l’affaiblissement des capitaux dominants et de leur base politique ; et ses dangers.
Réponse du système au système, qui se mord la queue.
L’agressive folie trumpienne n’est que l’expression de l’affaiblissement des capitaux dominants et de leur base politique. Ce n’est pas Trump qui devrait nous préoccuper en dernière instance, mais les causes fondamentales de son accès et de son usage du pouvoir.
La « concurrence » Démocrates/ Républicains n’exprime en rien des désaccords sur le fond ni du système ni de ses choix locaux/mondiaux, mais exprime des incertitudes sur ce qui active les uns et les autres dans la course au pouvoir et au taux de profit conjoints.
« Concurrence » Démocrates/ Républicains marginale dans l’état du Monde et sa marche.
La dignité des peuples foulée aux pieds par les mesures financières et militaires concrètes trumpiennes fascistes ne suscite que des réactions apeurées et impuissantes, dérisoires, de la part des capitaux dominés. London dans son « Talon de fer » en fait une critique cinglante, grinçante, humoriste mais pas sans soucis.
Et la marche du monde continue dans le renforcement des zones de développement émergentes et émergées et dans la croissance des dangers que suscite la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et la réponse trumpienne et « alliés malgré eux », du système au système.
Réponse du système au système, qui se mord la queue. Réponse dérisoire et dangereuse à la fois. La réponse est dans les peuples.
L’E.U. n’a que réponse soumise, la Chine une réponse puissante qu’elle a préparée dans la longue et difficile marche de son développement de Nouvelle Economie Politique, "NEP" gigantesque ; quelquefois ou toujours, mais relativement, erronée ou hésitante et ses affres-besoins, mais temporellement et décisivement recherchée par le PCC dans des conditions historiques qui ne sont pas les « nôtres », positivement et négativement.
L’héritage nationaliste des marchés capitalistes nationaux anciens et nouveaux, et leurs dominations, n’est pas une trace du passé et cohabite avec les transformations du monde de façon délétère sur eux-mêmes et sur les autres, partout. La mondialisation capitaliste est l’antichambre d’une mondialisation/diversité globale de l’humanité, mais le parcours est incertain et périlleux, de voies sans issues et de chemins étroits combinés aux avenues des bifurcations historiques.
L’hostilité de la France et de L’U.E. à la Chine démontre son incapacité d’alliance libre, choisie et régulée, d’intérêt mutuel complexe mais incontournable ; incapacité d’alliance libre avec tout ce qui n’est pas capital dominant et finance et armes dominantes.
Ce qui ne veut pas dire que tout va bien en Chine et que ne se pose pas de nouvelles difficultés de croissance, de coopération, de cohérence, et de conscience insuffisante de ces difficultés, que souligne à mon sens Yves Dimicoli, dont la lecture est indispensable. La série d’articles-études sur la Chine (cet immense complexe humain ni uniforme, ni disjoint, ni super-stable) d’Economie et Politique (1), et le dernier en date, présentes sur ce blog, réclament plus d’attention, toujours à mon sens, qui n’est pas infaillible...
Autant la situation économique et politique nationale demande analyse et réponse économique et politique, anthroponomique et ergologique, autant elle ne saurait être claire sans son « intégration » à l’analyse « économique et politique » mondiale.
Le processus d’humanisation millénaire-millionnaire et sa période historique actuelle de même, est un processus de la personne, des l’entités humaines locales et mondiale en unité et diversité ; en contradiction soit fertile et féconde, soit destructrice et régressive en fonction de la réponse que nous lui donnerons ou sommes en train de lui donner, en tant que personne et en tant que parti, en unité de même.
Pierrot. 20/01/2026 09:58:36.

