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19 février 2023 7 19 /02 /février /2023 23:06
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EXTRAIT de

"PENDANT DES SIĖCLES"

 

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PENDANT DES SIĖCLES (EXTRAITS)

 

L'ENREGISTREMENT VIDEO. (5mn35)

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PENDANT DES SIECLES EXTRAITS

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LE TEXTE ECRIT COMPLET :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/02/pendant-des-siecles.html

 

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19 février 2023 7 19 /02 /février /2023 13:19
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18 février 2023 6 18 /02 /février /2023 20:57

 

 

PENDANT DES SIĖCLES

Ite missa est !

 

Résumé : ignorer les lois-tendances du capital telles que décrites par l'analyse de l'école économique néomarxiste de régulation systémique est de l'ordre de la croyance en la terre plate et du soleil qui tourne autour d'elle.  La nation est le support de la création et du développement du marché capitaliste et de son pourrissement mondial final, du pourrissement de la civilisation marchande. Cette affirmation n'engage que moi-même.

 

 

Pendant des siècles des hommes ont cru que la terre était plate et que le soleil tournait autour.

Idées et calculs dans le désir et l’intérêt des puissants de les tenir dans l’ignorance.

 

« E pur si muove », « et pourtant elle tourne, la terre » a dit Galilée… et Copernic et Giordano Bruno… Diderot, Newton…

 

C’est bien eux de La Renaissance, comme des siècles des Lumières de l'antiquité à aujourd'hui et demain, humains quidam et connus, qui ont permis que se répandent les connaissances qui sont à l’œuvre aujourd’hui pour produire les biens qui nous sont nécessaires à la vie. Mais pas et de moins en moins, dernièrement, pour toute l’humanité

 

Le capital ne va pas jusqu’au bout des connaissances en santé suffisante, celle d’accroitre le taux de profit lui suffisent; ni pour les productions en quantité-qualité-évolution suffisante. Cela va de pair.

La division du travail, Marx l’explique bien dans sa description de la naissance de la manufacture et de la grande industrie (livre 1 de « Le capital »), la dichotomie entre travail manuel et intellectuel, direction et exécution, qui induit des régressions y compris psychiques, relatives, dans la progression humaine ; et même, dans la crise générale du capital, particulièrement depuis les années 1970 , des régressions absolues sont à l’œuvre si nous ne mettons pas toutes nos volontés et toute notre conscience à les contrecarrer et construire autre chose ici et dans le monde, en unité de lutte et de transformation saine.

 

Le processus humain dépend aussi, aujourd’hui comme hier des connaissances à développer pour toute l’humanité.

Le contenu de la crise du capital, ses raisons, fait partie de ces connaissances nécessaires…

Et le capital s’il la met en difficulté, ne peut empêcher la pensée dans l’acte humain, même dans les pires conditions d’exécution de ses procédures, de son organisation taylorienne du travail poussée à son extrémité.

 

Nier la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital ; nier le besoin d’une sécurité d’emploi et de formation ; nier le besoin d’un autre usage de la monnaie ici et dans le monde, nier le besoin de droits nouveaux de l’homme producteur….

… Nier ces connaissances… est de l’ordre de la croyance que la terre est plate et que le soleil tourne autour de la terre… il est si simple de ne se fier qu’aux apparences : oui on voit bien le soleil tourner…; « e pur si muove la terra ! »

C’est ce que font, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, ceux qui n’ont pas envie de savoir, ceux qui l’ignorent ou feignent de l’ignorer en faisant passer la question de la distribution des richesses sans définir les conditions individuelles et collectives de leur production.

 

Ces connaissances, cela s’apprend individuellement et collectivement.

S’instruire, s’instruire, s’instruire, insistaient les fondateurs du mouvement ouvrier, salarié, populaire.

 

Les précurseurs de l’économie marxiste trouvaient, paradoxalement, plus d’ouvriers et de salariés dans les entreprises, en proportion, relativement, pour répondre à leurs sollicitations en matière de formation économique et politique. Dans la lutte des classes, les multinationales, leur financiarisation, leur organisation et division locale et mondiale du travail et les institutions pour cela, ont et sont des moyens de toutes sortes pour voiler la réalité.

Raison de plus pour faire d’immenses efforts pour la dévoiler.

 

Pierre Assante. 18/02/2023 19:44:04.

 

P.S. 1) Question : qui a fait le plus de morts ? Les physiciens qui ont inventé la bombe, le président qui a ordonné de la lancer ou le pilote qui l'a lâchée sur Hiroshima ? Ou quelle organisation sociale ?

 

2) Autre question-affirmation : la nation est le support de la création et du développement du marché capitaliste et de son pourrissement mondial final, du pourrissement de la civilisation marchande. Cette affirmation n'engage que moi-même.

 

3) Comprendre le monde pour le changer, certes, en santé. La poésie est partie prenante de cet acte : la poésie est science et la science est poésie. J’affirme mon plus grand amour de Diderot sur celui de Jean-Jacques Rousseau, bien que le premier semble ( ?) plus déterministe que le second : la notion de causalité-aléatoire n’étant pas encore scientifiquement développée ; et mon plus grand amour de « Le ciel partagé » et de « Cassandre » de Christa Wolf sur celui de « Médée » de la même très grande autrice. Eschyle, Shakespeare, Brecht : 3 grandes « étapes » de la connaissance de l’homme sur lui-même.

 

 

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 06:56

 

Les lauriers de mai 68

Le degré émotionnel ne devrait pas nous cacher le réel.

 

Les luttes sociales et sociétales, grèves, manifestations, débats publics de mai 1968 et la littérature qui les a accompagnés et les accompagnent marquent le début d’accélération de la crise fondamentale du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et le passage des crises décennales à la crise de longue durée actuelle, dans la lutte Salaire/Plus-value, Travail/Capital.

 

J’ai condensé dans la phrase ci-dessus un « essentiel ».

 

1968. Outre la demande de moyens de vivre monétaires, niveau de vie et pouvoir d’achat, s’y est manifesté le long substrat des luttes des femmes et des hommes avec les femmes pour l’égalité et des femmes et des hommes contre la peine de mort, pour toute l’humanité.

 

La défaite de la gauche à quelques milliers de voix en 1974 a permis à la droite et au social-libéralisme et au capital qu’ils servaient, de se réorganiser nationalement et mondialement, dans une organisation du travail conforme aux intérêts de ce Capital en voie de concentration mondiale et de numérisation mondiale, dans la nouvelle révolution scientifique et technique mondiale, multipliant celle de La Renaissance, naissance du capitalisme achevé.

 

Giscard d’Etaing est le représentant premier de l’Europe capitaliste à la Trilatérale. Trilatérale (USA-Japon- Europe capitaliste aujourd’hui élargie en fonction du mouvement des rapports de forces militaires et économiques dans le monde) qui a acté la naissance d’une gouvernance capitaliste mondiale dont le G7 et le G20 sont les successeurs, accompagnés de l’OTAN et autres organismes de résistance du capital aux besoins de transformation en santé de la société humaine.

 

La victoire de la gauche en 1981 intervient dans le reflux des luttes et de débats. Les mesures que pouvaient prendre le nouveau gouvernement dans une lutte pour prendre le pouvoir sur l’argent n’ont pas été prises et, sous l’effet d’une forte reprise de la crise économique (lire Paul Boccara et Philippe Herzog), un tournant austéritaire est pris en 1984 et les ministres communistes sortis du gouvernement Mitterrand.

 

Le tournant s’est poursuivi jusqu’à ce jour macronien, février 2023, où éclate démonstrativement la contradiction entre l’austérité et l’abaissement des moyens de vivre au quotidien et sur l’avenir, pour les populations, comme des moyens de produire pour les salariés et la classe ouvrière de production de bien matériels de base simples et complexes, et de même la petite paysannerie propriétaire résiduelle qui nous nourrit.

 

Je voudrais mettre un point sur les idées de nos grandes admirations.

Oui le mouvement des femmes et le mouvement contre la peine de mort sont un mouvement digne d’une nouvelle civilisation.

 

C’est pourtant sous Giscard et sa politique porteuse de régression mondiale et sous le Mitterrand austéritaire qu’ils ont servis, que Simone Veil (ne pas confondre avec Simone Weil) et Robert Badinter viennent cueillir les lauriers de la gloire (Penser aux paroles de Cyrano sous le balcon), ceux muris dans le mai 1968, effaçant des mémoires ce qu’il a fallu de luttes et de douleurs et de souffrance de tant d’actrices, acteurs anonymes pour en arriver là ; le tout couvrant d’un voile les reculs des politiques de droite et d’extrême droite ici et dans le monde.

 

Le degré émotionnel ne devrait pas nous cacher le réel, ce réel dont fait partie une conscience insuffisante pour procéder aux changement sociaux rendant santé suffisante à la société et à l’homme qui y vit.

 

Le grand mouvement des retraites et les questions qu’il pose (Achat de la force de travail ou libre activité humaine ?) sur le mode de vie, et la question des financements ( P/V ou VA/CMF ?) est peut-être un moment de dépassement de ce degré émotionnel, sans l’effacer mais y adjoignant la raison et les causes de la crise et de ses remèdes possibles.

 

Il en dépend des participants et de tout un chacun dans la détermination des orientations de ce mouvement.

 

Pierre Assante. 16/02/2023 08:22:30.

 

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15 février 2023 3 15 /02 /février /2023 13:24

Catherine Mills, suite. Pour une autre réforme de nos retraites.

1.dernier ouvrage paru : La protection sociale. Pour un autre type de développement économique et social. Delga septembre 2022.

Catherine Mills est économiste, spécialiste de la protection sociale, maitre de conférences honoraire à l’université de Paris 1

 

Un autre projet que le projet Macron est possible et indispensable.

Le pouvoir stigmatise l’état des finances sociales et avance le dogme de l’impossibilité d’augmenter les prélèvements sociaux,  en exigeant que les Français fassent des sacrifices sur leurs retraites. Or, ce sont les logiques capitalistes qui nous ont plongés dans la crise systémique. Pour relever la rentabilité du capital, elles réduisent les salaires et les dépenses sociales, elles mettent en cause le financement de la Sécurité sociale. Cependant une idée fausse chez certains à gauche considère qu’il n’y aurait pas de problème de financement des retraites. Certes, le dernier rapport du COR montre que le régime a été en excédent en 2021 et le serait en 2022(3 milliards selon les prévisions) et que le déficit serait modéré dans les prochaines années( 13,7 milliards en 2034). Mais les prévisions du COR prolongent des tendances passées et sous-estiment la récession qui se profile et les effets de la crise systémique, sanitaire, climatique sociale, etc. Aussi,  le statu quo est impossible et surtout il n’est pas souhaitable !Il faut dépenser plus pour les retraites ! L’évolution de la société au XXIe siècle y appelle.  Il faut prendre au sérieux l’ampleur des ressources financières à mobiliser pour une réforme de progrès des retraites : 100 milliards d’euros de dépenses supplémentaires par an soit 4 % du PIB.

L’urgence des besoins à financer. Le droit pour toutes et tous à la retraite à 60 ans, avec une pension à taux plein, en supprimant la décote. Le calcul du montant des pensions sur les dix meilleures années ou six derniers mois pour les fonctionnaires. La reconnaissance effective de la pénibilité, des carrières longues : celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt ou qui ont exercé des travaux pénibles doivent partir plus tôt. Le refus d’une augmentation des annuités nécessaires pour prendre sa retraite à taux plein, la prise en compte des années d’études dans les annuités (40 ans et non 43 !), égalité femmes-hommes en matière de retraites comme de salaires. Tout cela conduira à relever le nombre de pensions à servir, pendant plus longtemps, et le montant global des retraites. Ainsi, il faudra consacrer une part accrue du Pib au financement des retraites, on passerait de 14 % du PIB en 2021 à 17 % en 2026. Cela ne peut se faire au détriment des autres dépenses à développer : santé, éducation, politique familiale,  services publics,  écologie.   Notre projet ambitieux ne peut être réalisé seulement en changeant la répartition des richesses : il exige un autre type de production des richesses social et écologique et de nouveaux critères de gestion des entreprises visant le développement de l’emploi et de la formation,  des salaires et non l’essor des profits financiers.  On devrait créer, en cinq ans, 5 millions de vrais emplois dans les entreprises et les services publics.  L’accès de tous-tes à des formations choisies et rémunérées en continuité avec leurs salaires relevés engendrerait des gains d’efficacité économique et sociale avec un autre type de progression de la productivité.  La part des salaires dans la VA devrait être relevée de 10 points, en revenant avant la phase de libéralisation financière du début des années 1980.  Il s’agirait aussi de supprimer les exonérations sociales dispensées au patronat par les gouvernements successifs depuis 1993(75 Mds€ en 2020). Ces mesures,  en lien avec l’augmentation de l’emploi, des salaires ainsi qu’ un autre type de progression de la productivité accroîtraient de 260 milliards d’euros les cotisations sociales bases du financement de notre Sécurité sociale. On viserait à financer un système de retraites digne du XXIe siècle, tout en sortant l’ensemble de la protection sociale de son démantèlement actuel. Des leviers d’action sur les entreprises pousseraient à un nouveau type de production de richesses utiles à la population, et non à la montée des profits financiers et la baisse du coût du travail. Il faut mettre en cause les gestions capitalistes,  les prélèvements financiers contre l’emploi et la création de richesses réelles. Une réorientation du crédit et de la politique monétaire ferait baisser la domination des marchés financiers et le coût du capital et favoriserait les investissements productifs centrés sur l’emploi. Nous devons entrer dans un bras de fer avec le capital,  afin de s’émanciper de sa domination, en s’appuyant sur le développement des capacités des travailleurs. Nous voulons éradiquer le chômage par la sécurisation de l’emploi et de la formation. Cela implique la conquête de nouveaux pouvoirs d’intervention des salariés dans la gestion des entreprises,  sur la production, l’emploi,  le financement.

Deux mesures cruciales  pour le financement des retraites 

1)Un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises pour dissuader des placements financiers et pousser au développement d’investissements productifs centrés sur l’emploi. Les revenus financiers des entreprises ont atteint 385 milliards d’euros en 2021, dont 98 milliards d’intérêts et 231 milliards de dividendes. Si ces revenus étaient soumis au même taux que les cotisations patronales vieillesse sur les salaires, cela rapporterait au système de retraite 40 milliards d’euros  par an. Mais cette mesure serait appelée à décliner, avec la réduction attendue des revenus financiers, en revanche des rentrées de cotisations nouvelles seraient dégagées d’un nouveau type de croissance réelle  lié à l’essor de l’emploi et de la formation, des salaires et des dépenses sociales.

2)Une modulation et un ACCROISSEMENT DU taux de cotisations patronales.  Celui-ci serait augmenté pour les entreprises dont la part des salaires dans la valeur ajoutée diminue, il serait au contraire abaissé pour les PME et pour les entreprises qui augmentent l’emploi, les salaires et la formation. Cela accroitrait la masse des cotisations,  en lien avec un nouveau type de production des richesses, donnant les moyens de financer une réforme de progrès de nos retraites.

 

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15 février 2023 3 15 /02 /février /2023 10:35

Catherine Mills. Pour une autre réforme de nos retraites.

1.dernier ouvrage paru : La protection sociale. Pour un autre type de développement économique et social. Delga septembre 2022. Catherine Mills est  économiste, spécialiste de la protection sociale, maitre de conférences honoraire à l’université de Paris 1

. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif  pour 2023 et la réforme Macron des retraites.

Ce projet est actuellement  examiné à  l’Assemblée nationale, alors qu’un mouvement social inédit anime la rue. Pour notre part, outre notre mobilisation contre cette réforme destructrice, nous avançons à la fois des critiques de fond de l’ argumentaire du pouvoir  en présentant notre contre-argumentaire  et  surtout des propositions alternatives pour une autre réforme.

1. Le pouvoir martèle que sa réforme répondrait à l’urgence de préserver notre système de retraite par répartition !

  Il proclame que  « laisser accumuler les déficits serait irresponsable ».  Le ministre de l’économie Bruno Le Maire brandit le chiffre d’un déficit de  ce régime  de 13,5Mds€ de déficit en 2030. Or selon le COR, le déficit du régime d’assurance –vieillesse varierait de 0,5 points de Pib à 0,8 en 2032,  il ne valide pas l’idée d’une dynamique non contrôlée des dépenses de retraite. Il faut rappeler que  c’est le gouvernement qui dans le pacte de stabilité de juillet 2022 transmis à la Commission européenne,  s’est fixé comme objectif le retour à des comptes publics normalisés, une fois la crise sanitaire passée, aussi le déficit public devrait revenir sous le seuil de 3% du Pib en 2027.  En même temps,  il maintient la suppression de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) réclamée par le patronat malgré son coût pour les finances publiques (4,3 Mds en moins). La réforme de retraites contribuerait à la maitrise des dépenses publiques, en réalité les économies sur nos retraites permettraient de financer les réductions des prélèvements sur les entreprises. Tandis que le pouvoir macronien déclare qu’on ne peut pas augmenter les cotisations, afin de réduire les prélèvements obligatoires et notamment les cotisations sociales des employeurs. Mais ce refus de financer nos retraites par répartition conduira les salariés qui le peuvent à souscrire des régimes de retraite par capitalisation. Les Fonds de pension seront eux les grands gagnants.

2. Le recul de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans prétendu indispensable, en prétendant assurer la pérennité financière du système de retraite  (article 7)

 Le gouvernement Macron clame que la pérennité financière du régime de retraite serait menacée par le vieillissement de la population qui fragiliserait notre système par répartition en faisant baisser le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités. Il oublie que c’est le chômage qui le fait baisser. Il invoque même l’accroissement de l’espérance de vie, qui aurait pu être considéré comme une bonne nouvelle, mais comme le montrent les travaux des démographes, on assisterait à un ralentissement de cette progression. Et surtout il faudrait considérer les inégalités sociales considérables d’espérance de vie,  particulièrement pour l’espérance de vie en bonne santé. Selon l’INSEE, les 5% des français les plus riches vivent bien plus longtemps que les 5% les plus pauvres (13% de plus pour les hommes et 8% pour les femmes).  Dans le projet Macron, l’âge légal serait relevé de 3 mois par an dès septembre 2023 pour atteindre 64 ans en 2030 contre 62 aujourd’hui. La réforme Macron inscrit dans la durée le principe d’un allongement de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein. Celle-ci était relevée d’un trimestre tous les 3 ans jusqu’à 2035 pour atteindre 172 trimestres, soit 43 ans pour les générations nées en 1973 et suivantes. Le pouvoir accélère la réforme Touraine de 2014, un palier serait franchi dès 2027 pour la génération 1965. Tous les salariés vont devoir travailler davantage, même ceux qui exercent des métiers pénibles, et bénéficient de dispositifs dérogatoires comme les catégories actives de la fonction publique (agents de police, sapeurs-pompiers professionnels, contrôleurs aériens, etc.). Ils devront travailler au moins jusqu’à 59 ans contre 57 ans aujourd’hui. Déjà les réformes précédentes des retraites ont fait reculer l’âge effectif de la retraite plus vite que l’augmentation de l’espérance de vie.  Ainsi les Français passent moins de temps à la retraite. Toutes ces réformes ont organisé la paupérisation de nombreux retraités. Elles ont programmé le ralentissement de la part des retraites dans le Pib,  selon les scénarios du COR, en 2070, elle oscillerait entre 12,1% et 14,7% soit un niveau proche ou inférieur à leur part actuelle.  Cette « réforme »va jouer sur le recul de l’âge légal de 62 ans à 64 ans et sur l’allongement de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. On commencerait par la génération 1961 qui ne pourrait plus partir avant 62 ans et 3 mois. Ce serait le retour  aux années 1970 où la retraite était à 65 ans. Alors que la gauche au pouvoir en 1982 avait porté l’âge de la retraite à 60 ans en 1982.  ¾ des français s’opposent actuellement aux 64 ans.

3. Justice ? La chimère d’une pension minimale de 1200 euros brut minimum. « Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup ».  Cela concernerait seulement les carrières complètes ! (Article 10)

 La réforme gouvernementale prétend revaloriser la pension des salariés, artisans et commerçants, etc. qui  ont cotisé toute leur vie professionnelle au  SMIC. La pension pour une carrière complète cotisée au smic ne pourra être inférieure à 85% du Smic net (au lieu de75% aujourd’hui) soit près de 1200 euros par mois dès cette année. Il faudra préciser qu’il s’agit du smic brut, en net cela fera 1150€, au-dessous du seuil de pauvreté.  Cela représenterait au mieux 100 euros de plus par mois de pension  par rapport à ce qu’ils perçoivent actuellement. Mais pour pouvoir en bénéficier, il faudra avoir eu une carrière complète. 70% des personnes vivant avec moins de 1000€ de retraite, ont des carrières incomplètes et ne pourront pas en bénéficier. Parmi les 5,7 millions de retraités pauvres, 1,8 millions seulement pourraient avoir droit à une revalorisation, et cela serait étalé dans le temps.

Cette mesure serait étendue aux anciens retraités, à la demande des parlementaires LR, mais aussi de certains dans la majorité présidentielle, de nombreux syndicats.  Mais le financement de cette mesure pose question. Le gouvernement estime qu’elle coûterait 1 milliard d’euros, en réalité le plan de financement n’est pas bouclé. Les employeurs verraient leur taux de cotisation vieillesse augmenter de 0,1% ce qui rapporterait 800 millions d’euros à l’horizon 2027, en revanche leur taux de cotisation à la branche ATMP (accidents du travail et maladies professionnelles) serait réduit d’autant, ce qui est grave si on prétend s’attaquer à la pénibilité du travail. Le gouvernement prétexte que cette branche est excédentaire, ce qui résulte en réalité de la sous- déclaration des accidents du travail et de leur insuffisante couverture. Cette branche gérée paritairement subit elle-aussi la montée de l’étatisation de la Sécurité sociale qui permet au pouvoir de piocher dans cette caisse, les 800 millions qui lui sont enlevés vont manquer pour la prévention.

Le mécanisme pour parvenir aux 1200 € brut s’ajouterait au minimum contributif de la CNAV.  Celui-ci ne s'applique qu'à la retraite de base et permet actuellement de l'augmenter jusqu'à 684 euros brut par mois pour ceux qui ont cotisé moins de 120 trimestres au régime général. Il atteint 747,57€ par mois pour ceux qui ont cotisé au moins 120 trimestres, soit plus de 30 ans de travail, hors maladie, maternité ou chômage.  Avec la réforme les pensionnés concernés toucheraient 25 euros de plus de la pension de base et 75 euros de la complémentaire soit en tout 100€ de plus. Mais pour ceux qui n’auraient pas toutes les annuités, le montant versé serait calculé au prorata  de la durée d’assurance dans chaque régime. Or 7 pensionnés sur 10 bénéficiant aujourd’hui d’une allocation inférieure à 1000€ ont des carrières incomplètes.

Combien de personnes seraient concernées par les 1200 euros ? Selon le gouvernement, la mesure d’une pension à 1200 euros brut, 1150 net,  pour les personnes ayant « cotisé toute leur vie avec des revenus autour du Smic », étendue aux retraités actuels, concernerait 1,8 million de personnes. Le coût de la mesure est estimé à 1,1 milliard d’euros.  La DREES, (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) estimait en 2022,  que 39 % des retraités de droit direct résidant en France bénéficiaient d’un minimum de pension, soit 6,4 millions de personnes. Ceux qui seraient concernés par la mesure ne toucheront pas tous 100 euros brut de plus sur leur pension mensuelle. Loin de là. « Vous dire que ça représente 10.000, 20.000, 30.000 personnes, je ne le sais pas", a dit le ministre du Travail Olivier Dussopt. Quelques dizaines de milliers par an mais impossible de donner un chiffre exact car il changera chaque année d’après le ministre. Pourquoi de 1,8 million de personnes, on passerait à quelques dizaines de milliers de retraités. L’étude d’impact transmise par le gouvernement en janvier apportait cette précision. "La réforme conduira à augmenter de 100 euros le montant du MICO (minimum contributif) majoré, via une hausse de 75 euros et une augmentation du MICO de base de 25 euros, de sorte à garantir une pension brute équivalente à 85% du SMIC net aux assurés partant à la retraite à compter du 1er septembre 2023, et justifiant d’une carrière complète cotisée à temps plein au Smic".  Ainsi seuls ceux qui reçoivent le Mico majoré, à carrière complète au salaire minimum et à temps complet, pourront bénéficier des 100 euros supplémentaires.80.000 retraités par an? Les bénéficiaires du Mico majoré qui n’ont pas effectué une carrière complète ne recevront pas les 100 euros, tandis que ceux qui perçoivent seulement le minimum contributif de base ne toucheront que 25 euros. Sont donc exclus de la promesse des 1200 euros brut par mois, les retraités qui ont eu une carrière hachée (qui n'ont pas les 120 trimestres de cotisation) ainsi que ceux qui ont travaillé longtemps au Smic mais à temps partiel. Ce qui représente une large majorité de retraités concernés. Fin 2022, 4,7 millions de retraités de droit direct recevaient le MICO, majoré et non majoré, dont une majorité de femmes, selon la Caisse Nationale d'assurance vieillesse. D'après l'Institut des politiques publiques (IPP), seuls 32,7% des bénéficiaires du Mico avaient cotisé plus de 30 ans en 2016. Il estime que moins de 10% des nouveaux retraités seraient potentiellement concernés par l’augmentation maximale de 100 euros (soit environ 80.000 retraités par an) et au mieux un quart des bénéficiaires actuels du minimum contributif. Mais cette évaluation dépendrait des conditions de cotisations que le gouvernement doit définir plus tard par décret.

 Le minimum contributif ne doit pas être pas confondu avec l’allocation de solidarité aux personnes âgées(Aspa), connue sous le nom de « minimum vieillesse » avant 2006. La revalorisation d’environ 100 euros évoquée par le gouvernement ne concernera pas toutes les petites retraites.  L’Aspa concerne les personnes ayant très peu ou pas cotisé à un régime de retraite. Depuis le 1er juillet 2022, son montant maximum attribué par mois pour une personne seule est de 961 euros. Si ce montant a été augmenté, il reste toutefois inférieur au seuil de pauvreté. Celui-ci, fixé à 60 % du niveau de vie médian, correspond à 1 102 euros par mois pour une personne seule. Fin 2020, un peu plus de 635 000 personnes étaient bénéficiaires d’une allocation ASPA.

 Le projet de loi prétend que la revalorisation annoncée profiterait aux femmes, mais selon l’INSEE, en 2016, parmi les retraités,  49% des femmes retraitées avaient une carrière complète pour 75% des hommes. Donc cela maintiendra voire accélèrera les inégalités hommes- femmes, car parmi les basses retraites, les femmes sont loin d’avoir une carrière complète. Cela ne résoudra donc pas le problème des toutes petites pensions, c’est un miroir aux alouettes !

4. Une réforme essentielle pour les femmes ?En réalité les femmes seront davantage pénalisées!

Elles sont davantage pénalisées que les hommes par le recul de l’âge de départ en retraite, pour la génération 1980, les hommes travailleraient 4 mois supplémentaires contre 8 mois pour les femmes. E. Borne ose se féliciter du maintien de l’âge du taux plein automatique à 67 ans, notamment pour les femmes. Or aujourd’hui déjà ceux-celles qui partent à 67 ans bénéficient d’une pension à taux plein sans décote même s’il leur manque des trimestres. Les femmes sont 2 fois plus nombreuses à en « bénéficier » : 19% de la génération née en 1950 contre 10% des hommes, en raison de parcours plus accidentés, notamment arrêts de carrière pour élever des enfants. On présente comme un progrès ce qui relève du statut quo : de nombreuses femmes devront attendre 67 ans pour pouvoir souffler… avec bien peu. Cette réforme n’est absolument pas favorable aux femmes. Nous proposons de supprimer la décote plutôt que de maintenir les inégalités de classe et de genre. Or le projet gouvernemental ne contient aucune mesure pour lutter réellement contre les inégalités de genre en matière de retraite et de travail. En moyenne, les retraites des femmes restent inférieures de 40% aux retraites des hommes, en raison de carrières incomplètes, des inégalités sur le marché du travail.

Le texte annonce aussi la possibilité pour les femmes de bénéficier du dispositif carrières longues, celles qui ont commencé à travailler tôt,  pourraient comptabiliser des trimestres supplémentaires au titre du congé parental pour partir plus tôt à la retraite. Mais cela ne devrait concerner que 3000 femmes chaque année, moins de 1% des femmes partant à la retraite chaque année.

5. Départs anticipés et Carrières longues (article 8)

 Le projet de loi affiche que ceux-celles qui ont commencé à travailler tôt pourraient partir plus tôt. On adapterait le dispositif pour accompagner le recul à 64 ans de l’âge légal de départ en retraite. Le mécanisme dit carrières longues créé en 2003 permet à ceux-celles qui ont cotisé suffisamment de trimestres avant leurs 16 ans ou 20 ans, de liquider leurs droits de manière anticipée, à 58 ans ou à 60 ans dans le régime actuel. Avec la réforme Macron, les personnes éligibles devront attendre 60 ans ou 62 ans, sauf pour celles qui ont commencé à travailler avant 16 ans qui pourront partir à 58 ans. Pourtant ce n’est ni juste ni plus lisible contrairement à ce que déclare E. Borne. En effet, on entérine un allongement de la durée du travail pour ceux-celles qui ont commencé à travailler tôt et exercent souvent des métiers difficiles et éprouvants. Dans le nouveau système, un ouvrier du BTP qui travaille depuis l’âge de 18 ans devra rester en emploi pendant 44 ans, davantage que la durée de cotisation désormais prévue à 43 ans de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Le gouvernement nuance en disant qu’aucune personne qui a commencé à travailler tôt ne sera obligée de travailler plus de 44 ans ! Une annonce prétendue adoucissante : les périodes de congé parental seront prises en compte dans le calcul des carrières longues, d’avantage de français seraient concernés par le dispositif (125000 en 2021).

6. Emploi des seniors : de fausses promesses. On prétend donner toute leur place aux seniors, alors que c’est la triple peine pour les seniors (article 2).

Le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) atteint selon l’OCDE 56,8% en France contre 62,6% dans la zone euro. La moitié des salariés ne sont plus en emploi quand ils prennent leur retraite. Les employeurs ont souvent tendance à se débarrasser des seniors considérés comme trop coûteux, pas assez malléables ou à les mettre au placard. La première ministre déclare que les freins à l’embauche et au retour à l’emploi des seniors doivent être levés. Or, le seul dispositif prévu par la réforme est la création d’un index que les entreprises rempliraient, afin de valoriser les bons élèves et à stigmatiser les autres. Les seules sanctions prévues concerneraient les entreprises qui refuseraient de publier ces indicateurs et non celles qui maquilleraient leurs chiffres ou qui se débarrasseraient des seniors. Les sanctions envisagées seraient une amende de 1% de leur masse salariale au maximum, ce qui est ridicule. La liste des indicateurs contenue dans l’index est reportée à un décret ultérieur. Cela pourrait concerner le taux des salariés âgés dans les entreprises, des actions de formation pour les maintenir dans l’emploi.

 Le gouvernement fait le pari que le recul de l’âge de la retraite augmentera mécaniquement le taux d’emploi des seniors (âgés de 53 à 69 ans), mais les seniors les plus éloignés de l’emploi ne seront pas miraculeusement embauchés après la réforme.

Première peine : 2 ans de plus à travailler. Ceux qui ne sont plus en emploi verront s’allonger la période entre emploi et retraite.   Les NER : seniors ni en emploi, ni en retraite, ne perçoivent ni pension de retraite, ni revenu d’activité, ils sont 1,4 millions actuellement selon la Drees. Ils seront plus nombreux. Ce sont des travailleurs rejetés par le marché du travail, et aussi éjectés de l’assurance chômage depuis la dernière réforme de l’assurance chômage, en majorité des femmes, qui n’ont pas suffisamment cotisé pour partir à la retraite. Ils iront où ? Au RSA ? Déjà aujourd’hui, leur taux de pauvreté atteint 32% près de 5 fois plus que les seniors en emploi ou à la retraite, cela s’aggravera avec la réforme Macron.

Deuxième peine : on prétend encourager les entreprises à faire plus de place aux seniors,  sans précision. Il est vaguement déclaré que l’index avec des données chiffrées servirait à une négociation annuelle sur ce sujet. Aucune pénalité pour les entreprises sauf une pénalité ridicule pour celles qui ne publieraient pas les indicateurs. La liste de ces indicateurs est reportée à un décret.

Troisième peine. Les personnes nées entre 1961 et 1966 vont prendre de plein fouet l’accélération du calendrier de la réforme Touraine de 2014, puisqu’on va augmenter le nombre d’années cotisées à 43 annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein.  En outre, la facilitation du cumul emploi retraite ou la mobilisation du compte de temps universel pour aider aux transitions professionnelles, ainsi que la retraite progressive sont la loi du travailler plus.

 7.  La reconnaissance de la pénibilité du travail en souffrance (article 9)

Le parcours du combattant sera allongé de 2 ans, on ose dire que ce serait « un projet de justice qui protège de l’usure professionnelle ». On déclare améliorer le C2P(compte professionnel de prévention)  en prétendant ouvrir la possibilité de partir plus tôt à la retraite à des salariés au maximum 2 ans avant l’âge légal, à condition qu’ils aient suffisamment de points, attribués en fonction de leur exposition aux différents facteurs de pénibilité. Mais ce dispositif a été torpillé sous le premier quinquennat Macron en 2017, qui a supprimé 4 critères sur les 10(exposition aux agents chimiques dangereux, manutention de charges, postures pénibles et vibrations mécaniques) sur demande du patronat. Au lieu de les réintroduire, la réforme Macron propose seulement d’abaisser les seuils d’exposition au travail de nuit et au travail en équipes successives alternantes. On prétend permettre à 60000 salariés de bénéficier du C2P tous les ans. Mais le chiffre est dérisoire au regard du nombre de travailleurs exposés à la pénibilité soit 2,9 millions selon la Dares dont seulement 1,9 millions bénéficiaires du C2P. On exclut notamment les salariés qui souffrent de troubles musculo-squelettiques (86% des salariés). Dans la réforme Macron,  les plus exposés pourraient faire valoir leurs droits à 62 ans au lieu de 60 ans aujourd’hui.  En outre, les critères de pénibilité demeurent individualisés, donc difficiles à faire valoir.  Certes le gouvernement envisage de réintroduire dans le C2P, 2 des 4 critères qu’Edouard Philippe avait supprimés en 2017 : port des charges lourdes et postures pénibles, après consultation médicale. L’exposition aux vibrations mécaniques et aux agents chimiques dangereux reste exclue. Certes pour le travail de nuit, on réduirait la reconnaissance de la pénibilité de 120 à 100 nuits travaillées. On promet des améliorations du C2P pour qu’il permette la reconversion professionnelle, via un congé formation. Un Fonds de 1 Md € sur le quinquennat actuel soit seulement 250 millions par an financerait avec les employeurs, des actions de prévention (sensibilisation, aménagement de poste, reconversion). Ces améliorations affichent faciliter le financement de la prévention de l’usure professionnelle, mais ce serait à négocier à l’échelle des branches. Elles devraient aussi concerner de façon préventive ceux qui sont actuellement exclus du C2P, dont nous proposons qu’il soit étendu.  Il faudra s’assurer que ces mesures permettent effectivement une augmentation du taux de recours. La pénibilité n’est pas une question individuelle: selon la CGT, 2,7 millions de salariés sont exposés à l’un des agents chimiques cancérigènes, 10,7 millions subissent des contraintes physiques marquées, 4,8 millions connaissent des rythmes de travail atypiques, près de 1 sur 10 doit travailler de nuit. Soit 13,5 millions de salariés exposés à au moins un de ces critères. En réalité les seuils d’exposition fixés sont tellement élevés qu’à peine plus de 1,5 millions de salariés ont un C2P et que 2000 à 3000 personnes seulement peuvent faire valoir leurs droits à la retraite anticipée chaque année pour 20000 éligibles.

8. Mise à mort des régimes spéciaux. Après la réforme de la SNCF, le gouvernement s’attaque aux nouveaux embauchés à la Ratp, à la branche électrique et gazière(IEG), à la Banque de France, au CESE, aux clercs et employés de notaire. Ces salariés seront affiliés au RG pour la retraite, en affichant tenir compte de leurs spécificités, sans précision. Ces régimes seront fermés pour les agents recrutés à compter du 1er septembre 2023.  Pour les autres, notamment les salariés actuels des régimes spéciaux, le décalage progressif de 2 ans de l’âge légal et l’accélération de la réforme Touraine s’appliqueront. Ces systèmes, qualifiés d’archaïques selon le ministre du travail Olivier Dussopt, sont les seuls à reconnaitre la pénibilité, avec des anticipations de départ à 57 ans et demi et des bonifications pour travaux pénibles.  Mais le nombre d’agents partant aujourd’hui plus tôt que l’âge légal est plus faible qu’on ne le dit : 23% dans les IEG. La reconnaissance de la pénibilité varie suivant les métiers (travail de nuit, exposition dangereuse). De plus, un agent cotise13% de son salaire contre 10% pour les salariés du privé. La fin de ces régimes pourrait entrainer une perte d’attractivité, au moment où ces secteurs ont du mal à recruter.  En outre pour les énergéticiens, l’équilibre est atteint,  pour la BDF, les comptes sont excédentaires, la caisse de réserves enregistre une provision de 15Mds€. Ces annonces sont un coup dur pour les salariés jusqu’ici alignés sur le régime de la fonction publique. La réforme aura pour effet de baisser fortement leurs pensions. L’objectif est de niveler par le bas tous les régimes de retraite. (Article 1).

 En conclusion,  si E. Borne affiche que sa réforme serait démocratique car menée dans la concertation,  qui  aurait permis, selon elle,  des améliorations du texte, il s’agit pour l’essentiel d’un discours unilatéral, les prétendues améliorations sont tellement maigres que cette dite réforme aboutit à une intersyndicale et un mouvement social inédit, avec un fort soutien de la population.

 

 

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15 février 2023 3 15 /02 /février /2023 08:40

 

 

Actes abstraits pour décisions économiques concrètes.

 

Des Actes abstraits président aux décisions économiques concrètes, opérationnelles, dans la production. La production est assignée aux lois du cycle « A-M-A’ » (Capital Argent --- Capital Marchandise --- Capital Argent‘plus). Et nous avons vu maintes fois précédemment à quel point ces lois s’éloignent de la production des biens nécessaires à la vie humaine, du point de vue quotidien de chacun jusqu’à l’échelle mondiale : biens nécessaires historiquement et non dans un absolu abstrait mais dans le besoin de développement élargi, matériel et moral d’une période historique humaine

 

La dette souveraine, des Etats, est une avance faite sur la part de ce que produit ou produira ou produirait un Etat dans l’imbrication économique mondiale et les conditions institutionnelles et juridiques préétablies dans les rapports de guerre économique et militaire et politique.

 

Celle des Etats Unis (United States d’Amérique du Nord non canadienne) est de 31000 milliards de dollars et en 2021, son augmentation décrétée, décidée par un accord politique circonscrit au moment bref, mettant à mal les besoins populaires, les services dans les USA et le monde, est équivalent à la valeur du PIB français. Et la domination du dollar fait peser sur l’économie du monde dans les échanges monétaires qui les dirigent, la dette des USA.

 

Dans les actes abstraits dominants dans le cycle d’accumulation capitaliste, on peut imaginer que la baisse tendancielle du taux de profit et la crise du système qu’elle induit et qu’il induit en rapports dialectiques,  puisse pousser, par exemple, l’Etat fédéral US à effacer drastiquement et dangereusement, la dette contractée auprès de la Chine, principale détentrice mondiale sur la base des échanges inégaux imposés par le capital dominant auquel son développement est soumis. Dans un effondrement systémique de la puissance du capital US, de sa diffusion dominante dans le capital mondial global et la société, la chose ne serait pas inenvisageable dans et par la folie de l’argent.

 

Ces actes abstraits, et « l’accord », le consensus qu’il contiennent, accepté physiquement et mentalement consciemment ou pas, plutôt inconsciemment que consciemment, de bon gré ou pas, vous les vivez personnellement au quotidien dans l’échange  d’un bout de papier ou d’une pose de votre cartes bleu sur un support, pour acheter un Kg de bananes ou votre habitation pour laquelle une signature va sceller l’acquisitions ou le crédit de 30 ans avance sur la valeur produite par votre travail futur, sauf si vous êtes déjà possesseur de cette valeur, ce qui est plutôt le cas d’un petit ou grand « aristocrate » du capital que de vous-mêmes, en général.

 

Le consensus global qui régit le capital, ses rapports entre lui et vous-même tend quelquefois à l’émergence d’une aggravation explosive du conflit de classe Capital/Travail. C’est le cas du conflit sur les retraites ou le besoin de vivre libre et la contrainte du travail salarié, de la l’achat/vente de votre force de travail, s’entrechoquent.

 

A travers ce conflit se posent les besoins d’un autre type de circuit de renouvèlement de la production des biens nécessaires à l’homme et à l’organisation sociale dont il dépend.

 

Pour ne pas répéter sans cesse, ce qu’il faudrait pourtant faire sans cesse, et je vous en donne l’occasion, je vous renvoie à « Economie & Politique », et à l’entrée dans un processus de dépassement du cycle d’accumulation du capital, de sa crise de suraccumulation-dévalorisation et de civilisation qu’il induit in fine : processus de la SEF, de la maîtrise des moyens d’échange, de l’autogestion de la personne dans l’entité de production et d’échange, du local au mondial, condition d’un exercice de l’activité humaine socialement libre (lié aux nécessités naturelles mais évoluant en fonction des progrès des forces productrices, vers l’échange libre des Valeurs d’Usage) déterminant le développement des savoirs et savoir-faire et des consciences en rapports réciproques , qui conditionne l’humanisation, son évolution-complexification-condensification sans laquelle son mouvement et sa place dans l’universel ne peuvent que mourir, prématurément.

 

Une condition, liée au critère VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier), à ce processus est la production massive d’énergie non carbonée, entre autres, en rapport de santé suffisante entre la nature et l’homme dont il en est.

Le critère de gestion globalisé, mondialisé,  financiarisé P/C (Profit/Capital) est antagoniquement en contradiction avec les moyens de développement social. Le processus vers un critère de développement VA/CMF (voir articles d’Economie & Politiques) ouvre celui de l’échange libre du travail entre les hommes et de son développement.

 

L’ergologie, l’étude pluridisciplinaire des conditions historiques de développement du travail et de l’activité en général de la personne humaine fait partie du développement des capacités humaines.

Si les ergologues ne développement pas suffisamment un rapport entre l’économie et leur ascèse propre, cela ne veut pas dire qu’ils ne nous apprennent rien. Pas plus que les physiciens « relativistes et quantiques » n’auraient rien à nous apprendre s’ils ne sont pas férus d’économie, ce qui se produit souvent, ou qu’ils sont incapables d’agir en santé dans la société s’ils  ne sont pas communistes……

 

La question des rapports entre activité industrieuse des "biens matériels" et "services" dans la mondialisation illustre bien la dichotomie structuraliste entre les champs de savoir, d’apprentissage et de transmission. Par exemple le rapport mondial entre la production des biens matériels en Chine et les services développés en France pourrait être un élément de réflexion et d’action coopérative et solidaire sur le développement humain intriqué, et dépassant la raison nationaliste et souverainiste. En ce sens comment agit l'usage de soi par les autres dans le "management mondial". Car se pose la question du dépassement du management taylorien et capitaliste dans d’autres rapports de production micros et macros entre les humains.

 

Bonsoir à toutes, tous. Vive l'ergologie et l’économie, ascèses de fond !

 

Pierre Assante. 15/02/2023 08:09:06.

 

 

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14 février 2023 2 14 /02 /février /2023 08:43

 

 

 

ITER.

 

CHINA EU INDIA

JAPAN KOREA

RUSSIA USA

 

La coopération

internationale

se poursuit.

 

 

 

Bobine russe livrée
Tous les aimants en forme d'anneaux sont désormais "chez eux" à ITER


De tous les composants et systèmes que la Russie apporte à ITER, la bobine de champ poloïdal n° 1 (PF1) est la plus massive et l'une des plus complexes. Mesurant neuf mètres de diamètre et pesant environ 160 tonnes, c'est le plus petit des six aimants en forme d'anneau qui entourent le tokamak ITER.

Bobine russe livrée. Tous les aimants en forme d'anneau sont désormais "chez eux" à ITER

De tous les composants et systèmes que la Russie apporte à ITER, la bobine de champ poloïdal #1 (PF1) est la plus massive et l'une des plus complexes.

Mesurant neuf mètres de diamètre et pesant environ 160 tonnes, c'est le plus petit des six aimants en forme d'anneau qui entourent le tokamak ITER et le seul qui n'est pas acheté par l'Europe. Lorsque la remorque transportant la bobine a franchi les portes d'ITER, vers 4h15 le vendredi 10 février, un long voyage s'est terminé. Le transport du composant avait commencé le 1er novembre 2022, lorsque la bobine avait quitté le chantier naval Sredne-Nevsky à Saint-Pétersbourg après près de six ans de fabrication.

 

Naviguant sur la rivière Neva jusqu'au large à travers le golfe de Finlande, le composant a traversé la mer Baltique, la mer du Nord, l'Atlantique et la Méditerranée, atteignant Marseille, port industriel dès le 9 janvier 2023 et commençant son périple terrestre un mois plus tard jour pour jour. Le PF1 n'est pas, de loin, le plus lourd des 141 HEL (Highly Exceptional Loads) qui ont parcouru l'itinéraire ITER depuis janvier 2015. Il est cependant l'un des plus larges et, par conséquent, l'un des plus difficiles à piloter.

Par des routes bordées de platanes, par des ponts et par le passage extrêmement étroit entre deux petites falaises quelques kilomètres avant le chantier de construction d'ITER. En raison de ces défis, il a fallu quatre nuits au convoi au lieu des trois habituelles pour couvrir toute la longueur de l'itinéraire ITER de 105 kilomètres. Comme chaque opération de transport HEL, le convoi PF1 s'appuyait sur une logistique complexe impliquant hommes et engins - 9 chauffeurs, des navigateurs et des mécaniciens pour faire fonctionner la remorque automotrice de 288 roues et les puissants tracteurs tirants et poussants ; une équipe de 14 personnes chargée de retirer les panneaux de signalisation et autres obstacles sur la trajectoire de la remorque (et de les remettre en place après le passage du convoi) ; et 70 officiers du groupe dédié à la protection de la Gendarmerie française. L'arrivée de PF1 sur le chantier de construction a marqué une étape importante pour le projet ITER, car les sept membres ont désormais livré au moins l'un des principaux composants dont ils sont responsables.

Dans l'après-midi qui a suivi, un petit événement a été organisé qui a réuni, dans un duplex avec la Russie, une délégation du personnel d'ITER et des représentants de tous ceux qui avaient contribué à la conception, la fabrication, le transport et la livraison de la bobine. S'exprimant depuis la Russie au nom du directeur général de Rosatom, Alexey Likhachev, Anatoli Krasilnikov, chef de l'Agence intérieure russe, a décrit ITER comme "un exemple frappant de la collaboration internationale la plus étroite", dont la Russie était "une partie intégrante".

 

Après une brève mise à jour sur l'avancement du projet par le responsable de la communication d'ITER, Laban Coblentz, Krasilnikov a ajouté une note personnelle et émotionnelle, en disant : « C'est un grand événement pour nous aujourd'hui, mais pas la finale, pas la dernière. Nous nous rencontrerons très souvent pour des événements similaires et il sera très important de démontrer que la fusion est une réalité.

 

Pour le directeur général d'ITER Pietro Barabaschi, la livraison de l'aimant PF1 a envoyé le message fort que « l'organisation ITER et les agences nationales continuent régulièrement à tenir leurs engagements pour la construction de l'installation de recherche ITER de manière intégrée », et qu'en dépit des difficultés inévitables, « nous réussirons, construirons le tokamak ITER et fournirons des capacités de recherche sans précédent à soutenir la réalisation de l'énergie de fusion. Avec PF1 en stockage de protection, les six bobines de champ poloïdal sont désormais « chez elles » en toute sécurité : PF6 et PF5 déjà installés dans la fosse d'assemblage du tokamak, PF2 stocké, et PF3 et PF4 dans les dernières étapes de fabrication et de test dans le bobinage de bobines de champ poloïdal en Europe Facilité sur place. Cliquez ici pour visionner une vidéo du transport et de la livraison du PF1.

 

Construire le tokamak ITER et fournir des capacités de recherche sans précédent pour soutenir la réalisation de la puissance de fusion. Avec PF1 en stockage de protection, les six bobines de champ poloïdal sont désormais « chez elles » en toute sécurité : PF6 et PF5 déjà installés dans la fosse d'assemblage du tokamak, PF2 stocké, et PF3 et PF4 dans les dernières étapes de fabrication et de test dans le bobinage de bobines de champ poloïdal en Europe Facilité sur place.

 

Construire le tokamak ITER et fournir des capacités de recherche sans précédent pour soutenir la réalisation de la puissance de fusion. Avec PF1 en stockage de protection, les six bobines de champ poloïdal sont désormais « chez elles » en toute sécurité : PF6 et PF5 déjà installés dans la fosse d'assemblage du tokamak, PF2 stocké, et PF3 et PF4 dans les dernières étapes de fabrication et de test dans le bobinage de bobines de champ poloïdal en Europe Facilité sur place. Cliquez ici pour visionner une vidéo du transport et de la livraison du PF1. s Installation de bobinage de bobines de champ poloïdal sur site. Cliquez ici pour visionner une vidéo du transport et de la livraison du PF1. s Installation de bobinage de bobines de champ poloïdal sur site. Cliquez ici pour visionner une vidéo du transport et de la livraison du PF1.

 

(TRADUCTION AUTOMATIQUE).

 

Cliquez sur ce lien pour visionner une vidéo du transport et de la livraison du PF1 :

https://www.iter.org/newsline/-/3842?utm_campaign=whatsnew_weekly&utm_medium=email&utm_source=13%20Feb%202023&utm_content=featured

 

Visiter ITER en image :

https://static.iter.org/com/360/2023-01/index.html

 

 

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12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 22:56

 

Comment ajouter de façon « audible » pour tous dans le chantier de formation, comme le faisait Politzer, la question de la pensée dialectique par rapport à la pensée de non-contradiction dominante qui induit les « solutions » opportunistes de droite et de gauche dans l’action ouvrière et populaire ?

 

Question liée aux limites systémiques du mode de production et d’échange capitaliste.

 

La non-connaissance des limites propres au développement capitaliste (baisse tendancielle du taux de profit, suraccumulation-devalorisation du capital) induit toutes les croyances à la possibilité de réformer le système sans le transformer qualitativement, radicalement, générationnellement, et par là tous les concepts sociaux-démocrates ou chrétiens démocrates et les illusions qui plombent l’efficacités des luttes revendicatives, économiques, politiques, sociales et sociétales en unité.

 

C’est finalement l’idée d’un « équilibre juste » entre salaire et plus-value qui prédomine dans la pensée revendicative, et qui est exploitée et promue par le capital ici et partout pour rabaisser le niveau des besoins sociaux, « difficultés obligent ! »

 

Dans la bataille des retraites, l’idée de « l’obligation par les difficultés » promues par le pouvoir recule au profit de l’énoncé des besoins par les manifestants. S’appuyer sur cette avancée idéologique peut permettre l’avancée d’une pensée contradictoire, dialectique, efficace pour les luttes, par rapport à la pensée non contradictoire millénaire qui plombe l’organisation du salariat depuis le congrès de Gotha, et bien avant bien sûr.

 

 

PIERRE ASSANTE. 11 février 2023

 

 

POUR-QUOI ?

 

La logique de non-contradiction aristotélicienne a été un progrès de la pensée issue du développement de la société marchande et de la mondialisation « seconde », celle du commerce méditerranéen, antique par exemple, ayant accompagné et succédé à l’expansion de l’homo sapiens et celle d’un nouveau type de relations humaines induites : le passage du communisme primitif au village agraire puis à la cité. Il y a rapport dialectique entre l’organisation sociale et l’organisation de la pensée. La pensée, l’utopie anticipatrice esquisse la transformation des forces productives et les forces productives confirment la pensée : c’est en fait un même mouvement où les deux éléments contradictoires, à l’image de la vente et de l’achat qui n’existent pas l’un sans l’autre, réalisent le mouvement concret d’évolution-complexification-condensification de l’état de la société et des hommes.

 

Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé, extrémité de développement de la société marchande, ouvre les possibilités d’une ère nouvelle de la pensée et de l’homme.

 

Et c’est la crise elle-même du système établi et de son mouvement -et son besoin de dépassement- qui ouvre la possibilité d’une ère nouvelle de la pensée et de la conscience humaine. Elle ouvre aussi évidemment, dans un même mouvement, un dépassement des tentatives grossières avortées de dépassement elles-mêmes.

 

Une militarisation-policiarisation du mouvement ouvrier-salarié et d’Etat prolétarien induit par les répressions de système, la semaine sanglante de 1871 en étant un des moments comme l’usage de classe dominante de la première guerre mondiale de 1914-18, mais essentiellement aussi la pression-répression quotidienne « ordinaire » sur la vie et le salariat, fait place à l’ouverture d’une société et de la personne dans la société, autogestionnaire et de pensée dialectique.

 

Le stalinisme n’est pas seulement un « accident ». Il est une régression du mouvement ouvrier et de sa pensée, induite par l’état matériel et moral -et le rapport de force capital/travail- des forces productives dans la tentative d’échapper au cycle dominant de reproduction sociale dans celui du Capital argent-Capital marchandise-Capital argent' plus, parvenu à son paroxysme et son « extrémité » viable et vivable.

 

La transformation de la main d’œuvre dans celle des forces productives-trices (valeur marchande et valeur d’usage), la contradiction qu’elle induit est au cœur des possibles de transformation en santé suffisante de la pensée aristotélicienne. Elle avance à grand pas et la Sécurité d’Emploi et-ou de Formation de l’école économique néomarxiste de régulation systémique acte ce mouvement, le besoin et les conséquences de ce mouvement ; de même de la transformation en santé de la création et de l’usage monétaire mondialisé.

 

SEF et révolution monétaire sont au cœur d’un processus radical et générationnel de société autogestionnaire, progression en santé de la contradiction fertile autonomie/dépendance de la personne humaine et des entités humaines dans une mondialisation progressiste de la production, du travail et de la conscience humaine en unité de mouvement et d’inégalités de développement en "rattrapage"-diversification ; dans cette unité de mouvement et de diversification accélérée micro et macro du et dans le mouvement.

 

Le socialisme c’est l’autogestion plus la numérisation « artisanales et mondialisées », et la voie vers une société d’administration sans classe, sans achat de la force de travail, appropriation universelle en santé de la nature par l’homme, qui en est.


Pierre Assante. 13/02/2023 08:11:52.

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12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 07:19

 

Fréderic Boccara

Intervention au CN du PCF des 4 et 5 février 2023

 

1Le vote des communistes à 82% pour le texte proposé par le conseil national confirme le choix de réorientation fait au 38è congrès, puis pour l’élection présidentielle, le choix de sortir de l’effacement et de pousser l’originalité communiste, la développer et la donner à voir.

2- Sont devant nous, à présent, des chantiers de travail pour un PCF agissant et utile à un changement profond de société, un changement révolutionnaire.

Ce sont les chantiers de la novation communiste :

Celui d’une sécurité d’emploi ou de formation (SEF) ;

Celui d’une nouvelle civilisation dont l’exigence ne cesse de monter, une nouvelle civilisation c’est-à-dire à la fois une tout autre anthroponomie ― un autre sens et d’autres règles à la re-génération humaine ― et une tout autre économie, tout particulièrement d’une autre relation à l’argent ;

Celui d’institutions nouvelles, ce qui implique un rapport renouvelé aux élus et aux luttes

Celui de l’organisation du PCF

Celui de la formation (voir note du blogueur), de l’appropriation et du développement de la théorie marxiste, en particulier : sur le capital et l’Etat, sur le lien entre social et sociétal, les révolutions anthroponomiques qui montent et les réactions des conservatismes exacerbés, sur l’analyse du capitalisme et de la crise du CME, l’analyse des nouvelles multinationales et de la révolution informationnelle, sur l’écologie ;

Celui enfin du monde et de l’internationalisme, d’un nouveau fonctionnement du monde, d’une nouvelle organisation

3- Je veux m’arrêter un instant sur cette question de l’état du monde et du besoin urgent d’une tout autre mondialisation. Nous avons la guerre, une guerre entre deux impérialismes et deux capitalismes (Russe et Etats-Unien), nous refusons la livraison d’armes ― fort heureusement, après l’épisode choquant du vote de la résolution à l’Assemblée Nationale ― et nous devons affirmer l’urgence de sortir de l’OTAN. Ce dernier point serait, en particulier, décisif pour parler à tous les belligérants et progresser vers une paix plus juste et viable. Mais il y a aussi les souffrances considérables des pays du Sud, parfois sous-estimées je crois, la domination du FMI, pas assez mise en lumière, et l’attaque du capital contre tous les peuples avec la hausse des taux d’intérêt par les banques centrales des pays capitalistes dominants, hausse soutenue encore cette semaine par le FMI au risque assumé d’une récession mondiale.

Tout cela pour dire que je pense que nous sommes à un tournant historique d’exigence extrêmement urgente d’un tout autre état du monde, d’une autre mondialisation. Je reviens de Cuba, où j’ai participé aux 5èmes rencontres internationales José Marti « pour un autre équilibre du monde », avec 1.200 délégués et contributeurs de plus de 80 pays. Eh bien, nous devons comme le propose Fabien dans son rapport lancer une grande campagne de solidarité contre le blocus dont Cuba est victime. Mais nous devons aussi ne pas nous en tenir à la solidarité. Notre internationalisme doit être aussi un internationalisme de batailles communes. Il faut lancer en même temps une bataille contre le dollar et pour une monnaie commune mondiale alternative à celui-ci, affectée au développement des services publics et de l’emploi, appuyant notre campagne pour le partage des savoirs et des technologies, au lieu des monopoles dont le blocus fait partie.

C’est d’ailleurs non seulement dans ce sens, de luttes pour une autre mondialisation de partage avec le rôle décisif des critères d’utilisation de tous les fonds, que je suis intervenu à la conférence internationale et que j’ai discuté avec mes homologues cubains. Mais c’est aussi la réponse implicite du président cubain Diaz-Canel revendiquant « une mondialisation et la solidarité » (Fidel), avec des exigences de partages, à Y. Varoufakis, l’ancien ministre des Finances de la Grèce qui, au nom de « l’internationale progressiste » insistait de façon nationale sur la « souveraineté » et sur les élections, sans exigences précises sur les institutions internationales.

Cet enjeu ne va faire que monter. Nous devons le prendre de façon offensive, faisant monter en régime la bataille pour une autre Union européenne, pour un autre rôle de celle-ci vis-à-vis des Etats nationaux et dans le monde. J’insiste sur le caractère décisif que vont revêtir les élections européennes de 2024. Il ne faut pas les refouler mais, au contraire, les préparer bien en amont par une bataille de fond.

4- Avec la grande bataille sociale actuelle sur les retraites en France nous sommes, en quelque sorte, dans les travaux pratiques de la novation communiste comme je le dis dans l’éditorial d’Economie & Politique.

Travaux pratiques pour articuler « contre » et « pour ». S’exprime la vision gauchiste ou sociale-démocrate selon laquelle qu’il n’y a pas besoin d’une réforme. La macronie prête à toute la gauche cette vision conservatiste qui nie les problèmes. Pour notre part, nous insistons sur le besoin de réforme, car le besoin de revenir à 60 ans est urgent comme celui de changer le travail et de créer des emplois, massivement et tout autres, et car cela exige des réformes radicales sur les financements. Et nous devons insister : cette bataille « pour » une autre réforme renforce le « contre », le rejet du projet Macron-Borne. Car on est d’autant plus contre un mauvais projet que l’on voit qu’il faut faire autrement, et qu’on le peut.

Travaux pratiques pour une nouvelle civilisation d’un temps libéré ― mais articulé au travail, à l’image de ce que doit être la retraite par répartition ― et d’une nouvelle relation à l’argent, aux pouvoirs sur l’utilisation de l’argent, aux entreprises. Une bataille qui ne se cantonne pas à des exigences « sociétales », qui les articule avec tout le reste.

Travaux pratiques de la SEF, aussi, avec tout particulièrement la bataille que nous devrions lancer, au sein même du mouvement, pour des pré-recrutements dans la fonction publique (100.000 à l’hôpital, 50.000 dans l’éducation, mais aussi dans le transport ferroviaire ou dans le service public de l’énergie) : avec une promesse d’embauche, une formation, un pré-salaire donnant lieu à cotisation, ils consolideraient tout de suite le système, financièrement, et à terme par l’apport de ces jeunes pré-recrutés lorsqu’ils travailleront : apport à la société en termes de santé, éducation, transport écologique et apport au financement du système par les richesses qu’ils créeront.

Voyons bien l’immense exigence de formation et la centralité que tend à prendre la dualité formation/emploi.

Travaux pratiques sur les idées aussi. Premièrement, nos propositions alternatives d’un autre financement : une taxation des revenus financiers des entreprises (les dividendes qu’elles s’échangent, en particulier) mais aussi, ce qu’on à tendance à omettre, un levier pour emmener les entreprises vers une tout autre gestion, avec la surcotisation pour les entreprises qui taillent d’ans l’emploi, les salaires, l’égalité femmes-hommes, qui est une modulation à la hausse des cotisations sociales. Deuxième idée, éclairer sur les causes de la réforme voulue par E. Macron : c’est que le capital a faim, faim de profits, avec la hausse des taux et avec son gonflement gigantesque.

5- J’insiste, avancer nos propositions renforce l’ensemble des propositions. Si nous la portons bien, l’originalité communiste renforce la gauche et le mouvement. Et nous sommes capables de le faire.

Notre projet, c’est une ambition sur l’objectif : la retraite à 60 ans, pour le cas général et plus tôt pour de nombreux métiers ; la prise en compte des années d’études ; un autre travail et de meilleurs salaires. Et sur le financement, notre projet est capable de faire bouger l’ensemble de la gauche. Elle s’exprime de plus en plus en faveur de la taxation des dividendes …. mais parfois en se restreignant à ceux reçus par les ménages au lieu d’insister sur les dividendes reçus par les entreprises. Elle avait commencé, en 2020, à s’exprimer aussi en faveur d’une forme de modulation et de pénalisation du comportement des entreprises, mais encore trop flou et très limitée (surcotisation pour certains contrats précaires notamment, mais pas pour l’ensemble de la politique d’emploi).

Il s’agit d’emmener les entreprises vers un chemin de progrès.

Nous devrions proposer dans les jours qui viennent un argumentaire à nos camarades, notamment pour les meetings départementaux.

Permettez-moi de souligner l’Appel pour une autre réforme et avec des propositions précises que j’ai pu lancer avec des dirigeants syndicaux (CGT, CFE-CGC, FSU, SNES, SUNIPP, SNESUP, SUNEP, SNEP), responsables d’organisation de jeunesse (JOC, Unef, Voix lycéenne, JC, UEC), des responsables d’associations écologiques représentées au CESE, des intellectuels et personnalités (R. Gori, G. Perret, P. Krasucki, P. Caillaud-Croizat).

Permettez-moi de remarquer que nous ne jouons pas assez collectif là-dessus : alors que d’autres (comme Politis) promeuvent des appels, au contenu mince, l’Humanité, qui s’est pourtant déplacée à la conférence de presse de l’appel, ne cherche pas sa mise en valeur, sa promotion. Pourtant, en toute autonomie bien sûr, nous devrions nous épauler, nous renforcer les uns et les autres. En 1995, la contribution très active, et quasi-quotidienne, de l’Humanité au lancement et à la promotion d’un appel de cette nature avait très fortement contribué à la force du mouvement, à son élargissement et à la bataille d’idées.

Voyons bien que cette démarche porte l’idée du lien entre des exigences de civilisation, une tout autre production, la centralité d’un développement de l’emploi-formation, et une autre utilisation de l’argent, appuyée sur de nouveaux pouvoirs démocratiques et une autre culture.

Ces questions sont décisives pour tous nos combats. Mais elles ne progresseront pas « naturellement », surtout avec la force des idées fascisantes, celles de conciliation et de renoncement ou les simplismes. Une démarche volontaire de l’Huma sur l’appel serait jouer collectif pour la gagne. Les idées n’avancent pas toutes seules et la passivité sur les idées n’est pas révolutionnaire…

Les résultats du vote de la base commune du 39ème congrès est un résultat remarquable.

►- Il confirme dans un temps pas facile, alors que les coups tombent de partout, invitant au repli, un choix d’orientation fait au 38ème congrès, choix qui était même si on l’a peu dit, un vrai évènement politique.

Un signe fort, clair, novateur vers la construction d’un parti communiste nouveau et du même coup, un vrai signal pour la mise en route d’une phase politique, sociale, économique nouvelle pour notre pays.

►- Il affirme la volonté des communistes de disposer d’un parti indépendant, autonome dans son fonctionnement, ses prises de décisions, son action. Un parti qui se fixe des objectifs et qui se donne les moyens de les atteindre. Un parti qui loin d’abandonner l’idée du rassemblement à gauche, crée véritablement les conditions de le construire par son apport original sur les idées, en termes de propositions, de contenus et de projet. Un parti qui mène le combat contre le capital pour le dépasser son système et non l’aménager.

 

SUITE :

https://enavantlemanifeste.fr/2023/02/11/frederic-boccara-intervention-au-cn-du-pcf-des-4-et-5-fevrier-2023/

 

NOTE. PIERRE ASSANTE : Une réflexion du blogueur.

11 février 2023

Très bien ! Tout à fait d’accord. Et comment ajouter de façon « audible » pour tous dans le chantier de formation, comme le faisait Politzer, la question de la pensée dialectique par rapport à la pensée de non-contradiction dominante qui induit les « solutions » opportunistes de droite et de gauche dans l’action ouvrière et populaire.

Question liée aux limites systémiques du mode de production et d’échange capitaliste.

La non-connaissance des limites propres au développement capitaliste (baisse tendancielle du taux de profit, suraccumulation-dévalorisation du capital) induit toutes les croyances à la possibilité de réformer le système sans le transformer qualitativement, radicalement, générationnellement, et par là tous les concepts sociaux-démocrates ou chrétiens démocrates et les illusions qui plombent l’efficacités des luttes revendicatives, économiques, politiques, sociales et sociétales en unité.

C’est finalement l’idée d’un « équilibre juste » entre salaire et plus-value qui prédomine dans la pensée revendicative, et qui est exploitée et promue par le capital ici et partout pour rabaisser le niveau des besoins sociaux, « difficultés obligent ! »

Dans la bataille des retraites, l’idée de « l’obligation par les difficultés » promues par le pouvoir recule au profit de l’énoncé des besoins réels par les manifestants. S’appuyer sur cette avancée idéologique peut permettre l’avancée d’une pensée contradictoire, dialectique, efficace pour les luttes, par rapport à la pensée non contradictoire millénaire qui plombe l’organisation du salariat depuis le congrès de Gotha, et bien avant bien sûr.
Amitiés. Pierrot.

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 11:45

 

CRISE DE LA PRODUCTION !

Par Pierre Assante

 

La masse de capitaux injectée par production monétaire ne peut résoudre la crise de production des biens nécessaires à la vie humaine, dans ses relations entre les humains, dans ses relations avec la nature. L’organisation de l’accumulation capitaliste, arrivée au paroxysme ne peut faire marche arrière et se pose d’une façon imminente le besoin de transformation qualitative du mode de production et d’échange.

C’est ce que veulent dire ces 4 articles de fin 2008-début 2009 en pleine crise dite des subprimes qui est en fait un premier grand ébranlement de la mondialisation capitaliste financiarisée, numérisée, crise allant bien au-delà de la crise de 1929, parce que structurelle : l’accumulation du capital congénitale au système, la révolution scientifique et technique, l’explosion de la productivité, tout ensemble ont conduit à une baisse tendancielle du taux de profit et une suraccumulation-dévalorisation du capital et une opposition, une contradiction antagonique insoluble entre le système économique et social actuel et les besoins sociaux.

Crise de production, d’approvisionnement, impossibilité de régulation.

1) Pouvoir sur l’argent (Un autre usage de la production monétaire, du crédit, des FONDS démocratiquement gérés en fonction des besoins sociaux, Droits de Tirages Spéciaux du FMI contre la domination du dollar), 2) et sécurité d’emploi et-ou de formation 3) avec des droits du travail et de l’homme producteur nouveaux transférant des pouvoirs aux salariés dans la gestion de l’entreprise et de l’Etat, vers un dépassement-abolition de la vente de la force de travail, sont au cœur d’un processus en santé de sortie du système mourant.

Le premier des 4 articles est une contribution publiée sur le site du Congrès du PCF de 2008.

07/04/2021 05:19:10.

 

 

Page 1 La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode.

 

Page 4 Mettre l’humain en mouvement, se mettre en mouvement.

 

Page 6 Le processus de normalisation - dénormalisation – renormalisation.

 

Page 7 Pour une autre « défense » du mode de production : son dépassement.

 

 

La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production, la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie », le « témoin » et le « moteur ». La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives, tant en quantité qu'en qualité.

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Le 10 décembre 2008.

 

Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation crée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre  commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

 

Mettre l’humain en mouvement,

se mettre en mouvement.

 

Produire et échanger ce dont les humains ont besoin pour vivre, sont deux fonctions d’un même mouvement indivisible.

 

La crise que nous connaissons est une crise de production : la suraccumulation des capitaux par rapport aux besoins d’échange constitue un blocage à l’équilibre en mouvement de ces échanges et la suraccumulation est la conséquence des lois de l’échange en système capitaliste.

La suraccumulation est la cause des cycles courts et longs des crises économiques. Celle de 1929 est une des illustrations les plus connues de cette réalité.

Celle que nous connaissons aujourd’hui est d’un autre ordre : elle se télescope, cause et conséquence, avec la mise en œuvre mondiale des techniques informatiques qui multiplient immensément dans le temps et l’espace les capacités de production et par là même les phénomènes de suraccumulation.

 

C’est dire que les mesurettes, même si elles se chiffrent par d’énormes milliers de  milliards aux banques face aux aumônes apparentes mais en fait aux régressions réelles des revenus du travail des salariés, c’est dire que ces mesurettes ne résoudront pas la crise de suraccumulation.

Rétablir la circulation des échanges nécessaires à la vie humaine n’a qu’un remède : une circulation autre que celle des lois du profit, les lois du capital. Notre esprit, notre vie quotidienne, notre formation sont  si habitués (habitus) au type de circulation dans lequel nous sommes nés et dans lequel nous vivons, que nous devons en quelque sorte violer notre conscience pour imaginer un autre type d’échange. C’est la raison pour laquelle nos manifestations, nécessaires, qui grandissent, consistent encore aujourd’hui plus en un NON heureusement de plus en plus clamé, et violent aussi, qu’en une construction d’alternative encore en gésine, y compris celle des « transitions ».

 

Produire et échanger ce dont les humains ont besoin pour vivre n’est pas seulement constitué  des objets palpables. L’humain est un animal doué de pensée qui a développé, dans et par sa production palpable, des représentations, des sciences, des constructions symboliques, des sentiments qui y sont attachés, ce qui ne contredit pas le rôle de l’économie en dernière instance.

L’attachement à la culture, aux cultures qui sont les nôtres, celle de chaque humain et entité humaine restreinte ou générale, n’est donc pas un supplément d’âme, comme certains l’imaginent à tort, mais une réalité dans la multitude et la diversité des réalités, de la réalité indivisible, sans quoi  le pain quotidien, malgré le besoin physiologique dont nous en avons, serait insuffisant à notre survie. D’ailleurs le pain lui-même comme toutes nos productions palpables contient une réalité, une construction et une valeur symboliques indivisibles de sa réalité palpable.

 

Comment donc faire en sorte que la culture, les cultures, politiques entre autres, ne soit pas considérée comme coupée de la bataille revendicative, politique et économique, car  si elle en est coupée, elle ne peut qu'être inopérationnelle et instrumentalisée par des politiciens opportunistes (il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, ce qui demande du discernement) et-ou momifiée par les mainteneurs.

Ni opportunisme, ni maintenance, mais recherche et pratique dans un aller-retour simultané, unifié, autant que faire se peut, c’est le souci de tout militant.

 

L’être humain est un processus dans et par le processus social et dans et par le processus naturel général. La biologie humaine comporte deux caractéristiques liées qui se retrouvent dans tous les processus de vie, attachées à la survie de l’espèce et qui lui permettent le mouvement en fonction des besoins. On dit sous forme de proverbe : « Tu peux couper les oreilles de l’âne en pointe, tu n’en feras pas un cheval ». Ce proverbe veut caractériser la bêtise de l’âne par rapport au cheval. Mais elle ne caractérise que les capacités du cheval à la course. La fuite est sa défense. L’âne qui refuse d’avancer, qui arrête son mouvement apparent fait face à un danger réel ou apparent. Cette mesure de prudence caractérise l’homme aussi. C’est la raison des difficultés pour mettre en mouvement « les masses » qui sont prudentes, angoissées et égoïstes, actives et solidaires, et ne sont pas des ânes, malgré nos héritages d’espèce communs avec lui. Heureusement prudence, sinon, car, nous assisterions aussi et surtout à des seuls mouvements incohérents, ce qui ne fait pas un mouvement ni une direction du mouvement.

 

Angoisse qui pousse à rechercher à agir devant le danger, le besoin, égoïsme qui pousse au repliement défensif comme l’arapède à l’évolution si lente sur son rocher, confrontés à la raison non en tant que valeur abstraite, mais en tant que processus comme tout objet, raison qui est une production proprement humaine, deviennent lutte et solidarité. On peut d’ailleurs retrouver par la recherche scientifique les productions chimiques et électriques du corps vivant en général et du corps-soi pour l’humain, qui sont liés à l’égoïsme et à l’angoisse, ce qui ne veut pas dire que ce ne sont pas des sentiments humains.

 

Séparer l’activité physico-chimique du corps humain des sentiments et du jugement de valeur qui nous animent est une culture proprement religieuse, même lorsqu’on se prétend matérialiste, et le croyant peut être plus conséquent sur son approche de la réalité humaine, ses valeurs et ses sentiments que le matérialisme imbécile. Le processus, le mouvement des sentiments et des valeurs qui nous animent sont par et dans la réalité indivisible du corps-soi, c'est-à-dire du corps dans la réalité indivisible sociale et naturelle. Le christianisme, dans sa phase constitutive, dans sa protestation à la société marchande et patriarcale qui s’installe et à la loi humaine qui en découle, lie et ne nie pas la nourriture tangible à sa représentation symbolique en tant que corps-soi, dépassant ainsi des interdits qui ne seront pas abolis mais contestés, dans les périodes de mouvement populaire y compris religieux, de lutte, mais seulement dans ces moments, petits ou grands.

 

La dé-adhérence relative de l’imagination à la réalité, l’aller-retour simultané permis par  les aptitudes et capacités humaines, aller-retour de la construction conceptuelle à l’observation « pure », processus indispensable de la pensée, est tributaire comme toute chose humaine, du processus de la volonté et de la nécessité qui sont l’une dans l’autre, indivisibles. La merveilleuse libération relative et abstraite de l’ici et maintenant peut connaître des avatars tels que l’anorexie ou le nazisme en tant que libération abstraite du corps (en niant le corps-soi, social) et-ou de la société réelle.  Dans le nazisme, et toute forme extrême de volonté d’un groupe de s’abstraire de la volonté du peuple, de s’abstraire de la réalité du peuple, il y a la volonté de domination de la classe dominante de nier les besoins collectifs au profit de ses intérêts immédiats apparents.

 

Bien sûr je ne fais pas une assimilation de la volonté d’abstraction de son propre corps dans certains phénomènes religieux ou dans l’anorexie ou son contraire, la boulimie, avec le nazisme, mais il y a cependant cette volonté de contraindre non par une violence directe envers les autres, mais une violence avec son propre corps.

 

Il existe aussi des conjonctions organiques de cette violence issue de l’abstraction « pure » avec la violence collective, des dé-adhérences collectives, des inconscients collectifs  relativement et abstraitement déconnectés de la totalité de leur histoire pour ne se « référer qu’à la part égoïste », ce en quoi l’on voit que la « préservation pure » conduit finalement à l’insécurité la plus totale. Il faut positivement non pas vouloir nier l’égoïsme, mais lui « faire sa part », c'est-à-dire ne pas le déconnecter abstraitement de l’angoisse et de la volonté de mouvement de l’angoisse. Mais même dans ce cas la volonté de mouvement n’est pas protégée de la dé-adhérence abstraite « pure », car le processus rencontre sans cesse des bifurcations et l’aléatoire auxquels il faut répondre par l’aller-retour conceptuel permanent.

 

Sur les concepts de corps-soi et de dé-adhérence conceptuelle, il est indispensable de se référer aux travaux d’Yves Schwartz.

 

Sans faire de cette réflexion sur la culture, les représentations, les sciences, un but en soi, nous pourrions la lier aux différentes activités qui sont les nôtres et à celle de tous ceux avec qui nous travaillons en accord et-ou en désaccord.

 

En tout cas nous en avons fait une introduction personnelle au débat sur la mise en mouvement des individus.

 

20/02/2009

 

Le processus de normalisation - dénormalisation – renormalisation

 

Le processus de normalisation - dénormalisation – renormalisation de l’activité de la personne humaine.

Comment le « processus psychique et pratique » se « déroule-t-il » ?

 

Les trois « phases » qui ne sont pas des objets séparés mais que l’on sépare dans le processus (d’observation du processus) de construction-conceptualisation scientifique. Mais ces trois « phases » concernent tous les processus psychiques de normalisation-dénormalisation-renormalisation, « savants » et-ou pas :

 

-Mise en évidence de l’objet qui constitue un blocage à un processus psychique par la mise en évidence d’un blocage dans le processus de production individuelle indissoluble de la production sociale.

-Négation de l’objet.

-Négation de la négation de l’objet.

 

Ce processus sur un objet est une vision d’un processus qui n’existe pas, mais une vision nécessaire à la construction d’une vision du processus généralisé (réel lui, c'est-à-dire pas seulement abstrait, psychique,  mais touchant à la praxis généralisée et à la production d’objets palpables et leur contenu symbolique), qui, lui, comporte une infinité d’objets intriqués.

Dans cette « infinité d’objets » entre (verbe entrer au sens premier) le conscient et l’inconscient, ce qu’on « sait savoir », ce « qu’on ne sait pas savoir », la mémoire « volontaire », la mémoire « involontaire », le savoir et la conceptualisation usuels-quotidiens et la conceptualisation scientifique et leur inter-activité.

 

Lorsque le processus amène un groupe d’individu à construire la négation de la négation d’un objet, il « court en avant » du processus social.

Les conséquences en sont graves car la réactivité ordinaire à l’activité de ce groupe est une réactivité non à la construction de la négation de la négation, mais majoritairement à une guerre contre ce qui apparaît comme une défense de l’objet « bloquant » à dépasser.

 

Les « trois étapes » doivent être franchies simultanément par une masse sociale dans un, des évènements continuité-« explosion »-révélation remettant en cause l’objet premier d’un blocage social constitué lui-même d’objets multiples qu’il faut rassembler, ce que Henri Lefebvre appelait « rassembler les résidus », car le mode de production à dépasser contient dans les résidus l’histoire concrète de la production, ses « fondamentaux » et ses possibles nouveaux.

 

« L’artisanat » de Jacques Duraffourg, ce lien du cerveau au geste qu’il défendait est de cet ordre. Il n’est pas un retour à un mode de production du passé, ni une défense du mode de production actuel industrialo-capitaliste même sous sa forme actuelle nouvelle informatisée-mondialisée, mais un dépassement, une négation de la négation difficile à saisir si l’objet « aliénation de l’activité par le mode de production industrialo-capitaliste » n’a pas subi dans le « psychisme individualo-collectif » une évidenciation, une négation, une négation de la négation, c'est-à-dire des prémisses dans la vie d’une construction nouvelle, des prémisses de renormalisation pratique.

 

Je m’arrête et me contente de ce résumé car le temps des échanges n’est pas extensible.

 

Juste une remarque : l’école althussérienne est caractéristique d’un « moment social » important d’une difficulté de dépassement collectif, de blocage sur la négation.

L’autre remarque c’est la validité de la dialectique hégélienne particulièrement dans la pratique marxiste parce que c’est une pratique « globale », généralisée, une praxis dans la praxis dépassant le structuralisme.

La troisième c’est la référence à une maîtrise si fine de la dialectique qu’est celle d’Ernst Bloch et tout ce qui va dans ce sens ; il faudrait y inclure « dans le détail des investigations », W. Benjamin.

 

La dernière c’est l’importance des travaux de recherche d’Yves Schwartz, et des groupes de recherche ergologique qui s’en réclament ou s’y retrouvent par des chemins divers, c'est-à-dire l’expérience et la connaissance du travail qui font entrer la science dans la pratique et le quotidien, ce qui est la négation de la négation indispensable de la pensée spéculative limitée et « bloquée » par elle-même.

Et la difficulté c’est la réception par « l’opinion » qui confond négation de la négation avec la défense de l’objet à nier.

 

Cette question se pose aussi pour le syndicalisme dans la « phase » actuelle qui met en évidence le besoin d’une autre organisation du travail où les salariés ont du mal à aller au-delà de la négation actuelle de l’organisation du travail, ce qui a pour conséquence de ne pas voir les prémisses d’une autre organisation et de vouloir transformer l’organisation du travail par des bricolages inopérants, des transformations superficielles sans développement possible, et illusoire, de la présente.

 

Et la crise politique repose sur cet « insavoir », bien que l’inconscient collectif commence à lui « tirer l’oreille ».

 

La crise économique que j’appelle pour ma part « la crise de la production nécessaire à la vie humaine » n’appelle pas que des solutions viables, mais aussi une énorme confusion que l’état des techniques de communication  (et autres, toutes, bien sûr et surtout de production stricto sensu) -aux mains de dominants de plus en plus restreints- entretient.

 

24/02/2009

 

Pour une autre « défense » du mode de production : son dépassement

 

La défense du mode de production érigée en principe par les dominants qui en profitent à court terme mais dans lequel il sont eux-mêmes aliénés constitue une barrière qui s’élève sans cesse au point que le déblocage de l’échange qu’il induit ne peut ou ne pourra plus que passer à terme par l’échange direct (la distribution au sens premier), débarrassé de la mesure qualitative (temps de travail, bourse des valeurs, etc.) de l’échange au profit de la mesure du besoin, grossier d’abord, puis de son évolution, sa complexification jusqu’à une nouvelle contradiction qui n’est plus de la même qualité que celle du mode de production en tant que production des objets palpables nécessaires à la vie humaine, mais une contradiction en mouvement concernant leur contenu(s) symbolique(s) en contradiction avec les besoins symboliques, dans lesquels entre la science et l’inconscience, attributs qui ne peuvent qu’être humains tous les deux, ou de l’ordre de la vie pensante.

 

Le barrage actuel est d’autant plus élevé qu’il n’est pas constitué par les seuls dominants et leurs contradictions dans la production et les échanges, mais par la contradiction de l’ensemble de la société qui érige tous les êtres humains en barrage contre eux-mêmes. Le barrage s’est accumulé dans les millénaires de société marchande et sa forme la plus avancée actuelle.

 

Nous ne sommes pas dans une crise de la répartition, mais une crise de la production au sens de « l’introduction à la contribution à la critique de l’économie politique » de 1857, c'est-à-dire la vision globale de production, circulation, crise de l’échange, mouvement indivisible. Marx utilise la métaphore des fonctions biologiques dans un ensemble vivant. Et il en décortique les éléments indivisibles dans le capitalisme : plus-value, profit, suraccumulation du capital, baisse tendancielle du profit, crise générale de la société.

 

Dans notre effort pour répondre à la crise générale, nous ne pouvons nous limiter à l’économie, même si notre philosophie nous oppose à une vision « sociétale » et nous font mettre en avant la dépendance en dernière instance à l’économie. Mais cette dernière instance et la solution à la crise comportent l’au-delà de la crise, une entrée dans le temps qui ne peut se limiter à la fraction qui nous est impartie. Pour faire le portrait de la réalité à transformer, et la transformer, il nous faut Faire l’inventaire des outils, avant tout.

 

Les outils conceptuels du mouvement. Introduire dans la pensée le concept d’un élément indivisible : ceci n’est pas une table, mais un mouvement dans le mouvement qui a la forme d’une table et qu’un, des concepts humains ont permis de produire pour répondre à un besoin qui ne se limite ni à la table, ni à la nourriture qu’elle permet de prendre etc., mais est l’ensemble du mouvement de l’humanité, conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

Outils du mouvement comme concepts de temps et espace, infiniment petit, infiniment grand, infiniment bref, infiniment long, rapidité, lenteur, éléments séparables abstraitement, unité et indivisibilité, besoins, sentiments, idées et autonomie relative des idées, processus, négation, négation de la négation, dépassement, bifurcations, aléatoire, volonté, nécessité, leur unité….

 

Toute action humaine, toute volonté humaine, c'est-à-dire toute vie pensante, donc qui ne peut être dans l’immobilité,  relève de la foi, ce qui est le contraire du dogme, c'est-à-dire le contraire d’une rigidification religieuse. La foi, en-fin, n'est-elle pas un dépassement de la spiritualité ?

Quelque chose où la spiritualité, que l'on passe comme une porte, s'efface devant un contact naturel et absolu, une fusion ou une tendance à la fusion avec l'univers ?

Pas un univers fini, rigide, froid et immobile, ou même "chaud et mort", mais une entéléchie en mouvement ?

Et ce contact, cette fusion, n'est-ce pas ce à quoi l'humanité tend et dont elle est l'instrument ? 

L’abolition de la dichotomie corps/pensée est liée à l’abolition de la production et l’échange marchands et leur traduction religieuse.

 

L’alliance indissoluble de la main et du cerveau, du geste et de la pensée, mutilée par un mode de production où la richesse générale passe par la richesse privée retrouvera, dans les moyens techniques de l’informatique mondialisée, de la production à partir de la pensée « artificielle » maîtrisée, « ré-humanisée », le geste de l’artisan débarrassé de la cité de classe. Et le besoin de mouvement de l’humain : l’activité productive pensante. Non l’abolition des contradictions, c'est-à-dire en matière d’humanité, les conflits, mais leur dépassement qualitatif.

 

L’humanité est le processus de la conscience de la Terre, et une part indivisible de la conscience de l’univers.

 

27/02/2009

 

Lien contribution sur site congrès pcf 2023 :

https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/15487/attachments/original/1676020114/PIERRE__ASSANTE_13.pdf?1676020114

 

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10 février 2023 5 10 /02 /février /2023 08:56

 

La réunion de l’U.E. du 9 fevrier 23 :

Taux de profit, pourcentage de profit, une force immense et dominante et destructrice.

 

Le taux de profit (P/C), le rapport entre le capital investi et l’augmentation du capital après son introduction dans le cycle de production de bien ou d’autoproduction de capital par lui-même dans la financiarisation, ensemble, est d’une force immense et dominante dans notre monde et notre système économique et social mondialisé, financiarisé.

Il faut cependant insister  que la production de capital par lui-même, virtuelle ou "concrète" au sens "tangible",  sa productivité, son développement ne peut reposer que sur ce qu’il existe de production de biens tangibles correspondant à des valeurs d’usage. C’est bien là que repose la crise générale du capital : sa recherche du taux de profit tend à réduire relativement et possiblement absolument la production des biens sociaux, matériels et moraux, sur lesquels repose sa reproduction et la vie sociale, la vie des humains vivant dans ce système mondialisé, malade et obsolète.

 

La réunion de l’U.E. d’hier le démontre une fois de plus. Elle souligne l’incapacité de freiner suffisamment le départ des capitaux « européens » vers les Etats Unis à l’appel de la production monétaire « monumentale » de Jo Biden favorisant les profits aux Etats unis.

 

C’est en s’appuyant sur la puissance physique, concrète et attractive ensemble du taux (%) de profit et de la gourmandise du capital d’un bas coût de travail, que les pays en voie de développement on pu se développer face aux puissances initialement industrialisées et dominantes. Contradiction interne au système.

 

Cet appui a permis un développement exceptionnel de la Chine et de ses populations, à travers la lutte de décolonisation puis de construction d’un capitalisme régulé, politique du PCC, à l'instar de la NEP de 1921-22 abandonnée par Staline, c’est-à-dire dans un système où la régulation maîtrise relativement la puissance du taux de profit vers les besoins sociaux et la construction d’un socialisme, étape vers un dépassement-abolition du cycle d’accumulation Capital-Marchandise-Capital plus (Valeur Ajoutée dans le cycle de production et de reproduction élargi du capital, à travers les marchandises tangibles comme à travers la finance, en unité de fonction sociale).

 

Cette régulation tentée et réussie relativement  mais brillamment par la Chine, n’existe pas « en l’air ». Elle se développe dans les conditions historiques matérielles et morales propres aux peuples de Chine, leur niveau de développement initial, atteint et à atteindre, leur mouvement permanent et les difficultés et atouts qu’il possède. C’est cela la réalité.

 

Aucun pays, aucun peuple ne peut échapper, quel que soit ses efforts de régulation systémique que l'école française néomarxiste économique de régulation systémique, avec les travaux propres de Paul Boccara entre autres, promeut, ne peut échapper à la crise du capital. C’est même à travers cette crise que se pose la question d’une transformation systémique vers le socialisme et le communisme, et c’est ce besoin de transformation systémique dont doivent s’emparer les organisations politiques et syndicales s’appuyant sur les salariés et au service des salariés, en fonction commune et en osmose relative mais essentielle.

 

La SEF (Sécurité d'Emploi et de Formation) et les mesures de réformes radicales de production et d’usage de la monnaie en relation avec la reconnaissance de l’homme producteur, ses entités, ses droits et devoirs, de la région au monde, constituent la transition de sortie du système obsolète et malade et de construction d’un système économique, social et culturel en capacité de poursuivre l’humanisation de notre espèce et ses rapports sociaux en santé suffisante pour procéder et se développer en biens et en conscience, avec la nature, l’univers.

 

Tout appel et volonté de justice et de désorption des inégalités ne peut que passer par la lutte contre le coût du capital, en s’attaquant au taux de profit pour rendre ou plutôt donner à la production des biens en quantité-qualité, la priorité. On sait ça depuis « le Manifeste du Parti communiste » de 1848 de Marx et d’Engels » qui a succédé à la demande de « La ligue des Justes » basée sur une sorte de charité entre ouvriers.

 

La justice contre la charité, c’est bien encore une lutte de fond à mener, et il faut mesurer à quel point l’idée de justice et d’égalité est loin de dominer l’imprégnation sociale de la charité qui ne fait que prolonger l’histoire de l’exploitation de l’homme par l’homme millénaire, initié dans la naissance de la société marchande, aujourd’hui vente générale et globalisée de la force de travail dans le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisée, antichambre du communisme, effort commun et libre des humains entre eux. Antichambre du communisme si la société humaine ne dépérit  pas jusqu’au bout dans cette exploitation. Et cela dépend de nous, de nos efforts de construction d’une autre société en santé.

 

Pierre Assante. 10/02/2023 06:58:37.

 

 

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9 février 2023 4 09 /02 /février /2023 08:24

 

un grave handicap pour le processus en santé de l’humanité.

La connaissance du mouvement ouvrier, du mondial au local, ne se décrète pas, elle se recherche, s’enseigne et se transmets dans le mouvement du monde humain lui-même.

 

Si un marxisme non dogmatique, évolutif en fonction des transformations objectives et subjectives (1) du monde humain, des forces productives « matérielles et morales », du processus inconscient et conscient de la société humaine, les partis communistes qui en sont ou en seraient porteurs, mais pas seulement eux et tant de forces organisées ou diffuses dans la société, ont a considérer qu’aucune reforme de leur organisation, dans la longue histoire du mouvement ouvrier n’a réussi à poser  l’activité de la personne et des entités constituées en mouvement et transformation comme base de la cohérence et de la coopération mondiale. Même si dans certains moments relativement exceptionnels de leur histoire ils y ont tendu.

 

Certes la cause première est l’opposition « naturelle » du système d’accumulation de capital comme base de développement social, les contradictions antagoniques et les limites infranchissable qu’elle contient à une cohérence et une coopération qui pèsent sur l’organisation des luttes ouvrières, salariales, populaires contre une organisation fondamentalement nouvelle et en santé suffisante de la société humaine.

 

Mais le mouvement populaire, ouvrier, salarial, dans sa lutte contre l’accumulation du capital au détriment des besoins sociaux a-t-elle dépassé elle-même le cadre de cette accumulation ?

 

L’ignorance et l’absence de formation ouvrière sur la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-devalorisation du capital, et son action limitée à la seule plus-value démontre que non. Comprendre les causes de la crise de production et du travail passe par là ! (1).

 

Le débat ouvrier et populaire, politique et syndical entre autres, ne se situe donc pas sur une réelle connaissance du monde humain, ici et maintenant ni sur son auto-connaissance, et c’est un grave handicap pour le processus en santé de l’humanité.

 

Le mouvement ouvrier a besoin de situer son existence ici et maintenant à partir de sa longue histoire, de ses efforts pour remédier à ses carences qui l’on conduit à tant d’erreurs et tant de drames et même de crimes, à l’instar des rimes du capital qu’il combat.

 

La connaissance du mouvement ouvrier, du mondial au local, ne se décrète pas, elle se recherche, s’enseigne et se transmets dans le mouvement du monde humain lui-même.

 

Pour ma part je relis les témoignages que la littérature bien abandonnée et si peu « conservée » y compris par nous-mêmes, du mouvement ouvrier contient et je vois bien à quel point les « corrections » se sont faites avec le nez sur le guidon, aujourd’hui encore, la « correction » des repressions staliniennes, des plus graves aux plus « ordinaires » par exemple, qu’il faut connaitre pour comprendre ; mais là n’est pas le seul sujet, même s’il en est un des plus graves.

 

C’est dans le développement des forces productives, leurs limites actuelles, leurs menaces, leur dangers et leurs nouvelles possibilités progressistes qui se situent et les possibilités d’action et de connaissance des développement possibles en santé.

 

La réponse coup par coup non située dans le contexte général du mouvement humain de la société, micro et macro dans son unité, induit des réponses objectivement et subjectivement incohérentes et inopérationnelles.

 

Le coup par coup qui est une loi relativement historique d’ici et de maintenant de l’activité humaine doit être resitué, dans le « congrès temporel et à venir » du PCF, dans le mouvement syndical et dans la réflexion de la société sur elle-même, des humains sur eux-mêmes, le plus largement et universellement possible.

 

Dixi et salvavi animam meam.

Pierre Assante. 09/02/2023 08:00:28.

 

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 09:28

 

Frédéric Boccara : face à l’acharnement d’Emmanuel Macron à construire une société hyperlibérale, opposer une vision de partage et d’émancipation pour un nouvel âge de la vie.

 

La bataille en cours contre le recul de l’âge de la retraite pose une question de civilisation, comme le dit le titre de l’appel que nous avons lancé avec des personnalités syndicales diverses (FSU, CFE-CGC, CGT), des organisations de jeunesse (JOC, Unef, Voix lycéenne, JC, UEC), des responsables d’associations (écologiques, pour la paix ou pour les services publics), des intellectuels, des économistes, des élus et des citoyens. Le temps après la vie au travail doit-il devenir l’antichambre du cimetière ou être un nouvel âge de la vie ?

 

Réforme des retraites : tout comprendre pour mieux vous défendre !

 

Un moment de la vie d’activités libres, avec une pension de retraite suffisante, des services publics à l’appui. Permettre un apport, tant à la vie sociale qu’à la vie familiale ou personnelle. 48 % des présidents d’association sont des retraités, qu’en sera-t-il demain ? Or reculer l’âge de la retraite à 64 ans (et avec une décote permanente pour la pension), le rapprocherait dangereusement de l’espérance de vie en bonne santé (65 ans) ! Alors que l’espérance de vie totale a déjà commencé à baisser d’après l’Insee.

 

Cela implique de s’attaquer à la domination du capital, sa logique, ses pouvoirs, ses coûts, d’entrer dans une autre relation avec les entreprises et les activités productives

 

Mais cela appelle un type d’économie complètement différent. Et donc une civilisation de partage et d’intervention sur l’économie pour une efficacité sociale, économico-écologique, de paix et internationaliste, visant le développement émancipateur des capacités de chacune et chacun, dont son temps libre. Cela implique de s’attaquer à la domination du capital, sa logique, ses pouvoirs, ses coûts, d’entrer dans une autre relation avec les entreprises et les activités productives, de faire cotiser les revenus financiers, de développer les dispositifs et les services publics tel l’appui à l’emploi, à la santé. Il faut prérecruter 100 000 soignants et 50 000 enseignants, pour les former, avec un présalaire, donc une cotisation pour les retraites, un engagement d’emploi à l’issue de la formation et une reconnaissance du niveau d’études.

 

Cela consoliderait le système immédiatement (cotisations) et à terme (apport de ces nouveaux travailleurs à la formation, la santé, etc., apport de PIB et de cotisations nouvelles). Le « quoi qu’il en coûte » doit servir à cela dans toute l’UE ! Des batailles convergentes mûrissent. La réforme Macron-Borne ne cherche pas à ce que la société travaille globalement plus pour créer plus de richesses, mais à faire travailler plus longtemps les mêmes et nourrir le capital encore plus. Alors qu’il y a 6 millions de privés d’emploi et d’immenses besoins à satisfaire !

 

À l’inverse, une exigence de solidarité nouvelle monte dans les luttes, une solidarité de rotation des rôles – entre travail, formation et retraite – pour un apport à un développement commun. Ces différentes propositions peuvent renforcer le mouvement social. Il commence à les porter, mais il y a un double enjeu à gauche, d’unité et de clarification. Car on est d’autant mieux armé contre une mauvaise réforme que l’on voit qu’on peut faire autrement. Cela exige un effort culturel, d’appropriation des idées et d’esprit de débat précis dans toute la société et par les organisations.

 

Frédéric Boccara, économiste, membre de l’exécutif national du PCF, membre honoraire du Cese.

L’humanité. 7 février 2023.

 

 

 

LIEN SUR "LA LEVEE EN MASSE" (Nous en sommes à l'acte 3 !)

et sur le N° d’ « Economie & Politique » sur "Travail, Emploi, quelle révolution ?"  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/la-levee-en-masse.travail-emploi.quelle-revolution.html

 

 

 

LIRE ci-dessus

VOIR AUSSI, SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE, sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/-01

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 08:53

  

ITER : IMAGE 360° DE LA SEMAINE | LA CRYOPLANTE

 

La cryogénie joue un rôle central dans le Tokamak ITER : les aimants supraconducteurs de la machine (10 000 tonnes au total), les pompes à vide, les boucliers thermiques et certains éléments des systèmes de diagnostic doivent être refroidis à des températures extrêmement basses.

 

(Cliquez pour voir une version plus large...)Pour mener à bien cette tâche stratégique, ITER exploitera l'une des plus grandes installations cryogéniques au monde, une  installation de 5 400 m² contenant environ 5 500 tonnes d'équipements et de nombreux kilomètres de canalisations qui géreront, produiront et distribueront les fluides de refroidissement nécessaires.

 

La construction de l'usine cryogénique d'ITER a commencé à l'été 2016 et le bâtiment était prêt pour l'équipement environ un an plus tard. Trois parties se partagent la responsabilité de l'approvisionnement de l'usine cryogénique d'ITER : l'organisation ITER, responsable de l'usine d'hélium liquide ; Europe, en charge de l'usine d'azote liquide et des systèmes auxiliaires ; et l'Inde, dont les entrepreneurs ont acheté les lignes cryogéniques, les lignes chaudes et les composants de cryodistribution.

 

L'installation est entrée dans sa phase de pré-démarrage à l'automne 2022. Les sous-systèmes entrent progressivement en essais dynamiques en prévision du démarrage des unités centrales de la cryousine - deux réfrigérateurs à azote et trois à hélium - au second semestre 2023. Une boucle fermée permettra simuler les différents clients à l'intérieur du Tokamak, "un peu comme un moteur prototype est testé sur banc avant d'être installé dans le véhicule réel", explique David Grillot, responsable de la section Système cryogénique d'ITER.

 

En déplaçant la souris de l'ordinateur vers le haut, le bas, la droite ou la gauche et en faisant rouler la molette de défilement vers l'arrière ou vers l'avant dans le cadre de cette "image 360° de la semaine", le spectateur peut saisir l'extraordinaire complexité de la cryoplante ainsi que l'étrange beauté de sa tuyauterie brillante, de ses réservoirs et de sa machinerie exotique.

 

Améliorée et affinée par le sous-traitant d'ITER Emmanuel Riche, la technique de photographie/réalité virtuelle à 360° offre une expérience encore plus saisissante lorsqu'elle est visionnée avec un casque de réalité virtuelle. (Si vous en avez un, cliquez sur la troisième icône en partant de la droite en bas de l'écran dans le lien ci-dessous et l'image divisée se transformera en 3D).

 

Cliquez ici pour voir et découvrir une vue à 360° de l'usine cryogénique d'ITER.

 

 

LIEN SUR "LA LEVEE EN MASSE" (Nous en sommes à l'acte 3 !)

et sur le N° d’ « Economie & Politique » sur "Travail, Emploi, quelle révolution ?"  :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/la-levee-en-masse.travail-emploi.quelle-revolution.html

 

 

 

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5 février 2023 7 05 /02 /février /2023 09:53

 

Besoin de parler et besoin de silence. Cet article et peut-être les suivants sont-ils de trop ? Mûrir sans cesse en processus social commun (triple tautologie) les pensées précédentes, n’a plus de sens que pour soi à un âge où l’intervention vers les autres à double sens s’éteint progressivement ou brutalement faute des moyens en santé suffisante, physiques et mentales, de communication ; et d’outil de communication, c’est-à-dire de contacts humains en quantité et qualité suffisante.

J’ai eu grande envie d’en rester à l’article précédent mettant en relation le puissant mais incertain mouvement sur les retraites avec le N° d’ « Economie & Politique » sur « Travail, Emploi, quelle révolution ? »(1) qui en propose les moyens, au-delà de la protestation. Mais je n’ai pas tenu une promesse vaguement formulée en moi-même et pour moi-même.

Tout cela ne pose pas des excuses,

mais des savoirs nécessaires à toute utopie anticipatrice

guérisseuse du processus humain malade.

SENTIMENTS ANTI.

Anti allemand, anti maghrébin, anti italien, anti russe, anti chinois, anti juif, anti musulman, etc.

Et « sentiment » anti-pauvre.

 

Certes la luttes anti nazi, armée, clandestine et de front international, objective et subjective, physique et idéologique,  a été légitime, nécessaire, justifiée, incontournable.

Bien que le volet idéologique n’ait pas été vraiment la priorité. D’où les sentiments pro et anti nationaux-nationalistes selon de quelle communauté historique on ait fait partie, rejetant une idéologie ouvrière et intégrant une idéologie interclassiste et ce qu’elle contient de guerrier en soi.

 

Dans le gel de 1799 de la révolution bourgeoise et populaire interclassiste, grand progrès mais aussi limites de la libération de l’aliénation de la production des produits et des gestes des produits , Bonaparte et le bonapartisme a envahi l’Europe et la bourgeoisie « française », en conflit et en alliance contradictoire mais non antagonique avec les bourgeoisies nationales, y a fait ses profits. Bonaparte étant corse, faudrait-il en avoir un sentiment anti corse : évidemment pas. Le peuple corse pas plus que le peuple français, la population de France, n’est pas responsable à titre « personnel » des aléas de l’histoire mondiale. Pascal Paoli en a témoigné auparavant.

 

Le conservatisme paysan attaché à la terre et la révolution agraire bourgeoise qui a induit les progrès de l’agriculture mais aussi l’attachement à la petite propriété contre la propriété collective (« mixte » dans un processus avancé) des moyens production, de gestion, des savoir et des techniques, et d’échange, est la base de sa propre dépendance-alliance à la grande propriété capitaliste, monopoliste, au capital mondialisé concentré, numérisé. Ce ne sont que les mêmes soubresauts qui agitent le salariat social démocrate, d’un commun soupir de douleur et d’impuissance.

 

Pour comprendre il faut se rappeler que les vainqueurs de 1815, cette l’alliance internationale bourgeoisie-aristocratie, absolue ou parlementaire,  légitimiste et orléaniste, dans ses différentes composantes d’accumulation de capital agricole et industriel, étaient présents à Paris pour récupérer des œuvres artistiques des pillages napoléoniens, à l’instar (sans comparaison mécanique) des pillages nazi du XXème siècle portés au paroxysme de son idéologie de domination et de « supériorité » nationale et de destruction des « vielles cultures » qui s’y apposaient pour soi « le judaïsme », et des nouvelles qui s’y apposaient en soi, « le marxisme » ...

 

La « guerre d’Ukraine » ressemble plus à la guerre prusso-française, kaiser et république bourgeoise, et son déchainement international que redoutait Bertrand Russel, avec ses illusions de l’empêcher par ses propres moyens et sa propre idéologie « philosophiquement idéaliste ». Déchaînement que combattaient l’autrichien Karl Kraus ou le français Jean Jaurès lequel l’a payé de son assassinat qui a précédé le déchainement guerrier. Combien d’intellectuel pacifistes sont passés pour des pro-despotes ou des pro-dictature de classe de « l’autre camp ». Il a fallu 4 ans pour que la prise conscience et la « victoire » d’un protagoniste, mélange détonnant à la longue (Traité de Versailles) remette relativement les pendules à l’heure d’une nécessaire et vitale coopération du local au mondial et du mondial au local. La « coexistence pacifique », cette utopie anticipatrice que seule l’élimination de la guerre du critère (et le processus économique et social pour l’atteindre) du % de profit P/C peut atteindre était leur objectif.

 

La destruction de coopération, fondamentale mais encore relative (ITER fonctionne encore ! Mais la station spatiale internationale est presque délaissée au profit d’une « conquête spatiale » privée à domination capital US ) est aujourd’hui d’un autre ordre. Tant sur le plan des immenses et croyables capacités militaires destructrices atteintes que de l’immense dépendance vitale du monde humain, indispensable et incontournable.

 

La destruction de coopération impacte très très gravement si ce n’est irrémédiablement la crise générale du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé, au cœur la suraccumulation-devalorisation du capital et ses conséquences sociales, institutionnelles et militaires, et la crise climatique liée à l’activité humaine sous le signe du profit immédiat maximum, ensemble létales pour l’humanité.

 

Le capital a développé les forces productives pour et dans son accumulation, mettant au second plan le développement des besoins sociaux, leurs évolutions-complexification-condensification vitale. Sa crise initiale et ses contradictions initiales atteignent le point de régression global de l’accumulation capitaliste et du processus de développement de l’humanité dans un mouvement intriqué.

 

Il ‘agit d’user des forces productives dans le sens de besoins sociaux, matériels et moraux, historiques et philosophiques en unité, dans leur inégalité de développement à réduire, de leur sur-produit, sa croissance exponentielle possible dans une révolution scientifique et technique vivable et de progrès, ce qui va ensemble.

 

La crise du travail, de la création-invention du « lit de Platon social » généralisé, et de la transmission générationnelle, intergénérationnelle, immédiate et à venir, dans la crise de la production, c’est la crise de l’achat obsolète de la force de travail. Le communisme n’est pas la dictature de la classe ouvrière mais l’hégémonie du salariat et de son « cœur productif » sur le processus productif, suivi du dépassement de l’accumulation du capital pour lui-même et de l’achat de la force de travail sur lequel repose cette accumulation.

 

Une rencontre amicale, la véhémence ou le silence des participants dans leur réactions diverses d’enseignants militants de gauche, sur les évènements du monde et les luttes sociales impressionnantes et utiles mais limitées dans leur contenu transformateur, réactions limitées elles-mêmes aux apparences immédiates m’ont laissé « à plat ». J’y réagis maintenant. L’imprégnation keynésienne et Piketty-enne joue le rôle de repoussoir contre l’économie marxiste, comme si l’ouverture d’esprit nécessaire à un rassemblement populaire de progrès était du côte de Piketty, ce qui a mon sens équivaut à dire qu’une ouverture d’esprit consiste à accepter l’idée que la terre est plate et que le soleil tourne autour d’elle. Certes Piketty (et consorts) est un chercheur travaillant sur une quantité importante de collectes de données économiques et sociales. Mais où en est la synthèse le rapprochant d’une incontournable transformation qualitative systémique qu’analyse et propose la théorie économique néomarxiste de régulation systémique, ou la synthèse en mouvement du système de concept ergologique s’appuyant sur l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail ? Une pensée « raisonnable et raisonnant » devrait à mon sens mettre en rapport pour comparer keynésianisme et marxisme ; mais le rejet du marxisme et de son processus procède de l’idéologie dominante qu’il faut dépasser, ce qui est mentalement difficile dans la « conformation » civilisationnelle antécédente qui obère celle à venir possible, en santé suffisante pour procéder.

 

Tous les antis qui sont des racismes-ségrégationnismes convergent vers l’élitisme et l’élitisme est toujours de classe dominante dans l’économie dominante et l’idéologie de l’économie dominante de classe dominante, jusqu’à la guerre physique, policière et militaire des riches contre les pauvres et des pauvres entre eux. Ils convergent vers l’idéologie anti-pauvres portée par les caractéristiques propres aux pauvres, infligées aux pauvres. La pauvreté ne peut être qu’analyse en termes de classe ouvrière, travailleuse.

 

Langevin-Wallon, dans leur reforme de l’enseignement posaient ce que posaient Marx et Engels, sur un plan culturel général, la formation-éducation ouvrière de « salaire-prix-profit » et son élargissement libérateur des aliénations, aux multiple et infiniment diverses activités humaines. Et aujourd’hui sur la crise de suraccumulation-devalorisation du capital, ses causes et son essence, le mode de rapports sociaux transmis et transformés par les classes dominantes de mode en mode. La réforme de l’école devrait être celle d’un savoir et d’une culture particulière et générale synthétiques, spatialement, temporellement, en unité et diversité de mouvement

 

L’humanité se trouve en face de choix essentiellement nouveaux échappant à ce défaut de transmission et aux difficultés de transition d’un système à un autre, en santé. Le travail est en mesure ou pas s’assumer ces transformations dans la production, la gestion et l’échange. C’est bien la tragédie de notre temps qu’on ne peut résoudre sans un processus de lutte et de conscience dans le processus inconscient du mouvement de la société humaine. C’est ce que refusent de voir et d’admettre (et même de comparer et discuter), les opportunismes de droite et de gauche dont les « populistes » de droite et de gauche mélanchon-iens et autres à l’instar des Lassalle ou Proudhon d’antan, sont porteurs et qui marquent négativement, à mon sens, leur action .

 

À qui, français, manque en mémoire les guerres napoléoniennes, les morts et les exactions de part et d’autre, les guerres et occupations coloniales et néocoloniales, manque les strates mentales nécessaires à l’analyse du présent, les causes du présent, les remèdes aux maladies sociales du présent. Manque que la société et les personnes dans la société payent cher en handicap de développement ou en régression de développement.

 

Tout cela ne pose pas des excuses, mais des savoirs nécessaires à toute utopie anticipatrice guérisseuse du processus humain malade.

 

Nation et marchés nationaux se sont constitués dans la marche du pouvoir économique et politique de la bourgeoisie, son hégémonie matérielle et idéologique ; et sa concentration mondiale, au delà de la bourgeoise nationale rend l’obsolescence des «octrois nationaux » triplement contradictoire : contradictoire avec le développement du capital lui-même, avec les limites systémiques de développement du capital, avec et dans l’anti-processus de développement et de satisfaction des besoins sociaux que ne contient pas, plus le capital, son accumulation, sa suraccumulation et sa devalorisation incurable sauf destruction partielle et-ou massive de ses produits, pour « redémarrer » sur d’ancienne bases qui ne guérira ni sa maladie, ni des menaces qu’il induit sur le processus humain vital.

 

L’anti-développement physique et mental au développement des grandes zones de développement font de l’anti tout court. Ils confondent les peuples qui les habitent et vie humaine qui les anime avec le système malade et obsolète qui les gère. C’est une façon de penser et d’agir conforme à la résistance que le capitalisme mène contre la transformation en santé du monde humain, forme de pensée qui croit au contraire lui mener une guerre en « en transformant le papier peint », qui croit en cela répondre aux injustices. Les injustices comme la « réformes » de retraites ou le mauvais « pouvoir d’achat » c’est-à-dire les moyens de mal vivre dans ce système ne tiennent plus aux possibles marges d’antan des « 30 glorieuses » du système. Elles ne sont plus à l’ordre du jour dans sa crise générale de baisse tendancielle du taux de profit et de crise de suraccumulation-devalorisation du capital, maladie incurable appelant un système nouveau, le communisme, participation démocratique et savante, individuelle et collective, autonomie et dépendance de la personne humaine, à la production, la gestion, la répartition des biens « matériels et moraux » tirés du travail, transformation en santé du rapport entre richesses naturelles et usage qu’en fait l’homme qui en est.

 

Pierre Assante. 04/02/2023 10:56:34.

 

(1) https://www.economie-et-politique.org/2023/01/11/numero-820-821-novembre-decembre-2022/

 

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 18:51

31.01.2023. ACTE 2 : 2,8 MILLIONS !

 

LA LEVEE EN MASSE

EN HAUSSE

 

TRAVAIL EMPLOI

 

QUELLE REVOLUTION ?

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 09:41

 

à R. 31.01.23

 

L’hier, l’aujourd’hui et le demain, le continu et le discret vont de pair. Le messianisme est tout à fait matérialiste (Le marxisme et son mouvement naturel évolutif néomarxiste économique, politique, technique et culture, en est). Il embrasse l’universel de l’espace-temps, la très courte, moyenne et très longue durée-volume-distance. Les superstitions qui se sont emparées (dans un temps court et primitif dans l’humanisation, à l’échelle universelle) du messianisme sont de l’ordre de la domination de classe, tout à fait provisoire à l’échelle de la transformation-evolution-croissance-complexification-condensification micro et macro de la nature et de la conscience de la nature sur elle-même, même mouvement et mouvement particulier et leurs inégalités variables de développement.

C’est je crois, d’une façon plus simple et compréhensible, ce que contiennent tes deux lignes de « conclusion ».

L’exprimer à ma façon, cela irait-il aussi, quand même ? Sans opposition mais complémentarité d’identité et de contradiction ?

En tout cas merci pour ta façon à toi bien plus pédagogique, nécessaire, indispensable, incontournable.

 

Pierrot. 31/01/2023 09:36:53.

 

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DERRIERE LES RETRAITES. Frédéric BOCCARA 

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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 08:51

 

DERRIERE LES RETRAITES. Frédéric BOCCARA 

https://www.economie-et-politique.org/2023/01/13/travaux-pratiques/

 

Retraites, prix de l’énergie, inflation, baisse du pouvoir d’achat, pauvreté, démolition de l’emploi, diffusion du chômage, casse des services publics, réchauffement climatique, exigence d’une nouvelle industrialisation, l’heure est aux travaux pratiques.

Retraites. L’heure est aux travaux pratiques de la bataille d’idées et des mobilisations. Cela nécessite, plus que jamais, de donner du sens, de la perspective, d’associer refus des régressions et propositions alternatives précises, viables et à la hauteur. Le « pour » des propositions renforce les mobilisations, renforce le rejet des régressions, le « contre ». Car on est d’autant plus contre une mauvaise réforme des retraites qu’on voit que l’on peut faire autrement.

Car précisément la situation politique du pays conjugue un immense rejet d’Emmanuel Macron et de sa politique avec une fracture profonde entre les oppositions, un brouillage d’idées sur les enjeux et les responsabilités. L’échec des solutions simplistes keynésiennes et des renoncements sociaux-libéraux ayant conduit au néolibéralisme actuel peut aussi alimenter un désarroi et un désespoir nihiliste.

Ainsi, les deux tiers des Français sont contre l’allongement de l’âge de la retraite. Mais le principal obstacle est celui du fatalisme, del’idée qu’on ne pourrait pas faire autrement et qu’il faut seulement mener une bataille pour imposer des garde-fous et limiter la casse, ou bien qu’il faut tout rejeter en bloc et soit « casser » le système politique, soit se mettre à l’écart, soit s’en remettre à un homme ou une femme providentielle.

L’enjeu du système de retraites, c’est son sens et son financement.

Son sens : une retraite à laquelle tout le monde arrive à bout de souffle ? Une retraite qui maintient les uns juste la tête hors de l’eau contre la misère extrême, en attendant la « fin de vie », et offre aux autres le mirage de l’épargne financière ? Ou bien une retraite, nouvel âge de la vie émancipateur et qui apporte à l’ensemble de la société ? Une défense conservatrice du système actuel ne suffit pas. D’une part Emmanuel Macron et Elisabeth Borne vont opposer les situations individuelles entre elles à l’infini pour diviser et fragiliser les convictions. D’autre part, avec les réformes Touraine, mais aussi Fillon, le système est parti pour se dégrader. Le statu quo n’est pas possible. C’est une transformation sociétale de grande ampleur qu’il faut viser, concernant toutes les situations des personnes âgées. C’est un enjeu de civilisation.

Son financement : abordons cette question de façon offensive. Oui, il va falloir dépenser plus. On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle, même si le déficit actuel et projeté est limitéCeci d’autant plus que l’appauvrissement des retraités et des futurs retraités, ainsi que le recul de l’âge effectif de départ, sont inscrits dans les réformes régressives passées qui sont entrées en vigueur.

Sur quoi repose le financement du système de retraites ? Son cœur, c’est l’emploi : d’une part la base salaires des cotisations sociales, d’autre part la base emploi de la production de richesses. C’est pourquoi le système de financement des retraites doit se préoccuper de l’emploi. C’est, en fait, le cœur de nos propositions alternatives de financement.

Il s’agit d’emmener les entreprises vers un chemin de progrès pour les désintoxiquer de la finance, baisser les prélèvements du capital (son coût) et pour qu’elles développent l’emploi en quantité et en qualité, donc une tout autre production, sociale et écologique.

Nous proposons pour cela deux leviers principaux : créer une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises (et élargir celle sur les revenus financiers des ménages) et pour accroître les cotisations moduler le taux de cotisation employeur à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires (y compris en ne pratiquant pas l’égalité femmes/hommes) et les dépenses de formation. De façon complémentaire, il faut revenir sur l’ensemble des exonérations de cotisations sociales.

Ces deux leviers permettraient de s’engager vers un chemin de progrès, à partir d’une réforme du système qui contribuerait ainsi à changer les gestions des entreprises au lieu de « laisser faire » les gestions anti-sociales qui le minent. La modulation est la façon d’augmenter les cotisations qui permet d’emmener les entreprises sur ce chemin social et qui rend efficace économiquement cet accroissement. Cette réforme serait aussi grandement appuyée, bien sûr, par un tout autre financement de l’activité en mobilisant le système de crédit et en utilisant, pour bonifier les taux, les milliards publics actuellement utilisés pour compenser les exonérations de cotisations sociales et baisser le coût du travail, ainsi que par des pouvoir nouveaux des salariés sur les entreprises et leurs décisions, visant d’autres critères que l’accumulation du capital et la rentabilité financière.

De son côté, le pouvoir macronien prétend que pour sauver le financement du système,« il faut produire plus de richesses donc travailler plus longtemps ». C’est une tromperie : il propose en réalité que, au mieux, les mêmes travaillent plus longtemps. Il ne propose donc pas de fournir globalement plus de travail (il facilite, même, les suppressions d’emploi et les bas salaires). Ceci alors qu’il y a 6 millions de chômeurs dans notre pays et d’immenses besoins insatisfaits de biens et de services (publics et privés) ! Il ne propose pas non plus un travail et un emploi de meilleure qualité ― donc plus efficace ― en développant la formation, en diminuant le temps de travail, ou en instaurant une véritable démocratie dans les entreprises et les services publics. Ce devrait pourtant être cela les priorités pour consolider et développer le système de retraites par répartition !

C’est toute une bataille à mener. Bien sûr, « projet contre projet ». Mais pas seulement. On ne peut pas laisser planer l’illusion qu’un pouvoir « bien intentionné », à la place d’Emmanuel Macron, pourrait d’un coup et tout seul changer les choses, sans appui des luttes, sans prises de consciences et sans commencer à exercer des pouvoirs nouveaux sur les entreprises, sur l’emploi. C’est donc aussi une bataille pour des avancées de prises de conscience sur ce qu’il conviendrait de faire :

  • ambition et sens de l’objectif social, sa cohérence avec des moyens et pouvoirs nouveaux ;
  • rôle décisif des entreprises et de leur gestion à changer, ceci pour toute la société.

C’est aussi une bataille pour des avancées partielles : quand une lutte, comme celle des contrôleurs SNCF fin décembre, est victorieuse sur les salaires et sur l’emploi, elle consolide le système de retraites.

Contrairement à ce que dit le pouvoir, le problème n’est pas avant tout démographique, il est économique : on prévoit +25 % de plus de 65 ans à l’horizon 2040, mais on prévoit aussi +60 % à +100 % de PIB en volume ! Sauf que le capital est assoiffé : suraccumulé avec une valeur qui s’est accrue en moyenne de 60 % depuis 2019, il lui faut donc prélever beaucoup plus de profit sur ce PIB !Mais voyons aussi, sur le financement, ce qui avait progressé lors du mouvement de 2019-2020 dans les consciences et qui se reflétait dans les prises de positions des associations, organisations syndicales et des partis. Il ne faudrait pas reculer à partir de ce point avancé :

  • affirmation généralisée qu’il faut taxer les revenus financiers… mais en laissant un flou : seulement ceux des ménages ou bien aussi ceux des entreprises ?
  • floraison de propositions sur l’idée d’une « modulation », aussi bien à Attac, à Copernic qu’au PS, et réaffirmation de cette proposition par la CGT. Mais, hormis du côté CGT, une modulation très limitée, portant uniquement sur la pénibilité (PS) ou sur certains types de contrats (Attac ou Copernic). Donc des éléments partiels insuffisants et aisément contournables. Cela viderait la proposition de sa portée effective, avec peu de rendement et peu d’efficacité sur la politique d’emploi. Elle doit porter sur l’ensemble des dépenses d’emploi et de formation.

Il nous faut aussi montrer que derrière la retraite se situent des enjeux pour toute la société, bien au-delà des travailleurs.ses, des retraité.es et de celles et ceux qui s’identifient au monde du travail. Cela ne peut pas être délégué aux organisations syndicales même si elles apportent leur pierre à cette idée.

Au-delà des retraites, le non à l’ordre existant et le oui à un autre ordre concerne tous les enjeux de la crise qui est là et grandit. Cet autre ordre, il faut à la fois en dessiner la visée (qui est de nature communiste) et en dessiner des éléments concrets, des jalons radicaux et immédiats pour paver un chemin, au moins avec de premières pierres, mobilisatrices et concrètes. Qui permettent donc de construire des rassemblements agissants et populaires.

Dans la pensée économique dite « hétérodoxe », certaines interrogations peuvent être un point d’appui ― pas toutes. Mais à condition de mener le débat, de dialoguer et de ne pas prendre en bloc ce qui est dit. Ainsi, dans Le Monde du 30 décembre 2022, Joseph Stiglitz reconnaît que l’inflation généralisée renvoie surtout à un problème « d’offre » (c’est-à-dire de production) plutôt qu’à une surchauffe due à la demande. C’est un point très important pour avancer l’idée que la priorité doit être d’agir sur l’offre et de développer l’emploi, donc sur les gestions des entreprises. Mais, dès qu’il passe à la politique monétaire, il en reste à une vision très traditionnelle : la Fed ne doit pas monter « trop loin et trop rapidement » ses taux d’intérêt. La situation exige au contraire de mettre en œuvre immédiatement des mesures de baisse sélective des taux d’intérêt ― pour les investissements qui développent l’emploi et la formation. Il y a là un débat fondamental avec le réformisme et les différentes formes de la social-démocratie, y compris lorsqu’elle se pare de radicalité. Il faut venir sur des contenus, pas seulement préconiser de faire un peu plus, ou un peu moins, la même chose. Des contenus qui sont, en fait, des contenus de classe (emploi et dépenses humaines versus capital) mais au service de toute la société. Notre revue tâche d’y contribuer à sa mesure.

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30 janvier 2023 1 30 /01 /janvier /2023 05:43
Andée Paule Lafont. Préface d'Aragon. 1962.

 

LA LEI DE L'ARGENT.

 

La lei de l’argent es pas una lei naturala

Coma lo solèu ò la pluièa

Es l’òme que l’a facha

Que la fa

 

Que la fa

Que la fa

Que la fa

 

Es pas une lei naturala

Pas une lei naturala

Pas une lei naturala

 

E s’es embarrat dedins

Embarrat dedins

Embarrat dedins

 

Es l’òme que l’a facha

E s’embarra dedins

 

Lo pensar es la lei de l’argent

Devengut  lei de l’argent

E la lei de l’argent es lo pensar

Devenguda lo pensar

 

Son pas entremelats entremelat entremelada

Son la meme cava

Même identitat dins la meme contradiction mortala

 

L'argent es la preson que l’òme s’es facha e que l’òme se va fa

 

Lei cavas lei mai simplas son lei mai complicadas

E la malautiá a son pròpre camin

Autonome : P/C

 

Pierron Assante. 30/01/2023 05:23:36.

 

 

LA LOI DE L’ARGENT

 

La loi de l’argent n’est pas naturelle

Comme le soleil ou la pluie

C’est l’homme qui l’a faite

Qui la fait

 

Qui la fait

Qui la fait

Qui la fait

 

Elle n’est pas une loi naturelle

Pas une loi naturelle

Pas une loi naturelle

 

Et il s’est enfermé dedans

Enfermé dedans

Enfermé dedans

 

C’est l’homme qui l’a faite

Et s’enferme dedans

 

Le penser c’est la loi de l’argent

Devenu loi de l'argent

Et la loi de l’argent c’est le penser

Devenue le penser

 

Ils ne sont pas entremêlés entremêlé entremêlée

C’est la même chose

Même identité dans la même contradiction létale

 

L'argent c'est la prison que l’homme s’est faite que l’homme se fait

 

Les choses les plus simples sont les plus complexes

Et la maladie a son propre chemin

Autonome : P/C

 

Pierrot Assante. 30/01/2023 05:39:17.

 

 

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 22:34

 

Cet article du 23 février 2022 est extrait du recueil : « L’ALTERNATIVE VITALE » complétée. Pierre Assante. Janvier 2022 - Juin 2022. 122 pages 430.000 caractères.

Le thème est évidemment toujours d’actualité et il faudra beaucoup d’avancées démocratiques et de luttes rationnelles, cohérentes et généreuses ensemble, de transformation, c’est-à-dire initiant des solutions de sortie-dépassement de crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, du critère P/C au profit d’un critère VA/CMF, fonds, crédits, DTS, droits du travail comme processus de la SEF et de la construction de nouvelle civilisation en santé sociale suffisante pour une appropriation de la nature en santé elles-mêmes.

 

PETITE VARIATION SUR UN THÈME DACTUALITÉ

JO BIDEN, l’homme que nous aimons le plus.

 

 

 

"ENTRETIEN" DU 23 FEVRIER 2022

Le vieil homme a bien du mal.

Il est sous la pression de son prédécesseur et de son « idéal » : rendre la grandeur à l’Amérique et à nous-mêmes.

Tâche difficile. Le capital est entré dans une crise généralisée de suraccumulation-dévalorisation disent certains. Cela veut dire qu’il ne réussit plus à s’investir globalement aux taux nécessaires à la production dans la concurrence internationale. Que nous ne réussissons plus à ….

Et que l’affaiblissement de notre puissance économique entraine l’affaiblissement de notre puissance militaire. Nôtre, enfin celle de Jo, et un peu la nôtre, oui… Surtout quand et si nous sommes loin de lui…

Certes nos grands groupes mondiaux industriels et financiers dans leur unité organique de fonctionnement, même si ça n’empêche par la guerre entre nous, réussissent à renflouer leur taux de profit en ponctionnant celui du monde entier. Mais il s’ensuit un affaiblissement et un appauvrissement relatif mais réel de ce monde entier.

Alors comment s’enrichir dans un monde qui s’appauvrit ?

Il faut contrôler le marché, s’emparer de tout ce qui résiste bien ou mal, dans les nations, les Etats et Zones de développement mondiales. Il faut montrer qu’on est là ; qu’on peut contre-résister et poursuivre ce qui a fait cette grandeur dont l’establishment est le témoin vivant, son luxe, sa culture qui a dominé le monde.

Qui a dominé le monde mais qui aujourd’hui se rétrécit, se fige et se pourrit. Aïe !

Ce pourrissement gagne, gagne ! S’étend ! Mêmes nos intellectuels organiques le disent…

Oui, cet homme nous l’aimons le plus. Il se peut que nous le trahissions un peu de temps en temps, mais il faut bien ! Nous avons quand même nos propres affaires nous-même. Quelquefois, nous craignons de nous tirer une balle dans le pied, pas sur le moment mais à terme, avec des décisions politiques de sanctions dans le monde. Sanctions politiques, sanctions économiques, sanctions culturelles qui affaiblissent le monde ; et que devient notre force dans un monde affaibli d’où nous tirons nos profits ? Nous inspirons, mettons la main à la pâte, mais il ne faut pas être plus Bideniste que Biden : s’il faut retirer la main, il faut retirer la main !

Mais comment faire ? Il faut bien vivre…

Salvien de Marseille en 439, dans son livre 5  « De gubernatione dei » mettait en garde les possédants et hommes de bien (de biens au sens propres) d'alors : « si vous tirez des produits du travail (de la force de travail humaine disent toujours certains), plus qu’il ne faut pour qu’il ne puisse plus se reproduire, ce sera la fin de l’Empire ». L’empire Romain d’Occident s’est effondré en 470…

Nous aimons plus que tout Jo Biden, notre suzerain. Nous le suivons presque aveuglément, tous unis derrière lui. Oui, presque. Mais comment résoudre nos problèmes ?

En plus si nos salariés, nos sociétés inventent des merveilles, de quoi dominer le monde et l’univers, MAIS ces inventions menacent aussi nos revenus et nos institutions : elles peuvent être employées pour un progrès qui réduirait nos profits. Réduire le coût du capital c’est frapper à la caisse ! La nôtre !

Et puis l’Empire, pas le nôtre, l’autre, l’ancien, s’est réorganisé dans une société nouvelle. Mais il a fallu des siècles. Le nôtre c’est celui des forces productives du XXIème siècle, mondialisées, numérisées, automatisées, et ça, ça coûte cher, bien plus cher que des esclaves et de la terre. Et puis c’est rapide, croissant, d’une croissance qui nous est propre et que nous ne pouvons changer. D’aucuns veulent aussi une croissance, mais pas comme la nôtre, d’une autre qualité, plus grande mais en « moins de volume », comme celle du cerveau qui grandit mais dont le contenu se condense par sauts de réorganisation et de qualité. Une vraie croissance, quoi ! Celle de l'humanité et de ses forces productives en quantité et en qualité, de pair avec celle de la conscience sociale : une croissance-évolution-complexification-développement "matériel et moral"; une santé du développement... Quels fous ! Pas possible ! 

Et puis, il y a une crise morale : les salariés, à la différence des petits paysans libres du V° siècle, même s’ils sont obligés, ne voudraient plus se vendre, ce qui en plus n’empêche pas ni les bagaudes nouvelles, ni leur fuite où ça ne nous rapporte plus pour nous, même si la fuite nous arrange aussi contre les luttes de classe quand elles nous menacent. Nous pensions l’avoir gagnée, la lutte de classe, mais nous nous interrogeons. Oui nous nous interrogeons !

Nous nous interrogeons par rapport à ceux qui posent le problème de la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion  « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.

Mais enfin, on ne peut pas faire ça ? Comment faire ça ?

Bon, nous continuerons d’aimer le plus Jo. Mais jusqu’à quand et jusqu’où nous mènera-t-il, JO BIDEN, l’homme que nous AIMIONS le plus ?

« Entretien » réalisé par Pierrot. 23/02/2022 09:17:46.

 

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 08:55

 

PATRICIA TEJAS.

Migrations :

Faux débats – Vraies solutions

 

Les migrations tiennent une grande place dans le monde actuel  et on s’attend à ce que cette place grandisse encore avec les transformations qui bouleversent les différentes dimensions – économiques, écologiques, anthroponomiques – de la civilisation contemporaine. Quelques données du problème, et quelques éléments de solution.

 

I/Les phénomènes migratoires, inhérents à l’espèce humaine  :

La migration est un phénomène attaché à la liberté la plus ancienne, celle d’aller et venir. Pendant de très longues périodes, elle a été la définition même de la liberté  : l’esclave n’était pas libre de quitter la maison de son maître et le serf n’était pas libre parce qu’il ne pouvait quitter le domaine de son seigneur. C’est pourquoi, nous sommes convaincus en tant que progressistes internationalistes que la libre circulation, donc la migration, est un droit fondamental comme le consacre l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme depuis 1948 « La liberté de circulation est le droit pour tout individu de se déplacer librement dans un pays, de quitter celui-ci et d’y revenir ».

A l’opposé, la xénophobie, la peur de l’étranger, de l’autre, donne une configuration particulière aux débats politico-médiatiques sur l’immigration. Celle-ci est présentée comme un problème. La hausse du chômage, la précarité, l’insécurité, bref tous les maux ou presque auraient un lien direct ou indirect avec le fait que les immigrés seraient venus prendre la place des nationaux. Le discours xénophobe s’appuie sur des mythes et des affirmations infondées. Toutefois, ceux-ci trouvent un écho bien au-delà des rangs de l’extrême droite. Les ambiguïtés des politiques publiques augmentent la confusion et ne favorisent pas une approche objective du phénomène. De plus, au débat sur les perspectives démographiques dans une Europe vieillissante s’ajoute le discours patronal qui considère l’immigration comme un simple vivier de main-d’œuvre au service des intérêts économiques du capital du pays d’accueil.

 

SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2023/01/13/

migrations-faux-debats-vraies-solutions/

 

______________________

 

 

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28 janvier 2023 6 28 /01 /janvier /2023 07:11

 

ECOLES FEDERALES.

 

 

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THEORIES CRISES DE SURACCU...DEVALO...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans commentaire.

Sinon un rappel des avancées dans la recherche economique, ergologique, anthroponomique etc., à ne pas opposer mais en usant de l'utilité sociale de leurs champs respectifs et particuliers, dans un procès de complexification-condensification-synthétisation en élaboration permanente et infinie.

 

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27 janvier 2023 5 27 /01 /janvier /2023 00:18

LA DÉmarxisation

La domination idéologique de classe

Et la riposte vitale populaire et de classe

LA REMARXISATION

 

DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE

TRANSFORMATION. EVOLUTION.COMPLEXIFICATION. CONDENSIFICATION

OU RÉSUME DE RÉSUME

 

PREMIERE PARTIE. LA GUERRE.

DEUXIEME PARTIE. SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

 

Le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_

NOUVEAU_a_partir_de_DEMARXISATION.pdf

 

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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 13:00

 

 

GERMAINE TAILLEFERRE

 

Le Quatuor Mona interprète

le Quatuor à cordes de Germaine Tailleferre :

https://www.dailymotion.com/video/x89lnv9

 

 

« Groupe des Six ». Groupe composé de Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre, auxquels il faut ajouter le septième, Jean Cocteau.

 

 

 

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