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La
merveilleuse
anesthésie
« Le monde brûle et on regarde ailleurs ! » quelle magnifique supercherie que ce discours de Chirac qui d’autre part a soutenu, avec tous les avantages personnels de la chose, la gestion de l’humanité par le profit capitaliste.
Le profit capitaliste ne peut éteindre l’incendie, puisque c’est lui qui l’allume, le ré-allume et le ré-allume encore.
L’anesthésie consiste à réduire à sa plus simple expression la grande œuvre de Marx, qui avec et dans le mouvement ouvrier a ouvert les yeux sur un système dont le développement final est le développement final, la mort de l’humanité.
Sauf si on en change, ce qui demande une conscience de l’action à mener, des mesures à prendre localement et mondialement pour que le système financier centralisé, concentré ne soit plus à même de gérer à mort l’incendie.
L’anesthésie c’est l’économie marxiste de régulation systémique mise sous le boisseau, l’anesthésie, c’est que tout un chacun, bien de mes camarades compris, considère la prise du pouvoir sur l’argent comme ringarde sinon impossible et se précipite avec son arrosoir au-devant des flammes, comme avec les listes de revendications dans les protestations, sans avancer les remèdes susceptibles de résoudre ces revendications.
C’est cela que tente de dire pour faire, ce recueil (1) et les précédents, ainsi je ne m’étendrai pas plus sur cette « conclusion » sinon pour dire que l’anesthésie du « malade humanité » n’est pas faite pour l’opérer mais pour l’exploiter dans son sommeil.
Sommeil relatif mais sommeil, puisqu’il faut bien que l’humanité produise pour que se réalisent les profits capitalistes sur sa production ; production première malade de la maladie de l’humanité dans un système à bout de souffle et qui ne se soignera pas lui-même.
Du temps de Marx la production était la condition du profit. L’élargissement inouï du profit et des capacités destructrices et contradictoires du profit, et de son emprise, la rend obsolète la production, ce qui est bien le signe de l’absurdité finale du système qui se suicide et nous suicide.
L’abstraction est comme la langue d’Esope , « la pire et la meilleure des choses ». L’abstraction est un outil pour faire en sorte que notre pensée se détache du réel et de la lutte contre le système et pour un autre système.
L’abstraction telles les recherches de Marx, considérées comme « trop compliquées » est le contraire : c’est la mise œuvre d’un mouvement de la société pour sa survie et son développement, ce que ne comprennent ni les Verts avec leur discours sans issue sur l’état catastrophique et réel des choses ni la FI et son élan romantique sans projet au-delà de la protestation lyrique ; sans parler d’une social-libérale-démocratie et d’une démocratie chrétienne libérale et l’illusion que la collaboration de classes défendra les salariés et libèrera les peuples…
Il ne suffit pas de dire cela, il faut faire avec cela. Partant d’un point dangereux pour aller vers le point en santé sociale historiquement suffisante, il faut imaginer le parcours de ce point à l’autre et mettre en œuvre concrètement l’imagination salvatrice.
Première mesure salvatrice ouvrant grande les autres : abonnez-vous à Eco&Po, lisez en commun et débattons-en ensemble, pour apprendre à gérer cette société et prendre le pouvoir sur l’argent pour gérer en santé sociale historiquement suffisante, cette société.
Pierre Assante. 27/07/2026 07:21:24.
L'article de Pierre Ivorra du 25 novembre 2020, "Changer de civilisation en éradiquant le chômage", difficilement lisible en illustration, vient d'être publié le 28.07.26. sur ce blog, séparément, et adressé aux abonnés.
(1) "POUR UNE RÉPONSE COMMUNISTE, MARXISTE", ESSAI :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.htm

