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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 07:03

 

Condensification : répondre de façon critique, scientifique et philosOphique à l’idéologie de la « décroissance ».

 

Je reprends plus bas un article du 28/03/2022 du recueil "HERESIE et ESPERANCE quand même" (Mai 2024-Décembre 2025) qui « résume » de nombreux articles sur ce que j’appelle « la condensification » qu’on peut trouver en cherchant « condensification » sur le blog : réorganisation dialectique de la nature et réorganisation dialectique sociale, naturelle-sociale, continue et discrète, continue-discrète, discrète au sens de sauts (quantiques) micro(s) et macro(s) de qualité.

 

La condensification est une réalité et un concept correspondant, qui décrit le mouvement et répond de façon critique par la même occasion à l’idéologie de la « décroissance ». Cette idéologique refuse d’imaginer autre chose que la croissance dans le système économique et social historique actuel, local-mondial, mondialisé, financiarisé, con-centré mais pas con-densifié, en crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

La croissance du capital, de sa production, de sa consommation, de son renouvellement élargi se veut croissante-linéaire-mécaniquement volumique en fonction du taux de profit, de son cycle A-M-A‘ alimenté par l’achat-vente de la force de travail humaine. Elle a tendance à l’être, linéaire, et ne l’est pas, et c’est bien ce qui constitue ses limites d’existence.

 

Certes, le mouvement cosmique est infini, mais passe par des mouvements (dans le mouvement global) de complexification de naissance-croissance-mort et transformation quantitative - qualitative (ce trait d’union est de Gramsci) engendrant le processus continue-discret (continu et par sauts, quantique, dialectique, contradictoire) cosmique (cosmique au sens du physicien grec et résistant Eftichios Bitsakis dans « Dialectiques aujourd’hui », Syllepse, 2006).

 

C’est bien de naissance-croissance-mort et transformation quantitative-qualitative du capital qu’il s’agit, dont les capacités de condensification sont limitées par les limites de sa qualité propre, historique, antagonique, à dépasser dans le processus travail-pensée de l’humanisation.

 

Petite note : la philosophie matérialiste d’Epicure, grand progrès antique, est historiquement celle du déclin de la démocratie (esclavagiste) athénienne, après les conquêtes et disparition d’Alexandre le grand, et le retour millénaire à la dominante aristocrate terrienne (strates sociales historiques issues de la révolution productive néolithique), sous de multiples formes. Cette philosophie a donc tendance à rechercher dans l’individualisme les qualités sociales perdues. La dialectique matérialiste nouvelle nait de la révolution industrielle mécanisée et critique son utilitarisme matérialiste mécaniste étroit résidant dans les intérêt immédiats, limites historiques propres de la nouvelle classe dominante.

 

La révolution industrielle numérisée contient contradictoirement le dépassement possible de l’individualisme dans le développement de l’individu, entre autres et fondamentalement la réduction du travail contraint et de sa mesure en temps (TTSM de production) par un développement inouï d’une productivité mise au service des besoins sociaux et leur développement-complexification-condensification.

 

22/02/2026 07:35:35.

 

13. LA CONDENSIFICATION C’EST QUOI ?

 

Mes excuses pour ce « barbarisme » !

Nous avons utilisé la métaphore de la construction-développement mentale du cerveau durant le processus ontologique de l’individu dans le processus phylogénétique de l’espèce et social de l’homme, en unité de mouvement. Nous l’avons utilisée pour décrire le processus de « condensation » qui est de fait une « simplification » dans le processus de complexification qui permet la réduction « en volume » dans la croissance, dans le processus de développement de la croissance.

 

Ni l'accumulation des données cérébrales et leurs combinaisons répondant aux besoins à satisfaire issues de perceptions traitées en fonction de ces besoins, de leur évolution, ni l'évolution ontologique-phylogénétique ne sont une addition volumique, mais une réorganisation continue-discrète, quantique, mettant en jeu une "structure fine" infinie de la matière, qui n'est pas (encore ?) accessible, au neurologue, au biologiste, au physicien...

 

Mais à l'instar des intuitions atomistes matérialistes antiques dans les progressions scientifiques et techniques de l'antiquité, le philosophe d'aujourd'hui que nous sommes tous individuellement-collectivement-sociologiquement peut accéder dans les progressions scientifiques et techniques de notre révolution scientifique et technique structuraliste du capital et du XXIème siècle, à une intuition approfondie, affinée, de qualité nouvelle, continuation discrète de celle passée, outil de nouveau dépassement.

 

« Sentir », observer cette réorganisation continue-discrète corpo-cérébrale ET observer la complexification-condensification sociale, ses limites dans le capitalisme, limites à dépasser, de dépassements en dépassements liés toujours plus intimement, finement, infinité de l'infiniment petit,  à l'unité de complexification-condensification cosmique, cosmique-discrète-quantique, constitue un mouvement en unité organique. On sent sans doute dans la construction de cette phrase l'unité mentale mutuelle-réciproque contradictoire qu'elle tend à décrire le réel; contradictoire parce que les mouvements du mouvement local-global sont constituées de forces en unité et en identité contradictoire. Le mouvement implique cette contradiction. Sans contradiction pas de mouvement, pas d'existant.

 

N'ayant pas les « capacités », historiquement, comme tout un chacun,  de démonstration scientifique, technique et sociale nécessaire et suffisante, Henri Lefebvre parle sans doute à tort, mais de façon illustrée, pédagogique, très intéressante et interrogative pour tout un chacun,  de postulat, ce qui fait évidemment controverse.

 

En outre, dans toute désadhérence conceptuelle « sans retour » des plus effreinées,il peut y avoir une interrogation rationnelle nécessaire en gésine.

 

La croissance implique une transformation qualitative permanente continue et par sauts de qualité dans le continu, et de condensation dans la transformation qualitative. On va prendre le risque dérisoire et "vocabularistique" de pousser le terme jusqu’à "condensification".

 

Il y a du continu dans le saut de qualité, de la croissance et de la «condensification».

La contradiction simple c’est-à-dire non-antagonique du discret et du continu, leur unité et identité dans la contradiction, est une propriété de l’univers (ou plutôt cosmos-Bitsakis), de la nature et par suite de tout mouvement, y compris social et mental en unité.

 

Dans le mouvement que nous avons qualifié de développement-transformation-évolution-complexification, la complexification de même contient de la condensation.

 

Qualifier le mouvement demanderait donc d’allier à l’image de développement-transformation-évolution-complexification, celle de « complexification-condensification ».

 

Ce petit rajout à la réflexion et à la qualification du mouvement ne peut se concevoir que dans la suite des réflexions sur le processus humain, en particulier celle de mes autres articles sur le processus de l’homme, de l’humanité, de la société dans son appropriation saine, en santé, de la nature, de l’univers ; en relation réciproque, mutuellement dialectique.

Tout ceci ne peut être séparé du développement de l’outil mental que constituent la dialectique hégélienne et sa « remise sur pied » matérialiste de la dialectique développée en mouvement continu et sauts de qualité par Marx et les communistes non dogmatiques ; et qui se poursuivra dans tout approfondissement de la conscience de l’homme sur lui-même à travers la synthétisation permanente elle aussi de l’approfondissement des savoirs, des techniques et de leur usage pour la lutte pour vivre et survivre de l’humanité.

 

Tout cela semble bien loin de nos préoccupations quotidiennes, justement pour vivre et survivre. À mon sens, tout cela est pourtant étroitement lié à la lutte humaine pour vivre et survivre. Lutte économique, lutte politique, lutte culturelle. Lutte pour le travail producteur de vie et de survie, de développment-tansformation-évolution-complexification-condensification.

 

28/03/2022 06:56:02. 

 

L'article N°13 est à la page 18 de 

"HERESIE et ESPERANCE quand même" SUR CE LIEN :

http://pierre-assante.over-blog.com/2024/06/heresie-et-esperance-quand-meme.html

Il « résume » de nombreux articles sur ce que j’appelle « la condensification »

 

Et cet article N° 9F

Condensification : répondre de façon critique, scientifique et philosphique à l’idéologie de la « décroissance ».

 est à la page 61 de 

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

 

VOIR  dans le recueil (lien ci-dessus) "INTRICATION QUANTIQUE" : 

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 20:56

 

FASCISMO-TECHNOLOGIE.

La fascismo-technologie est bien décrite dans l’exercice et les conséquences du taylorisme par Chaplin dans « les temps modernes » qui lui ont valu l’éloignement progressif souterrain puis ouvert par les autorités liées au capital. La méthode gouvernementale du capital est simple : couper des moyens de vivre l’opposition à son système, de « l’ouvrier à l’intellectuel » ; et ça semble à tout un chacun pas très grave, supportable relativement, et ça fonctionne idéologiquement, chacun défendant son beefsteak…

 

Gramsci, dans sa prison mussolinienne et dans son analyse du fascisme italien note la corrélation de la montée et de la prise de pouvoir et l’exercice du fascisme dans une révolution scientifique et technologique SANS révolution sociale correspondant à cette révolution scientifique et technologique.

 

L’idiotie analytique de Heidegger, lié un temps au nazisme, sur la technologie ne pouvait être que débile n’étant pas liée dans son raisonnement à l’usage de la technologie propre à un système. Cela aurait demandé de sa part réponse à son lien avec le système sous le nazisme, ce qui lui était évidemment impossible dans son instinct de conservation d’élite amorale. Quel usage d’un outil, comment et pour quoi en user, c’est la question de fond de toute avancée de la recherche fondamentale et appliquée et de l’organisation sociale qui en use.

 

Henri Lefebvre répond très bien à cela dans sa « métaphilosophie ».

 

L’humanisme intelligent et généreux d’Hannah Arendt sur les totalitarismes a manqué de cette corrélation entre mode de production, état des forces productives et organisation sociale. Ce « manque » est la maladie psychique généralisée de l’état de développement actuel de conscience du processus d’humanisation. La censure faite au marxisme en est un des éléments essentiels; et explique la bienveillance excessive d’Hannah Arendt envers son professeur et qui est plus que de la simple acceptation tolérante normale des idées des autres.

 

Entre violence verbale ou physique et soumission, contradiction identitaire, il y a peu de distance concrète.

 

Que le stalinisme ait été un totalitarisme, cela est incontestable et poser la question de ce totalitarisme avec la question du reniement stalinien du marxisme, de ses fondements et son développememnt dans sa nécessaire et insuffisante continuité discrète, c’est poser les raisons de l’échec du communisme d’Etat.

 

Cependant, dans ce totalitarisme, des forces progressistes issues du mouvement ouvrier se sont pourtant exercées , dans le domaine des connaissances entre autres, Vygotski, Leontiev, Chostakovitch, scientifiques et artistes etc… et dans le peuple et ses sacrifices inouïs qui a massivement, dans « l’alliance » antifasciste, vaincu Hitler.

 

Taylorisme et fascisme ont un rapport réciproque et le communisme ne peut naître d’un « taylorisme de gauche ». La croissance continue-discrète de l’autonomie relative de la personne et des entités humaines dans l’entité locale-globale qu’est l’humanité, est garante, et rien d’autre, d’une coopération-cohérence nécessaire suffisante du processus d’humanisation.

 

16/02/2026 09:04.

 

CET ARTICLE EST A LA PAGE 57 DE :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

VOIR  dans le recueil (lien ci-dessus) "INTRICATION QUANTIQUE" : 

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 08:56

 

« RadicalitÉ » et « juste milieu »

 

La « radicalité » attribuée ou revendiquée de courants sociaux divers, disparates, sans relation apparente, mais en relation réciproque effective, est le plus souvent une in-cohérence pré-existante renforcée et encouragée par les forces conservatrices garantes du système usé, vieilli, à bout de souffle mais résistant dangereusement, obsolescent, pour réduire les capacités de rassemblement salarié et populaire ; ceci est un résumé mais pas une caricature.

 

Cela a été le cas des brigades rouges (pas de majuscule) en Italie. « Rassemblement-réducteur radical » regroupement plus ou moins groupusculaire, plus ou moins soutenu, sous des formes hétéroclites issues d’un double mouvement de soumission et de protestation, impuissance-gesticulation unie .

 

Mais sans en arriver à cela, ce qui peut pourtant arriver, cette radicalité-confusion se manifeste sous diverses formes difficiles à combattre dans la mesure où elle s’exprime dans des périodes où le mouvement salarié et populaire est en rapport de forces en régression relative ou absolue, particulièrement sur le plan idéologique.

 

En régression ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de luttes des salariés, des populations, luttes sociales et sociétales, mais cela veut dire que la « proportion » relative nécessaire et suffisante de conscience dans l’inconscient social est insuffisante et que le processus inconscient social est en grande difficulté.

 

En ce sens cette fausse radicalité est le complément réciproque de la fascisation, au corps défendant ou pas des uns et des autres et de leurs oppositions formelles.

 

La cohérence et la coopération d’un rassemblement de progrès nécessaire et suffisant historiquement, « du moment », ne « vient » pas d’un « juste milieu », présidentiel entre autres, adoré par la sociale-libérale démocratie, « rouge » ou « verte ». La cohérence et la coopération naissent d’une appréciation sociale, scientifique et populaire la plus juste possible du mouvement de la société, particulièrement de l’état présent des forces productives, de son héritage passé, et de développement possible à venir; forces humaines, organisation technique et sociale du travail ; organisation technique-sociale-activité-diversité organique humaine.

 

Et pour ce qui de notre temps relatif court, moyen et long du XXIème siècle, de l’état des forces productives dans la numérisation, sur les strates vivantes des formes passées-présentes de l’organisation technique-sociale.

 

En ce sens la tenue à distance de l’analyse marxiste et des collectifs  humains qui l’initient continuellement et discrètement (par sauts micros-macro) et la pratiquent, analyse du présent et mise en œuvre de la transformation en santé sociale nécessaire et suffisante, continue-discrète… tenue à distance pratiquée par la classe dominante de la concentration capitaliste contradictoire localisée-mondialisée et par la « gauche » d’accompagnement est un handicap délétère que les brigades rouges, et leur conséquence, chute du PCI dans ses faiblesses, de la DC idem, montée de Força Italia puis de Fratelli d’Italia, illustrent.

 

Brigades rouges et autres formes  pratiques-idéologiques semblables pointent à nouveau leur nez, ici et ailleurs, dans la montée concomitante du fascisme.

 

C’est court, mais on peut développer, particulièrement dans un débat continu-discret, continu et par sauts de compréhension et d’action, compréhension-action.

 

20/02/2026 07:53:54.

 

CECI EST LA page 60  DE :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

 

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 07:19

Publié une première fois le 03/01/2026 18:34:51

 

 

nations : Révolution systémique de dépassement du mode de production et d’échange - et révolution de l’organisation mondiale des activités humaines.

 

Issue d’une contradiction organique, naturelle et sociale, une révolution ne se fait qu’à partir de l’état existant.

 

L’agressivité USA n’est pas celle d’un homme, mais d’un système de production et d’échange en crise ET d’une organisation de la mondialisation capitaliste en crise de croissance et de limite systémique de croissance,  les deux en unité.

 

Trump et Cie mettent en pratique la philosophie de la formation de la bourgeoisie avancée, celle de Hobbes, « l’homme est un loup pour l’homme ».

 

L’organisation humaine sous forme de nations-marchés-démocraties libérales en dissolution mondiale doit faire place à un processus d’organisation mondiale de coopération et de cohérence nécessaires et suffisantes.

 

L’intrication spatio-temporelle des activités humaines et l’organisation en nations entrent en contradiction.

 

Elles l’ont toujours été, comme l’a toujours été le capital, dans le processus naturel-social de mondialisation, mais atteignent leur paroxysme.

 

Notre opposition aux idéologies petites bourgeoises se réclamant du communisme, dans les périodes précédentes d’immaturité du mouvement et d’immaturité des conditions matérielles et morales de transformation nous ont caché « suffisamment » cette réalité.

 

Elle nous a caché la réalité de l’unité, de l’identité des contradictions des conditions objectives et subjectives du processus d’évolution sociale qui commence aujourd’hui à nous apparaitre ; commence pour une masse d’humains alors qu’elle n’apparaissait déjà aux « chercheurs », aux « ingénieurs de la transformation sociale » eux-mêmes, que dans le brouillard du processus inconscient de la société.

 

Révolution systémique de dépassement du mode de production et d’échange et révolution de l’organisation mondiale des activités humaines sont une unique et même révolution venue à ordre du jour du processus multimillénaire, millionnaire en années de l’humanisation, de l’homo habilis et son « galet aménagé » à la chaîne de montage numérique et l’organisation sociale horizontale-verticale qui la permet et ne la permet plus dans son état actuel.

 

Contradiction organique, naturelle et sociale, une révolution ne se fait qu’à partir de l’état existant, c’est à dire des nations qui ont constitué et continuent à constituer, en contradiction, la base de l’organisation des marchés locaux-mondiaux.

 

La recrudescence du souverainisme et du nationalisme est l’expression de cette contradiction dans les nations instituées économiquement avancées ; dans les révolutions bourgeoises anglaises,  continentales et USA etc., comme dans les nations constituées « après coup » ou un « avant » pré apparu, sur le  « modèle » d’organisation bourgeoise de l’économie et de la politique.

 

L’agressivité USA n’est pas celle d’un homme, mais d’un système de production et d’échange en crise et d’une organisation de la mondialisation capitaliste en crise de croissance et de limite systémique de croissance,  ensemble.

 

Qu’une personne incarne un état du monde c’est une évidence, mais ce n’est qu’une incarnation d’un état global, spatiotemporel en unité, identité, des forces contraires.

 

Manifester notre volonté d’y résister ce soir et les jours à venir,  sera d’autant plus efficace en unité avec une action locale-mondiale de transformation du mode de production et d‘échange et de l’organisation spatiotemporelle du processus humain, du processus de l’humanité, de l’humanisation.

 

Recherche, invention, transformations quantitatives-qualitatives, ont été la condition d’existence du processus d’humanisation et le restent, en croissance, complexification, condensification nécessaire, dont je donne souvent comme « exemple » celui de la croissance-complexification-condensification de l’accumulation quantitative-qualitative cérébrale.

 

Tant que l’ordre l’économique général de l’humanité, donc de l’humanisme, n’aura pas fait sien la théorie de suraccumulation-dévalorisation du capital en tant que crise et limite du capital et la nécessité d’en sortir dans une autre organisation de la production et de l’échange, les menaces de toutes  sortes contre la survie humaine, climatique, chimique, géologique, biologique, psychique, … d’origine humaine, sociale, au-delà des naturelles, ne pourront être écartées ; pourront du verbe pouvoir !

 

Trump et Cie mettent en pratique la philosophie de la formation de la bourgeoisie avancée, celle de Hobbes, « l’homme est un loup pour l’homme »

 

Nous mettons celle de Marx et de l’ordre nouveau gramscien, et du mouvement ouvrier qui l’ont permise, coopération, cohérence,  partage du développement de forces productives et aujourd’hui de leur numérisation-mondialisation démocratique.

 

Leur complexification-condensification sans laquelle le processus se fige et meurt.

 

Se réclamera de la santé « de  la famille et de la nation » sans se réclamer de  la santé de la société c’est la contradiction mortelle de l’extrême droite. La santé de la personne et des entités humaines ne peut passer que par la santé nécessaire et suffisante de la société.

 

Pas de santé sans santé sociale nécessaire et suffisante, ce que le capital, son accumulation et son alimentation délétère par l’achat de la force de travail, le salariat sous toutes ses formes anciennes et nouvelles, ne peuvent absolument pas assurer. Ce dépassement, est évidemment un processus. La lutte contre la « réforme » libérale de la retraite en fait partie ; l’emploi et la formation et la révolution de l’usage de la monnaie et des institutions monétaires de même.

 

L’organisation humaine sous forme de nations-marchés-démocraties libérales en dissolution mondiale doit faire place à un processus d’organisation mondiale de coopération et de cohérence nécessaires et suffisantes ; qu’on interprète pas ça stupidement comme une condamnation de la démocratie et son processus millénaire à pas très lents puis rapides dans la société marchande moderne, puis de régression, mais comme un projet-processus-praxis de croissance  de l’autonomie relative de la personne humaine dans celle des entités humaines et de son entité globale-diversification, de production et d’échange au-delà d’une conception CFDTiste restreinte d’autogestion finalement libérale se fondant dans le système.

 

Pallazzo d'Assisi, le 03/01/2026 18:34:51 le 03/01/2026 18:34:51

 

CECI EST LA page 30  DE :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

 

VOIR dans le recueil (lien ci-dessus)

"INTRICATION QUANTIQUE" : Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 18:53
Lors d'un débat de Femmes de Méditerranée à Marseille

 

Mort de Leïla Shahid, une résistante palestinienne

La diplomatie de la vérité.

L'Humanité, 29 fevrier 2026

 

Déléguée générale de Palestine en France puis auprès de l’Union européenne, elle incarnait la lutte d’un peuple pour son autodétermination. Elle était une grande amie de « l’Humanité ». Elle est décédée le 18 février dans le Gard. Elle avait 76 ans.

 

Karama. Dignité en arabe. À lui seul il dit Leïla Shahid qui, le 18 février au matin, nous a quittés. Dignité parce que cette grande dame, infatigable combattante et diplomate palestinienne, a toujours préféré affronter que subir, la vie comme la mort. À l’unisson de son peuple, elle était une résistante.

Née le 13 juillet 1949 à Beyrouth, au Liban, issue d’une famille très impliquée dans le mouvement national palestinien, elle s’est elle-même rapidement engagée au lendemain de la guerre des Six-Jours. Elle adhère au Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, et démarre une activité politique et sociale dans les camps de réfugiés du Liban du sud. Un sujet au centre du problème palestinien, témoignage de la Nakba (la catastrophe) et de l’expulsion de centaines de milliers de personnes en 1948 par ce qui allait devenir l’armée israélienne.

Les réfugiés ne quitteront jamais le cœur et l’esprit de Leïla Shahid. Elle consacre sa thèse à la structure sociale de ces camps qu’elle connaît bien. Elle fera toujours sienne cette revendication du droit au retour des réfugiés palestiniens.

 

SUITE sur ce lien :

https://www.humanite.fr/carnet/leila-shahid/mort-de-leila-shahid-ancienne-deleguee-generale-de-la-palestine-en-france

 

 

VOIR aussi :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 08:27

 

MARX, ENGELS, L’OPPOSITION PLEKHANOV-KAUTSKY / LÉNINE, LA TRAME ET LE TISSU DE LA PRODUCTION DES RAPPORTS SOCIAUX.

 

Marx, Engels, l’opposition Plekhanov-Kautsky / Lénine, LA TRAME et le tissu, les tissus de la production de la production et de la production des rapports de production, des rapports sociaux.

Tout le processus continu-discret d’humanisation est là devant nos yeux ouverts ou fermés. Nos yeux sont à la fois individuels et collectifs, d’où la nécessite des yeux du parti, et de tous les yeux de la société, ouverts ou fermés.

 

Il n’y a pas d’existence humaine possible sans production nécessaire à la vie humaine, dépendante de nous tous.

L’humanité et l’homme n’est pas une réalité figée, biblique, mais un processus. Un processus est à la fois continu et discret, c’est une propriété cosmique comme sociale en unité organique. Discret veut dire par sauts, à l’instar de la conception et de la réalité de la constitution quantique de la nature, du cosmos, qui « s’applique » à tout existant dans ce lieu de l’univers, le nôtre, spatiotemporellement infini, dans le « petit », le corpuscule, comme dans le « grand », l’étoile, les galaxies, la matière.

 

C’est un préambule nécessaire, idée élémentaire mais totalement zappée par notre mode de vie quotidienne et ses préoccupations aliénées par un système social qui nous fait oublier et la nature et la société dans laquelle on vit, nous fait oublier « l’eau », « l’air » dans lesquels nous vivons.

 

La production, les rapports de production, les rapports sociaux constituent un tissu, des tissus unis organiquement et contradictoirement, unité et identité des forces contraires locales-globale,  d’une complexité infinie et qui se tisse, comme tout « cosmique » de façon continue et discrète. Tissu non uniforme, non linéaire, mais infiniment diversifié, causal et aléatoire.

 

L’opposition Plekhanov -Kautsky/Lénine c’est le rapport du causal, de la maturité d’un moment du processus pour effectuer un saut de transformation, dans lequel intervient l’aléatoire ; l’aléatoire, la part du tissu cosmique infiniment « petit » non accessible à la connaissance humaine et aux outils humains physique et mentaux de la connaissance, et qui agit sur le « grand ».

 

Les débats du passé proche, lointains, très lointains, antiques et modernes, sont aussi ceux du présent, encore faut-il les tenir et ne pas les ignorer, tendance d’un système social à courte vue, le taux de profit, la plus value, et la suraccumulation-devalorisation du capital qui en résulte et plombe la recherche et le développement, les besoins sociaux, leur mouvement, la vie quotidienne.

 

Plekhanov estime contrairement à Lénine que les conditions de la révolution prolétarienne, le dépassement-abolition progressif et radical du salariat dans un nouveau mode de production et d’échange ne sont pas réunies ni en Russie ni en Europe de l’Ouest. Je caricature, certes, mais il y a de cela.

 

L’intervention de Robespierre ou de Saint Just dans la transformation du post-féodalisme de la monarchie absolue née par la montée de la bourgeoisie et de l’industrialisation et son accumulation de capital, montre au contraire l’effet de la volonté sur les conditions matérielles et culturelles de cette transformation.

 

La comparaison avec la révolution bourgeoise anglaise (son apparition précoce peut expliquer cela) illustre les différences de processus. Certes, la Restauration en France peut signifier que le saut de la Revolution française nie l’effet durable du volontarisme de la bourgeoise révolutionnaire française. Mais c’est oublier les effets à long terme d’une avancée processuelle qui va créer la Commune de Paris (apparition précoce de même), processus avancé avant les autres, battu aussi, mais contenant une suite dans le mouvement ouvrier, « déterminante » (relativement, rien n’est « déterminant » mécaniquement et absolument, mais causal, relatif et aléatoire) dans l’évolution locale-globale de la société humaine mondiale.

 

La NEP chinoise, entre tant d’autres mouvements sociaux, mais d’importance cosmique (tout est cosmique) dans la lutte des contraires capital/travail, ses succès, ses limites historiques locales, les limites de son histoire passée-présente dans les limites historiques mondiales et leur besoin local-global de dépassement-évolution, sont de cette suite ; processus historique non dominant dans le processus cosmique, tendant à être dominant, et produire la résolution de la contradiction Capital/Travail, même si en Chine même cette résolution est loin de constituer une évolution dominante : faiblesse originelle d’une NEP nécessaire et insuffisante.

 

On peut die que le Plekhanov a triomphé du moins provisoirement dans notre analyse ou plutôt nôtre inconscient. Autrement dit l’analyse social-démocrate-libérale est majoritaire, socialement dominante, dans la production-les-échanges-et-le-psychisme, de façon réciproque, dialectique. La rupture du socialisme-communisme national dans la révolution scientifique et technique mondiale, le mode d’accumulation locale-mondiale du capital, l’organisation mondiale du travail et des institutions et leur rapport triple dialectique, produit un rapport de force qui pousse au « plekhanovisme » : à la prépondérance de l’idée que les conditions matérielles ne sont pas réunies, point à la ligne, contre celle que les conditions matérielles peuvent être réunies, donc le saut de transformation, son processus, possible.

 

La triple motivation de Lénine était l’assassinat de son frère par le Tsar, la rencontre avec le marxisme économique, philosophique et politique, une évaluation volontaire des possibilités d’usage de l’état de la société Russe (et mondiale, mais ça c’est un autre sujet) par rapport aux possibilités de saut de transformation.

 

On sait que ce n’est pas la croissance continue de l’autonomie relative de la personne et des entités humaines qui a motivé ensuite les bolcheviks, mais leur régression staliniennes, passage non-obligé-non pré-déterminé, qui font partie, évidemment, des conditions « matérielles et morales » dans le mouvement ouvrier, salarié, populaire, local/mondial.

 

Ceci dit l’analyse de l’évolution des forces productives dans la production, l’échange et la gestion NUMÉRIQUES entrent de façon inouïe dans nos capacités et incapacités d’analyse et de construction de la « maturité » de « conditions » et dans notre volonté ou involonté de transformation et de satisfaction des besoins sociaux humains nécessaires et suffisants ou insuffisant.

 

Ce qu’il y a de plus « inouï » dans l’inouï de la révolution technique numérique, c’est la transformation inouïe du travail, des conditions de travail et leur attaque frontale et destructrice de l’usage capitaliste de la révolution technique numérique.

 

Evidemment le caractère numérique de la production et de l’échange pouvant libérer de l’aliénation laborieuse par l’usage sain physiquement et mentalement, « naturellement », d’une croissance inouïe et saine elle-même de la productivité, la réduction du temps de travail contraint nécessaire et suffisant et sa contradiction, la croissance de l’activité libre nécessaire et suffisante, contient tout le substrat des techniques, des inventions, des consensus en processus matériels et moraux, des modes de production et des moyens de production stratifiés : cueillette, chasse, « artisanat matriarcal » du « communisme primitif »,  manufacture et grande industrie mécanisée ouvrant sur l’industrie numérisée.

 

La numérisation comme la technique qu’est İ.A. (et non une intelligence ; l’intelligence c’est la nôtre, la votre) sont traitées par le capital comme une abstraction absolue et sont pour le capital une abstraction mentale, une désadhérence conceptuelle aveugle de toute mesure des besoins sociaux (et du temps de travail pourtant qu’il impose, du taux de profit pourtant qu’il exige) et niant toute transformation-évolution possible de cette mesure dans les valeurs sans dimensions, celle que contient l’autonomie croissante continue-discrète-relative de la personne humaine dans les nécessités naturelles et sociales.

 

 L’invention de « l’artisanat matriarcal » et la fabrication du lit « de Platon », physique et mentale, ne peut être que présente dans toute invention de production et d’organisation sociale. C’est l’histoire du travail-pensée de l’humanisation : nous replacer-resituer dans l’évolution du galet aménagé de l’homo habilis vers la chaîne automatisée-numérisée d’assemblage et l’organisation horizontale-verticale sociale qui la permet, « de la mine à la vente-distribution » nous donnera les clefs de compréhension d’une autre organisation sociale possible en santé sociale suffisante, dépassant l’état de maladie finale du système capitaliste incapable d’atteindre ni la mondialisation ni la santé sociale suffisante de cette mondialisation,  pour perdurer en tant qu’organisation de l’humanisation continue-discrète.

 

La pensée dialectique de passage de la non-contradiction à la contradiction, qui entre aussi relativement et de plus en plus en processus dans la pensée idéaliste, mais de façon decousue, structuraliste, insuffisamment synthétique, est un besoin, un outil du besoin de conscience.

 

Tout le processus continu-discret d’humanisation est là devant nos yeux ouverts ou fermés. Nos yeux sont à la fois individuels et collectifs, d’où la nécessite des yeux du parti, et de tous les yeux de la société, ouverts ou fermés.

 

18/02/2026 06:29:42.

 

 

VOIR :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

VOIR  dans le recueil (lien ci-dessus) "INTRICATION QUANTIQUE" : 

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 18:48
CHRISTA WOLF

 

 

ChÈre Christa,

 

Toi qui as tenu bon jusqu’au bout dans le SED malgré ta lucidité critique sur l’état de la RDA et du Monde, tu savais que des cités ont disparu détruites par d’autres cités, plus jeunes plus dynamiques dans une invention-développement nouveau de ses forces productives ou encore assez fortes malgré leur déclin, ou par des catastrophes naturelles ou tout simplement dans les limites structurelles de leur mode de développement et-ou par les trois conjonctions.

 

Tu savais aussi que tes propres erreurs étaient cependant collectives conscientes-inconscientes en mouvement et leurs remèdes de même, mais qu’il fallait le temps au temps et le temps à soi, à toi.

 

Tu savais aussi que les remèdes ne sont pas spontanés ni infaillibles ni donnés, et que les régressions-disparitions occupent l’éternité des créations et des destructions des essais infinis du mouvement cosmique.

 

Tu as trouvé cependant une constante dans les comportements humains, des rapports de dominations, de hiérarchies, de l’aveuglement des dominants et de leurs pouvoirs.

 

Certes ces constantes ne sont que relatives, par exemple le temps d’un développement des systèmes marchands et de leur accumulation sociale asociale, en contradictions avec les besoins de développement continu-discret.

 

Nous savons bien maintenant que les constantes  physiques  mêmes cosmiques, ne sont pas constantes, varient dans la croissance de la complexification et de la condensification naturelle et sociale, naturelle-cosmique-sociale, et pour ce qui est de notre petite histoire de l’Humanité, du galet aménagé à Nous ; nous replaçant-resituant dans l’évolution du galet aménage de l’homme habilis vers la chaîne automatisée-numérisée d’assemblage et l’organisation horizontale-verticale sociale qui la permet, « de la mine à la vente-distribution », ce qui nous donnera les clefs de compréhension d’une autre organisation sociale possible en santé sociale suffisante, dépassant l’état de maladie finale du système capitaliste incapable d’atteindre ni la mondialisation ni la santé sociale suffisante de cette mondialisation,  pour perdurer en tant qu’organisation de l’humanisation continue-discrète.

 

Les constantes physiques cosmiques… Alors pourquoi pas les constantes de mentalité héritées d’un moment de leur naissance dans leurs conditions matérielles historiques…

 

… et les rapports sociaux dialectiques réciproques entre les constantes de mentalité et les constantes des forces productives de mode de production millénaire marchand dont nous ne sommes que l’extrémité continuée-transformée quantitativement ; l’extrémité continuée-transformée quantitativement d’un mode de production développant-aliénant antagonique, le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé et sa maladie mortelle-létale de suraccumulation-dévalorisation du capital ; quantitativement, « aspirant » socialement, culturellement et cultuellement à la qualité nécessaire et suffisante, continue-discrète.

 

Quand tu nous décris les difficultés de Rita du « ciel divisé », lors de son stage dans l’usine de wagons et leurs relations avec celles de construire un autre mode de production-mentalité, tu nous aides à comprendre ce qui dialectiquement ne peut être séparé pour une transformation, un amour, réussis.

 

Dévouement handicapé, compétences-incompétences, discrétion au sens affectif mais pas sans rapport au sens physique-scientifique-moral, ambition-compromission, mais les choses qui vont ou qui iront, et des déceptions-satisfactions-malheur-bonheur de courte et longue durée ; s’instruire-s’instruire-s’instruire, pluridisciplinarité « matérielles et morale » pour construire, construire, construire.

 

Plaisir du travail de savoir et de faire avec, relativité et processus de nécessité naturelle et sociale, naturelle-sociale ; autonomie-dépendance ; soi en mouvement et entités humaines en mouvement.

 

Entrevoyant cela, dans un rapport de jeunesse à ma fédération sur la motivation des militants dans la division du travail militant dans la division elle-même du travail social-asocial, il m’est revenu avec la mention « idéaliste ». Sans doute l’étais-je et l’était-il, mais la réponse, n’abordant que l’élément des « conditions matérielles », alors que les mentalités font partie des conditions matérielles, circuit électrique-chimique « individuel-collectif » du collectif des cerveaux humains sociaux, qui ne peuvent être que sociaux évidemment…

 

Merci Christa, aussi bien pour ta Cassandre que ta Médée que ton August et toi-même, ce que tu fus et est, qui aident à vivre en faisant en sorte de me situer, de nous situer au-delà de notre cercle restreint, et renoue avec nôtre intrication quantique cosmique naturelle aliénée dans notre corps par le système provisoire inviable et invivable en l’état systémique ici et maintenant.

 

Coopération, cohérence, partage c’est l’expression de cette intrication quantique qui fait DE chaque objet de durée et de chaque infini moment micro-méso-macro de condensification salvatrice de continuité-discrète, d’auto transformation corpusculaire, stellaire, biologique, psychique… qui fait cette partie concevable de l’univers énigmatique, notre cosmos, le nôtre, nôtre vie, notre instinct et nos actes de conservation-complexification-condensification, de réorganisation intime et sociale continue-discrète en santé nécessaire et suffisante.

 

Merci Christa, tu vis en nous, dans ce que nous avons de plus vivant de socialisme et de tout, de continu et de discret, quantique (1).

 

Tu serais sans doute heureuse d’apprendre les progrès des connaissances historiques sur Troie ou Mycènes ou la Crête, ou le Croissant Fertile (fertile et fécond ), sa révolution néolithique-agricole, ses cités, et « hélas, hélas » le passage « obligé ? » de l’accumulation « égoïste » débutante sumérienne et son écriture qui t’a permis… tes romans intelligents .... Tu en as déduit l’exposé de progrès de conscience dans la littérature ou les choses de la vie en général, tes choses de la vie… et du souvenir vivant, créant.

 

… progrès des connaissances historiques, j’en suis content pour toi, avec toi, puisque la résurrection c’est ça, la vie positive du passé, du présent et de l’utopie anticipative en soi, dans soi.

 

Pierrot.15/02/2026 17:27:46.

 

(1) 

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

VOIR  dans le recueil (lien ci-dessus) "INTRICATION QUANTIQUE" : 

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 05:17

 

 

DUBCEK, avril 1968, discours au parti

ET LES EVENEMENTS DE 1968

EN TCHECOSLOVAQUIE

 

Les évènements de Tchécoslovaquie ne sont pas les évènements de Tchécoslovaquie, mais « une part » unie-réciproque d’un mouvement local-global de la société humaine.

 

Les années 1960 marquent le « début » d’une nouvelle transformation inouïe des forces productives, techniques, scientifiques, sociales, culturelles, économiques, politiques, en unité organique, et du besoin social de les mettre au service du processus d’humanisation en santé nécessaire et suffisante répondant au développement des besoins humains, « matériels et moraux ».

 

Les événements de 68 en France et en Tchécoslovaquie et dans le monde, une nouvelle irruption de la jeunesse, des colonies, de l’enfance et du salariat, des femmes, de la classe ouvrière de production matérielle, tout cela a un sens commun, un sens social commun, un sens économique, social, culturel et cultuel commun.

 

Ces années 60 voient une effervescence de débats scientifiques, politiques, économiques, culturels inouïs, dans lequel nous, je, ils, avons tenté de participer.

 

Ce qui se passe dans la société en général se passe aussi dans les partis communistes qui sentent bien qu’il n’est plus possible de camper sur un rapport de force et des conquis sociaux établis dans la victoire contre le nazisme, dans les victoires nationales établies contre le nazisme et leurs infinies relations réciproques, mondiales, humaines; et qu’il faut les développer quantitativement-qualitativement.

 

L’intervention ci-jointe de Dubcek part, ses enseignements et ses limites,  des difficultés propres nationales, mais les lie à l’évolution générale « du Monde » en posant la question, comme préliminaire à toutes action concrète, de l’intervention des peuples et du lien entre des « représentants communistes » et le peuple, ses besoins, leurs complexification-condensification nécessaire insuffisante, dont l’économie des moyens économiques (et non l’austérité économique, idéologique et politique), est au cœur des solutions.

 

Certes ce vocabulaire, et le mien à cet instant, n’est pas encore en vigueur, ni à cette période ni à la nôtre, mais se comprend dès lors.

 

L’intensité des rencontres entre partis communistes en 1968 devrait éveiller notre curiosité aux besoins d’alors et d’aujourd’hui de transformation sociale et de transformation des partis communistes en tant qu’animateurs non unilatéraux d’une voie démocratique d’évolution-disparation progressive et radicale des Etats de classe, processus de notre XXIème siècle à accomplir ou à mourir.

 

Evidemment pas la « transformation-régression » inouïe suicidaire incroyable, impensable, mais vraie, réelle à l’italienne.

 

L’intervention soviétique mettant un point final provisoire à ces rencontres et leur contenu ET la progression inouïe du libéralisme mondialisé, financiarisé dans la concentration mondiale des capitaux en guerre et leurs institutions de guerre,  sont un seul et même mouvement dilectique, non irrémédiable, mais pesant fortement sur le processus d’humanisation continue-discrète, naturelle-quantique et la santé nécessaire et insuffisante du processus social, de l’organisation en santé suffisante de la production et de la gestion de l'humanité par les humains.

 

L’intervention soviétique et ses corrélations réciproques, organiques, régressives, dans les partis communistes.

 

Ce discours ci-joint (lien ci-dessous), historique, n’est pas « la solution », mais sa connaissance fait partie des savoirs nécessaires dont le contournement aggrave le déficit humain. La connaissance se partage et l’effort de compréhension de même.

 

https://pierreassante.fr/dossier/NC_1968_09_n016.pdf

 

15/02/2026 04:21:17.

 

 

(Ouvrir le lien et descendre dans les pages successives)

 

*******************

 

Voir aussi un article précédent du blog :

https://pierre-assante.over-blog.com/2026/02/international-nation-cite.unite-du-conscient-et-de-l-inconscient.unite-de-mouvement.intrication-quantique.condensification.html

 

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14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 08:14

 

Il est urgent d’y remédier.

 

J’ai été secrétaire de section dix ans ;

responsable national fédéral syndical 10 ans de même.

J’ai participé à des négociations ministérielles ;

à une commission du secrétariat général au plan.

 

J’ai été 30 ans délégué syndical CGT de mon établissement en tant que personnel ouvrier et de service;

Et 63 ans membre du PCF et le reste.

 

Autodidacte, j’ai beaucoup lu et entendu dans plusieurs domaines variés ;

et j’ai une petite expérience scientifique et musicale.

 

Ce n’est pas un palmarès, mais un constat d’expérience possible; ce qui est le cas de tant de militants et citoyens.  

 

Question d'utilité ou d'inutilité.

 

J’ai gardé de nombreux « cahiers du communisme » depuis 1964 des congrès et autres documents ; les relisant, il me semble que malgré des avancées théoriques importantes en particulier économiques marxistes, ces avancées si je ne me trompe, ce qui est évidemment possible, se sont heurtées aux limites nationales, ce qui se lit dans de multiples interventions, des plus intéressantes d’ailleurs.

 

Limites nationales contradictoires avec l’évolution des forces productives et leurs conséquences politiques réciproques, la gestion de la société humaine par les humains.

 

Le déficit de coopération, de cohérences, de partage, dans l’intrication mondiale avancée, handicapée par le système capitaliste, ce déficit est au cœur de toutes les crises, certes climatique entre autres, mais aussi politique, biologique, sanitaire, alimentaire, chimique, géologique, idéologique et culturelle, organique du travail salarié et de l’économie de la suraccumulation-devalorisation du capital.

 

Déficit de recherche et de développement, contradictoirement aux progrès inouïs des connaissances scientifiques structuralistes, elle-même handicapées par le déficit de synthétisation générale.

 

Les relents souverainistes sont éminemment présents dans la politique du PCF, ce qui la rend difficilement opérationnelle dans son contraste avec le conservatisme et la réaction économique et politique, l’extrême droite et le « fascisme nouveau », pas de mondialisation tout court, mais de mondialisation capitaliste. Ce n’est pas particulier à la France, ni aux communistes qui ont une tradition internationaliste un peu plus avancée, localisée et globalisé à la fois, nécessaire mais insuffisante. Il est urgent d’y remédier.

 

14/02/2026 07:52:52.

 

SUITE : https://pierreassante.fr/dossier/INTERNATIONAL,_NATION,_CITE._UNITE_DU_CONSCIENT_ET_DE_L_INCONSCIENT._UNITE_DE_MOUVEMENT.pdf

 

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8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 09:26

 

LE CHEVAL DE TROIE. Détail du vase d'en bas de l'article

 

 

COMBIEN DE CITES.docx

à ma marraine, décédée le 8 février 1999.

 

 

Combien de cités sont nées, se sont développées et ont disparu et combien de civilisations de même.

 

Elles sont nées dans des contextes historiques, géopolitiques, économiques et culturels de développement inconscient de leur organisation sociale qui leur permettaient de se dégager dans la concurrence et l’affrontement et les alliances avec d’autres cités, d’autre civilisations.

 

Dans le développement inconscient puis conscient du développement inconscient, l’affirmant. Puis le maintenant rigidement dans l’obsolescence de l’organisation qui l’avait permis.

 

La capacité d’invention, de transformation tient à la capacité intelligente d’infidélité à l’état présent issu de l’héritage permanent déclinant. La fidélité stupide est la marque de toutes les régressions attachées à un état passé dépassé, et possiblement, objectivement et subjectivement dépassable ; mais pas à des « inventions » intempestives et ignorantes telle la dissolution du PC Italien de 1991 et "l’invention" du PDS-PD italiens, concordante consciemment et inconsciemment avec la chute de l’URSS.

 

Notre cité, notre civilisation est en voie de mondialisation locale/globale, de même son organisation capitaliste qui a permis son développement puis l’obsolescence qui la mine (1).

 

L’obsolescence d’un système peut être issue de bien avant son apparition. Le type d’accumulation nécessaire à la vie de la société humaine et son développement ont induit causalement et aléatoirement la suite de l’accumulation, et ses contradictions antagoniques en tant que qualité délétère du type d’accumulation.

 

En voie de mondialisation, que son organisation, son mode production et d‘échange empêche d’éclore, de naître en santé sociale locale/globale suffisante et nécessaire.

 

La suraccumulation-dévalorisation du capital concentré-mondialisé et en lutte économique et militaire de de concurrence entre ses composantes mondialisées par peuples interposés, maladie induite par le type d’organisation sociale, n’est pas la localisation/globalisation sociale nécessaire et suffisante que réclame la guérison sociale de la maladie sociale que l’organisation sociale obsolète induit ; pardon pour le style cyclique nécessaire, de cette phrase, à observer avec minutie.

 

II n’y pas de remise en cause sérieuse ni de développement de projet social en santé sociale locale/globale nécessaire et suffisante sans pluridisciplinarité et synthétisation continue-discrète des savoirs et des actes. Avis à tout prétendant à la cohérence d’un « attelage ».

 

C’est de cette absence qu’on péri l’essai de l’URSS étatiste ET de fuite hors du taux de profit et d’accumulation capitaliste, de même l’affaissement-disparition de partis communistes, l’histoire de la dissolution du parti communiste italien étant d’une évidente démonstration, pour peu qu’on s’y intéresse, travaille à sa compréhension, mette cette compréhension au service d’une construction nouvelle de la société, en santé sociale suffisante pour procéder.

 

Les essais « réussis » temporellement sont des essais de décolonisation et-ou social démocratiques de la répartition de la plus-value et de dépendance-indépendance illusoire ; et non d’autonomie en santé suffisante et nécessaire de la personne humaine et des entités humaines. Essais provisoires se heurtant aux limites du système et-ou à la résistance historique du système encore viable, résistance à laquelle aucun système policier et répressif ne peut contre-résister durablement. II en est née une classe ou couche dominante se substituant à l’ancienne ou transformation non qualitative de l’ancienne.

 

Des essais de décolonisation sont cependant nées les puissances émergentes s’appuyant sur un détournement intelligent du système, NEP léniniste abandonnée, puis celle de la Chine particulièrement et ses essais de régulation systémique capitaliste et ses limites constatables malgré les grands progrès de recherche et de développement technique-social.

 

La succession des congrès du PC italien -et d’autres- montre la confusion entre prise de pouvoir, électoral ou autre et transformation nécessaire et suffisante de l’organisation sociale et son projet. Projets faibles, débiles, insuffisants : irréalisables et utopiques parce qu’insuffisants théoriquement et pratiquement, théorico-pratiquement. Grave question pour un processus d’humanisation continue-discrète historiquement, donc temporellement réussi.

 

Un parti d’humanisation, est un parti mettant en œuvre l’expansion de la conscience du processus inconscient de la société humaine locale/globale : c’est-à-dire de développement du travail-pensée, de l’invention physique-mentale en unité qui va se développer; du « travail » de "fabrication" du galet aménagé de l’homo habilis à la chaîne de production numérique automatisée et l’organisation sociale horizontale-verticale qui la permet ; mais la réduit dans le rapport social « cycle du capital », taux de profit, achat de la force de travail.

 

Je prétends qu’une vision marxiste non dogmatique, évolutive dans l’évolution sociale, permet de la comprendre au mieux pour aborder et résoudre la crise délétère, létale que traverse actuellement le processus de l’humanité.

Je prétends aussi que l’absence ou la présence faible de vison marxiste qui caractérise notre société locale/mondiale est délétère et létale…

…et pour répondre à ceux qui pensent qu’en disant cela on méprise le quotidien : l’action pour retrouver cette « boussole » passe par le « petit et le grand », le « micro-méso-macro » des évènements et des actes individuels-collectifs les induisant (1).

 

08/02/2026 07:50:09

 

 

(1) 

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

 

 

VOIR  dans le recueil (lien ci-dessus) "INTRICATION QUANTIQUE" : 

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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7 février 2026 6 07 /02 /février /2026 06:05

 

 

BILAN DU BLOG

 

4 936 Articles. 137 147 Visites. 238 348 Pages vues

 

 

ACTIVITÉS, ACTIVITÉ.

 

La masse de l’activité des personnes humaines n’a jamais été aussi éloignée des besoins immédiats de la personne humaine. Abstraction de l’activité et abstraction du mode de pensée constituent une irrationalité commune, une aliénation, en unité, jamais atteinte par l’humanité.

 

J’ai écrit « éloignées » et non scindées. Cet état n’est pas seulement lié au mode de production et d‘échange et sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. Il possède son autonomie relative qui la distingue, comme dirait Marx, à l’instar de son commentaire sur les idées, auquel j’ajouterai l’autonomie relative des sentiments, en unité et en développements inégaux réciproques.

 

La chanson exprime aussi cela, inconsciemment et irrationnellement. La religion et sa forme moderne, les « réseaux sociaux » privés mondiaux, est l’opium des peuples, elle joue le même rôle que toute drogue, soulage mais ne résout pas, au contraire. C’est aussi l’expression de la détresse humaine comme dit Marx : l’expression de la détresse humaine non mesurable est aussi une activité liée au système, et autonome du système, mouvement des forces contraires, de leur unité et de leur IDENTITÉ.

 

Connaitre ce qu'est "la Valeur d'Echange" est nécessaire à la transition du mode de production capitaliste vers un autre, mais ne suffit pas. Je suis un croyant cosmique, quantique ; j’essaye ; cosmos matériel au sens sain, dialectique, de Eftichios Bitsakis. Mais ni Bogdanov, ni Mach, mythification « de gauche » de la science, faux appui, confus, réactionnaire, sur la science. Je n'ai pas crainte à en parler sans sombrer dans leur illusion.

 

Qui n’est pas « croyant cosmique, quantique » me jette la première pierre. La complexification-condensification et leur croissance est le mouvement cosmique naturel vital, du micro au macro à double sens, de l’infini particulaire à l’infini stellaire et à la personne humaine et au social. Croyants et incroyants "de fond", au-delà des représentations-superstitions religieuses ou laïques-profanes ont beaucoup de choses en commun comparables à leur état moral dans la Résistance (page 50). Ce qui est diffèrent c’est qu’un rassemblement national de libération n'est pas comparable à un rassemblement local/mondial de coopération et de cohérence, lequel revêt une complexité-croissance-condensification nouvelle.

 

Les constantes physiques cosmiques sont variables sans quoi il n’y aurait pas mouvement, donc philosophiquement pas d’existant : il s’agit encore de la croissance de la complexification-condensification (réorganisation continue-discrète (quantique)) qui se manifeste dans tout mouvement « partiel-particulier » du mouvement global, de l’infini particulaire à l’infini stellaire et à la personne humaine et au social.

 

La Madrague de Montredon. 06/02/2026 10:26:52.

 

CECI EST LA page 50  DE :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

 

VOIR dans le recueil (lien ci-dessus)

"INTRICATION QUANTIQUE" : Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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6 février 2026 5 06 /02 /février /2026 07:58

 

Source : Revue Economie & Politique.

 

 

 

10E.  Sauts continus de qualité de la recherche et de la formation et SEF.

 

Le « passage » de l’industrie et gestion automatisées mécanisées à l’industrie et gestion numérisées-automatisées intriquées locales/globales, mondialisées, est de l’ordre du « passage de l’artisanat à la manufacture et la grande industrie » (Marx, « Le capital », livre 1). Mais imminemment plus puissant, plus rapide, plus radical.

 

Il demande croissance et rapidité des sauts continus de qualité de la recherche et de la formation, ce qui est en contradiction avec la nature du capital, et de son accumulation : la recherche du coût de travail minimum.

 

Jusqu’à présent les transitions de mode de production et d’échange ont nécessité un transfert important de population vers les techniques nouvelles, même si cela s’est fait aussi en réduction d’emploi comme dans la modernisation des métiers à tisser. Mais globalement la masse de main d’œuvre a cru.

 

La numérisation capitaliste ne peut remplacer autant d’emploi qu’elle n’en détruit et son niveau nouveau de besoin de réduction du coût du travail, dans la crise de suraccumulation-dévalorisation est en incapacité de transition, incapacité conceptuelle et pratique de transformation radicale et progressive : incapacité de concevoir et de construire un nouveau mode de production et d’échange.

 

Cette transition donne quelquefois aux croyants profonds comme aux incroyants profonds un sentiment d’impuissance et d’inconsolation devant l’état de la société et de l’homme peinant à trouver sa voie et sa raison de vivre. Croyants et incroyants profond, au-delà des représentations-superstitions religieuses ou laïques-profanes ont beaucoup de choses en commun comparables à leur état moral dans la Résistance. Ce qui est diffèrent c’est qu’un rassemblement national de libération est incomparable à un rassemblement local/mondial de coopération et de cohérence, lequel revêt une complexité-croissance-condensification nouvelle.

 

Nous vivons une période de besoins d’invention inouïe, au-delà de ce qui fut inouï dans le passé humain et notre passé restreint, personnel, familial, « traditionnel ».

 

La nature du capital et sa crise systémique ne peuvent accepter le remplacement et la croissance répondant à la transformation qualitative du travail dans la numérisation de la production et de l’échange.

 

La SEF, sécurité d’emploi et de formation et de revenu individuel-collectif-public et les mesures de transformation de l’échange (transformation du système bancaire et financier, de l'achat de la force de travail…) l’accompagnant, est en elle-même la révolution en marche, le début, la mise en œuvre et la croissance du processus de transition d’un mode de production obsolète, délétère, létal, à un mode de production processuel vital, partant vers un degré nouveau de développement humain, cosmique.

 

Croissance et rapidité des sauts continus de qualité de la recherche et de la formation n’égale pas précipitation mais conception, recherche, instinct et volonté de vie ……..

 

Croyance de vie et non retrait de vie.

 

06/02/2026 07:08:03.

 

VOIR "INTRICATION QUANTIQUE" DANS LE RECUEIL :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 16:30

 

 

 

9E. Unité de l’inconscient-conscient-acte-physique-mental.

 

Si je veux saisir un objet, mon geste vers l’objet sera auto-contrôlé, auto-rectifié de façon continue-discrète tout au long de son déroulement-parcours. L’acte se déroule en « miroir » conscient-inconscient, en aller-retour continu-discret d’acte-perception-acte, d’exécution en unité; d’auto-exécution dans ce cas fictif d’autonomie « totale » sur lequel « s’ajoute » dans le réel l’autonomie relative de la nécessité sociale et naturelle agissant sur moi, mon corps, de façon réciproque ; et sa réduction dans le « commandement » de division de classe du travail ; ou dans le libre consentement d’organisation sociale de cohérence qui nous est encore historiquement étranger.

 

Si je refais immédiatement le même geste, il ne sera jamais le même, aussi simple qu’il paraisse. C’est l’invention physique-mentale en unité qui va se développer; du « travail » de "fabrication" du galet aménagé de l’homo habilis à la chaîne de production numérique automatisée et l’organisation sociale horizontale-verticale qui la permet ; mais la réduit dans le rapport social « cycle du capital », taux de profit, achat de la force de travail.

 

Acte « simple » et acte « complexe » en unité. Il en est de même de tout acte humain qui est normativement-historiquement conscient-inconscient et dont le « contrôle » est effectué dans cette double anticipation : la décision du geste et son « contrôle-exécution-rectification » continue-discrète ; quantique.

 

Idem dans le geste social, collectif qui n’est pas « séparé » du geste « individuel » ; gestes sociaux, toujours : le geste mental, la réflexion, le « lit de Platon » technique et mental en unité, l’élaboration du concept, de systèmes de concepts, d’organisation de la société…, sont gestes humains qui s’effectuent dans cette double anticipation « schwartienne », concept de l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, et pour tout un chacun, avec un petit effort de concentration, de l’observation naturelle, cosmique.

 

Ceci dit la question première est la relation entre le besoin et l'acte, connaissance élémentaire et complexe de l'humain et de soi-même.

 

03/02/2026 07:40:24.

 

VOIR "INTRICATION QUANTIQUE" DANS CE RECUEIL :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 08:47

 

8E. PERIODE Héraclitéenne.

 

Nous avons un contact cosmique (quantique) naturel particulièrement perturbé, sauf exception, dans la période des choix d’adolescence et de début d’adulte et par l’appartenance de classe, division sociale-organisation sociale- salaire-prix-profit à dépasser.

 

La vieillesse est en général une période héraclitéenne d’assouplissement et d’ouverture à une multitude d’images et de synthèse flottante, de souvenir et d’imagination, souvenir-imagination et de reconstruction en santé sociale-utopie opérationnelle assagie, mais tout autant "déterminée" sinon plus.

 

Je parle pour moi ou plus ?

 

Incompréhensible à la période de formation des choix dans la société de division et de conflit et de contradictions fertiles et fécondes mais irrégulée, insuffisamment régulées.

 

La régulation est un mouvement nouveau continu-discret sinon une mort, régulation pleine d’animaux, de fleurs, d’étoiles, de galaxies, d’atomes consciemment partagés.

 

Solidarité objective mûrie dans la solidarité subjective, de celui qui produit et celui qui consomme, mutuellement, réciproquement, dialectiquement, communistiquement.

 

02/02/2026 08:37:40.

 

VOIR "INTRICATION QUANTIQUE" DANS CE RECUEIL :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 07:14

 

à ..... : 

 

7E. L’antagonique

et le non-antagonique.

 

Antagonique non-antagonique

  

Le non antagonique est contenu dans l’antagonique (et vice-versa) comme la satisfaction du besoin est contenu dans le travail prescrit de la division capitaliste du travail (et vice-versa) ; c’est l’unité du réel, l’unité et l’identité des forces contraires.

 

Sauf que cela passe provisoirement, historiquement, par le salaire et la plus-value et l’aliénation, à travers et vers les valeurs sans dimension dans la mesure de la valeur.

 

Le « curseur » du social dans le système capitaliste  ne peut atteindre son but que dans un saut de qualité, un autre système et son processus partant du réel présent. C’est ma réponse aujourd’hui.

 

Pour le système comme pour l’inconscience-conscience systémique.

 

Et le saut de qualité est contenu dans le continu (et vice-versa).

 

Je renvoie à cette découverte majeure, nouvelle révolution copernicienne de nôtre siècle initié au dernier, l’intrication quantique qui est la découverte généralisée du réel, dont les sciences appliquées n’ont pas rejoint les sciences fondamentales, la pratique précédant la théorie.

 

La découverte généralisée du réel ne peut être qu’abstraite, représentation mentale conclusive d’une étape de la connaissance du réel, mais c’est un pas dans le contact conscient (l’inconscient est le quotidien des besoins et des actes des besoins) avec le réel et la satisfaction des besoins, leur complexification et la condensification du réel micro-macro en unité.

 

La condensification, c’est la réorganisation continue-discrète (quantique) micro dans le macro (et vice-versa), le continu et le discret, le continu-discret, le quantique tout court.

 

Vice-versa = unité de mouvement et de fonction du particulier dans le global.

 

J’ai essayé de développer ça en empruntant des chemins et des contours divers, chemin à l’aveugle dans :

 

VOIR "INTRICATION QUANTIQUE" DANS CE RECUEIL :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

 

Pierre. 01/02/2026 06:42:16.

 

P.S. je réfléchis encore beaucoup sur la « double anticipation » en tant que réalité essentielle de la réalité cosmique et du parcours humain dans cette réalité, du travail, de la pensée-travail; du prescrit et du réel; de l'auto-prescrit autogestionnaire, croissance de l'autonomie de la personne et des entités humaines et du handicap systémique. Je travaille très seul hélas.

Double anticpation, "rectification" continue-discrète du travail prescrit au travail réel de la division de classe du travail; comme dans l'acte physique et mental auto-prescrit en fonction directe du besoin individuel-socail à satisfaire; en miroir de conscience de l'acte; et à travers le langage sur le chantier ou dans le laboratoire de recherche : c'est "la même chose".

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 08:27
 

 

 

ECRIT en 1969. LES ARBRES. POEME.

 

20mai10-037.jpg

 

 

 

 Les arbres

 

 



sur leur ligne de front

ne sont ni les plus vieux

ni ceux au bois épais

mais les plus pacifiques

 


*
 
rien ne les sauve

ni le temps

ni leur dignité



*

j'ai souvent pensé leur force inépuisable

c'était sans compter

sur leur résignation



*

leurs doigts ne sentent plus



*

ils crient de ça de là

par gros temps

jusqu'à la limite

où plus un  n'est là pour répondre



*

 leur souffle gigantesque

l'un ajouté aux autres

éteint de mille meurtres

s'est tu



*

séparés

l'ombre tourne autour d'eux

 


*

à leur pied

le vaste territoire

où les racines ne s'étreignent pas



*

 l'eau n'a plus tout son sens

pour ceux qui restent en cage


 

*

ils sont rocs à tout jamais

 

et dispersent les airs



*

hauts et pétrifiés

 

les arbres se taisent



*

en pierre dorée

 

en soleil de résine

 

en gouttes silencieuses

 

en poussière

 

en poussière

 

la terre gardera leur sang



*

un jour

qu'il me reste encor mes mains

pour caresser leur corps



*

les arbres et les enfants des arbres

sont morts



*

et la pluie ruisselle

quelquefois

sur leur cadavre de pierre





      Pierre Assante. Ecrit en 1969

 

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 09:50

 

 

Publié sur ce blog une première fois le 29/01/2026 20:44

 

Denis Durand, 20 janvier 2026, contribution au 40ème congrès du PCF.

 

 

Projet communiste  et « transition socialiste »

 

 

Les transformations technologiques, écologiques, économiques,

géopolitiques, morales qui bouleversent la civilisation

contemporaine, les crises et les blocages qui les accompagnent,

donnent une actualité brûlante au projet de son dépassement. Il

faut pour cela une révolution.

 

Un effort collectif est nécessaire pour mesurer ce qu’il y a de

nouveau dans la montée des périls nés de la crise de la

civilisation capitaliste et libérale et de la crise politique en

France, et pour discerner les voies d’émancipation qui s’y

cherchent. Ce n’est pas une pure question théorique mais un

enjeu pratique pour l’action du PCF aujourd’hui.

 

Le texte qui suit veut être une contribution à cet effort (1). Il

prend pour point de départ ce qui nous a rassemblés à nos

derniers congrès, dans l’élaboration collective d’un projet

communiste pour le XXIe siècle (les passages en italiques qui

suivent sont extraits du texte d’orientation du 39ème congrès). Il

s’attache à discerner en quoi ces orientations répondent à ce qui

se cherche dans la crise de civilisation. Il appelle à une réflexion

qui tire les leçons des échecs passés du mouvement

révolutionnaire. C’est seulement à l’issue de ce tour d’horizon

qu’il propose une façon de caractériser le processus

révolutionnaire de transition entre l’état de choses existant et la

construction d’une nouvelle civilisation, et de caractériser le

type de société où une telle transition se produit.

 

1 Le projet communiste aux 38ème et 39ème congrès du PCF

 

SUITE sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/20260115_contribution_Durand.pdf

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 09:44

 

6E. UNITE DES MOMENTS

 

Avec cet article, que je dédie à mon papa, grand hérétique, je risque fort de mécontenter les uns et les autres, à tort ou à raison, mais très amicalement.

 

Le concept et la réalité de l’intrication quantique a su nous faire entrevoir, faire évoluer notre conscience empirique vers la conscience scientifique, toute relative qu’elle soit, mais matérialiste dialectique, d’unité de mouvement de la matière, des mouvements du mouvement de la matière ; unité dialectique d’identité des forces contraire.

 

La science structuraliste n’en est « globalement » pas là, mais s’y achemine à travers les contradictions sociales délétères, menaçantes.

 

Les concepts ergologiques de « Expérience et connaissance du travail » m’ont fait imaginer cette unité à travers l’analyse « micro » pluridisciplinaire des situations de travail, à laquelle manque pourtant, à mon sens, l’unité du mouvement économique dans l’unité globale, cosmique du mouvement social et naturel, social-naturel-cosmique.

 

Si l’économie néomarxiste de régulation systémique depuis les années 1960-70 et les « Théories sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital » ont su éclaircir génialement les conditions de la transformation économique-sociale, et les conditions de dépassement de la baisse tendancielle du taux de profit, de la suraccumulation-dévalorisation du capital, maladie originelle du système capitaliste, atteignant le paroxysme de ses contradictions et réclamant un mode de production et d’échange « correspondant » aux nouvelles forces productives, et aux forces numérisées…. cette unité contradictoire  de mouvement sociale-naturelle-cosmique n’y est pas mise suffisamment en évidence, à mon sens.

 

Y compris dans le domaine de l’anthroponomie où il est nécessaire de souligner l’unité des moments anthroponomiques et l’unité-identité des forces contraires de ces moments. Multiplicité et diversité des crises, et leur unité de mouvement, leur unité de mouvement et leurs inégalités réciproques de mouvement.

 

Connaitre les concepts théoriques et de lutte concrète de l’économie néomarxiste de régulation systémique et les concepts théoriques et de lutte concrète d’expérience et connaissance du travail restent à s’unifier de façon critique, évolutive et contradictoire, au même titre que les « éléments » de la pensée-lutte marxiste dont ils sont issus et leur mouvement de « complexification-condensification », réorganisation continue-discrète de la pensée-travail-lutte des classes en mouvement réciproque de dépassement, sociale sans classes à venir.

 

30/01/2026 08:45:31.

 

VOIR "INTRICATION QUANTIQUE" DANS CE RECUEIL :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44

 

L'article "6E. UNITE DES MOMENTS" est à la page 47.

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30 janvier 2026 5 30 /01 /janvier /2026 07:07
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TELEPORTATION QUANTIQUE ????

 

Une nouvelle frontière de la communication est en train de s’ouvrir à une vitesse jamais vue auparavant. Des chercheurs chinois ont réalisé une avancée majeure en téléportant de l’information sous forme de données quantiques sur des milliers de kilomètres.

Contrairement aux méthodes classiques, aucune onde, aucun câble ni signal radio n’a été utilisé. L’information n’a pas voyagé dans l’espace, elle s’est mise à jour instantanément grâce aux lois étonnantes de la physique quantique.

Pendant des décennies, cette idée semblait totalement irréalisable. La communication traditionnelle repose sur des signaux physiques allant d’un point à un autre avec un délai inévitable.

La téléportation quantique bouleverse ce principe en reliant des particules intriquées, créant un lien invisible où l’état de l’une modifie instantanément l’autre, quelle que soit la distance. Cette expérience marque un tournant entre science théorique et réalité technologique.

Les conséquences potentielles sont immenses pour l’avenir. Les réseaux de communication pourraient devenir extrêmement sécurisés, car les données quantiques ne peuvent être copiées ni interceptées sans être détruites. Les communications spatiales, les systèmes financiers, médicaux et scientifiques pourraient gagner en rapidité et en fiabilité. Cette avancée ouvre également la voie à l’internet quantique, une technologie capable de dépasser largement les limites des réseaux actuels.

Crédits / Source : Informations scientifiques partagées à des fins éducatives, basées sur des recherches en communication quantique menées en Chine.

 

VOIR "INTRICATION QUANTIQUE" DANS CE RECUEIL :

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44.

 

Et carresez vos oreilles et votre cerveau :

 

https://www.facebook.com/watch/?v=732695016557056

https://www.facebook.com/watch?v=2644461479034326

https://www.facebook.com/reel/2013875529171052

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29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 09:34

 

Un prodigieux désordre économique a induit à réfléchir sur les principes même de l’économie 

 

Le volume 4 de l’ "Histoire socialiste de la Révolution française" de Jean JAURES est consacré au rapport entre elle et l’Europe.

Une analyse et des citations d’auteurs allemands y sont données, dont sur l’œuvre de Fichte, entre autres, concordantes avec la description de Marx et Engels sur l’état des forces productives allemandes et l’état de conscience qui en découle, pas automatiquement bien sûr, mais causalement et aléatoirement.

 

Jaurès n'est pas un économiste, mais cette citation sur la question de la monnaie est particulièrement intéressante sur le plan historique et sociologique, à mon avis :

 

« Ainsi, l’extraordinaire crise des prix [durant la révolution et ses mesures monétaires] qui, en France, suscitait les systèmes de Dolivier et de l’Ange, suscitait en Allemagne les pensées de Fichte. Quoi d’étonnant qu’un prodigieux désordre économique ait induit les esprits profonds à réfléchir sur les principes même de l’économie sociale ? Tout au fond de l’abime ouvert par les convulsions de la terre, c’est la force de travail qui, comme une source impétueuse, bouillonnait et jaillissait. »

 

Lire TOUT le reste est utile, bien sûr. Les marges contiennent des annotations critiques d’Albert SOBOUL.

 

Une réflexion sur les marges non des livres, mais sociales : la croissance exponentielle de la productivité et son emploi social permettrait d’agrandir les marges du contrat social, ce qui est un agrandissement de la liberté humaine par rapport aux contraintes sociales, et mêmes naturelles, puisque le rapport social avec la nature en est impacté par la même occasion. Les richesses sont fournies en premier lieu par la nature, la force de travail les convertissant en de nouvelles richesses. C’est l’espoir d’un usage social de la numérisation et de l’I.A.

On peut constater par contre l’effet désastreux actuel et à venir d’un usage de l’I.A. et de la numérisation par le capital sur l’emploi, le travail, la formation, la pensée et son mode.

 

29/01/2026 09:35:25.

 

https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

 

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28 janvier 2026 3 28 /01 /janvier /2026 09:24

 

 

 

 

 

Internationale

 

 

 

 

 

 

Cet exposé empirique a besoin de démonstrations scientifiques que vous trouverez dans la revue d'économie marxiste du PCF, "Economie et Politique".

 

 

Il existe une internationale fasciste parce qu’il existe une internationale capitaliste.

 

Les capitaux dominants, concentration mondiale et concurrence mondiale, pas le capital dominant, les capitaux dominants sont à la fois nationalistes et inter-nationalistes.

 

Ils sont en guerre entre eux, mais évitent le plus possible que leur guerre ne les détruise tous : audace, bellicisme et prudence…

 

Nous sommes loin, loin, très loin des cent familles françaises du Front Populaire dont le schéma rigide et dépassé reste encore dans nos têtes.

 

Les capitaux dominants s’appuient sur tout ce qu’ils peuvent s’appuyer, et s’y appuient très bien : sur les rapports de forces géopolitiques des marchés mondiaux, sur les Etats et leurs institutions, sur les institutions financières mondiales, le tout à partir des réalités locales, des plus petites aux plus vastes.  La CIA orchestre très bien tout ça

 

Ne croyez pas qu’ils servent Etat ou idéal.

 

Conquêtes de marché et du taux de profit, dans la complexité et multiplicité des alliances qui se préparent, se font et se défont et se refont au gré des jeux de ces rapports de forces, indépendamment des grands idéaux affichés et bafoués de fausse paix, de fausse coopération, de fausse cohérence locale et globale.

 

On soutient l’Irak contre l’Iran, puis on envahit l’Irak, un million de morts, et on affame économiquement d’Iran et on pousse le peuple à se révolter dans ses légitimes revendications récupérées, contre un régime à la fois moderne économiquement et à la fois moyenâgeux culturellement, les deux choses entremêlées étroitement. Exemple parmi tant, tant et tant d’autres

 

Le pire, c’est qu’une classe dominante et exploiteuse s’est toujours revendiquée du bien commun pour satisfaire le sien propre, et d’une certaine façon croit à son propre conte, à sa propre imagination, comme à une religion, dans les limites où la réalité la réveille et lui propose une bifurcation plus avantageuse ou moins dangereuse pour ses intérêts.

 

Les schémas communistes soviétiques sont depuis longtemps dépassés et les schémas communistes non pas nationaliste mais nationaux sont dissous. La bataille idéologique dans la bataille de réorganisation économique mondiale, des nouvelles forces productives, perdue, est cause de cette dissolution sans recomposition nouvelle indispensable.

 

La confusion, c’est l’opposé de la conscience nécessaire à tout changement s’attaquant à l’état présent malade des choses sociales.

 

Mais tout cela n’est qu’écume des jours. Le fond du problème est l’inadéquation entre les progrès des forces productives et le système capitaliste dans lequel elles évoluent.

 

La numérisation de la production et des échanges ne peut plus supporter le type d’organisation économique et sociale que le capital a institué depuis les révolutions bourgeoises, la démocratie libérale continentale et sa suite américaine mondialisée dominante économiquement et militairement, et culturellement par conséquent, ce qui va de pair, capital et techniques à son service.

 

Le talon d’Achille du capital c’est la baisse tendancielle du taux de profit dans la croissance du capital constant dans sa révolution scientifique et technique et sa suraccumulation-dévalorisation qui s’en suit systématiquement.

 

L’école néomarxiste de régulation systémique propose de développer sur l’incapacité du capital à résoudre sa maladie, des « mécanismes » sociaux et culturels de sauvetage et de développement à partir des besoins sociaux et culturels

 

Le robinet des Fonds permettant de détourner progressivement et radicalement les capitaux vers ces besoins, et la sécurité d’emploi et de formation répondant graduellement aux contradictions de l’achat de la force de travail ;  l’achat de la force de travail : incongruité dans l’évolution des forces productives, leur besoin d’autonomie et de formation de la personne et des entités humaines qu’elle constitue, leur mouvement, leur complexification ; et leur condensification (réorganisation continue-discrète) in-suffisante du-par le système.

 

Il n’y a qu’une internationale locale/globale possible en santé suffisante et nécessaire possible, c’est celle du travail répondant aux besoins matériels et moraux du processus d’humanisation, du galet aménagé travail-pensée de l’homo habilis à la chaîne numérique automatisée et l’organisation sociale verticale et horizontale qui la permet. Qui la permet mal et qui ne la permet plus dans le système capitaliste.

 

Le divorce entre la production physique-mentale issue du matriarcat puis de l’artisanat, c’est le divorce travail/pensée de la grande industrie capitaliste décrite dans « Le Capital » et à plus forte raison de l’industrie capitaliste numérisée, son taylorisme généralisé, sa destruction généralisée de main-d’œuvre, d’emploi et de formation, de connaissance, dans son processus malade de connaissance structuraliste et non synthétique.

 

Il n’y a qu’une internationale locale/globale possible en santé suffisante et nécessaire possible, celle « du travail », encore faut-il l’organiser, dans les luttes bien sûr, locales, nationales, « européennes », internationales, globales et infiniment diversifiées, et leur contenu transformateur à développer bien sûr.

 

La seule lutte pour une autre répartition de la plus-value est social-démocrate, illusoire dans l’état d’un système qui ne reviendra plus en arrière, ne peut plus revenir en arrière, quoi qu’en pensent les populismes nationalistes, sinon pour pourrir vers le nouveau ou mourir en entraînant toute la société ; mort physique et cosmique.

 

Le cosmos est plein d’essais, réussis ou avortés ; faisons vivre le nôtre, parce que c’est le nôtre, instinct de survie sain-élémentaire.

 

Les derniers souverainismes-nationalismes « viables », gaullisme et perronisme etc., d’entrée dans l’économie numérique et-ou de sauvetage du système, ont vécu ; n’en reste que leur dangerosité délétère; létale atomique et climatique...

 

Pierrot. 28/01/2026 08:22:55.

 

https://www.economie-et-politique.org/

 

Sur leSITE DU 40ème congrès :

https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/37648/attachments/original/1770643193/28012026_Pierre_Assante.pdf?1770643193

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27 janvier 2026 2 27 /01 /janvier /2026 10:09

 

HENRI CLAUDE. HISTOIRE DE L'ÉCONOMIE. CRITIQUE DE L'ÉCONOMIE GAULLISTE.

 

Henri Claude (Illustrations) : J'ai acheté ce livre en 1965.

Ce n'était pas encore l'economie marxiste de régulation systemique (1), mais bien utile cependant.

L'économie marxiste de régulation systémique des publications économique du PCF de Paul Boccara diffusées dès 1972 présentes sur ce blog : compréhension nécessaire, incontournable, à notre XXIème siècle

J'étais secretaire de section (10 ans. 1964-1975) et jeune !

 

Pierrot. 27/01/2026 10:13:43.

 

 

 

(1) https://www.economie-et-politique.org/

 

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27 janvier 2026 2 27 /01 /janvier /2026 08:29
Voir légende (1)

 

 

À la mémoire de Vladimir Mukhovatov, pionnier de la fusion

 

26 janvier 2026 - Y. Gribov et A. Loarte, Division scientifique ITER

 

 

L'Organisation ITER est attristée d'apprendre le décès de Vladimir Mukhovatov, physicien russe qui a joué un rôle clé dans l'établissement des bases scientifiques d'ITER.

 

Vladimir Mukhovatov.

 

Vladimir Mukhovatov était un éminent physicien des plasmas russe, membre de l'Institut Kourtchatov et pionnier de la recherche sur la fusion. Ses travaux ont façonné la physique des tokamaks et le projet ITER dès ses débuts. Il a commencé sa carrière à l'Institut Kourtchatov en 1958, travaillant sur le tokamak T-1 et jouant un rôle majeur dans le  développement fondamental de la recherche sur les tokamaks , avec des travaux allant de la physique théorique des plasmas à la conception des tokamaks. Avec Vitaly Shafranov, il a élaboré la célèbre formule décrivant l'équilibre du plasma dans un tokamak, publiée en 1971 dans la revue Nuclear Fusion . Il a également conçu le  tokamak T6 , mis en service en 1965. En reconnaissance de leurs travaux de recherche novateurs sur les tokamaks, il a fait partie de l'équipe qui a reçu le prix d'État de l'URSS en 1971.

 

Durant la phase de conception préliminaire d'ITER (CDA, 1988-1990), en tant que membre de l'équipe centrale d'ITER, il a joué un rôle scientifique déterminant dans l'établissement des fondements physiques de la conception d'ITER. Ses contributions ont été fondamentales pour faire évoluer la recherche sur les tokamaks, passant d'expériences à petite échelle aux exigences d'ingénierie considérables d'une machine à plasma en combustion comme ITER. Il a joué un rôle central dans l'élaboration des lois d'échelle du confinement de l'énergie, la caractérisation des coefficients de transport et la direction des groupes d'experts en physique d'ITER (précurseurs des groupes de l'ITPEA ), en se concentrant plus particulièrement sur le transport et le confinement.

 

Durant la phase de conception technique d'ITER (1992-2001), Vladimir Mukhovatov a travaillé à San Diego (États-Unis) et à Naka (Japon) au sein de la division de physique de l'équipe centrale. Sa contribution la plus marquante fut la loi d'échelle de confinement IPB98(y,2), qui a permis de prédire les performances d'ITER et qui demeure une référence pour les expériences et la conception des tokamaks. À la fin des années 1990, la conception d'ITER a fait l'objet d'une refonte majeure (appelée « ITER-FEAT »), donnant naissance à la machine actuellement en construction, avec un courant de plasma de 15 MA. Mukhovatov a validé physiquement le dimensionnement optimal en démontrant que la machine ITER pouvait atteindre son objectif principal (  Q ≥ 10) à ce courant de plasma et permettre l'étude de la physique des plasmas en combustion et des technologies de fusion. Dans le cadre de l'ITPEA, il a coordonné des efforts expérimentaux internationaux sur de nombreux tokamaks afin de vérifier que les lois d'échelle du confinement établies lors de la CDA restaient valables pour la conception EDA en cours d'évolution. Il a également dirigé la publication de deux articles clés sur la fusion nucléaire pour ITER,  « ITER Physics Basis » et  « Progress in the ITER Physics Basis » , et a apporté des contributions essentielles au chapitre sur le confinement et le transport du plasma.

 

De janvier 2007 à juin 2010, il a travaillé sur le site d'ITER en tant que chargé de recherche principal au sein du département des sciences et technologies de la fusion. Son rôle consistait à veiller à ce que l'évolution de la conception technique et civile reste conforme aux plans scientifiques établis. Il a poursuivi le perfectionnement des lois d'échelle du confinement, a co-écrit des articles de recherche définissant comment le fonctionnement d'ITER permettrait de faire le lien avec les réacteurs à fusion, et s'est concentré sur les problématiques liées au plasma en combustion, telles que le comportement des particules énergétiques et les effets d'auto-échauffement. Il a également contribué aux premières versions du plan de recherche d'ITER, et en particulier à l'analyse des scénarios de fonctionnement hybride et en régime permanent.

 

Après avoir pris sa retraite d'ITER, Vladimir Mukhovatov est retourné à l'Institut Kourtchatov et a poursuivi ses recherches sur la fusion pendant de nombreuses années. L'Organisation ITER lui est profondément redevable d'avoir posé les fondements physiques du projet. Ses collègues qui ont eu le privilège de travailler avec lui se souviendront toujours de sa sagesse et de sa bienveillance.

 

(1) Photo : De gauche à droite : S. Mirnov, E. Gorbunov, A. Us, V. Strelkov, L. Artsimovitch, K. Razumova, A. Spiridonov, V. Mukhovatov, V. Shafranov et D. Ivanov devant le tokamak T-4 (avec l'aimable autorisation de l'Institut Kurchatov).

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25 janvier 2026 7 25 /01 /janvier /2026 07:27

 

 

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CE QUE J'AIME. 19 POEMES.

 

 

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Pierre Assante

 

Ce que j’aime

 

 

 

Ces poèmes

 

 

ces poèmes

j’imagine les avoir écrits sur une petite table

comme celle-ci

 

nous serions chez nous et en silence

 

j’écrirais près de toi

 

rien d’original sans doute

mais peut-être un instant

qu’un ami aimerait retrouver en lisant

en me lisant

ou bien une petite histoire avec des mots

banals et tendres

en jeu scandé

jusqu’à ce que la parole suive le pas

d’une danse gaie ou langoureuse

 

****

 

 

 

dehors le vent

 

dehors le vent

affûte un long nuage

 

plus près c’est un crépitement

qu’il faudrait

                   serrer

entre les draps rigides

 

la chaleur est une amie

que l’on sent

                   mais

l’outil secret

                   le sommeil tranche

sa part d’ombre et de rumeur

                                           petite enfant

 

le feu brun du silence

attise l’obscurité

 

tu dors

          ma femme

et ta proche radiation

effleure le secret mécanisme de ma peau

 

le moindre frémissement retrouve son calme

                                                                  tandis que

je reste prisonnier de mon immobilité

 

réveille-toi

 

La lune les murs le froid

                                     crèvent mon souffle

dans cette armée qui serre les coudes

                                                        j’étouffe

réveille-toi

 

ces visages me tordent les yeux

 

n’y plus penser

être seuls moi

                     ton corps

toi

 

mon désir assourdit la nuit

nos sexes interrogent les minutes

les seins les jambes le lit

le cri de la nuque et des vertèbres

 

clameurs  clameurs 

                                clameurs

 

un dernier écho apaise les nuages

                                                l’orage finit

                                                            réveille-toi

 

donnons leur la main

 

****

 

 

tu lis mes poèmes

 

tu lis mes poèmes

ici il fait chaud

 

mon amour

nous avons marché longtemps

dans cette ville

où l’hiver rend tout encore plus sale

où l’on se sent plus seul encor

où l’on ne peut se séparer d’un ami

lâcher sa main

sans avoir peur du froid qui nous attend dehors

 

ma vie s’arrête un moment jusqu’à la prochaine rencontre

car ces rues ne m’intéressent pas

 

nous avons marché un long moment

l’un vers l’autre à notre rencontre

jusqu’à ce grand abri de béton et de verre

chaud et bourdonnant

 

****

 

 

tu pourras traverser la ville

 

tu pourras traverser la ville

encore courir et perdre ton assurance

pas un doigt ne déborde

les portes de la vie

 

tu es comme une barque qui s’entrouvre

sans que craquent les cordages de la forêt

 

une pluie dans les arbres

passe un café recuit

où le grand vent s’accorde

 

tu t’élanceras dans mes bras

et les portes de la vie

noueront une odeur de marbre

 

un long défilé de statues

crie une géométrie circulaire

 

tu diras que tu m’aimes

 

un écho longuement circule dans mes nerfs

à la millième fois tu rouvriras les bras

silencieusement

 

il fallait qu’il en soit ainsi

car tout écho est l’appel du millième besoin de vivre

 

en traversant la ville

du fond des temps

une étrange météorologie des sentiments et des heures

est là patiemment assemblée à partir de quel mal

 

à tes lèvres converge l’enchevêtrement

de mes gestes quotidiens et futurs

 

****

 

 

un petit enfant roux attend le temps qui passe

 

 

un petit enfant roux attend le temps qui passe

 

il tourne autour de l’arbre qui tend ses feuilles

 

une   deux    trois feuilles et l’arbre saute la barricade

 

un petit enfant roux et l’arbre me saluent

 

de la main je tamise le vent

 

une   deux    trois le vent saute l’arbre

 

quand j’ai tourné trois fois autour de la barricade

 

le temps est passé où je t’attendais

 

tu es là

 

****

 

 

je tourne    je tourne

 

 

je tourne     je tourne

un pétale de rire

un pétard    deux pétards

doux           doux

 

un silence

dans une assiette bien au frais

une grappe d’étoiles       je tourne     je tourne

 

des fleurs au milieu de mon nez

pourquoi pas

                    deux yeux

 

jolis jolis

oh la la le rire

quel rire un bruit fumant

un pas         deux pas

une suite pour la vie

pour la vie

 

****

 

 

ma douceur terne au midi

 

 

ma douceur terne au midi

éclatée des miettes silencieuses

sorte de courbe unique et belle

je te tourne serrée et polie

aux yeux des œuvres miséreuses

je te déchire et te dentelle

 

je définis ton apparence

l’ordinateur émerveillé

les buildings en pente tragique

suivant tes traits et ta mouvance

dans cet univers ruellé

et la messe des prisunic

 

je t’ai conduite et veillée

surprise et déferlée encore

dans l’abri de repli et de sable

les vagues échangent leur nausée

le grand froid et le nord

pour ton sang vulnérable

 

puis ton effort irrespirable

ton pas d’orage s’éclaire

les éclats d’haleine les phares

tendent et fondent les câbles

le ciel jaunit les brumes errent

le flot s’unit et se sépare

 

les fumées ballantes les marées

pèsent et s’enlisent au matin

ma douceur terne il faut partir

la buée d’herbe disparaît

viens le vent s’étire et s’éteint

ma caresse claire mon navire

 

****

 

 

je dis que ces rues ne m’intéressent pas

 

 

je dis que ces rues ne m’intéressent pas

cependant tu sais bien que je ne peux m’empêcher

même lorsque nous sommes ensemble

d’écouter

d’ausculter pour ainsi dire

les foules qui les parcourent

 

tu sais aussi que je ne peux entrer dans un bar

sans arrêter mon regard sur chaque visage

 

ces rues et ces hommes

je ne peux en fait que les aimer

ils font partie de ce qui est en moi

depuis mon enfance

 

ma rue

ma ville

 

ils sont uniques              comme toi

et je ne sais plus lequel appartient à l’autre

 

****

 

 

je vous dis comme je vous vois

 

 

je vous dis comme je vous vois

 

dès que le soleil se lève

 

je vous dis courbés de sommeil

 

quand la ville au matin s’éveille

 

quand je vous dis j’entends vos voix

 

et vous que dites-vous de moi ?

 

****

 

 

 

cinq soleils de la nuit

 

cinq soleils de la nuit

 

nos voix

ce tremblement de feuilles

de feuilles minuscules et aiguës

perdues

dans la forêt

                    mon cœur

 

nos cœurs

ce jaillissement de sang

qui enfle le corps au fil des guerres

perdues ou gagnées

sur le tapis des jeux nécessaires

 

nos jeux

ce déploiement rectiligne

des floraisons mêlées

                                inverses

vers l’issue d’une nouvelle saison

 

nos saisons

ce soleil qui s’ouvre sur le réveil

inonde le lit

bouscule les menaces au contour

oublié

          des pluies

 

nos pluies

ce dos courbé dans l’ombre continue des nuages

l’oreille attentive avec

le souffle adouci

l’averse printanière

la dissonance dégradée

                                   du murmure de nos voix

 

 

****

 

 

ouvrez vos yeux dit le poète

 

 

ouvrez vos yeux dit le poète

encore une heure encore un pas

les soucis qui joignent vos doigts

ne les verrait-il pas peut-être

 

« à chaque pas il est des reîtres

qui vous brisent genoux et bras »

des portes qui ne s’ouvrent pas

avez-vous donc la clef cher maître

 

****

 

 

et puis les grèves  les manifestations les élections

 

 

****

 

 

mon tout petit mon amour  (publié dans « La Marseillaise » vers 1960)

 

 

mon tout petit mon amour

ils ont mis tu vois même des noms de fleurs

                                                                  sur elle

ils ont mis des noms de tous les jours

de choses qu’ils aimaient pèle mêle

 

 

de rose ou de volubilis

en orient

              ou en Espagne de femme

aimée comme tu en pleureras de joie

                                                         des noms de

flamme

comme l’étoile sur les édifices

 

 

de choses qu’on s’arrête pour voir

                                                   sur le bord de la route

la vie est longue et voilà longtemps que nous sommes partis

on la respire en tirant sur les chaînes

                                                       mon fils

mais la mort vient sans qu’on les ait rompues

                                                                    toutes

 

 

alors laisse crier

                         fais voile vers la terre

des pétales ont peut-être jauni

tant qu’existe le désert la soif persiste

                                                         la peur aussi

mais en 17 l’oasis a fait trembler la mer

 

 

vois-tu il est dur de chanter pas à pas sur ces noms

mais ils sont aussi sûrs qu’il te reste de rires et de larmes

on le dit de plus en plus et en Grèce on en meurt sans vacarme

pour l’étoile ou la fleur

                                   pour la révolution

 

la brise que le roc dispersait

                                           quelle affaire

les matins sont plus forts les vagues vont monter

je crois que ce rayon dans les eaux est celui de l’été

je crois que ce clairon est celui des batailles sans guerre

 

 

****

 

 

ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

 

ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

toi qui vécut cent fois et mourut et sua sur ta propre poussière

et qui fut à souffrir à aimer à haïr simplement pour ma vie

je demande pardon aujourd’hui par ma voix de ta propre misère

 

ah tout ce temps passé pour cet instant présent

tous ces rêves perdus pour fabriquer mes rêves

tous ces chagrins flétris pour ces chansons d’antan

et tous ces arbres morts pour ces gouttes de sève

 

quel malheur cet espoir sans fin sans issue sans recours

ah frère que sur toi tombe enfin une larme un sourire une flamme

une flamme à la douceur triste et forte un frôlement de l’âme

une femme un abri un silence un ciel bleu un amour

 

 

****

 

 

je ne peux séparer ce qui est devant mes yeux

 

je ne peux séparer

ce qui est devant mes yeux

 

les balcons blancs et les arbres

le linge étendu et la mer

 

tout petit j’ai habité une maison indépendante

d’où je voyais vivre la vallée

 

je suis monté sur un canasson de labour

et j’ai amené la chèvre brouter

 

j’ai vu les oliviers et parfois la neige

des sentiers de colline jusqu’à la mer

 

plus tard j’ai connu la mer

et les dessous de la mer

j’ai pêché au milieu des vagues et des rochers

 

maintenant je fais partie de l’accent et des maisons

j’imagine facilement les sables du Lacydon

et le départ d’Euthymènes accosté aux docks antiques

 

je connais les joies et les peines

de ceux qui parlent dans les bars ou autre part

j’ai bien aimé celui qui a dit dans le temps

« Marseille n’est pas Chicago

mais la ville des dockers

et des travailleurs »

 

 

****

 

 

une grande race sans nom

 

 

une grande race sans nom

inscrite au flanc des vents qui passent

mon ami mon ami au fond

tirant les blocs qui se défont

ride les eaux à la surface

 

froides sans cesse elles s’en vont

cachant de leur pli les crevasses

à peine nées déjà s’effacent

l’écume éperdue et les traces

que fait l’effleur des tourbillons

 

mais les oiseaux de haute taille

que la mer longuement poursuit

survolent en criant les failles

où le doigt des algues bataille

à crever au-dessus de lui

un miroir de larges entailles

         tandis que la plaie se détruit

         vague après vague au loin les pluies

         l’eau des marécages et les puits

         dans la forêt cachent leurs entrailles

 

un jour viendra la race vive

mon ami mon ami viendra

ayant repoussé le gravât

hors des lames des entrelacs

où le monde étonné dérive

 

sa voix volant arrive arrive

qui s’étend dans le contrebas

approche en oscillant la rive

et crie de vivre vivre vivre

au vent rauque qu’elle combat

 

 

****

 

 

je suis un révolté je l’écris

 

Ma jeunesse ce soir

 

je suis un révolté   je l’écris

qui crie de vivre mal son amour

et ce sont les jours qui passent à mon

écoute         sans trouver la façon

à chercher la ligne des labours

l’on croit perdre son temps et sa vie

 

ni plus ni moins les arbres meurent

et les animaux s’amourachent

je n’y peux rien les villes poussent

 

puis les uns ont le regret des mains

des seins purs et de leur cœur qu’ils n’ont

pu user jusqu’au bout     les autres

la jeunesse  oui     compte les fautes

les chaînes les rivières sans pont

à perdre le sens de leur besoin

 

je suis le jeune et je suis le vieux

eux deux que seule l’heure sépare

le bonheur instant de jouissance

et la poursuite de sa vivance

cela est le miel brun de leur espoir

et la raison des songes pieux

 

la plus forte lame de l’émoi

la brise du conte réel c’est

encore la femme et l’enfant que

l’on tient dans ses bras que l’on marque

ou l’on croit à soi cela est vrai

pas à pas de sa bouche à sa voix

 

il est des reflets qu’il faut défendre

celui des cheveux celui du vent

ce n’est pas le motif d’une croix

un signe qu’on prend pour une foi

ni une étrange meute pourtant

cette raison commune à comprendre

 

là-dessus vient se mêler la pluie

les intermittences du rire

les défauts e communication

mes poèmes d’été mes soupirs

mes ruisseaux de gel mes oublis

 

 

****

 

 

J’avais dix ans

 

J’avais dix ans

 

J’avais                                      dix ans

 Dans les blés sifflent           les criquets

 

 

Le soleil            commence à rougir les herbes

    Je voyais                                           sa maison

 

 

Le moulin à eau qui entraîne la pompe

Mêle         ses cris au bourdonnement                    de l’air

        un mas                                           sur le coteau

 

 

la charrette de foin             frais

                               elle riait

roule               dans une ornière

        et blonde

penche                           dangereusement

           de si jeunes yeux

 

 

tout cela      est encore                 ici

              toi                  que j’aime

 

qu’y a-t-il        de changé

                 ceci                 est

 

 

ce sont des souvenirs                    qu’on arrache par lambeaux

                                  mon enfance

et dont le métal             terni

                         regarde

porte la gravure de songeries                     nouvelles

                                              mon enfance

 

 

****

 

 

pour contempler un vol d’oiseaux

 

 

pour contempler un vol d’oiseaux

ou le silence des étoiles

il faut élever son regard

car il est des gestes

inexplicablement

essentiels

 

 

quand un fracas de nuit blanche

s’étend dans tes nerfs

ronge ta peau et tes certitudes

souviens-toi

que les hommes

      six jours durant

attendent le Dimanche

 

 

****

 

Sommaire. Pages

 

2 Ces poèmes

3 dehors le vent

5 tu lis mes poèmes

6 tu pourras traverser la ville

7 un petit enfant roux attend le temps qui passe

8 je tourne je tourne

9 ma douceur terne au midi

10 je dis que ces rues ne m’intéressent pas

11 je vous dis comme je vous vois

12 cinq soleils de la nuit

13 ouvrez vos yeux dit le poète

14 et puis les grèves les élections les manifestations

15 mon tout petit mon amour  

17 ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris

18 je ne peux séparer ce qui est devant mes yeux

19 une grande race sans nom

20 je suis un révolté je l’écris

22 J’avais dix ans

23 pour contempler un vol d’oiseaux

 

 

Pierre Assante 1960-1965,

revue « POEMES »

et

« CE QUE J’AIME »

 

 

 

 

 

 

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24 janvier 2026 6 24 /01 /janvier /2026 07:56

 

 

 

RE-LECTURES

 

 

Je relis pour la troisième fois en quelques années "Le ciel partagé" devenu "Le ciel divisé" de Christa Wolf.

 

J'ai relu aussi "Une semaine en Juin" de Stefan Heym.

 

Magnifiquement humains, récits profonds et dramatiques dans la forme et le fond, de deux expériences individuelles-collectives des "pays de l'Est", la RDA en l'occurrence , qui pourtant du point de vue politique sociale et culturelle n'était pas « le pire ».

 

De grands progrès y ont été réalisés partant de son histoire « ancienne », la formation marxienne de la social-démocratie du XIXème siècle et ses suites.

 

Mais guerre impérialiste de 14-18, et régression atroce plus récente, le nazisme et son enrôlement, puis la « Libération » de 1945.

 

Mais le mur et les méthodes policières !...

 

La réunification RFA/RDA, « colonialiste », ni l’U.E. vassale du capital dominant et ultralibérale ne sont pas non plus un modèle.

 

Accorder en unité de "fonction"(au sens d'accord "parfait majeur" et non de permis) croissance rapide de l'autonomie de la personne et politique régulée de la société reste un défi immédiat de l’humanité et de l’humanisme.

 

Ce siècle, le XXIème, le nôtre, enfants, jeunes et vieux, femmes et hommes, producteurs et gestionnaires ensembles, ses capacités productives matérielles et morales (autre usage, usage social et moral de la numérisation entre autres) ouvrira-il la possibilité de cet "accord".

 

L'action sociale, pratique et théorique sont nécessaires (et suffisantes ?) pour y répondre.

 

N'empêche que les convulsions de cette "fin de système" ne rassurent pas et en rendent malade tout un chacun; ne paralysent pas j'espère...

 

D’autant que la montée des nationalismes fascisants dominants et dominés demande action incessante ; et coopération et cohérence locale/mondiale, et autre monde en santé sociale nécessaire et suffisante pour survivre, poursuivre, sûr !

 

24/01/2026 07:43:42.

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