Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 10:06
Moscou avec la balalaïka. 1964.

 

 

ENTITES

DE MOUVEMENT

ET

DOUBLE ABSTRACTION

IDEALISTE OU PAS.

 

Progrès, régressions dans la progression-régression-progression dialectique-organique du mouvement de complexification sociale, et renaissances dans le mouvement de progrès de la personne et de la société, en unité organique et contradictoire.

 

 

 

« Mais l'homme n'est pas seulement un être naturel,

il est aussi un être naturel humain » (1)

 

La conscience est constituée mentalement de la mise en concepts et en catégories de la perception des objets en tant que mouvements.

 

« Objets » : mouvements, entités de mouvement, la nature-univers étant entité infinie et absolue de mouvements. La conscience de l’objet particulier, et de l’objet-entité particulière est donc une abstraction de la réalité de l’objet et-donc un l’objet lui-même, évidemment non-tangible par nos seuls sens-outils naturels originaux. Le développement technique modifie historiquement et en processus la capacité de perception de l’abstrait concret, le processus de la connaissance et du rapport intime et organique connaissance-subsistance, et le processus dans lequel se développe-évolue en croissance-condensification, la conscience de la nature sur elle-même dont nous sommes part organique.

 

Ensembles, sous-ensembles, inclusions, d’entités de mouvement d’objets et de la conscience relative ou absolue en relation organique et dialectique abstraite de leur existence et des effets de leur existence ; relative ou absolue mais pas totale, il s’agit d’un processus infini.

 

L’ignorance de-par la conscience du fait que l’objet constitue une abstraction dans-par notre outil biologico-psychique de connaissance, notre cerveau, notre corps dans lequel il vit en dépendance et autonomie relative, et les relations sociales qu’il entretient dans la constitution de sa conscience et par l’activité individuelle et l’activité de la société en unité, cette ignorance constitue une double abstraction et son incapacité relative d’appropriation ; et l’aliénation liée organiquement à cette incapacité .

 

L’abstraction comme la double abstraction, la conscience de l’abstraction constitue un, des mouvements, donc des objets, comme une existence extérieure à notre conscience constitue les objets « extérieurs ».

Lénine a eu tort il me semble de considérer négligeable et même nocive cette considération, mais ceci n’est qu’une remarque marginale qui peut avoir des effets inattendus.

 

Objets extérieurs à notre conscience comme objets « intérieurs » à notre conscience sont des objets « tout court », sont donc bien constitues matériellement, sinon ils n’auraient pas d’existence sinon comme, en tant que double abstraction.

 

Abstraction et double abstraction ne peuvent agir matériellement, directement, tangiblement sur la réalité « extérieure », mais agir sur l’action de l’individu social (donc sur les objets-mouvement et entités d’objets-mouvements « extérieurs et intérieurs ») dans et sur la société en relations réciproques, dialectiques.

 

C’est là que tient le débat sur le rôle de l’homme sur lui-même et sur la société en unité organique, dans la nécessité historique, du moment, naturelle et sociale en unité, que la religion a réifié sous la forme de volonté divine et de libre arbitre humain, confondant nécessité historique et intervention spirituelle extérieures, « existant » en dehors de toute entité matérielle, Dieu.

 

La rigidification en une double abstraction figée des propriétés de la nature et de l’homme caractérise la société religieuse et constitue l’aliénation de la jouissance du moment et historique des objets par l’homme.

La liberté réifiée au lieu d’être la capacité relative mais réelle de mouvement humain dans la nécessite naturelle et historique est une aliénation, mouvement en processus de lutte sur elle-même.

La société laïque de classe n’échappe par à cette double abstraction aliénante, y compris dans le mouvement de lutte d’abolition des classes non encore réalisée.

 

L’appropriation relative et absolue (absolue ne veut pas dire totale) de la nature par l’homme, issue de la transformation de cette nature pas le travail ( depuis le galet aménagé et accélérée dans le néolithique) pour subvenir à ses besoins, ses subsistances et ses besoins et désirs qu’elle créent, créateur des condition de systèmes, d’entités cérébrales et de leur croissance-condensation dans celle de la société et de la nature, est un processus infini par et pour une espèce pensante et ses continuations sous toutes les formes venues et à venir.

 

Il faut intégrer (sinon à oublier un « essentiel » dans l’essence humaine que constitue les rapports sociaux), à ce paysage de la nature et de l’homme, la constitution du mouvement en forces contraires contenue dans l’objet, dans l’entité de mouvement, leur identité et leur opposition, les processus continu et concrets de ces forces et leur unité, mouvement continu et quantique, unité des contraires, du discret et du continu, transformations quantitatives, transformation qualitatives contradictoires et fécondes en unité organsine processuelle dans l’objet, l’entité d’objets, la nature.

 

Une espèce pensante, donc entre autres l’homme dans l’univers, constitue un processus relatif et absolu de la conscience de la nature sur elle -même tendant à l’infini à une totalité historique provisoire, causale et aléatoire.

 

Au Centre d'apprentissage du Pontet. Réparation Machines Agricoles. 1960.

Le communisme contient à la fois, organiquement l’abolition de la propreté (non de l’usage et de la jouissance), le dépassement-abolition de l’achat de la force de travail ( la SEF et le critère VA/CMF dans le processus) et  de l’aliénation de l’appropriation pour devenir libre et commune, dans la croissance des diversités contradictoires et fécondes et des capacités, des objets et entités d’objets de la nature. Il est par lui-même une nécessité historique généralisée, relative et absolue mais non totale puisqu’il crée, continue à créer des contradictions, mais des contradictions de type nouveau dépassant l’appropriation de classe des objets et entités d’objets, appropriation de classe réifiant dans une double abstraction les objets et aliénant leur pleine appropriation sociale (individu et société dans leur relation organique).

 

Un pouvoir abstrait du pouvoir concret d’un despotisme, lui-même issu de fonctions nécessaires usurpées historiquement dans le processus de production, de la société communiste primitive tribale « libre » à la société de classe de production, d’échange et d’accumulation « privée », ce pouvoir abstrait constitue les héros du paléolithique, du néolithique agricole puis des cités, puis de la Renaissance-industrialisation mécanique puis du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisé, devenus les héros antiques divinisés jusqu’au héros global Dieu unique de la société marchande avancée, se substituant dans le psychisme au processus naturel et au processus d’organisation sociale, universel… et enfin le Dieu Argent-Capital.

 

à la Fête du PCF-La Marseillaise avec Jacques Duclos. 1965.

La démocratie qui ne peut être que relative est une transition vers l’appropriation absolue (mais non totale, c’est un processus infini) de la nature par la nature en capacité de conscience absolue (mais non totale, c’est un processus infini) libérée de l’appropriation psychique-doublement abstraite et concrète-privée (de classe) aliénant la classe possédante comme la classe dépossédée de ses actes et produits de ses actes.

 

Mais la double abstraction devient libératrice lorsqu’elle prend conscience d’elle-même, à la différence de la double abstraction religieuse détachée des subsistances et de leur recherche dans l’auto-création humaine de la croissance-complexification-condensification (de type neurologique-cérébral-psychique-culturalo-technique) des éléments de croissance de la nature et leur unité contradictoire, fertile et féconde (ce n’est pas pareil).

 

L’autogestion de la personne dans l’autogestion de l’entité d’activité de production-échange élargi (« matérielle et morale »), elle-même dans l’entité de l’humanité et de la nature, qui acte à la fois la dépendance et l’autonomie relative de l’homme par rapport à la nature et à lui-même, c’est la nouvelle forme de croissance-complexification-condensification des éléments de croissance et la conscience de la conscience « en miroir et allers-retours », en processus infini et absolu.

 

J’ai bien conscience de la relativité de notre vocabulaire, et du mien même indépendamment et autonomement du retard social général de la phrase sur la pensée.

 

Pierre Assante. 17/11/2022 09:47:19.

 

(1) « …. Mais l'homme n'est pas seulement un être naturel, il est aussi un être naturel humain; c'est-à-dire un être existant pour soi, donc un être générique [Générique : du genre humain et pas d’un sexe particulier comme on use l’expression aujourd’hui de façon peut-être juste mais ambiguë (note du blogueur)], qui doit se confirmer et se mani­fester en tant que tel dans son être et dans son savoir. Donc, ni les objets humains ne sont objets naturels tels qu'ils s'offrent immédiatement, ni le sens humain tel qu'il est immédia­tement, objectivement, n'est la sensibilité humaine, l'objectivité humaine. Ni la natu­re - au sens objectif - ni la nature au sens subjectif n'existent immédiatement d'une manière adé­qua­te à l'être humain. Et de même que tout ce qui est naturel doit naître, de même l'hom­me a aussi son acte de naissance, l'histoire, mais elle est pour lui une histoire connue et par suite, en tant qu'acte de naissance, elle est un acte de naissance qui se supprime con­sciem­ment lui-même. L'histoire est la véritable histoire naturelle de l'homme - (y revenir)….

…. (L'homme devenu étranger à soi-même est aussi le penseur devenu étranger à son essen­ce, c'est-à-dire à l'essence naturelle et humaine. C'est pourquoi ses idées sont des esprits figés qui résident en dehors de la nature et de l'homme. Dans sa Logique, Hegel a rassemblé et enfermé tous ces esprits figés et a considéré chacun d'eux, d'abord comme négation, c'est-à-dire comme aliénation de la pensée de l'homme, puis comme négation de la négation, c'est-à-dire comme suppression de cette aliénation, comme manifestation réelle de la pensée humai­ne; mais - comme il est encore lui-même prisonnier de l'aliénation - cette négation de la néga­tion est soit le rétablissement de ces esprits figés dans leur aliénation, soit le fait de s'arrêter au dernier acte, - de se rapporter à soi-même dans l'aliénation qui est l'existence vraie de ces esprits figés ; soit encore dans la mesure où cette abstraction se saisit elle-même et ressent un ennui infini de soi-même, l'abandon de la pensée abstraite qui se meut, seulement dans la Pensée, qui n'a ni œil, ni dent, ni oreille, ni rien, apparaît chez Hegel comme la décision de reconnaître la nature en tant qu'essence et de se consacrer à la contemplation.)…. »

Marx. Manuscrits de 1844. A Paris, pendant leur rencontre et leur immigration d’Allemagne, avec le socialisme français et ses relations internationales et après leur mariage Jenny et Karl.

 

VOIR AUSSI :

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche