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Statutairement, une base sera vraiment commune après le vote de tous les communistes des 7 et 8 juin.
Et si possible une bonne base de transformation de la société à mettre en œuvre et pas seulement l'écrire.
Il s'agit de décider d'un projet social cohérent et d'une logique économique et politique, globale et détaillée, cohérente, pas d'une liste revendicative.
J'ai envoyé sur WhatsApp des photos de salut de loin à vos travaux car je ne peux les joindre par mail.
Bises à toutes tous. Et mes excuses pour ce message de loin intempestif, un peu mélangé, à la fois personnel et collectif.
Pierrot. 15/05/2026 09:29:29.
Réponse à X..... :
Merci
L'unité du Parti se fera sur un projet pas sur une liste revendicative.
Le texte "résister et construire " RESISTER ET CONSTRUIRE" une nouvelle page du communisme est un vrai et bon projet communiste.
Bises. Pierrot.
P.S. Pour sortir de l’immense crise historique de la société humaine, protester et s’indigner ne suffisent pas ; résister et construire est indispensable.
L'unité du Parti et un rassemblement populaire de progrès, du salariat face au capital qui pompe toutes les ressources de la société pour palier à la baisse tendancielle du taux de profit au paroxysme, liée au système capitaliste en fin de développement, passe par "Résister et Construire" une nouvelle page du communisme.
Le seul responsable national bien connu du PCI en désaccord avec sa dissolution et sa « transformation » en PDS, était Pietro Ingrao, qui a écrit un livre intitulé « Indignarsi non basta ! » (S'indigner ne suffit pas).
PROGRES, NUMERIQUE, PCF et MOUVEMENT MONDIAL DU SALARIAT.
Tout progrès comporte sa force contraire, la régression : lutte des contraires.
La libération de 1945 comporte le compromis historiques de progrès avec le capital, dans la Sécurité Sociale elle-même. Le partage des cotisations c’est aussi le partage inégal économique et idéologique ; et elle ne touchait pas à celle de l’emploi et de la formation, qui est elle-même un compromis historique à atteindre, dans un processus de dépassement-abolition de l’achat de la force de travail humaine.
Ce dépassement-abolition n’est pas une utopie mais un besoin vital dans le processus de l’humanisation. L’achat de la force de travail a permis la croissance des forces productives, comme d’autres modes de production et d’échange de classe qui ont succédé au « communisme primitif » de clan chasseur-cueilleur, si loin encore, dans notre temps humain réel et ressenti, de notre mondialisation capitaliste.
Dans notre XXIème siècle d’entrée dans l’industrialisation numérique capitaliste, la condensification (articles précédents) de la croissance ET la construction-constitution d’une organisation communiste démocratique de la société sont un seul et même mouvement sous deux aspects de développement.
Partant de cette lutte des contraires, les progrès de la Libération ne pouvaient s’arrêter là pour qu'un progrès global de l’organisation de la société connaisse un rapport de force progressif favorable au Travail ; et pourtant si des conquêtes sociales ont suivi c’est sur la base de la plus-value relative, c'est-à-dire du système capitaliste renforcé, d’une avancée relativement lente puis foudroyante du libéralisme dans le Monde.
Plus-value relative insuffisante pour guérir la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital accélérée par l’entrée des forces productiques, humains et technique en unité d’existence, dans l’industrialisation-production-échange numérique.
Le capital contient ses propres limites de développement, la numérisation capitaliste en étant une essentielle ET son idéologie-pensée anti-dialectique qui nous submerge, de régression culturelle de la société dans sa masse, une autre, unies ; ses propres limites de développement sans révolution sociale, les nôtres.
La régression culturelle ne date pas d’aujourd’hui. Croissance historique du profit ( pas du taux, c’est autre chose, certes liée) et décroissance culturelle vont de pair. Taux de profit et taux d’intérêt psychologique s’opposent : simple aliénation.
Il ne s’agît ni de donner dans la nostalgie ni le « ah ! Il aurait fallu » mais d’analyse pour agir si suite il y a, il peut y avoir.
La manifestation des reculs économiques dans le développement des forces productives, il se constate aussi idéologiquement, pour la France dans l’abandon en 1979 du « marxisme léninisme » des statuts du PCF.
Non que le système soviétique soit un modèle ni Lénine et Marx des sauveurs.
La pensée Marx qui est la pensée développée par le mouvement ouvrier et intellectuel, en unité, dans la révolution industrielle et dans le travail industriel, est une avancée majeure de la conscience humaine et des actes humains pour poursuivre l’humanisation et dépasser les contradictions sociales.
Le stalinisme est une force contraire au communisme, même quand la société soviétique a connu des progrès dans un système s’attaquant au taux de profit, aux échanges capitalistes, sans développer l’autonomie de la personne et des entités humaines, ET devenu en quelques décennies obsolète.
D’ailleurs il est absurde de considérer la société soviétique en dehors de l’humanité dans son ensemble, ses interactions, ses rapports sociaux dialectiques, réciproques.
D’abord Lénine a reconnu lui-même une russification du mouvement ouvrier mondial par la Révolution d’Octobre.
L’abandon du marxisme c’est aussi l’abandon de l’analyse des forces productives, analyse liée aux luttes du salariat et de son cœur de production, la classe ouvrière de main d’œuvre, qualifiée, très qualifiée, et ingenieurisée, capables de gestion et de transformations qualitatives.
Les années 1970 sont un tournant négatif succédant à des victoires sociales nationales et internationales. Dans la pratique comme dans la théorie. L’incapacité du mouvement communiste à saisir les transformations profondes des forces productives et leur mondialisation capitaliste est à réaliser et comprendre.
Sans quoi, il n’y aura pas de suite dans des efforts limités, entre autres, pour ce congrès faible et aléatoire, vide qu’on tente de remplir, à une rénovation des forces politiques de changement progressiste dans une transition inouïe incomprise comparable à celle des chasseurs cueilleurs dans l’agriculture, des agriculteurs dans l’artisanat, de l’artisanat dans l’industrie mécanisée, et de l’industrie mécanisée dans une possible industrie et production-échange numérisée ouvrant la voie de l’humanité à l’abolition progressive et relative des libertés s’opposant aux contraintes sociales et naturelles; croissance du royaume des libertés dont l’abolition de l’achat de la force de travail est la clef ; la SEF étant un « élément » essentiel du processus.
Ce que propose le texte « Résister et construire une nouvelle page du communisme » est plus qu’une liste de problèmes qui se posent à la société, c’est un « plan », un projet de développement en fonction de l’évolution de la société, d’une société humaine malade à qui il faut apporter des remèdes.
C’est un projet d’ensemble cohérent.
Ce projet d’ensemble est nécessaire et réalisable SI nous gagnons, dans l’accroissement des difficultés sociales, une écoute de plus en plus grande de nos semblables humains à sa logique.
Les économistes du Parti nous ont grandement aidé à comprendre la crise de la société humaine non seulement en constatant les problèmes mais en les expliquant et en proposant ces remèdes.
Connaître ces remèdes est un travail de formation incontournable. Et ce travail de formation, le débat du congrès peut nous aider à le faire progresser.
La pensée précède la parole.
Les concepts sont une généralisation de perception et de leur représentation mentale.
L’évolution sociale repose sur leur évolution.
C’est aussi une tâche de notre parti qu’il ne réussit pas à assumer en ce moment.
« Résister et construire une nouvelle page du communisme » est à la fois une tâche de chaque jour et une tâche de ce siècle.
Ce siècle est celui d’une révolution technique numérique.
Une révolution technique qui demande pour la santé de la société, la notre, une révolution sociale. Sans révolution sociale, la révolution technique vire au fascisme. Cela se vérifie chaque jour, du RN ici et de Trump aux USA. Comparatif de nos 4 textes de congrès :
Le souverainisme du RN comme ambiant dans toute la société est une porte ouverte sur le fascisme national et international.
La révolution sociale est possible, mais évidemment pas acquise.
Il s’agit de transformer les forces productives qui permettent aux humain.e.s de produire ce dont ils ont besoin pour vivre.
Une transformation sociale est un mouvement complexe qui peut permettre de répondre à ces besoins humains.
C’est un processus continu-discret.
C’est quoi un processus continu-discret ? C’est un mouvement de la société à la fois continu et par sauts de transformation micros-macros ; c'est-à-dire de petites transformations qui s’accumulent pour aboutir à un saut général de grande transformation ; c’est ce qu’on qualifie de révolution qui n’est par seulement une prise de pouvoir de gauche par exemple, mais une nouvelle organisation progressive de la société.
On dit de cette transformation qu’elle est à la fois continue et discrète. Discrète veut dire par sauts de transformation dans la continuité de la transformation ; on dit « en unité » d’ensemble du mouvement de la société.
C’est un « développement-complexification-condensification ».
Que veut dire « complexification » ? Tout dans la nature comme dans la société subit des transformations ou meurt.
L’exemple est celui de l’évolution des espèces, ou des particules de matière ; et de même de la société humaine, de ses techniques et de son organisation économique, politique, institutionnelle.
On peut parler de réorganisation sociale « continue-discrète » de la société en fonction des besoins humains, de leur évolution et de leur « complexification ».
Que veut dire « condensification » ? Il s’agit que la croissance occupe « moins de volume ». Par exemple la révolution cybernétique partie d’un « computer » grand comme un immeuble qui s’est transformé, réduit à ce que vous avez dans la poche, votre portable : ce qui a permis une croissance soutenable.
Mais relativement soutenable car il ne s’agit de transformer un seul objet, mais aussi tous les objets sociaux et les relations sociales capitalistes qui conduisent à l’assèchement de la société et que l’économie marxiste étudie.
Mais le meilleur exemple de croissance soutenable est le développement du cerveau, le développement du cerveau, de l’accumulation des savoirs dans son lien indissoluble entre la société et lui-même.
Ce lien que le capital transforme en rapport nocif d’argent-capital est la base du développement humain : l’homme est un « animal social ».
Ce rapport est entretenu dans et par le travail, la force de travail humaine physique et mentale ensemble, qui produit les biens nécessaires à la vie. Il y a un lien, un rapport « dialectique » entre travail et pensée et ceci depuis l’apparition de l’homme et de la première organisation sociale, le clan.
La nôtre tend à devenir, devient la grande production et l’échange numérisés, ce qui n’empêche pas le rapport « artisanal » de construction mentale dans la fabrication matérielle, dans la recherche, l’invention et l’organisation sociale.
Le cœur économique de la crise de société c’est la suraccumulation-dévalorisation du capital, à étudier et comprendre collectivement.
La Différence c’est la diversité, l’indifférence c’est le capital.
(Brouillon).
« Résister et construire une nouvelle page du communisme » est à la fois une tâche de chaque jour et une tâche de ce siècle de révolution numérique possible, mais évidemment pas acquise, des forces productives qui permettent de répondre au processus continu-discret (continu et par sauts micros-macros ; en unité d’ensemble du mouvement) de développement-complexification-condensification (réorganisation sociale continue-discrète) des besoins humains.
Dans cette phrase sont traités d'un trait :
- La révolution numérique, ses prémices et son avenir possible en santé sociale.
- Les forces productives.
- Le processuscontinu-discret en unité.
- Le développement-complexification-condensification (réorganisation sociale continue-discrète).
- Les besoins humains.
On peut faire de cette phase plusieurs phrases séparant les divers contenus, mais alors on sépare ces contenus unis dialectiquement qui exposent ensemble, et de cette façon donnent l’idée de la réalité d’un seul et même mouvement et des mouvements de ce mouvement en unité de mouvement.
Séparation des phrases qui ne simplifierait pas les choses mais les compliquerait. Vouloir faire de la complexité du réel une simplification, ne peut aboutir à la « description » du réel et de sa compréhension.
C’est « normal » quand nous comprenons que de ce réel nous en faisons partie…
La compréhension est toujours relative aux capacités humaines « du moment », aux capacités humaines historiques dans leur évolution-complexification-condensification… et régressions naturelles-sociales temporelles (elles sont toujours temporelles à double sens) ou « définitives ».
Nous avons cité maintes fois le mouvement naturel-cosmique qui conduit à la constitution « stabilisation » d’une entité chimique primitive de la vie, de la biologie ; et l’infinité des échecs qui l’ont précédée. Constitution « plus lente » que les constitutions sociales-cérébrales et leurs échecs passés et à venir ; échecs de la complexification-condensification générale du cosmos, de la « part » de l’univers à notre portée de connaissance relative.
Processus de Connaissance relative en développement du processus cosmique.
Processus de Synthèse relative des connaissances, synthèse de l’infinité particulaire, stellaires, minérale, biologique, psychique-sociales, leur unité
Les traits d’union tentent de donner une idée de l’unité des diverses « fonctions » dans l’unité de développement-complexification-condensification cosmique.
En ce sens je tendrais à substituer à cette magnifique appellation « résister et construire » celle de « résister et construire-constituer ». Mais les formes sont toujours à la fois de durée et historiques, ce qui ne conduit pas à momifier l’expression secondaire de la réalité.
Il aurait fallu commencer par un rappel de la dialectique matérialiste, bien plus spirituelle que l’idéalisme mécaniste qui anime notre pensée, la pensée dominante dans la société, issue de l’échange marchand puis de l’échange marchand capitalise et le CMMnİgF, idéalisme mécaniste en régression sur le travail-pensée du communisme « primitif » de clan.
Et la difficulté un travail-pensée dialectique matérialiste c’est d’imaginer les contraires en tant qu’unité et identité. D’imaginer qu’une « chose » en est en même temps une autre chose.
Qui dit cela est ressenti comme un aliéné pathologique en matière de capacité cognitives. C’est pourtant le contraire : c’est l’aliénation marchande-psychique du produit du travail par le capital, de l’activité de la personne et de son autonomie relative par rapport au processus naturel-social, qui est « une folie » ; qui met en péril la poursuite du-des processus humain, du processus économique-psychique, de l’humanisation en tant que travail-pensée, sans guillemets.
Un autre rappel, la métaphore de la croissance-condensification du matériel cybernétique et de celui moins métaphorique de la croissance-condensification de l’accumulation cérébrale-psychique-sociale, et sa réduction en unité de mouvement dans la suraccumulation-dévalorisation du capital ET des données sociales-cérébrales-corporelles-psychiques.
Baisse tendancielle en unité du taux d’intérêt du capital et du taux d’intérêt psychologique, qui est finalement la menace première et se traduit par la régression relative ou absolue des transmissions sociales-mentales, des formations, formation-transmission qui « coûte trop cher » au capital.
Marx avait une grande capacité souvent incomprise d’user d’un style de phrase cubiste, regards d’angles multiples et divers dans la même phrase pour décrire la complexité, la réalité accessible. Je n’ai donc pas de retenue craintive, maladive, pour essayer d’aller dans le même sens
DOUBLE CARACTERE DE LA VALEUR. LE FETICHISME DE LA VALEUR ET SON MYSTERE.
VALEUR/VALEUR.docx
Il y a la valeur mesurable, le temps de travail moyen nécessaire de production, et le prix, relatif en fonction de nombreux éléments, rareté, rapport de force d’échange etc.
Il y a la valeur non mesurable, la valeur sans dimension qui devrait croître en fonction de la croissance de la santé sociale et le contraire. La croissance de la valeur sans dimension c’est la croissance de la productivité avec celle de l’autonomie relative de la personne en processus/nécessité sociale-naturelle de même en processus : le communisme.
La valeur d’échange a un caractère « déterminant » relatif sur le sentiment « matériel et moral » de valeur.
Il s’agit comme dans le double caractère de la marchandise dans les diverses formes du mode de production et d’échange ici et maintenant, historique et dans la durée, du processus des modes successifs causaux-aléatoires depuis le premier échange millénaire jusqu’à aujourd’hui.
L’inconscient a très bien intégré la valeur marchande dans le jugement moral de valeur.
Et le conscient qui naît de l’inconscient, du processus inconscient, peut être franc et loyal ou faire preuve de duplicité en fonction de la position sociale, des multiples positions sociales et leurs affinités entre elles.
Au caractère fétiche de la valeur personne n’échappe. Y échapper dans un processus de transformation sociale passant par un projet ne peut contourner l’analyse du mode de production et son histoire, celle du CMMnİgF, et de sa crise au paroxysme de la baisse tendancielle du taux de profit- suraccumulation-dévalorisation du capital, et ses remèdes de l’école néomarxiste de régulation systemiques, SEF, DTS, Crédits, droits du travail etc. dans la révolution numérique passive re-traitée par la conscience humaine, son processus commun, conjoint, contradictoire.
Valeur d’usage et Valeur d’échange, cette unité et identité contradictoire recoupe non seulement le type de mode de production et d’échange mais en unité la contradiction fertile et féconde individu/espèce.
Fertile et féconde mais régressive dans le développement du cycle A-M-A’, sa crise, son blocage progressif systémique.
Blocage dont l’issue et le processus de conscience du processus inconscient du mode production et d’échange capitaliste... ; l’achat de la force de travail humaine devenue obsolète ; comme l’ont été l’esclavage généralisé, l’esclavage d’entrepreneur antique; et la transition du recul marchand féodal de servage ; et la reprise d’accumulation privée de la Renaissance et de Révolution libérale bourgeoise continentale en expansion dans le monde ; devenu trop petit pour elle ; et dans le système devenu trop contradictoire pour son développement.
Phrase processuelle d’un article processuel…
07/05/2026 11:55:46.
VOIR AUSSI
REPRISE DE JANVIER 2022 : 1. CRISE DE CROISSANCE, CONVULSIONS, MATURATION, SAUT DE CONSCIENCE ET DE CIVILISATION. 2.EFFET DE LA PENSÉE SUR LA PENSÉE /
Gramsci a vécu la révolution libérale tardive italienne.
Le contexte de cette révolution c’est l’unité de l’Italie sous l’égide d’une alliance-concurrence-domination de la bourgeoisie française sur la bourgeoisie italienne renaissante et d’un capitalisme rural pesant financièrement et idéologiquement.
Cette alliance est passée à travers la monarchie « savoyarde » et le second empire français.
Cette révolution libérale italienne s’est fortement manifestée dans les concentrations ouvrières turinoises et leurs luttes , lieu de vie et d’engagement alors socialiste de l’étudiant et le militant Gramsci.
C’est aussi le contexte de la formation du PCI sous l’impulsion de la révolution russe d’octobre, phare et espoir de l’action ouvrière montante dans le monde et particulièrement en Europe et les pays d’Europe les plus industrialisés.
Le contexte c’est aussi la monté de l’analyse marxiste dans ce mouvement ouvrier, et les limites historiques de cette montée, montée marquée par des situations particulières de chaque pays industrialisé, leurs inégalités de développement industriel, les différences idéologiques liées à ces inégalités de développement : celles entre les situations économiques, celles des luttes et celles des apports théoriques qui en sont issus.
La théorie gramscienne de la révolution passive et née de ce contexte.
Gramsci est engagé dans les douleurs et les protestations ouvrières et l’organisation de ces protestations. La révolution passive c’est celle de la montée de l’industrialisation et du développement technique impétueux qui va avec.
L’issue de la révolution passive italienne, dans son contexte objectif et subjectif agricole et industriel, et le reflux mondial de la révolution prolétarienne, c’est le fascisme italien qui reprend la révolution passive à son compte, technique et industrielle et avec elle le taylorisme venu des USA.
La grande bourgeoise allemande reprendra tout ça à la puissance 10. Le contexte Hitler/Staline n’est pas une petite affaire à traiter par le moralisme (le moralisme n’est pas la morale) mais par quelle leçon pour aujourd’hui dans la réponse à donner au libéralisme et au capitalisme qui l’induit et ses lois systémiques qui conduisent l’humanité au précipice.
Gramsci comprend l’importance de ce développement technique, de ses liens avec la croissance de la production et de la productivité et aussi le besoin d’une guerre de mouvement, la guerre de position reflétant une impuissance historique : celle qui se brise sur le mur des progrès techniques, leurs réponse aux besoins de développement et leur despotisme immobilisant le mouvement populaire et ouvrier dans le carcan du système.
Dans l’immense transformation effectuée depuis par le capital, nous en sommes encore là : la puissance et la nuisance du libéralisme ayant décuplé, dictant sa loi physique et idéologique , l’organisation du travail mondiale et les mentalités mondiales dans leurs diverses déclinaisons nationales.
La révolution technique passive, sur laquelle s’obnubile le pouvoir macronien (croyant à travers son « chef » avoir tout compris et que les autres n’y comprennent rien), et tant d’autres, ne résoudra pas les contradictions du capital qui minent la société humaine : celle d’une accumulation du capital constant entre autres dont les effets est de rendre de plus en plus difficile la reproduction du capital lui-même sur laquelle repose, dans le système, la reproduction de la société.
C’est bien du refus de la société entière de renoncer à ce système de reproduction que tient la crise de civilisation et les crises économiques, du travail et de la production, de l’énergie et des subsistances, qu’elle contient.
De la société entière du moment où le mouvement ouvrier, du salariat ne pose pas le principe d’une transformation systémique de la reproduction sociale et mène ses luttes et ses revendications sur le seul plan du système tel quel et de ses effets : c’est une vision superficielle, c’est-à-dire qui répond seulement à l’aspect extérieur des choses, à la « surface du monde » et non dans la profondeur de la mondialisation capitaliste.
C’est une impasse à laquelle seule une formation théorique sur l’état de la société humaine et son organisation systémique, formation apportée par un mouvement ouvrier au sens large, salariat et toute forme étendue de vente de la force de travail au capital mondialisé, peut répondre.
Mouvement ouvrier et mouvement démocratique, peuvent aller de pair. L’extension du salariat dans le monde, la concentration mondiale du capital et de la classe dominante, le drainage généralisé de la plus-value contre les besoins sociaux de toutes les couches sociales subalternes et dominées, et la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital au paroxysme en crée les conditions ; à la différence des périodes de développement des bourgeoises nationales.
La contradiction Capital/Travail ne faiblit pas, se renforce et s’exaspère et se concentre. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne passe pas par l’entreprise, sa production, son marché.
La guerre des firmes multinationales contre la société et entre elles ruisselle objectivement et subjectivement sur toute la société et les conditions de l’alliance de toute la société se développent : mais encore faut-il qu’un contenu transformateur de cette alliance se développe aussi, et nous en revenons à la question de la théorie révolutionnaire et de la formation
Certes c’est à travers les « luttes immédiates » que cette formation peut se développer, mais à condition de la développer dans ces luttes immédiates, ce qu’est loin de faire systématiquement un mouvement ouvrier corseté dans ses normes acquises.
Il est de la responsabilité des dirigeants ouvriers et de tout militant et citoyen de forcer un « changement d’aiguillage » dans le sens d’une révolution de mouvement, au sens que donne Gramsci, une attaque de la logique globale du système, partant d’une sortie de la guerre de position qui est une guerre s’attaquant ponctuellement à des effets circonscrits sans s’étendre au contexte général et ses causes.
Pas de développement d’une situation révolutionnaire sans théorie révolutionnaire.
Une théorie révolutionnaire ce n’est pas un « révolutionnement » verbal façon LFI, forme moderne de jacquerie salariale sans issue et transposition de l’idéologie des « couches moyennes hautes» gagnant le salariat, de leur alliance objective et subjective volontaire ou pas avec le capital, dans un intérêt immédiat étroit obérant l’intérêt de classe à long terme, rejetant la libération sociale et les remèdes systémiques à toutes les crises dans la crise générale du capital.
C’est d’une interprétation mécaniste des théories gramsciennes en formation dans les années 1920-30 et de ses propres succès dans une période de rapport de force favorable des années 1950-70 et les liens populaires qu’il a permis, qu’est mort, volontairement, le communisme Italien ; mort dont on mesure aujourd’hui les conséquences en Italie et dans le monde ; et mort qui menace partout à travers des situations diverses mais des analyses communes d’une faiblesse létale.
Pierre Assante. 14/09/2023 05:20:51.
Note : Rome 1984. Manif (2 millions de manifestants, j'y suis, en blouson ...) pour le maintien de l'échelle mobile des salaires (obtenu par une structure unitaire CGIL, UIL, CISL) ; échelle mobile démantelée par le gouvernement pentapartito excluant les communistes et dirigé par Craxi (PSI) : Un tournant dans l'aggravation de la crise économique et politique, et le rapport de force issu de la guerre et de la résistance.
L'union syndicale ne résistera pas à ce tournant, ni le compromis établi après guerre : la crise générale du capital et les marges « financières » de manœuvre sociales-démocrates et chrétiennes-démocrates s’effondrent, alors que le PCI est au plus haut, « il sorpasso » de la D.C.
L’opération politicienne Mani Pulite début des années 1990 sera le prétexte de ce virage à droite accentué, au lieu de donner un nouvel élan à la lutte de classe. L’intervention de Berlinguer de 1984 sur la « centralita’ della questione morale » n’aura pas l’effet escompté.
La crise politique ne va pas aboutir à un renforcement de l’analyse de la nature et de la crise du système, mais à un effacement du PCI, malgré une résistance isolée d'Enrico Berlinguer dont la mort en 1984 sonnera de façon anticipée le glas. La résistance à la dérive, insuffisante, aboutira à L'autodissolution du PCI de 1991, qui en est la triste conclusion.
La juste critique du stalinisme des années 1970, en particulier après le coup d’Etat au Chili n’aboutira pas à un renouvellement de l’analyse communiste économique et politique, mais à une recherche du pouvoir pour lui-même.
On peut dire que la disparition brutale de Berlinguer, « Enrichetto » comme l’appelait le peuple italien ami, lors d’un meeting a bien arrangé les partisans de cette dérive et le capital par la même occasion.
J’ai assisté au meeting de Berlinguer précédant celui de sa mort ; grand moment, hélas.
Dixi et salvavi animam meam.
VOIR AUSSI
REPRISE DE JANVIER 2022 : 1. CRISE DE CROISSANCE, CONVULSIONS, MATURATION, SAUT DE CONSCIENCE ET DE CIVILISATION. 2.EFFET DE LA PENSÉE SUR LA PENSÉE /
Le texte « Résister et construire une nouvelle page du communisme » qui a été rédigé avec notre contribution a été validé par la commission de transparence du 40e congrès.
Il s'agit d'une belle alternative au texte adopté par des membres du Conseil National.
« Résister et construire, une nouvelle page du communisme »
Merci à toutes celles et tous ceux qui permettent par leur engagement que s’expriment dans le Parti Communiste les idées avancées dans ce texte pour que les communistes se rassemblent autour d’une alternative solide au texte de base commune adopté par le Conseil national par 74 voix sur 188 membres, avec 22 contre et 9 abstentions
En même temps, la commission a validé deux autres textes alternatifs (TA) de base commune :
« Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir, communistes à l’offensive »
« Stratégie communiste »
2- S’ouvre à présent une période de débats dans le Parti pour choisir quel texte va constituer la « base commune » de discussion qui sera amendée ensuite dans le (court) processus de conférences de sections, congrès départementaux et national qui va s’ouvrir.
Le vote des communistes à jour de leurs cotisations aura lieu les samedi 6 et dimanche 7 juin (jusqu’à 14 h – transmission des résultats avant 18 h – comme indiqué aux fédérations. Le vote peut être ouvert dès le jeudi soir).
La période de débat va donc être courte.
3- Pour ceux qui sont intéressés pour échanger sur les enjeux de ce vote, s’organiser pour cette « campagne », réfléchir collectivement à la façon la plus efficace de convaincre la majorité des communistes, nous vous proposons de nous rejoindre :
De la granDE Industrie mécanisée à l’industrie numérisée.
Ce texte extrait de « Métaphilosophie » d’Henri Lefebvre, page 171, de 1963-64, décrit déjà, de façon relativement anticipée et géniale, la relation dialectique, son unité, dans le rapport travail-activité-psychisme d’une expansion de la numérisation, de l’automatisation, raison et entendement en opposition délétère.
Tout d’abord il s’agit des moyens de production et non d’un nouveau mode de production.
Nous vivons bien une transformation inouïe des moyens de production dans le cadre du mode de production capitaliste et de son extrémité paradoxale, paroxysmique, le CMMnİgF.
La numérisation de la production et des échanges, des services, sur la culture, la pensée, le cycle social production-échange-consommation-production, se heurte au système lui-même, à ses limites systémiques de développement.
Le cours, le processus du XXIème siècle sera industriel-numérique-artisanal et communiste ou ne sera pas.
La grande industrie numérique ne peut se passer du « lit de Platon » de l’artisan et de la création matriarcale communiste dont il est issu, dans la fabrication comme dans la conception mentale en unité-identité contradictoire, pas plus que l’organisation de la société ne peut se passer de sa propre « fabrication » et de sa propre conception mentale.
Il s’agit de « sauter », sans zapper, du chapitre sur la grande industrie du livre 1 du capital, ses effets économiques, sociaux, psychiques, jusqu’à la grande numérisation, sa productivité possible inouïe et son dévoiement continu, croissant, séculaire, par le taux de profit et l’achat de la force de travail.
« Les 30 glorieuses » ont pu absorber une progression, dans les acquis relatifs de la Libération de 1945, de la révolution scientifique et technique par une plus value relative l’accompagnant (plus value à partir de la croissance de la productivité et pas seulement du temps d’exploitation). La mise en œuvre massive de cette révolution scientifique et technique, c’est-à-dire la Revolution scientifique et technique en marche massive et rapide, non.
La suraccumulation-dévalorisation du capital atteint un taux que même la destruction par la guerre ne suffit pas à guérir.
Le texte ci-joint extrait de « métaphilosophie » d’Henri Lefebvre, de 1963-64, page 171, décrit déjà, de façon relativement anticipée et géniale, la relation dialectique, son unité, dans le rapport travail-activité-psychisme d’une expansion de la numérisation, de l’automatisation, raison et entendement en opposition délétère.
La productivité communiste dépasse la mesure de la valeur par le temps de travail, réduit le rapport contradictoire liberté-nécessité ; le réduit physiquement, psychiquement et moralement. C’est un concept et une réalité à venir possible qui demande retour aux analyses marxistes, à un projet-processus imaginé par l’école néomarxiste de régulation systémique, et par l’analyse pluridisciplinaire de situation de travail et concepts ergologiques progressistes ; et leur développement commun, réciproque.
Pierrot. 03/05/2026 09:18:09.
P.S. Il ne s’agit pas de considérer chaque analyse et chaque auteur comme prophétique et prophète, mais en tirer des éléments et les comparer à la réalité à transformer en santé sociale nécessaire et suffisante pour procéder dans le causal-aléatoire.
VOIR DU BLOGEUR : pour Une réponse communiste, marxiste, essai