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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 08:17

HUMA pacte Sarkozy Merckel J'ai écrit cet article en juillet 2009. Il demeure d'actualité sur le fond, je crois.

Qu'y a-t-il de changé depuis ?

Ce qu'il y a de changé est l'expérience acquise sur la crise dont la réalité est devenue plus évidente dans les consciences, et dont les solutions économiques avancées par la COMECO (voir sur l'article) recueillent un plus grand écho.

De même les solutions sur l'abord de la question du travail, de  son organisation, de son contenu lié à l'activité de la personne, l'activité humaine comme être social, que développe l'ergologie, ont aussi acquis un plus grand écho à travers la crise que connaissent les salariés dans leur "usage de soi". (voir notes)

Mais les mêmes dangers subsistent liés à la course entre le désespoir de masse (relatif) face à l'approfondissement de la politique anti-sociale du pouvoir et des libéraux en général, du capital, qui peut se développer, ET l'espoir de masse qui peut s'appuyer sur un développement nouveau en quantité et en qualité des luttes ouvrières et populaires ici et dans le monde.

L'indifférence (relative), forme développée par les dominants auprès des dominés peut être vaincue. Le futur n'est pas linéaire, comme on veut nous le faire croire. Toutes les prévisions basées sur un immobilisme des données sociales et politiques du moment peuvent être et seront bousculées par le processus vital de la société humaine.



UNE CATASTROPHE ANNONCEE ?

UNE QUESTION GENERALE LIEE AUX ELECTIONS.

FORMES DES ORGANISATIONS POPULAIRES.

 

Lorsqu’une catastrophe est préparée si minutieusement depuis des décennies, il est difficile de l’éviter.

 

Pourtant c’est possible.

 

Nous sommes en France et en Europe sur le point ne nous retrouver politiquement et économiquement dans l’incapacité de répondre à la crise, sous la forme de la crise politique en Palestine ou dans  de nombreux pays ex coloniaux, bien que nous soyons en France dans une société techniquement avancée et relativement dominante.

 

La raison en est l’étouffement par les forces réactionnaires de toutes les forces pouvant conduire à une solution.

Etouffement d’une OLP saine en Palestine, étouffement des mouvements populaires sains dans le monde, étouffement des partis communistes porteurs de transformations sociales viables.

 

Pour la France, la poussée hégémonique du Parti Socialiste a marqué le début de cette impasse. Mais elle vient de beaucoup plus loin si comme Marx, l’on considère la société millénaire du dit « libre échange ».

 

Après le programme commun (non en soi, mais dans les conditions et le contenu de la bataille qui le portait)  puis l’élection de François Mitterrand à la présidence, la politique du PS a constitué à bâtir son hégémonie sur l’alliance avec les forces libérales et la construction d’une image d’une force « raisonnable », « tranquille » au service de la population face à des forces « du passé, du XIX° siècle » ou « extrémistes ».

 

Des leaders du P .S. ont bien senti les limites de cette posture. Minoritaires dans leur parti, ils ont pourtant appelé à voter NON pour le référendum de 2005  sur le TCE.

 

Mais le processus de divorce est arrivé au bout. La montée du F.N. était déjà un signe du rejet par les couches populaires, particulièrement des salariés de production touché de plein fouet dans leurs conditions de vie, d’emploi, de salaires et qui ne trouvaient aucune réponse dans l’alliance entre un PS libéral, dont le libéralisme s’entendait clairement par rapport à ses positions plus que prudente face au patronat, et un PCF qui essayait honnêtement de rassembler un majorité d’opposition face à une droite de plus en plus réactionnaire.

 

Oui, le processus de divorce est arrivé au bout. Il s’est manifesté par une fuite vers des solutions populistes, des solutions apparemment alternatives, Tapie, Bayrou,Cohn Bendit (sur ce denier, je ne minimise pas la formidable poussée de "verts")…..

 

Mais le point fondamental, c’est l’incapacité des « partis du travail » de faire valoir des solutions économiques répondant aux besoins alimentaires, premier souci de la population, c'est-à-dire une alternative à un système marchand, capitaliste arrive au bout de sa force propulsive de la société.

 

Berlinguer a déclaré dans les années 1970 « la poussée de la révolution d’octobre est épuisée ». Nous pourrions ajouter, en regardant de plus loin et de plus haut la société humaine « la poussée de la révolution bourgeoise est épuisée » en tant que bout de la poussée de la société marchande en tant que productrice de richesses. Le pourrissement de sa forme de démocratie en est un témoignage éclairant.

 

Toutes les solutions avancées sous forme de catalogue, même de « bon catalogue » ont contourné l’explication scientifique de la crise et des solutions à y apporter, reconstituant sans cesse une sorte de « Programme de Gotha », qui dans le meilleurs des cas mobilisait mais n’apportait pas de solution à la mobilisation, dans le pire des cas démobilisait jusqu’à l’abstention des couches populaire et au-delà, où détournant vers le vote populiste ou fascisant.

 

Il est clair que dans les prochaines élections, il faudrait une unité de TOUTES les forces d’opposition dispersées. Mais il est clair que dans le pourrissement de la situation « à la Palestinienne », il sera difficile de les rassembler pour plusieurs raisons :

 

1 Le refus du PS d’abandonner ses positions libérales et la poursuite de l’idée d’un rassemblement sans contenu qui ne convainc plus personne et surtout pas l’électorat populaire, l’électorat salarié « subalterne », et depuis peu, pas non plus l’électorat salarié « moyen ».

 

2 Le refus des forces communistes et antilibérales sur des positions gauchistes de mener de front et l’avancée des solutions à la crise du capitalisme et une politique de rassemblement au-delà des forces anticapitalistes, rassemblement seul apte à battre Sarkozy et son équipe de représentation du capital monopoliste mondialisé.

 

3 La faiblesse du PCF qui pourrait assumer ces « deux bouts » mais qui est divisé lui-même sur cet objectif. Pourtant une force même petite, mais déterminée et surtout lucide, dans un moment de confusion de « mouvement sans direction allant dans tous les sens et sans un but à atteindre » peut donner le coup d’épaule capable d’orienter cette confusion vers un sens précis.

 

4 Enfin l’état de compétition et de division que cette confusion crée à l’intérieur d’une opposition hétéroclite sans force et sans but et sans « chemin » face à la détermination sarkozyste du capital monopoliste mondial. Les ambitions absurdes qui en découlent et leurs conséquences.

 

Dans cette situation, les propositions de la commission économique du PCF deviennent aujourd’hui un élément fort des possibilités du rassemblement. Cela ne veut pas dire que nous devions sombrer dans l'économisme. L’ensemble des question sociales et sociétales doivent être abordées et défendues. Mais le cœur de leur défense ne peut être que l’issue à la crise de production tant par rapport aux mécanismes économiques du capital auxquels il faut trouver et donner une alternative, que par rapport aux conséquences de ces mécanismes sur la crise morales qui en est intégré et sur la crise écologique qui de même n’est qu’un élément extrêmement fort de la crise globale.

 

Il est courant que dans un état social de confusion sociale, prendre les conséquences pour les causes et ignorer leurs rapports dialectiques, se développe plus qu’à tout autre moment.

 

Tant que cette conscience de crise de production, de sa quantité et de sa qualité ne se développera pas, il ne s’ouvrira aucune fenêtre de rassemblement apte à battre le sarkozysme.

 

Quoi et comment produire, cette idée apparemment complexe est à mon avis une idée extrêmement populaire si on la développe.

Elle touche directement à l’organisation du travail dont l’obsolescence actuelle est très sensible à tous les travailleurs en fonction de la souffrance qui en est issue pour eux.

 

la question est de poser le problème positivement : comment produire, comment  répondre aux besoins vitaux de la société d’une façon la plus saine possible, avec une démocratie qui ne se limite pas à des consultations formelles mais soit aussi une démocratie du travail libéré d’une tutelle quasi de droit divin.

 

Deux pistes pour aller vers un programme qui soit une transition pour et vers cet objectif qui allie à la fois l’ouverture sur les libertés aptes à développer ces droits, le pouvoir, et un contenu du pouvoir qui développe une démocratie du travail. C’est une tache qui ne peut réussir que par une mobilisation massive de la population et des salariés vers cet objectif :

 

-Un autre crédit est possible, c’est la transition vers l’abolition de la dictature de l’argent métamorphosé en capital. Et par la même de la mesure quantitative de la valeur d’échange au profit de la mesure des besoins.

 

-Une autre organisation du travail dépend d’une conscience, anti-tayloriste débouchant sur une conscience ergologique (sur ce terme voir notes à la fin).

 

Evidemment ces deux objectifs passent par la question de la politique, de la gestion, et des acquis techniques et scientifiques, de la recherche fondamentale, le tout à coordonner aux niveaux mondiaux,

Mais ce niveau là passe par la recherche de la cohérence de la personne, des entités simple et de l’entité généralisée contenant cette infinie diversité et ses infinies activités.

 

Il est possible de surmonter les 4 points de la division de l’opposition cités plus haut à la condition de développer, ou de commencer à développer cette conscience en s’adressant à tous sur ces sujets.

 

La forme du Parti dépend de son contenu. Les forces des entités, partis de transformation dépendent de cela.

 

Quelques notions pouvant aider  à ce mouvement de pensée :

 

1 L’ergologie n’est pas une science en soi. C’est  l’étude pluridisciplinaire de l’activité humaine et particulièrement du travail stricto sensu, dans le but d’une recherche de leur santé, excluant toute modélisation où voie arbitraire, mais faisant appel à un débat de valeur, des choix démocratiques, liés aux dénormalisations- renormalisations du processus humain.

Ceci n’est pas une définition, mais un essai d’explication de ma part.

Pour plus de clarté voir les sites :

http://www.ergologie.com

http://www.rencontresdutravail.com

 

2 Une vision de « l'univers » a toujours traversé les grandes évolutions de l’humanité. Tenter de prendre en compte la critique de l’approche cosmologie est important, malgré les apparences. Je souligne ici la critique formulée par Eftichios Bitsakis, « Cosmogénèse, la dialectique sous une enveloppe »,  « Dialectiques aujourd’hui », collection Espaces Marx, Syllepse.

 

3 Sur le processus d’humanisation de la nature et de naturalisation de l’humain, voir DENIS DURAND « Un autre crédit est possible, mobiliser l’argent pour le développement des êtres humains.. », Editions Le temps des Cerises.

Passage, transition, nécessaires (du moins je le pense comme l’auteur) vers une maîtrise de l’activité libérée de la dictature de le mesure qualitative de la valeur d’échange

 

Pierre Assante, 12 juillet 2009

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