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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 07:55

Mercredi, 3 Juin, 2020. L’Humanité.

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE Pierre IVORRA

L’ARGENT DE LA RELANCE EN EUROPE

 

La construction européenne tangue et bouge. L’initiative franco-allemande en faveur du lancement d’un emprunt communautaire de 500 milliards d’euros afin de relancer les économies des pays européens en est l’un des signes manifestes.

Jusqu’à présent, l’Allemagne refusait de s’engager dans cette voie. La proposition a été reprise et élargie par la Commission de Bruxelles, qui envisage de porter l’enveloppe à 750 milliards d’euros. Sur ce total, 500 milliards seraient redistribués sous forme de subventions qui ne seraient pas remboursées et le reste en prêts aux États membres. Cette manne viendrait s’ajouter aux 500 milliards déjà décidés précédemment au sein de la zone euro et constitués notamment de capacités de prêt. Le paiement des intérêts commencerait dès 2021, tandis que le remboursement des sommes empruntées n’interviendrait qu’à partir de 2028 et s’achèverait en 2058. L’ensemble de ces ressources serait financé par de nouvelles taxes. Bousculée par la crise mondiale du système capitaliste, la construction européenne est remodelée au burin par ses dirigeants, qui tentent dans la tourmente de préserver les intérêts de leurs multinationales face à l’autoritarisme trumpien et à la montée en puissance de la Chine. Pour autant, un cap est conservé. L’ensemble des aides est toujours conditionné à « un engagement clair par les États membres d’appliquer des politiques économiques saines et un programme de réformes ambitieux ». Tout est dit. Ce que l’on donnera aux pays, on essaiera de le reprendre à leur peuple par le biais de mesures telles que le recul de l’âge de la retraite, l’augmentation du temps de travail, la précarisation des statuts, la privatisation des services publics… On appliquerait ainsi à l’ensemble de l’Europe un traitement de cheval, à l’image de celui qui a été administré à la Grèce. L’ensemble de ces dispositions fait débat au sein de l’Union, certains dirigeants étant opposés à un tel engagement financier fédéraliste des institutions européennes.

Gardons-nous cependant de croire que la nocivité du projet viendrait seulement du dispositif austéritaire qui l’accompagne. À vrai dire, celui-ci est un impératif dès lors que l’argent que l’on entend prêter est lui-même emprunté sur les marchés financiers. Ceux-ci n’ont bourse déliée qu’à condition que leur argent puisse leur rapporter en amont et en aval. Il y a pourtant une véritable alternative à cela.

On peut utiliser la puissance de feu de la Banque centrale européenne (BCE) pour effacer des dettes et financer quasiment gratuitement cette relance écologique et sociale dont l’Europe a besoin.

 

VOIR AUSSI :

LETTRE A TOUS MES AMIS. 19 Mai - 30 Mai 2020.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/lettre-a-tous-mes-amis.html

 

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 06:44

L'HUMANITE. Mercredi, 27 Mai, 2020

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE PIERRE IVORRA. LE VIRUS DU FRIC

 

"Se protéger tous c'est se protéger soi-même"

 

Dans le film Cogan : Killing Them Softly, dans lequel il joue le rôle d’un tueur, Brad Pitt prononce cette phrase terrible en toute fin : « L’Amérique, c’est pas un pays, c’est un business ! »

On pourrait le croire en découvrant les propos du Britannique Paul Hudson, le directeur de Sanofi monde. Il déclare que si son laboratoire trouvait un vaccin contre le Covid-19, « les États-Unis obtiendront le vaccin en premier, car ils ont investi pour essayer de protéger leur population ». Autrement dit : priorité à ceux qui ont mis le plus d’argent sur la table. Les Européens devront faire la queue, quant aux Africains, ils devront attendre le prochain siècle ! Aux États-Unis encore, l’annonce par le laboratoire du Massachusetts Moderna de résultats positifs lors de ses essais cliniques d’un vaccin contre le Covid-19 a fait bondir le cours de ses actions à Wall Street de 30 % et porté sa valeur boursière à 30 milliardsde dollars.

La Bourse américaine a progressé de 3 % et le CAC 40 de plus de 5 %. Les perspectives de pouvoir faire plus de fric en ces temps difficiles pour l’humanité galvanisent le monde de l’argent, qui, hélas, ne se réduit pas au seul pays de l’Oncle Sam, le groupe Sanofi étant français pour l’essentiel, la famille Bettencourt, notamment, contrôlant près de 10 % de son capital. Dans la quête d’un vaccin contre le virus, chacun essaie de damer le pion aux concurrents, chacun tente de décrocher la timbale dorée. Mais cette affaire, en son fond, ne pose-t-elle pas la question de la gestion des biens communs à l’échelle de la planète tels le climat, l’eau, la santé, l’énergie, la connaissance… ?

Qui peut aujourd’hui prétendre être définitivement à l’abri d’un virus apparu à l’autre bout de la terre ? C’est ainsi que dans les années 2010 on a craint que le virus Ebola apparu en Afrique ne gagne l’Europe et il est vrai que le reste du monde n’est guère assuré d’être préservé tant qu’un virus à forte capacité de transmission à l’homme sévit en un seul point du globe.

On touche là aux limites de la marchandisation : si le critère pour obtenir les moyens de lutter contre une maladie, un risque infectieux est celui de l’argent, l’humanité se condamne elle-même car les virus se moquent des frontières et des cours de Bourse.

Aussi, plutôt que de chercher à accaparer les découvertes, plutôt que de prétendre faire du « business » avec, il faut les partager. Y compris avec les pays qui n’ont pas les moyens de financer les recherches. Se protéger tous, c’est se protéger soi-même ! L’humanité a tout à gagner à commencer à se débarrasser des rapports marchands.

 

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 09:11

 

ENCORE SUR L’ADOLESCENCE DE L’HUMANITÉ ET SA DANGEREUSE CRISE DE CROISSANCE IMMAÎTRISÉE

 

Dans la fin du film de Visconti, le Prince Salina, « le Guépard », s’enfonce dans la nuit avec son monde achevé. Dans le roman, il meurt dans les affres de la maladie de vieillesse de son corps. Dans les deux cas il s’agit d’un monde fini. Le travail est achevé et il n’a pas de suite dans la classe mourante.

Mais pour un vieillard, disparaître en se disant « mon travail n’est pas fini », quel bonheur ! Cela veut dire qu’il a travaillé et qu’il passe le relai de la vie.

Lorsqu’on se fait mal on crie « aïe ! ». Mais le cri ne supprime pas la douleur et encore moins les causes de la douleur. Il la signale à notre attention pour que nous y remédiions si possible.

La douleur de notre humanité dans notre moment historique qui n’est pas né d'hier et dont nous ne pourrons évaluer la durée que lorsqu’il sera dépassé, c’est une douleur de l’adolescence : la croissance n’est pas achevée et surtout la maturité pas atteinte. Son mouvement, celui de la production de sa vie, de ses subsistances en croissance et complexification est encore trop dans le flou : pas assez de repères pour répondre en santé, et pourtant prémisses de l’indépendance dans la dépendance à une nécessité et un rapport réciproque social, dont l’horizon mouvant ouvre sans cesse de nouveaux possibles.

La société humaine s’est confiée au marché qui l’a absorbée, et qui contradictoirement en croissant ouvre la voie de la maturité de l’humanité. De la maturité et non de la fin, car la maturité consiste en croissance relativement régulée. Oh pas régulée parfaitement, la régulation parfaite c’est la mort. La digitalisation, l’automatisation croissantes de la production et de la gestion permettent la régulation à un niveau mondial nécessaire, donne des outils de régulation. Mais dans son adolescence, l’humanité n’est pas sortie de l’anarchie du marché, sa subsistance est enserrée entre les lois du marché, celui du travail, celui de la production, celui de la consommation, comme le marché mondial. Ainsi la régulation par l’usage en conscience de la numérisation et l’automation ne peut être atteinte. Critères de production dans l’accumulation capitaliste et critères des besoins sont en contradictions et plus elle se développe, plus croît cette humanité en adolescence, plus la contradiction devient mortelle.

La contradiction est matérielle, l’univers est matériel, mais il ne s’agit pas que du tangible, il s’agit aussi, en même temps et dans un mouvement unique formé de multiples mouvements et de multiples moments du mouvement : il s’agit aussi du mental, de l’énigmatique, des limites humaines malgré leur progression, des hiéroglyphes que constituent les marchandises tant que le lien entre l’échange et la détermination de la valeur de l’échange n’apparaît pas clairement. Et elle ne peut apparaître clairement que dans le dépassement du marché et du travail salarié, dépassement se mouvant dans un processus inconscient qui prend peu à peu conscience jusqu’à aboutir. Aboutir certes dans de nouvelles contradictions, mais résoudre une douleur, c’est-à-dire une cause historique de santé en difficulté.

Le progrès de cette conscience c’est un processus de sortie de l’idéologie structuraliste. Par exemple : dans la crise économique et sanitaire actuelle, chaque aspect de la crise est traité séparément. Les soins proposés sont une addition de mesures et non un soin général traitant la maladie dans son ensemble.

Les économistes communistes proposent des mesures cohérentes d’ensemble à expérimenter. Plus, ils sont de par leur participation à la pointe avancée de la conscience de l’humanité sur elle-même, qui est « la pensée marxienne » dans son mouvement conjoint au mouvement de la société. Quand on parle de communisme, la chose ne se limite pas à un parti, et si c’est le cas c’est totalement inefficace et inopérationnel.

Le structuralisme, comme le capitaliste dont il est l’idéologie et la pratique, ont porté des développements de l’humanité dans leurs processus conjoints. Et en même temps ils les limitent comme ils limitent le processus scientifique, tout en le développant relativement. Un ouvrage qui comme tout travail prend des rides au bout de 60 ans, composé de texte des années 1960, mais encore fondamental, reste à compléter à la lumière de l’état présent de la société. Il s’agit de « L'idéologie structuraliste » d’Henri Lefebvre, 1975.

Quant à l’ergologie, son ascèse est le fondement d’un dépassement des normes antécédentes en reconnaissant la « double anticipation », l’acte en miroir dans son développement, nécessaire à la création de l’homme par lui-même et de la société par elle-même, que le système aliène.

Pierre Assante. 30/05/2020 08:32:06.

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 18:23

Informations au collectif Pcf 13008 et aux amis de la ComEco.

 

Une réunion de la commission économique du Parti communiste français s’est tenue le Mercredi 27 mai 2020

 

La réunion de la commission économique du Parti communiste français qui s’est tenue mercredi a été non seulement très intéressante, mais importante du point de vue des propositions au Parti afin qu’elles puissent devenir celle du parti et de toute la population.

Le sujet principal partant du chômage, des restructurations des entreprises qui l’aggravent grandement, le tout guidé comme dit le ministre Lemaire sans vergogne, sur le choix de la rentabilité.

L’intervention fortement appréciée de Frédéric Boccara sera écrite et diffusée par la commission. Le contenu des propositions fera l’objet de communications dans le CN et le CEN.

Les propositions.

A partir de la bataille  contre le chômage, et les attaques sur le monde du travail sous prétexte de la relance certes nécessaire,

-Relancer d’une façon forte une campagne du Parti sur le coût du capital.

-Lancer la constitution de comités régionaux, et locaux économiques, sociaux, environnementaux.

-Lier dans cette bataille toutes les propositions déjà développées par la commission et actées par les congrès et qui ne peuvent "fonctionner" les unes sans les autres :

. Sécurité emploi formation revenus,

.Fond financiers, gérés démocratiquement, réformes radicales bancaire et financière.

.Création monétaire de la BCE et contrôle et décisions sur son usage du local jusqu’à l’Europe en passant par le national, les comités locaux rassemblant tous les acteurs syndicaux et politiques, les travailleurs et la population, pouvant devenir la base de développement des luttes des salariés répondant en particulier aux licenciements et aux fermetures, mais développant aussi en santé toute l’activité. C’est une sorte de relance de comités locaux d’une sorte de « conseil de la résistance », d’un niveau supérieur, puisqu'il s’agit d’agir radicalement et progressivement sur le système économique et social en crise et dépassé par rapport au mouvement et aux besoins de la société actuelle, pour le transformer.

Pour que les propositions soient efficaces il faut qu’elles soient reliées entre elles, il ne s’agit pas de traiter séparément chaque remède. Par exemple, un comité local se proposant d’agir sur un, des secteurs d’activité pour le relancer, le maintenir, le développer ne peut pas être efficace s’il ne lie pas la participation de tous les intéressés, le financement nécessaire à la relance et au développement.

La sécurité d’emploi, de formations, de revenu est un projet indispensable et outil dès à présent à la fois de défense contre le chômage mais de création de conditions de développement. Elle met en cohérence et en harmonie production des biens nécessaires à notre vie en quantité et qualité, travail de la personne dans l’entité de production et d’échange locale et globale.

La formation est un enjeu fondamental du maintien de l’emploi et d’une activité répondant aux besoins  anciens et nouveaux. Une entreprise, une branche qui a besoin de se développer autrement ne met pas les salariés au chômage, les forme à une nouvelle activité sans perdre le revenu du salarié et en le développant. Il n’est pas question d’un enrégimentement des citoyens, mais de droits nouveaux du travail pour qui en a besoin et le demande.

Ceci n’est pas un compte rendu, mais un résumé personnel. Il ne peut résumer 3 heures de réunion intense. Des camarades des transports, train, aéronautique, de l’enseignement etc. sont intervenus de façon très documentée et très concrète.

Yves Dimicoli a fait une intervention magistrale sur le lien entre les différentes mesures et le besoins qu’elles deviennent un support politique fondamental du parti.

Denis Durand, dont les propositions et son rôle dans la revue « économique et politique » sont connus a assuré la tenue de cette réunion, en « attendant » ses prochaines contributions. Des jeunes montant dans le parti et l’action et la réflexion sur les besoins économiques du pays, des travailleurs, des jeunes travailleurs ici et dans le monde qui sont profondément intègres, ont participé à la réunion.

Yves Dimicoli a aussi fortement insisté, avec une conviction communicative sur le fait que cette intégration des activités et des efforts humains dans le monde, demande à l’action et l’analyse de ne pas rester confinées au national, mais au contraire répondre à la dépendance à l’Europe (UE) et au monde. Ce que j’ai apprécié énormément pour ma part. Il s’agit de passer de la guerre économique mondialisée à la coopération des grandes zones de développement, dont l'Europe, mutuellement bénéfique.

Nous pourrions faire une réunion de section tél. ou pas en juin sur cette question malgré les élections, et surtout lancer tout ça en septembre car le développement de la crise de l'emploi et de la crise dans tous les domaines demandera des réponses concrètes et pas seulement la protestation contre la dégradation politique et sociale, sinon nous apparaitrons impuissants comme les autres ou nous passerons inaperçus.

Cette présentation présente sans doute des omissions et des erreurs, mais les exposées à venir des camarades de la ComEco les rectifieront avantageusement. J’ai fait ce texte de mémoire…

Pierre Assante. 29/05/2020 07:53:43.

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 10:46

Aujourd'hui 27 mai 2020.

 

Aujourd'hui 27 mai 2020.

27 mai 1943 : j’étais dans le ventre de ma mère et se réunissait le CNR. Petit moment et Grand Moment... Ma vie future, et celle de tant de citoyens, en a profité, physiquement et moralement.

Les conditions du compromis historique positif correspondant à un rapport de force « du moment » au sens large, compromis historique constitué par cette création, est une des causes directes et indirectes de la double fonction du 27 mai 1944 : 

 

27 mai 1944 à Marseille : J’étais bébé dans un abri de fortune, dans les bras de ma grand-mère Rosa, née à Soller, Mallorca.

2 tantes et un oncle de mon père, artisans fabricants de pâtes italiennes, sont morts au Bld National sous le bombardement de Marseille à double fonction : vaincre le nazisme et "coloniser" le petit allié un "peu trop contestataire" du système.... Mais aujourd'hui le système est à nouveau en crise et a besoin de transformation radicale. Cela viendra, mais pas tout seul !

 

Amistat. Pierron. 27 mai 2020.

 

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LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 08:56
Cliquer ci-dessus

 

BROCHURE COMPLÉTÉE. « MOINS MAIS MIEUX ». N&B. 2 COLONNES SUR CE LIEN : 

https://pierreassante.fr/dossier/MOINS_MAIS_MIEUX_2_COLONNES_NOIR_ET_BLANC.pdf

 

 

. SUJET TRAITÉ, Page :

. RÉPONDRE RATIONNELLEMENT À L’URGENCE. P2.

. Abjuration de GalilÉe et rÉserve d’altERnatives. P2.

. l’Abjuration de GalilÉe. P3.

. LE DÉficit MATERIEL PEUT-IL INDUIRE UN DEFICIT DES rESERVES D’ALTERNATIVE ? P3.

. AUCUNE ISSUE POSSIBLE DANS LA COLLABORATION DE CLASSE. P5.

. MOUVEMENTS D'IDEES TRANSVERSAUX. P6.

. LES MOUVEMENTS D’IDÉE TRANSVERSAUX ET LE « MOINS MAIS MIEUX ». (SUITE). P6.

. L’HISTOIRE NE REPASSE PAS LES PLATS. AGIR POUR DES TRANSFORMATIONS SALUTAIRES !!! P7.

. Une sociÉtÉ dont la croissance n'a pas ÉtÉ ni régulÉe….. P8.

. l’ÉpigÉnÉtique relation forte de la personne en tant que mouvement autonome. P8.

. TRUMP L’INCENDIAIRE. P9.

.X. 5 mai. P10.

. FORCE ET FAIBLESSE DU CAPITALISME US. ADDITIF du 6.5.20. au texte du 11.5.18. P11.

. 2 « PRINCIPES » PLUS 1. P13.

. LA SURDITE INTELLECTUELLE, LA MALADIE SYSTEMIQUE  ET LEURS CONSEQUENCES. P13.

. 10 MAI 1981. L’OCCASION MANQUEE.ET LA PROCHAINE A REUSSIR. P15.

. NOUVEAU PALEOLITHIQUE. P16.

. FÉTICHES, PENSÉE ET RAPPORTS SOCIAUX. POÉSIE, INVENTION ET SCIENCES. P17.

. Est-ce assez simple comme ça ? (lettre à des amis). P18.

. «l’capitalism’, l’capitalism’ , l’capitalism’… » P.18

 

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 08:28

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 20/05/2020 à 19:35

MESSAGE D'YVES SCHWARTZ, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D’ERGOLOGIE.

 

SIE, MAI 2020 
 
Chers amis de la Société Internationale d’Ergologie,  
 
En cette période de pandémie, par nécessité, notre Société a dû mettre en veilleuse ses activités. Mais elle n’en souhaite pas moins maintenir le lien avec ses adhérents et ses amis, prendre des nouvelles de leur santé, partager les préoccupations qui nous sont communes sur la situation actuelle. Et par rapport aux perspectives d’avenir, comment envisager de moins les subir que de contribuer à les orienter selon des directions qui puissent rendre ce monde vivable et plus juste ?  
 
Les situations sont très diverses selon les pays de nos membres et amis. Confinement ou débuts de déconfinement, gestions de la pandémie variables selon les Etats, fonctionnements des institutions démocratiques parfois fragilisés ou menacés quand la crise est le prétexte à des atteintes à la vie sociale. Nous savons que dans certains pays, ou pour certains groupes sociaux, les fondamentaux de la vie sont menacés. Des tableaux inquiétants nous parviennent, notamment du Brésil, même si aucune nation n’est épargnée des difficultés ou dangers.  
 
La SIE voudrait exprimer ses préoccupations et sa solidarité avec ceux qui aujourd’hui éprouvent ces difficultés et ces dangers. Le Bureau est prêt à recevoir et diffuser tout témoignage sur les expériences vécues de nature à éclairer ses membres, leur permettre de manifester cette solidarité, et leur aide, si nécessaire.  
 
Nombreux sont ceux qui pensent qu’il serait déraisonnable de sortir de cette crise en reprenant au plus vite les mêmes formules pour produire les biens et reproduire la vie sociale, comme « avant ». La SIE n’a pas vocation à dire à chacun ce qu’il faut penser de la situation ni énoncer une politique pour reconstruire un monde commun. Ce n’est ni son registre de donner des conseils en surplomb ni son éthique de parler à la place des autres.  Pour autant, dans de nombreux pays, un regard enrichi largement partagé sur l’agir au travail, notamment de ceux qui jusqu’ici étaient, comme travailleurs, invisibles, ne peut que confirmer notre approche que, comme êtres d’activité, nous sommes tous égaux, tous semblables. Il nous semble qu’il serait important que cet acquis, pour autant et là où il existe, soit renforcé et milite pour une redistribution plus juste des possibilités de jouissance de la vie.  
 
Au-delà, l’appel à faire repartir la production des richesses sociales dans le respect de mesures sanitaires négociées avec les travailleurs - comme demandé dans le précédent texte de la SIE (http://www.ergologia.org/) -, ne peut-être que justifié, pour éviter des drames sociaux et sanitaires aggravés. Mais notre regard sur l’activité humaine nous engage à militer pour qu’il ne s’agisse pas d’un retour au « même », sous la forme d’une croissance à l’aveugle, sous la seule dictature du chiffre. Que l’exemple des travailleurs « de première ligne », de ces « invisibles », nous serve de point d’appui : que l’agir productif soit reconnu comme un lieu permanent de renormalisations, un monde de « savoirs-valeurs » qui ont vocation à être mis en débat dans les entreprises, dans toutes les institutions industrieuses, de telle sorte que les formes organisationnelles de gouvernance, les objectifs de la 
production sociale soient en permanence et dans le respect mutuel requestionnés pour validation ou transformation, et ainsi potentiellement appropriables comme biens communs.  
 
La « croissance » ne peut être le déni ni d’un prendre soin de la planète, ni des énormes inégalités de richesses et de pouvoirs qui fragilisent et menacent cet objectif. Tel nous semble être l’agenda des Tâches du Présent. 
 
En sommeil provisoire peut-être, la Société sait que ses membres et amis ne cessent de continuer à préparer l’avenir. Dès que la situation le permettra, la Société reprendra la préparation de 5 ème Congrès de Porto, là où nous avons dû l’arrêter. De multiples textes ou ouvrages de nos membres et amis sont en préparation ou sous presse, favorisés en un sens par le temps libéré pendant le confinement. Le petit groupe Anim’ergo, créé après les journées parisiennes des 25-27 Octobre derniers prend des dispositions organisationnelles pour renforcer nos liens dans la durée. Et sans doute bien d’autres initiatives, dont, nous sommes sûrs, vous aurez à cœur d’informer la Société.  
 
Au plaisir de se revoir, et le plus tôt sera le mieux,  
 
Le président de la SIE, Yves Schwartz 
 
Rappel : site de la SIE, http://www.ergologia.org/ 

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 08:30

La "guerre de tous contre tous" de Hobbes (XVIIème siècle), le "darwinisme social" (XIXème siècle), le structuralisme (XXème siècle) et la vente de la force de travail (le salariat) dans le capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé.

 

Le XVIIème siècle voit croître au Royaume-Uni la puissance d’une classe en développement, la bourgeoisie. Elle va gérer à son profit la révolution scientifique et technique à l’origine de l’industrialisation, et transforme le pouvoir institutionnel en monarchie constitutionnelle.

Cette classe, plus que montante, puisqu’elle accède au pouvoir et va régner sur le monde possède sa propre philosophie. Et sa propre philosophie est la philosophie dominante aujourd’hui encore. Si le mouvement populaire conteste ses effets, il n’en conteste pas le fondement, lequel repose sur le compromis entre le vendeur de sa force de travail et l’acheteur de la force de travail. Ce compromis, en fonction du rapport de force du moment, du rapport de force historique peut varier grandement. La Libération du Nazisme de 1945 a vu de grandes avancées sociales dans ce compromis, la Sécurité Sociale en étant l’exemple le plus important. Il n’en est pas de même des Comités d’Entreprise, car là était mise en question la gestion de la production et des l’échanges (en rapports réciproques) par conséquent, et le pouvoir du capital privé sur l’entreprise.

« L’inauguration » de la philosophie de la bourgeoisie tient en grande partie dans les thèses de Thomas Hobbes (1588-1679, Angleterre) dont un crédo essentiel se « résume » dans cette formule : Bellum omnium contra omnes, une phrase signifiant en latin « la guerre de tous contre tous », est la description que donne Hobbes à l’existence humaine.

Mais la bourgeoisie va faire mieux ! Et la grande bourgeoisie, celle qui détient de pouvoir sur l’usage mondial du capital : Partant de cette « guerre de tous contre tous », elle va dès la grande découverte de Charles Darwin (salué par Engels et Marx), pointe avancée de la science dans la société bourgeoise, promouvoir une assimilation entre la « sélection naturelle biologique » et la « sélection sociale ». Elle va donner une « légitimité » aux inégalités sociales que l’on retrouve dans la déclaration macronienne de «  ceux qui comptent et ceux qui ne comptent pas », mise à mal dans la crise du covid19 où ceux qui ne comptent pas, en particulier le personnel des hôpitaux, ont vu leur reconnaissance rehaussée, du moins en paroles, et provisoirement hélas, puisque, malgré la poursuite de la crise sanitaire et surtout économique qui en a été les prémisses, le système de domination par la vente-achat de la force de travail, l’accumulation capitaliste et la suraccumulation capitaliste et sa crise de fond ne peut que reprendre de plus belle.

A cela il faut ajouter que la philosophie du tous contre tous ne tiendrait pas sans la philosophie structuraliste. La philosophie structuraliste  fonctionne en osmose, consciemment ou pas de la part de son utilisateur, avec celle du tous contre tous. La tradition humaine, à ce jour consiste à observer les un par un, de la façon le plus approfondie possible, ce qui est excellent. Mais ce qui l’est moins c’est que pour les observer de la façon la plus approfondie possible, il faut l’observer dans le contexte général dans lequel ces objets, les phénomènes naturels ou sociaux existent. Ceci vaut pour les sciences comme pour le fonctionnement quotidien de la société. Observer dans le contexte général cela s’appelle une étude synthétique dans le temps et l’espace, ce qui a donné naissance, après bien d’approches, de l’antiquité à nos jours, au matérialisme philosophique, économique, historique, qui n’est ni une collection de recette, ni un dogme, ni un modèle arrêté de pensée, ni une machine de guerre contre les interrogations existentielles.

A la dichotomie de l’observation, le mouvement ouvrier et le marxisme officiel n’ont échappé. On n’échappe pas à une idéalogie dominante. On la nie, au plus, jusqu’à ce que la vie, par l’expérience des crises vitales, sociales, que les normes antécédentes créent lorsque elles sont dépassées, permettent la « négation de la négation » de l’état présent,  selon des termes de Hegel repris par  Marx en les « remettant sur les pieds », alors qu’ils marchaient concrètement sur la tête : la négation de la négation, c’est-à-dire la transformation-dépassement de l’état présent.

Imaginer dans notre tête ce lien entre exploitation de la force de travail, idéologie de la bourgeoisie, la guerre de tous contre tous de Hobbes et le darwinisme social, cela est absolument nécessaire pour donner au mouvement populaire et des salariés, les moyens de leur lutte économique, sociale et sociétale, unies.

Il ne s’agit pas d’un « supplément d’âme », il s’agit d’un outil mental fondamental. Mais il ne s’acquiert pas sans une accumulation universelle de connaissances et d’expériences. C’est en quoi je plaide sans cesse pour l’ouverture de l’économie à l’ergologie (définition « simplifiée » de l’ergologie : étude des conditions d’activité de la personne dans l’entité de production) et pour l’ouverture de l’ergologie à l’économie. Et le tout à la philosophie savante comme à la philosophie populaire qui fonctionnent pour l’heure en relation de domination, mais ensemble.

Pierre Assante. 26/05/2020 08:13:41.

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 11:16

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D’AUTRE.

2012 01 15 01812 décembre 2008.

Contribution pour congrès PCF de décembre 2008

 

L’apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l’échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l’argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l’inversion des rapports sociaux entraîne l’inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c’est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d’erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l’inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l’USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l’usure. L’usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu’elle est un effet, une conséquence du mouvement. C’est dans le mouvement, son observation, son étude, que l’on peut dominer la question de l’usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu’elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C’est-à-dire que l’humain s’auto-crée et s’auto-transforme.

La crise n’est pas « financière ». C’est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d’usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l’observation. « L’état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s’étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n’est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n’était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n’est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l’inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l’introduction à la critique de l’économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l’état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n’est pas sans danger évidemment, d’autant plus que les moyens d’auto-destruction de l’humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l’organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l’humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d’objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l’accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d’échange est un mouvement. Il est l’existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu’abstraction, une simple vue de l’esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d’inhumain (l’inhumain étant dans l’humain) mais d’indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c’est d’abord résoudre la crise de la production. J’ai tenté d’expliquer, avec et après d’autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l’ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu’en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n’y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l’une de l’autre, sont l’une dans l’autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c’est le rôle de la marchandise en tant qu’objet fabriqué, en tant que valeur d’échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c’est s’allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l’état actuel des choses du système capitaliste. C’est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C’est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l’activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l’activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l’échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l’humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu’est l’humanité.

Les droits de l’homme, ce n’est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l’homme c’est la capacité d’agir librement ensemble, de contribuer librement à l’activité humaine. Avoir ce droit c’est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d’une révolution bourgeoise qui s’est brisé sur la propriété en niant l’usage. L’usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d’autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n’est allée jusqu’à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d’institution. Si le domaine d’activité est privé, aux mains d’intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l’artisanat. L’artisanat est une forme supérieure d’alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n’élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d’une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l’homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu’une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l’activité globale de production, et l’activité globale de production doit passer par une réflexion sur l’artisanat. Il ne s’agit pas de nier l’industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l’homme et la nature, l’artisanat étant un « modèle » instructif.

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

Publiée sur Alternativeforge

Le 12 décembre 2008

à l'occasion de la préparation d'un précédent congrès du PCF

 

_____________________________

 

VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 10:42

 

« … La reine Guenièvre était la plus belle femme qui fut jamais hors Hélène sans pair et la fille du roi Pellès. Elle était grande, droite et bien faite, ni grosse ni maigre, mais entre les deux, et ses seins bien placés, menus, blancs, serres, soulevaient sa robe comme pomelles dures ; la taille étroite, les reins assez larges pour mieux souffrir le jeu du lit, les bras ronds, longs et pleins, les doigts longuets aussi et les mains fines, enfin si avenante de corps et de membres qu’on y trouvait rein à reprendre. Ses cheveux blonds et luisants comme une coupe d’or, étaient un peu crêpelés, ce qui lui allait bien, et ses tresses, grosses à plein poing, lui tombaient jusques aux hanches. Elle avait les yeux verts et brillants comme un faucon des montagnes, les sourcils bruns et déliés, la chair plus blanche que sirène ou fée, plus tendre que fleur de mai, plus fraîche que la neige qui tombe. Son front était aussi lisse que le cristal, ses lèvres vermeilles comme la rose et un peu charnues pour bien baiser, ses dents claires, riantes, faites au compas ; bref, elle avait l’air d’un ange descendu de la nue. Mais autant elle était belle, autant elle était sage, bien parlante, courtoise, débonnaire et vaillante, de manière qu’on ne pouvait la voir sans l’aimer… » 

 

Ce portrait tiré  de «Lancelot du Lac », n’est certes pas celui d’une libération de la personne humaine, mais pas non plus issu du machisme ancien ni moderne, pur. C’est dire que les aspirations humaines ne peuvent être totalement étouffées et qu’elles peuvent naître objectivement et subjectivement dans d’autres conditions, particulières ou générales.

A la différence de la féodalité et de ses "codes moraux" de chevalerie, le capital ne connait qu'une morale, l'argent, comme le soulignait Marx...

 

L’Empire, l’OC, le Celte, le Roman, ….

et la culture À venir.

 

L’Empire romain d’occident s’écroule au Vème siècle,  miné par les contradictions du mode de production esclavagiste. Salvien de Marseille dans le livre V de son « De governatio Dei » en prévoit, quelques décennies avant, les raisons objectives.

« L’invasion des peuples des clans de culture avancée de l’Europe du Nord et leur rencontre avec la romanité, leur absence de propriété de la terre et de droit romain, vont favoriser l’éclosion d’un nouveau mode de production, la féodalité, dont les chefs de clan-chefs de guerre seront les représentants hiérarchiques.

Après une régression des forces productive, puis leur « redémarrage », l’an Mille à mille trois cents voit leur nouvel essor, dont le besoin de sortir des pouvoirs des « chefs de guerre » locaux, pour organiser la production, et l’exploiter pour quelques-uns, va s’exprimer à travers l’administration religieuse qui en profitera aussi. Les hérésies cathares et autres, prémisses des protestantismes bourgeois et populaire mêlés, contre les corruptions, font partie de ce mouvement.

Les chefs de guerre sont mythifiés puis ces mythes christianisés vont suivre le cheminement de toutes dominations et leurs mythologie, de l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, puisque, bien que le mode de production et ses institutions aient bien changes, nous n’en sommes pas encore vraiment sortis. Il y a un fond religieux diffèrent mais commun.

Ce qui est remarquable, pour qui cherche les continuités et les changements, c’est ce qui perdure de Rome, ce qui perdure d’avant Rome de la méditerranée, du christianisme originel, du judaïsme et de l’Islam orientaux, et ce qui naît.

Le sud de la France plus romanisé, mais dont l’occupation barbare est plus légère, crée la première langue vulgaire écrite. Mais tout cela se tient à quelques décennies près. Les troubadours vont exprimer en littérature le nouveau rapport de force entre bourgeoise naissante, féodaux et église qui se tient à la charnière d’une porte clause entre le nouveau et l’ancien. De cet « équilibre » naissent les possibles d’une libération et de prémisses de La Renaissance qui éclora quelques siècle plus trad. Les trobadors vont essaimer dans toute l’Europe et la « défaite du sud » va aider à cet expansion par les fòrabandits vers les diverses cours dont celle d’Angleterre et son Alienor d’aquitaine.

Mais plus extraordinaire encore, les mythes des chefs de guerre, à l’instar des rois mycéniens vont donner naissance aux légendes arthurienne et à la littérature « de Bretagne » fait ressurgir une culture celtes qui avait été écrasée par la conquête des Gaules.

La naissance du « roman », au double sens du mot, même si les œuvres d’origine ont été balayées par la montée de la bourgeoise et son mode de production, le futur nait toujours du passé et le passé en garde toujours la trace.

Certes il s’agit aujourd’hui d’un autre problème culturel, celui de la masse du salariat, de sa qualification et complexification en marche, avec ses avancées te ses reculs, ses essais inachevés dans le « retour de domination des formes ‘intermédiaires’ et ses possibles « explosions », si tant est que puisse naitre de la crise de l’ancien monde et de son mode de production, sa libération productive, matériellement et moralement, objective et subjective.

Pierre Assante. 24/05/2020 17:05:42.

VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 07:45

 

 PRÉFÈRES-TU ?

LETTRE À TOUS MES AMIS.

 

Préfères-tu être un travailleur « anywhere » ou « somewhere », salarié ou « uber », manuel-clavier ou manuel-manuel ? Une sécurité d'emploi, de revenu, et de formation, est-elle restrictive ou prodigue des libertés et de la créativité dont ils dépendent réciproquement ?

Cela rejoint le précédent article « structuralisme, vous avez dit structuralisme ? ». De toutes les menaces qui peuvent peser sur l’humanité c’est celles qui peuvent mettre à mal ses capacités à réagir aux menaces : la pensée cet outil premier de l’homme que la création de l’outil matériel élémentaire puis des outils complexes ont développée.

Le développement biologique du cerveau et l’organisation du cerveau par son contact avec la société est un mouvement réciproque et unique. Pour vivre seul dans le désert tu emportes dans ta tête ce que la société t’a appris.

Quelle qualité du contact, quelle qualité du rapport de ton corps avec la société, et du rapport initial parental ? Le type de rapport à la société n’est pas indifférent au développement de la personne et au développement de la société dépendant du rapport à la personne.

1 la vente-achat de la force de travail et la domination de l’acheteur sur le vendeur ne te permet pas de choisir le type de rapport social. C’est un rapport imposé. De l’anywhere au manuel-clavier c’est un choix imposé !

2 la révolution informationnelle diffère de la révolution néolithique. L’organisation politique y correspondant est nécessaire. Ce que précise l’article « Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques ». La révolution néolithique a installé une transformation de la nature par l’homme, l’agriculture, sa sédentarisation relative, radicalement mais progressivement. Ce que précise l’article « Le nouveau paléolithique ». Le néolithique, le vrai lui, celui d'il y a 10.000 ans dont il subsiste d'infimes mais importants restes dans le monde, c’est une mondialisation lente qui permet d’installer progressivement de nouveaux rapports. Même si la société marchande qui en découle pèse sur l’égalité mobilisatrice des rapports. D’ailleurs l’inégalité dans la mondialisation numérique hérite aujourd’hui de cette inégalité et la renforce. La révolution numérique mondialisée est une transformation rapide et violente qui ne laisse pas à l’homme ni le temps d’adaptation ni le tems de régulation : dans le capitalisme monopoliste mondialisé, financiarisé, numérisé, l’organisation descend du sommet et ne part pas de la capacité créatrice de l’individu dans le groupe. Les "constructeurs" de la révolution sont des intellectuels isolés dans leur groupe sans rapports suffisants avec les besoins humains sinon par le marché, c’est-à-dire le choix du taux de profit. Certes l’homme conserve des réserves d’alternative en santé qui peuvent se développer dans le rapport entre « constructeurs isolés » et société. Mais pour l’instant on voit bien au contraire que l’écart se creuse. La « révolte » des banlieues n’est pas une menace d’une partie de la population sur une autre : c’est une fièvre du manque d’adaptation démocratique et créatrice de l’homme au processus inconscient de mondialisation numérisée, privation inhérente au système économique et social actuel qui tombe par obsolescence.

3 Et pourtant une mondialisation numérique échappant à la domination numérique par l’abolition-dépassement de la vente-achat de la force de travail ouvrirait des possibilités de rapport nouveaux de travail, de création sans lesquels les besoins humains vitaux ne peuvent être satisfaits : des possibilités de révolution des rapports sociaux permettant un développement conjoint harmonieux de la personne, de ses capacités et des capacités de l’humanité en découlant.

*

Une vision et une organisation de la société et de la production  et de l’échange, de la production consommatrice et de la consommation productrice basée sur la vente-achat de la force de travail est une impasse mortelle pour l’homme dans les conditions de puissance technologique qui sont les siennes au XXIème siècle. C’est une impasse dont les effets régressif se sont manifestés puissamment dans la crise du covid19 surimposée dans la crise économique de suraccumulation-dévalorisation mondiale du capital et ses effets paralysant d’investissement productif et de la qualité nécessaire de l’investissement productif.

*

Les douleurs de la transformation rapide et ir-régulée, à la différence de la régulation « naturelle » qu’était la régulation du groupe humain dans la révolution néolithique, n’inciteront pas automatiquement à rechercher les causes des douleurs et les remèdes aux douleurs.

La dépendance de la santé de l’humanité  a toujours dépendu de la conscience de l’état de l'humanité et de la personne dans l’humanité. Mais ce XXIème siècle de la numérisation mondialisée et du capitalisme financiarisé voit cette dépendance augmentée considérablement et les dangers de l’inadéquation de la conscience et des besoins de même.

La création monétaire, grande invention découlant du rapport de la loi de la valeur et de sa représentation du produit, en rapport souple et distendu avec la production globale dans l'échange, mais déconnectée des besoins et asservie au taux de profit, c’est bien ce qui commence à devenir évident et qui pourtant ne trouve pas de solution en santé tant que le système ne trouvera pas une transformation qualitative mettant en concordance production et besoins. Pas mécaniquement par décision autoritaire, mais par les relations complexes des cerveaux de tous entre eux, sans les exclusives et ségrégations actuelles.

L’économie politique et l’ergologie ont besoin de marxisme, c’est-à-dire de l’effort de conscience de l’état réel de la société et de ses capacités de transformation en santé. Le marxisme n’est pas une bible ni un dogme, c’est un mouvement de pensée qui propose cet effort, sachant qu’il n’y a aucun effort linéaire, que l’aléatoire est une loi naturelle de l’univers et que tout travail doit être sans cesse remis sur le métier.

Pierre Assante. 24/05/2020 07:16:58.

Note : les passages en bleu contiennent un lien sur les articles cités.

 

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VOIR AUSSI :

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». ÉCONOMIE ET ERGOLOGIE. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 06:17

 

EN AVANT LE MANIFESTE ! « Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour ʺle jour d’aprèsʺ» . Pour une union populaire agissante. Jean-Marc Durand.

 

Éditorial – Pour une union populaire agissante. Jean-Marc Durand

Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour « le jour d’après ». Et ces derniers jours auront été particulièrement prolixes : de « plus jamais ça » en passant par le « conseil national de la nouvelle résistance » jusqu’à une « convention du monde commun » lancée par 150 personnalités de gauche (militants et dirigeants socialistes, écologistes, voire de droite, des économistes, des syndicalistes et quelques dirigeants du parti communiste). À croire que le coronavirus a déclenché une autre forme d’épidémie !

Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour « le jour d’après ». Et ces derniers jours auront été particulièrement prolixes : de « plus jamais ça » en passant par le « conseil national de la nouvelle résistance » jusqu’à une « convention du monde commun » lancée par 150 personnalités de gauche (militants et dirigeants socialistes, écologistes, voire de droite, des économistes, des syndicalistes et quelques dirigeants du parti communiste). À croire que le coronavirus a déclenché une autre forme d’épidémie ! Une sorte de frénésie politique doublée d’une logorrhée qui permet de dire un peu tout, de se référer aux actes les plus héroïques de notre histoire contemporaine y compris en oubliant l’essentiel, par exemple que les morts enregistrés à ce jour, à l’occasion de la crise sanitaire, sont le résultat de l’épidémie et non d’actes de résistance et de combat contre l’ennemi pour la liberté et un monde meilleur.

À cet instant c’est l’appel pour « une convention du monde commun » qui fera l’objet des propos suivants. Il convient en effet de relever que la signature, par des dirigeants communistes, d’un pareil texte et en une telle période, interroge. D’une part les communistes, y compris le Conseil National du Pcf, sont mis devant le fait accompli. De l’autre, il faut bien constater que le soutien au contenu de ce texte pose la question du respect des orientations votées lors de notre 38ème congrès tant en la forme que sur le fond.

En la forme le soutien à ce texte renvoie à toute une démarche avec laquelle notre dernier congrès avait décidé de rompre. Celle qui consistait, pas plus tôt les travaux d’un congrès achevés, à ranger consciencieusement le texte au fond d’un tiroir pour l’oublier définitivement quelques mois plus tard. Et par conséquent celle qui, s’agissant de notre stratégie, particulièrement de la construction du rassemblement, avait décidé d’en finir avec un modèle essentiellement conçu autour d’accords programmatiques de sommets. L’orientation définie consistait à mettre la construction des contenus du projet politique et de l’union des forces politiques dans les mains des citoyens. Il s’agit de faire avancer, au rythme de l’action commune, les solutions politiques et le rassemblement nécessaire des organisations. Cela implique le débat public sur les propositions des uns et des autres, et donc l’autonomie d’expression de chacun.

Par ailleurs ce texte est pernicieux tant il peut distiller de division entre les communistes mais aussi parmi le mouvement populaire naissant. Il est dangereux de profiter du désastre sanitaire et de la colère de la population face à la gestion de la crise par le pouvoir, pour créer des illusions. La chute sera d’autant plus terrible que les vrais problèmes auront été soigneusement contournés, que le peuple aura été minutieusement tenu à l’écart des décisions essentielles concernant le contenu des changements à opérer et les dispositifs pour les porter afin de promouvoir une autre politique en France et Europe.

Et c’est bien précisément en matière de contenus que ce texte pose un véritable problème. Plutôt que d’éclairer le débat, ce texte le brouille. Cela tient au fait qu’il n’y a pas réellement de caractérisation des origines et des causes de la crise en cours. Il se borne à travailler le « jour d’après » comme si une fois le virus terrassé, la crise serait derrière nous et qu’il s’agirait de repartir de plus belle avec quelques corrections à la marge et un ripolinage vert. La crise à laquelle nous avons à faire est une sorte de crise jumelle articulant une crise sanitaire et une crise économique, sociale et financière, d’ailleurs largement entamée avant l’épisode sanitaire, comme en attestent les données de conjoncture mondiale de la fin 2019. Et la pandémie du coronavirus s’est transformée en une crise sanitaire mondiale parce pendant de nombreuses années le système avait choisi de briser les outils de lutte et de résistance aux pandémies par ailleurs prévisibles ; particulièrement l’offre de santé publique mais aussi l’ensemble de garanties et protection sociales dont les services publics et les droits sociaux et collectifs.

Et que propose ce texte en réponse à cette situation ? ……

…….SUITE SUR CE LIEN : https://enavantlemanifeste.fr/2020/05/21/editorial-pour-une-union-populaire-agissante/

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VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 10:05

 

Structuralisme, vous avez dit structuralisme ?

 

 « Résumer » le structuralisme, ce qui est certes lapidaire, c’est le placer l’opposé de la démarche synthétique. Lapidaire mais juste à mon avis. Bien sûr, la démarche synthétique est nulle et non avenue si elle ne repose pas sur l’accumulation d’une masse d’acquisitions intuitives, empiriques et scientifiques.

Les résultats du structuralisme ne sont pas négligeables, et c’est d’ailleurs sur eux que repose notre société ici et maintenant dans tous les domaines théoriques et pratiques, et quotidiens.

C’est bien le problème ! : Un quotidien qui ne recourt pas à la synthèse, à une visée synthétique a peu de chance de préparer un avenir en santé. Il accompagne le présent en crise sans tenter de le dépasser. Qui n’agit pas sur son présent pour prévoir ce que l’avenir peut contenir de problèmes à surmonter se condamne non au hasard, ça nous n’en sommes pas maîtres, mais à le subir tel quel. Accompagner, c’est le contraire de la conscience nécessaire au mouvement en santé de l’humanité.

Accompagner c’est donner à l’état présent le pouvoir, c’est-à-dire s’en tenir à la domination actuelle de l’argent, de l’accumulation capitaliste, et ses conséquences : la crise actuelle, insurmontable sans transformation structurelle, radicale et progressive du système économique et social malade de lui-même.

Mais ce à quoi on pense moins, c’est en quoi la parcellisation du travail pousse au structuralisme, à « mettre de côté » la synthèse indispensable pour la santé de la société et de la personne.

Evidemment, l’organisation du travail mondialisée, numérisée, n’est pas en soi un accompagnement passif du quotidien, mais bien une synthèse faite par les tenants du système, consciemment ou pas, mais bien ancré dans leur « logiciel mental », ET SURTOUT une synthèse limitée, conservatrice et créatrice de blocage du processus social. Le structuralisme fait partie de l’idéologie dominante et maintient la domination et conserve un système en crise et dépassé.

Une des difficultés de sortie de crise (je ne reviens pas ici sur les propositions économiques, voir entre autre la revue marxiste "Economie et Politique" et le site « En avant pour le Manifeste »), c’est bien l’éclatement de la parcellisation mondiale locale et globale du travail que le « télétravail » accentue.

Certes le télétravail pourrait aussi créer les conditions de la synthèse en santé sociale, à condition que celle-ci soit promue au « sommet » de l’organisation du travail et à tous les niveaux d’organisation, de représentation et de l’activité humaine, et des besoins à laquelle elle doit répondre.

Structuralisme et mainmise sur l’achat de la force de travail : une « technique », un mode de pensée et une philosophie au service de l’exploitation.

Dans la civilisation pastorale ou agricole, l’homme producteur possédait, dans les limites du système et des nécessités naturelles,  la totalité du processus technique de production, des semailles aux récoltes. L’homme producteur d’aujourd’hui n’en possède qu’une infime partie, non raccordée dans la conception et le geste de l’individu au « processus global de fabrication » ou de gestion. Et ce n’est pas un petit problème car il est lié au système et nié par le système ; et sa maladie est en rapport réciproque entre l’activité dichotomisée et les lois du capital (critère P/C, comme mode de circulation des biens, Profit sur Capital) qui créent cette dichotomie.

De la période d’avancée du marxisme à son reflux provisoire, c’est dans le structuralisme que sont tombés bon nombre de grands chercheurs de notre temps. Mais le reflux semble ralentir et le rationnel élargi et l’humanisme non réduit à « la charité », revenir. C’est là la leçon que chacun peut tirer le l’état du monde et de sa crise : lorsqu’un un problème se pose, il faut le régler, dans tous ses aspects les plus divers ; philosophique aussi ! La dichotomie de l’activité n’est pas une fatalité, une nécessité ou un résultat « naturel » de la complexification de la production et l’homme producteur peut retrouver en lui-même et dans un nouveau rapport à la société, dans de nouveaux rapports sociaux, une plénitude de son activité et de sa personne.

Pierre Assante. 22/05/2020 09:22:46.

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VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 08:19

 

Chronique de Pierre Ivorra dans " L'Humanité "

du mercredi 20 mai 2020 

Pour relocaliser, baisser le coût du capital

 

Le gouvernement inviterait donc Renault et PSA (Peugeot) à relocaliser une partie de leur production en France. Il faut dire que dans ce domaine, il y a fort à faire. A l’heure des nouvelles technologies, la mondialisation répond certes à un besoin de l’économie moderne. Elle est aussi utilisée pour augmenter les profits, grossir le capital. La fuite industrielle hors de nos frontières est une réalité marquée dans le secteur de l’automobile. Le nombre de véhicules assemblés sur notre sol est passé de 1,31 million à 640 000 pour Renault et de 1,9 million à 830 000 pour PSA. Globalement il a donc été divisé par deux. Et de nouveaux départs de modèles à l’étranger sont prévus cette année. Pourtant, la France représente toujours le premier marché mondial pour ces deux firmes.
Du côté patronal, on nous assure que la relocalisation d’usines de montage n’est envisageable que si de nouveaux allègements de charges sont effectués. La France coûterait trop cher. Non seulement, nos grands patrons ne veulent plus payer d’argent pour contribuer à l’activité de services publics dont ils bénéficient (c’est presque acquis au niveau du Smic), mais ils veulent qu’on leur en donne encore plus. Il faudrait les aider davantage à produire et à vendre.
Une baisse des véritables charges pesant sur l’entreprise est effectivement possible. On peut réduire les prélèvements financiers sur la richesse produite. En 2019, les résultats du groupe Renault ont certes été affectés par une baisse du chiffre d’affaires de 3,3 %, mais la forte baisse du résultat final est essentiellement due aux difficultés de Nissan, le partenaire japonais, et des filiales chinoises. La mondialisation, ça peut coûter cher aussi. En dépit de ces difficultés, les actionnaires du groupe ont été gratifiés de 1,035 milliard d’euros de dividendes, soit autant que les 1,029 milliard de 2018. Chez PSA, c’est la direction qui le reconnaît elle-même dans ses comptes 2019 : son plan stratégique a permis « d’atteindre de nouveaux records de rentabilité ». Effectivement, les dividendes touchés par les actionnaires ont été augmentés de 34,5 % en 2019 par rapport à 2018. A cela, il faudrait ajouter toutes les charges financières qui font les choux gras des banquiers et des marchés financiers, prendre en compte les provisions réalisées.
Si des aides s’avèrent nécessaires à telle ou telle activité économique, elles ne doivent être accordées qu’en échange d’engagements écologiques et sociaux réels et d’une mise à contribution des actionnaires. De plus, pour bien relocaliser, il faut vraiment coopérer en France et à l’étranger.

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VOIR AUSSI :

L’humanitÉ est entrÉe dans une Étape de mondialisation intégrÉe

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 07:33

 

 

 

LETTRE :

 

 

 

RÉunion de la commission Économique du PCF

Mercredi 27 mai de 18 heures à 21 heures.

 

Cher.e. ami.e, cher.e. camarade,

Un tsunami de chômage se prépare. 

Les grands groupes cherchent, dans la crise, à accélérer leurs restructurations et les suppressions d'emplois destinées à restaurer leur rentabilité par la baisse du coût du travail. Des myriades de sous-traitants, des milliers de PME-TPE dans les secteurs touchés par l'effondrement de la demande, sont menacées de disparaître. On n'ose imaginer les proportions que vont atteindre les souffrances sociales et l'appauvrissement de nos économies si rien n'est fait pour rendre possible un rassemblement politique s'attaquant aux causes profondes du désastre : la domination du capital et la logique qu'elle imprime aux gestions d'entreprises comme aux politiques gouvernementales.

C'est donc le moment d'apporter une riposte s'inscrivant, sans attendre, dans notre projet révolutionnaire de sécurisation de l'emploi et de la formation, chemin vers une éradication du chômage, qui constitue l'un des piliers du projet communiste mis en avant par le 38ème congrès du PCF. 

- Quel diagnostic précis de la dégradation du marché du travail et de l'extension de l'insécurité sociale?

- Quelle cohérence politique, associant conquête de pouvoirs et mobilisation des moyens financiers, opposer, depuis les territoires, aux stratégies des groupes dans la mondialisation capitaliste et à leur soutien par les gouvernements ?

- Quelles initiatives politiques immédiates prendre localement, dans les régions et au niveau national, pour contribuer au rassemblement dans les luttes contre les suppressions d'emplois, pour les embauches et la formation à l'hôpital et dans les services publics, pour la sécurisation en urgence des emplois les plus vulnérables à la récession et aux restructurations des groupes ?

Ce sera l'objet de la prochaine réunion de notre commission économique, qui aura lieu par téléconférence

Mercredi 27 mai de 18 heures à 21 heures.

Le rapport introductif sera présenté par Frédéric Boccara.

Bien fraternellement,

Le collectif d'animation de la commission économique.

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4 RECUEILS rÉcents du blogueur

SUR LES LUTTES SOCIALES ET LA CRISE ECONOMIQUE ET SANITAIRE.

 

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». Économie et ergologie. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

et :

LE RECUEIL « 20 THÈSES » L’alliance économie-ergologie-écologie et la question vitale de la personne, de l’espèce et de l’humanité. Production et besoins sociaux.

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

et :

LE RECUEIL "Le 5 DÉcembre" sur les grèves en France de 2019-2020.

Le premier article de ce recueil  a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

 

et

LE RECUEIL « IL N’Y AURA PAS » ..... Economie et philosophie. Leur lien fertile.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 09:55

 

ENTENDRE. Maurice ULRICH. Editorial de l'Humanité. 20 mai 2020

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MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020. SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 07:34

 

EMManuel, brillant jeune homme…

 

Emmanuel, brillant jeune homme, ne savait pas que sa formation de pensée conservatrice et traditionaliste, bien que relativement hétérodoxe sur le plan sociétal, le conduisait à l'échec et à la dégringolade.

À aucun moment de son mandat, son "logiciel mental" ne lui permettait de penser que sa démolition des avancées de la Libération en 1945-47, et plus encore son blocage de toute modification positive promue par les salariés et les populations, blocage par son milieu et ses liens avec le capital matériel et financier mondialisé, provoquerait son désastre personnel.

Même la privatisation de la SNCF et les mouvements durables de son personnel, même sa retraite à points désastreuse et l’opposition majoritaire continue, même plus d'un an de mouvement des hôpitaux exsangues, ne l'ont fait douter des conséquences qui s'abattraient sur lui. La crise économique, de civilisation est bien plus forte et la patience aux mesures antisociales de ses prédécesseurs n’est plus là. Le "Ras-le-bol" et le "dégagisme" sur lequel il a surfé se transforment en réflexions sur l’état présent et la validité de cet état Présent.

L’Europe officielle a été aveugle à ces mouvements de fonds, y compris une grande part de sa population qui y viendra aussi tôt ou tard.

La crise sanitaire, qu'à cela ne tienne ! : Mesures d'urgence en contradiction avec le système et puis on reviendra au critère pur et dur P/C, Profit sur Capital. Les gouvernements essaient de bricoler le système, essais de coronabonds et partitions diverses, et autres illusions alors qu’il s’agit de créer les conditions du travail productif  des biens élémentaires et complexes nécessaires à la vie humaines.

NOUS NE SAVONS PAS SI ET QUAND NOUS SORTIRONS DE LA CATASTROPHE, mais nous y œuvrons chez les promoteurs de l’invention, de la transformation des normes antécédentes et pas de leurs aménagements stériles.

Emmanuel ne finira sans doute pas le mandat et restera dans l'histoire non comme  le surdoué qu’il considérait être mais comme le dernier des conservateurs liquidateurs de progrès, y compris le progrès des sciences et des techniques dont il se réclame.

Qui pense le mouvement populaire impuissant par son niveau de conscience et d’organisation se trompe : IL Y A PLUS D'INSTRUCTION DANS UN PROBLÈME À RÉGLER LORSQU'IL SE POSE COMME INCONTOURNABLE, que dans tous les discours et appels qui se posent à côté de l'essentiel : un retour de la valeur ajoutée aux besoins de production et de services qui vont de pair. Le critère VA/CMF (valeur ajoutée sur capital matériel et financier.

Rappelez-vous des remèdes nécessaires proposés par les économistes communistes, brièvement : une création monétaire, des Fonds d’usage de cette création, contrôlée et régulée démocratiquement, des droits du travail permettant l’initiative des travailleurs dans les entités de production, et parmi cela, une sécurité d’emploi et de formation qui le permette.

Pierre Assante. 18/05/2020 20:31:16.

 

MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020. SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 10:00

 

L’humanitÉ est entrÉe dans une Étape de mondialisation intégrÉe

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques

L’humanité est entrée dans une étape de mondialisation intégrée. Et c’est ce que les militants de toutes les organisations de transformation en santé ont besoin de voir pour aller de l’avant.

Pour retrouver une période comparable il faut remonter au début de la « mondialisation méditerranéenne », la Grèce du Vème siècle, initiatrice de ce qu’a été l’Empire Romain, son développement et sa fin.

On peut aussi comprendre que des techniques, sciences et philosophies de la Grèce antique aux prémices d’une civilisation mondialisée entrant aujourd’hui dans le développement de l’intelligence artificielle en tant que moyen de production, il y a toutes les « étapes » de mondialisation de la société marchande, sa continuité et ses sauts, par exemple celui de la renaissance et de la révolution scientifique et technique de la Renaissance. D’ailleurs révolution scientifique et technique de La Renaissance et son extension maritime de la mondialisation, au-delà de l’Europe des nations en constitution, c’est un même mouvement, à la fois terrifiant de progrès et d’atrocités mêlés.

Nos XIX-XXIèmes siècles sont de l’ordre de la « première mondialisation », celle de l’antiquité, mais bien plus immense pour nous terriens dans cet univers  que nous tentons de nous approprier pour poursuivre notre processus vital. Il est temps de passer d’une analyse structuraliste à une analyse synthétique de notre processus vital.

L’éclosion de l’analyse philosophique et scientifique de la Grèce antique est un moment extraordinaire de progrès de conscience de la société, de la nature et de l’homme sur lui-même. De Démocrite à Aristote en passant par Platon, quelle somme de connaissances et d’intuition, et quelle lutte pour  dépasser les mythes et les religions ! Il a fallu deux millénaires  presque comptés pour que La Renaissance y fasse un retour critique, qu’elle n’a pas dépassé, mais dont elle a préparé le dépassement dans l’analyse de la société capitaliste et la naissance de la pensée marxienne.

La naissance de la pensée marxienne, sa capacité d’analyse de la société et de l’homme de son temps, à l’instar du travail de la conscience « athénienne » sur la société et l’homme de son temps, est une énorme avancée. Et l’ostracisme développé par les hommes du capital contre cette avancée est un drame majeur qui handicape majeurement le processus humain en cours.

L’œuvre de Marx a développé une analyse du mode de production de son temps si profonde, que ses successeurs eux-mêmes ont eu du mal à ne pas la figer. La poursuite de la mondialisation et des moyens de production, des sciences et des techniques qui se sont développées en rapports dialectiques ont ouvert notre période, l’informatisation généralisée et l’automatisation et l’intelligence artificielle mal nommée car ce n’est pas une intelligence, le tout ouvrant la voie à une libération de l’activité humaine, mais le tout étant bloqué par les lois économiques du système qui ont développé ces capacités mais dont le critère  P/C constitue un frein et un arrêt.

Ainsi va le développement humain, de la société et de la personne. Des normes de progrès deviennent à un moment dépassées par leurs propres avancées et il s’agit de passer à d’autres normes correspondant à l’avancée du mouvement que les normes anciennes ont créé.

La vision et l’analyse du mode de production par Marx, c’est énorme ! Mais si le capital est toujours la base de la production et de l’échange, la société Capitaliste Monopoliste Mondialisée, globalement Financiarisée et numériquement Informationnalisé (C.M.M.gF.nI.) n’est plus celle de Marx.

Sous la direction de Waldeck Rochet, le PCF a relancé cette analyse. En 1966 une conférence internationale a été  un moment majeur  sur l’étude du CME, le Capitalisme monopoliste d’Etat, prémisses du Capitalisme M.M.gF.nI.)  qui est le « nôtre ». En 1966 toujours il était organisé avec une « équipe » de  militants en osmose de travail, sans être tous sur la même analyse, mais s’efforçant d’avancer ensemble, à l’initiative du Comité Central du Pcf, une étude sur « les problèmes idéologique et culturels ».

La montée des réflexions dans le monde et en France et la transformation des moyens de production et d’échange, mais pas de leur  mode, et l’éclatement social de 1968 partout, y compris dans le système socialiste, n’est pas un hasard mais un mouvement intégré de la société humaine. 1968, une revendication sociétale de fond mais aussi et surtout des semaines de remise en cause de la production dans son état du moment par une immense grève et une gestion libre d'un moment et nouvelle de la production par les travailleurs eux-mêmes.

1968, puis le départ des initiateurs de la « révolution nationale » du CME en 1969, remplacés par les représentants directs des monopoles, puis le Manifeste de Champigny de 1969 « Pour une démocratie avancée pour une France socialiste », puis la signature du programme commun  en 1972, moment d’un rapport de force entre le nouveau et l’ancien. L’eurocommunisme compromis historique, la défaite du capital au Vietnam, la révolution des œillets, le Chili d’Allende….

Mais aussi « La Trilatérale » puis le G7, la réorganisation du travail au niveau mondial par le capital, le retard à passer de l’organisation locale à l’organisation mondiale de la riposte du monde du travail. Juste appui des conquêtes nationales du travail mais handicap à aller-au-delà des normes nationales.

Ces périodes ont été riches à la fois de protestations contestant de fait les normes anciennes. Mais j’hésite à dire contestant « justement » car le juste était de progresser, à partir de la contestation, sur une gestion plus radicale et progressive, nouvelle, transformant les normes dépassées.

1966, 1968, 1969, le mouvement ouvrier entre dans l’élaboration d’un projet nouveau. En France le Programme Commun de gouvernement de la gauche en est au centre, et la caricature de ce mouvement par les communistes aux-même est ridicule. La réorganisation mondiale du travail par le capital n’a pas été compensée par la poursuite de l’effort de création d’un projet transformateur du mode de production et d’échange qui avait été entamé dans les années 60. Non seulement "il" pas été poursuivi, mais ceux qui le poursuivaient ont été écartés au lieu de devenir le cœur du mouvement. Les hésitations et les incertitudes des ministres communistes dans le gouvernement de 1981-84 en sont une illustration. Malgré leur travail remarquable, ils ont été globalement et relativement insensibles  aux propositions de nouveaux critères de gestion promus par les économistes communistes, Paul Boccara en tête. Le basculement d’orientation du PCF de 1982 (lire le basculement des cahiers du communiste de mars à mai 1982, répétant celui de 1977), contestant à  juste titre celui du PS, n’est pas allé jusqu’à une autre construction, mais a replié le mouvement ouvrier  sur la protestation.

Le mouvement du mouvement ouvrier pour la gestion a connu un pic en 1972, dans l’onde de la signature du programme commun et en relation réciproque, avec la concrétisation de ce travail dans  "CHIFFRES EFFICACITE DU PROGRAMME COMMUN", qui entrait directement dans la question d’une autre gestion, d’autre critères économiques pour la France et la coopération internationale. Certes ces propositions financières attachées à un autre mode de gestion ne consistaient qu’en un brouillon avancé d'une marche d’entrainement, mais destiné à être opérationnelle, expérimentée, rectifiée et relancée en améliorations permanentes.

Le basculement de la gestion vers la contestation et la défense pas à pas à reculons est la conséquence d’un rapport de force défavorable mais aussi de choix conduits par le PCF (et d’un accompagnement choisi du recul par la social-démocratie) dans ces périodes. Le Départ de Philippe Herzog du Pcf a été une illustration parmi d’autres de ce basculement. Et la valse-hésitation de nombreux dirigeants du Pcf entre contestation et construction, sans pouvoir les unifier, de même.

Mais on n’arrête pas le processus humain. Le travail s’est poursuivi « la braise sous les cendres ». Il se concrétise aujourd’hui pas les travaux de Paul Boccara, ses thèses sur la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, et comment la dépasser, qui se sont poursuivis, et de toute l’équipe de la ComEcoPcf. Création monétaire, système financier, Banques centrales et système bancaire, Crédit, Fonds, droits nouveaux du travail, loi SEF….

Ce n'est « pas que » dans le domaine économique que les avancées ont continué « sous la cendre ». Allant de pair avec une révolution économique, il y a celle de l’organisation du travail et des conditions de la participation de tous à la production et à l’échange, c'est-à-dire l’initiative libre de l’homme producteur, c'est-à-dire l’ascèse ergologique promue par les travaux d’Yves Schwartz, les militants qui l’entourent  et son département universitaire : les  conditions de la cohérence entre le travailleur et l’entité de production locale et mondiale. L’expérience et la connaissance du travail est incontournable pour construire cette cohérence. Cette construction, comme tout mouvement de la société comporte la contradiction entre la négation et son dépassement : la négation, c'est-à-dire la contestation, est celle de l’organisation taylorienne du travail, jusque dans le travail numérique et « l'intelligence artificielle », et son dépassement c’est la construction de nouvelles normes de travail, des gestes du travail et de la pensée du travail, c'est-à-dire dans le même temps, la construction du nouveau mode de production et d’échange transformant la vente de la force de travail, l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et la transformation-dépassement du marché basé sur le critère P/C, par le critère VA/CMF en étant la transition. Aux travaux économiques et concepts de Paul Boccara et ses efforts de construction correspondent ceux d’Yves Schwartz dans la construction de la cohérence et de l’initiative de la personne dans l’entité de production et d’échange locale et mondiale. Partant de points d’observation différents, ils se rejoignent dans le concret, même si ce n'est pas encore évident pour tous.

La « montée de fond » d’aujourd’hui des luttes « contre » du monde du travail, SNCF, Hôpitaux, retraite, précarité, et tant de mouvements dans leurs diversités, montrent qu’une autre période s’ouvre dont il ne faut pas manquer la fenêtre de tir, ici, en Europe, dans le monde. Trump, dans sa guerre militaire et économique, entre autre contre le développement de la Chine (qui n'est pas sans problèmes certes, et c'est

normal),  symbolise la réaction du capital pour conserver sa domination. Son ridicule

n’exclue pas sa terrible dangerosité. Mais  le ridicule est une notion de morale et ce n’est pas entre le bien et le mal qu’il s’agit moralement de choisir, mais entre des mesures concrètes s’opposant aux normes anciennes qui conduisent à la faillite et la régression de l’humanité. De ces mesures concrètes dépendent « le bien et le mal ».

De nombreux appels intellectuels ou généraux naissent des dénonciations dont les mesures concrètes, si elles ne sont pas absentes, montrent combien elles sont insuffisantes et tranchent avec la réalité de ce que pose le monde du travail. Le monde du travail dans ses actions est en avance, bien en avance sur ces appels, montrant que l’idéologie dominante est encore très forte dans « le monde de la réflexion ». Ceci dit n’est l’est pas de façon pessimiste, mais pour souligner le chemin accompli et le chemin à accomplir.

Pierre Assante. 19/05/2020 08:18:46.

 

VOIR AUSSI :  MOINS MAIS MIEUX. SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

 

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 06:37

Mercredi, 13 Mai, 2020. L’Humanité.

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE PIERRE IVORRA.

PRÉPARER DÈS MAINTENANT LE MONDE D’APRÈS.

 

Pour montrer dans quel sens pourra se faire la rupture avec le passé, l’Élysée commence par casser le Code du travail!

Quelles mesures pourrait-on prendre en France et en Europe pour relancer l’économie ? La question paraît bien naturelle et innocente. Elle comporte pourtant bien des pièges. Dans son allocution du lendemain des élections municipales, le 16 mars, Emmanuel Macron nous a promis que « le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant ». En foi de quoi il a fait pire.

Ainsi, le gouvernement entend-il donner la possibilité aux entreprises de « déroger temporairement et avec des compensations ultérieures aux durées maximales du travail et aux règles de repos hebdomadaire et dominical ». Pour montrer dans quel sens pourra se faire la rupture avec le passé, l’Élysée commence par casser le Code du travail ! En vérité, la période de développement de l’épidémie a donné idée de « l’après ». Les mesures économiques et sociales prises par le pouvoir à ce moment-là, ses initiatives au niveau européen ont visé essentiellement à préserver la confiance des marchés financiers alors que c’est avec cette dépendance qu’il faut rompre. Cela suppose de traiter tout de suite la question des hôpitaux, eux-mêmes fort endettés vis-à-vis des banques et des marchés. Le gouvernement prétend le faire avec une petite rallonge budgétaire de 2 milliards d’euros et un saupoudrage de primes alors qu’il s’agit de désendetter nombre de centres hospitaliers, d’engager sans attendre un vaste plan de relance de l’emploi, des salaires et des activités de santé en mobilisant plus de 10 milliards d’euros. Cela nécessite un changement des critères d’attribution des aides de l’État. On peut le mesurer avec l’exemple d’Air France. Le gouvernement entend attribuer 7 milliards d’euros à la compagnie à condition qu’elle s’engage à respecter un critère pseudo-écologique alors même que la direction vient d’annoncer une charrette de suppressions d’emplois. Si l’on veut que le monde d’après soit tout à fait différent de celui d’avant, il faut en l’affaire imposer à l’entreprise d’authentiques critères sociaux et environnementaux. Idem pour la SNCF, qui devrait être aidée à condition notamment de développer le fret.

Cette révolution dans les gestions des entreprises et des services publics sera d’autant plus facile à engager que les banques seront elles aussi mobilisées, particulièrement la plus importante d’entre elles, la banque des banques, la Banque centrale européenne. Si elle prêtait sous condition aux banques commerciales et indirectement aux services publics, en leur imposant des critères sociaux et environnementaux, cela aurait un caractère incitatif pour tout le système.

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020. SUR CE LIEN :

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 07:59

 

« l’capitalism’, l’capitalism’ , l’capitalism’… »

 

Paraphrasant un homme célèbre, et ses formules de style, sur un autre sujet et une politique que je ne partageais pas, on peut sauter à pieds joints en répétant «l’capitalism’, l’capitalism’, l’capitalism’… » ou « l’communism’,  l’communism’,  l’communism’… », ça ne changera rien !

Il faut aussi connaitre l’état de l’un et la visée de l’autre et les processus concrets et abstraits possibles par hypothèse, pour aller de l’un à l’autre.

Le « besoin de communisme » comme disait Lucien Sève, c’est en creux le constat de faillite de ce qui se passe sous nos yeux, le marché et le profit en contradiction avec les besoins humains. La crise sanitaire a mis tout cela en lumière, plus que par le passé lointain ou récent. Ce qui ne veut pas dire que les luttes et protestations sur cette réalité de longue date n'aient pas fait avancer le chmilblick. La conscience d'un jour ne naît pas le jour-même, mais résulte d'un parcours effectué dans le temps.

Aussi,  une étude savante de longue date, libre des influences dominantes et de "l’alimentaire de luxe" qu’elles peuvent procurer pour un chercheur ou un intellectuel médiatique inséré « dans le système », révélait les effets et les causes de cet état de fait. C’est ce qui fait tout l’intérêt d’une étude savante, par rapport à un simple constat, du moins si cette étude est mise à profit pour éclairer non les savants tous seuls mais toute la société et ses membres.

Dans une étude savante, il y a la démonstration, au-delà de l’intuition et du savoir empirique des « mécanismes » de la machine sociale, du passé, du présent et des futurs possibles sur lesquels asseoir des choix de société à venir, en développement en santé "matérielle et morale".

L'œuvre de Marx et d’Engels comporte des études de philosophie, d’anthropologie, d’économie. Elles s’entremêlent dans leurs écrits et leur action politique. La quantité des écrits économiques témoignent de l’importance de la chose dans cette œuvre et cette action. Les séparer c’est trahir et l’œuvre et celles de leurs continuateurs, Paul Boccara en économie et anthroponomie, Yves Schwartz en philosophie et l'étude du travail et de la personne en activité, et tous les autres et ces inconnus parmi tous ceux qui s’engagent plus modestement dans le mouvement d’ensemble de la société. En fait l’humanité entière.

Pierre Assante. 16/05/2020 07:24:51.

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:42

 

Bernard DORAY. "...Tous les dissidents ne défendent pas une idée large de la dignité humaine...".

 

« … Tous les dissidents ne défendent pas une idée large de la dignité humaine, car l’autoréférence ne garantit pas une particulière générosité de l’âme. Mais tous les porteurs de dignité ont rencontré cette épreuve de la solitude face à la norme, car en prétendant réinstaller l’humain dans la culture, ils provoquent des ruptures, des renversements de perspectives, des anticipations de changements plus radicaux. On retrouve cette caractéristique, qu’ils aient mené des combats presque invisibles dans lesquels ils étaient bien près d’être « soufflés comme une bougie », ou que, comme les géants de la mythologie, ils aient déplacé des montagnes. Souvent ils étaient préparés à cette épreuve de la solitude par une expérience antérieure, celle d’un traumatisme éthique… »

« La dignité. Les debouts de l’utopie ». Bernard Doray. Ed.La dispute. Page 208.

 

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 11:36

DÉCLARATION COMMUNE ORGANISATIONS PROGRESSISTES

 

DE NOUVEAUX JOURS HEUREUX DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE,

EN FRANCE ET DANS LE MONDE

 

La crise du covid-19 est beaucoup plus qu’une crise sanitaire, c’est la faillite du modèle qui domine le monde. La casse des services publics, l’étranglement des budgets des États, les délocalisations, ont pesé très lourd dans la gestion de cette crise. La mondialisation libérale, le capitalisme, leur Europe austéritaire ont fait la preuve de leur échec mais aussi de leur nocivité pour l’humanité toute entière.

Dans notre département, le coronavirus a agi comme un accélérateur de maux déjà profonds : misère, chômage, précarité, inégalités sanitaires et scolaires.

Ce n’est pas la fatalité mais des choix politiques et ceux qui les ont portés qui sont responsables de la situation. Ils sont aujourd’hui disqualifiés pour écrire la suite mais travaillent à la restriction des droits et libertés pour se maintenir. Il est indispensable d’imposer que ce soit eux qui paient la facture et non pas celles et ceux qui produisent les richesses.

· Nous voulons, sans attendre, des masques gratuits pour tous, des tests et des moyens pour les soignants.

· Nous voulons tirer des griffes du marché tous les secteurs essentiels à la vie, à commencer par la santé et la sécurité sociale.

· Nous voulons une relance de l’activité économique sous le contrôle de celles et ceux qui produisent, tenant compte de l’impératif climatique et visant à répondre aux besoins de la population et du pays.

· Nous voulons la relocalisation et la socialisation des outils de productions agricoles et industrielles.

· Nous voulons des services publics de qualité accessibles à tous, pour tous.

· Nous voulons la justice sociale et fiscale.

· Nous voulons l’égalité entre les femmes et les hommes.

· Nous voulons un avenir de progrès pour notre jeunesse.

· Nous voulons un monde débarrassé du capitalisme qui nous a conduit à la catastrophe.

Le monde d’après est une bataille qui a déjà commencé. Nous, organisations syndicales, et politiques progressistes, appelons le monde du travail et au-delà toute la population des Bouches-du-Rhône à s’y engager.

Pour exprimer ensemble notre exigence d’une société de progrès social et de solidarité nous appelons toutes celles et tous ceux qui ont intérêt au changement à s’organiser et se mobiliser, dans leur quartier, leur lieu de travail ou d’études.

 À l’échelle départementale et dans le respect des impératifs de santé publique, nous appelons à une manifestation départementale en voitures le 19 mai, départ Porte d’Aix- Marseille à 18 H pour faire entendre nos exigences, notre colère et nos espoirs.

Il y a urgence à agir pour de nouveaux Jours Heureux, ici, en France et dans le monde.

Marseille, le 14 mai 2020

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 08:20

 

Est-ce assez simple comme ça ? (lettre à des amis)

 

Le capitalisme c’est la dérégulation de la société.

La régulation première de la société c’est quoi ? C’est l’organisation de la production des biens nécessaires à la vie, des plus simples aux plus complexes.

En quoi le capital dérégule la production ? Par la priorité qu'il donne sur le profit par rapport aux besoins sociaux, aux besoins humains.

Le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé utilise aujourd’hui les techniques les plus sophistiquées et les plus puissantes dans cette dérégulation au service du profit. Ce n’est pas la mondialisation qui dérégule la société, mais la mondialisation capitaliste !

Cette dérégulation qui s’exerce depuis des générations, et en particulier depuis 1970, nous ne la « rattraperons pas »  par miracle en peu de temps. Il faudra beaucoup d’efforts et des moyens et des choix opérationnels concrets et précis. Il faudra du temps et à condition de s’y mettre toute de suite, c’est-à-dire en faisant porter nos protestations sur les conditions du « rattrapage », c’est-à-dire, en particulier :

-Une création monétaire de la banque centrale répartie en fonction des besoins de production répondant aux besoins de la population.

-Des fonds gérés démocratiquement pour le faire.

-Des conditions permettant aux travailleurs de produire : une sécurité d’emploi et de formation et des droits du travail permettant l’initiative du travailleur pour la société et pour lui-même.

-C’est-à-dire, pour tout cela, un pouvoir politique sur l’argent et sur l’économie.

Lucien Sève dans son intervention à la Fête de l’Huma 2019 exhortait les militants sur ce thème (aller voir la vidéo sur le site Pcf et Huma) : la société humaine, disait-il, dans cette période est dans une situation de disparition dans un univers où elle représente pour elle-même et pour l’univers, une création merveilleuse. Il plaçait cette exhortation sur le thème de l’écologie et du besoin de communisme.

Il faut y ajouter que communisme et écologie  dépendent des moyens matériels et financiers de le construire et de la préserver.

Les économistes communistes proposent de passer au critère de gestion des entreprises de celui de P/C à celui de VA/CMF. Ça c’est compliqué ! Economie et Politique, Revue Marxiste du Pcf  et ce blog l’expliquent chaque jour et on peut en parler dans nos réunions pour comprendre, s’il y a volonté commune.

Est-ce assez simple comme ça ?

Pour info, je n’en voie plus les articles du blog, vous pouvez les consulter, si le cœur vous en dit ou vous abonner de même.

Pierre Assante. 15/05/2020 07:56:41.

 

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MOINS MAIS MIEUX. 

L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:34

 

Santé : une nouvelle créativité pour sortir de la crise

Catherine Mills

Maître de conférence honoraire.

Directrice de la revue Economie et Politique

L'Humanité du 14 mai 2020

 

Il faut préparer dès maintenant un plan d’urgence pour sortir de la crise où ont été plongés les hôpitaux et le système de santé par le rationnement des dépenses publiques et sociales et de leur financement, visant à monter les prélèvements financiers du capital. La longue grève des personnels hospitaliers nous avait alertés,  pourtant malgré la non- réponse aux revendications, un mouvement extraordinaire de solidarité et de créativité s’est levé dans tout le pays, abolissant les hiérarchies et la coupure médecine de ville - hôpital, des étudiants aux professeurs de médecine et aux chercheurs, des aide- soignantes, des infirmières et des autres personnels hospitaliers, des médecins de ville aux pharmaciens, etc.

Il nous faut construire l’avenir et mettre en chantier une  réorganisation progressiste, en rupture avec  le démantèlement de l’hôpital, partant des propositions des personnels,  ce qui exige  un nouveau financement.  Ce  plan concernerait aussi la démographie médicale, la couverture territoriale, les relations ville- hôpital, les Ephad et les personnes âgées dépendantes, la psychiatrie, etc. Il faut s’attaquer à la désertification médicale et aux inégalités sociales et régionales de santé,  répondre à l’exigence de proximité de la population à partir d’un maillage territorial impliquant centres de santé, médecins de ville, hôpitaux. Il faut créer 100 000 emplois à l’hôpital et titulariser les contractuels,  élaborer un plan de développement des formations, construire une sécurité d'emploi et de formation permettant l'adaptation aux modifications techniques avec la promotion salariale et sociale des  personnels. Il faut mettre un terme à la souffrance des personnels et des malades, en promouvant de nouvelles conditions de travail et de vie et en donnant un vrai pouvoir aux instances de représentation du personnel. Un moratoire sur les suppressions de lits, les fermetures d’hôpitaux et de services permettrait l’élaboration des projets médicaux avec les organisations syndicales, les élu-e-s, les associations d'usagers. Il faut stopper la montée des partenariats public/privé et les privatisations, la vente de biens fonciers et immobiliers.

Un nouveau financement de la Sécurité sociale et de l’hôpital pour répondre aux besoins du  XXIème siècle. Il faut promouvoir la prise en charge de tous les soins prescrits à 100% par la sécurité sociale. Il s’agirait d’accroître les rentrées de cotisations à partir d’un accroissement et une modulation des cotisations patronales, branchés sur le développement des salaires et des emplois, afin que les entreprises qui suppriment des emplois et compriment les salaires, ou ne respectent pas l’égalité salariale femme/homme, voient leur taux de cotisation s’élever. Pour faire face à l’urgence  tout en combattant la financiarisation, on instituerait une cotisation sur les revenus financiers des entreprises et des banques  (dividendes et intérêts), à même hauteur que la cotisation patronale sur les salaires, affectée au système de santé et aux EHPAD. Il faut rompre avec les enveloppes fermées limitées, notamment pour l’hôpital, avec un objectif national des dépenses (ONDAM)  relevé pour répondre aux besoins. La dette  explosive des hôpitaux, liée à la restriction des financements, doit être convertie en une dette à long terme et à 0 % d’intérêt des emprunts, avec la construction d’un Pôle financier public  et un nouveau rôle  de la Caisse des Dépôts et Consignations. La puissance de création monétaire de la BCE peut être mobilisée pour financer à taux négatif, ou par des avances non remboursables,  le développement des systèmes de santé,  à travers un Fonds européen de développement des services publics. En France, pour l’hôpital, nous proposons le  remboursement de la TVA, qui constitue un prélèvement indirect de l'Etat sur la Sécurité Sociale ( 4 Mds€), ainsi que la suppression de la taxe sur les salaires.  Il faut  remplacer le mode de financement actuel de l’hôpital : la T2A qui incite aux actes rentables, à la mise en concurrence et à la privatisation,  proposer un nouveau mode de financement répondant aux besoins et mettant en avant des critères d'efficacité sociale. En outre il faut un plan d’urgence de financement des dépenses d’investissements, de formation et de recherche pour l’Hôpital, ( qui sont à la charge de l’Etat).

Une grande loi de santé publique devrait être élaborée afin de sortir  des lois Bachelot/Touraine/Buzyn.  Concernant l’hôpital, il faut promouvoir une gestion réellement démocratique permettant l’évaluation des besoins, supprimer les Groupements hospitaliers de territoires imposés, et les regroupements par  pôles qui tendent à monter les privatisations. Il faut aussi un volet  soins de ville avec la création d'un service public de soins primaires, un volet  psychiatrie.   Un volet  prévention.

Concernant les Ephad, la crise sanitaire a fait environ 10 000 décès, révélant une situation dramatique. Les politiques gouvernementales d’austérité conjuguées à la gestion financière des groupes privés comme Korian ont abandonné les résidents et les malades de ces structures sanitaires. Il faut créer100000 emplois. Nous proposons un service public des personnes âgées, articulé à un grand service public hospitalier et de santé de qualité regroupant l’ensemble des besoins et des structures sanitaires et sociales.

Un pôle public du médicament et des biens médicaux permettrait de s’émanciper de la dépendance à l’égard des autres pays et de la domination des multinationales, réarmer nos industries de santé. Ce Pôle Public concernerait la recherche, la production,( vaccins, masques, tests, réanimateurs), la distribution.  Il faut rompre avec les scandales sanitaires, les pénuries de médicaments et de biens médicaux dans les pharmacies.  Le marché capitaliste financiarisé est incapable de répondre aux besoins de la population. Les nationalisations ou réquisitions nécessaires exigent  des  pouvoirs réels d’intervention des travailleurs dans la gestion des entreprises. Construire un système de santé novateur nécessite la promotion du rôle central des services publics, de la Sécurité sociale, de la recherche fondamentale.  Il faut mobiliser les compétences et les énergies considérables en matière de santé, de la médecine de ville aux hôpitaux, aux laboratoires et aux pharmacies. Au-delà nous voulons construire une nouvelle civilisation fondée sur la coopération et le développement du  non- capitaliste, pour réaliser dès maintenant « les jours heureux ».

 

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MOINS MAIS MIEUX. 

L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 08:29

 

FÉTICHES, PENSÉE ET RAPPORTS SOCIAUX. POÉSIE, INVENTION ET SCIENCES.

 

Le fétichisme c’est quoi ?

C’est donner à un objet un pouvoir qu’il n’a pas. Et le plus souvent un pouvoir qu’on aimerait qu’il ait.

Et c’est aussi souvent donner une âme à un objet, ou plus simplement une pensée agissante sur l’extérieur de lui-même. C’est une substitution abstraire nocive par son impuissance, la croyant puissante et y comptant dessus pour assurer la vie.

Il y a le fétichisme conservateur qui consiste à compter sur une intervention extérieure et non sur notre propre action, la résolution des manques, des douleurs, des souffrances, des besoins.

Il y a le fétichisme poétique qui est celui des grands mythes prédécesseurs des découvertes, savoirs,  savoir-faire, sciences et inventions qui ont permis à l’humanité de s’approprier de plus en plus les propriétés de la nature pour répondre aux besoins de la personne dans l’espèce et dans la société, besoins élémentaires et leur complexification processuelle naturelle.

La réponse opérationnelle, efficace et saine aux besoins, c’est le travail. Mais pas la contrainte du travail et l’usage de soi par un autre, particulièrement dans la vente de notre force de travail à qui possède les moyens de production, le capital.

Le fétichisme poétique est utile, beau et nécessaire. On ne peut le contourner. Il fait partie de la déadhérence conceptuelle sans laquelle il ne peut y avoir d’invention, de nouveau. Et sans invention, sans nouveau, il n’y a pas de mouvement ni de vie en ce qui concerne une espèce vivante pensante, il n’y a que la mort ; Il l’est s’il y a aller-retour, contrôle, régulation entre déadhérence conceptuelle, besoins et connaissance en processus de la réalité

Nous sommes dans une période de fin de processus d’une mode de production et d’échange basé sur l'accumulation du capital. Dans cette fin de processus, il y a régression conservatrice sur le passé et retour relatif sur le fétichisme conservateur. Ce fétichisme conservateur confond les interactions universelles entre les objets inanimés ou vivants mais sans cerveau développé et un cortex -pour résumer la chose-, et la relation de pensée entre des individus en possédant ; sous la forme qui est la nôtre ou toute forme connue ou inconnu de nous dans l’univers.

Il ne s’agit pas là d’une réflexion hiérarchique, puisque dans la nature, les objets qu'ils soient minéraux, vivants et pensant ont une relation commune nécessaire et naturelle, connue ou inconnue. C’est d’ailleurs le sentiment de beauté, lui-même lié au rôle de ces objet par rapport à chacun de nous qui constituent la base des jugements de valeurs, qui ne sont pas toujours « en santé » dans une société de classe promouvant la hiérarchie et des rapports sociaux inégaux et leurs conséquences sur la vie quotidienne de chacun de nous.

Cette parenthèse fermée, et revenant à l’attribution d’une pensée à toute relation naturelle entre les objets quels qu’ils soient, vivants ou pas, pensant ou pas, il ne faut pas considérer ce phénomène comme innocent, et surtout pas comme un phénomène poétique qui, lui, permet de pénétrer profondément dans la relation que nous entretenons entre le monde extérieur et notre monde intérieur, à double sens, en miroir de nos actes et de nos jugements.

Attribuer une « âme » aux arbres, une pensée tout simplement, c’est nier l’état réel d’une part de la nature qui nous est précieuse pour ses propriétés réelles et non pour des propriétés imaginées non réelles. Enfant, j’ai souvent serré des arbres entre mes bras. Je me suis aussi étendu souvent sur la roche chaude calcaire le la colline près des torrents asséchés. Certes il y a une relation entre vivants, pensant ou non pensant. Mais il y a des relations de l’ordre de la pensée et des relations "tout simplement" matérielles complexes  qui n’en relèvent pas. Ce n’est ni l’amour des choses ni ces sensations qu’elles nous procurent qui constituent une régression, mais c’est la réaction de fuite des rapports sociaux vers des rapports fétichistes aux objets qui constituent cette régression : et en premier lieu le rapport fétichisme à  l’objet, la valeur d’usage en tant que marchandise.

J’adore cette poésie qui à partir des relations que notre pensée entretien avec les objets ou la vie non pensante, développe la bienveillance c’est-à-dire une relation pacifique avec l’univers, de la plus infime présence à la totalité infinie de l’existant. Je rejette la relation de soumission qui sous prétexte de bienveillance, laisse la domination envahir notre espace de vie : la superstition en est un instrument.

Pierre Assante. 14/05/2020 07:53:54.

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