le pacifisme bÊlant
Trump n’est pas "le méchant", mais l’expression inhumaine de la classe dominante. L’intrication mondiale réclame une régulation systémique mondiale partant du « local » et de la personne et rejoignant le « global » et sa diversité infinie.
L’histoire de la société marchande de la révolution néolithique (10.000 ans d’histoire humaine) à aujourd’hui est l’histoire des classes dominantes et des classes dominées, des peuples dominants et de peuples dominés sous l’égide des classes dominantes, dont l’aboutissement actuel est la crise globale des Nations dans la crise globale du mode extrême de production et d’échange marchand, le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé et sa maladie mortelle-létale de suraccumulation-dévalorisation du capital.
Le cycle social de reproduction, de l’accumulation marchande dont l’argent, la valeur, et sa représentation monétaire a pris la forme et la fonction historique du capital, de la Renaissance à nos jours, en passant par les révolutions bourgeoises-prise de pouvoir, ne trouve plus à se renouveler et la société qui est subsumée sous ce cycle de même.
La technique de production des biens nécessaires à l’homme et à la société humaine, qui a atteint les capacités productives de la chaîne de montage numérisée et l’organisation sociale horizontale-verticale qui la permet, est elle-même subsumée par l’incapacité de ce cycle à se renouveler. La capacité du capital à se reproduire et à s’élargir s’éteint et la société avec elle.
C’est une extinction dans un progrès ; contradiction, unité et identité des forces contraires : ceci demande développement et explications mutuelles, réciproques.
L’agressivité de l’accumulation capitaliste atteint son paroxysme. Ce paroxysme est un même mouvement, un même processus, une même évolution catastrophique, en unité, dans l’agressivité et la suraccumulation, agressivité-accumulation du capital et de l’obsolescence de son cycle à se renouveler en santé sociale nécessaire et suffisante.
Cycle du capital, cycle de l’agressivité, cycle de l’invention technique, de la production et de l’échange sont en crise de longue durée. Le cycle social tend à s’éteindre dans et par la maladie du système dont la santé n’est plus qu’un souvenir, à l’instar de la santé des nations privilégiées, de leurs concurrences, de leur développement.
« L’homme est un loup pour l’homme » n’est pas qu’une considération philosophique réactionnaire sur son « état-naturel », mais le principe du système marchand puis marchand-capitaliste sous lequel la personne humaine, son autonomie relative, et celle des entités humaines, sont subsumé.e.s.
Appeler à la paix, à la coopération, à la cohérence humaine dans le vide, cela s’appelle le pacifisme bêlant.
Le Manifeste du parti communiste du 1848, qui n’est pas un « mode d’emploi » de la révolution du « monde du travail » mais une analyse mettant en avant le mode de fonctionnement d’un mode de production et d’échange et son besoin de renouvellement-transformation en santé sociale nécessaire et suffisante, soulignait avant tout que l’histoire de l’humanité dans la société marchande est l’histoire de la lutte des classes.
S’indigner sur le comportement de Trump sans comprendre qu’il est un représentant de classe dominante dans un système dominant, s’est rendre toute protestation incapable de dépasser l’état malade du monde, sa maladie de suraccumulation-dévalorisation du capital entraînant en unité la maladie de dévalorisation de toutes les activités humaines.
C’est pratiquer un pacifisme bêlant qui a précédé la première guerre mondiale et n’a en rien empêché son éclatement, comme l’éclatement de la social-démocratie qui l’a porté, exprimé.
La situation d’aujourd’hui est pourtant bien autre. Il ne s’agit plus de cycles de crise décennale, mais de crise globale continue-discrète à un niveau paroxysmique s’aggravant sans cesse.
Trump n’est pas « le méchant », mais l’expression inhumaine de la classe dominante mondialisée, concentrée en unité avec son accumulation, son gonflement paroxysmique de capital constant, sa réduction drastique du capital variable et sa stagnation-régression relative-absolue de la plus-value absolue et relative, contradiction antagonique, sa suraccumulation-dévalorisation délétère et mortelle, létale.
L’ordre du jour est à un processus salvateur de transformation-dépassement d’un mode de production et d’échange parvenu au bord de la destruction de l’humanité, du processus humain-terrestre tel queil s’est développé.
Un projet processus transformateur salvateur est contenu dans celui de l’école neomarxiste de régulation systémique, de mesures initiatrices telles que la SEF, sécurité d’emploi et de formation, une monnaie mondiale, une révolution du système financier et des droits du travail. Ceci n’est pas une liste de mesures, mais de principes concrets fondateurs vers un autre type de société en état de survivre et se développer.
Il ne s’agit pas là non plus d’une nouvelle religion, d’un nouvelle « christophanie », d’une révélation ésotérique, mais d’un travail d’analyse scientifique et affectif, solidaire, proposant d’effectuer, en marchant « d’étape en étape », en corrigeant, se retournant et reprenant la marche, et dans les luttes sociales et sociétales et de classe, ensemble, l’expérimentation d’un mode de production et d’échange sortant de cette accumulation capitaliste qui nous porte à la catastrophe.
Seules les zones en développement émergeantes et émergées, telles la Chine, quelles que soit leurs héritages et difficultés historiques propres tentent de s’engager dans ce processus de régulation systémique, et leurs progrès dans tous les domaines, de la recherche et la production, la formation et la transmission, du travail et l’alimentation et consommation, de la crise climatique, géologique, chimique, biologique, psychique… économique en dernière instance, des moyens, commence à porter des fruits certes insuffisants et « imparfaits », car l’intrication mondiale réclame une régulation systémique mondiale partant du « local » et de la personne et rejoignant le « global » et sa diversité infinie.
L’UE et les USA, ici et maintenant, tendent de par leur pesanteur historique d’appartenance au système, à se tenir en dehors de toute régulation nécessaire et suffisante. Leur héritage historique met en difficulté même les zones de développement tendant à rechercher cette régulation systémique nécessaire et suffisante et son processus ; et à entraîner le monde dans leurs régressions relatives ou absolues.
LA THEORIE NEOMARXISTE DE REGULATION SYSTEMIQUE EST A LA FOIS UN ABOUTISSEMENT ET DES PREMICES PROVISOIRES DES CHERCHEURS ET ECONOMSTES COMMUNISTES EN RELATION AVEC LES RECHERCHES LOCALES, NATIONALES ET GENERALES DE TOUS ORDRES QUI LES ALIMENTENT.
Une revue, entre autres, est porteuse de ces recherches et propositions de luttes : « Economie et politique », revue économique du PCF insuffisamment soutenue. Il ne s’agit de « prendre ou laisser » ces analyses et ces propositions de luttes sociales, ensemble, mais pour le moins de les connaître pour savoir en quoi elles portent solution à la crise catastrophique ou non.
Une société est dans nôtre corps-cerveau social l’abstraction mentale d’une réalité concrète et vit par ce dont on la « remplit » physiquement et psychiquement, objectivement-subjectivement, consciemment et inconsciemment ; de pensée-travail et de son produit en aller-retour d’un cycle temporel et simultané pensée-travail, produit, pensée-travail. Le temporel-simultané se découvre dans l’instant-durée de l’ensemble des échanges infinis humains et cosmiques qui la constituent.
Pallazzo d’Assisi, 05/01/2026 17:28:26.

