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D’un Épuisement à l’autre, d’une poussÉe à l’autre.
La poussée de la révolution bourgeoise et de la révolution industrielle sous sa direction est épuisée.
Dire cela c’est lier la question de la production nécessaire à la vie humaine au mode de production qui le permet.
Pour résoudre les questions posées par la production aujourd’hui et maintenant, ici et dans le monde, Il ne s’agit pas de décroissance, mais de transformation qualitative de la croissance.
La révolution numérique le permet.
La production industrielle n’est ni épuisée, ni destructrice en soi,
La numérisation de la production, de l’échange et de la gestion de la production-consommation-reproduction élargie ouvre la possibilité de la transformation qualitative de la croissance.
La révolution bourgeoise a poussé en même temps l’avancée des capacités productives de l’humanité, des droits de l’homme et du citoyen, mais pas de l’homme producteur, et a ainsi limité sa propre avancée.
La vente-achat de la force de travail a éliminé dès l’entrée une démocratie de l’homme producteur dans la situation de salariat.
La révolution d’octobre a posé l’élargissement de la démocratie à celle de l’homme producteur, du « que quoi comment produire » en fonction des besoins humains, « matériels et moraux » en processus de développement et de complexification.
Mais en s’insérant dans les limites d’un type croissance imposée à la fois par le niveau historique du moment long des forces productives et par le type de croissance du système instauré par la révolution bourgeoise, lui-même déterminé par les prémisses de la révolution industrielle, la révolution prolétarienne du XX° siècle a été en fait un moment, une fin et une contradiction, une négation de la révolution bourgeoise et de son mode de production et non son dépassement. C’est le propre des transformations tyranniques intermédiaires entre deux modes de production et d’échange.
L’épuisement de la révolution d’octobre entre dans celle de la révolution bourgeoise, selon de terme de Berlinguer, par exemple, et d’autres, ce n’est que les prémisses d’une autre type de développement dépassant le système d’échange A-M’-A’, la vente-achat-vente' de la force de travail.
Le type de mode de production par circulation de capital, accumulation de capital, conduit, par principe économique propre, à la suraccumulation-dévalorisation du capital, épuisement des capacités d’investissement productif, en quantité, en qualité et en santé.
Certes dans cet article, comme dans bien d’autres, il y a la répétition des fondamentaux de la crise économique. Mais ils sont dans chaque article resitués un pas en avant dans l’analyse générale de la situation, son évolution du moment dans l’évolution générale. Je pense que resituer en quelques mots notre période historique dans l’épuisement d’une poussée et le redémarrage d’une autre possible, les conditions nouvelles le permettant, est une approche positive tant pour la compréhension que pour l’optimisme nécessaire aux choix et à l’acte à accomplir.
Je pense qu’un processus de pensée a besoin de cette continuité pour éclairer la vision de la réalité nécessaire à l’action humaine.
Sur le thème "Ernst BLOCHien" et une infidélité relative à
"Athéisme dans le christianisme".
à Renat Merle et Glaudi Barsotti …
...Et si la dialectique doit finir par « rentrer dans les têtes », c’est bien parce qu’elle se manifeste, aussi et avant tout, en tant que mouvement objectif, entraînante comme l’histoire et instructive comme un fait. « Marx, une critique de la philosophie », Isabelle Garo.
...Le nettoyage philosophique de la religion catholique n’a jamais été fait. Pour le faire, il faudrait être dedans et dehors », « l’attention absolument sans mélange est prière ». (La pesanteur et la grâce) Simone Weil
...Ce qui est dit n’est jamais entendu tel que c’est dit : une fois que l’on s’est persuadé de cela, on peut aller en paix dans le monde. (L’éloignement du monde) Christian Bobin
Toute science ou corpus pluridisciplinaire qui a basé son avancée dans les consciences sur l’ontogénèse ou un moment court ou long mais limité de de la phylogénèse est dans l’obligation d’une révision lorsqu’un saut de qualité est devenu fondamental dans le processus phylogénétique (1).
C’est le cas lorsque l’organisation sociale construite sur un mode de production et d’échange entre en divorce flagrant avec les sciences, les techniques et les cultures correspondantes en révolution, c’est-à-dire lorsque se créent des conditions qualitativement nouvelles de rapports de production.
Les sciences sociales ou les corpus pluridisciplinaires y touchant sont particulièrement sensibles à ce besoin de révision. Et les sciences "dures", math., physique etc. ont besoin de s’en alimenter pour répondre à leur propre développement en relation avec les besoins sociaux sur lesquels elles ont un rôle à jouer.
Mais le mort saisit le vif et s’oppose à cette transformation, la science s’oppose à elle-même. Quand on s’approche de l’épistémologie et de l’histoire des sciences on en trouve des exemples à bodre.
La suraccumulation-dévalorisation du capital, dont les signes explosent dans la gestion financière des entreprises, des multinationales et dans la gestion de la cité, du local au mondial, constitue la contradiction majeure en cours de développement extrême, entre le mode de production et d’échange capitaliste et les conditions de reproduction élargie de la société dont nous faisons partie, c’est-à-dire de sa vie, sa survie et son développement.
Une science ou un corpus pluridisciplinaire ne tenant pas compte de la réalité de la crise dans ses propres analyses, gèlera ses analyses et ses découvertes, et l’interaction en santé qu’elle, qu’il peut avoir entre recherche et besoins sociaux. J’entends par besoins sociaux tous les besoins élémentaires et complexes en unité, de la vie humaine dans son milieu, du local à l’universel, en particulier dans l’entité micro et macro de production et d’échange de l’activité de la personne humaine.
Pierre Assante. 30 novembre 2019.
(1) Freud faisait cette remarque à lui-même, notant qu’il avait développé son analyse sur une base ontologique dans un moment de la société, qui demande révision lorsque le développement phylogénétique entre en transformation importante.
Une écriture ironique qui joue avec le lecteur : le héros souffre-t-il vraiment de sa trop grande beauté ?
Parution le 16 janvier 2020 - 120 pages -
Cette histoire pourrait être intitulée Les Malheurs de Marco Bueli. Qu'on se rende compte : trois licenciements à 36 ans quand on est issu d'une grande école d'ingénieur ! Il faut dire qu'il a tout pour agacer, faire des envieux, car cet homme est beau, très beau. Mais il est fatigué de faire des sourires, de séduire malgré́ lui et de finir par se faire avoir. Marco a décidé de se défendre et d'aller en justice pour discrimination liée à l'apparence physique. Après tout, les Américains ont montré la voie et la législation française le permet. Croyez-le, sa beauté ne l'a pas aidé dans sa carrière, il a souffert.
À travers le personnage du sublime Marco Bueli et de sa détermination à obtenir réparation, ce roman dépeint ironiquement les excès d'une politique de lutte contre les discriminations qui permet, aujourd'hui, à tout un chacun de se considérer comme victime, légitime à se plaindre. Dans la continuité de ses précédents romans, Emmanuelle Heidsieck pointe ici avec acuité le démantèlement du modèle social français face à la montée de l'individualisme. La concurrence des plaintes entre les discriminés de tous ordres n'annonce-t-elle pas la dislocation de la société ?
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___Je ne m'attribue pas ce logo. Je le fais connaître. P.A.
Le 5 Décembre 2019.
Le 5 décembre 2019 entre dans les prémisses successifs d’une longue période historique de soubresauts sociaux dont la cause est liée à la crise systémique du capital, la suraccumulation-dévalorisation de capital qui freine et bloque progressivement sa circulation qui est le sang des échanges humains dans le système actuel.
Le syndicalisme de classe s’est borné à la lutte nécessaire pour la diminution relative de la plus-value au profit du salaire.
Mais la crise systémique va bien au-delà, elle pose la question de construire un autre système de production et d’échange dépassant le principe de la circulation A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et la vente-achat-vente’ de la force de travail. Les capacités accumulées par l’humanité, économiques et culturelles, le rend possible. Cette crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, cette crise du système capitaliste entre dans une crise plus vaste de croissance, nécessaire mais malade, de l’humanité qui ne trouve pas d’issue pour le moment.
La crise politique y est totalement liée.
Dès les années 90 du siècle dernier, il était évident que les protestations contre les conditions de vie qu’imposait le système allaient se développer. Mais il était aussi évident que le contenu de transformation du système pour sortir de sa crise et construire du nouveau n’était pas présent dans les luttes et ne le sont toujours pas, bien qu’il commence timidement à se développer (présence croissante de la commission économique du PCF).
Le refus et l’aveuglement d’aborder le contenu de la crise systémique dans les débats politiques et syndicaux est le point crucial des difficultés de réponse des subalternes aux dominants qui tiennent en main l’usage de la circulation des capitaux et ses profits.
L’humanité et l’individu possèdent les capacités d’invention du nouveau à condition de dépasser les normes, les traditions de protestation qui sont les siennes, pour que les protestations portent des réformes radicales de transformation progressive des rapports sociaux.
La réforme des rapports sociaux commence par celle du système financier et de l’organisation du travail en lien l’une avec l’autre, de la cité à la région, de la région à la nation et à la zone mondiale de développement, pour les français : l’UE.
Le Rôle des banques centrales, du crédit, du statut et de l'organisation du travail et de la formation, des DTS, du FMI, est au cœur des décisions gouvernementales dans les réformes réactionnaires et austéritaires qu’il impose à travers le « système démocratique » de l’hyper-présidentialisme, une fausse démocratie flagrante et une dictature cachée qui se révèle de jour en jour. Ce Rôle, Il faut qu’il soit au cœur des luttes des salariés et parmi eux les cadres de production, de gestion et de formation, et des luttes populaires pour un usage contraire à celui qui en est fait aujourd’hui (1).
L’impérialisme américain est en crise parce que le capital est en crise et en crimes. Mais il est capable de reporter sur le monde entier sa crise par les moyens économiques, militaires et politiques dont il dispose et les alliances qu’il crée pour cela, du citoyen aux gouvernements et groupes d’influence qu’il organise.
La crise qu’il transfère sur le monde est une crise générale dont il se protège et qui le touchera directement lui aussi de plus en plus. Ce qui impose au peuple américain aussi une lutte des classes pour des réformes systémiques à laquelle il commence aussi à répondre dans le concert mondial des peuples.
Donner un contenu de classe aux luttes c’est leur donner le savoir nécessaire au dépassement de la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux par les réformes progressives et radicales de notre système économique et social à l’agonie lente ou rapide avant qu’il n’entraîne toute l’humanité elle-même à l’agonie.
Pierre Assante. jeudi 28 novembre 2019.
(1) "...ces propositions transformatrices dans l'intérêt des peuples pourraient éventuellement être discutées pour être avancées dans des appels de conférences internationales, organisées par des spécialiste des diverses disciplines sociales, des intellectuels et des citoyens, des politiques, avec différentes sessions internationales mobilisatrices, depuis la Chine et depuis l'Europe, en relation avec des délégués des pays émergents et d'autre pays..." Paul Boccara, "Théories sur les crises la suraccumulation et la dévalorisation du capital deuxième volume". pages 364-365. éditions delga.
Schéma page 245 de Paul Boccara sur la baisse tendancielle du taux de profit, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. Mettre à l'ordre du jour l'explication, l'étude, au débat et aux décisions politiques :
C : Capital contant. V : Salaires. P : Plus-value.
a-d,d',d" progression de la proportion de capital constant, machines et matières premières par rapport à l'ensemble du capital investi, dans la révolution scientifique et technique et numérique.
Domination et exploitation. femmes et hommes. organisation sociale.
La distinction entre domination sexiste et exploitation de classe fait partie du débat démocratique dans le développement des protestations des subalternes, au sens que donne Antonio Gramsci à ce mot. Dans l’effort de rassemblement des protestations pour trouver une issue aux douleurs sociales qu’elles manifestent, le débat n’est pas sans importance théorique et pratique.
Il est nécessaire de distinguer les processus qui ont développé les dominations indépendamment des oppressions de classe, des oppressions de classe dues à la domination issue du développement animal et des oppression de classe dues aux structures propres des systèmes économiques et sociaux, des lois de développement et d’évolution des systèmes économiques et sociaux : les contradictions systémiques du mode de production et d’échange sont à la fois cachées et révélées par les expériences humaines au jour le jour et par une vision qui se veut à long terme mais insuffisamment consciente des processus micros et du processus macro. Et il faut comprendre comment, au-delà des évolutions propres des espèces, leurs lois animales de survie, comment se sont formées les mentalités humaines préhistoriques, et historiques.
Comprendre les processus, comprendre qu’il n’y a pas d’éternité dans les comportements et mentalités, qu’ils évoluent historiquement, en fonction des besoins et des pesanteurs de l’évolution de l’espèce et les pesanteurs des évolutions sociales, que les constantes elles-mêmes n’ont pas d’éternité, et que la continuité et la discrétion fonctionnent par sauts qualitatifs, n’est pas sans rapport avec les luttes contre les divisions humaines handicapant les coopérations et les solidarités.
L’organisation économique et sociale peut répondre à des nécessités naturelles en les transformant pour donner à la condition humaine des moyens nouveaux contredisant les « handicaps naturels » et dépassant les oppositions d’intérêts non systémiques, non liés directement au mode de production et de division de classes, mais en dépendant, qui se manifestent dans les racismes et-ou la guerre des pauvres par exemple.
Que l’invention du biberon et l’élevage bovin ou ovin permette à un mâle de l’espèce humaine d’assumer en partie le rôle nourricier de la femelle de l’espèce humaine est un exemple stupide de simplicité. De même que la Sécurité Sociale et la médecine transforment la maladie et le danger de mort en passage surmontable, démontrent que les nécessités sont différentes en fonction d’une période historique et de moyens que l’organisation économique, sociale et politique procure.
Que devient la plus faible mobilité de la femme dans la préhistoire ? : une situation préhistorique qui crée les conditions d’un pré-artisanat non marchand dans le clan, un développement du travail favorisant le matriarcat, un développement des techniques et de la division du travail des entités de chasseurs-cueilleurs. Que deviennent les forces productives dans le développement de la production, l’augmentation des capacités d’échange entre groupes humains ? : elles permettent le développement de l’échange marchand, de l’accumulation privée, de la transformation de la domination masculine à partir du triple élément de domination animale de survie, de domination préhistorique découlant de la division homme/femme du travail, des lois propres de développement du mode de production à un moment historique particulier.
Certes ces exemples ne peuvent que conduire à un schéma dogmatique si l’on n’entre pas profondément dans la connaissance de l’ensemble des processus de développement, celui des techniques comme celui de l’organisation sociale, comme celui de la pensée et de la conscience, qui « fonctionnent », se meuvent, certes de façon relativement autonome, qui connaissent des inégalités de développement les uns par rapports aux autres, mais qui « fonctionnent », se meuvent et évoluent en unité de mouvement.
A partir de là on comprend que les pesanteurs animales comme les pesanteurs sociales n’ont rien d’immuable, que si les dominations sont un héritage de la pesanteur animale, et ne peuvent échapper à la condition d’animal pensant qui est la nôtre, qu’elle peuvent se distinguer des dominations de classes, elles sont les unes et les autres à la fois autonomes relativement les unes des autre mais totalement liées et inséparable de la situation historique et du mode de production basé à la fois sur la subalternité et l’accumulation privée.
Ce qui s’en suit est décrit dans les articles analysant le mouvement des forces productives, les lois de développement propres à un mode de production dans les diversités de développement mais dans les caractéristiques propres du mode de production et d’échange, et l’organisation de la société qui en découle, toujours dans les diversités de développement mais dans les caractéristiques propres du mode de production et d’échange.
Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé n’est pas la fin de l’histoire sauf à détruire la vie humaine comme le ferait un énorme cataclysme naturel, ce qui n’est ni écrit ni fatal. Au contraire la transformation de l’usage des forces productive dans une évolution de la coopération et de la solidarité « matérielle et morale » sortant progressivement de l’accumulation privée et libérant le travail du système de sa vente-achat de sa force dans l’échange A-M-A’, est une perspective des plus possible et nécessaire.
La domination masculine et la domination de classe, issues de péri ondes animales, préhistoriques et historiques, ont partie liée dans la société marchande, et dans la société marchande capitaliste à son paroxysme de fin d’évolution et de fin de développement de la société marchande et de droit. Distinguer les dominations, oui, les voir indépendantes non. Il est une vision majoritaire issue des conditions historiques de vie ici et maintenant dans le monde humain, qui a tendance à confondre indépendance des mouvements et autonomie des mouvements. Oui, la domination masculine « fonctionne » dans une autonomie relative, mais non indépendamment des conditions générales du système. Imaginer dépasser cette domination sans dépasser la domination de classe incarnée dans le pouvoir d’usage mondialisé du capital et de l’accumulation privée au bord de la socialisation absolue mais y résistant atrocement pour tous les êtres humains, c’est renforcer les division entre les êtres humains, que cultive la domination de classe (1).
Se rassembler n’est possible que dans l’alliance des subalternes qui constituent l’immense majorité des humains dans le monde. Ce qui n’empêche de voir la réalité du soulèvement des femmes dans la beauté de leur paroles et de leurs actes pour une égalité de droit et de fait de l’humanité dans l’infinité de sa diversité et l’infinité de ses activités et l’infinité des luttes de résolution des contradiction des mouvement de la société et de la nature sur terre et dans l’univers.
Dépasser la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital au paroxysme du capitalisme et de la forme hyperlibérale et hyperprésidentielle qui est la sienne nécessite une autre organisation du travail et de la politique, de la gestion de la cité micro, macro et mondiale.
Pierre Assante. Mercredi 27 novembre 2019.
(1) "C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve L’homme vis-à-vis de lui-même…. ….Le rapport immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme [générique] à l’homme [générique] se confond avec le rapport de l’homme à la femme… ….Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme [générique], à quel point la nature est devenue l’essence humaine de l’homme…. ….En partant de ce rapport, on peut donc juger du niveau culturel de l’homme….. …..Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme….. …..Dans ce rapport, apparaît aussi dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est devenu en même temps un être social…."
Concepts et catégories, objets et sujets. LUTTES SOCIALES.
La masse des liens entre enregistrements "locaux et globaux" neuroniques en interaction concernant un objet forment un concept.
La masse des liens entre enregistrements neuroniques "locaux et globaux" en interaction concernant un sujet forment une catégorie.
Concept et catégorie ne sont pas dissociables, ils constituent une unité dans le mouvement de l’invention, de la pensée, ils devancent le savoir opérationnel et ils résolvent le besoin opérationnel du processus de la vie humaine, individuelle et sociale en unité aussi.
Concepts et catégories sont donc des processus et c’est en les figeant que la philosophie idéaliste fige les idéaux, fige relativement mais assurément la conscience de la vie humaine sur elle-même.
La théologie, qu’elle soit religieuse ou laïque c’est un besoin de faire le point dans l’étude de la résolution des besoins sociaux, mais une mise au point sur image et non sur le film. D’autant que la théologie religieuse tend à voir pendant des millénaires une réalité figée comme si elle était éternelle. Elle essaie de saisir ce qu’il y a de permanent, chose qui serait d’une grande sagesse opérationnelle si elle ne confondait pas permanence et immobilité.
La pomme que je mange.
Je mange des pommes.
Le fruit et les fruits.
Le particulier et la généralité abstraits.
Abstraction de l'abstraction et abstraction généralisée. La pensée repère la généralité à partir d'une série de repérages pratiques de résolution des besoins, puis va du général au particulier et non le contraire, ce qui semble paradoxal.
Concept et catégorie, objet et sujet.
Si l’on s’enfonce dans la connaissance de l’objet, au-delà de la superficie visible, on entre dans le mouvement du sujet, on constitue une unité mentale de plus en plus complexe, bien au-delà du repérage du mangeable et de l’utilisable immédiat : on constitue le préexistant de nouveaux rapports sociaux dans le processus d’humanisation infinie que constituent les rapports des hommes entre eux et des hommes avec l’univers dont ils sont partie prenante et consciente, relativement, historiquement, en mouvement d’approfondissement et de complexification.
Les luttes sociales sont l’expression de ce préexistant des nouveaux rapports sociaux en processus quantitatifs et qualitatifs, du continu et du discret, micro et macro en unité, continuité quantitative et sauts qualitatifs qu’on a tendance à « séparer » dans un début de compréhension dialectique, début hésitant et inachevé qui ramène au mécanisme philosophique, religieux et politique.
Le vocabulaire et son insuffisance historique, hic et nunc, entre en grande partie dans l'insuffisance dialectique et sa réification relative.
Les limites que contient l’échange A-M-A’ de l’organisation économique et sociale du capital engoncent la vie humaine dans une immobilité relative forcée. L’agitation désordonnée et la fièvre du moment dans la cocotte-minute sociale c’est le résultat de cette immobilité relative forcée. Agitations désordonnées et fièvres sont et une réponse à une maladie et un besoin du mouvement. Et la maladie n’est qu’un moment micro et macro en unité du mouvement. Aussi absurde que cela puisse paraitre, la maladie elle-même est un besoin et une utilité qu’il faut maitriser relativement pour éviter la mort du mouvement. Santé et maladie ont partie liée, mais c’est la santé qu’il faut cultiver pour une poursuite-complexification-généralisation universelle de l’humanisation, comme de tous mouvements naturels et sociaux qui lui sont nécessaires.
Dans l’Humanité du 25 novembre, très riche, compte-rendu et analyse de la conférence internationale de Beijing (Pekin) au CASS (académie des sciences sociales), sur le socialisme, enjeux, contradictions, besoin de luttes et objectifs communs contre le dollar US, le capital financier et sa logique... qui pénètrent partout !
Y ont participé Frédéric BOCCARA et Bruno ODENT. Abonnez-vous !!!
« … Car le nihilisme constitue un danger encore plus considérable… »
« … Car le nihilisme constitue un danger encore plus considérable, et à la différence du happy end, il ne peut être amendé si ce n’est par sa propre disparition. Et sa disparition c’est la vérité, à la fois dépossédante et délivrante, ouvrant la voie à une humanité enfin socialement possible. Telle est donc la vérité, elle qui fait table rase et ordonne de rebâtir, sans affliction ni froideur. Au contraire, son attitude devient, est et sera celle d’un optimisme critique et militant, qui au sein du Devenu, s’oriente tout entier vers de Non-Encore-Devenu, vers les possibilités cultivables de la lumière. C’est lui qui crée la disponibilité permanente et instruite de la tendance, disponibilité à se risquer dans ce qui n’est pas encore réussi. C’est pourquoi aussi longtemps qu’aucune vérité absolue (le triomphe du Mal) ne se manifeste, le happy end authentique de la voie authentique sera non seulement une joie, mais aussi un devoir pour nous. Là où les morts enterrent les morts, la tristesse peut se justifier et l’échec peut devenir une situation existentielle. Là où les snobs ont participé en traîtres à la Révolution jusqu’à ce qu’elle éclate, il se peut en effet qu’il n’y ait plus qu’à prier : Donnez-nous aujourd’hui notre illusion quotidienne. Là où les comptes capitalistes ne sont plus justes, il se peut que les banqueroutiers soient amenés à faire une immense tache sur le grand livre de toute d’existence et à l’étendre encore pour que le monde entier devienne aussi noir que du charbon et qu’aucun vérificateur ne puisse amener le faussaire à rendre des comptes. Tout cela constitue une mystification bien plus grave encore que celle des façades pompeuses prêtes aujourd’hui à s’écrouler. Mais le travail grâce auquel l’Histoire progresse et a déjà progressé depuis bien longtemps, ouvre la voie de la bonne issue possible, celle qui est non pas un abîme mais une montagne se dressant dans l’avenir. Les hommes et le monde portent suffisamment d’avenir heureux ; aucun projet n’est bon sans cette foi profonde en lui-même… »
Ernst Bloch. « Le principe espérance I » Ecrit aux Etats-Unis de 1938 à 1947. Revu en 1953 et 1959. Publié en 1959 à Frankfort sur le Main. En français en 1976, Ed. Gallimard. Traduit par Françoise Wilmart.
EXTRAITE du relevé des interventions des membres du Conseil National du PCF du 12 septembre 2019, celle de Denis Durand.
La montée des périls écologiques, financiers, économiques, sociaux, politiques, internationaux, bien décrits dans le rapport d’Igor, hante les esprits et fait partie des facteurs qui rendent si particulier le contexte dans lequel se préparent les élections municipales. Péril écologique : je signale le dossier d’Economie et politique qui sort aujourd’hui sur la nécessaire révolution écologique, révolution dans la production, dans la consommation, dans la culture… Péril financier : la crise qui vient s’annonce encore bien plus grave que celle de 2007-2008. Les liquidités déversées par les banques centrales sur les marchés financiers depuis dix ans aggravent aujourd’hui le danger, au point que le conseil des gouverneurs de la BCE va avoir du mal, cet après-midi, à convaincre qu’elle a les moyens de se sortir de cette situation. Péril économique : par exemple, pour la première fois, une suraccumulation de capital se développe au sein même des pays émergents. De même, la guerre économique menée par les États-Unis contre la Chine est un phénomène tout à fait nouveau. Péril politique et international… S’imaginer qu’on peut faire face à ces dangers en mettant une fois de plus sous le boisseau les idées communistes en croyant que c’est ainsi qu’on favorisera le rassemblement à gauche serait très dangereux. Les communistes ont une énorme responsabilité pour anticiper le désarroi que va provoquer le traumatisme de la crise. Dans les milieux populaires monte l’idée de « changer de système ». Beaucoup voient mieux par exemple que sur une planète régie par le dollar et Wall Street on ne peut pas mettre à disposition de tous ces biens communs de l’humanité que sont le climat et la biodiversité. Mais en quoi consiste « changer le système » ? Les idées actuellement dominantes à gauche, plus ou moins inspirées d’une vulgate keynésienne, ne sont pas à la hauteur de la crise systémique. Ces recettes, qui ont marché au XXe siècle, ne marchent plus aujourd’hui comme le montre la crise de la social-démocratie dans le monde entier. On ne peut plus corriger les inégalités par la fiscalité ou par la cogestion dans les conseils d’administration parce que derrière les inégalités il y a les contradictions insurmontables engendrées par l’exploitation, par la domination du capital avec le pouvoir sur l’utilisation de l’argent qui en est le ressort fondamental. C’est précisément parce qu’il cherche à masquer cette actualité du combat contre le pouvoir du capital que le tapage médiatique orchestré autour de Piketty arrange bien les affaires de Macron. Confronter ces idées aux nôtres est donc indispensable pour créer les conditions d’un rassemblement à la hauteur de la gravité de la situation. Dans les années 30, la force de Keynes avait été de voir l’obstacle dressé par les exigences insensées de la rentabilité et la nécessité de limiter le rendement du capital. Aujourd’hui, les ressorts du capitalisme sont encore plus profondément mis en cause. Il est donc indispensable d’aller plus loin, d’agir pour imposer de nouveaux critères contre la rentabilité capitaliste : développement des capacités humaines (emploi de qualité, formation, services publics, retraites), économies en capital (accords non capitalistiques, partages des coûts, R&D, nouvel investissement matériel), en s’emparant des leviers financiers et en pénalisant l’accumulation et les profits. Le terrain de ce combat n’est pas seulement celui des politiques économiques : c’est aussi l’entreprise, le lieu de l’affrontement de classes sur les choix de production et de financement. Son enjeu est l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, et de l’argent public. C’est aussi ce qui rend si stratégique l’exigence d’une nouvelle industrialisation, incluant le développement de nouveaux services. Et parce qu’ils concernent les êtres humains, la façon dont ils travaillent, dont ils se forment, dont ils développent leurs capacités créatives et leur capacité à les partager en coopérant, tous ces enjeux se rejoignent sur une question clé : l’emploi, sa qualification et sa sécurisation avec la formation tout au long de la vie. Dans cette perspective, nous formulons des propositions aussi précises que possible, non pas pour atténuer les dégâts du capitalisme mais pour imposer une tout autre logique : création d’un fonds d’investissement pour le climat, maîtrise publique et sociale de filières décisives de l’économie, audelà des nationalisations traditionnelles, développement des services publics, initiative internationale mettant autour d’une même table non seulement les gouvernements, mais aussi les multinationales, et les institutions financières internationales pour un financement des investissements nécessaires par une monnaie commune mondiale… La tâche est rude assurément. Mais nous pouvons commencer par une maxime simple : appliquer les décisions que nous avons prises ensemble, à une majorité de 87 %, il y a moins d’un an au 38ème congrès.
« …Ces mouvements sont en train de bousculer le gouvernement…»
Maud Vergnol.
...Hôpital public, étudiants, gilets jaunes, avenir des retraites : Ces mouvements sont en train de bousculer le gouvernement sur ses politiques d'austérité.... Maud Vergnol, rédactrice en chef de l'Humanité
L’INVENTION HUMAINE, L’ECHANGE A-M-A’ AU PAROXYSME,
LE TAYLORISME NUMÉRIQUE ET LE LIEN COUPÉ.
Le dogmatisme, l’horizon limité de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent’) ne tranche pas totalement, sinon ce serait immédiatement mortel, mais coupe de plus en plus LA TRANSMISSION... entre humains, de la personne à personne, de champ d’activité à champ d’activité, de génération à génération, ...de L’INVENTION.
Car ce n’est pas de l’imprimerie sur du papier ou du magnétisme sur un disque dur, ou de l’impression numérique qui se passe entre l’enseignant et l’enfant, entre la personne et la personne. Il s’agit des repères donnés par le savoir de l’enseignant à l’enseigné, dont l’enseigné va tirer son NOUVEAU, dans sa propre construction mentale. Le propre de l’activité humaine, développé par le travail dès les débuts de l’humanisation, lequel travail est aussi une invention passée, présente, future et permanente en progression en spirale, c’est l’invention, la capacité d’abstraction construisant mentalement ce qui n’existe pas concrètement, selon la description de Platon de l’imagination du lit, de l’imagination de la fabrication de ses pièces et de leur agencement, par le menuisier d’Athènes dont il parle .
Les gestes de l’ouvrier expérimenté montrés au jeune ouvrier, ou à l’ouvrier apprenant en général tout simplement, ne sont pas pour ce dernier une reproduction pure et simple, c’est une invention propre et son développement personnel, comme toute acquisition de la naissance à la mort. D’ailleurs le mot acquisition connote injustement l’idée de prendre, alors qu’il s’agit de COM-PRENDRE.
De même, l’enseignement de l’ergologie, pour en venir à lui, est un enseignement que l’on ne peut « acquérir », comme tous les enseignements, que dans l’intuition inventive du com-prendre que contient la capacité cérébrale, les traces des mouvements micro et macro de la nature dans le mouvement universel. Le mouvement de com-préhension comme tout geste simple et complexe, physique et mental ensemble contient une double anticipation. C’est ce que contient toute activité humaine, sa capacité d’invention des gestes de vie, de survie et de développement.
La limitation du système économique et social dans l’horizon limité de l’échange A-M-A’ réduite, emprisonne la capacité d’invention, de transmission inventive, de com-préhension ouverte sur une totalité (1). Et cette limitation se rigidifie de plus en plus dans l’échange capitaliste qui détermine dans ce monde, ici et maintenant, tous les échanges humains ; et d’autant plus lorsque ce type d’échange au paroxysme y introduit un taylorisme numérique mondialisé.
Pierre Assante. Lundi 18 novembre 2019
(1) La transmission, de personne à personne, générationnelle, du travail et informationnelle est tronquée certes, immédiatement par l’insuffisance de moyens financiers imposée par un taux de profit l’excluant de plus en plus, mais aussi et avant tout par le principe institutionnel, matériel et philosophique du système, que contient, en unité, l’échange A-M-A’, dans la relation infrastructures-superstructures, leurs développements inégaux et leur unité de fonction.
L’humanité a confondu et confond encore mythes et utopie. Certes l’utopie peut être issue des mythes, mais il ne s’agit pas du même objet, il s’agit d’une transformation qualitative des uns dans l’autre. Ernst Bloch, s’appuyant sur Marx met en lien Espérance et Utopie opérationnelle, contre l’utopie conceptuellement déadhérente lorsqu’elle est négation au sens dialectique et-ou nihiliste, les deux extrémités d’une même impuissance. Le peu de cas, c’est le moins qu’on puisse dire non des communistes allemand, mais de ceux au pouvoir en RDA, à l’encontre de l’œuvre du fugitif par la force des choses, directeur de l’Institut de recherche marxiste, est un signe précurseur d’un échec. Tout économiste marxiste ET ECONOMISTE TOUT COURT, a besoin…, je pense, et ne suis pas le seul (et c’est un sujet de débat), bien que je sois non économiste mais philosophe du Dimanche suivant les questions économiques, ou peut-être mieux, à la Dietzgen, ce qui serait un honneur, …d’avoir en tête au moins la préface de « Le principe espérance » et le volume 1 de « Travail & ergologie, l’activité en dialogues » issu des travaux d’Yves Schwartz et leur élargissement à des collectifs pluridisciplinaires.
Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :
PHILIPPE AGHION a sévi toute la semaine de 05h à 06h sur France Culture.
La démarche est tout à fait dangereuse car elle veut répondre implicitement à la critique marxiste de l’économie politique au moment où celle-ci, à la lumière de la crise, prend de l’ampleur dans la société malade de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et en recherche d’issue pour répondre aux besoins sociaux et leur développement-complexification.
Aghion, c’est un schumpétérisme plus à droite, plus extrême libéral et même d’extrême droite, à son corps défendant ou pas, car enfin qu’est-ce que l’extrême droite économique ou l’extrême droite tout court, sinon la promotion d'un système où est exclu de fait sinon d’intention apparente, une véritable mise en commun solidaire des efforts humains dans une organisation économique, politique, culturelle de la société y correspondant.
A ceux qui contestent le bien-fondé d’une ascèse anthroponomique, en voilà une chez Aghion, mais une anthroponomie de droite. Tout ce qui peut aggraver l’effet de concurrence est chez lui un modèle d’organisation sociale répondant aux besoins d’accumulation du capital sensé répondre aux besoins sociaux. La douleur étant l’aiguillon privilégié du progrès en elle-même. L’insécurité de l’emploi serait par exemple source d’inventivité, de recherche et de développement dans la mobilisation productrice de l’individu dans l’entité locale et globale de production et d’échange. La douleur est une alerte utile en tant qu’alerte. La cultiver en soi est un contre-effet débile et même une anti-force physique et mentale.
Cette position n’est qu’une resucée du darwinisme malthusien. La découverte positive de l’évolution n’a pas échappé à une interprétation idéologique qui la conduit, dans le raisonnement du capital, à promouvoir le profit contre le progrès, en l’assimilant au progrès. Je renvoie à la critique du darwinisme malthusien qu’Engels formule dans sa lettre à Lavrov du 12 novembre 1875. Est-ce un hasard ou une concordance historique que ce soit la même année que le congrès de Gotha et la critique de Marx et d’Engels sur ce programme qui se veut scientifique, mais qui ne fait que singer les découvertes économiques de Marx pour les dénaturer, dans la ligne de Lassalle, les transformer en formules éloignées de l’original et les chosifier.
Le syncrétisme a une longue tradition millénaire qui consiste à « vulgariser » les découvertes savantes et populaires accumulées par la société et les réduire à des modes d’emploi généralisés inapplicable aux réalités multiples et diverses, sinon comme promesses mobilisatrices du moment et défaitistes à la longue.
L’économisme de droite criera à la caricature si nous le résumons à la doctrine de Hobbes « bellum omnium contra omnes, la guerre de tous contre tous, mais c’est ce à quoi conduisent ses réductions.
Le syncrétisme qui a succédé dans l’antiquité aux études philosophique et scientifiques et sociales en action mêlées de Démocrite, Epicure, Solon, Thalès etc., a créé l’expansion d’un monothéisme monarchique reprenant une part de la conscience nouvelle pour la réifier en une promesse sans efficacité.
C’est bien la lutte de classe qui est le moteur de ces avancées antiques et l’échec relatif provisoire de ces luttes, après leurs succès, ramène la science vers les mythes et les stagnations. Dans une période où un mode de production et les forces productives sont en état de relative stabilité, de croissance quantitative, ou les contradictions internes au système et les luttes qu’elles induisent ne sont pas au paroxysme réclamant transformation qualitative, la solution individuelle, provisoire et inopérationnelle est prônée.
La libération des forces productives de l’aliénation du produit du travail et de ses gestes en unité, c’est le communisme, et non l’aggravation du tous contre tous.
La société humaine n’est pas la société animale. Le marxisme est une avancée gigantesque dans la conscience de l’état présent des choses et des possibilités de transformation en santé. Cela ne veut pas dire que le communisme c’est « l’immobilité dans le bonheur et le bonheur dans l’immobilité ». La lutte des contraires et l’unité des contraires, l’accumulation quantitative et la transformation qualitative micro et macro, dans la continuité et le quantum, restent une réalité universelle qui ne souffre aucune mise en pratique dogmatique mais dont la connaissance est un outil pour les choix et l’action humaine.
« L’innovation » est une donnée essentielle du progrès, mais la lutte de tous contre tous n’en est pas la condition. Le constat que la régulation capitaliste est inefficace à long terme et aujourd’hui à court terme, ne conduit pas à la conclusion que la régulation économique et sociale soit impossible. Au contraire elle est la condition de la poursuite d'un processus humain en santé, comme le développe Paul Boccara dans ses « 9 leçons sur l’anthroponomie systémique». Et comme le développe Yves Schwartz dans « Le paradigme ergologique, ou un métier de philosophe » en démontrant les conditions de développement en santé de l’activité de la personne dans l’entité de production et d’échange micro et macro.
Aghion nie une évolution basée sur une construction volontaire que permettent le cortex humain et l'être social qu'est l’homme producteur qui l’a formé. L’accumulation micro et macro des capacités psychiques face aux contradictions de l’organisation sociale micro et macro peut répondre aux besoins de développement sans passer par la destruction de l’individu et de l’espèce et de la civilisation, dans l’élimination par la sélection darwinienne, mais en la transformant. L’homme n’est pas l’animal. Certes il l’est aussi, mais il est plus. La loi du tous contre tous contredit le concept darwinien d’évolution alors qu’elle prétend s’y référer. Darwin lui-même s’y est fait piéger, idéologie dominante agissant négativement sur les grandes découvertes elle-même.
« Théorie et politiques de la croissance » de Philippe Aghion refuse cette réalité : la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation qui y conduit, et l’explosion de la crise économique et sociale que nous vivons et qui menace de devenir catastrophique si nous n’appliquons que les solutions traditionnelles qui se prétendent inventives, parce qu’elles « parlent bien »…
La médiatisation de l’économie conservatrice sous toutes ses formes anciennes et nouvelles ne pourra résister à la réalité des contradictions du système arrivé à obsolescence. Quant à savoir si les capacités humaines sont à la hauteur de résoudre les contradictions d’une croissance basée sur l’exploitation de l'homme par l'homme, la vente-achat-vente' de la force de travail, l’avenir nous le dira. Mais l’avenir, bon ou mauvais c’est nous, ce que nous décidons et faisons collectivement pour les résoudre ou pas.
L’usage d’une conception de la génétique et de l’épigénétique partant des nouvelles connaissances en la matière tend à être mis au service d’une assimilation des lois du capital à des lois « naturelles » de la société humaine. Cette attaque contre une conception dialectique et matérialiste non dogmatique de l’homme a de graves conséquences sur la bataille idéologique dans tous les domaines, l’économie comprise.
Mais COMMENT résoudre la crise de la société pour aller vers un développement harmonieux de la société humaine ?
La lutte entre capital et travail, pour la part du salaire et la part de la plus-value est importante (1).
MAIS
En dernière instance il s’agit, pour poursuivre un développement de la société humaine, de CONNAÎTRE et de RÉSOUDRE la crise systémique, la crise du système, la CRISE DU mode de production A-M-A’, Argent-Marchandise-Argent’, la circulation du capital, DE la Vente-Achat-Vente’ de la force de travail, de résoudre la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital (2), de son excès de capital constant non ré-investissable, et que la production et la distribution monétaire « torrentielle » des banques centrales dans le système financier à taux bas et à taux négatif, illustre, sans réussir à dépasser la crise.
Qui, dans une volonté de transformation sociale en santé n’aborde pas cette question passe à côté des problèmes à résoudre dans tous les domaines.
Enfin les conditions d’exercice, d’activité de la personne dans les entités de production et d’échange, et dans la société en général, Ce sont les ergologues marxistes qui en traitent (3).
Ne nombreux articles peuvent constituer aussi une introduction à l’ergologie, à l’économie et à une entrée philosophique sur une synthèse des constitutifs de la crise de civilisation (4)
Amitiés.
Pierrot. Dimanche 17 novembre 2019.
(1) Le livre 1 du « Capital » de Marx traite de cette question
(2) Le livre TROIS du « Capital » de Marx poursuit en traitant cette question systémique, et les 2 volumes sur les « Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital » de Paul Boccara poursuivent cette étude jusqu’au développement du capital au XXIème siècle. Il existe aussi de nombreux articles en traitant permettant un accès et une introduction à cette étude.
(3) Une entrée sur l’ergologie peut se faire avec « Travail et ergologie, activités en dialogues », volume 1, ouvrage collectif héritier de la thèse d’Yves Schwartz « Expérience et connaissance du travail ».
SORTIR LE TRAVAIL DE L’ASPHYXIE Muriel Prévot-Carpentier
"...Dans une perspective ergologique, c’est-à-dire centrée sur les normes qui structurent les configurations et trajectoires d’activité des individus et des collectifs, nous interrogerons d’abord la notion de marges relativement à celle d’activité pour faire émerger ce que leurs liens conceptuels ont de fécond. Dans un deuxième temps, nous nous attacherons aux processus d’obstruction au sein de l’ANPE devenue depuis Pôle Emploi, multiples et répétés, individuels ou jouant relativement localement : ils alimentent un grand mouvement d’invisibilisation des processus productifs tels qu’ils s’ancrent dans la vie. Si ce mouvement apparaît institutionnalisé dans l’organisation de cet établissement public, il apparaît également largement répandu dans nos sociétés. Enfin, nous définirons un nouvel usage possible du concept de « conditions de travail » pour un débat social prenant en compte les multiples entités de débats de normes à l’œuvre dans le milieu auquel chacun apporte une part..." ........
Dans le mouvement en spirale du processus humain, il y a des niveaux successifs du passage du mythe à la raison, parce qu’il y a des "niveaux" successifs dans la continuité et les sauts qualitatifs, des mythes et de la raison.
La présence religieuse et son organisation sociale dans les grandes institutions qui nous restent des religions est incapable d’exprimer ce mouvement. Elles sont des moments figés et la conséquence du poids de cette rigidité est incommensurable. On peut le constater dans la mentalité de la soumission-révolte-violence de notre temps, son aspect spécifique dans l’organisation sociale des forces productives aujourd’hui. Mais quand à mesurer le mouvement dans les têtes, à quel point il est contenant d’un future et de quel futur, bien malin qui pourrait la donner relativement précise, la mesure. C’est bien un élément essentiel de l’angoisse de notre temps. La peur de l’avenir dans la situation concrète de l’emploi, de la qualification, du revenu nécessaire pour vivre, qui apparaît d’une façon vulgaire, triviale…, contient en fait bien plus, ou plutôt de façon égale, la peur que forment nos conceptions de la vie et du monde ici et maintenant, dans son mouvement.
Il y a une nouvelle naissance mythique dans une tendance à une nouvelle raison correspondant aux forces productives numérisées. Un nouveau mouvement du mythe à la raison est en train de naître, très loin des croyances religieuses instituées qui n’ont plus aucun rapport avec cette réalité nouvelle, même si elles en sont travaillées, contradictoirement.
Dans ce mouvement du mythe à la raison en spirale, et en se référant aux progrès de la bourgeoisie prenant son envol dans l’Angleterre élisabéthaine, un texte comme celui de « La tempête » de Shakespeare, illumine la conscience si on le lit dans le mouvement de la Grèce antique jusqu’aux Lumières, et leur prémisses bien avancées dans cette Angleterre-là.
Si l’on veut dans le temps « aller plus loin », mot d’ordre à la mode de notre XXIème siècle, on peut considérer le mythe dans la poésie de Maïakovski qui entre dans les prémisses d’une « raison ouvrière ». L’œuvre de Marx et d’Engels a lancé le mouvement de raison historique limité à une « élite ouvrière » et sa conscience de classe du salariat et de son cœur ouvrier-ingénieur en formation, bien incertaine, bien que bien affirmée dans ses déclarations qui ne sont que l’expression d’une volonté en manque de certitude réelle.
Le vrai passage d’une nouvelle raison, du mythe à la raison c’est notre XXIème siècle qui le contient avec l’industrialisation numérisé et ce qu'elle contient de possible en matière de nouvelle organisation sociale, philosophique, institutionnelle de l’organisation du travail. Lier philosophie, mouvement de pensée philosophique et organisation du travail semble quelque peu une vision décollant de la réalité de façon absurde. C’est pourtant la dichotomie entre la pensée philosophique et l’organisation du travail qui est absurde. Lier philosophie est organisation du travail est une déadhérence conceptuelle saine.
L’incompréhension, le manque de conscience construire sur l’évolution des forces productives numérisées contient les nouveaux mythes qui n’ont rien à voir avec les anciens, ceux institutionnalisés, même si bien sûr ils découlent d’une construction passée dans l’évolution et les sauts qualitatifs des forces productive. Cette incompréhension est source de mythes dont nous sommes encore incapables de déterminer les contours, de reconnaître la réalité d’une façon plus ou moins précise. Une chose m’a frappé, l’existence de l’expression contenue dans le « Joker », prisé de la « jeunesse pop » utilisé dans les manifestations de protestation sur la condition humaine concrète aujourd’hui, ses douleurs et ses espoirs. Pour exhumer dans les têtes ce que les têtes accumulent et rigidifient en absence de solution répondant aux besoins humains nouveaux, leur progression et leur complexification, il faut aller chercher dans la tête des jeunes et les représentations d’un cinéma populaire vulgaire dont les producteurs usent et abusent commercialement de l’intuition de ce que contient ce mouvement inédit des forces productives.
Revenons à la « La tempête » de Shakespeare (1) et l’utilisation des mythes pour exprimer la coupure entre un passé aristocratique et les forces productives dont il découle, et un présent de prise de pouvoir de la bourgeoisie, dans les anciens mythes et croyances populaires « libres de religion », qui résistent à ces transformations, réussissent provisoirement dans une régression avancée.
C’est bien d’une régression-avancée du mythe à la raison à laquelle nous avons à faire aujourd’hui. Car la raison ne peut triompher que dans le triomphe d’un mode de production et d’échange correspondant aux nouvelles formes des forces productives et la marche et l’accomplissement à ce processus aléatoire et causal. Si le processus humain, dans la phase actuelle trouve les voies pour se poursuivre en santé, c’est d’une révolution sociale de l’ordre de celle qui a créé la philosophie matérialiste antique, la philosophie « athénienne » dans ses moments de conscience les plus avancés, à la laquelle l’humanité des forces productives numérisée procèdera.
La multitude des visions de science-fiction d’aujourd’hui est moins de représenter ce mouvement en marche que de tenter sans succès de l’imager. Regardez les adolescents avec leurs « boites numérisées », et vous verrez ce que contient à la fois d’aberrations et donc de mythes, et de mouvement vers la raison dans le XXIème siècle de l’industrie numérisée, de formes d’échange libérées de la vente de la force de travail, de l’échange A-M-A’, de l’accumulation capitaliste, de la suraccumulation-dévalorisation et le blocage social et anti-productif quantitativement et qualitativement qu’elle.
Le mouvement de la société et le moment social, les dangers qu’ils traversent prennent des formes « matérielles et psychiques » en unité, surprenantes. La surprise ne doit pas nous empêcher d’essayer de comprendre les contenus réels et leurs mouvements. La régression vers le passé est la réaction principale de résistance au nouveau. Elle existe aussi dans la jeunesse, mais la jeunesse n’a pas les mêmes peurs et se lance dans les dangers plus facilement que la vieillesse. Ce mouvement vers les dangers, c’est l’expression de l’adolescence de l’humanité. Il contient bien de menaces d’accidents graves et plus. En même temps il contient ce mouvement des mythes de la révolution numérique vers l’organisation communiste des forces productives numérisées, de « l’intelligence artificielle » mise au service d’une libération relative, rapide et civilisationnelle du temps de travail contraint face à une nécessité, en mouvement, modifiée par celui des capacités humaines, au profit d’une activité libre productive unifiant le mouvement de la société vers une maîtrise plus grande de l’unité homme-terre-univers dans laquelle il se meut, vers une sortie de la mesure de la valeur marchande.
Le mouvement de conscience c’est aussi le mouvement d’organisation de cette conscience et l’interprète conscient du mouvement inconscient du processus humain, social, qu’est un « parti de la transformation sociale en santé ».
Pierre Assante. 14 novembre 2019.
(1) C'est la dernière œuvre individuelle de Shakespeare, sans doute un "bilan" résumé, condensé, de sa production théâtrale et de la création de la révolution bourgeoise en marche de l'Angleterre dans la monarchie absolue en installation ?
(2) Il serait intéressant d'étudier la formation des nouveaux mythes vers la raison dans la Chine de la numérisation, dans ses conséquences sur ses mythes anciens, et dans les mythes révolutionnaires du PCC de Mao et l'évolution-mouvement en spirale dans le PCC d'aujourd'hui. Et les comparer avec ceux du mouvement de la vieille Europe.
Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :
J’ai adhéré au PCF en 1963. Pour avoir mené quasiment tout seul l’organisation d’une manifestation contre la guerre du Vietnam, séance de cinéma de quartier, location de la salle et du film, financement par démarchage auprès de la population et des commerçants, une camarade militante du Secours Populaire membre du comité de section a proposé mon élection comme secrétaire à la propagande. Ainsi se nommait la tâche de diffusion des idées communistes dans l’organisation des sections.
Il s’agissait de la section de St Loup, une partie du 10° arrondissement de Marseille. J’y militais étant adhérent de la cellule du Lycée Marcel Pagnol ou j’étais entré comme T.O.S. après quelques autres expériences professionnelles comme un tout petit peu ouvrier agricole, un peu plus comme coursier dans une grande famille de la bourgeoisie marseillaise et un court temps comme ouvrier métallo dans une petite « usine du XIX° siècle » de St Lazare à 60 heures par semaine, 10 heures par jour du Lundi au Samedi, expérience terminée par un petit accident de travail.
Je fus confirmé dans cette tâche à la conférence de section suivante. Et élu pendant 10 ans, après 1968 en tant que « secrétaire politique », comme on disait et après mon mariage et mon rôle dans le mouvement de 1968, occupation de l’établissement, participation à l’organisation de 2 versements successifs de 170 Fr (Deux fois 80 M. d’AF), aux grévistes et non-grévistes fonctionnaires de tout l’Est de Marseille jusqu’à La Ciotat, effectués magnifiquement et dans une honnêteté naturelle par les « Dames des réfectoires » de l’établissement et les organisations syndicales des différents secteurs d’activité correspondant à l’opération.
Mon élection de 1965 a eu une particularité. J’y ai développé deux thèmes, outre les thèmes des projets fédéraux et centraux du moment : celui de l’Épilogue de « Les Poètes » d’Aragon parus en 1961 que j’avais acheté alors que j’étais coursier et celui de l’économie mixte à la suite de la lecture du livre d’Henri Claude « La concentration capitaliste », 1965 (1).
Cela m’a valu 7 voix contre dont des camarades sont venus franchement s’expliquer, les justifiant par deux arguments : tu travailles bien, mais nous ne sommes pas d’accord avec toi. Ces 7 voix sont un avertissement sans empêcher ton élection. Dans ces 7 voix il y avait d’anciens résistants de grande valeur et des ouvriers de grande valeur, menant des batailles exemplaires dans leur entreprise autant sur les revendications de temps de travail et de salaire, que de gestion d’entreprise. Ils menèrent d’ailleurs une réflexion dans les années 1970 sur l’introduction de la numérisation dans la production de leur entreprise et au-delà. Et ils ne furent pas écoutés au point d’être balayés dans le mouvement de prise de responsabilité interne au Parti.
Ceci semble une anecdote locale mais contient déjà le triomphe du libéralisme, dans le mouvement compliqué de l’histoire, des victoires du Vietnam et du Portugal à la répression de Pinochet, de l’eurocommunisme à la trilatérale et au G7, G20, et la « chute du Mur de Berlin » etc… .
Il n’est pas jusqu’à Lucien Sève, philosophe au sens strict, qui fasse du rappel de la NEP le centre de son entretien de l’Humanité (qui manque d’autocritique du manque d’humilité par rapport à un parcours personnel), par l’ami Pierre Chaillan. Il y a bien longtemps que la commission économique du PCF a fait la démonstration de l’échec du « socialisme réel » dans l’abandon de la NEP.
L’erreur fondamentale gauchiste qui a dominé et la social-démocratie et le communisme stalinien à divers degrés d’autoritarisme et de colonialisme, mais fondamentalement stalinien dans la conception philosophique et économique de la transformation sociale. Le nez sur le guidon, le mouvement ouvrier a eu cependant de grands réalisateurs tels Ambroise Croizat, qui s’appuyant sur les luttes de 1936 comme celles de la Résistance et de la Libération, ont tracé des avancées telles la Sécurité Sociale et son développement ultérieur que le rapport de force dans la lutte des classes n’ont pas permis. Ce sont au contraire des reculs qui se sont produits, à l’intérieur des avancées des forces productives.
La Nouvelle Politique Economique de Lénine faisait le constat qu’on ne peut passer en quelques années et même quelques mois d’une économie marchande à une économie socialiste et communiste. Il était nécessaire qu’une économie mixte permette un degré de développement des forces productive et les transformations y compris mentales qu’elles induisaient pour correspondre en quantité et en qualité à une société d’où soit éliminées la vente-achat-vente' de la force de travail, et l’accumulation capitaliste stricto sensu dans le cycle A-M-A’. C’est-à-dire que l’accumulation soit régulée afin d’établir un rapport sain antre développement technique et besoins sociaux, leur croissance qualitative et quantitative et leur complexification concomitante avec celle des forces productives.
Le communisme de guerre de 1917-1920 issu de la guerre civile a joué un grand rôle dans la difficulté de concevoir le développement de la NEP, et permis au stalinisme philosophique et économique de s’installer durablement et aboutir à l’échec que l’on sait, dans sa compétition avortée avec le capitalisme, même si des expériences et des réussites n’ont pas manqué.
Mais la commission économique et Paul Boccara et Henri Jourdain (CC de 1966 sur les intellectuels, et de 65 sur l’économie et leurs suites à long terme) n’ont pas seulement souligné les difficulté et finalement l’échec dans cet abandon, ils ont développé des analyses et des propositions de processus de transition d’un type d’économie à un autre type d’économie correspondant au dépassement d’une économie ne correspondant plus aux forces productives et aux besoins sociaux à une économie de développement futur du processus de l’humanité et de l’humanisation allant jusqu’à une anthroponomie dépendante en santé et en unité, de l’évolution globale et du foisonnement de l’activité humaine, et dont l’ergologie et les thèses d’Yves Schwartz démontrent à la fois les conditions de développement en santé comme l’énigmaticité et l’aléatoire.
De l’échec du « socialisme réel » naît l’aggravation de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, c’est-à-dire l’échec de la réforme de fond impossible du capitalisme et un blocage progressif de plus en plus rapide du progrès de satisfaction des besoins sociaux et de leur processus.
Le double échec du "socialisme réel" et de l’hyper-libéralisme et l’hyper-présidentialisme qui vont de pair, naît la question d’un autre type de développement et de mode d’échange et de production.
Jusqu’à Jane Fonda qui dans sa déclaration devant la Maison Blanche de Trump déclare la responsabilité du système économique et social. Ce n’est pas un grand étonnement de sa part ni une garantie d’analyse globale, mais quel courage et quel signe des temps.
Certes, mon analyse d’aujourd’hui est aussi faite de l’inconscience du mouvement de ma propre vie dans ces événements, mais aussi de l’intuition d’alors et de celle de nombreux militants qui n’a pas eu d’effet au moment nécessaire. Ce qui n’empêche pas d’être utile aujourd’hui que se posent urgemment et concrètement une crise paroxysmique du système. Crise systémique, analyse et action, 3 ordres du jour concomitants et incontournables à la survie de l’humanité.
Sur la question de la catastrophique dichotomie Philosophie/Economie dont l’unité est exemplaire dans l’œuvre et l’action de Marx et d’Engels, j’ai noté la disparition de la citation d’Yves Schwartz en tant que philosophe dans certains ouvrages de Lucien Sève, alors que je considère pour ma part que l’ergologie, vu par un marxiste, contient cette unité.
L’ostracisme subie par l’économie marxiste se retrouve en partie dans le mouvement communiste sous la forme de supplément d’âme qu’elle a subi, contre lequel les évènements plaident, avec un succès encore relatif pour le moment. La présence des économistes communistes dans les grands conflits pour l’emploi « industriels et numérique » en complémentarité indissoluble est d’une grande importance.
Mon travail ultérieur des années 1990-2000 dans les instances nationale de la FSU, (Je suis aujourd'hui retraité CGT) en particulier sur le temps de travail et celui dans une commission du Secrétariat Général au Plan et ses avatars, sur le travail dit « non qualifié », et ma critique du plan Borloo, mon "ouverture", en 1984 avec Chiara, sur une autre réalité, la réalité italienne, m’ont aidé à élargir ma vision sur la mise en pratique des orientations du capital dans les institutions de la République qui a de plus en plus de mal à y résister. Les luttes ont besoin d'une visée économique, de gestion et d’élargissement au-delà de la nation, et vers la BCE entre autre…
Si le développement économique de La Chine tient d’une sorte d’immense NEP permettant une capitalisation initiale puis une autonomie grandissante, il n’empêche que la crise de suraccumulation-dévalorisation la touche dans le système global de mondialisation capitaliste financiarisé. Les solutions mondiales ne sont pas absentes des propositions des économistes communistes, les luttes populaires et avant tout des salariés qui en sont le centre ont besoin de les intégrer.
Pierre Assante, 10 novembre 2019.
(1) Et « Les Bains », 1930, pièce de théâtre traduite par Elsa Triolet dans un livre sur Maïakovski achetée à la Librairie de la Renaissance sur le Vieux Port, dans lesquels la hiérarchie de l’usine est expulsée de « la machine à aller dans le futur » au profit de l’ingénieur, de la secrétaire et de l’OUVRIER.
BIS, TRIS, ETC. REPETITA, c’est le travail indispensable de la pédagogie ouvrière.
Soit on considère que la lutte des classes consiste uniquement dans la bataille entre l’employeur et l’employé pour la part qui revient à l’un et à l’autre des richesses créées, dans ce cas il suffit d’être social-démocrate.
Soit on considère que la crise est une crise systémique, que la lutte des classes débouche sur une action pour la transformation du système économique et social, et alors on est communiste, non de mot mais d’analyse et d’action.
Lorsque la crise systémique, celle induite par l’échange A-M-A’, l’accumulation du capital, la Vente-Achat-Vente’ de la force de travail, qui conduisent à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et au blocage social, la social-démocratie ne peut plus répondre ni à une meilleure répartition des richesses ni à la bataille contre l’aggravation de la crise, ni à une possibilité de sortie de crise.
C’est d’ailleurs la raison de la disparition de la social-démocratie, pratiquée par qui que ce soit, au profit d’un social-libéralisme allant vers un libéralisme de plus en plus autoritaire et impuissant dans son incapacité de résoudre la crise.
S’attaquer à la financiarisation avec les solutions proposées par les économistes communistes dont il est question dans « Economie et Politique » et ce blog, et portées par un mouvement des salariés et populaire, du local au mondial en passant par l’Europe et la BCE, est la condition et l’étape actuelle incontournable de la lutte sociale, sine qua non, de la poursuite en santé du processus de l’humanité.
La production en quantité et qualité nécessaire, un rapport en santé avec la nature dont nous sommes, un rapport en santé avec nous-même dans le travail, une démocratie du « que, quoi, comment produire » en tant que personne saine dans un mode de production et d’échange sain. Point.
Depuis des décennies, la montée de la protestation ne fait aucun doute ; je le déclarais il y a bien longtemps dans mes responsabilités syndicales et dans des instances syndicales nationales. C’est la construction du contenu de la protestation qui pose problème.
Jaurès, dans la montée de menace de guerre, Karl Kraus dans celle du nazisme, criaient dans un silence assourdissant. Nous en sommes là concernant la menace de crise d’humanité dans la crise systémique et vice-versa, la crise du mode d’échange et de production dont la poursuite devient catastrophique, au même titre qu’une guerre, qu’il induit aussi d’ailleurs.
La sociale-démocratie a tenu dans une assimilation réductrice et dogmatique de ce que contient le livre 1 du « Capital » de Marx, contenu qui se répandait de toute part dans la révolution industrielle mécanique et qui perdure dans la révolution industrielle numérisée. Le mouvement ouvrier et populaire n’est pas allé jusqu’au contenu du livre 3, et aux études de Paul Boccara qui démontre les contradictions systémiques à résoudre du développement capitaliste, de son blocage, et de la nécessite d’une transformation du mode de production et d’échange.
Avant ce livre 1, en matière d’histoire et de philosophie, dans la critique-critique de l’hégélianisme, « l’idéologie allemande » Marx et Engels décrivaient le rapport à la fois aléatoire et historique et systémique entre les forces productives, les institutions et mentalités humaines, leur fonctionnement, leur épuisement et leur renouvellement qualitatif. "Das Kapital", "Le Capital" a précisé et développé avec des données scientifiques collectées ce que « l’Idéologie Allemande » et les « Manuscrits de 1844 » annonçaient.
La dialectique Hégélienne « remise sur pied » et non « marchant sur la tête » et sans la convertir en formules et en recettes toutes prêtes, est l’outil de leur travail. Il est essentiel que la dialectique resurgisse des oubliettes dans lesquelles le capital, le vrai, concret, les a jetées, pour son plus grand profit provisoire et mortifère.
BIS, TRIS, ETC. REPETITA, c’est le travail de la pédagogie ouvrière. Jusqu’à l’épuisement ou au succès.
Pierre Assante. 12 novembre 2019.
Lien sur le recueil 2019. 140 pages. 95 articles. Sommaires aux pages 139-140 :
T&T, Total, Alstom : les dividendes contre L’emploi
Ma chronique dans " L'Humanité ", 6 novembre 2019 :
On mesure souvent très mal les terribles effets sur l’emploi des pressions exercées par les gros actionnaires au sein des multinationales et des sociétés faisant appel aux marchés financiers. Récemment, après avoir chipé le contrôle du groupe Telecom Italia à Vivendi, et donc au français Vincent Bolloré, le fonds d’investissement américain Elliott s’en est pris à son compatriote, le géant des télécoms et des médias AT&T. Elliott a notamment imposé à la direction du groupe dont il est l’un des importants actionnaires, l’élaboration d’un plan de distribution de dividendes sur 3 ans de 75 milliards de dollars. On devine qui risque de payer l’addition. Il arrive aussi que les directions des multinationales prennent les devants et décident de gaver par avance leurs actionnaires par peur d’en perdre quelques-uns. Ainsi, Total, mastodonte français du pétrole et de l’énergie a annoncé en septembre dernier une hausse de son dividende de 5 à 6 % par an contre 3 % annoncé précédemment. Le groupe pétrolier propose de doper le rendement des titres possédés par ses actionnaires dans l’espoir de compenser des perspectives de croissance moins florissantes dans les années à venir. Alstom, le constructeur ferroviaire qui fait peser sur plusieurs de ses sites des menaces contre l’emploi, a distribué 1,22 milliard d'euros de dividendes à ses actionnaires, parmi lesquels Bouygues qui possède 28% du capital, alors que le résultat net tiré de son activité n’est que de 681 millions d’euros. Comment expliquer ce tour de passe-passe ? A l’issue de la cession de ses participations dans ses filiales énergie à General Electric (GE), le groupe disposait d’une trésorerie nette de 2,325 milliards d'euros. C’est dans cet énorme pactole qu’il a puisé. Ses anciens salariés de la branche énergie sont aujourd’hui aux prises avec un plan de restructuration, mais GE n’est-il pas lui aussi contrôlé par un fonds de pension prédateur, Trian Fund management ? Une part essentielle des difficultés récurrentes de la France et des Français et, au-delà, des peuples du monde, tient à cette mainmise du grand capital multinational. On peut se faire une idée du pouvoir en France de ces actionnaires quand on sait que les fonds d’investissement contrôlent 26 % de l'actionnariat connu du CAC 40 et les familles héritières et les fondateurs de ces groupes 13,7 %. Ensemble ils maîtrisent ainsi 40 % du capital des sociétés françaises les plus importantes. C’est à cette mainmise qu’il faut s’attaquer en poussant en leur sein les feux des participations publiques et en changeant leurs critères de gestion.
_____ De Procida à la révolution parthénonéenne....
L’Épilogue, le vrai.
À Catherine Ixe,
Un peu à la façon de la fin du "Talon de Fer" du roman de London, Je t’écris À toi et peut-être À d’autres ce que je ne peux encore publier :
Les adhérents du Parti dont le nombre reste non négligeable dans le tableau de la situation politique de la démocratie bourgeoise en crise dans la crise économique systémique qui s’aggrave depuis les années 1960 et s’accélère exponentiellement aujourd’hui, se comportent quelquefois, pour caricaturer, plus comme des « paroissiens » que comme des militants conscients. L’ostracisme médiatique du capital qui les frappe a tendance à les faire fonctionner entre eux. Ils ne créent pas la barrière mais la subissent.
Héritiers d’une révolution industrielle nationale qui a créé de grandes concentrations ouvrière de main-d’œuvre, et les droits sociaux que la lutte ouvrière et eux-mêmes ont permis, ils se retrouvent dans une mondialisation informationnalisée qui est allée plus vite que ne pouvaient aller la conscience collective sur elle. Ce qui les rend en partie hostiles à une évolution subie plus qu’acceptée et insuffisamment conscients de ce qu’est véritablement le libéralisme au paroxysme dans lequel ils vivent. Cette relative inconscience a par conséquent des effets négatifs sur ce que peut être l’action communiste. Et cette hostilité se manifeste sentimentalement contre la personne qui exprime toute volonté trop insistante de dépasser le dogme des normes antécédentes, internes et externes, quelquefois mépris et plus, une certaine indifférence aux propositions de formation de fond sur les théories touchant à l’organisation nouvelle de l’économie et du système financier et à l’organisation nouvelle du travail, étapes vers une transformation qualitative du mode d’échange et de production, qui aboutit à les écarter relativement en les marginalisant relativement. En attendant que naisse les conditions d’une catharsis de la crise et de l’évènement qui éclate en elle. C’est la longue histoire de l’autodéfense des faibles, dans l’écrasement du talon de fer qui ne réussit pas à les anéantir mais les handicape. C’est un sable mouvant dont on sort avec difficulté mais peut-être brutalement, et avec surprise...
Certes dire cela, c’est voir le côté noir unilatéral d’une situation. Je suis toujours adhérent du PCF et surtout communiste. Et ce qu'il dit, ce que je dis de négatif ne gomme pas le positif, les solidarités, l’humanité qui se manifeste à l’intérieur et vers l’extérieur.
Mais comme d’autres, et tout un chacun, je suis épuisé quelquefois d’espérance. Le dernier congrès a suscité l’émergence de camarades rapidement et en partie étouffée par les préoccupations d’un quotidien qui voile l’horizon et qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement. Cela s’est produit dans le passé, mais n’est sans doute pas systématique. L’homme ne résout que les problèmes qui se posent et dont la résolution devient indispensable : quand un système ne répond plus du tout aux besoins. Certes la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, conduit à une énorme crise sociale. Il faudra peut-être une personnalité à la Lénine et une équipe avec elle pour répondre à cette crise sociale. Si la démocratie du « que, quoi, comment produire » réclame une participation généralisée citoyenne et de salariés en premier ressort, cela passe aussi par l’intervention d’analyses, de propositions de résolution et d’action avancées.
Illustration de l’état du moment : le petit jeu que mène le pouvoir sur « la chute du mur » est tragique. La chute du mur est une défaite de ceux qui voulaient une démocratisation du « socialisme réel » et en même temps une victoire écrasante du libéralisme qui en construit partout, des murs, de toute sortes et tous empêchant le développement d’un processus humain en santé, que les capacités scientifiques et civilisationnelles accumulées pourraient permettre et permettront si nous dépassons, avec le temps et la volonté cette phase dangereuse. Ma lassitude de santé et d’âge, sensible dans ces mots, est sans doute responsable de mon état mental souvent débile, et de l’usure de mes capacités militantes. Dans un état de réception insuffisante de la théorie (pas de pratique révolutionnaire sans théorie révolutionnaire, on le sait depuis l’antiquité et Les Lumières ont précédé la révolution bourgeoise), la littérature, le roman peut jouer un rôle, accessoire mais catalyseur de la « réaction chimique » entre le salarié et la théorie économique marxiste. Lampedusa a exprimé la fin d’un système et de sa civilisation dans « il Gattopardo » dans et sur une autre période historique que la nôtre… Il ne s’agissait du remplacement d’une domination par une autre. Ce n’est plus le besoin actuel qui demande une civilisation de toute l’humanité. Cette petite réflexion pourrait être le début d’une nouvelle littérature… par d'autres que moi évidemment, tout seul, j'en suis bien incapable.
Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire.
Construire une alternative l’est moins.
Hominisation et Humanisation…..
Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des sentiers moins fréquentés, se dispersent.
Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant.
1On peut considérer l’hominisation comme un processus achevé par l’établissement des caractéristiques générales de l’espèce. Ou au contraire considérer ce processus comme ininterrompu, contredisant ainsi la vision dichotomique qui affirme qu’une fois le processus biologique accompli, la transformation se déplace au niveau de l’organisation sociale. Ces vérités dogmatisées évitent de se poser d’autres questions. Par exemple celle-ci : comment peut se traduire le processus de coopération entre individus de l’espèce en passant d’une communauté restreinte à une communauté mondiale. Quelles sont les caractéristiques biologiques de l’espèce et en quoi ces caractéristiques mouvantes mais pas sans bases nous posent la résolution de la coopération dans le cadre d’une communauté nation puis d’une communauté mondialisé.....
Ce recueil de 2018 en traite aussi et est dans le blog
RÉification, handicap des progrÈs humains. (à relire et corriger)
Nous allons attribuer à « objet » toute chose, tout existant que l’on peut distinguer par la perception directe ou par la perception à travers un outil humain, une technique humaine de perception.
Nous allons postuler que tout objet est un mouvement sans lequel il n’existe pas.
Nous poursuivrons en affirmant que tout mouvement infinitésimal, micro, macro ou « astronomique » fait partie du mouvement général dont il est dépendant en interaction à double sens.
Que si nous appelons objet un mouvement particulier dans le mouvement global, un mouvement particulier dans le cerceau, qui est un mouvement électrochimique, que nous appelons concept, et que nous allons distinguer par une notation symbolique, nous pouvons aussi l’appeler objet. Dans cette logique de "repérage" de la réalité et de ses composantes, une idée est un objet, un mot représentant l’idée est un objet. Une représentation est un objet, sans oublier jamais que nous sommes en présence d’un mouvement, de son action et des interactions dans un mouvement général. La science distingue les actions fiables et les actions fortes sur le mouvement général, à double sens.
Selon l’expression de Marx, « l’homme est la conscience de la nature sur elle-même », c’est-à-dire qu’il constitue une part de la nature capable de la voir, de l’analyser, et de décider d’une action sur elle.
La conscience, savoirs et actions relatifs en croissance possible et réelle de la nature sur elle-même est donc aussi un objet. On peut aussi considérer objet un ensemble d’objets dans leur « fonctionnement » commun, le corps humain par exemple, le cerveau « isolé du reste du corps » dans une observation particulière, le cortex de même etc.
Ce n’est pas très « catholique » dans le langage et la logique philosophique et même dans l’usage du vocabulaire du matérialisme dialectique, mais je vais me permettre d’user du mot objet pour le courage, la peur, la liberté, la pensée ou la démocratie etc. Car ces « éléments » de distinction dans la conscience humaine constituent des abstractions, des extraits de la pensée mais ne peuvent exister sans le mouvement qu’ils effectuent dans le cerveau, et dans la société humaine. Si vous êtes courageuse-eux, c’est que vous avez accumulé des savoirs et des comportements qui vous font agir courageusement, c’est-à-dire au mépris du danger en fonction des choix issus de cette accumulation.
Un choix « premier » est un choix qui détermine la conservation de l’espèce humaine et passant par la conservation de l’individu qui la constitue. Un tel choix détermine les conditions de la poursuite du mouvement de l’individu et de la société et leur processus, c’est-à-dire, à l’instar de ce que nous appelons la santé, un état où les mouvements en tendance d’équilibre, mais non en équilibre sinon il n’y aurait plus de mouvement, permettent ET la conservation des mouvements que sont et l’individu et la société, ET le développement en santé du processus que constituent ces mouvements, le tout dans le processus global de la nature. Le processus corpusculaire, le processus minéral, le processus biologique, le processus psychique, le processus social, dans leur unité et leur interaction dialectique.
Une unité des forces contraires à l’intérieur d’un mouvement particulier ou du mouvement global, accumulation quantitative, saut de transformation qualitative provoqué par un degré d’accumulation, micro et macro, dans un mouvement particulier en interaction avec le mouvement global. Ce sont les « grands principes », les postulats du matérialisme dialectique, le premier étant que les objets existent "en dehors" de notre conscience ; quand je meurs, l’objet terre est toujours existant alors que ma conscience s’est dissoute dans la désorganisation de mon corps et dans la trace laissée dans le mouvement de la société.
La philosophie ne peut avoir qu’un but pratique, comme l’art, la poésie, la musique… et toute activité, à commencer par le travail, qui de l’origine de l’homme à aujourd’hui a développé les fonctions cérébrales cognitives et leur capacité d’action pour répondre aux besoins élémentaires de la vie humaine, les a complexifié et condensé dans des systèmes cérébraux comme dans les systèmes sociaux. Pratique ne veut pas dire en bas d’une hiérarchie des valeurs morales, mais opérationnels dans l’usage et le développement des idéaux individuels et collectifs.
Ces idéaux, que je qualifie aussi d’objet, sont aujourd’hui détachés de plus en plus des besoins élémentaires et complexes de l’humanité et de l’homme. L’accumulation, dans la société marchande à son paroxysme, déjà en contradiction dès ses origines (unité des forces contraires du mouvement !) parvient au moment du besoin de saut qualitatif. C’est-à-dire d’une autre organisation sociale que celle du capitalisme stade ultime de la société marchande dans le Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (1). La société marchande qui a permis un développement des forces productives, se trouve en une contradiction qui freine et bloque le développement, quantitatif et surtout qualitatif, dans le mouvement quantitatif-/-qualitatif d’ensemble.
La vente-achat de la force de travail, le cycle d’accumulation du capital, la circulation Argent-Marchandise-Argentplus (A-M-A’) a permis une accumulation du capital constant, du travail mort qui ne peut plus être remis en circulation à un taux de profit nécessaire à sa circulation. C’est une crise économique systémique allant de pair avec une crise de croissance de l’humanité, l’une liée à l’autre en unité.
L’objet humanité, c’est-à-dire le mouvement que nous appelons humanité, pour dépasser sa crise de croissance dans un nouveau type de croissance, c’est à dire d’une autre qualité, doit faire des choix d’actes, user de sa conscience. Nous ne percevons la réalité, qu’un fois cette réalité passée. A l’instant où elle se déroule, nous ne pouvons saisir toute l’ampleur de ce déroulement. En fonction ne notre position d’observation, des inégalités de développement ont lieu. C’est le rôle d’organisation des humains entre eux de se former en tant que conscience générale du processus inconscient. Sans cet « objet » qu’est la conscience de classe issue de forces contraires dans la société capitaliste, et sa mise en mouvement concret, un saut qualitatif de sortie de crise pour se développer dans un nouveau mode de production et d’échange entre les hommes, en santé et découlant des normes antécédentes transformées qualitativement, le processus humain, ne peut se poursuivre et la conscience relative et en progrès de la nature sur elle-même devra trouver un relai ici et dans l’univers. Ce qui se passera de toute façon, soit par continuité de transformation avec des sauts, soit par transmission énigmatique des forces de l’univers, d’une façon tout à fait matérielle, l’existant ne pouvant être que matériel.
La transformation sociale à accomplir est le dépassement de la mesure de la valeur marchande dans l’échange humain. Elle se mesure en temps par pénurie issue du niveau de développement qualitatif "insuffisant" des forces productives passées. Cette mesure en temps d’activité contrainte est le cœur des contradictions de l‘échange. L’aliénation des produits du travail et des geste de production des produits du travail, pour celui qui vend sa force de travail comme pour celui qui l’achète, tient à double sens à l’usage du temps dans l’échange A-M-A’. La réduction du temps de travail est la marche naturelle vers la libération de l’aliénation. La mise en santé de la relation homme-temps est une marche permanente dans le développement de l’humanité. Sans une relative libération du temps contraint Archimède n’aurait pas découvert quantitativement son principe ; ni les philosophes ni les « spiritualistes », pu penser, effectuer des « déadhérences conceptuelles », opérationnelles ou pas. Déadhérences conceptuelles, objet d’invention propres à l’homme, même si la nature contient en elle-même les possibles et les embryons de ce phénomène (2).
Relisant Heidegger, avec mon acquis limité d'autodidacte, et constatant ses capacités exceptionnelles de déadhérence conceptuelle, je constate à quel point elles peuvent être mises au service du pire et conduire occasionnellement à une errance non seulement in-opérationnelle, mais contre la santé de l’homme et de son développement. En déadhérant conceptuellement moi-même, j’ai tendance à dire qu’il isole être et temps, qui sont en rapport commun le champ principal de ses réflexion, analyse philosophiques, c’est-à-dire qu’il ne les considère pas en tant que mouvement particuliers d’unités micro et macro d’objets dans l’unité du mouvement global. En terme philosophique on nomme cela la réification ( expression dérivée du latin "res", « chose »), c’est-à-dire du concept d’objet coupé du mouvement de l’objet. Son inflation du concept de Nation en est peut-être la conséquence. Il y a aussi refus de la dialectique matérialiste, même si elle a une influence historique sur lui comme sur tout le monde. Ce refus est sans doute idéologique, c’est-à-dire d’ordre d’intérêts de classe pesant sur toutes les idées au détriment des avancées scientifiques au sens strict, comme au sens large. L’idéologie ne peut plus exister si la perception de la réalité et les conceptions en mouvement de progrès que nous en déduisons sont un bien commun au service de toute l’humanité et de tous les individus et non d’une partie d’entre eux. La conception heideggériennes d’être et de temps est inachevée, comme il le dit lui-même dans un colloque, mais se dévoie dans les chemins sans issue « en santé » (3)….
Pierre Assante. 6 novembre 2019.
P.S. J’use à tort ou à raison dans mes réflexions quelques fois sérieuses, j’espère, quelquefois sans doute fantaisistes, des travaux d’Yves Schwartz en ergologie, l’étude et l’ascèse des conditions d’activité de la personne dans l’entité micro et macro d’exercice du corps-soi, du corps-social, dans l’espace tripolaire dynamique, marché, gestion, politeïa, normes antécédentes de métier et de gestion générale, et dépassement des normes antécédentes, et des travaux de Paul Boccara en économie, sa critique de l’économie politique et ses hypothèses partant du développement de l’économie marxiste et d’une anthroponomie, étude et pratique de moments de régénération, parentaux, travail, politique, informationnel dans leurs transformations et interventions quantitatives et qualitatives .
(2) Les antiques, de même qu’augustin et nous-mêmes nous sommes posés et nous posons la question de l’Anankè, la nécessité, et du libre arbitre, le jugement de valeur. Leur rapport est de l’ordre du temps, et du moment historique, le moment dans l’infini et leur unité. Nécessite et libre arbitre n’ont de sens que dans le rapport entre eux et avec le moment historique et social.
Social : nous avons vu que l’aliénation qui s’aggrave jusqu’à l’in-vivabilité dans le CMMnIgF.
(3) Il va de même de l’accumulation du capital et de l’accumulation psychique individuelle et collective : si l’accumulation ne trouve plus emploi pour que croissent en quantité et en qualité les produits de l’activité économique et de l’activité psychique, en unité, il y a frein et blocage. Certes un blocage total c’est la mort personnelle et la mort sociale. Dépassement de la suraccumulation de capital et psychique dans une organisation mentale et économique de type nouveau permettant la poursuite du processus de croissance/condensation, est la condition de santé en mouvement des formes particulières d’activités humaines, dans leur multitude et leurs diversités, leurs interactions dialectiques.
L’avancée de ce siècle ressemble à celle du Talon de fer. Mais peut-être suis-je plus romanesque que scientifique, malgré 30 ans passés dans un laboratoire de physique de pédagogie élémentaire, après avoir gouté de la condition ouvrière. London en tant que romancier faisait avancer sa fiction ultra rapidement. Le temps humain et le temps de la société humaine, il les a rapprochés, c’est une méthode du conte, une méthode qu’on utilise pour les enfants et les grands enfants que nous sommes tous, pour éveiller l’esprit à plus de profondeur de compréhension, mais ce n’est qu’un premier pas.
La puissance physique et mentale du capital, l'idéologie et l’idéalogie qu’il impose et les capacités de résistance pouvant mener à son dépassement ressemble à la lutte de David et Goliath, mais au moment de son déroulement, pas à sa fin hypothétique.
L’Europe ressemble dans le monde à la Grande Grèce dans l’Empire romain. Sa dépendance aux "gafam" américaines et son incapacité de prendre exemple sur les gafam chinoises (l’exemple de ce secteur n’étant qu’un exemple parmi tant d’autres) en témoigne. Cette puissance avancée, passée et divisée, paralysée, bien qu’importante, dans la contradiction d’un système qui l’a affaiblie dès avant l’heure de la crise générale mondiale du capital actuelle, n’a apparemment pas les ressorts pour se mettre en avant d’une marche au progrès dans l’immense et terrifiante et pourtant pleine d'espérance, bataille mondiale d’une ampleur inimaginable qui se déroule.
La Chine, son parti communiste qui a choisi une sorte de NEP (1) mondiale puissance 10 pour lui permettre un développement ne peut échapper lui-même à la crise de la baisse tendancielle du taux de profit et au besoin de dépasser le système capitaliste dans laquelle elle et sa « NEP » existent. C'est une loi du système sans laquelle le système n'existerait pas et qui pourtant le condamne. L’humanité entière est liée étroitement dans le système en crise.
Lagarde a initié sa mission à la BCE par un éloge du ministre Schäuble, bourreau d’Athènes s'il en est, dont la politique économique est liée à l’ignorance profonde des causes profondes de la crise comme aux ambitions qui vont de pair. Tout ce qui fait la conviction de l’une et de l’autre, c’est de poursuivre sur les rails de l’économie politique classique du capitalisme mise à la sauce mondialisée, numérisée. C’est-à-dire de renforcer les décisions et les actes du capital qui contiennent la crise. « Qui contiennent la crise », car c’est une question d’appartenance intime, une unité entre le système et sa crise. Lagarde est une incarnation parmi tant d’autres de cet état de Grande Grèce dans l’Empire Romain que constitue notre Europe ou plutôt celle de L’UE pour être plus précis, bien que le reste de l’Europe ne soit pas épargné par cette état.
La rivalité nationaliste Inde-Chine est tout aussi dramatique dans le jeu de la guerre économico-militaire de Trump, qui est simplement la guette du capital dominant en perte de vitesse, et de force surtout, la vitesse n’étant pas une référence quand le monde a besoin d’un « moins mais mieux ». Les pays « émergents » dont la puissance s’est affirmée se trouvent freinés dans leur élan non seulement par cette guerre, mais par la crise générale du capital qui en est la cause première.
La croissance, est encore et toujours une croissance essentiellement quantitative, parce qu’une croissance qualitative ne peut se développer que dans un système d’échange et de production, de gestion de l’humanité qualitativement nouveau. C’est pourtant à travers cette croissance quantitative que peut se construire ce nouveau. Le ralentissement de la croissance tend à affecter les services en Chine aussi, malgré les choix de développement des services, à la différence de leur massacre ici et maintenant. Cela veut dire que la capacité de développer, ce qui peut permettre une autre orientation radicale et progressive que celle de l’accumulation capitaliste, est menacée.
A travers la difficulté d’un autre développement que crée la guerre du capital dont d’approfondissement est induit par celui de la crise du système, la question du non-abandon d’une visée communiste et son renforcement prend pour le processus humain une importance vitale. Certes, l’existence d’un parti communiste en chine est capitale dans les conditions propres à notre époque, la répartition des puissances dans le monde, mais c’est l’ensemble d’un mouvement communiste, quels qu’en soient ses choix importants d’apparence, et sa renaissance qui devient cruciale, vitale. Et la question de la "démocratisation de la Chine », question à ne pas négliger évidemment, dépend des conditions du progrès humain généralisé, dont d’une organisation du travail, de la production répondant aux besoins et à la vie en croissance et en complexification, et pas seulement de la Chine. L’idéologie petite bourgeoise croît pouvoir transposer, greffer son cerveau, qui est celui un moment historique, à tous les moments historiques et à toutes les personne dans le moment historique. Sa « démocratie », est gérée par un souci d’inégalité qui lui profite, ou plutôt qu’elle pense lui profiter, ce qui n’est pas le cas puisque toutes les populations sont touchées par les « progrès » de l’inégalité. Car pendant que la vente-achat-vente’ de la force de travail généralisée sous toutes ses formes anciennes et nouvelles, aggrave sans cesse l’insatisfaction des besoins matériels et moraux en développement de toute l’humanité, l’alliance objective, si ce n’est subjective sans en avoir conscience, de la petite bourgeoisie avec l’extrême minorité qui maîtrise l’usage et le mouvement du capital, bêle et ne résout rien, au contraire.
Le Talon de Fer est bel et bien une réalité. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie élargie à la production aussi. Cette aspiration ne peut être résolue que dans un développement qualitatif des forces productives. La maîtrise politique de la finance et la promotion de cette maîtrise dans les luttes ouvrières, des salariés, et populaires, est un passage obligé pour atteindre ce développement quantitatif, qualitatif et condensé. Il n’a pas de croissance qualitative sans la condensation qui se produit à l’instar de la formation du « contenu systémique » en mouvement progressif du cerveau qui conduit au développement individuel et social du savoir et à la conscience opérative sur le règlement des conditions de la vie, de la survie et le développement de l’humanité sur cette terre et dans l’univers.
Pierre Assante. 5 novembre 2019.
(1) Après la guerre civile et le "communisme de guerre", la révolution d'Octobre tentait de s'orienter vers une économie mixte développant des forces productives ouvrant la voie à leur auto-transformation qualitative et à une gestion sociale progressiste et démocratique généralisée. Mais les choses n'ont pas été poursuivie dans ce sens en Russie.
Il y a un lien organique ENTRE la technique dominant la science et la philosophie, dominant la pratique savante et populaire, ET l’accumulation capitaliste à son PAROXYSME et son obsolescence, CELUI de la dévalorisation du capital. C’est une relation de cause à effet, la cause étant l’accumulation alors que loin de la dialectique, notre monde inverse la réalité et perd par la même occasion son âme. Cette critique de la technique est à l’opposé de la critique fascisante ou fasciste issue d’un capitalisme en crise de baisse tendancielle de taux de profit, conduit au-delà de ses propres règles institutionnelles, au-delà des « règles du jeu » de la société marchande et de droit qu’il ne peut plus respecter.
L’âme est matérielle, Epicure, Lucrèce, Diderot, Marx… nous l’on dit il y a si longtemps à l’échelle du temps humain, de la vie d’une personne, mais si court à celle d’un univers énigmatique, mais dans laquelle nous pouvons conquérir chaque jour les moyens et les savoirs de la poursuite et du développement de notre existence.
L’âme est matérielle, elle est donc mouvement, mouvement d’empathie avec notre espèce et avec nous-même, et avec la nature dont nous sommes, ou mouvement d’isolement et de destruction.
Un mouvement d’empathie ne peut que conduire à une vision large, synthétique de la réalité dans laquelle nous vivons, à l'opposé du syncrétisme. Une vision large ne peut couper en petit morceau la réalité, quel que soit le morceau et quelle que soit l’ampleur du savoir sur ce morceau. Mais peut-on parler d’ampleur du savoir lorsqu’il s’enfonce dans une partie du corps de la nature ou du corps social, sans en percevoir l’unité ?
Les « rites sans la foi », l’habitus sans la conviction dirons-nous aujourd’hui, c'est l'opposé d'une conviction en mouvement dans l’auto-création dont nous avons en partie La MAÎTRISE, relative, très relative, mais présente dans tout le corps-soi, l’être social que nous sommes.
L’infidélité aux idées est la condition de la fidélité à la base des idées, qui est celle du maintien en mouvement de la vie humaine sur terre, son développement dans l’univers à travers toutes les transformations inimaginables encore auxquelles procéder. L’infidélité est la condition de la fidélité et de la santé au processus humain.
Le dogmatisme est aussi consécutif du système de production et d’échange qui est le nôtre, étape ultime d’une société marchande qui a favorisé en partie les échanges humains mais qui aujourd’hui les entrave. La mesure de la valeur d’une marchandise comme loi d’échange des valeurs d’usage et des valeurs morales quelle contiennent dans le rapport en empathie avec les besoins de soi et de l’autre en syntonie, n’est plus possible dans un développement ultérieur de la quantité et de la qualité des produits de l’activité humaine pour assurer la vie humaine. À l’image du développement cérébral, de la construction de systèmes de concepts en mouvement progressif vers la maturité et leur usage en santé, la conscience de la complexification et de la condensation de la production, de l’échange et des besoins, complexification-condensation, doit entrer dans l’unité des savoirs utiles nécessaires sous peine de passer à côté des survies heureuses, qu’on refuse d’appeler progrès, encore un effet de la réalité du capital comme moyen de circulation dans l’humanité, et de son idéologie puisqu’il se considère comme la fin de l’histoire, et le stade ultime d’un développement de l’humanité.
L’idée de libération de l’aliénation des produits du travail et des gestes de production du produit du travail n’est pas une idée à sortir de sous le tapis. C’est un mouvement qui n’a cessé de s’exprimer et ne cesse de se réaliser progressivement, y compris dans les périodes de régression apparentes ou la crise du système met un couvercle sur des luttes pour cette libération qui pourtant continuent de se dérouler. Un avenir proche va en témoigner à nouveau.
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Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie