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L’hommage du président à Jacques Delors a un sens profond.
Il s’agit pour lui de relancer le christianisme social, cette réponse réactionnaire à l’avancée des idées, de l’action et les avancées démocratiques du communisme « occidental » après la seconde guerre mondiale jusqu’aux années 1970 et la fin des 30 glorieuses keynésiennes, et la reprise en main de l’organisation mondiale du travail et du procès d’ensemble du capital dans-par la Trilatérale et ses avatars perfectionnés d’aujourd’hui.
Le rêve d’un mariage de la démocratie libérale et d’une démocratie de l’homme citoyen-producteur est une façon de mettre au sol l’une et l’autre, ainsi que la coopération et la cohérence relative mondiales vitales.
Avez-vous vu les images du meeting fasciste de Rome ?
Il suffit de lire très attentivement Trentin et la préface de Delors et de Supiot pour se persuader de la base théorique du retour insidieux, inconscient pour certains puis conscient et « franc » d’un passé plus menaçant que hier dans le présent.
Réponse « christianisme social » des papes et du capital initiée en Italie, qui a vu succomber le PCI au profit d’une entrée voilée de la DC dans le PDS puis le PD.
Il ne s’agit pas pour le pouvoir de seulement « relancer le quinquennat », mais de laisser empreint cet héritage chrétien-démocrate-social démocrate hyper-libéral et hyper-présidentiel (« ni gauche ni droite ! »), la conviction de droite étant plus insidieuse que le calcul de droite.
Il y finalement et paradoxalement une illusion d’une « certaine indépendance » vis-à-vis du capital dans l’action libérale du pouvoir alors qu’il est en plein dans le développement technique et financier d’un mode capitaliste de révolution passive technico-culturelle qui mène à grande vitesse la société dans le mur
La crise de baisse tendancielle du taux de profit et de suraccumulation et devalorisation du capital n’est pour les « animateurs » des firmes et du pouvoir qu’un phénomène parmi d’autres dans la révolution technico-culturelle et non une crise de fond du système.
Nous traversons un stade nouveau de la dégradation sociale, matérielle et morale et ce retour anachronique au christianisme social en est un témoignage et une alerte concrète.
Ce bref article ne peut être séparé des articles précédents (1).
Le jour ou je cesserai d’importuner par mes envois sera signe de maladie physique et morale et de démission.
D’une part, incompréhension, relance et héritage archaïque.
D’autre part, écho, silence ou démission.
Pierrot. 09/01/2024 07:23:19.
(1) Je fais référence à de précédents articles. Je cite souvent Ernst Bloch et ses ouvrages sur le christianisme ou Engels qui compare les premiers communistes aux premiers chrétiens.
Ils sont quand même passés de la "Ligue des justes" à la "Ligue des communistes" et de "Tous les hommes sont frères" à "Prolétaires de tous les pays unissez vous".
Je rappelle aussi les articles sur l'usage de l'outil de la dialectique, en tant qu'outil mental, c'est à dire en apprenant sans cesse à se servir de cet outil qui comme tout outil peut être plus ou moins bien utilisé ou plus ou moins mal utilisé.
S'il y a une personne, entre autres, qui a recommandé cet outil, c'est Marx lui-même tout en rappelant qu'il fallait quand même « s'en méfier » aussi.
Il faut rappeler aussi le pouvoir personnel issu de la constitution gaullienne et du coup d’Etat d’Alger.
Ainsi que le lien entre la révolution technique passive (lire Gramsci) sans révolution sociale avec la fascisation des institutions et de la société.
D’un gouvernement DRH à la mise en œuvre idéologique.
La touche supplémentaire du clavier d’ordinateur (mon petit « manuscrit de 1844 » a moi...)
En guérissant l'humanité
on guérit les personnes
et
en guérissant les personnes
on guérit l'humanité
Le refus de connaître l’état du monde n’est pas un refus du savoir qu’il est possible d’atteindre, mais un réflexe d’autodéfense contre l’angoisse, celle de l’arapède sur son rocher qui se maintient à son niveau d’organisation biologique qui lui « suffit ».
L’angoisse animale, transposée concrètement, physiquement à l’espèce pensante et sociale humaine en unité, est un sentiment biologico-psychique de réponse exagérée au nouveau à affronter.
La touche supplémentaire du clavier d’ordinateur fait (fera, ferait) partie des transformations de l’état du monde. Elle serait prévue pour dans un an et sera sans doute, si cela se fait, liée à un accroissement de capacité informatique et informationnelle négociable à 30€ par mois par l’utilisateur privé.
Cette touche, au cours de l’utilisation des capacités informationnelles de votre équipement informatique, vous donnerait accès au réseau mondial de l’I.A., « l’intelligence artificielle ».
L’intelligence artificielle n’est pas une intelligence mais un outil technique créé par l’homme dans le cadre du développement capitaliste et de sa financiarisation généralisée ; mais qui pourrait évidemment comme toute technique et tout outil être mis au service des besoins sociaux, leur évolution, et du développement humain dans une civilisation de partage, au sens qu’en donnent Paul Boccara et les communistes
Ce réseau mondial c’est la mise en relation, dans le cadre du capitalisme financiarisé, de l’accumulation informationnelle déjà réalisée et de l’activité informationnelle du moment, immédiate.
Bien sûr cette mise en relation n’est pas une création divine, mais est organisée dans un choix logique des grandes firmes mondiales dominantes des USA de mise en réseau mondialisé telle les GAFAM, et de ses capacités techniques inventées les plus avancées telle que Chat GPT, dépassement de l’invention de la technique de type google.
Le mesurer est de l’ordre du chapitre de « Das Kapital » sur le passage à l’industrialisation mécanisée et ses conséquences sur la division du travail et la dichotomie « concepteur/exécutant », qui ne peut pourtant pas être « totale », l’espèce pensante et la personne pensante continuent de penser !
De cette évolution découle une contradiction avec le besoin de révolution sociale quantitative-qualitative-continue-quantique (trait d’union gramscien).
La transformation technique culturalo-passive n’est pas de l’ordre de l’invention matérielle, morale et civilisationnelle en santé sociale suffisante dans la poursuite de l’humanisation continue et quantique, mais sa force contraire en unité et identité dans une contradiction antagonique à résoudre.
C’est a dire dépend de la logique humaine et inhumaine (contradiction) du capitalisme financier mondialisé informationnalisé.
La touche supplémentaire sera donc liée à la financiarisation, à la logique d’usage des savoirs par le capitalisme financier et n’en changera ni la nature et l’essence, ni les conséquences délétères sur le recul relatif ou absolu d’humanisation qu’il contient.
Jusqu’à quel point l’opposition évolution passive/révolution active peut-elle exister sans explosion de la forme d’organisation de la matière de et dans la nature que nous constituons ?
L’humanisation n’est pas un concept moral stricto sensu, mais un processus d’évolution et de conscience de la nature dans sa croissance-complexification-condensification, que constitue l’espèce pensante-sociale que nous constituons chacun d’entre nous (répétitions volontaires !).
Je ne reviens pas sur la description du mode de production et d’échange du capital, son procès d’ensemble dans sa complexité et son unité.
Je rappelle simplement qu’à la baisse tendancielle du taux de profit correspond en unité organique une baisse tendancielle d’intérêt psychologique et une baisse tendancielle du taux de progrès de la conscience humaine individuelle-collective-sociale.
C’est-à-dire qu’il s’agit d’une baisse tendancielle dans l’invention-conception du « lit de Platon » et sa transposition à l’invention continue de l’organisation sociale.
C’est finalement dans les remèdes à cette baisse que résident les capacités ou non de répondre au besoin impérieux de transformation en santé sociale de l’organisation économique et politique de la société ; les capacités ou non de résoudre la crise climatique ; les capacités ou non de poursuivre l’humanisation continue et quantique de notre espèce animale.
Humanisation qui découle du travail toujours créatif, de la satisfaction des besoins sociaux qu’il permet, à double sens, en rapport dialectique, dans l’usage et l’appropriation en processus de conscience de la nature par l’homme, en santé mutuelle suffisante ou pas.
Pierrot. 07/01/2024 06:52:14.
1. PROCÈS D’ENSEMBLE DE LA PRODUCTION CAPITALISTE, EMPIRIOCRITICISME, GUERRE ÉCONOMICO-MILITAIRE DE DESTRUCTION GÉNÉRALE.
2. SA SITUATION DÉSESPÉRÉE QUI L’EMPLIT D’ESPOIR ».
L’islamisme politique se place souvent au niveau d’un faux anti-libéralisme du XIXème siècle, mais se manifeste de multiples façons dont la façon dite « radicale ».
Il y a des musulmans le progrès et des chrétiens de progrès etc., évidemment : "celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas", Aragon, "la Rose et le réséda".
Le christianisme politique s’est manifesté sous la forme démocrate-chrétienne italienne ou allemande sous ce nom ou de façon voilée en France ou ailleurs, forme « humaniste-chrétienne » de la social-démocratie de droite et de collaboration de classe, c’est à dire se réclamant d’un progrès ne mettant pas en cause la contradiction capital/travail.
Je ne parle pas de contradiction patron/salarié et encore moins de guerre meurtrière entre les humains que le capital suscite en s’appuyant sur les différences et les haines historiques.
Avec la crise systémique et la crise économique de longue durée et la fin des 30 glorieuses keynésiennes, la démocratie chrétienne de droite (elle est toujours de droite sous diverses formes) et son entrisme dans la gauche socialiste, et ses formes « douces », Schuman, Adenauer, Delors, (Royal et Hollande, issus de cette formation, le « juste milieu » ?), et aujourd’hui Macron, se radicalise. La Baisse tendancielle du taux de profit commande la politique gouvernementale.
Macron en est le bras. Il a été formé auprès de philosophes chrétiens comme Ricoeur, dont l’humanisme ne s’est pas débarrassé de la collaboration de classe.
Il est l’héritier du mouvement philosophique et politique chrétien démocrate « le Sillon ».
Lutte de classe ne veut par dire haine de l’autre, mais agir pour résoudre cette contradiction Capital/Travail (1) dont la crise à son extrémité menace la vie et le développement humain.
Quant à la contradiction capital/travail ce n’est pas qu’un mot et il faudrait que nous en précisions ensemble le contenu. Ce qui veut dire parler de politique, et pas de politique politicienne de café du commerce du jour.
L’actualiste des obsèques de Delors, telles qu’elles sont organisées souligne cette réalité économique et politique.
Les Villes, la France et le Monde deviennent ingouvernable, non seulement par le personnel politique tel qu’il est, mais parce que ce personnel politique ne comprend en rien les causes de la crise quelquefois pas même les effets et sont liés par intérêt au système.
Refugiés climatiques en France même et désindustrialisation et chômage multi décennal en croissance en vue, sous forme reconnue ou pas.
Mais qui répond à ce contenu, ses effets, et les remèdes économiques et politiques qui existent ?
Voilà en peu de mot ma « revendication » dans le parti.
Je n’ai pas d’autre lieu d’échange que par ces messages. Age, santé personnelle et situation du parti et des sections.
Les européennes devraient de par leur sujet, mettre la question au centre de la campagne. Y sommes-nous prêts ?
Le RN est prêt, son nationalisme, son souverainisme et son attaque frontale contre les coopérations et les cohérences du local au mondial nécessaires pour sortir de la crise mondiale et pour construire autre chose qui soit en santé sociale suffisante pour vivre.
Pierrot. 05/01/2024 07:08:35.
(1) La barre oblique "slash" (/) est volontaire, c'est une séparation à la difference du tiré (-) qui unit, tout en sachant qu'il y a unité et identité des contraires. Les contraires appartiennent à un même mouvement et n'existent pas l'un sans l'autre jusqu'a transformation du mouvement. Dans les antagonismes ils s'éliminent mutuellemnt dans la transformation qualitative.
1. PROCÈS D’ENSEMBLE DE LA PRODUCTION CAPITALISTE, EMPIRIOCRITICISME, GUERRE ÉCONOMICO-MILITAIRE DE DESTRUCTION GÉNÉRALE.
2. SA SITUATION DÉSESPÉRÉE QUI L’EMPLIT D’ESPOIR ».
Le pain, la PAIX et les roses en 2 points inseparables :
1. PROCÈS D’ENSEMBLE DE LA PRODUCTION CAPITALISTE, EMPIRIOCRITICISME, GUERRE ÉCONOMICO-MILITAIRE DE DESTRUCTION GÉNÉRALE.
2. SA SITUATION DÉSESPÉRÉE QUI L’EMPLIT D’ESPOIR ».
1. Procès d’ensemble de la production capitaliste, Empiriocriticisme, guerre économico-militaire de destruction générale.
J’ai écrit sur l’autonomie des idées par rapport aux conditions matérielles qui les ont créées. Ce n’est pas moi qui ai découvert ça !
De même pour les sentiments, là oui un peu, en unité organique avec les rapports de production, rapports de penser, rapports de sentiments.
En lisant Thucydide on comprends comment une démocratie avancée économico-culturellement pour le temps de l’antiquité, excluant toutefois femme, étranger et esclave, passe de la domination d’un empire, la Confédération athénienne à son écroulement dans la guerre du Péloponnèse.
Les discours des généraux athéniens montrent comment on passe d’une coopération relative dans la domination à l’emballement complet de la violence et des massacres.
Le recul des coopérations et la croissance des agressivités internationales et nationales liées, et celui et celle des puissances dominantes et de la puissance dominante sont liés, dans mon hypothèse, exprimée dans l’article précèdent au cycle d’accumulation privée qui contient toujours à des étapes différentes de développement, l’exploitation de classe, l’usage économique de soi par l’autre liée à cette accumulation privée qui entre en conflit avec la coopération entre entités humaines constituées et entre individus humains en relations dialectiques sociales-antisociales en unité, mutuelles, réciproques.
Nous ne sommes plus dans la confédération athénienne, mais dans la « confédération atlantique », ses « suzerainetés », ses « vassalités ».
Je maintiens, qu’un cycle social reposant sur le cycle d’accumulation sociale-privée A-M’A’, qui conduit à la suraccumulation-devalorisation du capital est un facteur d’agressivité généralisé à l’ensemble du monde humain, et de destruction des coopérations et des cohérence plus que nécessaire dans le monde dominé par le Capitalisme monopoliste mondialisé, en voie de informalisation numérisée à la fois générale et limitée du système, et globalement financiarisé, quelles que soit la situation particulière d’avancée ou de recul économico-civilisationnelle d’une entité humaine, donc d’une nation en tant qu’entité nationale de même, qu’elle soit dominante ou pas.
Sans illusion, mais sans à priori, je relis la période « khrouchtchevienne » de la théorie et de la pratique toute relative de la « coexistence pacifique ».
Elle était loin de l’analyse boccarienne de la crise systémique mais malgré son dogmatisme historique, elle allait relativement vers cette analyse, plus par empirisme que scientifiquement…
L’analyse de la dérive empiriocriticiste a fait flop dans le mouvement ouvrier et démocratique. La bataille quotidienne et les dérives du stalinisme n’ont pas aidé à développer ce que Karl appelait, avec Jenny, la critique de la critique critique, passant de l’hégélianisme à l’économie politique et à l’analyse du procès d’ensemble de la production capitaliste.
Le recul relatif des sciences non seulement dans la recherche, dans le structuralisme qui handicape la synthèse, l’impactant négativement, issu du mode de production et des limites mêmes du production, mais aussi et massivement dans les mentalités, et la recrudescence des superstitions, et du dogmatisme politique généralisé, va de pair avec une philosophie empiriocriticiste dont on a oublié l’existence et qui pourtant continue à s’exprimer entre autre chez de grands scientifiques de la physique des particules par exemple, mais pas seulement, actuels, du XXIème siècle.
En tant que palliatif immédiat indispensable à l’emballement des destructions économico-guerrières, je ne vois rien d’autre que les négociations de paix pouvant libérer des forces productives « humaines-techniques » passives et actives vers la constitution, par les salariés et les peuples, d’un type de développement nouveau favorisant la coopération et la cohérence relative générales sans lesquelles l’humanisation continue-quantique ne peut que cesser.
04/01/2024 06:51:30.
2. « si malgré tout je ne désespère pas de lui, c’est précisément sa situation désespérée qui l’emplit d’espoir ».
Les valets sont pires que les maîtres.
Les hommes de paille placés par les USA sont devenus incontrôlables et empêchent toutes négociations de Paix, en Ukraine, en Israël et ailleurs (1).
Empêchent ainsi toute négociation de paix salvatrice.
Ainsi l’escalade meurtrière se poursuit, de destructions, de réchauffement climatique et d’appauvrissement relatif et absolu, général, de l’humanité, d’aggravation de la misère là où elle est la plus « développée »
Pressentant peut-être en 1843 l’espoir, et la faiblesse mutuelle de compréhension du monde capitaliste et les prémices des échecs possibles des mouvements populaires et ouvriers de 1848 et au-delà, mouvements auxquels il a participé activement et dangereusement avec Engels, Wolf et d’autres, échecs possibles dans cette ignorance qu’il combattait, dans le temps moyen qu’est le temps humain, Marx disait à Arnold Ruge : Vous ne me direz pas que je me fais une trop haute idée du temps présent, et si malgré tout je ne désespère pas de lui, c’est précisément sa situation désespérée qui l’emplit d’espoir.
Malgré les Echecs, sans abandonner l’aide à la construction du mouvement démocratique, et ouvrier en priorité dans la révolution industrielle mécanisée, aujourd’hui informationnalisé, affirmée dans « Le manifeste du parti communiste » de 1848, pour renforcer le mouvement démocratique, Marx poursuit jusqu’au bout, et pour lui sans achèvement, n’étant pas éternel, sa compréhension du procès d’ensemble du capital, son processus, sa complexité et son unité de mouvement, ses limites et sa fin : car de cette compréhension découle la capacité non seulement le combattre dans son négatif, mais à le dépasser dans une nouvelle construction sociale en santé sociale pour poursuivre le mouvement d’humanisation de l’humanité.
Il dénonce, non par pédantisme mais par utilité, l’insuffisante du mouvement ouvrier dans sa critique du programme de Gotha et poursuit l’étude du capital dans « Le Capital », non comme œuvre littéraire, bien qu’elle en soit une, mais comme une arme de progrès humain. Engels en poursuit la publication après la mort de Marx, parle et écrit lui-même comme ils l’ont fait ensemble, pour fournir des moyens d’action sur des questions essentielles, au niveau des connaissances scientifiques de leur temps, au mouvement de désaliénation du travail.
Cette insuffisance et cette impuissance consécutive, relative mais réelle et dramatique, du mouvement ouvrier à n’être qu’une négation ou une alliance, et les deux ensembles, avec et du capital, le vrai, pour pousser à un progrès, et que la critique du programme de Gotha souligne dès 1875, est une tare historique non dépassée mais dépassable : il en faut la volonté et la lucidité.
J’ai commencé à militer à 16 ans au lycée Thiers, dans le cadre de la protestation sur et contre la guerre d’Algérie et les bases d’un père CGT et lecteur de La Marseillaise et l’enseignant chaque jour sur les évènements sociaux et politiques d’ici et du monde. L’année suivante, je travaillais. Je ne connaissais pas la 11ém thèse sur Feuerbach , ni même l’existence de ces thèses. Elle était entrée dans les luttes depuis des décennies, mais pas les 10 autres thèses.
A 30 ans devenu père et secrétaire de section, ne me suis procuré les 15 volumes d’alors de Marx et d’Engels disponibles. J’en ai acquis d’autres depuis. Je vous assure que la « science infuse » pour répondre à la situation lamentable (se lamenter ne suffit pas) actuelle du monde humain n’est pas infusable du tout, et que les fondateurs de la théorie scientifique communiste dans son mouvement et non son dogme, et leurs successeurs, sont dans l’attente en vain de l’appropriation massive de leurs recherches, comme arme de progrès humain (bis).
Apprendre pour transformer, c’est cela la 11ème thèse sur Feuerbach. Salutaire mais encore insuffisamment comprise ou alors très superficiellement.
La suite c’est l’économie marxiste de régulation systémique et l’ergologie progressiste, prenant en compte l’étude du procès d’ensemble du capital, sa suraccumulation et sa devalorisation son unité de mouvement et sa complexité de mouvement, ses conséquences sociales et politiques et ses remèdes possibles, par hypothèses urgentes et incessantes.
Ce qui n’enlève en rien à l’importance mutuelle de l’ensemble et de la diversité infinie des activités pratiques et théorique de l’humanité et des individus humains, leurs apports mutuels et leurs rapports dialectiques, en unité sociale organique.
A 80 ans l’âge parle, sans besoin de beaucoup de courage ni de lucidité exceptionnelle.
03/01/2024 07:41:26.
(1) Partout dans le monde, chez ses "alliés" comme chez ses "ennemis"...
Bibliographie relative, sommaire et dogmatique :
« Le capital ». Karl Marx. Livre troisième.
« Matérialisme et empiriocriticisme ». Ilitch Oulianov Lénine.
« La coexistence pacifique ». Nikita Khrouchtchev.
« Théories sur la suraccumulation et la devalorisation du capital » Paul Boccara.
« Expérience et connaissance du travail » Yves Schwartz.
Syndicats : pourquoi un rapprochement entre la CGT et la FSU ?
Naïm Sakhi, l’Humanité.
Photo : Le 25 août 2023, à Bobigny, lors de l'Université d'été des mouvements sociaux et des solidarités, Murielle Guilbert et Benoit Teste (FSU) et Sophie Binet (CGT)
Arnaud Cesar VILETTE
Avec une méthode et un calendrier de travail en commun établis, les deux centrales ont engagé un processus qui ne fait que commencer et qui pourrait s'élargir.
Va-t-on vers un rassemblement d’une partie du syndicalisme français ? Alors que, depuis la Libération, le champ syndical a tendance à se fractionner, la CGT et la FSU ont engagé un processus de rapprochement. « Comme l’écrivait Karl Marx, l’unique puissance sociale du côté des ouvriers est leur masse. Cependant, la puissance de la masse est brisée par la désunion », résume Thomas Vacheron, secrétaire confédéral CGT qui pilote pour la centrale le groupe de travail.
Depuis le 10 juillet, la CGT et la FSU ont multiplié les rencontres. « La FSU entame un travail pour construire un nouvel outil syndical sans exclusive », dont les contours précis restent à définir, insiste Benoît Teste, son secrétaire général. « Une fusion ? Un outil syndical pérenne, mais qui maintient l’existence de nos organisations ? À ce stade, nous ne voulons rien acter, pour ne pas paralyser notre démarche », poursuit le dirigeant.
Dans cette optique, le sociologue Laurent Frajerman note « le besoin objectif de rapprochement dans le syndicalisme », dont les nuances au sein des différents blocs « ne sont pas identifiables » par les salariés. Une démarche qui viserait selon lui « à compenser les reculs de la CGT, passée seconde centrale syndicale », tout en donnant du poids à la FSU « qui n’est pas reconnue au plan interprofessionnel, la privant de leviers d’action ».
Construire un « syndicalisme de transformation sociale à vocation majoritaire »
C’est l’objectif partagé par la CGT et la FSU dans leur texte de congrès. Ainsi, dans le document d’orientation confédéral de mars 2023, la CGT vise une « unification respectueuse du fédéralisme », nécessitant « un travail commun et démocratique avec les organisations syndicales qui souhaitent en finir avec l’éparpillement syndical ». Quant à la FSU, le congrès de février 2022 lui confère le mandat de « réunir le syndicalisme de transformation sociale », en créant « les conditions d’une reconstruction et d’une refondation du syndicalisme ».
« La CGT et la FSU ont dans leurs fondamentaux la double besogne syndicale : la défense des conditions de travail des salariés, mais aussi la transformation en profondeur de la société, mesure Benoît Teste. Ce syndicalisme de transformation sociale doit impérativement travailler sa vocation majoritaire. Parfois, nos organisations peuvent se draper dans leurs vertus, seules contre tous, sans que les salariés nous suivent. Sans mobilisation majoritaire, le syndicalisme est improductif. »
De son côté, Thomas Vacheron justifie la démarche par l’application de la réforme des retraites : « Ce qui nous a empêchés de gagner, c’est la construction de la grève dans les lieux de travail. Or, pour généraliser les grèves, comme nous avons voulu le faire le 7 mars, il faut qu’elles aient lieu. Nos organisations syndicales doivent être encore mieux implantées dans les entreprises et les services. »
En 2009, un processus avait été engagé par Bernard Thibault (CGT) et Gérard Aschieri (FSU), sans succès. « Les discussions dans nos organisations respectives n’ont sans doute pas été assez poussées. À la CGT, la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture (Ferc) était jusqu’alors opposée à la démarche. Le changement de position de la Ferc, qui participe aux réunions de travail, est un point d’appui important », reconnaît Thomas Vacheron. Pour Benoît Teste, « ce processus ne vient pas concurrencer l’intersyndicale, qui a fait preuve de son utilité, nous ne voulons pas rejouer le camp de la radicalité syndicale contre un camp prétendument réformiste ».
Un calendrier et une méthodologie de travail commun
Le 14 novembre, ces deux organisations se sont arrêtées sur une feuille de route, dont l’application sera confiée à des groupes de travail dans les directions respectives. « La méthode est sérieuse, incluant les premiers responsables de nos organisations dans les groupes de travail. Nous établissons systématiquement des comptes rendus, sans éviter les questions épineuses. Nos discussions doivent être transposables envers les militants et les salariés », mesure le secrétaire général de la FSU. Selon le sociologue Laurent Frajerman, « ce plan de travail dégage un objectif et une méthode. La démarche politique est réfléchie ».
Ainsi, la CGT et la FSU se sont accordées pour « systématiser la préparation commune des instances paritaires, les déclarations préalables et les amendements portés dans les instances de concertation ». Pour Thomas Vacheron, « l’enjeu est de mieux peser dans les trois fonctions publiques. Cela demande un travail en commun, en commençant par des sujets comme les rémunérations ». Pour ce faire, la CGT et la FSU ne partent pas d’une feuille blanche.
Le secrétaire confédéral cégétiste rappelle qu’elles « produisent déjà un travail conséquent dans de nombreux départements urbains (Seine-Saint-Denis, Haute-Garonne, Rhône), comme ruraux (Aude, Aveyron, Pyrénées-Orientales). Les problèmes d’accès au service public y sont une réalité pour les citoyens qui impacte les conditions de travail des agents. Les intérêts y sont déjà confédéralisés ».
La CGT et la FSU ont également listé des travaux thématiques, notamment sur l’égalité femmes-hommes, la pratique syndicale, la montée de l’extrême droite ou encore les élections professionnelles. « Ces thématiques seront approfondies par des groupes de travail en commun, avant un retour dans les organisations respectives pour une évaluation », précise Thomas Vacheron.
Et elles ont établi un calendrier commun : l’année 2024 sera consacrée à la bataille sur l’inflation, tout en associant les structures des deux centrales dans la démarche de rassemblement. Ces travaux se poursuivront en 2025, avec un point d’étape au congrès de la FSU et, en 2026, lors du congrès de la CGT et des élections dans la fonction publique. Un bilan sera dressé en 2027. « Cette séquence électorale sera un moment de vérité. En cas de victoire de l’extrême droite, nous devons être prêts », insiste Benoît Teste.
Quel contour pour ce rassemblement ?
Le 10 septembre 2022, à la Fête de l’Humanité, une table ronde sur la« recomposition » unitaire du syndicalisme avait réuni Simon Duteil et Murielle Guilbert (Solidaires), Philippe Martinez (CGT) et Benoît Teste (FSU). Plus d’un an plus tard, Solidaires n’est pas partie prenante de ce cheminement entre la CGT et la FSU.
« Lors de son dernier congrès, Solidaires a rejeté la possibilité de la réunification intersyndicale à la base. Voyons si Solidaires change de position, notre démarche n’est pas exclusive et pourra s’élargir à d’autres, note Thomas Vacheron. Si la CGT vise à abolir l’exploitation, nous voulons au quotidien arracher des victoires concrètes pour les salariés. La possibilité de travailler en commun, immédiatement, est avant tout posée. » De son côté, Benoît Teste, prévient : « Nous nous réjouissons de la main tendue par la CGT. Mais la FSU a un mandat pour discuter avec d’autres forces, dont Solidaires. »
Des cultures syndicales disparates
La CGT et la FSU devront apprendre à se connaître. La première, comptant plus de 600 000 syndiqués, est la centrale historique du mouvement ouvrier, créée en 1895 et structurée lors du regroupement des fédérations professionnelles et des bourses du travail en 1902.
La seconde (150 000 adhérents) est implantée dans la fonction publique ; 80 % de ses syndiqués travaillent dans l’éducation nationale où la CGT est historiquement peu implantée. « Dans ce rassemblement, la FSU peut avoir un apport sur l’identité professionnelle et dans sa faculté à parler aux cadres, mesure Laurent Frajerman. La CGT a pour force de faire cohabiter des cultures professionnelles diverses, dont celle des fonctionnaires. »
Surtout, là où le fonctionnement de la CGT est marqué par une souveraineté des fédérations et un rôle central du Comité confédéral national (CCN), la FSU fait vivre en son sein différentes tendances, en prenant ses décisions grâce à une majorité qualifiée de 70 %. Thomas Vacheron et Benoît Teste s’accordent sur le besoin central de démocratie dans leur démarche.
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De la Fen à la FSU : comment le syndicalisme enseignant s'est construit hors des confédérations.
Naïm Sakhi, l’Humanité.
L’enseignement est un cas unique, moteur de deux unions syndicales : la FSU (34 % dans l’éducation nationale) et l’Unsa (19,37 %). Cette singularité trouve ses racines lors de la scission de Force ouvrière avec la CGT, en 1948. Créée en 1928 au sein de la CGT, la Fédération générale de l’enseignement, devenue Fédération de l’éducation nationale (FEN) en 1945, opte pour une autonomie « en attendant la réunification de la CGT ».
Mais la situation perdure. Au sein de la FEN, le courant « cégétiste », animé par la tendance Unité et Action, proche du PCF, autorise une double cotisation avec la CGT jusqu’au milieu des années 1950. Ce qui a pour atout de maintenir l’unité syndicale dans la profession.
A contrario, la tendance réformiste, Unité indépendance démocratie (UID) dirige la FEN. Côté CGT, les syndicats qui ont fait le choix de rester, comme ceux des centres d’apprentissage et des agents de l’éducation nationale, se regrouperont dans la Frec, en 1979.
Les dirigeants d’Unité et Action rompent leur lien organique avec le PCF dans les années 1980
Fin des années 1960, Unité et Action prend la tête du Snes (second degré) et du Syndicat de l’éducation physique (Snep). « Les ex-cégétistes de la FEN poussent pour l’unité, tout en appliquant un syndicalisme éloigné des pratiques ouvrières. Dans la décennie suivante, les durs de la CGT voient d’un mauvais œil un rapprochement », note le sociologue Laurent Frajerman. Les dirigeants d’Unité et Action rompent leur lien organique avec le PCF dans les années 1980.
C’est alors qu’arrive 1992 : l’UID exclut alors le Snes et le Snep d’une FEN paralysée par les jeux de tendance. « À l’époque, l’enjeu de rejoindre la CGT ne s’est quasiment pas posé. Sans la création de la FSU, des militants seraient partis vers l’Unsa ou auraient renforcé ce qui deviendra Solidaires », rappelle Benoît Teste, secrétaire général de la FSU.
L’année suivante, la Fédération syndicale unitaire (FSU) se lance alors autour d’Unité et Action, avec une tendance minoritaire de la FEN d’inspiration trotskiste, école émancipée. Aujourd’hui majoritaire (environ 70 %) « Unité et Action pratique un syndicalisme pragmatique et combatif. L’engagement partidaire s’est raréfié, les références politiques se situant dans un espace entre l’extrême gauche et une gauche réformiste qui refuse le social-libéralisme », selon Laurent Frajerman. De son côté, l’UID impulsera la création de l’Unsa, désormais implantée dans le privé. La CGT cherchera à se déployer dans l’enseignement dès le milieu des années 1980.
En 2010, la FSU s’ouvre à l’ensemble de la fonction publique, alors qu’un projet de rapprochement avec la CGT est sur les rails, sans succès. « Sans doute que le fruit n’était pas mûr », conclut Benoît Teste, qui espère aujourd’hui aboutir.
« si malgré tout je ne désespère pas de lui, c’est précisément sa situation désespérée qui l’emplit d’espoir ».
Les valets sont pires que les maîtres.
Les hommes de paille placés par les USA sont devenus incontrôlables et empêchent toutes négociations de Paix, en Ukraine, en Israël et ailleurs (1).
Empêchent ainsi toute négociation de paix salvatrice.
Ainsi l’escalade meurtrière se poursuit, de destructions, de réchauffement climatique et d’appauvrissement relatif et absolu, général, de l’humanité, d’aggravation de la misère là où elle est la plus « développée »
Pressentant peut-être en 1843 l’espoir, et la faiblesse mutuelle de compréhension du monde capitaliste et les prémices des échecs possibles des mouvements populaires et ouvriers de 1848 et au-delà, mouvements auxquels il a participé activement et dangereusement avec Engels, Wolf et d’autres, échecs possibles dans cette ignorance qu’il combattait, dans le temps moyen qu’est le temps humain, Marx disait à Arnold Ruge : Vous ne me direz pas que je me fais une trop haute idée du temps présent, et si malgré tout je ne désespère pas de lui, c’est précisément sa situation désespérée qui l’emplit d’espoir.
Malgré les Echecs, sans abandonner l’aide à la construction du mouvement démocratique, et ouvrier en priorité dans la révolution industrielle mécanisée, aujourd’hui informationnalisé, affirmée dans « Le manifeste du parti communiste » de 1848, pour renforcer le mouvement démocratique, Marx poursuit jusqu’au bout, et pour lui sans achèvement, n’étant pas éternel, sa compréhension du procès d’ensemble du capital, son processus, sa complexité et son unité de mouvement, ses limites et sa fin : car de cette compréhension découle la capacité non seulement le combattre dans son négatif, mais à le dépasser dans une nouvelle construction sociale en santé sociale pour poursuivre le mouvement d’humanisation de l’humanité.
Il dénonce, non par pédantisme mais par utilité, l’insuffisante du mouvement ouvrier dans sa critique du programme de Gotha et poursuit l’étude du capital dans « Le Capital », non comme œuvre littéraire, bien qu’elle en soit une, mais comme une arme de progrès humain. Engels en poursuit la publication après la mort de Marx, parle et écrit lui-même comme ils l’ont fait ensemble, pour fournir des moyens d’action sur des questions essentielles, au niveau des connaissances scientifiques de leur temps, au mouvement de désaliénation du travail.
Cette insuffisance et cette impuissance consécutive, relative mais réelle et dramatique, du mouvement ouvrier à n’être qu’une négation ou une alliance, et les deux ensembles, avec et du capital, le vrai, pour pousser à un progrès, et que la critique du programme de Gotha souligne dès 1875, est une tare historique non dépassée mais dépassable : il en faut la volonté et la lucidité.
J’ai commencé à militer à 16 ans au lycée Thiers, dans le cadre de la protestation sur et contre la guerre d’Algérie et les bases d’un père CGT et lecteur de La Marseillaise et l’enseignant chaque jour sur les évènements sociaux et politiques d’ici et du monde. L’année suivante, je travaillais. Je ne connaissais pas la 11ém thèse sur Feuerbach , ni même l’existence de ces thèses. Elle était entrée dans les luttes depuis des décennies, mais pas les 10 autres thèses.
A 30 ans devenu père et secrétaire de section, ne me suis procuré les 15 volumes d’alors de Marx et d’Engels disponibles. J’en ai acquis d’autres depuis. Je vous assure que la « science infuse » pour répondre à la situation lamentable (se lamenter ne suffit pas) actuelle du monde humain n’est pas infusable du tout, et que les fondateurs de la théorie scientifique communiste dans son mouvement et non son dogme, et leurs successeurs, sont dans l’attente en vain de l’appropriation massive de leurs recherches, comme arme de progrès humain (bis).
Apprendre pour transformer, c’est cela la 11ème thèse sur Feuerbach. Salutaire mais encore insuffisamment comprise ou alors très superficiellement.
La suite c’est l’économie marxiste de régulation systémique et l’ergologie progressiste, prenant en compte l’étude du procès d’ensemble du capital, sa suraccumulation et sa devalorisation son unité de mouvement et sa complexité de mouvement, ses conséquences sociales et politiques et ses remèdes possibles, par hypothèses urgentes et incessantes.
Ce qui n’enlève en rien à l’importance mutuelle de l’ensemble et de la diversité infinie des activités pratiques et théorique de l’humanité et des individus humains, leurs apports mutuels et leurs rapports dialectiques, en unité sociale organique.
A 80 ans l’âge parle, sans besoin de beaucoup de courage ni de lucidité exceptionnelle.
Pierrot. 03/01/2024 07:41:26.
(1) Partout dans le monde, chez ses "alliés" comme chez ses "ennemis"...
Le procès (1) d’ensemble de production, est le support mutuel à double sens du procès d’ensemble du capital (2).
Le rapport social travail prescrit/travail réel dans le rapport social d’acticité prescription/exécution, développe la complexité du rapport social prescripteur/exécuteur et les concepts ERGOLOGIQUES d’Yves Schwartz qui le décrivent.
Le procès d’ensemble de production est inséparable de la description et de la réalité du procès d’ensemble du capital qui le supporte mutuellement, sa complexité ET SON UNITE.
Les jeunes ergologues ont tendance à isoler le rapport individuel et-ou collectif prescription/exécution, du rapport d’ensemble du procès de production et du rapport d’ensemble du procès du capital qui le supporte, du particulier au général à double sens, de la personne à l’entité (ECRP) et à la globalité-diversité de ce rapport.
C’est pour eux, jeunes ergologues, et pour l’ergologie un handicap majeur.
L’aboutissement du procès d’ensemble de production est la suraccumulation du capital constant dans la proportion du capital total et le blocage qu’elle constitue dans le cycle de renouvellement du capital et du renouvellement social qui en dépend.
Traiter du rapport prescription/exécution en dehors de cet « aboutissement » qui forme la crise générale du travail et de la société c’est cacher et séparer une partie essentielle de la réalité dans son unité-diversité-particularité, et n’aide pas à la compréhension du rapport prescrit/réel ni du procès d’ensemble de la production.
Ceci « maintien dans le vide » toute étude ergologique du rapport prescrit/réel et à plus forte raison la recherche d’un ergo-engagement (3).
Pierre Assante. 2/1/2024. 2 :24
(1) Procès-Processus…
(2) Le procès d’ensemble du capital est décrit dans les 4 livres du « Capital » de Karl Marx et les deux livres de « Théories sur la crise de la suraccumulation et de la devalorisation du capital » de Paul Boccara. Je ne limite pas la bibliographie en disant cela, j’en donne deux éléments essentiels.
Crise de la suraccumulation et crise de la devalorisation du capital, sa complexité mutuelle et son unité dialectique, sont saisissables si on s’en donne les moyens par l’effort d’étude et de compréhension.
(3) Si en « décortiquant » un mouvement on le prive de son unité, on prive (absurdement) le mouvement de son mouvement (!), des forces contraires et de leur unité qui en font un mouvement.
La forme-diversité réelle et l’apparence de la forme-diversité, vont de pair dans le procès de la conscience humaine, ses progrès et ses accidents.
Mettre en pratique et construire mentalement vont de pair : au travail !
1. Il y a le travail prescrit et le travail réel.
Il y a l’Activité Prescrite et il y a l’Activité Réelle.
L'usage de soi par soi et l'usage de soi par l'autre.
Et l'usage nouveau de l'usage de soi par l’autre et par soi, autonome dans la dépendance commune en santé suffisante pour abolir, dans la transformation continue et discrète (quantique) en unité, la contradiction antagonique, celle de la division de classe du travail de la société de classe.
Il n’y a pas de dépassement d’antagonie sociale sans volonté de dépassement et de conscience des processus possibles de dépassement. C’est aussi une question morale.
Et Ce que le Corps-soi se prescrit à lui-même, Consciemment et Inconsciemment, et-ou volontairement, ce n’est pas de l’Indépendance, mais de l’Autonomie sociale Relative de la personne humaine dans la contrainte-dépendance sociale et naturelle en unité organique, l’anankè sociale et naturelle, dans son mouvement d’évolution-complexification-condensification-croissance, mutuel, réciproque, dialectique, Humanité-Nature.
Je me rends bien compte que depuis des années le Concept Schartzien de Double Anticipation, surtout et avant les autres concepts ergologiques, d’acte en miroir, d’aller-retour de conscience et d’inconscience, habite ma réflexion philosophique, politique, économique, anthroponomique…
Comme je peux et avec les moyens que je peux. Synthèse ou erreur composée ?
À vous d’en juger la « Fonction » ou pas. La Santé ou l’Insensé. Ou rejeter.
Cela découle aussi du concept d’Autonomie relative Marxien des Idées, dont on peut faire aussi celle des Sentiments, unité de l’acte, Unité du Mouvement et unité et identité des forces contraires qui l’habitent.
Pierrot. 30/12/2023 12:59:53
Arrêtons-nous là pour aujourd'hui! Et demain, ou plus tard, voyons le 2,
peut-être :
2. Il y a le « lit social de Platon »
Nous avons vu que pour construire un lit, le menuisier de Platon commence par imaginer mentalement le lit, ses composants, son assemblage. Nous avons vu aussi que la conception du lit procède d’une longue, très longue à notre niveau, accumulation du savoir mental et pratique en unité organique découlant de milliers et de millions d’ans de pratique : l’objet produit et l’outil produit pour produire le processus de cette évolution contiennent les millénaires d’accumulation mentale et pratique, leur évolution, leur complexification, leurs condensification, leur croissance.
Comparer le galet aménagé de l’homo habilis à la chaine automatisée de construction de véhicules Renault ou autre pour le moment essentiellement privés. Et le tout à l’organisation sociale-imbrication mondiale de toutes les activités productrices d’objets tangibles, de savoir, d’esthétique et d’éthique dans l’unité de fonction organique du corps-société et des corps-soi qui la constituent en relation dialectique : à double sens.
Nous avons vu aussi que la construction d’une société, de son organisation, des rapports sociaux (thèses sur Feuerbach) procède mentalement et pratiquement comme l’objet « lit du menuisier de Platon ».
Il manque un point fondamental à cet exposé : le besoin de se coucher (comme de se nourrir, se loger, s’instruire etc…) confortablement et efficacement, et l’inégalité du coucher confortablement liée à l’accumulation privée : inégalité de classe qui conduit à l’insatisfaction du besoin de se coucher confortablement.
Mais dans le « se coucher confortablement », il y a une inégalité « autre que se coucher », il y a l’inégalité de la participation à la construction mentale et pratique, en unité, du lit de Platon-organisation sociale.
L’accumulation privée et la privation du pouvoir d’organiser la société sont une même aliénation dans des activités particulières la réunissant, du produit, des gestes physiques et mentaux du produit, et des capacités phisico-psychico-matérielles d’accumulation des qualités supérieures de construction de l’humanisation continue et de ses « sauts » de qualité.
Le communisme ne tient pas qu’au droit égal de se coucher isolé des autres besoins, mais aussi à celui du droit et du besoin humain de s’approprier en santé de la Terre , du cosmos, partie devenant saisissable d’un univers « in-saisi » (Bitsakis).
Il n’y a pas de conscience inferieure et supérieure, ça c’est du racisme et du fascisme, il y a la diversité d’appréhension du réel en fonction de son poste d’observation du réel et de la mise en commun de cette observation...
Le besoin lit de Platon-société libéré de son aliénation sociale de classe est une évolution de la nature et de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’homme et l’humanité dans l’évolution-complexification-croissance-condensification de la nature (Manuscrits de 1844 + mes propositions).
La forme de l’accumulation dans le CMMnIgF et les capacités d’évolution et d’usage de la productivité qui lui est liée n’est pas la quadrature du cercle, mais la question sociale posée au développement de l’humanité du XXIème siècle.
Le processus de transformation du type d’accumulation est la "même chose même".
L’école d’économie marxiste de régulation systémique tente de faire, et n’y réussit pas mal, l’analyse et de poser les remèdes théoriques et pratique en unité de lutte sociale, d’une santé sociale suffisante de processus.
La mettre en pratique et la construire mentalement vont de pair : au travail !
Pour un « équivalent » moderne, nouveau, d’un comité communiste de correspondance...
Des étapes réunissant organiquement l’industrialisation, l’exploitation ouvrière, celle de la force de travail, la montée de l’organisation de protestation ouvrière et la recherche philosophique sur l’organisation sociale de production et d’échange, a traversé des « étapes » vers la création du Manifeste du parti communiste de 1848.
- Hegel, Feuerbach, Marx et Engels etc….
- Unité et identité des forces contraires dans le mouvement et les mouvements du mouvement.
- La création du comité de correspondance communiste.
- La transformation de « Tous les hommes sont frères »de la Ligue des justes en «prolétaires de tous les pays unissez-vous » de la ligue des communistes. Grand progrès !
Au passage rapprochons « Tous les hommes sont frères » de « l’humain d’abord ». Cela laisse songeur...
De même au mot d’ordre « commencer par les fins » et son contenu et dérive Feuerbachiens bien qu’il s’en défende, préférons celui de « repartir et renaître des bases » pour agir sur le processus de la grande industrie mécanisée à la grande industrie numérisée, le capitalisme financier généralisé, globalisé qui l’accompagne et sur la nécessité d’un pouvoir sur l’argent, de l’entreprise aux institutions locales, nationales, européennes, mondiales.
J’insiste sur un « équivalent » moderne d’un comité communiste de correspondance se dégageant des « normes ouvrières » acquises à double sens de fonction et formation, et qui au-delà de hanter le mouvement existant se transforme en une majorité de lutte sur les bases d’une critique de la critique critique nouvelle, une action de masse du salariat et de son cœur de production matérielle, et des populations, à partir des remèdes de l’école économique néomarxiste de régulation systémique, remèdes à la baisse tendancielle du taux de profit et à la suraccumulation-dévalorisation du capital engendrée au paroxysme dans la révolution tehnico-culturelle numérique mondialisée.
la révolution tehnico-culturelle numérique passive mondialisée et ses limites de productivité et de mise au service des besoins sociaux dans le système -mode de production et d’échange- obsolète qui l’a engendrée (2).
Pierrot. 31/12/2023 05:44:46.
(2) En matière de recherche, l’économie est un aboutissement mental et physique, subjectif et objectif, qui en dernière instance induit la transformation de la pratique dans la décision volontaire, dans la conscience du processus inconscient social, économique et politique, le travail et la production des biens qui produit la recherche.
Désaliénation du travail et du travail de recherche.
Un parti, une classe, un peuple qui perd sa mémoire à la fois simple et complexe, ensemble, n’a aucune chance de résoudre ses crises de développement.
Il ne s’agit pas d’une mémoire ni à court ni à moyen terme, mais d’une mémoire générale de son identité, de ses contradictions et de ses transformations successives dans le processus d’humanisation multimillénaire.
Les fondateurs du communisme en tant que pensée abstraire d’une transformation concrète, pour transformer la société et surmonter sa crise de développement, et celle du capital à la fois naissant et finissant, en particulier, avaient cette mémoire ; incomplète certes et à « compléter » indéfiniment, et aujourd’hui par l’avancée inouïe des techniques, des connaissances, du travail et des productions de notre monde numérique mis dangereusement au service du critère P/C : à libérer du critère P/C (profit sur capital).
Il s’agit de « combler » une carence culturelle entre dirigeants et dirigés, à double sens, et l’abolir.
Dire cela ce n’est pas faire preuve de prétention personnelle, accusation traditionnelle, et d‘égo-isme au sens premier du terme, mais de modestie sur l’état collectif d’un groupe et le sien propre.
Ni de manque de sens pratique, de sens quotidien présent et de sens quotidien à venir.
Le racisme et la haine de l’autre sont basés sur une conception hiérarchique, donc aussi de classe, entre les humains et fait partie de cette carence mémorielle.
La bourgeoisie révolutionnaire a rassemblé une immense culture plurimillénaire produite par les sociétés humaines en rapports dialectiques mondiaux depuis des millénaires aussi.
C’est le cas des « Lumières » en France, mais aussi dans l’Europe et dans le monde, même si elle n’a pas pris ce nom « Lumières » partout.
Un fois au pouvoir, et le cas de la Révolution française n’est pas à sous-estimer, elle a produit des savoirs qui nous ont amenés jusqu’à la digitalisation ou numérisation, l’automatisation informatique, le réseau informationnel mondial, mais réseau privé, il s’agit de la bourgeoisie, ne l’oublions pas.
Elle (la bourgeoisie) a produit des hommes d’une immense culture comme Marx et Engels, y compris là où elle ne possédait encore qu’une influence, forces contraires dans l’unité et l’identité du mouvement social, sans se limiter à eux bien sûr, mais comme exemple de personnes capables de force de philosophie, de sciences « dures », d’économie, de cosmologie, d’anthropologie…, des « Manuscrits de 1844 » et des « Thèses sur Feuerbach », à « L’origine de la propriété privée, de la famille et de l’Etat » ou la « Dialectique de la nature » en passant bien sûr par les 4 livres du « Capital ».
Certes depuis Marx la bourgeoisie au pouvoir, qui n’est plus révolutionnaire mais involutionnaire et dictatorialement conservatrice, ici et dans le monde, a aussi rassemblé une immensité de connaissances à son service, dans une révolution technico-culturelle passive, c’est-à-dire sans processus social continu et saut qualitatif et au contraire l’empêchant ; mais aussi une culture immensément parcellisée dans la division du travail, débile et schématique, étroitement structuraliste, que les intellectuels médiatiques dominants imposent à la société grâce aux pouvoirs économiques, politiques, techniques, militaires et répressifs du capital.
Cette débilité, cette parcellisation et cette schématisation est un handicap majeur dans la poursuite de l’humanisation.
Ilitch Oulianov, pour donner une suite gestionnaire à la prise de pouvoir prolétaire « suppliait » de s’instruire, s’instruire, s’instruire.
Nous n’en sommes pas là et « la culture de la science militante infuse » est encore dominante. Pourtant en lisant les « Editions sociales » d’après guerre, quelle somme de reverches révolutionnaires qui se sont évanouies dans la mondialisation capitaliste et l’affaissement des partis communistes. Et quelle énergie perdue !
Ilitch Oulianov (Lénine) a reconnu la russification excessive du mouvement ouvrier. Lui-même d’immense culture n‘a toutefois pas atteint celle des fondateurs Marx et Engels (je prends la responsabilité de cette affirmation à distance de temps) et s’est efforcé de le faire en étudiant par exemple le « matérialisme dialectique » tout en menant l’action politique épuisante d’une incroyable capacité et efficacité synthétique, et dans les conditions tragiques de la Russie tsariste, et malgré les relations internationales qu’il a tissées.
Sa mort et l’abandon de la NEP est une tragédie. Ce processus était-il possible dès les années 1920-30 et leur suite ? Une question qui nous ramène à aujourd’hui dans le CMMnIgF et le mouvement salarié tel qu’il est devenu, dans une faiblesse de diversité opérationnelle et un comportement de schématisation globalisante, de « simplification » mentale démobilisante. La diversité est niée au nom de la diversité !
Une culture « universelle », large, son enseignement organisé et son expansion est la condition de création d’un mouvement de désaliénation mondiale du travail et de la production. La rassembler est une tâche révolutionnaire mondiale du XXIème siècle comme elle le fut au XIXème siècle dans le cadre des Nations et de leurs interactions mutuelles.
L’appropriation en santé par l’homme de l’univers et plus immédiatement de la Terre et du cosmos « accessible », de la nature en rapports réciproques en santé ne peut être l’œuvre de la bourgeoise et de sa concentration mondiale qui est celle du capital.
P.S. à Daniel : merci pour tes commentaires et infos toujours intéressants. Quand j'ai du temps pour le faire je me replonge en ce moment dans les 3 tomes de la "Nouvelle Gazette Rhénane". Il y a TOUT dans cette Revolution Bourgeoise Allemande avortée au moment où s'y forme le mouvement ouvrier. Ça vaut bien autre chose que les théories fumeuses de nos intellectuels médiatiques qui ont tout oublié de l'histoire humaine s'ils en ont connu vraiment quelque chose de sérieux... "Bon bout d'an" Daniel (on dit comme ça à Marseille pour les fêtes de fin d'année !). Pierre
La petite et moyenne bourgeoisie libérale tirent le salariat et ses alliés potentiels vers l’idéologie du capitalisme financier globalement mondialisé et son critère P/C absolu, envahissant matériellement et moralement, objectivement et subjectivement l’ensemble des rapports sociaux, donc des comportements, et aidé en cela en unité organique par l’idéologie religieuse conservative, y compris « de gauche », celle de Delors (*) entre autres dont on nous bassine ce jour ; et qui de plus n’a pas « suffi » et ne suffit pas au capital.
Rapport mutuel réciproque inégal capital/petite et moyenne bourgeoisie, le premier dominant l’autre, comme le raconte London dans la fiction, à la fois prémonitoire mais simplificatrice, « Le talon de Fer ».
Quelles que soient ses intentions, Delors s’orientait déjà alors, plus ou moins volontairement vers l’état de crise systémique dans laquelle nous vivons aujourd’hui.
Ce qui ne nie pas l’idée et la pratique de l'utilité et la nécessité d’une zone mondiale de développement européenne mais pas avec l’orientation actuelle de l’UE.
Se le dire dans la « bataille des européennes » et les luttes sociales qui doivent aller de pair, et leur contenu dépassant « la simple indignation ».
Pierrot. 28/12/2023 09:19:02
(*) Le discret "pas d'Austérité mais Rigueur"... préparant depuis des décennies, et de fait, le 1984 de Mitterrand, puis son départ du gouvernement et sa route vers la présidence de la Commission de l'UE, conjointement.
NOTE DE PRESENTATION DE « HISTOIRE D’UN COMPROMIS HISTORIQUE ».
Lucien Sève dans sa quête de résoudre les errements, les erreurs et les échecs d’un processus d’humanisation communiste proposait de « commencer par les fins ». Certes !
Mais je propose, ce que je crois indispensable, aussi, et au contraire, de commencer par les origines du mouvement ouvrier de l’industrialisation mécanisée, et ce qu’il a dû affronter au quotidien qui est tout le contraire de la « Perspective Nevski ».
Le mouvement ouvrier a emprunté des voies de succès tel le Front Populaire de 1936 où le compromis historique de progrès de la Libération de 1945, ici, et les autres expériences dans le monde, mais aussi, par inexpérience « naturelle » des voies de garages desquelles revenir pour progresser non sans « éviter » les échecs qui existent toujours dans un processus, mais les dépasser.
Explorer les voies de garage c’est aussi comprendre en quoi les compromis, historiques, nombreux que le mouvement ouvrier et salarié a emprunté ont contenu à la fois de progrès, de limites et de murs à franchir.
La crise systémique de longue durée nous met dans l’évidence des limites des compromis sociaux historiques dans la suraccumulation-dévalorisation du capital à son paroxysme, la crise de civilisation dont elle est élément essentiel, en dernière instance, dans l’infinie variété des activités humaines micro et macro et leur unité organique.
Quelles voies emprunter, économiques, politiques, de l’organisation locale et mondiale du travail et de la production, pour dépasser un processus en panne relative mais "finale" et dangereuse de compromis historiques obsolètes et entrer dans la transformation quantitative-qualitative en gésine progressive et radicale nécessaire à la sortie de crise, résister et construire la santé sociale nouvelle de l’humanisation continue et concrète-quantique.
Le taylorise et le fordisme sont de ces palliatifs fondamentaux, (fondamental contradictoire dans le processus du système capitaliste) au système capitaliste. Ils ont permis la survie du système dans son développement des forces productives.
Développement technique et culturel à l’intérieur de la « révolution passive », c’est-à-dire SANS « transformation qualitative », abolition-dépassement du « fruit-capitalisme » en un arbre nouveau du processus d’humanisation.
Le keynésianisme en est la poursuite, des palliatifs.
Mais Taylorisme, fordisme et keynésianisme ne changent pas la nature du capital.
C’est ainsi que nous constatons leur limite aujourd’hui dans la crise de longue durée, succédant progressivement mais s’accélérant en torrent, aux crises décennales.
Et leur limite, des palliatifs, tient dans « la baisse tendancielle du taux de profit » et la « suraccumulation-devalorisation du capital » qui en découle.
Engels reprend dans son introduction du 30 avril 1891 à « Salaire, prix et profit » le texte que Marx a écrit dans sa formation pour les ouvriers, de la classe ouvrière, pendant la révolution européenne de 1848-49 où ils avaient tant à faire au quotidien, où celle-ci (la classe ouvrière) dépasse les objectifs de la révolution bourgeoise, dépassement qui est mis en échec par le développement du capital lui-même.
Mais il ne peut (Engels) développer un élément qui ne se trouve que dans le livre 3 du capital qu’il a pourtant contribué à « mettre au propre et éditer » : la baisse tendancielle du taux de profit.
Baisse tendancielle du taux de profit, et suraccumulation du capital, développée par Paul Boccara et la commission économique du PCF.
Le fruit nouveau du processus d’humanisation est en grand danger de pourrissement à travers la puissance technico-culturelle qu’a acquis le capital et qui menace le capital lui-même.
La conscience du processus de conscience sur la nature du capital dans les forces contraires du mouvement du capital, le salariat, et son cœur de production des biens matériels est à mettre en œuvre urgemment dans l’organisation des humains qu’on appelle « les partis de transformation sociale en santé ssuffisante» et qui n’en sont pas encore suffisamment ou plus encore suffisamment … : drame et espoirs du XXIème siècle.
Ma tentative de conscientisation tient dans un effort modeste, en fonction de mes moyens matériels et moraux, mais volontaire, de renouveler et poursuivre la révolution philosophique de la dialectique matérialiste libérée de ses dogmatismes issus d’une lutte quotidienne « le nez sur le guidon ».
A noter la capacité d’unité de vision du mouvement dans les concepts ergologiques d’Yves Schwartz mais leur défaut de jonction avec l’économie néomarxiste de régulation systémique.
Le mode de pensée tendant à une vision unitaire des mouvements du mouvement général de la société et de la nature doit se renvelopper incessamment.
Une vision cosmique devenant aujourd’hui accessible, dans les limites cosmiques de l’illimité de l’univers, le mouvement d’évolution-transformation, la croissance de la complexification-condensification sans laquelle il y a régression et mort d’une part du « système général du mouvement général de la nature ».
Le mouvement général n’est pas un conglomérat de « patates d’arithmétique moderne », inclusions et exclusion, mais une unité totale de mouvements particuliers qu’on peut distinguer abstraitement, « structuralistement », pour le besoin de l’analyse concrète, tout en se méfiant des dérives doublement abstraites de l’opération de dichotomie généralisée issue des mentalités nées de l’accroissement de la division de classe du travail dans le capitalisme et son paroxysme dans le CMMnIgF, et ses dégâts incommensurables.
Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé, est l’antichambre possible du communisme autogestionnaire mondialisé, de l’autonomie de la personne dans la dépendance sociale et naturelle en unité.
Lever le nez pour allier l’horizon au quotidien et d’une urgence vitale.
Le spectre du communisme hante toujours l’Europe et le monde humain. Il faut qu’il ne soit plus seulement qu’un spectre. Question de survie humaine.
POST SCRIPTUM A L’HISTOIRE D’UN COMPROMIS HISTORIQUE.
Ce qui marque la fin possible ou pas, progressive ou brutale de l’histoire du compromis historique, c’est le passage des crises économiques décennales à la crise de longue durée qui marque l’entrée dans une période nouvelle de la crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital au paroxysme, et l’ouverture de nécessaire transformation qualitative excluant les palliatifs à l’ancienne.
Transition de l’ancien au nouveau qui n’est pas gagnée d’avance et qui demande un processus inédit, inouï à la mesure de la révolution technico culturelle passive nouvelle, un processus de conscience collective et des capacités d’invention inédites, inouïe de même.
Un rapport de force dans l’ancien système toujours en cours pour résister et entamer la construction d’un nouveau système.
Pas seulement lorsqu’il n’y avait pas d’organisation spécifique politique et ou syndicale, mais même lorsque la classe ouvrière a créé ses organisations dans les nations industrialisées les plus avancées économiquement.
L’histoire de la Nouvelle gazette rhénane, avec Marx et Engels dans la révolution de 1848, son échec ouvrier « historiquement inévitable ou pas vu à posteriori », l’oscillation incontournable entre mouvement démocratique alliant bourgeoisie et classe ouvrière, et mouvement ouvrier en formation dans les entreprises et se regroupant, est une illustration historique lumineuse de ce compromis contradictoire aujourd’hui bi-séculaire.
Les ébranlements de 1871 et 1917 avec prise de pouvoir prolétarienne ont eu lieu dans des conditions armées particulières liées à la guerre et une alliance initiale avec la bourgeoisie, rompue exceptionnellement en faveur de la classe ouvrière (elle-même ou ses porte-parole et porte-intérêts, c’est là le hic !) où la classe ouvrière a payé le prix fort, comme à l’ordinaire.
Pour 1917 il faut noter la conjonction de contradictions : pouvoir monarchique absolu, bourgeoisie industrielle et financière nationale en progrès, paysannerie surexploitée et arriérée, luttes de décolonisation, concentration ouvrières et concentration du capital et capital étranger massif relatif, conditions des guerres désastreuses poussant ouvriers et paysans armés à déserter…
Dans cette guerre la politique d’alliance classe ouvrière-paysannerie, d’hégémonie léninienne dans un pays immensément agricole, a été déterminante mais rompue par le stalinisme : abandon de la NEP.
On sait aussi les immenses difficultés du passage de la prise de pouvoir à la construction d’un nouveau type d’organisation sociale et les compromis nécessaires dans le processus de transformation.
L’affirmation que le mouvement ouvrier a été trop russifié appartient à Lénine lui-même.
Condition d’alors à des années lumières des conditions actuelles cependant objectivement plus favorables aujourd’hui à une transformation sociale qualitativement nouvelle. C’est là que réside la capacité ou pas à projeter la résolution des contradictions dans des socio-ecologico-conditions nouvelles d‘existence du système capitaliste moderne-obsolète.
Processus échoués, avec le temps qu’il fallait, dans la dissymétrie trop forte, inviable, entre forces productives, hommes-techniques-machines-culture de la révolution passive technico-culturelle en processus de même.
La révolution industrielle mécanisée , les conditions de travail de ses débuts propulsifs du mouvement ouvrier originel, cède à la révolution industrielle numérisée, et l’automation numérisée, qui se heurte aux lois propres du système qui les a créées, dans le renouvellement social-antisocial A-M-A’ alimenté par l’achat généralisé mondial de la force de travail et la suraccumulation-devalorisation du capital, maladie « génétique » du système capitaliste arrivant au paroxysme et à l’obsolescence moderne du système capitaliste.
Un autre type d’hégémonie a été envisagée par Gramsci dans les prisons de Mussolini. Comment poursuivre cette réflexion active ?
La crise des partis communistes en fait partie.
L’histoire du PCI est caractéristique de cette crise. Le « marxisme italien » ami n’est pas à sous-estimer mais à critiquer au sens de la critique-critique marxiste.
Prise en compte de la contradiction antagonique « Plus-value/Capital Variable » mais méconnaissance structurelle de la suraccumulation-dévalorisation du capital, ses causes ses remèdes systémiques qualitatifs, SEF, DTS, démocratie du citoyen-producteur, etc.
Voilà des sujets-objets à mettre à jour pour alimenter des luttes de transformation qualitative-quantitatives sociales du XXIème siècle et leur déroulement aujourd’hui et participation-anticipation d’aujourd’hui et à venir.
L’importance de la classe ouvrière « de main-d’œuvre » se trouve en condition d’alliance objective avec le salariat hautement qualifié, ITC de production, ingénieurs de production et de gestion, dans son influence directe matérielle sur besoin incontournable de production-échange matérielle de base et de croissance de complexification-condensification sociale dans la constitution technico-culturelle numérisée du salariat.
Cette alliance objective doit être « complétée » dialectiquement, unité de l’acte physique, psychique et mental-social, d’une alliance subjective sans laquelle aucune transformation sociale en santé suffisante répondant à la crsie générale ne peut se réaliser. Et cela dépend de la formation d’une conscience du processus inconscient technico-culturel lié au système handicapant à mort la formation d’un autre système.
La régulation systémique « chinoise », invention néomarxiste économico-politique s’appuyant sur les intérêts financiers du capital mondial et US en particulier, à investir en Chine, ne peut que rencontrer les contradictions communes au capital mondial.
Il n’y a pas d’autarcie dans la mondialisation capitaliste, et il n’y en aura pas non plus dans une mondialisation cohérente relativement, coopérative, diversificatrice, une démocratie autogestionnaire communiste à partir d’une autonomie de la personne dans la dépendance sociale « naturelle », non antagonique.
Réponse Commune des pays émergents et émergés, souvent autoritaire par développement encore insuffisant, …. et construction d’une alternative révolutionnaire dans les pays les plus anciennement industrialisés et de démocratie libérale…., est indispensable.
Je vous propose de débattre pour agir.
J’ai encore des illusions !...
Je vous proposerai des dates, si vous le voulez bien.
L’usage de l’autre par soi, l’échange marchand et l’accumulation privée vont de pair. Ce sont trois fonctions sociales qui constituent une fonction sociale globale.
Elles découlent de la révolution du croissant fertile du néolithique et de l’agriculture, des cités Etats en conséquence, Sumer, Grèce, mouvement vers l’ouest succédant à l’immigration africaine vers l’est préhistorique d’expansion humaine, etc…, qui aboutiront au capitalisme « occidental », pour résumer-caricaturer la chose.
La résolution philosophique « du Moyen Orient » fait partie de ces fonctions et la révolution chrétienne millénaire en est.
Révolution en réaction aux contradictions de ces trois fonctions avec les besoins sociaux, leur évolution-transformation, la croissance insuffisante de la complexification-condensification nécessaire à la continuité quantique-développement du processus d’humanisation.
Révolution en réaction, mais profondément conservatrice.
Profondément conservatrice dans laquelle se sont exprimées aussi les prémices d’une révolution dialectique et de la désaliénation du travail, de l’activité humaine, ses produits et ses gestes de production, sous l’emprise des trois fonctions, l’usage de l’autre par soi, l’échange marchand et l’accumulation privée.
Il n’y aura pas de révolution économique de régulation systémique locale et mondiale en cohérence relative et en coopération généralisée d’appropriation en santé de la terre et du cosmos par l’homme sans « révolution philosophique dialectique de la nature » en rapport avec la « dialectique sociale ».
La révolution philosophique dialectique c’est un processus de pensée issu du travail et de la production en fonction des besoins en accord avec la dialectique de la nature, le mouvement et le développement des forces contraires dans les mouvements du mouvement général.
Processus de résolutions au pluriel infini des contradictions successives et des contradictions antagoniques engendrées dans la dissymétrie temporelle.
Dépasser l’accumulation privée, l’achat de la force de travail ayant succédé aux autres formes d’usage de soi par l’autre, alimentant le cycle social A-M-A’ aliéné, conduisant au blocage social de la suraccumulation-devalorisation du capital, et promouvoir une révolution philosophique de la dialectique matérialiste qui ne retombe pas de nouveau dans celle de la non-contradiction sous l’effet de la réalité ancienne existante, c’est la tâche du XXIème siècle et plus.
La révolution ergologique ne peut procéder sans la révolution philosophique et économique, elle en est la suite et non le commencement.
J’emploi un vocabulaire à la fois imagé et métaphorique mais je le veux profondément rationnel et scientifique. Je n’en ai pas d’autre dans le moment social présent et vous non plus.
Pardonnez-moi pour cette « conscience de la conscience » un peu folle, mais il faut bien s’y coller.
Je finis par ce par quoi j’ai commencé c’est à dire par un commencement incontournable.
La vidéo enregistrée lors de cette réunion par internet et à Colonel Fabien a duré 3 heures 05.
Passionnante dans son ensemble, et présentée par Denis Durand, Fréderic Boccara et Evelyne Ternant
Je me permets de souligner l’intervention d’Yves Dimicoli, à mon sens, la vision planétaire, scientifique et « visionnaire », d’analyse, d’orientation et de propositions pour l’action de transformation sociale, de résolution de la crise générale du capital.
Pardon pour le qualificatif « visionnaire », souvent utilisé de façon fantaisiste ou accrocheuse, philosophiquement « idéaliste », mais là ce n’est pas du tout le cas évidement ! C'est extrèmement formateur !
Cette intervention est environ entre le point 1 heure 54 et le point 2 heures 05, dans l’enregistrement, pour la retrouver facilement sur ce lien :
Le « webinaire » sur l'élaboration du plan climat du PCF a réuni quelque 60 participants mardi 19 décembre. De l'avis général, les arguments échangés pendant trois heures ont permis à chacun de progresser dans la prise en compte de l'importance des questions traitées par la version du projet présentée le 6 novembre, et de ce qui est appelé à évoluer dans sa logique d'ensemble pour aboutir à un plan climat du PCF, adopté par ses instances après débat en son sein et avec différents interlocuteurs extérieurs au parti.
Cette réussite appelle à renouveler les initiatives permettant aux communistes d'apporter leur contribution au travail commun.
Il est contre productif pour la lutte des classes elle même d’évoquer la lutte des classes dans le vague.
Certes le salarié sent souvent d’instinct ce qui l’oppose aux intérêts du pouvoir de l’argent.
Il ne faudrait pas dire « argent » mais « capital », c’est la transformation de l’échange M-A-M’ en A-M-A’ , (M=Marchandise, A=Argent).
Mais dire « capital » est considéré comme ringard, dogmatique, démodé, bien qu’une certaine mode très superficielle en renaisse : effet de la réaction du capital contre les progrès du mouvement ouvrier et salarié en général et de son travail théorique indispensable, déprécié dans le milieu salarié lui-même, par effet premier de contact avec la classe dominante dont les rapports mutuels, contradictoires ne peuvent être contournés pour vivre au quotidien.
L’instinct ne fait pas la conscience de classe qui repose, elle, sur la connaissance des lois du système capitaliste dans lequel nous vivons, système sur lequel repose le renouvellement permanent de la société humaine et qui n’est plus en condition de la renouveler : c’est le fond de la crise générale que nous vivons dans tous les domaines et dont il faut sortir dans et par la transformation-abolition de ce système.
La « critique du programme de Gotha », Marx 1875, contient les prémices de toute critique sur la dérive aujourd’hui séculaire des bases de la conscience du mouvement ouvrier dans la partie de l’histoire de l’industrie mécanisée originelle du XIXème siècle, en transformation aujourd’hui en industrie numérisée et automatisée numériquement, en proie aux limites du système qui l’a créée.
Une connaissance de base nécessaire pour initier et renforcer la compréhension de la lutte des classes dans sa centralisation mondialisée, du local au mondial à double sens, c’est la connaissance de la crise de suraccumulation et de devalorisation du capital en rapport dialectique avec les politiques d’austérité mondiale et au recours aux autoritarismes gouvernementaux allant jusqu’aux politique d’extrême-droite fascisantes et déliquescentes en Europe et dans le monde : de « l’ordolibéralisme » au fascisme moderne, le dollar comme « panzer » initial.
Une des connaissances de base nécessaire en tant que remède à la crise est en quoi consiste la proposition dite de « SEF ». (Sécurité d’emploi ou de formation).
La santé sociale commence par l’apprentissage de ces notions pour les introduire dans les luttes sociales et leurs progrès.
Notre santé personnelle est liée à la santé de la société, ses coopérations, sa cohérence.
Le militant social devrait être le médecin et l’ingénieur de la transformation sociale.
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Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie