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28 juillet 2021 3 28 /07 /juillet /2021 06:36

 

LE PROCESSUS DE LA PENSÉE ET LE PROCESSUS DE L’OBJET

L'objet pensé et la pensée-objet

 

Une philosophie est incontournablement spéculative comme la dialectique est une logique (1).

S’il est juste de dire que la pensée procède de l’observation du réel (théorie du reflet), cela ne suffit pas pour décrire le processus de la pensée en relation avec le processus du réel, dont elle fait partie mais peut se « détacher » relativement au point de fonctionner « quasi exclusivement » sur elle-même ; au point que la désadhérence conceptuelle nécessaire au processus, à la construction processuelle de la pensée, qui devrait aller de l’invention à la production et n’y réussit pas, constitue une fonction en contradiction antagonique avec le besoin de santé de l’homme dans la société et de santé de l’homme tout court en tant qu’animal social, de santé de la société dans l’homme.

« Finalement », toute lumière que constitue la critique critique d‘une pensée devient une spéculation inopérationnelle dans la recherche de la poursuite d’un processus humain en développement-évolution-complexification, c'est-à-dire inopérationnelle en santé, si elle se « sépare » des besoins sociaux : en mouvement dont le déséquilibre nécessaire est suffisant  pour procéder, mais pas en déséquilibre « trop grand » précipitant la fin du mouvement. A l’inverse, c'est-à-dire en unité et rapport dialectique, toute recherche de santé sociale, tout souci de répondre aux besoins sociaux ne pratiquant pas la désahérence conceptuelle et ne la pratiquant pas avec l’outil de la dialectique matérialiste (2), ou la « pratiquant trop » c’est à dire pas assez, là aussi le déséquilibre nécessaire au mouvement social dépend de choix sociaux et de leur pratique « matérielle et morale ».

Ceci ne peut être qu’un préliminaire à l’étude du rapport entre le processus de la pensée et le processus de l’objet à com-prendre dans le but de l’action dans le processus de santé.

Le processus de pensée philosophique est un processus de pensée comme un autre. Il peut « repartir » d’un point acquis d’une sorte d’équation (3) mais doit reposer sans cesse le point de départ, qui est la santé sociale, celle de l’homme, l’individu et l’espèce en unité contradictoire : les intérêts particuliers et les intérêts généraux sont en contradiction donc en mouvement,  mais il y a résolution possible des contradictions entre le particulier et le général, dans les mouvements du mouvement.

On pourrait « résumer » la chose mais attention aux « résumés », en disant que la santé du mouvement social est comme toute « santé de tout mouvement », est liée aux « lois » de la nature, son mouvement-développement-complexification particulier et global, le  mouvement-développement-complexification des lois de la nature dans le mouvement-développement-complexification de la nature … : en ce qui concerne la nature vivante-pensante en unité naturelle universelle « au niveau du développement humain acquis », il n’y a pas de mouvement en santé du processus humain sans une observation conjointe, un aller-retour permanent entre l’observation du réel extérieur dont fait partie « notre intérieur » et notre mouvement « intérieur », c'est-à-dire l’observation du mouvement de la pensée et du mouvement du réel observé en rapport et en unité. L’observation en miroir du mouvement de la conscience et de ce qui la produit. « Au niveau du développement humain acquis » et pour sa poursuite au futur, se passer le « la philo », pour résumer », c’est rouler « le nez dans le guidon » sans voir les obstacles du chemin ni la direction de la route. Certes dans une pratique triviale on pourrait dire qu’il y  le temps de la recherche et le temps de l’action : même si l’une prédomine temporellement sur l’autre elles ne peuvent être séparées ; pas de pratique sans théorie populaire et savante, dans leurs rapports et leur unité.

La perte macaroniste des traces du droit naturel dans le droit juridique institutionnel fait du droit du Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé, une collection de recettes mortes et en expansion mécanique dont la désorganisation de la société et sa profonde maladie de suraccumulation-dévalorisation du capital font un phénomène unique. L’antipolitique dont le dégagisme à son extrémité-paroxysme témoigne, est la marque de fabrique du personnel politique du système finissant, menaçant mortellement la santé de l’humanité ; s’il n’est pas mis fin-dépassement qualitatif du système par la volonté, le savoir, l'expérience humaine, mis en rencontre-catharsis (4).

Pierre Assante. 27/07/2021 19:17:37.

(1) Lire MATERIALISME DIALECTIQUE. Logique de la non-contradiction et dialectique de la contradiction : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/07/materialisme-dialectique.html

(2) Relativement par rapport au développement personnel et collectif de la pensée dialectique dans le mode de production. En sachant qu’un outil, il faut essayer de bien l’utiliser, et qu’un outil n’est qu‘un outil, c'est-à-dire qu’il que l’outil et le but de son usage sont en contradiction à résoudre dans le mouvement, le processus de son usage; « l’outil, la main, la pensée et le produit en unité.

(3) Mais ce n’est pas une équation. Si la résolution d’une équation est un processus de pensée, le processus de pensée philosophique ne repose pas en priorité sur un champ particulier du savoir ou un champ particulier de  construction mentale, mais s’élargit comme tout savoir et plus encore à un champ plus large de savoir et d'expériences; c’est cela la différence entre une ascèse et une science. A tout  approfondissent concret, opérationnellement social, correspond une divagation concertée et régulée, c’est ce qui fait société ; et ne fait plus suffisamment dans ce XXIème siècle d’une fantastique révolution scientifique technique mise au service du taux de profit et non des besoins sociaux en développement-complexification. Certes tout savoir particulier et tout savoir « plus général » compte des acquis, un exercice-activité, des frontières et des contacts avec les autres savoirs, des dénormalisations des normes antécédente-renormalisations et normes nouvelle, mouvement continu et en sauts, continus et discrets, micros dans le macro . Les hommes aussi, c’est eux qui les font naitre, croitre, mourir et se transformer et s'auto-créent. Le corps c’est l’activité. Le corps humain, c’est l’activité humaine, conscience en processus de la nature sur elle-même.

(4) Cet article, son développement est un exemple comme tout développement de cette sorte « d’équation générale » dont il est question dans le rapport  entre pensée et objet observé. C'est aussi le développement "en miroir" de l'activité de la personne, du corps-soi social (tautologie) et du processus de la conscience individuelle-collective.

 

voir aussi sur ce blog :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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