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J'AVAIS 3 ANS (brouillon).
J’avais 3 ans -de parti- et 23 ans d’existence individuelle-sociale propre de sortie de ma mère lorsque s’est tenu le Comité Central des 11, 12, 13 mars 1966 sur « Les problème idéologiques et culturels ». Et encore les 26 et 29 mai 1966 se tenait une conférence internationale des économistes communistes pour remettre à jour progressivement l’analyse marxiste attardée du capitalisme et libéralisme accéléré, son mouvement, ses évolutions, ses constantes variables, du CME (Capitalisme monopoliste d’Etat) et des solutions répondant à l'accélération de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital développées plus tard.
C’est un grand mouvement qui s’amorçait pour les communistes ET LES PEUPLES des pays « occidentaux » industrialisés avancés, les pays en voie de développement et de libération nationale, et les pays socialistes et leurs bases de développement à « moderniser » ; pour « l’alerte intellectuelle », lire « Une semaine en juin » de Stefan Heym ou « Le ciel divisé » de Christa Wolff …
Les années 1960 sont un grand moment de réflexion-découverte (lire « Recherches Internationales à la lumière du marxisme », « L’Homme » N°46, 1965, « Psychologie » N°51, 1966 etc. ), recherche économique néomarxiste de régulation systémique, recherche ontologique, recherche phylogénétique... recherche sur les particules, d'astrophysique, de biologie... de dialectique philosophique et de la nature... et de création stoppée par un rapport de forces et des réponses communistes, de l’après années 60 inappropriées, archaïques-reculs, entre autres de l’Union Soviétique et son influence, et leur répercutions réciproques sur les partis, malgré leur résistance relative à l’ancien, passé et dépassé.
Lire les documents et analyses remisés dans les tiroirs ou à la poubelle -mais ma biblio en est garnie- de ce moment est nécessaire pour comprendre et « repartir » sur des bases d’utopie opérationnelle répondant aux revendications immédiates, par exemple « la retraite » et sa bataille de temps de libération de l’achat de la force de travail, et aux transformations sociales locales-globales, production et échange, nécessaires et vitales.
Le « climat » est une alerte parmi tant d’autres.
Le CC du PCF de 1966 et le 11éme congrès du PC Italien de 1966 ont, malgré leurs différences fortes quelque chose en commun : Les grandes conquêtes sociales du compromis historique de la Libération du nazisme, celui de la Sécurité Sociale entre autres, et du processus de décolonisation… demandent une suite.
Une suite dans le cadre d’une entrée dans une nouvelle résolution des forces productrices-tives, scientifique et technique et culturelle.
Il ne s’agit plus d’un seul compromis historique, mais d’une nouvelle « phase » de transformation radicale et progressive du mode de production et d’échange que les progrès de la Libération eux-mêmes permettent d’ouvrir : progrès et contradictions dans les limites de ce progrès.
Mais cela n’apparait pas aussi clairement dans le moment. Ainsi, en France comme en Italie comme dans le monde et les pays socialistes, il y a mélange, confusion entre progrès de la compréhension de l’état moral du monde, progrès des conquêtes sociales et du rapport de force capital-travail issu de la Libération ; et il y a reconquête progressive du rapport de forces par le capital. Cette reconquête par le capital contient contradictoirement des progrès relatifs des forces productives-humaines et dans ce progrès, limites-régressions de réponse aux besoins sociaux pour mettre en accord suffisant forces productive et organisation de la société.
Cette reconquête par le capital s’appuie sur l’échelle mondiale des transformations et l’organisation capitaliste du travail correspondant à cette échelle, et un troisième élément, les transformations inouïes nouvelles des forces productives, processus unique différencié. Ne jamais oublier qu’en maîtrisant l’achat de la force de travail le capital tient la vie humaine entre ses mains. Seule sa crise de son système et la capacité d’usage de la crise par le salariat et tout les ponctionnés de la valeur produite, dans la lutte pour les besoins sociaux et leur évolution, peut répondre à cette appropriation de la vie humaine par le capital ; et à l’illusion de liberté produite par le libéralisme.
Dans le Comité Central du PCF de 1966, on sent bien un écart entre les positions des intellectuels communistes issus de la division sociale du travail intellectuel (Gramsci), ceux de formation « littéraire-philosophique », et ceux de formation « économique-scientifique ‘dure’ etc… ». Ecart que l’organisation du parti et ses responsables ont bien de mal à traiter, malgré leur savoir acquis, expérience et volonté.
Par exemple les critiques fraternelles mais sévères d’Henri Jourdain -qui cite avec insistance Paul Boccara- à l’égard de la vision d’Althuser ou de Garaudy, ou les mêmes critiques d’Henri Krasucki sur les relations entre production et idéologie, leur unité de processus, passent par-dessous et de façon très incomprise, la volonté d’ouverture nécessaire mais sans logique minimum définie.
La position-confusion italienne (articles du blog sur le PCI - prononcer pitchi), traditions de formation économique historique moins développée et de rattrapage fasciste puis libéral, aboutira moins de 30 ans après à la dissolution de 1991 ; celle de la position française à un affaiblissement catastrophique.
Evidemment, il est plus facile de voir après qu’avant. Mais j’en ai eu l’intuition dans des positions d’action militante sur l’orientation « Marchais » et sa conséquence sur des rapports encore fraternels mais « tendus » de parti.
Il ne s’agit pas ici de faire une étude approfondie de ce moment du rapport de force et de l’influence : transformation du parti français naturellement aléatoire mais involontairement-inconsciemment assez incohérente. Le ressenti des besoins de transformation n’aboutissent pas spontanément à une vision de long terme mais aboutissent à une réponse coup par coup d’un praticisme nécessaire mais limité dans ses objectifs, donc dans ses capacités de réponses aux transformations du monde, du travail, et transformation anthroponomique et ergologique.
Sur le blog, cette question du rapport entre infrastructure et superstructure comme l’on disait, rôle créateur de l'homme et forces productives est traitée elle aussi coup par coup. Mais les transformations continues-discrètes locales-globales du monde dans leur unité différentielle, inégalités contradictoires fertiles et fécondes de « rattrapage » et les transformations numériques des productions et des échanges, entre autres, sont traitées dialectiquement ; je crois (1).
Voilà largement de déjà de quoi continuer la réflexion contradictoire pour agir.
07/03/2026 08:16:26.
(1) Particulièrement sur la question de la croissance « linéaire » capitaliste qui perdure dans les essais « socialistes » de transformation sociale dans la « compétition économique », le mort qui n’est pas mort saisissant le vivant, et la « condensification » insuffisante faisant de cette croissance « linéaire » une croissance exponentielle-délétère, un danger humain-terrestre-cosmique généralisé ; processus capitaliste et ses contradictions dans le processus de transformation, le capital reste présent mondialement, à la fois croissance-régression dans sa crise générale ; c’est une évidence qui ne peut que susciter un besoin-processus quantitatif-qualitatif déjà évoqué de nombreuses fois dans les articles sur la « condensification », accumulation-croissance nécessaire-suffisante transformée qualitativement dont la réorganisation discrète-continue cérébrale croissance réelle est un des « exemples » constituant les essais cosmiques réussis. La vie n’est pas un schéma; et la régulation continue-discrète c'est la vie.
Cette note est répétitive (et ce n’est pas la seule !), par soucis de précision par rapport au débat partisan aveugle sur le productivisme et la croissance. Le qualificatif de « continu-discret » est essentiel. Ite Missa est !
VOIR AUSSI du blogueur :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

