Quelles relations Ergologie et Anthroponomie peuvent-elles entretenir et entretiennent-elles ?
L’ergologie permet elle le contact entre champs délimités ?
L’anthroponomie et l’ergologie ont-elle un « point naturel commun de champ » ?
L’indifférence de la société marchande aux valeurs sans dimensions peut-elle être ce point commun de contact ?
Les « dispositifs dynamiques à trois pôles », la « démormalisation-renormalisation » ont-ils une correspondance avec le concept de contradiction interne, objet, négation, négation de la négation ?
Dans les « démormalisations-renormalisations » propres à l’anthroponomie et à l’ergologie, la contradiction se situe-elle à l’interne, de chacune d’elle, dans la société en général où elles vivent en fonction de la crise de la mesure quantitative de la valeur d’échange, de l’indifférence aux valeurs sans dimension, quelle est la contradiction qui est « la plus opérationnelle », ou les contradictions n’ont elles aucune hiérarchie et fonctionnent dans une négation de la négation globale ?
Les progrès de la conscience anticipante contenue dans l’ergologie étant une avancée nouvelle, encore naissante dans l’abord du processus humain, si l’ergologie ne refuse pas de se nourrir de l’anthroponomie, l’inverse est-il vrai, et l’anthroponomie souffre-t-elle des expériences de pouvoir que le mouvement populaire dominé par les rapports de productions marchand et ses superstructure (au sens de la plante de l’introduction à la critique de l’économie politique de 1859) subit ?
L’anthroponomie n’accomplit-elle pas, sous l’effet de la crise systémique et globale, de ses effets sur le travail, des pas dans le sens d’un concept de travail concret propre à l’ergologie ?
L’ergologie peut-elle s’isoler sans le contact de champ avec ce que l’anthroponomie contient ? L’anthroponomie doit-elle « plier dans l’autre sens » une vision du travail dominée par la négation, la construction populaire d’une négation de la négation dans les syndicats, les partis ouvriers, etc.) s’étant faite dans la marche des luttes qui n’ont posé que partiellement cette question. Ce qui se comprend si l’on considère la négation de la négation comme un processus continu qui s’élargit et connaît des « paliers » et des ruptures. Le dépassement de la société marchande est-il un de ces paliers, une rupture. La reconnaissance des valeurs sans dimensions dépend-elle de cette rupture-continuité ?
Le moment actuel de l’apparition de l’ergologie dans une période de grand bouleversement et développement des forces productives, techniquement mais sans transformation qualitative de l’organisation du travail, sans reconnaissance des valeurs sans dimension, est-elle un hasard ?
La transformation quantitative de l’organisation du travail ouvre-t-elle la possibilité d’une transformation qualitative, quelle intervention humaine consciente est-elle nécessaire à cette transformation qualitative ?
Les transformations internes d’un objet concourent-elles à la transformation de l’objet lui-même ? Par exemple dans l’effet d’un GRT sur l’organisation générale du travail. Dans quelle condition. Sous quelle forme?
La question de la politeia est incluse dans le dispositif à 3 pôles. L’ergologie « militante » est-elle sensible à cette question, cette question l’isole-t-elle du dispositif à 3 pôles, la prise en compte pratique de la politeia isole-t-elle d’une prise en compte non dichotomisée du dispositif tripolaire ?
Le « jugement de valeur », dans la situation où le salarié pour vivre doit avoir la permission de vivre de la part de ceux qui détiennent l’organisation du travail, n’est-il pas dichotomisé entre le besoin et la soumission (exemple du suicide au travail et de la « démotivation »), dans sa manifestation « matérielle » comme dans les idées qu’il contient. Comment l’ergologue ou le consultant ergologue peut-il s’affranchir de cette contrainte ou comment peut-il intervenir dans le processus d’affranchissement de cette contrainte ?
Le « paradigme ergologique » éclaire déjà ces questions. Ses conclusions sont une synthèse rare face à la « vision préhistorique » du travail ambiant. Le débat sur travail concret et abstrait a beaucoup progressé. Mais cette abstraction qu’est le salaire peut-il échapper à la mesure quantitative de la valeur, à la non-reconnaissance des valeurs sans dimension sans que l’ergologue intègre « l’unité de vision » de ce paradigme ergologique. Le paradigme ergologique lui-même ne nous échappe-t-il pas lorsque nous entrons dans un GRT qui butte sur la division du travail sans qu’une transformation qualitative de l’organisation du travail ne soit envisagée à l’échelle macro, collectivement, dans l’interaction des 3 pôles. La transformation qualitative de l’organisation du travail, la reconnaissance des valeurs sans dimension ne demande-t-elle pas la transformation qualitative des pôles de la gestion et du marché et de la politéia dans leur unité de processus. Et cette transformation qualitative n’est-elle pas la naissance d’autre chose que ces 3 pôles en l’état ? Je pense en particulier de la transformation-dépassement du pôle du marché telle que la pose l’anthroponomie et l’ouvrier révolutionnaire ?
Le point, les points de contact entre l’anthroponomie et l’ergologie ne pose-t-elle pas la question de l’absorption de la seconde par la première du fait d’une tradition anthroponomique plus développée dans la société, les syndicats, les
partis ? Dans ce cas comment l’ergologie assurer son autonomie relative et peut-elle apporter l’activité de son champ pour un développement général des « champs sociaux ».
Le contact avec les « luttes concrètes collectives », sans compromission sur les concepts qui fondent le développement de l’ergologie, l’évolution conjointe n’est-elle pas et le moyen de se développer et le moyen de ne pas s’isoler, bien que tout mouvement soit complexe et « l’inconfort intellectuel » évident.
Mais peut-être ces questions sont sans intérêt, la question ergologique faisant son chemin et les convergences n’ayant pas besoin d’intervention « extérieures » confinant au volontarisme, et parce qu’elle sont « trop en l’air » par rapport aux questions du moment ?
On pourrait allonger les interrogations…….
Pierre Assante, 5 novembre 2010


Le journal "L'Humanité" de ce jour (à lire absolument) publie un
Dans la période actuelle de confusion, provisoire, car la crise est instructive, de confusion sur les conditions objectives de transformation sociale, la relecture de cet ouvrage peut être très pédagogique. 

« La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une « immense accumulation de marchandises ». L'analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches ».
La grande interrogation philosophique du qui sommes nous, où allons nous est liée à la recherche de la survie et du développement de l’espèce et de la personne dans l’espèce. Elle est liée à son existence et à la recherche des conditions « matérielles et morales » de cette survie et de ce développement. Un développement « en santé », donc aussi en maladie inséparable de la vie tant que la vie les surmonte.
forme exotérique de ces oppositions, les seules intéressantes, qui constituent le sens des autres, les oppositions profanes. Ce qui passe pour l'essence posée et à supprimer de l'aliénation, ce n'est pas que l'être humain s'objective de façon inhumaine, en opposition à lui-même, mais qu'il s'objective en se différenciant de la pensée abstraite et en opposition à elle ».

Quelques lignes pour commencer la réflexion :
-Nous ne sommes pas des aveugles, mon cher père, nous sommes seulement des hommes. Nous vivons dans une réalité mobile à laquelle nous essayons de nous adapter, comme les algues qui ondulent sous le mouvement des vagues. On a promis explicitement l’immortalité à notre sainte mère l’Eglise, mais a nous, en tant que classe sociale, non. Pour nous un palliatif qui promet de durer cent ans équivaut à l’éternité. Nous pourrons à la rigueur nous inquiéter pour nos fils, peut-être pour nos petits-fils ; mais au-delà de ce que nous pouvons caresser de nos mains, nous n’avons pas d’obligations. Et je ne peux guère me préoccuper de ce que seront mes éventuels descendants en l’an 1960. L’Eglise au contraire doit y penser, car elle destinée à survivre. Jusque dans son désespoir, le réconfort est implicite. Croyez-vous que si elle pouvait maintenant ou dans l’avenir se sauver à notre détriment, elle ne le ferait pas ? Certes si, elle le ferait, et elle aurait raison.
sans illusion de don Fabrice. Il ne fallait pas, cependant, laisser triompher l’interlocuteur.
Il est de plus en plus clair dans l’opinion que la réforme des retraites a deux buts essentiels qui en fait en font un : le drainage des résultats du travail vers le profit privé,

Nous voyons un téléviseur, un bateau, une table.
A cela s’ajoute qu’une pensée peut consister à se représenter un « objet matériel » en mouvement, une table, notre propre corps etc. ou un objet « qui n’existe pas », c'est-à-dire une représentation que le cerveau a imaginée en dehors de toute réalité palpable.
Maintenant revenons au début. Nous voyons un téléviseur. Matière inanimée, non pensante mais prolongement (comme le sont les logements, les nourritures humaines créées) du corps créé par le corps et les instruments du corps qui l’on précédée, et qui transmet les représentations de la réalité formée dans la pensée humaine, utilisée en fonction
La pensée crée des formes nouvelles du mouvement en agissant sur le mouvement par les propriétés de ce mouvement. C'est toute la différence entre la représentation d'une réalité où il y aurait d'un côté la matière et de l'autre la pensée. La pensée est matérielle, elle possède les qualités et les propriétés de la matière, du mouvement qu'est la matière.

ceci n’est pas notre testament de mort



Pourquoi alors la publier à nouveau ici ? Tout simplement parce que le texte ne m’a pas été soumis avant publication, et que bien des lecteurs se sont ouverts à moi de leur étonnement devant ce qui pouvait apparaître comme un manque de sérieux orthographique et historique de ma part. je me permets donc de le donner, dans sa spontanéité respectée de l’oralité, mais en
rectifiant des formulations mal comprises, en corrigeant son orthographe, et notamment celle des noms propres mal notés qui ont fait douter les lecteurs de mon sérieux historique.
ENTRETIEN AVEC ROBERT MENCHERINI
Décret sur les biens ségneuriaux (Jaurès, suite)
pour conséquence une libération plus décisive du paysan. Après le 14 juillet, c'est la nuit du 4 août. Après le 10 août, ce sont les décrets du 25; après le 31 mai, ce sont les décrets des 3 juin, 10 juin et 17 juillet. Chaque vibration révolutionnaire de Paris faisait tomber un pan de servitude paysanne. Mais du coup le girondisme, le fédéralisme étaient morts...."
