18 juin 2019. non pas maladie mais crise de croissance.
Car il y a une écologique mentale !
Nous utilisons, moi le premier, le terme « maladie » pour qualifier l’état actuel de notre société. C’est une erreur, il s’agit d’une crise de croissance. Le processus d’humanisation en a connu bien d’autres depuis l’homo habilis et l’invention du galet aménagé.
Mais de plus c’est une crise de croissance particulière, car c’est, plus qu’une crise infantile, celle d’une adolescence de l’humanité.
Crise particulière : les systèmes divers et successifs d’accumulation marchande arrivent à leur extrémité viable. Les différents types d’accumulation trouvent leur limite dans le capitalisme et dans ce capitalise, le CMMnİgF, et la société de classe par la même occasion. La croissance du capital constant dans le capital total et dans l’entrée dans les forces productives capitalistes automatisées numériquement ; cette croissance et le système sont en contradiction , cette croissance et ce système sont un même mouvement malade irrémédiablement : cette fois on peut dire « malade ».
Le remède c’est une autre qualité de l’organisation sociale, du mode de production et d‘échange.
C’est aussi dans cette crise, une crise écologique mentale, la crise physique-concrète écologique et la crise mentale-psychique écologique étant réciproquement liées, en unité organique.
Car il y a une écologique mentale.
L’humanité entre dans son adolescence.
C’est le titre du recueil. Pourquoi ?
Chacun sait le danger de ce passage de vie de l’enfant à la vie de l’adulte qu’est l’adolescence.
Les données acquises sont à la fois assez importantes pour développer une autonomie.
Mais pas encore suffisantes et ordonnées pour que cette autonomie soit sereine et sécure, autant que peut l’être la vie et tout existant, confort relatif qui comporte le double mouvement de la création, d’assurance et de risque, de dénormalisation-renormalisation continue et discrète à la fois …
Certes l’adulte est aussi un enfant et un adolescent, c’est un mouvement permanent de va-et-vient, en miroir, d’accumulation mentale. C’est une construction mentale permanente, en croissance, en mouvement progressiste ou pas jusqu’à la mort qui est la transmission définitive de toute une vie à la société. Cette transmission qui a débuté à la naissance entre la personne à venir et la société dans leur mouvement conjoint.
Il en est de la construction mentale de systèmes de concepts comme du rapport de l’homme à la société et à la nature. Il y a autonomie et non indépendance. Qui croit le contraire doit affronter sans espoir une crise écologique mentale unie à la crise écologique concrète, les deux agissent en un seul mouvement dont les sous mouvements connaissent des développements inégaux. Le trop grand écart témoigne d’une incapacité à résoudre les processus vitaux. L’individualisme est de ces écarts, une tare de la bourgeoisie et de son système social, comme le non-respect de la personne une tare d’un communisme grossier sans espoir de survie, frères ennemis d’un même niveau de développement primitif où forces productives et organisation sociale sont en divorce croissant.
C’est de ce même écart entre besoins humains et loi du profit du système obsolète A-A’ (Accumulation-suraccumulation du capital) qu’il est question dans la crise de civilisation et de l’ensemble des multiples et diverses activités humaines et leurs imbrications.
Dans son adolescence, l’humanité est ses propres père et mère, son propre clan de survie.
Pierre Assante. 18 juin 2019
Le recueil
RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE.

