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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 08:27
Ceci n'est que la UNE d'une brochure du blogueur.

 

ITER

Maîtriser l'Énergie des Étoiles,

la rÉvolution de demain

 

Résumé du programme

 

"...La fusion nucléaire, réaction à l'œuvre dans le Soleil et les étoiles, apparaît comme le grand espoir des énergies du futur. Trente-cinq pays travaillent à la construction d'Iter dans le sud de la France, à Cadarache. Ce gigantesque réacteur thermonucléaire expérimental reproduit la réaction qui fait briller les étoiles. Propre, bon marché, abondante et durable, celle-ci constituerait l'énergie idéale. Mais ce projet, le plus ambitieux au monde dans le domaine de l'énergie, se révèle aussi être un gouffre financier et un bourbier bureaucratique..."

Pour ceux qui peuvent, sans oublier le vote des municipales, Prochaine REdiffusion :

ARTE

Dimanche 15 mars à 06h50

Remarque du blogueur : malgré des critiques nécessaires sur ce document, les informations qu'il apporte sont très importantes pour l'avenir du développement de l'humanité. Certes, la diversification des sources d'énergie et de multiples autres hypothèses et expérimentations sont à développer massivement sur le plan international. Mais soutenir celle-là, comme première tentative d'échapper au taux de profit qui muselle une recherche massive sur la question de la production de l'énergie, grâce a un financement international en partie public, menacé d'ailleurs depuis le début, car les entreprise privées qui travaillent au chantier obéissent, elles, au taux de profit, est fondamental. Cette tentative répond à l'activité de l'humanité en général,  elle est en tant que telle, pas dans une unique recherche, mais comme principe en gésine de coopération, certainement primordiale dans  le processus de l'humanité. Je pense qu'une crise énergétique est une des premières menaces pour l'humanité, sans doute plus que toute autre, compte tenu des besoins humains en développement. Une crise énergétique impacterait sur un plan vital l'ensemble des activités humaines dans leur multiplicité, leur diversité. Le besoin premier d'un organisme vivant donc d'une société, c'est un besoin en énergie. Il existe d'autres coopérations certes, en médecine, en astronomie etc. avec des organisme d'expérimentation mondiale, mais sur une énergie du XXIème siècle, celle là est une ressource bien qu'insuffisante , mais dont il faut se préoccuper grandement, sur le plan financier comme sur ce qu'elle permet de mesurer de notre niveau de besoin et de notre niveau de conscience, ensemble.

Pierre Assante. 11 mars 2020.

 

Et avant, le replay, ou après : VOTER !

 

MERCI aux amis et camarades militants du Printemps Marseillais !

 

 

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LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 09:04

 

Après les chutes boursières actuelles, de Mars, 8% hier pour Paris,

qui se précisaient dès cet été (taux des Bonds US à 10 ans), et une nouvelle descente et aggravation forte de la crise financière prévisible en Mai prochain, liée à la fragilité du système capitaliste mondialisé, numérisé, financiarisé, et sa suraccumulation-dévalorisation du capital, et aux oscillations périodiques, hors évènement particulier, telle cette crise sanitaire, ….

…nous reprenons cet article du 25 Février 2020 qui tentait une analyse synthétique :

 

LE CORONAVIRUS19, LES SANCTIONS USA DANS LE MONDE ET LA PANIQUE BOURSIÈRE : RÉGULATION ET MOINS MAIS MIEUX.

 

Il y a le discours théorique sur la fragilité de l’humanité, la fragilité humaine. Et puis il y a la réalité de cette fragilité qui apparait dans sa réalité. C’est le cas dans la crise du coronavivus19. Et c’est d’autant plus le cas quand elle apparaît dans des pays occidentaux qui se pensent hors des dangers de toutes sortes et des guerres en particulier.

A plus ou moins cent-dix ans, nous voyons un cycle se « reproduire » dans des conditions fort différentes du point de vue du niveau des forces productives, c’est à dire des moyens matériels qui engendrent les crises ou à l’opposé permettent de lutter non contre les causes, mais contre les effets. C’est le cas des moyens médicaux et de l’organisation médicale, comme des moyens techniques et économiques globaux, qui ont cru d’une façon très importante mais ne garantissent pas des résultats de façon absolue, évidemment. Ce cycle historique d’environ 100 ans ne contredit pas les cycles de crise économique de 10 ans, de 30 ans et la crise systémique de longue durée qui confirme une crise générale systémique exigeant une transformation-sortie du système. Cycle de 100 ans de la guerre économique et ses conséquences militaires, de la crise sanitaire, de la surchauffe en période d’expansion du capital, et de pénurie en période de sous-consommation et/ou de sur-épargne.

Il ne s’agit pas seulement d’une crise financière galopante, il s’agit d’une crise de production mondiale en chaîne.

Lorsque le CAC 40 chute de près de 4% et les bourses mondiale chutent de même à l’annonce de la crise sanitaire italienne confirmant un phénomène mondial, ce n’est pas la crise italienne qui est la cause, c’est la fragilité du système financier basé sur le critère d'investissement P/C (Profit/Capital) en tant que moteur systémique et dominant de l’économie mondiale.

La Chine, première victime de l’attaque sanitaire, est pourtant, dans le système mondial, l’entité qui s’est donné les plus importants moyens politiques de régulation du capital. Ces moyens ne sont pas basés seulement sur des capacités d’intervention autoritaire, mais surtout sur un contrôle politique des mouvements du capital, et en cascade, sur le système économique et social en crise systémique. Ceci tant sur le plan du développement que de la réponse aux dangers de régression et aux régressions effectives. Cette régulation, quoique relative dans sa dépendance au système financier mondial et la crise générale du capitalisme financiarisé, mondialisé, numérisé, peut lui donner des moyens de surmonter la crise sanitaire et financière du moment. Plus que d’autre pays, malgré les apparences majeures du moment. Certes, la lutte du moment ne contient pas le fond de sécurité minimum à long terme.

Les sanctions USA sur le monde affaiblissent l’état global du monde. Mais elles ne sont pas principalement d’ordre politique. Les décisions politiques de sanction sur le monde et leurs effets tragiques tiennent essentiellement à la guerre économique induite par le système et sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. C’est la crise globale de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et de la Vente-Achat de la force de travail à son paroxysme, illustré par la contre-réforme macronienne des retraites, c’est-à-dire de la partie de la vie qui échappe relativement à cette vente-achat.

La réponse relative mais réelle possible aux fragilités sociales, il serait temps d’en faire l’ordre du jour du monde. Il existe des hypothèses de sortie de crise systémique et de construction d’un nouveau système basé sur les besoins sociaux et non plus sur le profit. Evidemment il s’agit d’imaginer et de mettre en œuvre un processus. Pour atteindre un point dans un itinéraire il faut d’abord imaginer un trajet, ses contours, ses retours et ses reprises, au-delà du gauchisme de l’ « il n’y a qu’à… ».

La proposition de loi « Sécurité-Emploi-Formation » pour une stabilité relative des conditions humaines de production et de vie, l’usage du crédit, de la création monétaire, des Fonds, des systèmes bancaires et financiers locaux et mondiaux, en fonction des besoins de développement humain et sa complexification-condensation, cela est à la portée de l'humanité si tant est qu’elle soit capable de générer les luttes sociales mettant en cause la détention du pouvoir de l’argent par le critère P/C maintenue par une minorité sur les rails, et en posture de dérailler avec l’ensemble de la société. La transition du critère P/C (Profit sur Capital) vers un critère VA/CMF (valeur ajoutée sur capital matériel et financier) peut faire partie de ce processus de sortie du système moribond qui nous entraîne avec lui, et d’une construction d’un système nouveau en santé, à tous les sens du terme.

Le jeune Karl Marx, film de Raoul Peck

Moins mais mieux, c'est cela, et non pas la « décroissance » sans attributs. Ce n'est pas la croissance de l'humanité qui est en cause mais la croissance capitaliste et ses critères de gaspillages des ressources humaines et naturelles.

Pierre Assante. 25 février 2020.

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 20:27
LA MADRAGUE DE MONT REDON, le 5 Mars 2020

MAXIMES

20

thèses

 

1. La nature s’organise sous des formes d’entités et de globalité de plus en plus complexe(s). J’approche de la dissolution de l’entité que j’ai constituée depuis le 13 septembre 1943 moins 9 mois.

*

2. Un système basé sur le taux de profit arrive à son extrémité car ne pouvant plus répondre au développement des besoins humains, arrive à la catastrophe.

*

3. C’est de l’absence de solution énergétique que souffre le besoin écologique. Le nucléaire est certes dangereux, mais aussi la moins pire solution à la crise énergétique, en attendant la multiplication des recherches style ITER.

*

4. L’humanité ne résout que les problèmes qui se posent immédiatement à elle. Du moins dans son état de conscience actuel. C’est le constat que son absence de prévisions suffisantes la pousse vers le gouffre.

*

5. La rémission à la mort du capitalisme est contenue dans ses capacités à détruire ou à geler du capital pour contrer une loi du système, celle de la baisse tendancielle du taux de profit. Les gaspillages, maladies, destructions que la crise du système induit par elle-même constituent les soins palliatifs à la survie provisoire du capital.

*

6. La baisse tendancielle du taux de profit est accélérée par les progrès de la productivité induite par la révolution technique numérique. La productivité est le moteur et la contradiction antagonique du système.

*

7. La productivité est la solution au dépassement de la vente-achat de la force de travail, au progrès de l’activité productrice-recréatrice libre et l’abolition de l’activité contrainte. Encore faut-il que la productivité ne soit plus connectée au taux de profit. C’est la question N°1 à régler pour toute avancée dans tous les domaines de la vie humaine, dans leur multiplicité et leur diversité positiveS et négativeS, et leur résultante.

*

8. La philosophie qui sépare la pensée de la matière, d’esprit du corps-soi et du corps social ne peut qu’induire une conception hiérarchique de l’humanité, de ses entités et de la personne humaine.

*

9. « Immatériel » = inexistant. L’Intangible est tout aussi matériel que le tangible (1).

*

10. Une conception hiérarchique de l’humanité, de ses entités et de la personne humaine à son paroxysme est liée à un système marchand et son paroxysme, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé.

*

11. L’Urgence : Procéder à un mouvement de la société réduisant radicalement et progressivement la financiarisation au profit d’un l’investissement échappant à la loi du taux de profit, ce que la productivité de la numérisation mondialisée peut rendre possible.

*

12. Procéder à un mouvement réduisant radicalement et progressivement la financiarisation le plus vite possible mais en respectant des rythmes et des paliers indispensables.

*

13. Le capital ne peut se réguler par lui-même : c’est ce qui fait de la démocratie du « que-quoi-comment-et pour qui produire » à la fois un besoin humain, de la société et de la personne humaine et une solution à la poursuite de l’humanisation.

*

14. Le travail, la transformation de la nature par l’homme pour subvenir à ses besoins élémentaire et en complexification, la création de ses outils de production et d’échange sont à la base de l’humanisation. Encore faut-il que cette transformation se fasse en santé pour l’homme et la nature dont il est partie intégrante (2).

*

15. La complexification est une loi de l’univers, et la mort n’est qu’une transmission dans le processus de complexification.

*

16. Les douleurs sont une incitation à résoudre un problème vital. Sans sa résolution la douleur devient elle-même invivable et mortelle.

*

17. L’usage en santé de la productivité, c’est le contraire du productivisme, c’est la recherche et la mise en œuvre de nouveaux critères de gestion de la production. Nous opposons à ce critère du rapport profit/capital avancé en monnaie, le critère de base nouveau exprimé par le rapport : valeur ajoutée/capital matériel [et financier] avancé.

*

18. L’unité du Système et de la Hiérarchie forment la domination généralisée de l’humain sur l’humain (3).

*

19. Il n’y a pas arrêt sur image de l’état existant, social et mental en unité, mais il y a frein à son développement c’est-à-dire frein aux dépassements micros et macro des contradictions, de la luttes des contraires dans le mouvement humain en rapport avec le mouvement de la nature, dont il est partie

*

20. la dialectique matérialiste non mécaniste, non dogmatique est un outil très avancé dans les capacités d’analyse de la réalité et de l’action de l’homme sur lui-même pour poursuivre un processus « matériel et moral » en santé. Mais ce n’est qu’un outil et comme tout outil, tout dépend de l’usage qu’on en fait. Il y a un rapport dialectique entre l’outil, l’usage, leur mouvement commun.

 

Pierre Assante. 5 février 2020.

NOTES :

 

(1) : Certes, en économie on emploie le mot "richesses matérielles", ce n'est pas pour désigner un existant en général, mais des produits de la production économique. Il s'agit là du terme "matériel" appliqué à un existant particulier ou général de la production économique. Le vocabulaire philosophique est encore à créer et le sera lorsque la philosophie dite "idéaliste" sera complètement dépassée-abolie et étudiée au rang des mythes, au profit d'un langage et d'une conscience plus développés, ce qui ne l'empêchera pas d'exprimer aussi l'affectivité.

 

(2) Un peu d'idéal social éloigne du corps. Beaucoup d'idéal social en rapproche.

 

(3) L'ACTEUR n'est pas seulement le comédien, le tragédien...

C'est celui qui agit. C'est aussi celui qui produit. Produire c'est agir, verbe dont dérive le mot "acteur". L'ouvrier, le salarié, etc. agissent. La prépondérance de la société du spectacle, dans l'usage du mot acteur, n'est pas nouvelle, mais a envahi le concept d' "action". A quand les chercheurs sur le devant de la scène au même titre que les acteurs de comédie, de cinéma. Et à quand la présence des quidam et des sans-grade, acteurs eux aussi.

 

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 10:46

 

LE 8 MARS

 

"Le 8 mars 1910, lors de la 2e Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, Clara Zetkin propose la création de la journée internationale des femmes : journée de manifestation annuelle afin de militer pour le droit de vote, l’égalité entre les sexes, et le socialisme."

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Ce 8 Mars, Je reviens sur

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 18:23

 

CONSCIENCE ET ALIÉNATION.

 LE  « SOI » ET LES LUTTES SOCIALES TRANSFORMATRICE EN SANTÉ

Très bref exposé de la question

 

J’observe cette table sur laquelle j’écris ou je mange. Une fois observée, je passe à une autre observation, la saveur de mes pâtes ou ce que dit la télé. La table est devenue une chose posée dans ma conscience.

Si j’écoute Denis Durand me parler et développer des concepts sur la crise économique ou Yves Schwartz des concepts sur la catégorie TRAVAIL, puis que je passe à autre chose, les concepts de Denis ou d’Yves vont être une chose posée dans ma conscience.

Mais en se posant, ou plutôt, pendant et après le dépôt, ma conscience et mon inconscient vont travailler sur eux-mêmes à transformer les « dépôts précédents » et les travaux précédents de ma conscience en de nouvelles « choses ». Ces choses sont constituées  de réseaux de neurones et de synapses en infinité de relations (à la fois infiniment mouvantes, mais aussi relativement statiques en fonction de la quantité et de la qualité des événements de la personne dans la société), qui vont se transformer et se réorganiser en une évolution (processus-condensation) d’outils globaux cérébraux de préhension de la réalité, de jugement de valeur sur l’acte à accomplir sur la réalité, que ce soit la confection un plat de pâtes ou l'écriture d'un aride article sur le travail ou le PIB de l’Europe...

Le fait de poser et d’abandonner, propriété à la fois positive et négative de la pensée humaine, constitue une aliénation du « soi », de la personne. Cette aliénation est du même ordre que la confiscation d’un produit du travail de la personne par l’usage de soi par un autre, d’autres. C’est dans ces limites de la pensée humaine qu’est contenue la capacité de domination, en particulier ici et maintenant celle de la domination de soi par d’autres à travers l’accumulation capitaliste et l’aliénation du travail et de son produit, par le capital. Non qu’un enseignement ou une observation soit du même ordre que la domination par l’argent, bien qu’elle aille de pair dans notre système, mais parce qu’une appropriation est toujours partielle, non unifiée de par l’héritage biologique et culturel, le second dépendant du premier. Dépendant relativement puisque l’humain a une propriété de création, de transformation de la nature et de lui-même, d’autocréation, de modification de la nécessité. Pour que la préhension, l’appropriation soit unifiée il faudrait d’autres bases de préhension, dont notre espèce est loin, ce qui ne veut pas dire que les bases actuelles, dans l’immensité du temps et de l’espace soit fixée indéfiniment à l’état actuel. Le développement de la capacité de synthèse est la condition de la désaliénation progressive. C’est-à-dire le contraire de la démarche structuraliste où, domine le consensus conscient et inconscient de l’aliénation (1). Dans cette désaliénation progressive, la libération de l’argent, de l’accumulation du capital et de sa crise de suraccumulation-dévalorisation qui est induite, est une étape d’aujourd’hui, au sens générationnel. Et qui va de pair avec les conditions de cette accumulation : l’achat de la force de travail.

Qui a lu les manuscrits de 1844 de Marx ou a développé une pensée comparable à travers  d’autres « choses » de la vie, comprend à quel point les solutions d’ordre économique sont mal comprises sans ce qu’on pourrait appeler la compréhension de l’ontologie de l'être social et la réalité des rapports sociaux historiques, du moment au sens large, et des processus possibles, micro et macro pour les transformer en santé.

Dans « le Capital », les manuscrits de 1844 ne sont pas abandonnés par Marx. « Le Capital » les contient, même s’ils ne s’expriment plus de la même façon, et ils se sont affinés, développés, approfondis à travers l’étude des lois du mode de production et d’échange du moment et des possibles à venir, en santé de la personne humaine, des entités humaines, et de l’entité humanité.

Le communisme n’est pas seulement une autre organisation de la société, et les biens matériels et moraux qu’elle permet, c’est le progrès, l’évolution de tout cela à la fois en qualité meilleure et en santé,  de la préhension de la réalité par la pensée humaine, la réalité naturelle et sociale en unité, et donc la qualité et le progrès des rapports que l’homme entretien avec lui-même, avec la nature, avec la Terre et l’Univers par un processus progressif d’une capacité de synthèse.

Pierre Assante. 6 mars 2020.

(1) Le dogme de la « répartition des richesse » en soi, chère aux économistes refusant par principe ou par méconnaissance l’économie néomarxiste de la ComEco-Pcf et tout ce qi s’en rapproche, est adhérant à ce structuralisme et en difficulté de déadhérence conceptuelle en santé.

 

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 07:43

 

LES RETRAITES : MARX ÉCONOMISTE ET MARX PHILOSOPHE.

 

La critique marxiste de l’économie politique du capital comme la critique néomarxiste par les économistes communistes du Pcf, de la « ComEco », d’aujourd’hui est non seulement nécessaire pour comprendre le mode de production et d’échange dans lequel on vit, ses transformations, sa mondialisation, sa numérisation, par exemple, mais aussi pour permettre un projet de transformation qualitative dont dépend la survie, le développement, le processus de la personne humaine, de l’espèce humaine, de l’humanité et son milieu vital.

Il faut pourtant insister sur le lien entre la vision anthropologique, historique, économique et philosophique chez, Marx. Une unité des visions.

En ce sens, les manuscrits de 1844 qui abordent sous ces  différents aspects la réalité de la personne, de l’espèce, de la société humaine non seulement ne "contredisent" pas, en tout cas sur l’essentiel, la pensée de Marx dans sa maturité et dans ses ultimes écrits et réflexions.

On peut dire même que la vision philosophique de Marx de dépassement de la philosophie bourgeoise est indispensable. La philosophie bourgeoise, riche dans l’étude de la personne, est pauvre par rapport à la vision marxiste sur la relation réciproque de l’appartenance de la personne à la société humaine et leur processus mutuel.

Cette vision philosophique de Marx  est indissoluble de tout le parcours de sa pensée.

C’est peut-être l’oubli relatif de la pensée philosophique qui a induit des dérives dogmatiques et les conséquences sur les décisions, actes et gouvernement du quotidien par une grande part des communistes institutionnels dont je suis.

Et à l’inverse, c’est la faiblesse du lien de la vision économique d’avec la vision philosophique qui induit les dérives des années 1960-1990 et actuelles, gauchistes et opportunistes et trompeuses « d’économie de répartition » oublieuses des conditions de production, et de la production tout court pour pouvoir la répartir, et qui induisent des critiques hors-sol du capitalisme, en ignorant son mouvement de transformation impétueux du moment et les énormes possibilités qu’il ouvre, en particulier par la transformation du critère d’investissement et de développement de l’accumulation actuelle du capital : le critère Profit/ Capital (Profit sur Capital) par son substitutif progressif vers son abolition en santé : le critère Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier. Et ceci  pour en venir ENCORE ET TOUJOURS à la loi SEF, le crédit sélectif, les DTS du FMI « contre » le dollar, les Fonds d’investissement industriels et sociaux échappant à loi du taux de profit etc.

L’alliance Economie-Philosophie, c’est aussi l’alliance politique pour une nouvelle organisation du travail non taylorienne, pour la personne et pour l’entité d’activité, salariée entre autre, dont l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail, et l’ergologie qui la sous-tend, est un outil incontournable.

Les propositions communistes d’une autre réforme des retraites, allant dans le sens d’une fin de vie allongée échappant à l’achat de la force de travail, vers un développement des forces productives le permettant sur tout le parcours, sont un moment essentiel des luttes et du devenir humain.

Pierre Assante. 5 mars 2020.

 

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Statistiques février 2020

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 21:56

LE CAPITAL, LIVRE I : LA MONNAIE (SECTION I) par Denis DURAND 

10 déc. 2019

 

 

SUR CE LIEN : 

https://youtu.be/Id5Wkndr2cA

Les réponses à cette importante et longue conférence de  1h47mn aux participants sont après le point de 1h15mn de l'enregistrement.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 13:46
LA REVUE : CLIQUER SUR L'IMAGE CI-DESSUS

 

MANIFESTE publié sur la revue philosophique

« LA SOMME ET LE RESTE »

en Janvier 2006.

Ce MANIFESTE publié sur la revue philosophique « LA SOMME ET LE RESTE » en 2006 dirigée par Armand Ajzenberg.

a été mis en ligne par ESPACES MARX sous ce lien :

LIRE LE MANIFESTE EN CLIQUANT SUR CE LIEN :

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

OU EN CLIQUANT SUR L'IMAGE CI-CONTRE

L’article ci-dessous commentait en décembre 2011 cette publication et la suite des événements ayant eu lieu depuis, on peut poursuivre la réflexion à travers les événement d’aujourd’hui 4 mars 2020 :

 

 

Ce "Manifeste" a été écrit en décembre 2005.

Il a été publié début 2006 par la revue lefebvrienne d’Armand Ajzenberg en ligne « La Somme et le Reste » (voir lien en fin d’article). Il me semble plus que d’actualité.

Il apparaissait de plus en plus que « la concurrence libre et non faussée », cette manifestation ultime du capital, allait achever de donner, ce qu’elle a donné aujourd’hui : une crise d’incohérence globale de la société, une maladie extrêmement dangereuse pour l’humanité dans son environnement.

Depuis que cet animal, l’homme, a inventé le travail, c'est-à-dire la transformation de la nature pour assurer sa subsistance, son histoire est celle de la destruction-reconstruction de ses normes de vie à partie d'elles-mêmes, de ses normes d’activité, et leur reconstruction permanente, simultanée pouvons-nous dire, transformations quantitatives, développement des contradictions internes, transformations qualitatives, ruptures et continuité. Ce qu’Yves Schwartz appelle dénormalisation des normes antécédentes- renormalisation.

Un mouvement de la société sans cohérence n’est pas un mouvement mais une agitation fébrile et maladive. Elle est l’extinction à terme du mouvement, c’est à dire la mort, comme pour tout corps qui perd sa cohérence interne.

La mesure quantitative de l’échange (qui ne tient pas compte des « valeurs sans dimension » de l’activité humaine, -terme d’Yves Schwartz), l’échange marchand capitaliste arrive à son terme. Cette mesure quantitative de l’échange doit être transformée, dépassée. Déjà des prémices de besoin de transformation et d’essai de transformation par l’échange direct de travail à travail se manifeste puissamment. Evidemment, ces prémices (encore des « bricolage instinctifs et de fortune », mais aussi de grandes réformes comme celles de La Libération de 1945, qui ont fait en partie échapper les échanges à cette mesure) doivent se transformer en généralisation démocratique d’échange de travail à travail, ce qu’avaient tenté les « tyrannies de passage d’un système d’échange à un autre », avec un certain succès puis une faillite dans l’affrontement des systèmes : ce qu’avaient tenté ce que j’appelle les « tyrannies de passage d’un système d’échange à un autre » issues de communautés, même très larges, dont le développement des forces productives ne « correspondaient »  pas à un développement de cet échange nouveau. Ces communautés ne « correspondaient »  pas à un développement de cet échange nouveau et donc avaient besoin de coercition pour les développer, sans parler des dérives  propres à toute coercition.

Le processus actuel et son incohérence peut trouver son mouvement en avançant à partir de la lutte contre les effets de cette « concurrence libre et non faussée ». On n’a pas encore mesuré cet évènement de fond qu’est le rejet par référendum du TCE, malgré sa réintroduction sous la forme du « Traité de Lisbonne » dont les règles sont déjà dépassées pour la « concurrence libre et non faussée » et sa course folle.

On peut cependant ajouter que trouver son mouvement en avançant, n’est possible qu’en s’appropriant et se réappropriant consciemment et en les faisant avancer, les acquis du mouvement ouvrier, acquis théoriques et pratiques, ce que je tente de faire à ma petite  échelle dans ce blog, mais appropriation qui doit devenir lame de fond si nous voulons trouver cette cohérence qui nous manque cruellement.

Pierre Assante, 15 décembre 2011

LIRE LE MANIFESTE EN CLIQUANT SUR LE LIEN 

"Maintenant, LA ressource humaine", MANIFESTE, décembre 2005, Pierre Assante.

Lien :

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 10:26

 

Pierre IVORRA. Coronavirus et crise financière.

Chronique. L'humanité, 4 Mars 2020

 

Assiste-t-on aux premiers hoquets de la nouvelle crise financière mondiale que nombre d’économistes annoncent depuis un moment ? Il y a déjà eu, précédemment, quelques coups de tabac mais là cela frise la grave secousse tellurique. L’ensemble des Bourses mondiales ont dévissé comme elles ne l’avaient pas fait depuis 2008. A lire, écouter ou voir les grands médias, on pourrait être tenté de tendre un doigt accusateur vers Pékin. L’éclatement et la propagation de l’épidémie de coronavirus a effectivement eu un effet quasi immédiat sur l’économie de la Chine, sur le quotidien de sa population, mais son caractère inédit tient à la rapidité avec laquelle elle a impacté les économies de nombre d’autres pays, en Asie, en Europe, et même aux Etats-Unis et en Afrique. Sur le fond, cette extension à l’économie mondiale des conséquences d’une crise épidémiologique met en cause le type de mondialisation engagée à la fois par les gouvernants et par les grands groupes industriels, financiers et de services capitalistes, leur recherche constante et quasi névrotique d’une baisse du coût du travail qui a conduit à faire de la Chine « l’atelier du monde », leur démarche systématique visant à opposer les peuples entre eux, à leur faire les poches au lieu de les inciter à coopérer.

Cette crise sanitaire souligne en outre le caractère systémique de l’existence humaine. On traite habituellement des effets de l’économie sur notre vie, sur nos emplois, nos conditions d’existence, sur les rapports de force politiques, mais là on peut mesurer à l’inverse l’impact des relations humaines sur les rapports et les relations économiques entre les peuples. Ce qu’un économiste et un historien comme Paul Boccara avait théorisé en étudiant les rapports entre les domaines anthroponomiques, non économiques, tels la politique, la culture, les idéologies, … et l’économie.
La fermeture des frontières n’a jamais empêché une épidémie de se propager, elle ne permettrait pas non plus de transformer le caractère prédateur de la mondialisation capitaliste actuelle ou de maîtriser le risque d’éclatement d’une crise financière. Ce qui est en cause c’est la recherche du profit le plus élevé, du profit pour l’accumulation et de l’accumulation de capitaux pour réaliser encore plus de profits, c’est la recherche effrénée de la rentabilité financière, c’est-à-dire de la mise en valeur des capitaux des actionnaires. C’est cela qu’il faut changer. Mettre en cause les critères de gestion des grands groupes capitalistes multinationaux, c’est le meilleur vaccin pour limiter l’impact économique de telles épidémies.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 21:01

 

Article mis en ligne une première fois le 29/02/2020 à 08:51

Escrocs, faussaires, OPPORTUNISTES ou en recherche ???  en ECONOMIE ET POLITIQUE….

 

La crise économique-financière-sanitaire du coronavirus19 ne fait qu’éclater l’accélération de la contradiction ENTRE le critère du système économique et social actuel (il faudrait dire antisocial actuel), le rapport PROFIT sur CAPITAL (P/C) ET  les besoins sociaux .

Rappelons que dès les années 1970, s’initie la période de la reprise en mains de la situation par le capital après de grands échecs. Il reprend les choses en main  à travers la trilatérale (futur G7 « dépassé » aujourd’hui par Trump et son « national capitalisme ») et la mondialisation numérisée de l’organisation du travail, ce qui lui permet un double effet : celui de revitaliser son rapport de force sur les travailleurs du monde en résolvant provisoirement et relativement la crise de baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital qui s’en suit, qui va de pair. Il va pouvoir ainsi maîtriser un temps et mettre à son profit les effets de la révolution scientifique et technique.

Rappelons de même que dès les années 1970, et après la conférence de 1965 des communistes sur l’économie et de 1966 sur la culture et les intellectuels, à l’initiative, entre autre de Waldeck Rochet, secrétaire Général du PCF, et des économistes communistes, parmi lesquels Paul Boccara, existent des propositions majeures telles que : le critère VA/CMF (Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier), les FONDS locaux, européens et mondiaux d’investissement échappant au taux de profit, la proposition de loi SEF (droit à la Sécurité d’Emploi et de Formation), l’usage de DTS (Droits de tirage spéciaux) au niveau du FMI pour contrebalancer la dictature économique et politique du dollar et d’autres encore.

L’accélération de la crise demande la réflexion, la critique et la mise en œuvre démocratique de nouveaux critères de gestion et des décisions politiques de sortie de crise et de construction d’un nouvel ordre social en santé. Décisions démocratiques, c’est-à-dire émanant de la démocratie et de l'ergologie du « que, quoi, comment et pour qui produire » et d’une action populaire majoritaire qui l’impulse.

La crise générale se manifeste par et dans la crise de la production des biens et des richesses et par contrecoup, dans et par le système, par l’accroissement exponentiel des inégalités, ce qui pose la question de la répartition des richesses. Certes constatation première ! Mais pas seulement, pour répartir les richesses, il faut les créer et le système handicape cette création.

Parler seulement d’inégalité et de répartition des richesses sans parler des conditions pour les produire et les répartir, dans la transformation du système parvenu à obsolescence relève donc de l’escroquerie, du faussaire, de l'opportunisme, ou pour être bienveillant, d’une recherche non aboutie et sur des voies de garage.

De grands intellectuels médiatiques relèvent de cette remarque. Car « si on n’est pas de la partie », ce qui est mon cas, il est compréhensible qu’on puisse se tromper. Mais « si on est de  la partie », comment qualifier une légèreté présomptueuse qui consiste à tromper la société en la conduisant vers un état d’impuissance par de fausses solutions, ou un constat sans solutions concrètes et efficaces, on en tout cas pour le moins inachevées et sans issues ?

Ce n’est pas nouveau. A travers les décennies d’existence du mouvement ouvrier, des travailleurs, des salariés au sens large, dans leur diversité et les nouvelles formes de l’achat de la force de travail, des "tribuns médiatiques à la Proudhon » ont fleuri, surtout en période de fièvre sociale. Il en est de même aujourd’hui en cette fin de partie que la suraccumulation du capital conduit à l’incapacité grandissante, à l’extension galopante de l’incapacité d’investir dans les besoins sociaux et leurs développement-complexification que le capital a lui-même induit, et auquel il n’est plus à même, de par sa propre existence, de répondre.

Je ne suis ni médiatique avec ce petit blog et « mes » petites réunions auxquelles j’assiste, ni grand intellectuel. Mon plus grand diplôme est un CAP accéléré de FPA de réparation machines agricoles que  ne saurais en aucun cas réparer. Ma formation c’est ma petite expérience agricole et d’usine, ma coexistence avec l’expérimentation scolaire de la physique pendant 30 ans de personnel technique de laboratoire, ma fréquentation politique et syndicale toute ma vie professionnelle, mes dix ans de syndicalisme national puis 2 ans dans une commission « travail non qualifié » du Secrétariat Général au Plan et son avatar, et initialement, ma culture familiale, artistique, politique d’honnêtes travailleuses et travailleurs salarié-e-s et non salarié-e-s.

Ainsi, lorsque je constate « qu’un "fort", des "forts", de la partie économique » ne font aucune référence aux propositions dont il est question plus haut, je me demande où est l’escroc, le faussaire, le chercheur délinquant, l'opportuniste ou le Proudhon impuissant et-ou nocif qui l’habite ou pas ? Critique trop pisse-vinaigre sans doute ou interrogation à partager tranquillement, sans agressivité. J’en prends le risque, sereinement, utile, j’espère du moins, s'agissant par exemple de Thomas Piketty, malgré son appel solidaire, comme celui de Philippe Aghion, à apprécier positivement, contre la réforme Macronienne, pensant que cela évoluera, pour moi aussi, sous l'effet des événements de la vie et de la société qui démontrent et enseignent. Car une fois le constat fait du négatif du système et du pouvoir qui l'anime, ne pas aller au-delà de la question de la répartition, n'est-ce pas finalement freiner ou affaiblir le mouvement qu'on déclare soutenir ?

Pierre Assante. 29 février 2020.

 

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 15:42

Article publié une première fois sur ce blog le 01/03/2020 à 07:07

Pour une dÉmocratie avancÉe.

 

L’état global du marché, même si une production a toujours une origine locale, demande une révolution européenne et mondiale.

Une révolution européenne, ne peut partir que du local, se rassembler au niveau des cultures politiques et syndicales, progressistes, nationales, et se coordonner au niveau de l’Europe, zone de développement mondial.

La crise du covid19 est un épisode dramatique dont on redoute les suites, mais les conséquences du critère de gestion profit/capital mêlées à cet épisode le sont encore plus.

Une clef de voûte de l’ensemble des dispositions à prendre pour une transformation sociale de sortie de crise en santé économique et sociale est la prise de pouvoir populaire, et des vendeurs de leur force de travail que nous sommes quasiment tous, sur le fonctionnement de la Banque Centrale Européenne.

Ceci dit, comprendre l’état du « fonctionnement » du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé est une tâche de toute urgence.

A répéter, Apprendre, s’instruire pour agir est une tâche de toute urgence.

Le thème ancien d’une démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme est à l’ordre du jour pour toute l’Europe en passant par l’Union Européenne à réformer fondamentalement.

Le pourrissement de la démocratie qui donne le choix entre l’extrême droite à la Bolsanaro européen et le macronisme et ses réformes drastiques déstructurant de toute la société, n’est pas une démocratie. Revivifier la démocratie ne peut passer que par des mesures agissantes sur la crise économique et par des ressorts relançant une production saine et de qualité répondant aux besoins sains et de qualité de la consommation populaire. Sain et de qualité c’est évidemment une santé qui inclut le milieu dans lequel l’humanité évolue, Nôtre Terre, et les relations que nous entretenons avec notre univers, à double sens.

Pierre Assante. Dimanche 1er mars 2020.

 

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 08:34

 

dans l’analyse du système économique, les deux pôles sont production et consommation.

Cette scission entre production et consommation est particulière à l’espèce humaine.

 

« …Le système anthroponomique de régulation humaine et sociale est un système de transformation (T) entre le système de reproduction matériel et social et le système des primates anthropoïde. Et cette double entrée est très différente d’une vulgate soi-disant matérialiste économiciste du système de regénération. Il y a toutes les systémiques des primates et bien sûr, c’est entre ces deux systèmes (le rôle de la reproduction matérielle est tout à fait décisif, mais non dans une vision unilatérale) que se trouve la regénération humaine.

Ensuite, j’ai insisté sur les quatre moments des deux systèmes en appuyant aussi sur le fait que dans l’analyse du système économique, les deux pôles sont production et consommation. Cette scission entre production et consommation est particulière à l’espèce humaine. Le fait qu’il y ait des moyens matériels de production, fait qu’il y a un pôle de production séparé de la consommation, alors que les animaux sont en prise directe sur la nature extérieure. C’est cette scission production/consommation qui est constitutive en quelque sorte de la production matérielle des êtres humains et entre les deux se situent les intermédiaires circulation, répartition de produits. La question est alors posée : y a-t-il pour l’anthroponomie différents moments ? Je dis oui, je suis plus hypothétique sur la polarité.

Il y aurait quatre moments qui sont : le moment parental, le moment du travail, le moment politique et le moment de l’information (qui correspond au cycle de vie, de la naissance à la mort ; parce que, l’information, c’est essentiellement les morts. Et c’est parce qu’il y a mort qu’il faut réinformer, c’est cela la regénération humaine. Elle est sociale et informationnelle. Il y a aussi changement des systèmes, en effet un système n’est pas éternel. D’ailleurs on voit mieux l’aspect non conservateur quand on parle d’une vision systémique plutôt qu’une vision structuraliste, parce que l’opération de transformation est au cœur du changement. Par définition, puisque c’est une transformation, déjà cela définit un changement. Il n’y a pas seulement invariance parce que les sorties sont différentes des entrées. La transformation  introduit un principe de changement fondamental duquel découlent tous les changements. Y compris il faut considérer une nouvelle entrée, malgré les invariances, de nouvelles sorties et finalement une mise en cause de l’opération elle-même, du type d’opération  et donc tout le système de sa structure, de sa régulation. Même s’il y a toute une crise systémique qui peut être à l’intérieur du système pour le transformer jusqu’à être dépassé par un autre système.

Il n’y a pas une linéarité dans ces changements. Il y a un double aspect : d’une part un aspect de récurrence, c’est-à-dire en quelque sorte que l’on peut revenir en arrière. On passe d’une économie archaïque essentiellement non marchande à une société marchande : l’antiquité esclavagiste dans sa forme classique ; et ensuite de nouveau une économie essentiellement non marchande, donc i y a un aspect de récurrence, on revient en arrière avec l’économie seigneuriale, féodale, puis de nouveau une économie capitaliste qui est à nouveau marchande, mais beaucoup plus marchande que l’économie de l’antiquité esclavagiste. Ainsi il y a à la fois récurrence et irréversibilité, c’est-à-dire que l’on ne revient pas complètement en arrière… »

Paul Boccara. « Neuf leçons sur l’anthroponomie systémique » Delga, 2017.

 

Unir en philosophie les dÉcouvertes

anthroponomiques et ergologiques ?

 

Unir en philosophie les découvertes anthroponomiques et ergologiques est peut-être de l’ordre d’unir la théorie ondulatoire et la théorie corpusculaire en physique…

Ce serait en fait une alliance économie-ergologie ?

Remarque absurde ou insensée ? Peut-être ou peut-être pas…???

J’en prends pour témoin, à tort ou à raison cette citation de Paul Boccara, Boccara parmi les nombreuses de ce blog, suivant aussi celles d’Yves Schwartz dans d’autres articles, dans laquelle s’exprime il me semble le continu et le saut qualitatif, la « ligne », le logique et le discret, l’instant et la durée de la vie humaine, de la personne et de l’entité humaine collective, de la génération, et la continuité, les normes, les dénormalisations-renormalisations, les déadhérences conceptuelles, le miroir des actes humains sur eux-mêmes, la double anticipation, l’auto-création de la conscience de la nature sur elle-même qu’est la fonction créatrice matérielle du NOUVEAU, le novum idéel et matériel réciproques par conséquence, par la pensée humaine.

Pour parler "plus concret", sans simplifier, peut-on par exemple dissocier analyse pluridisciplinaire des situations de travail et crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital ?,  des pôles production et consommation de l'économie induisant le pôle ergonomique de la gestion du schéma dynamique à 3 pôles, les uns résultant des autres en unité. Production consommatrice et consommation productrice, selon les termes de Marx dans l'Introduction à la critique de l'économie politique de 1857 qui pour moi, quelles que soient les découvertes ultérieures des économistes marxistes, décrit incroyablement bien les mouvements de l'humanité à travers sa production.

Éclectisme de ma part ou tentative maladroite, inutile et sans sens, de mise en relation ?

Mes excuses aux  chercheurs des deux champs, si cette réflexion leur paraît ou est abusive…

 

Schéma personnel à partir des concepts ergologiques d' Yves Schwartz.

 

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 17:38
J.Dietzgen. Ouvrier, militant et philosophe marxiste.

 

Mis en ligne une première fois sur ce blog le 02/03/2020 à 17:38

le rÔle de « gÉnÉral » dans la bataille

 

D… : Lorsque le PCF était au-dessus des 20 pour cent, on entendait beaucoup les gauchistes. Maintenant qu'il est plus faible on ne les entend plus. Bonne soirée (1).

Réponse :

Oui, mais ils sont là. Opportunistes de droite et de gauche, de FI aux "économistes de répartition", et ils ont un poids sur la société et il faut faire aussi avec eux sans se couper. C'est l'intérêt quotidien et à venir des peuples qui le demande.

Leur faiblesse est qu'ils ne répondent pas aux solutions urgentes pour résoudre la crise.

Je suis de ceux qui annonçaient de longue date (15 ans au moins, entre autre dans un congrès syndical près d'Avignon, ce qui a amusé quelques-uns...) ce qui se passe aujourd'hui au niveau financier et économique (non pas aggravé, mais rapproché dans le temps par le covid19), et ce n'est qu'un début.

Outre le niveau de suraccumulation, j'ai noté publiquement les petits cycles boursiers de 2 mois de cette dernière année 2019-2020 et les phénomènes des bonds US à 10 ans de cet été, remarques envoyées d'Italie aux amis, phénomènes qui nous amenaient à ce mois de mars prévu et « ignoré »...

Nous faisons bien nôtre rôle de fantassins dans les municipales et sur la réforme des retraites, le 49.3 etc. par exemple.

Faisons-nous bien nôtre rôle de général dans la bataille ???

A quand un discours rattaché aux événements et luttes actuels et une formation générale accélérée des militants sur la crise économique et ses solutions ????

Il n'est ni trop tôt ni trop tard pour s'y mettre dans le branle-bas de combat annoncé !!!

Et il ne faut pas prétexter que nous sommes trop occupés par ailleurs pour ça... Rajouter l'argument au discours quotidien est possible !!!

J'ai pour ma part un peu de disponibilité malgré mes ennuis. J'écris et je peux... PARLER !

Amitiés, bonne soirée.

Pierre. 02.03.2020.

(1) Message du 01/03/20 17:10
De : "xxxx...." ......@hotmail.fr>
A : "Pierre Assante" <p.assante@wanadoo.fr>
Copie à :
objet : Observation .

Lorsque le PCF était au-dessus des 20 pour cent, on entendait beaucoup les gauchistes . Maintenant qu'il est plus faible on ne les entend plus. Bonne soirée.

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2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 06:48

 

ALLEZ, COURAGE ! ON PARLE ET ON ÉCHANGE SANS PEUR POUR POUVOIR AGIR.

La confrontation idéologique

n’est pas la guerre,

mais le contraire.

 

La confrontation idéologique n’est pas la guerre, mais le contraire.

C’est bien le non éclaircissement des idées et des intérêts des groupes humains en contradiction et pour ce qui est du rapport Capital-Travail, en antagonisme, qui aggrave les causes des conflits purement destructeurs. Car les conflits peuvent être constructeurs, c’est une évidence non évidente… ! C’est la raison de l’exhortation « allez, courage ! ». Mais mener un conflit ce n’est pas faire n’importe quoi, ce n’est pas n’importe quelle agressivité gratuite, sans motif, et sans intelligence.

La fuite organisée et réussie des peuples par les dominants du système hors du débat idéologique considéré comme fauteur de troubles est le vecteur essentiel de leur victoire provisoire ou pas. Fuite réussie, mais relativement si l’on en croit les luttes que les peuples mènent en réponse à leur exploitation par le système et ses tenants, malgré l’inconscience relative de ces tenants dont l’action découle de normes passées fortement adhérentes à l’humanité  aujourd’hui plus qu’hier. Aujourd’hui plus qu’hier parce qu’un système devenu obsolète se raidit toujours sur ses lois lorsqu’elles deviennent de moins en moins applicables dans leur réponse à la réalité, aux besoins nouveaux de développement humain.

L’état de la non-démocratie témoigne du délabrement des idées dont le 49.3 adopté par une assemblée à l’encontre d’une volonté majoritaire exprimée est un exemple frappant.

La liberté de pensée et la liberté d’opinion ce n’est pas le silence vis-à-vis des superstitions, des anti-sciences que constituent les religions.

Je ne dis pas « les croyants » dont bon nombre d’entre eux peuvent avoir et ont des idées tout à fait scientifiques et non dogmatiques, mais « les religions » et leur usage par le système pour faire avaliser ses principes, et en particulier l’achat de la force  de travail et la collaboration non pas de la production elle-même mais de classe visant et aboutissant à l’acceptation et l’accord avec les  conditions de l’achat de la force de travail et l’achat de la force de travail par lui-même.

Je ne dis pas croyant parce que l’énigmaticité de notre présence sur terre que les limites actuelles de notre espèce causent, ne permet de contester les interrogations existentielles ni de façon institutionnelle, ni dans le manque de respect de la diversité des pensées.

Ce respect est à double sens et est mutuel sinon il n’est pas un respect. Il ne dépend pas que s’une seule partie… !

Faire la grève c’est arrêter un temps l’achat de la force de travail, arrêt signifiant une protestation ou plus, une remise en cause ouvrant la voie à un système abolissant cet achat par et grâce au développement des forces productives, parmi elles en dernière instance : la numérisation et l’automation, le savoir du moment généralisé et son processus de développement transmis à toutes, tous et la production d’énergie dont font partie entre autre les usines de production électrique, comme la production de nourriture qui dépendent mutuellement les unes et l’autre. La régénération sociale élargie, son développement et sa complexification-condensation nécessaire renouvèle la vie pensante par la transformation saine de la nature par le travail humain, l’activité humaine qui peut découler de plus en plus d’un choix libre et créatif, d’une autocréation devenue consciente et en santé « surveillée » de l’homme par lui-même.

Pierre Assante. Lundi 2 mars 2020.

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:39

 

Cet article a été envoyé de multiples fois aux abonnés par erreur. De plus avec un  contenu vide de d'article.

Les personnels qualifiés de la maintenance ont suppléé à ce problème. Merci à eux et mes excuses aux abonnés.

Pierre Assante.

 

 

La crise du COVID19 va-t-elle calmer ou aggraver la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux ?

 

La crise du COVID19 (coronavirus) va-t-elle calmer ou aggraver la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux ?

Nous avons déjà vu précédemment que l'évolution de la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux pousse vers  une crise financière majeure et une crise de production elle-même.

On pourrait penser que le ralentissement des échanges et de la production induite par le covid19 calme cette crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux. Certains, en particulier chez les libéraux, pourraient le penser et en avoir "l’espoir". C’est oublier que le mode de production et d’échange garde les mêmes critères de produire et d’échanger, basés sur le rapport Profit/Capital.La politique de l’autruche accompagne toujours la politique de l’argent, de la domination et des dominants.

En l’absence de décisions politiques et de mouvement ouvrier et populaire poussant suffisamment dans le sens d’une modification radicale et progressive des critères d’échange et de production, la crise conjointe de suraccumulation-dévalorisation des capitaux et du covid19  poussera au contraire encore plus à la suraccumulation-dévalorisation des capitaux et à la concentration capitaliste, y compris dans l’immédiat. Cette concentration capitaliste, monopoliste, mondialisée, numérisée, s’oppose à une diversification dans la mondialisation qui correspondrait à une réponse aux besoins sociaux, y compris aux besoins nouveaux engendrés par la crise du covid19. Seuls les profits des firmes multinationales trouveront profit à la crise de covid19, ce qui implique une aggravation des conditions de vie, de survie humaine, et de développement en santé physique et morale, et de son environnement vital.

La crise hospitalière et celle du financement des retraites dans le cadre de l’austérité imposée par le système et ses tenants, comme la crise de l’ensemble des activités locales, nationales, européennes et mondiales, ouvrent la possibilité d’orienter les luttes vers d’autres choix de critères économiques et d’organisation du travail, de cohérence de l’homme producteur dans l’entité productrice. Il faut se saisir de cette opportunité de transformation sociale en santé que la crise, contradictoirement, offre.   

Pierre Assante. 28 février 2020.

 

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:26

Publié une première fois le 19 février 2020

 

UN MONDE RICHE ET CATASTROPHIQUE

Il sera bientÔt temps de rÉpondre

 

Malgré des inégalités abyssales, l’humanité n’a jamais été aussi riche et pourtant dans un état aussi catastrophique.

Le mois de Mars 2020, par rapport aux taux à 10 ans des bonds (obligations du trésor, voir graphique) US depuis cet été, et aux fluctuations à la hausse et à la baisse, mini « cycles » boursiers de tous les deux mois (1) , peut réserver des surprises à la finance et au monde. La baisse des intérêts des  bonds à 10 ans par rapport à ceux à 2 ans peut annoncer une récession à quelques mois plus tard..

Au mois de Mars ou plus tard, nous y sommes de toute façon.

Les évènements (2) qui encadrent ces fluctuations, et ont des effets immédiats, ne soulignent que la fragilité globale du système financier et ne sont pas le fond de la crise globale du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé, mais ses conséquences.

Evolution du taux des obligations US à 10 ans

La déstructuration sociale générale par les libéraux au pouvoir précipite la déstructuration politique et celle de leur propre pouvoir. A quoi s'ajoutent les crises "naturelles", celle sanitaire du Caronavirus19 par exemple, dont on peut penser aussi qu'elles ne sont pas sans relations avec l'état du monde global économique, écologique et social, dont le propre avenir n'est pas la préoccupation immédiate du capital .

Il sera bientôt temps de répondre à la crise du pouvoir par la mise en œuvre des propositions économiques (3), ergologiques (organisation en santé du travail), et anthropologiques (régulation démocratique des renouvellements des "moments" de la société, systémiques, sous-systémiques, globaux et générationnels), de sortie progressive et radicale de la suraccumulation-dévalorisation du capital et du système qui l’induit, et de l'organisation du travail capitaliste qui n'assure pas pour le travailleur ni le droit au travail ni le droit à la sécurité du lendemain, ni la cohérence entre son activité et les besoins de la personne et de la société.

Pour les tentations gauchistes qui accompagnent cette sortie-entrée  nécessaire vers un NOVUM social et culturel en santé, sachons qu’un processus de transformation sociale associe toujours et contradictoirement le nouveau à l’ancien, c’est-à-dire est une combinaison mixte de l’ancien et du nouveau, à la fin de laquelle triomphe ce nouveau ou pas. Le succès est lié aux capacités des peuples de conduire le processus et à ses « représentants » du moment initial d’être au rendez-vous des peuples, dans une démocratie de l’homme (4) citoyen-producteur du « que, quoi, comment et pour qui produire ».

Pierre Assante. Mercredi 19 février 2020.

(1) Les "oscillations" du marché de 2019-2020 vers le haut, vers l'éclatement de la bulle et-ou la chute dans une crise anthroponomique induite ?

(2) Scénario tragique US-Chine, tractations monopolistes guerrières des firmes internationales, etc.

(3) Entre autre le critère VA/CMF,  Valeur Ajoutée sur Capital Matériel et Financier se substituant au rapport actuel stricto sensu P/C, Profit sur Capital, dont il est question dans les recueils "20 Thèses" et "Réflexions italiennes".

(4) l’individu social de l’espèce humaine, la personne dans la société.

 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 08:17
Une réflexion et un projet à poursuivre

 

Il est toujours bon de jeter un coup d’œil en arrière pour voir le chemin accompli.

 

Il est toujours bon de jeter un coup d’œil en arrière, pour voir le chemin accompli. Ainsi on distingue mieux comment percevoir le chemin à parcourir en avant. Il ne s'agit pas de gommer le passé et les réflexions du passé, mais de les resituer dans l'action à poursuivre. Ce qui est fait, ce qui reste à faire, ce qui reste bon et ce qu’il faut modifier. Du texte-lettre ci-dessous du 8 novembre 2019 (les choses vont vite et s’accélèrent !) je peux ainsi souligner ce passage : « …qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement… ». L’irruption des événements c’est, ici et maintenant, les mois de lutte contre une marchandisation accrue de la retraite et pour une retraite constituant les prémisses, dans la dernière partie du parcours de vie qui s’allonge avec la civilisation, d’une vie échappant à la vente-achat de la force de travail et ouvrant la voie à un développement de forces productives le permettant toute la vie : une activité libre et créative de la personne se substituant au travail marchand et contraint.

Certes, ceci est une affaire de générations, d’un processus de construction consciente, et peut aller plus vite qu’on ne pense car le besoin est grand, et la crise économique, écologique, ergologique révèle ce besoin urgent.

L’épisode de la contre-réforme macronienne des retraites et de la réponse populaire qui lui est donnée, n’est pas un épisode circonstanciel. Il marque, qu’elle soient les suites et la forme du futur immédiat, une nécessité pour une poursuite d’humanisation de notre espèce, de sa conscience dans cet univers et de son plaisir de vivre qui est la condition concrète de la vie pensante et non un sentiment éthéré au-dessus de la matière, donc inexistant.

Pierre Assante. 26 février 2020. 

L’Épilogue, le vrai :

À Catherine Ixe,

Un peu à la façon de la fin du "Talon de Fer" du roman de London, Je t’écris À toi et peut-être À d’autres ce que je ne peux encore publier :

Les adhérents du Parti dont le nombre reste non négligeable dans le tableau de la situation politique de la démocratie bourgeoise en crise dans la crise économique systémique qui s’aggrave depuis les années 1960 et s’accélère exponentiellement aujourd’hui, se comportent quelquefois, pour caricaturer,  plus comme des « paroissiens » que comme des militants conscients. L’ostracisme médiatique du capital qui les frappe a tendance à les faire fonctionner entre eux. Ils ne créent pas la barrière mais la subissent.

Héritiers d’une révolution industrielle nationale qui a créé de grandes concentrations ouvrière de main-d’œuvre, et les droits sociaux que la lutte ouvrière et eux-mêmes ont permis, ils se retrouvent dans une mondialisation informationnalisée qui est allée plus vite que ne pouvaient aller la conscience collective sur elle. Ce qui les rend en partie hostiles à une évolution subie plus qu’acceptée et insuffisamment conscients de ce qu’est véritablement le libéralisme au paroxysme dans lequel ils vivent. Cette relative inconscience a par conséquent des effets négatifs sur ce que peut être l’action communiste. Et cette hostilité se manifeste sentimentalement contre la personne qui exprime toute volonté trop insistante de dépasser le dogme des normes antécédentes, internes et externes, quelquefois mépris et plus, une certaine indifférence aux propositions de formation de fond sur les théories touchant à l’organisation nouvelle de l’économie et du système financier et à l’organisation nouvelle du travail, étapes vers une transformation qualitative du mode d’échange et de production, qui aboutit à les écarter relativement en les marginalisant relativement. En attendant que naisse les conditions d’une catharsis de la crise et de l’évènement qui éclate en elle. C’est la longue histoire de l’autodéfense des faibles, dans l’écrasement du talon de fer qui ne réussit pas à les anéantir mais les handicape. C’est un sable mouvant dont on sort avec difficulté mais peut-être brutalement, et avec surprise...

Certes dire cela, c’est voir le côté noir unilatéral d’une situation. Je suis toujours adhérent du PCF et surtout communiste. Et ce qu'il dit, ce que je dis de négatif ne gomme pas le positif, les solidarités, l’humanité qui se manifeste à l’intérieur et vers l’extérieur.

Mais comme d’autres, et tout un chacun, je suis épuisé quelquefois d’espérance. Le dernier congrès a suscité l’émergence de camarades rapidement et en partie étouffée par les préoccupations d’un quotidien qui voile l’horizon et qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement. Cela s’est produit dans le passé, mais n’est sans doute pas systématique. L’homme ne résout que les problèmes qui se posent et dont la résolution devient indispensable : quand un système ne répond plus du tout aux besoins. Certes la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, conduit à une énorme crise sociale. Il faudra peut-être une personnalité à la  Lénine et une équipe avec elle pour répondre à cette crise sociale. Si la démocratie du « que, quoi, comment produire » réclame une participation généralisée citoyenne et de salariés en premier ressort, cela passe aussi par l’intervention d’analyses, de propositions de résolution et d’action avancées.

Illustration de l’état du moment : le petit jeu que mène le pouvoir sur « la chute du mur » est tragique. La chute du mur est une défaite de ceux qui voulaient une démocratisation du « socialisme réel » et en même temps une victoire écrasante du libéralisme qui en construit partout, des murs, de toute sortes et tous empêchant le développement d’un processus humain en santé, que les capacités scientifiques et civilisationnelles accumulées pourraient permettre et permettront si nous dépassons, avec le temps et la volonté cette phase dangereuse. Ma lassitude de santé et d’âge, sensible dans ces mots, est sans doute responsable de mon état mental souvent débile, et de l’usure de mes capacités militantes. Dans un état de réception insuffisante de la théorie (pas de pratique révolutionnaire sans théorie révolutionnaire, on le sait depuis l’antiquité et Les Lumières ont précédé la révolution bourgeoise), la littérature, le roman peut jouer un rôle, accessoire mais catalyseur de la « réaction chimique » entre le salarié et la théorie économique marxiste. Lampedusa a exprimé la fin d’un système et de sa civilisation dans « il Gattopardo » dans et sur une autre période historique que la nôtre… Il ne s’agissait du remplacement d’une domination par une autre. Ce n’est plus le besoin actuel qui demande une civilisation de toute l’humanité. Cette petite réflexion pourrait être le début d’une nouvelle littérature… par d'autres que moi évidemment, tout seul, j'en suis bien incapable.

Amitiés

Pierrot. 8 novembre 2019.

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 04:45

LE CORONAVIRUS19, LES SANCTIONS USA DANS LE MONDE ET LA PANIQUE BOURSIÈRE : RÉGULATION ET MOINS MAIS MIEUX.

 

Il y a le discours théorique sur la fragilité de l’humanité, la fragilité humaine. Et puis il y a la réalité de cette fragilité qui apparait dans sa réalité. C’est le cas dans la crise du coronavivus19. Et c’est d’autant plus le cas quand elle apparaît dans des pays occidentaux qui se pensent hors des dangers de toutes sortes et des guerres en particulier.

A plus ou moins cent-dix ans, nous voyons un cycle se « reproduire » dans des conditions fort différentes du point de vue du niveau des forces productives, c’est à dire des moyens matériels qui engendrent les crises ou à l’opposé permettent de lutter non contre les causes, mais contre les effets. C’est le cas des moyens médicaux et de l’organisation médicale, comme des moyens techniques et économiques globaux, qui ont cru d’une façon très importante mais ne garantissent pas des résultats de façon absolue, évidemment. Ce cycle historique d'environ 100 ans ne contredit pas les cycles de crise économique de 10 ans, de 30 ans et la crise systémique de longue durée qui confirme une crise générale systémique exigeant une transformation-sortie du système. Cycle de 100 ans de la guerre économique et ses conséquences militaires, de la crise sanitaire, de la surchauffe en période d’expansion du capital, et de pénurie en période de sous-consommation et/ou de sur-épargne.

Il ne s’agit pas seulement d’une crise financière galopante, il s’agit d’une crise de production mondiale en chaîne.

 

Lorsque le CAC 40 chute de près de 4% et les bourses mondiale chutent de même à l’annonce de la crise sanitaire italienne confirmant un phénomène mondial, ce n’est pas la crise italienne qui est la cause, c’est la fragilité du système financier basé sur le critère d'investissement P/C (Profit/Capital) en tant que moteur systémique et dominant de l’économie mondiale.

La Chine, première victime de l’attaque sanitaire, est pourtant, dans le système mondial, l’entité qui s’est donné les plus importants moyens politiques de régulation du capital. Ces moyens ne sont pas basés seulement sur des capacités d’intervention autoritaire, mais surtout sur un contrôle politique des mouvements du capital, et en cascade, sur le système économique et social en crise systémique. Ceci tant sur le plan du développement que de la réponse aux dangers de régression et aux régressions effectives. Cette régulation, quoique relative dans sa dépendance au système financier mondial et la crise générale du capitalisme financiarisé, mondialisé, numérisé, peut lui donner des moyens de surmonter la crise sanitaire et financière du moment. Plus que d’autre pays, malgré les apparences majeures du moment. Certes, la lutte du moment ne contient pas le fond de sécurité minimum à long terme.

 

Les sanctions USA sur le monde affaiblissent l’état global du monde. Mais elles ne sont pas principalement d’ordre politique. Les décisions politiques de sanction sur le monde et leurs effets tragiques tiennent essentiellement à la guerre économique induite par le système et sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. C’est la crise globale de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et de la Vente-Achat de la force de travail à son paroxysme, illustré par la contre-réforme macronienne des retraites, c’est-à-dire de la partie de la vie qui échappe relativement à cette vente-achat.

La réponse relative mais réelle possible aux fragilités sociales, il serait temps d’en faire l’ordre du jour du monde. Il existe des hypothèses de sortie de crise systémique et de construction d’un nouveau système basé sur les besoins sociaux et non plus sur le profit. Evidemment il s’agit d’imaginer et de mettre en œuvre un processus. Pour atteindre un point dans un itinéraire il faut d’abord imaginer un trajet, ses contours, ses retours et ses reprises, au-delà du gauchisme de l’ « il n’y a qu’à… ».

 

La proposition de loi « Sécurité-Emploi-Formation » pour une stabilité relative des conditions humaines de production et de vie, l’usage du crédit, de la création monétaire, des Fonds, des systèmes bancaires et financiers locaux et mondiaux, en fonction des besoins de développement humain et sa complexification-condensation, cela est à la portée de l'humanité si tant est qu’elle soit capable de générer les luttes sociales mettant en cause la détention du pouvoir de l’argent par le critère P/C maintenue par une minorité sur les rails, et en posture de dérailler avec l’ensemble de la société. La transition du critère P/C (Profit sur Capital) vers un critère VA/CMF (valeur ajoutée sur capital matériel et financier) peut faire partie de ce processus de sortie du système moribond qui nous entraîne avec lui, et d’une construction d’un système nouveau en santé, à tous les sens du terme..

Moins mais mieux, c'est cela, et non pas la « décroissance » sans attributs. Ce n'est pas la croissance de l'humanité qui est en cause mais la croissance capitaliste et ses critères de gaspillages des ressources humaines et naturelles.

 

Pierre Assante. 25 février 2020.

 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 14:14

 

UNE TENTATIVE PÉDAGOGIQUE D’EXPLICATIONS ÉLÉMENTAIRES SUR LA CRISE

EN MAI 2009

CRISE DU CAPITALISME ET TRAVAIL

quelques idées sur la crise nécessaires pour en chercher l’issue.

 

Il y a quelques mois, les médias « grand public » ne parlaient pas de crise du capital.

Depuis, elle est commentée, reconnue, développée.

Nous allons soutenir ici quelques idées sur la crise, nécessaires pour en chercher l’issue.

La crise de 2009 n’est pas née en 2009. Dès les années 1970, la crise de ce que des économistes  appellent la suraccumulation du capital s’aggravait.

2009 manifeste son accélération et son approfondissement.

Nous affirmons que la crise de 2009 n’est pas du même ordre que celle de 1929. Elle part des mêmes tendances du capital à se suraccumuler, de la même tendance à la baisse du taux de profit qui est son talon d’Achille.

L’expansion du profit tiré par la masse croissante de la production alors qu’il tend à diminuer sur un objet produit du fait de l’accumulation du capital constant (pour aller vite, celui investi dans les machines de plus en plus complexes) est limitée : à cette tendance s’ajoute une révolution des moyens de production qui rendent ces tendances bien plus aigues. Cette révolution tient aux techniques de production et d’échange, de gestion au niveau mondial, reposant sur l’informatisation qui décuplent et plus les capacités productives.

Le niveau de capacité productive se trouve en contradiction insoluble avec le mode de production. Ce niveau qui introduit des possibilités de plus en plus grandes d’automation se trouve en contradiction insoluble avec la baisse relative de la production par la main d’œuvre qui est la base de la production du profit.

La limitation des besoins par le profit qui est la loi du capital devient ainsi contradictoire avec un développement d’une société en équilibre-déséquilibre rompu entre son besoin du consommateur et son besoin de geler ou détruire du capital sur accumulé.

Les techniques du capital en matière de drainage vers les grands groupes financiaro-industriels privés ne sont pas un « plus » de la politique opérationnelle du capital, mais l’essence de la forme actuelle du capital comme il fut par le passé un capital de marché national ouvert sur le monde, puis, un capitalisme monopoliste d’Etat, puis un capitalisme mondial s’appuyant à la fois sur les Etats et les institutions mondialisées du capital. En ce sens on comprend la dé-adhérence relative de la politique du capital vis-à-vis de la direction Etatsunienne du capitalisme. De même le renforcement de ces institutions mondialisées et leur capacités d’intervention incomparables avec celles de 1929 et celles de l’après guerre.

La mesure quantitative de la valeur d’échange marchand, qui est nécessaire aux échanges, sans laquelle il n’y a pas d’échange possibles dans le système capitaliste, s’en trouve à la fois rigidifiée et dissoute. Pas seulement par la variété des conditions de production (géographiques, d’ententes et guerres locales ou internationales, de phénomènes multiples et complexes difficiles à suivre même pour les gestionnaires du capital, bourses et Etats compris), mais par cette construction nouvelle de la production mondialisée et informatisée, des besoins qu’elle crée, des aspirations qu’elle suscite, y compris dans les propres rangs de la grande bourgeoisie, et de la collision entre les besoins et les capacités de les satisfaire.

Il ne s’agit pas de défendre ici un développement de la production dite matérielle continu sans la qualité nécessaire à un développement durable, mais de libérer les forces productives nécessaires à une abondance générale, notant que la production dite matérielle contient indissolublement la production idéelle, symbolique, contient toute l’histoire, l’activité de l’humanité dans sa diversité et sa complexité, de même celle de la nature dont l’humain n’est qu’une partie consciente de l’univers dont les parties et les fonctions sont indissolubles les unes des autres.

En ce sens, dans la société capitaliste, le « travail stricto sensu », salarié, marchand, qui est l’activité initiale et de dernière instance de la production matérielle et morale nécessaire à la vie humaine et sa santé, est au centre de la transformation du mode de production. Et le politique lui est totalement lié. On peut même dire que toute politique qui tend à s’en détacher est vouée à la momification, à la fossilisation, se stérilise, ce qui explique la dégradation actuelle de la démocratie institutionnelle et le recours mondial à toute les sortes de retour à l’autoritarisme et au despotisme qui de toute façon n’apportent aucune solution évidemment.

Il ne peut y avoir de vie et donc de mouvement sain de la vie si l’organisation micro et macro de l’activité humaine ne trouvent pas une cohérence mutuelle. Quelle que soit l’aspiration au changement politique, il n’est que formel s’il ne fait pas appel à cette cohérence du travail stricto sensu, salarié, donc s’il ne tend pas à libérer l’activité humaine du salariat, c'est-à-dire de la mesure quantitative de la valeur d’échange qu’est cette marchandise particulière qu’est le travail en système capitaliste.

Une autre organisation du travail, de la production, une démocratie s’étendant de l’activité individuelle à la cohérence générale de la production, la démocratie locale et globale du « quoi et comment produire », ce n’est pas un élément de la transformation politique, mais sa base et sa condition première. Comment chaque travailleur se détermine dans son travail, ce doit être la base de toute démocratie car elle détermine ce dont les humains ont besoin et comment ils peuvent répondre à ceS besoins.

Le besoin est un fantôme dans les rapports humains capitalistes. Il est voilé et en partie stérilisée par cette abstraction du travail que constitue le salaire, mesure quantitative de cet échange marchand. Le développement des forces productives ouvre une mesure qualitativement nouvelle de l’échange, c’est le besoin. Cette mesure qualitativement nouvelle existe en gésine, en prémisses dans la société capitaliste. La Sécurité Sociale en donne une représentation concrète, mais pas seulement elle. Vous trouverez partout ces embryons dans la vie quotidienne. Lorsque vous vous procurer sans payer un remède, il vous est fourni dans la mesure de votre besoin et non en fonction de sa mesure de valeur marchande. Que la sécurité sociale subisse et de graves blessures et la substitution par des assurances privées et un signe de la résistance du capital aux transformations qualitatives de la société qu’il induit lui-même.

La transformation qualitative de la mesure quantitative des échanges, ce n’est que la mise en commun du travail humain….ouvrant d’autres voies aux capacités humaines individuelles et collectives, aux capacités de la personne. Mise en commun du travail humain développée et démocratique, formule qui est une double tautologie, mais qu’il n’est pas inutile de préciser.

La transition de « à chacun selon son travail » à « à chacun selon ses besoins », ce n’était donc pas une formule, mais une vision particulièrement perçante de l’avenir possible.

De même il n’y a aucune disjonction possible entre la transformation qualitative de la mesure de l’échange et la transformation qualitative du travail en activité libre faisant appel au développement des aptitudes et des capacités individuelles et collectives, au développement de la personne. Cela commence dès à présent par la reconnaissance de l’activité de l’autre, de sa formalisation, de son mouvement. Tout le contraire d’un taylorisme qui n’a d’ailleurs jamais pu tout soumettre à sa loi sous peine de tuer tout.

Comme le dit le Prince Salina dans « Il Gattopardo », le sommeil, l’endormissement, qu’on appellerait aujourd’hui la démotivation, est la conséquence de la domination. L’exigence de la motivation est ridicule si elle s’accompagne d’une division du travail sur des bases de classe et son maintien. Mais chacun sait qu’une libération dépend avant tout des dominés eux-mêmes qui en se libérant libèreront la société entière. La mort de Salina n’est pas seulement la mort de sa caste : c’est les prémisses de celle de la société marchande qui en poursuivant son développement et celui des forces productives, s’oppose à toute caste et transforme les producteurs, le salariat sous ses diverses formes et ses diverses fonctions, celle de la production directe en particulier, en fossoyeur du capital donc du salariat lui-même.

Pierre Assante, 10 mai 2009.

Un MANIFESTE publié en Janvier 2006 qui revient à « l’ordre du jour »  :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 21:05

 

Publié la première fois le 20/20/2020

malaise de l’idÉologie dominante.

AU  SUJET DE L'AMOUR...

 

Pascal est l’expression du malaise de l’idéologie dominante de l’Ancien Régime comme Foucault etc… celui de ce régime-ci et du mode de production et d’échange-ci.

Hier soir, « Grande librairie », des autrices-auteur d’ouvrages sociologiques et romans sur l’amour. Intéressantes causeries, échanges entre les auteurs. Mais jamais un échange ne m’a fait plus sentir ce qu’est la philosophie idéaliste comme cette-fois ; et la confusion entre l’état de conscience du moment et un besoin nécessaire et vital à une aspiration en un idéal concret et en mouvement.

Le « débat » sur l’amour est le lieu par « excellence » de la dichotomie idéaliste corps-esprit. London et Strunsky expriment bien cette dichotomie dans « Rien d’autre que l’amour », et il n’est pas certain qu’ils n’y succombent pas eux-mêmes ; ils sont tous deux plus littéraires que scientifiques et risquent la dichotomie sciences/littérature elle-même.

Dans « Le talon de fer », les exposés railleurs et justement agressifs du héros sur les lois du capital aux petits et moyens capitalistes déboussolés, sont justes sur le fond mais limités et conduits à une certaine caricature. On ne peut écrire en un bref discours « Le capital ». C’est peut-être ce travers-là qu’a subi le mouvement ouvrier dans ses difficultés de passer de la contestation à la construction sociale sur d’autres bases, issues à la fois de la continuité, de la transformation et du saut qualitatif.

Je reviens sur le nucléaire à la suite d’une réponse d’un cher ami sur « 20 thèses ». Je m’accorde sur la dangerosité du nucléaire, et en matière de besoins en énergie, comme du nucléaire militaire. Je réaffirme mon opinion sur la moindre dangerosité par rapport au CO2, et la crise écologique dans tous ses multiples effets mortifères. J’insiste sur l’abandon relatif et dramatique d’une politique de sécurité du nucléaire. Et j’insiste encore plus sur le besoin impérieux de recherches coopératives internationales pour une transition énergétique. ITER en est un exemple hélas trop ignoré et trop long à mettre en place, financièrement entre autre, le critère profit, le rapport P/C en étant une cause majeure.

Tirer l’énergie de l’énergie des atomes est certainement la seule voie possible au développement en besoins d’énergie, et sous les formes les moins « coûteuses », les moins dangereuses qui sont certainement les formes scientifiques les « plus élémentaires », les progrès scientifique démontrant que la condensation-concentration des progrès et la complexification vont de pair.

Les ITER de toutes sortes devraient éclore par dizaines dans le monde. Comme la crise écologique, la pénurie énergétique relative au développement-complexification de l’humanité, dans un mode de production et d’échange en contradiction avec ce développement-complexification, et sans transformation en santé de ce mode, ne peut qu’entrainer une destruction d’une partie plus ou moins grande de cette humanité.

Une société, corps-soi multiple peut être en santé relative ou malade, ou en danger de mort ou morte. La santé relative dépend des capacités de production, de sa qualité, et d’un type de mode de production et d’échange en accord relatif avec le moment historique de développement et son mouvement processuel.

La contradiction du mode de production et d’échange contenue dans le rapport P/C (Profit sur Capital) comme critère « d’investissement » demande une transformation du mode de production et d’échange dans une civilisation de toute l’humanité. Le mode de production et d’échange  ici et maintenant dans le monde  est issue de la longue histoire de la société marchande M-A-M’ puis A-M-A’, de l’accumulation privée, de la vente achat de la force de travail. La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital dans la révolution industrielle et aujourd’hui dans la révolution industrielle numérisée, et le capitalisme mondialisé et financiarisé qui l’induit en rapports allers-retours dialectique, entrent en conflit avec les besoins écologiques, anthroponomiques, ergologiques, et culturels au sens le plus large historiquement ici et maintenant.

J’en reviens, à propos de l’amour, à la dichotomie entre affectif et biologique, culturel et économique. Il n’y a rien de plus positivement idéal et idéel que la rencontre de l’affectif et du matériellement vital, avec tout ce que cette rencontre peut contenir de diversité et de multiplicité. Mettre en contradiction le biologique et l’affectif, comme mettre en demeure l’individu à l’obligation un mode de vie sont les deux bouts d’une même maladie de la civilisation ou le droit naturel est écrasé par la valeur marchande, la valeur d’échange de la marchandise et de la valeur d’usage qu’elle contient que la valeur marchande contraint,  et ce qu’elle contient de religieux.

L’affectif et le matériellement vital sont tous deux on ne peut plus matériels et unis dans le mouvement humain, partie du mouvement de la nature, de l’univers qui est le nôtre, conscience réelle et historiquement limitée de la nature sur elle-même. Les limites du moment tiennent, entre autre, au niveau du moment des forces productives et ce qu’elles permettent comme produits et savoirs de survie et de développement; savoirs sur le réel et ses transformations et auto-transformations de et par l’homme lui-même : il s’agit du rapport dialectique entre produits, qualité des produits par rapport aux besoins historiques, et forces productives.

La reproduction élargie de la société, dont fait partie l’amour, est une reproduction productive, biologique, culturelle unie, dont la base est le travail, et le travail pas nécessairement esclavagiste, servile, salarié, contraint, mais créatif d'humanité à l'infini jusqu'à un type de transmission plus large qu'elle.

Pierre Assante. Jeudi 20 février 2020.

_______Schéma extrait de "2 questions pour procéder", essai sur l'ergologie à partir des travaux d'Yves SCHWARTZ. ___________P.Assante.__________

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

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Lien sur le Recueil « 20 thèses »

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LES 20 THESES SONT EN PAGE 2 DU RECUEIL

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LE RECUEIL "Le 5 Décembre"

Le premier article de ce recueil  a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019.

LIRE LE RECUEIL

Cliquer

ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

 

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LE RECUEIL "L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE,

ECONOMIE ET ERGOLOGIE"

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 08:27

 

Yves DIMICOLI. INTERVENTION SUR LE DOLLAR

 INITIATIVE MONDIALISATION

(Paris – 07 et 08 février 2020)

 

Le dollar est la clef de voûte du système de domination néo-impérialiste mondial des États-Unis.

Monnaie nationale instituée, de fait, monnaie commune mondiale de domination, il est au cœur d’un nouveau choc systémique qui se profile, plus profond que celui de 2007-2008. D’où l’absolue nécessité de commencer à travailler en commun à une émancipation, en s’appuyant sur toutes les forces sociales de « dé-dollarisation » dans le monde pour aller, à partir de la monnaie du FMI (Droits de tirage spéciaux) transformée et une refonte démocratique des institutions monétaires et financières internationales, vers la promotion d’une véritable monnaie commune mondiale de coopération qui soit, en fin, celle de toute l’humanité.

 *

 * *

I – Le dollar monnaie mondiale commune de domination :

Actant l’hégémonie occidentale des États-Unis d’après guerre, la conférence de Bretton Woods consacre, en 1944, leur monnaie nationale comme monnaie internationale : il sert à définir les autres monnaies nationales et lui seul est convertible en or.

Dés la fin des années 1950, l’expansion impérialiste des groupes américains, en Europe et en Amérique latine notamment, fait s’enfler les déficits extérieurs des États-Unis. Cela alimente le monde en dollars replacés auprès du Trésor américain, relayant les aides Marshall pourvoyeuses jusqu’ici de cette devise aux partenaires des États-Unis.

C’est alors que prend forme le « dilemme de Triffin » du nom de celui qui, le premier, l’a décrit :

- Soit la balance globale du pays de la monnaie internationale est déficitaire, ce qui permet aux autres pays de disposer de moyens de paiements, mais cela sape à terme sa solvabilité et, donc, la confiance dans sa monnaie ;

- Soit sa balance est excédentaire, mais cela provoque un manque de liquidités internationales et une crise.

Or, en 1971, le déficit extérieur américain croissant et la flambée des dépenses pour la guerre au Vietnam font perdre confiance dans le dollar. Les détenteurs non américains demandent aux USA de les convertir en or jusqu’à risquer d’épuiser les réserves de métal jaune détenues, à titre de garantie, dans les coffres de Fort Knox1

. Nixon décide alors unilatéralement l’inconvertibilité du « Billet vert » en or. C’est la fin de Bretton Woods……

 

…..SUITE :  ici

https://www.economie-et-politique.org/wp-content/uploads/2020/02/04_01_Dimicoli.pdf

 

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 11:32

L'ennemi commun :

les grands groupes

monopolistes financiers

Intervention de

WANG LIQIANG,

Chercheur au CASS Chinese Academy of Social Sciences, Beijing

lors des rencontres internationales « Que faire face à la mondialisation capitaliste ? » organisées les 7 et 8 février derniers par le PCF et Économie et politique.

 

Les groupes monopolistes financiers internationaux (banques, fonds d'investissement, sociétés de gestion d'actifs) contrôlent, de façon inédite, des milliards et de milliards d’argent. le niveau de monopole d’aujourd’hui est exceptionnel. A l’exception des dirigeants de ces groupes, tous les membres de la société sont victimes de leur exploitation.

C’est la raison pour laquelle nos sociétés sont endettées et déchirées. Ces groupes monopolistes financiers détiennent une fortune bien fois plus importants que le total des PIB de tous les pays du monde. Sur n’importe quel marché financier, c’est eux qui dirigent les flux financier, le haut et le bas des bourses.

Ces groupes multiplient les crises sur les marchés financiers et privent de nombreux pays de leur droit au développement, ce qui est à l'origine de plus de 60 pays en faillite et de la poursuite des flux de réfugiés dans le monde.

La dette du Gouvernement des États-Unis augmente rapidement et la crédibilité du dollar est remise en question dans le monde entier. Mais, les États-Unis menacent leurs créanciers de subir d'énormes pertes économiques s’ils osent remettre en cause leur monnaie, le dollar.

D'autre part, une attaque militaire flagrante est prête pour ceux qui abandonnent massivement les dettes des États-Unis. Les groupes de monopoles financiers poussent activement la financiarisation des économies nationales afin de faciliter leur dépossession.

La délocalisation des industries, la perte d'emplois sont des conséquences directes de ce processus.

Par conséquent, au niveau international, nous devons encourager le FMI à entreprendre la réforme du système monétaire afin de débarrasser le monde de la menace de l'effondrement du dollar des États - Unis…..

 

…..SUITE SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/wp-content/uploads/2020/02/06_01_DurandJM.pdf

 

LIEN SUR LES RENCONTRES :

https://www.economie-et-politique.org/2020/02/20/rencontres-internationales-des-7-et-8-fevrier-2020/

 

Documents à télécharger :

 

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 08:08

 

Pierre IVORRA.

L’Europe, Hegel, le maître et ses esclaves

Chronique dans " L'Humanité " de mercredi 19 février 2020

 

L’Allemagne peut actuellement apprécier la justesse d’une théorie élaborée par l’un de ses plus brillants philosophes, la théorie du maître et de l’esclave. Dans la « Phénoménologie de l’esprit », Georg Wilhem Hegel montre qu’il ne saurait y avoir de maître sans esclave. Dans la mesure où tout être conscient de soi ne devient maître que par la possession d’esclaves, le maître dépend de l’esclave pour exister en tant que maître. Cette dialectique vaut pour bien des relations humaines, des rapports de classe, au-delà même de l’esclavage.
Notre voisin domine l’Europe et, avec le soutien et la servilité des grandes bourgeoisies européennes et de leurs gouvernements, impose aux peuples qui y résident et également au sien, une austérité aux effets désastreux. L’industrie allemande a ainsi accumulé des excédents sur ses partenaires, enfonçant leurs entreprises ou prenant leur contrôle, imposant sa technologie et ses intérêts, contribuant de fait à d’importantes suppressions d’emploi et à la hausse du chômage. Cette stratégie explique à la fois la montée en puissance de l’économie de notre voisin et ses difficultés actuelles, celles aussi du peuple allemand. Le maître qui épuise ses esclaves ruine en même temps les conditions même de sa propre puissance.
En affaiblissant ses partenaires, l’Allemagne a de fait tracé les limites à son ascension. Afin de surmonter celles-ci, le pays a pris le large au-delà de l’Europe, redéployé ses exportations de marchandises et de capitaux vers les Etats-Unis et les marchés en croissance, en Asie surtout. Mais il rencontre de nouvelles limites : Le repli de la croissance outre-Atlantique et en Chine a un effet direct sur son commerce extérieur et sur sa situation. C’est ainsi que son PIB a progressé de seulement 0,5 % en 2019, et risque de ne croître que de 1 % en 2020, après 2,2 % en 2017 et 1,4 % en 2018.
Ce sont là les effets de la « concurrence libre et non faussée », l’un des principaux piliers de la construction européenne telle qu’elle a été conçue.
Le règne de la loi du plus fort se retourne contre ce dernier et il serait illusoire de croire qu’il suffirait de quitter l’Europe pour s’abstraire de telles relations. Il s’agirait plutôt de commencer à changer les règles du jeu et à substituer aux seuls rapports de force des liens de coopération. Cela revient à proposer que les esclaves deviennent les maîtres, pour reprendre la parabole de Hegel, que les peuples dictent leur loi, imposent leurs propres critères fondés sur le développement de l’emploi, des salaires, de la richesse utile, sur la maîtrise des réseaux de l’argent.

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