JO BIDEN, l’homme que nous aimons le plus.
PETITE VARIATION SUR UN THÈME D'ACTUALITÉ
Le vieil homme a bien du mal.
Il est sous la pression de son prédécesseur et de son « idéal » : rendre la grandeur à l’Amérique et à nous-mêmes.
Tâche difficile. La capital est entré dans une crise généralisée de suraccumulation-dévalorisation disent certains. Cela veut dire qu’il ne réussit plus à s’investir globalement aux taux nécessaires à la production dans la concurrence internationale. Que nous ne réussissons plus à ….
Et que l’affaiblissement de notre puissance économique entraine l’affaiblissement de notre puissance militaire. Nôtre, enfin celle de Jo, et un peu la nôtre, oui… Surtout quand et si nous sommes loin de lui…
Certes nos grands groupes mondiaux industriels et financiers dans leur unité organique de fonctionnement, même si ça n’empêche par la guerre entre nous, réussissent à renflouer leur taux de profit en ponctionnant celui du monde entier. Mais il s’ensuit un affaiblissement et un appauvrissement relatif mais réel de ce monde entier.
Alors comment s’enrichir dans un monde qui s’appauvrit ?
Il faut contrôler le marché, s’emparer de tout ce qui résiste bien ou mal, dans les nations, les Etats et Zones de développement mondiales. Il faut montrer qu’on est là ; qu’on peut contre-résister et poursuivre ce qui a fait cette grandeur dont l’establishment est le témoin vivant, son luxe, sa culture qui a dominé le monde.
Qui a dominé le monde mais qui aujourd’hui se rétrécit, se fige et se pourrit. Aïe !
Ce pourrissement gagne, gagne ! S’étend ! Mêmes nos intellectuels organiques le disent…
Oui, cet homme nous l’aimons le plus. Il se peut que nous le trahissions un peu de temps en temps, mais il faut bien ! Nous avons quand même nos propres affaires nous-même. Quelquefois, nous craignons de nous tirer une balle dans le pied, pas sur le moment mais à terme, avec des décisions politiques de sanctions dans le monde. Sanctions politiques, sanctions économiques, sanctions culturelles qui affaiblissent le monde ; et que devient notre force dans un monde affaibli d’où nous tirons nos profits ? Nous inspirons, mettons la main à la pâte, mais il ne faut pas être plus Bideniste que Biden : s’il faut retirer la main, il faut retirer la main !
Mais comment faire ? Il faut bien vivre…
Salvien de Marseille en 439, dans son livre 5 « De gubernatione dei » mettait en garde les possédants et hommes de bien (de biens au sens propres) d'alors : « si vous tirez des produits du travail (de la force de travail humaine disent toujours certains), plus qu’il ne faut pour qu’il ne puisse plus se reproduire, ce sera la fin de l’Empire ». L’empire Romain d’Occident s’est effondré en 470…
Nous aimons plus que tout Jo Biden, notre suzerain. Nous le suivons presque aveuglément, tous unis derrière lui. Oui, presque. Mais comment résoudre nos problèmes ?
En plus si nos salariés, nos sociétés inventent des merveilles, de quoi dominer le monde et l’univers, MAIS ces inventions menacent aussi nos revenus et nos institutions : elles peuvent être employées pour un progrès qui réduirait nos profits. Réduire le coût du capital c’est frapper à la caisse ! La nôtre !
Et puis l’Empire, pas le nôtre, l’autre, l’ancien, s’est réorganisé dans une société nouvelle. Mais il a fallu des siècles. Le nôtre c’est celui des forces productives du XXIème siècle, mondialisées, numérisées, automatisées, et ça, ça coûte cher, bien plus cher que des esclaves et de la terre. Et puis c’est rapide, croissant, d’une croissance qui nous est propre et que nous ne pouvons changer. D’aucuns veulent aussi une croissance, mais pas comme la nôtre, d’une autre qualité, plus grande mais en « moins de volume », comme celle du cerveau qui grandit mais dont le contenu se condense par sauts de réorganisation et de qualité. Une vraie croissance, quoi ! Celle de l'humanité et de ses forces productives en quantité et en qualité, de pair avec celle de la conscience sociale : une croissance-évolution-complexification-développement "matériel et moral"; une santé du développement... Quels fous ! Pas possible !
Et puis, il y a une crise morale : les salariés, à la différence des petits paysans libres du V° siècle, même s’ils sont obligés, ne voudraient plus se vendre, ce qui en plus n’empêche pas ni les bagaudes nouvelles, ni leur fuite où ça ne nous rapporte plus pour nous, même si la fuite nous arrange aussi contre les luttes de classe quand elles nous menacent. Nous pensions l’avoir gagnée, la lutte de classe, mais nous nous interrogeons. Oui nous nous interrogeons !
Nous nous interrogeons par rapport à ceux qui posent le problème de la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.
Mais enfin, on ne peut pas faire ça ? Comment faire ça ?
Bon, nous continuerons d’aimer le plus Jo. Mais jusqu’à quand et jusqu’où nous mènera-t-il, JO BIDEN, l’homme que nous AIMIONS le plus ?
Entretien réalisé par Pierrot. 23/02/2022 09:17:46.
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