40ème congrès light ?
Brève réflexion à partir du texte préparatoire au 40ème congrès que nous avons reçu hier ,
citations en italique du préambule et commentaire :
« …Volontairement, ce texte d’orientation ne reprend donc pas l’ensemble des travaux du précédent congrès… »
Le texte veut nous faire croire que le contenu des transformations sociales immédiates et de moyen et long terme-s, sont entrés dans la culture des communistes, donc inutile de les rappeler.
Je ne prends qu’une mesure de ces congrès comme exemple, les « Fonds démocratiques ». Où la pratique de se battre pour la création de tels fonds, locaux, nationaux est-elle entrée dans le militantisme quotidien, dans les luttes contre les licenciements et pour l’emploi pour le maintien et l’évolution d’une industrialisation, entre autres? Où sont les initiatives pour créer des comités unitaires partis, syndicats, population, locaux, nationaux, européens ? Où est le lien avec la création monétaire de la BCE et de tels comités ?
Lorsqu’on comprend le lien organique entre ces Fonds, les nouveaux droits du travail, la sécurité d’emploi ou de formation, la monnaie mondiale commune, etc. comment peut-on prétendre que la culture des 38 et 39emes sont entrés dans notre culture générale, notre pratique, notre théorie « socialiste aux couleurs de la France ? »
« …La crise systémique du capitalisme suscite de profonds bouleversements : guerres, menaces nucléaires, effondrement des principaux indicateurs écologiques, crise sociale, crise démocratique… ».
Quelle crise systémique ? quelle crise du capital lui-même ? De sa logique d’accumulation ; et de l’accumulation du capital constant (machines, matières premières) dans le capital total qui débouche sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital : son incapacité à se réintroduire suffisamment dans le cycle de production ; et la guerre économico-militaire mondiale qui en découle ; de même que l’incapacité de « financer » les mesures écologiques nécessaires indispensables à la vie humaine.
Idem, comment peut-on prétendre que la culture des 38 et 39èmes sont entrés dans notre culture, notre pratique, notre théorie socialiste « aux couleurs de la France » ?
Accéder au pouvoir local, national etc… Bien sûr ! Mais j’ai bien en tête ce membre responsable national du Parti communiste Italien, Giorgio Napolitano pour ce citer, qui « grâce » à la dissolution du PCI est parvenu à la présidence de la république et se félicitant devant le parlement italien que pas un député n’ait voté contre le traité constitutionnel de l’UE de 2005. Avons-nous eu, nous, tort de le faire ?
Le contenant du parti c’est ensemble son contenu ou ce n’est pas un outil opérationnel de progrès prétendu.
Ceci est volontairement court, le même « volontairement » que celui du préambule, court mais on peut en débattre longuement pour ne pas faire du 40eme congrès un congrès de Gotha ou les lassaliens ont battu les marxistes dans un programme « plus simple » (et encore !) mais sans contenu transformateur, sans pertinence non plus ; dont nous souffrons encore, malgré les immenses luttes ouvrières et populaires qui dans des compromis historiques bourgeoisie-salariat ont permis des avancées sociales, en matière de protection sociale entre autres, qui aujourd’hui ne sont plus suffisantes, c’est ce que disent les 38 et 39èmes congrès.
Plus suffisante dans les limites d’une vieille société bourgeoise comme a été vieille et obsolète la société féodale aristocratique avant la révolution et la société bourgeoise libérale et sa démocratie libérale ; aujourd’hui ultra libérales et ultra présidentielles quand ce n’est pas fascistes. Le contenu des élections comme des luttes sociales et sociétales, ici et partout, ne peut pas contourner cette analyse de la crise systémique dans la pratique militante, cette analyse de 38-39ème congrès.
Besoin d’une nouvelle transformation de la société humaine.
Plus suffisante parce que la crise systémique et le recul du rapport de force qui a réduit notre parti à ce qu’il est, soyons heureux qu’il existe et puisse à nouveau se développer, ça dépend de nous toutes-tous, , et entre autres de « l’aile gauche » de transformation, minoritaire au CN, actuellement.
« L’aile gauche » et « l’aile économique marxiste » n’est pas une « tendance » mais une réflexion et une pratique qui refuse des alternances qui se succèdent au pouvoir d’Etat et dans le monde, mais ne constituent en rien des alternatives de progrès.
Mais surtout comment faire croire que la bataille nationalo-nationale indispensable peut répondre à l’intrication mondiale des activités humaines, production, services, culture, et de leur manque mortel de cohérence, de coopération, de solidarité objective et subjective (matérielle et morale).
Qui n’avance pas recule.
Les communistes ont besoin de s’affirmer à la fois comme militants des besoins quotidiens et comme transformateurs d’une société qui permet de satisfaire ces besoins quotidiens… et à venir, inséparables.
C’est le moment ou jamais, comme toujours et au long terme, d’exprimer cela. Ce qui est nécessaire est à dire fort ! Mes excuses.
02/04/2026 18:33:09.
pour Une réponse communiste, marxiste, essai

