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L'ERGOLOGIE PROGRESSISTE, À MON SENS, CE N'EST PAS LA COGESTION MAIS L'AUTOGESTION.
Suite à l’écoute du cercle de lecture du 5 mars et en peu de mots :
Certes, le taylorisme relève mécaniquement et épistémicitistement (1) de la physique mais aussi, et en premier lieu de l’économie politique orthodoxe, celle du cycle social A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) considéré comme « la seule et bonne voie » ; et éternel.
L'ergologie progressiste, à mon sens, ce n'est pas la cogestion mais l'autogestion, c'est à dire un processus de croissance de l'autonomie du salarié dans la dépendance sociale commune productrice, ce qui est totalement antagonique avec un cycle A-M-A’ et un critère de gestion P/C éternel.
Un processus économique, politique, culturel et social de dépassement de ce cycle, processus libérateur du taylorisme ne peut relever de l’économie politique orthodoxe, donc relève d’une autre économie politique dont je fais part régulièrement et répétitivement; m’en excusant (2).
Très amicalement.
Pierre Assante. 07/03/2024 07:35:27.
(1) Terme à partir des "épistémicités" d'Yves Schwartz.
Il ne s’agit pas d’une accumulation vitale des biens nécessaires au processus de complexification-condensification d’humanisation continue et quantique.
Il s’agit de l’accumulation dans le cycle A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus), ses contradictions antagoniques Capital/Travail, et l’achat de la force et capacité de travail qui les alimente.
La dévalorisation financière comme la dévalorisation psychique tiennent à la suraccumulation capitaliste, et pas à une accumulation en soi, quantitative-qualitative en santé sociale.
Pour ce qui est des remèdes, ils sont énumérés de façon répétitive dans ce blog (1).
Ils résident dans l’unité de l’analyse économique néomarxiste de régulation systémiqueet de l’analyse ergologique (analyse pluridisciplinaire des situations de travail (2)) des conditions de l’activité humaine en santé sociale suffisante pour procéder.
Cette unité conçoit la conscience de soi à partir de la conscience sociale, dans leur rapport à double sens, de « la critique de la critique critique », des thèses sur Feuerbach et des développements marxistes qui en ont été induits.
On ne peut sauter directement à l’économise néomarxiste de régulation systémique ni à l’ergologie progressiste sans l’acquis anthropologique et économique de la « pensée Marx », qui n’est en rien ni divine, ni ses textes sacrés, mais découle duprocessus d’industrialisation, des forces productives du galet aménagé à la chaîne de production automatisée dans l’organisation sociale mondialisée et numérisée, et sa crise de croissance liée au mode de production et d’échange à l’étape actuelle.
Raisonner sur l’existence et le développement-complexification-condensification d’un parti communiste c’est raisonner sur le processus d’industrialisation, des forces productives, ses contradictions et ses résolutions possibles dans la crise de croissance inouïe de l’humanité.
Un parti communiste est incontournable et vital dans le processus de dépassement (aufhebung) de l’état présent du mode de production et des forces productives, économiques et psychiques.
(2) L'ergologie progressiste, ce n'est pas la cogestion mais l'autogestion, c'est à dire un procesus de croissance de l'autonomie du salarié dans la dépendance sociale commune productrice.
Les « causes qui contrecarrent la loi » de la baisse tendancielle du taux de profit, c’est l’histoire et le travail du capital sur lui-même jusqu’à nous, son économie, sa politique après la mort de Marx et ses espoirs et ses hypothèses de changement relativement rapide ou pas; et les nôtres.
Le taylorisme est en très grand dans la croissance inouïe du capitalisme américain par rapport au XIXème siècle du capitalisme anglais, la mise en œuvre de ce qui contrecarre la baisse tendancielle du taux de profit.
La mise en œuvre consciente et inconsciente dans le processus social inconscient et la révolution passive technico-culturelle, de ce qui contrecarre la baisse tendancielle du taux de profit, semble arriver à ses capacités extrêmes. Ce qui expliquerait la durée de la crise générale du capital, au-delà de ses manifestations "décennales". Et pose comme jamais cette question du changement et de dépassement du mode de production et d'échange et de mourir ou vivre.
Le rapport entre mode de production, évolution sans transformation qualitative du mode de production et modes de pensée, c’est ce que j’essaye de comprendre (1).
Je n’ai pas la capacité des camarades animateurs historiques de la Com Eco et d’Eco & Po en matière d’économie et en particulier les éléments mathématiques. Je pense cependant comprendre relativement la logique des processus économiques dans leur croissance et leur complexification et de la dialectique que Marx rappelle dans la postface de la 2ème édition allemande du capital.
Une cause, une contradiction dans la contradiction du cycle social A-M-A’ est le handicap de la condensification de l’accumulation matérielle, psychique, morale, condensification sociale et naturelle, dans la nature et la société dont le développement cérébral dans le rapport corps-cerveau-société est l’image réelle parfaite; et plus mécaniquement, donc moins dialectiquement, l'exemple de la condensification, la réduction de volume global des équipements informatiques du local au mondial à double sens.
Je suis donc poussé à comprendre dans le rapport mode de pensée-mode de production, ce qui peut aider aux luttes, pour moi en premier lieu. « Entre autres » la relation organique : baisse tendancielle du taux de profit-baisse tendancielle du taux d’intérêt psychique. Le handicap de croissance de complexification-condensification sociale en est au cœur.
Mais je reviens à l’histoire de la longue construction de leur pensée économique en rapport avec leurs expériences (de Marx et Engels) de 1848 (nouvelle gazette rhénane), la première internationale et la Commune, l’unification de la social démocratie sur des bases non scientifiques (Gotha) que nous n’avons pas encore surmontées collectivement (Parti)
Mais je n’ai plus le temps de revenir sur ce que j’ai fait depuis le début de ma retraite (20 ans). J’ai 80 ans.
J’ai acheté 15 volumes des éditions sociales de Marx-Engels à 30 ans et je n’en suis pas venu à bout, travail, famille, santé, militantisme syndical national, politique dans mes sections dans les années passées.
Avec l’âge et la fatigue, Je suis quelquefois las de la non-écoute du parti, mais que doivent dire d’autres de leur côté !?
L’accumulation civilisationnelle est si faible par rapport à la masse des expériences et des activités de la société humaine. La contradiction croissance exponentielle sociale/temps biologique de l’individu humain n’est pas irrémédiable, mais il faut des outils sociaux pour y remédier, partiellement, relativement, progressivement ; douleur pour le vieillard que je suis dans les convulsions ultra douloureuses du monde, de la Palestine aujourd’hui par exemple ! Et de la « guerre d’Ukraine » mondialisée où s’enfouissent -irrémédiablement ou pas ?- des capacités de cohérence et de coopération vitales. Il n’en peut plus.
Douleurs de l’argent, du capital qui engendre nationalisme et souveraine, en contradiction avec les cohérences relative et coopérations possibles partant de la personne, de la croissance de son autonomie dans la dépendance sociale incontournable, jusqu’à l’humanité tout entière en passant par le mouvement de toutes les entités humaines constituées et en constitution.
Par exemple le texte sur « Dans le vortex du dollar » d’Yves Dimicoli devrait faire l’objet non seulement d’une brochure éducative de la part du parti, mais aussi d’une diffusion plus large.
Il y a là la poursuite de « Le Capital » considéré et critiqué hélas prétentieusement dès l'unification de la social démocratie allemande comme un exercice d'intellectuel alors qu'il est l'outil pour un contenu efficace des luttes de la classe travailleuse pour vivre et faire vivre la société, et des ressources de subsistances de l'humanité. Nous n’avons pas dépassé ce stade de la critique, malgré les avancées sociales importantes, relatives, mais insuffisantes et donc limitées sur le plan systémique.
Bon j’en suis toujours à me dire et à dire aux jeunes adhérents (oui, il y en a !) que ce siècle peut être celui d’une transformation radicale inouïe et totalement nouvelle du mode de production et d'échange mondialisé-numérisé, sa concentration du capital et des pouvoirs, et son impasse financiarisée de l’achat de la force de travail, qui contient l’antichambre de la transformation qualitative possible, lutte qui commence dès à présent et qui a lieu chaque jour et dont ils sont les nouveaux acteurs.
J’ai commandé à 5 Eco & Po d’août sur l’Europe pour vendre dans ma section. C’est un outil excellent, magnifique pour la campagne, à condition de l’utiliser. Les autres aussi certes.
Il me faudra toujours rendre hommage à René Féniche qui m’a (nous a) enseigné en 1964 ce qu’est la baisse tendancielle du taux de profit.
Le travail de Paul Boccara est inestimable dans la poursuite del'élaboration économique pour les luttes salvatrices de la crise inouïe de la société humaine.
Un coup de chapeau en passant pour l’ouvrier économiste et philosophe Joseph Dietzgen.
"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuÉe porte l’orage".
Jean Jaurès. 1895.
« …Vous voulez la paix ; vous la voulez profondément. Toutes les classes dirigeantes de l’Europe, les gouvernements et les peuples la veulent aussi, visiblement avec une égale sincérité. Et pourtant, dans cet immense et commun amour de la paix, les budgets de la guerre s’enflent et montent partout d’année en année, et la guerre, maudite de tous, redoutée de tous, réprouvée de tous, peut, à tout moment, éclater sur tous. D’où vient cela ?...
….Au risque de vous paraître affligé de la plus cruelle monotonie, je dois dire ici tout d’abord quelle est, selon nous, la raison profonde de cette contradiction, de ce perpétuel péril de guerre au milieu de l’universel désir de la paix. Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possédera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et pour le pouvoir ; tant que cette classe privilégiée, pour se préserver contre tous les sursauts possibles de la masse, s’appuiera ou sur les grandes dynasties militaires ou sur certaines armées de métier des républiques oligarchiques ; tant que le césarisme pourra profiter de cette rivalité profonde des classes pour les duper et les dominer l’une par l’autre, écrasant au moyen du peuple aigri les libertés parlementaires de la bourgeoisie, écrasant ensuite, au moyen de la bourgeoisie gorgée d’affaires, le réveil républicain du peuple ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations… »
Jean Jaurès. 1895.
A cette analyse de Jaurès il faut ajouter la situation propre de notre époque, ce XXIème siècle de la mondialisation capitaliste, numérisée, financiarisée
Sans une transformation profonde de la société humaine, rien n’arrêtera ni la course aux armements ni les guerres ni la menace nucléaire.
Aux négociations urgentes de paix doivent se joindre des objectifs d'élimination des causes des guerres.
Marx, dès 1875 mettait en garde le mouvement ouvrier sur une protestation et des luttes sans contenu économique transformateur suffisant.
La mondialisation capitaliste est très avancée.
Si c’est toujours dans l’entreprise et la production où exerce la classe travailleuse que se récolte la plus value dont sont issus les profits sur la base du critère Profit /Capital, c’est dans la possession du capital, son placement et son déplacement mondial incessant vers les points de taux de profit maximum que réside le pouvoir sur l’argent et sur le monde que ce pouvoir induit.
Le capital n’est plus lié directement ni à la nation ni au lieu de production comme au temps de Jaurès.
Et pourtant la nation reste un lieu de transmission des conquêtes sociale et de solidarité entre les exploités.
Mais il n’est pas le seul lieu.
L’exemple des luttes en Grèce de 2015 nous a montré à quel point les solidarités et les luttes ont besoin de s’élargir et se rassembler au-delà de la nation et en Europe en particulier, pour nous ici et maintenant.
C’est se rassembler sur des objectifs de transformation sociale progressiste et progressive, et pas seulement sur les justes luttes de protestation qui est urgent.
Une fois de plus il est nécessaire de rappeler les objectifs définis par l’économie marxiste, l’économie néomarxiste de régulation systémique qui analyse la suraccumulation et la devalorisation du capital comme le cœur de la crise du capitalisme et de ses velléités guerrières économiques et militaires.
Et le processus à entamer avec Les Fonds, les crédits sélectifs, les DTS, des droits nouveaux du travail, à mettre en œuvre des régions jusqu’à la nation et l’Europe sur laquelle nous engageons la bataille électorale, et sociale, unies.
C’est une période historique de dépassement des normes économiques et sociales comme jamais il en a été question dans l’histoire de l’humanité. La Commune de Paris, à la suite de la guerre de 1870 en a été un des premiers signaux.
Ce dépassement est possible à condition d’en apprendre des moyens comme tout général apprend comment et avec quoi mener la guerre.
Sauf qu’il s’agit d’une guerre sans armes de destruction massive, et menée par toutes et tous dans un mouvement d’autogestion à impulser.
L’autogestion est un processus de croissance progressive d’autonomie du travailleur et de la personne dans la dépendance sociale qui assure le processus de production en quantité-qualité de nos subsistances.
Le capital dominant est le pouvoir dominant. Ce pouvoir dominant est remis en cause par le développement de zones et de pays émergents et émergés. C’est en même temps une cause supplémentaire de guerre et aussi une situation nouvelle pour les luttes gagnantes possibles des peuples du monde, si ces luttes sont organisées tant dans leurs cohérences stratégiques que leurs contenus de transformation systémique.
Texte en PDF de "Criticisme et Communisme". Pierre Assante.
Post Scriptum d’urgence. :
SPECTRE : Que ce soit une posture ou une mise en œuvre possible, l’extension de la guerre d’Ukraine évoquée hier lors de la réunion « européenne » est un danger de plus contr’une évolution progressiste et progressive possible de la société humaine. Ce peut être aussi le cercueil ou de la société humaine ou du capitalisme. L’alternative n’est pas écrite. De toute façon un danger de plus contre une évolution progressiste et progressive possible salvatrice de la société humaine, est contenu dans l’emballement létal possible. 27/02/2024 06:28:59.
"...Et je pleurais quand venaient les grandes vacances..."
J’avais dix ans/Dans les blés sifflent les criquets/Le soleil commence à rougir les herbes/Je voyais sa maison/Le moulin à eau qui entraîne la pompe/Mêle ses cris au bourdonnement de l’air/un mas sur le coteau/la charrette de foin frais/elle riait/roule dans une ornière/et blonde/penche dangereusement/de si jeunes yeux/tout cela est encore ici/toi que j’aime/qu’y a-t-il de changé/ceci est/ce sont des souvenirs/qu’on arrache par lambeaux/mon enfance/et dont le métal terni/regarde/porte la gravure de songeries nouvelles/mon enfance/pour contempl......
La critique du néocriticisme est une arme pour l’économie néomarxiste de régulation systémique
Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme, il faut revenir à Hegel, le criticisme qui en a suivi de la part des jeunes hegeliens, qui était en fait un recul par rapport à l’avancée que représentait l’hégélianisme, criticisme dont est issue la réflexion de Marx et d’Engels et du mouvement de pensée humaine et humaniste la plus avancée (c’est une tautologie), la « critique de la critique critique », c’est-à-dire la réaction progressiste aux limites de l’hégélianisme et à sa critique réactionnaire « gauchiste » pourrait-on dire aujourd’hui.
Le néocriticisme c’est renouvelé au début du siècle dernier, en particulier dans le domaine scientifique en refaisant de la rationalité et du matérialisme sa bête noire ou en renouvelant, ce qui est encore plus insidieux un matérialisme mécaniste dégradant l’avancée du matérialisme scientifique, dialectique qui est une pensée non pas finie mais en processus infini en rapport avec le processus économique et social.
Les hésitations, les incertitudes, les expérimentations et leurs échecs du chemin sont nécessaires mais elles ne doivent pas conduire à des impasses définitives qui seraient une mort sociale définitive de même.
Le criticisme de notre siècle change de nom, a perdu de nom, mais le renouvelle. Il utilise les causes les plus nobles pour les détourner, et les noyer sous un flot de « jugement humanistes » détourant du processus d’humanisation qui est en première et dernière instance le travail de transformation en santé sociale suffisante de la nature pour subvenir aux besoins humains en processus et qui auto-créé les outils mentaux et techniques, la pensée de ce processus d’humanisation.
Le recours à la guerre militaire par le capital est une arme auxiliaire en unité avec la guerre idéologique et le dollar contient aussi bien le financement de cette double guerre.
Le recours au nationalisme contre la domination mondiale de l’argent ne fait que la renforcer.
La mondialisation capitaliste n’est ni un humanisme ni une poursuite en santé sociale suffisante du processus d’humanisation, mais l’antichambre possible d’une humanisation sur la base d’un partage, d’une coopération, d’une cohérence relative suffisante à la santé mondiale de l’humanité.
La « bataille » encore impuissante pour expliquer la suraccumulation-dévalorisation du capital et pour promouvoir une économie néomarxiste de régulation systémique ne peut se passer d’une connaissance et d’une critique du néocriticisme, et c’est d’elle aussi que peut naitre un ennemi efficace du système et non des hommes, devenu obsolète, qui à travers la croissance de la crise crée les conditions de son dépassement. Etre « contre » ne suffit il faut être « pour » dans la bataille du processus d’humanisation.
Le capital a une technique « étonnante » de défense pour survivre et s’opposer à la force qui le menace, les vendeurs de la force de travail, les salariés et leurs alliés et les ouvriers ingénieurs et cadres de production en dernière instance en tant que force matérielle de production des biens « matériels » : c’est de se suicider en suicidant la société entière.
Nous résisterons à ce suicide.
La lutte pour effacer la pensée marxiste et néomarxiste fait partie de ce suicide.
Dans la voie des intuitions ou des fictions de Giordano Bruno imaginant l'infinité des systèmes solaires, au moment où la société de classe et l'Eglise ensemble, en unité sociale, professait encore contre l'héliocentrisme ! :
Dans ma prime adolescence, ayant appris (13-14 ans) la vitesse limite de la lumière, j’ai supposé une multiple « rotation de l’univers sur lui-même » limitant ainsi ses confins du centre 0 et vitesse zéro à une « périphérie complexe » de vitesse de 300.000 Km/s.
Se posant alors un univers limité, ce qui me semblait justement en contradiction avec le concept d’espace-temps illimité et de flèche du temps.
Je ne suis qu’un scientifique dilettante et sans bases suffisantes de « sciences dures », ce que je regrette énormément. Ma biographie s’est déroulée ainsi dans mon milieu social, volontairement ou pas, les deux à la fois en unité.
Le grand physicien grec Bitsakis nous précise que nous n’étudions non pas l’univers mais le cosmos (celui que nous avons photographié, 13 milliards d’années ???), partie de l’univers inconnu, et ses propriétés propres qui nous sont accessibles en tant qu’espèce humaine, nos limites, notre instinct de survie. Ceci à la lumière d’un usage intelligent de la dialectique hegelienne et marxiste de l’hypothèse et du doute et du choix provisoire opérationnel nécessaire et utile.
La croissance de l’humanité, la croissance de sa complexification et de sa condensification, en unité et développements inégaux, à l’image de la nature ou de la croissance de l’accumulation cérébrale de la naissance à la mort de l’individu et de la société humaine en rapports dialectiques et en unité avec celle de ce cosmos.
Ou plus « concrètement » celle, limitée, de l’ordinateur, du semi-composant au réseau mondialisé occupant sans cesse moins de volume par rapport au volume originel de naissance, condensification et non additions, exemple certes caricatural dans le mouvement réduit propres à la cybernétique, isolé mentalement du processus social général ; mais en en occupant relativement encore trop par rapport aux besoins de condensification sociaux de l’humanisation, ce qui demande dépassement dialectique.
A quoi peut servir une telle hypothèse fiction (et intuition ?) ? A penser pas à pas, à la fois dans l’erreur et la progression, l’ensemble dans lequel nous existons, à penser des hypothèses dans la construction du devenir s’opposant à l’éléatisme, en santé sociale suffisante pour tous et pour nous-mêmes, à partir du quotidien et de sa projection
L’humanité, entité en naissance, croissance, évolution, développement, complexification, condensification, unité de mouvement sans laquelle elle ne peut parvenir à une fin de processus vers un nouveau processus de naissance, croissance, évolution, développement, complexification, condensification ; à l’image des infinies « tentatives » de combinaisons chimiques et moléculaires qui ont permis in fine la naissance de la vie ; de la première existence vivante terrestre de stabilité suffisante pour l’absorption du milieu extérieur et de son rejet des éléments non consommés jusqu’à l’espèce pensante qui a imaginé et pratiqué le travail de transformation de la nature et l’organisation sociale en processus le permettant pour subvenir à ses besoins infinis de subsistance ; et la coopération-cohérence contradictoire et fertile entre le milieu extérieur et le milieu intérieur assurant la survie, vie et développement des entités.
Naissance du travail et naissance de la pensée et du processus de mondialisation en unité.
Mondialisation malade d’un système économique et social devenu obsolète et dont le dépassement seul peut permettre la poursuite du processus d’humanisation ; la suraccumulation et la dévalorisation du capital dans le cycle social A-M-A’ et l’achat de la force de travail qui l’alimente témoignant de cette obsolescence.
Pierre Assante. 23/02/2024 07:22:43.
Dans ce schéma, combinaison des travaux de l'ergologie ( Yves Schwartz) et de l'économie marxiste de régulation systémique (Paul Boccara).
2. NI SOUVERAINISME NI TROTSKISME. EUROPE ET U.E..
3. LE COMMUNISME C’EST L’AUTOGESTION.
4. UN PEU PLUS D’INSTINCT DE SURVIE ...
5. REGULATION SYSTEMIQUE ou RESTRICTIONS GENERALISEES ?
6. COSMOS, UNIVERS et MULTIPLES ROTATIONS.
7. Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme.
8. Les « causes qui contrecarrent la loi ».
9. Post Scriptum d’urgence.
1. NEOCRITICISME ET FÉTICHISME.
Marx et Engels ont sous-estimé la puissance et la durée du lien entre le mode de production et d’échange et le mode de pensée. De toute façon ils décidaient de mener la lutte non dans l’avenir mais immédiatement, ce en quoi ils avaient raison.
C’est pourtant eux qui l’ont découvert ce lien et c’est une découverte qu’il n’ont cessé de développer, en particulier dans « Le Capital » et l’exposé de ses lois économiques, sans qu’il soit fait explicitement référence répétée et permanente à cette découverte, mais dans l’exposé de la pratique sociale elle est entre les lignes.
Certes le lien n’est pas mécanique (ils ne le pensaient pas non plus, même si les résumés qu’il font peuvent le faire croire), il se développe sous de multiples formes et de façon aléatoire, mais toujours dans la même direction, celle de la domination objective et subjective du système capitaliste, son mouvement, ses transformations et sa durée de permanence
Et il ne suffira pas que la société capitaliste s’effondre pour qu’en naissent automatiquement une société du partage, de la coopération et de la cohérence relative suffisante et en santé sociale suffisante.
Le lien et ses effets sont catastrophiques. Le criticisme dont parlent Marx et Engels dans L’idéologie allemande est devenu quasiment la seule manifestation audible d’une protestation sociale théorique et pratique, c’est-à-dire que la crsie du capital a pour le moment comme réponse une voie sans issue qui ne peut que l’aggraver.
La découverte de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation et dévalorisation du capital, et le développement de leur analyse et de leurs effets généraux à double sens dialectique est fondamentale.
Ce n’est pas seulement en exposant l’idée que contient cette découverte que nous dépasserons le criticisme. Les économistes communistes de l’école marxiste de régulation systémique l’ont bien compris.
Si de l’idéologie allemande (qui est celle de tous les peuples au capitalisme développé, donc idéologie aujourd’hui mondialement développée), Marx et Engels et la suite du mouvement ouvrier scientifique, sont passés à « le Capital », le dépassement du criticisme n’est pas que question de formation économique.
Certes c’est une illusion criticiste de croire que la « formation idéologique de parti », nécessaire, peut seule transformer par elle-même le monde humain, qu’elle soit économiciste et ou philosophiciste séparément ou ensemble.
Mais les transformations catastrophiques seront accompagnées par une lutte idéologique ou pas et c’est cet accompagnement qui peut donner un coup d’épaules aux possibilités de transformation progressistes dans la catastrophe elle-même.
Pour le moment nous en somme à observer la catastrophe sans trop comprendre ce qui arrive et nous voyons se développer de même le criticisme exposé dans l’idéologie allemande.
Dans Matérialisme et empiriocriticisme, Lénine développe la suite de la critique critique d’un nouveau criticisme s’emparant du mouvement ouvrier.
Non seulement ce phénomène s’est poursuivi, mais a touché toutes les pratiques revendicatives en les habillant et les affaiblissant idéologiquement et pratiquement.
Le vêtement est la forme la plus usuellement de la représentation fétichiste de soi.
La « conscience de soi » ne dépasse pas la pensée moraliste détachée des conditions sociales nécessaires à la personne sociale et maintient des œillères sur les rapports sociaux qui nous gouvernent et nous dominent.
Les conditions capitalistes de survie immédiate et l’inféodation au mode de production et d’échange flingue toute solution aux problèmes sociaux urgents et généraux à résoudre et dont dépendent les vies de chacun.
La belle et vitale conscience de clan de survie est elle-même étouffée au lieu de se répandre à l’humanité mondialisée.
Certes il y a du criticisme inévitable dans mon propos même car je suis des vôtres, mais aussi son dépassement possible.
Il y a la maladie du système et la fièvre qu’elle provoque, et une auscultation, mais pas encore la prise des remèdes vitaux et vivables.
2. NI SOUVERAINISME NI TROTSKISME.
Marx er Engels ont travaillé à parti de la critique tout en agissant dans l’immédiat sur les luttes sociale, dans la lutte de classe. Critique des adversaires du communisme, des conservateurs de l’état présent obsolète contre la transformation progressiste vers un type de société de libération de la force et de la capacité de travail.
Ce qui caractérise avant tout l’homme ce n’est pas la pensée, c’est le fait qu’il produit ses subsistances au lieu d’user des ressources naturelles sans transformation et c’est la production des subsistances qui développé ses capacités mentales, son cerveau et l’organisation sociale qui va de pair avec l’organisation physico-psychique qui fait de l’homme un homme et non un animal. Mouvement de développements inégaux de ses constituants, mais en unité, contradiction fertile.
Les degrés d’organisation sociale, du clan de chasseurs cueilleurs à l’agriculture, de l’agriculture à la cité et de la cité à la nation bourgeoise et la production industrielle et l’échange économique numérisés et automatisés, doivent nous inspirer une réflexion sur l’état présent des structures sociales et des superstructures sociales, leur unité de fonction et de développement.
Il n’est pas question d’etre trotskiste, mais de comprendre la transformation inouïe de la nation dans la transformation inouïe de la production et de l’échange mondial dans le XXIème siècle issu d’un XXème siècle que nous n’avons pas encore bien saisi.
Il ne s’agit pas encore moins d’être souverainisme ni nationaliste, il s’agit, en unité de mouvement du système capitaliste et la restriction qu’il forme dans la constitution de ses marchés nationaux qui explosent et s’effondrent à la fois avec le système, lentement mais surement, et en accélération d’ailleurs.
L’activité humaine réside dans l’individu humain, les entités qu’elle constitue de productions et d’échanges des subsistances matérielles et morales jusqu’à l’entité globale qui fait de la mondialisation une tendance originelle de l’humanité et un processus en voie « d’achèvement » que le système capitaliste impulse et freine, produit et détruit, en même temps, du fait des contradictions systémiques qu’il contient.
Notre réflexion sur « l’Europe » de l’UE est loin d’être suffisante, nous en sommes encore, et pas toujours, à ce que nous ne voulons pas et pas à ce que nous voulons.
Nous en sommes encore au criticisme et au fétichisme qui refuse de réfléchir à comment constituer une Europe non fédérale mais confédérale des nations, une grande zone de développement aux contours à redéfinir, vers une mondialisation non pas achevée en tant qu’humanité qui est un processus infini de vie et de mort et de transformation de la conscience de la nature sur elle-même, mais en tant que niveau provisoire en processus d’organisation historique.
3. LE COMMUNISME C’EST L’AUTOGESTION
Le communisme c’est l’autogestion et l’autogestion c’est le communisme.
L’autogestion c’est la croissance de l’autonomie de la personne et des entités humaines dans et en rapport avec la dépendance sociale relative, nécessaire, « naturelle ». C’est la libération relative de la dépendance sociale qui plus elle croit et plus se réduit, contradiction dialectique. C’est la réduction du processus d’aliénation de la société de classe et d’accumulation privée.
C’est un processus de croissance de l’autonomie. C’est ce que tout ce recueil tente de dire.
Le péril de l’autogestion dans la démarche ergologique n’est pas un péril en soi si on y met en particulier dans les luttes sociales, des garde-fous protecteurs et moteurs à partir de l’analyse économique marxiste de régulation systémique et en particulier dans le processus de rupture-continuité quantique, du dépassement de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital. Le critère P/CMF (Profit/Capital Matériel et Financier), et les mesures économiques et financières révolutionnaires qu’il contient, est, peut être l’initiation d’un tel processus.
En fait la démarche commune de l’économie marxiste et de l’ergologie et ses concepts, et non leur dichotomie destructrice, réactionnaire, peut être la voie du processus de croissance de l’autonomie de la personne et des entités humaines et d‘une mondialisation heureuse de coopération, de cohérence suffisante et de santé sociale suffisante pour permettre la poursuite d’un processus d’humanisation : du processus de conscience de la nature sur elle-même qu’est ici et maintenant sur cette terre comme ailleurs dans le cosmos, une espèce pensante dont le processus a été permis par la production de sa subsistance par elle-même à partir des richesses-ressources naturelles.
Un haut niveau inouï technologico-culturel de la classe ouvrière dans les zones de haut développement numérique et d’automation et de productivité contient ou peut contenir le niveau de conscience suffisant en diffusion pour donner aux luttes sociales un contenu transformateur révolutionnaire de suppression-abolition-dissolution-dépassement des classes sociales, de l’achat de la force de travail et de la mesure du temps de travail : de passage à un mode de production et d’échange d’un type nouveau dans ce XXIème siècle et jamais atteint par l’humanité au cours de son histoire de longue durée dans la longue histoire du cosmos fini, universelle infinie.
4. UN PEU PLUS D’INSTINCT DE SURVIE COLLECTIVE ET D'INSTINCT COLLECTIF DE SURVIE NE NUIRAIT PAS (Reprise)
Chez l’animal l’instinct de survie se mesure à sa capacité à résister et non à fuir alors que la résistance reste la seule issue. Dos au mur, il reste attentif à la menace ou agressif si possible.
Chez l’homme sa conscience lui dicte ou pas de ne pas « lâcher les bras » à la première difficulté à surmonter.
Comme dans-pour toute espèce, l’individu est à la fois solidaire et à la fois en concurrence avec les autres individus de son espèce.
Mais l’existence de l’espèce est la condition de la survie et du développement (pas de survie sans développement) de l’individu.
Propriété contradictoire fertile et féconde pour le développement de l’espèce, l’homme, la personne est à la fois dépendante de la société et relativement autonome de la société ; et son niveau de conscience lui fait mesurer l’usage possible de cette autonomie.
Sauf si individuellement et collectivement, l’instinct de survie est malade.
Bel instinct de survie chez les grecs en 2105 face à la « Troïka », sa coupure du « robinet du crédit », outil de la production et de l’échange.
Hélas, 1) sectarisme, opportuniste de gauche anti-européen de principe du PCG, 2) opportunisme de droite de Syriza , rassemblement courageux et combatif, relativement réussi, mais sans orientation de classe 3) et carence de solidarité suffisante des peuples de l’UE soumis aux mêmes opportunismes, ont contribué à l’échec de l’offensive contre le capital ; le capital dont les propriétés restent encore imprécises dans la conscience des peuples : l’offensive du capital dans la division du travail de la classe ouvrière, du salariat dans sa diversité de nombre et de qualification, que la division du travail de la mondialisation en numérisation a drastiquement affaibli.
Il est « facile » certes de « critiquer » même au sens scientifique, mais la critiquer est nécessaire pour soi-même, pour le présent et l’avenir de survie et de développement.
La question n’est pas critique ou non critique, mais qualité de la critique et instinct de survie. Un bon instinct de survie contient la critique.
Ce n’est pas la vieillesse qui paralyse l’humanité en tant qu’entité globale-individuelle de, dans la nature. L’humanité en est à son adolescence (mon essai sur la question), c’est-à-dire au moment cosmique de prendre son autonomie, mais où l’expérience pour la prendre sans trop de risques reste encore insuffisante. C’est l’expérience insuffisante qui met en danger un adolescent, au-delà de tout danger « mécanique » de « l’anankè » et de l’évolution sociale de l’anankè, la nécessité en processus social et cosmique.
Combien de milliards de milliards de milliards, puissance infinie, P+∞ , de formations fugaces se sont formées avant qu’une cellule vivante ait une stabilité relative suffisante pour exister et procéder ?
Idem pour le processus de formation des particules « complexes » …
Il en est de même de toute expérience de la nature et l’expérience sociale est Celle de notre espèce. Et c’est donc là qu’intervient l’instinct de survie et la conscience suffisante qui fait mesurer l’usage possible de cette autonomie.
Recul des coopérations et recul de la cohérence minimum pour que la société humaine fonctionne.
Energie, santé, alimentation, eau, climat ...
Il s’agit d’avoir tout ça en tète, dans le tableau d’ensemble et non en petits souvenirs décousus dans des coins dispersés du cerveau et de la conscience collective.
La nécessite d’une régulation des activités humaines nous parait évidente si nous ne voulons pas aller vers un écroulement des interactions du mondial au local, entre les entités humaines de subsistance et de survie.
Et de développememnt sans lequel il n’y a pas de survie.
La régulation c’est la sortie progressive d’un monde humain régi par « la politique d’entreprise », c’est-à-dire pour ceux qui nous dirigent, par le taux de profit. Il ne s’agit pas des personnes, mais du système dans lequel elles sont engluées, où nous somme toutes et tous englués.
Le critère du taux de profit immédiat maximum est totalement incompatible avec la survie et le développement de l’humanité. C’est pourtant sur « ces rails » que nous circulons.
L’humanité mondialisée, numérisée, financiarisée est menacée d’avoir recours à une politique de restriction généralisée, comme pendant une guerre mondiale générale. Les anciens qui restent en ont un souvenir cuisant d’amaigrissement total, physique et moral, personnel et collectif.
Cette menace découle de l’incapacité du capital de réguler la production, les échanges, les rapports des hommes entre eux.
Un rapport sain des hommes entre eux c’est la croissance de l’autonomie de la personne dans la dépendance sociale, contradiction « naturelle » fertile et féconde qui permet le développement humain depuis que l’humain existe (du galet aménagé au clan, de l’agriculture jusqu’à la chaîne automatisée de production dans l’organisation mondiale du travail).
Une régulation ne peut être que systémique, c’est-à-dire répondre à un type d’organisation sociale qui la permet.
L’école marxiste de régulation systémique conçoit un processus de l’état de la société aujourd’hui jusqu’à une transformation de la qualité de l’organisation sociale capable d’etre viable dans la durée.
Mais encore faut-il des forces sociales pour la mettre en œuvre, et pour cela, le salariat, vendeur de sa force de travail au capital, force d’opposition au critère du taux de profit doit en prendre conscience dans ses luttes revendicatives et les transformer en lutte de transformation sociale et santé sociale suffisante, vivable et viable.
Si je parle de restrictions généralisées, c’est que le rapport de force idéologique et physique (objectif et subjectif) reste en faveur du capital et du capitalisme, du libéralisme mondialisé, généralisé et ses dictatures, du dollar, politiques et économique encore dominantes.
Les résistances nationales prennent la forme de dictature au sens premier du mot et de nationalisme agressif. Et les souverainismes en sont le reflet partout dans la guerre de concurrence capitaliste, des nations, des personnes, des entités humaines entre elles.
La mise en œuvre d’une régulation systémique mondiale, partant des luttes nationales coordonnées puis dépassées (Usage nouveau, transformations radicales des Fonds, DTS, Droits du travail, création monétaire, crédits, effets de levier, système banquier central et local…) est de l’ordre du jour des générations à venir et commence tout de suite.
6. COSMOS, UNIVERS et MULTIPLES ROTATIONS.
(Fiction poïétique pour penser le réel. Schémas de cet article 6, lien en fin de cet ensemble)
Dans la voie des intuitions ou des fictions de Giordano Bruno imaginant l'infinité des systèmes solaires, au moment où la société de classe et l'Eglise ensemble, en unité sociale, professait encore contre l'héliocentrisme ! :
Dans ma prime adolescence, ayant appris (13-14 ans) la vitesse limite de la lumière, j’ai supposé une multiple « rotation de l’univers sur lui-même » limitant ainsi ses confins du centre 0 et vitesse zéro à une « périphérie complexe » de vitesse de 300.000 Km/s.
Se posant alors un univers limité, ce qui me semblait justement en contradiction avec le concept d’espace-temps illimité et de flèche du temps.
Je ne suis qu’un scientifique dilettante et sans bases suffisantes de « sciences dures », ce que je regrette énormément. Ma biographie s’est déroulée ainsi dans mon milieu social, volontairement ou pas, les deux à la fois en unité.
Le grand physicien grec Bitsakis nous précise que nous n’étudions non pas l’univers mais le cosmos (celui que nous avons photographié, 13 milliards d’années ???), partie de l’univers inconnu, et ses propriétés propres qui nous sont accessibles en tant qu’espèce humaine, nos limites, notre instinct de survie. Ceci à la lumière d’un usage intelligent de la dialectique hegelienne et marxiste de l’hypothèse et du doute et du choix provisoire opérationnel nécessaire et utile.
La croissance de l’humanité, la croissance de sa complexification et de sa condensification, en unité et développements inégaux, à l’image de la nature ou de la croissance de l’accumulation cérébrale de la naissance à la mort de l’individu et de la société humaine en rapports dialectiques et en unité avec celle de ce cosmos.
Ou plus « concrètement » celle, limitée, de l’ordinateur, du semi-composant au réseau mondialisé occupant sans cesse moins de volume par rapport au volume originel de naissance, condensification et non additions, exemple certes caricatural dans le mouvement réduit propres à la cybernétique, isolé mentalement du processus social général ; mais en en occupant relativement encore trop par rapport aux besoins de condensification sociaux de l’humanisation, ce qui demande dépassement dialectique.
A quoi peut servir une telle hypothèse fiction (et intuition ?) ? A penser pas à pas, à la fois dans l’erreur et la progression, l’ensemble dans lequel nous existons, à penser des hypothèses dans la construction du devenir s’opposant à l’éléatisme, en santé sociale suffisante pour tous et pour nous-mêmes, à partir du quotidien et de sa projection
L’humanité, entité en naissance, croissance, évolution, développement, complexification, condensification, unité de mouvement sans laquelle elle ne peut parvenir à une fin de processus vers un nouveau processus de naissance, croissance, évolution, développement, complexification, condensification ; à l’image des infinies « tentatives » de combinaisons chimiques et moléculaires qui ont permis in fine la naissance de la vie ; de la première existence vivante terrestre de stabilité suffisante pour l’absorption du milieu extérieur et de son rejet des éléments non consommés jusqu’à l’espèce pensante qui a imaginé et pratiqué le travail de transformation de la nature et l’organisation sociale en processus le permettant pour subvenir à ses besoins infinis de subsistance ; et la coopération-cohérence contradictoire et fertile entre le milieu extérieur et le milieu intérieur assurant la survie, vie et développement des entités.
Naissance du travail et naissance de la pensée et du processus de mondialisation en unité.
Mondialisation malade d’un système économique et social devenu obsolète et dont le dépassement seul peut permettre la poursuite du processus d’humanisation ; la suraccumulation et la dévalorisation du capital dans le cycle social A-M-A’ et l’achat de la force de travail qui l’alimente témoignant de cette obsolescence.
7. Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme (Schéma ci-DESSOUS).
Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme, il faut revenir à Hegel, le criticisme qui en a suivi de la part des jeunes hegeliens, qui était en fait un recul par rapport à l’avancée que représentait l’hégélianisme, criticisme dont est issue la réflexion de Marx et d’Engels et du mouvement de pensée humaine et humaniste la plus avancée (c’est une tautologie), la « critique de la critique critique », c’est-à-dire la réaction progressiste aux limites de l’hégélianisme et à sa critique réactionnaire « gauchiste » pourrait-on dire aujourd’hui.
Le néocriticisme c’est renouvelé au début du siècle dernier, en particulier dans le domaine scientifique en refaisant de la rationalité et du matérialisme sa bête noire ou en renouvelant, ce qui est encore plus insidieux un matérialisme mécaniste dégradant l’avancée du matérialisme scientifique, dialectique qui est une pensée non pas finie mais en processus infini en rapport avec le processus économique et social.
Les hésitations, les incertitudes, les expérimentations et leurs échecs du chemin sont nécessaires mais elles ne doivent pas conduire à des impasses définitives qui seraient une mort sociale définitive de même.
Le criticisme de notre siècle change de nom, a perdu de nom, mais le renouvelle. Il utilise les causes les plus nobles pour les détourner, et les noyer sous un flot de « jugement humanistes » détourant du processus d’humanisation qui est en première et dernière instance le travail de transformation en santé sociale suffisante de la nature pour subvenir aux besoins humains en processus et qui auto-créé les outils mentaux et techniques, la pensée de ce processus d’humanisation.
Le recours à la guerre militaire par le capital est une arme auxiliaire en unité avec la guerre idéologique et le dollar contient aussi bien le financement de cette double guerre.
Le recours au nationalisme contre la domination mondiale de l’argent ne fait que la renforcer.
La mondialisation capitaliste n’est ni un humanisme ni une poursuite en santé sociale suffisante du processus d’humanisation, mais l’antichambre possible d’une humanisation sur la base d’un partage, d’une coopération, d’une cohérence relative suffisante à la santé mondiale de l’humanité.
La « bataille » encore impuissante pour expliquer la suraccumulation-dévalorisation du capital et pour promouvoir une économie néomarxiste de régulation systémique ne peut se passer d’une connaissance et d’une critique du néocriticisme, et c’est d’elle aussi que peut naitre un ennemi efficace du système et non des hommes, devenu obsolète, qui à travers la croissance de la crise crée les conditions de son dépassement. Etre « contre » ne suffit il faut être « pour » dans la bataille du processus d’humanisation.
Le capital a une technique « étonnante » de défense pour survivre et s’opposer à la force qui le menace, les vendeurs de la force de travail, les salariés et leurs alliés et les ouvriers ingénieurs et cadres de production en dernière instance en tant que force matérielle de production des biens « matériels » : c’est de se suicider en suicidant la société entière.
Nous résisterons à ce suicide.
La lutte pour effacer la pensée marxiste et néomarxiste fait partie de ce suicide.
-------------Les interactions sont infinies-------------
8. Les « causes qui contrecarrent la loi ».
Les « causes qui contrecarrent la loi » de la baisse tendancielle du taux de profit, c’est l’histoire et le travail du capital sur lui-même jusqu’à nous, son économie, sa politique après la mort de Marx, et ses espoirs et les hypothèses de changement relativement rapide ou pas; et les nôtres.
Le taylorisme est en très grand dans la croissance inouïe du capitalisme américain par rapport au XIXème siècle du capitalisme anglais, la mise en œuvre de ce qui contrecarre la baisse tendancielle du taux de profit.
La mise en œuvre consciente et inconsciente dans le processus social inconscient et la révolution passive technico-culturelle, de ce qui contrecarre la baisse tendancielle du taux de profit, semble arriver à ses capacités extrêmes. Ce qui expliquerait la durée de la crise générale du capital, au-delà de ses manifestations "décennales". Et pose comme jamais cette question du changement et de dépassement du mode de production et d'échange et de mourir ou vivre.
Le rapport entre mode de production, évolution sans transformation qualitative du mode de production et modes de pensée, c’est ce que j’essaye de comprendre (1).
Je n’ai pas la capacité des camarades animateurs historiques de la Com Eco et d’Eco & Po en matière d’économie et en particulier les éléments mathématiques. Je pense cependant comprendre relativement la logique des processus économiques dans leur croissance et leur complexification et de la dialectique que Marx rappelle dans la postface de la 2ème édition allemande du capital.
Une cause, une contradiction dans la contradiction du cycle social A-M-A’ est le handicap de la condensification de l’accumulation matérielle, psychique, morale, condensification sociale et naturelle, dans la nature et la société dont le développement cérébral dans le rapport corps-cerveau-société est l’image réelle parfaite ; et plus mécaniquement, donc moins dialectiquement, l'exemple de la condensification, la réduction de volume global des équipements informatiques du local au mondial à double sens.
Je suis donc poussé à comprendre dans le rapport mode de pensée-mode de production, ce qui peut aider aux luttes, pour moi en premier lieu. « Entre autres » la relation organique : baisse tendancielle du taux de profit-baisse tendancielle du taux d’intérêt psychique. Le handicap de croissance de complexification-condensification sociale en est au cœur.
Mais je reviens à l’histoire de la longue construction de leur pensée économique en rapport avec leurs expériences (de Marx et Engels) de 1848 (nouvelle gazette rhénane), la première internationale et la Commune, l’unification de la social démocratie sur des bases non scientifiques (Gotha) que nous n’avons pas encore surmontées collectivement (Parti)
Mais je n’ai plus le temps de revenir sur ce que j’ai fait depuis le début de ma retraite (20 ans). J’ai 80 ans.
J’ai acheté 15 volumes des éditions sociales de Marx-Engels à 30 ans et je n’en suis pas venu à bout, travail, famille, santé, militantisme syndical national, politique dans mes sections dans les années passées.
Avec l’âge et la fatigue, Je suis quelquefois las de la non-écoute du parti, mais que doivent dire d’autres de leur côté !?
L’accumulation civilisationnelle est si faible par rapport à la masse des expériences et des activités de la société humaine. La contradiction croissance exponentielle sociale/temps biologique de l’individu humain n’est pas irrémédiable, mais il faut des outils sociaux pour y remédier, partiellement, relativement, progressivement ; douleur pour le vieillard que je suis dans les convulsions ultra douloureuses du monde, de la Palestine aujourd’hui par exemple ! Et de la « guerre d’Ukraine » mondialisée où s’enfouissent -irrémédiablement ou pas ?- des capacités de cohérence et de coopération vitales. Il n’en peut plus.
Douleurs de l’argent, du capital qui engendre nationalisme et souveraine, en contradiction avec les cohérences relative et coopérations possibles partant de la personne, de la croissance de son autonomie dans la dépendance sociale incontournable, jusqu’à l’humanité tout entière en passant par le mouvement de toutes les entités humaines constituées et en constitution.
Par exemple le texte sur « Dans le vortex du dollar » d’Yves Dimicoli devrait faire l’objet non seulement d’une brochure éducative de la part du parti, mais aussi d’une diffusion plus large.
Il y a là la poursuite de « Le Capital » considéré et critiqué hélas prétentieusement dès l'unification de la social démocratie allemande comme un exercice d'intellectuel alors qu'il est l'outil pour un contenu efficace des luttes de la classe travailleuse pour vivre et faire vivre la société, et des ressources de subsistances de l'humanité. Nous n’avons pas dépassé ce stade de la critique, malgré les avancées sociales importantes, relatives, mais insuffisantes et donc limitées sur le plan systémique.
Bon j’en suis toujours à me dire et à dire aux jeunes adhérents (oui, il y en a !) que ce siècle peut être celui d’une transformation radicale inouïe et totalement nouvelle du mode de production et d'échange mondialisé-numérisé, sa concentration du capital et des pouvoirs, et son impasse financiarisée de l’achat de la force de travail, qui contient l’antichambre de la transformation qualitative possible, lutte qui commence dès à présent et qui a lieu chaque jour et dont ils sont les nouveaux acteurs.
J’ai commandé à 5 Eco & Po d’août sur l’Europe pour vendre dans ma section. C’est un outil excellent, magnifique pour la campagne, à condition de l’utiliser. Les autres aussi certes.
Il me faudra toujours rendre hommage à René Féniche qui m’a (nous a) enseigné en 1964 ce qu’est la baisse tendancielle du taux de profit.
Le travail de Paul Boccara est inestimable dans la poursuite de l'élaboration économique pour les luttes salvatrices de la crise inouïe de la société humaine.
Un coup de chapeau en passant pour l’ouvrier économiste et philosophe Joseph Dietzgen.
9. Post Scriptum d’urgence. :
SPECTRE : Que ce soit une posture ou une mise en œuvre possible, l’extension de la guerre d’Ukraine évoquée hier lors de la réunion « européenne » est un danger de plus contr’une évolution progressiste et progressive possible de la société humaine. Ce peut être aussi le cercueil ou de la société humaine ou du capitalisme. L’alternative n’est pas écrite. De toute façon un danger de plus contre une évolution progressiste et progressive possible salvatrice de la société humaine, est contenu dans l’emballement létal possible.
Le communisme c’est l’autogestion et l’autogestion c’est le communisme.
L’autogestion c’est la croissance de l’autonomie de la personne et des entités humaines dans et en rapport avec la dépendance sociale relative, nécessaire, « naturelle ». C’est la libération relative de la dépendance sociale qui plus elle croit et plus se réduit, contradiction dialectique. C’est la réduction du processus d’aliénation de la société de classe et d’accumulation privée.
C’est un processus de croissance de l’autonomie. C’est ce que tout ce recueil tente de dire.
Le péril de l’autogestion dans la démarche ergologique n’est pas un péril en soi si on y met en particulier dans les luttes sociales, des garde-fous protecteurs et moteurs à partir de l’analyse économique marxiste de régulation systémique et en particulier dans le processus de rupture-continuité quantique, du dépassement de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital. Le critère P/CMF (Profit/Capital Matériel et Financier), et les mesures économiques et financières révolutionnaires qu’il contient, est, peut être l’initiation d’un tel processus.
En fait la démarche commune de l’économie marxiste et de l’ergologie et ses concepts, et non leur dichotomie destructrice, réactionnaire, peut être la voie du processus de croissance de l’autonomie de la personne et des entités humaines et d‘une mondialisation heureuse de coopération, de cohérence suffisante et de santé sociale suffisante pour permettre la poursuite d’un processus d’humanisation : du processus de conscience de la nature sur elle-même qu’est ici et maintenant sur cette terre comme ailleurs dans le cosmos, une espèce pensante dont le processus a été permis par la production de sa subsistance par elle-même à partir des richesses-ressources naturelles.
Un haut niveau inouï technologico-culturel de la classe ouvrière dans les zones de haut développement numérique et d’automation et de productivité contient ou peut contenir le niveau de conscience suffisant en diffusion pour donner aux luttes sociales un contenu transformateur révolutionnaire de suppression-abolition-dissolution-dépassement des classes sociales, de l’achat de la force de travail et de la mesure du temps de travail : de passage à un mode de production et d’échange d’un type nouveau dans ce XXIème siècle et jamais atteint par l’humanité au cours de son histoire de longue durée dans la longue histoire du cosmos fini, universelle infinie.
Pierre Assante. 18/02/2024 00:57:42.
CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. EN 21 POINTS et SUITE :
REGULATION SYSTEMIQUE ou RESTRICTIONS GENERALISEES ?
Les évènements du monde nous dévastent
Gaza, Ukraine …
Emploi, Services publics …
Pouvoir d’achat, qualifications …
Recul des coopérations et recul de la cohérence minimum pour que la société humaine fonctionne.
Energie, santé, alimentation, eau, climat ...
Il s’agit d’avoir tout ça en tète, dans le tableau d’ensemble et non en petits souvenirs décousus dans des coins dispersés du cerveau et de la conscience collective.
La nécessite d’une régulation des activités humaines nous parait évidente si nous ne voulons pas aller vers un écroulement des interactions du mondial au local, entre les entités humaines de subsistance et de survie.
Et de développement sans lequel il n’y a pas de survie.
La régulation c’est la sortie progressive d’un monde humain régi par « la politique d’entreprise », c’est-à-dire pour ceux qui nous dirigent, par le taux de profit. Il ne s’agit pas des personnes, mais du système dans lequel elles sont engluées, où nous sommes toutes et tous englués.
Le critère du taux de profit immédiat maximum est totalement incompatible avec la survie et le développement de l’humanité. C’est pourtant sur « ces rails » que nous circulons.
L’humanité mondialisée, numérisée, financiarisée est menacée d’avoir recours à une politique de restriction généralisée, comme pendant une guerre mondiale générale. Les anciens qui restent en ont un souvenir cuisant d’amaigrissement total, physique et moral, personnel et collectif.
Cette menace découle de l’incapacité du capital de réguler la production, les échanges, les rapports des hommes entre eux.
Un rapport sain des hommes entre eux c’est la croissance de l’autonomie de la personne dans la dépendance sociale, contradiction « naturelle » fertile et féconde qui permet le développement humain depuis que l’humain existe (du galet aménagé au clan, de l’agriculture jusqu’à la chaîne automatisée de production dans l’organisation mondiale du travail).
Une régulation ne peut être que systémique, c’est-à-dire répondre à un type d’organisation sociale qui la permet.
L’école marxiste de régulation systémique conçoit un processus de l’état de la société aujourd’hui jusqu’à une transformation de la qualité de l’organisation sociale capable d’etre viable dans la durée.
Mais encore faut-il des forces sociales pour la mettre en œuvre, et pour cela, le salariat, vendeur de sa force de travail au capital, force d’opposition au critère du taux de profit doit en prendre conscience dans ses luttes revendicatives et les transformer en lutte de transformation sociale et santé sociale suffisante, vivable et viable.
Si je parle de restrictions généralisées, c’est que le rapport de force idéologique et physique (objectif et subjectif) reste en faveur du capital et du capitalisme, du libéralisme mondialisé, généralisé et ses dictatures, du dollar, politiques et économique encore dominantes.
Les résistances nationales prennent la forme de dictature au sens premier du mot et de nationalisme agressif. Et les souverainismes en sont le reflet partout dans la guerre de concurrence capitaliste, des nations, des personnes, des entités humaines entre elles.
La mise en œuvre d’une régulation systémique mondiale, partant des luttes nationales coordonnées puis dépassées (Usage nouveau, transformations radicales des Fonds, DTS, Droits du travail, création monétaire, crédits, effets de levier, système banquier central et local…) est de l’ordre du jour des générations à venir et commence tout de suite.
Dépendance et autonomie, part et unité, contradictions et résolutions successives et infinies.
La transformation qualitative sociale de sortie de crise systémique et la croissance de l’autonomie dans la dépendance c’est le même mouvement.
L’idée de Dieu découle du constat de dépendance de l’entité pensante d’un ensemble plus vaste, de la communauté locale à l’humanité tout entière, du développement de l’accumulation privée, de la dépendance quelle accroit et de l’autonomie qu’elle oblitère.
La renaissance des propriétés sociales primitives, de l’opposition saine, fertile et féconde de la dépendance et de l’autonomie des entités individuelles et collectives pensantes que nous constituons, du point central et relativement mobile d’observation et d’action que nous constituons, est la condition de dépassement de l’accumulation privée et des freins que cette accumulation privée constitue à la croissance de la complexification-condensification nécessaire à tout développement.
La dichotomie dépendance /autonomie c’est l’idéologie de domination issue du règne animal, à l’origine répondant aux besoins de conservation et de reproduction élargie de l’espèce, et dévoyé progressivement de son utilité vers sa nocivité, dans les capacités humaines de travail, de transformation de la nature pour répondre aux besoins de subsistances et leur accumulation privée.
Les formes d’accumulation privée ont une histoire, des développement divers, le capitalisme en est une, son cycle A-M-A’ alimenté par l’achat de la force et de la capacité de travail en est la forme.
Les formes de mode de production et de mode de production et d’échange ne disparaissent pas, elles s’accumulèrent, c’est la loi de la flèche du temps dans lequel le présent hérite du passé et produit causalement, aléatoirement et pour l’homme relativement consciemment et volontairement les formes nouvelles d’organisation sociale.
La formation de la conscience du processus inconscient social est un mouvement continu et quantique (saut contradictoire dans la continuité, de forces opposées, leur unité et leur identité).
La contradiction antagonique capital/travail, forme de l’accumulation privée qui produit la suraccumulation-dévalorisation du capital, et en unité celle des capacités humaines matérielles, psychique et morales de développement est une rupture de continuité dans la continuité du développement, la loi de la nature étant se développer, se transformer en de nouvelles entités d’organisation de la matière ou mourir, et mourir.
La révolution sociale n’est pas une rupture de continuité, c’est un remède progressif radical et en santé sociale suffisante pour procéder, à une rupture en cours. Une rupture achevée serait une mort de la continuité quantique de processus naturel et-ou social.
De nos points individuels sociaux d’observation et d’action de et sur la nature et la société et nous-mêmes, nous pensons, partie du cosmos en dépendance et en autonomie. Le cosmos ainsi pense par la, partie, une des infinies partie de l’univers que nous constituons de lui, part et unité, descendance, dépendance et autonomie, forme propre dans la forme cosmique.
« L’homme est la conscience de la nature sur elle -même » 1844.
La lutte des classes est la forme de la force de transformation dans les limites capitalistes d’accumulation privée qui se renforce d’autant plus que les forces contraires entrent en contradiction croissante. C’est la raison du développement mondial de l’hyper libéralisme et de l’hyper présidentialisme, forme monarchique moderne de la démocratie libérale en divorce en voie d’achèvement avec ses conditions de naissance, de l’hyper nationalisme ; et du souverainisme populiste et capitaliste ici et dans le monde et ses formes dictatoriales de fausse résistance au capital, bien qu’il s’en dédise formellement, forme de monarchie divine moderne, de notre temps. C’est sans doute un stade local, mondial de transformation processuelle nécessaire ou pas, accidentel ou pas, en tout cas en santé insuffisante et à combattre non pour détruire mais pour dépasser.
La lutte des classes ne peut trouver aboutissement et dissolution dans une nouvelle forme sociale qu’en agissant sur le type particulier d’organisation sociale de la matière que constitue la société humaine , ici et maintenant sur cette Terre et dans ce cosmos limité, partie de l’univers pensé infini, dans le temps et l’espace, mais ceci est une autre réflexion, une autre analyse loin de la portée immédiate de nos capacités du moment, capacités pensantes et capacités techniques en unité.
La forme d’organisation sociale est décrite dans le Capital et les suites de son analyse et les transformation possibles en santé sociale suffisante dans les hypothèses de l’école marxiste de régulation systémique, qui est une école qui part de l’existant pour le transformer, qui imagine et invente un processus, comme le menuisier du « lit de Platon », héritant de l’accumulation des savoirs et des techniques et des besoins conçoit mentalement le lit, ses pièces et ses assemblages pour pouvoir le construire physiquement.
L’économie et la politique de transformation sociale en santé suffisante pour procéder dans le processus d’humanisation continue et quantique (quantique : par sauts historiques en unité de continuité), j’appelle ça le « lit de Platon social et sociétal, de l’organisation locale et globale en unité de la société ».
L’autonomie existe toujours et ne peut être supprimée sans quoi, il n’y aurait ni espèce animale ni espèce pensante, mais est réduite ou développée en fonction du type d’organisation sociale.
La capacité de concevoir cette unité dépendance-autonomie c’est la capacité de transformer en santé suffisante, en processus viable, ce en quoi les errements lassalliens et proudhoniens d’hier et de maintenant s’opposent. Ce n’est pas faire preuve de dogmatisme que s’opposer à cette opposition, c’est une nécessité du mouvement vital.
Mais plus que s’opposer, c’est construire en santé sociale qui est essentiel, et cette opposition fait partie de la construction.
L’issue à la crise de suraccumulation-devalorisation du capital est un saut de qualité non seulement dans le processus d’accumulation privée, dans la société marchande et son extrémité (1), mais aussi un saut « encore plus grand » dans le processus général d’humanisation, du galet aménagé à la chaîne de production automatisée elle-même dans la chaîne de production générale, de l’extraction matière première de la mine à la transformation jusqu’au véhicule fini, que le capital a produit et avec laquelle [cette chaîne et toutes les autres, la chaîne générale de production] ses lois d’accumulation entrent en contradiction antagonique.
Voir l’article précédant sur le processus général et les processus particuliers dans le processus général de la plus-value et du profit dans le mouvement général de production, et son entrée en conflit avec les lois d’accumulation capitaliste.
Pierre Assante. 11/02/2024 08:23:10.
(1) Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé. La répétition est la clef de la pédagogie, à condition quelle ne soit pas figée mais processuelle, ce que je tente de faire d’un article à l’autre.
"...La superstition politique est seule à se figurer de nos jours que la cohésion de la vie civile est le fait de l'Etat, alors que, en réalité, c'est au contraire la cohésion de l'Etat qui est maintenue du fait de la vie civile..."
Nouveau mode de production asiatique à l’échelle des rapports mondiaux.
Il y a quelque chose que j’ai écrit depuis longtemps, que je n’ai pas inventé, et que je confirme à tort ou raison, l’exploitation collective d’une entité humaine collective à l’échelle mondiale par une autre entité humaine collective, et qui n’est pas le « simple » colonialisme ou néocolonialisme :
Il y a une forme de mode de production asiatique dans le rapport entrela population relativement pauvre ou riche de pays riches, ou simplement la population relativement pauvre ou riche des entités collectives humaines riches, géographiques ou pas, leur consommation et le coût du travail des populations pauvres. Il ne s’agit pas seulement de pauvreté et de richesse, de rapport entre individus, mais il s’agit de cela en tant que système, pas en tant que « rapport naturel » d’inégalité.
La domination et la hiérarchie de classe qui conduisent au fascisme dans les nations, y conduisent à un principe général au niveau mondial.
L’exploitation du coût du travail des populations pauvres à l’échelle de la planète reproduit à cet échelle ce mode de production. Il ne s’agit pas là d’une vision chrétienne de tous les hommes sont frères », mais du lien entre « prolétaires de tous les pays » et interaction des différents niveaux et modes d’exploitation, leur strates historiques et leur coexistences historiques.
Evidemment un « mode de production asiatique international » est subsumé et en interaction mutuelle sous le mode de production et d’échange capitaliste, sa forme la plus avancée et sa crise générale de baisse tendancielle du taux de profit la plus développée dans la révolution technique et culturelle numérique.
Est-ce important dans le processus d’humanisation, du galet aménagé à la chaîne de production automatisée et de possibilité de sortie de la société marchande, de classe ?
Je le crois.
Se rappeler cependant dans l’analyse globale que la chaîne automatisée ne naît pas de rien mais d’une chaîne de production plus longue, de la mine jusqu’à elle-même, en passant par toutes les étapes de transformation de richesses naturelles par le travail et la production de plus-value jusqu’à la sienne de plus-value et le taux de plus-value moyen global, ses éléments de base et de haut taux de profit.
C’est sans doute aussi un des éléments forts qui oblitère le processus de conscience de classe dans lequel nous nous mouvons, et de conditions collectives du besoin de dépassement du capitalisme.
Il y a dans la résistance au capital dominant par la Chine, une descendance historique qui marque ce rapport. Ce n’est pas rien dans l’histoire du monde et son processus global d’humanisation de très longue durée.
Au niveau de la conscience de base usurpatrice, surtout garder nos misérables « privilèges de pauvre dans le système de riche » dirait Wolinski, en conservant un système même s’il nous atteint dans nos intérêts essentiels d’humain, à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale, surtout à l’échelle mondiale.
C’est une distinction essentielle (essence) entre nationalisme, internationalisme et mondialisation du partage, de la dignité humaine, de la coopération et de la cohérence suffisante nécessaire, du Km zéro à la terre entière.
1. Un mode de production et d’échange possède sa logique, le nôtre de même mais pas la dialectique qui serait un moyen de sortie de préhistoire d’espèce humaine, animal créant le travail, une organisation complexe du travail et une pensée, et une conscience.
C’est d’un autre niveau de conscience du processus du productif qu’il s’agit pour une sortie de la préhistoire telle que définie par Marx.
Processus mutuel, réciproque des forces productives et de la conscience, et leur inégalité de développement.
Toute la société pense avec la logique du système, et le parti, les camarades avec.
C’est à ça que se heurtait déjà Marx dans la critique du programme de Gotha que la social démocratie allemande qualifiait déjà, des dizaines d’années après, lors de sa publication, de vue d’intellectuel, de projet de savants, les militants et les travailleurs « ayant à traiter d’autres sujets ».
La social démocratie allemande, le disait ouvertement comme d’autres le pensaient et le pensent sans le dire
Les auto-effets en spirale de la crise sur les conditions du processus productif et sa culture et son accélération inouïe, malgré et à la fois le frein systémique qu’il subit [le processus], peuvent-ils créer les conditions d’une écoute, d’une autre logique ?
Certes les luttes sociales, la bataille de l’entreprise, sont la base de l’expérience théorique, mais nous aident-elle à briser cette logique ? A aller au-delà d’Adam Smith justement comme le dit Denis au CN ?
C’est-à-dire raisonner à partir d’une autre logique que la logique du système ?
« L’idéologie allemande » posait la question, et il ne me semble pas qu’elle n’y répondait pas. Mais sans s’avancer jusqu’aux solutions et l’action de classe autonome du prolétariat… Elle est une analyse, Marx et Engels le reconnaissaient, et c’était et c’est déjà beaucoup que de l’exposer. Ce n’était pas encore l’écriture du Capital, ni la construction du mouvement ouvrier socialiste et scientifique que cette analyse a permis. Ni l’économie marxiste de régulation systémique dans avec des moyens de production numérique et d’automatisation et leur productivité ouvrant la voie possible d’une société de partage, de coopération et de cohérence relative mondiale.
2. Il n’y a sans doute pas d’autre voie que les luttes, encore faut-il les comprendre, ce qui est boucler le cercle [fatal ?] des difficultés. On voit que la lutte interclassiste « paysanne » lui fait poser à elle-même des questions nouvelles, des questionnements nouveaux de la part des intéressés. C’est un progrès de conscience, mais pas un saut de logique.
Idem pour toutes les luttes, ouvrières, salariées, celles des retraites entre autres.
Rapports à l’intérieur du parti, rapport avec les masses et rapports mutuels, réciproques.
Pour éviter le pessimisme autant se poser les questions
J’arrive de mon AG de sectionoù on a parlé aussi des luttes quotidiennes et locales, heureusement.
Pour les chercheurs, un peu plus d’interdisciplinarité et pour tout un chacun une ouverture sur les métiers des autres serait un pas vers une meilleure compréhension de la société humaine, ce pas pouvant amener à une compréhension plus large de l’organisation sociale économique, politique, philosophique en relation mutuelle. Ceci vaut pour « les militants »…
…et aiderait à comprendre le contenu économique de la crise, la contradiction contenue dans le cycle social du capital, social parce qu’il contient le renouvellement de la société mais en même temps le réduit par sa nature au point de le menacer.
C’est ce que disent l’ensemble les articles de ce recueil de novembre 2023 à février 2024 et que disent les recueils précédents depuis plus de 20 ans, en cœur avec tant de préoccupations des humains ici et dans le monde. 07/02/2024 08:33:51.
Première intervention sur la formation des militants
Chacun connaît ici l’excellent travail des camarades du secteur formation et des responsables départementaux de la formation. Ayant eu la grande satisfaction de voir de près comment l’énergie impressionnante mobilisée se traduit dans des résultats concrets, par exemple la mise en place des stages cadres régionaux, je tiens cependant à le souligner.
Car ce travail répond à une demande de formation tout aussi énorme de la part des militants du Parti. Cette soif de connaissances et de savoir-faire réfute l’opinion, parfois exprimée, que pour les communistes les idées, les textes, les théories, en somme la cause pour laquelle nous combattons, ne comptent pas beaucoup et que ce qui les motive c’est l’activité pratique pour renforcer la place de l’organisation dans l’ordre institutionnel existant. Opposer les deux n’a pas de sens.
Or on connaît depuis quelques années une situation bizarre : dans les stages de base, on traite de sujets très variés mais pas du projet communiste ! En particulier, la réduction du temps consacré à l’économie nous empêche de présenter les propositions du Parti dans ce domaine.
Je salue donc l’avancée importante que constitue la mention du projet communiste dans le rapport, y compris à propos du programme des stages de base. Il ne s’agit évidemment pas d’asséner nos propositions comme des dogmes, à la façon des socialistes utopiques. Il s’agit d’aider les communistes à s’approprier tout l’acquis des idées passées et présentes, et à être capables de les critiquer pour se libérer de l’idéologie dominante. C’est précisément ce qu’ont fait Marx et ses successeurs. Le rapport emploie l’expression traditionnelle d’« appropriation critique ». N’ayons pas peur de parler de « marxisme vivant », comme nous l’avons écrit dans les orientations du 39ème congrès.
Mais cela signifie qu’il faut faire entrer beaucoup de choses dans les programmes de formation. Le projet communiste, c’est de l’économie, de l’écologie, du féminisme, de l’antiracisme, de l’internationalisme… mais tout cela dans la cohérence d’un projet politique de transformation sociale radicale.
Puisqu’il faut faire des choix, cette cohérence me paraît un bon fil conducteur pour dégager l’essentiel de ce qui peut être proposé aux communistes à chaque niveau de formation.
Je prendrai l’exemple des notions essentielles d’économie politique, dont chacun s’accorde à dire qu’elles font partie du bagage qu’un stage de base doit apporter. Le risque à éviter serait que les participants d’un stage en retiennent pour l’essentiel que le travail est la source de la richesse, que les capitalistes s’approprient une partie de la richesse créée par les salariés et que par conséquent le fin du fin de la lutte des classes réside dans le conflit pour le partage de la valeur ajoutée. Si c’est seulement cela nous avons raté notre coup car tout cela est déjà dans Adam Smith, père fondateur du libéralisme, un siècle avant Le Capital ! Ce que Marx a montré, c’est le caractère profondément contradictoire du mode de production capitaliste, et ses successeurs ont analysé comment ce système a évolué, dans l’histoire, pour repousser plus ou moins efficacement ces contradictions, sans jamais les dépasser, jusqu’à la phase actuelle où elles éclatent, par exemple face au besoin d’une révolution écologique, et surtout dans la révolution informationnelle qui bouleverse désormais tout le fonctionnement de l’économie. Pour le stage de base, nous avons essayé de nous en tirer en ouvrant la séance par une vidéo de l’assemblée générale des actionnaires de Sanofi perturbée par des syndicalistes, qui fait percevoir de façon quasi-physique que l’enjeu n’est pas seulement l’inégalité des rémunérations mais la violence du pouvoir exercée par le capital et de la logique de rentabilité qu’il impose à la société. Mais on doit pouvoir faire beaucoup mieux.
Comme le dit le rapport, cela suppose, au-delà des stages, des lectures, et aussi des cursus thématiques permettant d’approfondir les différents domaines de connaissance utiles à l’activité militante.
Je pense que ce vaste programme est réalisable, on dispose de matériaux pour cela, à commencer par nos textes de congrès.
Une seconde intervention de Denis Durand était consacrée à la riposte à Attal
La première intervention d'Evelyne Ternant est consacrée à la crise du capitalisme et sa seconde intervention sur la liste des Européennes.
TRAVAILLEURS SOCIAUX OU TRAVAILLEURS DES SERVICES SOCIAUX. DE LA PROTECTION SOCIALE.
Production et Services.
Les services permettent la production, ils constituent une unité du système productif et ont un rôle particulier dans cette unité.
C'est sur la production des biens matériels qu'est collectée la plus-value et la valeur transmise en aller-retour à l'ensemble des productions matérielles, "immatérielles" et symboliques, et des services qui permettent la production matérielle en aller-retour, et y compris à l'argent "dématérialisé", déconnecté de la valeur de production lui-même par et grâce à la masse des profits, dans la croissance de la productivité qui contrecarre jusqu’à un certain point la baisse tendancielle du taux de profit.
Ce "certain point", nous sommes en processus de l'atteindre. Evidemment la « déconnection » se fait au détriment de l’évolution, la croissance et la complexification nécessaires des biens et besoins sociaux et des forces productives qui les permettraient. C’est un vase communiquant perdant…
Le cœur de système réside dans la production de plus-value, de son usage privé dans la propriété privée des moyens de production et d’échange, dans le cycle de reproduction sociale et d'accumulation sociale capitaliste A-M-A'.
La propriété est mouvante, n’a pas de point fixe dans le capitalisme financiermême si une production s’effectue dans un lieu concret.
Il est anti scientifique d’user du terme de « mode de production » sans ajouter ou sous-entendre production et échange dans leur unité de reproduction sociale élargie, son développement, son évolution, sa complexification et son besoin insuffisamment et inconcrètement satisfait de condensification.
La condensification, concept développé dans plusieurs articles personnels, est aussi la transformation qualitative , inséparablement, c’est à la fois la même chose et le particulier rassemblé, en volume physique et mental, dans la même chose.
L’homme est un animal social.
Le capitalisme comme mode contient l’insuffisance et non l’immobilité mais cette insuffisance le conduit vers l’immobilité relative in fine absolue, totale, mort sociale, ou à son dépassement par intervention du développement de la force contraire, matérielle, consciente, volontaire et morale, le vendeur au capital qui l’achète de la force et capacité de travail.
La confusion entre l’usage du terme « social » et la réalité sociale en dit long sur notre conception de la société. Alors qu’elle est notre réalité première en tant qu’espèce pensante organisée socialement.
Tout est à réparer dans notre mode de pensée, le mode de pensée du capital qui nous habite globalement et totalement par l’achat et la vente, « le et notre » quotidien du système et du libéralisme et de l’ultra libéralisme économique et financier.
Il y a des travailleurs des services sociaux, qui aident les personnes à vivre dans la société, par exemple à la caf, caisse d’allocation familiale, pour toutes les prestations qu’elle assure.
Il s’agit de protection sociale pour tous rendue à la personne.
Si tous les travaux humains ne sont pas des travaux des services sociaux, ils sont tous sociaux, même lorsqu’ils sont nuisibles à la santé humaine, sociale : ils font partie de l’activité sociale et socialement antisociale, humaine.
Travail social, donc aussi des travailleurs sociaux, des services, du professeur, du postier, de la CAF….. Mais pas seulement des services sociaux dont la production dépend mutuellement ET production en première instance.
La poste peut être aussi liée directement à la production, comme le transport, productive de plus-value, d'autant plus liée par le système monopoliste directement à la production, bien qu'elle soit publique.
Il n’y a pas de disparition de production de capital, de production de plus-value dans la chaîne « entièrement automatisée », elle est globalisée dans l’ensemble de la production ouvrière avant et après qui la produit, même s’il n’y a qu’un ouvrier de maintenance en tant que capital variable. Par contre il y a suraccumulation dévalorisation du capital en croissance dans la révolution technique et le « mécanisme » réciproque de crise sur la crise et d’inconscience sur l’inconscience.
Et il y a contradiction entre croissance et la recherche de la récolte de plus value absolue (et même relative en fonction des divers degrés de productivité) et crise qu’elle induit dans le système et les besoins sociaux liés insatisfaits.
L'économie intervient en dernière instance, elle permet l'ensemble des activités humaines.
La production intervient en première instance. Mais en unité, production consommatrice et consommation productrice, et échange intermédiaire dans le même mouvement dialectique.
Et la protection sociale intervient en dernière instance et en unité, la protection est donc aussi production. Pas facile à comprendre qu’une chose est une chose et une autre chose en même temps.
La collecte de plus-value s’exerce dans le lieu de production des biens matériels que la protection contribue à exister. Et la suraccumulation du capital et du capital constant en proportion grandissante dans le capital se développe de même à partir de ces lieux. Les profits sur le profit, dans la financiarisation et les activités parasites ne peuvent exister sans production matérielle et sans collecte de la plus-value et la guerre capitaliste de la plus-value.
Double dernière instance productive réciproque, économique, de la production et des services dans laquelle se glisse la contradiction antagonique subsumant le travail, dominante, du commun achat direct ou indirect (particulier et global de l'économie en processus de mondialisation globale limitée par le système), de la force et de la capacité de travail par le capital (ça c'est confus, il faut le revoir).
Et travail social productif direct de capital en première instance, de l’ouvrier qui fabrique des chaussures ou des bus…, manuel ou intellectuel de production matérielle stricto sensu, ouvrier-ingénieur, ouvrier-technicien, ouvrier-cadre…
Tout travail est social dans lequel existe le travail de protection sociale.
Le livre 4 du capital sur les thèses sur la plus-value et travail productif de capital et travail improductif de capital manquent à l’analyse du mouvement ouvrier, salarié et à toute la société humaine.
De même les thèses du livre 3 sur la baisse tendancielle du taux de profit et les thèses sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital développées par Paul Boccara.
L’ergologie développée par Yves Schwartz qui intervient sur des conditions de l’activité humaine mais pas toutes les conditions, fait partie de ce manque.
L’arrêt sur image du syndicalisme et des partis de transformation en santé sociale suffisante en référence unique au livre 1 est le fond de la social démocratisation du mouvement ouvrier, dès l’origine, devenu social libéralisme dans la crise générale de suraccumulation du capital.
Tout travail est social.
J’étais « agent de lycée », après avoir été ouvrier manuel d’industrie, en 1962, ce qui ne voulait rien dire mais avec l’action syndicale, d’agent de lycée nous étions devenus personnels techniques ouvriers et de services (TOS) ce qui veut dire quelque chose et qui est un début de reconnaissance de qualification donc y compris salariale, en fonction des besoins sociaux auxquels nous répondions.
Ce qui n’est pas valeur sociale et morale hiérarchique mais par exemple de catégorie autre que catégorie administrative, fonction on ne peut plus utile de même, l’une et l’autre.
La division de classe et de sexe du travail intervient aussi, bien sûr négativement, dans la composition sociale du travail. Nous n’en traitons pas ici, il faut aussi la traiter en tant que mode de production, de strates successives et de persistances dans le mode de production et d’échange actuel.
Le mort saisit le vif et le vif résiste.
Malheureusement, la nouvelle génération des travailleurs du libéralisme mondialement et institutionnellement financiarisé a abandonné « de son plein gré » l’appellation TOS.
Le service social en tant que service est une abstraction mais en rassemblant les activités concrètes des divers services sociaux cela devient une abstraction concrète, rationnelle, qui a une fonction sociale ; c’est une catégorie philosophique concrète et pratique, et en même temps, à la fois, une catégorie sociale parmi les travaux des services sociaux.
Traiter de travail prescrit et de travail réel sans définir le travail concret et le travail abstrait mène à des aberrations mentales logiques illogiques. Le Travail abstrait qui est une abstraction de mesure sociale d’échange du système, Lapalisse l’aurait dit, et non un « morceau » une part séparée du travail concret, celui du boulanger qui fait le pain par exemple, sans en venir à l’exemple du travail de service que cet article tente d’expliquer par ailleurs.
« La logique est l’argent de l’esprit » qui isole de la perception du mouvement et la dialectique, d'une logique qui généralise dans le mouvement, et pour l’humain, le mouvement social dans le mouvement naturel.
La fonction sociale particulière des « les services sociaux et les travaux sociaux », abstraction généralisante, c’est-à-dire partie organique des travaux répondant à un besoin social général et aux besoins sociaux particuliers de la personne.
Ressembler des travailleurs dans un GRT, un groupe de rencontre du travail, analyse conceptuelle et technique concrète ergologique et concept de management, au-delà des concepts ergologiques théoriques et pratiques, pour qu’ils réfléchissent entre eux et avec « l’animateur ergologue » à leur travail, prend une dimension sociale nouvelle et transformatrice générale lorsque la rencontre met en rapports sociaux abstrait et concrets l’ensemble des activités d’une catégorie et plus l’ensemble des activités de production et d’échange, « productifs et improductifs ».
Pas de généralisation sans particulier et pas de particulier sans généralisation ni de DD3P (dispositif dynamique à 3 pôles, Gestion-Politeïa-Marché, sans le rapport au besoins sociaux généraux dans leur particulier à double sens.
Les Rapports sociaux sont liés dialectiquement au mode de production et d’échange . Un mode de production et d’échange capitaliste comporte des activités productives-trices (valeur d’échange et valeur d’usage , unité en désagrégation malade du système) directement ou indirectement de collecte de plus-value.
La production directe de capital et de plus-value est au cœur des contradictions antagoniques sociales à dépasser.
Ne pas donner à tout le qualificatif d’industrieux qui est connoté scientifiquement et utilement. Il s’agit de la transformation sociale directe (une des formes du travail) de la nature en fonction de besoins sociaux et leur évolution, que les services permettent indirectement en particularité de fonction mais en unité de mouvement de l’activité sociale.
Le vocabulaire de la société marchande, de classe et de droit (de Droit en dissolution générale de crise générale) oblige à procéder à des contournements scabreux d’expression. Son « extrémité » dans le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisé (CMMnIgF) contient cette dissolution.
Un GRT qui l’ignore est gravement mutilé dans son action et ses buts de conscience du travailleur et de vie quotidienne et à venir du travailleur.
Si le travail et le travailleur et sa production directe et indirecte sont aliénés, le GRT l’est aussi.
Dépasser la contradiction, générationnellement et régénérationnellement, progressive et radicale, qui vit dans le GRT et le dépasser dans un processus concret, précis, expérimenté et révisé en double anticipation, continuellement, celle du travail aliéné dans le rapport social capitaliste de vente de la force de travail, d’accumulation et suraccumulation et dévalorisation du capital, sont des mouvements du mouvement social général, abstraction rationnelle, qui n’est donc pas une abstraction de désadhérence conceptuelle sans retour social.
Subvention, subvenir, subsistance, production, consommation, production de valeur d’usage, production de plus-value, surproduction systémique de capital, de capital constant.
La plus-value ou survaleur est une catégorie.
Une CATEGORIE philosophique ET pratique est concrète, est un récipient mental en mouvement de concepts commensurables.
Et un concept est une généralisation mentale de généralisations mentales mis en relation dialectique cérébrale du corps-soi dans le corps social environnant du Km zéro à l’humanité tout entière, et formant des systèmes de concepts propres à chaque corps-soi.
Tout échange est aussi une traduction dans la transmission sociale, ce qui n’est pas un handicap mais une propriété sociale de la socialisation, de l’humanisation continue-quantique infinie au-delà de l’espèce.
Développement et complexification économique et développement complexification psychique sont en rapports dialectiques de croissance comme de régression dans la croissance.
Idem pour la crise de l’un et de l’autre.
Mais l’un et l’autre ont une autonomie relative de développement, de mouvement particulier dans le mouvement commun.
Autonomie relative des idées par rapport aux conditions matérielles qui les ont fait naître. De même autonomie relative de la production économique et de la production mentale, des systèmes de concepts qui en naissent (1). Le divorce peut être flagrant comme et entre les conditions de survie humaine, de développement de l’humanisation continue en danger.
On ne peut mettre un calque entre anthroponomie et anthropologie ni entre production et besoins sociaux ni entre besoins sociaux et autonomie des besoins mentaux, psychique à l’intérieur de besoins sociaux
Ce n’est pas parce que la quantité de savoirs augmente que le rapport dialectique de croissance entre savoir et besoins sociaux augmente en qualité. C’est même au phénomène contraire auquel nous assistons.
Baisse tendancielle du taux de profit et baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique vont de pair. Et leur autonomie relative de même. Le « lit de Platon social » et les capacités de production physique et mentale dans le rapport transformation de la nature et travail sont en régression. De même la relation globale physique et mentale à la nature est en extinction relative mais certaine. Toucher et modeler s’évanouissent progressivement malgré leur croissance technique.
La croissance du phénomène psychique de fétichisme de la marchandise est inversement proportionnelle à celle la conscience des lois du système capitaliste qui créent la suraccumulation-devalorisation du capital ; c’est-à-dire que cette croissance du fétichisme vire au paroxysme alors que la contradiction entre fétichisme de la marchandise et réalisation des besoins sociaux vire aussi au paroxysme. Leur relation "religieuse" s'affirme.
Cela ne veut pas dire que les besoins sociaux ne s’expriment pas mais que les moyens de les satisfaire entrent en contradiction croissante avec eux
L’autonomie relative en état de santé précaire de la conscience par rapport aux besoins sociaux et contradictions sociales antagoniques à dépasser ne trouvent pas résolution, s’en éloigne, creuse la distance entre activité et besoins.
C’est un cul de sac du développement dialectique du rapport d’activité économique et d’activité psychique : c’est la crise de fond de la condensification qualitative des développements économiques et psychiques, leur rapport dialectique et leur autonomie dialectique, leur rapport de l’un à l’autre.
Il ne peut pas y avoir dépassement de la contradiction développement économique - développement psychique sans mise en œuvre volontaire, sociale, militante de la transformation de l’action de l’un sur l’autre.
L’absence de relation suffisante formation militante économique et formation militante mentale, rapport dialectique du mouvement commun et mouvement des deux relativement autonome est une tare du mouvement ouvrier, salarié, portée par les organisation ouvrière et salariées elle-même dès l’origine.
Les luttes idéologiques à l’intérieur du mouvement ouvrier et la chute dans la facilité analytique et organisationnelle est à suivre historiquement. Les guerres impérialistes ont été des moments de cause à effet.
Dans le développent de la pensée marxiste, de Marx et des fondateurs du mouvement ouvrier, l’évolution mentale et le mouvement de l’économie sont en étroite analyse commune, de même que l’autonomie relative et l’inégalité de développement, de croissance de la réalité économique et de la représentation mentale de la société et des rapports sociaux qui sont indissolubles.
Nous les avons pourtant dissous !
Veut-on se poser cette question ou pas ? D’elle dépend une relation saine et un développement social entre conditions matérielles de vie et mentalités, résistance et construction d’un mode de production et d’échange dépassant la contradiction Capital/Travail.
Je reviens sur l’idée que commencer par les fins est une inversion des besoins de développement. Il s’agit de retour aux origines à accomplir, que ce soit l’analyse du mouvement du capital que l’analyse du mouvement psychique et du rapport dialectique mouvement du capital/baisse tendancielle du taux de profit et du taux d’intérêt psychique.
Il s’agit d’un divorce du développement Argent-moyen d’échange/Psychisme et de leur développement inégal de croissance et de qualité.
Les manuscrits de 1844 comme le chapitre sur le fétichisme de la marchandise du capital vont de pair et nous les dichotomisons. Dommage, dommage au sens propre et non comme qualificatif !
Je crois que cette réflexion n’est pas hors sol, mais l’est par rapport à la réalité du rapport entre mouvement ouvrier et autonomie psychique des mouvements du capital et du mouvement de la conscience de la conscience.
La conscience de la conscience c’est la capacité d’analyse en miroir de l’évolution du mouvement de la conscience sur elle-même.
C’est une double anticipation, auto-prescription d’un travail, d’un mouvement de la conscience sur l’acte-rapport d’activité, travail, en rapport avec les besoins sociaux et modification en aller retour permanent de contrôle de l’acte matériel et de la conscience de l’acte matériel, leur matérialité commune, l’unité et l’inégalité de développement de leur matérialité commune.
Je sais que je parle à un mur.
La conscience de classe ce n’est pas seulement conscience de la contradiction Salaire/Plus-Value ni de la suraccumulation-dévalorisation du capital : c’est en unité celle du rapport entre reflet-représentation du réel pour agir sur le réel, connaître le monde pour le changer (11eme thèse).
La social démocratie allemande considérait à la fin du XIXéme siècle la critique du programme de gotha comme une activité savante quasi superflue de la part de Marx face aux carences du réel par rapport aux besoins ouvriers. Je crois que nous n’avons guère changée cette option et même que nous l’avons aggravée dans la le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé.
Ultralibéralisme, ultra-présidentialisme, néo-fascisation dans la révolution technique sans révolution sociale ; cul de sac de la croissance de la condensification dans celle de la complexification sociale, croissance de la contradiction entre complexification et condensification sociale, matérielle et morale, économique et mentale.
Pierre Assante. 05/02/2024 05:04:22.
(1) Catégorie philosophique, « ma définition » concrète : récipient mental de concepts (concept : généralisation de généralisations) commensurables.
Chères amies et Chers amis, et chères et chers Camarades,
vous désespérez de partager cette clef, possible, en laquelle vous croyez, à tort ou à raison….....
Vous pensez avoir des clefs pour passer d’une simple alternante politique toujours sans lendemain à une alternative économique et sociale susceptible de sortie, du plus près au plus loin, de la crise de société, de civilisation, de subsistance et de violence.
Crise du travail, climatique, sanitaire etc…
Mais vous désespérez de partager cette clef, possible, en laquelle vous croyez, à tort ou à raison…
Elle suscite si peu d’intérêt auprès de votre entourage !!!???
Votre entourage, comme vous et comme moi est prisonnier des idées acquises, malgré leurs protestations sur ce qui ne va pas et dont il souffre. S’en dégager, même en partie est un effort de chaque jour.
Cela s’appelle l’idéologie dominante, Marx et Engels ont beaucoup écrit sur cela dans « L’idéologie allemande ». On peut en faire la comparaison aujourd’hui pour la France et pour le monde.
Ils ont écrit mieux après, et d’autres comme Paul Boccara de même, en « décortiquant » le mouvement du capital dans le monde , ce mouvement dans lequel nous produisons et échangeons ce dont nous avons besoin chaque jour pour vivre.
Ils démontrent aussi les limites du développement humain dans le développement du système capitaliste qui tend de plus en plus à être incapable de produire et d’échanger en quantité et en qualité nécessaires. Cela par rapport aux évolutions de la société, aux évolutions des besoins sociaux.
Dans sa critique du « programme de Gotha », Marx et avec lui Engels et la partie la plus avancée du mouvement ouvrier, prévient et alerte que la protestation et les revendications ne suffisent pas. Encore faut-il y intégrer les mesures indispensables à un changement politique et social pour les satisfaire.
La science infuse ne suffit pas non plus à apprendre ces mesures, et développer les moyens de les mettre en œuvre. Cela s’appelle un besoin de formation politique des ouvriers, des salariés et des peuples, des moyens de cette transformation de progrès.
Il y a grand retard à mettre en œuvre quotidiennement et de façon suffisante cette formation, collective et démocratique, ce retard étant une des raisons essentielles, à mon sens, de l’incapacité de sortie de la crise générale dans laquelle la société et nous-même sont empêtrés.
Ce siècle doit être consacré, je crois, ensemble, à la lutte démocratique pour un changement de progrès et une formation collective et démocratique des moyens d’y arriver, luttes de chaque jour, formation de chaque jour.
Le centre de cette lutte et de cette formation étant sur le rapport social consistant à vendre sa force de travail au capital pour vivre et la libération de cette vente pour continuer le renouvellement de la société, le nôtre. C’est une tâche qui semble simple, mais qui est très complexe, de même que le processus social pour la mettre en œuvre.
Toute formation est utile à condition d’y mettre celle-là au centre, afin de ne pas les rendre inefficaces, sans lendemains.
Intervention utile ou erreur composée de ma part ?
Les propositions des économistes communistes et de la part du congrès du PCF qui les contient sont l’émanation de « l’école d’économie marxiste de régulation systémique » et développées entre autres dans la revue « économie & politique », et aussi résumées dans des articles de formation réguliers et diffusés par la revue et le Parti.
Système, social-democratie et guerre capitaliste des humains entre eux.
L’ouvrier, le salarié se bat à juste titre pour l’augmentation de son salaire et le paysan y compris le petit propriétaire pour celle de son revenu.
Ils réclament ainsi le moyen de vivre mieux, et souvent de survivre tout simplement.
Cette bataille c’est celle de la répartition contradictoire, antagonique, entre la plus-value (ou survaleur) et le capital variable, le salaire.
C’est une bataille juste, mais qui dans le cadre du système induit aussi la guerre des salariés entre eux, des hommes citoyens producteurs entre eux.
Cette guerre est la guerre du système, guerre matérielle et morale, dans tous les domaines d’activité humaine qui fait de la crise économique une crise de civilisation, une crise des règles de vie en communauté, en société.
Il s’agit donc de ne pas limiter la bataille à celle du Salaire-Capital variable/Plus Value, mais de l’étendre, dans le rassemblement de lutte, à la transformation du système, du critère de gestion P/C, de la résolution de la crise de suraccumulation et dévalorisation du capital induite par l’accumulation capitaliste dans le cycle social A-M-A’ et la vente de sa force et capacité de travail par l’homme citoyen-producteur au capital qui l’alimente et qu'il alimente.
C’est la caractéristique de la social-démocratie et des partis sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates dés leur formation, dès leur origine, devenus dans leur évolution libéraux-démocrates, c’est-à-dire libéraux tout court et hyper libéraux en se limitant à la bataille Salaire/Plus-value jusqu’à la réduire à la charité la plus débile, car sans transformer le mode de production et d’échange.
Bien sûr un mode de production capitaliste entre en crise qui réclame sa transformation qualitative lorsque ses contradictions et ses forces contradictoires processent en unité et identité à leur extrémité vers le besoin de la résolution de la contradiction antagonique Salaire/Plus Value, et nous y sommes parvenus.
Nous y sommes parvenus dans le besoin matériel de transformation mais pas dans la conscience collective de ce besoin par le vendeur de sa force de travail.
Certes, cette transformation qualitative réclame un processus à inventer et expérimenter tout au long de la nouvelle étape d’humanisation d’une civilisation du partage, de la coopération et de la cohérence relative suffisante du local au mondial en unité.
C’est un tel processus qu’analyse et propose l’économie marxiste de régulation systémique promue dans « Economie et politique » et les congrès du PCF, du moins la partie qui la contient.
Du galet aménagé à la chaîne de production automatisée et ses capacité productive inouïes mais limitées par le système, en passant par l’artisanat qui la soutient historiquement en tant qu’étape de la complexification vers la grande industrie numérisée et contient toujours l’invention sociale productrice prototype dans cette industrialisation, l’humanisation-industrialisation entre dans une phase de l’adolescence à l’âge adulte.
Ce passage de croissance nécessaire contient de graves dangers comme toute crise de croissance organique.
Les déjouer ces dangers est la tâche humaine du XXIème siècle et des générations qui vont le traverser, héritage et dénormalisation-renormalisation de l’héritage.
De ce siècle et de chaque jour de ce siècle, du Km zéro à l’humanité tout entière.
La contradiction antagonique ne réside pas ni dans l’accumulation par elle-même ni dans la production de valeur ajoutée, nécessaires à la reproduction humaine élargie, sociale, mais dans le type et le critère d’accumulation privée, aliénée et aliénante A-M-A’ et sa qualité impropre à une poursuite d’humanisation en santé sociale suffisante, ce qui est mis en lumière dans de précédents articles.
Pierre Assante. 02/02/2024 03:17:56.
"...Quand donc nous parlons de production, c'est toujours de la production à un stade déterminé du développement social qu'il s'agit - de la production d'individus vivant en société. Aussi pourrait-il sembler que, pour parler de la production en général, il faille, soit suivre le procès historique de son développement dans ses différentes phases, soit déclarer de prime abord que l'on s'occupe d'une époque historique déterminée, par exemple de la production bourgeoise moderne, qui est, en fait, notre véritable sujet. Mais toutes les époques de la production ont certains caractères communs, certaines déterminations communes. La production en général est une abstraction, mais une abstraction rationnelle, dans la mesure où, soulignant et précisant bien les traits communs, elle nous évite la répétition. Cependant, ce caractère général, ou ces traits communs, que permet de dégager la comparaison, forment eux-mêmes un ensemble très complexe dont les éléments divergent pour revêtir des déterminations différentes. Certains de ces caractères appartiennent à toutes les époques, d'autres sont communs à quelques-unes seulement..."
Marx. 1857. Extrait de « Introduction à la critique de l'économie politique ».
Raisonner SUR la durée est la voie la plus rapide.
Du galet aménagé à la chaîne de production automatisée, l’humanisation s’est faite dans la durée et dans des sauts dialectiques de qualité.
Le critère P/C du taux de profit interdit de raisonner dans la durée.
Tout autant que le pouvoir qui impose ce critère, la guerre que se mènent les hommes entre eux sur la base de ce critère s’oppose aux dénormalisations-renormalisations d’un processus en santé sociale.
Les paysans qui sont à juste titre dans l’action pour survivre, travailler, produire et en retirer leurs subsistances et leurs revenus sont en premier lieu touchés par la guerre qu’il se mènent entre eux sur la base du critère du taux de profit.
Ils en arrivent à se battre contre le peu de critères écologiques nécessaires depuis des millénaires à une agriculture renouvelable, de même que l’ouvrier est amené à se battre contre les critères d’une production renouvelable.
L’évolution nécessaire des techniques agricoles comme des techniques industrielles et artisanales dans les strates successives des modes de production et d’échange, ignorent ce besoin. C’est la loi de l’accumulation privée.
Ils le font contraints par leur besoin immédiat de survivre, de vivre, de revenu immédiat pour survivre. Le système qui l’impose n’est pas remis en cause et c’est là qu’une protestation sur la défensive est amenée à déboucher sur un cul de sac. La critique du programme de Gotha posait cette critique là…
Les critères du renouvelable sont eux-mêmes réglés par le critère du profit, contradiction paralysante.
Ce n’est pas « l’écologie » qui est responsable, c’est le critère du taux de profit, ce que l’écologie politique ignare ignore dans sa masse, même si une part en prend conscience.
Il en est de même pour les ouvriers lancés sur le non durable pour leur survie immédiate à travers une politique d’entreprise, d’Etat et mondiale basées sur cette guerre.
Ceci s’est étendu massivement et peut-être irrémédiablement à toutes les activités humaines, de la production matérielle de base de subsistance jusqu’à la culture populaire et savante et les « loisirs » touchés eux-mêmes matériellement, moralement, idéologiquement par cette loi contraire au processus d’humanisation, c’est-à-dire contraire à l’évolution-croissance-complexification-condensification nécessaire à tout processus de vie et de survie.
Les partis communistes n’ont pas joué la politique de la durée tout autant que les partis bourgeois qui s’y sont opposés. Pourtant, raisonner sur la durée, c’est la voie la plus rapide.
La critique du programme de gotha s’appuyant sur les recherches de Marx et de la partie la plus avancée des forces sociales communistes le disait déjà des 1875.
Le syndicalisme de classe comme les partis de transformation sociale de classe ne posent pas et ne raisonnent plus sur la durée. Les politiques de la libération de 1945 ont raisonné sur la durée, mais cette raison fondamentalement n’a pu perdurer ; et l’état du monde malade non du progrès mais de sa qualité insuffisante peut être pensé irréversible en manque de santé, en maladie mortelle.
Il est de l’honneur humain de poser la question calmement et avec insistance sur la table, en évidence, même si elle semble irréaliste. Ce qui est irréaliste c’est de poursuivre sur des rails qui ne mènent à rien sinon à l’autodestruction dont la dissolution du PCI est à l’image de l’autodestruction de la société.
Le projet de loi sur la sécurité d’emploi et de formation (SEF) répond à la lutte pour dépasser le critère du taux de profit, encore faut-il qu’il soit compris en tant que tel et appliqué dans la mondialisation qui n’est pas la responsable mais la solution au processus d’humanisation en santé sociale, en coopération et en cohérence suffisante.
Encore faut-il, que la pédagogie de la SEF soit assumée par ses promoteurs dans un raisonnement à la fois sur l’urgence et sur la durée, ce qui n’est pas le cas. Car le concept pédagogique de durée échappe à l’urgence.
Et, ce n’est pas « l’humain d’abord », mais « prolétaires de tous les pays unissez-vous ».
Il n’y a pas de contradiction antagonique entre la mondialisation et le Km zéro ni entre la grande industrie automatisée et l’artisanat, mais entre le capital et le travail dans le mode de production et d’échange capitaliste organique monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé.
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Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie