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" On connaît le magnifique poème de Marceline Desbordes-Valmore, "Par un jour funèbre de Lyon", maintes fois cité sur le Web, et réédité ces dernières années [1]Je le donne ici en complément àL’insurrection des Canuts (1834)
J’ai respecté sa graphie de l’époque pour les mots marqués *
Par un jour funèbre de Lyon
LA FEMME.
Nous n’avons plus d’argent pour enterrer nos morts.
Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;
Et les corps étendus, troués par les mitrailles,
Attendent un linceul, une croix, un remords.
Le meurtre se fait roi. Le vainqueur siffle et passe.
Où va-t-il ? Au trésor, toucher le prix du sang
Il en a bien versé ! mais sa main n’est pas lasse
Elle a, sans le combattre, égorgé le passant
Dieu l’a vu. Dieu cueillait comme des fleurs froissées
Les femmes, les enfants, qui s’envolaient aux cieux.
Les hommes... les voilà dans le sang jusqu’aux yeux.
L’air n’a pu balayer tant d’âmes courroucées.
Elles ne veulent pas quitter leurs membres morts.
Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;
Et les corps étendus, troués par les mitrailles,
Attendent un linceul, une croix, un remords.
Les vivants n’osent plus se hasarder à vivre.
Sentinelle soldée, au milieu du chemin,
La mort est un soldat qui vise et qui délivre
Le témoin révolté qui parlerait demain…
LES FEMMES.
Prenons nos rubans noirs, pleurons toutes nos larmes ;
On nous a défendu d’emporter nos meurtris :
Ils n’ont fait qu’un monceau de leurs pâles débris :
Dieu ! bénissez-les tous, ils étaient tous sans armes !
Lyon, 4 avril 1834.
Ce poème est le plus souvent mentionné comme extrait du recueil :Marceline Desbordes-Valmore, Pauvres fleurs, Laurent, 1839. Je ne l’ai pas lu dans les deux éditions de 1839 que j’ai pu consulter :Pauvres Fleurs, Paris, Dumont, 1839 -Pauvres Fleurs, Bruxelles, Laurent, 1839. Sans doute figure-t-il dans une des rééditions contemporaines ou ultérieures. Les spécialistes en trancheront.
Le gros volume desPauvres Fleursmérite vraiment la lecture. Sous la prosaïque et bourgeoise Monarchie de Juillet, cette belle parole féminine, amoureuse ou maternelle, vibre de sincérité, bien loin du romantisme affecté.
Au cœur de l’ouvrage, on trouvera une brassée de poèmes inspirés par le tragique épisode de 1834. Autocensure oblige en ces temps où il ne fait pas bon se ranger du côté des insurgés vaincus, Marceline ne se prononce pas sur la légitimité ou l’illégitimité de l’insurrection, mais on voit que son cœur va vers ce peuple digne et souffrant. En tout cas, à mots couverts, et souvent découverts, elle dénonce courageusement l’horreur de la répression. Et ces poèmes contemporains de l’insurrection se prolongent de plusieurs appels à la clémence et à l’amnistie.
Voici par exemple le poème dédié peut-être au maître du romantisme du temps, (pour lequel il ne semble pas que la guerre sociale de Lyon, et la sympathie pour les prolétaires, ait été un premier souci !).
A Monsieur A.L
Vous demandez pourquoi je suis triste : à quels yeux
Voyez-vous aujourd’hui le sourire fidèle ?
Quand la foudre a croisé le vol de l’hirondelle,
Elle a peur et s’enferme avec ses tendres œufs
Jugez s’ils sont éclos ! jugez si son haleine
Passe dans le duvet dont se recouvre à peine
Leur petite âme nue et leur gosier chanteur,
Pressé d’aller aux cieux saluer leur auteur !
Et quand le plomb mortel fait trembler chaque feuille,
Et les nids et l’orchestre et les hymnes d’un bois ;
Jugez comme l’oiseau, dont l’instinct se recueille,
Retient avec effort ses ailes et sa voix !
Enfin, si dans son arbre on voit bouger sa tête,
Si pour ne pas mourir il chante encor son cœur,
Poète ! étonnez-vous que l’humaine tempête
Ait trempé tout ce chant d’une étrange douleur !
Sous quelques rameaux verts, jardin de ma fenêtre,
Ma seule terre à moi qui m’ait donné des fleurs,
Rêveuse aux doux parfums qu’avril laissait renaître,
J’ai vu d’un noir tableau se broyer les couleurs :
Quand le sang inondait cette ville éperdue,
Quand la bombe et le plomb balayant chaque rue,
Excitaient les sanglots des tocsins effrayés,
Quand le rouge incendie aux longs bras déployés,
Étreignait dans ses nœuds les enfans* et les pères,
Refoulés sous leurs toits par les feux militaires,
J’étais là ! quand brisant les caveaux ébranlés,
Pressant d’un pied cruel les combles écroulés,
La mort disciplinée et savante au carnage
Étouffait lâchement le vieillard, le jeune âge,
Et la mère en douleurs près d’un vierge berceau,
Dont les flancs refermés se changeaient en tombeau,
J’étais là : J’écoutais mourir la ville en flammes ;
J’assistais vive et morte au départ de ces âmes,
Que le plomb déchirait et séparait des corps,
Fête affreuse où tintaient de funèbres accords ;
Les clochers haletans*, les tambours et les balles ;
Les derniers cris du sang répandu sur les dalles ;
C’était hideux à voir : et toutefois mes yeux
Se collaient à la vitre et cherchaient par les cieux
Si quelque âme visible, en quittant sa demeure,
Planait encore sanglante sur ce monde qui pleure ;
J’écoutais si mon nom, vibrant dans quelque adieu,
N’excitait point ma vie à se sauver vers Dieu :
Mais le nid qui pleurait ! mais le soldat farouche,
Ilote, outrepassant son horrible devoir,
Tuant jusqu’à l’enfant qui regardait sans voir,
Et rougissant le lait encor chaud dans sa bouche…
Oh ! devinez pourquoi dans ces jours étouffans*,
J’ai retenu mon vol aux cris de mes enfans* :
Devinez ! devinez dans cette horreur suprême,
Pourquoi ! libre de fuir sous le brûlant baptême,
Mon âme qui pliait dans mon corps à genoux,
Brava toutes ces morts qu’on inventait pour nous !
Savez-vous que c’est grand tout un peuple qui crie !
Savez-vous que c’est triste une ville meurtrie,
Appelant de ses sœurs la lointaine pitié,
Et cousant au linceul sa livide moitié,
Écrasée au galop de la guerre civile !
Savez-vous que c’est froid le linceul d’une ville,
Et qu’en nous revoyant debout sur quelques seuils
Nous n’avions plus d’accens* pour lamenter nos deuils !
Écoutez, toutefois, le gracieux prodige
Qui me parla de Dieu dans l’inhumain vertige ;
Écoutez ce qui reste en moi d’un chant perdu,
Succédant d’heure en heure au canon suspendu :
Lorsqu’après de longs bruits un lugubre silence,
Offrant de Pompéï la morne ressemblance,
Immobilisait l’âme aux bonds irrésolus ;
Quand Lyon semblait morte et ne respirait plus ;
Je ne sais à quel arbre, à quel mur solitaire,
Un rossignol caché, libre entre ciel et terre,
Prenant cette stupeur pour le calme d’un bois,
Exhalait sur la mort son innocente voix !
Je l’entendis sept jours au fond de la prière ;
Seul requiem chanté sur le grand cimetière :
Puis, la bombe troua le mur mélodieux,
[Et] l’hymen épouvantée alla finir aux cieux !
Depuis, j’ai renfermé comme en leur chrysalide,
Mes ailes, qu’au départ il faut étendre encor,
Et l’oreille inclinée à votre hymne limpide,
Je laisse aller mon âme en ce plaintif accord.
Denis Durand: Économie et anthroponomie dans le projet communiste
Les objectifs et les moyens d’une transition socialiste vers le communisme
Le terme d’« anthroponomie » qui apparaît dans le texte préparatoire du 39ème congrès du PCF est encore peu répandu dans le débat public. Cet article tente de montrer en quoi cette notion est utile pour appréhender les traits distinctifs d’un projet communiste pour le XXIe siècle.
Dans l’opinion courante, il est usuel de définir le communisme par la propriété collective des moyens de production, par opposition au capitalisme caractérisé par la propriété privée des mêmes moyens de production. On ne consacrera pas ici de longs développements à montrer pourquoi il est nécessaire de préciser et d’élargir cette définition. D’une part, elle n’est pas suffisante pour définir le capitalisme, puisqu’il a existé dans l’histoire d’autres systèmes économiques, eux aussi caractérisés par la propriété privée des moyens de production. D’autre part, le communisme, tel que Marx et Engels, déjà, ont pu en définir les traits distinctifs, n’est pas seulement un système économique mais une émancipation de la vie humaine sous tous ses aspects.
Comment appréhender ces différents aspects – enjeux écologiques, par exemple, et aussi enjeux touchant aux relations entre les genres, entre les générations, entre les peuples du monde, qui prennent tant d’importance dans le monde contemporain – sans les hiérarchiser mécaniquement et sans affadir la cohérence de classe d’un projet révolutionnaire ? On propose ici, pour les articuler, une méthode inspirée des travaux de Paul Boccara et du parallèle qu’il a tracé entre l’économie et ce qu’il a proposé d’appeler l’anthroponomie. Précisons qu’on ne prétend pas ici présenter un exposé des conceptions du grand théoricien marxiste mais qu’on croit y avoir trouvé un moyen commode de mettre en ordre différents aspects de la transformation sociale qu’appelle la crise de la civilisation contemporaine.
Le terme de « civilisation » désigne ici la combinaison d’un système économique et d’un système anthroponomique.
Le système économique est l’ensemble des structures et des processus de régulation dans lesquels s’enchaînent la production de biens et services, leur circulation, leur répartition entre les membres de la société, et leur consommation. À la reproduction de ces opérations économiques correspondrait dans le système anthroponomique, de façon analogue, l’enchaînement des opérations par lesquelles les êtres humains reproduisent ou « regénèrent » leur existence biologique, sociale et psychique, et qui comportent un moment parental, un moment consacré au travail, un moment politique, et un moment culturel et psychique,
À partir de cette grille de lecture, il est alors possible de caractériser la civilisation actuelle comme à la fois capitaliste et libérale.
Elle est capitaliste, non seulement en ce que les moyens de production y sont une propriété privée, mais plus spécifiquement en ceci que cette propriété privée prend la forme d’une accumulation d’argent, sans cesse entraînée à s’accroître sans limite par l’accumulation des profits tirés de l’exploitation de la force de travail humaine, grâce à la transformation de cet argent en moyens de production. Le taux de profit, qui mesure le rythme de cette accumulation, y régule toute la vie économique. Il engendre les contradictions spécifiques du mode de production capitaliste, et leur développement sous forme de suraccumulation et de dévalorisation du capital.
SUITE DE L'ARTICLE DE DENIS DURAND de "En Avant le Manisfeste" SUR CE LIEN :
Note du blogueur : Denis, peut-on faire un lien entre matérialisme historique et anthroponomie ? Peut-on parler "d'anthroponomie historique" dans les divers moments historiques par exemple dans les études de Engels sur l'origine de la famille propriété privée et de l'état ? Pierre.
Multiplicité et diversité dans la transformation sociale.
La multiplicité et la diversité des éléments qui s’interpénètrent dans l’évolution sociale, forment l’histoire et le matérialisme historique, comme la critique de l’économie politique forment la conscience du mouvement inconscient de la société.
Si la recherche économiQUe marxiste de régulation systémique caractérise bien le contenu de la crise et son cœur, la suraccumulation-dévalorisation du capital et les remèdes a y apporter dans une transformation qualitative de l’organisation sociale et du mode de production et d’échange, l’évolution des mentalités dans l’évolution de la place de la personne productrice fait partie en unité de l’intrication des mouvements de la société.
Il est clair que la condensation des protestations et actions contre la « réforme » de la retraite, c’est l’aspiration de l’homme producteur de s’échapper dans la partie finale de la vie à l’achat de la force de travail dans lequel l’activité n’est plus vivable ni viable. Dans cette partie de la vie comme dans toute la vie.
L’évolution de la technique et des sciences, des visions philosophiques et esthétiques démontre ce besoin des nouvelles forces productives, l’homme, ses cultures, ses besoins et ses désirs au centre.
Ce rejet de la vente de la force de travail est du même ordre que l’évolution de l’esclave au serf, du serf au salarié. Non mécaniquement mais aléatoirement et causalement.
La question s’est posée du passage au socialisme vers le communisme en Russie dans une population pas encore sortie complètement du servage : le passage « direct » à l’après vente de la force de travail en « sautant » une étape historique, artificiellement ou scientifiquement. C’est un élément de réflexion sur les conditions de réussite d’une transformation qualitative sociale nécessaire et de ses formes multiples possibles.
Il y a les caractéristiques de l’histoire nationale française dans l’évolution mondiale de la crise du capitalisme monopoliste mondial concentré et financiarisé et numérisé. Une mondialisation démocratique, communiste ne se fera qu’à partir des réalités, de l’état présent dans ses multiples réalités, leurs enchevêtrements et leurs rapports dialectiques.
La fuite de la condition de salarié et de toute personne active dans la domination centrale de l’accumulation du capital, dans le capitalisme en général forme progressivement la conscience humaine sur son propre processus inconscient.
Ce phénomène, sa connaissance est essentielle pour la moindre réflexion à mener sur la crise politique dans la crise économique et civilisationnelle. Cette réflexion n’est qu’une introduction à l’unité de la crise du capital et de la crise morale, institutionnelle et de régime, qui conduit au besoin de la transformation sociale en santé suffisante pour sa survie et son développement : le développement social.
Pour caricaturer, il faut joindre à « Le Capital » de Marx, à « Théorie sur les crises de suraccumulation et de dévalorisation du capital » de Boccara et « Expérience et connaissance du travail » de Schwartz, un retour-développement de « l'Origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat » d’Engels.
Dans l’immédiat, scénario à l’italienne ou scénario à la française ???
Quel qu’il soit, la crise générale du capital pose selon nous la question vitale sociale d’une autre politique, d’un autre projet social développé par l’école économique de régulation systémique et le 38éme congrès du PCF, développée dans ce blog.
Le syndicalisme est vivant et a défendu dans l'unité les salariés.
Le relais politique est de plus en plus nécessaire et prend toutes les raisons d’existence qui sont les siennes, dans le respect d’opinion des populations mais dans la détermination de servir les intérêts de la population, des salariés dont le travail répond fondamentalement aux besoins de cette population.
Photographie d’une lutte défensive : « la retraite ». et la crise « bancaire ».
Le développement des techniques de production agricoles, industrielles et artisanales, mécaniques et numériques, la productivité et son développement immense par rapport aux temps du « MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE » de 1848, offre la possibilité d’une augmentation en quantité et en qualité de la consommation sociale en fonction des besoins sociaux et de la santé de la planète qui nous abrite, ce qui va de pair.
Et, paradoxalement se pose la question de travailler plus tout au long de la vie, c’est-à-dire d’augmenter le temps de travail contraint par rapport au temps d’activité libre de chaque personne humaine.
La belle bataille des retraites, ce déroule cependant non sur un usage des moyens qui peuvent permettre une amélioration globales des conditions de vie, mais sur un refus ultra majoritaire certes « des 64 ans et des 43 annuités » : sur ce seul thème, c’est une bataille défensive qui laisse tout loisir aux représentants conscients ou pas d’un système malade de le poursuivre sur la même lancée.
Le paradoxe des moyens dont dispose l’humanité et l’usage qu’en font les hommes qui gèrent le système, et nous tous qui y sommes soumis, doit éclater dans des luttes offensives : la transformation pacifique mais déterminée d’un système à bout de souffle.
Les rails sur lesquels circule la société humaine la mènent et nous mènent au précipice : il est temps d’agir sur l’aiguillage.
Certes les communistes demandent le retour à la retraire à 60 ans. C’est une part d’une lutte offensive.
Mais, au-delà, les plus avancés tels les économistes de l’école économique marxiste de régulation systémique posent l’analyse de la crise générale du capital, sa manifestation dans la suraccumulation-devalorisation du capital et ses remèdes, SEF (Sécurité d’Emploi et de Formation), réformes radicales de la production et de l’usage monétaire, droits du travail dans et pour le processus de la SEF…
Cela doit s’exprimer dans la communisation entre militants et humains tout court, dans les manifestations, les grèves, la représentation politique et économique, l’organisation du travail et le rejet de son organisation de type monarchique dans une société prétendant respecter et promouvoir les droits du citoyen.
L’achat de la force de travail, le salaire sur la base du critère "P/C "de production, d’emploi, au taux maximum entre profit du capital et capital investi, n’est plus viable pour l’humanité.
Aux dernières nouvelles, des banques de la haute technologie s’effondrent. Les assurances vie qui ne constituent pas une retraite, mais une petite « garantie » en cas de coup dur dans le système, sont menacées.
La crise financière, bancaire, l’inflation, les services en danger, le sous-emploi et l’emploi sans qualité sont les signes avant coureurs qui nous disent : il est tant de prendre conscience et d’agir sur la transformation radicale du système social obsolète (il a perdu ses capacités vitales) qui met d’humanité en danger.
Cette Analyse ici, synthétique et globale est à mon avis juste. Elle demande aussi à être étayée jour après jour par une analyse plus fine et plus détaillée des éléments économiques, politiques, philosophiques de la crise. Les deux premiers éléments on peut les trouver dans la revue « Economie et Politique ». Le troisième a besoin d’un lieu spécifique, sérieux et sans « bavardage d’auteur » pour s’exprimer, ce que j’essaie ici, avec justesse ou au contraire, sans...
Sexisme féminisme et division « ménagère », industrielle et sociale et CAPITALISTE du travail.
BESOIN ET DESIR.
ON PEUT EXPLIQUER CELA ORALEMENT, avec retour sur les points à réexaminer, c’est pédagogiquement beaucoup plus saisissable. J’étais parti pour 3 lignes, mais c’est impossible !
(a RELIRE ET corriger)
Depuis le XIXème siècles les sciences biologiques, physiques, chimiques… ont fait d’énormes progrès.
Malgré cela les analyses de base acquises par le marxisme à ses origines restent souvent bien en avance par les synthèses qu’il a élaborées, à « mettre à jour » sans cesse bien sûr.
Il en est de l’étude du capital comme mode de production et d‘échange comme d’autre questions d’ordre non strictement économique, bien que les mouvements particuliers de la société soient liés. « Principio è uno » dans cet univers où Giordano Bruno, philosophe et théologien, mais non particulièrement scientifique, imaginait la multiplicité des systèmes solaires, au même moment ou l’Eglise condamnait l’héliocentrisme de Galilée et de Copernic !
Il en est de même de « L’origine de la famille, de la propreté privée et de l’Etat », d’Engels, 4éme édition 1891 et réédité par les éditions sociales en 1971 (mon édition en illustration). Les sciences et analyses de la fin du XIXème siècles avançaient déjà à grand pas, grâce à Darwin et Morgan par exemple.
Et il est souvent plus facile de construire une système mentale juste lorsque les sciences en sont à un début de saut de réorganisation, de qualité.
De plus le structuralisme, progrès disséminant et non synthétique, issu de la division industrielle capitaliste et de classe du travail et sa vision, casse le mouvement scientifique de synthétisation continue.
En notre période de juste regain du juste féminisme dans les luttes immédiates concrètes, il n’est pas inutile de rappeler que la division sexiste du travail, strate de l’exploitation de soi par l’autre est un des soubassements, des précédents historiques, DU CLAN A LA CITE ET DE LA CITE A LA MONDIALISATION, anticipant l’exploitation capitaliste et les forces productives dont le capitalisme est issu, DU COMMUNISME PRIMITIF DE LA PREHISTOIRE A LA REVOLUTION AGRICOLE NEOLITHIQUE, A LA SOCIETE MARCHANDE, ET NOTRE EXTREMITE ACTUELLE, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé; et l'aliénation extrême des produits du travail et des gestes matériels et moraux, physiques et mentaux du travail.
Dans notre modernité, nos capacités scientifiques et techniques développées, le travail contraint n'a jamais été si prégnant malgré les conquêtes sociales, ce qui explique, outre la question-gestion des revenus, la crise du travail en tant qu'activité dont a été issue l'humanisation par le travail des premiers homo sapiens à l'homme d'aujourd'hui.
Il ne suffit pas de les constater mais essentiellement de comprendre que domination masculine et domination capitaliste-achat de la force de travail, salariat, découlent de modes de production dans lesquels les strates d’exploitation s’accumulent, ce qui pose la question : quel mode de production nouveau pour dépasser et abolir les exploitations ignorant le besoin de santé individuelle dans la santé sociale collective unies, de l’homme générique par l’homme générique (genre humain) pour procéder viablement; et celle de la nature en rapport mutuel et identique, santé de la nature; NATURE, première richesse dont sont issues les richesses humaines par sa transformation par et dans le travail contraint et dans l’activité libre à developper (1), pour répondre, EN SANTE OU NON aux besoins humains vitaux, sociaux, dont dépend la survie, le vie et le développement humain.
Il faut rappeler aussi que dans d’autres développements passés des forces productives et de la productivité, le matriarcat a été une forme d’organisation sociale avancée, et que l’accumulation des richesses par et dans des moyens de production plus productif et/mais privés, la société marchande a privé le matriarcat de son rôle d’invention sociale et des prémices « savantes et pratiques » d’un « artisanat » non encore basé sur l’échange marchand.
C’est bien la différence de fonction biologique et historique dans le paléolithique qui a favorisé le matriarcat puis le patriarcat, formes d’organisations sociales dans des forces productives et leurs transformations en santé ou non.
En ce sens séparer transformation des forces productives, transformation des modes de production et rapports sociaux femmes-hommes et des forces opposées capital/travail consiste à se priver de l’analyse des conditions matérielles à créer pour dépasser toute exploitation.
Bien sûr un réel progrès ne peut être constitué que dans l’usage de soi par soi dans l’usage sain, ce qui n’est pas le cas dans notre mode de production et nos rapports de production, de soi par l’autre, en rapports réciproques en santé dans le cadre des besoins de toute la société, de l’individu à la société et de la société à l’individu en passant par les entités humaines constituées de production, d’échange et d’activité, de et dans tous les rapports sociaux dans leurs diversités et multiplicité et contradictions fécondes en fonction de leur compréhension dans un dépassement infini. (C'est cubiste cette phrase, non? :-) )
Sur les questions d’organisation sociale, si les forces productives et la productivité ont subi d’énormes transformations, les rapports sociaux de production ont gardé la même base, l’achat de la force de travail dans le cycle d’accumulation et aujourd’hui de suraccumulation-devalorisation du capital et de cycles longs de crise. Dans la « panoplie » des mesures essentielles, vitales, proposées par les économistes communistes de la Com.Eco-PCF, la Sécurité d’Emploi et de Formation est au cœur de la transformation progressiste des rapports sociaux de production et d’échange, de travail et d’activité humaine en général.
Bourdieu, dans son dernier chapitre sur la domination masculine nous donne une réflexion de la domination masculine dans un couple homosexuel. La juste revendication de genre, y compris de transformation de genre de quelque sorte humaine que ce soit ne peut cacher l’origine de sexe, de classe de l’exploitation de l’homme par l’homme (l'homme générique, le genre humain) dans l’état des forces productives et d’organisation sociale et le mode de production qui en découle, non mécaniquement mais dans et en tant que formes diverses, causalement autant qu’aléatoirement.
ON PEUT EXPLIQUER CELA ORALEMENT, avec retour sur les points à réexaminer, c’est pédagogiquement beaucoup plus saisissable. J’étais parti pour 3 lignes, mais c’est impossible !
Le sexe féminin ou masculin ce n’est pas une classe, non qu’il ne se distingueraient pas en tant que fonction propre, de par ses fonctions sociales particulières de la vie humaine dans la division du travail, dépassement de l’animal dans l’humanisation générale et complexe, des êtres humains dans leur diversité infinie de personnes et d’entités, et de rapports sociaux d’individu particulier et-ou de groupe en unité.
Le dépassement de l’animalité est non-hiérarchique, mais autre fonction, fonction qualitativement nouvelle dans la complexification de la nature.
Le sentiment de beauté, dans sa diversité, son animalité, sa transcendance culturelle, est issu, pour les hommes comme pour les femmes, pour les « genres » quels qu’ils soient, biologico-culturels, en tant qu’animal sexué, de la sexualité.
C’est-à-dire issu de la fonction biologique et sociale en unité, dans leur unité reproductive. L’instinct maternel, paternel, les fonctions sociales fusionnelles et séparatrices ne se « commandent » pas. Les héritages « animaux » sont les conditions de notre existence et est notre existence tout court, de notre survie et de notre développement dans cette terre et cet univers. L’évolution-complexification-condensification (2) des fonctions conceptuelles et psychiques dans les fonctions animales forment une transformation qualitative nouvelle, l’humanisation continue et quantique, la sublimation de l’autonomie des idées et des sentiments et des besoins et des désirs.
L’humanisation est infinie au sens qu’elle transmettra des fonctions au-delà de son existence de mouvement particulier humain de la nature et conscience de la nature sur elle-même en processus infini. Ce n’est pas la résurrection des corps mais la transmission-continuité-quantique (discrète) matérielle du mouvement de croissance-complexification-condensification-diversification contradictoire des fonctions de l’univers.
S’il suffisait d’expliquer « qu’il ne faut ni frapper ni tuer sa femme » pour que le miracle se produise, ce serait parfait. Mais un phénomène social demande une construction sociale où un tel comportement entre en contradiction avec les besoins de survie globale et de développement global humain, dans la diversité d’un mode de production nouveau qui exclue matériellement cette contradiction.
Pierre Assante. 15/03/2023 08:41:49.
(1) Valeurs sans dimension, au-delà de la valeur marchande d'échange.
(2) Rappeler la fonction de croissance d’accumulation-complexification-condensification cérébrale et le corps-soi et :
Dans la période où la crise mondiale de la mondialisation capitaliste-capitalienne en voie de réalisation-dépassement possible « achevée » (1) entre dans son extrémité, il est temps de passer d’un marxisme effacé puis d’une marxiste renaissants « faible » à une analyse de la transformation des forces productives et d’une réponse communiste à lui donner.
Réponse communiste ne veut pas dire société communiste ici , maintenant, toute de suite, mais un processus de démocratie avancée sur la base de l’unification des luttes nationales impuissantes seules à modifier le rapport de force Travail/Capital mondialement concentré et à la porte d’un embrasement de concurrence économique et militaire létal.
Réponse communiste veut dire aussi parti communiste apte à favoriser ce processus de naissance d’un nouveau mode de production et d’échange. Parti communiste et forces communistes en général interprètes conscient-e-s de du processus social inconscient.
 l’instar d’un anti-Dühring, nous aurions besoin d’anti Onfray , d’anti Piketty, l’un ayant fait long feu malgré des éloges passés dans « l’Humanité » elle-même (2) , et l’autre faisant l’objet d’un gobage de son soi-disant anticapitalisme.
Le processus du communisme est un processus séculaire du XXIème siècle, correspondant aux capacités productrices, techniques et intellectuelle et morales de passer à l’automation par les moyens informatiques :
l’industrie numérisée et d’emploi au-delà, dépassant progressivement l’industrie mécanisée de main d’œuvre au sens strict,
la recherche et l’échange, informationnalisé numériquement. Mais pas une automation inhumaine, mais une automation permettant de renforcer, au lieu de la nier comme aujourd’hui, l’invention, l’initiative, le « lit de Platon en tant que processus social global », de l’artisan humain que nous constituons tous en tant qu’êtres humain-e-s avancé-e-s,
du Km 0 à la coopération et la cohérence-cogérance-autogestion des entités de production, d’échange-consommation locale et mondialisée,
des besoins et désirs de développement de l’espèce dans la nature et l’univers qui fait dire à Marx en 1844 que l’homme est « la conscience de la nature sur elle-même », (son processus, ses régressions dans la progression et ses progressions historiques). Un processus de quantité-qualité des biens nécessaires.
Le processus du communisme c’est :
la sécurité d’emploi, de formation et de revenu devenant progressivement le revenu collectif nécessaire à l’individu, sa survie, son développement. Utopie anticipatrice rationnelle au 9/10éme
Ce sont les réformes radicales du crédit, de la production et l’usage monétaire ici en Europe et dans le monde.
Ce sont des droits du travail indissolubles des droits du citoyens alors qu’ils sont dichotomisés dans la division capitaliste du travail, héritière de la division sexiste du travail, plus, en « osmose négative » la domination de la conception sur l’exécution, l’exploitation de l’exécution, après et avec celle de la conception, ayant pour critère de taux de profit maximum immédiat P/C : il s’agit « d’investir » non en fonction des besoins sociaux, mais de ce taux dont l’obtention garantit la puissance des firmes multinationales et leurs superstructures institutionnelles et culturelles, puissance économique et politique dans la guerre de tous contre tous, celle des firmes multinationales en première et dernière instance.
Ce sont les conditions ergologique d’activité qu’une révolution économique en rapport mutuel peut permettre, dans et en passant par le travail ouvrier et salarié en dernière instance et dans la voie du dépassement de l’achat de la force de travail, aliénation du produit et des gestes matériels et moraux de la production, de la coopération, de la cohérence vers une mondialisation communiste, démocratique (tautologie) possible, alliance de l’humanité et de la nature, principe un.
Un pas vers cette conscience économique et politique, ergologique est la condition d’un progrès dans la tenue du 39éme congrès et sa mise en pratique plutôt que sa mise au tiroir qui a été tenté pour le 38eme, sans succès, heureusement.
Les signes de faiblesse dans la domination des GAFAM, de leurs emplois et de leur banque est un épisodes récent à observer avec attention et réaction.
Le taux de PIB industriel dans le processus de tertiarisation giscardien de même.
Pierre Assante. 13/03/2023 06:16:27.
Il ne peut y avoir de processus achevé sauf disparition de l’élément qu’on considère au profit d’un élément nouveau entrant dans nouveau processus issu du processus antécédant, dans la continuité des processus globaux ; leur continuité : processus continu et quantique, saut micros et macro dans la continuité, difficilement imaginable dans la forme de pensée aristotélicienne figée de non-contradiction.
Autre contradiction difficile à comprendre sans l’aide d’une forme de pensée dialectique et matérialiste non dogmatique : la contradiction fertile et féconde entre la dépendance et l’autonomie de la personne humaine dans le processus social, l’évolution-complexification-condensification des besoins et de leurs satisfactions, à l’instar du processus général universel, de la nature.
Au secours Engels ! : Engels a compris la nécessité de la réponse aux intrusions rétrogrades dans le mouvement ouvrier sous la forme de « formation ». Il a pratique la pédagogie à partir des avancées de la conscience inaugurée par ce mouvement de conscience qu’il a incarné, représenté avec Marx, et qui s’est poursuivi et s’est massifié avec des hauts et des bas, la fin du siècle dernier ayant connu un bas que nous tentons de rattraper.
Nous nageons bien dans un darwinisme social que le libéralisme ultra illustre concrètement dans la vie quotidienne et une construction létale de l’avenir.
PROPOSITIONDE Rédaction d’une réflexion collective sur le texte de base commune, suite à la soirée d'hier de préparation du congrès dans la Section PCF de Marseille 8°, du 10.3.23.
Et à examiner possiblement le 12.3.23.
Pierrot. Samedi 11 mars 2023, 01:35:11
1.VERSION LONGUE et explications (voir version courte plus bas en rouge) :
La base commune contient l’essentiel de l’analyse de la crise systémique du capital, de la crise générale du capital, ses éléments économiques et civilisationnels.
Elle contient aussi l’essentiel des propositions de mesures répondant à cette crise, mesures susceptibles d’en sortir dans une construction humaine en santé sociale permettant la poursuite du processus de l’humanisation.
Ces éléments,
- Sécurité d’Emploi de Formation et de revenu,
- Révolution sociale du crédit, des fonds et monétaire ici et dans le monde (Banques centrales, FMI etc.),
- Droits du travail y correspondant, et nouveaux critères de gestion échappant progressivement à ceux du profit maximum immédiat (P/C),
- confèrent une logique d’ensemble assurant une cohérence et une coopération des salariés et du peuple de France dans sa contribution au progrès général de l’humanité et aux luttes sociales qui le permettraient.
La grande bataille en cours pour les retraites et contre l’inflation est un témoignage de la montée de la crise du capital et de ses conséquences sur la vie des populations, en particulier des plus pauvres. Elle témoigne d’une crise du travail dans une crise de la production, crise alimentée par le système lui-même qui ne peut pourtant survivre sans la production qui est la base du cycle d’accumulation du capital. C’est la contradiction essentielle du SYSTEME et de la planète humaine qui ne peut poursuivre SON PROCESSUS sans LE transformer radicalement, qualitativement.
LA LOGIQUE DE LA BASE COMMUNE aurait sans doute intérêt à s’affirmer plus clairement ET PLUS EVIDEMMENT, à la fois
1) plus rassemblée dans le texte,
2) au long du texte et
3) dans un développement condensé pour la résumer peut-être dans le préambule, non pour la simple beauté du texte mais pour ce qu’elle apporte comme aide au contenu des luttes sociales ; logique sans laquelle aucun rassemblement de forces sociales de progrès ne pourrait trouver ni efficacité ni résultats mais nouvelles déceptions alimentant l’extrême droite.
2. VERSION COURTE découlant de l’explication :
La base commune contient l’essentiel de l’analyse de la crise systémique du capital, de la crise générale du capital, ses éléments économiques et civilisationnels.
Elle contient aussi l’essentiel des propositions de mesures, Sécurité d’Emploi et de Formation en premier lieu ET REVOLUTION ECONOMIQUE, MONETAIRE, BANCAIRE, DU TRAVAIL ET DE LA PRODUCTION etc., répondant à cette crise, mesures susceptibles d’en sortir dans une construction humaine en santé sociale.
LA LOGIQUE DE LA BASE COMMUNE aurait sans doute intérêt à s’affirmer de façon plus évidente et rassemblée, dans le texte, non pour la simple beauté du texte mais pour CE QU'ELLE APPORTE comme aide au contenu des luttes sociale ; logique sans laquelle aucun rassemblement de forces sociales de progrès ne pourrait trouver ni efficacité ni résultats mais nouvelles déceptions alimentant l’extrême droite.
Tod dem Marxismus !, « mort au marxisme », c’est par une alerte contre ce slogan nazi qu’Henri Lefebvre et Norbert Guterman ouvraient, en 1934, leur présentation des Morceaux choisis qui, pour beaucoup de lecteurs français, ont longtemps été un premier contact avec l’œuvre de Marx. Les fascistes ne se trompaient pas de cible : comme l’a noté Zeev Sternhell, c’est une certaine culture marxiste, toute superficielle et lacunaire qu’elle pouvait être, qui a préservé le mouvement ouvrier français de succomber à leur influence au début du XXe siècle.
Le retour de la menace fasciste qui se fait, hélas ! à nouveau pressante, en France comme ailleurs, ne doit-elle pas être rapprochée des cinquante ans de mise à l’index du marxisme qui ont accompagné le déferlement des politiques néolibérales ? L’impasse à laquelle ces politiques aboutissent, et qui n’échappe plus à personne depuis 2008, met-elle à l’ordre du jour un salutaire « retour de Marx » ? On peut le penser.
Pourtant, l’auteur du Capital n’avait pas disparu du paysage intellectuel. La richesse de son œuvre se prête à une grande variété d’exégèses, qui n’ont jamais cessé de jouir d’une certaine reconnaissance académique dès lors qu’elles laissaient de côté les deux occupations auxquelles Marx a consacré toute sa vie : l’animation des luttes politiques concrètes, au sein de la première puis de la deuxième Internationales, et l’étude précise des contradictions de l’économie capitaliste, fondée sur une assimilation critique de toutes les données et de toute la littérature économique disponibles en son temps.
Ce qui a pu être occulté depuis une trentaine d’années, c’est précisément ce type de marxisme vivant que Marx lui-même a pratiqué. Malgré tous les dogmatismes et tous les conservatismes, le Parti communiste français avait été un de ses foyers, reconnu comme tel dans le monde entier, avec des travaux comme ceux de Paul Boccara et de son école, attachés à aller au-delà du travail de Marx pour comprendre les réalités de la civilisation capitaliste et libérale contemporaine dans la perspective de son dépassement vers une nouvelle civilisation. Ce foyer a menacé de s’éteindre lorsque le PCF s’est affaibli et qu’a prévalu, jusqu’en son sein, l’opinion que la chute de l’Union soviétique disqualifiait définitivement toute tentative organisée de dépasser le capitalisme pour construire une société communiste.
Il a fallu toute la lucidité révolutionnaire des militants communistes – et aussi la persévérance du travail théorique et politique poursuivi contre tous les renoncements et malgré les efforts déployés pour le refouler – pour que s’affirme de nouveau, au 38ème congrès du PCF, et avec éclat dans la préparation du 39ème, une ambition communiste se réclamant de Marx et du marxisme. On est tenté, 170 ans après le philosophe et économiste allemand, de citer comme lui Hamlet : « Bien creusé, vieille taupe » !
Processus d’humanisation, rÉgression et progression.
La conscience sociale intervient, c’est toute la richesse des manuscrits de 1844 à ne pas séparer des 4 livres du capital et de leur développement dans l’économie marxiste de régulation systémique.
1. Dans les manuscrits de 1844 Marx pose les bases de sa propre conscience anthropologique issue de sa formation à une pensée dialectique qui n’est plus une pensée athée de Feuerbach, celle-ci n’étant qu’un forme de la pensée religieuse, mais une pensée libre dépendant du processus des besoins sociaux et de leur résolution progressive infinie, micro et macro dans leur mouvement continu et discontinu formant les sauts de qualité micros dans les sauts de qualité macro de transformation processuelle de l’humanisation dans le processus global de la nature, l’univers tel qu’il nous apparait en fonction de nos capacités historiques et de l’état des forces productives y correspondant, dialectiquement mais non mécaniquement. Impossible de raccourcir cette phrase sous peine de perte de sens.
Marx répond aux besoins individuels sans les séparer des besoins collectifs. C’est un point de vue philosophique salvateur dans le processus de survie et de développement de l’humanisation.
Une période de crise sociale d’ampleur dans la croissance de l’humanisation contient des régressions de l’humanisation : une évidence quotidienne !
C’est sur ces bases qu’il va développer l’analyse de la société et du mode de production et d’échange sur lequel repose notre existence, et dans lequel nos vivons encore.
Il démontre la, les limites du développement capitaliste et la nécessite d’une action de transformation sociale sans laquelle ces limites portent l’humanité à des difficultés de survie et de poursuite de processus d’humanisation.
2. Le texte du Conseil National pose les question arrivées à la surface de la conscience sociale et des question sociales à résoudre par conséquent..
Il ne pose pas la question ni du mode de pensée nouveau ni des rapports de production nouveaux à développer, à construire, dans leur complexité concrète de pratique et pas seulement en tant que prémisses d’une utopie anticipatrice.
L’exemple de vocabulaire tels que « Genre » au lieu de sexe ou « anthropocène » en tant que développement destructif et non en tant que processus de conscience de la nature sur elle-même, de connaissance de l’homme sur lui-même en tant qu’élément indissoluble, unité de mouvement d’identité contradictoire de l’univers, montre que pour dépasser un mode de production obsolète, cet exemple est significatif de la coupure religieuse ultraréactionnaire entre corps et esprit.
Il s’agit pour la réaction de nier l’animalité de l’homme pour nier le processus d’humanisation et le processus d’organisation sociale qu’il contient pour progresser en santé et non en maladie possiblement létale dans notre nouveau siècle XXI à guérir sur la longue durée et dans l’acte, les actes du moment qui en font partie
3. La connaissance du processus historiques millionnaire en année du processus non accompli d’humanisation et de la société marchande d’accumulation dans ce processus d’humanisation non accompli infini, est nécessaire et indispensable, incontournable, pour résoudre les contradictions du moment, résolution dont dépend l’issue d’une crise profonde et possiblement mortelle de l’humanisation.
La culture juive, mais pas elle seule évidemment, contient cette « rétrospective », mais le système capitaliste et l’accumulation capitaliste, le cycle malade de reproduction élargie-restreinte A-M-A’ et son socle, l’achat de la force de travail, l’aliénation capitaliste, la renvoie à ses origines religieuses des plus archaïques et les plus dogmatiques de la société marchande naissante et son premier développement généralisé. La domination sexiste (pas de genre !) en fait partie comme la domination de classe capitaliste développée. Ce que cette pensée contient d’utopie anticipatrice dans son corpus global, malgré son appartenance au caractère dominant du régime marchand millénaire auquel nous appartenons tous, explique la volonté fasciste de sa destruction ; destruction qui est impossible sauf destruction de toute l’humanité qui contient dans les diverses formes de pensée, de système de concepts, l’embryon et le développement d’une pensée dialectique et son processus infini.
Le capitalisme mondialisé et financiarisé, antichambre possible d’une transformation démocratique (Démocratie Avancée, SEF etc.) économique et politique dans un processus de mise en commun (cohérence, coopération, paix) des efforts humains de survie et de développement (communisme) contient les éléments et leur unité contradictoire et son propre dépassement possible. Le dépassement n’est pas un phénomène social mécanique. C’est un phénomène à la fois aléatoire et causal dans lequel la conscience sociale intervient, dans le rapport à double sens du mouvement unique et ses mouvements particuliers dans le mouvement uni individu-société et la contradiction féconde possible Dépendance/Autonomie, nécessité et liberté.
La conscience sociale intervient, c’est toute la richesse des manuscrits de 1844 à ne pas séparer des 4 livres du capital et de leur développement dans l’économie marxiste de régulation systémique.
rendez-vous militants POUR L’EXPLICATION ET LE DEVELOPPEMENT DE CE SCHEMA
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7 mars 2023
Ce schéma CI-DESSOUS pourrait être un « résumé » de ce qui fait la différence entre LFI, VERTS, SOCIAUX DEMOCRATES, et COMMUNISTES, dans le combat commun pour les revendications et pour une société permettant l’accomplissement de ces revendications, à un « niveau plus élevé » de l’organisation sociale y correspondant.
Il complète le schéma du rapport entreplus-value (Survaleur), partie de la valeur produite non redistribuée par le Capital, et salaire.
Le rapport « JUSTE » Plus-value/Salaire est considéré en général par la social-démocratie comme un objectif d’équilibre et de progrès de la société humaine.
Le schéma de la baisse tendancielle du taux de profit, qui apparait dans le livre 3 du Capital de Marx, développé par Paul Boccara dans les deux volumes sur la crise de suraccumulation et la dévalorisation du capital montre qu’il n’en est rien.
L’explication et le développement de ce schéma est essentiel pour un contenu des luttes ouvrières et populaires susceptibles de sortie de la crise économique, énergétique, sanitaire, écologique et de civilisation, dans une organisation sociale nous en donnant les moyens matériels et moraux, politiques et financiers.
Elle est liée aux différentes propositions des communistes, contenues dans leur congrès, SEF (Sécurité d’Emploi et de Formation et de revenu), Fonds, Droits du travail et démocratie de l’homme producteuret citoyen, révolution monétaire dans le crédit, la BCE, le FMI etc.
Les grands Etat centralisés comme l’Egypte de l’antiquité (despotisme centralisé, économique, politique, religieux et esclavagiste mais aussi production des petits paysans libres) découlent du clan, de son élargissement à un ensemble de clans, du passage des cueilleurs-chasseurs du communisme primitif (moyens et mode de production -de pénurie- et de survie collective organisée) à la révolution néolithique, le développement de l’agriculture, la sédentarisation, les premiers villages -du Croissant Fertile entre autres-, puis les premières cités ; l’abstraction de l’autorité puis celle du pouvoir dans la centralisation, se développe l’accumulation dans ce rassemblement-centralisation.
Sauter ce paragraphe, y revenir après. : Mais aussi histoires particulières de cette « centralisation » qui aboutit aujourd’hui à la mondialisation CAPITALISTE, en non la mondialisation tout court, antichambre possible d’une mondialisation démocratique, du Km zéro à la coopération-cohérence humaine globale, générale, en santé suffisante possible ; de la personne à toute l’humanité, du mondial au local, dans l’unité de l’autonomie et de la dépendance en santé de la personne et des entités humaines d’appartenance relative dans la multi-appartenance de l’unité contradictoire et l’identité des forces humaines et leur mouvement de complexification-condensification. Y revenir après.
Reprise : La centralisation, à l’opposé de l’autogestion inconsciente et-ou consciente moderne à venir, RESTE encore (hélas ou pas hélas) un moyen de développement dans notre préhistoire moderne d’aujourd’hui (et dans les tentatives échouées dramatiquement pour la société humaine sans son ensemble, ou en cours de progrès), d’échapper à l’accumulation privée et son usage en contradiction avec l’accumulation collective et son usage en santé suffisante pour procéder.
C’est sans doute là une transition possible de la croissance en santé, et de la production en santé, et du travail en santé qu’elle exige, et de la répartition et la consommation en santé quantitative-qualitative-unie dans un cycle de reproduction sociale élargie (dont fait partie la reproduction et la croissance de la conscience en miroir, à double sens, de l’homme sur son activité, celle de la société et sur lui-même dans l’activité générale de la nature).
Lisant la réédition de « L’histoire commence à Sumer », 2017, Flammarion, de Samuel Noah Kramer et sa réédition augmentée par Dominique Charpin, il me semble desceller, à tort ou à raison une évolution dans ce qui est dit précédemment, ou l’accumulation privée prend une autre direction par et dans un commerce et un pouvoir moins centralisé, ce qui changera plus tard dans l’Empire centralisé Perse (ou Romain et ses limites finales dans des contextes historiques géographiques et culturels semblables et différents) et son affrontement avec le mode de production esclavagiste aussi de Grèce, dans une histoire, un développement non semblable et différent. Les activité matérielle et morales, décrites séparément (dommage) sans ce magnifique livre, et leur développement particulier soulignent dans ma pensée, mais est-ce réel, ces différences de l’accumulation, dans et pour le développement humain, de la personne et de l’humanité. Différence d’accumulation privée des richesses en modifiant la production et la répartition, différente tout en restant de classe et tout en conservant les limites de classe qui déterminent les reculs-retours dans le mouvement des sociétés et de la société humaine.
Cet « épisode sumérien » semble confirmer les progressions-régressions-progression (sans S) non-linéaires, causales et aléatoires de l’évolution-complexification-condensification de la croissance dans l’accumulation et son usage ; du communisme primitif à une possible accumulation au service exclusif des biens et besoins sociaux de toute l’humanité, dans la diversité, l’autonomie et la dépendance unies de la personne humaine, fertilement contradictoires ; transformation-abolition des sociétés de classe issues du développement de l’échange sur des bases privées de commerce et l’accumulation privée, progressiste relativement, historiquement, dans les révolution marchande athénienne ou bourgeoise parisienne par exemples) puis conservatrices-réactionnaires et enfin ultra réactionnaires en fin de parcours, ce qui est le cas aujourd’hui et dont le dépassement est la tâche humaine de ce nouveau siècle, le XXIème. Vive la jeunesse !
L’échange du travail au sens large de l’activité humaine dans sa complexité et diversité infinies, c’est le communisme, non celui d’une prémisse en construction aléatoire et dramatique (le drame est le mode du mouvement de la vie des humain-e-s, entre autres) dans la dénormalisation-renormalisation du mode de production et d’échange antécédent.
Je comprends bien qu’une société marchande multimillénaire dont le C.M.M.N.I.G.F. (1) serait-est la finale, antichambre possible d’un mode de production de et pour toute l’humanité, a bien du mal a imaginer sa suite en santé et de la construire en santé, comme l’artisan de Platon construisait-construisit son lit. La Constitution de Solon et celle de Clisthène en font partie, de ce « lit » dans leurs limites de classe et d’accumulation de classe.
J’ai eu l’occasion de dire comment la démocratie et l’invention inouïe de la démocratie athénienne (despotismes démocratiques excluant les esclaves, les femmes, etc.) reposant sur la classe marchande et artisane et la masse des petits paysans libres révoltés contre l’aristocratie rurale (et ses dettes de classe), se détruit dans son impérialisme et rassemble contre elle l’aristocratie en retour-recul de civilisation dans la guerre du Péloponnèse. A l’instar de nos démocraties libérales dominantes et dominante dans les guerre modernes de domination économique, politique, militaire, ses acteurs firmes multinationales féodales, leurs coordinations mondiales, leurs contradictions internes et externes, celle de la société capitaliste au paroxysme. La crise de suraccumulation-devalorisation du Capital et celle du Travail soumis à son achat et au critère P/C.
Le débat sur le mode de production asiatique de l’IRM (Institut de Recherches Marxistes décédé…) mis en extinction dans les années 1980 sous la pression d’un militantisme utilitariste étroit handicapant les objectifs immédiats mêmes promus de même d’une façon étroite, a intérêt à une renaissance puissante et active dans toute la société pour comprendre d’où l’on vient et ou on peut aller, en pire ou en meilleur, pout favoriser le meilleur.
« Entretien » fictif avec un actionnaire majoritaire d'une firmes multinationale
Voir ScHEMA DE pAUL bOCCARA EN FIN D'ARTICLE
Cet article du 23 février 2022 est extrait du recueil : « L’ALTERNATIVE VITALE » complétée. Janvier 2022 - Juin 2022. 122 pages 430.000 caractères.
Le thème est évidemment toujours d’actualité et il faudra beaucoup d’avancées démocratiques et de luttes rationnelles, cohérentes et généreuses ensemble, de transformation, c’est-à-dire initiant des solutions de sortie-dépassement de crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, du critère P/C au profit d’un critère VA/CMF, fonds, crédits, DTS, droits du travail comme processus de la SEF et de la construction de nouvelle civilisation en santé sociale suffisante pour une appropriation de la nature en santé elles-mêmes.
Il est sous la pression de son prédécesseur et de son « idéal » : rendre la grandeur à l’Amérique et à nous-mêmes.
Tâche difficile. Le capital est entré dans une crise généralisée de suraccumulation-dévalorisation disent certains. Cela veut dire qu’il ne réussit plus à s’investir globalement aux taux nécessaires à la production dans la concurrence internationale. Que nous ne réussissons plus à ….
Et que l’affaiblissement de notre puissance économique entraine l’affaiblissement de notre puissance militaire. Nôtre, enfin celle de Jo, et un peu la nôtre, oui… Surtout quand et si nous sommes loin de lui…
Certes nos grands groupes mondiaux industriels et financiers dans leur unité organique de fonctionnement, même si ça n’empêche par la guerre entre nous, réussissent à renflouer leur taux de profit en ponctionnant celui du monde entier. Mais il s’ensuit un affaiblissement et un appauvrissement relatif mais réel de ce monde entier.
Alors comment s’enrichir dans un monde qui s’appauvrit ?
Il faut contrôler le marché, s’emparer de tout ce qui résiste bien ou mal, dans les nations, les Etats et Zones de développement mondiales. Il faut montrer qu’on est là ; qu’on peut contre-résister et poursuivre ce qui a fait cette grandeur dont l’establishment est le témoin vivant, son luxe, sa culture qui a dominé le monde.
Qui a dominé le monde mais qui aujourd’hui se rétrécit, se fige et se pourrit. Aïe !
Ce pourrissement gagne, gagne ! S’étend ! Mêmes nos intellectuels organiques le disent…
Oui, cet homme nous l’aimons le plus. Il se peut que nous le trahissions un peu de temps en temps, mais il faut bien ! Nous avons quand même nos propres affaires nous-même. Quelquefois, nous craignons de nous tirer une balle dans le pied, pas sur le moment mais à terme, avec des décisions politiques de sanctions dans le monde. Sanctions politiques, sanctions économiques, sanctions culturelles qui affaiblissent le monde ; et que devient notre force dans un monde affaibli d’où nous tirons nos profits ? Nous inspirons, mettons la main à la pâte, mais il ne faut pas être plus Bideniste que Biden : s’il faut retirer la main, il faut retirer la main !
Mais comment faire ? Il faut bien vivre…
Salvien de Marseille en 439, dans son livre 5 « De gubernatione dei » mettait en garde les possédants et hommes de bien (de biens au sens propres) d'alors : « si vous tirez des produits du travail (de la force de travail humaine disent toujours certains), plus qu’il ne faut pour qu’il ne puisse plus se reproduire, ce sera la fin de l’Empire ». L’empire Romain d’Occident s’est effondré en 470…
Nous aimons plus que tout Jo Biden, notre suzerain. Nous le suivons presque aveuglément, tous unis derrière lui. Oui, presque. Mais comment résoudre nos problèmes ?
En plus si nos salariés, nos sociétés inventent des merveilles, de quoi dominer le monde et l’univers, MAIS ces inventions menacent aussi nos revenus et nos institutions : elles peuvent être employées pour un progrès qui réduirait nos profits. Réduire le coût du capital c’est frapper à la caisse ! La nôtre !
Et puis l’Empire, pas le nôtre, l’autre, l’ancien, s’est réorganisé dans une société nouvelle. Mais il a fallu des siècles. Le nôtre c’est celui des forces productives du XXIème siècle, mondialisées, numérisées, automatisées, et ça, ça coûte cher, bien plus cher que des esclaves et de la terre. Et puis c’est rapide, croissant, d’une croissance qui nous est propre et que nous ne pouvons changer. D’aucuns veulent aussi une croissance, mais pas comme la nôtre, d’une autre qualité, plus grande mais en « moins de volume », comme celle du cerveau qui grandit mais dont le contenu se condense par sauts de réorganisation et de qualité. Une vraie croissance, quoi ! Celle de l'humanité et de ses forces productives en quantité et en qualité, de pair avec celle de la conscience sociale : une croissance-évolution-complexification-développement "matériel et moral"; une santé du développement... Quels fous ! Pas possible !
Et puis, il y a une crise morale : les salariés, à la différence des petits paysans libres du V° siècle, même s’ils sont obligés, ne voudraient plus se vendre, ce qui en plus n’empêche pas ni les bagaudes nouvelles, ni leur fuite où ça ne nous rapporte plus pour nous, même si la fuite nous arrange aussi contre les luttes de classe quand elles nous menacent. Nous pensions l’avoir gagnée, la lutte de classe, mais nous nous interrogeons. Oui nous nous interrogeons !
Nous nous interrogeons par rapport à ceux qui posent le problème de la sécurité d’emploi et de formation, un usage de la production monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE), des Fonds et des crédits gérés démocratiquement en rapport avec les besoins sociaux, des droits du travail permettant aux salariés d’intervenir dans les choix économiques, les critères de gestion « Valeur ajoutée /Capital Matériel et financier » (VA/CMF) des entreprises et du pays et dans les conditions de travail et de rémunération, une politique économique internationale de coopération, un usage des DTS du FMI (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International) permettant d’échapper à la toute-puissance du dollar.
Mais enfin, on ne peut pas faire ça ? Comment faire ça ?
Bon, nous continuerons d’aimer le plus Jo. Mais jusqu’à quand et jusqu’où nous mènera-t-il, JO BIDEN, l’homme que nous AIMIONS le plus ?
« Entretien » fictif avec un actionnaire majoritaire d'une firmes multinationale réalisé par Pierrot. 23/02/2022 09:17:46.
VOIR DU BLOGUEUR, MASSE CRITIQUE. HYPOTHĖSES. TRAVAIL :
Voir un bref commentaire du blogueur en fin de texte.
Année 1991, Leningrad. Cabinet personnel de l'adjoint au maire de la ville. Un correspondant d'une chaîne de télévision municipale interviewe un jeune responsable de l'équipe d'Anatolj Sobchak. Un homme au visage enfantin vêtu d'une chemise blanche apparaît à l'écran. Derrière lui, vous pouvez voir les stores, une télévision, une lampe de table, un téléphone, des dossiers ouverts avec des documents. Environnement de bureau soviétique typique. Mais il manque quelque chose. La voix off du journaliste rapporte qu'hier il a vu un buste de Lénine dans ce bureau, mais aujourd'hui il a disparu. Ce qui s'est passé?
« Difficile de dire ce qui s'est passé. Parce qu'il a dû être emporté par un de mes assistants », répond le fonctionnaire. — Si vous êtes intéressé par mon opinion sur cet homme, sur la doctrine qu'il représentait, alors je dirais [...] que tout n'était qu'un beau conte de fées nuisible. Nuisible, car sa mise en œuvre, ou la tentative de sa mise en œuvre, dans notre pays a causé d'énormes dégâts. À cet égard, je voudrais parler de la tragédie que nous vivons aujourd'hui. À savoir, la tragédie de l'effondrement de notre État. Cela ne peut être appelé autre chose que tragédie. Je pense que ce sont les auteurs d'Octobre 1917 qui ont posé une bombe à retardement sous la construction d'un État unitaire, qui s'appelait la Russie. Qu'ont-ils fait? Ils ont divisé notre patrie en fiefs séparés, qui auparavant n'apparaissaient pas du tout sur la carte, ils ont doté ces fiefs de gouvernements et de parlements, et maintenant nous avons ce que nous avons […] C'est en grande partie la faute de ces gens, s'ils voulaient à ou pas ».
Le fonctionnaire du bureau du maire de Saint-Pétersbourg qui a attaqué l'héritage de la révolution et la personne de Lénine avec des critiques aussi dévastatrices était Vladimir Poutine, 39 ans. Plus tard, ayant déjà assumé la fonction de président de la Fédération de Russie, il répétera à plusieurs reprises dans ses interviews et ses discours l'idée que l'effondrement de l'Union soviétique était « la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle », et que les coupables de cette catastrophe étaient des aventuriers révolutionnaires qui rêvaient de réaliser leurs projets utopiques à tout prix, ou plutôt au prix du démantèlement de l'État russe préexistant.
Poutine a répété le même concept dans son discours d'ouverture du 21 février 2022, dans lequel les fondements idéologiques de l'invasion de l'Ukraine qui a commencé trois jours plus tard ont été proclamés.
« Donc, je commencerai par le fait que l'Ukraine moderne a été entièrement créée par la Russie, et plus précisément par la Russie bolchevique et communiste. Ce processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et sa bande l'ont mené très brutalement envers la Russie elle-même, arrachant et séparant une partie de ses territoires historiques du pays.
Pourquoi 1917 a-t-il été choisi comme point de départ de cette excursion historique ? Pourquoi pas le passé lointain ou, à l'inverse, certains événements plus proches du présent ? La révolution a été un tournant qui, selon Poutine, a déterminé les défis auxquels la Russie est actuellement confrontée. Et Poutine lui-même se sent en quelque sorte prédestiné à les affronter.
Mais que signifiait la révolution ? Poutine développe plus tard ce sujet. La révolution a brisé un ordre des choses inébranlable et millénaire : l'Empire russe « uni et indivisible ». Il a brusquement aboli les gains territoriaux séculaires de l'empire, donnant aux peuples conquis le droit à l'autodétermination. Voici son principal "péché".
«…Les idées de Lénine d'un système d'État confédéral et le slogan sur le droit des nations à l'autodétermination jusqu'à la sécession, étaient, en fait, la base de l'État soviétique, — dit Vladimir Poutine. — … De nombreuses questions se posent immédiatement ici. Et la première, voire la principale, est celle-ci : était-il vraiment nécessaire de satisfaire les ambitions nationalistes illimitées qui se répandaient à la périphérie de l'ancien empire ? […] et encore, donner même aux républiques le droit de faire sécession de l'État unitaire sans aucune condition ? »
Il semble que Poutine ne comprenne pas, ou fasse semblant de ne pas comprendre, que le problème le plus aigu de la "périphérie nationale" opprimée de l'Empire russe a été l'un des facteurs moteurs des trois révolutions du début du XXe siècle. L'ordre de la Russie impériale était devenu obsolète et les changements nécessaires ne pouvaient contourner la question nationale, qui exigeait également une solution. Les contradictions qui s'étaient accumulées en 1917 ne posaient nullement la question de savoir comment et pourquoi préserver l'État « uni et indivisible », mais si l'empire devait se diviser en un certain nombre d'États-nations ou devrait réfléchir aux conditions de coexistence entre des nations fondamentalement nouvelles et beaucoup plus égalitaires.
Les révolutionnaires de l'époque croyaient sincèrement en la possibilité d'un nouveau monde sans oppression, et aussi sans oppression impériale de certains peuples sur d'autres, et avec leur lutte ils ont essayé de rapprocher ce monde. Pour Poutine, cependant, la reconnaissance de la subjectivité des peuples de l'ancien empire représentait le dilapidation des territoires conquis après des siècles de guerres d'agression. Pour les révolutionnaires, c'était quelque chose de complètement opposé : la résolution des contradictions urgentes nées à la suite de ces mêmes conquêtes. La libération des peuples de l'oppression impériale était pour les révolutionnaires l'incarnation de leurs idées et croyances sur une nouvelle société libérée des vestiges du passé.
«…Les principes d'édification de l'État de Lénine se sont avérés non seulement une erreur, mais, pourrait-on dire, bien pire qu'une erreur. Après l'effondrement de l'URSS en 1991, cela est devenu absolument clair, - dit Poutine, - … à la suite de la politique bolchevique, l'Ukraine soviétique est née, qui à ce jour peut à juste titre être appelée "l'Ukraine signée par Vladimir Ilitch Lénine" . Il en a été l'auteur et l'architecte».
Bien sûr, Lénine n'a pas créé l'Ukraine. L'Ukraine, ses mouvements politiques et de masse à cette époque étaient déjà devenus un facteur réel non seulement dans la politique russe mais aussi internationale. En reconnaissant la subjectivité de l'Ukraine et le droit à l'autodétermination, Lénine n'a reconnu que l'état réel des choses, qu'il était déjà impossible d'ignorer. Et Poutine ne peut pas pardonner cela au chef des bolcheviks.
Sans la reconnaissance de la subjectivité ukrainienne et du droit à l'autodétermination, il n'aurait guère été possible de recomposer les territoires de l'ancien empire en une seule entité étatique. Lénine l'a très bien compris. Il est significatif que dans son projet de nouvel État, le mot «Russie» lui-même n'était même pas présent: la nouvelle association s'appelait l'union des républiques, où la république russe se voyait en fait attribuer la même place que les autres membres de l'union. Rien ne devait rappeler le passé impérial. Sans accorder à l'Ukraine des droits nationaux étendus, il aurait été possible de la maintenir dans une sorte de «Grande Russie», dont rêve rétrospectivement Poutine, uniquement par la force brute. Et cela aurait-il vraiment été possible ?
Fait intéressant, dans son discours du 21 février, Poutine attaque avec la plus grande agressivité précisément les premières années du pouvoir soviétique, lorsque les idées révolutionnaires étaient fraîches, que les gens étaient pleins d'enthousiasme et que la politique, comme jamais auparavant ou depuis, était dirigée par des principes et des idéaux, et non d'un calcul cynique. En même temps, Poutine salue de toutes les manières possibles l'abandon des principes proclamés par la révolution à l'époque de Staline comme un retour à un certain "ordre naturel des choses":
«…la vie elle-même a immédiatement démontré que préserver un territoire aussi vaste et complexe, ou le gérer selon les principes confédéraux proposés, amorphes, était tout simplement impossible. […] [Les événements ultérieurs ont transformé] en une simple déclaration, en une formalité, les principes déclarés mais non fonctionnels de la structure étatique. En réalité, les républiques de l'Union ne possédaient aucun droit souverain, elles n'existaient tout simplement pas. En pratique, un État rigoureusement centralisé et absolument unitaire a été créé.
Suivant les idées révolutionnaires de l'égalité des nations, Poutine voit un retour à la bonne vieille Russie « une et indivisible », et bien sûr il aime ça. Mais un retour complet n'était plus possible. Le « fléau révolutionnaire » avait été placé par Lénine aux fondements mêmes du nouvel État.
"Et c'est dommage, c'est dommage que des fondements fondamentaux et formellement juridiques sur lesquels tout notre État a été construit, les fantasmes haineux et utopiques inspirés par la révolution, absolument destructeurs pour tout pays normal, n'aient pas été éliminés à temps."
Il est difficile de comprendre ce qu'est « n'importe quel pays normal » pour Poutine. Si nous parlons d'empires coloniaux basés sur des conquêtes sanglantes et l'assujettissement d'autres peuples, alors de tels États peuvent difficilement être qualifiés de normaux ou même capables de continuer à fonctionner dans les conditions historiques actuelles.
La Première Guerre mondiale a mis fin à quatre grands empires : ottoman, austro-hongrois, allemand et russe. Après la Seconde Guerre mondiale, tout ce qui avait survécu a cessé d'exister (les empires britannique, français, portugais, belge, néerlandais et japonais). Non, l'impérialisme au sens léniniste n'a pas disparu : sa forme coloniale-impériale a été remplacée par des formes plus sophistiquées d'influence et de contrôle non territoriaux.
Le seul État gigantesque qui a hérité de presque tous les gains territoriaux de l'ancien empire était l'Union soviétique avec son fameux ⅙ de la surface de la terre. Mais la possibilité de recomposer et de maintenir cette unité étatique pendant encore 70 ans n'est pas venue grâce à la conception impériale, mais, au contraire, grâce à son refus.
L'idée d'une union des républiques socialistes consistait précisément dans le fait que les travailleurs de différents peuples s'unissaient volontairement dans une telle alliance pour atteindre ensemble des objectifs communs : construire une nouvelle société sans exploitation ni oppression. De plus, le modèle conçu par Lénine présupposait la possibilité d'élargir cette union. Selon son idée, les nouvelles républiques où la révolution a gagné pourraient rejoindre l'union, et la Russie historique ne devrait pas nécessairement rester la cheville ouvrière de l'union. L'Allemagne elle-même aurait pu devenir son centre si la révolution prolétarienne y avait triomphé. En conséquence, Lénine aspirait à une union des républiques à l'échelle mondiale.
De plus, la création de l'URSS au format de 1922 n'était pas incluse dans les plans originaux des bolcheviks. Sa fondation a été le résultat de l'échec des attentes initiales, à savoir la révolution mondiale. Le fait que la révolution prolétarienne ait été vaincue en Europe et n'ait réussi que sur le territoire de l'ancien Empire russe est la principale tragédie du projet socialiste du XXe siècle. En effet, avec le territoire de l'ancien empire, l'URSS a hérité de nombreuses contradictions et problèmes difficiles à résoudre inhérents au projet politique étatique précédemment actif sur ces terres.
La mise en œuvre du projet socialiste à l'intérieur des frontières de l'ancien Empire russe a naturellement, bien que pas inévitablement, conduit au fait que tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'URSS ont commencé à être perçus comme une sorte d'héritier et de continuation de l'État russe. Cela a eu pour conséquence la récurrence des contradictions nationales : à un moment donné, le gouvernement central a commencé à percevoir le renforcement des cultures nationales et l'indépendance des républiques comme une menace pour l'unité du projet, et à la place la culture russe et la continuité de l'État comme un une sorte de fondation solide.
Ces tendances se seraient-elles produites si les frontières de l'État socialiste avaient pris forme dans d'autres configurations et n'avaient pas été similaires à celles de la Russie impériale préexistante ? Cela aurait probablement été une histoire complètement différente. Mais dans le cas de l'URSS, il est arrivé que plusieurs générations de personnes, tant au pays qu'à l'étranger, aient grandi avec la conviction que "l'Union des Républiques socialistes soviétiques" et "la Russie" étaient pratiquement synonymes. Poutine est l'un d'entre eux.
« Après tout, qu'est-ce que l'effondrement de l'Union soviétique ? C'était l'effondrement de la Russie historique, définie comme l'Union soviétique» – a déclaré Vladimir Poutine dans le documentaire «La Russie. Histoire récente » en décembre 2021.
Peut-être que le seul aspect positif que Poutine voit dans le projet soviétique est qu'il a été réalisé à l'intérieur des frontières de l'ancien Empire russe et qu'au fil du temps, s'éloignant des principes « utopiques » originaux, a réacquis certaines des caractéristiques préexistantes, devenant le héritier de l'État russe. En d'autres termes, il exalte précisément les traits les plus réactionnaires acquis par l'URSS au cours de sa formation complexe. Et il critique les idées mêmes sur lesquelles reposait l'union : égalité et fraternité entre tous les peuples, véritable internationalisme, haine de l'autocratie et du pouvoir aristocratique, haine des guerres de conquête et de pillage, esprit démocratique authentique qui donnerait accès à la politique aux masses de millions de personnes.
Il est intéressant de noter que la victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne nazie, dans les interprétations sur lesquelles se construit le mythe national russe moderne, n'est pas pour Poutine une victoire des idées d'humanisme et d'égalitarisme sur les idées d'anti-égalitarisme radical. et l'anti-humanisme, n'est-ce pas une victoire de la victime de l'agression sur l'agresseur. Dans la mythologie étatique actuelle, c'est la victoire de la « Russie historique » sur l'Allemagne, sur l'Europe, sur l'Occident. Un triomphe de l'État russe et l'expansion de ses frontières. De même que la révolution et la sortie de la Première Guerre mondiale ne représentent pas un refus de participer au massacre impérialiste, mais une capitulation honteuse de la "Russie historique", un couteau traître dans le dos de l'État par des fanatiques utopistes. Un attentat contre l'État russe,
« Les bolcheviks pendant la Première Guerre mondiale voulaient la défaite de leur patrie, et lorsque les soldats et officiers russes héroïques ont versé du sang sur les fronts de la Première Guerre mondiale, quelqu'un a secoué la Russie de l'intérieur et c'est arrivé au point que la Russie en tant qu'État s'est effondrée. et s'est déclaré vaincu par un État vaincu [l'Allemagne]. Non-sens, non-sens, mais entre-temps c'est arrivé, c'était une trahison complète des intérêts nationaux ! Il y a encore de telles personnes parmi nous aujourd'hui. », — a déclaré Poutine en août 2016 au camp de jeunes de Seliger.
À partir de ces citations, il n'est pas difficile de deviner avec quelle sincérité Poutine attribue les malheurs de la Russie à la « malédiction de la révolution ». Si dans l'Ukraine contemporaine le projet soviétique est accusé d'apporter "trop de Russie", au contraire Poutine apprécie justement cela [sinon seulement cela] du projet soviétique. Si en Ukraine on dit que Lénine n'a pas donné aux Ukrainiens une véritable autodétermination, Poutine l'accuse du contraire : d'avoir donné trop de liberté à l'Ukraine.
Revenons à la question que nous avons posée au début. Pourquoi le discours d'ouverture du président russe avant l'invasion est-il devenu une diffamation pure et simple de la révolution ? Car c'est précisément dans la révolution qu'il voit la véritable racine des mésaventures de la Russie. Mais désormais, il ne se limite plus à accuser Lénine d'avoir trahi la Russie et de crimes contre l'intégrité impériale du pays. Poutine a décidé que le moment était venu de corriger « la pire des erreurs » de Lénine et de révoquer le droit à l'autodétermination des Ukrainiens : c'est l'héritage « trois fois maudit » de la révolution.
« Voulez-vous la décommunisation ? Ça nous va bien. Mais il ne faut pas, comme on dit, s'arrêter à mi-chemin. Nous sommes prêts à vous montrer ce que signifie une véritable décommunisation pour l'Ukraine»
Le 24 février, des chars russes sont entrés sur le territoire de l'Ukraine pour priver son peuple du statut d'État - l'une des réalisations les plus importantes des révolutions du début du siècle dernier.
Analyse historique très intéressante à partir d'un discours de Poutine.
Pour comprendre cette situation historique, il s'agit aussi d'y adjoindre en unité d'analyse, une analyse de la crise générale du capital, celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences en économie, en politique, dans les conflits induits et la situation de pénurie et de régression de civilisation.
Le rappel de la « victoire de 1918 » de l’empire français de démocratie libérale sur l’empire allemand autoritaire est nécessaire et sa suite en 1939 ; leurs histoires respectives, les contradiction inter-impérialistes que cette victoire comprenait et induit jusqu’à aujourd’hui. Se rappeler aussi des conquêtes napoléoniennes de la bourgeoisie française et celles des colonies et leur traitement des populations conquises.
A quoi, il faut apporter les remèdes d'une économie marxiste de régulation systémique dont on trouve les propositions dans la revue "économie et politique", https://www.economie-et-politique.org/, entre autres.
Pierre Assante. 03/03/2023 06:43:27.
VOIR DU BLOGUEUR, MASSE CRITIQUE. HYPOTHĖSES. TRAVAIL :
Si la parole ou l’écrit ne décrit qu’une suite d’évènements sans lien ni unité, alors elle ne décrit rien et ne sert à rien, ne forme aucune conscience susceptible d’agir sur la réalité ni en cohérence, ni en santé encore moins.
Le blogueur. 02/03/2023 11:29:36.
VOIR DU BLOGUEUR, MASSE CRITIQUE. HYPOTHĖSES. TRAVAIL :
La croissance de la productivité et la productivité de la croissance.
Si la parole ou l’écrit ne décrit qu’une suite d’évènements sans lien ni unité, alors elle ne décrit rien et ne sert à rien, ne forme aucune conscience susceptible d’agir sur la réalité ni en cohérence, ni en santé encore moins.
Dans la cette croissance de la productivité il y a les échanges internationaux-mondiaux, leur organisation, l’organisation mondiale du travail sous le régime du cycle d’échange A-M-A’, du capital matériel et financier, la masse de la production monétaire et son parasitisme : la relégation croissante des besoins sociaux dans la relégation croissante du salariat, qui d’autre part augmente globalement, même dans la privatisation ultralibérale, à l’encontre du critère P/C promu objectivement par le capital et nié subjectivement par le capital. La morale de l'argent est absurde et réelle. Elle fait partie de la maladie des forces productives dans le capitalisme. Elle n'a rien à voir avec les morales des autres modes de productions marchands. Elle est l'antichambre pourrie et fertile d'une morale des besoins de développements matériels objectifs et subjectifs de conscience de la nature sur elle-même (Manuscrits de 1844).
Le capital variable (C.V.) est réduit par la réduction numérique relative ou absolue du salariat et par la réduction relative ou absolue du salaire direct et indirect. La croissance de la plus value relative des « 30 glorieuses » s’éteint dans la baisse tendancielle du taux de profit de la révolution numérique et la croissance de la suraccumulation- devalorisation du capital et sa crise économique, sociale, culturelle, crises de créativité sociale et de transmission sociale, jusque dans les besoins propres d’exploitation de la force de travail et de spoliation de la production de l’homme producteur par le capitaliste.
Le mouvement ouvrier et salarié a été surpris dans son organisation nationale, et son imprévision multi décennale organique, hiérarchique, organisationnelle et idéologique.
D’où retard de la « conscience ouvrière » dans les luttes qui ont du mal à dépasser la protestation et du mal à construire une alternative au règne du capital-système devenu obsolète ; à la maladie grave et létale de celui-ci dans la maladie réciproque de croissance de la société humaine, à l’instar de l’enfant en crise de croissance à dépasser dans et par la croissance.
C’est-à-dire de toute la société mondiale qui vit sous son règne.
Les résistances des « pays » émergents sont les bienvenues, l’orientation au sens propre de régulation systémique économique de la Chine, chez elle et en rapport dialectique dans le capitalisme mondial, de même. C’est même un élément devenu essentiel dans le rapport de force travail/capital dans le capitalisme et non dans une imagination esthétique de son abolition ; même si évidemment le monde, capitaliste ici et partout ( il n’y en a pas d’autres même si subsiste en lui toutes les strates qui l’ont formé), en possède les qualités négatives et horribles.
La demande-crise de main-d’œuvre dans les services privés et publics (Santé, restauration… comme exemples paradoxaux), dans un système qui organise la pénurie, contradictoirement à la décroissance relative du besoin de main-d’œuvre dans la productivité technique et cybernétique, témoigne de cette incompréhension des transformations du monde, des défauts d’action et de contenu systémique revendicatif ; mais témoigne en première instance, évidemment, de la contradiction antagonique ENTRE le critère (dire et redire !) P/C du cycle A-M-A’ ET les besoins sociaux.
La contradiction avec la mise en pratique des critères capitalistes de pénurie et les activités relativement non-substituables par l’automation cybernétique : l’intervention de l’économie en dernière instance dans la multiplicité et diversité des activités humines de vie et de développement objectif et subjectif.
Pour conclure : si la parole ou l’écrit ne décrit qu’une suite d’évènements sans lien ni unité, alors elle ne décrit rien et ne sert à rien, ne forme aucune conscience susceptible d’agir sur la réalité ni en cohérence, ni en santé encore moins.
La "guerre d'Ukraine" risque de n'être qu'un "échantillon" de ce qui peut nous arriver encore plus globalement, violences et destructions, réversibles ou pas,des appareils productifs et de leurs cohérences. La Chine et son Parti communiste, quelles que soient les critiques, et nous-même ici dans l’effort d’analyse et d’action partant de l’économie marxiste de régulation systémique et de sa promotion dans les luttes sociales, peuvent être un régulateur majeur dans le rapport de force économique et politique et le rapport de force Guerre/Paix ; dans le risque d'emballement généralisé de la crise du système, du capital, et dans la crise de neutralisation relative conjointe de la conscience des risques et des remèdes.
Bellicisme et pacifisme béat sont de la même famille.
Donner aux mobilisations la force la plus grande possible. Et nous donner à nous-mêmes des éléments de réflexion pour nourrir idéologiquement ces mobilisations. S'instruire et comprendre en commun, en s'aidant les uns les autres, disaient nos anciens de LA LIBERATION de 1945. Pour une transformation sociale de progrès qui prenne en compte les revendications salariales, sociales et populaires et les satisfasse.
à Chiara, à mes Filles, à mes Petits Enfants
SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE,
8 ARTICLES EXTRAITS DU RECUEIL
de septembre 2022 à janvier 2023 (75 articles)
ET SUITE... janvier-février 2023.
Quelques derniers articles :
"Ukraine, dixi et salvavi animam meam" page 23
(voir traduction en note)
et
Les lauriers de mai 68. page 44
MASSE CRITIQUE. HYPOTHĖSES. TRAVAIL. page 54
Conclusion-interrogation provisoire du recueil et de travail personnel sur« Schéma de recherche conceptuelle ».
20 THESES (février 2020) page 46
et DOCUMENT :
écoles de formation militante ouvertes sur la société. page 24
Conclusion-interrogation provisoire du recueil et de travail personnel sur « Schéma de recherche conceptuelle ».
Il existe une masse critique qui détermine l’emballement de la fission nucléaire.
La croissance du capital ne peut avoir un point fixe physique d’emballement, le point d’emballement ne dépend pas de la physique mais du social mais aussi de la physique que le social contient, développement-croissance complexe de l’espèce pensante, son évolution-complexification-condensification, le tout dans le moment historique donné : évolution-complexification-condensification physique et mentale, unité en développement inégal de la conscience du moment inconscient micro et macro, global, du mouvement de la société.
Mais le remède à la crise que le capital contient, et son développement-complexification contradiction salaire-plus value, baisse tendancielle du taux de profit, suraccumulation-dévalorisation du capital existe-t-il, suffit-il encore s’il y a emballement de masse critique ? Le remède systémique n’est-il remède que si ce point d’emballement critique mondial n’est pas atteint. C’est-à-dire dans des conditions de crise n‘ayant pas atteint l’emballement ? Pour les remèdes en question, voir les propositions dans « Economie et Politique », SEF, Monnaie, organisation nouvelle du travail et de l’usage de soi par les autres dans les entités sociales, dans la production et l’échange.
Quel rapport d’emballement contient le rapport entre production réelle et production de capital ? Le capital se reproduit et s’élargit dans la production réelle et entre en contradiction avec la production réelle ; entre en contradiction antagoniste avec la production des biens nécessaires au renouvellement-élargi social ; « matériel et moral ».
Le rapport d’emballement n’est-il pas contenu dans le moment critique de développement inégal de la conscience du moment inconscient micro et macro, global, du mouvement de la société ?
En cela se pose la question du dépassement de la seule analyse économique, le marxisme répondant à l’analyse des lois de développement du capital sans l’isoler, dans leur unité avec celle du développement inégal de la conscience du moment inconscient micro et macro, global, du mouvement de la société. Contradiction des forces agissant en unité et en identité dans le mouvement de la société…
Le rapport « réduction des besoins sociaux »/« production de capital et baisse tendancielle et palliatifs à la baisse tendancielle », dans leur unité de mouvement, ce rapport atteint des limites indépassables dans un moment donné historique des forces productives, les hommes, leurs techniques, la productivité y correspondant, les mouvements simples et complexes en unité dans ce moment historique donné.
Quel rapport entre production de capital et production financière, leur unité, et destruction guerrière économique et militaire et reconstruction des forces productives détruites ? Quels « paliers » de destruction-reconstruction dans le processus de suraccumulation-devalorisation du capital ?
Quel rapport entre renaissance à partir des destructions mais avec les même conditions scientifiques et techniques de productivité et suraccumulation historique du capital.
Faut-il un point de dévalorisation historique du capital pour atteindre la masse critique d’emballement non contrôlable ? Alors se repose la question du quand il est encore trop tôt pour se demander s’il est trop tard ?
Dans le mouvement d’évolution-complexification-condensification du capital, cycle de développement A-M-A’ , les contradictions internes du système capitaliste et la complexification-condensification ne vont pas de pair. La condensification se heurte à des lois de développant du capital, qui sont celles du capital, mais ignorent le rapport avec les besoins sociaux complexes dans le développement matériel des forces productives : dichotomie relative mais réelle forces productives matérielle et forces productives morales-psychiques. Contradiction Valeur d’échange/Valeur d’usage.
Rappelons que j’entends par condensification la croissance non additionnelle mais synthétique dans et au-delà de la croissance additionnelle, de propriétés de la croissance : réorganisation qualitative à l’image de la croissance de la fonction cérébrale dans l’accumulation sociale, de la naissance à la mort de l’individu de l’espèce pensante dans l’accumulation mentale sociale globale et sa transmission « immédiate et temporelle » : construction du mouvement de complexification (et de condensification) des systèmes de concepts de la société à la personne, de la personne à la société en mouvement dialectique, le « lit de Platon » de l’objet particulier à l’organisation du travail et de la société, étendu de la « l’invention-imagination-fabrication mentale puis pratique du lit » à celle de la société globale, du micro au macro à double sens réciproque.
Pas de conclusion mais des questions-problèmes posés sur la table des interrogations sociales vitales et vivables : transformation sociale qualitative générationnelle, dénormalisation-renormalisation continue et discrète (continue et sauts de qualité micros avant destruction radicale macro, globale) radicale, progressive. Comment besoins de radicalité et crise se résolvent-ils ensemble ? La question est quotidienne, présente et future, revendicative et systémique, et la réponse réside dans la question à laquelle nous n’avons pas de réponse élaborée prédéterminée et prédéterminante ? Mais peut-être causale bien qu’aléatoire …
La contradiction dépendance sociale/autonomie sociale est fertile et féconde tant qu’elle est soutenue par et dans le mouvement ded’évolution-complexification-condensification en santé suffisante pour procéder au-delà de sa crise générale dans celle générale du système dépassé, obsolète, malade à mourir. Mais nous avons vu, peut-être, en quoi la condensification est en situation de handicap dans le cycle A-M-A’ et le critère P/C …
J’entendais ce matin sur BFM Business radio, les questions que se posent les firmes multinationales sur le « triangle du lithium » et son exploitation dans son rôle de développement de ces firmes, dans le développement général de rapports de production et d’échange capitalistes, ses concurrences et ses guerres. La question posée par les firmes multinationale n’est pas la solution de la crise énergétique pas plus que des autres crises en unité de crise, mais de leur position dans le rapport de force capitaliste dans lequel entre le rapport de force Travail/Capital, question première pour le salariat et la classe ouvrière de production de main-d’œuvre et d’ingénieurie divisées et conjointes des biens matériels premiers.
Post Scriptum. La "guerre d'Ukraine" risque de n'être qu'un "échantillon" de ce qui peut nous arriver encore plus globalement, violences et destructions, réversibles ou pas,des appareils productifs et de leurs cohérences. La Chine et son Parti communiste, quelles que soient les critiques, et nous-même ici dans l’effort d’analyse et d’action partant de l’économie marxiste de régulation systémique et de sa promotion dans les luttes sociales, peuvent être un régulateur majeur dans le rapport de force économique et politique et le rapport de force Guerre/Paix ; dans le risque d'emballement généralisé de la crise du système, du capital, et dans la crise de neutralisation relative conjointe de la conscience des risques et des remèdes.
Bellicisme et pacifisme béat sont de la même famille.
JEUNE HOMME, prends et lis. Si tu peux aller jusqu'à la fin cet ouvrage, tu ne seras pas incapable d'en entendre un meilleur. Comme je me suis moins proposé de t'instruire que de t'exercer, il m'importe peu que tu adoptes mes idées, ou que tu les rejettes, pourvu qu'elles emploient toute ton attention. Un plus habile que moi t'apprendra à connaître les forces de la nature; il me suffira d'avoir fait essayer les tiennes. Adieu.
P.S. - Encore un mot, et je te laisse. Aies toujours présent à l'esprit que la nature n'est pas DIEU, qu'un homme n'est pas une machine, qu'une hypothèse n'est pas un fait; et sois assuré que tu ne m'auras point compris, partout où tu croiras apercevoir quelque chose contraire à ces principes.
DIDEROT. "De l'interprétation de la nature". 1753.
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Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie