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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 06:23

 

Walter BENJAMIN et Karl Gustav JOCHMANN

 

Ne sortant pas d’un Sanhedrin marxiste et ayant adhéré assez tardivement à un mode de pensée qui n’était pas dans sa culture originelle, Benjamin se sert d’une façon souple -et non  officiellement canonique-, de la pensée Marx -en développement dans toute ses avancées et errances-, de la dialectique matérialiste.

Ce qui ne l’empêche pas d’adopter des positions partisanes dans le débat et l’action. S’aventurer dans des hypothèses nécessaires au quotidien et à la construction du futur -son processus d’évolution-transformation-complexification causal et aléatoire-, est un exercice dans lequel il s’aventure sans crainte ni certitude figée.

Je suis en train de revoir deux de ses textes composés dans la tourmente de la montée du pouvoir nazi et de l’approche de la catastrophe mondiale de laquelle l’humanité s'est échappé en1944, et dans laquelle la bataille de Stalingrad a été décisive.

La preuve est faite aujourd’hui qu’une victoire militaire -celle des alliés contre Hitler, quelles que soient les motivations des uns et des autres- ne suffit pas à détourner l’humanité de la barbarie et d’un danger majeur  remettant en cause sa santé et sa survie ; rien n’est jamais acquis à l’homme et à plus forte raison quand la force prime sur la conscience de ses besoin sociaux, "matériels et moraux en unité",  de développement individuel et collectifs en unité.

L’accumulation du capital et les contradictions antagoniques et potentiellement mortelles qui en découlent, son indifférence aux besoins sociaux s'ils ne servent pas le taux de profit -malgré ses discours moralistes à prétention esthétique- est toujours là, immensément plus forte, économiquement, techniquement, institutionnellement, idéologiquement.

La pensée de Benjamin nous fait parcourir des chemins dans de nombreux domaines : l’art et sa reproduction, le théâtre et ses époques, les rapports avec l’état des forces productives -pensée et techniques en unité- du moment, la littérature et la poésie, etc.

Benjamin s’exprime dans un état de souffrance lucide sur les dangers du fascisme sur la société -des liens entre capital et fascisme, des illusions-compromission sociales démocrates-, sur l’humanité et sur lui-même, juif, intellectuel progressiste, expatrié, pourchassé, menacé. A quelques moments d’en mourir, semaines et mois, il poursuit contre vents et marées sa prospection de l’état de la pensée humaine, ses besoins, ses handicaps, ses  impasses quelles qu’elles soient d’un bord ou d’un autre de la partition humaine et de la progression de son exécution, progressiste ou non.

Le portrait qu’il nous donne de Karl Gustav JOCHMANN (1789-1830) dans « Les régressions de la poésie », 1939, nous éclaire sur son propre parcours : l’apparence d’un retard historique d'une pensée alors qu’elle est en avance (1) et pour cela est décriée par un conformisme qui sous des dehors de révélation ne relève surtout que du mimétisme ; il s’agit entre autre d’une critique de Jochmann d’un romantisme humaniste « bêlant » dirions-nous aujourd’hui, lié à une incapacité d’analyse du devenant et du devenir.

« …Il existe dans l’histoire de l’homme des phénomènes qui, à première vue, nous apparaissent comme des régressions et, considérés isolément, ont bien pu en être, mais qui en rapport avec d’autres conditions qui les accompagnent, et dans leurs relations plus lointaines avec toutes les époques, témoignaient de la façon la plus évidente des progrès de notre espèce.

Dans plusieurs de ces cas, il n’est guère besoin, pour s’en convaincre, de faire preuve d’une sagacité extraordinaire. À l’exception de quelques esprits livresques, il n’y a guère plus personne qui soit tenté d’admirer, dans ces œuvres gigantesque de la nuit des temps et ces monuments énormes de l’humiliation de millions de journaliers, autre chose que leur masse, guère plus personne, non plus, qui soit tenté de considérer comme un malheur l’impossibilité d’égaler leurs constructeurs et d’avoir la nostalgie du temps des grimaces des prêtres égyptiens, sous le prétexte qu’on édifiait alors les pyramides ; en revanche, il y a risque de malentendu lorsqu’ on voit se réduire,  non pas simplement l’étendue d’un despotisme et de ses effets, mais une sphère d’action intellectuelle, et lorsque certains principes et facultés, sans sombrer uniformément dans l’opinion dominante, perdent une part importante de pouvoir et d’influence. Plus nous continuons à  les estimer, plus l’admiration que nous inspirent les légendes de son ancienne toute puissance reste grande, et plus nous répugne le spectacle de leur faiblesse  actuelle, plus nous avons tendance à penser que de ce qui est passé, tout est perdu, et que, de tout ce qui est perdu, rien n’a été remplacé, toutes ces choses étant irremplaçables…

…Pour Jochmann comme pour Vico, l’image des dieux et des héros qui hantait les anciens n’était ni le produit des prêtres rusés et trompeurs ni le mythe  mensonger  de conquérants avides de pouvoir ; ces images étaient les premières par lesquelles l’humanité évoquait, d’une façon encore peu claire, sa propre  nature, puisant ainsi des forces pour le long voyage qu’elle entamait…».

Citation de Jochmann par Benjamin extraite de « Les régressions de la poésie », 1939. In Œuvres III. Folio essais.

Et dans « Sur le concept d’histoire », 1940 : «… « Thèse » XVI. L’historien matérialiste ne saurait renoncer au concept d’un présent qui n’est point passage, mais arrêt et blocage du temps. Car un tel concept définit justement le présent dans lequel, pour sa part, il écrit l’histoire. L’historicisme compose l’image « éternelle » du passé, le matérialisme dépeint l’expérience unique de la rencontre avec le passé… ».

Voilà deux citations qui sont une maigre illustration de la richesse et de l’inventivité-découverte du travail de Benjamin. Ses écrits autobiographiques (2) montrent à quel point, dans son engagement social incontournable, la lucidité apparaissait  dans les critiques de ses amis, de son « camp », si l’on peut dire cela pour une personne aussi autonome politiquement, et de lui-même dans son propre parcours intellectuel ses continuités et ses sauts biographique et historiques, ensembles.

Il faut lire Benjamin avec grande attention et grande concentration. Et le relire.

Les passages soulignés le sont par le blogueur.

Pierre Assante.26/07/2021 06:04:19.

(1) Citation de Paul Valéry par Benjamin : « Les romantiques s’élevaient contre le XVIIIème… et accusaient aisément d’avoir été superficiels des hommes infiniment plus instruits, plus curieux de faits et d’idées, plus inquiets de précisions et de pensée à grande échelle qu’ils ne le furent jamais eux-mêmes ». J’ajouterai que ce point de vue de Valéry ne condamne pas le romantisme et les romantiques, leur magnifique sensibilité et la révolution qu’ils précèdent et accompagnent en durée, au-delà du système en place, mais formule une critique dépassant abstraitement l’état des choses, alors que les conditions de la transformation ne sont qu'en gésine.

(2) Entre autre, débat avec le grand Bertolt Brecht et écrits sur ses poèmes.

 

voir aussi sur ce blog :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 04:17

 

Article publié une première fois sur ce blog le 24/06/2021, 06:57

L’ANGOISSE CASSANDRIENNE. LES JEUNES GENS ET LES GÉNÉRATIONS PRÉCÉDENTES

 

Certes, le « pourquoi » demeure, c’est une propriété de l’espèce humaine dans l’état de ses capacités propres qui ne lui permettent pas d’être, historiquement, et depuis les débuts de sa conscience, c’est-à-dire toujours pour elle, et jusqu’à présent, autrement que dans cet état énigmatique.

Mais, elle progresse à grand pas dans l’expérience et la connaissance du « comment », sans quoi elle n’aurait pu survivre, répondre au jour le jour à son problème de subsistance matérielle et morale, en unité ; son évolution-développement-complexification est cependant face à une limite, celle de la société de classe, progrès palliatif et aléatoire aux besoins de développement-accumulation,  millénaire, ayant succédé au communisme primitif.

Le progrès de l’expérience et de la connaissance, circonscrit à une « élite », élite reposant sur l’activité de la masse sociale, a pour handicap, handicap s’aggravant vers la mort du mouvement de ce progrès, celui du règne de l’argent devenu capital : de son accumulation-suraccumulation-dévalorisation du capital dans le cycle A-M-A’.

Non, jeune gens, la menace du dérèglement climatique et ses conséquences n’est pas à faire porter sur les générations précédentes, mais sur le pourvoir de l’argent qui s’oppose à la résolution des besoins humains, et dont le critère de fonctionnement des entreprises, des Etats et du Monde du capitalisme mondialisé et numérisé est le calcul du rapport entre le profit par rapport au capital investi, P/C.

Si les générations précédentes sont tombées dans le piège tendu par l’argent, ces générations et la vôtre et vous-même y sont plongées, aveuglées par les conditions matérielles de vie qui ont été imposées par ce système et ceux qui le dirigent avec leur mode de pensée correspondant, acquis, et maintenu par la puissance que la révolution scientifique et technique donne à l’argent, à la financiarisation.

La révolution scientifique et technique est comme la langue d’Esope, la pire et la meilleure des choses, tout dépend de l’usage qu’on en fait.

Hurler dans le silence étourdissant, à l’instar de Cassandre, pour alerter sur les conséquences de la dictature de l’argent pour l’humanité, y compris sur le plan du climat, sans être entendu est une douleur incommensurable, la plus grande des douleurs, puisqu’elle révèle non seulement le danger de disparition de l’homme individu dans la fin de sa vie, mais sa survie dans la transmission à l’humanité de son activité puisque l’humanité elle-même est menacée de disparition. Double mort et mort définitive.

« L’élite » n’est pas « plus consciente » que la masse, au contraire puisque sa fonction de maintien de l’Etat présent lui cache le besoin qualitatif de transformation.

Mais tout acte de la nature et dans la nature demeure dans son processus. C’est dont une espérance et une désespérance que contient « l’angoisse de Cassandre », plus que sa colère. Le besoin d’espérance et le besoin de désespérance vont de pair : ils expriment un manque dans le processus, et comme toute douleur alerte du mal à surmonter que la douleur signale, mais que seul le travail de pensée et de conscience  sur l’action sur la réalité, peut résoudre. Espérance et désespérance poussent toutes deux à agir, mais seulement dans la mesure où leur taille ne submerge pas, en tant que ressentir, que sentiment, dans notre conscience et notre volonté,  la réalité qui les fait naître.

Le retour des rites, des tabous sans lien avec la réalité présente, combattus par les générations précédentes, jeunes gens, combattez-les aussi, dans ce moment où ils tentent de s’imposer comme réponse erronée au pourvoir de l’argent !

La pire des douleurs cassandriennes est de ne pas trouver non seulement dans l’humanité entière, mais aussi autour de soi, auprès de soi, en fonctions maternelles et paternelles réunies, cette même interrogation et cette même tentative de réponse, c’est à dire de ne rien trouver qui rassure et pousse à la confiance et à l’action.

Garder les yeux grands ouverts devant le danger n’est courage que si la vision du danger pousse à l’attaquer résolument. Combattre le refus d’admettre l’auto-formation de l’homme, la formation-évolution-complexification de l’homme par lui-même dans le  processus universel, le combattre contre la conception religieuse immobiliste, est une tâche essentielle pour l’humanité. La réponse économique aux besoins humains est inséparable de la réponse philosophique, celle de la « philosophie du devenir », des conditions matérielles d’existence et des mentalités qu’elles créent et qui perdurent au-delà de leur création historique, et qui font que le mort saisit le vif et handicape son processus.

Pierre Assante. 24/06/2021 06:14:54.

 

voir aussi sur ce blog :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 22:58

Disparition. Henri Deluy, poète communiste, métiers de plume, métiers de bouche

Le poète communiste Henri Deluy est décédé le 20 juillet. L’historienne et psychanaliste

Élisabeth Roudinesco a souhaité lui rendre hommage dans l’Humanité.

 

Né à Marseille le 25 avril 1931, Henri Deluy aura occupé une place centrale dans le champ de la poésie française et internationale de la deuxième moitié du XXe siècle. Auteur d’une centaine de titres, dont de nombreuses anthologies, initiateur en 1990 d’une Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne qui eut un franc succès, il était le fils d’un peintre en bâtiment et d’une coiffeuse d’origine italienne. Il se confronta d’emblée au cosmopolitisme de la cité phocéenne, où se mêlaient tant de cultures et de langues issues du monde méditerranéen, entre le Levant, l’Afrique et l’Occitanie.

Aussi fut-il habité autant par la fièvre voyageuse que par le rêve de devenir un aventurier des mots et de l’écriture à la manière d’Arthur Rimbaud ou de Lautréamont. Il cultivait l’art d’un formalisme lyrique inspiré par les Troubadours et traversé par un humour tonitruant à la façon de Benjamin Péret, le poète le plus transgressif du groupe surréaliste. Son engagement de militant communiste allait de pair avec le refus de faire de l’art et de la littérature l’instrument d’une idéologie.

Henri Deluy parlait une bonne dizaine de langues, ce qui lui permit, sa vie durant, d’être partout chez lui et nulle part assigné à résidence : à Moscou, à New York, à Pékin, à Rio de Janeiro, à Mexico, au Népal ou encore aux Goudes ou à la Fête de l’Humanité, toujours installé à la terrasse d’un bistrot, toujours amoureux du tango, toujours nourri de la mythologie des lupanars et des gens de couteaux, toujours en quête de quelques roses de cimetière en céramique qui lui rappelaient sans doute des souvenirs secrets.

Anticolonialiste de la première heure, d’abord anarchiste puis communiste, il fut élevé par Edmond Faure, son beau-père, chef cuisinier sur des paquebots, qui lui donna le goût des bouillons, du pistou, de l’échalote et du poireau en chemise. Henri Deluy mangeait la mer et le chocolat comme il dévorait les livres et les langues, trouvant souvent son inspiration dans des objets insolites : banals cahiers, cailloux usés par la mer, portraits ramassés dans des brocantes. Aussi exerça-t-il, tel un maître des fourneaux, tous les métiers de plume. Poète, journaliste (à la Marseillaise, aux Lettres françaises, à l’Humanité), éditeur, traducteur, organisateur de colloques et de rencontres, libraire, bibliothécaire (à Ivry-sur-Seine).

Pendant plus de soixante ans (1958-2012), il dirigea la revue Action poétique, où se retrouvèrent, à un moment donné de leur destin, les meilleurs poètes français de trois générations : de Joseph Guglielmi à Anne-Marie Albiach, en passant par Jacques Roubaud, Jean-Jacques Viton, Liliane Giraudon, Bernard Vargaftig, Paul-Louis Rossi, Charles Dobzynski et des dizaines d’autres.

Fondée à Marseille en 1950 par Gérald Neveu et Jean Malrieu, Action poétique se nourrissait de l’errance esthétique de ses fondateurs, fils d’immigrés, marqués par la mélancolie nocturne des bars portuaires. À leurs yeux, la vraie vie s’inventait entre le Bar de la Gaieté et le Peano, entre le quartier Vauban et le cours d’Estienne d’Orves. On y célébrait le rire et le tragique, la dérision et l’extravagance, le mime et le sacré.

Très jeune, Deluy avait envoyé des poèmes à Blaise Cendrars, qui habitait Aix-en-Provence. Il fréquenta les Cahiers du Sud, avant de rejoindre en 1954 le comité d’Action poétique, puis d’en prendre la direction quatre ans plus tard.....

......SUITE SUR CE LIEN :

https://www.humanite.fr/disparition-henri-deluy-poete-communiste-metiers-de-plume-metiers-de-bouche-715185

 

voir aussi sur ce blog :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 16:46
30 ans avant la chute de l'Empire d'Occident

 

COUCHES MOYENNES HAUTES ET FIRMES MULTINATIONALES. 

FIN D'EMPIRE ?

 

1) Il Existe une alliance de fait sinon subjective entre couches moyennes hautes et firmes multinationales.

Cette alliance "ruisselle" en miettes du gueuleton d’en haut vers les couches moyennes-moyennes.

Les conditions matérielles d’existence, lorsque la « richesse ruisselle un peu vers le bas» -mais pas en bas il faut le rappeler-, contribuent à une expansion générale de l’idéologie dominante, aujourd'hui celle des multinationales, leur mépris du peuple, leur amour de l’élite et de la méritocratie, la haine de la pauvreté à laquelle personne ne veut être mêlé; personne ne veut y être mêlé,  sinon les pauvres eux-mêmes qui n’ont d’autre choix auxquels s'ajoutent "les plus solidairement sociaux" à la fois « par situation et par choix moral».

2) Ce qui peut rompre l’alliance de fait, subjective et objective entre couches moyennes hautes et les multinationales, et renverser cette alliance et la faire croître dans l’autre sens, au-delà d'un blog minoritaire de lutte, c’est la crise si elle touche gravement ces couches moyennes et en particulier les couches moyennes hautes. 

Elle touchera gravement toute la société : toute mise en place du progrès scientifique et technologique contribue à une augmentation relative et galopante du capital constant dans le capital total, une baisse tendancielle du taux de profit, une suraccumulation-dévalorisation du capital dans son cycle A-M-A’ et un frein à son renouvellement élargi dans ce cycle; c’est-à-dire in fine une crise de subsistance de l’humanité, pendant que le parasitisme de compensation et d’idéologie explose conjointement.

3) Seule une régression de la société, à ne pas souhaiter évidemment, peut constituer un palliatif plus ou moins long à la prolongation de la domination capitaliste, à l’emprise des principes et fonctions libérales du tout marchand, dans toute activité et vie humaine.

Une « fin d’Empire » (1) est dans les possibilités historiques au niveau mondial, et dans ce cas et dans le meilleur des cas d’une telle « fin d’Empire », une dissolution-dispersion « moyenâgeuse » des pouvoirs, des institutions, des productions dans des régressions au niveau des nations et au-dessous, d’une reconstitution-recomposition nationaliste de « féodalités locales » sur le plan de la production industrielle et agricole avec ce que cela comporte de pénuries, de misères « matérielles et morales » en « unité »; et de régression et de destruction possible de populations entières. Une telle situation, si elle n'est pas fatale, on en voit pourtant les prémices dans le mouvement mondial et local de la société, "matériel et moral", économique, politique et culturel : agir pour empêcher le développement de ces prémices est de la plus grande urgence; tout en prenant le temps pour agir efficacement -hors de tout volontarisme et agitation stériles-, liant analyse, théorie et pratique, synthèse et action, selon une formule qui a quelquefois fait ses preuves.

Nous avons constaté la concordance des alliances couches moyennes-couches populaires en Grèce lorsque Syriza a gagné 2 législative et 2 référendums. Mais le rapport de force de la Grèce en Europe, contre le capital et ses institutions politiques, juridiques, militaires et surtout financières, montre que le champ de bataille doit être au moins au niveau de l’UE -s'étendant conjointement et solidairement du local au national et à l'Europe- sinon à un niveau mondial reposant la question du système, de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses remèdes : prise de pouvoir sur l’argent, du local au mondial, droits du travail et organisation du travail en conséquence, sécurité d’emploi et de formation, c’est-à-dire sécurité de production en fonction des besoins sociaux, du processus de développement-complexification de l’humanité, dans une démocratie nouvelle du citoyen et du producteur,  du « que, quoi, comment produire ».

Ceci suppose que l’alliance ne se limite pas à l’alliance couches-moyennes et couches populaires, mais place à son centre l’alliance avec la classe ouvrière et le salariat du local au mondial, ce qui n’était pas le cas en Grèce, évidemment, y compris politiquement dans le mouvement et l’organisation de la protestation elle-même.

Tout ça n’est pas nouveau sur ce blog et ailleurs, mais pas partout, loin de là : et il faut le répéter sans cesse.

4) Les batailles d’aujourd’hui peuvent devenir les succès de demain, d’un demain pas immédiat puisque progresser sur un contenu efficace de la bataille c’est progresser sur une conscience individuelle et collective des remèdes à apporter à la crise systémique généralisée du capital mondialisé, numérisé, financiarisé. Mettre la lumière sur les solutions, les faire émerger du brouillard des idées dans lesquelles nous vivons, dans lesquelles nous sommes plongés est une tâche incontournable; pour dépasser un système archaïque et obsolète de vente-achat de la force de travail.

Pierre Assante. 18/07/2021 16:22:47.

(1) Sur la fin de l'Empire Romain d'Occident :

http://pierre-assante.over-blog.com/article-salvien-de-marseille-de-gubernatione-dei-livre-cinquieme-citations-de-l-empire-et-de-la-barbarie-120933091.html

 

Un lien majeur, pour moi :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 10:29

 

 

Claudine Galea - "Les choses comme elles sont", roman :

 

Sur ce lien :

https://www.youtube.com/watch?v=C35scnaGoOw

 

 

 

"Serre-moi fort" :

Mathieu Amalric adapte une pièce de Claudine Galea d'après la pièce "Je reviens de loin"  publiée par les éditions espace 34.

Sur ce lien :

https://actualitte.com/article/101265/bande-annonce/serre-moi-fort-mathieu-amalric-adapte-une-piece-de-claudine-galea

 

*******

 

VOIR sur ce blog, un lien majeur, pour le blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 06:09

 

« Ce qui est réel dans la perception et la distingue du rêve,

c’est la nécessité enveloppée des sensations….

L’attention extrême est ce qui constitue dans l’homme la faculté créatrice »

Simone Weil

 

 

 

DE LA DOUCEUR ET DE LA PRECARITE

 

 

1

Avec le galet aménagé

l’humain s’est approprié l’objet

 

Ce n’est pas une proie qu’on  dévore

et que l’on abandonne

 

2

Avec le feu

l’humain s’est approprié une énergie

 

3

En s’appropriant son espèce

l’humain s’approprie la pensée

 

Il ne l’a pas faite, il s’en sert

 

Il faut encore du temps pour cela

 

4

On a cru les neurones limités

Puis on a su qu’il s’en formait encore

Puis on a vu les liaisons qui se formaient

Puis on a vu les synapses disparaître

 

On verra que les liens

se transforment

mais qu’ils ne naissent ni ne meurent

sans laisser de trace indestructible

 

5

Quelle trace laissera

la mort glacée de l’humanité

 

6

Je ne dis pas cela pour décourager

Il est beau de savoir pour vivre

 

Borner les frontières du savoir

c’est sombrer dans un sommeil

peuplé de cauchemars

 

7

Notre mythologie à nous

est plus vaste

 

8

à René Char

 

Ce que tu as fait par prétention

t’a fait comprendre la modestie

 

9

La futilité

est plus difficile à saisir

que la profondeur

car elle fuit entre les doigts

 

10

Si tu es avec quelqu’un

qui ne comprend pas ce que tu dis

dis le moins possible

et fais

 

Ainsi vous vous comprendrez mieux

 

11

Ce qui prolonge notre corps

est une illusion de puissance

 

PARTAGER LA PRECARITE

C’EST ALLEGER LA PRECARITE

LE CONTRAIRE

C’EST L’ASSERVIR

 

12

Il n’est de puissance

que dans la conscience

de ce que nous avons accumulé ensemble

 

Faiblesse et précarité

 

13

Il n’y a pas de plus grande sagesse

que la connaissance

de la douceur et de la précarité

 

14

Mère, descend de ton piédestal

 

Impose toi dans la maison

Sur l’horizon

 

15

Oubli, mort de soi et des autres

 

Oubli, bateau sans gouvernail

Sur une mer de fureur

 

 

 

Pierre Assante, octobre 2006

 

Marseille

La Madrague de Mont Redon

 

 

Un lien majeur, pour moi :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 08:53

 

ITER. SYSTÈME MAGNÉTIQUE | UN ENSEMBLE DE PIÈCES DE RECHANGE POUR LE LONG VOYAGE.

Ceci est extrait des informations reçues par les abonnés du site d'ITER.

 

Dans environ cinq ans, ITER entreprendra un long voyage à travers un territoire largement inexploré. Les conditions seront difficiles et, malgré tous les calculs, la modélisation, le prototypage et les tests, certains composants pourraient échouer. Bien qu'une telle probabilité soit faible, des pièces de rechange doivent être disponibles, prêtes à remplacer le composant défectueux et à permettre la poursuite des opérations.

 

Les anneaux de précompression font partie du système magnétique ITER.  Fabriqués en composite fibre de verre/époxy, ils maintiendront fermement les bobines de champ toroïdal en haut et en bas avec une force radiale de 7 000 tonnes par bobine.  Deux ensembles de trois sont nécessaires pour le fonctionnement.  Un jeu de rechange a été inséré au fond de la fosse de montage le jeudi 8 juillet.  (Cliquez pour voir une version plus large...)

Les anneaux de précompression font partie du système magnétique ITER. Fabriqués en composite fibre de verre/époxy, ils maintiendront fermement les bobines de champ toroïdal en haut et en bas avec une force radiale de 7 000 tonnes par bobine. Deux ensembles de trois sont nécessaires pour le fonctionnement. Un jeu de rechange a été inséré au fond de la fosse de montage le jeudi 8 juillet.

De tous les systèmes ITER, l'agencement massif de bobines qui forment la « cage magnétique » formant et confinant le plasma est l'un des plus stratégiques. Aucun des éléments ne peut échouer ; en conséquence, les ingénieurs ont prévu des pièces de rechange pour chacun d'eux. Lorsque les composants sont identiques, les pièces de rechange ne sont... que des pièces de rechange, comme une roue de secours dans le coffre d'une voiture (bien que beaucoup plus difficile à remplacer). C'est le cas pour le solénoïde central (six modules sont nécessaires, sept seront fabriqués), pour les bobines de champ toroïdal (18 sont nécessaires, 19 seront fabriqués), et pour les conducteurs de courant et les bagues de pré-compression .

 

Pour les bobines de champ poloïdal, qui sont toutes uniques, la fabrication de pièces de rechange n'était pas envisageable et une solution différente a été imaginée. Chaque bobine a une double galette de rechange intégrée dans sa structure et est équipée d'un système qui permet de "ponter" toute éventuelle double galette défectueuse à l'aide de cavaliers à l'extérieur de la bobine.

 

L'ensemble de trois bagues de pré-compression de rechange a été installé dans l'espace restreint entre le cylindre inférieur de l'outil de la colonne centrale et la bobine de champ poloïdal n°6 récemment installée.  (Cliquez pour voir une version plus large...)

L'ensemble de trois bagues de pré-compression de rechange a été installé dans l'espace restreint entre le cylindre inférieur de l'outil de la colonne centrale et la bobine de champ poloïdal n°6 récemment installée.

Le jeudi 8 juillet, la séquence d'assemblage prévoyait le positionnement de la première des "pièces de rechange identiques" du tokamak ITER - un jeu supplémentaire de trois anneaux de pré-compression qui a été placé au fond de la fosse d'assemblage, s'emboîtant dans le espace entre le cylindre inférieur de l'outil de la colonne centrale et la bobine de champ poloïdal #6 récemment installée . Ultérieurement, l'ensemble sera fixé sur les flasques inférieurs des bobines de champ toroïdal.

 

Les bagues de pré-compression de rechange ont été installées très tôt en tant que composants "captifs" sous la chambre à vide et les bobines de champ toroïdal. Les utiliser comme pièces de rechange pour remplacer une, ou tout un jeu, de bagues de pré-compression défaillantes serait cependant une opération extrêmement délicate qui nécessiterait la dépose du solénoïde central et demanderait au moins six mois. De plus, cela ne serait possible qu'avant le fonctionnement à pleine puissance¹.

 

Les anneaux de pré-compression sont conçus pour survivre à la machine ITERet la probabilité d'une panne est extrêmement faible. De plus, il existe des marges dans la conception qui permettraient à la machine de fonctionner avec un anneau défaillant ou avec une perte partielle de précharge de l'ensemble. Dans ce contexte, les anneaux de rechange sont un deuxième niveau de sauvegarde pour s'assurer que, quelles que soient les épreuves rencontrées, le voyage se poursuivra.

 

¹ Les forces exercées sur les anneaux de pré-compression lors de la première phase des opérations seront les mêmes que ceux qu'ils seront confrontés pendant la phase pleine puissance. En cas de panne, ce serait au cours des premières années de fonctionnement de la machine.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2020/03/maitriser-l-energie-des-etoiles-la-revolution-de-demain.html

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 11:18

Transformations historiques. « Révolutionner de fond en comble ».

Le compromis que Marx tentait de dénoncer tout en le faisant avancer dans sa critique du programme de Gotha, théorique et pratique, arrive à son terme.

 

1) Dans ce XXIème siècle, un parti communiste qui n’analyserait pas collectivement la nature et le mouvement du système économique et social dans lequel il vit, et pas seulement sur le plan économique, mais sur tous les plans, dont celui de la représentation que se font les hommes sur eux-mêmes et sur leur système en crise, pour en transformer le processus malade et lui donner développement en santé, ne serait pas un parti communiste.

Ce serait dans le meilleur des cas un parti social-démocratie honnête ouvrant la voie à un parti communiste et son possible rôle transformateur en santé.

Disant cela, un nouveau secrétaire général, en tant qu’animateur non du « Prince » gramscien que ne peut plus être le parti communiste, mais d’un pré-rassemblement de transformation parmi d’autres dans la société et dans les têtes, n’est en rien responsable de l’héritage du collectif. A ce sujet, la campagne de Fabien Roussel est la campagne de tous les communistes donc la mienne, et peut devenir celle de tous les salariés et de tout un peuple regardant les autres peuples pour et dans la coopération mondiale, et européenne, celle de l’UE, en passant par là...

Par rapport aux analyses du « Capitalisme Monopoliste d’Etat », « les critères de gestion », « la sécurité d’emploi et de Formation » dont Paul Boccara et la commission économique du PCF sont les initiateurs, l’état des lieux du moment que faisait Philippe Herzog, en accord avec la commission dans « l’économie nouvelle à bras le corps » de 1982-84 n’est pas moins important. Quels que soient ses choix postérieurs à analyser eux-mêmes.

Les analyses de 1970 à 2000 comportent une grande part de bilan dans une situation où le marché national reste fortement présent

La mondialisation généralisée qui se prépare et se développe des années 1960 à aujourd’hui, se renforce dans les années 1970 et se confirme (en témoigne 1968, sa grève ouvrière et sa revendication individuelle), avec la trilatérale et le G20 comme témoins-acteurs du système dominant, et ne change pas la donne sur le plan des bases du système capitaliste, mais le transforme massivement et de fond en comble. Ce n’est pas une transformation qualitative systémique, mais une accumulation nouvelle ouvrant la voie possible de l’action humaine de transformation qualitative du mode de production et d’échange, d’abolition de l’achat-vente de la force de travail, de l’aliénation du travail et de l’activité humaine en général, du producteur dominé et du producteur dominant quelles que soient leurs différences évidentes : à une société sans classe.

2)  a) « Révolutionner de fond en comble », la révolution de Solon et Clisthène d’Athènes qui en fait de même en son temps, a pour cadre une transformation du système marchand non encore capitaliste mais en contenant des prémisses, dans sa mondialisation méditerranéenne et continentale Europe-Asie. Elle met en scène une aristocratie terrienne, une petite paysannerie libre, une classe marchande se mondialisant relativement, et une force de travail esclavagiste d’accumulation économique primitive, mais pas tant primitive que ça… La classe marchande se mondialisant trouve des alliés "agricoles" et "artisans" réunis dans la représentation électorale clisthènienne et met en œuvre la satisfaction de ses besoins de classe et de développement dans le développement humain -et ses handicaps de classe, ses dangers qui en découlent pour le processus de développement-complexification nécessaire humain général.

b) La révolution parisienne qui met sur papier les droits de l’homme et du citoyen, à la fois universellement mais avant tout pour elle-même, face au pouvoir dominant de la monarchie absolue auquel elle participe, tire encore son accumulation du cycle d'échange M-A-M’ qui se transforme en A-M-A’ et tire encore une grande partie de cette accumulation de l’esclavage au sens strict et colonial. La révolution américaine de même ; Et la guerre de sécession, si elle institue la domination du capital industriel, n’élimine pas la collaboration du capital industriel avec le capital agricole et l’esclavage qui ne s’éteint que progressivement au point d’en laisser les traces puissantes du racisme jusqu’à aujourd’hui.

c) Il n’est pas question ici de retracer tout un processus qui de l’écroulement de l’Empire romain d’occident, le mode superposé du mode de production des peuples d’Europe du nord, la naissance du système féodal décentralisé qui en nait, les pouvoir hybrides centralisées et décentralisés, la recentralisation de la monarchie absolue dont la bourgeoisie va s’emparer…

d) La révolution bourgeoise française ne s’établit finalement qu’un siècle après la révolution parisienne, et après la Commune de Paris et le compromis classe ouvrière-bourgeoisie issue de la domination établie de la seconde. Compromis nécessaire à la bourgeoisie, sur lequel la classe ouvrière va puiser des forces de transformation et de changement du marché et du système. Vente et achat n’existent pas l'un sans l’autre et sont un même mouvement de survie humaine et-mais de survie de l’aliénation des produits du travail, de ses gestes, de la conscience des gestes sociaux, des gestes matériels et moraux en unité. Ce compromis que Marx tentait de dénoncer tout en le faisant avancer dans sa critique du programme de Gotha, théorique et pratique, arrive à son terme. Compromis aboutissant in fine à une infime classe de gestion-exploitation du capital mondialisé, accompagné du compromis propre des classes moyennes hautes qui en naissent et qui fait partie aussi du terme du compromis initial.

3) Le « CMMnIgF » (1), s’il devient dominant mondialement, conserve « le mort » dont il est né, qui n’est pas mort de toutes les strates co-existantes de développement économique, politique, culturel, géographico-temporels.

Sa caractéristique est un mode production et d’échange marchand ; sa particularité c’est une mondialisation numérisée et financiarisée du capital et de son mouvement, sa vie ; et comme tout système marchand de droit, une démocratie militaire, tout système marchand étant un système militaire.

Imaginer l’évolution-complexification du processus de l’organisation sociale depuis la démocratie esclavagiste militaire athénienne et les sociétés « non démocratiques » grecques militaires succédant aux premières Cités-Etats donne une vision de ce processus. Sans ce survol, le survol actuel de la  démocratie militaire (2) qui est la nôtre ne peut offrir de comparaison opérationnelle. Certes il s’agit aussi d’une vision « occidentale » qui a besoin d’une vision mondiale qui ne devrait pas contredire la vision « locale », et « centriste » à la fois.

Le présent "explique" le passé, le passé y est présent, et cette présence éclaire le processus dans sa durée, ses  transformations quantitatives et ses possibles sauts de qualité qui naissent de l’accumulation quantitative, les possibles transformations MACRO et MICROS qualitatives pouvant donner naissance au communisme : l’effort de cohérence-cohésion-coopération-autonomie de la personne et des entités humaines dans son appropriation infini de l’univers, mutuelle, entre l’homme et l’univers dont il fait partie unie, à double sens. Le rapport d’Axel Khan à la vie me plait beaucoup, en tant que transition idéologique vers le matérialisme dialectique.

Pierre Assante.12/07/2021 11:05:39.

(1) LIRE l’article «  MATERIALISME DIALECTIQUE, Logique de la non-contradiction et dialectique de la contradiction ».

(2) Démocratie militaire qui en ce XXIème siècle « ne fait plus appel ici et ailleurs » à la conscription, ce qui est un signe de l’affaiblissement de la démocratie bourgeoise et de la démocratie militaire dans la démocratie bourgeoise obsolète par rapport les nouveaux moyens de production, et qui a, entre autre, entrainé aux guerres mondiales et coloniales. Le capital mondial et le capital dominant n'en est pas moins guerrier et éminemment dangereux. Affaiblissement lié à la dissolution relative et absolue des marchés nationaux et de l’expansion du marché mondial, libéral, numérisé, financiarisé, son « détachement » de la plus-value de production : la recherche de la productivité du capital « à distance » de « l’économie réelle »  et l’indifférence du capital au travail concret et ce que cela représente en tant qu’affaissement culturel, matériel et moral en unité, pour l’homme producteur. A développer ultérieurement……

 

 

 

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 07:42

 

MATERIALISME DIALECTIQUE

Logique de la non-contradiction et dialectique de la contradiction.

 

Ce qu’on appelle, en général, « révolution » n’est que l’évènement initiant un processus de transformation qualitative.

On pourrait dire que la « vrai révolution » est le processus de transformation qualitative lui-même jusqu’à une « nouvelle qualité » de construction sociale : l’ancien est dans le nouveau et le nouveau devient ancien ; l’ancien a besoin de transformation qualitative. L’accumulation quantitative peut créer « la masse critique » exigeant la transformation qualitative, transformation lente ou rapide, relativement, en fonction de l’accumulation elle-même.

Ce besoin de transformation est l’expression concrète des contradictions, des forces contraires du mouvement de l’objet observé, et du mouvement des objets observés entre eux.

La logique aristotélicienne a existé bien avant qu’Aristote ne la formule. Elle s’est développée pendant les millénaires de millénaires de l’activité humaine, du travail avec le galet aménagé jusqu’à la production de moyens de production, la production mécanisée et la production informationnalisé numériquement.

La logique aristotélicienne, de non-contradiction, on en use quotidiennement, qu’on le sache ou pas.

Mais depuis la naissance de la pensée par et dans le travail, une autre logique cohabite, plus libre, dans nos systèmes de concepts cérébraux, la logique de contradiction entre les forces qui animent un mouvement, leur unité et leur identité.

Le système marchand -et sa forme la plus « avancée », le Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (CMMnIgF)-, est une société de classe millénaire. Dans une société de classe la forme de l’échange social et les forces contraires en conflit ont hérité du mouvement de l’échange entre les hommes sur lequel est venu se greffer, en des temps différents, le type d’accumulation Argent-Marchandise-Argent’ (A-M-A'). Cette dissymétrie temporelle de la formation de l’échange fait du mouvement des contraires un mouvement de forces antagoniques devant disparaitre, se transformer en une force nouvelle entrant en contradiction non antagonique avec et dans le mouvement des forces productives, les forces de production des subsistances « matérielles et morales » nécessaires à la vie humaine, l’évolution-transformation-complexification du processus humain.

La forme logique et la forme dialectique de pensée -forces contradictoires- sont elles-mêmes en conflit et c’est ce qui donne la possibilité à la seconde de se développer au détriment de la première.

La société marchande a institutionnalisé la première et l’a rigidifiée, chosifiée (réifiée).

L’échange marchand, l’unité et l’identité de la contradiction de la vente et de l’achat, et la formation de l’accumulation sur la base de l’échange A-M-A’, a trouvé dans la pensée logique, basée sur la non-contradiction, un élément de durée des dominations qu’ils induisent réciproquement.

Pour la logique « simple », « ceci » n’est pas « cela » et « cela » n’est pas « ceci », ce qui exclue la critique et voile que ceci est cela au sens que l’un et l’autre « fonctionne » dans un même mouvement et n’existent pas l’un sans l’autre, ce qui est le contraire de s’exclure mutuellement et le contraire d’un immobilisme qui ferait de ceci et de cela et de leur mouvement, un existence éternellement immobilisée dans une qualité finie.

Une société ayant dépassé le conflit de classe serait une société dont l’école et une forme nouvelle de l’école, qui exclurait un enseignement mécanique au profit d’une aide à la découverte personnelle, de l’enfant et de l’adulte, en mouvement commun diversifié ; et qui dans ce mouvement commun observerait le lutte des contraires dans le mouvement d’un objet d’observation et les rapports entre les mouvements des objets d’observation.

En même temps la transformation de l’ancien dans le nouveau, en matière d’organisation sociale a besoin de cette pensée dialectique : on se mord donc la queue. Oui et non : développement d’une nouvelle forme de pensée et développement d’une nouvelle forme d’organisation sociale ne sont pas des mouvements séparés, mais une unité de mouvement, d’évolution-complexification dans lequel mouvement de la pensée et mouvement de l’organisation sociale sont en rapport dialectique, avec des inégalités de développements micros et macro. Il n’y a pas de mouvement sans inégalité de développement et mouvance des inégalités de développement constituant le développement.

En conclusion, le recul de la pensée dialectique dans la société, sous l’effet d’un rapport de force dégradé entre de vendeur de la force de travail au profit de l’acheteur de la force de travail, c’est la caractéristique issue de la fin du XXème siècle et des moyens de la révolution scientifique et technique mis en œuvre par le capital pour maintenir sa domination, économique, institutionnelle et militaire.

La révolution scientifique et technique mis en œuvre pour satisfaire les besoins humains, « matériels et moraux » en unité et le communisme, c’est la même chose : le mouvement infini de résolution des contradictions dans le mouvement général de résolution des contradictions universelles,  entre l’individu et l’espèce, l’espèce et l’univers, dans les rapports dialectiques de leur mouvement commun de la matière minérale et de la matière-pensée en unité, de la conscience de la matière sur elle-même.

Et en autre conclusion, la même, développer la pensée dialectique, opposée au retour des intégrismes religieux, c’est contribuer au mouvement de dépassement des contradictions de la société de classe et du CMMnIgF, antichambre possible d’une société mettant en commun les forces « physiques et mentales » en unité des hommes, ce qu’on appelle communément communisme : non le communisme grossier des tentatives abstraites, mais celui d’une construction par l’expérimentation collective par les personnes et de leurs qualités infiniment, historiquement, personnellement, diverses.

Lorsque Marx travaille à l’analyse de la société capitaliste, il semble, pour certains, avoir oublié la pensée philosophique qui l’a amené jusqu’à cette analyse. C’est bien une des erreurs qui a conduit au stalinisme -son économie d'Etat et sa philosophie-religion d'Etat allant de pair-, lequel est né de conditions historiques et non d’une seule volonté abstraite d’une personne et de la société dans son développement particulier historique -économique, institutionnel, culturel…-, comme tout mouvement historique.

Pour ceux qui douteraient de la démarche dialectique de Marx, utilisant l’outil de la pensée dialectique comme un outil et non comme un dogme :

« …En définissant ce qu'il appelle ma méthode d'investigation avec tant de justesse, et en ce qui concerne l'application que j'en ai faite, tant de bienveillance, qu'est-ce donc que l'auteur a défini, si ce n'est la méthode dialectique ? Certes, le procédé d'exposition doit se distinguer formellement du procédé d'investigation. A l'investigation de faire la matière sienne dans tous ses détails, d'en analyser les diverses formes de développement, et de découvrir leur lien intime. Une fois cette tâche accomplie, mais seulement alors, le mouvement réel peut être exposé dans son ensemble. Si l'on y réussit, de sorte que la vie de la matière se réfléchisse dans sa reproduction idéale, ce mirage peut faire croire à une construction a priori.

Ma méthode dialectique, non seulement diffère par la base de la méthode hégélienne, mais elle en est même l'exact opposé. Pour Hegel le mouvement de la pensée, qu'il personnifie sous le nom de l'idée, est le démiurge de la réalité, laquelle n'est que la forme phénoménale de l'idée. Pour moi, au contraire, le mouvement de la pensée n'est que la réflexion du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau de l'homme.

J'ai critiqué le côté mystique de la dialectique hégélienne il y a près de trente ans, à une époque où elle était encore à la mode... Mais bien que, grâce à son quiproquo, Hegel défigure la dialectique par le mysticisme, ce n'en est pas moins lui qui en a le premier exposé le mouvement d'ensemble. Chez lui elle marche sur la tête; il suffit de la remettre sur les pieds pour lui trouver la physionomie tout à fait raisonnable. Sous son aspect mystique, la dialectique devint une mode en Allemagne, parce qu'elle semblait glorifier les choses existantes. Sous son aspect rationnel, elle est un scandale et une abomination pour les classes dirigeantes, et leurs idéologues doctrinaires, parce que dans la conception positive des choses existantes, elle inclut du même coup l'intelligence de leur négation fatale, de leur destruction nécessaire; parce que saisissant le mouvement même, dont toute forme faite n'est qu'une configuration transitoire, rien ne saurait lui imposer; qu'elle est essentiellement critique et révolutionnaire… »

Marx. Extraits de la postface de la seconde édition allemande du capital

Et pour ceux qui souhaitent un peu plus de lumière sur la pensée dialectique : 

« … Nous voici au pied du mur. Va-t-on contester que les contraires soient différents et non la même chose ? Le haut n’est pas le bas, le vrai n’est pas le faux, aucun esprit logique ne l’admettra. Mais qui le lui demande ? Penser dialectiquement ne consiste pas du tout à nier la différence des contraires : non, bien sûr, les contraires ne sont pas la même chose, mais –voilà le point crucial– ils sont le même rapport, et c’est en ce sens que ces différents sont aussi identiques. Autrement dit ce dont le penser dialectique révèle la fausseté profonde, c’est que les contraires puissent être considérés comme deux choses pensables séparément –le haut est d’autre part le bas, le vrai est d’autre part le faux– quand ils sont en vérité  un unique rapport à deux pôles : le rapport positionnel haut/bas, le rapport gnoséologique vrai/faux. Ils sont deux en un, un en deux : voilà qui fait éclater le trop étroit principe d’identité, moment provisoire de pensée qui doit être dépassé en un principe dialectique d’identité-différence, donc aussi de contradiction valide entre termes préalablement définis de façon non contradictoire – car, redisons-le, la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde. Elle ne peut pas même nous dire ce qu’est une synthèse, où il saute aux yeux que deux est en même temps un. On a inlassablement fait à Hegel, on lui fait encore le faux procès d’être un penseur de l’absurde prétendant que les contraires sont « la même chose », quand tout son travail consiste à montrer qu’ils ne sont en rien des choses, justement, mais un rapport qu’on ne peut du tout penser lorsqu’au nom de « la logique » on s’acharne à l’atomiser  en immobiles figures séparées… ».

Lucien Sève. Penser avec Marx. Tome III « La philosophie ». 2014.

Pierre Assante. 10/07/2021 07:34:59.

 

 

 

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 16:04

 

STATISTIQUES DU BLOG DE JUIN 2021

 

Chute des entrées divisées par 2 en Juin.

Usure ? Vacances ? Les deux ?

Est-il temps de céder la place ?

En tout cas MERCI et fraternité ! 

 

Mois de Mai 2021

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 09:21

RAPPEL.

Denis Durand. "Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent".

Éditions du croquant. 2017.

 

De nombreux évènements se sont déroulés depuis cette publication. Mais ce livre reste une formation pour toute personne voulant apprendre et agir dans le sens d’une sortie de la crise du système et construire un processus de transformation sociale de progrès (Note du blogueur)

 

On peut imaginer d’utiliser ce qui précède [Ce texte conclut le livre] comme une « boîte à outils  » où puiser des solutions institutionnelles face aux problèmes rencontrés par les syndicalistes, les élus locaux, les coopératives, les petits entrepreneurs… lorsqu’ils cherchent les moyens de financer leurs projets d’investissements, de préserver leurs emplois, de répondre aux attentes des habitants de leur territoire. On peut aussi y reconnaître une visée plus globale : faire émerger, à partir d’enjeux locaux concrets, une cohérence radicalement opposée à la cohérence perverse et contradictoire du capitalisme financiarisé et mondialisé. De multiples mobilisations sociales y trouveraient une efficacité nouvelle. Et l’indignation contre les méfaits de la finance, au lieu de demeurer impuissante ou de s’abandonner à l’exutoire des populismes, pourrait se transformer en engagement révolutionnaire, pour un dépassement du capitalisme jusqu’à son abolition et à la construction d’une civilisation nouvelle. C’est aussi l’une des intentions que nous visons en mettant en circulation ce petit recueil

 

Sommaire

L’argent, une question d’actualité. Page 13.

En finir avec l’évasion fiscale ? 14.

La dette, une malédiction ? 16.

La révolution numérique va-t-elle faire disparaître la monnaie ? 18.

« Sortir du système » avec les monnaies locales ? 21.

Et si on se passait des banques ? 23.

L’argent, un enjeu de pouvoir 27.

L’argent des entreprises, ou le pouvoir du capital 27.

L’argent des banques, enjeu politique par excellence 30.

L’argent public, un moyen de contrôler l’argent privé ! 37.

Sept leviers pour prendre le pouvoir sur l’argent 43.

L’information des citoyens dans les territoires.45

Le pouvoir des salariés dans l’entreprise 51.

Un fonds national et des fonds régionaux pour l’emploi et la formation 58.

La nationalisation des banques privées et la constitution d’un pôle financier public 66.

Le « plan B » : une autre politique monétaire, pour un euro commun de tous les Européens 74.

Un Fonds européen pour le développement des services publics 81.

Une monnaie commune mondiale pour le développement de tous les êtres humains. 93.

 

L’introduction :

L’allégeance aux marchés financiers et à leur obsession de rentabilité du capital présentée comme la seule rationalité économique concevable. De l’autre, la dénonciation de la finance, d’autant plus véhémente qu’elle dissimule le refus de tout projet concret pour que l’utilisation de l’argent devienne l’affaire des citoyens, au point que l’extrême-droite en vient à en faire un aliment de sa démagogie.

Sommes-nous pour toujours condamnés à cette impuissance ? Non, si nous trouvons la force, à gauche, de dépasser l’illusion que l’action de l’État aurait le pouvoir de corriger les méfaits du capitalisme sans qu’il soit besoin de conquérir des pouvoirs démocratiques sur l’argent dans l’entreprise et dans les banques. Nous pouvons trouver cette force car le sujet intéresse nos concitoyens. Depuis la crise de 2007-2008, chacun a pu mesurer l’influence que les banques, les salles de marchés, les banques centrales exercent sur la situation des entreprises, les politiques économiques, et finalement sur l’emploi, les retraites et la situation de chacun. Les révélations sur l’évasion fiscale ont déclenché un vrai phénomène d’opinion. L’exigence d’un autre comportement des banques et d’une autre politique de la Banque centrale européenne en matière de financement des PME ras[1]semble un consensus étonnamment large

Nous partons d’une conviction : la question de l’utilisation de l’argent va demeurer d’actualité dans le monde instable, fragile, traversé de logiques de guerre où le Brexit, l’élection de Trump aux États-Unis, l’approche de nouvelles crises financières, les premiers effets du réchauffement climatique nous ont fait entrer. La résistance aux politiques réactionnaires et néolibérales va nécessairement se heurter au pouvoir des banques et des marchés financiers. Pour faire émerger des alternatives, qu’elles soient globales ou relatives aux enjeux localisés de mobilisations sociales et écologiques concrètes, il faudra que les citoyens et les mouvements sociaux disposent d’une stratégie cohérente pour prendre le pouvoir sur l’argent ou, à tout le moins, pour commencer à prendre du pouvoir sur l’utilisation de l’argent. « Prendre le pouvoir sur l’argent » pour contribuer à sécuriser tous les moments de la vie et jeter les bases d’une nouvelle civilisation, à partir des contradictions du capitalisme financiarisé en crise ? Le but est ambitieux – osons le mot : révolutionnaire. L’objet de ce petit ouvrage est modeste : montrer, par quelques exemples, que le chemin pour y parvenir existe et que nous avons commencé à l’explorer. Ces observations guident la succession des sujets abordés dans les pages qui suivent. Nous proposons au lecteur de partir de quelques questions très présentes dans le débat public : l’évasion fiscale, la malédiction de la « dette », les nouveautés apportées par la révolution numérique en matière de monnaie et de banque, les espoirs mis dans le développement des monnaies locales… Chacune de ces questions ramène à un facteur clé : le rôle des banques et des banques centrales dans la mise en circulation, par le crédit, de l’argent nécessaire à la création de richesses (1). Le chapitre suivant rappelle quelques informations utiles aux citoyens qui considéreront, alors, que l’argent, sa mise en circulation, son utilisation, sont des enjeux de pouvoir, et qui voudront faire valoir leur point de vue sur ces enjeux. Enfin, la plus grande partie de ce petit volume rassemble un ensemble cohérent de propositions montrant comment, dès aujourd’hui, à partir d’enjeux concrets relatifs à l’emploi, à la formation, au développement des territoires, à la préservation de l’environnement, on peut développer des mobilisations sociales et politiques, «  du local au mondial  », pour changer effectivement l’utilisation de l’argent.

1. Ainsi, par exemple, l’avis Les PME/TPE et le financement de leur développement pour l’emploi et l’efficacité présenté au Conseil économique, social et environnemental par Frédéric Boccara a été voté le 15 mars 2017 à une très large majorité incluant les groupes de l’artisanat, de l’agriculture et des professions libérales.

 

 

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 08:08

 

DOMINATIONS. CONTRADICTIONS. LIBÉRATIONS.

 

On ne peut comprendre les dominations sociales qu’en comprenant les contradictions sociales, les contradictions antagoniques et les contradictions tout court, les forces contraires animant le mouvement, leur unité et leur identité, c’est-à-dire la dialectique hégélienne « remise sur pied »  par la pensée Marx.

Certes on peut s’approcher de cette compréhension sous diverses formes de pensée, mais pourquoi ne pas employer, dans la l’incroyable diversité de ce qui fait la pensée de l’individu, de la personne, l’outil le plus adéquat ?

Après 1968, le Parti communiste Français  a repensé les contradictions dans le contexte nouveau, et de cette réflexion nouvelle est née une hypothèse nouvelle, progrès possible sur les anciennes, nouveau petit pas pour poursuivre chemin, sur comment dépasser les contradictions, se libérer de la domination du capital (Critique de l’économie politique - "Le Capital"-, Marx 1867), de l’argent, de son système dont la crise s’amplifiait en 68 et qui se manifeste avec violence aujourd’hui en 2021 et dans ce siècle. Cette réflexion a été mise en texte : Le Manifeste de Champigny en 1969. Oublié dans "la période Marchais" et qui pose interrogation. A revoir et développer. Pas de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire…

Dans les années 1960-1970, l’avancée au Vietnam, au Portugal au Chili, les progrès d’une gauche de transformation sociale en Europe, en France, Italie, Espagne et dans le monde… confortait cette réflexion.

Le coup d’état US-Pinochet a remis en cause une  vision d’une avancée où une transformation qualitative sociale lente, radicale mais progressive, à l’image d’une évaporation, transformant l’eau en vapeur sans bouillir. Une des réactions des plus caractéristique fut celle de Berlinguer, et de doute opportuniste du PCI qui ont suivi la mort de Berlinguer et coupé toute analyse  sur les capacité d’un parti communiste et de la société de se transformer dans le sens de créer une nouvelle hégémonie démocratique du salariat contre la dictature de l’argent, le libéralisme à son paroxysme et le recul de la satisfaction des besoins sociaux qui l’accompagne jusqu’au blocage du développement-complexification-évolution sociale dans son unité, sa globalité- diversité.

Depuis l’autodissolution du PCI, forme parmi d’autre d’un processus de régression mondiale dont elle ne constituait qu’une part visible d’un iceberg, la preuve a été donnée par les évènements. Laisser sans luttes adéquates le capital développer et renforcer son hégémonie conduit au suicide de la société : les rails du libéralisme mondialisé, numérisé, ceux des sociétés multinationales et leur recherche de renflouement du taux de profit par une austérité galopante, mène tout droit au précipice.

Les économistes communistes proposent un processus radical et progressif s’attaquant à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital par des mesures concrètes, et non des incantations anticapitalistes moralistes dont l’addition ne fait pas une synthèse nécessaire au changement, mais une erreur composée (Misère de la philosophie, Marx 1847).

Rappel bref ultra résumé de ces meures, qui ont été développées dans « Economie et Politique » (1) et mise en musique politique par « En avant le manifeste » dans le PCF : La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS… (Théorie sur les crises de Suraccumulation et dévalorisation du Capital, Paul Boccara, 2014-15)

MAIS mettre en œuvre ces mesures c’est à la fois les mesures elles-mêmes et la construction d’une hégémonie des idées soutenant ces mesures, réduisant l’hégémonie du capital, dans une lutte des contraires du salariat et de la population contre les effets du capital puis le capital lui-même, aboutissant à une nouvelle hégémonie, transition de progrès humain vers un nouveau mode de production et d’échange dépassant la vente-achat de la force de travail.

Nul ne peut dire à l’avance quel sera le chemin, dans le mouvement social aléatoire et causal, dans le mouvement global de la société, celui des zones de développement mondial et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques, dans le mouvement des consciences et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques, celui de la vente de la force de travail elle-même et de l’organisation du travail (Travail, ergologie et politique, Yves Schwartz, 2021) et des marchés et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques ; marché du travail, marché des moyens de production, marché des biens de consommation, marché international et leur unité-diversité.

Lorsque j’affiche dans le cadre de la campagne de Fabien Roussel, celle de tous les communistes, je tente, petite souris et lent escargot de contribuer à un immense mouvement qui peut se développer en réponse à la crise du capitalisme et remettre sur pied le développement humain dans son milieu, la Terre et l’Univers, en tant que conscience dans la conscience universelle dont on connait si peu, de la nature sur elle-même (Manuscrits Marx, 1844).

Pierre Assante. 08/07/2021 07:30:34.

(1) https://www.economie-et-politique.org/

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 09:18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 08:10

 

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Pierre Assante

80 articles de septembre 2020

à avril 2021

et 4 anciens

117 pages en A4

 

"AN 2034"

 

OU 

Nous n’avons pour soi que la force des autres

et

L’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre

 

Recueil. 350.000 caractères.

 

 

 

 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 08:36

L’ANR-En avant le Manifeste *

Ce texte n'engage que son auteur.

Avec la croissance du capital constant et suraccumulation-dévalorisation du capital à leur paroxysme dans la révolution scientifique et technique –et culturelle allant de pair-, la question de réforme ou révolution se pose plus que jamais.

La réponse est réforme et révolution. Le parti conserve et ne peut que conserver dans une période historique finissante ce double caractère de social-démocratie et de communisme (1) : agir sur les "marges" anciennes et naissantes pour transformer le présent et créer le nouveau ; s’appuyer sur les crises du système pour infléchir le processus de la société vers une transformation qualitative du mode production et d’échange. Ce double caractère de social-démocratie et de communisme est l’expression de la contradiction antagonique qui habite notre société de classe et nous-même, le Capital Monopoliste Mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (CMMnIgF), qui socialise la production tout en parcellisant le travail et diluant la cohérence nécessaire au processus social. le CMMnIgF est 1) soit l’antichambre du communisme, ce à quoi nous travaillons, 2) soit le déclin de toute la société vers une fin d’Empire US et ses alliés dans l’Empire, dans un nouveau Moyen Age menacé par la crise sanitaire, écologique, et économique laquelle détruit les moyens de répondre à la crise générale de la société humaine (2). La société humaine du XXIème siècle connait une crise de croissance, celle du développement capitaliste, qui comme toute crise de croissance doit être dépassée pour qu’à l’instar d’un corps, elle puisse continuer à survivre et à se développer, et l’homme avec, en osmose, coopération, autonomie et diversité.

Le succès au congrès d’En Avant le Manifeste et de ses propositions d’orientation devenues majoritaires est le fruit d’une réaction contre l’effacement du parti et du besoin de répondre à la crise systémique dont on voit que les réformes seules, la bataille revendicative seule, ne peut qu’aboutir à l’échec et à l’enfoncement, de concert avec les échecs des autres forces politiques de droite et de gauche, dans la crise. La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS, sont au cœur des propositions issues des travaux de Paul Boccara et des économistes communistes. Les faire entrer dans les luttes auxquelles participe le PCF  et-ou auxquelles il est à l’initiative c’est la tâche prioritaire de l’ANR-En avant le manifeste, en tant que réseau statutaire du parti

Dans la société il existe une  tendance forte à poser la question sociale au seul niveau de la répartition des richesses et non au niveau de la production dont dépend évidemment la distribution. C’est un nouveau « lassallisme » ou « proudhonisme », et aussi celui de Mélenchon : croyant faire une synthèse, il fait une erreur composée. Le « revenu universel » qui pose un besoin de revenu, mais ne pose pas comment le satisfaire, c’est-à-dire le « que, quoi, comment produire les richesses » est un exemple majeur de ce lassallisme nouveau qui ne met pas en avant la relation entre la crise systémique et les initiatives du Parti, de tout le Parti, et ce qu’elle change dans notre façon de penser et de faire (3).

La campagne de Fabien Roussel avance sur ces questions. Il fait preuve d’un grand dynamisme, et optimisme nécessaire à la lutte et c’est des avancées de tout le Parti sur la conscience de la crise systémique et ce qu’elle implique pour une politique efficace que repose un progrès du contenu de notre campagne, celle de Fabien, qui est la nôtre à tous.

L’ANR-En avant le Manifeste est un réseau statutaire dans le Parti, et en tant que tel il doit pouvoir jouer un rôle, celui d’une analyse avancée choisie et en mouvement -qu’il espère être- des forces productives, analyse devenue majoritaire au congrès et qui implique l’entrée de cette analyse dans la vie quotidienne du Parti et de sa Formation dans l’action.

Ce texte n'engage que son auteur.

Pierre Assante. 04/07/2021 08:03:15.

* https://www.humanite.fr/pcf-un-reseau-intitule-anr-286126

* https://enavantlemanifeste.fr/

 (1) à l’origine des partis ouvriers du XIXème siècle justifiant l’intervention de Marx dans sa critique du programme de Gotha lors de l’unification de 1875 des partis ouvriers allemands. Ensuite, Paul Boccara montre que même dans l'hypothèse absurde de la disparition du capital variable, la tendance à la croissance exponentielle du capital constant dans la révolution scientifique et technique produit la baisse du taux de profit et ce que cela implique pour le capital, sa crise, et la société sous son règne. La nécessaire lutte entre plus-value et salaire contient donc cette limite.

(2) Par comparaison de périodes non superposables, mais éclairante, Lire le livre V de « De gubernatione dei », Salvien de Marseille, Vème siècle.

(3) La réponse que donne le « tout changer pour que rien ne change » mélenchonien, "vert", et social-démocrate, à la question de l’UE en tant que zone mondiale de développement et de coopération qu’elle devrait être, et encore plus de l’énergie, problème majeur pour l’humanité et sa survie-développement, est du même ordre.

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 07:18

 

« En Avant le Manifeste » : Une rencontre entre de grands ÉvÈnements « physiques » et de grands mouvements de pensÉe nÉs d’une mÊme Évolution.

 

La superficialisation et la conflictualité mêlées des rapports humains, le spectaculaire dominant de fondamental, cachent les profonds mouvements d’évolution-complexification de la société, de l'homme et de son espèce. Connaître, comprendre et poursuivre ces profonds mouvements pour les faire éclore est la tâche de tous de notre temps et d’en Avant le Manifeste par la même occasion

 

Si l’on en croit la mythologie, Cassandre a échoué mais n’a jamais renoncé à sa fonction, peut-être possible en d’autres temps et d’autres lieux.

La révolution du XXIème siècle consiste à mettre en cohérence l’organisation sociale avec les forces productives, comme toutes les révolutions ; les forces productives du XXIème siècle : mondialisées, numérisées, automatisées.

La révolution c‘est satisfaire à des besoins en évolution-transformation-complexification.

Mettre en cohérence c’est satisfaire 3 besoins en un :

- La révolution anthropologique : le clan mondial et son et ses chefs autoritaires c’est l’effet du Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé. Le dépassement des constructions nationales issues de la construction des marchés nationaux est incontournable. La construction européenne fait partie de ce dépassement. Une autre construction européenne bien sûr. Comme dans toute résistance des forces conservatrices, l’impérialisme, le souverainisme et ses guerres économiques et physiques vont se renforcer dans la transition vers une mondialisation communiste.

- La révolution philosophique : passer de l’analyse basée sur la non-contradiction à l’analyse basée sur la connaissance des forces contraires qui animent le mouvement naturel et social, l’un dans l’autre, leur lutte, leur identité leur unité.

- La révolution économique : avec la croissance du capital constant et suraccumulation-dévalorisation du capital à leur paroxysme dans la révolution scientifique et technique –et culturelle allant de pair-, la question de réforme ou révolution se pose plus que jamais. Dans la révolution économique il y a la révolution de l’organisation du travail mettant en cohérence la personne, l’entité locale d’activité et  l’entité mondiale d’activité, dont l’ergologie, promue par Yves Schwartz, pose les bases d’expérience et de connaissance.

 

La résultante de ces trois révolutions en une et un nouvel humanisme de conquête commune de l’univers par l’espèce humaine établissant des rapports nouveaux d’autonomie, de coopération, de solidarité et de diversité conjointes, unifiées. C’est un degré supérieur de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’homme et son évolution au-delà de son espèce même, parmi toute conscience existant dans l’univers. Il n’y a appropriation que si les éléments coopérant, nature, espèce, individu, qui font partie unifiée du tout dépassent en cycle spirale les étapes de développement et résolvant les contradictions infinies qui naissent de leurs rapports.

J’ai supprimé un article précèdent sur « En avant le manifeste », avancée de notre temps,  que j’ai traité le nez trop sur le guidon et pas suffisamment sur la durée passée et à venir.

Le succès au XXVIIIème congrès du PCF d’En Avant le Manifeste et de ses propositions d’orientation devenues majoritaires est le fruit d’une réaction contre l’effacement du parti et du besoin de répondre à la crise systémique dont on voit que les réformes seules, la bataille revendicative seule, ne peut qu’aboutir à l’échec et à l’enfoncement, de concert avec les échecs des autres forces politiques de droite et de gauche, dans la crise.

La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS, sont au cœur des propositions issues des travaux de Paul Boccara et des économistes communistes. Faire entrer dans les luttes auxquelles participe le parti et-ou auxquelles il est à l’initiative c’est la tâche prioritaire de l’ANR et de En avant le manifeste, en tant que réseau statutaire du parti.

La poursuite du succès de En Avant le Manifeste est dépendante des trois révolutions qui constituent à mettre en cohérence l’organisation sociale avec les forces productives, comme toutes les révolutions ; les forces productives du XXIème siècle : mondialisées, numérisées, automatisées.

Comme toutes les grandes transformations de progrès de l’humanité, dans son appropriation de son milieu de vie et de subsistance, il s’agit d’une rencontre entre de grands évènements « physiques » et de grands mouvements de pensée nés d’une même évolution, dans leur diversité et leurs développements inégaux qui se rejoignent. Dire cela ce n’est pas faire d’idéalisme philosophique. Qui pouvait dire il y a deux millénaires ce qu’allait devenir le christianisme, et ses avatars de la société de classe. Que dira l’humanité dans sa survie dans deux millénaire de « la pensée Marx » en tant que mouvement né dans et de la révolution industrielle et de l'accumulation culturelle issue de la longue évolution de l'homme ? Lire le livre V de " De guvernatione dei" de Salvien de Marseille.

 

La superficialisation et la conflictualité mêlées des rapports humains, le spectaculaire dominant de fondamental, cachent les profonds mouvements d’évolution-complexification de la société, de l'homme et de son espèce. Connaître, comprendre et poursuivre ces profonds mouvements pour les faire éclore est la tâche de tous de notre temps et d’en Avant le Manifeste par la même occasion. 

Pierre Assante. 03/07/2021 06:47:38.

 

 

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 18:17

IDÉE. FORCE MATERIELLE. ÉLECTION.

Ce ne sont pas les élections qui font avancer la force d’idées de transformation, même s’il y a retour, rapport dialectique entre causes et effets, mais ce sont les idées qui font avancer les résultats électoraux et leurs effets.

 

Une idée devient une force puissante quand elle s’empare des masses. Marx disait « Quand les idées s’emparent des masses elles deviennent une force matérielle ». Vu l’avancée du matérialisme, même d’un matérialisme naturaliste (et non d’un matérialisme dialectique) … il n’est plus la peine de préciser « force matérielle ». Quant à devenir une force qualitativement agissante  il faut qu’elle ait assez de puissance pour agir sur l’état présent, pour agir sur les forces installées du présent.

La diffusion des idées, des concepts abstraits (tautologie!), la formation des militants et leur capacité d’explication, d’échange, de communication mutuellement enrichissante entre le militant et le non militant (distinction finalement peu pertinente dans un échange socratique), prime donc sur les élections alors que les échanges hors élection sont quantitativement moins présents dans les medias et même dans les partis, associations, rencontres de toutes sortes, y compris celles des organisation dites de transformation sociale où domine le sociétal sur le social.

En ce sens, ce ne sont pas les élections qui font avancer la force d’idées de transformation, même s’il y a retour, rapport dialectique entre causes et effets, mais ce sont les idées qui font avancer les effets des résultats électoraux dans ce sens. LES ÉLECTIONS NE PEUVENT ÊTRE ENVISAGÉES SÉPAREMMENT DE TOUTES FORME D’ACTION DÉMOCRATIQUE. Le travail est par excellence l’activité centrale de ressource des subsistances sans lesquelles l’unité des activités humaines ne peut exister, c’est à dire s’unifier, dans leur diversité, certes.

Si le capital financiarisé, mondialisé (et le l’hyperlibéralisme, son idéologie de marché capitaliste généralisée, son hyper-présidentialisme, et son chef de clan mondial escorté de ses chefs de clan locaux), réussit son maintien, par-delà sa crise systémique et les reculs relatifs de production, en qualité et en qualité, de formation et de transmission, de culture et de civilisation, c’est qu’il réussit à faire prévaloir physiquement et moralement le consommateur sur le producteur ; péril imminent sur les subsistances !

Il n’y a pas de production sans consommation et vice-versa. Dans son introduction de 1859, Marx parle de production consommatrice et de consommation productrice. Et bien sûr de distribution. Il en distingue à la fois les moments et leur unité.

Il distingue aussi les forces contradictoires ; leur identité et leur unité ; et leur antagonisme dans le mouvement-développement-évolution-complexification du capital, la socialisation continue qu’il induit et l’individualisation de pair dans la parcellisation de l‘acte producteur et de la conscience de l’acte producteur-consommateur.

Rassembler ces parcelles de conscience c’est créer les conditions pour développer une force matérielle agissant pour la transformation du système ancien dépassé et la naissance dans l’ancien d’un nouveau système dont les contradictions ne seront pas antagonique, c’est-à-dire, dont les contradictions et l'action humaine sur ces contradictions, en matière d’économie pourront  transformer qualitativement les rapports sociaux en cycle spirale de systèmes de production pouvant résoudre les contradictions de l’humanité elle-même avec la nature, l’univers. Son appropriation-appréhesion réciproque, infinie.

Certes toute transformation de la nature et toute transformation de la nature par l’homme, à double sens est fait de contradictions-antagoniques-temporellement-dissymétriques et symétriques-non-antagoniques.  Le mouvement d’appropriation en santé de l’univers par l’homme est le processus infini de la matière pensante en rapport avec elle-même et l’univers dont elle fait partie, et que nous commençons à distinguer vaguement comme une conscience de la nature sur elle-même qu’elle est certainement (Manuscrits de 1844).

Prière : ne pas séparer économie, politique et philosophie non spéculative, expérience et connaissance du travail… ! Pierre Assante. 01/07/2021 17:40:33.

………..SUITE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 13:59

Politiques macroéconomiques : une nouvelle donne ?

Controverse

Jézabel Couppey-Soubeyran et Denis Durand

 

Sur ce lien :

http://dev.economie-et-politique.org/2021/06/21/politiques-macroeconomiques-une-nouvelle-donne/

 

 

 

SUPER ! Abonnons-nous à la nouvelle formule d’Economie et Politique ! :

https://dev.economie-et-politique.org/2021/06/25/numero-802-803-mai-juin-2021/

 

 

 

 

 

 

Voir aussi sur ce blog MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSÉE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/05/mode-de-production-et-mode-de-pensee.7-articles.par-pierre-assante.18-mai-2021.html

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 07:01

Sur ce blog  : MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

 

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 08:59

 

"STALINGRAD : description d'une bataille". Alexander Kluge. 1964

 

Il s'agit là d'une vision personnelle de l'auteur, cependant très documentée. Comme toute œuvre, celle-ci doit être lue avec un esprit critique et une analyse synchronique et diachronique, historique et dialectique pour tout dire, en fonction des moments et des lieux décrits, la bataille de Stalingrad (sa date et son lieu, 1942-43, URSS et un contexte mondial évidemment) et du moment de la rédaction du livre (sa date et son lieu, Allemagne de l’ouest, RFA, 1964), par un élève de Theodor Adorno devenu cinéaste et écrivain (32 ans au moment de cette rédaction, 89 ans aujourd’hui). La bataille de Stalingrad est un évènement majeur du XXème siècle qu’on ne peut passer sous silence (comme c'est le cas aujourd'hui, par rapport à d'autres évènements de la guerre de 1939-1945), qu’il faut lier à l’ensemble des évènements du siècle passé, sinon on ne peut comprendre ce siècle passé et en conséquence le nôtre. Il ne s’agit pas d’un goût de passé, mais de comprendre notre temps à la lumière de l’histoire. Mais la lumière de l’histoire ne suffit pas à elle seule pour éclairer le présent : la pensée a besoin d’une approche pluridisciplinaire savante et populaire, des savoirs et des savoir-faire, et de pratique. Le contraire de l’information médiatique et scolaire qui est celui dans lequel évolue une jeunesse en crise dans une société en crise et une économie en crise, un cycle d’échange et de production Argent-Marchandise-Argent’ en crise.

Ce livre m’a été offert par mon père en 1966.

Sur l’auteur. Ouvrir, faire un clic droit et cliquer sur le choix « Traduire en français » :

https://www.kluge-alexander.de/

Voir aussi :

 

MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 08:44

Le fascisme est une forme d’adaptation palliative du capital dans sa crise

 

Le fascisme est une forme d’adaptation palliative du capital dans sa crise lorsqu‘elle entre dans un paroxysme. Il n’y a de réponse durable et opérationnelle à la montée du fascisme qu’en répondant à cette crise : aux causes de cette crise qui résident dans le capital lui-même, son cycle Argent-Marchandise-Argent’ en difficulté, sa suraccumulation-dévalorisation et les solutions palliatives qu’il adopte et qui aggravent la distance entre les besoins sociaux et leur satisfaction.

S’opposer politiquement à la montée de l’extrême-droite, sa guerre des pauvres entre eux et l’exploitation renforcée des couches moyennes et basses s’appuyant sur cette guerre des pauvres, il faut le faire. Mais ça ne peut être que reculer pour mieux sauter si les solutions économiques qui en dernière instance ouvriraient la porte à une santé nouvelle des activités humaines, ne sont pas prises.

Comme pour la guerre d’Espagne, la non-intervention que constitue laisser la place à la droite, sans assurer un opposition sur laquelle appuyer une politique de changement qualitatif, me semble pire que le mal lui-même. C’est ce qui fut appelé il fut un temps « le pacifisme bêlant », celui de la brebis qui se fait tondre.

Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit de s’entredéchirer mutuellement sur les choix politiques, mais les mettre d’urgence en débat pour les mettre rapidement en pratique, et  se retrouver ensemble dans les tâches immédiates même limitées : il n’y a pas de construction possible du nouveau sans résistance à l’ancien dont fait partie l’extrême droite et le fascisme, sous des airs d’un nouveau qui n’est qu’une apparence et une réalité menaçante pour le processus en santé de l’humanité.

Pierre Assante.26/06/2021 08:30:46.

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 17:22

L'INSTANT ET LA DURÉE : une complexité à saisir sous peine de mort.

L'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir.

 

Une construction n’existe que dans la contradiction de l’instant et de la durée ; de leur unité et leur identité ; une construction aussi minuscule qu’elle soit, qu’elle nous apparaisse. Le point et l’instant, l’espace et le temps infini sont le réel, forment le réel, la matière qui nous constitue, l'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir (1). 

Cette contradiction dialectique de l’instant et de la durée est loin de faire à ce jour le moteur de la construction de notre pensée, de notre construction des concepts, des systèmes de concepts dont nous nous servons pour répondre à nos besoins de subsistance, matérielle et morale en unité puisque tout et tous  sont matériels et constituent un même mouvement, nos besoins en évolution-développement-complexification et leurs rapport-unité avec l’évolution-développement-complexification globale de l’univers, du point infini et de l’espace infini, de l’instant et de la durée.

Comprenne qui pourra, moi le premier.

La primitivité de notre pensée dans le saisissement du réel en tant qu’instant et durée découle de la formation de la « part » de la conscience en gésine de la nature sur elle-même que nous constituons historiquement, dans notre temps et notre espace défini historiquement aujourd’hui. Car il n’est pas certain que cette incapacité de saisir si peu le présent ou plutôt de ne le saisir qu'une fois passé, une fois qu’il a constitué le passé récent et lointain ne soit pas propre à l’état primitif du développement de notre espèce. Le rétrécissement progressif de durée de saisie du présent est sans doute un mouvement de développement d’une espèce constituant progressivement et indéfiniment une conscience de la nature sur elle-même en unité de développement de l’univers.

Ce qui ne veut pas dire que notre constitution présente ne fonctionne pas sur la réalité de l’instant et de la durée, mais que la construction consciente du devenir est pour nous à naitre, en tout cas à se développer d’une façon qualitativement nouvelle, ce qui expliquerait l’état des conflits sociaux qui constituent la préhistoire de l’humanité (2), dont nous ne sommes pas sortis, et dont le communisme est « la fin » :  la capacité de mettre en commun les efforts des hommes dans leur rapport avec l'univers et dans la résolution de leurs subsistance constituant ce futur de l’humanité, comme de toute entité pensante de quelque degré de conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

En ce sens notre histoire, ici et maintenant, est tout à fait possible au sens que, perçue ou pas de façon dialectique ou pas, peut constituer une possibilité de création nouvelle des hommes entre eux et avec l’univers leur permettant une appréhension, une appropriation globale et collective avancée de l’univers dans un processus de l’évolution-développement-complexification  moins précaire, plus en santé, c’est-à-dire plus apte à répondre à un besoin de santé tout au long du mouvement d’appropriation ; et donc de survie à l’infini sous des formes sans cesse renouvelées, dans leur qualité sans cesse nouvelle, dans des contradictions nouvelles sans cesse résolues par le nouveau, en cycle-spirale.

Les formes triviales de bataille pour la survie, les métiers et la production d’aujourd’hui et leur mouvement par exemple, les élections et les organisations des sociétés d’aujourd’hui etc..., n’ignorent pas la nécessité de prendre en compte instant et durée, souffrance et résolution de souffrances en cycle-spirale, mais n’en saisissent relativement que les ombres, la fumée, l’affleurement du corps dans celui de la masse sociale.

Pour moi comme pour tout le monde il est difficile d’exprimer tout cela puisque nous ne le saisissons seulement que comme intuition et que les sciences ne l’abordent que de façon partielle non synthétique, ce qui correspond à notre niveau de développement collectif en tant qu’humanité.

Il ne peut y avoir un vocabulaire d’une forme nouvelle de société dans une forme ancienne de société.

Je suis pourtant persuadé qu’une perception du « présent insaisissable » se fait pourtant de plus en plus fine, de plus en plus précise, de plus en plus opérationnelle dans la résolution de notre évolution-développement-complexification, de nos subsistances, de notre existence.

La vie et la mort de l’individu et des sociétés, des espèces pensantes, dans le processus de conscience de la nature sur elle-même ne « fonctionne » et ne peut fonctionner et être, exister, que dans le rapport de la contradiction instant/durée. La puissance de la crainte de la mort est en contradiction avec l’instinct de conservation : elle place la conservation sur le plan de l’immobilisme et la réduit, en quantité et en qualité.  Elle est la transition entre un état de faible conscience et un état de conscience collective avancée dans la résolution permanente des contradictions, de leur unité et leur identité.

On fera (peut-être) mieux la prochaine fois….

Pierre Assante. 25/06/2021 16:26:55.

(1) Ceci constitue le thème de « Construction du devenir. Epître aux citoyens », Pierre Assante. 2001, essai-ébauche improbable d’une réflexion aboutissant à celle présente.

(2) La contradiction antagonique née de la dissymétrie temporelle des forces contradictoires habitant le rapport antagonique Capital/Travail semble ni plus ni moins celle d’une « dissymétrie accidentelle bien que dépendant d’une volonté et dans le processus » du conflit « "instant/durée" dissociés » dans le critère de gestion antagonique opposant Besoin/Profit ;  et à remettre en concordance et sur ses pieds, dans un nouveau type de mode de production et d’échange : inventer un Novum, passer d’une société de contradiction antagonique à une société  de contradictions résolues par la transformation des deux éléments-forces contradictoires en un nouvel élément, dans ce cas le travail comme activité productive désaliéné. Dans notre société il s’agit de l’abolition commune incontournable du capital et du travail, de l’achat/vente de la force de travail,  achat/vente opposé à l’activité comme coopération-autonomie de subsistance de qualité nouvelle de la personne en tant qu’élément de la diversité mouvante en processus constitutive de la société humaine et de ses entités.

Cette note est à reprendre et à développer : elle concentre trop de concepts réunis, certes liés les uns aux autres à juste titre, mais dont l’expression concentrée à la façon « cubiste » rend la compréhension et la communication sans doute trop difficile parce que pas assez étendue. Certes un lecteur travaillant seul ce concentré peut tenter d’en saisir le sens, et il n’a pas que ça à faire dans sa vie…

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 18:38

Cet article a été publié un première fois le 08/06/2021, 08:50, sans l'illustration présente.

RAPPEL historique : L'Humanité. 10 août 1946. Besoin de la suite aujourd'hui !

 

du « contre le RN »

au pour

le communisme. 

France, Europe, Italie, Monde.

RETRAITES, CHÔMAGE…. De la Démocratie Chrétienne (1) au macronisme et au Bidenisme, de la pandémie à la relance, de la crise systémique à son dépassement dans la sécurité d’emploi et de formation, vers l’abolition progressive de la vente de la force de travail, du « contre le RN » au pour le communisme.

 

Le  Macronisme organique, familial et social, en tant que porte-parole des milieux financiers a porté plus avant au paroxysme le « dégagisme », c’est-à-dire ce qu’il reste des institutions de la démocratie bourgeoise et de sa représentation dans son autodestruction dans la crise systémique et les palliatifs adoptés et en mouvement qui ne peuvent que résoudre partiellement et provisoirement la contradiction du cycle du capital comme moyen de reproduction, de cycle élargi de la société humaine.

Cette dissolution de la démocratie bourgeoise et sa rigidification dans un système autoritaire centralisé, reposant sur une sorte de bonapartisme descendant (à la différence du bonapartiste de la bourgeoisie ascendante) va de pair avec la dissolution des règles du marché capitaliste porté lui  aussi à extrémité dans la mondialisation et la révolution scientifique et technique numérisée, la dissolution des marchés nationaux et la dissolution-rigidification-paralysie des institutions nationales.

Son milieu idéologique d’origine, une démocratie chrétienne de droite, à la fois libérale et critique du conservatisme d’une démocratie chrétienne traditionnelle de marché national, de grandes familles, et porté à cette dissolution qui s’imagine moderne, se « croyant » ( la mot est juste, à double sens) correspondre aux transformation du monde, mais qui n’en a saisi que la superficie, les rapports financiers étroits, même si mondiaux : ignorant du mouvement profond du processus de l’humanité dans cette période historique et de son développement-complexification des besoins humains dans le développement-complexification de l’humanité, de la société humaine élargie à la planète et ses début de conquête de l’univers, scientifique, technique et physique à son état d’embryon.

La relance de la réforme des retraites et du chômage donne le signal des limites des mesures financières destinées à la protection de la main d’œuvre pour protéger le marché et les profits, le critère Profit/Capital.

Mais lorsque le capital sonne aujourd’hui le glas de ces mesures, il nous faut sonner le tocsin de la mobilisation de la classe ouvrière, du salariat et de peuples. Les mesures de Schroeder-Hart de 2000, allemandes (tentantes pour le capital aujourd'hui plus qu'hier dans l'aggravation de la crise systémique et pandémique) qui ont réduit drastiquement les lois et droits sociaux et qui ont couté la non réélection de ce dernier ont été suivies de 5 ans de croissance à 0%. Si Macron-Lemaire comptent relancer l’économie "d’après-Covid" comme cela, ils vont se trouver devant une énorme contradiction antagonique insurmontable : la crise systémique c’est la crise de la suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la croissance du Capital Constant en contradiction avec le taux de profit qui détermine la guerre économique et la guerre militaire conjointe.

La volonté de retour aux critères de Maastricht « pour 2027 » et le plan de réduction des retraites par augmentation de l’âge de départ (2), et celle de réduction des indemnités chômages,  va à l’encontre de la seule issue pour la relance et la production des moyens pour créer les richesses nécessaires au développement (et non la répartition de la pénurie qui ne répond en aucun cas ni aux besoins du marché, ni aux besoins de relance, donc ni au besoin de renflouement du taux de profit). L'issue pour la relance, c'est la création d’emplois et la formation pour leur efficacité sociale, la sécurité de formation et d’emploi et de revenu évidemment : extension de la Sécurité Sociale à la démocratie du "que, quoi et comment produire", démocratie du producteur assurant la production des biens en fonction des besoins humains en qualité nouvelle, vers l'abolition de l'achat-vente de la force de travail, l'autonomie et la cohérence de la personne humaine, de son activité.

Penser qu’un « duel Macron-RN » est destiné à combattre le RN est une illusion de première  qualité. Les mesures antisociales prévues n’excluent pas le recours au RN, au contraire,  comme solution politique pour imposer les « reformes » antisociales en cas de faillite d’un macronisme encore non installé et déjà bien épuisé ; bien que les ressorts qui résident et dans les moyens matériels et dans les moyens idéels en unité ne peuvent être connus que par expérience des résultats concrets : c’est ce que se dire le pouvoir actuel dans sa course au précipice. Et ce que nous pouvons nous dire dans la construction d’un nouveau système économique et social sain répondant aux besoins de développement humain.

Le capital se débat entre toutes ces hypothèses et leur pratique :

-Inflation,

-Hausses d’impôts,

-Reprise de l’emploi des hauts revenus et baisse d’emploi des bas revenus et chômages, qui menacent les moyens humains dont le capital a besoin et qu’il détruit systémiquement, au sens propre de cet adverbe.

-Réserves de l’armée du salariat qui « coûte »,

-61 milliard d’€ d’économie sociale à économiser, selon lui, sur le budget d’ici 2027 pour renflouer le taux de profit,

-Guerre technologique industrielle-financière USA-Chine et comment s’y situer mais en restant dans l’empire US. Perte de coopération si peu qu’elle ait été promue, mais tout autant que l’imbrication économique oblige à une coopération forcée dans les rapports capitalistes eux-mêmes, et destruction des moyens de coopération,

-Marché financier et économie réelle,

-Fumisterie de la taxe du G7 de 15%,

-Les banques centrales « non outillées », c’est à dire pour le capital ne pouvant et ne devant pas dépasser selon lui,  les limites que le capital leur a fixées économiquement politiquement institutionnellement, les taux de renflouement du profit par production monétaire et fluctuation choisie, illustrant ces limites.

-La domination du dollar et l’illusion de l’indépendance.

Mettre tout ça en accord est la quadrature du cercle pour le capital et ses institutions d’Etat et internationales. Il y a prise de conscience de ces impossibilités chez le personnel du capital lui-même, mais évidemment un système ne peut s’auto-dissoudre, il poursuit sur les rails dont il  s’est doté pour survivre, se développer, même lorsqu’il ne peut plus se développer.

Il faut en revenir à la vieille et vivante hypothèse de la classe qui est le fossoyeur du système dont elle souffre et qui par sa libération libère la société entière : celle qui vend sa force de travail pour vivre   et dont la vente est en contradiction antagonique avec la force de travail elle-même. La classe qui vend sa force de travail et tous les intermédiaires soumis à la possession au niveau mondial du capital, de son mouvement et de son usage pour l’accumulation et contre les besoins sociaux.

Pierre Assante. 07/06/2021 11:46:37.

(1) De la Dissolution du PCI à la prise de pouvoir des ex de la DC dans le PD, l’irrésistible ascension de la mondialisation libérale, du capitalisme financiarisé numérisé, faute de résistance, l’Italie est gouvernée aujourd’hui par l’ex-président de la BCE, issu de la banque américaine-mondiale Goldman Sachs, comme tant d’hommes politiques du « monde nouveau », dans une « alliance » allant de l’extrême droite au « Centre gauche » improbable né de la dissolution « recomposition » ultra libérale du PCI et de la DC. L’unité de la gauche des partis communistes et sociaux-démocrates issus du marxisme du XIXème siècle est autre chose qu’une unité néolibérale, de l’ex DC et de l’ex PS devenus « socio-libéraux » et ne correspondant plus ni à la réalité économique ni à la réalité politique. La reconstruction de l’organisation sociale de lutte de classe et pas de collaboration de classe, s’attaquant à la vente de la force de travail, à travers une sécurité d’emploi et de formation et d’une révolution du système financer pour un pouvoir sur l’argent au profit des besoins sociaux, c’est cela l’avenir de l’humanité. Prendre le pouvoir sur l’argent ce n’est pas la guerre civile, mais c’est « un sport de combat » comme dirait Bourdieu qui avait entamé une réflexion et un rapprochement inachevé avec la classe ouvrière et le salariat de 1995.

(2) Par obligation ou par incitation économique, ce qui va de pair, et qui est la seule mesure que le capital juge en ce moment politiquement possible, la retraite à points ayant fait notoirement et publiquement la preuve évidente de fourberie et rendu le capital méfiant par rapport à l’ampleur des luttes suscitées par ces mesures)

MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE sur le lien :

https://pierreassante.fr/dossier/MODE_DE_PRODUCTION_ET_MODE_DE_PENSEE._Par_Pierre_Assante._18_mai_2021..pdf

VOIR AUSSI : « Crise de la production le recueil augmenté ».

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

 

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 08:22

 

 

TRACT SECURITE EMPLOI FORMATION

Recto-Verso

  Sur ce lien : 

https://pierreassante.fr/dossier/TRACT_SEF.pdf

 

 

 

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Voir aussi : 

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/06/resurgence.html

 

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 08:53

RÉSURGENCE

La financiarisation mondialisée, numérisée, ce n’est pas une nouvelle forme du capitalisme, mais une nouvelle forme de la crise généralisée du capital en rapport dialectique, en interaction entre causes et effets. Elle a été développée par la crise congénitale du capital, et est issue de la crise, pour répondre à l’évolution du capital et de sa crise : la croissance du capital constant dans le capital global dans le cycle d’échange Argent-Marchandise-Argent’, la baisse tendancielle du taux de profit qui en découle; et la suraccumulation-dévalorisation du capital qui ne trouve à s’investir au taux « suffisant » pour son renouvèlement élargi. C’est le cas encore dans la « reprise » US relancée par les « mesures Biden », ce qui semble paradoxal mais est simplement le mouvement des contradictions du système, des forces contraires du système dans leur identité, leur unité et leur affrontement ; et qui ouvre la porte à un autre type de développement et de système social pour peu que les forces du travail s’emparent des possibilités de transformation en santé de son processus malade.

Le parti du travail, laminé par le capital, et par son retard historique dans sa propre réponse aux évolutions du capital et du monde, est cependant la dignité et l’honneur de l’humanité. Il est à la fois, dans son état actuel, une survivance, et une résurgence-résurrection trouvant réponse possible dans la crise exponentielle de rentabilité du capital, malgré la masse de production monétaire et de dette qu’il crée pour renflouer le taux de profit ; le tout dominé par le dollar et le capital dominant US et ses capacités de faire payer au monde ses mesures palliatives internes (1). Ceci dans le contexte général de renflouement du capital par les banques centrales à la fois nationales et de zones mondiales de développement ET cependant « périphériques de la FED » (BCE, Banque du Japon…etc.), y compris les banques centrales de pays émergents en particulier de la Chine ; la Chine et sa détention de dette US, dans son avancée économique et sociale de deuxième puissance mondiale (2). Le capital US est comme un bucheron qui intensifie les coupes au milieu d’un reboisement qui devrait permettre une exploitation durable et raisonnée d’une forêt dont dépendrait la vie d’un écosystème pensant. La pensée comme la vie dans son ensemble, son évolution-développement-complexification dépend du contexte général de toutes les activités qui l’ont engendrée et développée. Le travail de reproduction des forces productives « à son centre ». Mais il n’y a pas de centre sinon des instances dont une intervient en dernier et qui permet les autres : l’économie  -et la politique dont dépendent les choix économiques.

Pierre Assante. 20/06/2021 08:15:42.

(1) Ce qui est une forme de guerre généralisée menaçant les relations sociales de production, d’échange et de coopération nécessaires à la vie de l’humanité  dans son état de développement actuel, en particulier en matière d’énergie et de recherche fondamentale et appliquée, en unité de besoin, ET de guerre au sens propre.

(2) Issue il faut le rappeler de ses choix d’utiliser à l’origine l’appétit du capital en matière de taux de profit comme un judoka utilise la force de l’adversaire.

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