Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 07:57

 

REVENDIQUER

ET

CONSTRUIRE

 

La société humaine est en train de se déliter.

 

Ne pas le voir c’est se condamner à accepter que disparaisse progressivement ou brutalement ses capacités de se renouveler, de renouveler la vie humaine en produisant les biens qui lui sont nécessaire.

 

L’action revendicative ne peut donc que s’accompagner de construction sous peine de perdre son but, la vie.

 

Mais la désorganisation de la société, des conditions de travail et de production en premier lieu n’est pas un fait seulement psychologique, même si une crise psychologique entre dans cette dissolution sociale.

 

La cause première est la limite atteinte par le mode de production et d’échange capitaliste, basé sur l’accumulation du capital, le cycle A-M-A’ qui conduit à la suraccumulation et la devalorisation du capital et son corolaire culturel, la même dégradation des modes de pensée à l’instar du mode de produire.

 

Les développement techniques, mentaux, moraux, sont détournés des besoins sociaux vitaux à l’instar des moyens d’échange dans le cycle du renouvellement du capital et sa crise générale au paroxysme.

 

Crise générale au paroxysme ne veut pas dire que le capitalisme va s’écrouler demain matin, mais qu’il atteint les limites de son renouvellement élargi et que l’action pour dépasser ces limites suppose lier revendication et construction d’un nouveau mode de production et d’échange avec au centre « prendre le pouvoir sur l’argent » : pouvoir à la fois local et mondial, diffus dans l’ensemble des interactions sociales de production et d’échange, des rapports sociaux de production.

 

Il faut noter que toute révolution passive technologique (aujourd’hui la révolution inouïe de la numérisation) sans révolution sociale ne peut que s’accompagner de tendance fasciste comme l’a démontré et écrit Gramsci dans la prison de Mussolini. Il faut penser à cela en voyant l’avancée mondiale des régimes fascisants, dans l’Europe et dans le monde.

 

Il en est de la revendication climatique comme de la paix et de la revendication économique et sociale, totalement liées.

 

Denis Durand rappelle dans le nouveau N° d’Economie et Politique ce qu’est notre projet de Sécurité d’Emploi et de Formation. Ce n’est pas une proposition mécanique d’emploi et de formation, c’est un mouvement global de la société, matériel et moral pour subvenir à ses besoins et leur développement (1).

 

La lecture de la revue tout entière n’est pas de l’ordre de la distraction, mais de l’alerte des dangers et des propositions pour y remédier dans le sens du bonheur. Et une tâche on ne peut plus utile et salutaire. Ça vaut l’effort, même si c’est un peu qui peut grandir.

 

Rien n’est parfait, y compris le meilleur, ce qui demande une bienveillance mutuelle.

 

Pierrot. 21/11/2023 06:55:19.

 

(1) Je ne reviens pas ici sur mes thèses de croissance de la complexification-condensification développée dans mon blog et mes recueils de texte photocopiés (n’en déplaise à mon égo), pour ne pas compliquer le déroulement de cet article.

Je rappelle aussi le texte d’ « En Avant le Manifeste » du 15 novembre 2023 (sur le blog aussi) au sujet du CN du PCF de ce W.E. qui définit bien les rapports entre une analyse de la société et les tâches immédiates et militantes en relation avec les femmes et les hommes dont nous sommes les semblables, dans et avec nos différences de chaque humain, infinies.

 

Post Scriptum du 23/11/2003 15:23 : Le "nouveau" président argentin Javier Milei n'est pas un comique, mais un économiste libéral que la profession d'origine et l'idéologie antisociale correspondante (donc sociale au sens qu'elle intervient sur la société) a permis de "gravir les échelons" dans les condition de la crise economique et morale de l'Argentine et du Monde; et l'absence de réponse opérationnelle, possible, de la part de forces de transformation en santé ne se donnant pas les outils de sortie de crise; en particulier la Sécurité d'Emploi et de Formation préconisée par les economistes marxiste de régulation systémique.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/en-avant-le-manisfeste.15-novembre-2023.html

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/economie-politique-numero-830-831-septembre-octobre-2023.html

 

Partager cet article
20 novembre 2023 1 20 /11 /novembre /2023 09:25

 

EN AVANT LE MANISFESTE.

15 NOVEMBRE 2023

 

Comment le CN va-t-il réussir à traiter la question d’une nouvelle étape de sortie de la dilution et de l’effacement du PCF ? Le piège et les lignes de force de l’électoralisme pèsent fort. D’autant plus que la situation délétère à gauche et le poids de l’élection présidentielle dans les comportements politiques peuvent pousser fortement dans ce sens. Pourtant la situation actuelle du pays et du parti montre l’extrême importance qu’il y a à ce que le parti dispose d’une capacité de mobilisation autonome sur des idées porteuses d’une perspective réellement transformatrice. Elle indique de même l’extrême importance de développer un travail d’appropriation de l’analyse marxiste et des idées novatrices nouvelles.

 

De ce point de vue, ces derniers temps, les réunions du CN se sont beaucoup consacrées à la discussion de déclarations générales, souvent en réaction à l’actualité, et de textes de principes et d’orientation évoquant la situation nationale, la gauche, l’élection européenne ou les conflits internationaux. Mais les propositions de campagnes d’action construites (services publics en lien avec l’enjeu de l’Europe), la discussion de revendications proprement politiques au-delà de la répétition de revendications syndicales (en particulier sur l’inflation), le débat sur les contenus de notre communication, les échanges sur les initiatives locales à partager n’ont pas eu lieu, malgré des demandes réitérées. L’action politique est conçue et proposée dans le cadre d’un fonctionnement interne très centralisé. Cela ne facilite pas l’intervention du parti dans le pays, par ses militants, les sections, les fédérations, ni le débat mobilisateur de celles et ceux qui veulent lutter. C’est pourtant décisif pour dépasser en pratique l’électoralisme et les jeux d’alliance de circonstances.

 

Cela concerne aussi le besoin de prises d’initiatives autonomes du parti sur le conflit israélo-palestinien, à partir de ce qu’ont tenté les sections et fédérations dans le pays. Mais c’est aussi le besoin d’éclairer sur les enjeux concernant les moyens financiers pour dépasser le blocage et les divisions à gauche. La crise de la gauche en France et en Europe est profonde, elle tire tout le monde vers le bas et renforce les droites et leur extrême-droite, en effaçant l’imaginaire d’une alternative progressiste. Il est urgent d’ouvrir au contraire la perspective d’un rassemblement réuni sur un socle de propositions à la hauteur des transformations dont notre société a besoin, qui seraient mises dans le débat public. C’est sur ce sujet que devraient se concentrer nos interventions sur les problèmes de la gauche.

 

Se saisir d’une riposte sur le budget et le PLFSS pourrait être l’occasion d’avancer là-dessus, sur la base de propositions correspondant au programme de fond du parti posant la question ― centrale ― d’un budget et de sa construction permettant de changer le rôle des entreprises, se démarquant d’une focalisation sur la seule répartition : par exemple, sur la modulation des cotisations sociales selon la politique salariale de l’entreprise, sur une fiscalité des entreprises incitatives ou la question cruciale d’une nouvelle conditionnalité des aides publiques. Cette bataille sur le budget, aujourd’hui écrasé par l’augmentation des intérêts de la dette publique consécutive à la hausse des taux de la BCE, poserait aussi les questions de financement des services publics, des collectivités locales et d’une autre politique monétaire européenne. Ce pourrait être l’occasion d’une élaboration en commun parti-élus qui ne renvoie pas ce débat uniquement au Parlement, et permette d’avancer avec le mouvement social.

 

De même, la « version préliminaire et pour consultation » d’un Plan climat du PCF exige un débat dans le parti sur son contenu, pour une élaboration réellement démocratique ― ce qui n’est pas actuellement le cas ― pour éviter la dérive technocratique. L’objectif est que ce plan soit un outil pour des luttes immédiates, sociales et politiques, et qu’il ne soit pas récupéré pour accompagner les idées de décroissance et de « possibilisme » d’une neutralité carbone, ignorant la nécessité de commencer à changer sur le fond les rapports de production et les rapports internationaux.

 

Est-ce que le CN et la façon dont les débats seront organisés vont permettre cela ? Cela commence à devenir vital pour le PCF, nos combats, mais aussi pour la gauche toute entière !

 

source de ce texte :

https://enavantlemanifeste.fr/2023/11/15/deployer-la-reflexion-et-laction-communistes-a-la-hauteur-des-enjeux/

 

Du blogueur :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/additif-progressif.html

Partager cet article
19 novembre 2023 7 19 /11 /novembre /2023 15:14

 

 

Eftichios Bitsakis

« Cosmogénèse : la dialectique sous une enveloppe quasi-métaphysique ».

 

 

Eftichios Bitsakis, né en Crète en 1927, est professeur de philosophie et d’histoire des sciences à l’Université de Ioannina, professeur de physique théorique à l'université d'Athènes puis directeur de la revue Outopia.

Bitsakis est résistant dans l'Organisation de la Jeunesse pour l'Unité Panhellénique (Ενιαία Πανελλαδική Οργάνωση Νέων (ΕΠΟΝ)) créée en 1943. Au cours de la Guerre civile grecque, arrêté, il est emprisonné pour 7 ans. En 1967, il part pour Paris. Il devient docteur en philosophie à l'Université de Paris VIII (1973) et docteur d'État en philosophie des sciences (1976)1. Il a été pendant 6 ans chargé de cours d'analyse mathématique à l'Université de Paris XI et de philosophie des sciences à l'Université de Paris VIII. Il a également travaillé à Saclay, au laboratoire de physique nucléaire du collège de France, et a enseigné à Orsay.

 

PUBLIE EN 2007

 

 

 

« Cosmogénèse :

la dialectique sous une enveloppe quasi-métaphysique ».

 

 

Extrait :

VOIR DU BLOGUEUR :

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/additif-progressif.html

Partager cet article
19 novembre 2023 7 19 /11 /novembre /2023 06:29

 

HIC RHODUS, HIC SALTA 2 (SUITE) ET RAPPEL DU 1. et post scriptum.

 

2. Les militants communistes italiens n’ont pas perçu sur le moment, dans les décisions préliminaires de sommet, l’autodissolution du PCI comme telle.

 

Ils l’ont perçue comme un changement de nom favorisant un élargissement de l’influence électorale et des alliances pour le pouvoir. Ils n’ont pas perçu le fond de la manœuvre, des abandons au fil de l’eau de la révolution technique passive sans perspective de transformation sociale organisée.

 

Une société s’autoorganise dans la mesure où elle contient cette volonté et cette capacité d’auto-organisation entre les êtres humains qui la constituent, dans leur féconde diversité.

 

Les « leaders » répondent aux conditions initiales et à leur propre action organisatrice dans ces conditions initiales et leur développement possible

 

Tout en conservant notre nom, l’opération qui se déroule depuis des décennies, et s’est accentuée ces dernières années, combattue théoriquement et pratiquement dans les luttes sociales, oscille entre une orientation de même type et un effort pour ne pas y succomber complètement. En attendant et espérant activement d’être possiblement majoritaire en tant que catalyseur de processus en santé sociale nouvelle.

 

Bien que dans des conditions différentes, l’état d’alerte des militants du PCF dans leur majorité, n’est pas plus aiguisé, ni sur les causes de l’état du monde, du sommet à la base, ni sur l’état du parti en rapport aux causes de l’état du monde, du mondial au local.

 

Nous n’avons pas corrigé nos insuffisances nous les avons aggravées suivant en cela le mouvement général de la société s’appuyant sur les acquis sans les développer et les transformer en fonction des besoins nouveaux. Cela s’appelle une régression sociale.

 

Il y a progression sur la connaissance des effets de la crise qui engendre cet état du monde.

 

MAIS il y a urgence, pour le monde et pour le parti de passer des effets aux causes, ce qui exige de passer par le mode de production et d’échange, c’est-à-dire aussi de rassembler les recherches de toutes sortes comme les actions de toutes sortes, c’est-à-dire de passer par la pensée marxiste non dogmatique, et suffisamment approfondie, physiquement, et moralement.

 

Je viens de lire un texte de Simonne Weil (la philosophe chrétienne) sur les partis. Critiques justes et justifiées, mais exprimées hors du contexte du mode de production et d’échange, hors du contexte et conditions historiques « rassemblés » , car elle fait référence à l’histoire de façon plus évènementialo-moraliste qu’historique.

 

Ce qui ne rend pas ses considérations inutiles ni sa profonde investigation réduite.

 

Il faut revenir sur les thèses sur Feuerbach, il n'est ni pédant ni prétentieux de le dire, mais nécessaire, le dire d'une façon ou d'une autre, savante ou populaire et les deux à la fois.

 

Il s'agit d'un besoin incompris ou sous-estimé de passage historique d'un mode de production à un autre, dont la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital témoigne.

 

Pierrot. 18/11/2023 22:44

 

RAPPEL DU 1. :

1. La société humaine est comme un cheval qui se trouve devant un obstacle à sauter et qui s'y refuse. Son cerveau est trop occupé ailleurs pour pouvoir le faire.

 

De même les partis communistes dont la tâche transformatrice en santé est la fin s'y sont refusés ne comprenant plus la nature de l'obstacle.

 

L'autodissolution du PCI est de cet ordre.

 

Il s'agit d'un besoin incompris ou sous-estimé de passage historique d'un mode de production à un autre, dont la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital témoigne.

 

Poursuivre ce qu'on sait déjà sans un effort inouï de compréhension correspondant aux transformations passives inouïes de la société, c'est ce que fait le cheval.

 

Quant à sauter tout seul c'est mortel avant le temps qui reste pour tous.

 

Comment négocier la contradiction ?

 

Pierrot. 16/11/23. 6h15.

 

 

POST SRIPTUM (3 du 19/11/2023 07:45:07)

Tant qu’on n’aura pas fait le bilan de la « période Marchais », liée elle-même à un état du « communisme mondial institutionnel », on aura difficulté à passer à une construction sociale nouvelle à partir de « l’état du moment » du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé et les limites qu’il impose au développement humain à venir possible (le processus continu et par sauts, d’humanisation).

Le capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, ne se « réformera » pas de lui-même, ce qui nous donne la mesure des besoins d’action transformatrice pour cette poursuite de l’humanisation.

Pierrot. 19/11/2023 07:45:07.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/additif-progressif.html

Partager cet article
18 novembre 2023 6 18 /11 /novembre /2023 13:15
CLIQUER SUR L'IMAGE

 

Recueil continuant la "Critique de la critique etc.". Voir aussi 13 articles "Conscience de la conscience")

 

ADDITIF à

« L’ALTERNATIVE VITALE et

RÉVOLUTION SCIENTIFIQUE

ET TECHNIQUE »

 

ou :

« Les intellectuels, la culture

et la révolution »

(CN de février 1980)

 

CLIQUER :

https://pierreassante.fr/dossier/ADDITIF_A_ALERNATIVE_...pdf

Partager cet article
17 novembre 2023 5 17 /11 /novembre /2023 12:00

 

 

 

Pour LIRE le

recueil,

 

CLIQUER

SUR LE LIEN :

 

https://pierreassante.fr/dossier/CRITIQUE_DE_LA_CRITIQUE_CRITIQUE_ET_REVOLUTION_SCIENTIFIQUE_ET_TECHNIQUE.pdf

 

OU SUR LA PHOTO

Partager cet article
16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 12:06
Georges, note ami disparu en septembre 2009

 

 

C’était notre copain,

c’était notre ami.

 

 

Et c’était mon copain, mon ami. Georges Pedrono.

 

 

Presqu'un an déjà qu'il nous a quittés.

 

Georges : d’une grande délicatesse, d’un esprit aigu d’analyse, d’un grand engagement.

 

Tout cela au service de l’utilité à la société, à ses amis, une utilité au-delà du clan, ouverte à tous et pour cela militante. Dans sa ville, sa région, son pays, dans les forums sociaux internationaux.

 Souvent quand nous nous rencontrions, il me disait : as-tu suivi tel évènement, es-tu au courant de ce débat sur telle ou telle action, telle ou telle idée ? As-tu lu cet article de "l'Huma", suivi cette réunion de tel ou tel syndicat, parti, association ?

 

Malgré de graves problèmes de santé, il ne rechignait ni au travail intellectuel, ni aux responsabilités, ni aux « corvées » militantes peu motivantes pour d’autres. Parce  qu’il se voulait utile.

 

C’est peut-être parce que sa santé ne lui permettait pas de faire tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il pensait indispensable, qu’il se sentait quelquefois inutile et qu’un pessimisme l’habitait sans pourtant entamer ses idéaux, ses raisons d’être, sans entamer sa lucidité, au contraire en l’aiguisant, ce que les éclairs bleus de ses yeux, de son regard, soulignaient .

 

Ce pessimisme était aussi de l’espoir : le ressenti profond et affolé de la dureté de la vie et des humains et la volonté de l’adoucir, par la solidarité, l’amitié.

 

Sans que ce pessimisme se reporte dans son comportement sur les autres, sans altérer son affection généreuse, ni ce petit sourire doux ou ironique qui l’animait et rompait sa mélancolie, sa tristesse, et même son angoisse, quand il se sentait en accord dans l’action avec un autre, avec les autres.

 

Des peuples pensent qu’on meurt deux fois. Lors de sa mort biologique, et lors de la disparition de tous ceux qui vous ont connu. Ami apparemment effacé, Georges Pedrono a pourtant marqué les collectifs et les personnes qu’il a côtoyés et à travers eux, sa trace sera indélébile, au-delà de leurs disparitions.

 

Dans le processus humain, l’action sociale, au sens de l’action en profondeur sur la marche de la société, aujourd’hui dévalorisée, quelquefois méprisée, toujours détournée par les grands intérêts privés, mais toutefois essentielle, marque indéfiniment ce processus de la nature qu’est la pensée humaine en mouvement.

 

Nous ne sommes que cette organisation de la matière qui permet à la nature d’avoir conscience d’elle-même, conscience qui progresse chaque fois que nous assurons la santé de ce processus.

 

Georges, ne démentirait pas cette vision car il la partageait profondément, et cela est notre consolation.

 

Pierrot, 1er août 2010  

 

Lien de Pierrot CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE

Partager cet article
16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 06:23

La société humaine est comme un cheval qui se trouve devant un obstacle à sauter et qui s'y refuse. Son cerveau est trop occupé ailleurs pour pouvoir le faire.

De même les partis communistes dont la tâche transformatrice en santé est la fin s'y sont refusés ne comprenant plus la nature de l'obstacle.

L'autodissolution du PCI est de cet ordre.

Poursuivre ce qu'on sait déjà sans un effort inouï de compréhension correspondant aux transformations passives inouïes de la société, c'est ce que fait le cheval.

Quand à sauter tout seul c'est mortel avant le temps qui reste pour tous.

Comment négocier la contradiction ?

Pierrot. 16/11/23. 6h15.

Partager cet article
15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 08:38

 

« Les intellectuels,

la culture

et la révolution »

 

C’est le titre d’une rencontre, celle du Conseil National (CC, Secrétaires fédéraux, Elus) du PCF en 1980, après longue préparation et nombreux travaux, en plein redéploiement giscardien de « La Trilatérale », matrice du G7, réponse du capital aux avancées des années 1960-70, et aux succès progressistes dans le monde, et redéploiement du travail capitaliste et de son organisation patronale mondialisé, la concentration mondiale du capital et de son « personnel », sa financiarisation A-A’, les luttes « ouvrières » au sens large, et les guerres inter-capitalistes, dans la nouvelle révolution scientifique et technique.

 

Parmi les nombreuses interventions sur le rôle du marxisme dans l’évolution sociale, celle de Paul Boccara, Francette Lazard, d’Yvan Massiani, mon ami tôt disparu, et de tant d’autres, voici celle d’Antoine Casanova, « visionnaire profond » de ce qui nous est arrivé depuis, mais aussi de ce qui peut etre transformé en santé sociale suffisante pour procéder dans « les humanisations multiples et diverses », infinies, de l’univers, de la nature, continues et par sauts micros et macro, en unité de processus.

 

Les 9 pages de cette intervention sont « incroyables ! », non prise en considération suffisante, ce qui est le reflet de l’abandon des fondamentaux dans l’affolement gouvernemental général et aussi des communistes, qui a suivi.

 

Je ne peins pas en noir ce qui a contenu des progrès mais s’est fracassé sur le quotidien, mais peut « réapparaître », au sens d’E. Bloch.

 

Pierrot Assante. 12/11/2023 07:29:28.

 

Copie des 9 pages.

https://pierreassante.fr/dossier/LES_INTELLECTUELS_LA_CULTURE_ET_LA_REVOLUTION.pdf

 

Lien sur CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE.

Partager cet article
14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 21:19

 

UN « PRINTEMPS CHINOIS »

 

"L’insoutenable légèreté de l’être"

Kundera

 

1. Evidemment, un printemps chinois, nécessaire et incontournable à terme, ne dépend pas seulement de la Chine mais d’un mouvement général de démocratisation lié au dépassement général de la crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital.

 

Si la Chine tente -avec des succès de développement extraordinaire et ses limites historiques, du moment- une régulation systémique de réponse à cette crise mondiale généralisée de suraccumulation capitaliste, elle ne peut rester en dehors du processus général de crise économique et de civilisation, de régression dans le processus de progression technique et politique, culturel et ses maladies. Ni échapper au poids de son héritage historique de temps long, moyen et court, venus y compris du mode de production asiatique. Elle ne reste pas en dehors y compris des mentalités générales et propres, du poids passé et leurs transformations dans l’imbibition du système, des systèmes dans leurs strates, et celles du passé, le mort qui saisit le vif. Révolution passive, guerre sociale de position et guerre sociale de mouvement (Au sens gramscien) valent pour le Chine (les Chines faudrait-il dire) comme toute société humaine

 

2. Les années 1960-1970 ont porté, avec un temps de grandes réflexion théorique (Pour ne citer que « chez nous » au double sesn du mot : CC de Montreuil, idem celui sur l’économie, le CN  intellectuels et révolution de 1980, l’IRM et ses travaux, l’autogestion etc…), et de luttes conjointes, dans le début d’aggravation de la suraccumulation suivant le répit des mesures de la Libération du nazisme, et d’un rapport de force provisoirement meilleurs pour le salariat, dans une avancée de dépassement du compromis historique de l’après guerre qui posait déjà la résolution d’une crise systémique de longue durée. Et qui la repose avec une ampleur centuplée, aujourd’hui. Ceci est un schéma, mais un schéma du réel, en aucune façon fantaisiste.

 

3. Penser la Chine, n’est pas hors-sujet, c’est aussi penser à la situation générale du monde humain dans la crise de longue durée et les régressions qu’elle entraine, sur le plan de la démocratie aussi, évidemment et sur le projet d’autogestion, de la personne humaine à l’humanité tout entière en passant évidemment par les entités en mouvement troublé par la crise dans et donc toute la diversité et la multiplicité des activités humaines.

 

4. La fascisation nationaliste et ses prémices souverainistes (le contraire du développement relativement autonome et cohérent des entités, nationales entre autres,  structures à la fois du passé de la construction des marchés et des victoires des bourgeoisies, et encore du présent ) qui se répand dans le monde devraient faire réfléchir les européens et les autres, au-delà de leurs régimes propres et de l’idéalisation idéologique opportuniste de leurs régimes.

 

La démocratie libérale, qui est une forme de démocratie mais pas une forme achevée de la démocratie, progrès dans un rapports de force social, est pourrissante dans le pourrissement et la rigidification autoritaire conjointes. Défendre la démocratie n’est pas maintenir cette situation pourrissante « hindenburgienne à la mode d’aujourd’hui » qui va vers la dissolution sociale et les violences qui vont de pair, mais c’est poursuivre un processus démocratique que les années 1960-70 ont imaginé en utopie anticipatrice d’un  possible-possible.

Imaginé entre une illusion du passé, la confrontation entre opportunisme de droite et de gauche, mais aussi une création d’avenir en santé sociale suffisante.

 

5. Les « printemps », ceux de 68 entre autres, d’Est et d’Ouest sont porteurs à la fois des illusions et des transformations qualitatives progressistes vitales et viables des modes de production et d’échange du futur, fluctuant en fonction des rapports de force dans la révolution passive et la guerre sociale de mouvement, vers cette transformation.

La bataille idéologique, très délaissée n’est pas un bon signe des possibles du possible, et sa « Renaissance » est plus que souhaitable pour cette santé sociale.

 

6. On peut se poser la question : dans le risque d’écroulement systémique et d’écroulement social mondial que contiendrait cet écroulement systémique, écroulement qui n’est pas une hypothèse purement utopique, la politique chinoise de régulation systémique, relative, c’est-à-dire relative dans les conditions générales des interactions économiques mondiales et leurs liens avec l’ensemble des activités humaines qui en dépendent toutes, est-elle un facteur de sécurité mondiale, relative ?

Je crois bien qu’on puisse y répondre positivement, quels que soient nos jugements sur la Chine et et la réalité de la Chine.

 

Dans la course entre la mise en œuvre possible de processus nationaux et de zones mondiales de développement dans un processus mondial de transformation systémique par les forces progressistes pouvant se développer dans le monde, par hypothèse souhaitable et souhaitée sur la base d’une analyse scientifique, matérielle et morale des conditions de Renaissance économique nouvelle, en santé, la stabilité systémique relative que tente d’organiser la Chine pour elle-même est un facteur important de stabilité relative de processus mondial ; processus « d’attente » dans un processus possible par hypothèse de transformation en objectif de santé sociale qui permettrait la poursuite d’une humanisation vitale viable.

 

La guérison de la maladie sociale généralisée liée au mode de production et d’échange malade et obsolète dépend aussi et grandement du développement chinois et d’un développement « multicentré » dans lequel les puissances économiques émergentes forment un élément intriqué de réponse vitale, aussi.

 

7. La résistance de ces puissances à la domination centralisée n’a pas pris la voie d’une démocratie sociale de l’homme citoyen-producteur. C’est hélas le propre de toute résistance dans des conditions de domination physique objective et subjective. La Grèce antique nous en avait déjà fait la démonstration.

Paradoxalement ce type de résistance peut contenir à terme les conditions de développement de la démocratie et de l’autogestion économique et politique. Développement matériel et démocratie en rapports mutuels, dialectiques, ne sont pas automatiques, et dépendent des choix humains de processus, d’apprentissage et d’expérimentation : appendre et conscience sont liés.

 

Aucun processus n’est linéaire ni écrit ni acquis d’avance… Ceci n’est pas une hypothèse, mais une « simple » observation.

 

8. Don Quichotte, l’homme de Cervantes, un homme à prendre au sérieux : sans utopie il meurt et nous laisse ce monde. Cet article a besoin d’approfondissement donc de corrections de forme et de fond.

 

Pierrot. 14/11/2023 20:47:26.

 

Lien de Pierrot CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE

Partager cet article
13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 11:31

 

 

ECONOMIE & POLITIQUE

 

Numéro 830-831 (septembre-octobre 2023)

 

éditorial

actualité • france

actualité • europe

actualité • monde

analyses

emploi • entreprises • luttes • gestions

des luttes immédiates au projet communiste

dossier : Appauvrissement de la société française, quelle réponse ?

formation et théorie

 

https://www.economie-et-politique.org/2023/11/12/numero-830-831-septembre-octobre-2023/

 

Lien de Pierrot CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE.

Partager cet article
13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 08:39

 

 

AUX

AMIS ERGOLOGUES,

SUITE.

 

En guise de réponse, voici trois petits extraits de « Travail, ergologie et politique », Yves Schwartz, La Dispute, 2021, présentés par Christine Castejon et Jacques Rollin

Certes s’appuyer sur des textes, et de plus des extraits séparés de l’ensemble peut être une usurpation, ce qui n’est en aucun cas mon intention. Je pars d’une conviction en rapports d'idées.

Par contre, des idées d’un auteur, d’une telle personnalité, ne peuvent « justifier » celles exprimés dans mon message. 

Elles ont constitué pour moi un point de re-départ de réflexion (elles me les ont suscitée depuis plus de deux ans).

Evidemment la compréhension « globale » ne peut être possiblement atteinte que dans l’ensemble des textes.

les « titres » des extraits, « SUR L’ETAT PRESENT », et « SUR L’ANTICIPATION » ne sont pas de l’auteur mais j’ai pensé qu’ils pouvaient faire des points de repères sans le trahir :

 

« SUR L’ETAT PRESENT »,

« Je crois que la définition de l'activité humaine comme séquence indéfinie de débats de normes enchâssées dans « l'horizontalité » d'une situation sociale (le monde de normes antécédentes qui précède à chaque moment historique toute activité humaine) et dans « la verticalité » de notre « corps-soi » (du plus conscient au plus enfoui dans le corps) peut permettre de saisir, au plus profond, en quoi cette contradiction partielle ne cesse d'alimenter de façon pérenne des crises.

De ce point de vue, nous héritons profondément de Marx pour la caractérisation de ce que j'appelle nos sociétés marchandes et de droit, comme étant celles dominées par les séquences A-M-A’, forme de la circulation des marchandises, propre à la production capitaliste, forme pour laquelle « c'est la valeur d'échange elle-même qui est son moteur et sa fin déterminante ». Sans doute doute le capitalisme a produit avec une prodigieuse efficacité des développements technico-sociaux à partir de la fin du XVIIIe siècle, mais en sous-négociant avec ou déniant sans cesse les renormalisations au cœur de toutes les activités productives. D’où les crises, les violences les inégalités, les misères »

 

« SUR L’ANTICIPATION »

« On pourrait donc se représenter l'agir politique comme l'obligation d'agir à chaque moment sur un double curseur. Première opération, vers des choix sur le curseur du non antagonique : placer le curseur entre les 2 pôles de l'inédit de l'adhérence, et celui des ressources « en magasin » de la désadhérence. Par exemple, dans telle situation de travail, quel équilibre entre les 2 anticipations pour prendre des décisions opérationnelles ou organisationnelles efficaces et préservant le désir de vivre en santé ? Mais ce premier déplacement ne saurait ignorer que domine dans nos sociétés marchandes et de droit la pression à traiter ce déplacement au bénéfice d'un agir usurpateur : au lieu de faire travailler ensemble les 2 anticipations, pour poursuivre le même exemple, minimiser ou diluer la seconde déstabiliserait les ordres établis. S’impose alors donc politiquement un second déplacement de curseur entre 2 polarités opposées de gouvernance de la vie sociale. Second curseur, manipulant le déplacement horizontal du premier. Parce que la nécessité de se décider sur la position du premier curseur s'accompagnera toujours d'incertitude sur le bien-fondé de son positionnement, aucune position politique, qui doit inclure cette incertitude ne pourra jamais être catégoriquement tranchée. Le second déplacement ne dissoudra jamais les questionnements de l'activité humaine aux prises avec les rencontres de rencontres des situations de travail et de vie. Mais l'inexcusable naïveté serait de laisser croire que sans agir sur le second curseur, qui lui, ne s'affronte pas à une épreuve anthropologique de tout temps, mais est immergé dans une forme sociale spécifique de l'histoire humaine, avec ce rapport de force et de pouvoir, le déplacement du premier curseur pourrait s'opérer sous les seuls horizons d'une recherche de biens communs… »

 

Mais plus loin :

« Pour nous, cela ne correspond pas à cette gestion du premier curseur ou tout choix ne peut se faire que dans l'incertain. Et par ailleurs, « cette activité [productive d'échanges avec la nature] constituera toujours le Royaume de la nécessité. C'est au-delà que commence le développement des forces humaines comme fin en soi… »

 

Evidemment la compréhension « globale » ne peut être possiblement atteinte que dans l’ensemble des textes.

 

Pierre Assante. 12/11/2023 06:23:51.

 

Lien CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE.

Partager cet article
13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 07:35

 

le pacifisme « bÊlant ».

La bataille idéologique, pour un nouveau type d’organisation sociale en santé, et le pacifisme bêlant...

 

Le pacifisme bêlant n’a jamais rien résolu, et surtout pas la question de la guerre et de la paix, guerre « civile » comme guerre militaire.

 

Le pacifisme bêlant a détourné les victimes de la guerre des remèdes réels aux violences et des haines entre humains, et de nos propres haines individuelles suscitées, organisées (RN, LR etc.).

 

Le pacifisme bêlant a détourné et détourne des causes des guerres et des violences et de l’action pour résoudre ces causes.

 

Sans cesse notre société humaine se lamente et proteste contre des effets sans s’attaquer aux causes qui tiennent à un tas de choses certes, mais surtout et particulièrement dans ce siècle, à l’organisation économique bâtie sur l’accumulation mondialisée, concentrée, financiarisée du capital, sa crise de baisse tendancielle du taux de profit (%), et de suraccumulation-dévalorisation, des pénuries et des austérités, et des immenses inégalités sociales entre humains et entre peuples qui en découlent, elles-mêmes causes de violence et de guerre.

 

Ce sont les conditions organisées de vie qui font de l’homme un loup pour l’homme et non une essence éternelle mauvaise. Les besoins de vie insatisfaits dans une organisation insatisfaisante de société ne sont pas une fatalité, mais une volonté d’une minorité consciente ou pas, contre la masse des êtres humains qui vit et travaille en humble silence; une minorité dans une idéologie obsolète et gravement malade qui imprègne la société tout entière et les humains tous ensemble.

 

La bataille idéologique pour un nouveau type d’organisation sociale en santé, d’un nouveau mode de production et d’échange en santé et du processus de l’humanisation, est incontournable, vitalement incontournable.

 

Le pacifisme bêlant n’a jamais rien résolu surtout à l’appel de ceux qui viennent de durcir les conditions d’accueil et de vie des ces êtres humains comme nous que sont les immigrés. Encore une fois, il est question de s’attaquer aux effets de l’immigration et non aux causes naturelles et sociales et leurs contradictions.

 

Le cynisme, au sens détourné du mot, et l’hypocrisie des bonnes âmes, nous les paierons par l’aggravation de ce contre lequel nous croyons combattre

 

Ce qui ne veut pas dire que les appels à la paix et contre les violences soient inutiles.

 

Mais ils le sont, inutiles et contre productifs, si la conscience des causes et des remèdes à apporter ne se développe pas, c’est-à-dire si on ne fait rien pour la développer ; ici et dans le monde.

 

Créer les conditions, un processus d’une sécurité de l’emploi et de la formation, et les conditions matérielles et financières et de droit pour l’assurer, c’est-à-dire pour produire par le travail libéré de l’aliénation sociale, ce qui est nécessaire à la vie humaine, c’est créer les conditions de la paix, de la non-violence et de la survie et du développement humain.

 

Répéter c’est l’art d’enseigner et de s’enseigner mutuellement de même: s’instruire, s’instruire, s’instruire !

 

Pierrot. 13/11/2023 07:24:01.

 

Lien CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE.

Partager cet article
12 novembre 2023 7 12 /11 /novembre /2023 06:06

 

 

 

FAIRE COURT ET DENSE :

MOYEN ORIENT

 

A partir de tout ce que j’ai copié des multiples avancées scientifiques et néomarxistes sur l’économique et écrit personnellement sur le processus social organique catastrophique et sur la conscience de la conscience, je vais faire court.

 

Les palestiniens, « hilotes d’Israël », Israël né de la shoah, et dérivant comme toute les colonisations issues de terribles dominations (l’Irlande par la bourgeoisie rurale anglaise -le film de Ken Loach-, ou la Réforme calviniste, transplantées dans le Nouveau Continent par exemple) la résistance à l’occupation (1), occupation coloniale sous des formes à la fois les plus modernes et les plus archaïques, ont expérimenté le pire sous la direction du Hamas, et Israël sous la direction de l’extrême droite fascisante, politiquement et économiquement, ça va de soi. Il ne faut pas confondre le peuple israélien, de grande histoire et de grande culture à l’instar  de l’histoire de la judéité opprimée séculairement, avec le pouvoir monopoliste en place.

 

Les palestiniens ne pouvant être éliminés quasiment physiquement (ils sont encore nombreux dans ce petit moyen orient) comme les amérindiens, cette hélas expérience meurtrière extrême des deux côtes peut faite murir une conscience extrême, c’est à dire en « avant-garde » des conceptions internes de coopération palestinienne et de cohérence palestinienne, et externes, dans le mouvement des douleurs et des blessures catastrophiques héritées.

 

C’est sur le plan local une expérience de type de l’après nazisme (2)qui a porté les réformes sociales de l’après guerre, du recul social (3) dans le progres social 1924 (Mussolini) - 1933 (Hitler) à la Libération (1945),  qui a guéri un temps la suraccumulation capitaliste et relancé la croissance et permis les 30 glorieuses.

 

Le compromis capital-travail et ses mesures sociales d’après guerre rencontrent des limites indépassables sinon dans une révolution systémique et son élargissement civilisationnel, dans le dépassement du paroxysme de la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses remèdes systémiques de même.

 

La Palestine qui aura tout à reconstruire peut-être, contrairement aux apparences catastrophiques de la catastrophe, une « avant-garde des conception nouvelles » d’un développement nouveau à l’échelle locale et laboratoire d’un progrès basé sur une analyse de la crise systémique générale de longue durée et de ses remèdes possibles exposés ici maintes fois, systémiques de même.

 

La réponse est mondiale, pas locale, aux crises locales de la crise mondiale. Mais les tentatives de nouveau pouvant se diffuser, à l’instar de la révolution agricole 10.000 ans plus tôt, et nouvelle révolution technique et culturelle d’une numérisation humanisée, d’abord dans des esquisses de nouveau rapports sociaux locaux, prenant essor par diffusion.

 

Toute révolution d’humanisation nouvelle en santé sociale pour poursuivre et développer l’humanité, espèce pensante, part de la personne et de entités en crise.

 

Et la Palestine n’est pas la seule catastrophe de laquelle reconstruire.

 

C’est la tâche du jour et du siècle : la transformation qualitative du mode de production et d’échange nouvelle « phase du XXIème siècle » possible par hypothèse : nouveau cycle de développement en santé.

 

Le Moyen Orient, lieu de passage essentiel de l’immigration africaine paléo et néolithique, et de la concentration des contradictions de la production énergétique, la méditerranée et l’Europe contiennent des conditions particulières des « déclanchement » de processus mondial de sauvetage de l’humanité en grande maladie sociale, économique, ergologique (pour faire « simple », analyse et crise du travail), écologique, civilisationnelle.

 

La Palestine vit, au-delà de sa catastrophe et ses caractéristiques religieuses archaïque, mais qu’il a-t-il de non archaïque là et partout ?

 

Les Producteurs, se sauvent eux-mêmes. Israël ne sera plus un Etat confessionnel mais une entité en mouvement parmi les entités en mouvement, en processus mondial d’unification de l’humanisation dans la diversité et la croissance-condensification. Deux nations et une coopération internationale dans le processus de mondialisation ce n’est pas donné, mais c’est possible.

 

Arafat assiégé dans la Mouqata'a de Ramallah et à la messe de Bethléem ou serrant ensemble la main de Rabin, est un symbole des évolutions humaines générales+ possibles.

 

Je ne sais qui a fait ce dessin joint à l’article, ni dans quelle intention précise, mais je trouve qu’il convient à ces propos et aux espérances humaines folles et sages, issue du conflit pour Israël et Palestine, Cisjordanie et Gaza coopérant : j'applique le "Principe Espérance", d'Ernst Bloch.

 

Rien n’est écrit dans le processus social et élévatoire de la nature, et de l’humanité non plus, dont elle est.

 

Pierrot. 11/11/2023 20:33:47.

 

(1) Les « Indiens » n’étaient pas tous ni des gentils ni des méchants, mais des colonisés exploités et dominés c’est sûr.

 

(2) Je ne compare pas 2 situations mais je rappelle un moment de progrès social à l’issue d’une guerre.

 

(3) Réponse fasciste au développement des idées et luttes socialistes et communistes (hors stalinisme. Y compris dans les expériences criminelles ratées, la grossièreté n’a pas empêché des avancées partielles du processus global.

 

LienCONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. LES 8 POINTS ENSEMBLE.

Partager cet article
11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 09:25

 

Ce ne sont pas les partis ni les Etats qu’il faille réformer,

c’est l’Humanité.

 

les inégalites sociales constituent la base des conflits antagoniques, de dissymetrie temporelle, des violences et des haines qui les accompagnent. la resolution des contradictions non antagoniques constituent l’evolution courante, naturelle, generale et particuliere de l’univers, comme des sociétés pensantes

 

Ce ne sont pas les partis ni les Etats qu’il faille réformer, c’est l’Humanité -et les partis et Etats en conséquence-, son organisation de production et de répartition des ressources de vie tirée du travail, de la transformation de la nature pour produire les ressources de vie humaine en rapport avec la terre et l’univers, et de développement-complexification-condensification, fonctions-qualités socialement organiques, inséparables de la santé sociale suffisante pour procéder

 

Ce n‘est pas l’accumulation par elle-même qui crée la maladie sociale, elle est nécessaire, ainsi que sa condensification sans laquelle l’accumulation est inviable et invivable, mais sa qualité insuffisante.

 

Une refondation de l’humanité sera celle de l’accumulation non sur la base du développement à partir de la propriété privée, mais de sa transformation en qualité à partir des besoins d’usage des ressources collectives et individuelles, leurs diversités de développement, auquel un processus générationnel à mettre en œuvre au plus vite, peut répondre, ou pas, par hypothèse et par expérience.

 

Il est question des savoirs sur l’économie des sociétés, des entités humaines relativement pertinentes, dans leur mouvement, et de l’humanité entière, c’est-à-dire des savoirs sur nous-mêmes en miroir, et la volonté individuelle et collective organisée, de mettre en œuvre ces savoirs.

 

Le racisme, les racismes, les haines de l’autre naissent des inégalités et les inégalités du type de mode production et de répartition des ressources inégal, ce qui ne veut pas dire vouloir et faire une production de pénurie et d’uniformité, mais d’invention et de créativité, propriété-qualité humaine à développer.

 

L’aspiration au nouveau est mutilée par la guerre des inégalités, des inégaux, du haut en bas de la société et des lieux de production et de gestion, par le type d’accumulation, celle du capital, et de suraccumulation-dévalorisation du capital en conséquence, et de son cycle à bout de souffle.

 

Une sécurité, relative mais solide et égale en droit dans les faits pour tous, de l’emploi et de la formation, nécessaires à la production et à l’individu social, est la condition de cette production et des conditions de travail la permettant. Conditions de conditions. De même les droits du travail, et les réformes transitoires de l’usage des moyens d’échange, crédits, système bancaire, Fonds, DTS etc.

 

 Cette sécurité est nôtre Tâche première, du jour et du siècle, quelle que soit la gravité de la tourmente sociale en cours et à venir.

 

Il faut la faire renaître l’aspiration au nouveau en santé sociale.

 

Les partis , les Etats, alors, ceci etant compris, participeront ou pas à cette refondation : la COOPERATION ET la COHERENCE DE L'HUMAniTE MONDIALISEE.

 

Cet article écrit rapidement en fonction des circonstances contient bien de défauts. C’est la pensée collective qui peut en faire de meilleurs…

 

Pierrot. 11/11/2023 08:22:28.

 

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/theses-sur-feuerbach.karl-marx.1845.html

Partager cet article
10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 08:32
Partager cet article
9 novembre 2023 4 09 /11 /novembre /2023 08:39

 

A mes amis ergologues :

Expérience et connaissance du travail et de la crise systemique

 

L’ergologie ne peut être envisagée que par rapport aux types de rapports sociaux, ce qu’ils sont réellement et non ce qu’on voudrait qu’ils soient et qu’ils pourraient être. Sinon, la réponse ne peut être qu’un soulagement passager, une bonne intention sans suite.

 

L’ergomanagement de même. Ce qui ne veut pas dire que les recherches et les pratiques sur l’ergomanagement n’ont pas de sens et n’ont pas de pratique possible, utile, efficace. Mais lier EXPERIENCE ET CONNAISSANCE DU TRAVAIL ET DE LA CRISE SYSTEMIQUE en révèle les limites actuelles et les possibilités futures.

 

Plus la crise systémique se développera, ce qui est le cas, plus il est besoin de rattacher ergologie et luttes sociales à la connaissance d’en quoi consiste la crise systémique, scientifiquement, socialement, moralement,

 

  • en premier lieu la suraccumulation-dévalorisation du capital, la baisse tendancielle du taux (%) de profit (1) dans le cycle de reproduction sociale du système et de la société, des femmes et des hommes, de l’homme (générique, toute l’espèce humaine, tout entière pensante et agissante), de leurs outils et cultures, de leurs organisations du travail, le cycle A-M-A’ (2) tendant impossiblement à un cycle A-A’ (paroxysme de la financiarisation)

 

  • et ce qu’il ignore, ce cycle, des besoins humains, ce qu’il ignore des insatisfactions matérielles et morales des besoins humains ; et dans leur mouvement, désirs, recherche de cohérence.

 

En ne liant pas ergologie et expérience et connaissance du système, on condamne l’ergologie et l’ergomanagement à être renvoyées à l’après crise, dont nous sommes-serions pour l’instant apparemment éloignés ?  (Causalité et aléatoire sont de l’ordre de l’énigmaticité de l’activité), au lieu de son utilité immédiate ; c’est à dire après les solutions systémiques mises en œuvre ?

 

Or les solutions systémiques mises en œuvre et le type de rapports sociaux auxquels devraient « s’attaquer » l’ergologie,

 

  • ou iront ensemble, plus ou moins d’un même pas

 

  • ou ne seront pas.

 

L’ergologie ici et maintenant ne peut progresser, je pense pour ma part,  (processus) sur le plan de la recherche comme sur le plan pratique que dans ce lien avec l’analyse de la crise systémique et ses remèdes (et non les remèdes de charlatans dépassés mis en œuvre aujourd’hui) : celui de la sécurité de l’emploi, de la formation et du revenu (et droits du travail le permettant), et les mesures financières transformatrices transitoires en santé qui la permettent (Crédits, Fonds, DTS, etc…). Il s’agit d’une « logique globale, non globalisante, dans ses infinis lieux d’activité mis en cohérence relative.

 

Le fait que les chercheurs en ergologie, dans la suite des « concepts schartziens » de base, essentiels, ne soient pas massivement dans l’état des plus dominés hiérarchiquement et socialement en général, constitue un handicap pour l’ergologie. Le dire n’est pas une condamnation, mais une incitation à considérer et dépasser.  Je m’y inclus, malgré toutes nos infinies différences (3).

 

Cela veut dire que le(s) chercheur(s) pluridisciplinaire(s) en ergologie et en ergomanagement se trouvent en contradiction (qui ne l’est pas ?) avec leur situation sociale et ont des difficultés à surmonter cette contradiction qui ne dépend directement pas d’eux, dans leur recherche et leur pratique (Thèses sur Feuerbach).

 

Difficulté ne veut pas dire impossibilité. Il faut se rappeler de la constitution des groupes de travail « syndicaux » qui ont présidé à « L’homme producteur ». A mon sens, aiguisé ou pas, il y a eu depuis régression, relative ou pas, dans le processus de progression de la conscience ergologique.

 

Le refus social , massif, d’aborder les questions économiques, et particulièrement de « l’école économique néomarxiste de régulation systémique », celle de la suraccumulation du capital et ses remèdes systémiques

 

  • tient, tend, en premier lieu à la situation propre de la personne qui lui fait relativement ou totalement accepter sa situation. C’est le conservatisme contre la transformation vitale, en santé.

 

  • La deuxième découle de la première tendance, c’est l’incapacité de croire à des possibilités de transformation systémique, de processus de transformation systémique. Ce refus est mortel pour la personne et pour la société. Aucun confort social ne répondra à terme à ce danger.

 

Mettre l’ergologie dans le confort du refus des luttes sociales de transformation systémique, ce qui caractérise encore majoritairement les luttes revendicatives sans analyse transformatrice, est un même mouvement de conservation d’un système arrivé à obsolescence et au paroxysme dans le temps long et le temps court. Aucune expérience réussie ou ratée, humainement tolérable ou pas, n’est définitive mais fait un pas en avant ou en arrière dans le processus, ce qui est toujours un pas concret préparant un chemin réussi par hypothèse.

 

Toutes les protestations justes auxquelles participer ne suffisent pas sans lien avec la crise systémique et ses solutions possibles, par hypothèse.

 

Cela vaut pour la juste protestation contre les racismes et toutes les dominations économiques et hiérarchiques, qui ne sont pas des causes en elles-mêmes mais des conséquences systémiques. Certes causes (historiques) et effets (historiques), micros et macros, sont en relations réciproques.

 

Il y a beau temps, des Canuts à Lip et tant d’autres exemples, qu’effets et causes sont confondus (confusion), mettant en garde contre les possibilités dévastées de cohérence et de coopération de l’ensemble des activités humaines dans leurs infinies diversités et énigmaticité.

 

Je ne peux que souhaiter, pas pour moi, que ce court « plaidoyer » ne soit pas considéré par les bonnes âmes, comme un discours simpliste qu’il n’est pas, il me semble...

 

Je viens d’écouter une émission de France Culture sur le « management », pour faire court, avec des paroles allant de Aron à Marcuse, du management du XIXème à l’uberisation en passant pas la domesticité. Où est la pensée économico-ergologique dépassant le constat ?

 

Devais-je me taire ou dire. « Dixi et salvavi animam meam », ainsi finit la critique du programme de Gotha.

 

Je suis amené à corriger et modifier (4) ce texte au fur et à mesure des réflexions-échanges, s’il y en a. En tout cas c’est pour moi-même, et pour tous, une réflexion sans fin. Il l’est déjà sur le blog dans de nombreux articles et le sera, modifié, peut-être ou sans doute.

 

Pierre Assante. 09/11/2023 06:17:21.

 

(1) Marx, « Livre 3 du capital », Boccara, « Théories sur les crises de la suraccumulation et la devalorisation du capital ». Ce ne sont pas des textes sacrés, mais ça aide !

 

(2) « Argent Capital-Argent Capital Marchandise- Argent Capital Plus ». A-A’ réduction impossible et mortelle au renouvellement-accumulation du capital sans production de Valeurs d’Usage.

 

(3) et cela se comprends du fait des difficultés des plus subalternes, dominés systématiquement, c’est à dire concrètement dans et par le système et sur le plan de l’aptitude à exprimer scientifiquement ce qu’ils vivent, d’être en situation pour accéder à des états sociaux relativement moins dominés, hiérarchiquement et financièrement).

 

(4) Sans doute et accessoirement aussi pour le français et l’orthographe, mes excuses.

 

LIRE (lien) : Ernst BLOCH

Partager cet article
9 novembre 2023 4 09 /11 /novembre /2023 08:00

 

 

Pierre Chaillan :

sur Francette Lazard

l’Humanité. le 6.11.23

 

L’ancienne dirigeante du PCF en charge de l’éducation, agrégée d’histoire-géographie, fondatrice de l’Institut de recherches marxistes puis d’Espaces Marx, ancienne rédactrice en chef adjointe de l’Humanité, d'Économie & Politique et qui fut directrice de France Nouvelle, est décédée, ce vendredi 3 novembre, à l’âge de 86 ans. Un hommage lui sera rendue le lundi 13 novembre à 14 heures au funérarium des Batignolles à Paris.

 

Francette Lazard est décédée le 3 novembre à Chailles, dans le Loir-et-Cher. Elle était de la génération des militants communistes marqués par la Seconde guerre mondiale et la grande influence alors acquise par le PCF, le « parti des fusillés », ses résistants, les déportés revenus des camps de concentration, et ses intellectuels « compagnons de route ». Fille de Francis Lazard, chirurgien à Argenteuil, et de Françoise, médecin, elle naît à la veille des heures sombres, le 7 janvier 1937 à Neuilly-sur-Seine. Sous l’Occupation, son père rejoint la France combattante en Afrique du Nord. Réfugiée dans un premier temps à Carpentras, la famille fuit les persécutions. Francette et sa grande sœur Claudine sont cachées au village du Chambon-sur-Lignon, devenu « juste parmi les nations ». Après la Libération, ses parents, qui ont adhéré au PCF, abritent chez eux Benoît Frachon poursuivi lors du « complot des pigeons ». Et comme le raconte l’historien Claude Willard dans sa notice du Maitron, le dirigeant politique et syndical fait dès lors figure d’oncle aux yeux de la jeune élève au lycée Racine, à Paris.

 

L’adhésion au PCF et le travail avec la Section économique

En janvier 1952, Francette Lazard, âgée de 15 ans, adhère au PCF, puis à l’UJFF. Entre 1953 et 1955, elle est responsable parisienne, puis nationale, des lycéennes à l’UJFF. Bachelière, elle obtient une licence d’histoire et de géographie. En 1956, la jeune femme épouse le physicien communiste François Widemann. Le couple aura deux enfants et divorce en 1965. Reçue à l’agrégation d’histoire-géographie, elle est d’abord affectée à Orléans (1960-1963), puis au lycée Fénelon à Paris (1963-1967). La professeure, toujours très engagée au PCF, milite au Syndicat national de l’enseignement secondaire.

 

Secrétaire de la section communiste du VIe arrondissement de Paris, elle s’associe aux travaux de la section économique du comité central du PCF et à la revue Économie et Politique, dont elle devient rédactrice en chef adjointe en 1966. En 1967, elle est embauchée comme « permanente » au parti communiste et sera candidate à diverses reprises aux élections municipales et législatives. Elue suppléante au comité central lors du XIXe congrès (février 1970), elle est nommée à la direction de France Nouvelle. En cette période du « défi démocratique », la « journaliste-agrégée » favorise dans l’hebdomadaire les débats, les confrontations sur les grands problèmes politiques, sociaux, idéologiques. Au XXIIe congrès (février 1976), où est abandonnée la référence à la « dictature du prolétariat », elle fait une intervention remarquée titrée « Liberté, une exigence du développement de la société ». Après France Nouvelle, elle rejoint l’Humanité et en sera rédactrice en chef adjointe durant trois ans.

 

L’Institut de recherches marxistes et le débat politique

Lors du XXIIIe congrès (mai 1979), elle est élue au bureau politique. La militante va créer l’Institut de recherches marxistes (IRM), lancé le 28 septembre 1979, dont elle est la première directrice. Elle participe alors aux grandes confrontations communistes des années 1980 autour du « socialisme à la française ». Durant cette période, elle est responsable du secteur Éducation, puis de « l’animation du travail théorique et de recherche », en même temps que du travail en direction des chrétiens. Au XXVIe congrès (décembre 1987), la dirigeante communiste lance une « invitation à la lucidité et à l’engagement collectif et personnel ». Déchargée du travail en direction des chrétiens, elle est maintenant en charge du combat contre le racisme. Après le XXVIIe congrès (décembre 1990), elle devient responsable du collectif national « Mouvement des connaissances, des sciences, des technologies et de la recherche ». La communiste à la démarche marxienne affirmée lance en octobre 1988 les « Mardis marxistes » rencontres mensuelles qui, durant dix ans, proposeront en partenariat avec l’Humanité, des soirées publiques d’échanges permettant, sur des thèmes liés à l’actualité, d’ouvrir de larges confrontations d’idées sur les grands enjeux de la période. Elle poursuit ainsi l’œuvre d’« une vie obstinément consacrée au communisme », selon les mots de Fabien Roussel, qui a rapidement réagi à l’annonce de son décès. Dans son message d’hommage, le secrétaire national du PCF salue la mémoire de « la dirigeante » qui « à l’heure des crises historiques maintiendra ce cap d’émancipation avec détermination et sens de l’ouverture ».

 

Espaces Marx et les 150 ans du Manifeste

Ainsi, pour prolonger l’action de l’IRM, Francette Lazard travaille en décembre 1995 à la création d’Espaces Marx, ainsi qu’à la transmission aux nouvelles générations, en facilitant l’accès aux archives du PCF ou à la formation militante. Et si, sur sa demande, elle quitte le bureau politique au 29e congrès (1996), elle assumera encore la coordination du colloque international pour le 150e anniversaire du Manifeste du parti communiste, tenu à Paris en mai 1998. Un temps présidente de la commission nationale d’arbitrage du PCF, elle se retire du comité national au congrès de Martigues, en 2000.. Elle continue ensuite de contribuer à l’activité d’Espaces Marx et à diverses initiatives de formation des militants communistes. Elle est également l’autrice de La révolution inattendue (Messidor/Éditions sociales, 1991) et avec René Piquet de l’ouvrage Les vérités du matin : regards croisés sur un engagement (l’Atelier, 2011). L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

 

 

VOIR DU BLOGUEUR (lien) :

 

PUISSANCE DE PENSEE ET : 1. INEGALITE /EGALITE sociale(S) 2. LA RÉVOLUTION DE L’OUTIL. 3. LA PRAXIS DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE MARXISTE.

Partager cet article
8 novembre 2023 3 08 /11 /novembre /2023 07:11

 

Conscience de la conscience. 

 

Conscience de la conscience ; conscience de l’unité du conscient et de l’inconscient.

 

Conscience du besoin de communisme développé, niant et dépassant le communisme grossier « de tentative » et ses expériences inévitablement grossières, régressives.

 

La conscience de soi ne peut être que communiste.

 

Je ne dis pas membre d’un parti communiste mais communiste. Pour cela, Tout dépend de l’état du parti et de soi-même dans le parti, donc de l’état de la société et de ses capacités réciproques de communisme. Et de toute façon, pour que se crée un parti communiste il faut l’invention et la tendance, dans le mouvement de la société humaine, de l’acte de transformation en santé et de la conscience de l’acte de la transformation en santé.

 

En ce sens renouer avec l’intention de transformation étouffé dans la production et l’échange capitaliste, est socialement, individuellement-socialement vital. Mon intention à moi, non individuelle-individuelle mais individuelle-social (il ne peut y avoir de dichotomie absolue), est de donner de l’air à ce besoin de renouer.

 

Etre l’interprète conscient relatif du processus inconscient, des forces productives, l’homme et ses outils de production, le contenu culturel de savoir de ses outils, de leur histoire, de leur processus passé et de l’anticipation de possibles du devenir de ses outils.

 

La découverte et la connaissance de l’inconscient est une grande découverte, mais bien plus grande est encore à faire est celle du conscient : de la conscience de la conscience, de comment l’homme invente ses outils, comment il agit non seulement de ses outils, mais comment il agit sur ses outils : processus du travail, de ses moyens, de son organisation dans l’organisation de la société, des forces productives-trices devenant productrices tout court (Valeur d’usage restitué à son objet final et son sujet initial) et l’unité de l’homme et de l’outil, du processus homme-outil.

 

La conscience du processus homme-outil est la forme la plus avancée de son appropriation de l’univers, et du rapport sensible à l’univers et en détermine les sentiments. Les sentiments de besoins d’acte, de besoins de transformation continue et quantique, déroulement infini et sauts micros et macro de déroulements, le processus de besoins de besoins. Saut(s) micros et macro, résolution de contradiction continue et de contradictions antagoniques de dissymétrie temporelle.

 

La connaissance de l’inconscient est mutilée sans connaissance et l’action sur l’état de la société. Les forces productives ne sont pas ce qu’on appelle celle des « moyens matériels » et leur caricature. Les moyens matériels sont bien une réalité concrète et le rapport de la conscience et de l’inconscient sont aussi des moyens matériels et leur dichotomie idéaliste et religieuse est la pire des inconnaissances de l’homme et de son rôle dans la nature et du mouvement qu’il constitue dans le mouvement de la nature.

 

Il n’y a pas de transformation, de continuation du processus humain possible sans approfondissement de la connaissance de la « conscience de la conscience » et bien sûr de la conscience de l’inconscient qui sont en fait la même chose en unité organique et en « mouvements particuliers » de l’unité organique.

 

Lorsqu’Ernst Bloch reprend point par point les 11 thèses sur Feuerbach, les développe, approfondit la conscience sur ces points, il participe à vivre les conditions de connaissance du processus d’humanisation et de sa poursuite en santé physico-sociale et non en déclin et en mort possible.

 

Le « Résumé » qu’il fait dans son « Principe espérance » qui suit les 11 thèses de Marx sur Feuerbach, de même. De « Müntzer » à la « Philosophie de la Renaissance » ou « L’athéisme dans le christianisme » et « Experimentum mundi », il suit cette voie qui n’a pas été interrompue par les ignorances contractuelles et circonstancielles des situations de la RDA. Philosophie et engagements qui ne peuvent être humainement parfaits évidemment, mais opérationnels et beaux, esthétiquement et éthiquement.

 

Et tout le déploiement « dans le détail » des rapports humains avec les sensations, avec la nature et ce que l’homme recrée lui-même à partir de la nature dont il est, description d’un réel qui peut sembler sans importance, et pourtant essentiel : approfondissement des rapports sociaux naturels/et de classe, dans les rapports naturels et l’acte de rendre santé aux rapports sociaux, malades de la division du travail et de classe.

 

La SEF est profondément transformative en santé en rendant à l’homme producteur sa liberté d’exister à travers la production des biens nécessaires à sa vie. C’est totalement communiste. Et la transformation des moyens financiers permettant le processus de la SEF de même.

 

L’autonomie de l’homme dans la dépendance sociale et naturelle, l’Anankè en processus, en mouvement, c’est aussi en unité organique, l’autogestion de la personne dans la société, la mondialisation, la nature et l’univers, de la personne à l’humanité tout entière, la coopération et la cohérence des entités constituées entre elles, leur mouvement, leurs transformations interactives et inter-transformées réciproquement, dialectiquement.

 

Freud a eu conscience de l’unité de l’ontogenèse et de la phylogenèse. Il ne l’a pas développée. La pensée communise le fait. La pensée communiste, en tant qu’utopie anticipatrice en processus de réalisation d’une mondialisation coopérative et cohérente passe par cette unification de connaissance, de recherche et d’expériences scientifiques et sociales, concrètes, en unité organique, dans toutes les activités et dans les luttes sociales qui en constituent l’unification et la diversité unificatrice.

 

L’ergologie contribue à la conscience de la conscience.

 

Pierre Assante. 08/11/2023 06:14:10.

 

VOIR :

PUISSANCE DE PENSEE ET : 1. INEGALITE /EGALITE sociale(S) 2. LA RÉVOLUTION DE L’OUTIL. 3. LA PRAXIS DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE MARXISTE.

Partager cet article
7 novembre 2023 2 07 /11 /novembre /2023 07:21
Editions Sociales 1961

 

Traduit d'après le manuscrit de Marx en tenant compte de la version publiée par Engels, en appendice à son Feuerbach, en 1888.

 

Thèses sur Feuerbach. Karl Marx. 1845.

 

I

Le principal défaut, jusqu'ici, du matérialisme de tous les philosophes – y compris celui de Feuerbach est que l'objet, la réalité, le monde sensible n'y sont saisis que sous la forme d'objet ou d'intuition, mais non en tant qu'activité humaine concrète, en tant que pratique, de façon non subjective. C'est ce qui explique pourquoi l'aspect actif fut développé par l'idéalisme, en opposition au matérialisme, — mais seulement abstraitement, car l'idéalisme ne connaît naturellement pas l'activité réelle, concrète, comme telle. Feuerbach veut des objets concrets, réellement distincts des objets de la pensée; mais il ne considère pas l'activité humaine elle-même en tant qu'activité objective. C'est pourquoi dans l'Essence du christianisme, il ne considère comme authentiquement humaine que l'activité théorique, tandis que la pratique n'est saisie et fixée par lui que dans sa manifestation juive sordide (1). C'est pourquoi il ne comprend pas l'importance de l'activité "révolutionnaire", de l'activité "pratique-critique".

 

II

La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique.

 

III

La doctrine matérialiste qui veut que les hommes soient des produits des circonstances et de l'éducation, que, par conséquent, des hommes transformés soient des produits d'autres circonstances et d'une éducation modifiée, oublie que ce sont précisément les hommes qui transforment les circonstances et que l'éducateur a lui-même besoin d'être éduqué. C'est pourquoi elle tend inévitablement à diviser la société en deux parties dont l'une est au-dessus de la société (par exemple chez Robert Owen).

 

La coïncidence du changement des circonstances et de l'activité humaine ou auto-changement ne peut être considérée et comprise rationnellement qu'en tant que pratique révolutionnaire.

 

IV

Feuerbach part du fait que la religion rend l'homme étranger à lui-même et dédouble le monde en un monde religieux, objet de représentation, et un monde temporel. Son travail consiste à résoudre le monde religieux en sa base temporelle. Il ne voit pas que, ce travail une fois accompli, le principal reste encore à faire [5]. Le fait, notamment, que la base temporelle se détache d'elle-même, et se fixe dans les nuages, constituant ainsi un royaume autonome, ne peut s'expliquer précisément que par le déchirement et la contradiction internes de cette base temporelle. Il faut donc d'abord comprendre celle-ci dans sa contradiction [6] pour la révolutionner ensuite pratiquement en supprimant la contradiction. Donc, une fois qu'on a découvert, par exemple, que la famille terrestre est le secret de la famille céleste, c'est la première désormais dont il faut faire la critique théorique et qu'il faut révolutionner dans la pratique.

 

V

Feuerbach, que ne satisfait pas la pensée abstraite, en appelle à l'intuition sensible; mais il ne considère pas le monde sensible en tant qu'activité pratique concrète de l'homme.

 

VI

Feuerbach résout l'essence religieuse en l'essence humaine. Mais l'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux.

 

Feuerbach, qui n'entreprend pas la critique de cet être réel, est par conséquent obligé :

 

De faire abstraction du cours de l'histoire et de faire de l'esprit religieux une chose immuable, existant pour elle-même, en supposant l'existence d'un individu humain abstrait, isolé.

 

De considérer, par conséquent, l'être humain uniquement en tant que "genre" (2), en tant qu'universalité interne, muette, liant d'une façon purement naturelle les nombreux individus.

 

VII

C'est pourquoi Feuerbach ne voit pas que l'"esprit religieux" est lui-même un produit social et que l'individu abstrait qu'il analyse appartient en réalité à une forme sociale déterminée.

 

VIII

Toute vie sociale est essentiellement pratique. Tous les mystères qui détournent la théorie vers le mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique.

 

IX

Le résultat le plus avancé auquel atteint le matérialisme intuitif, c'est-à-dire le matérialisme qui ne conçoit pas l'activité des sens comme activité pratique, est la façon de voir des individus isolés et de la société bourgeoise.

 

X

Le point de vue de l'ancien matérialisme est la société "bourgeoise". Le point de vue du nouveau matérialisme, c'est la société humaine, ou l'humanité socialisée.

 

XI

Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c'est de le transformer.

 

Notes

 

(1) Il ne s’agit pas d’antisémitisme, ceci dit pour les jugements stupides sur un mot trouvé au hasard, et non sur un texte, une pensée : Marx repond là à un débat de l’époque faisant suite aux publications de Feuerbach.

 

(2) Il ne s’agit pas là de l’usage du mot « genre » actuel, qui n’a rien de scientifique et qui est employé pour « sexe ». Il s’agit du genre en tant qu’espèce par exemple, dans ce cas de l’appartenance à l’espèce humaine et non le sexe de la personne.

 

VOIR DU BLOGUEUR (lien) :

 

PUISSANCE DE PENSEE ET : 1. INEGALITE /EGALITE sociale(S) 2. LA RÉVOLUTION DE L’OUTIL. 3. LA PRAXIS DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE MARXISTE.

Partager cet article
6 novembre 2023 1 06 /11 /novembre /2023 10:53

 

Page 277 de "L'Alternative Vitale"

 

 

PUISSANCE DE PENSEE et :

1. INEGALITE /EGALITE sociale(S) :

2. La révolution de l’outil.

3. La praxis de l’économie politique marxiste

 

 

1. LA PUISSANCE DE LA PENSEE.

La puissance de pensée dépend de la quantité d’accumulation de données et de la qualité de leur organisation cérébrale.

Si l’on extrapole des cerveaux à ce cerveau commun qu’est la société humaine et qui les lie entre eux, il en est de même.

 

Ainsi, toute hiérarchie sociale par l’argent, l’accumulation de valeur marchande, de valeur d’échange est absurde et socialement destructrice. Et en premier lieu destructrice de l’échange lui-même dont se prévaut le capital, et dont les limites résident dans ses propres lois d’accumulation.

 

C’est bien la raison qui lie accumulation du capital dans le cycle social lié lio-même au cycle A-M-A’ et la suraccumulation-dévalorisation du capital AVEC la suraccumulation-dévalorisation civilisationnelle et ses régressions quantitatives et qualitatives, sa régression qualitative en attente de redéveloppement qualitatif, réponse active de l’humanité et de l’homme à lui-même. La limite de la seule révolution passive (gramscienne) technologique est atteinte.

 

L’inégalité de développement individuel est bien un effet social du type d’organisation marchande au paroxysme du Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé. L’inégalité de puissance de pensée est organisée socialement, dans le processus social inconscient à partir des privilèges sociaux. Inégalité sociale et racisme vont de pair contre une personne et contre une entité humaine organisée et son mouvement empêché, entité ethnique, nationale, de groupe, professionnel et tant d’autres, etc…

 

Le fascisme et le nazisme et toute autre forme nouvelle policière et-ou marchande de dictature de classe locale ou globale circonstancielle aux crises du capital et à la crise de longue durée de notre siècle, est l’enfant doublement dépravé du racisme-inégalité sociale « matérielle et morale ».

 

Se constituer en interprète conscient du processus social inconscient est la condition d’une révolution sociale, d’un processus lent ou rapide en fonction de l’urgence face à la crise ; de révolution sociale passant d’un type d’organisation obsolète de la production et des échanges à un nouveau mode en harmonie relative, mais en harmonie avec les nouvelles forces productives, leur révolution inouïe, limitée par le système. C’est la tâche, je le re-répète, du jour et du siècle, comme ce le fut dans d’autres moments historiques de l’humanité et leur saut de qualité, celui du néolithique et de la révolution agricole et des cités, celui des différentes formes de société marchande et de classe et leur régression-progression féodale qui a des ressemblances avec la nôtre, par exemple celle de la guerre mondiale des firmes, leurs suzerains et leurs vassaux. Ressemblance n’est pas identité.

 

Notre révolution est celle de la grande industrie et de sa numérisation-automatisation à partir du « travail artisanal » de création des ouvriers-ingénieurs-chercheurs de « prototypes » que nous deviendrons tous si nous dépassons les contradictions sociales antagoniques; nous le deviendrons et dans la diversité des acquis-accumulation de personne et d’entités, dans une société libérée de l’aliénation de ses produits et l’aliénation unie des gestes de production : c’est-à-dire du lien de domination de classe et de la classe possédante concentrée mondialement auxquelles est soumise toute autre appropriation-accaparement contraire à l’appropriation naturelle de développement universel. Longue et courte à la fois, révolution dans le déroulement du processus par le haut, contrairement aux conceptions gauchiste-religieuses privilégiant une révolution par le bas, inconsciemment ou pas, c’est-à-dire une non-révolution laissant la société en l’état létal.

 

La révolution est toujours une révolution de l’outil, base de l’humanisation depuis l’homo habilis, du galet aménagé à la chaîne numérisée et automatisée mise au service du développement-complexification-condensification. L’outil transporte dans ses capacités productrices : son invention, la pensée de son invention, et toute l’accumulation culturelle qui l’a engendrée au moment historique très long, long et court, ensemble, de son engendrement.

 

2. LA PENSEE ELLE-MEME EST UN OUTIL.

La pensée elle-même est un outil. Dire ceci n’est pas la minimiser mais au contraire la sublimer. C’est justement un dépassement progressiste et libérateur du religieux qui nous avait fourni une appropriation limitée, étroite, limitée, malsaine, et de classe, de notre relation avec l’univers. Ne pas comprendre cela est le signe d’une dépendance-aliénation religieuse de la pensée humaine. La libération de la pensée religieuse c’est la libération de la double abstraction antagonique (de dissymétrie temporelle de création) qu’elle contient, l’abstraction mentale sans abstraction conceptuelle opérationnelle anticipatrice de réponse aux besoins : une vision abstraite de l’abstraction que constituent les ob-jets de pensée et l’abstraction non inclusive des objets d’activité humaine liée à ces besoins.

 

Abstraction conceptuelle sans aller-retour continu et quantique en unité de mouvement à l’observation du réel observable et observé, force contraire de la sublimation anticipatrice de création des objets de pensée créateurs et des objets d’activité humaine, et qui dissocie de l’activité et de son unité.

 

Le salariat et la vente de la force de travail par les salariés aux possesseurs de capital, et leur concentration mondiale et celle de firmes, la « fusion » du capital industriel et du capital financier ET la libération de cette vente sous les formes anciennes et nouvelles de vente de la force et capacité de travail par l’homme producteur, C’EST la condition, le centre, de la destruction des chaînes qui limitent le développement humain.

 

En ce sens, une sécurité d’emploi et de formation est l’origine possible (il faut parler du « possible ») d’un processus de cette libération et d’un processus de réponse à la satisfaction des besoins humains dans leur mouvement nécessaire de complexification-condensification. Unité et diversité d’un processus.

 

L’inégalité sociale en recrudescence, la distance entre les non-pourvus et les fortunes mirobolantes qui explosent n’est pas le fruit de l’accumulation simple, naturelle, nécessaire à la croissance humaine et sa qualité viable en rapport avec la nature dont elle est élément organique, mais celui du cycle Argent capital-Marchandise capital-Argent capital plus (A-M-A’) tendant à un cycle A-A’ impossible et inviable.

 

La puissance de pensée d’un Marx, d’un Bloch etc… est sans commune mesure avec tant de philosophes ou penseurs qui regardent à travers le petit bout de la lorgnette, voient des choses intéressantes mais décousues et incohérentes, alors que la tâche première du développememnt humain est la cohérence et la coopération qui la permettent

 

C’est en quoi, l’héritage-transmission-développement de pensée globale telle que la leur, cohérente et attachée à la coopération humaine est un facteur de développement d’égalité (dans la diversité des accumulations et des organisations mentales) sociale et de l’explosion des capacités individuelles et communes humaines dans son développement en tant qu’humanité dans l’appropriation réciproque en santé avec la nature, l’univers, leur croissance de complexification-condensification mutuelle.

 

« Les hommes sont égaux en droit » sera effectif dans une société, par une accumulation libérée du cycle A-M-A’ et de l’achat de la force de travail qui la permet et l’alimente. C’est la condition de l’élévation de la puissance de pensée de la société et de l’individu dans la société, à travers le travail, l’activité de renouvellement et de développement de la satisfaction des besoins et du développement qualitatif des besoins eux-mêmes dans celui de la société humaine entière, mondialisée, ses rapports en santé avec les propriétés en mouvement de l’univers et les siennes, ce qui n’est pas écrit d’avance : causalité et non déterminisme,  aléatoire et volonté transformatrice dans la nécessité (Anankè en mouvement).

 

Sans développement de l’outil de la pensée, l’empirisme ne sert à rien. Unité de l’énigme des propriétés naturelles dans leur rapport avec nos besoins vitaux, concrets.

 

3. La praxis de l’économie politique marxiste

La praxis de l’économie politique marxiste de régulation systémique se suffit-elle a elle-même ?

L’expérience de la RDA par exemple répond-elle à cette question ?

 

La théorie et la pratique, la praxis de l’économie politique, réponse concrète à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital de longue durée et la crise de civilisation, l’insatisfaction croissante des besoins humains aliénés et en croissance, se suffit-elle à elle-même pour s’exercer à la pensée dialectique dont l’économie politique a besoin ?

 

Ou cet exercice a besoin de l’aller-retour avec le rappel du matérialisme dialectique et historique sous sa forme philosophique ? Transformer qualitativement a-t-il besoin d’autre chose que ce processus de transformation contenant par lui-même l’exercice de la pensée dialectique ?

 

Enseigner, c’est préméditer et vice versa ou ce n’est pas de l’enseignement, c’est de l’audio-video-photo-copie stérile.

 

Par bonheur cet excès n’existe pas à l’état pur, ne peut exister que dans la mort sociale pure.

 

Le menuisier de Platon apprend avec les yeux pour construire mentalement la construction physique du lit.

 

La mort sociale est en tendance dans la gouvernance obsolète en voie de blocage social, sinon dans le processus de mort sociale. Il en a toujours été ainsi et la contradiction, jusqu’à présent a été résolue, dans l’histoire de l’humanisation, par la transformation, histoire de l’homme.

 

Transformation lente, vue métaphorique mécaniste de l’évaporation, ou transformation rapide, vue métaphorique mécaniste de l’ébullition ?

 

Plus que la rapidité de la transformation stalinienne autoritaire et létale ou de la NEP de Lénine qui ne peut de toute façon être un calque actuel tel quel dans les forces productives-trices nouvelles en mouvement et limites inouïes, la question première est celle de la transformation et la pensée de transformation, qui induit celle de la rapidité, c’est à dire du processus à mettre en œuvre et à « doublement anticiper », c’est-à-dire expérimenter et « corriger » infiniment ; en aller-retour d’auto-miroir de l’activité, objectif et subjectif.

 

La transformation est-elle contenue dans la révolution passive technique de Gramsci ? La crise de suraccumulation-devalorisation du capital de longue durée et la régression sociale de longueur durée qui l’accompagne dialectiquement démontre le contraire, ce que répondait d’ailleurs et aussi Gramsci, à partir de l’expérience italienne du mouvement ouvrier turinois, en particulier, et internationale, la sienne,  du fascisme et du taylorisme entre autres.

 

Enseigner un processus anticipateur, la SEF par exemple, a besoin de l’enseignement du mouvement de la pensée dans celui de la société.

 

Processus inconscient et conscience naturellement tardive du processus font partie du même mouvement de transformation vitale et viable qui ont besoin d’un faisceau lumineux volontairement convergent de révélation. Je crois.

 

Pierre Assante. 

06/11/2023 07:15:53. et 06/11/2023 15:41:03 pour le 3.

Non e.mailé ni aux abonnés ni aux réseaux amis (tais-toi, Pierrot, tais toi !)

 

VOIR AUSSI :

http://pierre-assante.over-blog.com/2023/11/le-capital-est-a-la-fois-diviseur-et-unificateur-et-le-trabalhar-au-pais.html

Partager cet article
5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 08:09
Partager cet article
5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 06:27

 

 

Le capital est à la fois diviseur

et unificateur

mais destructeur finalement

et le

« Viure e Trabalhar au pais »

SOCIALISTE, communiste

 ET  ECOLOGIQUE

 

 

Le capital est à la fois diviseur et unificateur.

 

Et destructeur, finalement.

 

Désaltérés et noyés à la fois, et à la foi, dans le système de reproduction élargie du cycle du capital, comme mode de reproduction sociale, élargissement qui ralentit et régresse, « les gens » ressentent bien les coups et la douleur, sans savoir vraiment d’où ils viennent, ni comment ils viennent.

 

La croyance ferme mais diffuse de la durabilité infinie du système doit être combattue. C’est la tâche première de survie, le Principe Espérance, de ces jours et de ce siècle.

 

C’est l’étouffement idéologique et le déclin de la croyance en la transformation sociale, non au sens de la révolution technique, passive, ça tout le monde en a conscience, mais au sesn propre de processus révolutionnaire, qui réduit les chances de vie, de survie et de développement personnel et collectif.

 

L’idée qu’il n’y a pas de vie sans transformation existe bien sûr, massivement, même chez les plus idéologiquement conservateurs, mais est devenue une chose abstraite, sans lien avec l’action concrète quotidienne et à venir : c’est la passivité (et pour les personnes la soumission) de la démocratie représentative et libérale dans son déclin (loin d’une démocratie de l’homme producteur à atteindre), sa décadence et sa dissolution dans un nouvel autoritarisme fascisant ou un nouveau fascisme souverainisme ;  

 

… ou nationaliste, entre autres réactions de vassal vis-à-vis du suzerain économique et politique dans les entités en voie de développement.

 

C’est dès les années 1980, prémices de la chute du « socialisme réel » que l’aspiration au plus grand espace d’organisation sociale et à l’autonomie culturelle dans cet espace a émergé et tend à survivre dans la confusion de la crise générale du capital. C’est une bonne chose, contradictoire mais féconde.

 

Vivre et produire dans un grand ensemble, c’est unifier dans la diversité tous les lieux , les personnes et les entités qui développent leur identité de vie et de production, de vie-production.

 

Ce qui est valable pour la géographie politique est valable pour la langue, les langues, politiquement et économiquement. Ce qui n'est pas en contradiction antagonique avec le développement de langues ou d'une langue d'intercommunication générale dans la diversité des langues, dans un processus qui peut être autoritaire comme aujourd'hui, mais de préférence un processus libre et diversifié dans son mouvement.

 

« Viure e Trabalhar au pais », n’est pas dépassé à condition de ne pas le concevoir stupidement comme un dogme induisant une rigidification de l’organisation humaine et des mentalités, mais dans la relation générale de l’humanité avec elle-même.

 

La relation générale de l’humanité avec elle-même, n’est pas une formule mais un mouvement de complexification de la vie humaine.

 

Le capital est à la fois diviseur et unificateur. Et destructeur, finalement. Réalité à partir de laquelle construire un nouveau viable, dans la diversité infinie des prémices existantes.

 

Cette réflexion zappe la réflexion sociologique pure, mais le n’exclue pas, au contraire.

 

Pierrot Assante. 05/11/2023 05:46:20.

 

 

Un autre lien :

APPROPRIATION UNIVERSELLE. VIABLE OU NON VIABLE. BLOCAGE OU PROCESSUS.

Partager cet article
4 novembre 2023 6 04 /11 /novembre /2023 12:00

 

SAINT JUST ET LES SUBSISTANCES

 

Le révolutionnaire incroyablement jeune et plein de cette jeunesse, Saint Just, nous à dit, au-delà de sa jeune mort, que le bonheur est une idée neuve en Europe.

 

Dans les tourmentes elle l’est encore, ce dont l’espoir exprimé à Ruge par Marx témoigne, à travers l’échec qui ne renonce pas à la réussite.

 

Ce qui faisait cette jeunesse de cette révolution bourgeoise encore généreuse parce qu’à travers elle-même, elle tend et tente de prendre en compte les subsistances de tous.

 

Ce à quoi le cycle propre du sysrème bourgeois de renouvellement élargi du capital ne peut répondre.

 

A plus forte raison dans le système arrivé à obsolescence : la mondialisation capitaliste à besoin d'une transformation systémique, d'un nouveau mode de développement.

 

Les subsistances : les besoins de subsistance et la réponse sociale avancée, matérielle, morale, savante et psychique, tout ensemble,  à ses besoins.

 

Les besoins , douleurs, manifestation physico-mentale de l’insatisfaction simple et complexe, bonheurs de la satisfaction et bonheur de la recherche pour l’acte de satisfaction, tant qu’une santé suffisante le permet.

 

Douleur-Alerte.

 

La santé de la personne, sa recherche de santé permanente de jeunesse même dans le déclin, la santé de la personne dans la santé de la société en rapports réciproques, suffisante pour procéder.

 

Procéder, loi de la nature.

 

À mon père

 

Pierrot Assante. 02/11/2023 16:31:41.

 

 

Un autre lien :

APPROPRIATION UNIVERSELLE. VIABLE OU NON VIABLE. BLOCAGE OU PROCESSUS.

Partager cet article
4 novembre 2023 6 04 /11 /novembre /2023 08:03

 

 

sur le vote interne : Une tache pratique indispensable.

 

Le Conseil National a acté l’autonomie du parti dans la bataille des élections de l’UE et de l'union sur un programme de transformation progressiste évitant toute illusion et déception démobilisatrice. Donc dans l’action transformatrice pour l’Europe dans celle de la France et du Monde Humain, du local au mondial et vice versa.

 

Il l’a acté, mais d’une façon assez confuse pour que la cause de la transformation sociale nécessaire et vitale apparaisse suffisamment clairement…

 

Un tiers a reçu positivement la candidature de Fréderic Boccara et Les deux tiers l’ont rejetée.

 

Il ne s’agit pas d’une personne, mais des idées communes novatrices et incontournables qu’elle transporte.

 

Cela indique l’état du parti et de la société sur la question d’une transformation sociale nécessaire et vitale, au-delà et à travers la bataille pour les revendications immédiates.

 

Un tiers c’est pas mal, un tiers qui à l’occasion d’évènements induits par la crise systémique peuvent grandir, y répondre et mettre en œuvre les remèdes-construction de l’école marxiste de régulation systémique.

 

Le vote tel qu’il est présenté acte un pas en avant, et le refus d’un nouveau pas décisif. Ce pas décisif est la tache essentielle et vitale du moment, de l’année et du siècle.

 

Pour ma part je renvoie, sans prétention personnelle, les militants, non seulement à l’économie marxiste mais aussi à la philosophie de la transformation contre la philosophie « éléate », conservatrice et socialement mortelle.

 

Cette philosophie est « difficile » comme l’économie marxiste est difficile. Mais tout s’apprend dans un effort collectif d’entraide mutuelle entre militants et entre simples citoyens-hommes producteurs.

 

Je viens de relire un texte difficile d’Ernst Bloch, qui malgré le poids et la réalité active des réactions de droite et de gauche a su poursuivre son travail transformateur. Sa réflexion sur la 11éme thèse sur Feuerbach, « il ne suffit pas de comprendre le monde, il faut le changer » est d’une extraordinaire actualité. On peut passer par ce travail et tant d’autres sur la question de l’utopie transformatrice concrète, pratique.

 

Les pouvoirs de l’argent-capital ont su faire reculer l’idée de transformation en santé sociale. La faire avancer de nouveau n’est pas une tâche théorique, mais une tâche pratique indispensable.

 

Je voterai "Pour" afin d'éviter toute confusion supplémentaire et toute division.

 

Pierrot. 04/11/2023 07:39:26.

 

 

Un autre lien non immédiatement essentiel, mais à penser : 

APPROPRIATION UNIVERSELLE. VIABLE OU NON VIABLE. BLOCAGE OU PROCESSUS.

Partager cet article

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche