSUS HISTORIQUE IDÉAL OU PAS.

72. LA MISÈRE, DES PLUS DÉFAVORISÉS AUX COUCHES MOYENNES ET L’ÉCROULEMENT SOCIAL.

73. SCHEMA D’UN PROCESSUS. Extrait de l’essai « 4 REALITES DE BASE DE L’ECONOMIE CAPITALISTE. ET PROCESSUS SOCIAL » de 2018.

74. NE PLUS TOURNER AUTOUR DU POT…

75. MINI CONCLUSION PROVISOIRE : CRISE DU TRAVAIL ET CRISE DE LA PENSEE.

76. SUR LE DÉBAT SUR LA DETTE PUBLIQUE.

77. UNE LETTRE DE NOVEMBRE 2008. Suite au débat du 13 novembre 2008 sur la crise économique à la Fédération du PCF des Bouches du Rhône.

78  KONZERN ET TRUST. PENSÉE ART ET MEDIA. « CONCRET FORT » ET « CONCRET FAIBLE ».

79. SCENARIO ET SCENARII A LA ZARDOZ ?

80. INQUIETUDE ET PEURS. France, Europe et Monde et la "Grande Peur".

82. L’Iliade et l’odyssée et les actes de Paul.

82. LIT DE PLATON, PRODUCTION, PENSÉE ET LANGAGE : un morceau d’univers est un morceau d’univers.

84. POUR NOUS, LE SPECTACLE D’ABORD.

84. DANS LES PRÉSIDENTIELLES ET DANS LES LUTTES SOCIALES, EXPLIQUER SANS EXCLUSIVE NI RETENUE.

86. DROITS DE L’HOMME

86. LE TEMPS DE TRAVAIL MOYEN SOCIALEMENT NECESSAIRE (TTSMN), FORMATION DE LA VALEUR ET PRIX DE LA MARCHANDISE.

88. Noel 2021.

89. JUSTE UNE REMARQUE SUR ÉCONOMIE POLITIQUE ET DIALECTIQUE MATÉRIALISTE.

91. LE XXIème SIECLE SERA DIALECTIQUE OU NE SERA PAS.

93. UN OBJET C’EST QUOI ?

94. LA MALADIE DU CYCLE DE REPRODUCTION DE LA SOCIETE

DANS LE CYCLE DE REPRODUCTION DU CAPITAL

95. DOMINATION RELATIVE DES PULSIONS en régression et RÉGRESSION DE L’HOMINISATION. NOS FÊTES SERONT BONNES SI…

96. IL NE S’AGIT PAS DE SIMPLEMENT NIER L’ANIMALITÉ.

96. LE BON MEDECIN, LA PERSONNE EN GENERAL ET LA « TOLERANCE »

97 TRANSFORMATION SOCIALE QUALITATIVE LENTE : L’HUMANISME EN TANT QUE PRATIQUE.

98. VŒUX DE BONHEUR ET D’ACTION POUR LE BONHEUR.

99. CROISSANCE.

100. ADDITIFS JANVIER 2022 ET SON SOMMAIRE propre : LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE :

ÉPISODE ITALIEN

101.   SURVIE

102.   LA COOPÉRATION PLUTÔT QUE LA DESTRUCTION

103.   SI L’ON S'EN TIENT…

104.   LES UNILATÉRAUX-UNILATÉRALES.

105.   SUR LA TENUE DU 5 JANVIER DU "CERCLE DE LECTURE" DE TEXTES ERGOLOGIQUES.

RETOUR

106.   La planÈte affolÉe ne fait que commencer.

106.   L’IMAGINATION.

107.   « Rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force ni sa faiblesse ni son cœur… »

107.   LA CRITIQUE DE LA CRITIQUE CRITIQUE, C’EST QUOI ?

109. CETTE ENTITÉ ABSTRAITE QUI HABITE LE CERVEAU.

111. NUMÉRISATION MONDIALISÉE : COMMUNICATION ET  PRODUCTION.

111. CRISE DE CROISSANCE, CONVULSIONS, MATURATION, SAUT DE CONSCIENCE ET DE CIVILISATION.

112. EFFET DE LA PENSÉE SUR LA PENSÉE.

113. TCHERNOBYL FUKUSHIMA...

114. LE PCF N’EST PAS LE NOUVEAU PROPHETE MALHEUREUX DE L’EPOQUE MAIS IL EST L’HONNEUR ET UN MOTEUR HUMAIN DE CE PAYS.

117. Petit curriculum vitae. LE MOT DE LA FIN. SI NOUS N’ENSEIGNONS PAS LA DIALECTIQUE.

119-120. SOMMAIRE.

121. Ces articles sont imbibÉs de ….. :

122. REMERCIEMENTS.

 

LE LIEN sur le recueil :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 07:29

 

Le Pcf n’est pas le nouveau prophète malheureux de l’époque mais il est l’honneur et un moteur humain de ce pays.

 

 

Le Pcf est l’honneur de ce pays.

Malgré son affaiblissement et vieillissement biologique considérable, dans lequel une discrète arrivée de jeunesse s'insère, il se tient debout, il se bat, il comporte toujours des forces intérieures fortes capables d’analyse de l’état du monde, de l’humanité, de l’homme, et capables de proposer des solutions pour dépasser la crise systémique qui s’est emparé du monde économique, de la production-consommation sur laquelle repose la vie humaine, dans son évolution-développement-complexification propre à tout mouvement social et naturel

Il s’est donné un représentant et une équipe d’animation qui possède une volonté et une humanité de se battre aussi, et le fait avec brio dans un monde médiatique global atteint de surdité et d’incapacité de comprendre ce mouvement du monde, et sourd à la montée du pourrissement de l’organisation de la société, aux appels au secours des luttes populaires à laquelle le PCF tente de donner un contenu transformateur et de l’insuffler dans ces luttes, dans les protestations de toutes sortes ; luttes dont le cœur est la défense d’un appareil productif qui à la fois introduit des techniques et sciences qui font des pas de géant, mais qui est coupé des besoins de production répondant aux besoins sociaux et de développement humain ; est coupé de ses propres besoins d’évolution parce que pris dans les contradictions du système économique et social qu’il induit, développe et détruit en même temps.

 

Ça s’est une chose. Autre chose est que si une organisation de la société doit correspondre à un état des forces productives, non mécaniquement mais causalement, dans la diversité des réponses à cette adéquation, et je crois profondément à cette assertion du marxisme, non seulement l’état global du rapport entre des forces politiques et les forces économique, dans leur relation dialectique, ne correspond en rien à ce besoin, ici et dans le monde. Le couvercle que fait peser l’impérialisme USA, le capitalisme dominant mondialement la concentration et la concertation organique du capital,  le plus puissant jusqu’ aujourd’hui, et son organisation politique pourrissante face au développement d’autres forces économiques et sociales comme la Chine, concourt à cette inadaptation des forces politiques à l’évolution des forces productives dont elle font négativement à ce jour naturellement et dialectiquement partie : il n’y a pas d’indépendance des forces sociales de quelque activité particulière ou globale que ce soit, mais autonomie constructrice ou destructrice.

 

Les grandes concentrations ouvrières du développement de l’industrie mécanisée ont constitué la force du Pcf, ses capacités de mobilisation sociale dans la prémisse de l’explosion de la contradiction entre organisation sociale inadaptée et état nouveau des forces productives.

L’ inadéquation tient à la fois aux capacités de production, de  création de valeur ajoutée, de croissance exponentielle de la productivité dans le révolution scientifique et technique de l’automation et la numérisation qui vont de pair, par rapport à l’organisation économique et sociale héritée du développement de l’industrie mécanisée, mais aussi à l’état physique et mental des institutions héritées de  la démocratie d’une bourgeoise révolutionnaire puis décadente qui reste la classe dirigeante mondiale.

 

L’organisation de cette force autour et au-delà des grandes concentrations ouvrières de l’industrie mécanisée, le Pcf l’a perdue en grande partie dans la mondialisation capitaliste et la nouvelle organisation capitaliste mondiale du travail ce qui fonctionne dialectiquement de pair.

Le cadre national dans lequel s’est organsinée cette force le Pcf comme toutes les forces politiques l’ont perdu. La nation reste un niveau d’organisation décentralisée de la production-consommation mondialisée. La puissance première d’organisation du cycle de reproduction de la production-consommation et de l’humanité est devenue la puissance des firmes multinationales, la concentration de la détention des capitaux et des organismes formalisée ou informel institutionnellement mais forme effectivement du pouvoir sur le mouvement du capital en fonction du taux de « rendement profitable » et des guerres entre les « féodalités » capitalistes mondiales constituées, faites , défaites et refaites  au gré de cette guerre et de ce taux.

La bataille dans la production monétaire de la BCE et mondiale et un autre usage de cette production et la bataille pour les droits nouveaux du travail en adéquation avec l’état des forces productives, la formation, l'initiative et l'autonomie des  entités de production et d’échange et l’autonomie dans sa dépendance de la personne humaine, vont de pair.

 

La nation est devenue ce qu’étaient les régions féodales et leurs octrois dans l’ancien régime, et si le capital brise ces octrois, il le fait dans des conditions qui renflouent par drainage le taux de profit des firmes multinationales et des « firmes » et institutions financières, mais ne répond pas ni aux besoins sociaux de la société humaine ni à leurs propres besoins de développement et de conquête d’un marché capitaliste saturé. La « conquête du marché vers l’Est », « l’affaire de l’Ukraine » et de la mise en vassalisation par l'Empire du capital des ex-républiques soviétiques périphériques l’illustrent.

 

 

Lorsque Yves déclare que 5% aux présidentielles serait un grand succès, il répond, pour moi, à cet état du monde et aux besoins de visée politique profondément modifiée, à modifier, en fonction de cet état du monde, économique, politique et social que je viens de tenter de résumer de façon drastique et sans doute caricaturale.

Mais cela ne veut pas dire de sa part, je crois aussi, que la bataille menée dans ce pays et dans l’immensité du monde, immensité vis à vis de nos personnes, et sa petitesse vis-à-vis de l’évolution-complexification de la nature dont il est partie prenante, est une bataille perdue d'avance ni une bataille de second ordre : c’est le propre de la vie de se battre où se présente l’occasion de batailler et quel qu’en soit la durée et les possibilités dans le temps.

Le fond de l’affaire est bien la lutte pour la transformation qualitative-adaptation du mode de production à la transformation qualitative des forces productives dont les techniques humaines comme le contenu des têtes humaines font partie, en mouvements d’évolution inégale de développement et d’ajustement dans leurs courses autonomes et conjointes et dépendantes.

 

Cette bataille des présidentielles, dans la bataille de luttes sociales et de la conscience humaine est formidable, comme dirait  de façon réaliste et poétique le chanteur.

La conscience est une réalité qui n’a pas d’appareil de mesure. Pas plus pour son état à un moment précis que pour son mouvement. Cependant au niveau de la nation française, des prémices avant-coureurs annonçaient 1968 ; de même dans le monde y compris dans le « camp socialiste ». 1968 est la fois un galop d’essai   constitué de mouvements locaux au sens « nationaux » qui annonçaient la mondialisation capitaliste et l’intuition d’un autre mode de production et d’échange à initier.

 

C’est au niveau de la planète que s’annonce ce besoin et que se manifeste ce besoin. Le mort saisit le vif et les souverainismes en témoignent ; comme le mouvement de la jeunesse dans les nouveaux modes de vie et de mentalité induits par la mondialisation numérisée pose la question d’une mondialisation numérisée rompant  avec la logique mécanique et philosophiquement mécaniste, conservatrice et réactionnaire du profit.

L’homme est un animal social de pensée et de sentiments. Ses perceptions actuelles lui disent que quelque chose ne va plus. Il est des tâches d’un mouvement social de transformation de progrès, de transformation en santé, de se constituer en forces suffisante de conscience d’un processus inconscient dont justement cette jeunesse est au cœur.

 

C’est un vieux militant qui le dit…

 

Pierre Assante. 31/01/2022 06:55:26.     

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html             

Partager cet article
31 janvier 2022 1 31 /01 /janvier /2022 06:35

 

« MON COURONNEMENT »,

VÉRONIQUE BIZOT

 

Un roman de Véronique Bizot à l’humour mi attristé, mi optimiste, en tous cas sympathique, au sens propre du mot.

Publié Janvier 2010 et lu en Février 2010 sur conseil de la critique de-dans « La Marseillaise », de Claudine Galéa.

 

 

 

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

"Journal intime"

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html   

et 

"la grande peur, France, Europe, Monde :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/12/inquietude-et-peurs.france-europe-et-monde-et-la-grande-peur.html

 

TOUS TOUTES CANDIDAT-E-S

Par Yves Dimicoli

 http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/toutes-et-tous-candidat-es.html

 

VOIR AUSSI : EN AVANT LE MANIFESTE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/boccara-cailloux-lafaurie-le-21-novembre-avec-fabien-roussel-et-le-pcf-un-projet-de-societe-au-coeur-de-la-presidentielle.html

Partager cet article
30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 06:33

 

EFFET DE LA PENSÉE SUR LA PENSÉE.

 

Dans « Mode de production et mode de pensée » nous avons essayé de nous approcher de l’effet de la pensée sur l’état de  société, de ses forces productives et les cultures et mentalités qui qui sont attachées de façon causale mais ni automatique ni mécanique, en rapports réciproques.

Dans ce « rapport réciproque » il y a l’effet de la pensée sur la pensée.

Ce qui induit cette brève remarque : l’effet de la pensée sur la pensée est l’effet de la pensée sur le corps, le corps-soi et le corps social.

Les transformations que la pensée induit sur l’état « physique et mental, chimique et psychique » de l’homme et de sa société, en unité de fonctions dépendantes, interdépendantes et autonomes à la fois, se manifestent dans l’évolution-complexification des techniques, de l’organisation sociale, des organisations sociales de la production, la consommation et le travail qui les permet et la conscience qui en découle de leurs observations syncrétiques puis synthétiques et scientifiques.

Il peut y avoir une distance infime entre une interprétation matérialiste et une interprétation mystique, « idéaliste », au sens que l’idée agit avec et par une médiation matérielle ou pas.

Si les deux attitudes mentales peuvent permettre une observation de la relation entre la pensée et le mouvement de l’homme, de l’humanité et des choix qui y contribuent, l’interprétation idéaliste constitue une déadhérence conceptuelle particulière qui tend à nier les causalités au détriment d’une avancée rationnelle, non dogmatique, pas a pas, de l’investigation de l ‘homme sur l’univers dans lequel il subsiste et se développe.

Une des conséquences de cette désadhérence conceptuelle particulière est, à la suite de la coupure entre production et besoins, une coupure entre solidarité et coopération à leur détriment dans un détachement et un isolement égoïste à usage, désir et satisfaction personnelle ignorant notre dépendance et ses nécessités vitales.

Certes les chemins humains sont d’une diversité infinie et des chemins différents peuvent porter à un même point. La désadhérence conceptuelle fonctionnant sur le « principes » matérialiste peut aussi bien se détacher du réel et des besoins vitaux qu’une désadhérence conceptuelle fonctionnant sur des principes idéalistes

Lénine avait coutume de dire qu’il vaut mieux un idéalisme intelligent qu’un matérialisme stupide.

Sa capacité de saisir le réel en fonction des besoins matériels vitaux lui permettaient d’adapter les choix au mouvement et à l’expérience du mouvement et de son déroulement.

C’est sans doute de cette capacité, de son usage collectif, intergénérationnel et généralisé que se construira une alternative sociale du XXIème siècle à un mode de production basé sur une accumulation du capital en tant que circulation des biens de la production, circulation basée sur l’aliénation de l’activité humaine, son écart croissant entre besoins « matériels et moraux » et production, entre organisation et éthique de la production.

Penser effet de la pensée sur la pensée sans penser le corps humain, son rapport avec lui-même dans son rapport avec la société qu’il constitue collectivement, c’est perpétuer les bases mentales de l’aliénation de la personne dans l’aliénation des produits et gestes de sa production dans la production collective et les hiérarchies liées à l’aliénation, en rapport réciproque, dialectique.

Le développement des connaissances de la génétique, de l’épigénétique nous apprend dans cette dernière période de l’humanité l’infini dépendance de l’homme avec les hommes et de l’homme avec lui-même. La conception infernale de l’extrême droite, liée consciemment ou pas à l’acceptation des inégalités sociales et de leur causes dans un mode de production qui les produit et entretien et développe, est une tragédie de longue date, anachronique dans une société développant mondialement ses forces, ses savoirs, ses capacités.

L’homme de l’extrême droite (Il ne s’agit pas là de stigmatiser un errements provisoire d’un individu, d’un homme producteur, dans un moment social de confusion, mais de la représentation affirmée de cette idéologie), paroxysme de l’individualisme de la bourgeoise et de son système, est l’incarnation d’une vision figée, automatique de l’espèce humaine. Ses jugements de valeur exprimant un désir de perpétuer un moment de la vie est l'équivalent de résumer la vie à la mort. La « résurrection » contenue dans la croyance religieuse nie la résurrection sociale dans le mouvement de l’ensemble de la société, ses techniques, son organisation, sa pensée, leur évolution-complexification.

Le refus de l’immigration pourtant constitutive de la construction de l’humanité, de son évolution-complexification en fonction de celle des besoins humains, en rapport réciproques, est bel et bien une pulsion de mort-néantisation l’instinct de survie dont cette extrême droite prétend se réclamer.

L’humanisation n’est pas seulement le développement et jugement moral, figé et « éternel » de l’humanité vis-à-vis d’elle-même. C’est un processus de développement d’une organisation particulière de la matière dans l’univers, et dans son unité, développant la conscience d’elle-même sur elle-même, en fonction de ses besoins et de leurs développements, c’est à dire de la nature sur elle-même.

 

Pierre Assante. 30/01/2022 06:04:00.

 

REMARQUE ANNEXE : TCHERNOBYL FUKUSHIMA...

 

Ces très graves accidents ont montré la dangerosité de la filière énergétique nucléaire « primitive », la nôtre encore à présent, par elle-même et du manque de sécurité qui pèse sur elle de par la loi de l’argent, du capital ; ceci en ce qui concerne les effets que nous connaissons et sans doute ceux que nous ne connaissons pas.

J’affirme cependant qu’y renoncer dans l’état actuel de notre production d’énergie, et sans procéder à une révolution énergétique qui dépend elle-même d'une révolution sociale, c’est laisser la place à moyen terme à la crise climatique, danger bien plus grand et au danger  de crise de pénurie énergique à court terme encore encore bien plus grand, toute deux de l’ordre d’un énorme cataclysme naturel, qui pourra anéantir rapidement une grande partie de l’humanité par faute de subsistance qu’une telle crise recèle. C’est dire que le dépassement de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital est d’une extrême urgence… !

Nous n’en sommes plus à la révolution paléolithique du feu pas plus qu’à celle de la mécanique et de l’électricité, mais à celle de la numérisation mondialisée de la production et de l'échange, et à l’extraction de l’énergie de l’atome lui-même, maitrisée, développée, révolutionnée. Les essais d’ITER sur la fusion nous donne une idée de vers quoi nous pouvons aller, si l’effort de recherche pluraliste, multi directionnel, et international, ou plutôt mondial se développe.

 

Loin de menacer l'humanité et "notre culture", l'apport de l'ensemble des hommes qui se pressent vers les centres de développement actuels pour vivre est d'une nécessite incontournable, comme le développement de l’ensemble des entités humaines.

Une révolution mondiale, c’est aussi l’abolition de l’impérialisme USA (Pas des peuples des USA ni de l’entité qu’ils constituent évidemment) qui pèse sur ce développement. Et ne pas mettre sur le même plan impérialisme dominant et impérialisme dominé, nous disait Oulianov….

 

Pierre Assante. 30/01/2022 07:19:56

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/ecrits-mai-2021-janvier-2022.html

Partager cet article
28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 09:13

 

Pouvoir de l’argent dans la société bourgeoise

Extrait des "Manuscrits de 1844". Karl Marx.

 

BREVE PRESENTATION :

MARX qui est né en 1815 a écrit en 1844 ces manuscrits à Paris, l'année après son mariage avec Jenny von Westphalen, où il a poursuivi son expérience et sa réflexion en nouant en commun de nombreux contacts avec le mouvement communiste naissant et révolutionnaire qui a éclaté en 1848 et ses suites, avec l'expression propre de la classe ouvrière manifestée dès les années 1830 (Les Canuts lyonnais par exemple et autres mouvements en Angleterre et  en Europe).

C’est dans ces manuscrits que Marx commence à étudier l‘économie politique classique bourgeoise et ses grands auteurs issus entre autre de l’industrialisation du Royaume Uni dont il emprunte les analyses; il les critique et va vers une conception nouvelle des lois et du développement du système capitaliste ; ce qui l’amènera, de la philosophie, l’anthropologie, de l’étude de la dialectique hégélienne, à sa critique dans « l’Idéologie Allemande », l'histoire, pour aboutir aux trois livres de « Das Kapital », « Le Capital ».

Il n’abandonne pas les unes pour l’autre, mais au contraire développe les unes et les autres et l’unité du mouvement général de la société.

L’économie politique bourgeoise analyse le système capitaliste comme un système achevé et figé. Marx va démontrer l’évolution matérielle, temporelle, culturelle des forces productives, les limites du système et son dépassement progressiste possible.

Engels poursuivra, après la mort de Marx la "mise en ordre des manuscrits" et la publication des livres 2 et 3 du Capital, et celle de ses propres œuvres et interventions politiques communes et propres. La naissance et les premiers développements du marxisme est leur œuvre commune dont la poursuite est, entre autre aujourd'hui, le développement de l’analyse de la suraccumulation-dévalorisation du capital, la crise de longue durée du système et ses conséquences sur l’avenir de l’humanité et les solutions possibles à une transformation-évolution en santé dans un autre type de développement.

L’étude des conditions de l’activité humaine, de la personne humaine dans la société humaine, et l’étude de l’organisation du travail en fonction de ces conditions (APST, ergologie) fait partie, à mon sens, de la poursuite de la pensée et de la pratique marxiste. Quant à l’écologie, science pouvant sortir de la catastrophe humaine liée au changement climatique que l’humanité induit par son existence, elle ne peut être séparée de l’économie politique et des moyens matériels et politiques répondant à un autre type de développement en santé. Voir les articles précédents sur la question.

Pierre Assante.  28/01/2022 09:08:09.

 

Pouvoir de l’argent dans la société bourgeoise :

 

« … L'argent en possédant la qualité de tout acheter, en possédant la qualité de s'approprier tous les objets est donc l'objet comme possession éminente. L'universalité de sa qualité est la toute-puissance de son essence. Il passe donc pour tout-puissant... L'argent est l'entremetteur entre le besoin et l'objet, entre la vie et le moyen de subsistance de l'homme. Mais ce qui sert de moyen terme à ma vie, sert aussi de moyen terme à l'existence des autres hommes pour moi. C'est pour moi l'autre homme.

 

Que diantre! Il est clair que tes mains et les pieds

Et ta tête et ton c... sont à toi ;

Mais tout ce dont je jouis allégrement

En est-ce donc moins à moi ?

Si je puis payer six étalons,

Leurs forces ne sont-elles pas miennes ?

Je mène bon grain et suis un gros monsieur,

Tout comme si j'avais vingt-quatre pattes.

GOETHE : Faust (Méphistophélès)

 

Shakespeare dans Timon d'Athènes :

De l'or! De l'or jaune, étincelant, précieux! Non, dieux du ciel, je ne suis pas un sou­pi­rant frivole... Ce peu d'or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l'injuste, noble l'infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche... Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l'oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c'est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée. Celle qui ferait lever la gorge à un hôpital de plaies hideuses, l'or l'embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d'avril. Allons, métal maudit, putain commune à toute l'humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations...

Et plus loin :

O toi, doux régicide, cher agent de divorce entre le fils et le père, brillant profana­teur du lit le plus pur d'Hymen, vaillant Mars, séducteur toujours jeune, frais, délicat et aimé, toi dont la splendeur fait fondre la neige sacrée qui couvre le giron de Diane, toi dieu visible, & qui soudes ensemble les incompatibles  et les fais se baiser, toi qui parles par toutes les bouches et dans tous les sens, pierre de touche des cœurs, traite en rebelle l'humanité, ton esclave, et par ta vertu jette-la en des querelles qui la détruisent, afin que les bêtes aient l'empire du monde.

Shakespeare décrit parfaitement l'essence de l'argent. Pour le comprendre, commençons d'abord par expliquer le passage de Gœthe :

Ce qui grâce à l'argent est pour moi, ce que je peux payer, c'est-à-dire ce que l'argent peut acheter, je le suis moi-même, moi le possesseur de l'argent. Ma force est tout aussi grande qu'est la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces essentielles - à moi son possesseur. Ce que je suis et ce que je peux n'est donc nullement déterminé par mon individualité. Je suis laid, mais je peux m'acheter la plus belle femme. Donc je ne suis pas laid, car l'effet de la laideur, sa force repoussante, est anéanti par l'argent. De par mon individualité, je suis perclus, mais l'argent me procure vingt-quatre pattes ; je ne suis donc pas perclus; je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l'argent est vénéré, donc aussi son possesseur, l'argent est le bien suprême, donc son possesseur est bon, l'argent m'évite en outre la peine d'être malhonnête ; on me présume donc honnête; je suis sans esprit, mais l'argent est l'esprit réel de toutes choses, comment son possesseur pourrait-il ne pas avoir d'esprit ? De plus, il peut acheter les gens spirituels et celui qui possède la puissance sur les gens d'esprit n'est-il pas plus spirituel que l'homme d'esprit? Moi qui par l'argent peux tout ce à quoi aspire un cœur humain, est-ce que je ne possède pas tous les pouvoirs humaine ? Donc mon argent ne transforme-t-il pas toutes mes impuissances en leur contraire ?

Si l'argent est le lien qui me lie à la vie humaine, qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l'homme, l'argent n'est-il pas le lien de tous les liens ? Ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N'est-il non plus de ce fait le moyen universel de séparation ? Il est la vraie monnaie divisionnaire, comme le vrai moyen d'union, la force chimique universelle de la société.

Shakespeare souligne surtout deux propriétés de l'argent :

1º Il est la divinité visible, la transformation de toutes les qualités humaines et naturelles en leur contraire, la confusion et la perversion universelle des choses ; il fait fraterniser es impossibilités.

2º Il est la courtisane universelle, l'entremetteur universel des hommes et des peuples.

La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles, la fraternisation des impossibilités - la force divine - de l'argent sont impliquées dans son essence in tant qu'essence générique aliénée, aliénante et s'aliénant, des hommes. Il est la puissance aliénée de l'humanité.

Ce que je ne puis en tant qu'homme, donc ce que ne peuvent toutes mes forces essentielles d'individu, je le puis grâce à l'argent. L'argent fait donc de chacune de ces forces essentielles ce qu'elle n'est pas en soi; c'est-à-dire qu'il en fait éon contraire.

Si j'ai envie d'un aliment ou si je veux prendre la chaise de poste, puisque je ne suis pas assez fort pour faire la route à pied, l'argent me procure l'aliment et la chaise de poste, c'est-à-dire qu'il transforme mes vœux d'êtres de la représentation qu'ils étaient, il les transfère de leur existence pensée, figurée, voulue, dans leur existence sensible, réelle; il les fait passer de la représentation à la vie, de l'être figuré à l'être réel. Jouant ce rôle de moyen terme, l’argent est la force vraiment créatrice.

La demande existe bien aussi pour celui qui n'a pas d'argent, mais sa demande est un pur être de la représentation qui sur moi, sur un tiers, sur les autres n'a pas d'effet, n'a pas d'existence, donc reste pour moi-même irréel, sans objet. La différence entre la demande effective, basée sur l'argent, et la demande sans effet, basée sur mon besoin, ma passion, mon désir, etc., est la différence entre l’Être et la Pensée, entre la simple représentation existant en moi et la représentation telle qu'elle est pour moi en dehors de moi en tant qu'objet réel .

Si je n'ai pas d'argent pour voyager, je n'ai pas de besoin, c'est-à-dire de besoin réel et se réalisant de voyager. Si j'ai la vocation d'étudier mais que je n'ai pas l'argent pour le faire, je n'ai pas de vocation d'étudier, c'est-à-dire pas de vocation active, véritable. Par contre, si je n'ai réellement pas de vocation d'étudier, mais que j'en ai la volonté et l'argent, j'ai par-dessus le marché une vocation effective. L'argent, - moyen et pouvoir universels, extérieurs, qui ne vien­nent pas de l'homme en tant qu'homme et de la société humaine en tant que société, - moyen et pouvoir de convertir la représentation en réalité et la réalité en simple représentation, transforme tout aussi bien les forces essentielles réelles et naturelles de l'homme en représentation purement abstraite et par suite en imperfections, en chimères douloureuses, que d'autre part il transforme les imperfections et chimères réelles, les forces essentielles réellement impuissantes qui n'existent que dans l'imagination de l'individu, en forces essentielles réelles et en pouvoir. Déjà d'après cette définition, il est donc la perversion générale des individualités, qui les change en leur contraire et leur donne des qualités qui contredisent leurs qualités propres.

Il apparaît alors aussi comme cette puissance de perversion contre l'individu et contre les liens sociaux, etc., qui prétendent être des essences pour soi. Il transforme la fidélité en infidélité, l'amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maître, le maître en valet, le crétinisme en intelligence, l'intelligence en crétinisme.

Comme l'argent, qui est le concept existant et se manifestant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confusion à la permutation universelle de toutes choses, donc le monde à l'envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines.

Qui peut acheter le courage est courageux, même s'il est lâche. Comme l'argent ne s'é­chan­ge pas contre une qualité déterminée, contre une chose déterminée, contre des forces essentielles de l'homme, mais contre tout le monde objectif de l'homme et de la nature, il échan­ge donc - du point de vue de son possesseur - toute qualité contre toute autre - et aussi sa qualité et son objet contraires; il est la fraternisation des impossibilités. Il oblige à s'embras­ser ce qui se contredit.

Si tu supposes l'homme en tant qu'homme et son rapport au monde comme un rapport humain, tu ne peux échanger que l'amour contre l'amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l'art, il faut que tu sois un homme ayant une culture artistique; si tu veux exercer de l'influence sur d'autres hommes, il faut que tu sois un homme qui ait une action réellement animatrice et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l'homme - et à la nature -doit être une manifestation déterminée, répondant à l'objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans provoquer d'amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu'amour, ne provoque pas l'amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu'homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c'est un malheur… »

Karl Marx. Extrait des « Manuscrits de 1844 ».

 

VOIR AUSSI : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

Partager cet article
26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 07:37

 

Arnaud Spire, belle plume et bel esprit de l’Humanité

DISPARITION L’ancien rédacteur en chef adjoint de l’Humanité, d’abord journaliste à Alger républicain, puis à la Nouvelle Critique, militant communiste et philosophe, est décédé à l’âge de 82 ans.

 

Pierre Chaillan, L’Humanité, 26 Janvier 2022

Il a toujours eu à coeur d’oeuvrer à l’échange des idées et à promouvoir l’éducation populaire. Photo Claude Courtin

Il a toujours eu à coeur d’oeuvrer à l’échange des idées et à promouvoir l’éducation populaire. Photo Claude Courtin

Issu d’un milieu intellectuel – son père, Gilbert, est professeur de philosophie –, le jeune Arnaud Spire, né le 16 juin 1939 à Annecy (Haute-Savoie), a soif de nouveaux horizons et ne suivra pas un cursus universitaire linéaire : après avoir fait une année à la Sorbonne, il s’inscrit à l’École de la marine marchande. En 1957, il est appelé pour son service militaire dans la marine nationale. Sa faim de découvertes dans tous les domaines culturels et des savoirs se double très vite d’un goût immense pour la justice et la dignité humaine. Ainsi, comme le rappelle la notice du Maitron signée de l’historien Claude Willard : « Versé contre son gré (il ne voulait pas être dans une unité de combat) dans les fusiliers marins, il dénonce publiquement, après un massacre commis dans un village, l’amiral Ponchardier. » Le jeune marin sera alors dénoncé à la Sécurité navale. Après avoir été torturé, il est emprisonné à Tlemcen, puis à l’Amirauté d’Alger. Après les événements de mai 1958, il est transféré à Toulon, où il noue des contacts avec ses codétenus algériens. Il est libéré en octobre 1959.

En 1963, il reçoit la nationalité algérienne

Démobilisé, il rejoint Paris et fréquente les cercles militants anticolonialistes du PSU et du PCF. Il milite pour « l’Algérie algérienne », et, contre l’OAS, s’engage dans le Front d’action et de coordination des universitaires et des intellectuels pour un rassemblement antifasciste, dont il devint secrétaire administratif. En mars 1962, il va convoyer des médicaments destinés aux combattants algériens. Il restera alors en Algérie et est nommé par le FLN, sous le pseudonyme de Si Hafid, ­responsable administratif de la santé dans la zone autonome d’Alger.

À la fin de 1962, il est embauché à Alger ­républicain, signant ses articles sous le pseudonyme d’Abd-el-Kader Saïdi. Il embrasse ainsi une carrière de journaliste. Dans la foulée, il adhère au Parti communiste algérien. En octobre 1963, il reçoit la nationalité algérienne. Ayant repris ses études (licence de philosophie), il est nommé maître assistant de littérature au lycée de Blida, travaillant à mi-temps pour le quotidien. Après le coup d’État du 19 juin 1965 et l’interdiction du journal, il agira clandestinement dans l’Organisation de résistance populaire. Arrêté et torturé par le nouveau pouvoir algérien, il est expulsé à la fin de septembre 1965. Regagnant la France, il enseigne la philosophie dans l’enseignement privé et passe, en 1968, un doctorat portant sur « les prémisses de la dialectique dans la pensée de Descartes ».

Il lance dans l’Humanité de longs entretiens avec des intellectuels de renom

L’enseignant est très actif au sein du PCF, d’abord à la direction de la section 15e-­Lecourbe à Paris, puis à Aubervilliers. En 1968, il s’investit au syndicat CGT de l’enseignement privé. Associé à la commission éducation du PCF, il devient secrétaire de section à Noisy-le-Grand. Licencié en 1974 de l’enseignement privé pour ses activités syndicales, il retrouve alors la presse écrite en entrant à la Nouvelle Critique. Après la disparition en 1979 de cette revue (avec la création de  Révolution), il rejoint  l’Humanité. Il travaille d’abord à la rubrique Culture. Après 1981, il assume la responsabilité de chef de la rubrique Idées. À partir de 1984, il est membre adjoint de la rédaction en chef. Il ouvre la voie des pages débats, lance de longs entretiens avec des intellectuels de renom et promeut dans les colonnes de notre journal l’échange des idées et l’éducation populaire.

Le journaliste, qui élargit sa palette philosophique, s’engage dans cette voie de partage des savoirs. Son ami et philosophe Bernard Vasseur, avec qui il a œuvré en ce sens, se rappelle combien ils étaient « très attachés à l’éducation des militants communistes », d’abord en Seine-Saint-Denis, ensuite « au sein de l’université nouvelle, en enseignant la philosophie marxiste à Paris, dans des comités d’entreprise de banlieue populaire, avant de rejoindre les intervenants réguliers de l’école centrale du PCF ». Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a rendu hommage à cette action qui « a apporté à des générations de communistes le goût de la réflexion philosophique et la passion pour Marx et son œuvre ».

Il participera régulièrement aux travaux d’Espaces Marx

Car c’est aussi la pensée philosophique de notre pays qui est deuil. Le philosophe Jean-Paul Jouary, autre compère de la bataille des idées, avec qui il a coécrit sept ouvrages, souligne « son rôle majeur dans l’élaboration de démarches théoriques novatrices ». Auteur de nombreux ouvrages philosophiques d’importance, Arnaud Spire participera régulièrement aux travaux de l’Institut de recherches marxistes puis d’Espaces Marx, avec notamment Francette Lazard et François Hilsum. Loin de toute « dogmatisation » de Marx, l’intellectuel se rapproche du prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, auquel il consacre un ouvrage en 1999, la Pensée-Prigogine, livre auquel participent le physicien Gilles Cohen-Tannoudji, le philosophe Daniel Bensaïd et le sociologue Edgar Morin. Il prend alors sa retraite de journaliste et restera, jusqu’à ­encore récemment, un militant et un intellectuel actif. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

"Journal intime"

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

Partager cet article
25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 09:23

 

MATURATION CROISSANTE DE TOUTE LA SOCIÉTÉ HUMAINE RÉCIPROQUE ET COLLECTIVE

CRISE DE CROISSANCE, CONVULSIONS, MATURATION, SAUT DE CONSCIENCE ET DE CIVILISATION.

 

 

« Vous ne me direz pas que je me fais une trop haute idée du temps présent,

et si malgré tout je ne désespère pas de lui,

c’est précisément sa situation désespérée qui l’emplit d’espoir ».

Marx à Ruge. 1843.

 

Le développement de l’humanité se heurte aujourd’hui comme jamais à lui-même, son propre développement : à sa propre croissance. Mais pas du tout comme l’imagine l’écologie politique grossière.  L’écologie politique grossière n’imagine la croissance qu’en terme quantitatif. Elle est aveugle sur les sauts qualitatifs accomplis par l’humanité tout au long de son histoire, depuis les débuts de l’hominisation jusqu’à aujourd’hui et à ce qui naît et ses perspectives « matérielles et morales». Elle est incapable jusqu’à ce jour de voir la croissance autrement que dans la société marchande et l’accumulation capitaliste et son extrémité : la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital dont elle n’a d’ailleurs aucune idée, refusant d’analyser l’état des forces productives, les lois de leur développement dans un système économique et social à obsolescence. Ce blog a développé tout au long ce que peut être une croissance d’un autre type, d’une autre qualité, dans un autre mode et monde de production et d’échange : évolution, transformation, complexification, croissance, condensation, accumulation quantitative et sauts qualitatifs micros et macros.

Jamais le besoins de saut qualitatif nécessaire, non écrit d'avance, mais inscrit dans la réalité passée et présente n’a connu une telle ampleur pour résoudre les crises de croissance de l’humanité qui passe de l’enfance à l’adolescence et à l’existence d’adulte. Sous une crise qui semble disqualifier l’humanité des possibilités de se succéder à elle-même dans un niveau de conscience répondant aux besoins de résolution des limites d’une croissance quantitative dans un type d’organisation, se dessine une maturation, un processus d’observation de ces limites et de la qualité nouvelle à donner à cette croissance.

Y compris et surtout dans le parti communiste et toutes les forces sociales de même « type » de conscience. AVEC la décision de présenter un candidat, après les longues pérégrinations multidécennales d’errance entre unité ou pas unité politique sans trouver les bases économiques et culturelles sur lesquelles une unité peut de construire, la construction d’un nouveau type de développement SE DESSINE DE MÊME; une maturation croissante en chemin nait, non seulement d’un parti, mais celle de toute la société humaine, réciproque et collective. Certes une maturité n’est pas l’affaire d’une seule élection, faut-il le dire, mais d’un processus de luttes sociales actées par la manifestation des idées de transformation et leurs mises en œuvre. Et ce n’est pas faire de nationalisme que de constater une évolution dans son propres pays : cette évolution est d’ordre de l'Europe et de la Terre entière, des transformations de fond de conscience de toute l’humanité, malgré le sentiment d’impuissance et les dangers qui habite une période de transition, ses convulsions, ses interrogations apparemment sans réponses.

« Vous ne me direz pas que je le fais une trop haute idée du temps présent, et si malgré tout je ne désespère pas de lui, c’est précisément sa situation désespérée qui l’emplit d’espoir ».

Marx à Ruge. 1843.

Maturation des forces productives, maturation des sciences et conscience qui en font partie, nous les reconnaissons dans une synthèse issue d’une masse d’informations et d’actions de tous ordres. Où elles font mal, c’est là où doivent agir les remèdes dont nous sommes porteurs sur l’emploi, les revenus, les valeurs d’échange : SEF, Crédits, création monétaire, fonds, critères de gestion de cycle travail-production-valeur ajoutée répondant aux besoins sociaux, autogestion de la personne et des entités humaines dans la dépendance commune; jusqu’à l’humanité tout entière et l’abolition de l’achat de la force de travail, forme ultime de l’aliénation du producteur de son produit. Les mesures « intermédiaires" étant justement intermédiaires dans un mouvement discret et continue d’hominisation. Transition de dépassement, négation de la négation du cycle A-M-A’.

Il ne suffit pas de se fixer un but, il faut aussi imaginer un parcours pour l’atteindre, parcours qui ne peut être la « Perspective Nevsky », large et droite, encore moins aujourd’hui qu’hier.

Des mesures sociales de La Libération de 1945 aux contre-attaques politiques, économiques, idéologiques du capital aux expérience libérales accompagnées par les forces politiques de la contre-attaque, à l’échec de ces expériences, comme celle du communisme grossier, naît la possibilité d’une nouvelle conscience en redéveloppement, dépassant les objectif immédiats et ouvrant la voie à un accomplissement social assurant, autant que peut l’être assuré à une entité naturelle pensante, un processus d’ordre bien plus universel que celui qui est le nôtre à ce jour.

La survie de l’humanité est liée à cette capacité d’universalisme, non d’universalisme abstrait, mais d’un contenu actif de résolution des besoins réciproques de la nature et de nous-mêmes dans l’évolution-complexification commune.

Il n’y a pas d’appareil de mesure de l’infinie accumulation quantitative et qualitative qui se passe dans les cerveaux et dans la société, en action conjointe, réciproque et contradictoire. Il n’y a pas de solutions dans l’utopie élitiste des transhumanistes. Il y a l’évolution lente à nos yeux de génération humaine, profonde de la nature et de l’homme, espèce pensante s’auto construisant, conscience en processus d’auto construction de la nature, sur elle-même.

 

Pierre Assante. 23/01/2022 16:33:07.

Partager cet article
21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 07:56

 

Le 21 novembre 2021, le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel, a tenu un discours à Paris, place Stalingrad, sur la question de l’Emploi et du Pouvoir d’achat. Nous reproduisons sa transcription intégrale. La vidéo du discours est disponible ici.

 

Rencontre des Jours Heureux – Paris –Emploi, Pouvoir d’achat – Discours de Fabien ROUSSEL – 21 novembre 2021

Chers amis, chers compagnons de route, c’est ici, ensemble, que débute notre long cheminement.
Cinq mois nous séparent de la Présidentielle. 140 jours avant le premier tour.
Cinq mois imprévisibles, ouverts, qui nous conduiront jusqu’à l’élection présidentielle puis aux élections législatives de juin.

C’est aujourd’hui donc que débute cette longue route commune. Et c’est ici, serrés les uns contre autres – il fait froid dehors, mais chaud dans nos cœurs ! – que nous passons un pacte avec la France.

Un pacte pour une France dans laquelle tous les enfants vivent libres et égaux en droit.

Un Pacte pour une France qui protège et se projette avec confiance dans l’avenir.

Un pacte pour garantir à chacune, à chacun le même droit à une vie sereine, sécurisée, le même droit au bonheur, au respect, au travail, à la dignité, quels que soient sa classe sociale, son lieu d’habitation, son sexe ou sa couleur de peau !

Nous en avons tant besoin. La France en a tant besoin......

SUITE SUR CE LIEN :

https://enavantlemanifeste.fr/2021/11/22/roussel-emploi-pouvoir-dachat/

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

"Journal intime"

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

Partager cet article

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche