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5 avril 2023 3 05 /04 /avril /2023 05:59

 

CONCEPTS ET CATEGORIES 2 (SUITE)

 

2. CATÉGORIES PHILOSOPHIQUES. Ecrit le 05 août 2021.

Vous prenez une boite.

Vous y mettez tous les concepts (1) de « matière » acquis à votre disposition.

Vous assaisonnez d’empirisme et d‘expérience de vie,

Et vous obtenez ainsi VOTRE catégorie philosophique de MATIÈRE.

Ainsi de suite pour toutes les généralisations de généralisation (2) abstraire de la réalité par vos perceptions de la réalité, vos observations de la réalité et votre interprétation de la réalité.
Certes, les concepts acquis et en cours d’acquisition répondent au besoin vital de subsistance, et ne sont pas acquis par vous tout seul. Ainsi votre catégorie philosophie étant sociale ou n’étant pas, les catégories philosophiques et la votre ont en commun le processus de l’humanité, local et global, spatiotemporellement micro et macro, et les controverses pratiques et théoriques du processus de production, d’acquisition, d’appropriation des subsistances « matérielles et morales » en unité.

N’oubliez pas les forces contradictoires qui font le mouvement de la réalité, dans la société donc en vous-même, son évolution-transformation-complexification sinon votre catégorie sera une abstraction sans vie.

Si  vous avez com-pris ça vous aurez aussi compris comment on peut faire du pain et du vin, les manger et boire…

Vous aurez compris que l’être humain, la société humaine ne peut se passer de catégories philosophiques pour vivre.

Mes excuses aux vrais philosophes pour cette métaphore grossière d’un travailleur au sens propre, stricto sensu, dilettante.

Pierre Assante. 05/08/2021 17:56:51.

(1) Et systèmes de concepts en mouvement, au sens qu’en donne Vygotski, le processus mental de généralisation, de généralisation de généralisations, de formation de concepts et de système de concepts.

Exemple de généralisation élémentaire dans le développement de la pensée : chez le petit enfant, « chaise » ne désigne pas toute les chaises mais d’abord un objet particulier qui est en usage propre dans son entourage ; de même  les mots « pantalon », « veste » etc.

Le mot « vêtement », lui, ne désigne pas un vêtement particulier mais tout objet destiné à se vêtir, ce qui demande une construction mentale abstraite, une généralisation. Cette forme d’abstraction simple procède jusqu’à des abstractions complexes, des concepts, des systèmes de concepts, leur mouvement de complexification-condensation.

Apprendre c’est inventer avec l’aide sociale des acquis transmis, gestes physiques et mentaux en unité.

(2) Exemple : catégories philosophique de « Liberté », « Appropriation », « Aliénation », « Activité » etc. etc. etc.

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/03/schema-de-recherche-conceptuelle.recueil-complete.html

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4 avril 2023 2 04 /04 /avril /2023 06:02

Concepts et catégories 1

1.objets et sujets. LUTTES SOCIALES. Ecrit le 24 novembre 2019.

La masse des liens entre enregistrements  "locaux et globaux" neuroniques en interaction concernant un objet forment un concept.

La masse des liens entre enregistrements neuroniques "locaux et globaux" en interaction concernant un sujet forment une catégorie.

Concept et catégorie ne sont pas dissociables, ils constituent une unité dans le mouvement de l’invention, de la pensée, ils devancent le savoir opérationnel et ils résolvent le besoin opérationnel du processus de la vie humaine, individuelle et sociale en unité aussi.

Concepts et catégories sont donc des processus et c’est en les figeant  que la philosophie idéaliste fige les idéaux, fige relativement mais assurément la conscience de la vie humaine sur elle-même.

La théologie, qu’elle soit religieuse ou laïque c’est un besoin de faire le point dans l’étude de la résolution des besoins sociaux, mais une mise au point sur image et non sur le film. D’autant que la théologie religieuse tend à voir pendant des millénaires une réalité figée comme si elle était éternelle. Elle essaie de saisir ce qu’il y a de permanent, chose qui serait d’une grande sagesse opérationnelle si elle ne confondait pas permanence et immobilité.

La pomme que je mange.

Je mange des pommes.

Le fruit et les fruits.

Le particulier et la généralité abstraits.

Abstraction de l'abstraction et abstraction généralisée. La pensée repère la généralité à partir d'une série de repérages pratiques de résolution des besoins, puis va du général au particulier et non le contraire, ce qui semble paradoxal.

Concept et catégorie, objet et sujet.

Si l’on s’enfonce dans la connaissance de l’objet, au-delà de la superficie visible, on entre dans le mouvement du sujet, on constitue une unité mentale de plus en plus complexe, bien au-delà du repérage du mangeable et de l’utilisable immédiat : on constitue le préexistant de nouveaux rapports sociaux dans le processus d’humanisation infinie que constituent les rapports des hommes entre eux et des hommes avec l’univers dont ils sont partie prenante et consciente, relativement, historiquement, en mouvement d’approfondissement et de complexification.

Les luttes sociales sont l’expression de ce préexistant des nouveaux rapports sociaux en processus quantitatifs et qualitatifs, du continu et du discret, micro et macro en unité, continuité quantitative et sauts qualitatifs qu’on a tendance à « séparer »  dans un début de compréhension dialectique, début hésitant et inachevé qui ramène au mécanisme philosophique, religieux et politique. 

Le vocabulaire et son insuffisance historique, hic et nunc, entre en grande partie dans l'insuffisance dialectique et sa réification relative.

Les limites que contient l’échange A-M-A’ de l’organisation économique et sociale du capital engoncent la vie humaine dans une immobilité relative forcée. L’agitation désordonnée et la fièvre du moment dans la cocotte-minute  sociale c’est le résultat de cette immobilité relative forcée. Agitations désordonnées et fièvres sont et une réponse à une maladie et un besoin du mouvement. Et la maladie n’est qu’un moment micro et macro en unité du mouvement. Aussi absurde que cela puisse paraitre, la maladie elle-même est un besoin et une utilité qu’il faut maitriser relativement pour éviter la mort du mouvement. Santé et maladie ont partie liée, mais c’est la santé qu’il faut cultiver pour une poursuite-complexification-généralisation universelle de l’humanisation, comme de tous mouvements naturels et sociaux qui lui sont nécessaires.

Pierre Assante. 24 novembre 2019.

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

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3 avril 2023 1 03 /04 /avril /2023 10:11

 

DEDICACES

 

Les unes sur "Théories sur les crises de la suraccumulation et la dévalorisation du capital" volume 1 pour mes 70 ans, en 2013.

 

L'autre sur le volume 2 acquis en 2015 et dédicacé à l'université d'été du pcf en 2019.

 

Moments d'échange amicaux précieux.

 

LUS ET RELUS et à relire, théories essentielles pour nous tous, dans nos pratiques quotidiennes et futures.

 

Premier volume                                                        Deuxième volume

 

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

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3 avril 2023 1 03 /04 /avril /2023 09:52

 

Article déjà publié sur ce blog le 26/06/2015

 

Article déjà publié sur ce blog le 26/06/2015

*

Les cycles de 10 ans, 30 ans, 100 ans arrivent à convergence, comme arrive à maturité le fruit de cent ans d’activité humaine.

*

Dans le système dans lequel nous vivons, l’échange, la circulation des biens nécessaires à notre vie se fait dans et par la circulation du capital.

*

Le capital, c’est les marchandises qui circulent, qu’on échange en tant que biens nécessaires à la vie, la force de travail des personnes permettant la production des marchandises étant elle-même une marchandise que l’on vend et l’on achète et qui valorise le capital par le détournement d’une partie croissante du produit au profit de l’accumulation capitaliste.

*

C’est le système de la circulation Argent---Marchandise---Argent plus. Le Capital ne peut circuler que s’il se valorise.

*

La situation de la Grèce illustre ce que peut être un blocage de la circulation et de l’échange, c'est-à-dire de la crise du capitalisme à son extrémité. Elle illustre ce dans quoi la situation mondiale peut sombrer si l’on ne met pas un terme à ce système d’échange et de circulation en sortant des rails séculaires du capital et en ouvrant d’autres voies de l’échange.

*

Il y a cent ans, un blocage mondial de cet ordre s’est dessiné. Il a abouti à la guerre de 1914, aux révoltes ouvrières contre la guerre et aux naissances de tentatives de création de systèmes sortant du type d’échange en capital mais aussi aux difficultés de créer un autre système.

*

Les destructions de la guerre de 1914 et l’échange que la révolution d’Octobre 1917 a tenté d’initier et a initié en partie sur une autre base que la revalorisation du capital dans une part importante du monde en développement aujourd’hui écroulée, a permis une sortie de crise et une revalorisation nouvelle du capital.

*

Un cycle économique d’un siècle, avec tous ses contenus des multiples activités humaines vient de se dérouler. La révolution scientifique et technique, la mondialisation informationnalisée place le développement des forces productives et de l’échange des biens dans une situation de blocage encore plus explosif qu’il y a cent ans.

*

Un atout existe pourtant pour en sortir, dans la renaissance de forces anticapitalistes et autogestionnaires nouvelles s’appuyant sur l’action continue et l’expérience d’un mouvement communiste affaibli mais transmetteur de savoir et d'action propre sur le capitalisme, sa crise et son issue possible.

*

Les cycles de 10 ans, 30 ans, 100 ans arrivent à convergence, comme arrive à maturité le fruit de cent ans d’activité humaine. Soit le fruit pourrit, soit il donne naissance à un arbre nouveau capable de survivre, se développer, dans les conditions nouvelles de son environnement : la mondialisation informationnalisée, ses besoins de cohérence sociale et écologique qui forment une unité et de crise et de solution, ce qu’affirme l’encyclique Laudato si’, «Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale.»

*

Pierre Assante, 26 juin 2015

******

Sur les propositions économiques de sortie de crise, voir le site de la Revue Economie et Politique

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SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

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1 avril 2023 6 01 /04 /avril /2023 09:25
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1 avril 2023 6 01 /04 /avril /2023 08:24
"Le Capital", III.3, couvert de papier journal

 

 

divagation...

 

Matière : unité de la contradiction *

 

 

Dans son état historique, et ses besoins historiques, en tout cas les miens, notre espèce est-elle apte à rejoindre la représentation de l’unité de contradiction de la matière ?

 

Dans son état historique, cette question a-t-elle un sens ?

 

Sinon affirmer la matérialité et l’unité et l’identité des forces contraires qui font le mouvement de la nature, l’évolution-transformation, la complexification, la croissance-condensification.

 

  • Fini/infini
  • Continu/discret-sauts micro dans les sauts macros

 

 

  • Extension de l’instant dans le temps/Le tout dans l’instant
  • L’instant dans le tout/Le tout dans l’instant

 

  • Causalité/Aléatoire-infinité de la complexité
  • Non déterminisme/Causalité

 

  • Instantanéité/Infinité temporelle-spatiale
  • Chronologie/causalité-intemporalité

 

  • …….

 

 Existent simultanément, sont le mouvement. Et ma « représentation » ne peut être que schématique, faible reflet du réel dans mon psychisme ; d’usage théorique et pratique, en unité,  possible mais très relatif ; et-mais relativement incontournable (contradiction !).

 

Un exemple trop simple d’identité et d’unité : le mouvement constituant l’achat et la vente. Ils sont des contraires mais sont un seul mouvement.

Mais cet exemple est aussi un mauvais exemple car il supposerait l’égalité de mouvement-résultat sur leurs besoins entre vendeur et acheteur, entre acheteur et vendeur ; ce qui n’est pas le cas dans des rapports sociaux du cycle A-M-A’, A-A’, généralisé, systématisé, du micro au macro et du macro au micro ; d’accumulation-suraccumulation-dévalorisation du capital, maladie finale du système, dont le besoin qu’il contient de son propre dépassement dans l’unité de la contradiction.

 

Ne nous levons pas chaque matin en nous proposant et posant cette question ! Allons au plus pressé, avec elle dans un coin inconscient, un peu conscient, de la tête…

 

L’invention de l’outil élémentaire de l’homo habilis et ses suites, du travail complexe (… agriculture, artisanat, mécanisation, numérisation …) de l’homo sapiens, l’activité de transformation de la nature dans la recherche de subsistance et la complexification des besoins et de leurs outils de satisfaction, font l’humanisation continue et infinie et sa transformation en un saut de qualité de l’espèce, des espèces dans l’univers.

 

Les « 20 thèses de février 2020 » listent de façon non exhaustive les micros-sauts de qualité rapidement nécessaires dans un saut de qualité humaine du XXIème siècle : reconnaissance théorique et pratique de l’autonomie/dépendance en unité de l’humain et de ses entités multiples et diverses, d’information et de d’exécution, coopération-cohérence dans sa globalité et son rapport homme-nature en unité d’existence.

 

Pierre Assante. 01/04/2023 08:11:56.

 

* NON CE N'EST PAS UN POISSON D'AVRIL. Il s'agit d'aller le plus loin possible dans des capacités propres d'abstraction. Sans y réussir vraiment. Mais pour préparer une suite...

 

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

https://pierreassante.fr/dossier/SCHEMA_DE_RECHERCHE_CONCEPTUELLE.RECUEIL.pdf

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31 mars 2023 5 31 /03 /mars /2023 12:57

 

MILITANTISME : 150 ans de solitude.

 

Voici près de 150 ans (1875-1923) que Marx et Engels faisaient appel (comme plus tard Politzer, fusillé par les nazis et bien d’autres évidemment), au moment de l’unification des partis ouvriers d’Allemagne, à une connaissance scientifique de l’état du monde (Critique du Programme de Gotha), du mouvement et de l’histoire du capital, et des conséquences à en tirer pour la libération des ouvriers et salariés de la vente de la force de travail, de l’exploitation capitaliste.

 

D’aucuns ont pensé que la conscience de l’exploitation et le désir de lutte se suffisaient à elles-mêmes.

 

Le retard pris dans la conscience des besoins sociaux, non comme réponse immédiate, mais comme une réponse prospective, à moyen et long termes, nécessaire à leur satisfaction, est considérable. Le retard de la connaissance et l’analyse d’en quoi consiste la crise systémique est indissoluble de ce retard, et des besoins de lutte dans les conditions nouvelles d’un capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé.

 

Certes dans les luttes elles-mêmes, des expériences essentielles, fondamentales ont été acquises, mais reste que dans nos interrogations, y compris aujourd’hui sur les questions des retraites et de l’inflation (entre autres) qui nous écrasent, ce retard est réel et patent.

 

C’est un retard global.

 

J’écrivais il y a quelques jours, à quelques amis, à propos du congrès de la CGT et au sujet de la formation des militants, que le retard, et la guérison de la maladie constituée par la politique du pouvoir-capital et la crise économique et sociale qui sont totalement liées, n’est pas insignifiant, mais pas irrémédiable.

 

Mais ce retard et cette maladie ne se guériront pas de d’eux-mêmes. Une organisation politique ou syndicale (entre autres),  devant s’affirmer en tant que recherche collective dans et avec toute la société, d’effort avancé incontournable de conscience du mouvement inconscient de la société, ne peut négliger ni la prospective ni la formation théorique qu’elle implique.

 

Un rassemblement hétéroclite ne fait pas une force commune, ne fait pas une force de transformation sociale de progrès, en santé. Certes « l’hétéroclite » fait partie de la vie, mais s’en contenter c’est se condamner à l’impuissance et à la solitude.

 

Il ne suffit pas de constater la réalité du poids du capital sur nos actions de progrès. Certes ce poids est immense. Mais cela n’efface pas en soi le retard de conscience de la classe ouvrière, du salariat et des populations sur les causes de la crise et ses remèdes possibles.

 

S’indigner ne suffit pas disait Ingrao, seul opposant à la dissolution de PCI et se désespérant du suivisme politiciste et électoraliste.

 

Agir comme de preux chevaliers en fonçant tête baissée sans un plan de bataille non plus. Vercingétorix l’a essayé, mais les romains, avec César, bien que moins nombreux ont gagné… (mes excuses pour cette digression mal placée !)

 

Les organisation politiques et syndicales ont traité SOUVENT les êtres humains comme des enfants. Certes c’est là une exagération, une caricature, mais les caricatures expriment aussi des réalités.

 

« C’est compliqué, c’est compliqué, c’est compliqué disions-nous. Nous nous instruisons et vous disons ce qu’il faut faire ».

 

Cette caricature est pourtant une part de la réalité. Oui, à travers des générations, les lois du capital telle la suraccumulation du capital, mis en relief par les économistes communistes depuis des décennies est compréhensible PAR TOUS, dans l’expérience des besoins et des luttes, « à la longue », à condition de s’y mettre au plus vite avant la catastrophe, de même que les conclusions à en tirer pour et dans les luttes.

 

S’instruire,  s’instruire disait Lénine devant les difficultés d’une révolution qui s’enlisait et repeignait de rouge l’Etat tsariste.

 

Ces connaissances qui ont bien progressé depuis la « Révolution d’octobre » et son refroidissement stalinien, sont la condition non suffisante mais nécessaire pour répondre à la crise et en sortir possiblement.

 

Sans s’instruire sans cesse pour agir et se défendre et attaquer efficacement, c’est 150 ans continus qui ont été mal utilisés, ce qui n’efface pas les conquêtes, mais qui fait que dans la crise systémique, nous n’inventons pas suffisamment, collectivement, les solutions.

 

Et nous répétons souvent des choses dépassées parce que du passé, justes, mais insuffisante pour aujourd’hui et demain (1)

 

Pierre Assante. 31/03/2023 11:53:34.

 

(1) Quelle prise en compte, par exemple, de la proposition de la SEF (Sécurité d'Emploi et de Formation), pour l'approfondir dans sa marche pratique, dans la société.

 

 

CETTE REFLEXION FAIT SUITE A L'ARTICLE  « …UNE BÉANCE FORMIDABLE, UN APPEL… » :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/03/une-beance-formidable-un-appel.html :

 

DANS SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

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30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 17:18

 

la transformation des démocraties libérales (par hypothèse)

 

Aujourd’hui comme hier la transformation des démocraties libérales liées organiquement aux systèmes d’accumulations du capital en crise, restent et sont des antichambres de la démocratie du citoyens et de l’homme producteur uni, qui ne font qu’un : on produit et on consomme, mais la démocratie libérale ne « reconnait » que les droits du citoyens ce qui ainsi les nie objectivement et subjectivement : car il ne peuvent être séparés sous peine de mettre en danger la régénération sociale, ce qui se produit et se vérifie de plus en plus dans les crises économiques et sociales, systémiques, de longue durée et les luttes économiques et sociales de longues durée, non linéaires mais continues !

Certes les civilisations issues des modes de production asiatiques par exemple, peuvent tout à fait « sauter physiquement les étapes », mais au prix de plus grandes difficultés économiques et sociales.

Engels développe dans « l’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat », l’interaction entre peuples, cultures, modes de production et d’échange, dans les évolutions sociales, les conflits ethniques et de classes etc. 

C’était déjà une hypothèse de Marx dont la résistance matérielle et idéologique unie du capital a retardé le possible avancement, retardant aussi une issue viable et vivable à son propre mouvement.

Ce qui est nouveau c’est le niveau de mondialisation dans le niveau technique et culturel des forces productives numériques, humaines bien sûr, et donc de celui des interactions sociales entre peuples et individus.

Pierre Assante. 30/03/2023 17:22:31.

 

CETTE REFLEXION FAIT SUITE A L'ARTICLE  « …une bÉance formidable, un appel… » :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/03/une-beance-formidable-un-appel.html :

 

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30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 14:19

 

LE PROCES D'ENSEMBLE DE LA PRODUCTION CAPITALISTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE BEANCE FORMIDABLE. UN APPEL.

 

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SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

 

OUVRIR ici 

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30 mars 2023 4 30 /03 /mars /2023 08:16

 

L’action sur et contre « ce qui ne va pas ». Le RN au pouvoir ?

L’action sur et contre « ce qui ne va pas » ne peut être contenue dans ce qui ne va pas, mais dans une autre façon radicale d’aborder la question du « ce qui ne va pas ».

Tout le reste n’est que bavardage déplorable, de tribun brillant, savant ou pas, entravant mais n’aidant pas un rassemblement populaire de réponse à la crise.

 

Le RN au pouvoir ? Un « risque nécessaire » pour le patron du MEDEF

28 mars 2023 : Une petite phrase passée sous les radars médiatiques. Ce lundi 27 mars 2023, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, était l’invité de la matinale de France Info. Salhia Brakhlia interroge alors le patron des patrons sur la progression du RN dans les sondages : « un sondage paru hier dans le JDD indique que c’est le RN qui profiterait de la situation, en progressant de 7 points, ça vous étonne ? Tant pis si Marine Le Pen arrive au pouvoir ? C’est un risque à prendre ? ». La réponse du patron du MEDEF a le mérite d’être claire : « c’est un risque nécessaire ».

 

Il faut ajouter ceci :

En pratiquant depuis des décennies « l’alternance » depuis l’austérité dès 1984, ou le « dégagisme » macronien ou mélenchonien ensuite, et non l’alternative sur des solutions scientifiques à la crise, la droite dite républicaine comme la gauche contestataire dite « populiste » ont répandu et répandent toujours les illusions ; et des illusions découle un découragement et un abandon à la crise et son aggravation à grande vitesse ; et le possible recours, par le pouvoir de l’argent, et ses manœuvres politiques insidieuses ou directes, à l’extrême droite, et plus.

 

A crise de longue durée succédant aux crises décennales, répondent des luttes de longue durée, non linéaires, mais continues dans des formes et conditions diverses : à condition qu’elle développement progressivement et radicalement la compréhension des causes de la crise et des solutions scientifiques à la crise.

 

Pour la lutte contre la « réforme » des retraites, pour un refus du travail dans des conditions qui le dégradent, et qui dégradent les revenus populaires du travail ; conditions qui tiennent non au refus de l’effort, mais à l’intérêt de l’effort, aux fonctionnements du système économique et social actuel qui régit le travail pour accumuler le capital.

 

Développer l’intérêt à la production des biens nécessaires à la personne et à l’humanité c’est développer conjointement un mode de raisonnement nouveau se libérant du mode de raisonnement qui nous fait penser les solutions uniquement dans le cadre de l’existant dont nous percevons pourtant la maladie.

 

L’action sur et contre « ce qui ne va pas » ne peut etre contenue dans ce qui ne va pas, mais dans une autre façon radicale d’aborder la question du « ce qui ne va pas ».

 

Il en est de même si les luttes sociales syndicale ne débouchent pas sur des alternatives sérieuses. Elles subiront le sort désastreux de la politique au lieu de se nourrir l’une l’autre dans des objectifs transformateurs de sortie de crise et de construction de nouveau, à l’instar d’un « programme » d’un CNR de 1945 répondant aux conditions nouvelles, inouïes, du XXIème siècle

 

L’alternative est une construction de longue durée qui se construit en s’instruisant sans cesse des causes de la maladies sociale et des solutions à la maladie sociale.

 

Les économistes communistes crient dans une certainement indifférence, dans une écoute faible : la société humaine est malade de l’argent, du système qui le promeut comme mode d’accumulation privée.

 

Et tant que l’argent produit de l’argent pour ses détenteurs, sans répondre suffisamment aux besoins sociaux, il produit aussi tous les dangers qui nous menacent, pénuries énergétiques, d’eau, de soins médicaux, de transports, de logements......, de moyens de vivre quels qu’il soient, de développement de moyens matériels et moraux, de recherche, de formation et de production, il continuera à le faire.

 

Tout le reste n’est que bavardage déplorable, de tribun brillant, savant ou pas, entravant mais n’aidant pas un rassemblement populaire de réponse à la crise.

 

Pierre Assante. 30/03/2023 07:38:54.

 

   Cet article n'engage que son auteur

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

À Chiara , à mes Filles et à mes Petits-Enfants

 

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29 mars 2023 3 29 /03 /mars /2023 07:51

 

« ...une bÉance formidable, un appel... »*.

 

Le capital mondialisé concentré mondialement et ses hommes, se comportent comme un affermage, une propriété foncière au paroxysme et sa rente mondiale, sa lutte « interne et externe » à double sens et son « partage » : l’usage de sa rente.

 

Si l’on poursuit la réflexion de Marx (et d’Engels) où elle s’arrête par la force de choses, la mort de Marx, et les limites de temps de travail d’Engels conjointes, c’est ce qui apparait comme des prémices dans la fin du livre 3, volume 3 de « Le Capital », par exemple avec « Rapport de distribution et rapport de production ».

 

Car Marx ne s’arrête pas à la baisse tendancielle du taux de profit, découverte essentielle au même titre que la plus-value et la composition organique du capital,  et il continue son investigation du « moteur » capital dans le processus humain qu’il vit. Nous en vivons la suite et sa maladie systémique.

 

Quelqu’un peut-il me prêter le volume 3 du livre 4, de la « Théories sur la plus-value » ?

 

La critique du programme de Gotha signe l’échec relatif mais réel et patent, de placer le mouvement ouvrier sur des bases scientifiques, et le succès du « populisme » à la Lassalle et ses suites et hommes actuels (1), échec en entrainant d’autres en cascade même dans le mouvement ascendant, dans les moments-évènements qui forment les « charnières » des transformations historiques ; ne dépassant pas, les processus de complexification de la société marchande au paroxysme  sous sa forme capitaliste mondialisée, financiarisée, numérisée; n’atteignant pas le dépassement, la transformation qualitative du mode de production et d’échange.

 

Evidemment on ne peut dissocier ces échecs des conditions historiques des forces productives, leurs techniques humaines et leurs cultures humaines, en unité de fonction biologique, psychique : sociale. On ne peut les dissocier, mais ne pas se contenter de dire cela, et aussi le démonter et le démontrer (2), comme par exemple l’état historique dans la société rurale, héritée du mode de production asiatique en Russie de 1917 (3) ou en Chine de 1949, tout comme celui de 1936 ou de 1945 en France etc., en relations nationales et universelle mondiales, les coopérations-confrontations et les cohérences-incohérences et leur limite dans la socialisation capitaliste.

 

L’économie marxiste de régulation systémique ne se suffit pas à elle-même, même avec « l’addition » de l’anthroponomie systémique en construction ou de l’APST et ses concepts ergologiques avancés.

 

« … L’espace recherche concerne des hypothèses, moments de recherche commencée depuis longtemps, mais encore en effervescence. D’où aussi des aspects, liés non seulement à la simplification pédagogique, mais l’inachèvement de l’élaboration… » nous dit Paul Boccara.

 

Il conclut aussi,  « … Nous retrouvons ici Feuerbach et la question des générations futures : il ne s’agit pas de se sacrifier pour elles, car l’éthique au nom de l’autre, c’est encore la domination…. Face à l’énorme complexité de ces questions, il est urgent d’y aller, au risque d’essuyer les plâtres, de se tromper ; car il y a une béance formidable, un appel. »

 

* Neuf Leçons sur l'anthroponomie systémique. Delga.2017)

 

Pierre Assante. 29/03/2023 06:43:03.

 

(1) A observer dans la lutte contre la reforme des retraites et leur contenu vers l’activité humaine échappant puis se libérant de la vente de la force de travail, objectif premier du « Manifeste de 1848 » pour une « civilisation de toute l’humanité » et une révolution de la personne humaine.

 

(2) Cela est fait et à poursuivre, par exemple, dans « L’origine de la famille, de la propriété et de l’Etat » d’Engels, mais aussi ce qu’introduit Marx sur la question dans « Le capital » lui-même, continué puis arrêtée relativement, mise en jachère, dans le travail de l’IRM (ça date !) sur « Le mode de production asiatique », par exemple.

Les travaux structuralistes intéressants et importants ne répondent cependant pas aux besoins de synthèse, de matérialisme historique en mouvement dialectique et en rapport de même avec les luttes sociales et leurs objectifs transformateurs.

 

(3) Au carrefour inouï des contradictions multiples du XXème siècle et de leur résultante capitaliste. Le notre, celui du XXIème, l’est tout autant sinon plus.

 

 

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26 mars 2023 7 26 /03 /mars /2023 17:15

 

Des antagonismes et leurs défis de transformations extrêmement profondes

 

« … A propos de la crise systémique en cours, il se produirait éventuellement un nouveau tournant après celui de 2008, qui a révélé sa profondeur extrême. Il nous rapprocherait précisément, par hypothèse, de l’issue possible de cette crise radicale du capitalisme, à travers des antagonismes et leurs défis de transformations extrêmement profondes… »

 

Paul Boccara. « Théories sur les crises. La suraccumulation. Et la devalorisation du capital ». Deuxième volume. Introduction. Page 9. Delga. 2015.

 

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26 mars 2023 7 26 /03 /mars /2023 14:51

 

 

VALEUR

 

« Immatériel », « genre », « mutation » : Je sais bien qu’ils font partie de nouveaux usages de vocabulaire, en contradiction de sens avec l’ancien sens. On les emploie donc ainsi, usage que j’apprécie peu.

Il faudrait pourtant les répudier, c’est ce que je propose, dans ces nouveaux usages au profit d’un vocabulaire plus lié à la réalité et à la science, car ils le sont peu : autant que possible.

 

De même éclaircir le mot « Valeur », si abondant en publicité. Ah ! Nos Valeurs !

Morgan était très clair en anthropologie, comme Darwin dans le domaine de l’évolution animale : Morgan liait le mode de production des Seneca-iroquois au mode de vie et à leur comportement dans leur mode de production et les rapports sociaux liés à ce mode de production, psychique et moral, ce qu’appréciaient fort Engels et Marx. On peut dire que les rapports sociaux c’est le mode de production et inversement : c’est une façon d’en exprimer son « essence » et sa réalité contradictoire.

 

Comme les iroquois, nos systèmes de concepts, leurs mouvements-processus, qu’ils touchent aux sciences « dures », « physiques », « sociales », aux besoins, désirs et sentiments, ont un rapport dialectique (1) au mode de production, et le lien, entre valeur psychique et morale et « valeur marchande V.E.M. » d’échange marchand (2) capitaliste, libéral et industriel numérique, mondialisé, me semble inséparable et évident.

 

Notre « bataille interne », du corps-soi et de système de pensée, dans leurs constructions individuelle et sociale, ontogénique et phylogénétique, est du même ordre que la « bataille » pour la transformation qualitative du mode de production : tout autant re-générationnelle, radicale et progressive. Penser le contraire est se mentir à soi-même pour se donner bonne conscience, dans le meilleur des cas, sinon ignorer tout simplement ce qui nous fait agir à la fois socialement et anti-socialement : contradiction antagonique, lutte des contraires et leur identité, individuelle et sociale. Les contradictions non antagoniques sont hors système d’exploitation, de classe, même si elles sont en prémices dans celui-ci.

 

De l’APST et de l’ergologie, il ne s’agit de « tout prendre », y compris des rencontres polémiques qu’elle peut susciter, mais la com-prendre : car les « conditions nécessaires à l’activité humaine » et au travail qui l’ont complexifiée dans l’humanisation de ses origines à nos jours, et au processus qui se poursuit et se poursuivra si nous le préservons en permettant les dénormalisations-renormalisations, qui passent par l’expérience et la connaissance de l’activité et du travail, et les concepts qui en sont issus, dans leurs propres processus eux-mêmes.

 

Il serait assez paradoxal, pour le moins, de vouloir traiter de production, de processus de complexification-condensification de la production sans com-prendre celle de l’activité. Travail et activité : ce n’est pas de la dichotomie ni une erreur de vocabulaire, ni un nouveau syncrétisme, c’est comprendre l’homme, dans le cheminement divers et contradictoire dont j’ai découvert une des descriptions en 1965 : « L’homme », dans « Recherches internationales à ma lumière du marxisme » N° 46, entre autres A. Léontiev (3) et l’approfondissement, la démarche nouvelle de ce dernier.

 

Anthroponomie et Ergologie sont deux approches différentes d’un même sujet, l’homme et son processus de complexification-condensification. Employer le terme « d’angle » pour aborder un objet et son sujet n’est en rien structuraliste, ni une syncrétisation de deux champs de connaissance qui ne sont absolument ni superposables, ni de même nature.

 

La « double anticipation » de l’activité « matérielle et morale », « animale et humaine » (4) : ce mouvement-catégorie dont le concept ergologique doit nous faire réfléchir à l’immense handicap d’imprévision contenu dans le capital, l’accumulation du cycle « A-M-A’» se contractant dans un cycle A-A’ en anticipation à nier et dépasser dont la suraccumulation-devalorisation signe l’incapacité du système à se poursuivre en l’état, mais dans un autre état social et une civilisation de coopération-cohérence ; et de solidarité objective et subjective.

 

Pierre Assante. 26/03/2023 13:52:04.

 

(1) N’ayons pas honte de ce mot, il décrit une réalité de façon la plus sûre, dans son unité, l’unité de ses composantes particulières et l’inégalité de leur développement, et l’unité de son processus.

(2) « marchant » dirait Lacan.

(3) Dont on peut dire qu’il précédait Y. Schwartz ?

(4) La « double anticipation mentale » du « lit de Platon » et de sa transposition à la création de société, a évidemment des origines causales, aléatoire et non déterministe, dans l’évolution des espèces et des sociétés, de la naissance de l’embryon de « vie-virus » et ses innombrables « essais » d’existence à la vie pensante-sociale.

 

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25 mars 2023 6 25 /03 /mars /2023 10:07

 

 

Frédéric BOCCARA,

Membre du comité exécutif - PCF

 

à la Cinquième conférence internationale José Marti pour l’équilibre du monde, du 24 au 28 janvier 2023 à La Havane.

 

 

Le besoin urgent d’une mondialisation radicalement différente pour une nouvelle civilisation

La mondialisation actuelle fait souffrir les hommes et la planète, elle apporte inégalités et monopoles, guerres économiques et guerres militaires. Mais ce n’est pas la seule possible. Un autre type de mondialisation est possible et nécessaire. Il ne s’agit pas du faux radicalisme de la « démondialisation » ou du « souverainisme ». Le monde a besoin de partage et d’action commune : du partage de brevets et de technologies pour fabriquer des vaccins, à l’action commune contre le réchauffement climatique, mais aussi au partage des informations sur la santé publique, sur les cyclones…

Il y a un besoin urgent d’une mondialisation totalement différente pour une nouvelle civilisation, une civilisation commune à toute l’humanité, une civilisation de partage, de paix et de développement de toutes les capacités humaines.

Il faut distinguer économie et anthroponomie.

L’économie est l’ensemble des activités de production et de reproduction de produits, matériels et immatériels (services). L’« anthroponomie » désigne les activités de génération et de régénération des êtres humains et de la société. Les deux sont sous-tendues par des conceptions conscientes communes. Dans notre société, l’économie est capitaliste et l’anthroponomie est celle du libéralisme.

Il y a des revendications anthroponomiques (comme une nouvelle forme de démocratie ou l’émancipation féministe) mais l’économie résiste.

Des changements économiques sont nécessaires à trois niveaux : objectifs, moyens, pouvoirs.  (i) Les objectifs sont plus anthroponomiques, comme la démocratie, l’égalité, la coopération, l’écologie. (ii) Les moyens désignent les moyens financiers et la culture ; ils sont donc mixtes, économiques et culturels. (iii) Insister sur les pouvoirs, c’est insister sur la nécessité d’une démocratie sur des moyens financiers avec des objectifs différents. Et il y a des critères qu’il faut voir comme transversaux à ces trois points, ils les relient, comme le font les critères de rentabilité financière dans le capitalisme.

Il faut aussi des changements anthroponomiques (comme le féminisme, une culture de paix, une culture de partage et de coopération). L’anthroponomie pourrait « déverrouiller » les changements économiques.

CRISE

Il y a une crise profonde qui vient de la domination du capital et de sa logique sur tous les aspects de la civilisation. Je voudrais insister sur trois de ses causes.

- Première cause, les limites que le capital met à son propre développement : la suraccumulation du capital. La suraccumulation est un excès de capital. Non pas un excès par rapport aux besoins sociaux et aux exigences d’investissement pour ces besoins, mais un excès devant les exigences de profit pour atteindre un taux de profit suffisant.

Quand un capital s’accroît en valeur, il a besoin de plus de profit sur la même production pour maintenir son taux de profit. Cela implique, en particulier, le chômage et la crise écologique.

- Deuxième raison : les réponses à la crise. Crise des réponses de droite : le néolibéralisme, toujours plus pour le capital et la marchandisation de tout. Crise des réponses de gauche qui ont deux versions : soit compenser et limiter le capitalisme ; soit imiter sa façon de produire, et agir principalement dans la répartition des revenus (« socialisme de rattrapage étatique et autoritaire »).

- Troisième raison : des changements profonds dans la civilisation. De l’intérieur du système capitaliste, de véritables révolutions objectives s’opèrent, mais sans révolution politique et sociale : la révolution informationnelle (technologique et sociétale), la révolution monétaire (la création monétaire est libérée de l’or), la révolution écologique, la révolution militaire (avec les armes de destruction massive) et une révolution démographique et parentale (longévité, limitation des naissances, autres rapports entre les genres et les générations, etc.).

Ces révolutions objectives mettent en question la structure de la société et les consciences, qui résistent. Un peu de la même manière que la révolution industrielle s’est développée à partir du féodalisme avant qu’il y ait eu une révolution politique et sociale. Mais au-delà de la simple opposition entre « structure sociale » et forces productives, et de la focalisation sur les « structures », voire sur la propriété (publique ou privée), il s’agit de transformer les régulations elles-mêmes. Dans le capitalisme cela signifie s’attaquer radicalement à la régulation par le taux de profit, pour un autre type de régulation qui peut passer aussi bien par un changement des critères de gestion des entreprises ou d’utilisation des fonds que par un changement des types de correction (rotation emploi-formation-emploi, dans une sécurité de revenu, avec un développement des recherches, au lieu du chômage et du remplacement des emplois par des machines)  ......

.......  Suite sur le site d’Economie et Politique

https://www.economie-et-politique.org/2023/03/14/le-temps-est-venu-dun-autre-type-de-mondialisation-defis-pour-la-theorie-et-les-propositions/

 

 

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24 mars 2023 5 24 /03 /mars /2023 11:31

 

FREDERIC BOCCARA

Une catastrophe possible … sans les moyens de la conjurer !!

 

La faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) annonce de profondes difficultés qui peuvent s’étendre. Pompiers et incendiaires, les banques centrales comblent les trous tout en renforçant les marchés financiers. Elles alimentent l’austérité, ne résolvent pas l’inflation. Les banques centrales ne savent qu’augmenter les taux ou les baisser … pour tous les prêts. Il faut une nouvelle sélectivité.

La faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) puis son sauvetage ne concernent pas que le système bancaire. Ils sont annonciateurs de profondes difficultés qui peuvent s’étendre et que les gouvernants, mus par la logique du capital à tout prix, peuvent reporter sur toutes et tous. Pompiers et incendiaires en même temps, ils comblent les trous tout en renforçant les marchés financiers et en alimentant le feu de l’austérité. Cela montre qu’il faut faire tout autrement. Contrairement à ce qui est prétendu, les banques centrales ne sont pas armées pour agir comme il faudrait et ne font pas ce qu’il faut. Elles ne savent qu’augmenter les taux ou les baisser … pour tous les prêts, indifféremment.

Les faits. Le 10 mars, la banque SVB (Silicon Valley Bank, Etats-Unis) fait faillite, elle est sauvée par la banque centrale des Etats-Unis, la Fed. Puis, cela s’étend au Crédit Suisse : la Banque centrale doit lui apporter la somme énorme de 50 milliards de francs suisses, et la banque suisse UBS la rachète. Entre-temps, jeudi 16 mars, la BCE a continué à augmenter ses taux d’intérêts (de 0,5 point de pourcentage) pour « lutter contre l’inflation » et les gouvernants passent leur temps à rassurer, à dire qu’il n’y a pas de sujet.

Les mécanismes. L’augmentation des taux d’intérêt, engagée par une décision des banques centrales prétendant « lutter contre l’inflation », a pour effet de faire baisser la valeur du stock d’obligations existantes (1) . La SVB avait beaucoup d’obligations dans son bilan. Or, elles y sont valorisées à leur prix de marché, presque en continu, et non à leur valeur « faciale », celle à laquelle elles ont été achetées. Du coup, panique des déposants de SVB qui se ruent pour retirer leurs dépôts « bank run ». La SVBN ne peut faire face. Elle est virtuellement en situation de dépôt de bilan.

La FDIC (fédéral deposit insurance corporation) garantit en principe les dépôts, mais jusqu’à une certaine limite (250.000 $). Mais la SVB est une « vraie » banque : les start up de la Silicon valley y ont leurs comptes courants, des milliards, y compris les salaires à payer… 100.000 à 200.000 emplois sont concernés. Ils pétitionnent et obtiennent que la Fed apporte des liquidités à la SVB pour garantir l’entièreté des dépôts. Pour cela, la Fed « innove » : comme contrepartie des liquidités apportées, elle accepte les obligations… à leur valeur faciale et non à leur valeur de marché, dépréciée !

Interprétation. Tout en déconnectant du marché la valeur des obligations, les banques centrales renflouent à fond les marchés. Elles redonnent donc du carburant à la spéculation. En plus, elles continuent à augmenter leurs taux, ce qui continue à fragiliser les bilans bancaires met à plat la croissance, les salaires etc., pourtant facteur fondamental de consolidation, et cela n’a qu’un faible effet sur l’inflation, car cette dernière est due à l’insuffisance d’emploi et de production, et à une production qui consomme trop de matières premières. Elles n’ont pas d’autre logiciel intellectuel que de taper l’emploi et la croissance pour agir sur l’inflation !

Risques. Une masse considérable de capitaux est concernée dans le monde, beaucoup de banques détiennent des obligations dans leur bilan. La contagion et l’extension sont possibles. Même Jean-Claude Trichet ne l’exclut pas. L’inquiétude a déjà fait dévisser les cours boursiers, provoquant les difficultés du Crédit Suisse, les banques « moyennes » comme SVB représentent aux Etats-Unis la moitié des prêts à l’économie.

De plus, le dollar peut être dans la tourmente : les bons du trésor américains sont la plus grande masse d’obligation. A travers elles, le financement de l’économie US, son attractivité sont concernés, donc le dollar lui-même.

Quant aux retraites par capitalisation dans le monde, gérées par des fonds de pension, elles vont en prendre un coup !

Perspectives. Est-ce à dire que le système bancaire va s’effondrer d’un coup ? C’est peu probable. Les tenants du système ont des moyens. Ils vont s’en servir. Ils viennent de le faire. Ils le feront, ils sont prêts à mettre des milliards… Mais combien de milliards faudra-t-il mettre ?

Des milliards qui n’iront pas à l’emploi, aux salaires, à l’hôpital, à l’école, aux autres services publics, à des dépenses écologiques ou au financement des systèmes de retraites… ! Sauf si. Sauf si des conditions nouvelles sont mises aux banques. C’est un enjeu politique majeur ! Au moins autant qu’en 2008.

Et ils vont continuer ― plus prudemment peut-être ― à augmenter les taux, continuant d’assumer ouvertement le risque de plonger les économies dans une grave récession à force de les « refroidir » …

Bref, ils chercheront à sauver le capital au prix de souffrances accrues.

Conclusion. En augmentant les taux les banques centrales mettent à mal l’économie (fragilisation des bilans bancaires, augmentation des intérêts payés par les Etats et les particuliers, durcissement des conditions de tous les prêts aux entreprises) et soufflent sur les braises en regonflant les marchés. En baissant les taux, elles donnent du carburant aux spéculateurs pour qu’ils empruntent et nourrissent le feu. Les gouvernements doivent leur donner les moyens d’agir autrement. Elles doivent pouvoir pratiquer une sélectivité de leurs taux et de leur refinancement en faveur de l’emploi, de la formation et des services publics, et contre la spéculation, les pollutions, etc. Une évidence doit s’imposer : ce qui sécurise l’économie, nos vies et lutte contre l’inflation, c’est de développer l’emploi, la formation, les bonnes productions, les services publics, la valeur ajoutée efficace. Ces dépenses doivent être prioritaires et financées à très bas taux. Pour cela, il faut dans le même temps lutter contre le coût du capital et la finance. Cette sélectivité nouvelle est une exigence pour toute la société.  Combler les trous ? Oui, si les banques utilisent leurs fonds pour financer l’emploi, les salaires, la formation, les investissements efficaces économiquement, socialement et écologiquement.

C’est une question politique ! Faire monter ces idées et perspectives, c’est faire de la politique autrement. C’est aussi un axe de convergence internationale entre forces progressistes d’Europe et du monde qui peut progresser.

(1) Car des nouvelles obligations étant sans cesse émises, les marchés préfèrent acheter les plus récentes, affichant un taux de rémunération plus élevé. Ils vendent les anciennes dont la valeur baisse alors.

LE LIEN de Frédéric Boccara :

https://blogs.mediapart.fr/frederic-boccara/blog/230323/une-catastrophe-possible-sans-les-moyens-de-la-conjurer

 

DU Blogueur : « 20 thèses »

 http://pierre-assante.over-blog.com/2023/03/20-theses.html

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23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 08:39

 

La prise de pouvoir

 

La prise de pouvoir par la bourgeoisie est déjà dans la monarchie absolue, dépassement du système féodal.

 

La prise de pouvoir par la bourgeoisie c’est déjà « Les Lumières » de l’Encyclopédie et de Diderot, et c’est, paradoxalement la « Terreur » archaïque et historique, condamnée par Babeuf, d’un autre temps passé et dépassé ou en voie de dépassement, et les « Armées du Rhin » pour défendre la République assiégée des royautés, et le bonapartiste envahissant l'Europe dans le gel de la révolution et de son idéal.

 

C’est quelques décennies plus tard que la prise de pouvoir par la bourgeoise forme la démocratie libérale dont naitra (c'est du futur !) dans ce XXIème siècle la démocratie du citoyen et du travail, non séparée et réunis, le « que, quoi et comment produire » de Berlinguer.

 

Le dépassement du pouvoir de la bourgeoisie aujourd’hui hyper concentrée, dans et par des forces productives, humaines, mondialisées, numérisées, c’est l’abolition-dépassement de l’achat de la « force de travail » comme le dit si bien le Manifeste du Parti Communistes de 1848.

 

Dépendance-autonomie de la personne et des entités sociales, coopérations, cohérence démocratique : autogestion du local au mondial. S.E.F. (Sécurité d'Emploi et de Formation) AU CENTRE en tant que lancement du processus.

 

Pierre Assante. 23/03/2023 08:27:52.

 

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23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 07:51

 

Complexification,

CONdensification-rÉorganisation permanente

 

Il n'y a pas de mouvement de complexification sans condensification-réorganisation permanente

Le développement cérébral biologico psychique de la naissance à la mort, en étant entre autres, un exemple parlant.

C'est un double mouvement en un.

C'est dans le domaine de l'espèce pensante et de la société pensante, le produit d'une double anticipation, conscience et miroir de l'action par et sur elle-même dans et par son processus.

 

Pierre Assante. 23/03/2023 07:56:25.

 

 

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20 mars 2023 1 20 /03 /mars /2023 08:20

 

BANQUES :

des soubresauts aux convulsions sociales

 

Une banque du secteur « haute technologie » californienne dévisse. Une autre, seconde « dans sa nation » est « sauvée » en Suisse. L’inquiétude s’empare de « la finance ». Les banques centrales restent droites dans leurs bottes dans l’assurance de leur « connaissance économique », mais surtout des intérêts en circuit fermé du capital mondialisé, concentré et en guerre interne et externe, qu’elles défendent et se croient assez fortes pour défendre.

 

Les soubresauts bancaires, en attendant les convulsions, c’est la simple loi du capital qui va chercher ailleurs ce qui lui rapporte le plus, et où il peut perdre le moins par la même occasion.

 

Le capital se ment à lui-même sur ses propres qualités, c’est-à-dire sur ses défauts et ses defaults.

 

Le poids du coût du capital sur la production nécessaire à l’humanité, en quantité et en qualité arrive au paroxysme et le système à obsolescence.

 

Cela ne veut pas dire qu’il y ait une alternative immédiate à la crise générale du capital.

 

Cela veut dire que la conscience sociale, du processus social inconscient, a besoin d’expression et de compréhension.

 

Le « Président » gère une nation, non dans le cadre du monde humain, mais comme une Entreprise de moyenne dimension  (ETI) : c’est normal, la grande dimension est à Wall Street et la FED.

 

Le capital US, toujours, pensait pouvoir conserver éternellement une domination générale, globale.

 

Le capital US , dans la guerre globale et la « guerre d’Ukraine », entre autre sa réponse économique et militaire dans la désorganisation des coopérations mondiales et de la cohérence mondiale (2), déjà malades du système, commence à sentir que la crise bancaire et cette réponse absurde ont un lien direct d’aggravation de la crise, et dans la difficulté, l’impossibilité de la soigner.

 

Le capital va droit vers la tempête sans pouvoir l’affronter, il n’en a pas les moyens, son système le lui interdit.

 

Le Pourvoir ne veut pas seulement faire travailler deux ans de plus, et plus en fonction de 43 anuité, ni seulement développer les assurances privées : il veut remettre aussi les retraités au travail, comme tous, pour acheter la force de travail sans lui donner les moyens de son renouvellement, de régénération parentale, du travail, politique, informationnelle.

 

Ce que propose l’école économique marxiste de régulation systémique, ce sont les remèdes à la « dégénération progressive » et POUR la régénération, société du partage non de la pénurie mais des richesses et du développement-complexification sociale, de la conscience humaine sur elle-même.

 

Pierre Assante. 20/03/2023 07:21:47.

 

(1) Dont les économistes communistes, entre autres, font partie !

 

(2) La réorganisation Chine-Russie et pays émergents n’est qu’une « réorganisation » provisoire. C’est d’une cohérence mondiale, globale (à laquelle elle peut peut-être contribuer ?), dont l’humanité a besoins. On peut cependant noter la capacité « chinoise » de régulation systémique.

 

VOIR AUSSI : http://pierre-assante.over-blog.com/2023/03/eclairages.html

 

Voir du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/03/multiplicite-et-diversite-dans-la-transformation-sociale.html

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19 mars 2023 7 19 /03 /mars /2023 08:53

 

ECLAIRAGES

 

Eclairer un objet (l’homme) sous plusieurs angles pour avancer un peu plus sur la connaissance du sujet (l’homme). Sans éclectisme. Ni syncrétisme.

Pierre Assante. 19/03/2023 08:50:21.

 

 

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19 mars 2023 7 19 /03 /mars /2023 08:03

 

NEUF LEÇONS

sur

l’ANTHROPONOMIE SYSTÉMIQUE. Paul BOCCARA.

 

(Editions Delga 2017).  Page 96.

 

 

"... C'est pourquoi ce que je fais est follement prétentieux, et pourtant même si on le fait mal, il faut le faire. C'est en le faisant mal qu'on le fera mieux un jour..

... Face à l'énorme complexité de ces questions, il est urgent d'y aller, au risque d'essuyer les plâtres, de se tromper : car il y a une béance formidable, et cet appel ..."

Paul BOCCARA. Dans le même ouvrage.

 

 

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19 mars 2023 7 19 /03 /mars /2023 07:24

 

 

AUBANEL. LES FORGERONS.

 

Aubanel, Li Fabre (Grafia felibrenca)

mardi 21 février 2023, PAR René MERLE. 

https://renemerle.com/remembranca/

 

(Traduction en bas des pages)

Un des plus violents et des plus beaux poèmes d’Aubanel.



 

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18 mars 2023 6 18 /03 /mars /2023 07:42

 

 

 

ECONOMIE & POLITIQUE

Numéro 822-823

(Janvier-février 2023)

 

 

 

éditorial

actualité • France

actualité  monde

analyse

emploi  entreprises luttes  gestions

un chiffre expliqué

des luttes immédiates au projet communiste

dossier : Le projet communiste

Introduction  

I. économie et anthroponomie dans le projet communiste, Denis Durand  

II.  Une nouvelle logique économique et anthroponomique, Évelyne Ternant

III. Le temps est venu d’autre type de mondialisation : défis pour la théorie et les propositions, Frédéric Boccara

IV.  Socialisme et communisme (en même temps) : une question de régulation économique et de régime politique, Kevin Guillas-Cavan

VI. Le projet communiste et les jeunes au XXIe siècle, Léo Garcia et Amado Lebaube

formation et théorie

 

Voir du blogueur :

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18 mars 2023 6 18 /03 /mars /2023 07:17

 

Marceline Desbordes-Valmore
Lyon 1834. Un poème après la sanglante répression de l’insurrection des Canuts

par René Merle. https://renemerle.com/Toujours dans la catégorie des articles ayant dépassé les 1000 contacts, après Garcilaso de la Vega. Du poète et du guerrier, tué pour cause d’invasion..., voici l’inattendu (?) poème de Marceline Desbordes-Valmore, avec 1296 visites.

" On connaît le magnifique poème de Marceline Desbordes-Valmore, "Par un jour funèbre de Lyon", maintes fois cité sur le Web, et réédité ces dernières années [1] Je le donne ici en complément à L’insurrection des Canuts (1834)
J’ai respecté sa graphie de l’époque pour les mots marqués *

Par un jour funèbre de Lyon
LA FEMME.
Nous n’avons plus d’argent pour enterrer nos morts.
Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;
Et les corps étendus, troués par les mitrailles,
Attendent un linceul, une croix, un remords.
Le meurtre se fait roi. Le vainqueur siffle et passe.
Où va-t-il ? Au trésor, toucher le prix du sang
Il en a bien versé ! mais sa main n’est pas lasse 
Elle a, sans le combattre, égorgé le passant
Dieu l’a vu. Dieu cueillait comme des fleurs froissées
Les femmes, les enfants, qui s’envolaient aux cieux.
Les hommes... les voilà dans le sang jusqu’aux yeux.
L’air n’a pu balayer tant d’âmes courroucées.
Elles ne veulent pas quitter leurs membres morts.
Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;
Et les corps étendus, troués par les mitrailles,
Attendent un linceul, une croix, un remords.
Les vivants n’osent plus se hasarder à vivre.
Sentinelle soldée, au milieu du chemin,
La mort est un soldat qui vise et qui délivre
Le témoin révolté qui parlerait demain…

LES FEMMES.
Prenons nos rubans noirs, pleurons toutes nos larmes ;
On nous a défendu d’emporter nos meurtris :
Ils n’ont fait qu’un monceau de leurs pâles débris :
Dieu ! bénissez-les tous, ils étaient tous sans armes !

Lyon, 4 avril 1834.

Ce poème est le plus souvent mentionné comme extrait du recueil : Marceline Desbordes-Valmore, Pauvres fleurs, Laurent, 1839. Je ne l’ai pas lu dans les deux éditions de 1839 que j’ai pu consulter : Pauvres Fleurs, Paris, Dumont, 1839 - Pauvres Fleurs, Bruxelles, Laurent, 1839. Sans doute figure-t-il dans une des rééditions contemporaines ou ultérieures. Les spécialistes en trancheront.
Le gros volume des Pauvres Fleurs mérite vraiment la lecture. Sous la prosaïque et bourgeoise Monarchie de Juillet, cette belle parole féminine, amoureuse ou maternelle, vibre de sincérité, bien loin du romantisme affecté.
Au cœur de l’ouvrage, on trouvera une brassée de poèmes inspirés par le tragique épisode de 1834. Autocensure oblige en ces temps où il ne fait pas bon se ranger du côté des insurgés vaincus, Marceline ne se prononce pas sur la légitimité ou l’illégitimité de l’insurrection, mais on voit que son cœur va vers ce peuple digne et souffrant. En tout cas, à mots couverts, et souvent découverts, elle dénonce courageusement l’horreur de la répression. Et ces poèmes contemporains de l’insurrection se prolongent de plusieurs appels à la clémence et à l’amnistie.
Voici par exemple le poème dédié peut-être au maître du romantisme du temps, (pour lequel il ne semble pas que la guerre sociale de Lyon, et la sympathie pour les prolétaires, ait été un premier souci !).

A Monsieur A.L

Vous demandez pourquoi je suis triste : à quels yeux
Voyez-vous aujourd’hui le sourire fidèle ?
Quand la foudre a croisé le vol de l’hirondelle,
Elle a peur et s’enferme avec ses tendres œufs

Jugez s’ils sont éclos ! jugez si son haleine
Passe dans le duvet dont se recouvre à peine
Leur petite âme nue et leur gosier chanteur,
Pressé d’aller aux cieux saluer leur auteur !

Et quand le plomb mortel fait trembler chaque feuille,
Et les nids et l’orchestre et les hymnes d’un bois ;
Jugez comme l’oiseau, dont l’instinct se recueille,
Retient avec effort ses ailes et sa voix !

Enfin, si dans son arbre on voit bouger sa tête,
Si pour ne pas mourir il chante encor son cœur,
Poète ! étonnez-vous que l’humaine tempête
Ait trempé tout ce chant d’une étrange douleur !
Sous quelques rameaux verts, jardin de ma fenêtre,
Ma seule terre à moi qui m’ait donné des fleurs,
Rêveuse aux doux parfums qu’avril laissait renaître,
J’ai vu d’un noir tableau se broyer les couleurs :
Quand le sang inondait cette ville éperdue,
Quand la bombe et le plomb balayant chaque rue,
Excitaient les sanglots des tocsins effrayés,
Quand le rouge incendie aux longs bras déployés,
Étreignait dans ses nœuds les enfans* et les pères,
Refoulés sous leurs toits par les feux militaires,
J’étais là ! quand brisant les caveaux ébranlés,
Pressant d’un pied cruel les combles écroulés,
La mort disciplinée et savante au carnage
Étouffait lâchement le vieillard, le jeune âge,
Et la mère en douleurs près d’un vierge berceau,
Dont les flancs refermés se changeaient en tombeau,
J’étais là : J’écoutais mourir la ville en flammes ;
J’assistais vive et morte au départ de ces âmes,
Que le plomb déchirait et séparait des corps,
Fête affreuse où tintaient de funèbres accords ;
Les clochers haletans*, les tambours et les balles ;
Les derniers cris du sang répandu sur les dalles ;
C’était hideux à voir : et toutefois mes yeux
Se collaient à la vitre et cherchaient par les cieux
Si quelque âme visible, en quittant sa demeure,
Planait encore sanglante sur ce monde qui pleure ;
J’écoutais si mon nom, vibrant dans quelque adieu,
N’excitait point ma vie à se sauver vers Dieu :
Mais le nid qui pleurait ! mais le soldat farouche,
Ilote, outrepassant son horrible devoir,
Tuant jusqu’à l’enfant qui regardait sans voir,
Et rougissant le lait encor chaud dans sa bouche…
Oh ! devinez pourquoi dans ces jours étouffans*,
J’ai retenu mon vol aux cris de mes enfans* :
Devinez ! devinez dans cette horreur suprême,
Pourquoi ! libre de fuir sous le brûlant baptême,
Mon âme qui pliait dans mon corps à genoux,
Brava toutes ces morts qu’on inventait pour nous !

Savez-vous que c’est grand tout un peuple qui crie !
Savez-vous que c’est triste une ville meurtrie,
Appelant de ses sœurs la lointaine pitié,
Et cousant au linceul sa livide moitié,
Écrasée au galop de la guerre civile !
Savez-vous que c’est froid le linceul d’une ville,
Et qu’en nous revoyant debout sur quelques seuils
Nous n’avions plus d’accens* pour lamenter nos deuils !

Écoutez, toutefois, le gracieux prodige
Qui me parla de Dieu dans l’inhumain vertige ;
Écoutez ce qui reste en moi d’un chant perdu,
Succédant d’heure en heure au canon suspendu :

Lorsqu’après de longs bruits un lugubre silence,
Offrant de Pompéï la morne ressemblance,
Immobilisait l’âme aux bonds irrésolus ;
Quand Lyon semblait morte et ne respirait plus ;

Je ne sais à quel arbre, à quel mur solitaire,
Un rossignol caché, libre entre ciel et terre,
Prenant cette stupeur pour le calme d’un bois,
Exhalait sur la mort son innocente voix !

Je l’entendis sept jours au fond de la prière ;
Seul requiem chanté sur le grand cimetière :
Puis, la bombe troua le mur mélodieux,
[Et] l’hymen épouvantée alla finir aux cieux !

Depuis, j’ai renfermé comme en leur chrysalide,
Mes ailes, qu’au départ il faut étendre encor,
Et l’oreille inclinée à votre hymne limpide,
Je laisse aller mon âme en ce plaintif accord.

Lyon, 1834. "

Notes

[1Marceline Desbordes-Valmore, Poésies, Gallimard, collection "Poésies", 1983, p. 143. Christine Planté, Marceline Desbordes-Valmore, Poèmes choisis, Points, Points Poésie, 2010.

 

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17 mars 2023 5 17 /03 /mars /2023 19:56

 

39ÈME CONGRÈS

Denis Durand: Économie et anthroponomie dans le projet communiste

Les objectifs et les moyens d’une transition socialiste vers le communisme

 

Le terme d’« anthroponomie » qui apparaît dans le texte préparatoire du 39ème congrès du PCF est encore peu répandu dans le débat public. Cet article tente de montrer en quoi cette notion est utile pour appréhender les traits distinctifs d’un projet communiste pour le XXIe siècle.

 

Dans l’opinion courante, il est usuel de définir le communisme par la propriété collective des moyens de production, par opposition au capitalisme caractérisé par la propriété privée des mêmes moyens de production. On ne consacrera pas ici de longs développements à montrer pourquoi il est nécessaire de préciser et d’élargir cette définition. D’une part, elle n’est pas suffisante pour définir le capitalisme, puisqu’il a existé dans l’histoire d’autres systèmes économiques, eux aussi caractérisés par la propriété privée des moyens de production. D’autre part, le communisme, tel que Marx et Engels, déjà, ont pu en définir les traits distinctifs, n’est pas seulement un système économique mais une émancipation de la vie humaine sous tous ses aspects.

Comment appréhender ces différents aspects – enjeux écologiques, par exemple, et aussi enjeux touchant aux relations entre les genres, entre les générations, entre les peuples du monde, qui prennent tant d’importance dans le monde contemporain – sans les hiérarchiser mécaniquement et sans affadir la cohérence de classe d’un projet révolutionnaire ? On propose ici, pour les articuler, une méthode inspirée des travaux de Paul Boccara et du parallèle qu’il a tracé entre l’économie et ce qu’il a proposé d’appeler l’anthroponomie. Précisons qu’on ne prétend pas ici présenter un exposé des conceptions du grand théoricien marxiste mais qu’on croit y avoir trouvé un moyen commode de mettre en ordre différents aspects de la transformation sociale qu’appelle la crise de la civilisation contemporaine.

Le terme de « civilisation » désigne ici la combinaison d’un système économique et d’un système anthroponomique.

Le système économique est l’ensemble des structures et des processus de régulation dans lesquels s’enchaînent la production de biens et services, leur circulation, leur répartition entre les membres de la société, et leur consommation. À la reproduction de ces opérations économiques correspondrait dans le système anthroponomique, de façon analogue, l’enchaînement des opérations par lesquelles les êtres humains reproduisent ou « regénèrent » leur existence biologique, sociale et psychique, et qui comportent un moment parental, un moment consacré au travail, un moment politique, et un moment culturel et psychique,

À partir de cette grille de lecture, il est alors possible de caractériser la civilisation actuelle comme à la fois capitaliste et libérale.

Elle est capitaliste, non seulement en ce que les moyens de production y sont une propriété privée, mais plus spécifiquement en ceci que cette propriété privée prend la forme d’une accumulation d’argent, sans cesse entraînée à s’accroître sans limite par l’accumulation des profits tirés de l’exploitation de la force de travail humaine, grâce à  la transformation de cet argent en moyens de production. Le taux de profit, qui mesure le rythme de cette accumulation, y régule toute la vie économique. Il engendre les contradictions spécifiques du mode de production capitaliste, et leur développement sous forme de suraccumulation et de dévalorisation du capital.

SUITE DE L'ARTICLE DE DENIS DURAND de "En Avant le Manisfeste" SUR CE LIEN :

https://enavantlemanifeste.fr/2023/03/17/denis-durand-economie-et-anthroponomie-dans-le-projet-communiste/

Note du blogueur : Denis, peut-on faire un lien entre matérialisme historique et anthroponomie ? Peut-on parler "d'anthroponomie historique" dans les divers moments historiques par exemple dans les études de Engels sur l'origine de la famille propriété privée et de l'état ? Pierre.

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17 mars 2023 5 17 /03 /mars /2023 06:26

 

Multiplicité et diversité dans la transformation sociale.

 

La multiplicité et la diversité des éléments qui s’interpénètrent dans l’évolution sociale, forment l’histoire et le matérialisme historique, comme la critique de l’économie politique forment la conscience du mouvement inconscient de la société.

 

Si la recherche économiQUe marxiste de régulation systémique caractérise bien le contenu de la crise et son cœur, la suraccumulation-dévalorisation du capital et les remèdes a y apporter dans une transformation qualitative de l’organisation sociale et du mode de production et d’échange, l’évolution des mentalités dans l’évolution de la place de la personne productrice fait partie en unité de l’intrication des mouvements de la société.

 

Il est clair que la condensation des protestations et actions contre la « réforme » de la retraite, c’est l’aspiration de l’homme producteur de s’échapper dans la partie finale de la vie à l’achat de la force de travail dans lequel l’activité n’est plus vivable ni viable. Dans cette partie de la vie comme dans toute la vie.

 

L’évolution de la technique et des sciences, des visions philosophiques et esthétiques démontre ce besoin des nouvelles forces productives, l’homme, ses cultures, ses besoins et ses désirs au centre.

 

Ce rejet de la vente de la force de travail est du même ordre que l’évolution de l’esclave au serf, du serf au salarié. Non mécaniquement mais aléatoirement et causalement.

 

La question s’est posée du passage au socialisme vers le communisme en Russie dans une population pas encore sortie complètement du servage : le passage « direct » à l’après vente de la force de travail en « sautant » une étape historique, artificiellement ou scientifiquement. C’est un élément de réflexion sur les conditions de réussite d’une transformation qualitative sociale nécessaire et de ses formes multiples possibles.

 

Il y a les caractéristiques de l’histoire nationale française dans l’évolution mondiale de la crise du capitalisme monopoliste mondial concentré et financiarisé et numérisé. Une mondialisation démocratique, communiste ne se fera qu’à partir des réalités, de l’état présent dans ses multiples réalités, leurs enchevêtrements et leurs rapports dialectiques.

 

La fuite de la condition de salarié et de toute personne active dans la domination centrale de l’accumulation du capital, dans le capitalisme en général forme progressivement la conscience humaine sur son propre processus inconscient.

 

Ce phénomène, sa connaissance est essentielle pour la moindre réflexion à mener sur la crise politique dans la crise économique et civilisationnelle. Cette réflexion n’est qu’une introduction à l’unité de la crise du capital et de la crise morale, institutionnelle et de régime, qui conduit au besoin de la transformation sociale en santé suffisante pour sa survie et son développement : le développement social.

 

Pour caricaturer, il faut joindre à « Le Capital » de Marx, à « Théorie sur les crises de suraccumulation et de dévalorisation du capital » de Boccara et « Expérience et connaissance du travail » de Schwartz, un retour-développement de « l'Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat » d’Engels.

 

Dixi et salvavi animam meam

 

Pierre Assante. 17/03/2023 06:15:07.

 

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