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Les causes profondes de l’agression des États-Unis au Proche-Orient
« …Le « choc d’offre » ainsi décrit n’aurait pas eu lieu, estime le FMI, si la guerre n’avait pas éclaté. Dans ce cas, l’organisation internationale aurait même légèrement relevé ses prévisions de croissance.
Est-ce bien là toute l’histoire ? Serions-nous donc simplement en présence d’une sorte de choc pétrolier, comparable à ceux des années 1970 ? Déjà, en 1973 et en 1979, on avait assez vite compris que la dégradation de la conjoncture avait des causes plus profondes : l’entrée de l’économie mondiale dans une crise du capitalisme monopoliste d’État. La dévalorisation structurelle d’un capital public acceptant de fonctionner à un taux de profit inférieur à la moyenne ne suffisait plus procurer aux capitaux financiers les plus puissants la rentabilité qui est le motif et la condition du maintien de leur domination sur l’ensemble de l’économie.
Cinquante ans plus tard, le problème reste posé. Les États et les banques centrales penchés au chevet d’un capitalisme en crise ont massivement accru leur soutien aux monopoles privés, sous forme d’aides publiques directes ou de création monétaire démesurée. Mais dès que l’accumulation capitaliste semble prendre un nouvel élan à la faveur de la financiarisation et de la libéralisation des marchés, les contradictions du système viennent le rattraper.
Si donc Trump s’est lancé dans une guerre économique contre le monde entier, jusqu’à mettre le Proche-Orient à feu et à sang, c’est parce que les convulsions dans lesquelles l’impérialisme américain se débat ont des causes profondes, qui entrent en résonance les unes avec les autres :
- « crise de rentabilité du capital US, avec une suraccumulation financière énorme qui pèse sur la rentabilité, et des exigences de rentabilité accrues par la révolution informationnelle ;
- fragilisation profonde de la ‘base sociale populaire’ du capitalisme aux États-Unis. Or si la légitimité se trouve vraiment mise en cause, cela fragilise tout le capital US, donc tout le capitalisme mondial, ou tout du moins ‘occidental’. D’où l’exacerbation du nationalisme US ;
- montée des BRICS et de l’économie de la Chine, considérée comme un ‘rival systémique’ des États-Unis ;
- nouvelle phase de la révolution informationnelle, avec des enjeux technologiques très importants (liés à l’IA et à l’industrie 3.0 connectée), entraînant de gigantesques besoins de capitaux et de monopolisation (monopolisation des usages de l’IA et de ses données, pour partager ses coûts), crainte existentielle de monopoles rivaux (car : first player takes all).
Tout cela entraîne la recherche d’une nouvelle phase de l’impérialisme, et tout particulièrement d’une nouvelle phase de la relation entre l’État des États-Unis et le capital en général ».
La guerre contre l’Iran en est un symptôme mais il y en a d’autres… »
L’ARTICLE COMPLET DE DENIS DURAND :
https://www.economie-et-politique.org/2026/05/15/inquietudessur-la-conjoncture-mondiale/
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DU BLOGUEUR :
POUR UNE RÉPONSE COMMUNISTE, MARXISTE, ESSAI

