« L’économie nouvelle à bras le corps »
nécEssité d’aujourd’hui.
Et L’union pour l’union comme les élections pour les élections, et le pouvoir pour le pouvoir… Le gauchisme, maladie infantile du communisme, c’est un problème de notre temps ; encore.
« L’économie nouvelle à bras le corps » est un ouvrage signé Philippe Herzog. Editions Sociales, 1982-84.
Il s’inspire comme l’indique sa présentation et ses notes, des travaux de Paul Boccara, de la commission économique du PCF dont l’auteur a eu la responsabilité, et particulièrement d’ « Economie et Politique », et de « issues ».
Il prévenait, de même et en chœur avec Paul Boccara et à son initiative, lors du congrès de 1982 des limites du Programme Commun de la Gauche en matière de contrôle progressif et radical et de régulation-dépassement du capital, et de sa non-application et son éloignement par le PS.
Pourtant ce qui est recherché encore aujourd’hui, l’union de la gauche, des ministres communistes au gouvernement etc. était « réuni ».
La signature du Programme Commun en 1972, résultat d’une bataille commencée du temps de Maurice Thorez (et de la Libération), continuée par Waldeck Rochet, est-elle en cause dans l’échec de 1983-84 et de son abandon par le PS et Mitterrand en tête?
Essentiellement ce n’est pas le Programme Commun mais les conditions de sa signature qui sont a reconsidérer : les conditions de la période qui a suivi l’effacement de l’orientation marxiste qui avait vu, grand progrès oublié (pas par tout le monde), le CC de 1964 sur la culture et les intellectuels et la Rencontre internationale des économistes marxistes de la même année.
L’effacement de cette période, comme aujourd’hui l’effacement des analyses systémiques et des propositions de régulation systémique (SEF, DTS, Fonds et crédit etc.), les orientations proposées par nos deux derniers congrès, restées dans les tiroirs ou sortis comme des trophées mais pas en actes.
Certes se sont les évènements sociaux qui les en ressortiront et les en ressortent. Mais encore faut-il se préparer à être en capacité de s’en servir. Ce n’est pas un parti qui décide du vent social, mais c’est des actes humains qui préparent l’usage du vent pour aller vers le port souhaité, aussi indéterminé soit-il, mais en recherche de santé sociale nécessaire et suffisante pour survivre et vivre.
L’union pour l’union comme les élections pour les élections, et le pouvoir pour le pouvoir, qui a perdu le PC Italien et mis au pourvoir Fratelli d’Italia a prévalu sur les conditions de l’accord et sa mise en relation avec les mouvements des forces productives, donc des hommes...
Plus tard Herzog est venu dire au CC « je suis venu vous dire que je m’en vais ». Ce fut le signe d’une incompatibilité entre l’incapacité la direction du PCF de prendre en compte les transformations du monde humain sans reculer dans l’analyse marxiste de ces transformations; et par contre-coup la recherche à travailler « de l’autre côte de la barrière » c’est à dire du côté du capital et de l’UE fédéraliste pour « améliorer » ce qui ne peut être transformé.
Ce double opportunisme est celui que nous vivons encore, aggravé par la situation de crise systémique dans laquelle la croissance du capital constant est une métamorphose délétère : de réserve de développement il est devenu un frein au développement.
J’éprouve le besoin de citer ce passage du livre sur le rapport humain au travail, qui en étant mis en comparaison avec l’aggravation de notre temps, 40 ans plus tard, devrait nous émouvoir dans notre action (voir note 1).
Pourtant l’autogestion des personnels des hôpitaux, contre le management dominant, ensuite immédiatement censurée par le pouvoir, et son efficacité nous fait la démonstration des capacités et des réserves d’alternative humaine, lors du covid. On peut multiplier les exemples locaux, mondiaux.
Il y a dans la politique du « yaka », « ilfokeu » d’un mélenchonisme ignorant des conditions économiques et politiques d’une transformation sociale nécessaire de la sortie de crise de société , de civilisation, quelque chose de la « période Marchais » dont nous n’arrivons pas, non seulement en tant que parti, mais aussi en tant que peuple auquel nous appartenons, et non le contraire, à nous débarrasser.
D’ailleurs le mélenchonisme ministériel de 1997 en a fait la preuve. On oublie, on oublie…
Un rassemblement derrière un candidat sans solution à la crise, pour seul objectif d’ailleurs uniquement déclaratif véhément de battre l’extrême droite ne résoudra aucun problème, même pas à gagner du temps dans la bataille antifasciste de notre temps.
Fratelli d’Italia vient de perdre un référendum sur son projet de mise au pas de la justice, ce qui prouve la vitalité du peuple italien et des peuples en général. Mais ce n’est qu’un pas dans la conscience d’un nécessaire pouvoir des peuples sur la justice entre autres ; mais surtout sur l’argent et le taux de profit dont notre système et notre société humaine mondialisée, financiarisée, est gravement malade, dans tous les domaines.
Le gauchisme, maladie infantile du communisme, c’est un problème de notre temps ; encore.
25/03/2026 07:44:52.
(Note 1)
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« L’ÉCONOMIE NOUVELLE À BRAS LE CORPS » NÉCÉSSITÉ D’AUJOURD’HUI est à la PAGE 86 de :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

