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FASCISMO-TECHNOLOGIE.
La fascismo-technologie est bien décrite dans l’exercice et les conséquences du taylorisme par Chaplin dans « les temps modernes » qui lui ont valu l’éloignement progressif souterrain puis ouvert par les autorités liées au capital. La méthode gouvernementale du capital est simple : couper des moyens de vivre l’opposition à son système, de « l’ouvrier à l’intellectuel » ; et ça semble à tout un chacun pas très grave, supportable relativement, et ça fonctionne idéologiquement, chacun défendant son beefsteak…
Gramsci, dans sa prison mussolinienne et dans son analyse du fascisme italien note la corrélation de la montée et de la prise de pouvoir et l’exercice du fascisme dans une révolution scientifique et technologique SANS révolution sociale correspondant à cette révolution scientifique et technologique.
L’idiotie analytique de Heidegger, lié un temps au nazisme, sur la technologie ne pouvait être que débile n’étant pas liée dans son raisonnement à l’usage de la technologie propre à un système. Cela aurait demandé de sa part réponse à son lien avec le système sous le nazisme, ce qui lui était évidemment impossible dans son instinct de conservation d’élite amorale. Quel usage d’un outil, comment et pour quoi en user, c’est la question de fond de toute avancée de la recherche fondamentale et appliquée et de l’organisation sociale qui en use.
Henri Lefebvre répond très bien à cela dans sa « métaphilosophie ».
L’humanisme intelligent et généreux d’Hannah Arendt sur les totalitarismes a manqué de cette corrélation entre mode de production, état des forces productives et organisation sociale. Ce « manque » est la maladie psychique généralisée de l’état de développement actuel de conscience du processus d’humanisation. La censure faite au marxisme en est un des éléments essentiels; et explique la bienveillance excessive d’Hannah Arendt envers son professeur et qui est plus que de la simple acceptation tolérante normale des idées des autres.
Entre violence verbale ou physique et soumission, contradiction identitaire, il y a peu de distance concrète.
Que le stalinisme ait été un totalitarisme, cela est incontestable et poser la question de ce totalitarisme avec la question du reniement stalinien du marxisme, de ses fondements et son développememnt dans sa nécessaire et insuffisante continuité discrète, c’est poser les raisons de l’échec du communisme d’Etat.
Cependant, dans ce totalitarisme, des forces progressistes issues du mouvement ouvrier se sont pourtant exercées , dans le domaine des connaissances entre autres, Vygotski, Leontiev, Chostakovitch, scientifiques et artistes etc… et dans le peuple et ses sacrifices inouïs qui a massivement, dans « l’alliance » antifasciste, vaincu Hitler.
Taylorisme et fascisme ont un rapport réciproque et le communisme ne peut naître d’un « taylorisme de gauche ». La croissance continue-discrète de l’autonomie relative de la personne et des entités humaines dans l’entité locale-globale qu’est l’humanité, est garante, et rien d’autre, d’une coopération-cohérence nécessaire suffisante du processus d’humanisation.
16/02/2026 09:04.
CET ARTICLE EST A LA PAGE 57 DE :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/12/choix_philosophiques.pdf.html
VOIR dans le recueil (lien ci-dessus) "INTRICATION QUANTIQUE" :
Pages 5, 9, 19, 21, 24, 36, 44, 48.

