Tendance
souverainiste
Cet article présente des raccourcis pouvant prêter à confusion pour un lecteur inattentif, ou las à mon instar. J’en demande excuse. Il doit être soit allongé pour préciser, soit précisé dans une meilleure formulation, donc retravaillé, malgré le long temps déjà utilisé et les articles précédents sur cette question, qui en mise en lecture commune pourraient former une pensée et une compréhension globales meilleures. Déjà, replacer les illustrations aux bons endroits correspondant au texte comme je l'ai fait ci-dessous devrait améliorer j'espère la logique et la critique contenues dans ce texte.
Un être humain ne peut trouver motivation collective que dans la conscience de la place qu’il occupe dans le moment d’histoire humaine qu’il occupe, sinon sa motivation se perd dans un quotidien énigmatique, confus, et l’individualisme bourgeois prend le dessus chez lui, descendant de la classe dominante et de la position de la classe dominante dans les forces productives.
La tendance souverainiste n’est pas nouvelle dans le PCF et dans le mouvement ouvrier mondial.
Elle n’est pas nouvelle et de fait relativement naturelle dans la mesure où les marchés bourgeois, capitalistes dont nous héritons encore se sont constitués sur la base de la constitution des nations économiquement, industriellement les plus développées et leurs rapports temporels de développement progressifs contradictoires, fertiles et féconds communs.
La question est que plus la mondialisation s’est développée, plus l’intrication mondiale des productions s'est approfondie, plus les crises nationales de régression relative ou absolue sont allées de pair avec un renforcement de l’idéologie souverainiste, en contradiction avec le mouvement de transformation des forces productives, techniques humaines dominantes, formation humaine dominante, culture et idéologie humaine dominante, en unité dialectique.
Le FN-RN n’est pas le problème premier, mais l’incapacité de répondre aux causes du souverainisme qui le suscitent, en dernière instance du mouvement de la société humaine, dans le processus terrestre-cosmique.
Mouvements, évolutions contradictoires réciproques.
Nos « ennemis » de classe et « nous-mêmes » qui subissons leur domination économique, politique, idéologique, constituent une unité et une identité contradictoire ; ce n’est pas une galéjade marseillaise, mais l’observation du réel dans lequel nous vivons.
Il ne peut donc y avoir de contre-pouvoir transformant de façon déterministe le mode de production en fonction des transformations de forces productives, mais une lutte de classe interne aux forces productives, lutte causale et aléatoire ; et c’est là que prend l’importance incontournable des cellules d’entreprise et particulièrement des entreprises de production matérielle de base qui alimentent toute autre production et services liés à la production, dont aux besoins multiples et variés de la société humaine.
La tendance souverainiste s’est renforcée à partir de la période Marchais, de laquelle nous ne sommes pas sortis, et son emprise, ce n’est pas une condamnation, mais c’est comme ça, en contradiction avec les enseignements qui commençaient à être tirés des « évènements de 1968 », les nôtres et ceux de Prague entre autres. Toute question nouvelle s’est vue censurée ou auto censurée dans le pouvoir commun des directions et des adhérents eux-mêmes sur la pensée-travail, et l’invention-travail ; travail productif et travail politique en unité.
Le travail est une invention quotidienne de l’autonomie relative de l’homme dans les nécessités naturelles et sociales ; invention dominée, aliénée dans le système du cycle social et asocial, innaturel, d’accumulation capitaliste.
L’autogestion ultrarapide « spontanée » des personnels des hôpitaux dans la crise du covid nous ont montré récemment une formidable capacité humaine d’autogestion immédiatement brimée.
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« L’économique nouvelle à bras le corps » de 1982 a été un moment faramineux jeté aux oubliettes. Peu importe la signature de l’ouvrage, c’est un travail collectif des économistes communistes et d’ailleurs nous savons qu’Yves Dimicoli entre autres en a écrit de nombreux chapitres.
Cet ouvrage, mis à la disposition et à la mise en œuvre des communistes d’entreprise en « osmose » avec les équipes de travail, en premier lieu, contenait et contient encore une alternative à la crise montante et au mode de société en déclin des nations bourgeoises et leur type de démocratie de classe zappant la démocratie du travail. Illusion ? Non, utopie anticipatrice à mettre en œuvre comme tant de moments historiques de l’humanisation continue-discrète en ont connus.
Certes ce livre contenait aussi du souverainisme. Mais ce qui peut dépasser le souverainisme c’est le développement des forces productives que ce livre promeut dans une coopération et une cohérence locale-mondiale. Je vous prie de réfléchir au trait d’union de ce local-mondial.
Ceci dans un parti réunissant alors la force d’un nombre considérable de citoyens, femmes et hommes, jeunes et vieux, et enfants dans l’éducation familiale, sociale, que le mouvement de libération du nazisme, ses conquis sociaux, le compromis historique des cotisations sociales par exemple, avait formés.
Dès le début de l’aggravation de la crise systémique, c’est-à-dire dès les années 1960 et même avant, les partis communistes en restent aux acquis marxistes simplifiés, dogmatisés même. Le congrès du PCI, plus « fort » parti communiste des pays « occidentaux » voit une grande confusion dans son congrès de 1966. On peut trouver la même confusion ici et ailleurs.
Ingrao qui pose la question des transformations de façon moins superficielle, certes de façon encore « incertaine », est le seul « dirigeant de sommet » n’ayant pas approuvé par la suite la dissolution et ayant qualifié son avatar PDS de « cosa », de « chose ».
J’ai demandé il y a 10 ans que nous débattions en fédération de cette évolution comparative du PCI.
Les options opposées sœurs ennemies Amendola-Trentin ne trouvent résolution tarée que dans l’idéologie de la prise pouvoir institutionnelle, électorale, donc aucune prise de pouvoir réel, le tout aboutissant à la dissolution de 1991 et Fratelli d’Italia représentant la concentration capitaliste locale-mondiale au pouvoir nationalo-mondial italien capitaliste aujourd’hui. Ce n’est pas l’ascension d’une personne, Meloni, mais un mouvement réactionnaire comme ici dans mouvement de progrès humain possible.
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Une illustration de cette dérive est le livre de Bruno Trentin « La cité du travail, le fordisme et la gauche » situant le besoin de transformation des forces productives EN DEHORS de toute transformation systémique. Les citations de Marx qu’il contient sont d’ailleurs tout à fait de ouï-dire superficiel généralisé.
Il n’est pas étonnant que sa publication en français ait donné lieu à une préface dithyrambique de jacques Delors.
Trentin a pourtant été un secrétaire prestigieux de la CGIL, et son action comme représentant des ouvriers et employés de la métallurgie puis de la confédération, dans les luttes partielles quotidiennes défensives ont marqué leur déclin, paradoxalement, dans le moment de la grande manifestation contre la suppression de l’échelle mobile de salaires. Déclin syndical et déclin de l’invention politique en rapports dialectiques. Réfléchissons-y ici aussi et ailleurs aussi.
La division syndicale n’est pas la cause mais l’effet des reculs idéologiques comme la marée descendante des forces du PCF non la cause mais les effets des difficultés d’orientation vers les luttes revendicatives dans les luttes de transformation systémique ; l’effet d’un compromis historique génial de la libération mais resté en l’état, et même en recul de fait et d’invention du mouvement ouvrier-salarié; mouvement imposé par le capital et sa financiarisation mondiale en lutte économique et militaire interne-globale, et confusion de la réponse à la dictature de classe sociale et sociétale.
Un être humain ne peut trouver motivation collective que dans la conscience de la place qu’il occupe dans le moment d’histoire humaine qu’il occupe, sinon sa motivation se perd dans un quotidien énigmatique, confus, et l’individualisme bourgeois prend le dessus chez lui, descendant de la classe dominante et de la position de la classe dominante dans les forces productives.
Sous-développement-régression relative de chacun, de la personne humaine, dans le sous-développement-régression relative (ou absolue) de l’organisation sociale dans une révolution scientifique-technique SANS révolution sociale. Besoin(s) de transformation qualitative systémique dans la transformation quantitative systémique.
Je m’en suis expliqué tant bien que mal dans « Choix philosophiques » *.
Pierrot. 26/02/2026 09:06:05.
P.S. j’ai besoin de matériel informatique pour participer au débat, je vais m’en occuper. Il faut se rappeler qu’un « Comité de correspondance » a précède la formation de la « Ligue des communistes » succédant à la « Ligue des justes » idéaliste, et concrétisé le « Manifeste du parti communiste » de 1848 et son appel marxiste au dépassement de l’achat-vente (salariat) de la force de travail humaine.
La révolution continentale de 1848 a eu des effets contradictoires et sur la démocratie bourgeoise et sur le mouvement ouvrier et leurs rapports contradictoires, dialectiques. Y penser plus en détail part rapport aux compromis historiques nécessaires, utiles mais insuffisants dans le développement de longue durée, et aux répressions anti-ouvrières historiques !
J’ai été 10 ans secrétaire de section et deux ans au bureau de ville, représentant syndical local 30 ans et national 10 ans. Je suis passé par les négociations ministérielles (1) sur le temps de travail et une commission du Secrétariat général au plan, sur le travail « non-qualifié ». Ce n’est pas un palmarès.
Lors de « mon » dernier secrétariat de section, « j’ai » été battu sur deux points :
1. L’aide indispensables des cellules locales aux cellules d’entreprise, par exemple aider à distribution des tracts dans les luttes ouvrières devant les boites qui fermaient les unes après les autres, avec l’introduction de l’automatisation pas encore des chaînes, mais des machines-outils, avec le rapport de force du travailleur disqualifié qui s’en suivait et avec le découragement qui s’en suivait aussi. La lutte politique du parti a été peu présente dans cette réalité essentielle de transformation des forces productives insuffisamment comprises pratiquement et théoriquement. Le Conseil National de 1980 a été un moment sans effet durable suffisant.
2. Le besoin de rassembler les luttes. Je me rappelle des ouvriers des Moteurs Baudouin, entreprise de pointe informatisée très organisée politiquement et syndicalement, empêchés de rejoindre ceux de Coder, remorques et wagons, ancienne production, numériquement plus importante ( rapport de 1 à 4 et plus à certains moments de développement ) mais moins développée techniquement descendant en masse manifester « en ville »…..
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3. On peut ajouter de la part du parti une politique des cadres confuse sinon paternaliste. J’ai le bilan publié, développé, de 1964-66 entre deux congrès qui témoigne de la force puis-donc du déclin de l’organisation politique communiste. Tout ça n’est pas à l’ordre du jour du 40ème congrès, il me semble, mais tout ça peut changer, radicalement et progressivement. Pas de récolte sans semences. On sème ou pas ???
(1) Temps de travail-salaire-emploi-formation-retraite : nous avons créé à cette époque des outils informatiques, que j’ai encore, de prévision indicative pour aider à l’évaluation des besoins, les actions et négociations de temps de travail, de grille salariale par catégorie et fusion progressive vers le haut, d’emploi par catégorie, correspondant aux besoins sociaux communs salarié-consommateur-usager : rôle social et reconnaissance sociale en logique d’ensemble. Outils utilisés par d’autres syndicats de même secteur d’activité.
*https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html

