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26 janvier 2023 4 26 /01 /janvier /2023 08:50

 

UKRAINE : DIXI ET SALVAVI ANIMAM MEAM (1)

 

Dans l’immédiat, et dans le moment mondial de guerre précis et sa localisation-concentration la plus flagrante d’aujourd’hui, et son contexte de conflits multiples globalisés : sans un accord sur "le Donbass", il me semble, l’humanité court dans l’escalade guerrière, de façon anticipée, vers une Catastrophe Civilisationnelle, Economique, Ecologique, Energétique, Militaire…, annoncée de longue date, mais non fatale.

 

Quel que soit le dominant en « fin de guerre » ou pas fin de guerre.

 

Qu’on n’accuse pas une personne (par pitié !), qui recherche la Paix d’être partisane « des méchants » comme on accusait les Romain Rolland ou les Karl Kraus de l’être « en 14 ».

 

Il a fallu 3 ans de guerre pour commencer à ce qu’une volonté anti-guerrière et de Paix des Femmes et des Hommes se manifeste Vraiment. En particulier sur le front russo-allemand dont on connait la suite, à l’instar de 1871, d’une autre façon, mais aussi sur le front franco-allemand etc., puis en-fin les expériences-espérances sociales tragiques et non abouties du XXème siècle et sa tragédie générale, non-unilatérale mais mondiale, globalisée ; non abouties mais expériences quand même.

Et encore un an de plus pour une paix humiliante d’une part, stérilisante de l’autre, qui a conduit à la guerre successive « de 39 », puis des réformes sociales de compromis historique dans un rapport de force social pouvant déboucher aujourd’hui dans de nouveaux besoins sociaux radicaux correspondant à notre temps de développement scientifique, technique et culturel, et non fatalement sur un recul létal que la guerre permet d’accélérer.

 

Un accord militaire ne peut de toute façon n’être qu’un répit possible.

 

Une fécondité nouvelle, formidablement créative de civilisation humaniste nouvelle, de l’activité humaine, ne peut naître (ou renaître) que de critères économiques et politiques nouveaux (2) s’éloignant générationnellement de celui du profit maximum immédiat du marché, du critère P/C, pour prendre une voie vers un autre mode de gestion, d’échange et de production que celui qui entraîne impétueusement, et semble-t-il inexorablement aux conflits : inexorablement faute de critères d’organisation du travail considérant la personne humaine et les entités humaines et non le % de profit, leur processus, comme la base d’une activité industrieuse et d’une consommation en commun et en coopération saine et vitale.

 

Pierrot. 26/01/2023 07:59:20.

 

(1) Maxime utilisée en fin d’écriture de la critique du programme de Gotha sur l’unification en recul idéologique de 2 partis ouvriers allemands. Il s’agissait de dire : "en disant cela je prends mes responsabilités « quoi qu’il en coûte », à mes risques et périls de faute (et d’erreur à laquelle je ne crois pas), mais j’ai fait mon devoir de dire ce que je pense en tant que solution possible".

 

(2) Je prends le risque, personnel aussi, de mêler à mes propos dont je prends la responsabilité personnelle entière, une référence aux propositions économiques des économistes communistes, indispensables et incontournables, sans les y mêler eux-mêmes sans qu’ils m’en aient donné l’aval au préalable.

 

 

LIRE ci-dessus

VOIR AUSSI, SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE, sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/-01

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 23:50

 

Yves DIMICOLI – Changer le travail en sécurisant emploi et formation.

               

 

Le « droit au travail », revendiqué déjà au XIXe siècle, a été reconnu dans la Déclaration des Nations unies de 1948. En France, avec les conquêtes de la Libération, on est allé beaucoup plus loin. Le préambule de la Constitution de 1946 à l’actuelle Constitution affirme, lui, le principe d’un « droit à l’emploi » responsabilisant les entreprises, tandis qu’était créée la « Sécu » financée par cotisations, « patronales » notamment. Désormais, il faut et on peut aller plus loin.

 

Le mot travail, rappelons-le, vient du latin populaire « tripalium », un instrument de torture formé de trois poteaux. Il était associé au XIXème siècle à la double conscience de devoir « gagner son pain pour vivre » et de la subordination à l’employeur prescripteur du labeur. Dans les années 1960 encore, l’ouvrier partait au travail en disant « je vais au chagrin ». Quant au mot emploi, il aurait une double origine : une latine, impliquare, signifiant impliquer et une de l’italien impiego, signifiant « utilisation ».

 

Avec l’extension prodigieuse de la salarisation des activités intellectuelles, de services, des femmes, du monde entier, et en écho à la montée du chômage massif durable avec les technologies informationnelles à la main du capital, le débat de société a été focalisé sur le travail (salarié). On sait le double aspect de « cette forme dominante des activités humaines vitales liées à la production sociale »[1]. Si l’on en est privé, c’est terrible pour soi et les siens. Mais, au travail, s’accumulent tension, fatigue, perte de motivation, frustration jusqu’à pourrir toute la vie. En même temps, on est content de « gagner sa croûte », on a un rôle social reconnu, on développe ses capacités, sans parler de l’émancipation des femmes.

 

Dans le débat sur le travail a longtemps prévalu la thèse de sa « centralité », au sens où cette activité serait la plus essentielle de la vie. Mais avec la révolution informationnelle dominée par le capital financier, la fatalisation du chômage par certains auteurs a fait promouvoir la thèse de « la fin du travail »[2]. C’est un faux débat. Il doit être dépassé car il entretient une confusion entre travail, travail salarié et emploi. Il marginalise l’enjeu décisif du statut sous lequel, de nos jours, on effectue le travail prescrit (contraint) par un employeur. Il ignore la question de la responsabilité sociale des entreprises.

 

Importance de l’emploi pour la protection sociale[3]

Macron veut faire reculer le droit à la retraite. La réforme, qu’il veut imposer contre l’opinion de 66 % des Français[4] et les syndicats, augmenterait la durée du travail contraint tout au long de la vie de chacun-e. Et cela, au lieu de contribuer à créer beaucoup plus d’emplois de qualité avec les formations requises et pour un temps de travail réduit [5]. Au nom prétendu du « plein emploi », qui n’a jamais été l’emploi décent et des formations de promotion pour chacun-e mais le maintien du chômage (5-6 %), il veut faire accepter précarisations et déclassements massifs, les allocations-chômage rationnées obligeant nombre de privés d’emploi à se résigner à un travail non choisi pour pouvoir vivre[6].

 

Son but : soutenir la hausse des profits censés inciter à investir. Cela alimente surtout les marchés financiers et, avec les technologies informationnelles pour rentabiliser le capital, les investissements économisent de plus en plus les moyens matériels et humains pour une même production utile et saccagent la planète. Sans progrès concomitants de la demande, de l’emploi, des qualifications et de la démocratie sociale, ces gains de productivité engendrent beaucoup de chômage et détruisent le système du vivant.

 

L’essor insuffisant de la masse salariale du pays, base du financement par cotisations sociales du système de retraites par répartition, perpétue ses déficits au nom desquels le MEDEF et les « libéraux » prônent la capitalisation, l’appel aux fonds de pension avec, pour corollaire, la diminution vers un minimum misérable des retraites par répartition.

 

Ce qui est vrai pour la retraite l’est aussi pour la santé.

 

La pandémie de la COVID-19 a révélé le délabrement de l’hôpital public du fait de l’austérité et de réformes réactionnaires, dont la tarification à l’activité (T2A). Mais, selon une notice gouvernementale, « la tarification à l’acte incite à gérer l’hôpital comme une entreprise en recherchant la meilleure productivité (…). Alors que l’activité de l’hôpital augmente (…), les tarifs sont réduits (…) afin de contenir les dépenses de santé et le déficit de la Sécurité sociale. Pour conserver le même niveau de ressources, couvertes à plus de 60 % par la T2A, l’hôpital se trouve dans l’obligation d’augmenter le nombre d’actes. Ainsi en arrive-t-on à une situation inextricable où le personnel médical doit faire face à une augmentation d’activité tout en étant dans l’incapacité humaine d’y faire face, sauf au prix de souffrances et d’épuisement au travail »[7].

 

À l’hôpital public, il y a donc énormément de travail mais il n’y a pas assez d’emplois. Leur statut tend à y être si dégradé[8] que nombre de soignants ne veulent plus y travailler. La formation continue y demeure très insuffisante, tandis qu’empirent les difficultés de recrutement et les fermetures de lits [9]. D’où une perte de sens du travail en plus de l’épuisement.

 

Salaires, cotisations, impôts, production : emploi et formation au cœur

Quand il n’est pas clandestin, le travail salarié s’exerce dans le cadre d’un contrat entre employeurs acheteurs de force de travail, et demandeurs d’emploi qui en sont vendeurs sur le marché ad hoc. Ce contrat est fondamentalement précaire, car les chefs d’entreprises peuvent jouer, sur ce marché, tant du côté de l’offre de travail disponible que de la demande de force de travail, disposant du pouvoir de rejeter des salariés dans le chômage. Celui-ci fait pression sur les travailleurs pour qu’ils se résignent à une réduction de leurs revenus lors qu’ils trouvent un nouvel emploi. D’où une délégation à l’employeur du pouvoir d’organisation et de direction du travail.

 

Mais, grâce à de grandes conquêtes sociales passées, il offre, dans sa version majoritaire (CDI), des protections, des droits à ses titulaires pour être productifs et mener une vie hors travail à l’abri des besoins et d’aléas de la vie.

 

Le CDI a été très attaqué avec la prolifération des contrats courts et des « formes atypiques d’emploi »[10] à bas salaires et qualifications. En 2017, la part dans l’emploi total des salariés en emploi à durée indéterminée était à son plus bas niveau depuis 1982, première mesure disponible[11].

 

Les cotisations sociales sont aussi attaquées au nom de la compétitivité et d’un « coût du travail » peu qualifié qui serait trop élevé en France et expliquerait délocalisations et chômage. Or, elles permettent aux salariés d’être en situation de bénéficier, en plus du salaire, de revenus non marchands mutualisés (retraite, maladie, accidents du travail, chômage, famille). Calculées en fonction des salaires, leur masse dépend directement de la quantité et de la qualification des emplois. Elles sont prélevées sur la valeur ajoutée hors salaires de chaque entreprise (la plus-value), dont elles réduisent la part allant au profit, pour financer des dépenses de protection et de promotion des capacités humaines. C’est le cas aussi de la contribution unique à la formation (contribution-formation).

 

Les offensives menées depuis 1992 contre les cotisations ont abouti à une fiscalisation grandissante du financement des prestations sociales, elles-mêmes rognées, en contrepartie de la baisse de ces prélèvements[12]. La part du travail peu qualifié n’a cessé, depuis, d’augmenter dans l’emploi total[13]. Pourtant, avec la révolution informationnelle, elle aurait pu décroître, comme le chômage, si, moyennant une fiscalité incitative, un crédit aux entreprises bonifié de façon sélective et la démocratie sur le lieu de travail, de nombreux nouveaux emplois qualifiés avaient été créés conjointement aux investissements nécessaires, et si un gros effort de formation continue avait été consenti. Aussi, désindustrialisation, déficit du commerce extérieur et tendance au déficit de « la Sécu » se sont emballés.

 

Cela est vrai aussi pour les impôts dont le salariat est plus que jamais la base principale, après de nombreux allégements pour les profits et patrimoines financiers. Avec des dépenses publiques de plus en plus inefficaces socialement, déficits et dettes publics ont explosé. Les gouvernements s’acharnent à les diminuer en bradant les services publics.

 

Pour contre-attaquer, le PCF propose une grande réforme fiscale[14] et d’organiser la pression sur la BCE, pour qu’elle finance par création monétaire les services publics, via un Fonds ad hoc[15], de faire cotiser les entreprises sur leurs revenus financiers et de réformer le calcul de la cotisation sociale patronale : toujours fonction des salaires versés, son taux serait modulé pour inciter les entreprises à créer des emplois de qualité en quantité, fournir de gros efforts en matière de formation qualifiante et à accroître la masse salariale[16], de quoi éliminer le déficit de la Sécu.

 

Macron se vante de la reprise de l’emploi salarié depuis la fin 2020. Mais près de la moitié (47 %) des gains nets en moyenne sur l’année 2021 ont concernés l’hébergement-restauration, le commerce et les services aux ménages, secteurs à l’activité très restreinte avec la COVID-19 et réputés pour la précarité des emplois, des conditions de travail difficiles et la faiblesse des salaires[17].

 

La dépense-formation n’a cessé d’être très insuffisante et inégalitaire[18]. Cela va empirer puisque, par amendement au projet de budget 2023, le gouvernement Borne a décidé d’en finir avec la gratuité du compte personnel de formation (CPF) et « d’instaurer une participation du titulaire, quel que soit le montant de droits disponible sur son compte (…) »[19]. Pourtant cette formule a fait beaucoup d’adeptes[20] confirmant le besoin de formation continue.

 

Le contenu du travail se détériore, engendrant une telle perte de sens pour beaucoup de salariés que le nombre de démissions a atteint fin 2021-début 2022 « un niveau historiquement haut »[21]. Et le « quiet quitting », qui conduit les salariés à prendre en douce leurs distances avec le travail exigé par l’employeur, progresse[22].

 

Ce désengagement témoigne de la souffrance grandissante face aux prescriptions de travail par les patrons et des faibles perspectives qu’offre le marché du travail à nombre de salariés pour se reclasser sans y perdre.

 

Aussi, si le PIB croît depuis la fin de 2020, les pénuries d’emploi se sont envolées[23], tandis que se profile une nouvelle récession.

 

Cela renvoie aussi à l’affaiblissement du mouvement syndical, comme au manque d’alternative politique progressiste, après l’énorme déconsidération de la gauche.

 

Le chômage, la précarité et l’insuffisance de formation menacent comme jamais les salariés dans l’emploi. Cela pèse sur les rapports de force en entreprises, d’autant que Macron s’applique à dépecer le code du travail[24]. Cela incite les salariés à « en rabattre ». D’où un salaire mensuel de base réel (inflation déduite) qui devrait baisser de 1,5 % en 2022 après -0,1 % en 2021[25].

 

Pourtant, il y a un réveil des luttes en France et en Europe. Il pourrait tout bousculer, si celles-ci s’emparent d’idées révolutionnaires comme s’attaquer au coût du capital plutôt qu’au « coût du travail » et accroître les dépenses de développement pour sécuriser les parcours professionnels et de vie.

 

Quoi qu’il en soit, le travail sans l’emploi c’est l’ubérisation, les « bullshit Jobs » (emplois à la con) comme disent les américains, les formations-parking, les stages bidon…

 

Idéal communiste et faux procès

Droite, sociaux-libéraux, Le Pen et Macron disent défendre la « valeur travail ». Cette proclamation morale vise à refouler le débat sur le concept selon lequel la valeur d’une marchandise dépend de la quantité de travail socialement nécessaire pour la produire et non du rapport entre offre et demande sur le marché, ce qui fait ignorer l’exploitation capitaliste. Ses proclamateurs veulent instrumentaliser le ressenti que l’emploi vaut mieux que le chômage et l’exclusion. Il s’agit aussi de culpabiliser les chômeurs de longue durée, les exclus qui « ne cherchent pas du travail » et d’agonir les immigrés qui « volent le travail des Français ». Sans parler du silence ainsi fait sur l’activité de formation devenue si importante et nécessitant donc beaucoup plus de moyens.

 

Face à cette offensive réactionnaire, le PS et les Verts, sensibles au thème de « la fin du travail » et croyant en la fatalité technologique du chômage, se sont prononcés pour un « revenu de base universel »[26], déconnecté des activités que sont le travail salarié et la formation. Misérable, il interdirait aux allocataires de participer à la production sociale, d’accéder à la dignité d’activités de promotion de soi et reconnues utiles à autrui. Il accentuerait la déresponsabilisation des entreprises sur l’emploi.

 

Dans une veine somme toute analogue, Jean-Luc Mélenchon refuse de toucher aux critères de gestion et aux pouvoirs des capitalistes dans les entreprises qui poussent au rejet de salariés vers le chômage. Aussi, le leader de LFI promet-il tout bonnement un État « voiture-balai » des chômeurs comme « employeur en dernier ressort ». Pas touche au capital dans ses « Bastilles » ! Tout au contraire, le PCF propose de nouveaux critères d’efficacité sociale à l’appui de pouvoirs décisionnels des salariés dans la gestion des entreprises.

 

Refusant ce qui est, au total, une capitulation idéologique, sous couvert d’aide aux plus démunis, Fabien Roussel a déclaré le 9 septembre 2022 : « La gauche doit défendre le travail et le salaire et ne pas être la gauche des allocations, minimas sociaux et revenus de substitution (…) ». On pouvait comprendre qu’il n’entendait pas laisser à la droite le monopole de la « valeur travail » et voulait se démarquer d’une gauche qui déserte le combat de classe sur le travail salarié, l’emploi, la formation en s’accommodant des monopoles patronaux à l’entreprise.

 

Mais ce propos déclencha un procès hystérique à gauche alimenté, y compris, par la droite qui eut le culot de féliciter Fabien Roussel. Il a eu cependant le mérite de faire sortir le problème de l’ombre.

 

Il faut donc afficher beaucoup plus nettement l’idéal communiste d’une éradication progressive du chômage, finissant par rendre inutiles les allocations avec la visée d’un système de sécurité d’emploi ou de formation pour chacun-e[27].

 

Le PCF porte depuis longtemps ce principe révolutionnaire qu’il faudrait commencer d’expérimenter dans les luttes, pour rassembler. Il s’agit d’un système qui, achevé, permettrait à chacun-e d’être soit en emploi avec un bon salaire, soit en formation qualifiante, avec un revenu non marchand mutualisé, au niveau du salaire, en vue d’accéder à un meilleur emploi. Cette mobilité ascensionnelle pour chacun-e, tout au long de sa vie active, avec une sécurité de droits et de revenus relevés, s’accompagnerait de dispositifs institutionnels très incitatifs[28]. Cela propulserait la création de nouveaux emplois qualifiés, permettrait de transformer le contenu du travail, diminuerait sa durée, ouvrirait un large accès à la formation et à la culture. Totalement édifié, ce système permettrait d’en finir avec le travail contraint, offrant à chacun-e la possibilité d’être tour à tour dirigé et dirigeant, exécutant et maitre d’œuvre, formé et formateur. Il permettrait de commencer à en finir vraiment avec la coupure travail-hors travail. Le PCF propose d’engager tout de suite la lutte pour construite ce système à partir de chantiers précis[29]. Et, loin de vouloir sabrer les allocations et minima, il appelle, dans l’immédiat, à les revaloriser, tout en en faisant reculer le besoin.

 

Il s’agit, comme le soulignait Paul Boccara, d’engager sans attendre un « long processus de dépassement du travail salarié généralisé comme forme contrainte actuelle des activités de production matérielle et des activités humaines transformatrices et créatrices, ainsi que de sa privation par le chômage et la précarisation ».

 

Notes

1  P. Boccara : « Comment penser, comment concevoir le travail au XXIe siècle » contribution prononcée le 31 juillet 2003, lors de la première des treize agoras organisées sur le même thème par L’Humanité. Lire surtout son œuvre ultime majeure : Neuf leçons sur l’anthroponomie systémique, Delga, 2017 dont des extraits choisis du chapitre 7 « Le moment du travail » ont été publiés par P. Boccara et C. Mills : « Le travail dans l’analyse marxiste – Le travail ‘moment de la regénération humaine’ », Economie&politique (758-759) septembre-octobre 2017, pp. 50 – 54.

2  Voir J. Rifkin, La fin du travail, Poche – 12 janvier 2006, préface de M. Rocard, et, sur un registre plus sociologique, D. Méda, Le travail une valeur en voie de disparition, Alto-Aubier, 1995.

3  Il faut lire l’important ouvrage que vient de publier Catherine Mills : La Protection Sociale – Pour un nouveau type de développement économique et social, éditions Delga, 2022, 360 p.

4 Un sondage, réalisé les 3 et 4 octobre pour le Huffington Post, chiffre à 66 % des personnes interrogées celles se disant défavorables au projet, dont 48 % « tout à fait défavorables » à la réforme.

5  Si la durée effective annuelle moyenne du travail pour les salariés à temps complet en France n’était que de 1680 heures en 2019, soit la plus faible des pays de l’UE (1846 heures en moyenne) hormis la Suède, cela tient, avant tout, à l’ampleur singulière du chômage durable dans notre pays. En revanche, cette durée effective était de 996 heures pour les salariés à temps partiel, contre 960 heures dans l’UE, exprimant la formidable pression sur les jeunes, les femmes, les peu qualifiés qui occupent le plus ces emplois (www.rexecode.fr).

6 Un projet de loi relatif au marché du travail adopté par le parlement en novembre dernier permet au gouvernement de durcir les règles d’indemnisation quand la situation économique est considérée comme « bonne » et quand des emplois sont à pourvoir, et d’assouplir ces règles quand la situation se dégrade : si le taux de chômage est inférieur à 9 % (!) ou s’il baisse durant trois trimestres consécutifs, la situation économique sera considérée comme bonne. L’accès aux allocations chômage, en cas d’abandon de poste « sans motif légitime » et en cas de refus de contrat à durée indéterminée, sera supprimé (CDI), pour la majorité des salariés en contrat court.

7  « Entre T2A et Ondam, quel financement pour l’hôpital ? », Vie publique (République française), 9 septembre 2022 ( www.vie-publique.fr).

8  Entre le début de la crise sanitaire et l’été 2021, 54 % des personnes salariées du secteur hospitalier ont connu, plus qu’avant la crise sanitaire, des périodes inhabituelles de surcharge de travail, contre 28 % pour l’ensemble des personnes en emploi en France. Or, à l’hôpital, l’intensité du travail était déjà élevée avant la crise : en 2019, 57 % des personnels hospitaliers estimaient leur quantité de travail excessive (contre 40 % pour l’ensemble des salariés) et plus de 60 % déclaraient devoir toujours ou souvent se dépêcher (contre 45 % pour l’ensemble des salariés). Source : Etudes et résultats, DREES, juillet 2022, n°1235.

9 Selon une enquête conduite par la Fédération hospitalière de France d’avril à mai 2022, 99 % des hôpitaux et Ehpad publics rencontrent des difficultés de recrutement. ( Enquête FHF – avril/mai 2022 situation RH – www.fhf.fr ).

10  Si, en moyenne en 2021, près des trois quarts (75 %) des personnes en emploi étaient en CDI ou fonctionnaires, les autres étaient en CDD (7,7 %), en intérim (2,0 %) ou en alternance ou en stage (2,9 %). Et fin 2021, on comptait 2,3 millions d’emplois « aidés », soit une hausse de 7 % sur un an.

11 INSEE Références, Edition 2022 – Vue d’ensemble – « Le marché du travail en 2021 : l’emploi s’est très fortement redressé », p.10.

12  Il faut insister particulièrement sur les allègements consentis par Macron, dans la foulée de Hollande avec son CICE. Par rapport à la situation de 2018, en effet, l’allègement supplémentaire est au total de 10 points au niveau du SMIC, de 10 à 6 points entre le SMIC et 1,6 SMIC et de 6 points entre 1,6 et 2,5 SMIC à partir d’octobre 2019. Il n’y a plus de cotisations patronales à la Sécurité sociale au niveau du SMIC ( www.fipeco.fr ).

13 Marine Le Pen, lors de la dernière élection présidentielle, a surenchéri en envisageant que « pour toute hausse de salaire de 10 % accordée à l’ensemble des salariés gagnant jusqu’à trois fois le Smic les entreprises soient exonérées de cotisations patronales sur cette augmentation ».

14  Jean-Marc Durand : « Fiscalité : ouvrir une nouvelle perspective », www.economie-politique.org.

15 Cf. le dossier « Europe : un nouveau projet », Economie&Politique, n° 774-775, janvier-février 2019.

16 Ce taux serait modulé en fonction de l’évolution du rapport (salaires + dépenses de formation) / valeur ajoutée.

17  Ibid. p.9.

18  On se reportera au dossier « La formation professionnelle : urgences sociales, enjeu révolutionnaire », Economie&Politique, n° 818- 819, septembre-octobre 2022.

19  Exposé des motifs du PLF 2023.

20  Le nombre de formations a été multiplié par 4 en trois ans (de 517 000 en 2019 à 2,1 millions en 2021).

21  www.dares.travail-emploi.gouv.fr

22 Le Monde, jeudi 15 décembre 2022.

23 En juillet 2022, la part d’entreprises ayant déclaré des difficultés de recrutement atteint des niveaux inédits dans l’industrie manufacturière (67 %) et les services (60 %) et rejoint ses plus hauts niveaux dans le bâtiment (82 %). Cf. INSEE, note de conjoncture, op.cit. p.20

24 On pense notamment à ses ordonnances du 22 septembre 2017 privilégiant la « négociation » d’entreprise et faisant disparaître les CHSCT.

25 Note de conjoncture, op.cit. ibid.

26  Encore appelé revenu d’existence, revenu universel ou « allocation universelle », terme dont la paternité revient à P. Van Parijs et Y. Vanderborght : L’allocation universelle, la Découverte, collection Repères, 2005. L’idée, reprise par Brnoît Hamon pour le PS lors de l’élection présidentielle de 2017, est aussi défendue par des gens de droite et des libertariens contre « l’État providence »…

27 Il faut lire et relire l’ouvrage séminal de Paul Boccara : Une sécurité d’emploi ou de formation – Pour une construction révolutionnaire de dépassement du chômage, Le Temps des Cerises, coll. ESPERE, 2002, 347 p.

28 Nouvelle fiscalité, crédits bonifiés, sollicitation de la BCE avec la création d’un Fonds de développement économique, écologique et social, droits sociaux, pouvoirs d’intervention des salariés dans les gestions, conférences de sécurisation…

29 Précaires, emploi et autonomie des jeunes, transformation RSA et minima sociaux, indemnisation des chômeurs, égalité au travail, licenciements, temps de travail, formation continue, emplois pour la révolution écologique, territoires, Union européenne, monde. Cf. notamment F. Boccara : « Rapport à la commission économique du PCF sur la Sécurité d’emploi ou de formation – 27 mai 2020 », site de la revue Economie&Politique, 10 mai 2020 ( www.economie-et-politique.org ) et, sur le même site, à D. Durand : « Plein emploi ou sécurité de l’emploi et de la formation », 6 septembre 2022.

 

Yves Dimicoli. 25 janvier 2023.

https://enavantlemanifeste.fr/2023/01/25/yves-dimicoli-changer-le-travail-en-securisant-emploi-et-formation/

 

LIRE ci-dessus

VOIR AUSSI, SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE, sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/-01

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 09:33

 

DENIS DURAND : FAIRE l’unité autour du projet communiste

 

« …Au fond, ce « texte alternatif » fait l’impasse sur le projet communiste, tel qu’il motive l’adhésion au PCF de la très grande majorité de ses militantes et de ses militants depuis 1920, et c’est pourquoi il ne peut pas remplir ce qui devrait être la fonction d’une base commune de discussion : rassembler les communistes.

 

Au contraire, c’est, à mon avis, autour de ce projet [ L'AMBITION COMMUNISTE POUR DE NOUVEAUX JOURS HEUREUX ], à la fois but final et mouvement pour l’atteindre, que les communistes peuvent faire leur unité, dans le débat du congrès, dans l’amélioration de la base commune, et dans une mise en œuvre audacieuse et créative des orientations qui auront ainsi été collectivement élaborées. Une adoption à une très large majorité du projet de base commune proposé par le conseil national en sera la première étape… »

 

 La proposition de base commune votée " Projet de base commune L'AMBITION COMMUNISTE POUR DE NOUVEAUX JOURS HEUREUX " à une large majorité au conseil national du 3 décembre s’inscrit dans l’effort engagé par les communistes au 38ème congrès pour sortir de l’effacement en affirmant le projet d’un communisme du XXIe siècle.

 

Reprenant les termes adoptés à une majorité de 80 % dans le document du 38ème congrès, elle s’attache à définir le projet communiste, à la fois but de notre combat, et chemin pour y parvenir. Le but, c’est une société sans classes, une société de partage des richesses, des pouvoirs, des informations, des rôles, où « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ». Le chemin, c’est un processus durable d’affrontement avec le capital pour abolir le capitalisme jusqu’à son dépassement et pour en faire autant avec les délégations de pouvoir constitutives du libéralisme bourgeois. L’aboutissement de ce processus est une nouvelle civilisation, c’est-à-dire à la fois une transformation radicale du système économique et, conjointement, une nouvelle liberté dans tout ce qui, dans notre vie, relève d’autre chose que l’économie : les relations entre genres, sexes et générations, la vie au travail et le sens qu’on lui donne, la vie politique, la vie intellectuelle et psychique – bref, une transformation de ce que la base commune, s’inspirant de Paul Boccara, propose d’appeler le système anthroponomique. Cette transformation est inséparable d’une révolution des relations que ces systèmes entretiennent entre eux et avec le système écologique.

 

Pour chacun de ces systèmes – système écologique, système économique, système anthroponomique – la base commune propose des voies concrètes de transition entre le capitalisme en crise d’aujourd’hui, et le but du communisme. En particulier, à la charnière de l’économie et de l’anthroponomie, elle donne une place importante au processus de construction d’une sécurité d’emploi ou de formation par lequel les femmes et les hommes se rendent capables de s’émanciper du salariat capitaliste et de changer radicalement le sens du travail, jusqu’à le dépasser comme activité contrainte. Il y a là une conception opérationnelle de ce que l’on peut appeler un processus de transition socialiste entre le monde 2 capitaliste en crise d’aujourd’hui et la nouvelle civilisation communiste. Elle fonde l’affirmation du projet communiste comme réponse aux exigences immédiates nées des différentes crises qui se conjuguent dans le monde contemporain, et dont la base commune propose une analyse, en particulier en ce qui concerne les développements de la crise du capitalisme monopoliste d’État et les contradictions de la mondialisation financière qui exacerbent le soutien de l’État au capital.

 

Ainsi, sans établir de hiérarchie entre les luttes sociales et « sociétales », et bien loin de les opposer entre elles, le projet communiste consiste à les articuler. Par exemple, la conquête effective par les travailleurs du pouvoir économique ne saurait se concevoir sans son aspect anthroponomique : le dépassement de la délégation de pouvoir à un « patron », y compris si ce patron agit au nom de l’intérêt collectif.

 

C’est aussi sous cet angle qu’il faut lire la base commune lorsqu’elle souligne l’action indispensable du Parti communiste, dans les luttes, dans les batailles d’idées et dans les institutions, pour rassembler le salariat et tous les dominés, et pour proposer, aux forces éparses qui protestent contre l’ordre existant à partir de visions du monde très diverses, la cohérence d’un projet révolutionnaire où elles peuvent trouver de la force pour l’emporter sur la puissance du capital. C’est cette cohérence qui inspire le PCF dans sa stratégie de rassemblement. La base commune appelle toutes les forces de gauche et écologistes à travailler à rassembler une majorité populaire autour d’une alternative de transformation sociale et écologique, en partant d’une analyse lucide de leurs faiblesses, telles que les à révélées le dernier cycle électoral.

 

C’est enfin cette cohérence qui nourrit les propositions de la base commune en ce qui concerne le renforcement du PCF, en particulier sa présence organisée dans les entreprises, lieu stratégique d’affrontement avec le capital sur ce qui fait le cœur de sa domination sur la société : le pouvoir de décider de l’utilisation de l’argent.

 

Le texte laisse ouvertes des questions sujettes à débat. Comment surmonter les obstacles rencontrés depuis trois ans dans la pleine mise en œuvre des orientations décidées au 38ème congrès ? En quoi la crise actuelle est-elle différente de celle de 2008-2009 ? Quels leviers saisir, dans la crise internationale et face à la course à la guerre mondiale où l’impérialisme américain nous entraîne après l’agression de Poutine contre 3 l’Ukraine, pour faire le lien avec les batailles sociales et sociétales de notre peuple ? Quelle place de l’entreprise dans ces batailles ? Comment dépasser les illusions sur les capacités d’un « État fort » à corriger les ravages de la domination du capital ? Quel doit être notre positionnement sur les suites de l’accord électoral NUPES, dans notre bataille pour rassembler la gauche contre le danger fasciste et pour une alternative réussie à la politique de Macron, s’attaquant aux causes de la crise économique, écologique, politique, morale du capitalisme financiarisé et mondialisé ? Quelles dispositions prendre sans attendre pour la réussite d’une liste de rassemblement présentée par le PCF aux élections européennes de l’année prochaine ?

 

Ce sont là quelques-unes des questions qui pourront, d’ici au mois d’avril, susciter des débats, des amendements, des améliorations au texte : en cela, celui-ci doit bien être conçu comme une base commune de discussion, permettant à tous les communistes de s’approprier la préparation du congrès de façon ouverte et rassemblée.

 

Récusant ce champ ouvert de discussion, plusieurs des dirigeants qui se sont succédé à la tête du PCF dans la période qui a précédé le 38ème congrès ont décidé de ne pas participer à l’élaboration du projet de base commune, ni à son amélioration. À la lecture du texte alternatif qu’ils lui opposent, force est de reconnaître qu’ils ont à cela des raisons sérieuses.

 

Ce texte fait un usage abondant du mot « communisme » mais sans jamais dire en quoi le communisme doit consister. Tout au plus est convoquée la référence célèbre au « mouvement réel qui abolit l’état de choses existant ». Mais ce n’est pas pour insister, comme le faisaient les auteurs du Manifeste communiste, sur le caractère concret des luttes où s’affrontent durablement deux logiques – celle du capital et celle qui vise à l’abolir jusqu’à le remplacer par une civilisation émancipée des fléaux du capitalisme et du libéralisme. Ce n’est pas non plus pour mettre en évidence le besoin de révolution que font monter les mutations de la civilisation contemporaine (révolution technologique informationnelle, révolution monétaire, révolution écologique…). C’est pour suggérer que du communisme est « déjà là », de deux façons. Il serait, d’une part, dans les institutions imposées il y a trois quarts de siècle par la poussée révolutionnaire de la Libération, qui ont ensuite permis l’essor du capitalisme monopoliste d’État (Sécurité sociale, statut de la fonction publique, nationalisations, planification…). Il serait, d’autre part, dans les intentions des 4 « forces considérables (qui) aspirent à dépasser le système capitaliste mondialisé actuel ». Ces forces ont un caractère complexe et souvent contradictoire mais les signataires les créditent, sans autre examen, d’aspirer, telles quelles, au communisme. On aimerait qu’ils aient raison : si 99 % de l’humanité veut le communisme, nous pourrions nous contenter d’accompagner cette majorité silencieuse par une action parlementaire pour la traduire en politiques gouvernementales. Pas besoin d’un parti révolutionnaire organisé, confrontant ses idées avec celles des autres forces présentes dans la bataille politique, et menant une bataille contre le capital dans les entreprises et dans tous les lieux où il exerce son pouvoir sur l’utilisation de l’argent.

Malheureusement, toute l’expérience des dernières décennies a démontré qu’ils n’ont pas raison.

 

Si on cherche dans ce « texte alternatif » les éléments d’un projet de société, on trouvera de vieilles recettes étatistes laissant intact le pouvoir du capital sur toute la société à travers son pouvoir sur l’utilisation de l’argent : « planification écologique » (comme si l’économie contemporaine n’était pas déjà planifiée par les multinationales, avec, à leur service et à celui du capital, toute la puissance des États et des banques centrales), « redistribution du pouvoir » dans les entreprises et les services publics où les représentants des salariés seraient admis à une sorte de cogestion avec les « financeurs » ! Bref, l’illusion traditionnelle d’un capitalisme corrigé par l’action de l’État. Il n’est pas jusqu’à l’idée baroque d’imposer à tous un « salaire à vie » (au moment où le peuple français se lève pour la retraite à 60 ans !) qui ne traduise une vision idéalisée du capitalisme monopoliste d’État avant son entrée en crise : si le communisme est « déjà là », à quoi bon lutter pour abolir le salariat jusqu’à le dépasser et, avec lui, le capitalisme et le libéralisme ?

 

Les auteurs refusent de voir que cette hégémonie des idées étatistes et réformistes, favorisée par l’effacement idéologique du PCF, a conduit la gauche à connaître échec sur échec depuis cinquante ans, laissant le champ libre à l’extrême-droite pour étendre son emprise sur les esprits.

 

Il ne leur reste plus, alors, qu’à s’effrayer, non sans raisons, de l’imminence des périls écologiques et de la montée du fascisme en France comme ailleurs en Europe et dans le monde. Faute de s’attaquer aux racines de ces périls – la logique capitaliste et sa crise – le seul refuge serait alors l’intégration du PCF dans 5 une formation de gauche structurée sur le modèle voulu par Jean-Luc Mélenchon à l’issue de son succès au premier tour de l’élection présidentielle.

 

Au fond, ce « texte alternatif » fait l’impasse sur le projet communiste, tel qu’il motive l’adhésion au PCF de la très grande majorité de ses militantes et de ses militants depuis 1920, et c’est pourquoi il ne peut pas remplir ce qui devrait être la fonction d’une base commune de discussion : rassembler les communistes.

 

Au contraire, c’est, à mon avis, autour de ce projet, à la fois but final et mouvement pour l’atteindre, que les communistes peuvent faire leur unité, dans le débat du congrès, dans l’amélioration de la base commune, et dans une mise en œuvre audacieuse et créative des orientations qui auront ainsi été collectivement élaborées. Une adoption à une très large majorité du projet de base commune proposé par le conseil national en sera la première étape.

 

Denis Durand. 24.01.23.

 

 

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25 janvier 2023 3 25 /01 /janvier /2023 07:15

 

EN ALLANT SUR LE SITE D’ITER : 15E BOBINE EN D LIVRÉE

(Voir le commentaire du blogueur à la suite)

 

Les bobines de champ toroïdal sont parmi les composants les plus gros et les plus lourds de la machine ITER. Pesant environ 330 tonnes chacun et mesurant 9 x 17 mètres, ils forment un cercle autour de l'enceinte à vide en acier et génèrent un puissant champ magnétique (11,8 Tesla) dont la fonction première est de confiner le plasma.

 

Sur les 18 bobines de champ toroïdal nécessaires à la machine ITER (plus une de rechange), 10 sont achetées par l'Europe et 9 par le Japon.

 

La première bobine européenne (TF9) a été livrée sur le site d'ITER le 17 avril 2020, suivie une semaine plus tard par TF12 du Japon.

 

La semaine dernière, aux petites heures du vendredi 13 janvier, le Japon a livré sa septième bobine de champ toroïdal (TF15, illustrée ici). Après que l'Europe aura livré TF1 plus tard cette semaine, un total de 16 bobines de champ toroïdal auront été reçues sur le site d'ITER, ne laissant que trois autres à livrer.

 

COMMENTAIRE DU BLOGUEUR :

 

En allant sur le site d’ITER, recherche scientifique mondiale de coopération qui se poursuit malgré les guerres économiques et militaires, les morts et les pénuries programmées par la recherche de profit et de domination pour le profit, sur la recherche d’une nouvelle production d’énergie, vous trouvevez des informations sur :

 

  • LA FUSION nucléaire (et non la fission qui a donné la bombe H), peut-être sortie technique du futur de la redoutable crise énergétique (dans laquelle nous ne faisons qu’entrer), sortie à condition d’un sortie conjointe de crise de gestion locale et globale basée sur le rapport capitaliste « d’investissement » P/C (Profit/Capital)

 

  • auquel nous proposons de substituer, dans un premier temps d’une transformation radicale d’un mode de production et d’échange viable : le critère VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier, critère conjoint à une sécurité d'Emploi et de Formation -SEF), début d’une processus générationnel vers la mise en commun des efforts des humains, le communisme.

 

Evidemment, cette recherche énergétique n’est pas l’unique dans le monde mais symbolise, d’une façon pratique et opérationnelle, malgré ses contradictions, le besoin de coopération mondiale nécessaire, indispensable, incontournable, au développement humain, et sa survie « tout simplement ».

 

LE SITE : https://www.iter.org/fr/proj/inafewlines

 

Pierre Assante. 25/01/2023 06:53:17.

 

 

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 10:07

 

Le capital se pose des questions

 

le congrès du PCF, les salariés et les populations ont bien besoin de voter massivement pour le projet de texte du Conseil National.

 

 

 

Le capital se pose des questions

Et souvent de bonnes questions.

Ce n’est pas un hasard s’il recherche les réponses de Fréderic Boccara sur BFM business radio.

Evidemment il refuse nos réponses.

 

S’il se pose ces questions c'est un signe de la conscience, limitée certes, de la crise générale mondiale du capital à travers leurs entreprises locales et géantes, mondiales, liées dans un même système économique et social et son mouvement.

En ce sens le besoin de nous poser des questions, au-delà de nos traditions ouvrières historiques passées, sans les rejeter comme «le bébé avec l’eau du bain » est vital ; ce à quoi nous ne répondons pas suffisamment en tant que parti, même si dans le parti s’expriment ces questions et ces réponses évidemment provisoires dans la rapidité de transformation des forces productives et productrices (Valeurs d’Usage et Valeurs d’Echange), du capital, de leurs crises irréversibles et du besoin de transformation qualitative systémique.

 

La Nation, par exemple dans la mondialisation capitaliste et la mondialisation progressiste future pose question. Elle est née des marchés historiques nationaux qui ont bien été transformés par le capital lui-même. On ne peut en rester sur le « produire français » sans développer l’idée et la réalité des échanges mondiaux, des coopérations, des solidarités matérielles et morales, objectives et subjectives, tout en s’appuyant sur les acquis sociaux issus de luttes nationales ET internationales ; et des conditions de La Paix et du développement.

Acquis qui ne sont ni immuables ni parfaits mais historiques, c’est-à-dire qu’ils doivent se transformer en progrès et en santé en fonction de l’histoire, du mouvement de la crise du capital et d’un contenu de transformation progressiste pour une sortie de la crise du capital, sortie dont le processus est proposé ici et maintenant par les économistes marxistes de la régulation systémique, propositions en mouvement et elles-mêmes en processus.

 

On apprend que les communistes de Shangaï parlent d’un mouvement de la société chinoise d’aspiration à la paresse. Ce n’est pas une mauvaise chose, cela prouve que la société chinoise est capable, dans ce domaine comme dans la natalité etc. et évidemment dans le développement des forces productives, de se transformer et que les réponses du PCC, à l’instar de Lénine et ses remises en cause-corrections permanentes, se pose la question des changements et des révisions permanentes de la politique, que le parti doit précéder ces évolutions en en descellant les prémices, et tenir compte des voies et des bifurcations de cette évolution.

 

On n’écrit pas l’histoire à l’avance, ni celle de la Chine. Mais le passé récent nous montre que le PCC, c’est-à-dire les peuples de Chine s’il constitue une des consciences suffisantes avancées du processus humain inconscient, ont des outils pour surmonter ces difficultés d’évolution et poursuivre l’évolution positive. Ces outils sont-ils suffisants ? Faut-il les perfectionner ? Certainement.

 

Et il faut toujours mettre dans le paysage actuel que le PIB chinois par habitant est encore loin d’avoir le niveau de celui des pays capitalistes avancés (dont celui des USA et du capital dominant et alliés qui tente dangereusement d’abattre la Chine en tant que concurrence tout en ayant besoin d’elle dans sa course-guerre au taux de profit) ni le développement séculaire de leurs industries et agriculture industrielle, et de gestion économique, politique et sociale, et leur intégration de la « capacité artisanale » dans la révolution industrielle, scientifique et technique du capital etc., même si une centralisation primitive a permis à la Chine de « sauter » par-dessus des «étapes » de développement.

 

Si la question de l’autogestion de la personne humaine, des entités humaines et de la production-travail n’investit pas le PCC dans sa masse, il ne faudrait pas oublier qu’il en est de même dans le reste du monde humain, malgré des expériences localisées et limitées (et que nous vivons sous la coupe d’un patronat « monarchique» si non monarchiste, malgré les avancées très limitées et donc relativement inefficaces de 1936 et de la libération de 1945 sur le plan le l’achat de la force de travail ),  poursuivie dans les CE par exemple qui d’ailleurs sont remises en cause dans la course capitaliste à une absorption impossible par le système de la baisse tendancielle du taux de profit, donc de la suraccumulation devalorisation du capital et de la crise de longue durée, successive aux crises décennales historiquement précédentes

 

Les palliatifs systémiques provisoires des banques centrale et autres sont donc bien provisoires et le congrès du PCF a bien besoin de voter massivement pour le projet de texte du Conseil National, mais aussi de faire de ce vote un besoin « d’approfondissement XXL » de la situation du monde humain, de son « Hobbesisme » (terme issu du théoricien anglais du libéralisme naissant, précédant le « darwinisme social », Hobbes 1588-1679), du contenu micro et macro de la crise du capital et son lien avec toutes les activités humaines en crise commune, et avec les solutions systémiques de transformation sociale qualitative.

 

Lisant ou écoutant des interventions favorables à ce vote, ce qui est très positif, j’y trouve cependant insuffisamment références aux propositions économiques, anthroponomiques, ergologiques, ce qui leur lève beaucoup de contenu et d’efficacité sociale.

Rappelons-les ici, notre recherche processuelle dans la prise de pouvoir sur « l’argent », SEF, Crédits, Fonds, Nouveaux Droits du Travail, DTS-FMI etc. à travers un nouveau critère de développement processuel vers l’abolition-dépassement (aufhebung) du capital : le critère processuel possible VA/CMF, concept issu de la recherche économique marxiste de régulation systémique, antichambre dans la crise générale du capital et de son système, de la mise en commun des efforts humains, « matériels et moraux » ; un communisme appropriateur en santé par les femmes et les hommes des forces et richesses, de la nature (son énergie), dont ils sont, leurs existences en croissance de différence et de condensification commune et globale, leur transformation animale en sublimation concrète de fonction, de production de subsistance ; appropriateur en santé de la terre dans l’univers réel et imaginé.

 

Pierre Assante. 22/01/2023 09:04:19.

 

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 08:30

 

L’argent, la valeur, LE CAPITAL, le developpement vital.

 

L’Argent virtuel ou papier est un reflet collectif « consensuel » et déformé, relativement, de la Valeur.

La déformation passe par la diversité et complexité des rapports d’échange dans le marché capitaliste, du mondial au local, et les rapports sociaux de domination, de classe, du local au mondial.

La Valeur est liée de façon lâche-relative, au TTSMN (Temps de travail social moyen nécessaire à la production d’une marchandise à échanger -tautologie) parce qu’aussi liée à la productivité historique et sa croissance, ses crises et ses variations et à la Valeur historique de la Force de Travail, ses crises et ses variations dans la crise générale, mondiale, globale, du Capital.

La répartition dans des mouvements en santé suffisante pour procéder viablement, vers le CC, le CV, la PV et leur cycle élargi, et à l’intérieur entre CC, CV, PV, en interactions, production des moyens de production et des moyens de consommation, la distribution et la consommation, cela est de l’ordre d’une régulation économique systémique néomarxiste incontournable.

La répartition viable reposera sur une croissance de la complexification-condensification de la production « matérielle et morale » et des rapports anthroponomiques qui sont engendrés en rapports réciproques, en unité et diversité.

Donc sur une croissance viable par sa condensification. Exemples déjà donnés maintes fois dans les écrits précédents, de l’informatique-numérisation-automatisation, scientifique, industrieuse, industrielle, artisanale et multi activité en unité et diversité, condensifiée ; ou et comme des relations internes-externes de la construction mentale-cérébrale du corps soi social -tautologie- biologiquement et culturellement, socialement, condensifiées ; des systèmes de concepts personnels, collectifs et sociaux dont dépend aussi, réciproquement, en unité, le mouvement en santé de la conscience individuelle et sociale «opérationnelle ».

L’économie circulaire par exemple économisant les ressources-richesses naturelles premières, dont le travail et l’organisation du travail, technique et sociale, tire les ressources complexes, condition de développement sans effondrement de l’humanité, exigera une production de richesses supérieure, quantitativement et qualitativement, donc une qualité-condensation de la production de richesses.

De même pour une production de lutte vitale contre le dérèglement climatique et du milieux naturel, l’homme compris dans ce milieu naturel, terrestre et universel.

La décroissance et la démondialisation, et l’état de guerre qu’elles développent vont à l’encontre d’une coopération commune et vitale (communisme) entre les hommes et les entités humaines constituées et en mouvement de création-développement-transformation. Le mouvement d’opinion « de décroissance et de démondialisation » suscitées dans la bataille idéologique paradoxalement et contradictoirement  par le Capital lui-même, sont le fait d’une vision éternaliste et borgne du mode de croissance capitaliste incapable d’imaginer son dépassement possible et donc contribuant à mettre en difficulté majeure et létale ce dépassement.

La santé du corps, sociale, tient à la conscience-inconscience d'une tâche achevée; provisoirement.

 

Pierre Assante. 20/01/2023 07:33:57.

 

« … Mais en fait, la Valeur d’Usage de la Marchandise est le présupposé donné, la base matérielle sur laquelle se présente un rapport économique déterminé…. L’appropriation par l’aliénation est la forme fondamentale du système social de production dont la Valeur d’Echange se présente comme l’expression  la plus simple et la plus abstraire…

…Le système de production fondé sur l’échange privé est d’abord la dissolution de ce communisme naturel [« primitif » n.d.l.r. ]…. » Marx. Grundrisse. 1857-58.

 

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 06:56

VIDEO

Avec Frédéric BOCCARA, Le débat :

Davos, à quoi sert le forum

économique ?

ET LA "REFORME" DES RETRAITES

 

 

 

LE LIEN VIDEO :

 

https://www.bfmtv.com/economie/replay-emissions/good-evening-business/le-debat-davos-a-quoi-sert-le-forum-economique-16-01_VN-202301160670.html?fbclid=IwAR3tBi4QVY9mqB4JmmevrcJz9GqaK_5jt8dPvY5kmxSWQzBlhVzh5rTM9Ak

 

 

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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 06:48

 

Donner aux mobilisations la force la plus grande possible. Et nous donner à nous-mêmes des éléments de réflexion pour nourrir idéologiquement ces mobilisations. S'instruire et comprendre en commun, en s'aidant les uns les autres, disaient nos anciens de LA LIBERATION de 1945. Pour une transformation sociale de progrès qui prenne en compte les revendications salariales, sociales et populaires et les satisfasse.

 

 

De la cohérence au culte

 

L’OTAN est l’expression militaire d’un mode de production et d’échange de classe.

 

Qui n’intègre pas ça ne peut que trouver des raisons psychologiques aux personnalités et groupes dirigeants de conflit et de guerre. Et s’en tenir là, c’est-à-dire se priver consciemment, volontairement, ou pas de solutions possibles à la Paix et au Développement humain.

 

Les Rapports dialectiques sociaux entre Action et Réactions, contiennent évidemment des éléments de psychologie, liés aux qualités propres de l’humanisation, du galet aménagé à la production numérique et automatisée, du clan à la mondialisation généralisée,  mais il est illusion de séparer, de dichotomiser les conditions et causes matérielles des conditions et causes psychologiques  qui en découlent.

 

Le psychique découle d’un mode de travail, d’organisation du travail, de production et d’échange qui s’influencent mutuellement dans le mouvement, le processus, les progressions et les régressions dans la progression quantitative et qualitative des modes de production, leurs accumulations primitives puis complexes en unité de mouvement et de strates, et leurs sauts micros et macro de qualité.

 

La recherche de cohérence est propre, historiquement, dans l’histoire, à tous les grouppes dirigeants, mais aussi aux entités humaines en constitution et constitués et en mouvement, dans la relation despotisme gestionnaire lié au despotisme de groupe et de classe, dans leur rapport provisoire vital entre peuple et pouvoir. Mais son contraire existe et les contraires ne peuvent exister les uns sans les autres, ils sont l’expression du mouvement et constituent le mouvement.

 

A la recherche de la cohérence s’oppose donc la destruction de cohérence et ce qui va de pair, la destruction relative ou absolue (on n’y est pas encore…) de coopération et la destruction de coopération s’exerce et se vérifie dans les sanctions exercées par le capital contre les nations qui s’oppose à la cohérence globale du capital ; c’est-à-dire la constitution de classe des peuples dans son expression actuelle, entre autre, rencontre les sanctions comme mode d’existence, contre le développement des peuples et historiquement aujourd’hui dans la compétition entre USA et Chine au détriment de la Chine.

 

Les sanctions du capital dans les compétitions mondiales séculaires ont constitué et constituent et constitueront un catalyseur de la guerre d’Ukraine et des guerres en général, mondiales et régionales qui ne peuvent que se mondialiser jusqu’au nucléaire militaire (Ah ! vive le nucléaire civil contrôlé et sécurisé et la fusion d’ITER et autre, factrices de Paix ! ) si nous ne les arrêtons pas radicalement et progressivement, générationnellement. Lenteur et rapidité son contradictoires mais fécondes en unité.

 

« Toute résistance doit etre sanctionnée », et il ne manque pas de prétextes de à la sanction puisqu’il ne manque pas de raisons d’affaiblir l’adversaire au lieu de coopérer solidairement au developpemnt commun.

 

Du clan à la mondialisation en passant par la constitution des nations, leur vieillissement en ce qui concerne les nations initialement industrialisées et leur obsolescence mondiale, la recherche de cohérence populaire et de classe ( contradiction, vous avez dit contradiction ?) sur les peuples, la cohérence populaire et de classe est passée historiquement par le rassemblement autour d’un chef et d’un groupe dirigeant, le comble historique en ayant été le culte de la personnalité du Führer.

 

Le culte de la personnalité est un terme très juste employé par Khrouchtchev, dans ses limites propres et collectives, et c’est la non-application jusqu’au bout de ce mauvais principe qui lui a valu paradoxalement la perte du pouvoir.

 

La liquidation systématique massive par Staline et son groupe restreint et de plus en plus restreint « autour » de lui, des opposants communistes comme des opposants s’appuyant sur la religion et-ou les « traditions », a usé contre cet esprit de recherche de cohérence sociale populaire.

Le stalinisme n’a pas éliminé la construction sociale solidaire et cohérente, mais l’a fait régresser. Le siège de Leningrad et la victoire de Stalingrad et de pair l’autogestion militaire contre le centralisme stalinien, sur le nazisme, mais aussi tant et bien de recherche scientifique et sociale fondamentale et appliquée de progrès Micro dans et malgré un mouvement Macro malade, sont un témoignage de la construction populaire contre la dictature anticommuniste de Staline. Quand la Révolution se gèle, le passé reprend la main. Lénine l’avait pressenti dans ses testaments écrits et oraux. Le bonapartisme en est un autre exemple. Triste est de penser l’incapacité, compréhensive mais non excusable, face à l’adversaire-capital et le fascisme, de discerner et condamner la régression stalinienne. Mais que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre !

 

De la recherche de cohérence à la glorification de son incarnation par un groupe et un homme, au culte de ce groupe et de cet homme (à observer la féminisation très relative actuelle de ce phénomène), il est une pente séculaire, millénaire de la société de classe et de ses tentatives de substituts non accomplis dont ils sont en partie le reflet, le mort saisissant le vif.

 

J’en arrive au respect et non le culte d’un responsable comme l’a été Waldeck Rochet qui a su essayer de s’en prémunir au profit des développements culturels personnel et collectif général (Exemple de la sa promotion du CC de 1966 d’Argenteuil, entre autres) et particuliers, un particulier de la transformation sociale en santé étant de constituer les militants en tant « qu’ingénieurs » de la transformation sociale nécessaire, continu et quantique, au développement humain. Il l’a sans doute payé en partie de sa santé et de sa vie. Il y a tant d’autres exemples à donner, tel ceux à la même ou d’autres époques, connus ou inconnus. J’ai cité précédemment celui d’Henri Jourdain entre autres ; les militants en tant «qu’ingénieurs » de la transformation sociale nécessaire en relation réciproque avec toute la société et ses contradictions simples et antagoniques, c’est-à-dire les humains qui la constituent, en entités particulières et mondiale.

 

Dans l’intrication des crises, de la Santé à l’Energie en passant par l’eau et le climat etc. et l’opposition à leurs remèdes, opposition contenue dans le système d’accumulation A-M-A’ et l’achat de la force de travail qui la permet, il y a une tâche de cohérence et de coopération à développer dont l’équipement militaire mondialisé, à outrance du pouvoir fascisant et fasciste ukrainien contribue au rejet bilatéral de la négociation possible provisoire et ouverte au long terme. C’est au peuple ukrainien, les peuples ukrainiens qu’il faut confier leur identité processuelle et leur développement commun dans le développement mondial, ce que ne peuvent faire ses responsables irresponsables actuels, en l’état actuel, pas plus que l’oligarchie russe qui a déclenché l’affrontement militaire direct, son affolement malgré ses apparences de maîtrise, et son enchaînement et déchaînement.

 

"Quatre ans", à l’instar possible de 14-18 ou 39-45,  de guerre politique, idéologique, économique et militaire ou la défaite d’un des deux belligérant ou plutôt des belligérants mondiaux à l’initiative, portent une accélération inouïe de la dégradation climatique et de la régression de la transformation possible vers un mode de production et d’échange basé aujourd’hui sur le critère de gestion P/C contenant l’incapacité de répondre aux besoins sociaux, leur développement-complexification nécessaire et leur condensification incontournable sans laquelle le développement-complexification de croissance est impossible, et sa mort programmée.

 

"Quatre ans" de dégradation, mais aussi et contradictoirement, d’une maturation des possibles de progrès sociaux, scientifiques, culturels, techniques, psychiques, si nous nous en sortons vivants, en partie ou en totalité relative…… Surmonter les catastrophes dans la catastrophe.

 

Rappelons ici notre recherche processuelle dans la prise de pouvoir sur « l’argent » à travers un nouveau critère de développement processuel vers l’abolition-dépassement (aufhebung) du capital : le critère processuel possible VA/CMF, concept issu de la recherche économique marxiste de régulation systémique, antichambre dans la crise générale du capital et de son système, de la mise en commun des efforts humains, « matériels et moraux » ; un communisme appropriateur en santé par les femmes et les hommes, leurs existences en croissance de différence et de condensification commune et globale, leur transformation animale en sublimation concrète de fonction, de production de subsistance ; appropriateur en santé de la terre dans l’univers réel et imaginé.

 

Pierre Assante. 18/01/2023 05:10:36.

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VOIR AUSSI, SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE, sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/SCHEMA_DE_RECHERCHE_CONCEPTUELLE.RECUEIL.pdf

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16 janvier 2023 1 16 /01 /janvier /2023 06:39

 

Henri Jourdain. Argenteuil 1966.

Pratique économique et rapports humains

 

La tenue et le contenu du comité central de 1966 d’Argenteuil sur « les problèmes idéologiques et culturels » témoignent de l’effort de Waldeck Rochet d’approfondir de façon continue et quantique l’analyse de la société et les conditions de sa transformation progressiste afin de poursuivre le processus de l’humanité, dans le cadre des responsabilités nationales et internationales qui étaient les nôtres alors, en santé suffisante pour procéder, pour vivre.

 

Les transformations inouïes de la société de cette époque comme leur poursuite de façon à la fois exponentielle dans les possibles et limitée dans les conditions d’organisation du mode de production et d’échange, en proche fin de parcours historique, ont favorisé de telles réflexions et de telles perspectives, de telles prémices d’éclaircie de la conscience révolutionnaire.

 

Cet effort a été gelé, relativement, dans la période du secrétariat de Georges Marchais, pour des raisons tenant au parti et à sa personnalité, mais évidemment en rapport réciproque, à la rapidité de transformations sociales non maitrisables. Ce qui ne veut pas dire que plus rien ne s’est fait dans cette période, mais que ce qui s’est fait ne coïncidait plus suffisamment avec les besoins de comprendre et de s’instruire collectivement pour com-prendre les évolutions quantitatives du monde humain et ses besoins de qualité nouvelle en gésine dans la qualité ancienne en transformation elle-même.

 

Respecter la personnalité et l’action d’un responsable communiste et céder à sa glorification commémorative sont deux choses différentes, qu’il sied de différencier, pour considérer les difficultés et les erreurs collectives et les surmonter.

 

Le contrepied de l’effort de années 1960, qui ont abouti aux « évènements de 1968 » et eux-mêmes à une relance de la réflexion théorique, c’est cela le gel relatif mais réel des années successives, ici et ailleurs.

 

Des relances  de cet effort théorique, on les retrouve dans le « Manifeste de Champigny » de 1969 qui tente de tirer enseignement de 1968 ; ou dans le conseil national sur « Les intellectuels, la culture et la révolution » de 1980 (1), ou le colloque sur l’autogestion de la même année, qui soulignaient le processus de désindustrialisation en cours, de concert avec les reculs culturels ; ou encore plus dans les injonctions prémonitoires de Paul Boccara et de Philippe Herzog contenues dans les cahiers du communisme de d’avril 1982  -immédiatement « démenties » par les cahiers de mai 1982 et ses « nouveaux rédacteurs » ; et encore dans le 24ème congrès, sur les menaces que faisait peser l’inaccomplissement économique du programme commun et ses conséquences dans les rapports avec le parti socialiste et le gouvernement à participation communiste.

 

Dans la richesse des débats de ce comité central de 1966, préparé avec minutie et opiniâtreté, je voudrais souligner l’intervention d’Henri Jourdain (2) et l’attention qu’il portait aux avancées théoriques promues par les travaux de recherche de Paul Boccara (3), ainsi que celle de Guy Besse ; Et souligner aussi les avancées contenues dans la « Résolution » finale et dans les « conclusion» de Waldeck Rochet, malgré les limites relatives au moment historique.

Le débat communiste empêché anti démocratiquement dans le parti lui-même et au détriment des réflexions de Waldeck, sur et dans les « évènements de 1968 » sur la nature et le rôle de la classe ouvrière et la diversité du salariat, sur les rapports sociaux et la production, est un point essentiel des retards successifs s’ajoutant au retard « naturel » de la conscience sur l’évènement au présent.

 

« … Mais je veux encore souligner, dans cette rubrique « métier », un problème décisif, car il s’agit de notre conception du travail philosophique. Au lendemain de la guerre, les hommes de ma génération se sont retrouvés sans maître : Politzer, Feldman, Solomon avait été fusillés, Mougin meurt peu après. Il est impossible à ceux qui ont aujourd'hui 25 ans de mesurer ce que cela signifie. Car en philosophie comme en physique ou en biologie les « écoles » sont irremplaçables. Il est important que le parti mesure lui aussi ce qu'une telle situation à représenté pour nous, dans une Université de guerre froide. Dans les conditions si dures des années 1950, au dehors et au-dedans, et quoi qu'il en soit des erreurs commises, erreurs que de telles conditions rendaient d'autant plus tentantes et plus dangereuses -dans les temps difficiles les erreurs ne pardonnent pas-  il était malaisé au parti de distinguer ce qui maintenant peut et doit être distingué avec rigueur : je ne dis pas séparé, je dis distingué : le travail au jour le jour, la polémique suscitée par le combat quotidien et la recherche fondamentale.

Une telle recherche et je parle pour tous mes camarades philosophes n'a évidemment pas de rapport direct à l'activité politique. Elle demande beaucoup de temps et de patience et on ne peut prévoir ce qu'elle donnera. Il faut ici que le philosophe comme tout autre chercheur se forge les instruments conceptuels que nul n'a élaboré avant lui : tout n’est pas consigné dans les livres. Chercher ce n'est pas commenter, ce n'est pas illustrer, c'est chercher. C'est long, et il faut savoir ne pas manger le blé en herbe. Il faut savoir perdre du temps pour gagner du temps …. »

Guy Besse, Cahiers du Communisme. Mai-juin 1966. Page 182.

 

Quant à la contribution d’Henri Jourdain, en voila un extrait pages 73-74 (4) :

 

" ......................

 

............... "

NOTES.

 

(1) Il n’y a rien de purement romantique et d’exaltation en soi et pour soi dans ce terme de « révolution ».

 

(2) Je note au passage les différentes références positives aux concepts contenus dans les travaux de l’ouvrier Henri Jourdain dans la thèse d’Yves Schwartz « Expérience et connaissance du travail » (Editions Sociales 1988, pages 207, 264, 289, surtout 339-340 et suite, 354. L’APST et les concepts ergologiques ont besoin à mon sens de se relier à ces références pour conserver leur opérationnalité et leur rationalité non dogmatique.

 

(3) Travaux de Paul Boccara poursuivis, au-delà de l’analyse du CME, dans l’analyse de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, les critères de gestion (VA/CMF), la SEF et les droits du travail correspondants, les Fonds démocratiques , les crédits sélectifs, les DTS, les réformes monétaires du local au mondial (FMI) radicales et progressives et révolutionnaires… avec et dans la commission économique du PCF et l’école néomarxiste d’économie de régulation systémique qu’il a créée et promue.

 

(4) Remarque sur le marxisme léninisme. Lénine, Oulianov,  critiquait et s'autocritiquait, dans un "bilan de fin de vie", la russification excessive du mouvement ouvrier. Il s'agit de replacer son œuvre de façon critique dans son cadre historique et géographique pour en poursuivre l'expérience en santé dans le nôtre, différent et semblable sur le plan des rapports de classe encore plus "concentrés", mondialement, et sur le plan d’une analyse dépassant les conditions d’échec et de drames, de tragédie d’une expérience de libération de l’achat de la force de travail, de la division sexiste et de classe du travail, et de l’aliénation du produit et des gestes du produit de l’homme producteur. De l’aliénation et de la mise en danger du développement humain, de la personne humaine, à la fois socialement autonome et dépendante, contradiction féconde.

Le retrait de la référence au marxisme léninisme lors du XXIIIème congrès (1979, rapport de Paul Laurent) au profit du "socialisme scientifique" a laissé plus de vide que de "correction" des erreurs réelles. Il a laissé d'autre part en plan le débat collectif social sur une conception du monde en rapport au développement-complexification des besoins et progrès nécessaires de la société humaine et de la personne humaine. Il n'a contribué en rien au débat (et à l’adhésion politique au parti) entre tenants du matérialisme dialectique et croyants, lesquels peuvent faire leur un mode de pensée s'en rapprochant dans la pratique sociale tout en conservant dans un tiroir mental à part, leur vision propre, comme tout un-e chacun-e et en mouvement, contradictoirement.

En mouvement dans les mouvements du mouvement global de la société humaine et de conscience de la nature sur elle-même que l’humain constitue, en progression et en régressions incluses dans la progression vitale, universelle, sinon mortelle.

DIXI ET SALVAVI ANIMAM MEAM

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https://pierreassante.fr/dossier/SCHEMA_DE_RECHERCHE_CONCEPTUELLE.RECUEIL.pdf

 

 

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14 janvier 2023 6 14 /01 /janvier /2023 10:38

 

ECONOMIE &POLITIQUE. Numéro 820-821

(novembre-décembre 2022)

TRAVAIL, EMPLOI, QUELLE REVOLUTION ?

 

 

éditorial

actualité • france

actualité • europe

actualité • monde

des luttes immédiates au projet communiste

controverses

dossier : Travail, emploi, quelle révolution ?

formation et théorie

 

LE SITE D'ECONOMIE & POLITIQUE : https://www.economie-et-politique.org/

 

VOIR DU BLOGUEUR, TROIS SCHEMAS A EXPLIQUER :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/01/schemas-a-expliquer-mutuellement-reciproquement-en-rencontres-communes.un-programme-populaire.html

 

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13 janvier 2023 5 13 /01 /janvier /2023 12:30

 

la régulation systémique

SCHEMAS A EXPLIQUER

mutuellement, réciproquement, en rencontres communes...

 

"La valeur sans dimension achevée

c’est la productivité positivée". P.A.

 

 

1) UN PROGRAMME POPULAIRE

2) TROIS SCHEMAS

3) VALEUR SANS DIMENSION

 

 

1) UN PROGRAMME POPULAIRE

Du cycle d'accumulation du CAPITAL, sa suraccumulation-dévalorisation et la crise de civilisation, la crise des besoins sociaux en compexification-condensification nécessaire, VERS le COMMUNISME, en passant par le processus de prise du pouvoir économique ET POLITIQUE sur l'ARGENT-CAPITAL (SEF, DTS, CREDITS, Production monétaire, FONDS, DROITS  DU TRAVAIL), AUTOGESTION ERGOLOGIQUE de la PERSONNE humaine et des ENTITES humaines, de l'entité globale HUMANITE, politique-gestionnaire-marché.

 

 

2) TROIS SCHEMAS

 

1.

2.

3.

 

 

3) VALEURS SANS DIMENSION

 

La productivité doit développer les valeurs sans dimension.

C’est-à-dire des valeurs libérées de la mesure du temps de travail, mesure propre au capital dans son cycle A-M-A’ conduisant sa crise de suraccumulation-dévalorisation, et qui réduit le processus d’humanisation à son plus petit commun dénominateur, c’est-à-dire au néant.

 

Dans les systèmes passés, une minorité a joui d’une activité détachée de la valeur marchande et développant les valeurs sans dimension. Le résultat en est connu dans le développement de la culture pour elle-même et du savoir pour lui-même et leur usage pratique de développement de l’humanisation dans et par son développememnt industrieux, depuis la préhistoire jusqu’à une société marchande finale remettant en cause cette humanisation.

 

La culture pour elle-même et le savoir pour lui-même, cela est fini dans le règne du capital. Crise systémique et crise de civilisations sont bel et bien liées. Dans et par la négation des valeurs sans dimension.

 

Le capital procède par lui-même à sa propre négation et à la négation des valeurs sans dimension. La négation de la négation, c’est à dire la positivation et le dépassement passe par un lien organique entre productivité et valeur sans dimensions. Il ne s’agit pas là d’un paradoxe mais de la résolution d’une contradiction entre deux forces antagoniques qui portent pourtant ensemble un processus de progrès ou de destruction, selon comment les êtres humains orientent le rapport entre productivité et valeur sans dimension, donc leurs rapports entre eux-mêmes.

 

Productivité et valeurs sans dimension contiennent leur propre dépassement : l’activité libre, le développement-complexification en santé de l’appropriation progressive et infinie de la pensée sur l’univers ; pour notre espèce et pour tout processus infini, continuité et quanta matériels de la pensée : conscience de la nature sur elle-même.

 

Dans les luttes sociales de toutes sortes s’insinuent par petites doses inaperçues, ce processus d’unification-dépassement du conflit productivité/valeur sans dimension. Le faire grandir est possible, malgré les apparences de l’utilité immédiate des décisions et comportements.

 

La valeur sans dimension achevée c’est la productivité positivée.

 

Pierre Assante. 17/02/2022 03:44:35.

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 08:39

 

1. Catherine MILLS :

La dichotomie économique/social

 

2. La « réforme »

des retraites.

 

3. Tout changer

pour que rien ne change

 

La lutte sur les retraites, comme sur l’ensemble et contre l’ensemble de la politique du capital et de sa crise générale passe par l’introduction massive des conditions du dépassement du système économique et social qui l’induit.

 

Catherine Mills démonte et démontre dans « La protection sociale, pour un nouveau développement économique et social », Delga, 2022,  sur quelles théories reposent les politiques libérales et leur généralisation mondiale.

Ceci sur la base des analyses de « l’école économique néo-marxiste de la régulation systémique » de Paul Boccara.

 

Ces théories sont reprises dans un article « d’Economie & Politique » de Juillet-Aout 2022 N° 816-817.

 

Les différentes théories, expérimentées par le capital depuis de nombreux mandats présidentiels, entre autre de Giscard d’Estaing et la trilatérale à Macron, et les forces sociales conservatrices de tous ordres, équivalent à tenter d’aménager le capitalisme sans en toucher les fondements.

 

Je renvoie au chapitre 1 de son ouvrage « Analyse théorique : « le social dans la théorie économique dominante » : 1 La dichotomie entre le domaine des lois (économie) et le domaine de l’humain (social). 2.La deuxième forme de la dichotomie : la séparation entre le domaine du marché et le domaine du hors marché. 3. La troisième forme de la dichotomie concerne la coupure entre le domaine du solvable et le domaine du besoin.

 

Les trois formes de dichotomie peuvent se résumer à mon sens à comment tenter de résoudre les contradictions du système par diverses formes d’aides ne touchant pas au profit, au critère P/C, c’est-à-dire par des formes « nouvelles » élaborées et complexifiées d’une forme de charité de l’Etat capitaliste monopoliste ;

 

  • Dans une mondialisation capitaliste financiarisée et numérisée, algorithmisée, avec toutes les formes « nouvelles » de domination qu’elle permet.

 

  • La mondialisation n’est pas en elle-même à condamner, c’est sa forme capitaliste avancée qui induit la crise de civilisation.

 

Le processus de mondialisation est une nécessité pour le processus d’humanisation généralisée, forme en croissance vitale de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme, parmi tant d’autres formes existantes dans l’univers. Notre système solaire est loin d’être apparu comme premier dans l’univers connu que nous révèlent encore les télescopes spatiaux, entre autres observations scientifiques micros et macros. Il manque à ces observations les capacités unificatrices de la dialectique matérialiste non dogmatique.

 

La « réforme » des retraites, comme les autres reformes Macron et les réformes ultralibérales dans le monde sont l’équivalent de ce que désignent Tancrède et Le Prince Salina dans « il gattopardo » : « Tout changer pour que rien ne change », c’est-à-dire que l’aggravation de l’exploitation de l’homme par l’homme dans des système et sous-systèmes successifs soit supportée par les victimes des systèmes successifs d’exploitation de l’homme par l’homme. De l’usage privé de soi par l’autre, de sexe et de classe intriqué.

 

Cette années 2023 peut être décisive dans la suite du « réarmement » objectif et subjectif des luttes, de leur contenu pour une transformation radicale, générationnelle et qualitative de l’organisation de la société humaine, ses coopérations et solidarités et sa cohérence, dans la diversité, et la dépendance-autonomie de la personne humaine et des entités humaines.

 

Pierre Assante. 11/01/2023 08:10:32.

 

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 06:42
CLIQUER CI-DESSUS

Ceci "POURSUIT" un cycle de 6 recueils des 3 années passées :

1.« Le désir c’est l’appétit de l’esprit, critères économiques, énergie, Europe, autogestion, APST »,

2.« L’humanité entre dans son adolescence, économie et ergologie »,

3.« An 2034 »,

4.« Mode de production et mode de pensée et 20 thèses »,

5.« L’alternative vitale, critique de la critique critique, condensification »,

6.« Retour à la théorie »,

Auquel s’ajoute celui-ci, sorte de « conclusion » provisoire :

7.« In-quiétude, démarxisation… »

Le tout constituant environ 2,5 millions de caractères, ne garantissant pas une qualité, mais une … quantité.

 

IN-QUIETUDE 

ou Demarxisation et

REMARXISATION 

DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE 

OU RESUME DU RESUME

SOMMAIRE EN PAGE 2

POUR LIRE CLIQUER SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_NOUVEAU_a_partir_de_DEMARXISATION.pdf

 

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 05:14

 

l’autogestion

et

la fusion nucléaire.

 

150.000 salariés des GAFAM sur le carreau : la crise de la « libre concurrence » dans le high-tech est un indice de plus de la crise générale du système capitaliste, de son incapacité à poursuivre un développement suffisamment lié au développement de la société, au développement social.

Le besoin de contrôle des GAFAM est au cœur du besoin de développement de rapports sociaux dans une mondialisation démocratique, communiste.

 

Le processus d’une démocratie avancée, rompant qualitativement générationnellement et progressivement avec le libéralisme et le capitalisme qui le porte,  vers le communisme, la mise en effort commun de toute l’humanité sur la base du développement de tous (à la fois dépendance et autonomie et diversité ; conscience de la nature sur elle-même) c’est aujourd’hui pour copier, parodier une autre formule du début du XXème siècle (1), siècle des expérience nouvelles, dramatiques et inachevées, formule caricaturale, mais juste : l’autogestion « ergologique » et la fusion nucléaire.

 

Ni Powell, ni Lagarde etc. ne pourront inventer de remèdes financiers miracles du XXIème siècle pas plus que Necker au XVIIIème.

 

L’imagination, l’invention sociale partant du développement du travail (SEF) et d’une qualité nouvelle de production qu’elle permettrait, comme l’invention technique et l’invention tout court (Le lit de Platon transposé à la construction sociale généralisée) et le communisme, c’est encore pour « résumer métaphoriquement » : l’autogestion « ergologique » et la fusion nucléaire.

 

Le retard pris à Cadarache (ITER, coopération internationale de recherche énergétique) peut être dramatiquement, tragiquement, le reflet du retard et de l’inégalité de développement commun conscience-technologie au détriment de la première.

 

La capacité de résorber ce retard est la condition du développement d’un processus humain en santé suffisante pour procéder.

 

Pierrot Assante. 10/01/2023 04:58:01.

 

(1) Lénine : « le gouvernement des Soviets plus l'électrification de tout le pays ».

 

L’illustration, photo ITER : réparation de composants, Le clair se dessine. Sous une vaste tente en plastique installée dans l'Atelier du Cryostat, des ouvriers en tenue de protection s'affairent à nettoyer la surface d'un panneau de protection thermique débarrassé de ses tuyaux de refroidissement, les dernières traces de soudure étant enlevées. A quelques encablures, dans la salle de réunion, d'autres ouvriers s'assemblent [...]

 

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

 

 

Une information concernant ITER :

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 00:31

 

En mémoire : ANDREI SERAFIMOVICH KUKUSHKIN (1946-2022)

Richard Pitts, chef de la section Expériences et opération plasma L'organisation ITER se souvient d'Andrei Serafimovich Kukushkin.

 

Au milieu de la saison des fêtes, l'organisation ITER a appris avec une profonde tristesse le décès du Dr Andrei Serafimovich Kukushkin, ancien membre du personnel de la division scientifique d'ITER et contributeur majeur à la conception physique de l'un des composants les plus importants du tokamak ITER. , le divertor . En fait, il ne serait pas exagéré de désigner notre cher collègue comme le père de la base de physique du divertor d'ITER telle que nous la connaissons aujourd'hui.

 

Après un combat courageux contre le cancer du pancréas tout au long de la dernière partie de 2022, un combat qui a caractérisé son attitude dans la vie, Andrei est décédé le 24 décembre à Moscou, la ville où il est né le 11 décembre 1946 et dans laquelle il est retourné après sa retraite. de l'organisation ITER. Sa famille a déménagé peu après sa naissance dans la ville d'Ivanovo, à environ 300 km au nord-est de Moscou, où il a fréquenté l'école avant de retourner à Moscou pour terminer ses études au prestigieux Kolmogorov Internat, un lycée spécialisé pour les enfants surdoués en mathématiques de toute la Russie. Il a ensuite été admis à la non moins illustre Université d'État Lomonossov de Moscou pour des études supérieures. De là a suivi un emploi à l'Institut Kurchatov où, dans les années 1980, il a commencé sa première incursion dans le domaine de la physique des limites de plasma tokamak,

 

Impliqué dans la contribution de l'Union soviétique à l'International Tokamak Reactor (INTOR), Andrei fait partie de la toute première coopération internationale sur la fusion nucléaire qui débute en 1978, alors constituée de seulement quatre partenaires (la Communauté européenne de l'énergie atomique, le Japon, l'URSS et les États-Unis). ). Il est ensuite devenu membre de l'équipe de physique de l'URSS qui a poursuivi les travaux sur la conception d'une expérience internationale de fusion, baptisée ITER en 1987, et a effectué des visites périodiques à Garching, en Allemagne, où les activités de conception étaient en cours. Après l'achèvement de ces études d'ingénierie conceptuelle, Andrei a déménagé de façon permanente à Garching au début de 1993 pour rejoindre l'une des trois équipes centrales conjointes responsables de l'activité de conception technique d'ITER, menée sous les auspices de l'AIEA. Une fois l'accord formel pour la construction d'ITER signé en novembre 2006, .......

 

........ SUITE SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/EN_MEMOIRE_ANDREI_SERAFIMOVICH_KUKUSHKIN_1946-2022.pdf

 

Sur le site d’ITER en anglais :

https://www.iter.org/newsline/-/3829?utm_campaign=whatsnew_weekly&utm_medium=email&utm_source=09%20Jan%202023&utm_content=featured

 

 

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 19:19

 

RÉPONSE à I. ,

 

Je ne voterai pas le texte alternatif, à mon sens désolant de moralisme et d’absence d’analyse de la crise systémique, et plus, tout en respectant tout humain et toute conviction non partagée.

Je voterai celui du CN, et qui sera voté, je l'espère, et ne sera pas sauf grave accident de parcours, toujours possible mais à éviter, un compromis à la Gotha.

 

Certes tes justes questions tiennent peu ou insuffisamment de place, malgré les efforts de synthèse dialectique de rédacteurs de qualité, dans le projet de base de congrès, et ce peu de place est dispersé, pas de visibilité globale, synthétique, suffisante.

Il conserve cependant les orientations essentielles du dernier congrès pour les faire avancer.

 

Il est important de poser tes questions.

 

Mais la réponse tiendra dans l'évènement qu'est la crise et son développement.

L'invention s'y fabrique et un Parti aussi, faits d'humains en apprentissage.

 

"L'humanité entre dans son adolescence", voir mon recueil (2019) de ce nom dans ce blog cité par Yves Schwartz dans « Ergologie, Travail et Politique » (2021).

 

La conscience nécessaire à la révolution n'est cependant une fatalité positive....

Je veux dire que ça ne vient ni tout seul ni automatiquement.

Je pose ces questions, concrètement, militant de base et un peu plus, dans des réunions de base aussi, de camarades hommes et femmes ; Mais surtout femmes, et quelques jeunes, qui sont d'autre part actives, actifs, au quotidien des luttes.

 

Des lueurs se manifestent et les miennes aussi. EFFORT COLLECTIF ! Mais on est encore loin du compte.

 

Comme dans l’ancien régime finissant, les pouvoirs politiques, économiques, militaires et institutionnels, nationaux et mondiaux, mondiaux et nationaux, c’est-à-dire leurs hommes et leur pyramide dominante et au-delà des pouvoirs, la société en rapports  dialectiques, réciproques dans le niveau ici et maintenant des développements objectifs et subjectifs des forces productives, ne réussissent pas à voir, comprendre, saisir le mouvement de complexification social et « sociétal », économique, anthroponomique et ergologique, dans leur unité féconde de contradiction et d’identité : retard "naturel" sur la réalité : mais trop d'écart historique ?

 

  • Et qu’il n’est plus question de remèdes sociaux ponctuels, circonscrits à une question isolée du processus général de la société, mais de remèdes synthétiques qualitativement transformateurs, générationnels et radicaux, à la crise systémique.

 

  • Passer à côté de l’analyse de l’école économique néo-marxiste de régulation systémique et ses propositions de solution globale intriquant toutes les solutions particulières, c’est agir contre le développement d’une conscience révolutionnaire indispensable, incontournable pour la poursuite du processus social en santé suffisante.

 

Pierrot  Assante. 09/01/2023 19:03:57.

 

 

 

 

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 16:40
Paul BOCCARA

 

 

 

Économie & Politique

 

 

 

Économie & Politique est la revue marxiste d’économie du Parti communiste français depuis 1954.

 

Depuis sa création, elle a joué un rôle très important dans l’élaboration par le PCF d’analyses et de propositions révolutionnaires, avec la nécessaire autonomie que doit comporter le travail d’élaboration. Elle a été un creuset où se sont développées, dans le débat, des analyses de la réalité du capitalisme auquel nous sommes confrontés, la théorie du CME, celle de sa crise, l’intervention dans la gestion des entreprises avec de nouveaux critères, jusqu’à s’appuyer sur la théorie néomarxiste de l’école de la régulation systémique fondée par Paul Boccara. Son originalité, aujourd’hui comme hier, est de lier en permanence recherches théoriques et plein engagement dans les luttes politiques et sociales.

 

À ce titre, Économie&Politique bénéficie des contributions de plus de 400 chercheuses et chercheurs, syndicalistes, responsables politiques, beaucoup étant tout cela à la fois.

 

LE SITE D'ECONOMIE ET POLITIQUE : 

https://www.economie-et-politique.org/

 

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

 

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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 06:32

 

Ce texte de juin 2006 a été publié alors sur le site d’ "Espaces Marx", à l’initiative de Karine Gantin qui y travaillait en responsabilité, à laquelle j’adresse mes amitiés.

Je ne retrouve plus aujourd’hui, apparemment, la trace de ce texte dans ce site.

07/01/2023 05:22:22.

 

Travailler à s’opposer

 aux effets du libéralisme mondialisé

est une tâche relativement claire.

Construire une alternative l’est moins.

 

Hominisation et

Humanisation

 

Matriarcat et Patriarcat

 

 

Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des sentiers moins fréquentés, se dispersent.

 

Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant.

 

1 On peut considérer l’hominisation comme un processus achevé par l’établissement des caractéristiques générales de l’espèce. Ou au contraire considérer ce processus comme ininterrompu, contredisant ainsi la vision dichotomique qui affirme qu’une fois le processus biologique accompli, la transformation se déplace au niveau de l’organisation sociale. Ces vérités dogmatisées évitent de se poser d’autres questions. Par exemple celle-ci : comment peut se traduire le processus de coopération entre individus de l’espèce en passant d’une communauté restreinte à une communauté mondiale. Quelles sont les caractéristiques biologiques de l’espèce et en quoi ces caractéristiques mouvantes mais pas sans bases nous posent la résolution de la coopération dans le cadre d’une communauté nation puis d’une communauté mondialisée. Le danger du racisme nous a fait fuir ces questions, et ces questions sont effectivement un terrain glissant où le racisme peut s’infiltrer et se développer rapidement. Mais corps et cerveau font un tout. Les révélations de l’ordre de la science peuvent nous faire représenter plus grands que nous ne sommes, et que le découvreur, l’inventeur n’est. Ainsi se fabriquent les dieux. Ainsi combattre les dieux sombre dans les prés carrés. Pourquoi les avatars de l’ethnie, de la nation, considérées comme un progrès de l’organisation humaine, mais avec les conséquences que l’on sait ne nous interrogent-ils pas plus sur cette question des conditions de la coopération pour l’espèce ? La constitution du patriarcat, par exemple nous pose la même question. Hormis de donner une réponse mécaniste et déterministe, il y a à la fois à comprendre les effets d’une voie empruntée dont les traces ne peuvent être effacées, et en quoi cette voie peut être dépassée. Le bon vouloir, la bonne volonté, la bonne conscience étant un élément nécessaire mais non suffisant.

 

2 Le processus. Il est courant de constater l’étonnement des humains devant la complexité d’un objet, particulièrement d’un objet humain. Certainement cet étonnement est légitime. Cependant il est pondéré si l’on considère chaque geste humain, « physique et pensée », comme la suite d’un processus commencé il y a bien longtemps après d’innombrable générations animales et humaines. Ce n’est pas que chaque fois que nous commettons un geste nous ressortons des ventres de nos mères, croissons et mûrissons. Mais il y a cette naissance, cette croissance et ce mûrissement inscrits dans notre geste nouveau. Mais ce geste nouveau n’est pas pré-déterminé, il est aléatoire et pour cette raison EST un choix, un choix étant lui-même un geste aléatoire et une bifurcation où intervient une volonté collective et individuelle liées. C’est bien là à la fois l’illustration des concepts de processus et de déterminisme. Depuis des millénaire l’humain se heurte à cette idée de déterminisme, l’accepte et le refuse en même temps en s’apercevant qu’il ne peut échapper à l’anankè et pourtant que ce qu’il décide peut influencer le cours des choses. Voir Prigogine, l’espace temps, sa flèche, et ses bifurcations aléatoires et Arnaud Spire par la même occasion (Que je ne peux pourtant pas suivre dans sa critique-refus telle quelle de la « Dialectique de la nature » de Engels).

 

3 Le « processus du père ». L’accumulation primitive du village agricole en première instance puis de la cité-état donne la possibilité de concentrer et de spécialiser le travail artisanal au service de l’accumulation et de la propriété privées. A travers cette spécialisation qui demande ces moyens, la femme perd l’usage des « techniques de pointes » dans leur quotidienneté, techniques dont sont issues les « concepts de pointe » qui nourrissent en retour les techniques et la production symbolique (double anticipation). Elle les perd au profit des techniques acquises quotidiennes. On peut penser que les femmes, moins mobiles de par leurs fonctions maternelles dans la communauté primitive, maîtrisent plus que les hommes et la conceptualisation des techniques de fabrication des objets et la conceptualisation abstraite qui en découle, et la création et l’usage des techniques. Dans la mesure où les techniques réclament plus de moyens, la concentration de ces moyens par l’accumulation primitive privée va donner un essor à leur complexification et le pouvoir à ceux qui vont la « financer ». La propriété privée va trouver à la fois sa justification, son efficacité et sa domination,  et l’aliénation qui en découle. Particulièrement en ce qui concerne la femme. L’artisanat « de pointe » va se masculiniser. Les œuvres qui en découlent aussi. Ainsi la production symbolique va devenir un interdit masculin, que la femme brisera quelquefois (on ne peut interdire la conceptualisation à l’humain, le travail des opératrices -et opérateurs- des chaînes taylorisées le prouve), contournera toujours. Elle subira et subit encore cet interdit, malgré sa récente, réelle mais relative indépendance économique difficilement acquise et pas partout dans le monde et dans tous les milieux. Ainsi se construit et se perpétue « le processus du père » qui va se combiner et fusionner avec le pouvoir central qui devient abstrait parce qu’éloigné et intouchable. A tel point que dans la vision féminine elle-même, le modèle de producteur de symbolique reste majoritairement le père. S’ajoute ou s’imbrique à cela le rôle du complexe d’Œdipe. La domination paternelle sociale (et de violence organisée) y trouve un allié psychologique (qui se retourne ensuite aussi contre l’homme mâle), et vient percuter violemment la fusion originale maternelle (et de douceur) et le rôle séparateur global de la société La division des domaines d’activité atteste la prégnance de cette division en matière de conceptualisation. Il est très intéressant d’observer à quel point l’art culinaire a développé ses propres symbolisations et concepts, les gestes et les résultantes qui y sont attachés, à la fois positivement et négativement.

 

4 Ainsi, comprendre l’activité humaine devient le centre du processus. La vision de l’humain sur son activité est centrale. Elle est un retour aux sources de l’activité humaine. De la vision micro à la vision macro de cette activité, il y a toute la construction, le processus historique de l’activité que nous voulons poursuivre. Il ne s’agit pas de l’histoire limitée de l’antiquité à nos jours, mais de toute l’histoire humaine, depuis le début du processus d’humanisation et même des conditions qui l’ont précédé. L’activité comme moyen de subvenir à ses besoins, comme organisation de l’activité permettant de subvenir à ses besoins, comme orientation de l’activité en fonction du développement et de la transformation des besoins. Et là lorsqu’on parle d’orientation, on touche le fond de nos motivations militantes, et des choix autoritaires découlant du capitalisme, du stalinisme ou du nazisme. Ou au contraire de la volonté montante d’un développement de la communauté humaine par le développement de l’individu. Mais se pose et se posera toujours la question de la santé de l’espèce donc de la santé de l’activité, donc de la santé du projet, donc de la santé du concept, avec les dérives autoritaires de la conceptualisation (voir aussi Yves Schwartz et le travail de L’APST). C’est un danger qui est inhérent à l’espèce humaine et donc qui demande une attention infinie.

 

5 L’inégalité devant la conceptualisation. C’est ce que développe clairement Karine Gantin (site Espaces Marx) partant du nécessaire dépassement du patriarcat. Et c’est le fond du processus permanent d’humanisation. Cela ne se pose pas en matière d’uniformité mais de diversité de groupes humains et d’individu humain, donc aucune égalité d’ordre mathématique encore communautairement utilisée. Le droit à la conceptualisation passe en premier lieu par le droit au travail : ne pas imposer à l’humain ce que doit être son activité centrale, ce qu’il doit produire pour subvenir à ses besoins, comment il doit le produire, considérant la production non seulement comme celles des objets tangibles produits pour et par la vie humaine, mais toute l’activité qui entre dans la production. Activité contrainte et temps dit libre étant une seule et même activité humaine diversifiée où les activités s’entrecroisent, se complètent et s’opposent. Travailler c’est penser disent les ergologues. C’est dans l’objet produit et la conscience de l’objet comme relation entre humains, comme dit le matérialisme dialectique,  que le communisme prend forme, et transforme la solidarité objective en solidarité totale, subjective ; en se méfiant de ce mot, subjectif, qui peut faire penser qu’il n’y a pas d’objectif dans le subjectif et le contraire, comme dit un spiritualisme non dichotomique. Nous sommes passés d’une vision économiste du travail, conséquence des conditions de lutte face au patronat, à une dispersion incohérente de notre vision de l’activité humaine. La question de LA CITÉ, de la multiplicité, diversité, organisation et imbrication de ses activités est un lieu réel et un lieu conceptuel de cette réflexion. Elle s’oppose pour la dépasser à la vision patriarcale de l’agriculteur-accumulateur privé. Mais LA CITÉ elle-même est dépassable. A conditions de considérer l’humain dans son tout « biologico-culturel ». L’égalité de droit devant le concept, c'est la société qui donne les moyens de compenser les contraintes naturelles et sociales par l’organisation de la solidarité collective, c’est le droit pour tous d’aspirer à choisir et à pouvoir pratiquer les activités de son choix. L’égalité devant la conceptualisation, pour la femme, ce que l’on peut nommer aussi devant la production symbolique, c’est ce pouvoir de choix. Pouvoir en tant que rapport social non dominant, c'est-à-dire en tant que faire ensemble, en commun. L’anthropologie, c’est sans doute le ressort premier du marxisme. Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. La boucle est bouclée.

 

6 Le processus est lien.  Seule la bourgeoisie a voulu le rompre, dans son illusion et certitude de créer de rien et de par soi. Le pharaon en aucun cas ne prétendait à la rupture, mais au contraire à l’incarnation de ce lien, de l’origine humaine et à travers les générations passées et à venir. L’imitation de la bourgeoisie par la petite bourgeoisie et sa contamination à la communauté entière est une question fondamentale pour le devenir de l’humain. Les Bagaudes de nos jours, de notre temps-ci en sont elles-mêmes imprégnées. Les voitures qui brûlent sont les nouvelles Bagaudes. « Nous en sommes les responsables » disait Salvien de Marseille. Là où elles brûlent moins c’est qu’il y a auto-contrôle communautaire. Et ne cherchons pas à étiqueter les communautés. Le cas de Marseille est relativement particulier, mais jusqu’à quand ? Marseille est violente, pourtant, à peu près au moment où ailleurs les banlieues flambaient, c’est le mouvement social des marins et des traminots et d’autres, qui exprimait la révolte phocéenne. Il y a déjà dans le passé récent de la ville des illustrations intéressantes. Le, les noyaux millénaires de maintenances des rapports sociaux, de la « loi », au sens biblique comme au sens de la Cité, ont traversé les millénaires d’immigration qui ont sans cesse agi autour, à la périphérie de ce noyau pour le dénormaliser, le renormaliser, sans jamais le détruire. C’est cela le lien. La création d’entreprises autogérées à la Libération, les Mutuelles, les Centres de Médecine de Groupe anticipateurs et tant d’autres exemples en contradiction avec les pouvoirs centraux, qu’ils soient d’État, de Parti, de Syndicat ou Associatif en général, montrent ce rôle de lien-maintenance-création. Loi et « foi », règles de vie, contestation de la règle, dépassement de la règle, contrainte et conviction,  fonctionnent de pair. Le lien du père au strict sens individuel de même. Il domine symboliquement et concrètement de lien de la mère, qui s’il ne peut être effacé, est nié, mutilé. C’est toute la conséquence du rapport social dominant. Cette mutilation du lien induit un équilibre forcé, une maladie du mouvement dans sa totalité, et non une maladie périphérique, ordinaire de tout organisme et de toute société. C’est pourquoi le juste concept de « dépassement du patriarcat » de Karine Gantin répond bien au besoin du lien, du processus. Il suppose non la destruction du lien mais son maintien débarrassé de la domination. Le lien humain de société, c’est le principe de « résurrection ». C’est aussi l’idéalisme dépassé. Les seules vraies ruptures sont les ruptures négatives. Elles sont l’effet des catastrophes naturelles et sociales. Les inquisiteurs sont partout et les saints partout. Ne donnons pas l’exclusivité du lien ou de sa destruction à un groupe ou à une pensée. Nous possédons bien un cerveau et un corps qui ne se passent pas l’un de l’autre, c’est le même corps dans son unité, comme c’est la même société. Nos envies, nos passions, nos déceptions et nos exaltations en font partie, et personne n’y renoncera sauf à renoncer à la vie. La mesure et l’expérience sont aussi de ce lien. L’amour d’abord, crée le lien et le perpétue. Evidente, démocratique et merveilleuse banalité.

 

7 Institution, idéal, domination. Dans le même temps où l’inquisition sévissait, Francesco pratiquait la douceur. Comment imaginer, dans une société de domination instituée et de violence au service de cette domination, un idéal qui ne soit pas corrompu par cette violence et cette domination ? Il faut que notre envie de vivre soit démesurée, mais il faut aussi une grande modestie dans nos choix. Cette modestie ne peut que servir notre conviction, notre sens critique vis-à-vis d’elle. Jaurès écrivait en 1898 : « Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social. Le christianisme avait été préparé, en son fond métaphysique et moral, par tout le développement de la pensée antique ; mais il a fallu la grande crise de l’Empire Romain, la souffrance du monde vaincu, la révolte intérieure des humbles écrasés par toutes les forces extérieures, pour que la pensée des mystiques et des philosophes s’incorporât à l’humanité. La révolution de 1789 a suscité des velléités religieuses, mais puériles et vaines. Car quoiqu’elle fût, elle aussi, à la rencontre d’un grand mouvement de pensée, la pensée du XVIII° siècle, et d’un grand mouvement social, l’avènement de la bourgeoisie, elle était trop discordante, trop chaotique et trop troublée pour donner à l’humanité un sens nouveau de l’unité du monde. Tout était incomplet en elle et incertain, le mouvement social comme le mouvement de pensée. La classe révolutionnaire qui arrivait au pouvoir portait en elle contradiction et discorde : car elle proclamait le droit humain, et confisquait au profit d’une oligarchie la révolution resserrée. Et elle voyait remuer au-dessus d’elle un prolétariat dont la voix confuse bégayait déjà un mot d’ordre nouveau. Comment cette révolution incomplète et agitée, qui dès la première heure sentait tressaillir en elle la menace d’une révolution nouvelle, aurait-elle pu interroger, au nom de l’humanité, le mystère du monde ? La science même, malgré d’admirables découvertes et de prodigieuses inventions, n’avait pas dégagé encore cette loi supérieure d’évolution qui rattache le mouvement humain au mouvement universel et qui sollicite la pensée à de magnifiques espérances. Demain, au contraire, l’humanité affranchie par le socialisme et réconciliée avec elle-même prendra conscience en sa vivante unité de l’unité du monde, et interprétant à la lumière de sa victoire l’obscure évolution des forces, des formes, des êtres, elle pourra entrevoir, comme en un grand rêve commun de toutes ses énergies pensantes, l’organisation progressive de l’univers, l’élargissement indéfini de la conscience et le triomphe de l’esprit….. ». Cette vision de la rencontre d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social ne peut-elle pas inspirer notre action d’aujourd’hui, à une petite distance d’un peu plus d’un siècle de la réflexion de Jaurès ? Son « grand système religieux », il ne le conçoit pas, la suite du texte l’indique, au sens étroit du terme, celui que l’on donne aux chapelles et aux superstitions. Il s’agit pour lui d’un mouvement qui fixe à l’humain un but, un idéal lui-même en mouvement, mais à mettre en œuvre dans la vie, un devenir déjà présent dans l’action quotidienne. « Le courage c’est d’être tout ensemble et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe » (encore Jaurès).

 

8 Petites conclusions. Notre conscience a repéré des points de repère-bifurcations propres au développement de l’espèce humaine, de l’individu dans l’espèce ; de l’espèce en mouvement, et de l’individu dans le mouvement et qui de par ce mouvement ne sont donc jamais les mêmes ; de l’espèce,  de l’individu dans leurs continuitéS aussi, relative et générationnelle. Ces repères, nous en avons besoin. Il y a le repère du galet aménagé, le « premier » outil vraiment humain. Le deuxième repère du néolithique, de l’agriculture est fondamental dans la bifurcation accumulation privée, domination, patriarcat. Nous avons la preuve que les premières communautés agricoles constituant villages et embryons de villes ne pratiquaient ni la hiérarchie sociale ni la hiérarchie sexiste. N’introduisons pas de conceptions déterministes en fonction de ces voies, de ces bifurcations, mais usons de la connaissance de ces repères pour influer sur notre devenir. La troisième grande bifurcation-repère est très récente, c’est celle de la manufacture et de la fabrique. La production-accumulation privée s’affranchit a) de la force motrice biologique, b) de l’adresse individuelle, particulière du producteur, c) de l’intelligence participative du producteur. Elles sont « remplacées », ou du moins dominées par la machine motrice, l’automatisation de la machine, la division entre exécutants et concepteurs (ingénieurs de production, secteur « intellectuel » de la fabrique). Toute la société est imprégnée de ce modèle dont la poussée révolutionnaire sur les forces productives est en déclin, extinction, et dont les contradictions demandent dépassement. Ce sont les conditions dites matérielles de vie qui déterminent la conscience. Mais, répétons-le, il y a autonomie  (à la fois infinie et relative !), des idées et des sentiments par rapports aux conditions qui les ont créés et sur lesquelles elles agissent (choix humains). La société d’un moment ne peut donc se résumer à ce moment. Nous l’avons déjà dit elle contient les traces, les résidus et les permanences. On a reproché à Marx l’usage du terme « essence », terme jugé « religieux ». Par exemple, « l’essence humaine c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Marx n’accorde pas une valeur mythique ni aux mots ni à ses propos, mais une valeur d’usage. L’essence des choses, c’est l’effort de représentation qui contredit l’apparence trompeuse des choses et les mensonges idéologiques appliqués aux choses. On peut dire qu’il y a un quatrième repère-représentation : les manuscrits de Marx de 1844. C’est le témoin d’une conscience de l’humain sur lui-même, débarrassée de la dichotomie corps-pensée en vigueur et codifiée depuis l’antiquité, particulièrement depuis la cité-état. A partir de cette nouvelle vision peut se développer une autre vision sur l’ensemble de l’activité humaine et son devenir ; et un cinquième point, l’étude micro et macro de l’activité humaine. C’est ce que fait Marx dans « le Capital ». Ce qu’il nous faut faire avec la mondialisation informationnelle, quatrième bifurcation « technique » accompagnée des prémisses de la nano-manipulation physique et biologique. De ce fruit, que naîtra-t-il ?

Pierre Assante, Marseille, juin 2006.

 

 

Bibliographie sommaire mais essentielle de ces repères.

« Au néolithique, les premiers paysans du monde » Catherine Louboutin.

« Le Capital, Livre premier, tome II, chapitres XIV et XV » Karl Marx. « Manuscrits de 1844 » Karl Marx.

« Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine » ouvrage pluridisciplinaire sous la direction de Yves Schwartz et Louis Durrive.

 

 

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 09:43

 

 

« RELIGION DE LA MATÉRIALITÉ»

 

La logique

[ En référence à cette autre logique,

la dialectique,

qui inclut la logique et y adjoint en unité la contradiction]

est l’argent de l’esprit. Marx.

 

La « religion de la matérialité » ne procède pas de l’athéisme et encore moins du matérialisme dialectique qui, lui, n’est qu’une « simple » observation la plus globale possible -sans ignorer l’énigmatique-, liée à la pluridisciplinarité scientifique, synthétique, esthétique, éthique.

 

La « religion de la matérialité », réelle, concrète,  objective et subjective dans notre société, ici et maintenant -et destructrice des avancées humaines-, procède d’un matérialisme mécaniste lié à la religion de l’argent et in fine, du capital et de son système, de l’accumulation financière qui exclut toute autre priorité que la sienne, et s’exprime ici et maintenant dans le critère-dogme d’entreprise, d’Etat et mondial P/C (Profit/Capital).

 

Je lis d’un cher ami poète cette formule dans une préface : « religion de la matérialité » ; ne précisant pas son point de vue plus personnel et plus global, au-delà d’une référence à une situation particulière. Je l’ai fait donc pour ma part ci-dessus, car peut-être mieux vaut dire que non-dire.

 

En précisant ce que « religion de la matérialité » est objectivement et subjectivement et en quoi elle procède pour moi dont le matérialisme n'est ni mécaniste, ni déterministe, mais causal et aléatoire, avec son immense part d'énigmatique. Un idéalisme intelligent vaut bien mieux qu'un matérialisme dogmatique et stupide.

 

Pierre Assante. 07/01/2023 09:22:34.

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 08:02

 

 

NATURE DE LA VALEUR D’USAGE ET LUTTES OUVRIERES.

Contradictions antagoniques de l’homme producteur dans le capitalisme.

Tâche du moment et tâche du siècle.

 

Dans la croissance du surproduit se produit une transformation quantitative puis qualitative (plus et moins) de la nature de la Valeur d’Usage.

 

La qualité et la nature de la valeur d’usage est liée à la qualité et la nature du mode de production et d’échange.

 

La croissance du surproduit que permet la possibilité exponentielle en productivité entre (entrer) en contradiction avec l’inégalité de croissance qualitative’-plus.

Il s’agit de possibilité et non de mise en œuvre systémique liée à la transformation des moyens de production, automatisation et numérisation en unité et de la contradiction entre cette transformation et la stagnation et recul civilisationnels que contient la contradiction antagonique du cycle A-M-A’.

 

La crise du travail, de l’achat de la force de travail, matérielle et morale, en sont, en unité.

 

L’accumulation-suraccumulation quantitative dans le cycle A-M-A’ (Argent capital- Marchandise Capital-Argent’ plus Capital) tend, dans la croissance du capital financier, mais pas seulement, non pas à supprimer, mais à « effacer » l’élément M alors que l’élément M est en surcroissance : contradiction dans la contradiction.

La qualité + (plus) de l’élément M tient à la transformation de la nature de M. Les inégalités et les incohérences croissantes de croissance de M -et de sa qualité. Elles sont propres à un système dont le développement est basé sur la croissance de A et non sur la qualité de M.

 

Il en est de même du capital mort. Qualité de CC (Capital Constant), de CV (Capital Variable), dans la contradiction antagonique Produit/Plus Value, Produit/Profit.

« L’écart » entre la loi du TTMSN (Temps de travail social moyen nécessaire dans la production d’une marchandise) et Valeur et Prix souligné par des économiste chinois grandit alors que le « principe » se rigidifie, en contradiction systémique, propre au système, propre de la contradiction du système.

 

C’est en cela que réside la crise de qualité de la valeur d’usage liée à la valeur d’échange marchand, la Valeur en système capitaliste en rapport avec la valeur sans dimension qui réside dans l’usage. L’analyse du fétichisme de la marchandise décrite par Marx n’a plus été développée : c’est un signe d’économicisme que développe le système et qui imbibe inconsciemment l’homme, sa production, ses échanges matériels et moraux ; et de temps en temps, quelquefois consciemment, partiellement et partialement.

 

En ce sens, l’unité civilisation-mode de production est en perte de cohérence. Perte de cohérence production-échange-consommation-production et l’ensemble des activités intriquées dans ce cycle, particulièrement de recherche fondamentale et appliquée et leur déficit de synthèse.

 

Et l’étude civilisation-économie, dissociées, est de même en perte de cohérence, ce qui ne peut que se répercuter sur la cohérence des luttes ouvrières susceptibles de remettre en cause et de transformer le mode de production et d’échange.

 

La baisse tendancielle du taux de profit du capital ne concerne pas que le capital, elle procède en unité sur le plan civilisationnel, c’est à dire sur la cohérence aussi du mode de pensée comme de la qualité de cette unité.

 

Il est extrêmement difficile de résister à l’économicisme. Et moins l’analyse marxiste de l’économie et de la théorie de la régulation systémique est pratiquée, plus l’économicisme se développe et relègue au placard de fait la cohérence de la pensée et l’action économique, jusqu’à l’ignorer, ce que font, entre autres, et à mon sens, les "128". Ignorer l’économie (et la production et les rapports de forces nationaux et mondiaux économiques et productifs/producteurs) est le comble de l’économicisme qui s'ignore lui-même.

 

Si le parti (PCF et influence ouvrière dans les classes sociales) peut trouver une cohérence, il doit la chercher dans la remise en question et la remise en place évidente de la production dans son action-réflexion, particulièrement au cœur du congrès, et partant de là du lien entre analyse d'économie marxiste de régulation systémique ( voir Revue "Economie et Politique") et anthroponomie et pas seulement anthroponomie, mais aussi ergologie et contact pluridisciplinaire général et analyse globale synthétique.

 

Tâche du moment et tâche du siècle.

 

Pierre Assante. 05/01/2023 07:23:40.

 

P.S. Qui a envie de discuter de ça parmi nous ? Dixi et salvavi animam meam.

 

 

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5 janvier 2023 4 05 /01 /janvier /2023 06:39

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

Re-édition du 25 septembre 2017.

 

AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT QUE NOUS APPELONS JUSTEMENT MATERIEL ET QUI EST LE DEVELOPPEMENT TOUT COURT  DANS  SES MOUVEMENTS PHYSIQUES ET PSYCHIQUES.


Je crois qu’aucun schéma ne peut représenter l’unité d’un système, encore moins un « système de systèmes » que nous imaginons à partir de nos observations partielles, ses différentes « structures » et les mouvements qui constituent le système.

 

Pourtant les schémas sont nécessaires. Il n’est dans les capacités humaines que d’observer des « fragments » du mouvement.

Un organe d’un système, d’un corps animal ou social ou chimique et les trois à la fois dans la constitution globale de l’infinité universelle, n’est qu’une apparence de fragment, un point choisi du mouvement  qui n’est pas fragmentable.

 

Le fait même de séparer théoriquement un fragment de mouvement du mouvement global est une vision erronée de l’unité de la matière et de son mouvement.

L’unité des contraires hégélienne est un concept juste et opérationnel reflétant le réel mais reste, dans le développement théorique concret, une vision encore assez éloignée  de l’unité systémique réelle. Contradictoirement, c’est ça l’important encore aujourd’hui pour notre compréhension pratique. Il en sera peut-être différemment demain, ce qui serait un progrès qualitatif de l’humanité. Nous verrons, et les générations futures verront bien. L’espoir existentiel c’est cela aussi.

 

Le communisme est un communisme esthétisant et non éthique et esthétique,  s’il n’est pas le reflet du rassemblement à venir de l’unité du système global. La dichotomie philosophique et la dichotomie politique vont de pair dans le trivial de la politique qui en fait une politique politicienne. Une politique de programme transformateur et de rassemblement sur un programme transformateur est tributaire d’une philosophie unificatrice ou pas.

 

Le reflet de la matière qui nous  parvient, nous ne pourrions pas l’utiliser  opérationnellement pour la transformation de cette matière à notre usage, dans son unité, pour sa vie et son développement, non en mouvement particulier, mais constitutif de l’ensemble que nous co-constituons, et sans cette dichotomie que nous effectuons, à notre niveau de développement.

 

L’usage de soi par soi et l’usage de soi par les autres n’est que le reflet, dans le domaine du travail, de la dichotomie opérationnelle que nous faisons dans le cadre d’une société de classe. La contradiction fructueuse entre l’individu et son espèce, la personne et sa société,  n’est fructueuse que parce qu’elle tend à dépasser la société de classe -comme autrefois la société tribale- qui contient à la fois ses limites et le dépassement possible de ses limites. Un état présent n’est pas un état futur possible mais le contient, en ce sens il n’est pas de transformation en santé sans lutte, sans actions contraires.

 

Nous n’avons même pas le vocabulaire pour exprimer la matière, son mouvement, son unité, pas plus que le grecs antiques n’avaient un mot abstrait équivalent à « travail » pour exprimer les éléments constitutifs du travail concret, et si nous avons mieux aujourd’hui, nous n’avons guère mieux.

 

Lorsque Marx qualifie l’homme, l’humanité, de conscience de la nature sur elle-même, il ne fait que donner une formule éloquente, nécessaire et vraie à cette unité.

 

Pierrot, lundi 25 septembre 2017.

 

Ce schéma se voudrait une synthèse inspirée de l'économie, de l'ergologie et d'une pluridisciplinarité scientifique synthétique et non structuraliste.

Et ce n'est qu'un schéma, forme mentale restreinte, limitée de l'observation partielle et partiale d'un réel du temps-espace proche; donc réduit alors qu'irréductible, et déformé : bien qu'un cerveau, un corps-soi social contienne un univers.

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4 janvier 2023 3 04 /01 /janvier /2023 07:43

 

rETRAITES :

Une réorientation des investissements en faveur de l’emploi et des salaires permettrait de financer l’avancement de l’âge de départ.

 

 

DENIS DURAND

Économiste et membre du PCF

 

Deux tiers de nos concitoyens sont opposés à la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron. Cependant, ils sont au moins aussi nombreux à penser qu’il est impossible de faire autrement. De fait, il est peu réaliste de croire que notre système de retraite pourrait se maintenir en l’état dans une société rongée par le chômage et les mauvais emplois, appauvrie par l’inflation et par l’obsession patronale de la « baisse du coût du travail », disloquée par la casse des services publics, ballottée par la crise de la mondialisation capitaliste. Être réaliste, c’est agir pour être en état de mettre fin à l’enchaînement infernal des réformes successives qui, depuis trente ans, viennent chaque fois dégrader davantage les droits des assurés sociaux et, désormais, le niveau de vie des retraités.

 

FAIRE PRÉVALOIR DE NOUVEAUX CRITÈRES DE GESTION DANS LES ENTREPRISES, CONTRE L’OBSESSION DE LA RENTABILITÉ.

 

Pour rendre durablement viable un système de retraite fidèle à ses principes fondateurs, autorisant le départ à 60 ans avec 75 % du dernier salaire, etc., il faut des moyens financiers : au moins 100 milliards d’euros par an en plus, 4 % du PIB. Où les trouver ? Tout de suite, un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises rapporterait 40 milliards ; ce ne serait qu’une mesure de court terme, puisque les entreprises seraient ainsi incitées à diminuer leurs placements financiers pour réduire le rendement de ce prélèvement. Mais cela donnerait le temps d’amorcer des changements plus fondamentaux dans la gestion des entreprises pour placer le financement de la Sécurité sociale sur des bases saines : la création d’emplois, un accès démultiplié de toutes et tous à la formation pour une nouvelle efficacité économique, sociale et écologique. Y concourrait l’exercice, par les salariés, de nouveaux pouvoirs pour faire prévaloir de nouveaux critères de gestion dans les entreprises, contre l’obsession de la rentabilité capitaliste. Y concourraient également des leviers agissant sur le comportement des entreprises. En particulier dans le cadre d’un relèvement des cotisations sociales patronales, celles-ci seraient modulées à la hausse pour les entreprises dont la masse salariale croîtrait moins vite que la moyenne de leur branche. Une modulation de l’impôt sur les sociétés, la création d’un pôle financier public agissant pour changer les critères des crédits bancaires agiraient dans le même sens.

 

Au bout de cinq ans, cette nouvelle logique pourrait engendrer 5 millions d’emplois nouveaux, plus de 300 milliards de salaires en plus, et 260 milliards de cotisations sociales supplémentaires : assez pour procurer à toutes et à tous une bonne retraite, tout en réparant le système de santé.

 

On comprend bien que cela ne peut réussir qu’à l’issue d’un affrontement avec le capital, jusque sur le lieu même de son pouvoir : l’entreprise. L’illusion serait de croire qu’on puisse s’en passer. Le bras de fer commence maintenant, avec le développement d’une puissante mobilisation pour mettre en avant, contre la réforme Macron, l’alternative d’une bonne retraite, possible, efficace.

 

Denis Durand. L'humanité, 4 janvier 2023.

 

 

Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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3 janvier 2023 2 03 /01 /janvier /2023 14:29
CLIQUER CI-DESSUS

Une brochure de formation de 2011

que les années passées depuis confirment !

Et que les récents articles d'Economie et Politique poursuivent.

https://www.economie-et-politique.org/wp-content/uploads/2020/05/cours_yd_capitalisme_2_0.pdf

 

 

 Voir aussi le dernier RECUEIL de 2022 du blogueur "IN-QUIETUDE ou DEMARXISATION et REMARXISATION. DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE OU RESUME DU RESUME" :

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 07:15
Photo prise lors de la rencontre internationale d'ECO&PO et du PCF.

 

LA CRISE DU COVID19 A-T-ELLE CALME OU AGGRAVE LA CRISE DE SURACCUMULATION-DEVALORISATION DES CAPITAUX ? ET AUJOURD'HUI LA CRISE GUERRIERE ?

 

 

 

Cet article du février 2020 concernait "la crise sanitaire du COVID".

Il concerne ajourd'hui aussi, 2 janvier 2023, de la même façon en ce qui concerne la suraccumulation-dévalorsation du capital et sa concentration mondiale, "la guerre d'Ukraine" et "les mesures et contre mesures"  économiques et politiques et guerrières, prises dans ce cadre, celui du Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé -CMMnIgF.

La destruction de Capital Constant relance le taux de profit qui relance la course au profit qui relance la baisse tendancelle du taux de profit, la suraccumulation-dévaloraisation, le drainage conjoint de capital vers le taux de profit et la baisse de réponse aux besoins sociaux que les destructions induisent.

LA CRISE SYSTEMIQUE S'AGGRAVE en spirale.

 

L'article de février 2020 :

La crise du COVID19 va-t-elle calmer ou aggraver la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux ?

Nous avons déjà vu précédemment que l'évolution de la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux pousse vers  une crise financière majeure et une crise de production elle-même.

On pourrait penser que le ralentissement des échanges et de la production induite par le covid19 calme cette crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux. Certains, en particulier chez les libéraux, pourraient le penser et en avoir l’espoir. La politique de l’autruche accompagne toujours la politique de l’argent, de la domination et des dominants.

C’est oublier que le mode de production et d’échange garde les mêmes critères de produire et d’échanger, basés sur le rapport Profit/Capital.

En l’absence de décisions politiques et de mouvement ouvrier et populaire poussant suffisamment dans le sens d’une modification radicale et progressive des critères d’échange et de production, la crise conjointe de suraccumulation-dévalorisation des capitaux et du covid19  pousse  au contraire, conjointement, à la concentration capitaliste et y compris dans l’immédiat. Cette concentration capitaliste, monopolistes, mondialisée, numérisée, s’oppose à une diversification dans la mondialisation qui correspondrait à une réponse aux besoins sociaux, y compris aux besoins nouveaux engendrés par la crise du covid19. Seuls les profits des firmes multinationales trouveront profit à la crise de covid19, ce qui implique une aggravation des conditions de vie, de survie humaine, et de développement en santé physique et morale, et de son environnement vital.

La crise hospitalière et celle du financement des retraites dans le cadre de l’austérité imposée par le système et ses tenants, comme la crise de l’ensemble des activités locales, nationales, européennes et mondiales, ouvrent la possibilité d’orienter les luttes vers d’autres choix de critères économiques et d’organisation du travail, de cohérence de l’homme producteur dans l’entité productrice. Il faut se saisir de cette opportunité de transformation sociale en santé que la crise, contradictoirement, offre.   

Pierre Assante. 28 février 2020.

 

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90 100 101 102 103 104 105 106 107 10........

Les débuts du blog :

http://pierre.assante.over-blog.com/page/119

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1 janvier 2023 7 01 /01 /janvier /2023 00:01

 

 

AN 2023

 

BONNE ANNEE.

BUON ANNO.

FELIZ AÑO

BÒNA ANNADA,...

....BEN GRANADA.

 

DERNIER RECUEIL 2022 :

IN-QUIETUDE ou DE-MARXISATION et

RE-MARXISATION 

DIALECTIQUE DE LA CROISSANCE ET CROISSANCE DE LA DIALECTIQUE 

OU RESUME DU RESUME

SOMMAIRE EN PAGE 2

 

POUR LIRE CLIQUER SUR CE LIEN :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/09/demarxisation.recueil-progressif.html

 

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