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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 21:00

 

Karl MARX. Introduction à la critique de l'économie politique. Extrait.

Chap. III. La méthode de l’économie politique

 

Quand nous considérons un pays donné au point de vue de l'économie politique, nous commençons par étudier sa population, la division de celle-ci en classes, sa répartition dans les villes, à la campagne, au bord de la mer, les différentes branches de production, l'exportation et l'importation, la production et la consommation annuelles, les prix des marchandises, etc.

Il semble que ce soit la bonne méthode de commencer par le réel et le concret, qui constituent la condition préalable effective, donc en économie politique, par exemple, la population qui est la base et le sujet de l'acte social de production tout entier. Cependant, à y regarder de plus près, on s'aperçoit que c'est là une erreur. La population est une abstraction si l'on néglige par exemple les classes dont elle se compose. Ces classes sont à leur tour un mot creux si l'on ignore les éléments sur lesquels elles reposent, par exemple le travail salarié, le capital etc. Ceux-ci supposent l'échange, la division du travail, les prix, etc. Le capital, par exemple, n'est rien sans le travail salarié, sans la valeur, l'argent, le prix, etc. Si donc on commençait ainsi par la population, on aurait une représentation chaotique du tout et, par une détermination plus précise, par l'analyse, on aboutirait à des concepts de plus en plus simples; du concret figuré ou passerait à des abstractions de plus en plus minces, jusqu'à ce que l'on soit arrivé aux déterminations les plus simples. Partant de là, il faudrait refaire le chemin à rebours jusqu'à ce qu'enfin on arrive de nouveau à la population, mais celle-ci ne serait pas, cette fois, la représentation chaotique d'un tout, mais une riche totalité de détermi­na­tions et de rapports nombreux. La première voie est celle qu'a prise très historiquement l'économie politique à sa naissance. Les économistes du XVII° siècle, par exemple, commen­cent toujours par une totalité vivante : population, nation, État, plusieurs États; mais ils finissent toujours par dégager par l'analyse quelques rapports généraux abstraits déterminants tels que la division du travail, l'argent, la valeur, etc. Dès que ces facteurs isolés ont été plus ou moins fixés et abstraits, les systèmes économiques ont commencé, qui partent des notions simples telles que travail, division du travail, besoin, valeur d'échange, pour s'élever jusqu'à l'État, les échanges entre nations et le marché mondial. Cette dernière méthode est manifeste­ment la méthode scientifique correcte. Le concret est concret parce qu'il est la synthèse de multiples déterminations, donc unité de la diversité. C'est pourquoi il apparaît dans la pensée comme procès de synthèse, comme résultat, non comme point de départ, bien qu'il soit le véritable point de départ et par suite également le point de départ de la vue immédiate et de la représentation. La première démarche a réduit la plénitude de la représentation à une détermination abstraite; avec la seconde, les déterminations abstraites conduisent à la repro­duc­tion du concret par la voie de la pensée. C'est pourquoi Hegel est tombé dans l'illusion de concevoir le réel comme le résultat de la pensée, qui se concentre en elle-même, s'approfon­dit en elle-même, se meut par elle-même, alors que la méthode qui consiste à s'élever de l'abstrait au concret n'est pour la pensée que la manière de s'approprier le concret, de le reproduire sous la forme d'un concret pensé. Mais ce n'est nullement là le procès de la genèse du concret lui-même. Par exemple, la catégorie économique la plus simple, mettons la valeur d'échange, suppose la population, une population produisant dans des conditions déterminées; elle suppose aussi un certain genre de famille, ou de commune, ou d'État, etc. Elle ne peut jamais exister autrement que sous forme de relation unilatérale et abstraite d'un tout concret, vivant, déjà donné. Comme catégorie, par contre, la valeur d'échange mène une existence antédiluvienne. Pour la conscience - et la conscience philosophique est ainsi faite que pour elle la pensée qui conçoit constitue l'homme réel et, par suite, le monde n'apparaît comme réel qu'une fois conçu - pour la conscience, donc, le mouvement des catégories apparaît comme l'acte de production réel - qui reçoit une simple impulsion du dehors et on le regrette - dont le résultat est le monde; et ceci (mais c'est encore là une tautologie) est exact dans la mesure où la totalité concrète en tant que totalité pensée, en tant que représentation mentale du concret, est en fait un produit de la pensée, de la conception; il n'est par contre nullement le produit du concept qui s'engendrerait lui-même, qui penserait en dehors et au-dessus de la vue immédiate et de la représentation, mais un produit de l'élaboration de concepts à partir de la vue immédiate et de la représentation. Le tout, tel qu'il apparaît dans l'esprit comme une totalité pensée, est un produit du cerveau pensant, qui s'approprie le monde de la seule façon qu'il lui soit possible, d'une façon qui diffère de l'appropriation de ce monde par l'art, la religion, l'esprit pratique. Après comme avant, le sujet réel subsiste dans son indépendance en dehors de l'esprit; et cela aussi longtemps que l'esprit a une activité purement spéculative, purement théorique. Par conséquent, dans l'emploi de la méthode théorique aussi, il faut que le sujet, la société, reste constamment présent à l'esprit comme donnée première.

Mais ces catégories simples n'ont-elles pas aussi une existence indépendante, de caractère historique ou naturel, antérieure à celle des catégories plus concrètes? Ça dépend. Hegel, par exemple, a raison de commencer la philosophie du droit par la possession, celle-ci constituant le rapport juridique le plus simple du sujet. Mais il n'existe pas de possession avant que n'existe la famille, ou les rapports entre maîtres et esclaves, qui sont des rapports beaucoup plus concrets. Par contre, il serait juste de dire qu'il existe des familles, des communautés de tribus, qui ne sont encore qu'au stade de la possession, et non à celui de la propriété. Par rapport à la propriété, la catégorie la plus simple apparaît donc comme le rapport de communautés simples de familles ou de tribus. Dans la société parvenue à un stade supérieur, elle apparaît comme le rapport plus simple d'une organisation plus dévelop­pée. Mais on présuppose toujours le substrat concret qui s'exprime par un rapport de posses­sion. On peut se représenter un sauvage isolé qui possède. Mais la possession ne constitue pas alors un rapport juridique. Il n'est pas exact qu'historiquement la possession évolue jusqu'à la forme familiale. Elle suppose au contraire toujours l'existence de cette « catégorie juridique plus concrète ». Cependant il n'en demeurerait pas moins que les catégories simples sont l'expression de rapports dans lesquels le concret non encore développé a pu s'être réalisé sans avoir encore posé la relation ou le rapport plus complexe qui trouve son expression mentale dans la catégorie plus concrète; tandis que le concret plus développé laisse subsister cette même catégorie comme un rapport subordonné. L'argent peut exister et a existé historiquement avant que n'existât le capital, que n'existassent les banques, que n'existât le travail salarié, etc. A cet égard, on peut donc dire que la catégorie plus simple peut exprimer des rapports dominants d'un tout moins développé ou, au contraire, des rapports subordonnés d'un tout plus développé qui existaient déjà historiquement avant que le tout ne se développât dans le sens qui trouve son expression dans une catégorie plus concrète. Dans cette mesure, la marche de la pensée abstraite, qui s'élève du plus simple au plus complexe, correspondrait au processus historique réel. D'autre part, on peut dire qu'il y a des formes de société très développées, mais qui historiquement manquent assez de maturité, dans lesquelles on trouve les formes les plus élevées de l'économie, comme par exemple la coopération, une division du travail développée, etc., sans qu'existe aucune sorte de monnaie, par exemple le Pérou. Chez les Slaves aussi, l'argent et l'échange qui le conditionne n'apparaissent pas ou peu à l'intérieur de chaque communauté, mais ils apparais­sent à leurs frontières, dans leur trafic avec d'autres communautés. C'est d'ailleurs une erreur que de placer l'échange au centre des communautés, d'en faire l'élément qui les constitue à l'origine. Au début, il apparaît au contraire dans les relations des diverses communautés entre elles, bien plutôt que dans les relations des membres à l'intérieur d'une seule et même communauté. De plus, quoique l'argent apparaisse très tôt et joue un rôle multiple, il est dans l'antiquité, en tant qu'élément dominant, l'apanage de nations déterminées unilatéralement, de nations commerçantes. Et même dans l'antiquité la plus cultivée, chez les Grecs et les Romains, il n'atteint son complet développement, postulat de la société bourgeoise moderne, que dans la période de leur dissolution. Donc cette catégorie pourtant toute simple n'apparaît historiquement avec toute sa vigueur que dans les États les plus développés de la société. Elle ne se fraie nullement un chemin à travers tous les rapports économiques. Dans l'Empire romain, par exemple, à l'époque de son plus grand développement, l'impôt en nature et les prestations en nature demeurèrent le fondement. Le système monétaire à proprement parler n'y était complètement développé que dans l'armée. Il ne s'est jamais saisi non plus de la totalité du travail. Ainsi, bien qu'historiquement la catégorie la plus simple puisse avoir existé avant la plus concrète, elle peut appartenir dans son complet développement - en compréhen­sion et en extension - précisément à une forme de société complexe, alors que la catégorie plus concrète se trouvait plus complètement développée dans une forme de société qui, elle, l'était moins.

Le travail semble être une catégorie toute simple. L'idée du travail dans cette universalité - comme travail en général - est, elle aussi, des plus anciennes. Cependant, conçu du point de vue économique sous cette forme simple, le « travail » est une catégorie tout aussi moderne que les rapports qui engendrent cette abstraction simple. Le système monétaire, par exemple, place encore d'une façon tout à fait objective, comme une chose en dehors de soi, la richesse dans l'argent. Par rapport à ce point de vue, ce fut un grand progrès quand le système manu­fac­turier ou commercial transposa la source de la richesse de l'objet à l'activité subjective le travail commercial et manufacturier -, tout en ne concevant encore cette activité elle-même que sous la forme limitée de productrice d'argent. En face de ce système, le système des physiocrates pose une forme déterminée du travail - l'agriculture - comme la forme de travail créatrice de richesse et pose l'objet lui-même non plus sous la forme déguisée de l'argent, mais comme produit en tant que tel, comme résultat général du travail. Ce produit, en raison du caractère limité de l'activité, reste encore un produit déterminé par la nature - produit de l'agriculture, produit de la terre par excellence.

Un énorme progrès fut fait par Adam Smith quand il rejeta toute détermination particulière de l'activité créatrice de richesse pour ne considérer que le travail tout court, c'est-à-dire ni le travail manufacturier, ni le travail commercial, ni le travail agricole, mais toutes ces formes de travail dans leur caractère commun. Avec la généralité abstraite de l'activité créatrice de richesse apparaît alors également la généralité de l'objet dans la déter­mi­nation de richesse, le produit considéré absolument, ou encore le travail en général, mais en tant que travail passé, objectivé dans un objet. L'exemple d'Adam Smith, qui retombe lui-même de temps à autre dans le système des physiocrates, montre combien était difficile et important le passage à cette conception nouvelle. Il pourrait alors sembler que l'on eût par là simplement trouvé l'expression abstraite de la relation la plus simple et la plus ancienne qui s'établit - dans quelque forme de société que ce soit - entre les hommes considérés en tant que producteurs. C'est juste en un sens. Dans l'autre, non. L'indifférence à l'égard d'un genre déterminé de travail présuppose l'existence d'une totalité très développée de genres de travaux réels dont aucun n'est plus absolument prédominant. Ainsi, les abstractions les plus générales ne prennent somme toute naissance qu'avec le développement concret le plus riche, où un caractère apparaît comme commun à beaucoup, comme commun à tous. On cesse alors de pouvoir le penser sous une forme particulière seulement. D'autre part, cette abstraction du travail en général n'est pas seulement le résultat dans la pensée d'une totalité concrète de travaux. L'indifférence à l'égard de tel travail déterminé correspond à une forme de société dans laquelle les individus passent avec facilité d'un travail à l'autre et dans laquelle le genre précis de travail est pour eux fortuit, donc indifférent. Là le travail est devenu non seulement sur le plan des catégories, mais dans la réalité même, un moyen de créer la richesse en général et a cessé, en tant que détermination, de ne faire qu'un avec les individus, sous quelque aspect particulier. Cet état de choses a atteint son plus haut degré de développement dans la forme d'existence la plus moderne des sociétés bourgeoises, aux États-Unis. C'est donc là seulement que l'abstraction de la catégorie « travail », «travail en général », travail « sans phrase », point de départ de l'économie moderne, devient vérité pratique. Ainsi l'abstraction la plus simple, que l'économie politique moderne place au premier rang et qui exprime un rapport très ancien et valable pour toutes les formes de société, n'apparaît pourtant sous cette forme abstraite comme vérité pratique qu'en tant que catégorie de la société la plus moderne. On pourrait dire que cette indifférence à l'égard d'une forme déterminée de travail, qui se présente aux États-Unis comme produit historique, apparaît chez les Russes par exemple comme une disposition naturelle. Mais, d'une part, quelle sacrée différence entre des barbares qui ont des disposi­tions naturelles à se laisser employer à tous les travaux et des civilisés qui s'y emploient eux-mêmes. Et, d'autre part, chez les Russes, à cette indifférence à l'égard d'un travail déterminé correspond dans la pratique leur assujettissement traditionnel à un travail bien déterminé, auquel ne peuvent les arracher que des influences extérieures.

Cet exemple du travail montre d'une façon frappante que même les catégories les plus abstraites, bien que valables - précisément à cause de leur nature abstraite - pour toutes les époques, n'en sont pas moins sous la forme déterminée de cette abstraction même le produit de conditions historiques et ne restent pleinement valables que pour ces conditions et dans le cadre de celles-ci.

La société bourgeoise est l'organisation historique de la production la plus développée et la plus variée qui soit. De ce fait, les catégories qui expriment les rapports de cette société et qui permettent d'en comprendre la structure permettent en même temps de se rendre compte de la structure et des rapports de production de toutes les formes de société disparues avec les débris et les éléments desquelles elle s'est édifiée, dont certains vestiges, partiellement non encore dépassés, continuent à subsister en elle, et dont certains simples signes, en se dévelop­pant, ont pris toute leur signification, etc. L'anatomie de l'homme est la clef de l'anatomie du singe. Dans les espèces animales inférieures, on ne peut comprendre les signes annonciateurs d'une forme supérieure que lorsque la forme supérieure est elle-même déjà connue. Ainsi l'économie bourgeoise nous donne la clef de l'économie antique, etc. Mais nullement à la manière des économistes qui effacent toutes les différences historiques et voient dans toutes les formes de société celles de la société bourgeoise. On peut comprendre le tribut, la dîme, etc., quand on connaît la rente foncière. Mais il ne faut pas les identifier. Comme, de plus, la société bourgeoise n'est elle-même qu'une forme antithétique du développement historique, il est des rapports appartenant à des formes de société antérieures que l'on pourra ne rencon­trer en elle que tout à fait étiolés, ou même travestis. Par exemple, la propriété communale. Si donc il est vrai que les catégories de l'économie bourgeoise possèdent une certaine vérité valable pour toutes les autres formes de société, cela ne peut être admis que cum grano, salis [avec un grain de sel]. Elles peuvent receler ces formes développées, étiolées, caricaturées, etc., mais toujours avec une différence essentielle. Ce que l'on appelle développement histori­que repose somme toute sur le fait que la dernière forme considère les formes passées comme des étapes menant à son propre degré de développement, et, comme elle est rarement capable, et ceci seulement dans des conditions bien déterminées, de faire sa propre critique - il n'est naturellement pas question ici des périodes historiques qui se considèrent elles-mêmes comme des époques de décadence - elle les conçoit toujours sous un aspect unilatéral. La religion chrétienne n'a été capable d'aider à comprendre objectivement les mythologies antérieures qu'après avoir achevé jusqu'à un certain degré, pour ainsi dire [...] [virtuellement], sa propre critique. De même l'économie politique bourgeoise ne parvint à comprendre les sociétés féodales, antiques, orientales que du jour où eut commencé l'autocri­ti­que de la société bourgeoise. Pour autant que l'économie politique bourgeoise, créant une nouvelle mythologie, ne s'est pas purement et simplement identifiée au passé, sa critique des sociétés antérieures, en particulier de la société féodale, contre laquelle elle avait encore à lutter directement, a ressemblé à la critique du paganisme par le christianisme, ou encore à celle du catholicisme par le protestantisme.

De même que dans toute science historique ou sociale en général, il ne faut jamais oublier, à propos de la marche des catégories économiques, que le sujet, ici la société bourgeoise moderne, est donné, aussi bien dans la réalité que dans le cerveau, que les catégo­ries expriment donc des formes d'existence, des conditions d'existence déterminées, souvent de simples aspects particuliers de cette société déterminée, de ce sujet, et que par conséquent cette société ne commence nullement à exister, du point de vue scientifique aussi, à partir du moment seulement où il est question d'elle en tant que telle. C'est une règle à retenir, car elle fournit des indications décisives pour le choix du plan à adopter. Rien ne semble plus naturel, par exemple, que de commencer par la rente foncière, par la propriété foncière, étant donné qu'elle est liée à la terre, source de toute production et de toute existence, et par elle à la première forme de production de toute société parvenue à une certaine stabilité - à l'agri­culture. Or rien ne serait plus erroné. Dans toutes les formes de société, c'est une produc­tion déterminée et les rapports engendrés par elle qui assignent à toutes les autres productions et aux rapports engendrés par celles-ci leur rang et leur importance. C'est comme un éclairage général où sont plongées toutes les couleurs et qui en modifie les tonalités particulières. C'est comme un éther particulier qui détermine le poids spécifique de toutes les formes d'existence qui y font saillie. Voici, par exemple, des peuples de bergers. (De simples peuples de chasseurs et de pêcheurs sont en deçà du point où commence le véritable développement.) Chez eux apparaît une certaine forme d'agriculture, une forme sporadique. C'est ce qui détermine chez eux la forme de la propriété foncière. C'est une propriété collective et elle conserve plus ou moins cette forme selon que ces peuples restent plus ou moins attachés à leur tradition : exemple, la propriété communale des Slaves. Chez les peuples à agriculture solidement implantée - cette implanta­tion constitue déjà une étape importante - où prédomine cette forme de culture, comme dans les sociétés antiques et féodales, l'industrie elle-même, ainsi que son organisation et les formes de propriété qui lui correspondent, a plus ou moins le caractère de la propriété foncière. Ou bien l'industrie dépend complètement de l'agriculture, comme chez les anciens Romains, ou bien, comme au moyen âge, elle imite à la ville et dans ses rapports l'organisation rurale. Le capital lui-même au moyen âge - dans la mesure où il ne s'agit pas purement de capital monétaire - a, sous la forme d'outillage de métier traditionnel, etc., ce caractère de propriété foncière. Dans la société bourgeoise, c'est l'inverse. L'agricul­ture devient de plus en plus une simple branche de l'industrie et elle est entièrement dominée par le capital. Il en est de même de la rente foncière. Dans toutes les formes de société où domine la propriété foncière, le rapport avec la nature reste prépondérant. Dans celles où domine le capital, c'est l'élément social créé au cours de l'histoire qui prévaut. On ne peut comprendre la rente foncière sans le capital. Mais on peut comprendre le capital sans la rente foncière. Le capital est la force économique de la société bourgeoise qui domine tout. Il constitue nécessairement le point de départ comme le point final et doit être expliqué avant la propriété foncière. Après les avoir étudiés chacun en particulier, il faut examiner leur rapport réciproque.

Il serait donc impossible et erroné de ranger les catégories économiques dans l'ordre où elles ont été historiquement déterminantes. Leur ordre est au contraire déterminé par les relations qui existent entre elles dans la société bourgeoise moderne et il est précisément à l'inverse de ce qui semble être leur ordre naturel ou correspondre à leur ordre de succession au cours de l'évolution historique. Il ne s'agit pas de la relation qui s'établit historiquement entre les rapports économiques dans la succession des différentes formes de société. Encore moins de leur ordre de succession « dans l'idée » (Proudhon) (conception nébuleuse du mouvement historique). Il s'agit de leur hiérarchie dans le cadre de la société bourgeoise moderne.

L'état de pureté (détermination abstraite) dans lequel apparurent dans le monde antique les peuples commerçants - Phéniciens, Carthaginois - est déterminé par la prédominance même des peuples agriculteurs. Le capital en tant que capital commercial ou capital moné­taire apparaît précisément sous cette forme abstraite là où le capital n'est pas encore l'élément dominant des sociétés. Les Lombards, les Juifs occupent la même position à l'égard des sociétés du moyen âge pratiquant l'agriculture.

Autre exemple de la place différente qu'occupent ces mêmes catégories à différents stades de la société : une des dernières formes de la société bourgeoise : les joint stock-companies [sociétés par actions]. Mais elles apparaissent aussi à ses débuts dans les grandes compagnies de commerce privilégiées et jouissant d'un monopole.

Le concept de richesse nationale lui-même s'insinue chez les économistes du XVIII° siècle - l'idée subsiste encore en partie chez ceux du XVIII° - sous cette forme; la richesse est créée pour l'État seulement, mais la puissance de celui-ci se mesure à cette richesse. C'était là la forme encore inconsciemment hypocrite qui annonce l'idée faisant de la richesse elle-même et de sa production le but final des États modernes, considérés alors uniquement comme moyens de produire la richesse……

....Suite texte entier : 

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1857/08/km18570829.htm

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 18:20

KANT ET LA REVOLUTION FRANCAISE.

 

A propos de la Révolution française, Kant note, dans son Conflit des facultés, en 1795 : «  Un tel phénomène dans l’histoire du monde ne s’oubliera jamais, car il a découvert au fond de la nature humaine une possibilité de progrès moral qu’aucun homme n’avait jusqu’à présent soupçonné. Même si le but poursuivi ne fut pas atteint (…), ces premières heures de liberté ne perdent rien de leur valeur. Car cet évènement est trop immense, trop mêlé aux intérêts de l’humanité et d’une  trop grande influence sur toutes les parties du monde pour que les peuples, en d’autres circonstances, ne s’en souviennent pas et ne soient pas conduits à recommencer l’expérience. »

Cité dans un article de Jérôme Skalski dans l’Humanité du 17 juillet 2019.

Trace et Influence de la Révolution française. On peut dire de même de la révolution athénienne, des constitutions de Solon et Clisthène. Si la poussée de la grande révolution bourgeoise s’est éteinte, et de même que celle de La Commune de Paris et la révolution d’Octobre, on peut en dire de même qu’elles ont eu « une  trop grande influence sur toutes les parties du monde pour que les peuples, en d’autres circonstances, ne s’en souviennent pas. » Même si le concept de nature humaine de Kant doit faire place à l'être social ontogénétique et phylogénétique...

Pierre Assante.17 juillet 2019

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 08:10

 

Je ne supporte pas.

 

L’aube se lève et par la fenêtre je vois ce superbe golfe de Marseille.

Plaisir blessé, recouvert de cendres.

Je ne supporte pas de voir s’écrouler une humanité qui possède pourtant les techniques les plus avancées que jamais et les plus efficaces, si elles n’étaient utilisées sur la base d’un taux le profit opposé à l’investissement pour les besoins sociaux.

Et je ne supporte pas que l’humanité voie cet effondrement lent et qui s’accélère sans plus réagir.

Je ne supporte pas que les protestations ne recherchent pas l’issue rationnelle à leurs demandes.

Je ne supporte pas que le minimum disant des propositions de la ComEco (1), bouée de sauvetage des humains dans la nature soient considérées comme supplément d’âme, choses secondaires soumises à l’indifférence, sujet sans intérêt, et même rejeté comme barbant.

Rejet du savant, halte à la pensée, dehors, haro sur les préoccupations fatigantes !

Je ne me supporte pas.

Le pas à pas, le chemin long d’une courte vie d’homme, de courtes vies d’hommes dans leurs successions générationnelles, rejoindra-t-il cette catharsis qui fait tout-à-coup mûrir une santé à laquelle on ne croyait pas, ou on ne croyait plus, un remède à une maladie circulant sur les rails du quotidien et ses plaisirs aveugles, mimes stériles du mode de vie bourgeois, destiné à un seul, avatar aristocratique déqualifié.

Courses sans buts, usure des pointes de flèches de l'espoir.

Modernité empoisonnée à mort ou renaissance d'avenir au bout du tunnel ?

Ereipr Teransa. 18 juillet 2019.

(1) Commission économique nationale du PCF

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 05:12
Cliquer ci-dessus

RECUEIL N° 3 de 2019. juillet.

Ce recueil N°3 a été intégré au recueil N°1-2019 ainsi que le recueil N° 2-2019

Un possible processus de déraillement ? Lent ou rapide ?

 

 

DERAILLEMENT ?

Devoirs de vacances sur le capital mondialisé : voilà des questions initiales pour un débat sur l’état du moment Ici, en Europe et dans le Monde.

L’éloge de la raison.

POINTS DE REPÈRES. Pour débat de formation économique et politique.

Tenu le Samedi 6 juillet de 9h30 à 12h. 23 Rue Sainte Famille 13008

Com-prendre

FIN D’EMPIRE BOURGEOIS ? Ecrit un 14 juillet.

Je ne supporte pas.

KANT ET LA REVOLUTION FRANCAISE.

La puissance idéologique, économique, militaire, institutionnelle…

 

SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N3_2019.pdf

 

Les « LUMIÈRES », Diderot, Voltaire, Rousseau… « écrivaient  pour » la post-monarchie absolue et la post-superstition religieuse.

Nos écrits pour un post-capitalisme conscient peuvent-ils se comparer à leur génie ?.....

On dira qu’il s’agit aujourd’hui d’une construction plus large, de tout un peuple, de tous les peuples, et d’un mode de production et d’échange nouveau issu de cinq millénaires marchands parvenus à leur paroxysme, précédés d’un million et demi d’années d’humanisation par le travail commun, hors accumulation privée.

Où est le génie de la main allié au génie savant de la révolution athénienne d’il y a 2500 ans ou parisienne de 1789, 230 ans passés, dans la révolution numérique capitaliste ?

« Pessimisme de la raison et optimisme de la volonté »...

Je profite de cet « oracle » très à la Cassandre de Troie pour saluer Salvien de Marseille à plus de XV siècles de distance.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 00:38
___LIRE LE RECUEIL, CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS

 

Ce recueil N°2 a été publié une première fois le 26/05/2019 et inclus ensuite dans le recueil N° 1 de 2019 : "L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE"

RECUEIL N°2-2019

EN CONSTRUCTION.

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N2_MAI_2019.pdf

 

 

I. RÉVOLUTION. Tout commence quand la philo….

II. SUR LA COOPÉRATION, LA FRANCE, L’EUROPE ET LE MONDE.

III. propriÉtÉ privÉe et dÉveloppement.

IV. Le dÉbat et l’Éclaircissement sur les aptitudes et capacitÉs.

V. un rapport humaniste de l’ergologue à la sociÉtÉ.

VI. Les tâches du XXIème siècle. Philosophie.

VII. Le présent humain est invention humaine.

VIII. TRANSFERTS TECHNOLOGIQUES ET CULTURELS

IX. THEMES ESSENTIELS.

X. Lettre à C. Y. R. R.A. …..

XII. LETTRE A DES ENFANTS.

XIII. RÉflexion sur les conditions de dÉmocratie interne d’un parti

XIV. C’est quand qu’on va oÙ ?

XV. J'INSISTERAI, POUR MA PART

XVI. Despotismes, tyrannies, argent.DECOHERENCE.

XVII. L’ARGENT

 

EXTRAIT :

Lettre à ….. , Samedi 25 mai 2019

« …Belle campagne, généreuse et de toute façon certainement efficace à long terme.

Pour la suite, il faudra que les responsables du Parti entraînent l'activité des militants vers plus d'explication en profondeur sur le type de société dans laquelle nous vivons, son type de fonctionnement, les conséquences de ce type de fonctionnement sur la vie quotidienne et le futur des êtres humains et les solutions possibles de dépassement du type d'organisation économique et sociale.

A court et long terme, le chemin pour aller du point actuel de notre société en France, en Europe et dans le monde, à l'objectif espéré, en somme le processus social à orienter démocratiquement, et les « écoles élémentaires » d'économie marxiste élargie aux sujets y touchants, généralisées, quelles que soient nos forces cette stratégie est incontournable...

Il y en aura qui nous diront encore « il faut changer ou disparaitre », sauf que le changement qu’ils proposent est aussi une disparition…

Certes il faut changer, ce qu’a initié notre dernier congrès avec « pour un Parti Communiste du XXIème siècle » et une renaissance déjà initiée…. » ......

 

.......SUITE sur ce lien : https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N2_MAI_2019.pdf

 

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VOIR AUSSI : 

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

HTTP://PIERRE.ASSANTE.OVER-BLOG.COM/2019/03/L-HUMANITE-ENTRE-ELLE-DANS-SON-ADOLESCENCE-RECUEIL-JANVIER-FEVRIER-MARS-2019-REMANIE.HTML

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14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 06:57

 

FIN D’EMPIRE BOURGEOIS ?

Ecrit un 14 juillet.

 

Cette fin d’empire bourgeois ressemble à la fin d’Empire esclavagiste romain : la classe dominante augmente sans cesse sa puissance et dans le même temps se restreint drastiquement en nombre. C’est un élément de faiblesse de l’empire bourgeois parmi d’autres. En quoi consiste cette classe dominante restreinte, quel est sa fonction et son rôle ? Voilà de quoi alimenter un débat plus intéressant que les constats sans fin d’une intelligentsia radoteuse.

Cette fin d’empire bourgeois ressemble à la Renaissance du XVIème siècle : c’est normal, toute l’histoire de l’empire bourgeois, depuis sa constitution, l’échange M-A-M’ puis A-M-A’ et A-A’ repose sur la croissance de l’accumulation capitaliste usant des révolutions scientifiques et techniques successives, celle du XVème mécanique, celle de l’industrialisation, celle de la numérisation.

Comme toutes les fins d’Empire, se croisent et les capacités de développement et l’incapacité du système d’aller jusqu’au bout de ces capacités, le système lui-même et la classe dominante elle-même étant le frein à ce développement.

Je comprends qu’un analyste de l’Empire, aussi fin qu’était Domenico Losurdo ait été emporté par une tumeur cérébrale.

 

La fin d’Empire et son blocage n’invalide pas les propositions de sortie de suraccumulation-dévalorisation du capital, de crise du capital et de construction d’un dépassement du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé. Les économistes communistes les portent avec courage et ténacité (SEF, DUT, Fonds, Crédits sélectifs, Création monétaire centralisé et décentralisée, Nouvelle organisation du travail prenant en compte la personne et  la cohérence entre la personne et l’activité de l’entité de production et d’échange du local au global, Nouvelle NEP locale et mondiale…).

Quels que soient les délais de leur mise en pratique ou pas, c’est bien cet objectif que peut s’assigner l’humanité.

 

Si c’est d’une sorte de nouveau Moyen Age à un degré supérieur d’organisation, de techniques et de savoirs humains qu’il s’agit, une traversée du désert n’est pas sans création ni préparation au nouveau.

L’installation de la puissance du capital numérisé (et des hommes qui détiennent la décision sur le mouvement du capital)  sur l’organisation de la vie humaine a connu une accélération et dans le monde avec la Trilatérale et ses avatars actuels et en France dans la prise de pouvoir de Giscard d’Estaing. Emmanuel Macron en est sans doute une suite-retour de puissance multipliée par le processus de production, d’organisation  technique, institutionnelle et militaire mondiale.

 

Ce qui semblait à l’origine un avatar de l’échec social libéral de la social-démocratie s’avère un stade supérieur de la financiarisation mondiale. Qui se heurtera à des limites, à court ou long terme, à travers un déraillement du système financier et boursier, entre autre. Ce déraillement, à l’instar de la guerre de 1914 issue de la guerre des bourgeoisies nationales et leur crise peut être un événement d’issue du système, à condition que des hommes se soient préparés  à prendre le relais en santé. Ou pas...

 

Certes développer les connaissances et la capacité de gestion économique du nouveau est essentiel. Une réflexion de type philosophique comme celle-ci est-elle donc inutile ? Je crois que non : elle permet de rassembler une vue de haut du paysage du processus humain, comme l’humanité l’a fait tout au long de son « existence savante », ce qui éclaire de bas en haut et de haut en bas les actions humaines, l’action humaine…

 

Je profite de cet « oracle » très à la Cassandre de Troie pour saluer Salvien de Marseille à plus de XV siècles de distance.

 

Pierre Assante. 14 juillet 2019.

 

Post Scriptum. A propos de la Révolution française, Kant note, dans son Conflit des facultés, en 1795 : «  Un tel phénomène dans l’histoire du monde ne s’oubliera jamais, car il a découvert au fond de la nature humaine une possibilité de progrès moral qu’aucun homme n’avait jusqu’à présent soupçonné. Même si le but poursuivi ne fut pas atteint (…), ces premières heures de liberté ne perdent rien de leur valeur. Car cet évènement est trop immense, trop mêlé aux intérêts de l’humanité et d’une  trop grande influence sur toutes les parties du monde pour que les peuples, en d’autres circonstances, ne s’en souviennent pas et ne soient pas conduits à recommencer l’expérience. »

Cité dans un article de Jérôme Skalski dans l’Humanité du 17 juillet 2019.

Trace et Influence de la Révolution française. On peut dire de même de la révolution athénienne, des constitutions de Solon et Clisthène. Si la poussée de la grande révolution bourgeoise s’est éteinte, et de même que celle de La Commune de Paris et la révolution d’Octobre, on peut en dire de même qu’elles ont eu « une  trop grande influence sur toutes les parties du monde pour que les peuples, en d’autres circonstances, ne s’en souviennent pas. » Même si le concept de nature humaine de Kant doit faire place à l'être social ontogénétique et phylogénétique...

Pierre Assante.17 juillet 2019

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 07:11

COM-PRENDRE...

 

Com-prendre :

Com-prendre, comprendre c’est prendre avec.

La phrase (mentale écrite ou pas) suivante inclut la phrase précédente, l’emporte dans une suite, un processus de pensée et d’exposition pour soi-même et pour les autres, ensemble. Sans ce processus d'une phrase à l'autre, il n'y a pas de compréhension complexe, mais une suite d'images ou de formes et un lien difficile entre elles. Le processus de pensée est mutilé, réduit, en régression.

L’invention, la compréhension, la transmission, le travail, leur unité ne peut être qu’un phénomène social.

Le penseur isolé, « au-dessus des gens », ne fait qu’emporter avec lui ce qu’il a reçu et développé, et qui s’étiole dans sans solitude, quelle que soit la qualité de la pensée et la poursuite isolée d’un développement éventuel.

L’outil premier, issu du processus du travail humain, produit et producteur d’humanisation, c’est le cerveau, la transmission sociale qui l’alimente et qu’il alimente, l’effort personnel dans l’échange social d’enrichissement collectif. La motivation n’est pas une pure auto-persuasion, elle dépend du contexte entre la personne et son milieu.

Une société qui ne permet pas l’exercice de cet enrichissement est en danger. Une élite ne suffit pas à sa formation, à la transmission. Elle ne suffit pas à assurer la quantité et la qualité de la production des biens "matériels et moraux" nécessaires à la vie humaine ni à répondre au processus des besoins humains, leur complexification, ce qui va de pair.  Le processus d’humanisation c’est un processus de la conscience de la nature (dont fait partie l’humanité) sur elle-même. C’est une résolution en spirale des contradictions de la nature avec elle-même dans le processus d’humanisation ou de toute formation universelle de la conscience de la nature sur elle-même. Une élite est le signe d’une opposition grandissante entre les forces contradictoires qui forment le mouvement de la société dans les multiples, et infinies différences et variétés d’activité humaine.

Pierre Assante. 13 juillet 2019

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 05:22

 

DERAILLEMENT ?

 

Les Apparences historiques à long et court terme et celles du moment semblent indiquer qu’une sortie des rails du libéralisme ne puisse s’effecteur que par, dans un déraillement violent plutôt qu’une aggravation progressive ouvrant la voie à une transformation progressive en santé. Un déraillement de la crise du capitalisme et particulièrement un déraillement financier généralisé remettant en cause le processus général actuel de l’humanité dans le système qui est le sien : un capitalisme globalement financiarisé, mondialisé, numérisé à son apogée et son paroxysme au point qu’il ne serait plus possible d’imaginer et mettre en œuvre autre chose que cette voie mortelle, la compétition incontournable et déchaînée pour le taux de profit.

On peut ajouter à cette réflexion : y compris un déraillement catastrophique conduirait-t-il les hommes vers les solutions de dépassement de cette compétition au taux de profit induit par l’échange A-M-A’ et son paroxysme A-A’, issue de la vente achat de la force de travail et de l’accumulation capitaliste, la suraccumulation-dévalorisation massive du capital comme résultat, le tout à son paroxysme. La lutte des classes c’est une lutte des forces contraires dans le mouvement de la société. Elle peut déboucher vers un dépassement ou dans un blocage dans la mesure où un rapport de force positif en faveur d’une transformation en santé ne trouve pas issue.

Il y a sans doute quelque chose de commun entre le déraillement cérébral, mental et le déraillement économique, entre le psychiatre, le psychanalyste d'une part et l’économiste militant d'autre part, la médecine et le marxisme. Pas le marxisme dogmatique, mais celui que l’on peut trouver dans « l’introduction à la critique de l’économie politique » de Marx ou « le normal et le pathologique » de Canguilhem. Ce qui renvoie à l'unité du développement économique et social et du développement de la conscience et leurs développements inégaux.

Pour ce qui est des interrogations demandant réponse, je renvoie à ces « devoirs de vacances » :

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/07/devoirs-de-vacances-sur-le-capital-mondialise-voila-des-questions-initiales-pour-un-debat-sur-l-etat-du-moment-ici-en-europe-et-dans

Pierre Assante. 12 juillet 2019.

P.S. Pour les optimistes, se rapporter à « Lettre de loin » de Lénine.

ou, sans comparaison prétentieuse de ma part, à : 

 

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 07:21
Cliquer ci-dessus

TEXTE ADOPTE au 38 ème Congrès du PCF. Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle.

Afin qu'il reste une référence pour la réflexion, les décisions, l'action, je mets en ligne ce texte tel qu'il nous été envoyé après le congrès le 29 novembre 2019

sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/Texte_38_congres_final_corrige.pdf

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 09:33

L’éloge de la raison.

 

Le « retour des religions » n’est pas un retour contre les dogmatismes antireligieux, les dogmatismes d’un matérialisme mécaniste, mais un retour aux dogmatismes religieux, un recul de la raison.

La connaissance du religieux fait partie de la connaissance de l’homme, du processus des forces productives et du mouvement des consciences, de la conscience qui l’accompagne et va de pair, en unité et en développements inégaux.

Erasme, dans la grande crise idéologique de la Renaissance des années 1500, mouvement impétueux des techniques et des sciences combattu jusqu’à la répression sanglante par les conservateurs, mais mis en œuvre dans la vie, la production, le commerce et l’échange général, la «mondialisation » dès cette époque, a écrit l’ « Eloge de la folie ». Œuvre majeure,  négation de l’état des choses et du moment, mais sans dépassement. D’autres iront au-delà dans la préparation de la révolution bourgeoise, elle-même limitée à une classe et non ouverte à une civilisation de toute l’humanité.

C’est d’un éloge de la raison dont nous avons besoin.

Cet éloge de la raison existe et est à développer. Il est contenu par exemple dans « l’idéologie Allemande » de Marx et d’Engels, et est poursuivi dans « le Capital », la connaissance du mode de production dans lequel nous vivons, et ses continuateurs tels Paul Boccara dans son analyse des "Théories sur les crises de suraccumulation-dévalorisation du capital" et  en unité, indissolublement, l’analyse des conditions d’exercice de l’activité et du travail humain « Expérience et connaissance du travail » d’Yves Schwartz, sans hiérarchie des œuvres mais en complémentarité. Certes, une œuvre n’est pas assimilable à une autre, et doit être considérée comme cheminement autonome dans le processus général de conscience et d’acte de l’humanité.

Travaux ouverts, hypothèses lumineuses pour un processus humain en santé.

Voir note

Plus la crise du capital s’aggrave et ses conséquences sur la vie, la santé et l’intelligence des hommes, plus il nous semble nous enfoncer dans une traversée du désert.

Dans sa « Lettre de loin » Lénine rappelle combien il a été difficile de survivre à l’échec de 1905. Mais aussi combien les luttes qui l’ont suivi ont préparé 1917 dans le contexte de la guerre impérialiste de 1914 et ses suites et de ses horreurs immenses et incommensurables. Il en est de même de chaque « étape » du processus humain, dans son mouvement complexe dont les progrès ne sont jamais assurés ni connus fondamentalement sur l’ensemble de l’étendue du moment humain dans ses moments particuliers. Il y a quelque chose de semblable dans la Foi en Dieu et la Foi en l’Homme, ce qu'Ernst Bloch définit dans son « Principe Espérance » ou son « Athéisme dans le Christianisme » et qui tient des limites à l’espèce humaine dans l’état de son évolution biologique et sociale…

Voir note

La dérive stalinienne est payée cher par l’humanité, en particulier dans les reculs de la raison, à l’intérieur pourtant d’une avancée des connaissances et des techniques. Elle est payée cher car elle a permis un processus du capital au-delà de ce que les forces productives lui permettaient raisonnablement de vivre. Il y une sorte d’anachronisme, en tout cas apparent entre l’état actuel des forces productives, les hommes, leurs machines et techniques, leur cultures ET le mode de production, d’échange et de vie « individualiste » hérité des progrès de la bourgeoisie. C’est une contradiction du XXIème siècle à surmonter, avec celle de la crise écologique qui menace mortellement l’humanité. Le non-financement de l’effort écologique va de pair avec le cycle d’accumulation du capital, sa crise dont la masse des humains, dans leur quotidien ne soupçonnent pas la gravité sans précédent pour eux-mêmes et leur descendance. Aux appels pressants actuels manque encore aujourd’hui la réponse économique à la satisfaction des besoins vitaux.

Pierre Assante. Dimanche 7 juillet 2019. 

Note. Photos : réunion d'étude le 6 juillet 2019 sur le capital mondialisé, financiarisé, informatisé.

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 07:37
_______Stage Eco&Po 2012.

 

Contribution

Publiée sur Alternativeforge

par la fédération des Bouches du Rhône

Le 12 décembre 2008

à l'occasion de la préparation d'un précédent

congrès de 2008 du  PCF

 

L’apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l’échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l’argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l’inversion des rapports sociaux entraîne l’inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c’est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d’erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l’inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l’USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l’usure. L’usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu’elle est un effet, une conséquence du mouvement. C’est dans le mouvement, son observation, son étude, que l’on peut dominer la question de l’usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu’elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C’est-à-dire que l’humain s’auto-crée et s’auto-transforme.

La crise n’est pas « financière ». C’est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d’usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l’observation. « L’état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s’étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n’est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n’était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n’est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l’inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l’introduction à la critique de l’économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l’état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n’est pas sans danger évidemment, d’autant plus que les moyens d’auto-destruction de l’humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l’organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l’humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d’objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l’accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d’échange est un mouvement. Il est l’existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu’abstraction, une simple vue de l’esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d’inhumain (l’inhumain étant dans l’humain) mais d’indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c’est d’abord résoudre la crise de la production. J’ai tenté d’expliquer, avec et après d’autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l’ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu’en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n’y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l’une de l’autre, sont l’une dans l’autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c’est le rôle de la marchandise en tant qu’objet fabriqué, en tant que valeur d’échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c’est s’allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l’état actuel des choses du système capitaliste. C’est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C’est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l’activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l’activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l’échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l’humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu’est l’humanité.

Les droits de l’homme, ce n’est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l’homme c’est la capacité d’agir librement ensemble, de contribuer librement à l’activité humaine. Avoir ce droit c’est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d’une révolution bourgeoise qui s’est brisé sur la propriété en niant l’usage. L’usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d’autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n’est allée jusqu’à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d’institution. Si le domaine d’activité est privé, aux mains d’intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l’artisanat. L’artisanat est une forme supérieure d’alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n’élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d’une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l’homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu’une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l’activité globale de production, et l’activité globale de production doit passer par une réflexion sur l’artisanat. Il ne s’agit pas de nier l’industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l’homme et la nature, l’artisanat étant un « modèle » instructif.

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

Publiée sur Alternativeforge

Le 12 décembre 2008

à l'occasion de la préparation d'un précédent congrès du PCF

 

RECUEIL N°2-2019 : RÉVOLUTION. Tout commence quand la philo….

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/05/recueil-n-2-2019-en-construction.html

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 08:33

Publié une première fois le 29 juin 2019

Points de repères

Pour débat de formation économique et politique

 

 

Samedi 6 juillet de 9h30 à 12h. 23 Rue Sainte Famille 13008

 

 

CREATION MONETAIRE. PRETS de la BCE à TAUX NEGATIF.

Monnaie « Libra » de facebook. Intelligence artificielle.

Main d’œuvre à bas coût.

Capital d’automatisation industrielle et technologique.

Industrialisation numérique.

Luttes et transformations des forces productives.

Expérience et connaissance du travail producteur

des biens nécessaires à la vie humaine (Ergologie).

 

Economie marxiste.

 

Au-delà du rachat de titres d’Etat, de prêts aux banques par production monétaire ex-nihilo par la BCE etc. (4000 milliards je crois en 10 ans si l’on groupe tout ? Voir le tableau de F.Boccara), on entre dans le renflouement du taux de profit par le prêt au grand capital à taux négatif qui rapporte au lieu de coûter.

 

Bond d’environ 2,5 % du CAC40 en un jour le 18 juin 2019 après l'annonce de Draghi...

Le taux négatif « généralisé » non ciblé c’est bien la preuve du besoin du capital de renflouer la baisse tendancielle du taux de profit et de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. Ce qui faut expliquer aux militants. Sans cela comment proposer l’action ouvrière, salariée et populaire sans savoir où on va, où on peut aller….

 

Le lancement d’entreprises de forte innovation à forts besoins de financement par ce financement de même. "Coopération-mutualisation" B2B, etc.

 

La prochaine création du « libra », monnaie « indépendante » dans ce paysage, par Facebook, la levée d’énormes capitaux équivalent dollar, la création monétaire par la finance publicitaire mondialisée et « non sédentaire », non fixée à une entité géographique structurée,  qui prend agressivement et concurrenciellement le relais des banques « sédentaires » encore relativement contrôlées et légiférées.

 

Le tout s’appuyant sur la source première de la plus-value, l’industrie de main-d’œuvre des zones de bas salaires, comme le capital agricole a fourni l’accumulation primitive de l’industrialisation mécanique….

Certes, le système trouve comment perdurer, mais les risques d’effondrement s’aggravent…

 

Finalement le capital pour se renflouer de sa crise prend toutes les solutions des économistes communistes, mais à l’envers, c’est-à-dire pour subsister en tant que capital et non pour répondre aux besoins sociaux et de développement humain, physique, mental, moral, individuel et collectif ensemble, ce à quoi répond par contre le crédit sélectif dans un sens progressiste. Dans ces conditions la conscience humaine ne peut que s’affaisser si la crise continue de s’aggraver, ce qui ne fait aucun doute dans l’orientation politique libérale du pays, de l’Europe et du monde, même si l’effort des pays émergents et de la chine en tant que deuxième puissance, de sortir des dominations, existe. Cette existence et cette résistance positive comporte comme tout mouvement des contradictions y compris et surtout sur le plan économique, à dépasser elles aussi.

 

Et l’automatisation poussée, fabrication prochaine de bras robots fabriquant de 100 pizzas à l’heure dans un restaurant parisien, c’est le service ciblé contre le service pour tous, l’illustration de la montée vertigineuse des inégalités dans le monde et de l’intelligence artificielle au service de quelques-uns en étant au service de l’accumulation du capital en crise.

 

Orienter le luttes vers une autre utilisation de l’argent, une autre organisation financière, en concordance avec de nouveaux droits des salariés inscrits dans la loi est la condition sine qua non de sortie de crise, laquelle menace de devenir catastrophique généralisée, y compris sur le plan de l’écologie qui ne peut trouver financement dans le système. Une transformation en santé de l’organisation économique et sociale doit passer par un processus à imaginer et d’un parti pour cela, et ne peut se contenter de vœux sur des buts finaux et encore moins de protestations et incantations sur l’état des choses.

 

PRÉPARER LE FUTUR OU MOURIR. A la différence du paysan plantant pour la génération à venir, nous vivons dans une civilisation qui n’a pas suffisamment préparé son futur, dans tous les domaines de la vie et qui se trouve en difficulté au présent.

 

Ce n’est pas l’industrie, pas plus mécanisée que numérique qui est incompatible avec cette préparation, mais c’est la loi de l’accumulation capitaliste A-A’ dans sa course à l’accumulation du capital et la course au pouvoir du capital et entre capitalistes qui va avec. Ce ne sont pas les nations, mais leur participation à ce système qui est en cause. Une mondialisation en santé est possible et nécessaire.

 

La révolution écologique, énergétique, ne peut aller de pair qu’avec une révolution des consciences sur la libération de la vente-achat de la force de travail, du dépassement de la financiarisation mondiale dans un processus d’en sortie et de construction d’un autre mode de production et d’échange, et d’organisation du travail, de transmission et de développement des savoirs des producteurs des biens nécessaires à la vie humaine.

 

Renvoi pour cela aux travaux d’Yves Schwartz et de Paul Boccara, expression d’un mouvement issu du marxisme, examinant le monde d’aujourd’hui et proposant un monde d’avenir en santé, difficile à atteindre parce que les rails fixes dans lesquels circule celui-ci ne portent pas automatiquement à celui-là, en santé.

 

Il n’y a pas plus grande exaltation humaine que le travail de progression humaine sur sa conscience sur la réalité, la nature, et l’homme lui-même, part de la nature productrice de la conscience de la nature sur elle-même. Certes il y a ici répétition et rerépétition, c’est parce que la répétition est nécessaire. Dire et redire ou se taire ? Entrer en résistance et vaincre, c'est penser le nouveau et vice-versa...

 

Mes excuses pour le style et la rapidité d'écriture...

Pierre Assante, Section 13008 PCF. Samedi 29 juin 2019.

 

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 12:54
_____FORMATION ECONOMIQUE NATIONALE

de croizat à aujourd’hui…

Évènements moteurs contestant le système et engendrant l’action humaine de transformation sociale en santé.

 

Ce n’est pas le "manque de maturité" des forces productives, les hommes, leurs machines et leurs techniques et leurs cultures qui ont empêché un progrès plus grand social, un pouvoir et une administration humaine le soutenant.

Certes, la maturité des forces productives est nécessaire mais elle est relative à une période de son propre développement.

Mettre tout sur une conception abstraire, rigide, du niveau de maturité des forces productives, c’est oublier un élément essentiel : le niveau de diffusion et de compréhension d’une analyse marxiste économique, historique et scientifique du lieu et du moment, dans ses différents et multiples lieux et moments et leurs développement inégaux.

Le lieu global est devenu celui du capitalisme mondialisé, financiarisé, informatisé. Ceci rapproche des capacité de sortie de l’échange A-M-A’, d’accumulation A-A’, de la vente-achat de la force de travail.

Marx et Engels avaient bien raison d’attendre des crises économiques une issue pour sortir du système et pour en construire un autre, en santé.

Les crises décennales comme les crises de longue durée du capital, et de suraccumulation-dévalorisation du capital peuvent aboutir à des événements inattendus qui rompent l’obéissance de peuple au despotisme du système et de « ses hommes ». Ce fut le cas dans les prémisses qui ont fait naître la Commune de Paris et L’Union soviétique.

L’une comme l’autre ne se sont pas seulement heurtées à la contre-révolution bourgeoise locale et mondiale. Elles se sont essentiellement heurtées aux idées anarchistes, gauchistes et anticommunistes.

Certes vous me direz que cette vision-là est particulièrement sectaire. Oui et non. Si vous commencez à y réfléchir à partir de données autres que celles interprétées par le système et ses énormes instruments de communication, vous trouverez peut-être un début de justification de cette vision, en tout un bout de chemin vers elle, même sans la partager de A à Z…..

L’échec de l’anticapitalisme tient déjà dans le Programme de Gotha de 1875 ! Ce programme critiqué par Marx et Engels. Ce programme est une contestation sentimentale. Contestation soutenant certes les luttes ouvrières mais ne leur apportant  aucune issue possible durable. Le programme de Gotha poursuit sa lancée dans notre temps. L’approfondissement du marxisme et son développement dans les pays socialistes a marqué la culture mondiale, positivement.  Mais elle n’a pas pénétré en profondeur dans les organisations politiques du salariat et par conséquent dans la conscience des salariés et de la population subalterne, et ses alliés, intellectuels entre autre. La puissance du libéralisme tient les esprits. Ce n’est pas en reculant comme depuis des décennies sur la constitution ou le renforcement de partis interprètes conscients du processus inconscient qu’on pourra entamer une reconstruction non seulement politique, mais sociale en santé, un processus social en santé.

Certes il ne s’agit en rien d’abandonner la lutte pied à pied pour les réformes et les mesures limitées et au quotidien. Mais si elles ne sont pas insérées par exemple comme la réforme initiée par Ambroise Croizat avec le PCF, la CGT et les forces de progrès de La Libération dans une vision plus large de la réalité du capital mondial, de sa réalité locale et globale, elles ne peuvent que soutenir cette perpétuation du Programme de Gotha. Il faut de plus noter que les réformes de la Libération devaient être poursuivies sur le fond, ce qui n’a pas été le cas, pas plus que l’approfondissement de l’analyse de l’évolution du capital et des solutions à y apporter, ce qui va de pair. L’analyse des économistes communistes d’Economie et Politique reste trop considérée comme un « supplément d’âme ». De même l’analyse des situations de travail et des conditions d’organisation en santé du travail que représente l’ergologie marxiste.

La crise du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, les limites du médicament de l’énorme création financière, engendre des monstres comme les Gafam et le travail mondial sans droits. Mais elle peut aussi engendrer des évènements moteurs contestant le système et engendrant l’action humaine de transformation sociale en santé dont l’opportunité peut être saisie pour une transformation radicale, progressive et démocratique en santé de la société humaine et des humaines et humains qui la composent. La solution à la crise écologique et son financement incontournable tient aussi à une telle transformation. Outil et usage intelligent des outils.

Pierre Assante. 1er juillet 2019.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 08:33

 

Pierre IVORRA.

Ma chronique dans "L'Humanité "

du mercredi 12 juin 2019 :

Alstom dans le piège américain

 

 

Alors que le géant américain General Electric (GE) vient d’annoncer la suppression de 1 000 emplois chez Alstom, essentiellement à Belfort, dans un ouvrage paru en début d’année chez JC Lattès et intitulé « Le piège américain », un ancien très haut cadre d’Alstom, Frédéric Pierucci, révèle les méthodes utilisées par l’administration étatsunienne pour faire chanter la direction du groupe français et la forcer en 2014 à accepter la mainmise de la multinationale d’outre-Atlantique sur le fleuron français de l’énergie. 
Depuis des lustres, pour remporter des marchés à travers le monde, Alstom, comme la plupart des multinationales, a versé des pots de vin à des intermédiaires, affairistes, dirigeants politiques ou de sociétés. Une pratique scandaleuse qui s’est développée au gré de la mondialisation et de la financiarisation des marchés. Les autorités américaines ont vu tout le parti qu’elles pouvaient tirer de ces combines, d’autant qu’elles ont adopté tout un arsenal juridique qui leur permet d’inculper n’importe qui presque n’importe où dans le monde, qu’il soit un particulier ou une entreprise, dès lors qu’il fait barrage ou gêne les intérêts de leurs multinationales. On le constate actuellement dans leur bras de fer avec l’Iran.
Elles ont donc jeté en prison des cadres d’Alstom, notamment Frédéric Pierucci, qui lui, a été incarcéré plus de deux ans dont 14 mois dans une prison de haute sécurité, les accusant de corruption, afin de faire comprendre aux dirigeants à la tête du groupe français ce qui pouvait les attendre s’ils ne capitulaient pas et ne déroulaient pas le tapis rouge à GE. Le pôle énergie d’Alstom disposait d’une place de choix parmi les multinationales du secteur. Le groupe est omniprésent dans le nucléaire français et a une grande maîtrise technologique que GE s’est dépêché de prendre à son compte.
L’actuel chef de l’Etat a une responsabilité particulière en cette affaire. En 2015, alors qu’il était ministre de l’économie, Emmanuel Macron s’est déplacé à Belfort afin de rassurer les salariés, déclarant : « Belfort a un avenir industriel. Cet avenir industriel fait partie des engagements pris de part et d’autre, et ces engagements sont suivis par le gouvernement ». Les engagements de GE étaient de deux sortes, le groupe assurait d’une part créer 1 000 emplois supplémentaires en France et d’autre part, qu’il paierait l’amende infligée par la justice de son pays à Alstom. Ni l’un ni l’autre n’ont été tenus. Les promesses, dit-on, n’engagent que ceux qui les croient, c’est aussi cela qu’il faut changer dans la vie politique et sociale française.

 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 09:25
Cliquer ci-dessus

Relevé des interventions (76 interventions) des membres du Conseil National du PCF des 15 et 16 juin 2019.

Nous publions les interventions qui ont été rendues à ce jour, soit sous forme de résumés, soit intégrales. Ce relevé est susceptible de modifications si de nouvelles interventions nous parviennent prochainement.

 

Sur ce lien : ici

https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/pcf/mailings/1517/attachments/original/Relev%C3%A9_d'interventions_15_et_16_juin.pdf?1560931198

 

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 07:25

PRÉPARER LE FUTUR OU MOURIR.

 

A la différence du paysan plantant pour la génération à venir, nous vivons dans une civilisation qui n’a pas suffisamment préparé son futur, dans tous les domaines de la vie et qui se trouve en difficulté au présent.

Ce n’est pas l’industrie, pas plus mécanisée que numérique qui est incompatible avec cette préparation, mais c’est la loi de l’accumulation capitaliste A-A’ dans sa course à l’accumulation du capital et la course au pouvoir du capital et entre capitalistes qui va avec. Ce ne sont pas les nations, mais leur participation à ce système qui est en cause. Une mondialisation en santé est possible et nécessaire.

La révolution écologique, énergétique, ne peut aller de pair qu’avec une révolution des consciences sur la libération de la vente-achat de la force de travail, du dépassement de la financiarisation mondiale dans un processus d’en sortie et de construction d’un autre mode de production et d’échange, et d’organisation du travail, de transmission et de développement des savoirs des producteurs des biens nécessaires à la vie humaine.

Ce blog renvoie pour cela aux travaux d’Yves Schwartz et de Paul Boccara, expression d’un mouvement issu du marxisme, examinant le monde d’aujourd’hui et proposant un monde d’avenir en santé, difficile à atteindre parce que les rails fixes dans lesquels circule celui-ci ne portent pas automatiquement à celui-là, en santé.

Il n’y a pas plus grande exaltation humaine que le travail de progression humaine sur sa conscience sur la réalité, la nature, et l’homme lui-même, part de la nature productrice de la conscience de la nature sur elle-même.

Certes il y a ici répétition et rerépétition, c’est parce que la répétition est nécessaire. Dire et redire ou se taire ?

Pierre Assante. 27 juin 2019.

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 21:43

 

Cette indéchiffrable obscurité sur la nature de la productivité

 

Dans le chapitre 16.5 d’ « Expérience et connaissance du travail », Editions sociale 1988 et réédition augmentée, Y. Schwartz tente de déchiffrer « l’ « inapparente » productivité et l’indéchiffrable progrès..." "La productivité apparente du travail augmente quand la valeur ajoutée augmente. Or dans notre système économique, la rentabilité financière des capitaux croît pour une entreprise quand croît, en simplifiant, le rapport valeur ajoutée moins les salaires /capitaux propres… Plus profondément, la croissance de l’indicateur qui ferait fond sur « l’exaltation des possibles » des individus, si elle est de moins en moins ignorée par les détenteurs de capitaux, ne saurait être systématiquement poussée tant elle remettrait en cause la formation sociale dans son ensemble… »

On peut imaginer la réalité actuelle à l’aulne de cette réflexion (1) publiée en 1988. Dans la masse de l’accumulation A-A’ de la financiarisation mondialisée,  tirée de l’échange A-M-A’ (Cycle élargi d'accumulation Argent-Marchandise-Argent plus), que devient « la subsomption de toute pensée de la production sous celle de la productivité », sinon démultipliée, écrasant le travail concret et sa part invisible sans laquelle aucune activité n’est possible. « C’est que l’humanité, c’est aussi pour chacun un patrimoine accumulé, un héritage, des traditions… ». Je pense en cela à mes camarades ouvriers hautement qualifiées des années 1970 transformés en simples contrôleurs des produits de la machine numérisée, et qui pourtant étaient loin dans le temps de la mondialisation capitaliste numérisée actuelle et à venir.

« Cette indéchiffrable obscurité sur la nature de la productivité, elle s’impose dans le maniement même de la productivité, elle s’impose dans le maniement même de la conceptualité économique… ». (2)

« Baisse tendancielle du taux de profit et baisse tendancielle  du taux de progrès psychologique », ce que souligne Lucien Sève ont bien partie liée. Mais plus encore, travail concret et travail abstrait ne doivent en aucun cas être dissociés. La représentation abstraite du travail concret et la valeur marchande sont l’une dans l’autre, la pensée est bien un phénomène matériel comme tout mouvement. Krach économique lent ou rapide, et krach de la cohérence et du développement des savoirs et savoirs-faire, lent ou rapide, sont concomitants, même dans leurs développement arrières inégaux.

Réduction du temps de travail contraint et "renaissance" du « lit de Platon », sont un progrès nécessaire lié au dépassement du système économique et social actuel sine qua non : productivité au service des besoins sociaux.

Pierre Assante. 26 juin 2019.

(1) Lire le chapitre entier ! https://pierreassante.fr/dossier/SCHWARTZ_16.5.pdf 

(2)  Présentation de l'ouvrage réédité : http://pierre.assante.over-blog.com/article-yves-schwartz-experience-et-connaissance-du-travail-nouvelle-edition-augmentee-d-une-postface-de-122132108.html

 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 21:14
___________CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS

 

DENIS DURAND. 25.06.2019. UNIVERSITE PERMANENTE DU PCF.

 

VIDEO : Crise du capitalisme contemporain. Financière ou systémique

 

 

 

 

 VOIR SUR CE LIEN ou en cliquant sur l'image :

https://www.facebook.com/universitepermanente/videos/617820455372983/

Voir le début est enregitré horizontalement, puis dans le sens vertical normal.

 

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 07:27
______ stage Eco&Po 2012

 

ECO ET PHILO… Rappel.

 

L’économie, la production et l’échange, revêtent une nécessité absolue dans le processus de construction sociale en santé et le processus de conscience individuelle et collective qui vont de pair.

L’économie « En dernière instance », selon l’expression de Marx et d’Engels. L’économie marxiste et son processus d’analyse et d’action dans le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé en crise systémique analysée par Paul Boccara et les économistes communistes.

La philosophie est inséparable de cette nécessité, elle permet d’observer de haut le processus, de corriger en aller-retour, en miroir, en double anticipation selon de terme d’Yves Schwartz, le processus humain.

Expérience et connaissance, action sur notre propre destinée collective dans la nature dont nous sommes une part unie, dont nous constituons la conscience en processus.

Pierre Assante. 25 juin 2019.

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 17:41

Publié une première fois le 08/06/2019

L’ARGENT.

 

...Mais, si nous considérons la formule A-M-A (Argent-Marchandise-Argent), la valeur d'échange n'apparaît toujours, que ce soit sous sa forme de prix, de numéraire ou  de mise en équation, de mouvement de l'échange lui-même, que comme une médiation fugitive...

Marx 1858.

_____

 

La loi du taux de profit suscite la crise de la production et accompagne la crise écologique, la crise de l’acquisition et transmission des savoirs, de la recherche mondiale et la crise énergétique. La production d’énergie "de nouvelle génération" réclamant la multiplication des recherches mondialisées (Fusion par exemple) est la condition sine qua non de la poursuite du processus humain.

_____

 

Du métal-précieux-monnaie-d’échange équivalent temps de travail, jusqu’à la disparition de la parité entre marchandise d’échange et monnaie en circulation, c’est une affaire de crédit, d’investissement sur l’avenir de la production possible. C’est aussi et avant tout le paroxysme d’un mode d’échange, ses limites et la manifestation d’un besoin de changement du mode de production et d’échange en grande difficulté de transition. C’est pourtant à partir de cette contradiction, que la création monétaire ex-nihilo peut donner naissance au nouveau en santé à partir de la mise à la disposition de cette création monétaire aux besoins humains.

Représentation symbolique de la valeur, et monnaie-équivalent-marchandise contenant absolument ou relativement le temps de travail sont tout à fait matérielles. Elles sont contenues l’une dans l’autre mais dans des conditions historiques différentes. Les mouvements dans les circuits électroniques indiquant les transactions monétaires numériques sont tout aussi matériels que les mouvements chimico-électriques dans le cerveau, bien plus complexes, prospectifs et autonomes que la machine, mouvements qui  évaluent  la même valeur. Valeur marchande appelée valeur tout court en économie, et valeur morale et sociologique ont partie liée, même si le jugement de valeur est un jugement à la fois historique, social, pluriel et individuel. Le corps-soi ici et maintenant, c’est l’être social à un moment de son processus biologique, psychique, social, et la machine est le prolongement du corps-soi qui l’a créée socialement.

La non-équivalence or ou argent contenant le temps de travail équivalent à l’échange d’un produit-marchandise n’a pas eu lieu seulement avec la réforme du FMI qui détache le dollar de l’or. L’histoire de la monnaie a connu bien des fois la non-parité d’avec la valeur marchande (la valeur) et le prix qui en découle localement, mondialement, historiquement.

Cependant c’est la première fois que la non-parité devient la règle et que la masse de valeur-monnaie symbolique atteint cette proportion. La masse d’échange et la masse de surproduit le permet. Cette non-parité est le couronnement du système capitaliste. Le passage de A-M-A’ à A-A’ * en est à la fois l’accomplissement du système et le seuil d’un autre système possible, car il n’est pas possible d’atteindre l’échange A-A’ sans production concrète. C’est donc le témoin de l’indifférence du capital à la marchandise concréte, à la valeur d'usage et au travail concret, donc au bien(s) produit(s) particulier(s) et la contradiction d’un système dont le type d’échange est de moins en moins lié à la production humaine nécessaire à la vie humaine.

Je recommande le "retour" à la lecture des « Fragments de la version primitive de la contribution à la critique de l’économie politique », extrait des Grundrisse, où Marx s’est penché comme jamais ailleurs sur la question de la monnaie. Cette question révèle peut-être mieux que toute autre la réalité du système et de son fonctionnement dans notre inconscient. Inconscient dont peut s’extraire le conscient. Certes l’œuvre de Marx est un processus d’élaboration d’un système de concepts en perfectionnement permanent. Séparer les champs de pensée qu’il touche et la marche de cette pensée et donc insensé. Il s’agit seulement mais impérativement de suivre la démarche d’ensemble, de la philo au droit, du droit à l’anthropologie, de  l’anthroponomie à l’économie,  en dernière et principale instance du dépassement du stade actuel de l’humanité, malade. La santé ce n’est pas l'équilibre parfait qui n’existe pas, c’est une tendance à un équilibre qui permet la marche, le mouvement. Atteindre l'équilibre c'est atteindre immédiatement la mort, la désorganisation finale des structures d'un objet quel qu'il soit, de son mouvement et son « intégration nouvelle » dans une nouvelle entité naturelle, matérielle. Pour l’entité corps humain, l'être social et son mouvement, son processus, c'est par exemple l'intégration physico-chimique rapide ou lente à la terre au sens propre et trivial et sa pensée la trace qu'il laisse dans les rapports en aller-retour et en dépendance entre la société et lui-même qu'il a entretenus, quels qu'ils soient. Quant à la société son processus est de même à la fois causal, hétérogène et aléatoire. Ce qui n'empêche pas une téléologie, un but choisi et la double anticipation dans l'acte de travail, dans l'activité de l'individu, entité dans l'entité sociale globale.

La loi du taux de profit suscite la crise de la production et accompagne la crise écologique, la crise de l’acquisition et transmission des savoirs, de la recherche mondiale et la crise énergétique. La production d’énergie "de nouvelle génération" réclamant la multiplication des recherches mondialisées (Fusion par exemple) est la condition sine qua non de la poursuite du processus humain.

Pierre Assante. 8 juin 2019.

* A-M-A circulation simple, circulation de l’argent.

   A-M-A’.  Circulation de l’argent devenu capital

   A : Argent, M : Marchandise, A’ : "Argent plus".

 

 

RECUEIL N°2-2019 : RÉVOLUTION. Tout commence quand la philo….

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 16:13

Jérémy Bacchi : « Heureux d’accueillir l’université d’été du PCF à Aix »

Après 3 ans à Angers, l’université d’été du PCF se tiendra les 23, 24 et 25 août à la faculté de lettres d’Aix-en-Provence.

 

Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône, annonce l’organisation à Aix-en-Provence de trois jours d’université d’été en août

et réagit à l’actualité politique. 

Propos recueillis par  Léo Purguette 

 

_________ Article de "La Marseillaise"

La Marseillaise : Pour la première fois les Bouches-du-Rhône accueilleront l’université d’été du PCF. Comment s’est fait ce choix ?

Jérémy Bacchi : Nous avons pris l’habitude de tenir nos universités d’été en un même lieu durant trois ou quatre ans. Ce fut le cas dans les Landes, en Savoie, puis à Angers. Nous avons eu des échanges avec la direction nationale et nous avons bien évidemment répondu présent. Il s’est avéré que le site de la fac de lettres d’Aix offrait des conditions d’accueil et de travail de grande qualité. Nous serons donc heureux d’y accueillir un millier de participants venus de toute la France. C’est un honneur pour notre fédération qui est l’une des plus grandes du PCF avec une influence certaine, 12 mairies avec un maire communiste ou apparenté, des conseillers départementaux et métropolitains, plusieurs milliers d’adhérents dans le département... Avant l’université d’été, nous nous mobiliserons toute la saison estivale pour les services publics et contre la privatisation d’Aéroports de Paris.

Lors des européennes, il y a eu beaucoup d’enthousiasme dans vos rangs mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Quelle analyse en faites-vous ?

J.B. : Nous avons mené une belle campagne, réussi à réidentifier le Parti communiste au niveau national avec Ian Brossat et rassemblé de très nombreux soutiens même s’il est vrai que les résultats sont décevants. Nous voulons mettre les points que nous avons marqués au service de la construction d’une alternative.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, propose aux autres forces de gauche une « union populaire ». Qu’est-ce que cela signifie localement ?

J.B. : Nous avons pris des initiatives en ce sens il y a plusieurs semaines. Nous voulons des majorités de progrès dans le plus grand nombre de communes du département. Des démarches de rassemblement sont à l’œuvre à Aix et Marseille mais pas seulement. L’appel à l’union populaire va au-delà des organisations, c’est un appel au peuple de France. Dans ce pays, 80% des Français rejettent la politique du gouvernement, il faut faire émerger une alternative de progrès.

Quels sont les objectifs des communistes pour les municipales dans les Bouches-du-Rhône ?

J.B. : D’abord nous voulons renforcer le travail engagé par les 12 municipalités que j’évoquais au service de leurs habitants. Ensuite, nous avons des objectifs de reconquête sur les communes perdues en 2014. Enfin, nous serons bien sûr au rendez-vous dans un maximum de communes pour renforcer l’influence des idées de progrès dans un esprit de gagne.

À Marseille, comment comptez-vous travailler avec les mouvements citoyens ?

J.B. : Nous avons rencontré les différents collectifs et serons présents aux états généraux de ce week-end .

(NDLR : cet entretien a été réalisé avant la tenue des états généraux de Marseille). Il y a une vraie convergence sur le fond. Il faut désormais construire ensemble et montrer dès septembre un rassemblement en capacité de mettre fin à 25 années de gestion Gaudin. Aux côtés des partis politiques et des collectifs, le monde du travail doit trouver sa place dans ce rassemblement.

Propos recueillis par L.P. POUR "LA MARSEILLAISE"

Écrit par  Léo Purguette lundi 24 juin 2019 15:18. PHOTO DR

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 07:29

 

Frédéric Boccara. Intervention en plénière du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), le Mardi 12 juin, sur le Rapport Annuel sur l'état de la France.

 

Intervention en plénière du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), le mardi 12 juin, sur le Rapport Annuel sur l'état de la France , expliquant mon vote contre

Chers collègues,

Le rapport de cette année sur l’état de la France propose de « mieux investir pour la France ».
Il propose d’accroître l’investissement matériel et immatériel, mais nous dit qu’il n’y a pas de sous-investissement. Il insiste sur la nécessité de l’investissement public, mais tout de suite dès sa deuxième recommandation la « discipline budgétaire » est mise en avant. 
Il propose une « sélectivité » accrue, mais au sens d’être plus restrictif, plus malthusien, pas d’une tout autre sélectivité. Il mentionne la notion d’efficacité de l’investissement, après d’ailleurs mon insistance, mais pour souligner la rentabilité financière nécessaire des capitaux privés.

Alors est-on devant un patchwork ?

De fait, le rapport reprend certaines préconisations votées ici en plénière, mais pas d’autres. Par exemple pas celles, pourtant nombreuses sur la finance, sur la réorientation du système financier et des banques pour qu’il puisse appuyer vraiment un développement sain, économique, environnemental et social.
Il y a des choses intéressantes, comme sur les salaires des chercheurs, ou de reconnaître le besoin d’élargir la notion d’investissement à certaines dépenses publiques, sur mon insistance de 3 ans (mais soit dit en passant pourquoi alors ne pas prendre la notion de dépenses de développement ? portée dans un avis voté ici sur les TPE/PME).
Il porte certaines critiques justifiées, par exemple que certaines dépenses publiques doivent être mises en-dehors du critère des 3% de Pib, devenu d’ailleurs 1% depuis le Pacte de stabilité. 
Mais il y a un sens d’ensemble et une sous-estimation de la profonde gravité de la situation actuelle … et des nuées qui s’amoncèlent juste devant nous !
Le sens d’ensemble, c’est « faisons mieux, ce qui a été tenté, améliorons », bref accompagner l’existant avec quelques correctifs. 
Or ― comme on dit couramment ― cela ne fait pas la maille ! 
C’est pourquoi je voterai contre ce Rapport, tout en reconnaissant des avancées.
Entendons-nous bien. On va me dire : mais il faut trouver des compromis ! 
Tout à fait d’accord. 100 pour 100 d’accord. Mais compromis n’est pas collage, ni patchwork.
Il faut des compromis viables pour avancer. Et donc qui soient à la hauteur. A la hauteur de la gravité de la situation et des défis posés. Le G7 de ce week-end ne fait que renforcer cette exigence !
Pour prendre une image, on nous propose d’améliorer les cadrans du navire, voire de mettre un ou deux cadrans de plus. 
Mais il y a des voies d’eau très graves dans le bateau ― j’entends la fuite financière vers les Etats-Unis et la spéculation, le délitement de l’emploi, le délitement de l’égalité territoriale et sociale, une croissance qui quand elle repart accroît les émissions de CO2 et l’artificialisation des sols.
Donc des voies d’eau très graves… et qui vont s’élargir demain, peut-être brusquement ! Avec les taux d’intérêt et la guerre financière mondiale. Ce n’est donc pas de cadran qu’il faut parler mais d’énergie à réorienter, de matériau pour combler des brèches, besoin de carburant, et de créer des canalisations tout autres.
Cela concerne au premier chef l’argent et les capacités humaines créatrices.
Or ce sont les deux grands absents : la sécurisation de l’emploi, et la réorientation de la finance, depuis la maîtrise des taux d’intérêt jusqu’aux euros créés par la BCE. 
Cela renvoie à la responsabilisation des entreprises et des banques, et à des monopoles de pouvoirs qu’il faudra bien dépasser.
La crise qui vient va faire saillir comme jamais une sorte d’antagonisme entre l’accumulation financière et le nouveau type de dépenses qu’il faudrait.
Il nous appartenait d’alerter, d’être vigie et d’indiquer des leviers pour cela. Je pense qu’une occasion a été ici manquée.

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 07:55

CREATION MONETAIRE. PRETS de la BCE à TAUX NEGATIF.

Monnaie « Libra » de facebook. Intelligence artificielle. Main d’œuvre à bas coût. Capital d’automatisation industrielle et technologique. Industrialisation numérique. Luttes et transformations des forces productives.

Economie marxiste.

 

 

Au-delà du rachat de titres d’Etat, de prêts aux banques par production monétaire ex-nihilo par la BCE etc. (4000 milliards je crois en 10 ans si l’on groupe tout ? Voir le tableau de F.Boccara), on entre dans le renflouement du taux de profit par le prêt au grand capital à taux négatif qui rapporte au lieu de coûter. Bond d'environ 2,5 % du CAC40 en un jour le 18 juin 2019 après l'annonce de Draghi...

Le taux négatif « généralisé » non ciblé c’est bien la preuve du besoin du capital de renflouer la baisse tendancielle du taux de profit et de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. Ce qui faut expliquer aux militants. Sans cela comment proposer l’action ouvrière, salariée et populaire sans savoir où on va, où on peut aller….

Le lancement d’entreprises de forte innovation à forts besoins de financement par ce financement de même. "Coopération-mutualisation" B2B, etc.

La prochaine création du « libra », monnaie « indépendante » dans ce paysage, par Facebook, la levée d’énormes capitaux équivalent dollar, la création monétaire par la finance publicitaire mondialisée et « non sédentaire », non fixée à une entité géographique structurée,  qui prend agressivement et concurrenciellement le relais des banques « sédentaires » encore relativement contrôlées et légiférées.

Le tout s’appuyant sur la source première de la plus-value, l’industrie de main-d’œuvre des zones de bas salaires, comme le capital agricole a fourni l’accumulation primitive de l’industrialisation mécanique….

Certes, le système trouve comment perdurer, mais les risques d’effondrement s’aggravent…

Finalement le capital pour se renflouer de sa crise prend toutes les solutions des économistes communistes, mais à l’envers, c’est-à-dire pour subsister en tant que capital et non pour répondre aux besoins sociaux et de développement humain, physique, mental, moral, individuel et collectif ensemble, ce à quoi répond par contre le crédit sélectif dans un sens progressiste. Dans ces conditions la conscience humaine ne peut que s’affaisser si la crise continue de s’aggraver, ce qui ne fait aucun doute dans l’orientation politique libérale du pays, de l’Europe et du monde, même si l’effort des pays émergents et de la chine en tant que deuxième puissance, de sortir des dominations, existe. Cette existence et cette résistance positive comporte comme tout mouvement des contradictions y compris et surtout sur le plan économique, à dépasser elles aussi.

Et l’automatisation poussée, fabrication prochaine de bras robots fabriquant de 100 pizzas à l’heure dans un restaurant parisien, c’est le service ciblé contre le service pour tous, l’illustration de la montée vertigineuse des inégalités dans le monde et de l’intelligence artificielle au service de quelques-uns en étant au service de l’accumulation du capital en crise.

Orienter le luttes vers une autre utilisation de l’argent, une autre organisation financière, en concordance avec de nouveaux droits des salariés inscrits dans la loi est la condition sine qua non de sortie de crise, laquelle menace de devenir catastrophique généralisée, y compris sur le plan de l’écologie qui ne peut trouver financement dans le système. Une transformation en santé de l’organisation économique et sociale doit passer par un processus à imaginer et d’un parti pour cela, et ne peut se contenter de vœux sur des buts finaux et encore moins de protestations et incantations sur l’état des choses. Entrer en résistance et vaincre, c'est penser le nouveau et vice-versa...

Mes excuses pour le style et la rapidité d'écriture...

Pierre Assante. 19 juin 2019.

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 12:00

 

Je ne sais ce qui me possède.

"L’humanité entre dans son adolescence". C’est le titre du dernier recueil de ce blog.

Pourquoi ?

Je ne sais ce qui me possède

Et me pousse à dire à voix haute

Ni pour la pitié ni pour l’aide

Ni comme on avouerait ses fautes

Ce qui m’habite et qui m’obsède

Aragon

 

 

L’humanité entre dans son adolescence. C’est le titre du dernier recueil de ce blog.

Pourquoi ?

Chacun sait le danger de ce passage de vie de l’enfant à la vie de l’adulte qu’est l’adolescence.

Les données acquises sont à la fois assez importantes pour développer une autonomie.

Mais pas encore suffisantes et ordonnées pour que cette autonomie soit sereine et sécure, autant que peut l’être la vie et tout existant, confort relatif qui comporte le double mouvement de la création, d’assurance et de risque, de dénormalisation-renormalisation continue et discrète à la fois …

Certes l’adulte est aussi un enfant et un adolescent, c’est un mouvement permanent de va-et-vient, en miroir, d’accumulation mentale. C’est une construction mentale permanente, en croissance, en mouvement progressiste ou pas jusqu’à la mort qui est la transmission définitive de toute une vie à la société. Cette transmission qui a débuté à la naissance entre la personne à venir et la société dans leur mouvement conjoint.

Il en est de la construction mentale de systèmes de concepts comme du rapport de l’homme à la société et à la nature. Il y a autonomie et non indépendance. Qui croit le contraire doit affronter sans espoir une crise écologique mentale unie à la crise écologique concrète, les deux agissent en un seul mouvement dont les sous mouvements connaissent des développements inégaux. Le trop grand écart témoigne d’une incapacité à résoudre les processus vitaux. L’individualisme est de ces écarts,  une tare de la bourgeoisie et de son système social, comme le non-respect de la personne une tare d’un communisme grossier sans espoir de survie, frères ennemis d’un même niveau de développement primitif où forces productives et organisation sociale sont en divorce croissant.

C’est de ce même écart entre besoins humains et loi du profit du système obsolète A-A’ (Accumulation-suraccumulation du capital) qu’il est question dans la crise de civilisation et de l’ensemble des multiples et diverses activités humaines et leurs imbrications.

Dans son adolescence, l’humanité est ses propres père et mère, son propre clan de survie.

Pierre Assante. 18 juin 2019.

 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 08:32

 

RÉflexion sur les conditions de dÉmocratie interne d’un parti

 

Certains auront lu l’article « J'INSISTERAI, POUR MA PART (RÉPONSE DE X. À UN DE MES MESSAGES. 29 MAI 2019) » dont voici le lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2019/06/j-insisterai-pour-ma-part-message-reponse-de-y.html. Cette réponse  faisait suite à une réflexion non publique  adressée à des militants. A distance il me semble que les objections qui peuvent être faites à son propre parti sur son fonctionnement interne doivent faire l’objet de précautions à la fois pour ne pas heurter le travail commun et les sentiments qu’on en a et pour ne pas accentuer des divisions sur la base d’incompréhensions légitimes. Mais je reviens sur la décision de n'en faire qu’une réflexion interne. Soit on est assez fort pour qu’une réflexion soit instructive pour tous, en précisant que personne ne détient le savoir et qu’une réflexion ne peut être que partielle (ou partiale ?), soit on pense être incapable d’affronter les difficultés d'un débat. Je mise sur la première hypothèse, à la lumière des grands débats historiques du mouvement ouvrier. Evidemment il s’agit d’être utile, à d’essayer de l’être avec ou sans succès…

 

RÉflexion sur les conditions de dÉmocratie interne d’un parti

a destination des responsables de la COMECO

et a plusieurs militants de ma section

a qui je l’adresse par ce mail.

 

En premier lieu il faut se féliciter du retour du parti sur la scène politique, de l’action du secrétaire général de la tête de liste et des colistiers, de la place prise par les jeunes dans le débat interne et externes du parti avec la population particulièrement dans la commission économique aux côtés des anciens. Le tout sous l’impulsion du dernier congrès.

Ceci dit, il ne s’agit pas de procéder à un triomphalisme sans contenu, ce à quoi se livrent certains camarades ou sympathisants qui n’ont pas été les plus ardents promoteurs de « pour un parti communiste du XXIème siècle ».

A l’instar de la déclaration de Ian, il s’agit de rassembler largement les forces de gauches, les salariés et la population sur des objectifs de sortie de crise et de reconstruction sociale sur la  base de nos analyse de la crise du capital, la loi du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital et les solutions. Certes il ne s’agit pas de transformer le parti en école d’économie politique, mais de sous-tendre l’action populaire de l’orientation issue de cette analyse et de ces solutions. Mais pour que la population entende ces solutions, il faut évidemment qu’elles soient expliquées, et premier aux militants qui sont le lien entre ces solutions et le mouvement syndical, politique et social en général.

Chaque membre amené à avoir un point de vue sur une question particulière ou globale peut se tromper, partiellement ou globalement. Mais c’est le débat « de base » et « de sommet en relation avec la base », qui, s’il n’est pas infaillible, correspond à éclairer les meilleures conditions de décision utile et efficace.

Une erreur apparemment constatée, je dis apparemment car à long terme, une position rejetée peut s’avérer juste pour le moment considéré passé ou pour une plus longue période, ne met pas en cause la sincérité de celui, celle ou ceux qui l’on portée.

Ce qui ne veut pas dire que la confiance entre membres est une confiance aveugle. Penser par soi-même est indissoluble de la pensée collective.  L’expérience passée, les erreurs, ne doivent pas être un motif de rejet ou de non confiance envers un, une, des membres. Par contre l’expérience des positions passées des uns et des autre fait partie de l’appréciation de chaque membre pour se faire une idée de l’évolution de idées personnelles et collectives dans la vie à court terme et à long terme de l’organisation.

Ces réflexions, sont alimentées pour ma part dans les derniers évènements, par les positions conservatrices de ma fédération de parti que je respecte, qui dans la préparation du congrès se sont manifestées par des interventions personnelles s’opposant au cours (cursus) des transformations des analyses qui ont fini par s’imposer au congrès. Conservatisme qui s’est avéré y compris dans le choix de la délégation fédérale qui dans sa composition ne correspondait pas au vote des adhérents du département, il me semble en tout cas. Certes une délégation doit avoir l’intelligence de préserver autre chose qu’une transcription mécanique. Mais le contraire n’est pas mieux et je crois pire.

Soit le congrès a eu tort globalement, hypothèse légitime, mais fausse au point de vue majoritaire, soit il a apporté un progrès à l’outil d’action et de pensée qu’est le parti. Ce que je crois et que croient aujourd’hui les membres de mon parti dans leur masse, il semble, si l’on en croit leurs réactions et leurs exposés des plus succincts aux plus complexes.

La conclusion de cette réflexion est que tous nous pouvons travailler ensemble, quelles qu’aient été nos options dans le débat, et que si conservatisme il y a, l’effort permanent pour en sortie et aller vers la meilleure analyse possible de la réalité sociale présente et des moyens de créer du nouveau en santé, doit se poursuivre. Il n’est pas question d’une guerre entre camarades, mais d’un débat ferme et d’options fermes. Il y a bien assez avec la dissolution de la société en particulier de l’Europe et de ses dirigeants institutionnels en train de compter les points à qui mangera l’autre.

Le débat interne est donc à intensifier, dans les cellules, les sections, les fédérations (et les instances nationales et internationales qu’a pu être ou et encore…le PGE par exemple).

Intensifier la réflexion, c’est alimenter l’action des membres qui ne sont pas des exécutants, mais des participants à part entière, même si les membres déchargés ont les moyens de fournir à tous des outils d’action et de réflexion élaborés plus profondément.

Je pense que fournir dans toutes les sections un travail « d'écoles élémentaires » sur l’économie marxiste est un outil que nous sommes seuls, partis communistes, à pouvoir développer pour comprendre la crise et comment en sortir.

Je pense aussi que faire en sorte d’avoir les plus de conseillers communistes possibles aux prochaines élections est le moyens de transformer les municipalités en organismes démocratiques au service de la population et d’une politique efficace en santé, locale, nationale, européenne et mondiale. Je ne reviens pas ici sur les propositions de la commission économique adoptées au congrès, mais elles sont une pièce maîtresse dans un progrès des consciences pour un changement progressiste.

Pierre Assante. Mardi 28 mai 2019

PS J’ai affiché, participé aux débats, fait du porte à porte, distribué des tracts, discuté des salariés, des retraités, avec les amis et les rencontres faites en militant ou pas. Pour dire que je ne fais pas une remarque d’un bureau fermé. L’AG de ma section Lundi était très bonne. Discussion approfondie et animée. En même temps perce ce dont il est question dans le texte ci-dessus que je vous envoie qui n’est pas destiné à la diffusion, mais à l’échange avec vous.

https://pierreassante.fr/dossier/DEMOCRATIE_INTERNE.pdf

 

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RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

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https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

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  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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