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Résumé du résumé : une critique non économique ou économique orthodoxe du système économique et social le conforte et accroit exponentiellement sa crise. Quelles que soient les qualités scientifiques du champ partiel et partial de cette critique.
Résumé : Une critique de la société humaine, scientifique et « humaniste », ne partant pas ou n’aboutissant pas, à double sens, en aller-retour, à une critique du système économique en dernière instance, comme l’ont fait Marx et Engels dans leur tempset d’autres après, peu suivis dans les partis ouvriers, salariés et alliés (1), ne peut que conforter ce système économique et social malade et obsolète.
Croyant combattre le système ici et maintenant, ou le transformer, une telle critique non économique, limitée à un champ ou les additionnant sans en faire la synthèse, le conforte, et donc prolonge ses crises diverses et multiples, y compris la crise climatique dans sa crise globale, les aggrave vers un effondrement absolument possible de l’ensemble mondial.
Le défaut de cohérence et de coopération est lié au critère de gestion P/C inhérent au cycle d’accumulation-suraccumulation-dévalorisation du capital A-M-A’ basé sur l’achat de la force de travail ; est lié à la baisse tendancielle du taux de profit et aux palliatifs sensés y remédier, l’aggravant dans le cycle, donc aggravant la crise mondiale et le défaut de cohérence et de coopération.
L’aggravation de la crise du système et l’aggravation des défauts-manques en matière de besoins sociaux sont totalement liées et se répercutent l’une sur l’autre.
Toute société humaine, de la clanique à la cité et aux nations et « fédérations de nations » n’a survécu ni ne s’est développée, ce qui est la condition d’existence d’une entité, sans un « minimum » de cohérence et de coopération, c’est à dire sans une santé suffisante à son existence : développement-complexification-condensification. Leurs régressions, et quelquefois leurs disparitions sont liées à ce défaut, face aux autres entités et face à elle-même.
L’humanité mondialisée est face à elle-même.
Le défaut de condensification de la croissance, condensification qui n’est pas une « décroissance » (2), est le témoin des autres défauts-manques de la société, et le témoin des défauts, manques vitaux, de l’humanité mondialisé. Sans doute suppléer à ce défaut est la tâche d’une mondialisation vivable et viable, mondialisation-aboutissement-relance du processus de développement de l’espèces pensante humaine.
Est-ce clair ? Allez, on en parle ! Non ?
Pierre Assante. 17/07/2022 09:11:15.
(1) Lire la « critique du programme de Gotha », toujours d’actualité.
(2) Voir l’image de la condensification technique et mécanique du parc mondial de computer ; ET voir l’organisation non mécanique mais physique, mentale et sociale en unité du développement cérébral de la naissance à la mort de la personne et à la transmission sociale ; voir mes articles en traitant.
Le volume 33 des œuvres complètes de Lénine contient des textes fondamentaux sur les difficultés de l’après révolution d’octobre, l’après guerre civile, où malgré tout les bolchevicks ont réussi à maintenir une alliance avec la paysannerie massive constituant la masse de la population et de la production du pays, pour construire une gestion qui veut échapper à la loi du capital, de l’argent, au profit des besoins sociaux, du développement possible pouvant les assurer. « Mieux vaut moins mais mieux » fait partie de ce volume, et bien d’autres, lettres, adresses, interventions …
ELEMENTS POUR COMPRENDRE LA SUITE, DANS LE MEILLEUR ET DANS LE PIRE, mais qui n'expliquent pas tout.
Cela Doit aller, en amont dans le temps, avec la connaissance de la longue et immense répression séculaire du mouvement ouvrier dans la montée du capitalisme et de l'industrialisation, dès ses origines, et qui le pousse à se "militariser"...
Et en aval, Après la NEP abandonnée par le stalinisme, quelle "suite" à la "super NEP de Deng Xiaoping " en cours et la régulation mondiale du développement économique, social, culturel (et démocratique, paradoxalement) qu'elle peut induire, construire ?
Quelle transition, de la productivité de la nouvelle révolution scientifique et technique, ses possibilités d'automatisation-numérisation de la grande production, vers le dépassement-abolition (Aufhebung) de l'achat-vente de la force de travail, la réduction du temps de travail et sa mesure, en passant par l’action progressive et radicale et les luttes politiques vers un nouveau mode de production et d’échange ?
Sachant que quelles que soient les barrières et divisions du monde humain, il s’agit de son développement collectif réciproque, dialectique, indissoluble, dans les différences et la complexification-condensification, à la fois fécondes et contradictoires des processus particuliers dans son processus global.
Qui voudrait et veut par une aspiration à résumer l’humain et les entités humaines, les résumer à soi-même dans son milieu propre, est sûr de réduire les coopérations et les solidarités nécessaires et indispensables à la survie de l’espèce sociale pensante qu’est l’humain en menaçant, survie et développement. Paix, coopération et développement vont de pair. Toute atteinte et tout obstacle à la coopération aggrave et accélère les tensions, les conflits, les confrontations financières, économiques et guerrières dans un monde en crise générale du capital, « naturellement » instable ; et nous tous avec.
« …Premièrement, nous instruire ; deuxièmement, nous instruire encore ; troisièmement, nous instruire toujours… »
« Pravda » n° 49, 4 mars 1923. Un article écrit à l’occasion du XII° congrès du Parti Communiste de Russie.
Lénine. 2 mars 1923.
Lénine meurt le 21 janvier 1924 …..
"..... Pour rénover notre appareil d'Etat, nous devons à tout prix nous assigner la tâche que voici : premièrement, nous instruire ; deuxièmement, nous instruire encore ; troisièmement, nous instruire toujours.Ensuite, avoir soin que le savoir ne reste pas chez nous lettre morte ou une phrase à la mode (ce qui, avouons‑le, nous arrive bien souvent) ; que le savoir pénètre vraiment dans l'esprit, devienne partie intégrante de notre vie, pleinement et effectivement. Bref, il nous faut exiger autre chose que ce qu'exige la bourgeoisie de l'Europe occidentale, savoir ce qu'il est digne et convenable d'exiger pour un pays qui se propose de devenir un pays socialiste.....
..... Pour cela, il faut que les meilleurs éléments de notre régime social, à savoir : les ouvriers avancés, d'abord, et, en second lieu, les éléments vraiment instruits, pour lesquels on peut se porter garant qu'ils ne croiront rien sur parole et qu'ils ne diront pas un mot qui soit contraire à leur conscience, ne craignent pas de prendre conscience des difficultés, quelles qu'elles soient, et ne reculent devant aucune lutte pour atteindre le but qu'ils se seront sérieusement assigné.
Voilà cinq ans que nous nous évertuons à perfectionner notre appareil d'Etat. Mais ce n'a été là qu'une agitation vaine qui, en ces cinq ans, nous a montré simplement qu'elle était inefficace, ou même inutile, voire nuisible. Cette vaine agitation nous donnait une apparence de travail ; en réalité, elle encrassait nos institutions et nos cerveaux.
Il faut enfin que cela change.
Il faut adopter cette règle : mieux vaut moins, mais mieux. Il faut adopter cette règle : mieux vaut dans deux ans ou même dans trois ans, que précipiter les choses sans aucun espoir de former un bon matériel humain.
Je sais qu'il sera difficile d'observer cette règle et de l'appliquer dans notre situation. Je sais que la règle contraire se frayera un chemin par mille tours et détours. Je sais qu'il faudra opposer une résistance formidable, qu'il s'agira de faire preuve d'une persévérance prodigieuse ; que ce travail, dans les premières années du moins, sera diablement ingrat. Et cependant je suis persuadé que c'est seulement ainsi que nous parviendrons à notre but et saurons, une fois ce but atteint, fonder une république réellement digne du nom de République socialiste, soviétique, etc., etc., etc.
Il est probable que beaucoup de lecteurs aient trouvé trop insuffisants les chiffres que j'ai cités à titre d'exemple dans mon premier article [1]. Je suis sûr que l'on peut produire bien des calculs pour montrer l'insuffisance de ces chiffres. Mais je pense que par‑dessus tous les calculs possibles et imaginables, nous devons mettre une chose : une qualité vraiment exemplaire.
J'estime que le moment est justement venu où nous devons nous occuper comme il convient, avec tout le sérieux voulu, de notre appareil d'Etat, et où la précipitation serait peut-être ce qui causerait le plus grand tort. Aussi je tiens à mettre en garde contre un accroissement de ces chiffres. Bien au contraire, je pense qu'ici il faut se montrer particulièrement avare de chiffres. Parlons net. Le Commissariat du peuple de l'Inspection ouvrière et paysanne ne jouit pas à l'heure actuelle d'une ombre de prestige. Tout le monde sait qu'il n'est point d'institutions plus mal organisées que celles relevant de notre Inspection ouvrière et paysanne, et que dans les conditions actuelles on ne peut rien exiger de ce Commissariat. Il nous faut bien retenir cela si nous voulons vraiment arriver à constituer, d'ici quelques années, une institution qui, premièrement, sera exemplaire, deuxièmement, inspirera à tous une confiance absolue, et troisièmement, montrera à tous et à chacun que nous avons réellement justifié les activités de cette haute institution qu'est la Commission centrale de contrôle. Toutes les normes générales du personnel de ses administrations doivent, à mon avis, être bannies d'emblée et sans recours. Nous devons choisir les cadres de l'Inspection ouvrière et paysanne avec un soin particulier, en leur faisant subir le plus rigoureux examen, pas autrement. En effet, à quoi bon fonder un Commissariat du Peuple où le travail se ferait tant bien que mal, qui, derechef, n'inspirerait pas la moindre confiance, et dont l'opinion n'aurait qu'une infime autorité ? Je pense que notre tâche principale est de l’éviter lors de la réorganisation que nous projetons actuellement....
..... Nous devons nous efforcer de construire un Etat où les ouvriers continueraient à exercer la direction sur les paysans, garderaient la confiance de ces derniers, et par une économie rigoureuse, banniraient de tous les domaines de la vie sociale jusqu'aux moindres excès.
Nous devons réaliser le maximum d'économie dans notre appareil d'Etat. Nous devons en bannir toutes les traces d'excès que lui a laissées en si grand nombre la Russie tsariste, son appareil capitaliste et bureaucratique.
Est‑ce que ce ne sera pas le règne de la médiocrité paysanne ?
Non. Si nous conservons à la classe ouvrière sa direction sur la paysannerie, nous pourrons, au prix d'une économie des plus rigoureuses dans la gestion de notre Etat, employer la moindre somme économisée pour développer notre grande industrie mécanisée, l'électrification, l'extraction hydraulique de la tourbe, pour achever la construction de la centrale hydro‑électrique du Volkhov [3], etc.
Là, et là seulement, est notre espoir. Alors seulement nous pourrons, pour employer une image, changer de cheval, abandonner la haridelle du paysan, du moujik, renoncer aux économies indispensables dans un pays agricole ruiné, et enfourcher le cheval que recherche et ne peut manquer de rechercher le prolétariat, à savoir, la grande industrie mécanisée, l'électrification, la centrale hydro‑électrique du Volkhov, etc.
Voilà comment je rattache dans mon esprit le plan d'ensemble de notre travail; de notre politique, de notre tactique, de notre stratégie, aux tâches de l'Inspection ouvrière et paysanne réorganisée. Voilà ce qui justifie à mes yeux le souci exceptionnel, l'attention soutenue que nous devons porter à l'Inspection ouvrière et paysanne, en la plaçant à une hauteur exceptionnelle, en conférant à ses dirigeants les droits du Comité central, etc., etc.
En voici la justification : c'est seulement en épurant au maximum notre appareil, en réduisant au maximum tout ce qui n'est pas absolument nécessaire, que nous pourrons nous maintenir à coup sũr. Et cela, non pas au niveau d'un pays de petite agriculture paysanne, non pas au niveau de cette étroitesse généralisée, mais à un niveau qui s'élève de plus en plus vers la grosse industrie mécanisée...."
2. Les derniers avis de Lénine à la direction bolchévique. Un texte gardÉ secret durant des décennies. 1922-1923.(2)
Ultimes recommandations au Comité central du Parti communiste russe
Lénine. Testament politique.
25 décembre 1922 :
Par stabilité du Comité central j’entends les mesures propres à prévenir une scission, pour autant que de telles mesures puissent être prises. Car le garde-blanc de Russkaïa Mysl (je pense que c’était S. E. Oldenbourg) avait évidemment raison quand, dans sa pièce contre la Russie soviétique, il misait en premier lieu sur l’espoir d’une scission de notre Parti, et quand, ensuite, il misait, pour cette scission, sur de graves désaccords au sein de notre parti.
Notre Parti repose sur deux classes, et, pour cette raison, son instabilité est possible, et s’il ne peut y avoir un accord entre ces classes sa chute est inévitable. En pareil cas il serait inutile de prendre quelque mesure que ce soit, ou, en général, de discuter la question de la stabilité de notre Comité central. En pareil cas nulle mesure ne se révélerait capable de prévenir une scission. Mais je suis persuadé que c’est là un avenir trop éloigné et un événement trop improbable pour qu’il faille en parler.
J’envisage la stabilité comme une garantie contre une scission dans le proche avenir, et mon intention est d’examiner ici une série de considérations d’un caractère purement personnel.
J’estime que le facteur essentiel dans la question de la stabilité ainsi envisagée, ce sont des membres du Comité central tels que Staline et Trotsky. Leurs rapports mutuels constituent, selon moi, une grande moitié du danger de cette scission qui pourrait être évitée, et cette scission serait plus facilement évitable, à mon avis, si le nombre des membres du Comité central était élevé à cinquante ou cent.
Le camarade Staline en devenant secrétaire général a concentré un pouvoir immense entre ses mains et je ne suis pas sûr qu’il sache toujours en user avec suffisamment de prudence. D’autre part, le camarade Trotsky, ainsi que l’a démontré sa lutte contre le Comité central dans la question du commissariat des Voies et Communications, se distingue non seulement par ses capacités exceptionnelles - personnellement il est incontestablement l’homme le plus capable du Comité central actuel - mais aussi par une trop grande confiance en soi et par une disposition à être trop enclin à ne considérer que le côté purement administratif des choses.
Ces caractéristiques des deux chefs les plus marquants du Comité central actuel pourraient, tout à fait involontairement, conduire à une scission ; si notre Parti ne prend pas de mesures pour l’empêcher, une scission pourrait survenir inopinément.
Je ne veux pas caractériser les autres membres du Comité central par leurs qualités personnelles. Je veux seulement vous rappeler que l’attitude de Zinoviev et de Kaménev en Octobre n’a évidemment pas été fortuite, mais elle ne doit pas plus être invoquée contre eux, personnellement, que le non-bolchévisme de Trotsky.
Des membres plus jeunes du Comité central, je dirai quelques mots de Boukharine et de Piatakov. Ils sont, à mon avis, les plus capables et à leur sujet il est nécessaire d’avoir présent à l’esprit ceci : Boukharine n’est pas seulement le plus précieux et le plus fort théoricien du Parti, mais il peut légitimement être considéré comme le camarade le plus aimé de tout le Parti ; mais ses conceptions théoriques ne peuvent être considérées comme vraiment marxistes qu’avec le plus grand doute, car il y a en lui quelque chose de scolastique (il n’a jamais appris et, je pense, n’a jamais compris pleinement la dialectique).
Et maintenant Piatakov - un homme qui, incontestablement, se distingue par la volonté et d’exceptionnelles capacités, mais trop attaché au côté administratif des choses pour qu’on puisse s’en remettre à lui dans une question politique importante. Il va de soi que ces deux remarques ne sont faites par moi qu’en considération du moment présent et en supposant que ces travailleurs capables et loyaux ne puissent par la suite compléter leurs connaissances et corriger leur étroitesse.
4 janvier 1923 :
Post-scriptum. Staline est trop brutal, et ce défaut, pleinement supportable dans les relations entre nous, communistes, devient intolérable dans la fonction de secrétaire général. C’est pourquoi je propose aux camarades de réfléchir au moyen de déplacer Staline de ce poste et de nommer à sa place un homme qui, sous tous les rapports, se distingue de Staline par une supériorité - c’est-à-dire qu’il soit plus patient, plus loyal, plus poli et plus attentionné envers les camarades, moins capricieux, etc. Cette circonstance peut paraître une bagatelle insignifiante, mais je pense que pour prévenir une scission, et du point de vue des rapports entre Staline et Trotsky que j’ai examinés plus haut, ce n’est pas une bagatelle, à moins que ce ne soit une bagatelle pouvant acquérir une signification décisive.
Après quarante ans de montée constante de l’extrême-droite, nous sommes entrés dans une situation nouvelle, bien plus dangereuse, et nous ne devons pas nous laisser surprendre par ce qui va suivre. 42 % des voix pour Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, c’est 5 points de plus qu’Hitler au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1932. Qu’on puisse juger exagérée cette référence historique, n’est-ce pas précisément là un signe de banalisation du fascisme ?
Avec 13 millions d’électeurs, un groupe parlementaire et des vice-présidences, un parti organisé qui a éliminé les dissidences, l’extrême-droite est idéalement placée pour exploiter les colères et les désarrois que les prochains mois ne vont pas manquer d’exacerber. Exploiter le sentiment de vivre dans un pays en déclin, qui s’appauvrit, qui connaît un déclassement sur la scène internationale.
Or nous sommes à nouveau en temps de guerre, et les peuples européens redoutent les chemins où les impérialismes qui s’affrontent, y compris l’impérialisme américain, le plus puissant, veulent les entraîner. On reparle de rationner l’énergie, et pourquoi pas, demain, des bons d’alimentation ? Mais dès avant la guerre en Ukraine, la crise économique est repartie. Depuis trente ans, les banques centrales ont maintenu à bout de bras la rentabilité du capital en déversant des milliers de milliards de dollars sur les marchés financiers et sur les banques mais aujourd’hui la situation leur échappe. L’inflation, longtemps concentrée sur les prix des actifs financiers et immobiliers, contamine maintenant de façon explosive les prix à la consommation : cette inflation-là, ils vont vouloir la maîtriser en matraquant l’emploi. Au passage, l’énorme effort de formation, d’embauches, d’investissement qu’exige la révolution écologique est vite oublié.
Face à ces crises, la gauche dans son ensemble est aujourd’hui très mal placée pour mener la résistance. Malgré un léger progrès par rapport à 2017, auquel la candidature de Fabien Roussel n’est sans doute pas étrangère, elle se situe toujours à un niveau électoral historiquement faible. Elle est touchée au premier chef par la perte de crédibilité de tous les projets politiques en présence, dominée qu’elle est par une croyance surannée : l’État aurait la capacité de corriger les excès du capitalisme sans qu’il soit nécessaire de contester la gestion de l’économie par le capital. Cette croyance inspire de part en part le programme de Jean-Luc Mélenchon repris pour l’essentiel par la NUPES. C’est pourtant elle qui a conduit l’expérience Mitterrand à finir dans la déception après 1983, l’expérience Jospin à finir dans la colère en 2002, et l’expérience Hollande à finir dans la honte en 2017.
L’originalité du programme de Fabien Roussel est d’être porteur d’une autre cohérence, celle du 38ème congrès du PCF.
En effet, remédier aux causes de la marche à l’abîme, y compris en réussissant une révolution écologique, exige de s’attaquer au capital pour imposer une autre logique. D’abord, viser non pas l’accumulation de profits mais des objectifs sociaux, écologiques, féministes tels que ceux qui figurent dans la plupart des programmes de gauche et dans celui de la NUPES. Mais en plus, ce que nous apportons, c’est une cohérence entre ces objectifs et la conquête de pouvoirs de décision contre le capital. Ce pouvoir qui consiste essentiellement à décider de l’utilisation de l’argent (profits des entreprises, crédits bancaires, dépenses publiques) et qu’il faut conquérir afin, précisément, de mobiliser les moyens financiers, mais aussi matériels et juridiques, de réaliser ces objectifs. Non pas « désobéir » mais obliger les entreprises, les banques, la BCE, le FMI à « obéir » aux exigences populaires : priorité à l’emploi, à la formation, aux services publics, et non à la rentabilité pour les actionnaires et les marchés financiers.
On va nous répondre par un sourire ou un haussement d’épaules : c’est une révolution que vous voulez ! Il me semble que le mot ne devrait pas nous faire peur, et la chose non plus. Les communistes ne sont pas des gens qui se sont dit un jour « j’ai terriblement envie que Jean-Luc Mélenchon (ou un autre) devienne Premier ministre, j’adhère au PCF ». Ils sont membres du PCF parce qu’ils sentent que la société a besoin de changements fondamentaux, pas en paroles mais dans l’action. C’est un programme de résistance, et un projet de société qui peut rassembler vraiment la gauche et tous ceux qui veulent rendre vraiment possibles des « jours heureux ».
Nous avons des moyens de mener le combat pour ce programme, d’agir face à la crise politique, économique, écologique, morale, face à la politique de Macron et face à l’offensive fasciste. Nous avons sauvé un groupe parlementaire, nous sommes redevenus visibles grâce à la campagne de Fabien. Nous avons des idées, nous avons un programme et un projet de société. Et surtout, nous avons ce corps militant communiste qui est sans équivalent à gauche. Il y a urgence à lui donner le moyen de repartir au combat, en lui proposant de préparer dès à présent des initiatives unitaires de mobilisation populaire et d’ampleur nationale, pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics.
Si une personne humaine se regarde, face à face avec elle-même, elle ne peut que reconnaitre en elle-même le mode de production et d’échange dans laquelle elle vit.
Si le mode de production et d’échange est malade, elle ne put que reconnaitre sa propre maladie.
La maladie identifiée d’un mode de production et d’échange ne peut se soigner que dans un processus radical et progressif mettant en œuvre le mouvement de la conscience de cette identification et des remèdes y répondant.
Conscience et remèdes vont de pair, forment une unité de l’activité de la personne dans le traitement de la maladie.
Elle, ils, ne sont pas définis tels quels initialement, mais constituent un processus d’identification et de construction du nouveau en santé suffisante à la poursuite du processus d’humanisation.
Il n’y a pas de science infuse d’indentification et de remèdes, mais il y a la capacité d’invention acquise dans le développement de l’humanisation, son accumulation et sa poursuite.
La pire des maladies dans la maladie est le refus de voir le mode de production et d’échange en soi-même : ce refus empêche l’invention du remède dans le mouvement de la société ; empêche le mouvement initial de conscience de l’identification de la maladie.
Je renvoie la conscience, la mienne et celle des autres, individuelle dans le mouvement social collectif, à l’invention des économistes communistes, en relations sociales réciproques, dialectiques, à la critique et à la reconnaissance de l’invention des économistes communistes, particulièrement de la ComEco et d’ « En avant le manifeste » ; et bien sûr des analystes de la crise du travail.
Pierre Assante. 10/07/2022 23:45:44.
P.S. Je m’excuse, je me suis trompé, je ne m’arrête pas.
Commission de transparence des débats élue les 17 et 18 septembre 2022
Base commune présentée les 3 et 4 décembre 2022
Vote sur les différents Textes proposés 27,28,29 janvier 2023
B) Thèmes « formation » (entre autres) liés les uns aux autres. Première séance en septembre...
Comment s’est constitué le mouvement ouvrier. L’itinéraire de Marx et d’Engels, de la philo à l’économie en passant par l’ethnologie. Hegel → Proudhon, Lassalle.
De la communauté primitive au capitalisme mondialisé → Progrès. Aujourd’hui sous le signe de l’argent et la fin d’un système, ses contradictions.
Vente de la force de travail. Cycle A-M-A’. Critère P/C. La crise de suraccumulation et de dévalorisation du capital, c'est quoi ???
Fonds, crédits, DTS, Droits du travail, crise du travail.
Congres et Parti. Protestations → Mélenchon etc… Du maintien du parti à l’identité communiste. Du Parti au contenu du Parti de transformation en santé suffisante dans une crise sociale immense. Alimentaire, Energie, santé, travail, climat, recherche et développement.....
Le coût du capital c’est quoi ? le coût du travail c’est quoi ? L’anti-fragmentation de l’UE c’est quoi ? la création monétaire c’est quoi ? La FED, la BCE c’est quoi ? Le taux directeur, son augmentation, l'inflation, la récession. Jackson Hole c’est quoi ? Le libéralisme c’est quoi ?
Le temps de travail socialement nécessaire, la plus-value (ou survaleur) relative, absolue, extra, c’est quoi ?
La valeur d’usage, la valeur d’échange, le capital productif, le travail productif c’est quoi ?
…………
Explications et échanges à volonté mais clarté pas garantie par l’auteur de ces propositions J
René merle : Céline et les Méridionaux. Un aspect mal connu du racisme de Céline
Racisme anti-méridionaux : quelques citations significatives
Un des articles les plus lus de ce site est sans doute celui-ci :
Un mot sur le racisme anti-méridional du bon docteur Destouches. Et d’abord les deux citations qui courent les forums de discussions occitanistes :
" La partie non celtique de la France cause et pontifie. Elle donne au pays ses ministres, ses vénérables, ses congressistes hyper-sonores. C’est la partie vinasseuse de la République, la Méridionale, profiteuse, resquilleuse, politique, éloquente, creuse. "Louis-Ferdinand Céline, L’Ecole des cadavres 1938
" Zone Sud, peuplée de bâtards méditerranéens, de Narbonoïdes dégénérés, de nervis, Félibres gâteux, parasites arabiques que la France aurait eu tout intérêt à jeter par-dessus bord. Au dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infect métissage négrifié ",Louis Ferdinand Céline, novembre 1942].
La première citation est bien extraite de L’École des cadavres (Denoël, 1938 - rééd. 1942). L’ouvrage est difficile aujourd’hui à trouver en support papier, mais on peut le lire in extenso sur le Net. Voici le passage complet dont la citation est extraite :
Pietro INGRAO est un des rares dirigeants du P.C.I. (Parti Communiste Italien) à avoir exprimé ses désaccords sur l'autodissolution de son parti et la création du P.D.S. (Parti Démocratique de Gauche, qu'il a surnommé "la cosa", "la chose"). Ce P.D.S. est devenu parti de gouvernement, puis P.D. (Parti Démocrate), de gouvernement "d'union nationale" (L'extrême droite est entrée aussi au gouvernement), ET de dérive totalement sociale libérale.
Pietro Ingrao a réalisé cette entrevue "S'INDIGNER NE SUFFIT PAS" peu de temps avant sa mort.
L’Italie, comme l'Union Européenne et la planète humaine, est en crise générale galopante, mais elle, l'Italie, l'est actuellement au point que la B.C.E. (Banque Centrale Européenne) prévoie un traitement particulier : un rachat privilégier de la dette souveraine italienne au nom de "l’anti-fragmentation de l'U.E."
Les communistes proposent un autre usage de la création monétaire par la BCE, mise au service du développement social et non prioritairement du taux de profit P/C comme aujourd'hui. La réunion des dirigeants des banques centrales du monde prévue comme d'ordinaire fin août à Jackson Hole aux U.S.A. (Etats Unis d'Amérique), nous mettra certainement sous les yeux l'évolution de cette crise mondiale et l'incapacité de la finance et de la financiarisation d'y répondre par des solutions pérennes de santé sociale suffisante.
Evidemment, ce qui nous mets avant tout sous les yeux la crise, ce sont toutes les mesures antisociales et leurs conséquences quotidiennes et à venir contre les salariés et le développement humain. Ce que nous mettent sous les yeux les banques centrales c'est celle de la finance dans celle, concrète, de la société et de son système actuel.
1. L’effondrement moral -en cours- de la société humaine libérale est la conséquence et va de pair avec l’effondrement productif. Un « moralisme » paralysant et puant se substituant à la recherche et à la mise en œuvre d’une coopération et d’une cohérence productive, de l’entité locale d’activité à l’entité globale qu’est la mondialisation humaine, dans les deux sens, fait partie de l’effondrement moral de la personne humaine dans l’effondrement social général.
Combien de temps ce processus peut se produire et s’aggraver, quel est son aboutissement et quel dépassement possible dans un nouveau mode de production et d’échange en santé suffisante pour renouveler et relancer le processus d’humanisation, voilà un sujet d’angoisse pour tout être suffisamment conscient, une angoisse motrice d’engagement actif ou de désespoir démobilisateur.
L’angoisse comme l’égoïsme sont des productions hormonales différentes et l’accumulation culturelle humaine tend à les réguler, à sublimer la pensée, les sentiments, la construction -continue et discrète- du mouvement de systèmes mentaux de concepts, la conscience et les savoirs, sur et sous le substrat animal.
2. Le choix et l’acte sont soumis à l’angoisse et l’égoïsme de l’individu de l’espèce humaine dans ses relations avec son espèce et en l’occurrence, les relations et les rapports sociaux.
Dans le capitalisme, la subsomption de l’organisation productive , de l’homme producteur individu à la production mondialisée, et la production mondialisée au critère du profit capitaliste maximum immédiat détruit le rapport aux besoins, la réalisation et la satisfaction des besoins vitaux, sociaux de l’individu et de l’espèce, leur évolution et complexification et réduit la condensification nécessaire à la croissance.
3. L’effondrement dans l’appareil productif au sens strict n’est pas visible alors qu’il devrait crever les yeux. La raison est la « normalité » que l’organisation capitaliste vécue au quotidien revêt dans notre conscience, dans la configuration de notre conscience subsumée dans et sous l’achat de la force de travail et le critère de profit capitaliste. En revanche il apparait plus visible dans l’effondrement de l’organisation de la santé et de l’hôpital ou des urgences, éléments des conditions de la production au sens strict et de la reproduction sociale, non que l’urgence médicale soit plus urgente que l’exigence de la production des biens nécessaires à la vie humaine, mais parce que la socialisation de la santé -son financement paritaire capital-travail par exemple- est devenue un élément de conscience avancée issue de la libération du nazisme.
4. La libération du nazisme est une libération de la pointe avancée au paroxysme du moment d’une organisation antisociale de la société et de la production capitaliste, de la subsomption du travail sous les critères d’organisation capitaliste se confrontant et se confondant à ses propres contradictions ; ce qui a valu une réaction du capitalisme lui-même et une « révision » keynésienne, remède palliatif à un système en pré-effondrement.
La révision keynésienne a fait long feu.
Pour la suite je vous renvoie à l’introduction, dans les luttes protestataires salariales et populaires, des propositions des économistes communistes (1) et à la critique de la crise du travail par les ergologues de progrès.
5. L'effondrement est une dissolution. De l’unité de production agricole familiale du petit paysan libre de l’antiquité à nos jours et son extinction progressive, au travailleur libre vendant sa force de travail subsumée sous le capital et sa mondialisation, il y a une multitude d’évolutions-transformations anthroponomiques faisant partie d’un processus inconscient de la société qui demande volonté de conscience. La dissolution c'est celle du rapport entre le travail transformateur des richesses naturelle et le besoin, le processus productif réalisant ces besoins. Il n’y a pas de transformation en santé suffisante sans une organisation collective de l’étude des conditions de cette transformation. C’est le rôle et la tâche de tout être humain dans le collectif, l’intellectuel collectif de survie et de développement de l’humanité. A chaque entité humaine de poser la question et de la résoudre dans l’ensemble humain.
La société humaine poursuit sur la lancée des fléauxqu’elle a elle-même créés
LE TESTAMENT DE MARX : UN PROGRAMME !
La formation militante c’est ça !
La société humaine poursuit sur la lancée des fléaux qu’elle a elle-même créés, vers l’extrémité de la société marchande, le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé.
En poursuivant son travail de recherche, jusqu’à sa mort, Marx donne un exemple en 1875, date où son analyse du capital arrive à maturité sans être achevée bien sûr, c’est la critique du programme de Gotha qui reste aujourd’hui un témoin majeur des dérives populistes du mouvement ouvrier, du mouvement du salariat, du mouvement populaire : un programme de critique morale sans propositions scientifiques opérationnelles, lançant la protestation dans l’impasse.
S’il doit y avoir une renaissance, c’est là ou l’a laissée Marx à sa mort :
Une pensée dialectique.
La poursuite de la critique de l’économie politique, l’analyse du capital, et du travail salarié, l’étude de leur procès, de ses limites actuelles et des remèdes à ces limites
Un programme économique et politique qui ne soit pas limité à une ridicule dénonciation morale de l’état présent, mais des propositions de processus de sortie de l’état présent et de construction progressive, radicale et générationnelle de dépassement de la crise générale du système d’accumulation de capital et d’achat de la force de travail
La base de la critique déjà contenu dans La Manifeste de 1848 à mettre à jour avec la SEF, le crédit, les fonds et les DTS démocratisés, les droits du travail et de la personne et des entités humaines dans le travail y correspondant (1), son autonomie et son initiative dans la dépendance sociale, transition vers la négation de la négation de l’état présent : la société communiste développée, les forces productives nouvelles, leur capacité de productivité libérant progressivement de la vente de la force de travail, de la mesure du temps de travail au profit des valeurs sans dimension.
L’extrémité de la société marchande dans son évolution-complexification, et ses contradictions antagoniques, c’est la suraccumulation-devalorisation du capital et sa crise durable et non plus décennale. Le communisme réside dans la négation de la négation, le dépassement de cette crise dans un mode de production et d’échange partant des besoins sociaux, et non du critère de gestion P/C auquel on pourrait substituer un critère VA/CMF (1), transition vers un cycle qualitativement nouveau d’échange en santé suffisante au processus de l’humanité ; en coopération et cohérence mondiale avec et dans l’état du mouvement d’aujourd’hui des forces productives, et d’un mouvement et d’un processus conjoint, en unité organique, de la conscience humaine, individuelle-sociale en santé suffisante de même.
MARX : DIALECTIQUE DU MOUVEMENT ET MOUVEMENT DE LA DIALECTIQUE.
1. La rédaction de « Das Kapital » (Le Capital) est à la fois une mise en forme mais surtout une synthèse de données à partir des recherches rigides et temporelles sur le capital par les précurseurs modernes de ces recherches tels David Ricardo ou Adam Smith.
Ce qui habite la synthèse magistrale et unique de Marx, rejointe par Engels, c’est la maîtrise de la dialectique hégélienne et la critique de la dialectique hégélienne.
C’est dans les manuscrits de 1844 dans lesquels il commence à s’attaquer à une économie politique qui semble concentrer une réponse au mouvement pour le progrès social « matériel et moral » et la justice sociale, puis dans ceux de 1857-58, qu’apparait la transformation par Marx de données économiques en une vision de la complexité et de l’unité du mouvement de la société à travers celui du capital.
Marx procède à une critique de son "Introduction à la critique de l'économie politique" de 1857 pour aller vers sa « Contribution à la critique de l’économie politique » de 1859. Il lui reproche son empirisme qui va l’emmener à la rédaction de « Das Kapital ». Et dans « Das Kapital » il passe de l’empirisme à la démonstration scientifique. Et pourtant il doit bien savoir que ce qui unit la démonstration scientifique c’est la capacité qu’il a acquise, lui, Marx, d’imaginer le mouvement de l’économie et de la société non comme une addition de mouvements, mais comme une unité du mouvement dans ses infinies composantes, leurs rapports d’interaction, et plus que d’interaction, de ce qu’on appelle justement unité.
La description cent fois répétée, dans les manuscrits de 1857-58, mais qui n’est pas « répétitive », du mouvement du capital et du procès du travail salarié, répétée sous divers aspects, divers « angles », mais en unité de vision du développement du mouvement, est une révolution sans précèdent de la pensée humaine et de ses capacités de résolution dans le mouvement de production des subsistances, leurs limites qualitatives et quantitatives et leur dépassement qualitatif.
2. Le concept et la réalité d’unité du mouvement est une des choses les plus difficiles à faire fonctionner dans le mouvement mental individuel et collectif. Mais on peut le faire vivre comme « une seconde nature devenue première » (j’utilise une « formule » de Simone Weil)
Les mentalités, liées aux divisions sociales et de classe tendent à séparer les mouvements. Certes chaque mouvement particulier à besoin d’étude et de caractérisation dans leur usage quotidien d’activité humaine de subsistance et d’invention dans la poursuite des subsistances. Mais les particularités même les plus affinées scientifiquement tombent dans le structuralisme, vision idéologique d’un mouvement, attachée aux dichotomies sociales du mode de production et d’échange capitaliste, sa division drastique du travail et de la recherche, du travail-recherche et de la recherche-travail.
La « souplesse mentale » d’usage des concepts et des catégories chez Marx dans et par la pensée dialectique et matérialiste, est une percée précurseuse de ce que l’accumulation physique et mentale, matérielle et morale, empirique et scientifique, technique et industrieuse, permet historiquement dans l’industrialisation.
L’industrialisation-révolution scientifique et technique est la base du capitalisme et de la révolutions scientifique et technique en relation réciproque, l’une créant et modifiant processuellement l’autre, se forment ensemble dès la Renaissance, qui porte bien son nom, c’est-à-dire le retour et le développement nouveau, accru et accéléré de capacité productrice et productive (production artistique aussi) puisqu’il s’agit de capitalisme. C’est aussi la base de la constitution d’une classe en « correspondance » avec ces forces productrices, leur impulsion d’une organisation sociale propre historiquement et ses institutions et idéologie motrice de l’ensemble de la société, de la ruralité à la concentration citadine, du village à la nation, dans leurs limites et leur blocage d’une mondialisation démocratique et communiste, de processus à venir.
3. Toute transformation qualitative de la société marchande millénaire transforme les contradictions de la société marchande en nouvelles contradictions susceptibles de déboucher sur une société non-marchande développée. C’est ce que pose aujourd’hui la révolution scientifique et technique numérique, digitale, les prémices contrariées (par le système) d’automatisation, la croissance exponentielle contrariée (par le système) de productivité et réduction croissante possible de la durée du travail contraint ; sachant que le travail contraint, prescrit, et la vente de la force de travail et son aliénation, contiennent du travail libre en unité et non en dichotomie, et que le procès du travail libre contient le processus de transformation qualitative communiste de l’activité humaine, la coopération et la cohérence mondiale de l’humanité ; dans son unité et sa diversité, sa dépendance et son autonomie, de la personne à l’ensemble humain en passant par les entités de production et d’échange et de toutes activités qui sont de fait de production et d’échange à condition de ne pas caricaturer la production-échange et l’échange-production dans sa représentation et sa réalité productiviste du capital.
Cette avancée de conscience du marxisme non dogmatique et non institutionnel (ça va ensemble) est celle de l’unité et l’identité de forces contradictoires (une chose est à la fois la chose et son contraire) dans le mouvement matériel, les mouvements matériels dans le mouvement général de mouvements généraux, et matériel sans quoi ils de seraient pas, n’auraient pas existence ni physique ni mentale, et aussi dans l’unité physique-mentale d’un individu et la société d’une espèce pensante en processus de complexification.
4. Cette avancée n’est pas un hasard (même si un processus est à la fois causal et aléatoire).Un renouveau de la pensée dialectique va avec une nouvelle avancée de l’accumulation de la production de subsistance et des savoirs en unité. Les fulgurantes « révélations » de la science des XXème et XXIème siècle, en astrophysique , en physique des particules en microbiologie etc., dans leurs observations par les « science sociales » nous mettent « la puce à l’oreille » des possibles sur l’immense et rapide transformation en santé suffisante pour modifier qualitativement les rapports de l’homme avec la nature, l’univers, dans leur processus mutuel possible d’évolution-complexification-condensification sociale et naturelle.
Une condition à cette santé suffisante est la prise de pouvoir sur l’argent, insérable en unité du processus humain global, le dépassement de la suraccumulation-dévalorisation du capital et de la vente de la force de travail dans le processus de renouvellement élargi de la société dans le cycle obsolète A-M-A’.
Le travail de l’homme producteur de ses subsistances et leur complexification, et d’autocréation de l’homme par lui-même, arrivent à un point de dépassement nécessaire et possible de ce qui l’a développé précédemment. Les normes antécédentes de renouvellement de la société, renouvellement-évolution-complexification générationnel de toutes les activités est la tâche du XXIème siècle, celui du communisme sinon rien…
Les régressions historiques évidentes du moment dans la progression historique évidente de longue durée peuvent faire peur ; et font peur. Mais la peur doit être surmontée au profit de l’action et d’une cohérence de l’ action « matérielle et morale ». Les possibilités de dépassement historique de l’antagonisme de classe (Classe dominante se réduisant numériquement et pas que numériquement, dans la concentration mondiale du capital et des entités qu’il constitue, nous tous dedans), destructeur, sont aussi là dans la capacité de comprendre dialectiquement le mouvement de la société, et les remèdes aux antagonismes que cette compréhension peut permettre.
A. « L’IDENTITÉ ET L’UNITÉ » DES FORCES CONTRAIRES ET LE PROCESSUS D'HUMANISATION.
1. « L’identité et l’unité » des forces contraires. Exprimé simplement, elles agissent dans un même mouvement, dans un même processus.
Il n’y a pas identité au sens d’égalité d’analyse, d’opinion, quelle que soit la convergence des forces de pensée en œuvre, dans leur multiplicité et dans leur diversité.
En ce sens les pointes les plus avancées de l’analyse du réel, réel « partiel » observé dans le réel total, ont besoin de réexamen collectif et permanent : l’acquis de l’acquis doit être re-observé, dénormalisé-renormalisé sous peine de devenir un dogme, et relativement, aucun acquis ne peut échapper à une dogmatisation relative ou absolue, le temps de son réexamen.
Deux pointes avancées, loin du copié-collé de la norme des transmissions dans leur masse, ici et aujourd’hui, deux pointes avancées, à mon sens, de l’invention humaine dans l’observation philosophique du réel, partant des pointes avancées des sciences :
Chronologiquement, « Pour une nouvelle civilisation », Paul Boccara, 2016, « Pour un monde commun à construire », Yves Schwartz, 2020.
Ces deux textes se posent en hypothèse, et en même temps soulèvent « un essentiel » dans la question de la poursuite en santé (j’ai développé par ailleurs ce que j’entends dans et par ce concept et cette catégorie de « santé »). En ce sens le processus humain en santé a besoin de l’étude de ce genre d’hypothèse profondément avancée.
2. Ma remarque, ma non-identité naturelle de pensée dans l’identité et la contradiction du mouvement des recherches sur le processus humain , le processus social :
- Dans l’ouvrage de Paul Boccara, Le schéma des inclusions des systèmes dans un « système plus grand » ne me semble pas refléter suffisamment l’unité des mouvement particuliers de la société, comme de la nature d’ailleurs. Je renvoie à mon article « 7 thèses sur l’unité du continu et du discret ».
- Quant à celui d’Yves Schwartz, s’il intègre cette unité, il contient une insuffisance de développement de l’observation du système économique, et donc du contenu développé de la suraccumulation-devalorisation du capital, ses conséquences et ses solutions possibles par hypothèse, (SEF, etc.). Je renvoie à mon article « l’essentiel ».
Qu’il soit clair que je ne mets pas mes deux articles comme référence à ceux de ces deux immenses chercheurs, dans leurs approches respectives que je considère pouvoir être opérationnellement convergentes, mais comme réflexion personnelle à ma lecture personnelle !
Evidemment, la lecture d’un ouvrage suppose arrêt artificiel sur image d’un moment d’étude, d’analyse et ignore la poursuite possible de ce mouvement d’observation du « réel naturel et social », et de conclusion provisoire.
3. « L’assimilation par Marx » à la préhistoire de l’humanité encore dans le « stade » de développement capitaliste, du cycle d’échange A-M-A' » et de son mouvement de mondialisation qui s’accélère aujourd’hui, je la partage, la condivise dans ce moment, ici et maintenant, non comme identité de vue, mais fonction réflexive du mouvement d’observation.
« Simplement », j’ai besoin d’y ajouter le « pouvoir de clan » fécondant contradictoirement la société marchande, comme pesanteur dans les prémices actuelles d’une communauté humaine généralisée en formation et en accomplissement possible ; pouvoir de clan abstrait, d’éloignement et de centralisation des pouvoirs politiques et économiques hiérarchiques, comme pouvoir du religieux, l’un n’allant pas sans l’autre, les mythes se transformant en despotisme.
Dépasser le despotisme c’est unir la fonction de gestion sociale et la fonction de coopération-cohérence, dépendance-autonomie, dans des conseils humains de production et de gestion sociale du local au global et du global au local. Cette relation à double sens n’est pas une relation hiérarchique et despotique par principe. C’est le mode d’échange et de production qui peut le rendre hiérarchique et despotique par principe.
Le « processus de conscience du processus inconscient » de la société humaine fait partie des forces productives. L’idéel en tant que mouvement de l’homme et de la nature est concret et matériel comme toute chose. Il est un mouvement qui comporte aussi des désadhérences conceptuelles, mentales, qui de l’observation du réel reste « bloquée » dans une abstraction ; une « abstraction de l’abstraction dogmatisée » en somme. L’observation du réel féconde l’invention humaine. Lorsque l’invention humaine et le besoin social divergent trop fortement et durablement, c’est là que la « santé » est en danger, santé sociale et santé sociale-individuelle.
4. Certes on ne sait pas à la l’avance en quoi une invention répond à l’évolution-transformation-complexification-condensification des besoins sociaux. C’est la « démocratie des conseils » qui peut en « juger », et « choisir en santé » dans le mouvement des choix et des jugements, des expérimentations en aller-retour dans et sur le chemin, ses bifurcations, ses corrections et ses régressions dans la progression.
La démocratie libérable dans le Capitalisme Monopoliste Mondialisé, Numériquement informationnalisé, globalement financiarisé ne peut en aucun cas, comme toute démocratie de classe, répondre à ce tâtonnement dans les choix en fonction des besoins sociaux. Le critère P/C s’y oppose systématiquement.
C’est en ce sens que nous sommes encore en préhistoire, et en même temps en sortie possible de préhistoire dans les capacités nouvelles de productivité « matérielle et morale », de technique et de conscience.
La réflexion sur l’antagonisme et le non-antagonique par Yves Schwartz dans son texte pose la question du type de transformation objective et subjective, qualitative et quantitative, micro et macro, du mode de production et d’échange. Et par conséquent pose par la même occasion les choix politiques découlant des choix théoriques.
L’étude des « Théories sur la crise de l’accumulation et la devalorisation du capital » de Paul Boccara en 2 volumes et sa mise en exergue de la tradition conservatrice de fait, des thèses unilatérales, peut répondre à ce type de débat ; qui n’est pas qu’un débat esthétique, mais éthique et de survie si l’on considère son lien avec la question climatique, par exemple.
La vision unilatérale du réel, quelle qu’elle soit, et particulièrement sur l’organisation locale et mondiale du travail et de l’économie, découle de la philosophie de la non-contradiction inhérente à une société de classe, qui en a besoin matériellement et idéologiquement pour perdurer malgré ses contradictions et leur croissance, et leur poids sur les besoins croissance de l’humanisation et de ses relations réciproques avec l’univers connu dans leur complexification-condensation mutuelle.
03/06/2022 08:34:03.
b. 7 thĖseS sur L’unitÉ du continu et du discret
1. Lorsqu’un bébé naît, entame-t-il sa croissance ?
Non, le mouvement de sa croissance et les forces contradictoires et leur identité qui le permettent ont « débuté » dès les prémices de la formation de l’embryon.
Les « phases » de croissances sont constituées par des « phases » micros dans des « phases » macros de croissances et la continuité dans et des « phases » micros et macros.
Il s’agit d’une unité du continu et du discret, la loi universelle du mouvement, de l’existant.
Lorsque « débute » la différenciation des cellules du cœur, le cœur existe -t-il déjà ? Oui et non. Bat-il déjà pour alimenter le corps en constitution ? Il doit exister des « prémices de battement », mais « pas encore » le battement du cœur « fini ». Dans la croissance du corps du bébé, il y a une infinité de mouvement continu et de mouvement discret. Sans doute, dès la différenciation des cellules cardiaques, se constitue le mouvement de battement du cœur qui sera celui du cœur formé permettant au bébé de rejoindre une autonomie relative d’alimentation par rapport à la mère, autonomie devenant indépendance relative dans la croissance extérieure de l’enfant et intérieure à la société puisqu’il trouvera dans la société la production collective de la nourriture nécessaire à l’existence humaine.
La différenciation cellulaire de formation du cœur est un exemple tiré d’une multitude de croissances habitant la formation du bébé et si la naissance, la sortie de la mère peut etre datée, marque un moment nouveau de croissance, ce n’est qu’un moment nouveau dans l’infinité d’autocréation de la croissance.
La transformation-évolution-complexification dans la croissance du bébé, de l’enfant, de l’homme et de sa société sont un mouvement continu et discret en unité, dans lequel la différenciation est croissante et la relation d’unité est croissante de même. Différenciation et unité vont de pair.
2. Si l’on prend la croissance du bébé en tant que métaphore de la croissance de la société humaine qui inclut la croissance de l’homme individu dans la croissance de l’homme générique ( de l’espèce humaine, animal pensant), la mondialisation constitue une « étape » nouvelle de la croissance humaine, ses différenciations, son unité, l’unité du continu et du discret dans l’unité et l’identité des forces contraires que constituent le mouvement de croissance, de tout mouvement dans l’univers, sur cette terre, dans notre société, dans notre corps.
Si l’on prend l’humanité » en tant qu’entité parmi une multitude d’entités pensantes de l’univers dans leur croissance, combien de ce type d’entités universelles parviennent-elles à l’âge adulte, combien d’entité sont-t-elle mort nées ?
3.La mondialisation est une maturation d’une espèce pensante dans sa relation avec l’univers et la naissance et la croissance du processus de la conscience de la nature sur elle-même (Marx, 1844).
La participation de la personne humaine à cette croissance suppose l’unité de croissance de la personne dans la croissance de l’entité « humanité », ses différenciations, qu’on peut appeler « infinie diversité » de diversités si on les met en relation avec l’activité humaine dans l’unité de l’activité humaine.
La continuité de croissance d’une entité pensante et des éléments qui la constituent, pour nous ce sont les individus de la société humaine, dont nous sommes, leur croissance et la résurrection de la transmission que les religions appréhendent de façon primitive dans leurs mythes.
4. L’erreur de Staline, ce n’est pas d’avoir repris le concept de phases dans le passage d’un mode de production à un autre, du capitalisme vers le communisme et une phase de processus de l‘un à l’autre, le « socialisme ». Son erreur, qui ne pouvait que mener qu’à la transformation par la contrainte et son échec, c’est son ignorance de l’unité du continu et du discret, du continu et des quanta de mouvement-transformation-évolution-complexification, les micros transformations qualitatives dans les macros transformations qualitatives, du processus lent habitant le processus rapide et vice-versa, en unité, et qui porte à l’erreur de la permanence de croissance de l’hégémonie de l’homme producteur, du vendeur de sa force de travail de la société capitaliste, et non sa transformation qualitative.
Dans le processus actuel de l’humanité, de la croissance de l’antagonisme Capital/Travail, l’abolition de ce dernier constitue la condition de la croissance du bébé, enfant, adulte humanité. La propriété, l’appropriation non collective de l’accumulation du capital dans le cycle A-M-A’ est en contradiction avec le développement général de l’humain et de l’humanisation continue que nous constituons et dont l’arrêt, comme le développement, dépendent d’une « remise en question et en santé » permanente dans la nécessité naturelle et sociale dont nous possédons une partie de choix. Ceci n’est pas un postulat, mais une constatation dans l’observation de la réalité et la constitution des systèmes de concepts et de catégories que nous « inventons » et leurs processus de transformation-complexification qui la permettent.
5. La suraccumulation-devalorisation du capital fait la démonstration et est la réalité d’une contradiction antagonique dans le processus de contradiction non antagonique de la continuité humaine en santé. C’est la manifestation d’une phase de développememnt à dépasser. Le capital, c’est une forme d’accumulation de la création humaine qui entre en contradiction avec le processus des forces productives humaines qui l’ont créé.
Ceci pose la question d’une poursuite du rôle des contradictions antagoniques dans le processus du mouvement universel, comme dans les processus particuliers biologiques et sociétaux. Maitriser mieux la constitution et le rôle des contradictions antagoniques, leurs naissances temporelle-spatiale dissymétrique fait partie des capacités de développement-complexification de la conscience de la nature sur elle-même.
6. Dans les années à venir, dans la crise économique, politique, climatique, ergologique, culturelle et de civilisation induite par l’entrée en contradiction antagonique entre le mode de production et d’échange et les forces productives humaines, se posera de nouveau la renaissance du processus de conscience du processus inconscient que constitue le mouvement de l’humanité, processus de conscience que la pensée issue du mouvement d’industrialisation a constitué et que le marxisme a nommé.
Nous sommes sans doute dans une constitution hésitante, confuse, contradictoire de Nouvelle Renaissance, à l’instar de celle qui a promu le capitalisme, et à un stade supérieur d’organisation sociale, pouvant mettre en œuvre avec du temps une coopération et une cohérence relative mais opérationnelle des nouvelles forces productives. Mais la puissance destructrice nouvelle humaine, peut-elle supporter un temps long ? Question aléatoire, causale de développement et possiblement choisie en santé.
7. Le « retour à la philo », à la dialectique de Hegel puis de Marx et son développement à la lumière des régressions dans la progression, dans les périodes de régression dans la progression, est un outil concret, opérationnel, de transformation du monde en santé relative mais garante de la poursuite d’un processus d’évolution-complexification.
1. Lorsqu’on ignore l’essentiel, l’essentiel vous roule dessus et vous écrase comme un bulldozer.
L’essentiel pour l’homme c’est le mouvement de l’humanité et l’humanité est en train de se faire écraser par son propre mouvement, non régulé, non réfléchi, préhistorique dans un développement basé sur l’accumulation privée dont on s’accommode encore et de plus en plus, les protestations portant sur tout autre chose que l’essentiel.
2. L’univers est un immense (pour nous) mouvement de transformation, d’évolution, de complexification dont les recherches et la vision données par les sciences corpusculaires, biologiques, astrophysiques, économiques, ergologiques, sociologiques, philosophiques, etc. nous fournissent le reflet.
Nous, corps humains vivons dans cette transformation, sommes part intégrante, unie organiquement de et à cette transformation.
3. L’univers, notre société, l’organisation de nos vies nous semblent immuables. Pourtant nous ressentons bien que d’énormes choses se transforment inexorablement et ces transformations à la fois nous font peur et nous nous les cachons, nous faisons comme si rien ne se passe. Nous ne sommes pas dans la situation de ne pas influer sur ces transformations en fonction de nos besoins de vies, nous refusons d’intervenir sur ces transformations. C’est l’effet des normes acquises physiquement et mentalement et leur reproduction surannée par les pouvoirs, des plus petits au plus grands, le plus grand étant celui de la centralisation et guerre du capital mondialisé, financiarisé.
4. Une pomme qui tombe de l’arbre peut donner un nouvel arbre, beau, sain et producteur de nouveaux fruits, nouvelles pommes à tous les sens du mot. C’est dans le pourrissement que naît l’arbre. L’arbre non plus n’est pas immuable. Il participe d’une transformation lente de la nature, de l’univers, lente à notre échelle de vie humaine. Mais en considérant l’histoire connue de la terre et de l’univers, cette lenteur est toute relative et l’accélération tout à fait visible.
C’est dans le pourrissement de la pomme que nait le pommier. Mais la pomme peut pourrir et c’est tout, c’est tout ce qu’il y a d’aléatoire et de causal dans le mouvement de la nature. Et si l’homme, animal social de pensée n’intervient pas dans le mûrissement de la société humaine, il peut laisser pourrir le fruit qu’il constitue lui-même dans l’univers, fruit que Marx qualifie des 1844 de conscience de la nature sur elle-même, processus de conscience de la nature sur elle-même.
5. L’essentiel, s’il est le revenu matériel de vie, salaire, pensions, etc., il ne l’est pas d’une façon abstraite mais dans et par les conditions de production des biens que ces revenus permettent d’acquérir.
6. Les salaires ce sont des formes de revenus liées à la vente de la force de travail collective des individus humains au possesseur concret et abstrait du capital (du mondial au local) dans le cycle de renouvellement de la société qui s’appuie sur l’échange A-M-A’. Les pensions, revenus de « substitution » et tous retenus non capitalistes et pourtant capital, dépendent de cette vente et du surproduit qui en découle, ou peut en découler, en fonction du développement des forces productives, ou ne pas en découler en fonction de la crsie des forces productives liée à celle du capital et celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente à ses propres lois de reproduction (pardon pour ce résumé drastique !).
7. Tant que la pomme grandit sur l’arbre, de la fleur au fruit mûr, la transformation ne semble pas poser problème de survie. Dans le pourrissement oui, apparait clairement le problème de vie voilé précédemment. Nous vivons dans un état de pourrissement de la pomme-société humaine qui peut se renouveler dans l’arbre de vie qu’est l’humanité, ou pas.
8. Nous ne règlerons nos petites et grandes querelles que dans le cadre du mouvement général de la société humaine, de ses transformations-évolutions-complexifications réussies ou pas. Il ne s’agit pas d’ignorer nos querelles, au contraire, mais de les aborder rationnellement. Il n’y a aucune résolution des querelles sans raisonnement, les sentiments faisant partie du mouvement des querelles et de leurs résolutions, négativement ou positivement.
Nous ne règlerons pas non plus nos petites et grandes querelles sans résoudre les contradictions majeures des conflits, la contradiction antagonique majeure de la société humaine ici, maintenant et dans le monde étant le conflit Capital/Travail issu de la vente de la force de travail dans le cycle A-M-A’, le rapport C/P critère des choix de développememnt (et non-développement) et l’accumulation privée comme moteur du développement (et non-développement). Le moteur est usé enraillée, il tombe en morceaux et les ramasser à la pelle ne le reconstruit pas. Le cercle de craie caucasien ne convient qu’à une société ayant dépassé les contradictions antagoniques historiques, ce qui n’est pas notre cas, Brecht supposait des contradictions non antagoniques dans son récit, du moins une part de son récit.
9. le moteur de la société humaine n’a pas besoin de réparation, mais d’être changé, transformé. Mode d’organisation de la société, moyens de production et d’échange, et mode de production et d’échange (DD3P) sont entrés en contradiction au point de ne plus pouvoir fonctionner dans les années et décennies à venir. Changer, modifier est d’une extrême urgence climatique, économique, sociale, pour que la, « ma » pomme ne pourrisse pas et nous toutes-tous avec évidemment.
10. Les pouvoirs ont confisqué nos moyens d’action contre le pourrissement et pour la poursuite de nos processus de vie. Ils ont rendu notre autonomie relative d’individu et sa dépendance du mouvement de la société (et de la nature) inopérationnelles. Le « vous le valez bien » marchand remplace le « libre-arbitre » collectif de soin et de guérison de la maladie sociale.
11. Une protestation contre la maladie sociale qui ne mette pas en œuvre les remèdes tels que la SEF (et le pouvoir sur l’argent et les droits du travail le permettant) dans un processus de sortie de la vente-achat par le capital de la force de travail, (la SEF comme et dans un processus progressif -tautologie- et générationnel de cette vente), c’est la caractéristique des pouvoirs de contestation actuels qui en font des auxiliaires des pouvoirs de maintien de l’ordre établi, de conservation d’un mode de production et de vie pourrissants.
La régression d’une vision synthétique de l’état du monde humain est évidente et elle n’épargne sans doute pas la commission économique, prise comme tout un chacun dans les urgences du déroulement rapide, déroutant, de l’engrenage inspirant et expirant des événements ; d’autant que le retour à une autonomie d’action et d’existence du parti semble aussi reculer de nouveau, comme s’il n’avait été qu’une belle parenthèse.
13. Je reprends les termes dans lesquels Engels demandait d’être à la social-démocratie, forme d’organisation politique et syndicale ouvrière du XIXème siècle : « être le processus conscient du processus inconscient de la société humaine ».
Il ne s’agit pas pour un parti d’être la conscience de toute la société à sa place. Il s’agit d’en constituer un des catalyseurs, et peut-être dans des conditions historiques particulières, le principal catalyseur. Un catalyseur, nous ne le sommes pas et ne savons plus depuis longtemps l’être. Si la dictature de l’argent-capital est le principal élément de cet état, dans cet élément, le fait de ne plus l’être, le 2% et le vote efficace, et l’abstention surtout, abstention politique et générale, en sont le réel et l’image du réel.
14. Bis repetita : lorsqu’il y a reflux, et le reflux est énorme, de l’analyse objective et synthétique, dialectique, de la situation du monde humain, le retour à l’analyse des causes et des solutions possibles passe par un retour à la théorie…….
15. Il n’est pas répété ici le mouvement de transformation réel, objectif et subjectif uni organiquement des forces productives, mondialisation, numérisation-digitalisation, automatisations, limitées, etc. les formes d’organisation du travail qui en découlent et les limites de ces transformations dans les limites du système actuel, du mondial au local et l’exigence vitale des transformations qualitatives des activités dans la transformation qualitative « globale », dans les autonomies relatives et les diversités vitales, aussi.
À MA SECTION, dès aujourd'hui, pour Septembre et pour l'entrée de luttes :
XXIème siècle : il s’agit de ….
Il ne s’agit pas SEULEMENT de gagner des élections demain matin ni de faire la révolution demain après-midi !
Il s’agit de promouvoir un projet pour un XXIème siècle sortant et dépassant L’IMMENSE CRISE que le pouvoir de l’argent fait peser sur l’humanité dans TOUS LES DOMAINES, du climat à l’énergie, de l’alimentation à la santé, de l’inflation à la pénurie, de la guerre à l’armement dilapideur de richesses…
Le critère de gestion imposé par le capital, est celui du rapport (% )entre capital et profit (P/C). Ce rapport ignore les moyens à donner pour parer aux menaces, toutes les menaces qui pèsent sur l’humanité.
Le pouvoir de l’argent est une entrave au développement de la coopération et de la cohérence mondiale.
Le repli souverainisme du RN , et pas seulement du RN qui incite de plus au rejet de l’autre, c’est à dire à l’esprit conflictuel et mortel de supériorité d’un homme ou d’un peuple sur un autre, est terrifiant si on le regarde en face. Y répondre ce n’est pas faire un discours moral, c’est agir sans cesse, pratiquement et idéologiquement pour la coopération et la cohérence entre peuples, et dans l’ensemble du monde humain.
La constitution d’un ensemble du monde humain est une question vitale et un des plus grands idéaux qu’aient eu à affronter les humains jusqu’à présent et qui se trouve à notre portée dans l’évolution de l’humanité, ses moyens culturels et techniques acquis aujourd’hui, mais dilapidés par le critère de l’argent.
C’est la tâche du XXIème siècle !!!!
C’est la tâche de tous les humains et d’un parti de transformation sociale en santé suffisante pour relancer le développement social …
Continuer à rester le nez sur le guidon est mortel pour la suite du parcours ...
Les Partis communiste et-ou amis , et l’analyse et les solutions communistes, inspirées du marxisme, et de l’économie marxiste en particulier, mais aussi de ceux qui analysent la crise du travail, sont à même de donner l’élan À unE nouvelle renaissance, nouveau développement face à l’atrocité et l’immensité de la crise qui a commencé, qui s’avance, et qu’on ne résoudra pas au coup par coup, mais par la mise en œuvre quotidienne d’un projet de développement…
Je ne fais que rappeler quelques éléments de propositions d’une mise en œuvre d’un processus possible de reconstruction : La transformation du crédit, du rôle des fonds financiers, une sécurité d’emploi et de formation SEF (loi déposée par les communistes à l’assemblé et au sénat), les DTS pour s’attaquer à la dictature du dollar, des droits du travail permettant et la SEF et la reconnaissance de l’autonomie et de l’initiative de la personne qui produit dans la dépendance mutuelle de la production entre les hommes…
Une formation syndicale et politique de haut niveau (1) est la clef pour donner une capacité de réponse et de construction aux salariés et aux populations, à un rassemblement dépassant la protestation et entamant une construction nouvelle.
La recommencer dès septembre est un objectif à tenir entre et pendant les luttes sociales qui vont se développer.
Pierre Assante. 28/06/2022 08:27:50.
(1) La formation militante doit contenir cela ou elle ne sera rien. Elle doit permettre de retrouver des textes formateurs du communisme et leur évolution, et d’expliquer ces textes (3) et leur évolution. Un.e militant.e n’a pas la science infuse, ne retrouve par seul.e ni les études existantes, ni leur explication pédagogique, c’est le travail de formation et de transmission humaines indispensables et le travail intergénérationnel qui peut le permettre, c’est cela le vrai héritage de l’humain et l’héritage de Parti en attendant son dépassement à venir, futur, comme celui de l’Etat, mais pas à l’ordre du jour si ce n’est dans une programmation plus ou moins rapide en fonction d’une évolution sociale plus ou moins rapide à suivre dont elle fait partie.
RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale », et de nouveaux et d'anciens en rappel sur ce lien :
La réussite du capital et de sa classe ultra-minoritaire : le combat par et du salariat lui-même contre l’intelligence de classe.
Ce que j’écris est une suite dialectique au « Talon de fer » sous une forme qui n’est pas celle du roman de Jack London.
Les « remèdes » de l’hyperlibéralisme et de l’hyper-présidentialisme à la crise générale et mondiale du capital, les « soins » qu’ils se dispense à lui-même comme ceux à la pauvreté qu’il provoque, sont des soins palliatifs, de ceux que l’on donne aux mourants condamnés à brève échéance.
L’espoir serait dans les effets de la crise sur la compréhension possible de la crise par ceux qui la subissent en tant que victimes le l’hyper-concentration mondiale du capital, ses tenants et ses privilégiés et les firmes capitalistes multinationales, et l’administration-institution mondiale du capital, FMI etc….
Mais la crise, y compris sous ses formes guerrières, comme sous sa forme économique et financière, liées, stimule le profit tiré du critère de gestion P/C, et la régression des besoins sociaux de même, paradoxe des contradictions du système.
L’agresseur n’est jamais l’impérialisme dominant mais les impérialismes dominés moins développés qui n’ont pas le savoir (1) ou ne veulent pas savoir, ce qui est la même chose, que la guerre ne résout rien mais complique tout à l’extrême, bien qu’ils s’y voient contraints ou s’en sentent contraints.
Les victimes agressées sont encore et toujours les mêmes : ceux qui ne possèdent aucun intérêt de vie, de survie et de développement dans la guerre, mais dans la paix et la solidarité et coopération économique et culturelle du mondial au local, parce qu’ils n’ont que leur force de travail à vendre comme richesse, quel que soit leur « place » et leur relative « hiérarchie » économique et sociale.
Les liens des tenants du système, leur formation pratique et mentale, les avantages immédiats qu’ils en tirent, les empêchent d’avoir l’intelligence de leur propre crise ou pensent « que la vie étant courte, après eux le déluge », ce qui est la même chose et va de pair avec l’inintelligence de l’état du monde humain : la perte de l’instinct vital.
Plus : dans leur recherche instinctive de durée contradictoire de leur état et scientifique d’existence mêlées de maintien du système, il créent les conditions d’inintelligence du salariat de l’état du monde humain, et de son état dans sa perte ; et même le combat par le salariat lui-même de et contre l’intelligence de classe : le refus de tripe, viscéral et profond et invincible de la classe exploitée de comprendre sa situation et les causes de la situation de crise générale du monde humain dans la crise générale du capital; et le combat de cette classe exploitée contre la compréhension de sa situation : situation illustrée par ce que déclare Warren Buffet « la lutte de classe existe mais nous l’avons gagnée », sans comprendre qu’il s’agit d’une victoire contre tous donc contre lui-même.
En prenant l’idéologie de classe de l’adversaire, et en refusant l’accès à sa propre idéologie -transition possible vers un monde sans idéologie, mais d’administration sans classe, commune et partagée de la société- le salariat se condamne à mort avec la société. Et le salariat n’est pas n’importe quelle classe sociale exploitée, il est la classe de fin de développememnt d’un mode d’accumulation privée des richesses dans un mode de production et d’échange arrivé aux limites de contradiction menaçant sa survie et celle d’une humanité qui vit sous ses lois. Il n’y a pas encore aujourd’hui de meilleure explication pour l’action de « transformation sociale en santé suffisante » que celle du « Capital », ses études préparatoires dans les Grundrisse, de Marx et d’Engels, extraordinaires précurseurs, et leur continuation par les économistes communistes du PCF et les chercheurs-analyseurs de « la crise du travail », ergologues en tête.
L’espoir est dans la compréhension du phénomène de la crise de suraccumulation-devalorisation du capital et ses remèdes dans un processus de transformation qualitative du mode de production et d’échange, processus passant pas la SEF, les DTS, les fonds et crédits démocratisés au service de la production des biens sociaux et de la satisfaction des besoins sociaux dans leur évolution-complexification, les droits du travail ouvrant une démocratie du « que, quoi, comment produire en qualité pour tous » (2).
Pierre Assante. 27/06/2022 05:41:10.
(1) On le sait depuis la Guerre du Péloponnèse, etc….
(2) Vive la farouche et progressiste dignité de Beethoven et la douceur puissance d’humanité de Schubert !
Le féminisme n’a pas atteint, pas plus que toute l’humanité, l’universalité, mais l’atteindra ou sinon il n'y aura pas d'universalité humaine!
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POST SCRIPTUM à « je continue 1 » ou « je continue 2 ». 3 points.
1. « L’économie réelle -l’épargne- consiste en épargne de temps de travail. ( minimum (et réduction à un minimum) des coûts de production ) ;or, cette épargne est identique au développement de la force productive. Donc aucunement renonciation à la jouissance, mais développement de puissance, de capacité de production et donc aussi bien des capacités que des moyens de jouissance. La capacité de jouissance est la condition de cette dernière, donc son premier moyen, et cette capacité est développement d’une disposition individuelle, est force productive. L’épargne de temps de travail égale augmentation de temps libre, c’est-à-dire de temps pour le plein développement de l’individu, développement qui agit lui-même à son tour, comme la plus grande des forces productives, sur la force productive du travail. Du point de vue du procès de production immédiat, cette épargne peut être considérée comme production de capital fixe ; ce capital fixe étant l’homme lui-même. Il va de soi, par ailleurs, que le temps de travail immédiat par lui-même ne peut pas rester dans son opposition abstraite au temps libre -tel qu’il apparait du point de vue de l’économie bourgeoise. Le travail ne peut pas devenir jeu, comme le veut Fourrier, dont le grand mérite est d’avoir énoncé comme objectif ultime, non pas l’abolition du mode de distribution, mais celle du mode de production lui-même et son dépassement en forme supérieure »
Marx, Grundrisse. Ed. Sociales. 2011. Page 667.
De la même façon, on peut considérer, il me semble, le procès du travail salarié comme le capital circulant, sachant le lien organique, l’unité organique du procès de production dans sa totalité.
2. La distinction des mouvements particuliers et fonctions particulières de l’activité globale humaine est présentée sous forme d’ensemble, de sous-ensembles, d’inclusions, etc.
Je pense que cette présentation pédagogique ne reflète pas suffisamment l’unité organique de « fonction », de « système » de « corps-pensée » sociale, son mouvement d’évolution-complexification-croissance-condensification. Toute « fonction » a besoin d’etre caractérisée, mais ceci fait, c’est l’unité de fonction qui doit apparaitre avant tout sous peine de réduction mécaniciste toujours menaçante dans notre pensée, notre capacité de penser, ici et maintenant, à notre niveau de développement de l’espèce et de la société de l’espèce humaine ; et notre dominante logicienne limitée résistant encore à la dialectique matérialiste, à l’unité conceptuelle et réelle de l’autonomie dans la dépendance dont peut naître la société de l’individu et de la diversité en unité dans une société d’appropriation universelle en santé sociale suffisante vers ses « étapes » futures et ses transformation-complexification-unification d’espèce sans cesse provisoire.
3. Plutôt que de substitution à une fonction du corps-soi, un outil de développement-complexification technique devrait être imaginé comme un prolongement du corps-soi, une « intégration » au corps=soi (signe d’égalité choisi), qu’elle soit provisoire dans la croissance technologique ou moment du développement-évolution d’unité technique-pensée-production-reproduction sociale. Ceci tout autant qu’un organe qui finalement assume une fonction de vie, de subsistance, de développement-complexification de la nature dans l’homme. C’est le cas de « l’intelligence artificielle » qui n’est pas une intelligence mais un outil non de substitution mais de prolongement du corps-soi. Unité de la nature et de l’univers dans l’unité de la matière et son mouvement de complexification-condensification.
Un prolongement n’est pas une intégration mécanique mais dialectique tout comme sa représentation mentale n’est pas une représentation mécanique et mécaniciste qu’est par contre la représentation de l’hyper-humanité qui fleurit sur la représentation idéalisée du mode de production de d’échange A-M-A’, son accumulation-suraccumulation du capital et ses remèdes palliatifs à sa crise.
La transformation qualitative du mode de production et d’échange est le dépassement des limites actuelles, ici et maintenant, de l’espèce dans une nouvelle unité de développememnt en santé suffisante à son processus continu et discontinu, étendu et discret.
3 BIS. La masse de l'armée de réserve du capital, les "laissés pour compte" de la production mais pas du marché constituent à la fois une résistance aux nouveaux outils, mais aussi, quand même et malgré tout leur prolongement du corps-soi sous forme "d'usage pour jeu" par exemple probant. Ce qui est une autre forme de l'indifférence transmise du et par le capital pour le travail réel, concret (particulier, de métier), de production, la question pour lui étant qu'il soit productif, c'est à dire source de survaleur, de plus-value et in fine de taux de profit en rapport au capital mis en œuvre. Si le taux d'intérêt psychologique se niche dans toute activité salariée ou pas, productive ou pas, une résistance ne peut être constructive que si elle contient un développement de conscience d'une visée transformatrice en santé suffisante. L'idée que toute activité est constructive en elle-même, par soi-même, indépendamment du mouvement de la conscience, est une négation inachevée, une ignorance relative de la lutte des contraires dans le mouvement de la société humaine. Cette idée peut habiter la lutte politique et syndicale et leur dichotomie historique, et l'habite souvent, témoin d’un processus de transformation en cours ou subjectif et objectif ne trouvent pas la correspondance (aux deux sens du mot) suffisante.
Il me semble trouver dans les Grundrisse l’explication à l’intuition que j’ai eue en écrivant « La Métamorphose du travail 5»2007-2009 : au fur et à mesure que se développe la productivité et le temps libre, la mesure de la valeur d’échange par le temps de travail tend à la fois à se dissoudre et à se rigidifier. Mais c’est une tendance que le cycle d’accumulation du capital, dans le cycle de reproduction élargie de la société, rectifie car elle s’oppose au système lui-même.
Le dépassement de la mesure de la valeur d’échange est dans la société communiste développée et le développement des valeurs sans dimension en acte aujourd’hui dans la valeur d’usage, mais en non-reconnaissance ou en gésine de reconnaissance et en développement de reconnaissance comme mesure de développement en santé suffisante demain.
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JE CONTINUE 1. Le procès du travail reste le même.
Et le refus croissant des personnes de passer par la vente de leur force de travail.
Que dit Marx dans sa critique du programme de Gotha au parti ouvrier allemand dans son unification de 1875 ?
Il dit « tout simplement » : « votre programme n’est pas un programme communiste ».
Il peut, pourrait le dire aujourd’hui encore si les économistes n’avaient pas introduit dans le programme du PCF leur analyse marxiste (ou marxienne, comme vous voulez…) de la crise et les propositions d’en sortir que je ne rappelle pas ici, bien qu’il soit sans cesse nécessaire de se les remettre en mémoire pour les mettre en œuvre.
Dans le capitalisme, parce que c’est le capitalisme, les techniques ont changé, la productivité s’est accrue exponentiellement jusqu’aux limites du système, mais le procès du travail reste le même et contient les mêmes contradictions antagoniques capital/travail : les contradictions concernent le renouvellement élargi des biens nécessaires à la vie humaine et les conditions objectives et subjectives de ce renouvellement élargi.
Si le monde humain est en régression relative tendant à devenir absolue dans son développement global, cela se voit non seulement aux régressions relatives et absolues de la satisfaction des besoins sociaux, mais dans cette régression, la régression du travail (1) qui se manifeste à juste titre et à juste raison par un refus croissant des personnes de passer par la vente de leur force de travail pour répondre à leurs besoins quotidiens et futurs.
Et nous rejoignons en cela la base de la formation initiale des partis ouvriers et communiste du XIXème siècle et du Manifeste du parti communiste, dont nous nous sommes bien éloignés aujourd’hui et surtout depuis les années 1970 en abandonnant institutionnellement et-ou simplement de fait le marxisme dans nos statuts à l’instar de tant d’autres partis dans le monde, y compris « à l’Est ».
Paradoxalement mais logiquement et dialectiquement, cet abandon est allé de pair avec la marée de la mondialisation capitaliste, impérialiste, ultralibérale.
Sortir des programmes de Gotha et rejoindre un programme communiste est la tâche du XXIème siècle. Il peut y avoir toutes les montées revendicatives, leur massivité, mais si elles ne sont pas accompagnées, en osmose, d’une compréhension de l’état du monde humain au présent pour le transformer en santé, il n’y aura pas de XXIème siècle humain, ni de futur de l’humanité et de l’humanisation.
La SEF, il faut la concevoir comme une sortie progressive et générationnelle de l’achat de la force travail, cœur du Manifeste. L’emploi contient de fait une contradiction majeure : celle entre l’emploi salarié lui-même ET le travail réel, concret, producteur, qui permet la production et la consommation, la production consommatrice et la consommation productrice et ce qu’elle peut contenir de transformation qualitative de l’humanité, d’autocréation de l’homme, de dépassement des conflits empêchant une cohérence et une coopération mondiale (2) qui sont la condition de notre survie et la poursuite du processus humain. Le contraire du projet RN et de ses influences indéniables dans notre société!
La formation militante doit contenir cela ou elle ne sera rien. Elle doit permettre de retrouver des textes formateurs du communisme et leur évolution, et d’expliquer ces textes (3) et leur évolution. Un.e militant.e n’a pas la science infuse, ne retrouve par seul.e ni les études existantes, ni leur explication pédagogique (4), c’est le travail de formation et de transmission humaines indispensables et le travail intergénérationnel qui peut le permettre, c’est cela le vrai héritage de l’humain et l’héritage de Parti en attendant son dépassement à venir, futur, comme celui de l’Etat, mais pas à l’ordre du jour si ce n’est dans une programmation plus ou moins rapide en fonction d’une évolution sociale plus ou moins rapide à suivre dont elle fait partie (5).
Pierre Assante. 25/06/2022 09:27:33.
(1) C’est en ce sens que j’insiste sans cesse sur les possibilités de convergences des économistes et des ergologues.
(2) Cohérence-coopération-dépendance et autonomie de la personne et de la société humaine et de ses entités)
(3) Lire sur le travail productif et le travail improductif, le capital productif et le capital improductif dans les Grundrisse. C’est difficile et même impossible de le faire tout.e seul.e, sans un travail de recherche et une pédagogie collective qui dépend de l’existence d’un parti communiste.
Une formation ne tient pas seulement à des prises de paroles institutionnelles, et souvent « d’élite », de fausse élite, mais à des moments d’étude et d’échange approfondis. Le reste n’est que faux-semblant et hypocrisie. La démocratie tient au savoir, elle, il, ne vont pas l’une sans l’autre.
(4) J’ai eu la chance de trouver cela dans le parti, et de pouvoir développer une compréhension anticipatrice nécessaire à la transformation sociale. Sans compréhension anticipatrice, pas d’action révolutionnaire possible !!!!!
(5) A des amis qui se reconnaitront : si vous reprenez cette réflexion, cet article en le transformant, prière de noter l’original.
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L’apparence c’est que l’absence d’une majorité absolue du côté macronien bloque en ce moment, la possibilité d’un gouvernement opérationnel.
Mais ce n’est qu’une apparence, car ce n’est pas la seule réalité. Elle est à la fois plus complexe et plus simple.
La réalité est que tout gouvernement se heurte à la quadrature du cercle, celle de mettre en cohérence une augmentation du taux directeur de la banque centrale, une inflation galopante, un niveau de salaire et de revenu répondant au marché et au taux de profit (ce qui dans notre système est incompatible sans aggraver la crise économique), et un rachat de dette « à la carte » pour les pays dont le spread grimpe et le taux de remboursement de la dette grimpe (l’Italie entre autre), etc…, le tout constituant un noeud dans une crise économique qui a commencé à s’aggraver dans les années 1970, s’est accélérée dans les années 2008 et tend au paroxysme aujourd’hui.
Mais… le tout dans l’impossibilité de régler la question climatique, de financer la question climatique, financement auquel s’oppose le besoin du capital d’un taux de profit élevé incompatible avec ce financement, comme il s’oppose au financement des besoins sociaux de toutes sorte, emploi, formation, recherche et développememnt, s’oppose au règlement de longue haleine des crises sanitaire, énergétique, alimentaire ….et militaire dans la lutte de concurrence liée à la guerre capitaliste des marchés et des firmes multinationales.
Le cycle de reproduction de la société qui est dans notre système mondialisé le cycle de l’accumulation A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) basé lui-même sur l’achat de la force de travail sous toutes ses formes, est malade, et c’est en fait la cause de la crise politique, du blocage politique comme de la crise économique qui en dernière instance bloque un niveau de santé sociale suffisante pour poursuivre un processus social en régression au moment ou la croissance des forces productives demande un développement.
La crise française illustre ici et maintenant une crise générale de la société capitaliste. Le phénomène de suraccumulation-devalorisation du capital est le départ et l’aboutissement d’un blocage qui s’étend à l’ensemble de la société. Paul Boccara et les économistes du PCF l’ont parfaitement décrit mais aussi proposé des remèdes à la maladie, fonds et crédits démocratisés, sécurité d’emploi et de formation, nouveaux droits du travail développant la production et la place de l’homme dans la production, droits de tirages spéciaux du FMI contre la dictature du dollar etc…
Comprendre ce qu’est la suraccumulation-dévalorisation du capital devrait être une tache essentielle des communistes pour comprendre en quoi consiste la crise, qui in fine, regroupant les différents éléments énoncés ci-dessus, est une crise de productionde quantité-qualité ne répondant plus à l’ensemble des besoins sociaux, des plus élémentaires aux plus complexes en unité.
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La NUPES est confrontée à l’analyse des causes de la crise et des remèdes à lui apporter.
Les propositions des économistes communistes et le rôle du PCF et d’un groupe du PCF prend toute son importance dans les orientations et les luttes pour réussir.
Les résultats des législatives confirment la profonde crise politique du pays dans la crise mondiale du système économique et social.
La crise politique c’est la crise de production (1), la crise de renouvèlement de la société dans tout ce dont elle a besoin pour vivre, se développer.
Le cycle d’accumulation du capital, le cycle Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’), sur lequel repose le renouvellement et le développement de la société n’est plus à même d’assurer ce renouvellement.
Dans la crise de renouvellement de la société, la suraccumulation-dévalorisation du capital est le phénomène principal témoignant de l’incapacité du système de dépasser ses contradictions et le blocage qu’elle contiennent, pour le système, comme pour ceux qui y vivent dedans, les humains et l’humanité.
L’accumulation du capital, le cycle gravement malade de renouvellement social dans le cycle A-M-A’, est basé sur l’achat de la force de travail : « un travail contre un salaire », un revenu, sous quelque forme que ce soit. La crise du travail, physique et morale en est issue, et la crise de la production dans la crise du système. Le rapport entre le travail et le travailleur et son contenu « motivant » ou pas pour la personne , sous tous ses aspects est en crise, va de pair avec la crise de production et la crise du système.
Les économistes communistes comme les ergologues de progrès ont analysé les uns les limites d’un système économique et social obsolète, incapable de poursuivre le renouvellement de la vie sociale et de la vie humaine en santé, les autres la crise du travail réel, du travail concret sur lequel repose la production des biens nécessaires à la vie humaine. Leurs travaux sont convergents ou peuvent l’être. Il y a une question de volonté commune.
La transformation du crédit, du rôle des fonds financiers, une sécurité d’emploi et de formation SEF (loi déposée par les communistes à l’assemblé et au sénat), les DST pour s’attaquer à la dictature du dollar, des droits du travail permettant et la SEF et la reconnaissance de l’autonomie et de l’initiative de la personne qui produit dans la dépendance mutuelle de la production entre les hommes, forment la base d’un programme issu de l’analyse des économistes communistes de sortie de crise et de construction d’un système économique et social de santé suffisante pour exister et se développer.
Ces propositions sont contenues dans le programme « des jours heureux » du PCF et dans aucun autre, c’est dire l’importance que revêt le rapport entre les composantes de la NUPES et la composante propre et indépendante que constitue le PCF, ses économistes, et leur autonomie d’analyse, de recherche d’issue de crise et d’action propre de contenu, de convergence et de rassemblement pour cela.
Une forte opposition antilibérale s’est constituée dans la société et ces élections l’ont concrétisée. Elle est dont confrontée aujourd’hui, quelles que soient les manœuvres politiciennes à la mise en œuvre de propositions de dépassement, de sortie et de dépassement de la crise de production ici et dans le monde.
La NUPES est confrontée à l’analyse des causes de la crise et des remèdes à lui apporter.
La capacité de s’emparer de solutions de sortie de crise et de dépassement de la crise dans un processus social radical, progressif et générationnel, c’est à quoi doit s’atteler cette opposition antilibérale sous peine d’un nouvel échec comme celui de la rigueur de 1983 ou de de l’échec de Jospin, par exemple.
L’écoute des propositions des économistes du PCF entre dans cette capacité. Elle revêt un rôle essentiel. On ne guérit pas une maladie sociale sans de bons diagnostics et de bons remèdes économiques et sociaux, pas plus qu’on ne guérit une malacie du corps sans un diagnostic et un remède « médical et social » à la fois.
Quant à la montée du RN, elle est spectaculaire, même si on pouvait s’y attendre dans contexte économique et social, ne peut qu’inquiéter grandement. La « solidarité » qu’il prône est basée sur une réduction à l’espace national au moment où le besoin d’une solidarité, une coopération et une cohérence mondiale éclate aux yeux, pour la production les échanges et la paix, pour qui veut voir la réalité de l’humanité et sa maladie ici, maintenant et dans le monde. Ce repliement étroit a pour corollaire le rejet de l’autre et le rejet de l’autre le repliement, de façon réciproque, en cercle vicieux de retour à un sous développement collectif, général. Répondre à la crise de production par des propositions opérationnelles et leur mise en œuvre est la seule efficace contre une montée des idées racistes et fascisantes et la montée des forces sociales réactionnaires et ultra dangereuses et menaçantes qui se manifestent de plus en plus ouvertement.
La crise politique c’est la crise de production, de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine et à la coopération-solidarité-cohérence dans la diversité de l’humanité peut seule répondre à la crise de la production. Recherche et développement, sécurité d’emploi et de formation, droits du travail et usage des moyens financiers allant dans ce sens, pouvoir sur l’argent, sa concentration et dictature dans et par les firmes multinationales et leurs guerre militaires, financière, économique de concurrence dans leur crsie de renflouement du taux de profit… c’est la tâche urgente et de longue haleine, de volonté et de patience à laquelle s’atteler sous peine d’un échec encore plus grave parce que la crise est encore plus grande et s’accroit sans cesse, que ce soit sur la question climatique ou sanitaire, comme celle de l’énergie, et économique et sociale et toutes les crises conjointes dans la crise générale du capital et de civilisation mêlées.
Pierre Assante. 20/06/2022 05:30:39.
(1) La cause de la crise politique est la crise de production et non l‘inverse. Evidemment, de multiples éléments interagissent dans cette « globalité », de façon causale et aléatoire, sur lesquels la conscience sociale relative et en processus de l’état des choses, peut intervenir.
* Post Scriptum du 21.6.22. 18h55. Sur l'illustration ajoutée : au sujet du "populisme" et de "l'économicisme" de Proudhon, Marx nous dit " il pense faire une synthèse mais il ne fait qu'une erreur composée", remarque proche de ses critiques sur un fameux tribun du parti ouvrier allemand, Ferdinand Lassalle, qui avait été son ami; critique qui a eu comme suite la "Critique du programme de Gotha" qui reste d'actualité. Marx répondait à un ouvrage de Proudhon intitulé "Philosophie de la misère" par un ouvrage intitulé "Misère de la philosophie" ...
Pour lever tout doute à qui en aurait, Je ne parle pas que de la crise politique en général, mais particulièrement de la crise politique aujourd'hui et maintenant en France, qu'on peut étendre au monde humain.
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ANARCHISME et VALEUR SANS DIMENSIONS. MESURE de la VALEUR MARCHANDE, PRIX d’échange de la VALEUR D’USAGE.
Aux amis lecteurs : deuxième version corrigée.
1. Je reconnais une tendance certaine à l’anarchisme théorique et sentimental. Pas marseillais pour rien ! Je dois y réagir sans cesse et je pense y réussir, vigilance qui n’est pas sans utilité pour tenir en alerte sur et contre toute autre dérive. Mais dans ce qu’elle contient de non-opposition, de négation des contraires, (1) donc de négation non dépassée de l’état présent, il y a aussi, paradoxalement et contradictoirement (bien sur !), la Visée de société communiste et de processus partant de l’état présent et de ce qu’il contient de futur ; de développement futur possible ou pas.
2. Les « mesures des valeurs sans dimension » (double négation « illogique » et paradoxale mais dialectique !), issues selon le terme et le concept ergologique de « valeur sans dimension »), existent, elles sont inclues dans la mesure de la valeur d’échange, marchande, puisque dans le temps de travail, malgré l’énigmaticité et la non-visibilité des valeurs sans dimension. On doit revenir, toujours, sur l’unité du discret et du continu qui déterminent causalement et aléatoirement le mouvement, donc y compris les choix économiques, politiques et culturels et unité organique et inégalités de développement et parcours « parallèles » ; parcours « parallèles » n’est qu’une image conceptuelle et risquée, mais opérationnelle intellectuellement.
Toute valeur est mesurable, même si tous les éléments de cette valeur ne sont pas perceptibles ni compréhensibles.
3. La Tendance à l’Anarchisme et le contenu de tendance à déceler le futur possible, sont souvent issus des résidus persistants d’éducation religieuse (2) , et de l’impatience au futurs possibles (3), qui vont de pair. Ils constituent une négation non dépassée, mais négation de l’état présent nécessaire (4) à la négation de la négation de l’état présent, le dépassement de l’état présent dans le Novum processuel, en ce cas un autre mode de production et d’échange dans tout ce qu’il contient de technique, de mental, et d’organisation sociale unies, en développements inégaux et organiques.
Il est clair que si l’on ne saisit pas la possible évolution-complexification-condensification de l’état présent de l’achat de la force de travail, on dégringole facilement dans une visée communiste hors sol, hors processus possible à inventer et à mettre en œuvre. Cette mise en œuvre est contenue dans le projet avancé comme le fait la SEF, de fait et de conséquence la sécurité de production producteur-consommateur des biens « matériel et moraux » nécessaires au processus humain, dans leur développememnt « physique et mental » en unité de développement inégal mais organique.
4. Les travaux d’Anicet Le Pors comme de Paul Boccara reproduits dans la dernière Economie et Politique (Mars-Avril 2022) aident grandement à saisir le passage possible d’un état présent de la société à un processus déjà en gésine mais à naitre, à partir de cet état présent, son infinie complexité d’organisation sociale et de rapports sociaux.
Le Dépassement de la Valeur Marchande, depuis sa naissance, a résidé et réside dans la Valeur d’Usage et sa production par la force de travail humaine, « physique et mentale » en unité à partir des produits, de l’énergie, du mouvement de la nature, de la matière, et rien d’autre.
La bourgeoise tend à restreindre le travail humain, sans le pouvoir totalement, sinon son despotisme ne fonctionnerait pas, dans et par son mode de production et d’échange, son essence. Elle restreint le travail humain, la force de travail humain et son produit à leur mesure marchande et en confisque l’usage, c’est l’aliénation commune de l’exploiteur (5) et de l’exploité. Evidemment celle de l’exploité, est ressentie comme une exploitation à son encontre, comme ce qu’elle est.
Marx, lui, en porte parole avancé et précoce de la libération sociale de la force de travail, du royaume de la liberté s’affrontant au royaume de la nécessité sociale et de la nécessité naturelle en mouvements sociaux conjoints écrit « Le caractère fétiche de la marchandise et son secret » (6), c’est-à-dire la négation de la négation d’une représentation réduite aux apparences et au seul tangible ou abstrait générateur de profit capitaliste….
On s’arrête là ? Allez, on s’arrête là !
Pierre Assante. 18/06/2022 10:32:55.
(1) Qui a demandé longtemps effort permanent de recours et retour à la dialectique -ce n'est plus le cas, la dialectique et "rentrée" de longue date. Merci à René Féniche qui m'y a initié en stage collectif du PCF il y a 60 ans...- , mais c'est une situation tout à fait commune.
(2) Y compris la « religiosité rouge » issue et sœur ennemie de la religiosité ordinaire, traditionnelle, conservatrice.
(3) Mais Lucien Sève lui-même ne l’a-t-il pas eue et les problèmes qu’il a posés in fine ont-ils aidé à la compréhension du présent, de son contenu-prémices, et du processus de dépassement du cycle de reproduction sociale dans le cycle A-M-A’, en particulier la suraccumulation-dévalorisation du capital ?
(4) Ne pas comprendre le gauchisme est une forme nouvelle du gauchisme. En confondant Valeur d’échange et Prix, le gauchisme élude la complexité de la formation et de l’évolution du marché, ce qui le conduit à des réductions et des simplifications « ultra-abstraites » et destructrices du processus recherché dans le projet transformateur. Le « tout de suite » de transformation du mode d’échange après la prise de pouvoir d’Octobre, sautant par dessus tout processus radical mais progressif de transformation a sans doute été, outre l’état arriéré et faible du capitalisme russe et de ses forces productives, malgré sa concentration, une des causes de la montée en puissance du stalinisme et de ses répercussions sur le mouvement ouvrier international. Il faut quand même admirer la capacité de Lénine jusqu’à sa mort d’avoir œuvré à maintenir avec un succès certain, une alliance minimum et maximum pour les circonstances, de la classe ouvrière ultra minoritaire, avec la paysannerie massive de Russie.
(5) Cela dit il y a un « exploiteur central » et une exploitation centrale sur laquelle repose l’exploitation générale, et il réside dans la centralisation mondialisée du capital et de sa financiarisation. Il en faut de peu que ce despotisme central ne s’écroule dans la conjonction des conditions objectives et subjectives nécessaires à la transformation qualitative sociale du mode de production et d’échange. Mais la question n’est pas celle de l’écroulement, mais de la poursuite de la construction sociale en santé et de l’humanisation infinie, sous toutes les formes nouvelles d’appropriation en santé suffisante de la nature et d’auto-appropriation de la nature par et dans la conscience d’elle-même que constitue l’évolution-complexification de la pensée, du corps-soi dans le corps social en processus : globalisation et différenciation constituant un même mouvement : contradiction ? Vous avez dit contradiction ? Oui bien sûr, mouvement !
(6) L'inspiration mentale et l'expiration mentale sont une même réalité.
Question simple. Réponse complexe, causale et aléatoire.
L’humanité tire ses ressources, ses subsistances, de la transformation de la nature. Du travail.
La question est quelle transformation de la nature viable et vivable dans cette portion d’univers qu’est la Terre et le Système Solaire ?
Quelle évolution-transformation-complexification-condensification mutuelle homme-terre viable et vivable.
Partant du fait qu’une propriété essentielle d’une espèce pensante est le lien entre son instinct de survie et son intelligence-connaissance-expérience processuelle de son milieu de survie dont elle est partie, portion, portion organique.
Pierre Assante. 17/06/2022 09:14:32.
RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale »,
et de nouveaux et d'anciens en rappel sur ce lien :
INHUMAINE, PRÉHISTORIQUE ET SIGNIFICATIVE DE FIN DE PRÉHISTOIRE POSSIBLE
(ESSAI DE CONDENSÉ d’une représentation possible d’un état présent)
Le capital US, pas parce qu’il est US, mais parce qu’il est capital, a déclaré de longue date la guerre au monde humain et aux entités constituées, nationales ou pas.
Cette agressivité effrénée s’est considérablement accrue avec l’entrée en crise mondialisée du capital dès les années 1960 et les défaites politiques et nationales subies dans le cadre de son affaiblissement, mondial de même.
Il vient de recevoir une réponse catastrophique, tout autant que ses propres catastrophes issues de son système, à ses déclarations de guerre et ses guerres militaires, financières, économiques par une entité capitaliste adversaire. Mais malgré les apparences d’alliances, il en recevra bientôt de ses capitalismes alliés et vassaux. Un affrontement où le monde humain est en danger pour la raison première qu’il accroit toutes les crises, y compris la crise climatique et la crise de suraccumulation-devalorisation du capital cause systémique initiale de déclanchement et développement des crises.
On paye toujours les conséquences des guerres, le capital dominant de même, mais dans une bien moindre conséquence à titre individuel, en tout cas à ce jour, que les hommes (génériques, espèce humaine) vendeurs de leur force de travail qui pâtissent des dégradations des conditions de vie et des effets des conflits sur l’état de la nature et de l’état de la nature sur eux-mêmes, de la maladie et des morts, des pénuries, des régressions relatives ou absolues des échanges matériels et moraux (1).
L’homme vendeur de sa force de travail trouvera, malgré les catastrophes à traverser, et parce que l’exploiteur perd sa puissance et ses pouvoirs, contrairement aux apparences, la voie du travail non aliéné, du partage des produits de la force de travail, en quantité et en qualité en rapport avec la nature dont il est partie, en rapport avec les capacités en développement de l’espèce humaine d’appropriation mutuelle, réciproque, dialectique, homme-nature, de l’univers.
La force de travail, force collective mondialisée recherche la coopération et la cohérence et peut la trouver dans une organisation nouvelle des forces productives abolissant le critère de rapport P/C de développement, critère archaïque, obsolète, tueur de coopération et de cohérence humaine, du mondial au local et du local au mondial.
Pierre Assante. 16/06/2022 16:40:34.
(1) Qui résistent malgré tout !
RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale »,
et de nouveaux et d'anciens en rappel sur ce lien :
REUSSIR, au-delà des élections et dans les luttes sociales, pour une telle majorité, cela suppose...
1. Il est bien triste que l’état de la conscience sociale de l’humanité, ici et maintenant, ne permette pas d’anticiper les catastrophes sociales.
Mais c’est ainsi.
La question est donc, la catastrophe constatée, d’y porter remède pour la limiter le plus possible, dans tous les domaines, sanitaire, énergétique, écologique et climatique, culturel, alimentaire, économique, ergologique…, bref la catastrophe globale issue de la crise globale du système économique et social basé sur le cycle d’accumulation A-M-A’, l’achat de la force de travail, et la suraccumulation-blocage du cycle A-M-A’.
2. Il faut donc substituer à ce cycle de reproduction sociale malade, un cycle basé sur les besoins sociaux et un critère diffèrent du critère P/C tueur de coopération et de cohérence sociale.
Ce serait à rire si ce n’était pas si dramatique pour l’homme, de voir et d’entendre les fondés de pouvoir du capital et leurs mandataires et mandants s’empêtrer dans leurs contradictions systémiques entre inflation, taux directeurs, salaires production et services insuffisants au marché mais « trop chers », chômage et retraites « trop couteux » mais besoin d’armée de réserve etc…
Ils s’apprêtent, élections passées à régler leurs angoisses et leur taux de profit sur une nouvelle et énorme ponction sur les besoins sociaux, et l’action social-démocrate et social-libérale, réduites à des pansements sur des jambes de bois ou des anti-douleurs, ne pourront y apporter remède. Leur temps et fini, le temps est aux remèdes systémiques et aux porteurs de résolution des contradictions du système. Qui ne veut l’entendre n’est pas sourd mais ignorant et dangereux pour la société.
Au moment où j’écris, une majorité anti-libérale semble possible à atteindre, peut-être à gagner à la chambre des députés.
3. REUSSIR, au-delà des élections et dans les luttes sociales, pour une telle majorité, cela suppose transformer le mode de production et d’échange ; et suppose un processus à mettre en œuvre pour permettre cette transformation progressive, radicale et générationnelle.
LE PROGRAMME sur lequel une telle majorité peut naître, dans l’opposition à l’existant, est insuffisant, et plus qu’insuffisant, dans l’état présent, non sur le plan « revendicatif », cela va « à peu prés », mais sur de plan de l’organisation sociale capable de répondre opérationnellement et rapidement à ces revendications.
Il n s'agit pas de reprocher (comme le fait paradoxalement un macronisme aux abois, reversant les responsabilités et attribuant les siennes aux autres), un programme présent insuffisant ou erroné, à ceux qui luttent contre la catastrophe présente. La catastrophe présente ce n’est pas un programme présent insuffisant, c'est la conséquence de la politique économique et sociale actuelle et passée du capitalisme et les compromissions, soumissions, complicités ou « fusion » avec lui. Mais pour les conditions de réussite postérieure à une majorité anti-libérale, il faut tenir compte de l’échec de la Grèce de Tsípras, de l’échec et du retour à l’austérité du gouvernement Mitterrand de 1983-84, de celui de Jospin dans les années 1997-2000, échecs qui ont ouvert la porte à l’état actuel de la société duquel il faut sortir « par le haut ». Echecs, qui tiennent à l’incapacité de comprendre et-ou du manque de volonté d’agir sur la crise systémique et pas seulement sur ses effets. Une révolution, ce n’est pas une jacquerie, bien que la comparaison de cette image avec le présent n’est pas soutenable.
Un grand débat doit avoir lieu dans lequel doit etre pris en compte, dans les échanges mutuels, le programme du PCF des « jours heureux » et de ses propositions économiques (SEF, Fonds, Crédit, Droits du travail, DST etc…) qui elles s’attellent à une réponse sociale à la crise systémique (3).
La question de la gestion sociale est indissoluble de la question de « la révolution ». Elle y est d’autant plus liée que la fin du développement capitaliste et l’aggravation de ses effets et de ses catastrophes est là, dans les décennies ou années à venir, et que la crise mondiale, générale et globale nous en fait la démonstration, grave maladie de l’humanité qui ne peut rester impérativement sans remèdes.
Il n’est plus d’aménagement social-démocrate du système possible. C’est « bien dommage » mais c’est ainsi !
Poursuivre sur la seule lancée du programme de la NUPES serait suicidaire (4). . Mais un succès permettra d’aller au-delà, peut permettre d’aller au-delà de ce programme intéressant, mobilisateur, généreux, mais incontournablement provisoire et insuffisant redisons-le.
5. La victoire de la NUPES, si victoire il y a pour laquelle nous oeuvrons de façon solidaire et critique à la fois, peut être la possibilité de progression-évolution collective sur la question d’un programme assurant le développement des conditions objectives et subjectives de survie humaine en santé, ici et maintenant, expérience à partager avec d’autres, avec l’ensemble du monde humain, dans sa recherche de futur vivable et viable.
Pierre Assante. 15 juin 2022. 08h28. En attendant Chiara.
(1) Le terme de « catastrophe » n’est pas un terme d’ordre sentimental ni moral, mais un événement concret, avec certes les sentiments qui vont avec.
(2) Même s’il est bien plus attractif et généreux que la politique menée par un pouvoir soumis aux firmes multinationales et à leur guerre mutuelle. Mais il ne suffit pas de s’en déclarer libre, il faut en créer les conditions de cette libération, ce que ne fait pas un nouveau lassallisme.
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Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie