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Pessimisme de la raison. Optimisme de la volonté. Insoutenable légèreté de l’être.
Pessimisme de la raison. Optimisme de la volonté.
Gramsci
Insoutenable légèreté de l’être.
Kundera
La longue fin, à l’échelle de la personne humaine, du développement humain dans les limites propres au développement capitaliste, le cycle élargi de l’accumulation A-M-A’, le critère P/C, l’achat de la force de travail qui les alimente.
Les remèdes à la maladie de crise de croissance de l’humanité, les possibilités de croissance de qualité nouvelle, le communisme de coopération et de cohérence mondiale, l’autonomie-dépendance de la personne humaine dans la société humaine, l’autogestion de la personne humaine dans les entités humaines et l’autogestion de l’entité globale « Humanité-Terre » dans le mouvement-processus de l’univers-nature.
L’incommunicabilité des savoirs scientifiques et philosophiques - et économiques et dernière instance- en tant que synthèse mentale opérationnelle en construction processuelle sur l’état du Monde humain dans le « monde global » ; et l’incommunicabilité -ponctuelle ?- des remèdes possibles ; et le désespoir de l’incommunicabilité dans l’espoir de l’intervention saine sur la santé sociale dans le processus « global » personne-société.
Kundera, le roman des biographies de l’impossibilité de sortir des rails du quotidien, tableau de la fin du développement du capitalisme et des expériences communistes grossières en échec dans ce développement, donc de l’insoutenable légèreté de l’être de la période de crise générale.
Gramsci, dans la lignée de Giordano Bruno et de leur sort commun, et pour Gramsci dans l’appropriation du marxisme en tant qu’analyse avec l’usage prudent, circonspect et fin du matérialisme historique, de la critique de l’économie politique orthodoxe figée, et du matérialisme dialectique ouvert sur toutes les interrogations issue de l’observation du mouvement de la société dans le mouvement de la nature et leur interaction en unité de « fonction », de vie.
11ème thèse sur Feuerbach, comprendre le monde pour le transformer. Pour que la société humaine et la personne humaine se développent harmonieusement, c'est-à-dire en résolvant progressivement, continuellement et « quantativement » (continuité et quanta-mouvements discrets en unité), « sauts » micros et macros de qualité sans accumulations irréversibles.
Mirella Alloisio est une partisane, résistante contre le fascisme italien et le nazisme.
Elle a 97 ans.
Son livre, écrit avec Giuliana Gadola Beltrami vient d’être réédité ;
Son titre : « Les volontaires (au féminin) de la liberté,», « Le volontarie della liberta’, 8 settembre 1943- 25 aprile 1945 ».
A l’occasion de cette publication, et des événements politiques actuels en Italie, l’ANPI de S.M. degli Angeli et l’association « Circolo Culturale Primo Maggio » la recevaient.
L’ANPI est l’association des partisans -et partisanes- d'Italie, héritière de la Résistance et de la construction de l’Italie de progrès d’après guerre, de la Constitution Républicaine basée sur le travail, les luttes ouvrières auxquelles le PCI a particulièrement participé.
S.M. Degli Angeli est une fraction de la ville d’ASSISI, petite par la taille mais renommée pour le tournant d’adoucissement de civilisation et de création artistique dans le Moyen Age religieux italien.
Cette rencontre a été l’occasion pour Mirella Alloisio de nous remettre en mémoire quelques récits (dont celui de la reddition des officiers NAZI auprès du commandant local de la Résistance, ouvrier communiste) de sa participation à cette période en tant que femme résistante en Ligurie, et de dire l’immense protestation qui est la sienne, mais avec la mesure des années passées, sur la situation politique actuelle.
Moment émouvant et aussi de mobilisation des consciences et de lutte pour sortir de l’impasse politique.
« …Une réforme intellectuelle et morale ne peut pas ne pasêtre liée à un programme de réforme économique, bien plus, le programme de réforme économique est précisément la matière concrète dont se présente toute réforme intellectuelle et morale…»
« …Le « parti de l'étranger », comme on dit, n'est précisément pas celui que l'on désigne vulgairement en ces termes, mais bien le parti le plus nationaliste, qui, au lieu de représenter les forces vitales de son propre pays en représente en réalité plutôt la subordination et l'asservissement économique aux nations hégémoniques ou à un groupe de telles nations… »
Production, crise de production, rapports de production et mentalités.
Abandon à un quotidien sans issue ou survie et développement ?
Instinct de survie ou suicide ?
Notre cerveau, son accumulation culturelle au sens de toutes les activités, se construit en fonction de nos conditions matérielles, quotidiennes de vie.
Ces conditions existent, qu’on en soit conscient, plus ou moins conscient ou peu conscient.
Indépendamment de la conscience que nous en avons.
La ressource c’est la consommation, et la consommation c’est le revenu et pour le salarié, le salaire.
Nous sommes loin du lien du paysan, la paysanne, millénaire, entre son travail, sa production agricole et sa nourriture, son champ, sa maison, ses animaux et sa famille et son village ; de la conscience du lien travail-production-survie.
La perte du lien direct entre besoins et production forme la mentalité des peuples d’industrialisation avancée et de numérisation de l’industrie manufacturière et alimentaire et des échanges.
Ce lien ne peut se « re »-constituer que dans la perception des besoins, perception que la crise de société et la régression relative ou absolue de consommation induite. Consommation directe et indirecte, à travers l’achat des biens par le salaire direct et les services publics par le salaire indirect.
On a déjà dit la place mentale qu’occupe la marchandise dans l’échange-accumulation de capital du cycle systémique A-M-A’ et le travail (la force de travail) comme marchandise.
Besoins élémentaires de survie et besoins complexes en unité.
Besoins simples et complexes ont partie liée avec le besoin propre d’une espèce pensante en développement, conceptualisante que nous sommes : le besoin de pensée, d’apprendre, de savoir qui a forgé un lien à double sens avec les moyens de satisfaction des besoins et les désirs qui les expriment.
La crise de production s’aggravera tant que la volonté humaine collective ne transformera pas un système obsolète d’accumulation du capital par un mode de production et d’échange à partir du ressenti et de l‘analyse des besoins, de coopération, de cohérence générale, mondiale.
Ces quelques lignes sont certes simplificatrices, mais expriment une réalité concrète et abstraite.
L’humain conçoit la réalité à travers l’abstraction qu’il en constitue
Le défaut relatif de lien besoins-désirs-invention-travail-production est terrifiant.
Le plus terrifiant encore est de voir et d’entendre le capital justifier son austérité vis-à-vis des populations et salariés par un soi-disant désintérêt pour le travail qu’il a induit lui-même par sa pratique et sa philosophie antisociale. Double piège objectif et subjectif.
On se demande encore, dans les conditions dans laquelle sont tenus les salariés et les actifs en général, comment réussissent-ils à répondre tant bien que mal, par leur travail à tenir encore debout la cohésion sociale. Debout jusqu’où , jusqu’à quand. Le besoin de transformation sociale urge !
A la lecture de ces travaux du Conseil National du PCF du 6 mai 2023.
Le CN du PCF s'adresse à tous ses adhérents et sollicite leur opinion.
Chères, chers Camarades, (au féminin, masculin et pluriel).
A la lecture de ces travaux du CN du 6 mai 2023, et à leur compte rendu j’éprouve une certaine satisfaction sur le progrès de leur contenu et de leur orientation.
Satisfaction qui ne gomme pas l’inquiétude de la situation catastrophique de l’entrée dans le XXIème siècle et sa suite actuelle aggravée : démocratique, économique, climatique, crise de la diversité biologique et culturelle, énergétique, sanitaire, alimentaire, le tout dans le processus du cycle A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus), organisateur de la crise et de la suraccumulation-devalorisation du capital qui en est l’expression concrète.
Et de l’achat de la force de travail qui en est le collecteur.
Satisfaction de voir avancer une analyse de la crise et des solutions, à travers les luttes auxquelles nous participons, contributeurs avancés; solutions économiques en dernière instances, mais inquiétude par rapport à la rapidité d’avance de la crise, par rapport à la pesanteur du système qui l’induit et des difficultés d’accélérer la prise de conscience de l’état du monde humain, au niveau du besoin historique des remèdes à y apporter.
Le syndrome de Cassandre me hante, hante le monde tout autant que le fantôme du communisme qui tarde à se concrétiser.
S’il s’agit bien d’initier un processus mondial de démocratisation de l’homme citoyen-producteur, et tenir compte qu’un processus est une construction progressive (tautologie), comportant des étapes de transformation dans une progression continue, la loi de l’argent-capital est tellement prégnante dans les mentalités, les modes de vie, comme dans les structures et superstructures, que l’inquiétude pousse à sonner l’alarme dans ce processus de durée.
L’alarme, en particulier sur le souverainisme s’opposant à la coopération et la cohérence générale de l’humanité. Le souverainisme, force contraire dans le mouvement de survie et de développement; de développement et de coopérations mondiales mutuelles urgentes, industrialisation de nouvelle qualité et de paix, contrairement aux apparences qui conduisent à ce souverainisme. Certes défendre les travailleuses, travailleurs en lutte pour l'outil de travail-production et les coopérations qui le permettent.
Il faut parler avec des mots exacts, sans faire de détour « d’achat de la force de travail », cœur du Manifeste de 1848 et aujourd’hui plus que jamais, de "mondialisation communiste", démocratique, s’appuyant sur le mouvement des entités constituées, y compris nationales bien sûr, et leur mouvement, du local au mondial, à double sens.
J’estime que l’article de Paul BOCCARA « Pour de meilleurs résultats, des critères de gestion nouveaux » parus dans les « Cahiers du communisme » d’avril 1982, est de l’ordre de la « Critique du programme de Gotha » de 1875, de Marx, soutenue et reprise par Engels.
Ni l’un ni l’autre de ces deux avertissements n’ont été entendus.
C’est aussi de l’ordre de la crise catastrophique globale de ce XXIème siècle au quart de son parcours.
Ces cahiers contenaient aussi « La nouvelle alliance, métaphore de la science », exposé critique, non au sens populaire de « critique », mais au sens scientifique, des très importants travaux (certes pas les seuls !) d’Ilya Prigogine et d’Isabelle Stengers sur la thermodynamique et « la flèche du temps »
C’est aussi du même ordre, lorsqu’on pense au déni dont la science et la recherche rationnelle et pratique, en fonction des besoins humains, de la vérité, (la recherche !) a si peu de crédit à qui qu’on puisse s’adresser.
J’ajoute à ces cahiers l’article de « La poésie au crible du langage », et l’on mesurera le retard accumulé aujourd’hui par rapport ces années-là (1).
Dixi et salvavi animam meam
Pierre Assante. 15/05/2023 08:46:07.
(1) Le N° suivant en prenait, déjà, plus ou moins, le contrepied.
Post Scriptum : Après écoute actuelle, ponctuelle, des médias, le compromis d’un management à la CFDT semble prendre un peu plus le dessus (pour l’instant, la lutte continue !) : le compromis supposant qu’une « bonne répartition » de la plus-value resoudrait la crise ; l’illusion d’une bonne répartition de la plus-value, illusion basée sur l’ignorance des causes systémiques de la crise, l'ignorance ou le semblant de l’ignorance.
Nos lecteurs savent ce que cette revue, le rôle qu’elle a pu jouer dans la vie sociale, politique et intellectuelle, doivent à Paul Boccara (1932-2017) et à ses travaux. Historien, économiste, chercheur au CNRS puis maître de conférences à l’université de Picardie et membre du comité central puis national du PCF de 1972 à 2003, profondément engagé dans les luttes sociales et politiques de son temps et dans la formation des militants, Paul Boccara a œuvré avec constance pour une novation communiste. Ainsi, il a consacré sa vie à analyser la réalité économique et la vie sociale en lien constant avec les militants et les combats politiques, prenant en compte les avancées des connaissances sur l’économie et sur tous les aspects des relations des êtres humains entre eux et avec la nature. Ses travaux ont porté sur le capitalisme monopoliste d’État, puis sur sa crise systémique, et sur la révolution technologique informationnelle. Il a élaboré, à l’appui des mobilisations populaires, des propositions sur de nouveaux critères de gestion des entreprises, sur le crédit et sur une autre mondialisation ou sur la protection sociale et les retraites. Ses recherches sur l’anthroponomie – notion dont il a proposé l’usage – poursuivent l’œuvre de Marx, au-delà de l’économie. Au carrefour de l’ensemble de ces préoccupations, ses propositions pour construire un système de sécurité d’emploi et de formation (SEF) résonnent fortement avec les débats les plus contemporains, comme ceux qui ont été à l’ordre du jour du récent congrès du PCF.
C’est ce qui a conduit ses amis et ses proches à créer en 2018 une association dédiée à l’œuvre de Paul Boccara, pour la continuation et la diffusion de son œuvre par l’organisation de colloques, de formations, de séminaires, etc.
Nous avons donc le plaisir d’annoncer ici la prochaine initiative de l’association, qui prendra la forme d’une conférence rencontre avec la participation de la Fondation Gabriel Péri, de la revue La Pensée et, bien sûr, d’Économie&Politique.
« Est-il encore temps pour se demander si c’est trop tard ? »
Le recul d’une pensée rationnelle*, scientifique, humaniste, ne s’est pas produit en un jour ; s’il est « rattrapable » dans le contexte d’un capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé (C.M.M.nI.gF.) à abolir et dépasser (aufhebung en allemand) et ses contradictions antagoniques à résoudre pour une société en santé suffisante pour vivre, ce ne sera pas non plus en un jour ; et dans un contexte de menace imminente sur les conditions de vie physiologique, elles-mêmes, humaine. Mais il y a une suite-commencement, une continuité-quantique vitale.
Ce recul touche toute la société, y compris les milieux scientifiques le plus avancée dans une fonction structuraliste non synthétique anti-scientifique de la science *.
Les avancées technologiques inouïes et leurs applications inouïes voilent ce recul.
Les techniques du C.M.M.nI.gF. et les besoins sociaux et moraux sont en conflit paralysant pour la santé suffisante de la société humaine. Leur « décalage » dans l’usage devrait nous être évident ; décalage dans l’usage et dans le progrès humain qu’ils peuvent constituer et constitueraient dans un autre usage.
Mais Il ne suffit pas que le « décalage » nous soit évident, de plus il ne l’est pas, dans la constitution antagonique de la contradiction.
La pensée humaine est violée par la pensée humaine, et ce n’est pas un phénomène « en haut » de la société, c’est un phénomène global dans toutes les activités humaines simples et complexes dans leur unité historique. Le « haut » et le « bas », ce sont des contradictions, l’unité et l’identité de « forces contradictoires et de « fonction » dialectique de la contradiction de la fonction sociale.
L’opium du peuple, en tant que pensée idéaliste générale diverse et unie scindant mentalement l’unité du corps et de « l’esprit », est tout aussi dangereux que la bombe atomique et-ou la crise climatique et de la diversité des espèces. Et l’expression religieuse de la détresse humaine a pris un caractère cynique et agressif terrifiant.
La séparation mentale dans l’action politique, syndicale et revendicative de classe opprimée, de la lutte idéologique et de la lutte économique, fait partie de cette scission générale et du recul de la pensée rationnellement organisée à fins humanistes infinies.
L’adage affirmant « l’unité de l’objectif et du subjectif » est tombé dans l’oubli et dans le « nouvel incompréhensible »
Certes la censure de fait de l’économie marxiste de régulation systémique fait partie des causes générales du recul de pensée nécessaire à la vie, survie, développement concrets des humains.
« Une réforme intellectuelle et morale ne peut pas ne pas être liée à un programme de réforme économique, bien plus, le programme de réforme économique est précisément la matière concrète dont se présente toute réforme intellectuelle et morale… » Gramsci. (Voir note (2)).
Notre effort de pensée économique contient-il cette unité du subjectif et de l’objectif ? Ou pas ? Dans le dernier cas, que faire ? Et si rien n’est fait dans cette appréhension-appropriation de la réalité cela ne s’exprime-il pas dans la réflexion et l’affirmation : « un pas en avant, deux pas en arrière » ? Serais-je un petit Plekhanov traitre du pauvre en exposant ceci, dans la période des belles et grandes luttes sociales actuelles ? Pourquoi pas ! Qu’on m’explique !
La rencontre d’un grand mouvement d’idée et d’un grand mouvement social risque-t-elle d’avorter si l’unité du processus objectif et subjectif ne se réalise pas ? Il n’est pas question que cette unité soit suffisante ou pas : elle existe ou n’existe pas, ce qui veut dire que le processus est en chute de civilisation qui s’est pourtant poursuivie depuis des millénaires, donc a trouvé résolution relative de ses contradictions, sauf que l’extrémité de la société marchande contient des contradictions et des besoins de résolution de contradiction autrement différents et puissants.
Un mouvement d’ensemble contient des contradictions, des forces contradictoires qui le meuvent. Il est constitué de mouvements particuliers contenant leurs contradictions propres. Les maladies de mouvement peuvent soit être « guéries », ce qui n’est pas qu’une question de volonté sociale, mais de réalité objective historique dans notre milieu particulier et dans la nature, mais contient aussi pour nous la condition de volontés sociales.
Il faut toujours remonter à l’origine relative d’un processus pour comprendre et guérir, rechercher les composants et résultants d’une unité en santé d’un processus, le développement progressif de cette unité ou son avortement en « fin de croissance de contradiction ».
La (les) dissymétrie(s) de processus fondamental (1), et la contradiction antagonique qu’elle détermine, entraine sur le plan social une accumulation quantitative telle qu’elle retarde en croissance dissymétrique trop grande et catastrophiquement la transformation qualitative et rend invivable et inviable et explosive cette accumulation quantitative.
On voit bien lesprémissescontenues en aller-retour d’action-pensée dans cette formule-ci que je viens d’employer, ce qui confirmerait à priori et par hypothèse, l’unité des éléments de contradiction objectifs et subjectifs que nous vivons.
Pierre Assante. 14/05/2023 07:57:12.
(1) voir article précèdent sur le décalage de date de naissance de la bourgeoisie et sa concentration « au sommet » actuelle, et de la naissance de la classe ouvrière-salariat, phénomène non unique dans l’histoire de la société marchande et reproductible et reproduit sous les différentes formes d’exploitation, d'usage de soi par l'autre, et de mode de production et d’échange de classe.
Le projet communiste, facteur de réussite du mouvement social et des luttes pour la paix
12 mai 2023Denis DurandActualité, Articles, ECO & PO n° 824-825 (mars-avril 2023), Points de vue, débats et controverses, Projet communiste, Questionsinternationales. 0. (lien en bas de page).
Denis Durand
Depuis quatre mois, le soulèvement de notre société pour les retraites a fait évoluer de façon accélérée les données de la bataille politique.
Emmanuel Macron a bien pu promulguer les dispositions législatives de sa réforme, il n’a fait qu’augmenter encore son rejet dans l’opinion. S’il s’obstine pourtant, contre toute rationalité apparente, à infliger sa potion néolibérale à la société française, c’est que la crise profonde du système économique et social dont il est le représentant direct l’y oblige.
Car derrière les profits mirifiques de quelques groupes financiers et les dividendes vertigineux qu’ils annoncent, il y a une réalité plus profonde : l’obsession de de la baisse du coût du travail, la destruction et la précarisation des emplois, le rationnement des dépenses de formation, les assauts systématiquement programmés contre la Sécurité sociale et les services publics, rendent le capital de moins en moins efficace. La préservation des taux de profit exige de plus en plus d’aides publiques. Les milliers de milliards injectés par les banques centrales sur les marchés financiers et dans le système bancaire se traduisent de moins en moins en richesses créées, faute de se traduire en emplois et en qualifications. La création monétaire « quoi qu’il en coûte » a permis jusqu’à présent de repousser les échéances mais en aggravant, à chaque fois, la suraccumulation de capital matériel par une suraccumulation de capital financier génératrice de spéculations, de crises et de faillites bancaires. Pris dans ces cercles vicieux, le capital ne fait que les approfondir en redoublant de férocité sociale, en martyrisant les pays émergents écrasés par la hausse des taux d’intérêt, et en passant par pertes et profits le désastre écologique.
En face, le mouvement social a exprimé, au fond, une révolte contre la gestion capitaliste de la retraite, non comme « nouvel âge de la vie » (selon l’expression d’Ambroise Croizat) mais comme mise au rebut d’une force de travail atteinte par l’« usure » (selon l’expression significativement empruntée par le gouvernement au MEDEF).
Ce qui peut alors permettre au mouvement de se prolonger jusqu’à une victoire contre la régression sociale incarnée aujourd’hui par la politique d’Emmanuel Macron, c’est un nouveau projet de civilisation où l’accès à une formation choisie, tout au long de la vie, ouvre à chacune et à chacun la possibilité de développer librement toutes ses capacités, et de dépasser ainsi les aliénations constitutives du salariat capitaliste : chômage, précarité, lien de subordination déléguant la souveraineté des travailleurs et des travailleuses à un employeur. C’est ce que traduit à sa façon l’émergence frappante de la revendication d’une prise en compte des années d’études dans la durée de cotisation donnant droit à la retraite à taux plein.
Corrélativement, reste à faire grandir la conscience des moyens à déployer pour réaliser ce projet de société : non pas un simple « partage des richesses » mais une prise de pouvoir démocratique sur l’utilisation de l’argent, pour que la production vise une nouvelle efficacité, fondée sur le développement de toutes les capacités humaines. Ce qui se profile derrière le mouvement pour les retraites, c’est donc la possibilité d’une mise en cause de la rentabilité financière comme régulateur de l’économie. Bref, la possibilité concrète d’un chemin vers le dépassement du capitalisme.
On reconnaît là, au cœur des luttes pour les aspirations immédiates de nos concitoyens, et pour les aider à balayer le There is no alternative où Emmanuel Macron, émule en cela de Margaret Thatcher, rêve de les enfermer, ce que peut être l’apport du projet communiste et de sa cohérence réaffirmée au récent congrès du PCF. Cette cohérence est globale : elle peut aussi aider à appréhender le basculement du monde qui semble être en train de se produire au moment même où les événements qui se déroulent en France suscitent l’étonnement au-delà de nos frontières.
Une boussole dans un monde qui bascule
Notre projet communiste est celui d’un monde de paix et de coopération. L’agression russe contre l’Ukraine, et les horreurs de la guerre qu’elle a déchaînées, va exactement dans le sens inverse, celui d’un affrontement généralisé. Bien loin d’apporter une réponse aux entreprises de déstabilisation dont l’impérialisme américain sait si bien se servir pour perpétuer sa domination sur le monde, elle les favorise aujourd’hui. Elle a offert à l’OTAN l’Europe comme champ de bataille d’une guerre par procuration.
Cependant, à travers l’ébranlement de tous les équilibres, régionaux et mondiaux, qui en résulte, un nouveau monde se cherche, où le Sud, c’est-à-dire la majorité de la population mondiale, revendique toute sa place. Au moment même où l’escalade militaire et la course aux armements s’accélèrent vers le pire – c’est le sujet du dossier de ce numéro – ces nouveaux rapports de forces peuvent rendre concevable un dépassement pacifique de l’hégémonie américaine. Que revienne irrésistiblement à l’ordre du jour – avec une force accrue depuis la récente visite de Lula en Chine – un projet aussi fondamental, de ce point de vue, que la relève du dollar par une monnaie commune mondiale de coopération en est le signe.
Pacifique ne veut pas dire sans lutte, sans affrontement radical et durable avec un adversaire : le capital. « Agir dans les luttes, dans la bataille d’idées et dans les institutions pour rassembler ces mouvements dans un combat de classe contre leur adversaire commun en leur donnant la force, par la cohérence d’un projet révolutionnaire nourri de leurs luttes et de leurs aspirations, de l’emporter sur la puissance du capital : c’est là l’utilité du rôle original que le Parti communiste veut jouer dans les conditions concrètes de la France et du monde d’aujourd’hui », avons-nous dit au congrès du PCF à Marseille.
Du local au mondial, des forces pour dépasser le capitalisme et les dominations étatiques
Chacun perçoit en effet combien il est urgent de définir une perspective politique. La mobilisation sociale a réduit à néant tous les arguments et tous les mensonges par lesquels le pouvoir croyait pouvoir obtenir une adhésion, même partielle, à sa réforme. Le monarque républicain est nu. Privé de sa capacité à engendrer un consentement populaire, ayant lui-même humilié et réduit à l’impuissance sa composante parlementaire, il reste à l’État bourgeois l’usage de la force brute. Emmanuel Macron n’a donc pas hésité à recourir aux multiples outils de répression dont il dispose. La classe dirigeante en vient à envisager, comme en Italie, la violation de l’ultime tabou : faire appel aux héritiers du fascisme et de la collaboration. Le nouveau chef du Rassemblement national claironne déjà qu’il est à une « petite marche » du pouvoir.
Quel rassemblement politique pour faire face à cette montée des périls ? Le contraste est frappant entre la puissance d’un mouvement social maître de sa force et de sa colère, avec un rôle renouvelé des syndicats, et l’incapacité persistante de la gauche, telle qu’elle s’incarne aujourd’hui aux yeux de nos concitoyens, à proposer une alternative crédible aux couches populaires et aux couches moyennes. Faire naître une nouvelle perspective exigera de soulever le poids écrasant des conservatismes qui enferment ses représentants dans les jeux électoraux et dans les illusions, si coûteuses à notre peuple depuis cinquante ans, sur la capacité de l’État à remédier aux fléaux du capitalisme sans imaginer qu’on puisse le dépasser.
L’affirmation du projet communiste fait partie des moyens de réussir cet effort de novation, et de catalyser le rassemblement des forces qui contestent l’état de choses existant. Il articule en effet, au lieu de les opposer, le dépassement du capitalisme avec l’émancipation de toutes les dominations, comme il articule la poursuite d’objectifs sociaux et écologiques avec la conquête démocratique de pouvoirs directs décentralisés, au-delà de l’étatisme du siècle dernier, dans la cité et dans les entreprises, pour obtenir, contre le capital, les moyens financiers de les réaliser.
La popularité acquise par Fabien Roussel depuis sa campagne présidentielle témoigne, à sa façon, de cette recherche d’une autre incarnation de la gauche, même si cette recherche est encore en attente d’une nouvelle cohérence autour d’un projet de société. Il y a là un facteur de confiance pour mener de front les batailles des prochains mois : celle des retraites, celle de l’emploi et des salaires face à l’inflation, celle de la paix, celle du climat et de la biodiversité, celle du débat à gauche sur les conditions de réussite d’une alternative à Macron et à la menace fasciste, à la faveur de la campagne pour les élections européennes qui offre à chaque force politique une excellente occasion de soumettre aux citoyennes et aux citoyens son projet de société.
►La technique n’est pas qu‘application de la science. Elle obéit à une intention : transformer le milieu en fonction de soi.
►Utiliser une technique, cela suppose pour une part le suivi d’opérations prédéfinie, et pour une part une certaine réinvention locale
►Le travail ne se fait jamais sans le travailleur confronté à…
►Du singulier, même si la technique est en partie définie par une « tradition ».
►La réinvention locale passe par des collectifs qui se dessinent en fonction de activités, les ECPR (Entités collectives relativement pertinentes).
►L’homme tire parti de la technique grâce à son pouvoir de la généraliser [la neutraliser] et de la reconfigurer [déneutraliser] selon les milieux.
►Plus les techniques se développent, plus les interfaces à gérer se multiplient. La question des compétences est ainsi d’actualité.
►Les techniques s’inscrivent dans l’histoire humaine faite d’une dialectique sans fin entre anticipation et confrontation, « Registre 1 et Registre 2 ».
►La variabilité de l’environnement technique rend impossible la standardisation totale. De plus, l’homme accroit cette variabilité car se soumettre entièrement aux normes serait pour lui invivable.
►Une situation de travail présente toujours les deux polarités, R1 et R2, avec des circulations selon l’éclairage adopté.
►L’usage d’une technique met en dialectique normes antécédentes et renormalisation, jamais de façon neutre mais en référence à des valeurs.
►En faisant usage des techniques, on cherche à neutraliser son milieu, à y mettre son empreinte de vivant qui ne se contente pas de subir.
►Etre compétent, c’est tirer parti de l’environnement, gérer les rapports d’anticipation et de rencontre en fonction des valeurs.
►Travailler, c’est davantage que produire à l’aide de techniques, c’est vivre un projet héritage.
►Il faut créer des lieux pour débattre de ce qui se joue dans le travail où se profilent de nouvelles façons de travailler.
Nous tous, divers mais soucieux et inquiets, dramatiquement, militants pour un processus humain en santé sociale, nous et l’humanité tout entière, ensemble, sommes en train de payer très gravement et très dangereusement, et ce n’est qu’un début, le renoncement progressif puis rapide, sous pression de l’argent, à l’effort de formation idéologique démocratique et mutuelle.
Formation morale et psychique démocratique dont font partie la philosophie et l’économie marxiste en unité, non dogmatique, et leur processus dans le processus social, pointe avancée de la pensée humaine, d’une pensée partant des besoins humains simples et complexes en unité de développement.
On peut penser et dire le contraire, mais alors il faut contester à partir d’un savoir et d’un débat qui nous est refusé par l’argent ; d’un savoir et non d’un à priori et d’un ouï-dire très limité, très in-suffisant pour être d’un secours suffisamment démonstratif, donc réel et efficace.
Avec la guerre en Ukraine qui menace plus que jamais de déboucher sur un embrasement mondial dont l’Europe serait un des principaux champs de bataille, c’est peut-être tout un basculement du monde et des rapports de forces internationaux qui se dessine. Notre dossier tente d’en appréhender les dimensions économiques et militaires en réunissant les contributions d'experts très divers quant aux sujets traités et aux points de vue défendus.
L'éditorial de Denis Durand s'attache à montrer en quoi le projet communiste adopté au récent congrès du PCF peut servir de boussole pour appréhender les contradictions de la situation internationale, comme il peut contribuer à la poursuite du mouvement social historique qui se déroule dans notre pays, et à sa victoire contre la régression sociale qu'incarne la politique d'Emmanuel Macron
Alec Desbordes analyse de façon précise l'état actuel de l'un des acteurs de la mondialisation, la multinationale Engie, et des contradictions qu'il comporte. Jean-Marc Durand alerte sur l'austérité aggravée que le gouvernement va vouloir imposer au nom du rétablissement des comptes publics, tandis que Gilles Mercier et Lise Caron analysent précisément les dégâts de ces politiques sur l'enseignement supérieur et la recherche.
Cette fois-ci, pas de rubrique « un chiffre expliqué » : malgré la colère qui monte dans la société française, c'est plutôt l'absence de chiffres en matière de journées de grève qui caractérise l'état actuel de notre système statistique, comme le montre Kevin Guillas-Cavan.
J’ai conscience que la concentration de trop d’éléments dans un texte si court rend sa compréhension difficile. Je suis pourtant convaincu, à tort ou à raison, qu’il contient une logique rigoureuse.
La lutte des classes entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, le salariat, existe y compris en pleine Revolution française, alors que les deux classes étaient alliées, avec la paysannerie aussi, pour battre l’aristocratie et son système économique, social, culturel et politique.
La répression continue contre la classe ouvrière a été marquée par des évènements marquants, dans les révolutions et contre-révolutions bourgeoises dominantes, 1830, 1848, 1851, 1871, et guerres de 1914, 1939…. Etc.
La militarisation, puis la « policiarisation » du socialisme, à l’initiative des sociaux-démocrates originels, puis des communistes, puis le gel-dictature anti-historique stalinien de la révolution prolétarienne, est entres autres une des conséquences des repressions exercées par la bourgeoisie et du besoin du salariat de recherche d’hégémonie dans la transition démocratique à court et long termes vers un nouveau mode de production et d’échange et de civilisation pour toute la société » et non une classe dominante.
Dictature de classe contre dictature de classe, puis conquêtes démocratiques libérales relatives, limitées et en recul dans la crise générale, dans le rapport de force des besoins sociaux et des besoins du marché en contradiction antagonique et crise mutuelle.
Il faut rappeler la dissymétrie de date de naissance de la bourgeoisie de la Renaissance, XVIème siècle, aujourd’hui ultra concentrée et mondialisée, par rapport à la date de naissance plus tardive du salariat naissant des XVII-XVIIIème, puis de la classe ouvrière de main d’œuvre et-ou de haute qualification, d’ingénierie de production du XXème-XXIème siècle; bourgeoise qui s’affirme dès la Renaissance, et prend le pouvoir national et mondial depuis les XVII-XVIII-XIXèmes siècles, pouvoir révolutionnaire puis conservateur et réactionnaire.
Révolution anglaise de 1689, française de 1789....
Division technique industrielle et de classe du travail....
Dissymétrie de date de naissance bourgeoisie/classe ouvriére , mais prises de pouvoir étendu de la bourgeoisie au XIXème et mondiale au XXème siècle grâce à l'alliance dominante de la bourgeoisie avec la classe ouvrière naissante dominée et se developpant.
Il faut rappeler que cette dissymétrie est sans doute une des caractéristiques-particularités d’une contradiction antagonique par rapport à une contradiction non antagonique, qu’elle soit de l’ordre minéral, biologique ou sociale et psychique, les trois à la fois pour une espèce pensante comme la nôtre, processus non linéaire et causal, de conscience de la nature sur elle-même.
Processus non linéaire et causal de conscience de la nature sur elle-même, tâche imminente du XXIème siècle débutée dès l’apparition de l’homme, du travail et de sa société progressive, son processus accéléré dans l’antiquité, dans les XVI-XIXèmes siècles, avec les Lumières puis le Marxisme, mis en placard relatif dans et par la domination du critère P/C dans le cycle A-M-A’, et redevenue urgente dans les crises dont la crise économique de suraccumulation-dévalorisation du capital et la crise climatique à qui est refusé par l’argent, les moyens de guérison encore possible.
Pierre Assante. 13/05/2023 08:16:41, malheureux anniversaire du coup d’Etat national-gaulliste à la « faveur » de celui colonialiste d’Alger.
L’étude fondamentale de Marx et d’Engels débute dans l’approfondissement après l’échec des luttes sociales de 1848.
Ces luttes ont hérité de la Revolution française et son expansion réussie ou ratée dans les monarchies européennes.
Ces luttes, lorsqu’elles aboutissent à la prise de pouvoir bourgeois, s’appuient sur et entrainent l’aspiration populaire et ouvrière au progrès social dans le processus d’industrialisation et de concentrations ouvrières, bases de rassemblement de luttes.
Elles développement des compromis historiques de progrès dans les deux siècles dans des moments historiques de besoins communs, limités qualitativement par et dans les contradictions C/T, P/C, (Capital/Travail), (Profit/Capital)
Le rassemblement avec la paysannerie se heurtera avec la réforme agraire de progrès de petite propriété, base de l’alliance nationale bourgeoisie-paysannerie.
La forme des luttes révolutionnaires bourgeoises a influencé le mouvement ouvrier naissant puis se développant, chez Marx y compris, jusqu’à un certain point. Mais l’alliance occasionnellement utile bourgeoisie-/-classe ouvrière crée l’illusion d’une capacité de rassemblement de progrès global ; Illusion (et rassemblement) dans laquelle le conflit de classe incontournable et indispensable, va se développer sans trouver de débouché de transformation sociale libératrice pour toute la société.
Et à travers les échecs du rassemblement sur la base des intérêts de classe de la bourgeoisie, dominants, les constats du Manifeste du parti communiste vont connaitre un développement théorique philosophique et économique, tout au long du processus de développement du capital et de ses forces productives, dont nous en sommes, nous humains.
L’extrémité qui est la nôtre, le CMMnIgF (Le Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé), sa crise de suraccumulation-devalorisation du capital, résoluble in fine et seulement dans la construction d’un autre type de développement requiert dans les luttes une connaissance et une conscience de la réalité du système et des solutions radicales, nouvelles et qualitatives, et générationnelles à sa crise.
La concentration mondiale du capital et son drainage sur toutes les couches sociales crée une prolétarisation avancée en qualité de production et de productivité tendant à l’alliance avec, entre, et de tout le salariat et de tous les actifs et non actifs subissant ce drainage de renflouement du taux de profit et ses conséquences sur les salaires (directs et indirects) comme sur tous les revenus hors revenus exceptionnels que s’octroient les « représentants » du « haut du système », ultra minoritaires, quelques milliers sur 8 milliards d’humains. Leur force, qui les condamne eux-mêmes, c’est la faiblesse de notre connaissance et analyse de la société.
A quelques jours du 13mai, ne pas oublier la prise de pouvoir nationaliste à l’occasion d’un push colonial, puis sa récupération par le CME. CME ayant bien dépassé aujourd’hui la nation et ouvrant une antichambre possible à une mondialisation démocratique ; ouvrant… mais l’antichambre il faut la passer, ce qui ne se fera pas tout seul.
LIGNE D'INFORMATION ITER. 09 MAI 2023. LUO DELONG.
DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT : LUO DELONG.
Delong Luo, expert en coopération intergouvernementale et en diplomatie scientifique et technologique, a des liens profonds et de longue date avec le projet ITER, qui remontent aux négociations qui ont conduit la Chine à devenir membre d'ITER. Il a pris ses fonctions de directeur général adjoint d'ITER Organization pour les entreprises le 1er avril 2023.
Bien des années plus tard, lorsque le ministère de la Science et de la Technologie l'affecte au projet ITER, Luo Delong se souviendra du jour où, jeune garçon, il a lu un article sur un "Soleil artificiel" dans un journal chinois . Le petit morceau "a capté [son] imagination" mais a été vite oublié; à l'époque où Delong grandissait, il y avait des problèmes plus urgents. Développer la production industrielle du pays en était une, ce qui explique que les parents du garçon, tous deux ingénieurs mécaniciens, s'absentent la plupart du temps, le laissant aux soins des grands-parents. Il se trouve que le grand-père de Delong était mécanicien et, dans un tel milieu familial, le jeune garçon a développé le goût de "démonter et de reconstruire". En un autre temps et lieu, Delong, Directeur général adjoint - Corporate le 1er avril, aurait pu entrer dans une carrière comme celle de ses parents et de son grand-père. Mais les circonstances en ont décidé autrement.
Au collège et au lycée, Delong travaillait dur, aimait étudier et avait de bonnes notes. Lorsqu'il a eu 16 ans, malgré son jeune âge, l'un de ses professeurs a estimé qu'il était prêt pour l'université, mais ses grands-parents protecteurs ont préféré le faire attendre encore un an. Il a passé l'examen d'entrée et l'a réussi, et quelques années plus tard, à 21 ans, Delong a obtenu son baccalauréat en génie mécanique et s'est vu offrir un emploi par le gouvernement. "A l'époque, nous avions peu d'options d'emploi ; j'ai choisi la science et la technologie et j'ai commencé à travailler pour une bibliothèque affiliée au ministère de la Science et de la Technologie. Mon travail consistait à rédiger des résumés en chinois et en anglais pour des livres destinés aux étudiants et au public, un grande opportunité d'acquérir une culture et des connaissances dans toutes sortes de domaines différents."
La Chine, comme tous les pays en développement à l'époque, avait besoin d'élites techniques et administratives. Quelques années après son travail de bibliothécaire, Delong a été sélectionné par un programme de développement des Nations Unies qui visait à former des jeunes du monde entier et à les exposer à un environnement international. Après deux ans à l'Université des Philippines, après avoir amélioré sa maîtrise de l'anglais et obtenu une maîtrise en bibliothéconomie, le ministère l'a rappelé. Il était nécessaire au Département de la coopération internationale.
C'est ainsi qu'a commencé l'implication et l'engagement de toute une vie de Delong dans la collaboration technique et scientifique entre les nations. De son affectation initiale à une mission de trois ans en tant qu'attaché scientifique à l'ambassade de Chine à Oslo, en Norvège, de sa responsabilité des relations du ministère avec les organisations internationales à sa nomination pour diriger l'implication de la Chine dans ITER... il a développé un talent unique pour motiver, négocier et, au besoin, apaiser.
Bien avant d'être nommé directeur général adjoint de l'organisation ITER, Luo Delong était une présence familière au sein des communautés ITER et de la fusion. Dès la candidature de la Chine pour rejoindre le projet fin 2002, il a participé à toutes les négociations et réunions d'experts avant la création de l'organisation ITER. Il a construit l'Agence intérieure chinoise "à partir de zéro", a rejoint le Comité consultatif de gestion ITER (MAC) et a finalement présidé le Conseil ITER (2020-2021). C'est un euphémisme de dire que Delong connaît le projet de fond en comble - ses forces et ses vulnérabilités, "les avantages et les inconvénients" de sa structure organisationnelle et, plus important encore, "la nature cruciale du moment présent".
"Il y a beaucoup de problèmes à résoudre", déclare Delong. Covid et "le reste" (c'est-à-dire les non-conformités dans les composants clés qui doivent être réparés) entraînent des retards que les gouvernements peuvent avoir du mal à accepter. "En termes de calendrier, nous avons fait des promesses difficiles à tenir. Maintenant, nous devons travailler à conserver et à rétablir la confiance entre nos parties prenantes."
Pour le nouveau directeur général adjoint - Corporate, "ITER est une organisation d'ingénierie" qui, progressivement, est devenue de plus en plus bureaucratique. "Les dossiers qui s'empilent, de plus en plus épais, la multiplication des réunions... ce n'est pas idéal pour l'efficacité d'un projet d'ingénierie. A ce stade de l'histoire d'ITER, nous devons adapter notre culture projet."
En dehors d'ITER, l'environnement a également changé. L'émergence récente des startups de la fusion et l'investissement massif d'argent privé pour réaliser la fusion en un temps record, fondée ou non, a changé le regard de l'opinion publique sur la fusion et son projet phare. "Il y a des 'plans décennaux' partout. Nous devons en tenir compte afin de ne pas être perçus comme non pertinents."
Au cours d'une carrière de plus de 40 ans comprenant de vastes responsabilités administratives, la gestion de collaborations internationales et l'implication dans la construction et l'exploitation d'installations scientifiques majeures (HL-2A , HL -2M et EASTtokamaks), Delong estime que les défis auxquels ITER est actuellement confronté relèvent de sa "compétence principale". Mais il sait par expérience que "le voyage peut être difficile quand on marche seul, mais devient plus facile quand les gens marchent ensemble". Et c'est bien ce qu'il entend instaurer : une dynamique collective au sein de l'organisation ITER.
Je me réjouis de la clarté avec laquelle le dispositif de direction nous est présenté
J’insiste sur le fait que les commissions de travail, telle la commission économique, ne sont pas des commissions de « spécialistes ». J’invite les camarades, dans leur fédération et sections, à avoir le souci de proposer à celles et ceux intéressés par les questions économiques, ou militants d’entreprises, élus, intellectuels, etc., de participer à la commission économique. Elle n’est pas, et n’a jamais été une commission constituée de seuls économistes, et c’est ce qui fait sa richesse et son originalité : elle comprend aussi des syndicalistes d’entreprises ou de services publics, ou des camarades simplement intéressés par l’économie.
Concernant l’organigramme lui-même, nous en discuterons peut-être plus en détail à notre prochain CN, car il y a des recouvrements (industrie par exemple) entre plusieurs secteurs qu’il nous faut traiter par de la transversalité et des réunions communes.
Concernant les déroulés du CN, nous pourrions expérimenter la chose suivante : plutôt que de viser un rapport fleuve, dans lequel chaque secteur apporte sa ou ses pages, avoir de temps en temps un point en CN par une commission : comme par exemple, un point sur la conjoncture économique.
Concernant le CEN et notre direction. D’une part, je regrette qu’il n’ait pas été choisi que Denis Durand en soit membre. Son apport politique va pourtant être nécessaire avec tout ce qui se profile devant nous ! D’autre part, dans la ligne de la remarque de Guillaume et des interventions que j’ai faites notamment durant la pandémie, je veux insister sur la nécessité de se doter d’une coordination politique (ou secrétariat comme on veut) de 5 à 7 membres. Avec un CEN qui compte 40 membres, nous en avons absolument besoin. D’autant que la vie se chargera de créer un collectif, mais non officiel, pour travailler correctement. Il faudrait se doter d’un collectif identifié et en responsabilité politique.
Je renforce ce qui a été dit sur l’initiative de Lure sur les services publics. J’y serai moi-même et animerai un atelier le samedi matin sur l’Europe et les services publics, en tant que membre de l’exécutif du PGE (parti de la gauche européenne).
Très brefs repères pour des thèses sur « il Partito Democratico » et ses origines sociales, et le courant "Urgence de Communisme ».
1. Convergences objectives et subjectives, opportunisme et aveuglement sur l’état du monde, ses possibilités, sa crise, ses dangers inouïs,
2. Aveuglement non élucidé par personne et qui pose la question de l’orientation des luttes (question originelle du mouvement ouvrier-salarié), avancées, par exemple et en particulier en France (Avec la « lutte des retraites », refus empirique de l’achat de la force de travail en fin de vie et pendant la vie « active ») et dans les pays en voie de développement et développés face à la domination capitaliste la plus puissante, et la domination capitaliste interne et externe (Chine) se rapprochant du courant marxiste de régulation systémique,
3. Mais n’ayant pas atteint un niveau de développement pour une conquête de l’hégémonie de l’homme producteur-citoyen, la gouvernance autogestionnaire, le dépassement continu et infini de la contradiction « royaume de la nécessité » et « royaume de la liberté », dépendance et autonomie contradictoires de l’individu social, contradiction fertile,
4. Refus de la condamnation unilatérale des mouvements économiques, politiques et culturels de libération du système mondial malade et en obsolescence, et leur état débile ou erroné ou les deux dans leur recherche à la fois saine, criminelle forte ou pas d’une issue. Aide aux développements mutuels en santé,
5. L’histoire de la classe ouvrière n’est pas celle de la classe ouvrière mais celle de la bourgeoisie, aujourd’hui concentrée mondialement de façon inouïe : elle reste encore l’histoire de la bourgeoisie révolutionnaire puis conservatrice,
6. En évitant de sombrer dans la xénophobie, on peut dire que le marxisme, à l’origine, a germanisé le mouvement ouvrier comme le léninisme a russifié le mouvement ouvrier.
« La révolution de 1848 en Allemagne n’est que la parodie de la révolution française ». Engels,
7. Ensuite ils ont évolué bien sûr dans l’observation du monde et des luttes, mais conservé les traces vivantes d’origine, c’est la propriété de l’histoire. Ils sont cependant des bases essentielles de la connaissance historique, économique et philosophique de l’histoire humaine moderne, sur laquelle elle se poursuit, dans la « révolution passive », « de la technique », la « guerre de position » ou la « guerre de mouvement », ou-et leur convergence et dissidences fertiles ou pas,
8. La dissolution du PCI est l’effet d’une incompréhension totale de la reverche de l’hégémonie de la classe, ouvrière, du salariat, de la classe subalterne et des couches subalternes face à la « classe décisionnelle » : « travail prescrit » et « travail réel »,
9. L’enseignement de la Révolution française (tout autant que la révolution athénienne antique), sous les deuxième et troisième républiques françaises c’est une caricature d’enseignement, sous la 4éme une trahison totale et colonialiste, sous la 5éme un fossile abandonné à sa vitrine, enchanté par le commentaire conservateur,
10. Le XXIème siècle pose la possibilité ou la passivilité d’un pouvoir autogestionnaire de l’homme producteur-citoyen avec et dans des forces productives-trices (valeur marchande vers valeur d’usage sans dimension) et une productivité apte à libérer progressivement de la part la plus importante, la plus aliénante, du travail contraint qui est celui de l’organisation capitaliste du travail dans le cycle A-M-A’ et l’achat de la vente de travail en écroulement relatif mais certain, et en recherche d’issue,
11. Les prises de pouvoirs communistes dans l’histoire de la bourgeoisie, encore et toujours la notre ici et dans le monde, ne sont qu’expériences, prémices erronées et en échecs ou en transitions. La régulation de la NEP ou de Deng Xiaoping, dans les conditions nationales revêtent une grande importance dans la suite de recherche d’hégémonie du salariat de gouvernement et de la liberté de tous et pour tous de l’homme producteur-citoyen. De la classe ouvrière de main d’œuvre et d’ingénierie de production « matérielle » à l’alliance pour dépasser l’achat de la force de travail et de drainage mondial de la plus-value, du profit, du capital « vers le haut »,
12. La spinta della revoluzione d’ottobre (dans la révolution bourgeoise) è esaurita (Berlinguer) mais celle de la révolution bourgeoise aussi,
13. La crise d’évolution-croissance-complexification-condensification, d’adolescence de l’humanité, prise de responsabilité globale/réduite sans l’expérience suffisante, limitée par le système économique et social actuel, comporte des possibilités d’issue positive et de destruction de l’humanité, de façon conjointe,
14. En particulier dans le domaine organique (Métaphore : les organes de la nature et de la société se « comportent » dans leurs rapports, leur interaction mutuelle, comme ceux d’un corps, mais l’autonomie sociale dans la dépendance sociale ne sépare par « corps » et « esprit », séparation proprement religieuse), du rapport de l’homme et de la nature, de la production industrielle mécanisée et de la nature et ses ouvertures industrielles mécanisées et numérisée échappant possiblement à la loi du profit, par choix volontaire social et luttes sociale, de classe, large et alliée,
15. Le propre du matérialisme dialectique (dépasser la formule instrumentalisée !) est de constituer un outil ; un instrument d’analyse (un microscope-télescope) du mouvement naturel et social, de la société et de l’homme, personne humaine. Un outil n’est qu’un outil. Et une technique une technique. Chaque mouvement de l’outil le transforme positivement ou négativement, les deux à la fois, contradictoirement,
16. Dans leur mouvement-transformation, les résultantes, la résultante historique n’est ni linéaire, mais aléatoire à notre niveau d’appropriation d’espèce pensante et de la nature en unité, et causale et infinie dans le mouvement infini universel, celui de la conscience de la nature sur elle-même en étant l’existant global, « général ».
17. La résultante sociale est objective Et subjective, en UNITE de mouvement et de fonction, de système-mouvement.
Le capital mondialisé, concentré mondialement procède à un prélèvement global, un drainage global du capital sur toutes les activités humaines. En cause, la baisse tendancielle du taux de profit, maladie congénitale du système
Dans le même temps, en tant que capital concentré, il n’est pas globalisé : il est constitué d’entités mondialisées convergeant sur les mêmes intérêts de classe à un niveau mondial et à une représentation extrêmement réduite en nombre d’humains, et à une lutte entre ces entités dont les firmes multinationales continuent les éléments essentiels de la production, des échanges, de la consommation productive, et de la financiarisation.
L’establishment US, le G7, le G20, le FMI, l’ONU coordonnent une logique globale de domination du capital sur le monde. Révolution des banques centrales, de la production monétaire, du système financier, du FMI, de l'ONU, et de la production et du travail, vers un type d’organisation sociale nouveau en santé sociale, revêtent une urgence vitale. La crise climatique elle-même en dépend.
Les résistances qui se manifestent tant au niveau des personnes, des populations que des entités humaines organisées, dont les nations, revêtent des formes diverses, mais non cohérentes et souvent en opposition avec les intérêts propres des salariés et des populations qui les constituent. La subalternité du salariat dans ces entités conduit à ces faiblesses, ces erreurs et ces instrumentalisations palliatives graves et dangereuses.
Le drainage global au niveau de la plus-value, donc des salaires et des services publics, mais aussi de tous les revenus, détermine une alliance objective et subjective entre salariat et couches moyennes, s’étendant progressivement aux petits et moyens entrepreneurs.
Dans le « mouvement actuel des retraites », et ses difficultés d’aboutissement, nous avons constaté cette alliance (sondages et manifestations et grèves à l’appui) mais aussi cette incohérence, c’est à dire l’absence de rassemblement unitaire sur des objectifs allant au-delà de la protestation. Une alliance opérationnelle ne peut se passer de tels objectifs et les propositions dans l‘action des économistes marxistes de régulation systémique, transition possible vers un type d’organisation sociale susceptible de dépasser la crise du capital et de construire cette organisation sociale en santé suffisante pour procéder aux besoins vitaux de développement, constituent cet objectif de rassemblement opérationnel.
Dans le même temps, le deuxième quart de ce siècle voit se concrétiser une nouvelle « révolution passive » d’organisation mondiale du travail et des moyens de production et d’échange, sous la coupe du capital mondialisé concentré, ses institutions et ses pouvoirs ; et de la mise en œuvre de l’accélération inouïe de nouveaux moyens de production, la dite « I.A. », la numérisation globale de l’industrie, de la production, des échanges et aussi, ensemble et en logique globale du système, des activités parasites de drainage de capital dans la masse du profit permis par la nouvelle productivité : masse de profit mais baisse tendancielle du taux.
« Le tout »
avec une sous occupation permises à la fois par la bataille de classe et le rapport de force en faveur du capital,
de ses moyens objectifs et subjectifs de domination,
de la désorganisation mondiale de l’organisation de classe du salariat, (approchée en 1945 à la Libération, sur un plan national du moment, dans le conteste de la résistance et ses alliances et compromis nationaux et mondiaux historiques aujourd’hui datés),
de la révolution technique au service du taux de profit et sa concentration ;
… et les incapacités d’hégémonie de ce salariat du local au mondial qui en découle, incapacité d’hégémonie entrainant celle de construction d’un nouveau projet de transformation sociale en santé suffisante.
L’expérience et la connaissance des transformations du monde et leurs conséquences dans l’organisation du travail et l’organisation politique et syndicale du salariat et à son cœur la classe ouvrière « de main d’œuvre » et « d’ingénierie » de la production matérielle stricto sensu, cette expérience et cette connaissance prend une dimension de besoins impérieux et incontournables, faute de laquelle un effondrement rapide et global de la société est possible.
Allier la lutte subjective à la lutte objective, prendra en compte les diversités pour les allier, dépasser l’organisation nationale, certes encore indispensable du salariat, pour atteindre un niveau européen (les élections arrivent !), mondial de lutte correspondant au niveau d’organisation du capital, c’est la tâche de la jeunesse de ce siècle et des anciens en tant que porteurs d’héritage à transmettre, modifier, révolutionner en fonction des transformations du monde et de sa nouveauté :
La révolution en santé ne se fera plus par un changement de domination, à partir de la division du travail, par exemple de l’homme sur la femme, des féodaux sur les serfs ou de la bourgeoisie sur l’aristocratie,
mais par et dans une démocratie du « que, quoi comment produire » pour que la société survive et se reproduise quantitativement-qualitativement, de façon élargie, de l’homme producteur-citoyen : une civilisation de toutes-tous pour toutes-tous. L’abolition générationnelle de l’achat de la force de travail du cycle A-M-A’ obsolète.
Je vous renvoie à mes considérations philosophiques mais pratiques sur le processus de complexification humaine, sociale et sur la croissance de la condensification de la production matérielle et morale, en quantité et qualité, à l’image de l’accumulation cérébrale-psychique-sociale de l’individu corps-soi, de sa naissance à sa mort ET dans sa transmission générationnelle et re-générationnelle dans la nature.
Une « guerre de mouvement » des exploités dans leur immense majorité face un système contesté mais vécu comme nécessité de réponse « acceptée », mais de moins en moins fiable, aux besoins immédiats et quotidiens, d’une infime minorité de gestion du capital mondialisé et concentré et financiarisé, passe par l’organisation d’une hégémonie du salariat et d’une alliance avec les couches petites et moyennes non salariées ; couches petites et moyennes non salariées qui en ressentent dès à présent le besoin dans la bataille syndicale actuelle, sans en comprendre bien ni le comment ni le pourquoi qui réside dans la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital qui détermine ce drainage global des ressources sociales vers « le haut » de la mondialisation capitaliste.
Science et conscience ne vont pas le même train de ce besoin de compréhension et de rassemblement. La question est posée et ne trouve pas de réponse, pour le moment. Il dépend de la volonté partisane en santé d’y répondre. C’est une question vitale que le faible pourcentage électoral des forces de transformation qualitative illustre.
Et ce n’est pas en prétendant rassembler sur des objectifs illusoires qui déterminent des déceptions de plus en plus grandes et des renoncements, que procèdera une solution viable et vitale.
Nous payons les renoncement des années « 1980-2000 ». La contre-offensive du capital en a profité et mis en minorité flagrante les résistances et les constructions en santé suffisante, nouvelles, possibles. Les renoncements n’ont favorisé ni l’autonomie nécessaire des forces de transformations dans le rassemblement en santé, ni le rassemblement en santé, ni les autres forces susceptibles de se rassembler, en tant qu’expressions diverses des diverses couches sociales, leurs rôles et leurs identités dans le rassemblement.
Expression consciente du processus social inconscient.
Après le 25 Avril d'Italie, bon 8 Mai de France et du Monde.
1. Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital, volume 2, P. Boccara.
2. Anti-Dühring, F. Engels, traduction et avertissement de E. Bottigelli.
3. Expérience et connaissance du travail, Y. Schwartz, présentation de Georges Canguilhem.
4. Œuvres choisies de A. Gramsci, traduction et notes de Gilbert Moget et Armand Monjo, préface de Georges Cogniot
Ce mois d’avril 2023 j’ai eu 60 ans de Parti et de syndicat.
En 1964 René Féniche, pendant 15 jours et nuits nous a enseigné ce qu’est la baisse tendancielle du taux de profit et ses conséquences.
Dont certain en ont fait profit altruiste dans leur vie militante et leur vie personnelle.
Partant de la revendication salariale et populaire, du travail, et la démocratie de l'homme à la fois citoyen et producteur
Dans l’aggravation de la crise générale du capital et ses conséquences pour la vie quotidienne, il est plus que temps de passer massivement à l’enseignement théorique sous peine de rester inaudible.
La réinterprétation opportuniste de l’œuvre de Gramsci dont le travail essentiel a porté sur le matérialisme historique a conduit à la dissolution du PCI.
Le XXXVIIIème congrès du PCF, s’il a maintenu la nécessité d’un parti communiste, n’a pas "résolu" (1), le débat sur les voies possibles de transition et de passage d’un mode de production obsolète et une démocratie libérale en délabrement physique et moral... VERS une mode de production communiste de coopération et de cohérence individuelles et collectives et une démocratie de l’homme citoyen-producteur : une démocratie autogestionnaire du « que, quoi, comment produire », de la résolution-dépassement continu et infini au-delà de l’espèce, de la contradiction fructueuse autonomie-dépendance sociale de la personne sociale dans l’espèce sociale pensante et sa construction d’organisation sociale, organique.
Une des raisons de la difficulté de construction d’utopie anticipatrice est l’enfermement de la pensée de classe, de la pensée révolutionnaire, dans un cadre géographique et culturel étroit, national étroit et non national ouvert sur la mondialisation.
L’enfermement, tout relatif ou pas qu’il puisse être, conduit cependant à l’étouffement créatif qui handicape ou plus, neutralise la transformation d’un mouvement de protestation en un mouvement de construction ordonné s’appuyant sur l’expérience et la connaissance, son processus de conscience relative mais suffisante du processus social inconscient. L’enfermement conduit à un étiolement et une disparition ou une mise en sommeil, une hibernation de la conscience de classe.
La prise du Palais d’hiver est dépassée, ses enseignements et le processus de ses expériences non.
La mondialisation est capitaliste, c’est bien là le problème, mais la mondialisation est un processus de croissance « naturelle » de l’humanité. Il n’y a pas de retour possible en arrière si ce n’est par la destruction d’une grande part de l’humanité, un re-départ « à zéro » qui ne conduirait qu’au même résultat (Marx le souligne dans « L’idéologie allemande), si l’humanité ne résout pas ses problèmes de croissance et d’adolescence; et en particulier celui de l’accumulation, de sa forme et de son usage et de l’accumulation capitaliste, de la suraccumulation-dévalorisation du capital qui en résulte dans le cycle de renouvellement-régénération sociale qui passe encore et toujours, ici et dans le monde, par celui du capital A-M-A’, A-A’ irréformable en soi ; irréformable mais dépassable qualitativement, par hypothèse, en fonction des capacités et des volontés humaines de comprendre le processus daté et taré de la société marchande (et de droit marchand) à son extrémité capitaliste mondialisée, financiarisée et numérisée organiquement, et les conditions économiques, historiques et scientifiques de son dépassement qualitatif : celui du travail et de la production matérielle et morale en unité organique en fonction des besoins, du mouvement de complexification de toutes les activités humaines et leur résultante globale dont la viabilité et la vivabilité dépend de leur capacité de condensification qualitative, de l’ordre du processus cérébral d’accumulation-condensification de la naissance à la mort et de la transmission sociale.
Gramsci a analysé l’arrêt sur image de la pensée hégélienne d’une Italie d’après Renaissance rendue soumise et dépendante, exprimée par Croce et Gentile lequel aboutit au ministère de l’éducation fasciste. Le pourrissement de la pensée accompagne le pourrissement du système, lequel en Italie sous-développée économiquement du sud et la révolution industrielle relativement tardive du nord et une capitalisation fortement post-agricole, peinait à trouver sa propre voie ; au moment où le taylorisme s’emparait progressivement du monde de la production humaine jusqu’à aujourd’hui, colossalement, y compris dans les voies de développement des pays émergents-émergés. Le fascisme fait partie de cette intégration capitaliste mondiale.
Le processus conduisant à la dissolution du PCI, et sa dépendance à une pensée aliénée dans des conditions particulières du capital imposée à tous, n’est pas propre qu’à l’Italie. Elle est mondiale et c’est la question première qui conditionne l’existence d’un parti communiste qui sinon n’en porterait que le nom.
Il y a bien « révolution passive » mondiale, au sens qu’en donne Gramsci : il y a une transformation technologique révolutionnaire qui modifie la société sans que la classe dont dépend la production, le salariat et son cœur productifs au sens strict des biens matériels sans lesquels aucune activité n’est possible, n’intervienne décisionnellement sur les structures et superstructures ; subalternité du travail au capital.
Ce qui conduit la lutte des classes à une guerre de position, dans l’incapacité provisoire, mais dangereuse pour l’humanité, dans sa crise de croissance, y compris celle climatique à laquelle la loi du profit refuse les moyens de résolution ; et non une guerre de mouvement, c’est-à-dire d’initiative révolutionnaire vitale.
Firmes multinationales et production et institution et usage monétaire capitalistes, Chat GPT, Gafam, organisation numérique du travail et de l’emploi dans le capitalisme mondialisé-financiarisé, sur-occupation et sous occupation, sur et sous épargne sur et sous consommation, crise de longue durée générale du capital appelle à une régulation dans une nouvelle organisation sociale en santé suffisante pour procéder, vivre, se développer sur Terre et dans la nature, où elle se meut, entité en vie et mort d’unité organique d’existence universelle.
Si le conflit plus-value/salaire est au cœur du besoin d’accumulation du capital, un bon « équilibre » résoudrait cette contradiction selon la social-démocratie et son contenu libéral-démocrate « génétique » initial souligné par la critique du programme de Gotha. La com-préhesion du phénomène et de la loi de suraccumulation-devalorisation du capital et le blocage du cycle de reproduction sociale élargie qu’il induit, infirme cette hypothèse d’un mouvement en avant dans un équilibre réalisé. C’est pourtant encore l’idée qui hante la société humaine, face à celle du communisme du Manifeste 1848 dont le contenu reste la base d’un mouvement en avant en santé, et en difficulté face à la puissance des moyens déployés par les forces du passé et leur modernisation contradictoire.
« La modernité c’est l’ombre de la révolution ».
La « révolution passive » analysée par Gramsci se fait « sans nous » et sans nous tous humains. Dans ce XXIème siècle de transformation, de douleur et de dangers inouïs, la société procèdera avec nous mais pas « sans nous », un « nous » et un « je » de rassemblement général, des hommes et de leurs entités, dans la croissance de leurs diversités, en science et en conscience.
Pierre Assante. 07/05/2023 06:31:46.
(1) NOTE- RAPPEL : Une fois de plus, affirmer la SEF, la production monétaire locale et mondiale et les crédits au service des besoins sociaux, une organisation autogestionnaire du travail, une cohérence et une coopération étendues, vers un transformation révolutionnaire générationnelle et générale du mode de production et d’échange, l’abolition progressive de l’achat de la force de travail comme rapport social, "l’I.A." et la numérisation mises au service d’une productivité saine, libérant progressivement l’homme des contraintes sociales du capital qui handicapent son invention, son autonomie, son développement.
La désadhérence conceptuelle est un concept forgé par Yves Schwartz à partir le l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail.
Elle est aussi une réalité, une activité humaine psychique qui peut être saine ou malade, utile ou dangereuse. Mais il y a toujours danger à agir, c’est le propre du drame humain et la condition du processus humain.
Il s’agit, à partir de l’accumulation individuelle culturo-cérébrale, de la faire « fonctionner » sur elle-même. C’est l’activité même d’invention propre à une espèce pensante, à l’humain, l’homme générique, l’individu du genre humain dans sa relation avec les autres hommes et lui-même, dans le processus de construction sociale, des prémices du travail transformateur de la nature pour répondre aux besoins de subsistances, jusqu’à notre organisation sociale d’aujourd’hui, et ses techniques numériques ; croissance de la complexification-condensification de la production matérielle, de ses dispositifs simples et complexes unis, et des superstructures qui lui sont nécessaires, en unité organique.
La désadhérence conceptuelle est malade lorsque qu’elle s’isole sur elle-même sans faire d’aller retour en miroir et en double anticipation, aller-retours instantanés, courts et longs mêlés, avec la réalité, réalité qui pour l’humain sont les besoins, simples et complexes mêlés, la satisfaction des besoins et leurs processus, et le processus de désir, « appétit de l’esprit », de sentiment, qui les accompagnent ; désirs et sentiments et idées évidemment, accompagnent les besoins et leur satisfaction en unité organique, avec leurs propres processus, leurs propres autonomies par rapport conditions qui les font apparaitre et par rapports aux inégalités de développement à réguler sous peine de disfonctionnement léger ou lourd-grave, dangereux.
Pour résumer : une désadhérence conceptuelle ne peut être que trop dangereuse ou inopérationnelle par rapport aux besoins humains si elle ne part pas des besoins humains, leur processus de croissance-complexification-condensification, et de la recherche pour les satisfaire.
La santé est un élément, relatif, des conditions de développement, donc suffisante ou pas pour le processus minéral, biologique, psychique et social que nous constituons.
Par exemple le processus de réduction du temps d’activité contrainte sous la coupe de l’achat-vente de la force de travail est un besoin qui se développe incontournablement dans le processus productif humain et dans les conditions techniques et culturelles de ce XXIème siècle. Le rallongement du temps de ce travail contraint et de raccourcissement du temps de retraite, son allongement de deux ans va à l’encontre des besoins concrets, matériels et moraux, de travail et de formation et de transmission générationnelle et intergénérationnelle. La contradiction capital/travail dont découle cette mesure antisociale et anti processuelle met en danger le processus d’évolution-complexification social.
S’il est un « secteur », un « champ » de recherche de solution adhérent à la réalité et aux besoins simples et complexes en unité organique, objectifs et subjectifs, c’est bien l’économie marxiste de régulation systémique : expérimentale par hypothèse et opérationnelle par pratique. Qui n’est pas d’accord ne peut l’être sérieusement sans avoir pris la peine de com-prendre ce que c’est en étudiant la question…
Poser la question théorique de la désadhérence conceptuelle hors de relation avec ce secteur, ce champ, constitue une désadhérence conceptuelle malade et dangereuse.
Les futur-e-s travailleuses-travailleurs devant professer (1) dans les entreprises, les besoins de l’entreprise doivent-ils êtres pris en compte pour l’organisation de la formation professionnelle ?
Et la formation étant mise à leur service final, le patronat ne doit-il pas prendre en charge, diriger et financer cette formation ?
C’est oublier deux choses !
1. ce ne sont pas les besoins de la société qui motivent en première instance les entreprises dans le capitalisme, mais le taux de profit.
2. Partant de ce 1., les entreprises ne contribuent pas, toujours en première instance à une cohérence générale des besoins de la société et de la personne dans la société.
Et une troisième : Le patronat ne financera que ce qui l’intéresse et dirigera d’une façon hégémonique ; et non le salariat, l’homme producteur-citoyen en situation de subalternité.
C’est donc bien un enseignement professionnel public qui reste toujours nécessaire pour répondre à la demande générale et particulière de la société en matière de formation pour la production.
Et cet enseignement requiert une formation culturelle générale, du métier à la philosophie, aux mathématiques, l’histoire, la création artistique etc., culture générale qui constitue en première et dernière instance les bases de toute activité humaine créatrice, inventive, opérationnelle immédiate et à long terme. C’est ça l’avenir de la jeunesse !
C’est dans ce sens que les besoins de l’entreprise seront pris en compte, et que l’entreprise devra contribuer, de façon sélective financière et en orientation en fonction des ses caractéristiques, contribution que la taxe professionnelle assurait en faible partie, et supprimée par les politiques libérales depuis des décennies, par la démocratie libérale aujourd’hui en délabrement physique et moral.
Une fois de plus, affirmer la SEF, la production monétaire locale et mondiale et les crédits au service des besoins sociaux, une organisation autogestionnaire du travail, une cohérence et une coopération étendues, vers un transformation révolutionnaire générationnelle et générale du mode de production et d’échange, l’abolition progressive de l’achat de la force de travail comme rapport social, l’I.A. et la numérisation mises au service d’une productivité saine, libérant progressivement l’homme des contraintes sociales du capital qui handicapent son invention, son autonomie, son développement.
Il est toujours indispensable, pour réfléchir aux questions du travail de partir des besoins sociaux pour produire en qualité-quantité et en santé, et de là entrer dans le particulier des activités humaines, leurs coopérations, leurs cohérences, leurs solidarités objectives et subjectives, du local au global-mondial, du mondial au local.
Pierre Assante. 06/05/2023 08:05:56.
(1) Professer : exercer une profession, un métier...
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Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie